ON Magazine - Guide de l'audiophile nomade 2016
52 produits à l'essai : baladeurs, enceintes Bluetooth, casques audio, écouteurs, DACs et amplis casque de poche...
52 produits à l'essai : baladeurs, enceintes Bluetooth, casques audio, écouteurs, DACs et amplis casque de poche...
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<strong>Magazine</strong><br />
Edition <strong>2016</strong>/3<br />
<strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong><br />
L’AUDIOPHILE NOMADE<br />
52 PRODUITS À L’ESSAI<br />
Bala<strong>de</strong>urs, enceintes Bluetooth, casques,<br />
écouteurs, DACs et amplis casque <strong>de</strong> poche<br />
Avec : Acoustic Research, AKG,<br />
AudioQuest, Astell & Kern, Chord,<br />
Cowon, Creative, B&O Play, Beats,<br />
Bowers & Wilkins, Bose, Clint, Denon,<br />
Elipson, Encore, Fiio, Fostex, Hidisz,<br />
iFi, Jabra, Jays, JBL, Kingsound, Meze,<br />
Ministry of Sound, Nad, Noontec,<br />
NuPrime, Monster, Onkyo, Parrot,<br />
Philips, Pioneer, Plantronics, Questyle,<br />
RHA, Riva, Shanling, Sonus Faber, Sony,<br />
Teac, Ultimate Ears, Yamaha...
Zeppelin Wireless.<br />
Prochain niveau :<br />
Performance audio<br />
www.bowers-wilkins.fr
3 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> Hi-Fi 2.0 <strong>2016</strong><br />
SOMMAIRE<br />
Les bala<strong>de</strong>urs audiophiles<br />
p 7 : Astell & Kern Jr<br />
p 7 : Cowon Plenue 1<br />
p 8 : Acoustic Research AR-M2<br />
p 10 : Cowon Plenue D<br />
p 12 : Hidisz AP100<br />
p 12 : Teac HP90SD<br />
p 14 :Fiio X3 2nd Gen<br />
p 16 : Pioneer XDP-100R<br />
p 18 : Questyle QP1<br />
p 20 : Shanling M5<br />
Les enceintes noma<strong>de</strong>s<br />
p 25 : B&O Play A1<br />
p 26 : Beats Pill+<br />
p 26 : Bowers & Wilkins T7<br />
p 28 : Bose Soundlink III<br />
p 28 : Bose SoundLink Color<br />
p 30 : Clint Freya<br />
p 32 : Monster Streamscast<br />
p 34 : Creative Soundblaster Roar2<br />
p 36 : Denon Heos 1<br />
p 38 : Elipson/Habitat Lenny<br />
p 38 : Bose SoundLink Mini<br />
p 40 : Jabra solemate Mini<br />
p 40 : Ministry of Sound Audio S Plus<br />
p 42 : JBL Xtreme<br />
p 43 : Onkyo X9<br />
p 44 : Riva Turbo X<br />
p 46 : Sony SRS-X77<br />
p 48 : Ultimate Ears Roll2<br />
p 49 : Ultimate Ears Megaboom<br />
p 49 : Yamaha Relit LSX70<br />
Les casques et écouteurs<br />
p 52 : AKG N90Q<br />
p 56 : B&O Play BeoPlay H7<br />
p 57 : Meze 99 Classics<br />
p 58 : Fostex TR80 et TR90<br />
p 60 : Kingsound KS-04 +M-03<br />
p 64 : Noontec Hamma S<br />
p 66 : Jays u-Jays<br />
p 67 : Nad HP30<br />
p 68 : Parrot Zik 3<br />
p 69 : Philips : SHB3080<br />
p 70 : Pioneer SE-MHR5<br />
p 72 : RHA S500<br />
p 74 : Plantronics BackBeat Pro+<br />
p 76 : Plantronics Voyager Focus UC<br />
p 78 : Sonus Faber Pryma<br />
Les DACs et amplis casque <strong>de</strong> poche<br />
p 82 : Acoustic Research AR-UA<br />
p 86 : AudioQuest DragonFly Red<br />
p 84 : Chord Mojo<br />
p 88 : Encore mDSD<br />
p 76 : iFi Nano iCan<br />
p 77 : NuPrime uDSD<br />
Ce gui<strong>de</strong> vous est offert par <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong>. Vous avez le droit <strong>de</strong> le consulter, l’imprimer, le diffuser,<br />
le redistribuer dans son intégralité sans restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et<br />
toute modification sont interdits sauf autorisation préalable <strong>de</strong> notre part.<br />
On participé à ce numéro : Manuel Courbo (régie Catset),<br />
Nicanor Haon, Pierre-Yves Maton, Pierre Stemmelin,
LES<br />
BALADEURS<br />
AUDIOPHILES
6 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
BALADEURS AUDIOPHILES<br />
Les smartphones sont encore<br />
loin <strong>de</strong> les avoir rattrapés<br />
Si le smartphone s’est généralisé chez les utilisateurs <strong>de</strong> tous âges et toutes origines,<br />
ce n’est pas pour autant que les bala<strong>de</strong>urs ont disparu. Car, pour l’audiophile qui<br />
aime écouter la musique dans les meilleures conditions, avec un casque ou une paire<br />
d’écouteurs <strong>de</strong> qualité, les bala<strong>de</strong>urs haut <strong>de</strong> gamme conservent encore <strong>de</strong> nombreux<br />
atouts face à la plupart <strong>de</strong>s smartphones.<br />
Certes, nous avons vu arriver cette année les premiers smartphones équipés <strong>de</strong> sorties<br />
casque à vocation réellement audiophiles. Des modèles comme le Marshall London, le<br />
Meizu Pro 5, ou encore le LG G5 avec son option B&O Play, sont équipés <strong>de</strong> nouvelles<br />
puces <strong>de</strong> conversion audio. Le premier intègre une Cirrus Logic/Wolfson WM8281<br />
(compatibles 24 bits/192 kHz) et les <strong>de</strong>ux autres une ESS Sabre 9018 (compatible 32<br />
bits/384 kHz et DSD256). Mais dans le même temps, Apple a laissé filtrer son intention<br />
<strong>de</strong> supprimer la sortie mini-jack audio analogique sur les prochaines générations<br />
d’iPhone. Force est aussi <strong>de</strong> constater que même sur les smartphones les plus évolués les<br />
sorties audio sont loin <strong>de</strong> donner d’aussi bonnes performances que <strong>de</strong> vrais bala<strong>de</strong>urs<br />
audiophiles.<br />
Dans les pages qui suivent, nous présentons une sélection <strong>de</strong> bala<strong>de</strong>urs qui creusent<br />
tous, <strong>de</strong> façon significative, la différence à l’écoute par rapport aux smartphones. Certains<br />
tournent sous Android, et offrent donc <strong>de</strong>s fonctions très similaires à celle d’une minitablette.<br />
Cela veut dire qu’il est possible d’y installer toutes sortes d’applications. Grâce<br />
à elles, on peut par exemple écouter la radio (TuneIn...), regar<strong>de</strong>r <strong>de</strong>s vidéos (YouTube,<br />
Dailymotion...), lire les fichiers du réseau local (BubbleUPnP), piloter <strong>de</strong>s enceintes<br />
multiroom (Sonos, Bluesound, Heos by Denon...), profiter du streaming (Spotify, Deezer,<br />
Qobuz, Tidal...) ou encore synchroniser ses listes <strong>de</strong> lecture et, pour les abonnés, les<br />
gar<strong>de</strong>r sous les oreilles hors connexion.<br />
D’autres bala<strong>de</strong>urs sont plus simples et se<br />
concentrent exclusivement sur la lecture<br />
<strong>de</strong> fichiers musicaux à travers une interface<br />
propriétaire. Ce n’est pas forcément plus<br />
mal, car il peut être agréable d’avoir un<br />
appareil non connecté, réservé à cet usage,<br />
sur lequel il est impossible d’installer <strong>de</strong>s<br />
jeux ou <strong>de</strong>s applis <strong>de</strong> réseaux sociaux.<br />
Dans la plupart <strong>de</strong>s cas, ces bala<strong>de</strong>urs sont<br />
dotés <strong>de</strong> plusieurs gigaoctets <strong>de</strong> mémoire<br />
interne, que l’on peut compléter avec <strong>de</strong>s<br />
cartes micro-SD. Ce sont <strong>de</strong>s sources Hi-<br />
Res capables <strong>de</strong> lire <strong>de</strong>s fichiers audio,<br />
compressés ou non, avec une résolution<br />
PCM jusqu’au moins en 24 bits/96 kHz<br />
et parfois en DSD. Certains ont en outre<br />
une sortie Ligne ou audionumérique pour<br />
pouvoir se brancher directement et sans<br />
perte <strong>de</strong> signal à une chaîne Hi-Fi haut <strong>de</strong><br />
gamme. D’autres encore peuvent servir<br />
<strong>de</strong> convertisseur, <strong>de</strong> DAC USB ou d’ampli<br />
casque <strong>de</strong> poche.<br />
Le nouveau smartphone haut <strong>de</strong> gamme LG 5 est<br />
proposé avec plusieurs modules optionnels dont un<br />
DAC et ampli casque B&O Play.
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
7<br />
Astell & Kern<br />
AK Jr<br />
L’AK Jr (Jr pour Junior) est le petit-<strong>de</strong>rnier d’une<br />
gamme <strong>de</strong> sept bala<strong>de</strong>urs audiophiles, parmi les<br />
plus aboutis du marché, dont les tarifs culminent à<br />
4300 €. Son géniteur, le coréen iRiver, a joué sous<br />
l’appellation Astell & Kern un rôle pionnier en<br />
matière <strong>de</strong> bala<strong>de</strong>urs Hi-Res haut <strong>de</strong> gamme. Il est<br />
aujourd’hui <strong>de</strong>venu lea<strong>de</strong>r sur ce segment. Pour<br />
autant, l’AK Jr ne se repose pas uniquement sur les<br />
acquis <strong>de</strong> la marque, et propose une approche très<br />
qualitative pour sa catégorie <strong>de</strong> prix. Le benjamin<br />
<strong>de</strong> chez Astell & Kern séduit tant par l’élégance,<br />
la discrétion et la finesse <strong>de</strong> son boîtier, que par<br />
son écran tactile <strong>de</strong> 3,1 pouces à l’interface très<br />
réussie ou encore par ses performances sonores.<br />
L’AK Jr est doté d’une mémoire interne <strong>de</strong> 64 Go,<br />
extensible jusqu’à 128 Go par carte micro-SD. Sa<br />
batterie <strong>de</strong> 1450 mAh offre une autonomie <strong>de</strong><br />
plus d’une dizaine d’heures et son convertisseur<br />
Wolfson WM8740 <strong>de</strong> type 24 bits/192 kHz est aussi<br />
compatible DSD64. Il est capable d’alimenter<br />
aussi bien <strong>de</strong>s petits écouteurs à faible impédance<br />
600 €<br />
que <strong>de</strong>s gros casques Hi-Fi plus gourmands. Sa<br />
restitution est un cocktail réussi <strong>de</strong> douceur et<br />
d’énergie, à la fois neutre, d’une belle définition,<br />
dynamique et d’une gran<strong>de</strong> musicalité<br />
Le test complet est sur on-mag.fr<br />
Notre avis :<br />
Cowon<br />
Plenue 1<br />
1000 €<br />
Le coréen Cowon propose Plenue, une famille <strong>de</strong> quatre bala<strong>de</strong>urs<br />
audiophiles Hi-Res. Cette gamme est plus courte, mais aussi plus<br />
récente et plus abordable que celle <strong>de</strong> la marque Astell & Kern <strong>de</strong><br />
son compatriote iRiver. À son sommet, le Plenue 1 ne dépasse pas<br />
les 1000 €. D’un format rassurant et sérieux, celui-ci est doté d’un<br />
grand écran tactile AMOLED <strong>de</strong> 3,7 pouces associé à l’interface<br />
graphique propriétaire la plus agréable et esthétique que nous<br />
connaissions. L’appareil intègre une batterie <strong>de</strong> 3000 mAh, d’une<br />
autonomie annoncée <strong>de</strong> 8h30. Il dispose aussi d’une mémoire<br />
<strong>de</strong> 128 Go, extensible par carte micro-SD, et d’un convertisseur<br />
Burr Brown 1792A. Ce <strong>de</strong>rnier est associé à une horloge <strong>de</strong> haute<br />
précision <strong>de</strong> type TCXO et à un processeur Dual Core Cortex A9.<br />
L’appareil sait lire les fichiers jusqu’en PCM 24 bits/384 kHz<br />
et DSD128. À l’écoute, il offre une restitution puissante avec<br />
beaucoup <strong>de</strong> tenue dans les basses. Le registre médium est à la<br />
fois présent et lisible, et le Plenue 1 offre <strong>de</strong> la dynamique ainsi<br />
qu’une superbe impression d’espace.<br />
Le test complet est sur on-mag.fr<br />
Notre avis :
8 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
ACOUSTIC RESEARCH<br />
AR-M2<br />
Alors que <strong>de</strong>s constructeurs <strong>de</strong> smartphones, comme LG ou Meizu, proposent <strong>de</strong>s modèles<br />
haut gamme équipés d’étages <strong>de</strong> sortie casque audiophiles, certains constructeurs Hifi<br />
se mettent à concevoir <strong>de</strong>s bala<strong>de</strong>urs qui ressemblent à <strong>de</strong>s smartphones. C’est le cas<br />
d’Acoustic Research avec son AR-M2 qui tourne sous Android et qui pour son prix <strong>de</strong> 1 400 €<br />
se doit d’enterrer à l’écoute tous les smartphones du marché. Y parviendra-t-il ?<br />
Acoustic Ressearch est à l’origine une petite<br />
marque d’enceintes américaines, qui propose<br />
notamment toute une gamme <strong>de</strong> modèles<br />
encastrables (in-wall) ou à accrocher au mur (onwall).<br />
Elle est presque totalement inconnue, mais<br />
fait maintenant partie d’un groupe tentaculaire<br />
dans le domaine <strong>de</strong> l’audio grand-public : Voxx<br />
International Corporation. Ce <strong>de</strong>rnier détient plus<br />
d’une vingtaine <strong>de</strong> marques dont certains cadors<br />
<strong>de</strong> la Hi-Fi comme Klipsch, Magnat, Jamo, Jensen,<br />
RCA ou Oehlbach.<br />
Acoustic Research a donc les moyens <strong>de</strong> se<br />
lancer dans <strong>de</strong>s projets ambitieux, comme le<br />
développement d’un bala<strong>de</strong>ur tournant sous<br />
Android, doté d’étages <strong>de</strong> sorties audio conçus<br />
autour <strong>de</strong> composants haut <strong>de</strong> gamme afin d’offrir<br />
<strong>de</strong>s performances sonores <strong>de</strong> très haut niveau.<br />
Il ressemble à un smartphone, mais toutes<br />
ses fonctions et équipements sont tournés<br />
vers la musique<br />
Le bala<strong>de</strong>ur Acoustic Research AR-M2 se présente<br />
comme un gros smartphone (il dépasse le<br />
centimètre d’épaisseur), robuste et luxueux, avec un<br />
cadre et un dos en aluminium massif. L’audiophile<br />
remarquera immédiatement sa molette <strong>de</strong> volume<br />
semi-encastrée en haut à droite et ses <strong>de</strong>ux sorties<br />
mini-jack en bas : l’une <strong>de</strong> niveau Ligne pour un<br />
branchement direct à une chaîne Hi-Fi et l’autre<br />
<strong>de</strong> niveau variable pour alimenter un casque.<br />
S’ajoutent à cela les touches <strong>de</strong> lecture/pause<br />
et <strong>de</strong> sauts <strong>de</strong> plage sur le côté, qui indiquent<br />
clairement que l’on a affaire à un bala<strong>de</strong>ur et non à<br />
un smartphone.<br />
L’appareil n’a pas <strong>de</strong> haut-parleur, pas <strong>de</strong><br />
liaison Bluetooth, ni <strong>de</strong> 3G ou <strong>de</strong> 4G. L’écran<br />
<strong>de</strong> démarrage fait défiler «High Fi<strong>de</strong>lity High<br />
Resolution Music Player» puis un «nuage» <strong>de</strong>s<br />
formats audio supportés (24 bits/176,4 kHz, 192<br />
kHz...). Il n’y a encore une fois pas <strong>de</strong> doute, on a<br />
affaire à un lecteur audio portable Hi-Res.<br />
L’Acoustic Research AR-M2 tourne sous Android 4.3<br />
Jelly Bean. Son interface est classique, on remarque<br />
juste, épinglé dès la page d’accueil, l’application<br />
<strong>de</strong> lecture audio Hi-Res «AR Music Player». Celle-ci<br />
supporte les fichiers PCM jusqu’en 24 bits/384 kHz<br />
et DSD, même si <strong>de</strong>s <strong>de</strong>rniers sont rééchantillonnés<br />
en 192 kHz ou traité en DoP (DSD over PCM).<br />
L’autre originalité <strong>de</strong> l’AR-M2 est qu’il a choisit<br />
le «store» d’Amazon et non Google Play pour le<br />
téléchargement d’applications. Le choix est donc<br />
un peu plus réduit, mais déjà très vaste. Le bala<strong>de</strong>ur<br />
Acoustic Research peut utiliser par exemple<br />
Spotify, Qobuz, Deezer et Tidal pour la musique<br />
en ligne, TuneIn pour les webradios, ou encore les<br />
applications Sonos ou Bluesound pour piloter un<br />
système d’enceintes multiroom.
