JÉSUS SEUL

Neokoros

L'importance majeure pour tous chrétiens réels est JÉSUS LUI-MÊME, non Jésus et l'église, non Jésus et les dons surnaturels, non Jésus et les sacrements ou ordonnances, non Jésus et les confessions de foi, non Jésus et les crédos œcuméniques, non Jésus et les louanges, non Jésus et nos problèmes, non Jésus et nos angoisses, non Jésus et nos sentiments, mais JÉSUS SEUL. Quelle grâce et quel privilège que d'être donné de le connaître ainsi. Jésus est véritablement, comme l'atteste fortement les Saintes-Écritures, Dieu manifesté dans la chair, la seule source de notre salut et de la vie éternelle, notre seule espérance et notre seule délivrance. Contrairement à la notion populaire du christianisme contrefait avec sa prétendue orthodoxie, la révélation des Saintes-Écritures ne dit pas que «Dieu le Fils» a été manifesté dans la chair, mais précise avec une autorité suprême et incontestable que «Dieu a été manifesté dans la chair» (Jean 1:1-14; 1 Timothée 3:16) et que Jésus est «la plénitude de la divinité» (Colossiens 2:9) et non seulement un aspect distinct de la divinité qui aurait prit chair parmi nous. Le Dieu Suprême et Tout-Puissant qui est Père et Créateur de toutes choses est Esprit, et comme Esprit incorporel il se manifesta dans la chair comme Fils, le Messie promit pour le salut des enfants de la promesse, c'est à dire des élus. Il n'existe aucun «Dieu le Fils» dans toutes les Saintes-Écritures, mais Dieu Seul, inséparable et indivisible

JÉSUS SEUL

par Jean leDuc

Mars 2016

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ADMIRATION ET RECONNAISSANCE ENVERS JÉSUS

SEUL………………………………………………………………….7

JÉSUS SEUL À LA TRANSFIGURATION………………….13

JÉSUS SEUL EST MÉDIATEUR……………………………..22

JÉSUS SEUL EST SACRIFICATEUR……………………….30

JÉSUS SEUL EST BERGER…………………………………..36

JÉSUS SEUL SANS LES TRADITIONS…………………….42

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ADMIRATION ET RECONNAISSANCE ENVERS

JÉSUS SEUL

L'importance majeure pour tous chrétiens réels est JÉSUS

LUI-MÊME, non Jésus et l'église, non Jésus et les dons

surnaturels, non Jésus et les sacrements ou ordonnances,

non Jésus et les confessions de foi, non Jésus et les

crédos œcuméniques, non Jésus et les louanges, non

Jésus et nos problèmes, non Jésus et nos angoisses, non

Jésus et nos sentiments, mais JÉSUS SEUL. Quelle grâce

et quel privilège que d'être donné de le connaître ainsi.

Jésus est véritablement, comme l'atteste fortement les

Saintes-Écritures, Dieu manifesté dans la chair, la seule

source de notre salut et de la vie éternelle, notre seule

espérance et notre seule délivrance. Contrairement à la

notion populaire du christianisme contrefait avec sa

prétendue orthodoxie, la révélation des Saintes-Écritures

ne dit pas que «Dieu le Fils» a été manifesté dans la chair,

mais précise avec une autorité suprême et incontestable

que «Dieu a été manifesté dans la chair» (Jean 1:1-14; 1

Timothée 3:16) et que Jésus est «la plénitude de la

divinité» (Colossiens 2:9) et non seulement un aspect

distinct de la divinité qui aurait prit chair parmi nous. Le

Dieu Suprême et Tout-Puissant qui est Père et Créateur de

toutes choses est Esprit, et comme Esprit incorporel il se

manifesta dans la chair comme Fils, le Messie promit pour

le salut des enfants de la promesse, c'est à dire des élus. Il

n'existe aucun «Dieu le Fils» dans toutes les Saintes-

Écritures, mais Dieu Seul, inséparable et indivisible, car

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qui aurait l'audace de prétendre avoir la capacité de

sectionner l'Esprit Éternel sans se dire lui-même dieu,

sauf un fou réprouvé et imposteur qui se donne à des

illusions de grandeurs. Il faut avoir complètement perdu le

Nord pour s'imaginer être capable de diviser l'indivisible

puis déclarer être dans la vérité, ces gens n'ont plus

aucun contact avec la réalité mais seulement avec la

duplicité. Dieu manifesté dans la chair n'est pas une

division de son essence ni une tierce partie de son

existence, mais la révélation de sa Sainte Présence même

sous une forme corporelle qui se dévoile à nous comme

Fils, LE SEUL engendré de la sorte dans toute l'histoire de

la race humaine.

De toute éternité Jésus est Dieu et entièrement Dieu, et

non seulement une partie de Dieu ou subsistance

distincte de son Être. Il n'a aucun commencement ni

aucune fin, aucune forme ni substance, ni aucune

subsistance. Il n'a jamais été créé, engendré, ou divisé, ni

saisi par l'intelligence humaine. En fait, JÉSUS, dont le

nom signifie littéralement «YHWH le Sauveur», est LE

NOM de Dieu même, LE SEUL NOM par lequel nous

pouvons être sauvé (Exode 3:13,14; Ésaïe 9:5,6; Actes

4:12; Philippiens 2:9-11), il n'y a pas d'autre nom pour

Dieu que celui de JÉSUS et de JÉSUS SEUL. Avant

même son incarnation dans la chair Jésus est Dieu, LE

SEUL DIEU, l'Esprit Éternel qui se révéla à Abraham et à

Moïse puis à nous sous la désignation d'EMMANUEL,

8


«Dieu avec nous» sous une forme corporelle (Matthieu

1:23). Le chrétien, dans sa course, est invité à fixer les

yeux sur Jésus (Hébreux 12:2), c’est-à-dire de les

détourner d’autres éléments pour s’attacher exclusivement

à lui seul. C’est l’assurance d’une course victorieuse, car

Jésus est «le Chef de la foi et celui qui la mène à

l’accomplissement». Il a ouvert le chemin pour nous, car il

est lui-même le Chemin, la Vérité et la Vie (Jean 14:6).

Rien n'est plus naturel en effet qu'un chrétien soit rempli

d'admiration et de reconnaissance envers le Seigneur

Jésus Seul, n'est-ce pas ! Qui dirait non à une telle

dévotion sinon le diable lui-même.

Pourtant, autant étrange que cela puisse être, avoir les

yeux fixés sur JÉSUS SEUL n'est pas apprécié par la

grande majorité de ceux qui se disent chrétiens, la notion

est mal comprise et même condamnée et rejetée par

plusieurs qui disent croire en Christ et être nés de

nouveau. Être reproché pour glorifier Christ Seul par des

gens qui se disent chrétiens est l'évidence la plus criante

de l'apostasie générale du christianisme contrefait.

Pourquoi agissent-ils ainsi tout en présumant être

chrétiens? Que Dieu a versé son sang sur la croix (Actes

20:28) pour nous racheter de nos péchés ne satisfait pas

ces gens réprouvés, ils en veulent plus, leur conscience

cautérisée ne peut être apaisée par cette vérité essentielle,

ce qu'ils veulent n'est pas en réalité la grâce du salut mais

une imitation qui provient d'une mutilation grossière et

9


arbare de l'essence de Dieu qui convient à leurs

spéculations théologiques sur ce que supposément dit la

Bible. Contrariés par cette révélation glorieuse que «Dieu a

versé son sang», ce qui est inconcevable dans leur esprit

troublé, ils mettent la divinité de Jésus en question et

procèdent à amputer Dieu pour revendiquer le droit de

définir son existence, afin de justifier leurs présomptions

arrogantes sur la validité du sacrifice de la croix qui

maintiennent la dignité de leur prétendu libre-choix par

lequel ils se disent maîtres de leur destin. Comme des

chirurgiens vulgaires malicieux et astucieux, ils prennent

leur bistouri contaminé et souillé par leur nature humaine

déchue, et dissèquent Dieu en trois sections dénaturées

qu'ils nomment des personnes, chacune étant distincte

l'une de l'autre, ce qui fait essentiellement trois dieux tout

en prétendant en n'avoir qu'un. Il ne s'agit donc plus de

JÉSUS SEUL mais d'un Jésus composé de trois personnes

distinctes, c'est à dire d'un faux Jésus qui est le fruit de

leurs imaginations de débiles, un Jésus qui dépend de

l'existence de deux autres personnes imaginaires créées à

l'image de leurs délires. On comprend mieux pourquoi ces

gens sont devenus des fous furieux, des fanatiques

dangereux qui, au nom de Dieu, veulent détruire à tous

prix ceux qui sont donnés de croire en JÉSUS SEUL, et

c'est exactement ce qu'ils ont fait à maintes reprises et de

différentes façons à travers l'histoire. On réalise également

la profondeur de ces paroles du Seigneur Jésus: «JE vous

ai dit ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point.