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
9<br />
Les composants audio les plus avancés que<br />
l’on ai vu sur un appareil Android<br />
L’Acoustic Research AR-M2 est équipé d’un<br />
processeur Qualcomm Snapdragon 400 (MSM8926),<br />
d’une mémoire RAM <strong>de</strong> 1 Go, auxquels s’ajoute<br />
une carte flash interne <strong>de</strong> 64 Go et la possibilité<br />
d’ajouter une carte mémoire externe (jusqu’à 128<br />
ou 256 Go en plus). La définition et la luminosité <strong>de</strong><br />
son écran <strong>de</strong> 5 pouces, ainsi que sa réactivité sont<br />
bonnes.<br />
Mais le vrai atout <strong>de</strong> ce produit est bien évi<strong>de</strong>ment<br />
dans ses étages audio. Ces <strong>de</strong>rniers emploient la<br />
toute <strong>de</strong>rnière et meilleure puce <strong>de</strong> conversion<br />
<strong>de</strong> chez Texas Instruments, la PCM1794a, qui<br />
limite sont travail au 24 bits/192 kHz, mais atteint<br />
un rapport signal/bruit <strong>de</strong> 132 dB ! Ce DAC est<br />
associé à un convertisseur <strong>de</strong> fréquence Cirrus<br />
Logic CS8422 (très faible jitter, 140 dB <strong>de</strong> plage<br />
dynamique !) et un ampli casque Texas Instruments<br />
TAP6120A2 (128 dBA <strong>de</strong> rapport signal/bruit). La<br />
sortie ligne <strong>de</strong> l’AR-M2 délivre un niveau <strong>de</strong> 2 VRms,<br />
tandis que la sortie casque peut monter jusqu’à<br />
4 VRms pour une puissance <strong>de</strong> plus <strong>de</strong> 319 mW<br />
sous 16 Ω d’après les mesures effectuées par nos<br />
confrères. A titre <strong>de</strong> comparaison, un Walkman Sony<br />
plafonnerait à 10 mW, tandis que le Pioneer XDP-<br />
100R atteindrait 75 mW.<br />
Ces circuits ont une consommation plus importantes<br />
que la moyenne. Le DAC est notamment trois fois<br />
plus gourmand que les autres convertisseurs que<br />
l’on rencontre sur les bala<strong>de</strong>urs <strong>de</strong> ce type. Mais ce<br />
n’est pas un problème car la batterie <strong>de</strong> l’AR-M2 est<br />
largement dimensionnée (4 200 mAh). L’autonomie<br />
annoncée en lecture atteint presque 10 heures.<br />
Un son plein, puissant... <strong>de</strong> la dynamite<br />
A l’écoute nous avons adoré l’Acoustic Research<br />
AR-M2. Alors commençons par les éléments qui<br />
pourraient être améliorés. Nous avons d’une<br />
part trouvé le molette <strong>de</strong> volume un peu dure et<br />
manquant <strong>de</strong> sensibilité. D’autre part, nous avons<br />
noté, sur notre exemplaire <strong>de</strong> test (modèle <strong>de</strong><br />
pré-série qui avait été démonté), quelques bruits<br />
numériques parasites sur certains fichiers audio et<br />
au démarrage <strong>de</strong> quelques morceaux (ce problème<br />
<strong>de</strong>vrait être corrigé sur les produits définitifs).<br />
Pour le reste, ce n’est que du bonheur. Nos<br />
confrères américains <strong>de</strong> Sterophile, n’ont pas<br />
hésité à comparer l’Acoustic Research AR-M2 au<br />
bala<strong>de</strong>ur ultra haut <strong>de</strong> gamme Astell & Kern AK240<br />
proposé à 2 800 €. Nous sommes d’accord, l’AR-M2<br />
est un <strong>de</strong>s meilleurs bala<strong>de</strong>urs que nous ayons<br />
testés. Jamais nous n’avions entendu notre casque<br />
Hi-Fi point <strong>de</strong> repère sonner aussi bien. L’AR-M2<br />
délivre un son puissant, majestueux et une superbe<br />
impression d’espace. L’image stéréophonique ne<br />
reste absolument pas coincée au niveau <strong>de</strong>s oreilles.<br />
Elle se développe en largeur, profon<strong>de</strong>ur et relief<br />
avec une très bonne focalisation au centre. Les<br />
timbres ont beaucoup <strong>de</strong> <strong>de</strong>nsité. Ils sont rutilants,<br />
chaleureux. Et pourtant la scène sonore ne semble<br />
pas du tout confinée ou bouchée. L’AR-M2 réussi à<br />
concilier couleur, douceur, aération dans le médium,<br />
transparence et poigne dans le bas du spectre.<br />
Outre ses performances en termes <strong>de</strong> dynamique,<br />
<strong>de</strong> largeur <strong>de</strong> la réponse en fréquence, l’AR-M2 a<br />
un excellent sens du rythme et, sans forcer le trait,<br />
ne paraissant jamais froid ou analytique, donne à<br />
entendre beaucoup <strong>de</strong> détail. Avec lui, par exemple<br />
nous avons redécouvert «London Calling» <strong>de</strong>s Clash<br />
remastérisé à 24 bits/96 kHz. L’approche artisanale,<br />
la présence <strong>de</strong>s chœurs, presque enfantins, donne<br />
une sensation beaucoup plus fraîche <strong>de</strong> ce morceau<br />
Punk mythique. Le jeu <strong>de</strong> la basse extrêmement<br />
expressif et nuancé, le rythme à la batterie n’a<br />
pas l’aspect répétitif que l’on entend souvent.<br />
L’impression d’être avec les musiciens dans un<br />
studio garage est décuplée.<br />
L’Acoustic Research AR-M2 a encore quelques<br />
défauts <strong>de</strong> jeunesse, mais ce bala<strong>de</strong>ur est aussi très<br />
réussi et établit une nouvelle référence pour les<br />
appareils tournant sous Android.<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
1400 €<br />
Spécifications<br />
•Écran : 5 pouces, couleur, tactile<br />
•Mémoire interne : 64 Go<br />
•Connectique : micro-USB, sortie casque sur mini-jack,<br />
sortie Ligne sur mini-jack, lecteur <strong>de</strong> carte micro-SD<br />
•Fichiers compatibles : jusqu’à 24 bits/384 kHz, DSD128<br />
•Accessoires : câble USB, chargeur secteur, adaptateurs<br />
prise internationales<br />
•Batterie : 4 200 mAh<br />
•Puissance <strong>de</strong> sortie casque : 2 x 319 mW sous 16 Ω<br />
•Dimensions : 71,1 x 136,5 x 15 mm<br />
•Poids : 245 g<br />
Fonctions<br />
Intérêt
10 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
COW<strong>ON</strong><br />
Plenue D<br />
Après le Plenue 1 lancé fin 2014, le<br />
fabricant coréen Cowon a élargi sa<br />
gamme <strong>de</strong> bala<strong>de</strong>urs audiophile avec<br />
plusieurs modèles dont le Plenue D,<br />
en test ici, est le petit-<strong>de</strong>rnier. Très<br />
abordable en prix, celui-ci n’est pas un<br />
«vrai <strong>de</strong> vrai» lecteur Hi-Res, mais d’un<br />
<strong>de</strong>sign toujours aussi élégant, avec <strong>de</strong><br />
bons résultats à l’écoute, il prend une<br />
place très enviable dans l’univers <strong>de</strong>s<br />
lecteurs audiophiles noma<strong>de</strong>s.<br />
Avec le modèle Plenue 1, lancé fin 2014, la<br />
marque coréenne Cowon s’est dotée d’une arme<br />
redoutable pour se battre contre <strong>de</strong>s bala<strong>de</strong>urs<br />
audiophiles haut <strong>de</strong> gamme tels que ceux d’Astell<br />
& Kern, Hifiman, Fiio ou même Sony. Deux ans ont<br />
été nécessaires pour les ingénieurs <strong>de</strong> la marque<br />
pour lancer ce modèle tellement attendu, qui se<br />
décline maintenant en plusieurs versions Plenue M,<br />
Plenue S et Plenue D que voici, bien plus abordable<br />
tout en affichant <strong>de</strong>s caractéristiques techniques<br />
alléchantes.<br />
Placé dans une coque en plastique habillée <strong>de</strong><br />
quelques panneaux <strong>de</strong> métal/aluminium et très bien<br />
réalisée, le Plenue D se voit doté d’un écran tactile<br />
LCD <strong>de</strong> 7 cm (2,8 pouces) <strong>de</strong> diagonale avec une<br />
résolution <strong>de</strong> 320 x 240 pixels qui offre un angle <strong>de</strong><br />
vision très large. Cowon affirme qu’avec ce nouvel<br />
écran la distorsion <strong>de</strong>s couleurs serait réduite et la<br />
visibilité accrue.<br />
D’un poids <strong>de</strong> 94 g pour une taille <strong>de</strong> 77,2 x 53,1<br />
x 14,9 mm (LxHxP), ce bala<strong>de</strong>ur se glisse dans<br />
n’importe quelle poche sans souci, les touches du<br />
contrôle <strong>de</strong> l’appareil se situant sur l’un <strong>de</strong>s côtés.<br />
Ces touches comman<strong>de</strong>nt le volume, la lecture et<br />
mise en pause, toutes les autres opérations passant<br />
par l’écran tactile.<br />
L’autonomie (un point essentiel pour un bala<strong>de</strong>ur)<br />
est annoncée pour une valeur record <strong>de</strong> 100 heures<br />
en lecture MP3 et plus <strong>de</strong> 50 heures pour la lecture<br />
<strong>de</strong> fichier FLAC en 24 bits/96 kHz. Cela à partir <strong>de</strong><br />
la batterie interne <strong>de</strong> 1800 mAh, pour un temps <strong>de</strong><br />
charge <strong>de</strong> seulement 3h30 par USB.<br />
300 €<br />
A l’intérieur : <strong>de</strong>s circuits audio <strong>de</strong><br />
smartphone haut <strong>de</strong> gamme optimisés<br />
Concernant ses capacités, le Cowon Plenue D<br />
intègre une mémoire <strong>de</strong> 32 Go, ce qui peut sembler<br />
un peu juste si l’on écoute <strong>de</strong>s fichiers audio HD,<br />
mais un emplacement pour une carte additionnelle<br />
micro SD permet d’étendre la capacité jusqu’à 128<br />
Go (beaucoup plus confortable en effet).<br />
L’appareil est compatible avec les grands standards<br />
actuels : FLAC, WAV, AIFF, ALAC, APE, MP3, WMA<br />
et OGG. Contrairement à ses grands frères et leur<br />
Dac Burr-Brown PCM1792A, il n’utilise pas <strong>de</strong> puce<br />
<strong>de</strong> conversion dédiée mais un «Hi-Fi audio hub»<br />
(Wolfson WM8998) <strong>de</strong> chez Cirrus Logic. Celui-ci<br />
intègre sept DACs 24 bits/48 kHz. Il est piloté à<br />
partir d’algorithmes propriétaires par un processeur<br />
audio RISC (Telechips TCC7901) et il délivre 2 x 28<br />
mW sous 32 Ω en stéréo ou 100 mW en mono BTL.<br />
Le Cowon Plenue D n’est donc pas un bala<strong>de</strong>ur Hi-<br />
Res au sens strict du terme. La lecture <strong>de</strong>s fichiers<br />
DSD n’est, pour lui, pas au programme. Il reste<br />
cependant compatible avec les fichiers codés en<br />
PCM jusqu’en 24 bits/192 khz
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
11<br />
Ergonomie : l’atout et l’intuitivité <strong>de</strong><br />
l’écran tactile<br />
Côté utilisation, et grâce à l’écran tactile, l’utilisateur<br />
peut jouer sur un certain nombre <strong>de</strong> paramètres<br />
d’écoute. Il pourra, par exemple, créer différentes<br />
listes <strong>de</strong> lecture et y ajouter <strong>de</strong>s morceaux. Mais<br />
les possibilités du Plenue D ne s’arrêtent pas<br />
là puisque l’on y retrouve le logiciel <strong>de</strong> lecture<br />
propriétaire JetEffect 5 avec technologie BBE ainsi<br />
que pas moins <strong>de</strong> 48 préréglages sonores. Un<br />
mo<strong>de</strong> égalisation à cinq ban<strong>de</strong>s (80 Hz, 220 Hz, 780<br />
Hz, 3 kHz et 13 kHz) est également <strong>de</strong> mise, tous<br />
ces réglages pouvant être effectués pour quatre<br />
utilisateurs, ou pour quatre casques différentes. Il<br />
est clair que cette somme <strong>de</strong> réglages correspond<br />
bien à la diversité, tant sur le plan sonore que<br />
technique, <strong>de</strong>s casques auxquels on peut raccor<strong>de</strong>r<br />
ce bala<strong>de</strong>ur.<br />
Pour la navigation dans la bibliothèque musicale,<br />
Les fichiers musicaux sont classés par genre,<br />
années, album, morceaux et l’on peut même<br />
effectuer une recherche par nom, <strong>de</strong>s listes <strong>de</strong><br />
lecture étant configurables également. On peut<br />
même, en passant en mo<strong>de</strong> d’écran horizontal,<br />
faire défiler les pochettes <strong>de</strong>s albums pour choisir la<br />
musique que l’on veut écouter<br />
En tout cas, l’interface graphique est<br />
bien sympathique avec, en cours <strong>de</strong><br />
lecture, l’affichage <strong>de</strong> la pochette,<br />
du temps restant ou écoulé ou encore<br />
l’accès aux différents réglages. Tout<br />
cela se révèle très ergonomique. L’ajout<br />
ou le retrait <strong>de</strong> morceaux est tout aussi<br />
facile. En connectant le Plenue D à<br />
un ordinateur, nous avons eu accès à<br />
toute la bibliothèque musicale et <strong>de</strong><br />
là, il est enfantin d’ajouter ou <strong>de</strong> retirer ce<br />
que l’on souhaite écouter. Voilà bien un appareil<br />
aussi agréable à regar<strong>de</strong>r qu’à manipuler. Précisons<br />
pour finir que Cowon propose en option un étui<br />
en cuir marron ou bleu, ainsi qu’une protection <strong>de</strong><br />
l’écran.<br />
Ecoute : sensible comme tout bon lecteur<br />
Habitué aux systèmes Hifi assez haut <strong>de</strong> gamme<br />
mais très minimalistes, l’armada <strong>de</strong> réglages offerte<br />
a été pour moi quelque peu déroutante pour juger<br />
un appareil sur ses qualités sonores. Me fondant sur<br />
<strong>de</strong>s morceaux <strong>de</strong> musique classique (16 bits/44 kHz)<br />
et en fonction <strong>de</strong> mon casque Denon HD-A600 (25<br />
Ω/108 dB) , j’ai opté pour un réglage minimal si ce<br />
n’est la baisse <strong>de</strong> 3 dB dans les hautes fréquences<br />
(3 kHz et 13 kHz, mo<strong>de</strong> Normal) grâce à l’égalisation<br />
proposée. Point final.<br />
Sur divers morceaux tant <strong>de</strong> musique classique<br />
ou plus mo<strong>de</strong>rne, et dans un premier temps, j’ai<br />
constaté une très bonne tenue en puissance <strong>de</strong><br />
l’appareil. Sur <strong>de</strong>s morceaux tels que « le Temps<br />
Passé » <strong>de</strong> Michel Jonasz, j’ai pu monter le volume<br />
sonore très fort sans aucune gêne, ni distorsion.<br />
La scène sonore déployée entre les oreilles est<br />
tout à fait correcte avec une foule <strong>de</strong> petits détails<br />
reproduits. Le son est homogène, sans mise en<br />
avant d’une partie du spectre, la qualité <strong>de</strong>s timbres<br />
gagnant ses galons pour un appareil <strong>de</strong> ce prix.<br />
D’autre part, le haut du spectre est fouillé avec une<br />
présence particulièrement remarquable, et le grave<br />
particulièrement bien tenu. Ce lecteur audiophile<br />
ne souffre d’aucune imperfection au niveau <strong>de</strong> la<br />
qualité <strong>de</strong>s morceaux reproduits. Si agressivité il<br />
y a au niveau <strong>de</strong> l’enregistrement ou du codage,<br />
le Cowon D, honnête élève, le transmettra, mais<br />
ce ne sera pas sa faute. Attention aux fichiers MP3<br />
ou jouez <strong>de</strong>s réglages pour en calmer les ar<strong>de</strong>urs.<br />
Bien entendu, les fichiers HD sont d’une meilleure<br />
définition, c’est d’une logique implacable.<br />
Voilà bien un lecteur audiophile qui dans sa<br />
catégorie <strong>de</strong> prix possè<strong>de</strong> bien <strong>de</strong>s atouts. A la<br />
convivialité <strong>de</strong> l’usage s’ajoute une reproduction<br />
sonore à la fois agréable et modulable ; une belle<br />
réussite.<br />
Spécifications<br />
•Écran : 2,8 pouces, couleur, tactile<br />
•Mémoire interne : 32 Go<br />
•Connectique : micro-USB, sortie casque sur mini-jack<br />
•Fichiers compatibles : jusqu’à 24 bits/192 kHz<br />
•Accessoires : câble USB<br />
•Batterie : 1800 mAh<br />
•Puissance <strong>de</strong> sortie casque : 1 V RMS<br />
•Dimensions : 77,2 x 53,1 x 14,9 mm<br />
•Poids : 94 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
12 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
HIDIZS<br />
AP100<br />
Très abordable, vendu sous la barre <strong>de</strong>s 250 €,<br />
l’Hidizs AP100 est un bala<strong>de</strong>ur audiophile Hi-Res<br />
d’une construction sérieuse, offrant <strong>de</strong> multiples<br />
fonctionnalités et qui se défend pas mal à l’écoute.<br />
Hidizs est une marque chinoise qui a éclos fin 2009 sous<br />
l’impulsion <strong>de</strong> Katai Technology. La marque prévoit <strong>de</strong> lancer<br />
plusieurs bala<strong>de</strong>urs audiophiles, mais pour l’instant n’a<br />
sorti qu’un seul modèle (!), l’AP100 présenté ici. Autant dire<br />
qu’elle a eu le temps <strong>de</strong> mûrir et d’optimiser cet appareil.<br />
Avec son format assez large et épais, son écran <strong>de</strong> 2,1<br />
pouces, ses touches en croix en <strong>de</strong>ssous, l’Hidizs AP100<br />
fait penser à une console Nintendo Gameboy <strong>de</strong>s années<br />
1990. Son menu à l’écran, relativement sommaire, renforce<br />
l’aspect vintage, bien que les fonctions proposées soient<br />
assez complètes.<br />
Pour ce qui est <strong>de</strong> la connectique, l’Hidizs AP100 est<br />
bien fourni. En plus <strong>de</strong> sa sortie casque, il possè<strong>de</strong> une<br />
sortie Ligne, ainsi qu’une entrée et une sortie numériques<br />
coaxiales, toutes sur mini-jack. Ce bala<strong>de</strong>ur peut servir <strong>de</strong><br />
convertisseur ou <strong>de</strong> DAC USB pour PC, Mac et Android.<br />
La mémoire interne n’est que <strong>de</strong> 8 Go, mais le lecteur micro-<br />
SD accepte <strong>de</strong>s cartes jusqu’à 128 Go. La construction est <strong>de</strong><br />
qualité très correcte, avec une faça<strong>de</strong> en plastique et un dos<br />
qui est pour sa part en aluminium. L’intérieur témoigne d’une<br />
vraie recherche audiophile : double horloge, convertisseur,<br />
déco<strong>de</strong>ur, égaliseur Cirrus Logic (CS4822, CS48L10, CS4398)<br />
et ampli Op Analog Devices (AD823A).<br />
À l’écoute, l’Hidisz AP100 offre un son très clair et cristallin.<br />
Il privilégie les détails et la transparence plutôt que l’ampleur<br />
et la chaleur. Il n’a pas la richesse <strong>de</strong>s timbres d’un Cowon,<br />
mais propose <strong>de</strong>s performances audio très supérieures à la<br />
plupart <strong>de</strong>s smartphones et il est parfaitement adapté pour<br />
réveiller un casque au son un peu trop mou ou grassouillet.<br />
250 €<br />
Spécifications<br />
•Écran : 2,1 pouces, couleur, non tactile<br />
•Mémoire interne : 8 Go<br />
•Connectique : micro-USB pour recharge et<br />
DAC, sortie casque sur mini-jack, sortie Ligne sur<br />
mini-jack, sortie et entrée numériques coaxiales<br />
sur mini-jack, lecteur <strong>de</strong> carte micro-SD<br />
•Fichiers compatibles : jusqu’à 24 bits/192 kHz<br />
•Accessoires : câble USB, câble mini-jack, câble<br />
mini-jack/RCA, housse <strong>de</strong> protection en silicone<br />
•Batterie : 3000 mAh<br />
•Puissance <strong>de</strong> sortie casque : 2,2 V RMS<br />
•Dimensions : 65,5 x 107 x 16,2 mm<br />
•Poids : 156 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt<br />
Teac HA-P90SD<br />
Le Teac HA-P90SD n’est pas à proprement parler un bala<strong>de</strong>ur, car<br />
son petit écran monochrome offre une interface limitée. Mais c’est un<br />
lecteur, un DAC et un ampli casque <strong>de</strong> poche multitâche. Sans mémoire<br />
interne, il lit les fichiers sur carte micro-SD jusqu’en 24 bits/96 kHz ou<br />
DSD128. Il peut aussi servir <strong>de</strong> DAC USB pour un ordinateur ou un<br />
appareil iOS. Enfin, grâce à une sortie à haut courant (40 mW sous 600<br />
Ω), il peut alimenter les écouteurs ou les casques les plus difficiles.<br />
Surtout, à l’écoute, le Teac HA-P90SD nous a fortement impressionnés<br />
par l’énergie qu’il distille. Sa restitution est hyper nerveuse et musclée.<br />
Nous avons rarement entendu un registre grave aussi virulent et <strong>de</strong>nse.<br />
Le test complet sur on-mag.fr<br />
Notre avis : 600 €
14 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
FiiO<br />
X3 2nd gen<br />
Fiio est une marque chinoise qui s’est spécialisée dans les<br />
appareils et accessoires audiophiles pour un usage noma<strong>de</strong> :<br />
bala<strong>de</strong>urs, DACs, amplis casque, câbles... Son nouveau<br />
modèle X3, <strong>de</strong> secon<strong>de</strong> génération, est un parfait exemple<br />
<strong>de</strong> bala<strong>de</strong>ur audiophile capable <strong>de</strong> lire une large palette <strong>de</strong><br />
fichiers audio Hi-Res, sans coûter les yeux <strong>de</strong> la tête.<br />
220 €<br />
Il se présente comme un iPod <strong>de</strong> la gran<strong>de</strong> époque<br />
(début <strong>de</strong>s années 2000) avec son écran couleur<br />
occupant la moitié supérieure <strong>de</strong> la faça<strong>de</strong> et<br />
surplombant une molette rotative annulaire avec<br />
bouton central. Mais la ressemblance s’arrête là, car<br />
la finition titane et l’interface sont propres à Fiio.<br />
Le X3 arbore un joli boîtier en métal sur lequel on<br />
note quelques approximations dans l’assemblage,<br />
mais dont la qualité <strong>de</strong> fabrication ainsi que <strong>de</strong><br />
finition est indéniable. L’appareil ne dispose que<br />
<strong>de</strong> 8 Go <strong>de</strong> mémoire interne dédiée au système<br />
d’exploitation. La musique doit être stockée sur une<br />
carte microSD qu’il faut acheter en complément.<br />
Mais le port intégré au Fiio X3 accepte les cartes<br />
d’une capacité pouvant aller jusqu’à 128 Go, ce qui<br />
est confortable.<br />
Plusieurs accessoires sont par ailleurs fournis avec<br />
ce bala<strong>de</strong>ur Fiio. On trouve dans l’emballage<br />
le câble micro-USB permettant <strong>de</strong> recharger la<br />
batterie ou <strong>de</strong> transférer les fichiers <strong>de</strong> musique<br />
<strong>de</strong>puis un ordinateur. Un cordon mini-jack/<br />
adaptateur RCA est également prévu pour la sortie<br />
groupée Ligne/numérique coaxiale du Fiio X3.<br />
Un jeu <strong>de</strong> «skins» et <strong>de</strong> filtres «protège-écran» est<br />
aussi livré. Il est possible d’habiller l’appareil aux<br />
couleurs du drapeau américain, en finition bois ou<br />
fibre <strong>de</strong> carbone tissée. Enfin, une housse antichoc<br />
en silicone «soft touch» complète le package. C’est<br />
très sympathique.<br />
Un vrai bala<strong>de</strong>ur Hi-Res compatible<br />
24 bits/192 kHz et DSD64<br />
La compatibilité avec les fichiers DSD64 et DSD128<br />
ainsi qu’un grand nombre <strong>de</strong> formats PCM jusqu’au<br />
24 bits/192 kHz est également fort sympathique.<br />
Fiio a vraiment bien travaillé les circuits internes<br />
<strong>de</strong> son X3 <strong>de</strong> secon<strong>de</strong> génération. Ils intègrent un<br />
convertisseur Cirrus Logic CS4398 (120 dB <strong>de</strong> plage<br />
dynamique) et <strong>de</strong>ux horloges afin <strong>de</strong> minimiser les<br />
phénomènes <strong>de</strong> jitter : une dédié au flux numérique<br />
DSD ou PCM échantillonnés à un multiple <strong>de</strong> 44,1<br />
kHz et l’autre pour les signaux PCM en multiple<br />
<strong>de</strong> 48 kHz. À cela s’ajoutent en sortie <strong>de</strong> bons<br />
amplis Op (OPA1642 et LMH6643 <strong>de</strong> chez Texas<br />
Instruments).<br />
Un système <strong>de</strong> navigation à l’ancienne :<br />
clair et simple<br />
Sur le terrain, l’écran non-tactile du Fiio X3 n’est pas<br />
très lumineux et ses inscriptions sont un peu petites,<br />
mais l’interface est relativement claire et simple à<br />
utiliser. La navigation se fait à partir <strong>de</strong> la molette<br />
rotative, du bouton central et <strong>de</strong>s quatre touches<br />
réparties autour. Les comman<strong>de</strong>s sont d’une bonne<br />
ergonomie. On peut accé<strong>de</strong>r aux morceaux <strong>de</strong><br />
musique classés par artistes, albums ou genres. Il<br />
est aussi possible d’enregistrer <strong>de</strong>s favoris ou <strong>de</strong><br />
créer <strong>de</strong>s listes <strong>de</strong> lecture.<br />
Lorsqu’on lance la lecture d’un morceau, le type<br />
<strong>de</strong> fichier et la nature du codage apparaissent<br />
quelques instants, et la pochette <strong>de</strong> l’album<br />
s’affiche <strong>de</strong> manière continue. On note également<br />
la présence d’un égaliseur à 10 ban<strong>de</strong>s dans les<br />
menus <strong>de</strong> paramétrage.<br />
Une restitution sonore brillante et vivante<br />
À l’écoute le Fiio X3 n’atteint pas la superbe<br />
définition d’un Astell & Kern AK Jr et n’égale pas<br />
la musculature d’un Cowon Plenue M. Il se défend<br />
cependant déjà très bien que ce soit sur un gros<br />
casque Hi-Fi ou une petite paire d’écouteurs. Son<br />
équilibre tonal est légèrement physiologique,<br />
avec un registre grave qui a beaucoup d’ampleur
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
15<br />
et un peu <strong>de</strong> brillance dans les aigus. Cependant,<br />
son registre médium ne manque ni <strong>de</strong> richesse,<br />
ni d’ouverture. L’image stéréophonique est bien<br />
construite tant en largeur qu’en profon<strong>de</strong>ur.<br />
Mais ce que l’on apprécie surtout avec le Fiio X3 c’est<br />
sa poigne, sa dynamique dans le bas du spectre. Sur<br />
le morceau «ladykillers» <strong>de</strong> Lush, le jeu <strong>de</strong> la batterie<br />
est énergique et vigoureux tandis que les guitares<br />
électriques ont <strong>de</strong>s timbres rutilants.<br />
Dans un autre registre, sur un extrait <strong>de</strong> chœur, «The<br />
Place in the Choir» enregistrés par la John Adams<br />
Aca<strong>de</strong>my et codés en DSD, on manque certes<br />
quelques micro-détails <strong>de</strong> l’acoustique du lieu,<br />
mais l’interprétation est particulièrement vivante et<br />
entraînante.<br />
Spécifications<br />
•Écran : 2 pouces, couleur, non tactile<br />
•Mémoire interne : 8 Go<br />
•Connectique : micro-USB, sortie casque sur mini-jack<br />
•Fichiers compatibles : jusqu’à 24 bits/192 kHz<br />
•Accessoires : câble USB<br />
•Batterie : 2600 mAh, 12 h d’autonomie<br />
•Puissance <strong>de</strong> sortie casque : 200 mW sous 32 Ω, 24<br />
mW sous 300 Ω<br />
•Dimensions : 96,7 x 57,7 x 16,1 mm<br />
•Poids : 135 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Fonctions<br />
Pour un prix à peine supérieur à 200 €, le Fiio X3 2nd<br />
Gen est donc une bonne entrée en matière dans le<br />
mon<strong>de</strong> <strong>de</strong>s bala<strong>de</strong>urs audiophiles compatibles avec<br />
une large gamme <strong>de</strong> fichiers Hi-Res.<br />
Qualité du son<br />
Intérêt
16 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
PI<strong>ON</strong>EER<br />
XDP-100R<br />
Pour concevoir son bala<strong>de</strong>ur audiophile,<br />
la marque japonaise Pioneer a retenu la<br />
plateforme Android. Le XDP-100R se présente<br />
donc sous l’apparence d’un gros smartphone,<br />
mais avec une coque luxueuse et quelques<br />
éléments typiquement audiophiles ainsi que la<br />
compatibilité avec les fichiers audio Hi-Res.<br />
typiquement audiophiles. Le boîtier comporte une<br />
agréable petite molette <strong>de</strong> réglage <strong>de</strong> volume,<br />
encastrée sur le côté gauche, ainsi que <strong>de</strong>s touches<br />
<strong>de</strong> lecture/pause, sauts <strong>de</strong> plage sur la tranche<br />
droite. La prise Casque sur le <strong>de</strong>ssus est protégée<br />
par une barre métallique qui évite <strong>de</strong> tordre les<br />
prises mini-jack <strong>de</strong>s écouteurs lorsque l’on porte<br />
le XDP-100R dans une poche. De même sur le<br />
bas du boîtier, l’ouverture du haut-parleur intégré<br />
(<strong>de</strong> bonne qualité) est protégée par un cadre<br />
métallique.<br />
800 €<br />
De prime abord, le Pioneer XDP-100R évoque un<br />
smartphone ésotérique, relativement massif, avec<br />
une coque en aluminium «unibody» qui paraît<br />
très robuste et donne une touche haut <strong>de</strong> gamme<br />
indéniable. L’écran <strong>de</strong> 4,7 pouces est d’une belle<br />
définition et parfaitement intégré à la coque.<br />
L’appareil piloté par un processeur quadricoeur<br />
(Qualcomm APQ8074) tourne sous Android Lolipop<br />
5.1, et présente une interface tactile i<strong>de</strong>ntique à<br />
celle d’un smartphone classique. Il en remplit toutes<br />
les fonctions (internet, jeux, email, applications <strong>de</strong><br />
messagerie...) sauf la téléphonie (il n’a pas <strong>de</strong> circuit<br />
<strong>de</strong> réception GSM, 3G ou 4G), la prise <strong>de</strong> vue (pas<br />
<strong>de</strong> capteur photo) ou la navigation (pas <strong>de</strong> GPS).<br />
Le Pioneer XDP-100R possè<strong>de</strong> <strong>de</strong>s liaisons sans-fil<br />
uniquement Bluetooth et Wi-Fi. C’est donc plutôt<br />
une mini tablette très audiophile<br />
En effet, en cherchant un peu, ou trouve<br />
rapi<strong>de</strong>ment quelques éléments et personnalisations<br />
Une mini tablette audiophile ou un lecteur<br />
portable ultra-connecté<br />
On peut s’interroger sur l’intérêt <strong>de</strong> faire tourner<br />
un bala<strong>de</strong>ur audiophile sous Android. Mais en y<br />
réfléchissant, cela présente plusieurs avantages. Le<br />
système d’exploitation (OS) développé par Google<br />
est stable et garantit une certaine pérennité du<br />
support logiciel. Il donne en outre accès à tous<br />
les services <strong>de</strong> streaming <strong>de</strong> musique en ligne :<br />
Spotify, Deezer, Qobuz, Tidal... mais aussi à toutes<br />
les webradios, les applications et sites internet<br />
permettant d’écouter <strong>de</strong> la musique.<br />
Pioneer a uniquement ajouté une application<br />
«Music», spécifique, qui permet <strong>de</strong> lire toutes sortes<br />
<strong>de</strong> fichiers audio Hi-Res et <strong>de</strong> tirer pleinement parti<br />
<strong>de</strong>s circuits du XDP-100R. Cette application est<br />
compatible avec les fichiers codés en PCM, avec<br />
ou sans compression (FLAC, ALAC, WAV...) jusqu’à<br />
une résolution <strong>de</strong> 32 bits/384 kHz et avec les fichiers<br />
DSD jusqu’à une fréquence d’échantillonnage <strong>de</strong><br />
11,2 MHz.<br />
L’application propose plusieurs options <strong>de</strong><br />
traitement sonore par DSP, avec diverses formules<br />
<strong>de</strong> suréchantillonnage et égaliseurs qu’il est bien<br />
sûr possible <strong>de</strong> désactiver. Elle est d’une interface<br />
simple et intuitive, avec <strong>de</strong>s fonctions basiques,
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
17<br />
mais efficaces pour accé<strong>de</strong>r à sa musique : sur la<br />
mémoire interne (32 Go), sur carte flash (l’appareil<br />
compte <strong>de</strong>ux slots pour micro-SD) ou périphérique<br />
externe branché sur le port USB du XDP-100R. Le<br />
classement se fait par dossiers, artistes, albums,<br />
morceaux, listes <strong>de</strong> lectures, compositeurs... et<br />
même par formats <strong>de</strong> fichiers. Et au cas où l’on ne<br />
trouve pas le morceau que l’on désire, il est possible<br />
<strong>de</strong> s’ai<strong>de</strong>r <strong>de</strong> la fonction <strong>de</strong> recherche.<br />
Des résultats musicaux d’une belle finesse<br />
et d’un bon équilibre, mais une puissance un<br />
peu limitée<br />
Les étages <strong>de</strong> sorties audio du lecteur Pioneer<br />
XDP-100R utilisent une solution classique <strong>de</strong> circuits<br />