10


Ils vous chasseront des synagogues; l'heure même vient

où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à

Dieu. Et ils vous feront cela, parce qu'ils n'ont connu ni

mon Père, ni moi.» (Jean 16:1-3).

Le but principal de toute la Bible est de donner la

révélation du Seigneur Jésus comme étant le Seul Dieu et

Seul Sauveur pour le rachat de ses élus seuls, et non de

tous les hommes mais de tous genres d'hommes, c'est à

dire de tous les enfants de la promesse qui se trouvent au

sein de la race humaine depuis le début des temps. Mais

cette révélation a été tordue, falsifiée et tronquée par les

ennemis de la grâce souveraine de Dieu qui en donnent

qu'une approximation subtile et raffinée. Cela afin de

séduire la masse des crédules qui ne demandent pas

mieux que de plier le genou devant une idole fait à leur

propre image, fausse représentation de Dieu qui suscite

en eux l'intérêt du mystère et la fierté de leur dignité

humaine. Ils ont ainsi conçue un faux Jésus qui convient

plus à leur imagination charnelle, et un faux salut qui

plaît plus à leur entendement déséquilibré qui leur donne

la capacité d'y contribuer par leurs efforts et leurs choix

personnels afin d'en retirer quelque gloire. C'est la raison

pour laquelle, dans ces milieux malsains, il y a tant

d'exagérations dans les témoignages qui mettent

l'emphase sur le péché et sur l'initiative de l'individuel à

s'en détacher. Ainsi, subtilement, l'admiration et la

reconnaissance n'est plus envers Jésus mais envers celui

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ou celle qui donne son témoignage, obtenant ainsi la

réputation d'être chrétien aux yeux de tous les crédules,

encore plus si la personne déclare son adhésion à leurs

confessions de foi et aux crédos œcuméniques. Qui ne

peut voir que leur honneur est dans la réputation et que

leur gloire est dans la prétention, tellement cela est

évident que sa crève les yeux.

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JÉSUS SEUL À LA TRANSFIGURATION

Dans le récit de la transfiguration (Matthieu 17: 1-8, Marc

9: 2-8, Luc 9:28-36) se trouve cette expression, au sujet

des trois disciples, Pierre, Jacques et Jean: «...ils ne virent

plus que Jésus seul». Ainsi, Moïse représentant la Loi,

Elie, les prophètes, ne sont là, comme les autres, que pour

nous conduire à Jésus dans la lumière de la vérité. Dans

Marc 9:9 et dans Luc 9:31 nous voyons que cette

rencontre de Jésus avec Moïse et Élie concernait sa mort

et sa résurrection, et que le résultat de cette discussion

fut la transfiguration du Seigneur Jésus dans laquelle il

fut transformé en un état d'existence suprême hors du

commun des mortels. Comment reconnurent-ils Moise et

Élie si ce n'est par révélation, car ils n'avaient jamais

rencontré ces deux hommes auparavant puisqu'ils étaient

morts depuis plusieurs générations avant la naissance des

apôtres. Remarquons aussi que la révélation de la

transfiguration se produisit non dans une vallée mais sur

une montagne. Par cela le texte sacré nous indique qu'il

faut être amené par le Seigneur Lui-même dans des

hauteurs inaccessibles pour recevoir la connaissance de la

transformation que nous recevons avec Christ dans son

sacrifice sur la croix. Si nous suivrions les fabulations des

théoriciens de la Trinité spéculative, où donc étaient la

personne du Père et la personne du Saint-Esprit à ce

moment crucial du ministère de Jésus ? Étaient-ils parti

en vacances ? Des témoins fiables et de bonne réputation,

membres des églises Baptistes et Réformées, jurent les

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avoir vu chez l'Ange Barbier se faire couper leurs cheveux

et leur grande barbe blanche afin d'être plus présentables

aux crédules et aux cancres idolâtres modernes.

Apparemment ils leurs dirent qu'ils se préparaient pour

une vacance bien méritée à la plage de l'Auberge du

Paraclet sur la Montagne de Sion. Mais soyons sérieux, si

ces deux personnes divines n'étaient pas présentes lors de

la transfiguration de Jésus, c'est qu'ils n'existent tout

simplement pas, ils ne sont que des inventions de

consciences déréglées qui ont créer Dieu à leur propre

image. Ils objecteront en signalant «qu'une voix sortit

d'une nuée lumineuse qui disait: Celui-ci est mon Fils

bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-Le

!» (Matthieu 17:5). Mais une voix n'est pas l'évidence de

la présence d'une personne. L’ânesse de Balaam parla

au prophète pour le reprendre dans sa folie, et pourtant il

ne s'agissait pas d'une personne pour autant mais d'un

animal (Nombres 22:28-30). La voix que les disciples

entendirent était l'impulsion d'une expression divine qui

provenait de l'Esprit de Christ. Les évènements qui

entourent l'histoire de la transfiguration indiquent

clairement que les disciples furent les récipients d'une

vision, d'une perception surnaturelle de faits

préalablement non-connus qui éclairaient leur conscience

car insaisissables par l'entendement de l'homme naturel.

Que les disciples ne virent que JÉSUS SEUL est l'évidence

de la révélation divine qu'ils reçurent dans cette vision, à

savoir que l'unité de Dieu se trouve en UNE SEULE

14


PERSONNE et non trois, et nous indique clairement que

Jésus, qui est Lui-même Dieu, est à la fois Père, Fils et

Saint-Esprit dans la révélation de Lui-même qu'il nous

accorde dans les Saintes-Écritures. Il ne s'agit donc pas

d'une trinité de personnes, mais d'une triple révélation de

sa Présence dans l'histoire de la race humaine. Personne

ne peut comprendre Dieu dans l'essence de son Existence,

cela est impossible à l'homme mortel qui se donne à

toutes sortes de spéculations insensées sur ce sujet, mais

il nous accorde de le connaître seulement dans sa

révélation externe en faveur du rachat de ses élus pour

former une nouvelle race céleste et éternelle en le Nouvel

Homme qui est Christ, car tel est le but de la Création qui

sera transformée totalement lors de son apparition finale

(Romains 8:18-21). En d'autres mots, la transfiguration de

Jésus est l'image de l'espérance à venir d'une gloire

éternelle pour ses élus (Jean 17:24).

Le livre de l'Exode nous rapporte que Moïse voulu voir la

gloire de Dieu (Exode 33:17-23) mais qu'il ne fut permis de

voir la face de Dieu, c'est à dire sa présence; il fut donner

seulement d'en voir le derrière, en d'autres mots il ne put

en voir que l'apparence car aucun homme ne peut voir

Dieu et vivre (Exode 33:20):

17 Et l'Éternel dit à Moïse : Je ferai aussi ce que tu dis ;

car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton

15


nom.

18 Et Moïse dit: Je te prie, fais-moi voir ta gloire !

19 Et l'Éternel répondit: Je ferai passer toute ma bonté

devant ta face; et je crierai devant toi le nom de l'Éternel;

je ferai grâce à qui je ferai grâce, et j'aurai compassion

de qui j'aurai compassion. (Romains 9:15)

20 Et il dit: Tu ne pourras pas voir ma face; car l'homme

ne peut me voir, et vivre.

21 L'Éternel dit aussi : Voici un lieu près de moi; tu te

tiendras sur le rocher;

22 Et il arrivera que quand ma gloire passera, je te mettrai

dans le creux du rocher, et je te couvrirai de ma main

jusqu'à ce que j'aie passé;

23 Et je retirerai ma main, et tu me verras par-derrière;

mais ma face ne se voit point.