audiophiles ESS. Il comporte un module ampli<br />
casque Sabre 9601K et un convertisseur Sabre<br />
ES9018K2M comme on en rencontre désormais sur<br />
quelques smartphones haut <strong>de</strong> gamme comme le<br />
LG G5 ou le Meizu Pro 5.<br />
Ces étages <strong>de</strong> sorties délivrent 2 x 75 mW sous 32<br />
Ω et peuvent alimenter <strong>de</strong>s casques ou écouteurs<br />
d’une impédance jusqu’à 300 Ω avec un niveau <strong>de</strong><br />
gain ajustable (low, normal ou high). Leur puissance<br />
est déjà conséquente, mais pas aussi importante<br />
que sur certains bala<strong>de</strong>urs, convertisseurs ou amplis<br />
casque spécialisés. Ils ne sont donc pas conçus<br />
pour alimenter <strong>de</strong>s casques très gourmands,<br />
comme <strong>de</strong>s modèles orthoplanar haut <strong>de</strong> gamme<br />
ou à l’impédance très élevée (jusqu’à 600 Ω par<br />
exemple).<br />
Pour nos essais, nous avons donc utilisé un casque<br />
électrodynamique ouvert <strong>de</strong> salon, Sennheiser<br />
HD598, et <strong>de</strong>s écouteurs intra-auriculaires Astell &<br />
Kern (by Beyerdynamic) AK T8iE, avec lesquels le<br />
Pioneer XDP-100R a fait un très bon mariage.<br />
La restitution <strong>de</strong> ce bala<strong>de</strong>ur est d’une très belle<br />
définition, toute en douceur, nuances et subtilités.<br />
Les timbres et notamment le registre médium ont<br />
<strong>de</strong>s tessitures riches et agréables. Les instruments<br />
anciens, les voix <strong>de</strong> chœur ont beaucoup <strong>de</strong><br />
véracité. Les différences en matière <strong>de</strong> précision,<br />
dynamique fine, qualité <strong>de</strong>s timbres entre <strong>de</strong>s<br />
fichiers en basse résolution et en Hi-Res sont<br />
clairement audibles à partir d’écouteurs haut <strong>de</strong><br />
gamme.<br />
Le Pioneer XDP-100R délivre un son très propre,<br />
avec une image stéréophonique bien spatialisée<br />
et posée. Il fournit beaucoup <strong>de</strong> détails sur la prise<br />
<strong>de</strong> son, l’acoustique du lieu d’enregistrement, le<br />
mixage sonore... Mais il ne verse pas pour autant<br />
dans un caractère trop analytique. Il est toujours<br />
d’une agréable douceur accompagnée d’un haut du<br />
spectre ouvert et aéré, sans acidité ou dureté.<br />
De même, ce bala<strong>de</strong>ur ne cherche pas à suraccentuer<br />
la dynamique. Sa transcription a<br />
néanmoins <strong>de</strong> l’énergie et du rebond, avec un<br />
registre grave qui a du poids et <strong>de</strong> l’assise. Le<br />
Pioneer XDP-100R nous a fait toute aussi bonne<br />
impression sur le morceau Lazaretto <strong>de</strong> Jack White<br />
qui <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> la poigne et du muscle pour<br />
ne pas <strong>de</strong>venir <strong>de</strong> la bouillie sonore que sur nos<br />
extraits A Place in the Choir <strong>de</strong> la John Adams<br />
Aca<strong>de</strong>my qui a besoin <strong>de</strong> finesse pour mettre en<br />
valeur la richesse <strong>de</strong>s voix et <strong>de</strong> l’acoustique ainsi<br />
que l’harmonie <strong>de</strong>s chœurs.<br />
Enfin, notons que le Pioneer XDP-100R peut tout<br />
à fait jouer le rôle <strong>de</strong> lecteur connecté <strong>de</strong> salon,<br />
donnant accès à tous les services <strong>de</strong> musique<br />
en ligne, aux fichiers audio stockés sur le réseau<br />
local (en téléchargeant une appli DLNA) et à une<br />
bibliothèque musicale interne ou externe en Hi-<br />
Res. Il est possible <strong>de</strong> configurer sa prise casque en<br />
sortie Ligne <strong>de</strong> niveau fixe afin <strong>de</strong> le brancher sur<br />
une chaîne Hi-Fi.<br />
Spécifications<br />
•Écran : 4,7 pouces, 1280 x 1720 pixels<br />
•Mémoire interne : 32 Go<br />
•Connectique : sortie casques, 2x lecteurs <strong>de</strong><br />
carte micro-SD<br />
•Batterie : 1630 mAh, 16 heures d’autonomie<br />
•Fichiers audio compatibles : jusqu’à<br />
32 bits/384 kHz et DSD256<br />
•Puissance <strong>de</strong> la sortie : 2 x 75 mW sous 32 Ω<br />
•Liaison Wi-Fi et Bluetooth AptX<br />
•Dimensions : 145,9 x 75,9 x 13,9 mm<br />
•Poids : 203 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
18 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
QUESTYLE<br />
QP1<br />
Questyle est un atelier chinois basé à Shenzhen qui n’a rien à voir avec l’image <strong>de</strong> fabricant<br />
d’appareils bas <strong>de</strong> gamme, «low cost» et <strong>de</strong> distribution <strong>de</strong> masse que l’on s’en fait habituellement.<br />
Au contraire, il a choisi <strong>de</strong> miser sur l’audio premium et commence à acquérir une soli<strong>de</strong> réputation<br />
dans les milieux audiophiles à travers la planète. Son premier bala<strong>de</strong>ur, QP1, malgré quelques<br />
défauts <strong>de</strong> jeunesse, est un bel exemple <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong> fabrication et <strong>de</strong>s performances musicales<br />
<strong>de</strong> premier ordre qu’apportent ses productions.<br />
Le style <strong>de</strong> ce bala<strong>de</strong>ur est affirmé dans sa version<br />
dorée à l’apparence rococo, mais surtout, sa qualité<br />
<strong>de</strong> fabrication est <strong>de</strong> très haut niveau. Le boîtier<br />
du Questyle est formé d’un bloc d’aluminium<br />
taillé dans la masse refermé par <strong>de</strong>s plaques <strong>de</strong><br />
verre noires et opaques, parfaitement scellées.<br />
La précision <strong>de</strong> l’usinage, <strong>de</strong> l’assemblage (confié<br />
à Foxconn) et <strong>de</strong> la finition force le respect. Il n’y<br />
a que la roue centrale <strong>de</strong> défilement <strong>de</strong>s menus,<br />
faisant <strong>de</strong>s petits bruits métalliques et assez<br />
récalcitrante lorsque l’on a les doigts secs, qui fait<br />
fausse note (il est là, le petit défaut <strong>de</strong> jeunesse).<br />
En revanche, les pavés tactiles disposés autour et<br />
surtout le potentiomètre <strong>de</strong> volume (sur enco<strong>de</strong>ur<br />
Alps), à doux cliquetis et au mouvement bien huilé,<br />
sont très réussis.<br />
Des étages exclusifs d’amplifications en<br />
courant pour alimenter les casques et<br />
écouteurs difficiles<br />
Le Questyle QP1 se recharge par prise micro-USB<br />
et dispose <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux sorties sur prise mini-jack, une<br />
pour casque et l’autre <strong>de</strong> niveau Ligne qui joue<br />
aussi le rôle <strong>de</strong> sortie numérique optique Toslink. La<br />
première n’est pas d’une puissance très importante<br />
: 40 mW sous 32 Ω. Mais grâce à ses étages<br />
d’amplifications en courant, exclusifs à la marque,<br />
d’une impédance <strong>de</strong> sortie <strong>de</strong> seulement 0,19 Ω,<br />
elle s’affranchit facilement <strong>de</strong>s basses et hautes<br />
impédances. Elle délivre encore 12 mW sous 300 Ω.<br />
Cela permet <strong>de</strong> l’utiliser avec une gran<strong>de</strong> variété <strong>de</strong><br />
casques et écouteurs.
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
19<br />
Une restitution sonore d’une gran<strong>de</strong><br />
délicatesse et d’un classicisme exquis<br />
840 €<br />
Les circuits internes du Questyle QP1 utilisent <strong>de</strong>s<br />
composants audiophiles triés sur le volet : capacités<br />
au tantale <strong>de</strong> chez Nichicon, inductions German<br />
Würth, enco<strong>de</strong>ur Alps, quartz d’horloge sur mesure<br />
à très faible bruit <strong>de</strong> phase. Et ce travail porte ses<br />
fruits, car ce bala<strong>de</strong>ur offre à l’écoute une restitution<br />
particulièrement fine, élégante et détaillée. Sur<br />
<strong>de</strong>s enregistrements en acoustique, c’est un régal.<br />
Par exemple sur le live du Hadouk Trio chez FIP, le<br />
morceau «Gopi» révèle <strong>de</strong>s trésors en matière <strong>de</strong><br />
richesse <strong>de</strong>s timbres, <strong>de</strong> nuances et subtilités. Les<br />
attaques <strong>de</strong>s cor<strong>de</strong>s sont à la fois d’une superbe<br />
netteté et d’une très gran<strong>de</strong> douceur. On ressent le<br />
poids <strong>de</strong> la paume <strong>de</strong> la main, la couleur <strong>de</strong>s peaux<br />
sur les jeux <strong>de</strong>s percussions.<br />
Sans en rajouter ni rien enlever, <strong>de</strong>scendant et<br />
montant très bien dans les fréquences, le bala<strong>de</strong>ur<br />
Questyle QP1 est d’une très gran<strong>de</strong> musicalité<br />
et fidélité. Nombreux sont les mélomanes et<br />
audiophiles qui adoreront son classicisme exquis.<br />
Le Questyle QP1 est par ailleurs équipé d’une<br />
batterie <strong>de</strong> 3 300 mAh, annoncée avec une<br />
autonomie d’une dizaine d’heures. Sa mémoire<br />
interne est <strong>de</strong> 32 Go et on peut la compléter par<br />
<strong>de</strong>ux cartes mémoire flash, micro-SD, <strong>de</strong> jusqu’à<br />
128 Go chacune.<br />
Une lecture native <strong>de</strong>s fichiers DSD<br />
Ce bala<strong>de</strong>ur peut lire les fichiers PCM jusqu’en<br />
24 bits/192 kHz codés en FLAC, ALAC, AIFF,<br />
WAV, WMA Lossles et bien sûr en MP3. Il peut<br />
aussi exploiter les fichiers DSD64 et DSD128 dans<br />
leur format natif, ce qui est plus rare. Il est muni<br />
pour cela d’un convertisseur Cirrus Logic CS4398<br />
compatible PCM et DSD.<br />
Sur le terrain, l’interface <strong>de</strong> navigation du Questyle<br />
a une apparence un peu vintage (pour ne pas<br />
dire vieillotte) et comporte encore quelques<br />
traductions en français approximatif (qui <strong>de</strong>vraient<br />
être corrigées avec le temps et les mises à jour).<br />
Néanmoins, elle ne manque pas d’élégance. Elle<br />
est relativement simple, affiche en cours <strong>de</strong> lecture<br />
la pochette <strong>de</strong> l’album et propose <strong>de</strong>ux réglages<br />
d’égaliseur sur 10 ban<strong>de</strong>s.<br />
Spécifications<br />
•Écran : 2,5 pouces, couleur, non tactile<br />
•Mémoire interne : 32 Go<br />
•Connectique : micro-USB, sortie casque sur mini-jack,<br />
sortie Ligne/optique numérique sur mini-jack, 2x lecteurs<br />
<strong>de</strong> carte micro-SD<br />
•Fichiers compatibles : jusqu’à 24 bits/192 kHz, DSD128<br />
•Accessoires : câble USB, adaptateur mini-jack/numérique<br />
optique Toslink, Housse <strong>de</strong> rangement,<br />
câble mini-jack<br />
•Batterie : 3 300 mAh, 8 à 10 h<br />
•Puissance : 2 x 40 mW sous 32 Ω, 2 x 12 mW sous 300 Ω<br />
•Dimensions : 65 x 134 x 14,5 mm<br />
•Poids : 200 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
20 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
SHANLING<br />
M5<br />
Le fabricant chinois Shanling<br />
était connu jusqu’à présent<br />
pour ses électroniques Hi-Fi <strong>de</strong><br />
salon, relativement massives<br />
et haut <strong>de</strong> gamme. Il s’attaque<br />
maintenant au secteur <strong>de</strong>s<br />
produits audiophiles noma<strong>de</strong>s,<br />
avec un ampli casque <strong>de</strong> poche<br />
(H1, 150 €), un DAC portable<br />
(H3, 300 €) et trois bala<strong>de</strong>urs<br />
Hi-Res, parmi lesquels le M5<br />
(450 €) que nous testons ici est<br />
le plus évolué.<br />
450 €<br />
Sans avoir la qualité <strong>de</strong> fabrication d’un Astell &<br />
Kern ou d’un Cowon, le Shanling M5 a belle allure.<br />
Son soli<strong>de</strong> boîtier en métal usiné est fermé par un<br />
dos façon fibre <strong>de</strong> carbone tressée. Son écran <strong>de</strong> 3<br />
pouces s’encastre parfaitement dans sa faça<strong>de</strong>, et<br />
sa résolution est <strong>de</strong> 480 x 800 pixels. L’écran n’est<br />
pas tactile, mais le tout en fait un bala<strong>de</strong>ur qui n’en<br />
<strong>de</strong>meure pas moins très agréable à manipuler.<br />
En <strong>de</strong>hors du bouton d’allumage sur le côté, toutes<br />
les comman<strong>de</strong>s sont réunies au même endroit, en<br />
haut à droite, au-<strong>de</strong>ssus <strong>de</strong> l’écran. C’est sobre,<br />
épuré, et fonctionnel. Les comman<strong>de</strong>s prennent<br />
la forme d’une roue crantée qui tient aussi le rôle<br />
<strong>de</strong> touche en croix à quatre directions avec bouton<br />
<strong>de</strong> validation au centre. La rotation <strong>de</strong> cette roue<br />
permet <strong>de</strong> faire défiler les menus ou d’ajuster le<br />
volume, mais pas les <strong>de</strong>ux en même temps. C’est la<br />
seule petite restriction et bizarrerie que nous avons<br />
remarquée à l’usage. Pour le reste, le Shanling est<br />
particulièrement ergonomique, et se manipule avec<br />
un seul pouce s’il vous plaît. Ses menus à l’écran<br />
sont évi<strong>de</strong>nts, disponibles en plusieurs thèmes.<br />
On dispose <strong>de</strong> plusieurs courbes d’égalisations<br />
à dix ban<strong>de</strong>s, <strong>de</strong> réglages <strong>de</strong> gain et <strong>de</strong> volume<br />
par défaut. La navigation dans les morceaux <strong>de</strong><br />
musiques peut se faire par artistes ou album.<br />
En cours <strong>de</strong> lecture, les pochettes <strong>de</strong>s disques<br />
s’affichent, ainsi que <strong>de</strong>s informations précises sur le<br />
format du fichier.<br />
Le Shanling M5 n’a pas <strong>de</strong> mémoire interne<br />
dédiée à la musique, mais accepte les cartes<br />
micro-SD jusqu’à 128 Go. Sa batterie <strong>de</strong> 3400 mAh<br />
a une autonomie annoncée <strong>de</strong> 8 h. L’appareil sait<br />
lire les formats PCM jusqu’en 24 bits/192 kHz et<br />
DSD64. Son convertisseur est un AKM AK4490 <strong>de</strong><br />
32 bits/768 kHz (!). Il est associé à un double ampli<br />
casque en tension (Analog Devices AD8610) et<br />
en courant (Texas Instruments BUF634). Le tout<br />
s’accompagne d’amplis Op audiophiles JRC. Le<br />
Spécifications<br />
•Écran : 3 pouces, couleur, non tactile<br />
•Connectique : micro-USB, sortie casque sur mini-jack,<br />
sortie Ligne/numérique coaxiale sur mini-jack, lecteur <strong>de</strong><br />
carte micro-SD<br />
•Fichiers compatibles : jusqu’à 24 bits/192 kHz et DSD64<br />
•Batterie : 3000 mAh, autonomie <strong>de</strong> 8 h<br />
•Puissance : 2 x 300 mW sous 32 Ω, 2 x 20 mW sous 300 Ω<br />
•Dimensions : 52 x 120 x 160 mm<br />
•Poids : 145 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt<br />
Shanling M5 dispose aussi d’une sortie Ligne et<br />
numérique coaxiale. Sa sortie casque délivre une<br />
puissance importante : 300 mW sous 32 Ω et 20 mW<br />
sous 300 Ω.<br />
À l’écoute, nous avons apprécié la superbe<br />
articulation musicale qu’offre ce bala<strong>de</strong>ur. La<br />
restitution est d’une magnifique légèreté. Elle<br />
respire, elle virevolte, tout en gardant une belle<br />
matière sur l’ensemble du spectre. Le Shanling M5<br />
n’est pas du genre à épaissir le trait dans le bas du<br />
spectre. Il ne manque pas pour autant d’assise, et<br />
son aigu affiche un très beau filé. Le médium est<br />
très ouvert et très détaillé, mais sans caractère trop<br />
analytique ou chirurgical. Le Shanling M5 excelle sur<br />
les morceaux <strong>de</strong> musique classique, les instruments<br />
acoustiques. Les voix féminines ont beaucoup <strong>de</strong><br />
présence. C’est une bonne alternative à l’Astell &<br />
Kern AK Jr.