Or dans l'Hébreu le mot «face» est «paniym», terme qui

signifie littéralement «présence». Ainsi les Saintes-

Écritures affirment clairement que personne ne peut voir

la présence de Dieu et vivre, or d'après le «Centre National

de Ressources Textuelles et Lexicales» un des synonymes

pour le mot «présence» est «existence», c'est à dire

«l'existence même» de Dieu. En plus, l'épître aux Hébreux

nous dit à propos de Jésus: «Et qui, étant la splendeur de

sa gloire et l'empreinte de sa personne... (Hébreux 1:3),

nous indiquant par le singulier du terme «personne» qu'il y

16


a une seule Personne en Dieu à savoir le Seigneur Jésus,

crucifié, ressuscité, et exalté dans sa gloire première avec

son corps glorifié ou transformé, c'est à dire «transfiguré»

en pur Esprit, existence incompréhensible et inaccessible

pour le commun des mortels. La révélation que Dieu

accorda à Moïse à propos de la gloire de son existence est

très spécifique dans tous les détails. Il importe de

remarquer aussi que le mot «Dieu» est une traduction du

mot «Elohim», terme qui signifie littéralement «l'Esprit des

vivants», ce qui nous indique que Dieu n'est pas le Dieu

des morts mais le Dieu des vivants (Luc 20:38), ce qui

explique la présence de Moïse et d'Élie sur la montagne de

la transfiguration avec Jésus et ses trois disciples. Or

dans sa révélation à Moïse Dieu ne dit aucunement qu'il y

a trois présences en Lui, mais qu'il est LA SEULE

PRÉSENCE, à savoir JÉSUS SEUL. Si vraiment il y aurait

trois présences en Lui, Dieu l'aurait déclaré clairement car

il n'est pas un Dieu de confusion ni de demi-vérité (1

Corinthiens 14:33). La chose la plus frappante à

remarquer est que cette révélation glorieuse mentionne

clairement et sans ambigüité qu'il y a «une seule présence

en Dieu» et non trois. Dire qu'il y a trois présence en Dieu

est donc faire de Lui un menteur et de la Bible un tissu de

mensonges, et conséquemment de Jésus un faux Messie,

ce que font exactement les antichrists (1 Jean 2:18; 4:1-3;

2 Jean 7). Moïse, totalement inspiré de l'Esprit de Dieu,

fut interdit de voir la présence de Dieu; et dire que des

théoriciens, des théologiens, des docteurs et des pasteurs

17


présomptueux d'une foi prétendument orthodoxe dite

droite et pure, affirment obstinément la voir, c'est à dire

«la comprendre», est la plus grande des hérésies et le plus

grand blasphème sur la face de la terre. Il n'est pas permis

à l'homme de voir la présence de Dieu et vivre, la Parole de

Dieu est claire sur cela. Impossible à l'homme de

comprendre ce qui est incompréhensible et encore moins

d'analyser et de disséquer cette révélation en différentes

subsistances distinctes l'une de l'autre dans une seule

essence. La doctrine de la Trinité qui déclare qu'en Dieu il

y a trois personnes distinctes, est une pure invention de la

nature humaine déchue avec son cœur tortueux et son

raisonnement tordue qui cherche à s'élever comme Dieu

dans une gloire qui ne lui est pas accessible, et qui ne lui

sera jamais. En d'autres mots, la doctrine de la Trinité de

trois personnes en Dieu est la doctrine de l'Antichrist, elle

est la marque de la bête sur le front des réprouvés.

Or, sous la grâce de la Nouvelle Alliance dans le sang de

Christ versé sur la croix pour le rachat de ses élus, nous

obtenons par sa Sainte Présence en nous, la pleine

réalisation de cette même révélation donnée à Moïse en la

Personne unique du Seigneur Jésus. L'apôtre Jean nous

dit dans son Évangile: «Personne n'a jamais vu Dieu; le

Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a

fait connaître.» (Jean 1:18; Bible Ostervald 2008), ou

comme nous voyons dans une traduction plus précise

basée strictement sur le Grec: «Personne n'a jamais vu

18


L’ESPRIT DES VIVANTS; le seul Fils engendré, qui est

l'enveloppe visible du Père invisible, est celui qui l'a

manifesté dans la chair.» (Bible de Machaira 2016). Il est

clair que dans son corps de chair Jésus est l'enveloppe

visible de l'Esprit invisible qui est en Lui et dont il est la

forme corporelle comme Dieu manifesté dans la chair.

L'apôtre Paul nous dit la même chose dans son épître aux

Colossiens: «C'est lui qui est l'image visible de L’ESPRIT

DES VIVANTS invisible, l'origine de toute la création.»

(Colossiens 1:15; Bible de Machaira 2016). Puisqu'il est

impossible à l'homme de voir Dieu sans mourir, Dieu a

Lui-même prit un corps de chair parmi nous et se révéla

en la Personne unique de JÉSUS, révélation qui

bouleversa complètement les juifs et qui bouleverse encore

de nos jours tous les réprouvés qui divisent Dieu en trois

personnes. Les gens qui se disent chrétiens ont besoin de

comprendre qu'il n'y a pas de salut possible pour ceux qui

maintiennent cette fausse doctrine, elle doit être

abandonnée et rejetée dans l'abaissement d'une profonde

humilité par la puissance de l'Esprit de Dieu afin de

parvenir à la révélation de la vérité dans le sacrifice de la

croix.

Ce n'est que dans la hauteur inaccessible de cette

révélation glorieuse que la transfiguration de Christ est

attribuée à ses élus pour les transformer en son image

lors de sa dernière apparition en ce monde de ténèbres.

Aucun ne peut être sauvé sans avoir été appelé

19


auparavant par la puissance irrésistible du Dieu Vivant, le

choix du salut appartient à DIEU SEUL et non à

l'homme. Le Seigneur appelle ses brebis (Jean 10:1-16), si

vous entendez sa voix, venez et ne tardez pas. Lazare était

mort depuis quatre jours (Jean 11:17), son corps était

dans un état de décomposition mais Jésus l'appela d'entre

les morts, Il le recréa par la puissance de sa Parole et le

mort reprit vie et répondit à l'appel du Dieu Vivant pour se

présenter devant Lui. Lazare n'avait aucun choix dans

cela, il ne pouvait en retirer aucune gloire, il était mort et

son corps dégageait l'odeur de la corruption du péché,

mais l'appel de Jésus le ramena à la vie et il vit JÉSUS

SEUL qui le sommait de venir à Lui. Ainsi vous dit le

Seigneur Jésus: «Venez à moi, vous tous qui êtes épuisés

et surchargés, et je vous soulagerai. Chargez-vous de ma

servitude, et apprenez de moi, parce que JE SUIS

bienfaisant et humble de cœur, et vous trouverez le repos

de vos âmes; car ma servitude est aisée, et mon fardeau

léger.» (Matthieu 11:28-30).

Ceux qui refusent l'appel de JÉSUS SEUL donnent

l'évidence de leur réprobation et seront damnés

éternellement. Ceux qui ont été prédestinés en Christ

depuis avant la fondation du monde n'ont pas le choix de

répondre, ils viennent à la grâce du salut car l'appel à

renaitre est irrésistible pour eux. La vie l'emporte toujours

sur la mort comme la lumière l'emporte toujours sur les

ténèbres; or CHRIST SEUL est notre vie et la lumière de

20


notre existence, l'assurance de notre salut et notre

seule espérance à la gloire éternelle et nous Lui

devons toute l'admiration et la reconnaissance. Aucun

vrai élu ne donnera la gloire à une autre personne, que

cette personne soit incluse dans les chimères de la trinité

ontologique ou non, car il reconnait que JÉSUS SEUL est

Dieu, la seule et unique Personne dans la divinité qui a le

pouvoir de sauver nos âmes, c'est à dire de délivrer notre

conscience de l'existence des peines d'un enfer réel où les

réprouvés souffriront éternellement pour tous les péchés

de la race humaine qui leur seront attribués. Celui qui est

coupable d'avoir brisé le moindre commandement de la loi,

est coupable d'avoir brisé toute la loi et il en subira les

conséquences pour l'éternité, il ne peut en échapper.

Seuls les élus seront sauvés car cela ne dépend pas de ce

qu'ils font ou ne font pas, mais de Dieu qui l'a décidé ainsi

dans son décret éternel d'élection. Christ a payé comme

leur substitut le plein prix de leurs transgressions de la

loi, et même si leur corps en subi encore les ravages, ils

sont effectivement délivrés de la condamnation de leurs

péchés une fois pour toutes et il est impossible qu'ils

retombent sous le jugement de Dieu (Romains 8:1), ils en

sont délivrés car cela ne dépend pas d'eux mais de Dieu

qui l'a déterminé ainsi de toute éternité (Romains 9:16). Il

a le pouvoir de le faire et Il le fera car tel est son bon

plaisir d'agir en leur faveur.

21


JÉSUS SEUL EST MÉDIATEUR

Le développement de la Convocation à Renaître (dite aussi

l'Église, littéralement «les appelés hors de») du Nouveau

Testament a beaucoup de ressemblance avec celle d'Israël.

«Et quand le peuple vit que Moïse tardait à descendre de la

montagne, le peuple s’assembla auprès d’Aaron, et ils lui

dirent: Lève-toi, fais-nous un dieu qui aille devant nous…»

(Exode 32:1). Il répondit à la requête et fit un veau d’or,

car en Égypte le taureau était honoré pour sa force et sa

puissance et représentait symboliquement Nimrod (Genèse

10:8-14), le premier souverain de la terre qui fut déifié

comme le dieu Soleil, le Brillant, source du culte de

l'intelligence. Et puis il est encore écrit: «Et ils dirent: C’est

ici ton dieu, ô Israël! qui t’a fait monter du pays d’Égypte»

(v.4). On peut se représenter la chose: le Dieu d’Israël était

apparu sur la montagne et avait dit en premier: «JE SUIS

l’Éternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de

la maison de servitude. Tu n’auras point d’autres dieux

devant ma face» (Exode 20:1-4). Dans ce même temps

Aaron transgressa avec le peuple ce commandement,

pratiqua l’idolâtrie et appela «dieu» un veau. Le bœuf, ou

plus proprement le taureau, était chez les égyptiens le

dieu Apis qui faisait partie de la triade «Apis-Isis-Anubis»

(le père, la mère, et le fils). Notons que dans l'antiquité la

mère des dieux était souvent représenté par une colombe,

symbole qui correspond aussi à la personne du Saint-

Esprit dans la Trinité spéculative du christianisme

contrefait. Ce symbole fut introduit dans la triade

22


impériale de Rome par Athanase, un des pères de l'Église

Catholique Romaine et Protestante que les réprouvés

prétendent être l'Église de Christ et que l'Apocalypse

nomme «la Grande Prostituée» (Apocalypse 17:1,2).

De nombreux mythes racontent qu'un dieu combat la

«Déesse Mère» pour l’abattre, elle, et ses fidèles, et de lui

«couper les ailes». Le but de ce combat était d’abattre la

«Déesse Mère» ou «Déesse Oiseau» dont les ailes

symbolisent le divin, de façon à renverser sa royauté

divine et à la réattribuer à «un père» divin. Ces mythes

représentaient la destruction du culte idolâtre de la «Reine

du ciel», culte qui fut reformé et adapté dans le

catholicisme pour devenir le culte de la Madone qu'on

prétendait être Marie, la mère de Jésus qu'ils déclarèrent

être «la mère de Dieu» et qui devient «la mère Dieu» lorsque

la préposition «de» est enlevée. On y voit clairement la

duplicité du langage pour rétablir subtilement l'ancien

culte idolâtre à la «Reine du ciel». La signification du

symbolisme de la colombe était parfaitement

compréhensible au temps de Jésus, puisque ce

symbolisme de la «Reine du ciel» était toujours utilisé dans

les religions à mystères, tant en Grèce, qu’en Égypte et

dans tout le Proche-Orient, où elle est nommée la Mère

divine, la Colombe, Âme du Monde qui, par subterfuge,

devint la personne du Saint-Esprit dans la Trinité

ecclésiastique nicéenne. L'Égypte est particulièrement visé

ici car sa ville capitale, Alexandrie, qui était aussi la

23


Capitale de l'idolâtrie dans l'ancien monde, était aussi

l'endroit où habitèrent Origène, Arius, et Athanase, ce

dernier jouissant d'une grande influence au Concile de

Nicée où fut élaboré premièrement l'hérésie de trois

personnes distinctes en Dieu. Athanase fut en effet celui

qui proposa que la Trinité soit composée du Père, de la

Mère, et du Fils, et puisque le symbole de la «Mère déesse»

était la colombe, la formulation devint le Saint-Esprit qui

est aussi représenté sous la forme d'une colombe, ce qui

convenait très bien aux païens comme aux chrétiens de

l'époque (voir: L'Hérésie du Sabellianisme).

Au cours des premiers siècles, plusieurs ont a cherché de

formuler plus explicitement la foi trinitaire tant pour

approfondir leur propre compréhension de la foi que pour

la défendre contre des erreurs qui déformaient leurs

points de vue. Ce fut l’œuvre des Conciles anciens, aidés

par le travail théologique des prétendus «Pères de l’Église»

et soutenus par l'ignorance d'un peuple chrétien

nominatif. Pour la formulation de l'hérésie du dogme de la

Trinité, ils ont dû développer une terminologie propre à

l’aide de principes issus des religions à mystères et de

notions d’origine philosophique platonicienne:

«substance», «personne» ou «hypostase», «relation», etc. Ce

faisant, ils ont soumis la foi chrétienne à une sagesse

humaine et ont donné un sens nouveau à ces termes

appelés à signifier désormais aussi un mystère

complètement irrationnel de trois personnes distinctes en

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Dieu, qu'ils disaient être «au-delà de tout ce que nous

pouvons concevoir à la mesure humaine».» Ces hypocrites

insensés entreprirent donc de concevoir l'inconcevable et

de déclarer leur concept irrationnel de trois personnes en

Dieu comme étant la vérité sublime et nécessaire au salut.

Une telle aberration n'est concevable que par des gens

mentalement déséquilibrés et des ennemis de la vérité qui

ont pour but de la déformer (voir: Aberrations trinitaires

du dieu à trois faces). Ainsi dit la Parole de Dieu les

concernant: «ils sont devenus vains dans leurs

raisonnements, et leur cœur destitué d'intelligence a été

rempli de ténèbres. Se vantant d'être sages, ils sont

devenus fous.» (Romains 1:21,22).

Parce que le Seigneur Jésus, avec la promesse de sa

dernière apparition en ce monde, se fit attendre, les pères

de l’église prostituée firent la même chose que le peuple

d'Israël avec la triade égyptienne «Apis-Isis-Anubis», ils

formèrent et formulèrent un Dieu à trois têtes, en trois

formes correspondant au modèle païen, et dirent: «Voilà

ton Dieu, ô chrétienté!». Celui qui ose toucher cette

«formation» de l'idole trinitaire des trois chimères dans le

dieu trifrons des catholique romains, protestants et

évangéliques, est traité comme s’il avait offensé ce qu’ils

ont de plus sacré. Cependant, quelle est la foi juste, car si

Dieu est trois personnes et que l'Écriture dit que Dieu a

été manifesté dans la chair, conséquemment il faudrait

que trois personnes soient manifestées dans la chair, ce

25


qui est complètement irrationnel et anti-biblique. Paul a

mis en valeur la doctrine juste et a mis l’accent: «… c’est

UN SEUL DIEU qui justifiera…» (Romains 3:30). Il écrit à

un autre endroit: «Or un médiateur n’est pas médiateur

d’un seul, mais Dieu est UN SEUL» (Galates 3:20). Et

encore il dit: «Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul

médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ

homme.» (1 Timothée 2:5). Il n'y a pas trois médiateurs

mais UN SEUL MÉDIATEUR. Il n’est pas écrit une seule

fois dans toutes les Saintes Écritures: «Dieu en trois

personnes», «Dieu un en trois» ou «Trinité», pas plus qu’il

n’est écrit: «Fils céleste», «Fils éternel», ou «Dieu le Fils», et

encore moins qu'il est nécessaire de croire en une telle

trinité pour être sauvé. Nul part dans toute la Bible est-il

écrit que le Père est «une personne» ni que le Saint-Esprit

est «une personne», quoique nous savons que le Fils est

une personne, un être physique et corporel, l'Écriture

déclare que «Dieu est Esprit» et «qu'un esprit n'a ni chair

ni os». En d'autres mots, comme Esprit, «Dieu est

incorporel» et devint corporel seulement qu'à son

incarnation dans la chair en JÉSUS SEUL. Or le Dieu

formé ou Cerbère Nicéen du christianisme contrefait est

totalement étranger à l’Église primitive, aux prophètes et

aux apôtres. Un homme ayant une réflexion claire ne peut

jamais prétendre en présence de la Parole de Dieu, qu’il y

a «trois personnes» qui règnent dans le ciel, et que les trois

sont un en toutes choses — c’est-à-dire qu’ils formeraient

une Trinité. Si cette Trinité existait dans le ciel, il en serait

26


aussi rendu témoignage dans la Bible, surtout du fait que

les réprouvés affirment qu'elle est nécessaire au salut.