PubFranceMarketing_Mai<strong>2016</strong>#2bis(140x187).pdf 1 12/05/<strong>2016</strong> 18:57<br />
Fort d’une expérience<br />
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une qualité <strong>de</strong> plus haut niveau.
LES<br />
ENCEINTES<br />
NOMADES
24 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
ENCEINTES BLUETOOTH<br />
Prêtes à vous suivre partout ?<br />
Pour écouter <strong>de</strong> la musique en bala<strong>de</strong> ou dans divers endroits <strong>de</strong> la maison comme la<br />
cuisine, la salle <strong>de</strong> bain ou encore le jardin, la terrasse, au bord <strong>de</strong> la piscine... l’enceinte<br />
Bluetooth portable, équipée d’une batterie rechargeable est la meilleure solution<br />
actuelle. Elle a remplacé le bon vieux poste <strong>de</strong> radio portable qui fonctionnait sur piles<br />
et le gros ghetto-blaster à lecteur <strong>de</strong> cassette ou <strong>de</strong> CD.<br />
L’enceinte Bluetooth n’intègre généralement aucune source, mais peut diffuser toute la<br />
musique et les programmes disponibles <strong>de</strong>puis votre smartphone, votre tablette ou votre<br />
ordinateur. Cela peut-être les fichiers audio <strong>de</strong> votre bibliothèque locale, les webradios et<br />
les stations FM, mais aussi tous les services <strong>de</strong> streaming comme Spotify, Deezer, Tidal,<br />
Apple Music ou Qobuz auxquels vous êtes abonnés, ainsi que les flux du web comme<br />
ceux <strong>de</strong> YouTube ou SoundCloud.<br />
Pour le raccor<strong>de</strong>ment <strong>de</strong> la source on peut simplement utiliser le câble mini-jack<br />
souvent fourni ou se tourner vers la liaison sans-fil Bluetooth. Privilégiez dans ce cas les<br />
enceintes compatibles avec les co<strong>de</strong>cs AAC et AptX qui apportent une meilleure qualité<br />
<strong>de</strong> transmission, proche <strong>de</strong> la qualité CD, ou, tout au moins, équivalente à un très bon<br />
MP3 en 320 kbps. Une puce NFC intégrée à l’enceinte peut aussi être pratique pour un<br />
appairage Bluetooth automatique avec un smartphone également équipé (la plupart <strong>de</strong>s<br />
modèles Android récents), après une première reconnaissance <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux appareils.<br />
Beaucoup d’enceintes Bluetooth noma<strong>de</strong>s sont endurcies, étanches, protégées contre<br />
les éclaboussures et la poussière (regar<strong>de</strong>z si elles répon<strong>de</strong>nt à une classe <strong>de</strong> protection<br />
IPX). On peut les emmener à la plage ou au bord <strong>de</strong> la piscine. Quelques-unes peuvent<br />
même flotter. Sur ce point, d’après les différents tests que nous avons effectués, il n’y a<br />
généralement pas <strong>de</strong> mauvaise surprise.<br />
Lorsque vous choisissez votre enceinte<br />
Bluetooth, ne vous faites pas avoir par<br />
les arguments trompeurs <strong>de</strong> beaucoup<br />
<strong>de</strong> constructeurs concernant la<br />
puissance sonore. Même si certains<br />
modèles réalisent <strong>de</strong>s prouesses<br />
acoustiques, il ne faut pas croire<br />
qu’une enceinte noma<strong>de</strong> <strong>de</strong> la taille<br />
d’une petite grenouille peut faire<br />
un son aussi gros qu’un modèle <strong>de</strong><br />
salon <strong>de</strong> la taille d’un bœuf. Pour<br />
offrir <strong>de</strong> bonnes performances, <strong>de</strong>s<br />
boomers <strong>de</strong> taille respectable, <strong>de</strong>s<br />
tweeters dédiés pour les aigus, <strong>de</strong>s<br />
amplificateurs puissants ainsi que<br />
<strong>de</strong>s batteries d’alimentation <strong>de</strong><br />
forte capacité sont préférables. Cela<br />
nécessite du volume et <strong>de</strong> la masse.<br />
Le poids est souvent une bonne<br />
indication <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong> fabrication<br />
d’une enceinte et nous nous efforçons,<br />
pour vous ai<strong>de</strong>r dans votre choix,<br />
<strong>de</strong> donner dans nos articles <strong>de</strong>s<br />
indications précises sur le rapport<br />
taille/poids/puissance acoustique <strong>de</strong><br />
chaque produit.<br />
Vous pouvez presque tout leur faire subir. Mais vérifiez<br />
quand même avant leur classe <strong>de</strong> protection IPX.
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
25<br />
B&O PLAY<br />
250 €<br />
Beoplay A1<br />
La Beoplay A1 est la plus petite enceinte<br />
Bluetooth noma<strong>de</strong> <strong>de</strong> la marque B&O Play,<br />
émanation du spécialiste danois Bang &<br />
Olufsen. Malgré sa taille très compacte, elle<br />
est d’une qualité <strong>de</strong> fabrication <strong>de</strong> premier<br />
ordre et sait donner <strong>de</strong> la voix.<br />
La BeoPlay A1 est d’un diamètre proche <strong>de</strong><br />
l’excellente petite Ultimate Ears UE Roll 2, mais son<br />
approche est beaucoup plus haut-gamme, avec un<br />
prix qui va <strong>de</strong> paire (250 € contre 100 €). Son coffret<br />
est nettement plus épais et pèse bien plus lourd<br />
(600 g contre 330 g). On ne joue donc pas dans la<br />
même cour.<br />
La BeoPlay A1 est en outre conçue pour un<br />
usage plus sage. Elle n’est pas étanche. Elle est<br />
uniquement protégée contre les projections d’eau<br />
et la poussière ce qui <strong>de</strong>vrait vous permettre<br />
quand même <strong>de</strong> l’emmener à la plage. Sur sa<br />
face supérieure, <strong>de</strong>rrière un soli<strong>de</strong> couvercle en<br />
aluminium percé d’une multitu<strong>de</strong> <strong>de</strong> petits trous,<br />
l’enceinte accueille un très sérieux boomer <strong>de</strong><br />
10 cm et un tweeter à dôme textile <strong>de</strong> 19 mm.<br />
Ces transducteurs sont alimentés par <strong>de</strong>s amplis en<br />
classe D <strong>de</strong> 2 x 30 watts. La batterie intégrée est <strong>de</strong><br />
son côté d’une valeur <strong>de</strong> 2200 mAh pour autonomie<br />
annoncée <strong>de</strong> 24 heures à niveau d’écoute modéré<br />
(certainement en utilisant la liaison filaire mini-jack<br />
et non le Bluetooth).<br />
La base <strong>de</strong> l’enceinte est entièrement recouverte<br />
d’un caoutchouc type néoprène. En plus du port<br />
USB C <strong>de</strong> charge et <strong>de</strong> l’entrée auxiliaire sur minijack,<br />
elle dissimule les boutons sur lesquels il faut<br />
presser fermement pour enclencher les fonctions.<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : boomer <strong>de</strong> 10 cm et tweeter à<br />
dôme <strong>de</strong> 19 mm<br />
•Réponse en fréquence : 60 Hz à 24 kHz<br />
•Connectique : Bluetooth, mini-jack<br />
•Batterie : 2200 mAh, 24 h d’autonomie<br />
Dimensions : 13,3 x 4,8 cm<br />
Poids : 600 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt<br />
Enfin, pour pouvoir être transportée facilement, la<br />
Beoplay A1 est dotée d’une jolie petite boucle en<br />
cuir véritable avec un fermoir en métal marqué du<br />
sceau <strong>de</strong> la marque.<br />
Sur le terrain, la BeoPlay A1 apparaît comme un<br />
produit extrêmement robuste, d’une esthétique<br />
sobre, luxueuse et d’une finition impeccable. Elle ne<br />
craint pas les chocs même si son habillage n’est pas<br />
à toute épreuve et peut se rayer.<br />
À l’écoute, cette enceinte B&O Play délivre un son<br />
très puissant en regard <strong>de</strong> sa petite taille. Jusqu’à<br />
<strong>de</strong>s niveaux relativement élevés, la restitution<br />
sonore est chaleureuse, avec un bas du spectre un<br />
peu artificiel, mais généreux, <strong>de</strong>s médiums ouverts<br />
et un joli filé dans l’aigu. Lorsque l’on pousse<br />
encore un peu plus, le grave se met en retrait, mais<br />
les autres registres restent d’une belle cohérence,<br />
sans agressivité. La saturation est bien gérée.<br />
Certes la BeoPlay A1 est très chère par rapport<br />
à ses concurrentes <strong>de</strong> taille similaire, mais ses<br />
prouesses acoustiques n’en <strong>de</strong>meurent pas moins<br />
impressionnantes.