Parce qu’elle ne peut être trouvée nulle part dans la Bible,

elle ne peut pas davantage être dans le ciel, elle se trouve

uniquement dans l'imagination fertile et maladive des

imposteurs qui prétendent être chrétiens.

Que la Bible déclare avec autorité que JÉSUS SEUL est le

Médiateur entre Dieu et les hommes, et qu'il est Lui-même

Dieu manifesté dans la chair (Jean 1:14; 1 Timothée 3:16),

étant parfaitement Dieu et parfaitement Homme, indique

clairement l'existence d'une seule Personne en Dieu; et

puisque son corps de chair est l'enveloppe visible du Père

invisible qui est en Lui, il est véritablement le SEUL

MÉDIATEUR entre Dieu et les hommes, entre l'Esprit et la

chair. Un médiateur est une personne, non un esprit mais

un entité physique et corporelle, qui sert d'intermédiaire,

de lien entre deux ou plusieurs entités. Il s'entremet entre

des personnes ou des partis ayant des différends pour

tenter de les faire parvenir à un accord ou à un

accommodement. Il a pour tâche d'aider à résoudre les

conflits survenus entre les particuliers et l'administration,

et est habilitée à faire des recommandations aux autorités

compétentes pour régler les problèmes et à suggérer des

propositions pour améliorer les relations. Bref son rôle

principal est de négocier les stipulations d'un contrat

entre deux parties. Or la Nouvelle Alliance dans le sang de

Christ est exactement cela, un contrat entre Dieu et les

27


hommes dans lequel Dieu s'engage à ne pas détruire toute

la race humaine à cause de sa rébellion et de ses péchés,

mais d'en sauver quelques-uns qu'il a choisi d'avance en

Christ depuis avant la fondation du monde dans son

décret d'élection. Pour l'accomplissement de cette

rédemption, Dieu stipula sa réalisation par son

incarnation dans un corps de chair pour racheter ses élus

en s'offrant Lui-même comme sacrifice expiatoire en leur

faveur. Ils deviennent ainsi ses fils adoptifs et les

récipients de toutes les bénédictions stipulées dans le

contrat. Les élus, en retour, s'engagent à mettre leur

confiance dans les stipulations du contrat pour le salut de

leurs âmes. Mais une difficulté énorme doit être

surmontée avant, leur nature humaine déchue ne leur

permet pas d'agir ainsi à cause de la fierté de leur

indépendance, ils ne veulent ni ne peuvent mettent leur

confiance en l'Administrateur du contrat, il faut donc un

Médiateur qui agit comme leur Substitut en leur faveur et

là est le rôle de Christ. Il doit briser l'orgueil de la nature

humaine en la clouant à la croix afin d'attirer à Lui ceux

qui ont été prédestinés à recevoir sa grâce, allant même

jusqu'à leur donner sa propre confiance dans l'assurance

de l'accomplissement de son sacrifice en leur faveur, dans

lequel ils reçoivent tout ce qui est nécessaire à leur salut

qui est assuré dans les clauses du contrat. Dans le

sacrifice de la croix les élus reçoivent tous les mérites de

Christ, une nouvelle vie munie de toutes les bénédictions

de la grâce souveraine qui inclue la foi ou assurance, la

28


epentance ou reconsidération, l'espérance ou

l'anticipation, la persévérance et le courage, etc, etc...

Cette stipulation du contrat étant pleinement remplie en

faveur de ses élus, il put les délivrer en les rachetant de la

puissance du péché et de la mort, et il leur donna la vie

éternelle par l'Esprit de sa Sainte Présence qui les habite.

Il forment donc un Temple à l'Esprit des vivants qui les

transformera en son image et il sera glorifié en eux

éternellement.

29


JÉSUS SEUL EST SACRIFICATEUR

Connaître Christ dans son ministère de Souverain

Sacrificateur en notre faveur est un profond

encouragement, c'est pour cela qu'il est important

d'étudier ce sujet et surtout d'en retenir l'enseignement

comme une exhortation à mieux nous confier en Lui pour

toutes choses dans notre vie, de la plus insignifiante à la

plus importante. Sous l'Ancienne Alliance de Dieu avec

Israël, le Souverain Sacrificateur avait une fonction

particulière en ce que une fois par an il entrait dans le lieu

très saint du tabernacle, afin de faire l'expiation pour ses

propres péchés et pour ceux du peuple. Il faisait ainsi

fonction de médiateur auprès de Dieu, apportant le sang

de l'animal sacrifié pour l'expiation des péchés et

ressortant du lieu très saint avec la bénédiction de Dieu

pour son peuple. Il avait également la responsabilité

d'administrateur du culte à l'Eternel qu'il partageait avec

les sacrificateurs et les lévites.

L'épitre aux Hébreux emprunte la figure du souverain

sacrificateur de l'Ancienne Alliance pour présenter le

Seigneur Jésus-Christ comme le Souverain Sacrificateur,

le médiateur unique d'une Nouvelle Alliance avec Dieu.

Sous la loi de Moïse, on offrait de nombreux sacrifices

d'animaux et les sacrificateurs étaient aussi en grand

nombre. Sous la Nouvelle Alliance, le Seigneur Jésus-

Christ et JÉSUS SEUL est à la fois l'unique Souverain

Sacrificateur, ou médiateur, et l'unique sacrifice: l'Agneau

30


de Dieu qui expie le péché par son sang. Sous l'Ancienne

Alliance, le tabernacle et plus tard le temple, avaient été

construits dans le but d'être un lieu de rencontre entre

Dieu et son peuple. Le sacerdoce Lévitique, avec ses

sacrificateurs, était établi en fonction du service du

tabernacle; et Christ le fut en fonction d'un temple plus

parfait, c'est à dire son corps qui était l'enveloppe visible

de l'Esprit invisible, à savoir le Père qui était en Lui.

Le tabernacle du désert, construit par Moïse, a été un

moyens établis par l'Éternel pour rencontrer son peuple.

Soyons conscient toutefois que tout Israël n'était pas

Israël mais seulement les enfants de la promesse au sein

du peuple (Romains 9:1-8). La première alliance avait des

ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre

(Hébreux 9:1). Un tabernacle contenant divers objets, des

sacrificateurs faisant le service dans le lieu saint, un

souverain sacrificateur, seul habilité à entrer une fois par

an dans le lieu très saint avec le sang des animaux offerts

en sacrifice, pour faire l'expiation de ses propres péchés et

pour ceux du peuple. Nous n'allons pas entrer ici dans les

détails de toutes ces choses, mais seulement en retenir

l'essentiel. Le tabernacle et son service, était une figure,

une représentation symbolique et provisoire du Messie à

venir, seul chemin pour s'approcher de Dieu, car Dieu

Lui-même manifesté dans la chair. Le Saint-Esprit

montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas

encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait

31


(Hébreux 9:8). Il utilise sa configuration et le culte qui s'y

déroulait pour pour annoncer un autre tabernacle, plus

grand et plus parfait, construit par le Seigneur Jésus Luimême,

c'est à dire son corps qu'il s'était formé dans le sein

d'une vierge (Jean 2:19-21).

L'apôtre Paul, auteur de l'épître aux Hébreux, inspiré par

l'Esprit de Dieu, s'est efforcé par une comparaison avec le

Souverain Sacrificateur de l'Ancien Testament, de nous

faire comprendre le ministère du Seigneur Jésus-Christ

comme Souverain Sacrificateur et médiateur entre Dieu et

les hommes qu'il s'avait choisi d'avance de toute éternité

(Éphésiens 1:4-11; 1 Pierre 1:18-20). Premièrement en

s'offrant lui même en sacrifice sur la croix, à la fois victime

et sacrificateur. Ensuite dans la présence même de l'Esprit

Éternel qui était en Lui, ou il a comparu pour nous devant

Dieu, par son propre sang versé sur la croix et où il se

tient en permanence, comme notre défenseur, notre

avocat auprès du Père dont Il était la forme visible: «Christ

est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir;

il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui

n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui

n’est pas de cette création; et il est entré une fois pour

toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs

et des veaux, mais par son propre sang, ayant obtenu une

rédemption éternelle.» (Hébreux 9:11,12); «Espérance que

nous gardons comme une ancre de l'âme, sûre et ferme, et

qui pénètre au-dedans du voile, où Jésus est entré pour

32


nous comme un précurseur, ayant été fait Souverain

Sacrificateur pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédec.»

(Hébreux 6:19,20). Sous l'Ancienne Alliance il y avait un

voile dans le tabernacle entre le lieux saint et le lieu très

saint, ce voile était une préfiguration de quelque chose de

plus parfait, c'est à dire de la chair de Jésus. En fait, lors

de sa mort sur la croix, Jésus traversa le voile de sa chair

vers l'intérieur de Lui-même en présence même de l'Esprit

du Père qui était en Lui, retournant ainsi à sa gloire

première après avoir payé la dette pour nos péchés. Ce fut

à ce moment que le voile dans le temple à Jérusalem fut

déchiré miraculeusement (Matthieu 27:51). Lors du retour

en son corps à sa résurrection, son corps de chair fut

glorifié et exalté, nous ouvrant ainsi le chemin vers la

gloire éternelle. Étant exalté à la suprématie lors de son

ascension, il vient habiter en nous par l'Esprit de sa

Sainte Présence pour nous diriger et nous transformer en

son image à sa dernière apparition en ce monde, et nous

serons avec Lui éternellement.

Après la description de la fonction du souverain

sacrificateur selon la loi de Moïse donnée à Israël, l'auteur

de l'épître aux Hébreux précise que le Saint-Esprit

montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas

encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait

(Hébreux 9:8), tabernacle qui était l'image du corps de

Christ. Le rôle principal du Souverain Sacrificateur était

une fonction de médiateur, celui qui se tient devant Dieu

33


en faveur du peuple. Mais ce sacerdoce n'étant pas

parfait, il devait être remplacé par un autre sacerdoce, un

autre souverain sacrificateur. L'auteur de l'épitre aux

Hébreux, cherche par son enseignement à présenter le

Seigneur Jésus-Christ, comme le grand Souverain

Sacrificateur, unique, parfait et éternel, établit par Dieu

lui-même, puisqu'étant Dieu Lui-même manifesté dans la

chair, le Père Éternel sous une forme corporelle. Christ (le

Messie) est LE SEUL SOUVERAIN SACRIFICATEUR,

l'unique et parfait (Hébreux 7:24-28). Dorénavant tous les

élus font partie du sacerdoce royal, étant devenus rois et

sacrificateurs avec Celui qui les introduit jusque dans le

lieu très saint, dont le voile a été déchiré (1 Pierre 2:5,9;

Apocalypse 1:6; Hébreux 10:19-22).

Sous la Nouvelle Alliance du sang de Christ, le sacerdoce a

changé, ainsi que la loi: «Si la perfection avait été possible

par le sacerdoce Lévitique, sur lequel repose la loi donnée

au peuple, il n'y aurait pas eu besoin que paraisse un

autre sacrificateur établi selon un ordre différent et sous

une loi nouvelle. Le sacerdoce ayant été changé, il y a eu

aussi nécessairement un changement de loi. Il y a eu

abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son

impuissance et de son inutilité, car la loi n’a rien amené à

la perfection, et introduction d’une meilleure espérance,

par laquelle nous nous approchons de Dieu.» (Hébreux

7:11-19). Le but de ce changement est donc de permettre

à tous les élus sans distinction de s'approcher de Dieu,

34


par Jésus-Christ, qui est devenu le seul médiateur entre

Dieu et les hommes, Dieu l'ayant déclaré souverain

sacrificateur pour toujours, il a reçu un sacerdoce unique,

éternel, qui n'est pas transmissible. En d'autres mots, ce

n'est pas un prêtre, un pasteur, ou un ministre

quelconque qui peut se tenir entre vous et Dieu, sauf

JÉSUS SEUL. Les autres sont tous des mercenaires sans

exception, tous sont des imposteurs et des voleurs qui

cherchent à dérober la gloire qui appartient à JÉSUS

SEUL, le SEUL PASTEUR de nos âmes (1 Pierre 2:24,25).

35


JÉSUS SEUL EST BERGER

Jésus se présente lui-même comme un berger: «JE SUIS le

Bon Berger. le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis.

Mais le mercenaire, qui n'est point le berger, et à qui les

brebis n'appartiennent point, voit venir le loup, et

abandonne les brebis et s'enfuit; et le loup ravit les brebis

et les disperse.» (Jean 10:11,12). Or il n'y a aucune

différence entre le mot «berger» et celui de «pasteur», les

deux signifient une seule et même chose. Si JÉSUS SEUL

est le Bon Berger, il en advient aussi que JÉSUS SEUL est

le vrai Pasteur. Cette fonction est réservée strictement à

Christ, seul Lui prend soin de ses brebis sans l'aide

d'aucun homme. Ceux qui se disent pasteurs sont tous

des imposteurs, des mercenaires, des agents du diable,

des loups déguisés en brebis. La position de pasteur, au

sens moderne du terme, n'existait pas avant la Réforme

Protestante du 16ie siècle (voir: Pasteurs mythiques de la

voie frauduleuse). Dans le chapitre 10 de l'Évangile de

Jean, Jésus précise la relation qui existe entre lui et ses

élus qui lui appartiennent, ses brebis, à l'exclusion de tout

le reste. Il leur donne la foi, SA FOI, c'est à dire

l'assurance ou certitude qu'il avait d'accomplir son

ministère en leur faveur, et ils reçoivent cette confiance

glorieuse en Christ dans les mérites de son sacrifice sur la

croix qui leurs sont attribués gratuitement. Il a donné sa

vie pour nous racheter, selon ce qui est écrit: «Car vous

avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc L'ESPRIT

DES VIVANTS dans votre corps et dans votre esprit, qui

36


appartiennent à L'ESPRIT DES VIVANTS.» (1 Corinthiens

6:20; Bible de Machaira 2016).

Jésus se présente comme le Bon Berger d'un groupe

particulier d'hommes, de femmes, et d'enfants, ses élus

qu'il s'est acquis au prix de son propre sang, pour en faire

un troupeau qui lui appartienne, dont il va prendre soin

(paître), et sur lequel il veille constamment, qu'il protège,

qu'il défend et qu'il conduit dans les choses les meilleures,

il connait ses brebis. La connaissance que le Seigneur a de

ses brebis est parfaite et personnelle: il nous connait par

notre nom, et cette connaissance est réciproque: «JE SUIS

le Bon Berger. Je connais mes brebis, et elles me

connaissent.» (Jean 10:14); «Le portier lui ouvre, et les

brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis

qui lui appartiennent, et il les conduit dehors.» (Jean

10:3). Après nous avoir appelés par sa parole vivante et

attirés à lui dans la poussière de l'humilité, il nous

conduit dans une expérience de vie éternelle, abondante,

paisible, heureuse: de bons pâturages, des sources d'eau

pures et abondantes, ce qui signifie le bien-être de ses

élus qui sont donné de croire en Lui (Actes 13:48;

Philippiens 1:29). Il ne faut toutefois pas s'imaginer que

cette nouvelle vie ici-bas est sans épreuves, on a qu'à

regarder la vie des premiers disciples pour être convaincu

autrement. L'apôtre Pierre nous dit même que les

épreuves sont nécessaires pour purifier la foi (1 Pierre 1:6-

9).