26 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
BEATS<br />
Pill+<br />
Cette mini enceinte en forme <strong>de</strong> pilule est fort bien<br />
conçue et sonne plutôt bien, mais le prestige <strong>de</strong> la<br />
marque Beats désormais détenue par Apple se paye<br />
bien cher.<br />
Comme son l’indique la Beats Pill+ se présente comme<br />
un petit cylindre aux extrémités arrondies avec <strong>de</strong>ux côtés<br />
protégés par <strong>de</strong>s grilles métalliques bombées et un ban<strong>de</strong>au<br />
central habillé d’un revêtement caoutchouteux qui accueille<br />
les comman<strong>de</strong>s. La connectique à l’arrière, protégée <strong>de</strong><br />
la poussière et <strong>de</strong>s éclaboussures, comporte une entrée<br />
auxiliaire sur mini-jack, un port Lightning pour la recharge<br />
<strong>de</strong> la batterie interne d’une autonomie <strong>de</strong> 12 h et un port<br />
USB pour recharger un smartphone par exemple. Un<br />
microphone intégré donne la possibilité <strong>de</strong> prendre <strong>de</strong>s<br />
appels téléphoniques et comme toujours chez Apple la<br />
construction est fort soignée.<br />
L’équipage acoustique se compose <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux petits boomers<br />
d’environ 4,5 cm et <strong>de</strong>ux tweeters à dôme <strong>de</strong> 16 mm. Il ne<br />
fournit pas un son très puissant. La petite taille <strong>de</strong> l’enceinte<br />
manifeste rapi<strong>de</strong>ment ses limites. Néanmoins, le son est<br />
agréable, d’une bonne cohérence et d’une belle lisibilité<br />
à niveau d’écoute raisonnable. Les timbres sont bien<br />
équilibrés, sans effets trop artificiels.<br />
Pour 260 €, les performances <strong>de</strong> la Beats Pill+ sont un peu<br />
trop limitées. Heureusement qu’on la trouve parfois en<br />
promo à moins <strong>de</strong> 190 €.<br />
260 €<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : 2x boomers <strong>de</strong> 4,5 cm et 2x<br />
tweeters à dôme <strong>de</strong> 16 mm<br />
•Réponse en fréquence : n.c.<br />
•Connectique : Bluetooth, mini-jack, USB pour<br />
charger un périphérique<br />
•Batterie : 12 h d’autonomie<br />
•Dimensions : 6,36 x 6,92 x 21 cm<br />
•Poids : 600 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt<br />
Bowers & Wilkins T7<br />
Avec son coffret à structure en nid d’abeilles <strong>de</strong><br />
type «Micro-Matrix», la Bowers & Wilkins est une<br />
enceinte à l’acoustique recherchée. Ses hautparleurs<br />
sont <strong>de</strong>s modèles propres à la marque<br />
anglaise qui est à l’origine <strong>de</strong>s enceintes hi-fi très<br />
haut <strong>de</strong> gamme Nautilus et 800 Series. L’enceinte<br />
compte <strong>de</strong>ux large-ban<strong>de</strong>s actifs <strong>de</strong> 4 cm, à<br />
membranes en fibre <strong>de</strong> verre et aimant néodyme,<br />
ainsi que <strong>de</strong>ux radiateurs passifs à diaphragmes<br />
plans métalliques <strong>de</strong> 4,5 x 5,5 cm. Ainsi armé, avec<br />
ses amplis <strong>de</strong> 2 x 12 watts et sa batterie d’une<br />
autonomie <strong>de</strong> 18 h, la Bowers & Wilkins T7 est loin<br />
d’être la plus puissante <strong>de</strong> sa catégorie, mais c’est<br />
une <strong>de</strong> celles qui sonnent le mieux. Sa restitution<br />
est subtile, fraiche, détaillée, d’une belle cohérence<br />
dans le registre médium. Le rendu est chantant et<br />
séduisant aussi bien sur <strong>de</strong> la musique mo<strong>de</strong>rne que<br />
du Jazz ou du Classique.<br />
Le test complet sur on-mag.fr<br />
Notre avis :<br />
350 €
A1<br />
BRING THE BEAUTY. EVERYWHERE.<br />
Grâce au son True360, la Beoplay A1 renferme une puissance que sa taille ne laisse pas paraître.<br />
Parfaite pour la mobilité, cette enceinte est, à ce jour, la plus portable que nous ayons conçue.<br />
Une enceinte Bluetooth vraiment portable pour diffuser <strong>de</strong> la musique et <strong>de</strong>s appels. Poids : 600 g seulement.<br />
Plus <strong>de</strong> son. Plus <strong>de</strong> basses. Puissance maximale : 2 x 140 W.<br />
Lecture continue. Jusqu’à 24 heures d’autonomie à un niveau sonore normal.<br />
Conception soli<strong>de</strong>. Dôme en aluminium. Résistante à la poussière et aux éclaboussures.<br />
Découvrez la Beoplay A1 sur BEOPLAY.COM/A1<br />
Disponible à la Fnac
28 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
BOSE<br />
Soundlink III<br />
Troisième du nom, la Bose Soundlink III,<br />
lancée en 2014, n’est pas un produit tout<br />
récent. Cependant, pour ses excellentes<br />
performances sonores, elle reste une<br />
valeur sûre dans la catégorie <strong>de</strong>s grosses<br />
enceintes Bluetooth portables.<br />
La forme est celle d’un <strong>de</strong> ces vieux postes <strong>de</strong><br />
radio portables, rectangulaires, «à la papa». Le<br />
<strong>de</strong>sign souligne cette apparence intemporelle<br />
tandis que la coque <strong>de</strong> protection en vrai cuir,<br />
disponible en option (35 €), verse totalement dans<br />
la tendance «roots & vintage». La Bose Soundlink<br />
III est d’une conception sérieuse et faite pour durer.<br />
Ses comman<strong>de</strong>s protégées par un ban<strong>de</strong>au <strong>de</strong><br />
caoutchouc, sa batterie facilement remplaçable<br />
(disponible sur bose.fr à 35 €) vont dans ce sens.<br />
L’équipement est basique et va à l’essentiel, il n’y<br />
a même pas <strong>de</strong> sortie USB 5V pour recharger un<br />
périphérique externe comme un smartphone. En<br />
contrepartie, la Bose Soundlink III est à l’écoute la<br />
meilleure <strong>de</strong> sa catégorie. Nous l’avons comparé<br />
en direct à une <strong>de</strong>mi-douzaine <strong>de</strong> ses concurrentes.<br />
Les résultats sont largement en sa faveur.<br />
Les quatre transducteurs propriétaires large-ban<strong>de</strong>s<br />
ne mesurent que 4,5 cm <strong>de</strong> diamètre chacun,<br />
mais sont équipés <strong>de</strong> large bobine mobile et <strong>de</strong><br />
puissants moteurs à aimants néodyme. Épaulés<br />
dans le grave par <strong>de</strong>ux radiateurs passifs ovales <strong>de</strong><br />
8 x 5 cm, ils fournissent un grave très convaincant<br />
sans les lour<strong>de</strong>urs fatigantes que l’on retrouve chez<br />
beaucoup <strong>de</strong> concurrentes. La tenue en puissance<br />
est aussi très bonne, toujours pour la catégorie.<br />
330 €<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : 4x boomers <strong>de</strong> 4,5 cm, 2x<br />
radiateurs passifs ovales <strong>de</strong> 8 x 5 cm<br />
•Réponse en fréquence : n.c.<br />
•Connectique : Bluetooth, mini-jack<br />
•Batterie : 2300 mAh, 14 h d’autonomie<br />
•Dimensions : 13,15 x 25,6 x 4,8 cm<br />
•Poids : 1,37 kg<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt<br />
Mais surtout, la Bose Soundlink III ne semble pas<br />
bouchée. Elle a au contraire un son très propre avec<br />
un registre médium et un haut du spectre vivants,<br />
naturels, harmonieux.<br />
Bose nous prouve qu’en matière <strong>de</strong> petites<br />
enceintes, malgré une nouvelle concurrence féroce,<br />
il est toujours le maître.<br />
Bose Soundlink Color<br />
Plus petite et d’un <strong>de</strong>sign un peu plus fun que les autres enceintes <strong>de</strong> la<br />
gamme Soundlink <strong>de</strong> Bose, la Color est, comme l’indique sa référence,<br />
disponible en plusieurs versions colorées. Elle n’en <strong>de</strong>meure pas moins d’une<br />
conception soignée du point <strong>de</strong> vue acoustique. Son coffret en plastique<br />
relativement léger ne paye pas <strong>de</strong> mine, mais son équipage acoustique n’est<br />
pas ridicule : <strong>de</strong>ux transducteurs large-ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong> 4 cm et un radiateur passif<br />
allongé <strong>de</strong> 3 x 7 cm. Il en sort un son assez surprenant et impressionnant.<br />
La Bose Soundlink Color est en effet capable d’une puissance acoustique<br />
que l’on a peine à imaginer compte tenu <strong>de</strong> ses dimensions fort réduites. Sa<br />
restitution est certes artificielle, mais propre et très efficace.<br />
140 €<br />
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30 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
CLINT<br />
Freya Pastel<br />
Clint est une marque danoise<br />
spécialisée dans les appareils radios<br />
connectés. Son enceinte WiFi Freya,<br />
que l’on prendrait volontiers pour<br />
parfaire sa déco d’intérieure, a été<br />
<strong>de</strong>ssinée par Phillip Bodum, qui serait,<br />
le fils du <strong>de</strong>signer <strong>de</strong>s fameuses<br />
cafetières et théières éponymes.<br />
Spécifications<br />
•Puissance : 7 watts<br />
•Haut-parleurs : n.c.<br />
•Connectique : WiFi, mini-jack, USB<br />
•Protocoles compatibles : DLNA, Spotify<br />
Connect, AirPlay<br />
•Fichiers supportés : MP3, LPMC, AIFF, ALAC,<br />
WMA, AAC, AAC+, FLAC, WAV, Ogg Vorbis<br />
•Qualité max. <strong>de</strong>s fichiers lus : 24 bits/192 kHz<br />
Batterie : 2200 mAh, 6h d’autonomie<br />
•Dimensions : 10 x 21,5 cm •Poids : 950 g<br />
250 €<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt<br />
Le <strong>de</strong>ssin «à la danoise», lisse et cylindrique, <strong>de</strong><br />
la Clint Freya <strong>de</strong>stine cette enceinte à <strong>de</strong> petits<br />
espaces, comme un bureau ou une table <strong>de</strong> nuit.<br />
Très fonctionnelle, elle se branche sur le courant<br />
secteur ou fonctionne sur batterie, à la maison<br />
comme en mobilité. Le modèle WiFi que nous<br />
avons testé peut se connecter en WiFi direct ou au<br />
réseau local pour profiter <strong>de</strong>s protocoles DLNA,<br />
AirPlay ou Spotify Connect, mais l’enceinte existe<br />
aussi en version Bluetooth.<br />
La lecture <strong>de</strong> musique est instinctive et rapi<strong>de</strong><br />
en utilisant Spotify Connect, ou, <strong>de</strong>puis un<br />
appareil Apple, en utilisant l’AirPlay. L’application<br />
propriétaire Asgard (du nom du royaume <strong>de</strong>s dieux<br />
vinkings) en revanche, est un peu plus laborieuse<br />
à utiliser, notamment si l’on jongle avec le WiFi<br />
direct. Son affichage est optimisé pour un écran<br />
<strong>de</strong> smartphone et n’est donc pas optimal en<br />
ergonomie pour une utilisation sur une tablette.<br />
Le démontage <strong>de</strong> l’enceinte dans notre laboratoire<br />
On Mag nous a montré un assemblage interne<br />
propre avec une batterie assez facilement<br />
accessible pour une éventuel changement.<br />
La coque est rigi<strong>de</strong> et bien amortie, sans fuite,<br />
et l’on reconnaît là l’expertise <strong>de</strong> la marque en<br />
matière <strong>de</strong> petits appareils bien soli<strong>de</strong>s, <strong>de</strong>stinés<br />
au nomadisme. Une construction industrielle bien<br />
propre sur elle, en extérieur comme en intérieur.<br />
Au niveau sonore, l’écoute est agréable en<br />
proximité, sur une table <strong>de</strong> nuit ou un bureau, et en<br />
adéquation avec la <strong>de</strong>stination discrète, noma<strong>de</strong><br />
et épurée du produit inspirée par son <strong>de</strong>ssin<br />
danois. Sans excès <strong>de</strong> basse ni <strong>de</strong> démonstrativité,<br />
l’enceinte Clint Freya, tient honorablement en<br />
puissance, avec <strong>de</strong>s médiums bien travaillés,<br />
plutôt mats, ainsi que <strong>de</strong> jolies voix intelligibles<br />
et sympathiquement mises en valeur. Les aigus,<br />
légèrement en retrait, sont doux et sans aucune<br />
stri<strong>de</strong>nce. En somme une écoute légère et<br />
divertissante, aussi vivante que sage.
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32 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
M<strong>ON</strong>STER<br />
250 €<br />
Sreamcast S1<br />
Plus petite que les stations S2 et S3, la<br />
Monster Streamcast S1 est une enceinte<br />
multiroom compacte qui fonctionne grâce au<br />
protocole Qualcomm AllPlay. Discrète par ses<br />
dimensions, elle reste musclée à l’écoute.<br />
La Monster Streamcast S1 est une enceinte<br />
d’intérieur à brancher sur le courant secteur.<br />
Avec son look, sa construction externe sobre<br />
et robuste, elle dispose à l’avant d’une grille<br />
métallique pour cacher les haut-parleurs et d’un<br />
radiateur passif à l’arrière. En plus du Wi-Fi et<br />
du Bluetooth, la connectique filaire se trouve<br />
<strong>de</strong>rrière un cache en caoutchouc, en bas au dos <strong>de</strong><br />
l’enceinte. Le <strong>de</strong>ssus <strong>de</strong> l’enceinte est quant à lui<br />
recouvert d’un ban<strong>de</strong>au <strong>de</strong> comman<strong>de</strong>s tactiles.<br />
On note aussi que le coffret peut se visser sur pied<br />
comme un appareil photo ou une caméra grâce une<br />
embase métallique filetée. C’est original.<br />
La Streamcast S1 peut se piloter en Wi-Fi <strong>de</strong>puis<br />
l’application Monster, ainsi qu’avec l’application<br />
AllPlay Jukebox, avec pour cette <strong>de</strong>rnière un<br />
affichage optimisé pour smartphone, mais pas pour<br />
tablette. L’application Monster Streamcast détecte<br />
aussi les autres produits qui utilisent le protocole<br />
Qualcomm AllPlay, et permet par exemple <strong>de</strong> les<br />
grouper pour jouer la même musique sur plusieurs<br />
enceintes <strong>de</strong> la maison. Avec les <strong>de</strong>ux applications,<br />
on peut accé<strong>de</strong>r au DLNA pour jouer les fichiers<br />
présents sur le réseau local, ainsi qu’à Spotify ou<br />
Napster et aux webradios. L’appli AllPlay Jukebox<br />
ajoute quelques autres services comme Aupeo!<br />
ou Style Jukebox. Il y a donc <strong>de</strong> quoi faire une fois<br />
l’enceinte connectée au réseau, ce qui n’est pas<br />
forcément facile à réaliser si l’on ne se rend pas<br />
compte d’une petite omission dans la notice : il<br />
faut bien appuyer sur le bouton «mo<strong>de</strong>» au dos <strong>de</strong><br />
l’appareil au moment <strong>de</strong> le connecter au réseau local.<br />
En matière <strong>de</strong> construction interne, Monster a fait<br />
sur cette enceinte un travail basique et efficace.<br />
Derrière la grille <strong>de</strong> faça<strong>de</strong> se trouvent <strong>de</strong>ux hautparleurs<br />
large-ban<strong>de</strong>s à membrane en papier <strong>de</strong><br />
8,5 cm au milieu <strong>de</strong> l’enceinte, accompagnés sur<br />
leurs côtés <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux tweeters à diaphragme hybri<strong>de</strong><br />
cônico-sphérique en textile <strong>de</strong> 25 mm. Au centre<br />
et à la verticale, un radiateur passif rectangulaire,<br />
i<strong>de</strong>ntique à celui placé à l’arrière <strong>de</strong> l’enceinte,<br />
sépare le tout.<br />
À l’écoute, la Monster Streamcast S1 n’est pas<br />
d’une gran<strong>de</strong> définition, ses timbres manquent<br />
<strong>de</strong> délicatesse et un peu <strong>de</strong> propreté. Ce n’est<br />
pas tout à fait notre tasse <strong>de</strong> thé question<br />
musicalité. Néanmoins, cela peut plaire, car les<br />
performances sont plus que correctes. Cette<br />
enceinte offre un bon rapport taille/puissance, bien<br />
qu’elle se <strong>de</strong>stine à une utilisation <strong>de</strong> proximité.<br />
Son équilibre tonal physiologique donne un son<br />
assez punchy dans les basses avec <strong>de</strong>s aigus qui ont<br />
du mordant et sont bien présents.<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : 2x large-ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong> 8,5 cm + 2x tweeter <strong>de</strong><br />
25 mm + 2x radiateur passif<br />
•Protocoles compatibles : Qualcomm AllPlay, Spotify<br />
Connect, DLNA<br />
•Connectique : Wi-Fi, Bluetooth, mini-jack, entrée<br />
numérique optique, USB pour charge<br />
•Dimensions : 29,2 x 12,4 x 8,9 cm<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
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34 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
CREATIVE<br />
Soundblaster Roar 2<br />
Creative est une marque singapourienne connue <strong>de</strong> longue date pour ses cartes<br />
son informatiques. Elle se diversifie désormais dans le domaine <strong>de</strong> l’audio avec <strong>de</strong>s<br />
enceintes et DACs externes. Mais saura-t-elle mettre son savoir-faire issu du domaine<br />
informatique au service <strong>de</strong>s audiophiles ?<br />
Une enceinte sobre au look et à la<br />
construction très pro<br />
La Roar2 succè<strong>de</strong> comme son nom l’indique à<br />
l’enceinte Roar, <strong>de</strong> laquelle elle diffère par une<br />
taille inférieure <strong>de</strong> 20%. L’enceinte affiche un <strong>de</strong>ssin<br />
droit et très sobre, avec un châssis monocoque<br />
rectangulaire recouvert d’une grille métallique sur<br />
le haut et <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux radiateurs passifs sur les côtés.<br />
On trouve sur le <strong>de</strong>ssus les boutons d’usage les<br />
plus courants, soit le contrôle du volume, la mise<br />
sous tension, la connexion Bluetooth et la prise<br />
d’appel. D’autres comman<strong>de</strong>s à l’arrière permettent<br />
d’accé<strong>de</strong>r aux fonctionnalités étendues <strong>de</strong><br />
l’enceinte sur lesquelles nous reviendrons plus loin.<br />
La construction interne <strong>de</strong> la Roar2 se caractérise<br />
par l’utilisation <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux amplificateurs travaillant en<br />
classe A, soit un ampli stéréo pour les <strong>de</strong>ux hautparleurs<br />
<strong>de</strong> médium situés à l’avant et un autre, en<br />
mono pour le woofer situé au centre <strong>de</strong> l’enceinte<br />
et dirigé vers le haut. Cette configuration montre<br />
déjà bien la <strong>de</strong>stination <strong>de</strong> l’enceinte à être posée<br />
horizontalement ou verticalement au <strong>de</strong>ssous d’un<br />
écran d’ordinateur ou près d’une PS4, console avec<br />
laquelle elle est compatible. Grosse comme un livre<br />
d’intello et avec sa batterie <strong>de</strong> 6 000 mAh, la Roar2<br />
a aussi vocation à se déplacer.<br />
Une enceinte<br />
transportable multifonctions<br />
La Creative Sound Blaster<br />
Roar2 est intéressante<br />
en ce qu’elle se décline<br />
facilement en enceinte noma<strong>de</strong> ou<br />
sé<strong>de</strong>ntaire. Elle dispose d’une connectivité<br />
NFC pour le Bluetooth et peut fonctionner<br />
branchée sur le courant secteur ou sur sa batterie<br />
intégrée. On peut l’utiliser pour écouter <strong>de</strong> la<br />
musique située sur un appareil mobile, en sans-fil<br />
ou via un câble mini-jack, mais aussi pour lire <strong>de</strong>s<br />
morceaux stockés sur une carte micro-SD. Dans ce<br />
<strong>de</strong>rnier cas, la lecture se contrôle via les boutons<br />
situés à l’arrière, qui permettent <strong>de</strong> passer au<br />
morceau suivant/précé<strong>de</strong>nt, et <strong>de</strong> jouer en boucle<br />
ou en mo<strong>de</strong> aléatoire. La carte micro-SD peut aussi<br />
servir <strong>de</strong> support à un enregistrement, que l’on<br />
contrôle via <strong>de</strong>s boutons rec/lecture et « mute »,<br />
également situés à l’arrière. Une fonction pratique<br />
pour gar<strong>de</strong>r trace d’un cours, d’une réunion ou<br />
d’une conférence. Le micro intégré à l’enceinte<br />
fonctionne bien dans un rayon <strong>de</strong> quelques mètres,<br />
et sert aussi à prendre <strong>de</strong>s appels téléphoniques via<br />
le Bluetooth.