37


Pour bien comprendre cette représentation de «Jésus le

Bon Berger», il faut nous débarrasser de l’idée romantique

que nous avons du berger et des brebis. Le berger était un

homme robuste, courageux, sans peur qui protégeait le

troupeau des voleurs et des animaux sauvages. Il n'avait

rien d'un lâche qui craignait les moindres petits bruits de

la nuit. Souvent, le soir, il mettait ses brebis dans le corral

avec les brebis d’autres pasteurs. Cela permettait aux

bergers qui n’étaient pas de garde cette nuit-là de se

reposer. Ils se détendaient autour d'un feu racontant des

histoires et prenant des nouvelles de leurs concitoyens. Le

matin suivant, la seule façon de retrouver les brebis était

l’appel que faisait chaque berger. Les brebis connaissaient

sa voix. Elles venaient le retrouver et allaient avec lui vers

de nouveaux pâturages.

Le peuple de la Bible était un peuple de nomades, de

ruraux, au contact permanent de cette réalité et le berger

était au cœur du quotidien de ces civilisations du Moyen

orient. Le berger est doté d’un triple rôle: - Il est celui qui

fait paître le troupeau, qui a à charge de le conduire vers

les meilleurs pâturages. - Il a aussi le souci des soins à

apporter aux animaux faibles, malades; il est là lorsque

les agneaux viennent au monde. Il est doux, plein de

sollicitude pour chaque animal et il n’hésite pas à porter

sur ses épaules l’agneau fragile qui ne peut suivre le

troupeau. - Enfin, il est sans cesse préoccupé de

rassembler le troupeau qui se disperse facilement sur les

38


aires de pâture. Pour cela, sa voix est un signe de

ralliement et les brebis connaissent bien la voix de leur

maître. Il doit aussi défendre son troupeau contre tous les

dangers, il est sans crainte devant l'ennemi.

Dans l’ancien Orient (Babylone, Assyrie), les rois se

considéraient volontiers comme des pasteurs auxquels la

divinité avait confié le service de rassembler et de soigner

les brebis du troupeau. Et c’est sur cette réalité que va se

greffer l’image du berger dans les textes bibliques. Dans

l’Ancien Testament le terme de berger est en effet souvent

utilisé pour désigner les dirigeants du peuple, en

particulier les rois. On retrouve cette image dans les

oracles d’Ésaïe ou Jérémie. C’est aussi Ézéchiel qui met

ces paroles dans la bouche de Dieu: «Et MON SERVITEUR

BIEN-AIMÉ régnera sur eux; ils auront tous UN SEUL

PASTEUR.» (Ézéchiel 37:24). A remarquer dans ce passage

que l'expression «BIEN AIMÉ» correspond exactement au

nom «DAVID», les deux signifiant une seule et même

chose. Or David est le bien-aimé et Jésus est le Bien-aimé,

il existe définitivement un lien prophétique entre David et

Jésus. On comprend mieux pourquoi Jésus est de la

lignée du roi David. C’est ainsi que dans Matthieu (9:36),

Jésus regardait aussi les foules: «Et voyant la multitude

du peuple, il fut ému de compassion envers eux, de ce

qu'ils étaient misérables et errants, comme des brebis qui

n'ont point de berger.». Dans l’Ancien Testament, Dieu est

parfois aussi qualifié de berger, soit comme guide et

39


protecteur du fidèle ou comme chef de son peuple. C’est

surtout dans la littérature psalmique que l’on retrouve

cette image: «L’ADMIRABLE est mon Berger; je ne

manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts

pâturages; il me mène vers des eaux paisibles. Il restaure

mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à

cause de son nom. Même quand je marcherais dans la

vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrais aucun mal;

car tu es avec moi; ton bâton et ta houlette me consolent.

Tu dresses une table devant moi, en présence de mes

ennemis; tu oins ma tête d'huile; ma coupe déborde. Oui,

les biens et la miséricorde m'accompagneront tous les

jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de

L’ADMIRABLE pour l'éternité.» (Psaumes 23:1-6). C’est

ainsi que les relations de Dieu avec son peuple sont

décrites en une véritable parabole du Bon Berger. Ce titre

réservé à celui qui doit venir, au nouveau David, à JÉSUS

SEUL.

Dans le Nouveau Testament, nous voyons qu'à l’époque de

Christ, les bergers étaient diversement jugés. On les

assimilait facilement à des tueurs et à des voleurs et ils

faisaient partie des marginaux, mis de côté comme les

publicains et les prostituées. Parce qu’ils vivaient avec

leurs bêtes et étaient souillés par elles, ils étaient impurs

rituellement et donc exclus de la synagogue et du temple.

Au tribunal, leur témoignage n’avait aucune valeur.

Pourtant, reste, dans la mémoire de tous, la prophétie du

40


Pasteur à venir, du Messie Sauveur. Jésus va accomplir

cette prophétie. Et les bergers seront les «petits», les

premiers à qui sera fait l’annonce de naissance du

Sauveur: ils sont disponibles pour recevoir le Message de

la Grâce. Ils sont les invités à l’étable de la naissance (Luc

2:8-20). Les trois évangiles synoptiques présentent de

nombreux traits du pasteur, mais c’est en l'Évangile de

Jean que cette image va se déployer en particulier au

chapitre 10 où Jésus se désigne lui-même comme le Bon

Berger. Il est le Pasteur parfait parce qu’il donne sa vie

pour ses brebis.

Nous avons un Berger Vigilant. Il est important que nous

soyons conscients de sa présence constante et de ses

soins attentifs, afin de pouvoir affirmer avec foi, de tout

notre cœur: «Le Seigneur est mon Berger...» comme le

proclamait David avec confiance.

41


JÉSUS SEUL SANS LES TRADITIONS

Les exagérations sont très communes au sein du

christianisme contrefait, surtout parmi les évangéliques et

particulièrement parmi les pentecôtistes et les

charismatiques. Exagérer semble être leur sport favori. On

voit cela lorsque quelques-uns s’écrient à haute voix:

«Maintenant, nous invitons la très sainte Trinité!». Le

présentateur invite en premier le Père, et tous tapent des

mains avec enthousiasme. Puis le Fils est invité, et de

nouveau on applaudit bruyamment. Après cela le Saint-

Esprit est tout particulièrement invité au milieu d’eux, et

tout le peuple est transporté d’enthousiasme, et on les voit

sauter partout comme des crapauds et parler comme des

gargouilles. Est-ce que quelqu’un croit sérieusement que

cela est de Dieu et qu’il y a réellement trois Éternels, trois

Tout-Puissants, trois Omniprésents? Alors ce n’est

visiblement plus le seul Dieu dont rend témoignage la

Bible. Que Dieu se révèle de trois façons dans les pages de

la Bible ne signifie pas pour autant qu'il s'agisse de

personnes, nous l'avons dit auparavant. Trois personnes

ou subsistances distinctes ou indépendantes font trois

Dieux — certainement pas un seul Dieu, si le langage a

encore une signification. C’est en cela que consiste la

grande apostasie que Paul a annoncée et qui s’est

accomplie lorsque le Christianisme a abandonné le

fondement de la révélation que Dieu est UN et UN SEUL.

Lorsque nous comprenons que le mot «apostasie» ne

signifie pas proprement «abandonner» mais «déformer»,

42


son concept devient plus clair en notre esprit. La notion de

trois personnes en Dieu est une déformation de la vérité

plutôt qu'un abandon de la vérité. La différence est que la

déformation est beaucoup plus subtile et extrêmement

plus dangereuse que l'abandon du sujet. C'est par la

déformation de la vérité que les gens sont séduits et portés

à croire toutes sortes de fausses doctrines.

La déformation de la vérité se trouve généralement dans la

tradition qui reflète les interprétations particulières de

groupes ou d'individuels. Le «Centre National de

Ressources Textuelles et Lexicales» nous donne la

définition du mot «tradition» par: «Procédé consistant à

transmettre à une personne la possession d'un objet par la

remise de la main à la main, valable pour tous les objets

mobiliers et notamment les titres au porteur et les effets de

commerce (d'apr. Barr. 1974). Action, façon de transmettre

un savoir, abstrait ou concret, de génération en génération

par la parole, par l'écrit ou par l'exemple. Information,

opinion, croyance largement répandue, mais non confirmée,

qui concerne des événements ou des faits situés entre la

légende et l'histoire. Doctrine, principe religieux ou

philosophique. Source orale ou secondairement écrite d'une

religion révélée, en dehors des Livres canoniques. Celui)

qui, dans la religion juive, interprète la Bible selon la

tradition talmudique. (Celui) qui s'appuie sur une tradition,

qui lui est fidèle.». La tradition est donc une façon d'agir ou

une croyance particulière d'un enseignement ou doctrine

43


qui est transmise de génération en génération, soit de

façon orale ou par écrit, et souvent dans un contexte

extrabiblique qui n'a seulement que l'apparence de la

vérité. Les particularités de la tradition sont trop

nombreuses pour toutes les mentionnées ici. Le gros

problème de la tradition est qu'elle a supplantée, au

courant de l'histoire, la révélation de la vérité pour en

donner qu'une approximation. La notion de JÉSUS SEUL

a été négligée et reléguée aux oubliettes.

Sous l'Ancienne Alliance de la loi, les juifs avaient

plusieurs traditions qu'ils observaient méticuleusement,

les sacrifices lévitique, les cérémonies, les rituels de

purification, la circoncision, les sabbats, et les fêtes dont

la Pacques était la principale. Il s'agissait ici d'éléments

anticipatoires ou prophétiques qui annonçaient la venu du

Messie. Toutefois nous savons que les juifs n'ont pas

toujours été fidèles envers les prescriptions de la loi et,

d'une autre part qu'il y eut beaucoup d'exagérations dans

ce domaine et que souvent la vérité a été enfouie sous les

décombres de la rébellion d'un peuple au cœur orgueilleux

et insatiable. Dans ce contexte historique, la tradition

concernait aussi la préservation des Saintes-Écritures qui

furent copiées et recopiées fidèlement sous l'œil de Dieu

qui veille jalousement sur sa Parole, mais à plusieurs

reprises ces textes sacrés ne furent plus trouvé parmi le

peuple du à ses nombreuses guerres, mais furent

redécouvert par après et restaurés dans leur position

44


d'autorité. Toutefois, du temps de Jésus, malgré que les

Saintes-Écritures se trouvaient dans le temple et que

plusieurs synagogues en avaient des rouleaux pour

instruire le peuple, les juifs, surtout les dirigeants

spirituels comme les pharisiens, observaient plus les

traditions que les principes essentiels de la révélation,

contredisant ainsi la Parole de Dieu.

L'Évangile de Matthieu nous montre que Jésus reprend

cette race de vipères et d'hypocrites: «ALORS des scribes et

des pharisiens vinrent de Jérusalem à Jésus, et lui dirent:

Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des

anciens ? car ils ne se lavent point les mains lorsqu'ils

prennent leurs repas. Mais il leur répondit: Et vous,

pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu

par votre tradition ? Car Dieu a donné ce commandement:

Honore ton père et ta mère; et: Que celui qui maudira son

père ou sa mère soit puni de mort.» (Matthieu 15:1-9). De

même dans l'Évangile de Marc il est dit: «ALORS des

pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,

s'assemblèrent vers Jésus; Et voyant que quelques-uns de

ses disciples prenaient leur repas avec des mains

souillées, c'est-à-dire qui n'avaient pas été lavées, ils les

en blâmaient. Car les pharisiens et tous les Juifs ne

mangent point sans se laver les mains jusqu'au coude,

gardant en cela la tradition des anciens; Et lorsqu'ils

reviennent des places publiques, ils ne mangent point non

plus sans s'être lavés. Il y a aussi beaucoup d'autres

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choses qu'ils ont reçues pour les observer, comme de laver

les coupes, les pots, les vaisseaux d'airain et les lits. Làdessus

les pharisiens et les scribes lui demandèrent: D'où

vient que tes disciples ne suivent pas la tradition des

anciens, et qu'ils prennent leur repas sans se laver les

mains ? Il leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien

prophétisé à votre sujet, quand il a dit: Ce peuple

m'honore des lèvres ; mais leur cœur est bien éloigné de

moi. Mais c'est en vain qu'ils m'honorent, enseignant des

doctrines qui sont des commandements d'hommes. Car,

en abandonnant le commandement de Dieu, vous

observez la tradition des hommes, lavant les pots et les

coupes, et faisant beaucoup d'autres choses semblables. Il

leur dit aussi: Vous annulez fort bien le commandement

de Dieu, pour garder votre tradition; Car Moïse a dit:

Honore ton père et ta mère; et que celui qui maudira son

père ou sa mère soit puni de mort; Mais vous, vous

ajoutez: À moins qu'il n'ait dit à son père ou à sa mère:

Tout ce dont je pourrais t'assister est corban, c'est-à-dire,

un don consacré à Dieu. Et vous ne lui permettez plus de

rien faire pour son père ou pour sa mère; Anéantissant la

parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie;

et vous faites beaucoup d'autres choses semblables.»

(Marc 7:1-13). Malgré les prétentions de la classe

dirigeante, DIEU SEUL n'était pas le centre de leurs

enseignements, et parce que Dieu n'est pas la base unique

les interprétations et les spéculations de l'homme ne

tardent pas à prendre le dessus. Cette histoire se déroule

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évidemment dans un contexte historique qui se rapporte à

l'Ancienne Alliance de la loi. Mais son principe se retrouve

aussi par après au sein des nations qui adoptèrent le

christianisme comme religion formelle étatique,

particulièrement Rome.

Si JÉSUS SEUL était la base de la foi des premiers

disciples, plusieurs des pharisiens qui débâtèrent sur la

foi en Christ refusèrent de se séparer des traditions de

leurs pères (Actes 15:1-10) et demeurèrent sous la

malédiction de la loi. Même que l'apôtre Paul donne cet

avertissement pour des temps à venir: «Prenez donc garde

à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-

Esprit vous a établis évêques, pour paître l'Église de Dieu,

qu'il a acquise par son propre sang. Car je sais qu'après

mon départ, il s'introduira parmi vous des loups

ravissants, qui n'épargneront point le troupeau; Et qu'il

s'élèvera parmi vous des hommes qui annonceront des

doctrines pernicieuses, afin d'attirer les disciples après

eux.» (Actes 20:28-30). L'histoire nous indique que Paul

avait pleinement raison. Les premiers siècles étaient

remplis de conflits interminables à propos de principes et

de traditions supposément chrétiens. Il a été démontré

clairement que la tradition touche aussi le sujet des

doctrines ou enseignements qui nous sont transmis de

génération en génération. C'est à Rome en effet, en l'an

325, que fut conçue la doctrine de trois personnes en

Dieu, la pire des hérésies jamais connues, et qui devint la

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tradition officielle d'une forme de christianisme

institutionnalisé en une organisation religieuse supportée

par la puissance des empereurs. De l'embryon de cette

hiérarchie impériale et infernale nommée l'Église

Catholique, surgit toute une pléthore de traditions qui

supplantèrent la foi chrétienne authentique. Il ne

s'agissait plus de JÉSUS SEUL, mais de Jésus plus les

empereurs, de Jésus plus les papes, de Jésus plus

l'Église, de Jésus plus les crédos œcuméniques, de Jésus

plus les sacrements, de Jésus plus les prêtres, etc, etc...

Et plus tard, lorsque l'enfant de cette prostituée est né, le

Protestantisme, ce fut encore Jésus plus l'Église, Jésus

plus les ministres, Jésus plus les confessions de foi, Jésus

plus les pasteurs, Jésus plus le baptême, Jésus plus la

Cène ou Repas du Seigneur, Jésus plus les fêtes, Jésus

plus la dîme, et surtout Jésus plus la Trinité. Or en toutes

choses qui concernent la foi chrétienne réelle c'est

toujours JÉSUS SEUL et cela éternellement. Si JÉSUS

SEUL n'est pas la base de votre foi et l'assurance de votre

salut, vous n'êtes pas chrétien et l'Esprit de Christ

n'habite pas en vous.

A Christ Seul soit la Gloire

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