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
35<br />
180 €<br />
Une enceinte transportable bien pratique donc, pour un<br />
usage <strong>de</strong> la chambre au bureau. Pour regar<strong>de</strong>r <strong>de</strong>s films<br />
sur grand écran, il est possible <strong>de</strong> l’appairer à une secon<strong>de</strong><br />
enceinte Roar2.<br />
Grosses basses et jolis timbres<br />
À l’écoute, l’enceinte offre une dynamique intéressante, avec<br />
un équilibre tonal <strong>de</strong>scendant qui donne un clair avantage<br />
au bas du spectre. On note pour ce <strong>de</strong>rnier un brin d’artifice,<br />
qui peut parfois légèrement déséquilibrer la cohérence <strong>de</strong> la<br />
restitution, et n’incite donc pas trop à utiliser les mo<strong>de</strong>s Tera<br />
Bass ou Roar que nous avons trouvé tout à fait rugissants.<br />
Mais pour qui les apprécie, les basses <strong>de</strong> la Roar2 ont <strong>de</strong><br />
belles dimensions et donnent au son un impact marqué, plus<br />
agréable en filaire qu’en Bluetooth. Les médiums brillent par<br />
leurs détails et <strong>de</strong> jolis timbres, que nous avons pu apprécier<br />
en écoutant la flûte <strong>de</strong> Magic Malik sur ses « Short Cuts ».<br />
On note une touche incisive aux aigus, qui sont restitués<br />
avec détail et finesse. La scène est assez bien spatialisée en<br />
largeur tant qu’en profon<strong>de</strong>ur par cette enceinte très peu<br />
directive qui remplit bien l’espace autour d’elle. On l’utilise<br />
volontiers autour d’un ordinateur pour tous types d’usages<br />
sonores du quotidien : musique, films, enregistrement<br />
audio… et son aspect noma<strong>de</strong> est un atout.<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : 2x médium + woofer 6,35 cm<br />
•Réponse en fréquence : n.c.<br />
•Puissance : n.c.<br />
•Connectique : Bluetooth AptX, USB pour ordinateur,<br />
micro-SD jusqu’à 32 Go (FAT/FAT32),<br />
micro USB pour charge, mini-jack<br />
•Accessoires fournis : câble USB, adaptateur<br />
secteur<br />
•Batterie : 6 000 mAh, 8h d’autonomie<br />
•Dimensions : 57 x 202 x 115 mm<br />
•Poids : 1 kg<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
36 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
DEN<strong>ON</strong><br />
Heos 1<br />
Le système Heos by Denon,<br />
concurrent direct du titan Sonos<br />
sur le marché du multiroom, était<br />
initialement constitué d’une gamme<br />
qualitative plutôt courte, d’enceintes<br />
monoblocs et <strong>de</strong> répéteurs réseau,<br />
avec une interface propriétaire<br />
bien conçue. Après le High End<br />
2015 <strong>de</strong> Munich, elle s’est enrichie<br />
d’une barre <strong>de</strong> son et d’une petite<br />
enceinte Heos 1 dotée en option d’un<br />
pack noma<strong>de</strong> avec batterie et d’un<br />
récepteur Bluetooth. C’est l’enceinte<br />
dont il s’agit ici, qui fait le pari <strong>de</strong><br />
la polyvalence, à la fois multiroom,<br />
Bluetooth et noma<strong>de</strong>.<br />
Le poids et les petites dimensions <strong>de</strong> l’Heos 1<br />
en font une enceinte discrète qui tient <strong>de</strong>bout<br />
dans tous les coins <strong>de</strong> la maison. Elle se connecte<br />
facilement au réseau domestique comme les<br />
autres enceintes Heos by Denon. Cela peut se<br />
faire directement en Ethernet ou par le Wi-Fi. La<br />
procédure <strong>de</strong> connexion au réseau sans-fil ne prend<br />
que quelques minutes. Elle consiste principalement<br />
à brancher un câble mini-jack entre l’enceinte et le<br />
smartphone ou la tablette sur lequel on a installé<br />
l’application Heos, puis à entrer le mot <strong>de</strong> passe du<br />
Wi-Fi. Si on débranche l’enceinte pour la rebrancher<br />
dans une autre pièce <strong>de</strong> la maison, une simple<br />
pression sur le bouton <strong>de</strong> volume situé sur le haut<br />
<strong>de</strong> son boîtier la reconnecte automatiquement au<br />
réseau local sans-fil. C’est donc un produit maniable<br />
pour l’intérieur, si l’on excepte la dio<strong>de</strong> Led située<br />
à la base <strong>de</strong> l’enceinte, assez lumineuse, qui peut<br />
déranger la nuit dans une chambre à coucher par<br />
exemple.<br />
Le Go Pack optionel : pour la transformer<br />
en une vraie enceinte noma<strong>de</strong> avec liaison<br />
Bluetooth et batterie intégrée<br />
Pour une utilisation noma<strong>de</strong>, la Heos 1 est certes<br />
un peu lour<strong>de</strong> pour être emmenée dans un sac à<br />
dos, mais se glisse bien dans une valise ou le coffre<br />
250 €<br />
d’une voiture pour aller dans les endroits où l’on ne<br />
capte plus <strong>de</strong> Wi-Fi. Le bloc Go Pack, disponible<br />
en option, avec son module batterie et Bluetooth,<br />
se clipse très facilement au socle <strong>de</strong> l’enceinte.<br />
Des encoches sont prévues à cet effet, <strong>de</strong>rrière un<br />
panneau à la base <strong>de</strong> l’enceinte, que l’on détache<br />
par une petite rotation que l’on effectue avec <strong>de</strong>ux<br />
doigts. Un petit cache en caoutchouc pour les<br />
prises USB, Ethernet et mini-jack permet <strong>de</strong> placer<br />
l’enceinte en extérieur ou dans une pièce d’eau<br />
sans qu’elle ne craigne les éclaboussures. La Heos 1<br />
et son Go Pack réunissent donc <strong>de</strong>s fonctionnalités<br />
à la fois multiroom et transportables.<br />
En terme <strong>de</strong> construction interne, le fabricant a<br />
doté cette petite enceinte d’un tweeter à dôme<br />
textile <strong>de</strong> 25 mm (1 pouce) doté d’un moteur à<br />
aimant néodyme et d’un dissipateur thermique. On<br />
lui trouve aussi un boomer à membrane en papier<br />
<strong>de</strong> 7,5 cm <strong>de</strong> diamètre avec un gros aimant ferrite<br />
<strong>de</strong> 7cm. Le tout est proprement assemblé et isolé<br />
grâce à <strong>de</strong>s ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong> mousse, et enfermé dans<br />
<strong>de</strong>s coques en ABS d’une bonne robustesse et<br />
soli<strong>de</strong>ment vissées. En somme un produit plutôt<br />
bien construit et qui semble durable.
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
37<br />
Une restitution sonore qui a la pêche<br />
À l’écoute, la Heos 1 offre un bon rapport taille<br />
puissance, et permet <strong>de</strong> bien pousser le volume,<br />
notamment lorsqu’elle est branchée en Wi-Fi ou en<br />
Ethernet. Nous l’avons facilement connectée à une<br />
platine vinyle dotée d’un préampli phono grâce à une<br />
prise mini-jack et envoyé le signal audio sur le réseau<br />
local pour jouer en stéréo avec une secon<strong>de</strong> Heos 1.<br />
Cela s’est fait avec une bonne qualité <strong>de</strong> restitution,<br />
non sans un léger retard qui équivaut sûrement au délai<br />
d’encodage du flux numérique. Il vaut donc mieux<br />
effectuer ce type d’écoute à un volume pas trop faible,<br />
car sinon on risque d’entendre la cellule phono lire le<br />
sillon en écho si l’on se trouve à proximité <strong>de</strong> la platine.<br />
L’équilibre tonal est assez neutre, légèrement<br />
physiologique, sans brillance ni coloration particulière.<br />
L’impact est bon et garantit le dynamisme sur les styles<br />
<strong>de</strong> musiques dansants. Les médiums, très mats, sont<br />
d’un détail agréable à l’écoute et les aigus, relativement<br />
aériens, restent doux et sans aucune agressivité.<br />
En mettant l’enceinte en Bluetooth et sur batterie, on<br />
gar<strong>de</strong> une restitution <strong>de</strong> qualité, avec simplement un<br />
peu plus <strong>de</strong> lour<strong>de</strong>ur dans le bas du spectre et moins<br />
<strong>de</strong> détails dans le haut médium et les aigus, ce qui est<br />
normal étant donné les limites <strong>de</strong> la liaison en Bluetooth.<br />
En somme une écoute propre et qualitative, qui privilégie<br />
la fidélité sans excès, pour un produit qui offre un bon<br />
rapport qualité/prix.<br />
Spécifications<br />
•Type : enceinte active Wi-Fi, liaison Bluetooth<br />
en option<br />
•Puissance : n.c.<br />
•Haut-parleurs : tweeter à dôme <strong>de</strong> 25 mm,<br />
boomer <strong>de</strong> 7,5 cm<br />
•Réponse en fréquence : n.c.<br />
•Connectique : Ethernet, Wi-Fi, Bluetooth,<br />
mini-jack, USB (pour mise à jour)<br />
•Protocole réseau : Heos<br />
•Dimensions : 18 x 12,9 x 12,8 cm<br />
•Poids : 1,9 kg<br />
• Prix du Go Pack : 100 €<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
38 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
ELIPS<strong>ON</strong>/HABITAT<br />
Lenny<br />
La Lenny a été conçue par l’équipe française d’AV Industry,<br />
qui prési<strong>de</strong> maintenant aux <strong>de</strong>stinées <strong>de</strong> la marque Elipson,<br />
en partenariat avec Habitat, la marque d’ameublement chic<br />
et urbaine crée par Terence Conran. Elle a un look original et<br />
stylisé, celui d’une manche à air <strong>de</strong> bateau.<br />
Avec sa grille métallique dorée ou argentée, selon que l’on<br />
a choisi la finition noire ou blanche, la Lenny peut aussi faire<br />
penser à un masque d’escrime. Avec sa finition «soft touch» et<br />
sa sangle <strong>de</strong> transport en similicuir, la Lenny a, en tous cas, une<br />
apparence qui ne peut laisser indifférent.<br />
300 €<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleur : large-ban<strong>de</strong> <strong>de</strong> 10 cm<br />
•Puissance : 2 x 10 watts<br />
•Réponse en fréquence : n.c.<br />
•Connectique : Bluetooth, mini-jack<br />
•Batterie : 1850 mAh, 6 à 8 h d’autonomie<br />
•Dimensions : 16,5 x 36,8 x 17 cm<br />
•Poids : 2 kg<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt<br />
Malgré sa taille importante, le coffret est assez léger, juste ancré<br />
sur le support par le poids <strong>de</strong> l’électronique intégré dans le<br />
pied <strong>de</strong> l’enceinte, ce qui n’apporte pas une stabilité à toute<br />
épreuve. La Lenny n’a en fait pas le pied marin !<br />
Volontairement très simple et épuré, l’Elipson Lenny n’a<br />
même pas <strong>de</strong> comman<strong>de</strong> <strong>de</strong> volume. Celui-ci ne peut s’ajuster<br />
que <strong>de</strong>puis la source. Dans le même esprit, la connectivité<br />
se contente <strong>de</strong> la liaison Bluetooth sans-fil et d’une entrée<br />
auxiliaire sur mini-jack.<br />
À l’intérieur <strong>de</strong> l’enceinte, Elipson a choisi d’utiliser un hautparleur<br />
<strong>de</strong> grand diamètre, un large-ban<strong>de</strong> <strong>de</strong> 10 cm, ce qui est<br />
assez inhabituel sur ce type d’enceinte. Celui-ci est alimenté par<br />
un ampli <strong>de</strong> 2 x 10 watts.<br />
À l’écoute, la restitution manque un peu <strong>de</strong> définition et<br />
pourrait être plus propre. Néanmoins, elle affiche beaucoup<br />
<strong>de</strong> spontanéité, <strong>de</strong> la dynamique, <strong>de</strong> l’ampleur et une bonne<br />
cohérence. L’Elipson Lenny, ne cherche pas à en faire trop<br />
dans les graves et les aigus. Elle se concentre sur le registre<br />
médium qui est ainsi très vivant avec une bonne réserve <strong>de</strong><br />
puissance acoustique. C’est une approche un peu à l’ancienne<br />
qui fait penser au son que l’on obtenait avec les gros postes<br />
<strong>de</strong> radio portables d’autrefois. Cela cadre bien avec l’esprit<br />
légèrement vintage et intemporel <strong>de</strong> la Lenny.<br />
Bose SoundLink Mini II<br />
Encore une réussite à mettre à l’actif <strong>de</strong> la société créée par le Dr Amar<br />
Bose. Taillée comme un petit lingot d’aluminium, cette enceinte paraît d’une<br />
solidité à toute épreuve, même si elle n’est pas prévue pour la bala<strong>de</strong> et les<br />
éclaboussures. Avec ses <strong>de</strong>ux transducteurs large-ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong> 4,5 cm et ses<br />
<strong>de</strong>ux radiateurs passifs <strong>de</strong> 8 x 3,5 cm, elle développe un son démesuré par<br />
rapport à sa taille. C’est certainement un <strong>de</strong>s meilleurs rapports taille/puissance<br />
acoustique, toutes catégories confondues.<br />
Le test complet sur on-mag.fr<br />
Notre avis :<br />
200 €
iFI Audio - iDSD Nano<br />
99 CLASSICS<br />
La promesse d’un son naturel parfait,<br />
pour les amoureux <strong>de</strong> l’Audio.<br />
Un con<strong>de</strong>nsé <strong>de</strong> technologie<br />
PCM 32/384kHz - Quad DSD256<br />
DXD 384kHz<br />
Ses oreillettes en noyer massif,<br />
ses coussins confortables,<br />
et son arceau en acier à ressort<br />
feront du 99 Classics une référence<br />
plutôt qu’un banal casque audio.<br />
La référence disques et accessoires<br />
audiophiles <strong>de</strong>puis 1997.<br />
www.elitediffusion.com<br />
Élu produit <strong>de</strong> l’année<br />
2014-2015 par l’EISA<br />
et toujours une longueur<br />
d’avance.
40 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
JABRA<br />
Solemate Mini<br />
La Jabra Solemate Mini n’est pas née <strong>de</strong> la <strong>de</strong>rnière pluie,<br />
mais si vous cherchez une petite enceinte Bluetooth<br />
noma<strong>de</strong>, très abordable, et qui ne sonne pas comme une<br />
crécelle, elle reste un <strong>de</strong>s meilleurs choix.<br />
L’offre en matière d’enceintes Bluetooth à moins <strong>de</strong><br />
60 € est pléthorique. Mais, d’après nous, la plupart<br />
<strong>de</strong>s produits proposés n’ont pas vraiment d’intérêt.<br />
Ce sont souvent <strong>de</strong>s gadgets offrant un son tout<br />
maigrelet, à peine mieux qu’un ordinateur. Ils ne<br />
valent pas le coup, ils iront vite dormir au fond d’un<br />
tiroir, c’est du gaspi consumériste anti-écolo.<br />
Heureusement, quelques modèles sortent du lot<br />
comme cette Jabra Solemate Mini.<br />
De la forme d’une petite brique aux coins arrondis,<br />
qui tient dans la main, elle est disponible en noir,<br />
jaune, bleu ou rouge. Son prix officiel sur le site Jabra<br />
est <strong>de</strong> 80 €, mais on la trouve facilement à 50 ou<br />
60 €. Avec son coffret en ABS, gainé <strong>de</strong> caoutchouc<br />
polyuréthane et ses soli<strong>de</strong>s grilles métalliques, elle<br />
est protégée contre les éclaboussures, résistante aux<br />
chocs, à l’humidité et à la poussière. On apprécie<br />
aussi sa connexion Bluetooth compatible avec<br />
l’appairage automatique NFC et son câble <strong>de</strong><br />
raccor<strong>de</strong>ment mini-jack qui s’encastre directement<br />
sous sa semelle antidérapante.<br />
80 €<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : 2x large-ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong> 3,8 cm,<br />
radiateur passif <strong>de</strong> 3,5 x 7,5 cm<br />
•Puissance : 6 watts<br />
•Réponse en fréquence : n.c.<br />
•Connectique : Bluetooth, mini-jack<br />
•Batterie : 8 h d’autonomie<br />
•Dimensions : 12,5 x 6,1 x 5,3 cm<br />
•Poids : 295 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Ministry of Sound Audio S Plus<br />
Fonctions<br />
Intérêt<br />
Ministry of Sound est une boîte <strong>de</strong> nuit et maintenant un label <strong>de</strong> musique très en vue qui a<br />
fait ses débuts dans un garage <strong>de</strong> Londres. Surfant sur son succès, elle lance maintenant une<br />
gamme <strong>de</strong> produits dérivés parmi lesquels une série d’enceintes sans-fil dont l’Audio S Plus<br />
est la plus compacte. Celle-ci évoque, par sa forme, la Beats Pill+ mais s’en démarque par un<br />
prix beaucoup plus abordable, un style plus «bling-bling» et boutonneux, mais aussi par son<br />
originale dragonne en caoutchouc amovible que l’on peut remplacer par un pié<strong>de</strong>stal pour<br />
poser l’enceinte à la verticale.<br />
À l’écoute la Ministry of Sound S Plus offre <strong>de</strong> bonnes petites basses. Ses médiums sont tout<br />
en ron<strong>de</strong>ur, ainsi que les aigus qui ont une légère touche <strong>de</strong> brillance. Pour une enceinte <strong>de</strong><br />
cette taille, la tenue en puissance et la spatialisation<br />
sont plus que correctes.<br />
Le test complet sur on-mag.fr<br />
À l’écoute, le son n’est pas gigantesque, mais il est<br />
déjà bien équilibré. Les <strong>de</strong>ux large-ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong> 3,8 cm<br />
et leur radiateur passif <strong>de</strong> 7,5 x 3,5 cm font bien leur<br />
travail. Les timbres ne sont pas décharnés, ils sont<br />
même plutôt chaleureux avec du naturel et <strong>de</strong> la<br />
vie dans la zone médium, fort plaisant. Pour écouter<br />
la radio dans la cuisine ou la salle <strong>de</strong> bain, regar<strong>de</strong>r<br />
un film sur tablette ou <strong>de</strong> la musique d’ambiance<br />
entre amis dans le jardin, la Jabra Solemate Mini est<br />
convaincante.<br />
Notre avis : 150 €
42 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
JBL<br />
Xtreme<br />
La JBL Xtreme est la plus grosse enceinte noma<strong>de</strong> du<br />
constructeur américain. Elle est faite pour les barou<strong>de</strong>urs<br />
qui veulent <strong>de</strong> la puissance et un gros son. Elle embarque<br />
une batterie <strong>de</strong> forte capacité pour tenir longtemps et<br />
recharger tous vos périphériques en bala<strong>de</strong>.<br />
300 €<br />
La JBL Xtreme est un poids lourd parmi les<br />
enceintes Bluetooth noma<strong>de</strong>s. Elle pèse plus <strong>de</strong> 2<br />
kg et se présente comme un gros boudin <strong>de</strong> 12,6<br />
cm <strong>de</strong> diamètre sur 28,3 cm <strong>de</strong> long, habillé d’une<br />
gaine textile très résistante. Elle est «splashproof»<br />
ne craint pas la poussière et les éclaboussures. On<br />
peut même la laver sous l’eau du robinet. Pour<br />
affirmer le caractère noma<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’objet, le coffret<br />
comporte <strong>de</strong> grosses boucles métalliques à ses<br />
extrémités sur lesquelles ont peut accrocher les<br />
mousquetons <strong>de</strong> la sangle <strong>de</strong> transport fournie dans<br />
l’emballage.<br />
L’autre atout <strong>de</strong> la JBL Xtreme est son énorme<br />
batterie intégrée. Celle-ci est d’une capacité <strong>de</strong><br />
10 000 mAh, soit prés <strong>de</strong> cinq fois plus que les<br />
autres produits <strong>de</strong> la catégorie. Cette batterie<br />
peut servir à recharger simultanément <strong>de</strong>ux<br />
périphériques noma<strong>de</strong>s (smartphone, tablette,<br />
bala<strong>de</strong>ur, etc.). La connectique cachée <strong>de</strong>rrière une<br />
fermeture éclair étanche comporte <strong>de</strong>ux ports USB<br />
<strong>de</strong> sortie 5 volts.<br />
Pour fournir un haut niveau <strong>de</strong> puissance<br />
acoustique, la JBL Xtreme intègre <strong>de</strong>ux<br />
transducteurs <strong>de</strong> médium/aigu <strong>de</strong> 35 mm, <strong>de</strong>ux<br />
soli<strong>de</strong>s boomers <strong>de</strong> 6,3 cm et surtout <strong>de</strong>ux<br />
radiateurs passifs, visibles <strong>de</strong> part et d’autre <strong>de</strong> son<br />
coffret tubulaire, <strong>de</strong> prés <strong>de</strong> 12 cm <strong>de</strong> diamètre.<br />
À l’écoute, la JBL Xtreme est ainsi une <strong>de</strong>s<br />
enceintes noma<strong>de</strong>s les plus pêchues que<br />
nous ayons testées. Son équilibre tonal est<br />
physiologique avec <strong>de</strong> grosses basses et un aigu<br />
brillant. C’est un peu artificiel et néanmoins bien<br />
propre. La JBL Xtreme n’a pas le naturel d’une Bose<br />
SoundLink III, ni la finesse d’une Bowers & Wilkins<br />
T7. Mais pour faire la fête au bord <strong>de</strong> la piscine ou<br />
sur la plage jusqu’au bout <strong>de</strong> la nuit, elle n’a pas<br />
son pareil.<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : 2x médium/aigu <strong>de</strong> 35 mm, 2x boomers<br />
<strong>de</strong> 6,3 cm, 2x radiateurs passifs <strong>de</strong> 12 cm<br />
•Puissance : 2 x 20 watts<br />
•Réponse en fréquence : 70 Hz à 20 kHz<br />
•Connectique : Bluetooth, mini-jack<br />
•Batterie : 10 000 mAh, 15 h d’autonomie<br />
•Dimensions : 12,6 cm <strong>de</strong> diamètre x 28,3 cm <strong>de</strong> long<br />
•Poids : 2,112 kg<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
<strong>ON</strong>KYO<br />
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
43<br />
X9<br />
350 €<br />
Onkyo, spécialiste <strong>de</strong>s amplificateurs Home Cinéma, cherche <strong>de</strong>puis quelques années à élargir sa<br />
gamme vers <strong>de</strong>s produits plus grand public. La marque japonaise a fait plusieurs tentatives, plus ou<br />
moins réussies, sur le marché du casque avec <strong>de</strong>s modèles comme le HS-500BT ou le ES-HF300.<br />
Onkyo s’attaque maintenant aux enceintes sans-fil et transportables avec trois modèles X3, X6 et<br />
X9. La X9, que nous testons ici, est la plus grosse d’entre elles. D’une approche haut <strong>de</strong> gamme, elle<br />
est simple et bien propre sur elle, avec les fonctionnalités qu’on attend d’un produit <strong>de</strong> ce type, la<br />
liaison USB compatible audio Hi-Res en plus.<br />
L’emballage <strong>de</strong> l’enceinte Onkyo X9 est tout ce<br />
qu’il y a <strong>de</strong> plus basique et d’industriel en carton et<br />
sachet plastique, et <strong>de</strong> ce côté là, nous ne sommes<br />
pas du genre à en <strong>de</strong>man<strong>de</strong>r plus. Avec sa section<br />
en aman<strong>de</strong> effilée, son <strong>de</strong>ssin plutôt classieux et<br />
épuré, l’enceinte a un look à la fois sobre et original.<br />
La X9 n’est pas une copie d’un produit que l’on<br />
aurait déjà rencontré chez une autre marque<br />
et sa conception semble être le fruit d’un sérieux<br />
travail tant sur le plan acoustique qu’esthétique.<br />
Dotée d’une batterie intégrée lui offrant une<br />
autonomie annoncée pour 10 heures, la X9 est<br />
transportable, mais ne comporte pas <strong>de</strong> poignée ni<br />
<strong>de</strong> protection.<br />
Les comman<strong>de</strong>s, basiques et accessibles, pour<br />
le contrôle du volume, la lecture/prise d’appel<br />
téléphonique et la mise sous tension se trouvent sur<br />
le <strong>de</strong>ssus, tandis que l’ensemble <strong>de</strong> la connectique<br />
se trouve à l’arrière. Plug & play, l’enceinte Onkyo<br />
X9 se branche facilement en mini-jack ou en<br />
Bluetooth (sans-fil) à n’importe quelle source,<br />
et, chose importante pour ce type <strong>de</strong> produit,<br />
peut aussi recevoir le signal audionumérique<br />
provenant d’un ordinateur grâce à son entrée<br />
micro-USB.<br />
Par ailleurs, le microphone intégré, et la possibilité<br />
<strong>de</strong> connecter jusqu’à trois appareils Bluetooth<br />
simultanément, donne un aspect pratique et<br />
polyvalent à l’enceinte.<br />
La construction interne <strong>de</strong> l’enceinte semble<br />
sérieuse avec un équipage acoustique bien fourni.<br />
Le coffret, formé <strong>de</strong> coques en matériaux <strong>de</strong><br />
synthèse bien soli<strong>de</strong>s, est presque entièrement<br />
habillé <strong>de</strong> gran<strong>de</strong>s plaques d’aluminium perforées.<br />
Il accueille pas moins <strong>de</strong> six haut-parleurs bien à<br />
l’abris <strong>de</strong>rrière la grille <strong>de</strong> faça<strong>de</strong> : <strong>de</strong>ux tweeters<br />
à dôme textile <strong>de</strong> 25 mm et quatre transducteurs<br />
large-ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong> 50 mm équipés <strong>de</strong> sérieux moteurs<br />
à aimants néodyme. L’accord dans le grave est<br />
assuré par <strong>de</strong>ux radiateurs passifs <strong>de</strong> 89 mm, un à<br />
l’avant et l’autre à l’arrière, à membranes planes<br />
renforcées, particulièrement rigi<strong>de</strong>s.<br />
Ces haut-parleurs sont alimentés par quatre<br />
amplificateurs <strong>de</strong> dix watts chacun, et un<br />
convertisseur capable <strong>de</strong> prendre en charge les flux<br />
en PCM jusqu’en 24 bits/96 kHz à partir <strong>de</strong> l’entrée<br />
USB (cela explique le label Hi-Res Audio que porte<br />
l’enceinte). Dans ce <strong>de</strong>rnier cas <strong>de</strong> figure, les hautparleurs<br />
peuvent monter jusqu’à une fréquence <strong>de</strong><br />
40 kHz, et plafonneront à 20 kHz pour les entrées en<br />
filaire et en Bluetooth qui ne sont pas prévues pour<br />
une transmission <strong>de</strong> l’audio en Hi-Res.<br />
A l’écoute, on constate tout <strong>de</strong> suite que l’Onkyo<br />
X9 offre une réponse en fréquence étendue. Mais<br />
elle donne dans le grave, avec un équilibre tonal<br />
<strong>de</strong>scendant qui laisse une bonne place au bas du<br />
spectre et privilégie l’ampleur, la ron<strong>de</strong>ur plutôt<br />
que la clarté. L’image stéréophonique est assez<br />
profon<strong>de</strong>, sans excès dans les détails. Les médiums<br />
restent plutôt mat, et les aigus doux, légèrement<br />
en retrait, sans brillance ni agressivité. La tenue en<br />
puissance n’est pas phénoménale et la dynamique<br />
est un peu retenue, mais l’enceinte offre en somme<br />
une écoute propre, sympathique en douceur.<br />
Lorsqu’on la branche en filaire (mini-jack ou USB<br />
Audio), elle gagne en nuances et en précision, avec<br />
une petite touche d’impact en plus.<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : 2x tweeters <strong>de</strong> 25 mm + 4x large-ban<strong>de</strong>s<br />
<strong>de</strong> 50mm +2x radiateurs passifs <strong>de</strong> 89 mm<br />
•Puissance : 4 x 10 watts<br />
•Réponse en fréquence : 57 Hz à 40 kHz (en USB)<br />
•Connectique : USB Audio, Bluetooth, mini-jack<br />
•Batterie : 2200 mAh, 10 h d’autonomie<br />
•Dimensions : 300 x 144 x 63 mm<br />
•Poids : 1,5 kg<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
46 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
S<strong>ON</strong>Y<br />
SRS-SX77<br />
Depuis plus <strong>de</strong> 10 ans, Sony a fait <strong>de</strong> nombreuses tentatives pour s’inscrire sur le marché<br />
<strong>de</strong>s systèmes audio multiroom, connectés et sans-fil. Elle n’avait jusqu’à présent pas<br />
connu beaucoup <strong>de</strong> réussite, mais, cette fois-ci, la marque japonaise semble tenir le bon<br />
bout. Sa nouvelle gamme d’enceintes Wi-Fi et Bluetooth lancée <strong>de</strong>puis un peu plus d’un<br />
an et qui, <strong>de</strong>puis, ne cesse <strong>de</strong> s’enrichir, a toutes les spécifications pour plaire.<br />
L’enceinte SRS-X77, <strong>de</strong> secon<strong>de</strong> génération, en est la meilleure illustration. Elle est dotée<br />
d’une liaison Bluetooth LDAC et donc audio Hi-Res, <strong>de</strong> la compatibilité AirPlay et Google<br />
Cast, ainsi que d’une batterie intégrée qui la rend semi-noma<strong>de</strong>.<br />
La Sony SRS-X77 est une enceinte peu profon<strong>de</strong><br />
et <strong>de</strong> faça<strong>de</strong> rectangulaire reprenant le format<br />
<strong>de</strong>s postes <strong>de</strong> radio portables <strong>de</strong>s années 1980.<br />
Elle n’est pas vraiment noma<strong>de</strong> puisqu’elle pèse<br />
presque <strong>de</strong>ux kilogrammes, qu’elle ne possè<strong>de</strong><br />
pas <strong>de</strong> poignée <strong>de</strong> transport et que sa finition en<br />
plastique brillant n’est pas protégée. Cependant,<br />
grâce à sa batterie intégrée annoncée pour une<br />
autonomie <strong>de</strong> 10 heures, on peut facilement<br />
l’emmener dans le jardin, sur le balcon/terrasse ou<br />
dans la salle <strong>de</strong> bain sans avoir à la relier au courant<br />
secteur.<br />
Transmission Bluetooth compatible<br />
audio Hi-Res<br />
La liaison Bluetooth <strong>de</strong> l’enceinte permet un<br />
appairage automatique en NFC. Elle est compatible<br />
avec le nouveau co<strong>de</strong>c LDAC développé par Sony.<br />
Celui-ci permet une transmission sans-fil, d’un flux<br />
audio compressé, jusqu’à une résolution maximale<br />
<strong>de</strong> 24 bits/96 kHz. Son débit peut monter jusqu’à<br />
990 kbps ce qui est trois à huit fois supérieur à une<br />
transmission Bluetooth classique dont le débit<br />
démarre à 128 kbps en SBC et plafonne à 350 kbps<br />
en AAC ou AptX.<br />
La liaison Bluetooth LDAC mérite donc le label «Hi-<br />
Res Audio». Elle n’est disponible pour l’instant que<br />
pour les utilisateurs <strong>de</strong> smartphones et tablettes<br />
Sony <strong>de</strong> <strong>de</strong>rnière génération. Mais heureusement,<br />
l’enceinte Sony SRS-X77 est également compatible<br />
avec le co<strong>de</strong>c AAC, largement répandu sur les<br />
appareils iOS et Android, qui permet une qualité<br />
d’écoute équivalente à du très bon MP3.<br />
Compatible AirPlay et Google Cast for Audio<br />
La connexion au réseau Wi-Fi local <strong>de</strong> la SRS-X77<br />
se fait à l’ai<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’application SongPal. Cette<br />
application permet <strong>de</strong> récupérer automatiquement<br />
les co<strong>de</strong>s Wi-Fi du smartphone ou <strong>de</strong> la tablette<br />
utilisée pour les communiquer par Bluetooth à
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
47<br />
l’enceinte. Elle donne aussi<br />
accès à un égaliseur, à la lecture<br />
en DLNA <strong>de</strong>s fichiers audio<br />
disponibles sur les disques durs<br />
du réseau local ainsi qu’aux<br />
fonctions <strong>de</strong> gestion multiroom<br />
lorsque vous possé<strong>de</strong>z plusieurs<br />
enceintes Sony compatibles<br />
SongPal. Mais elle est assez<br />
sommaire, avec une interface<br />
vieillotte et fastidieuse, conçue<br />
pour les petits écrans sous iOS.<br />
On préfère donc piloter la SRS-X77<br />
en AirPlay (sous iOS) en Google Cast<br />
for Audio (sous iOS et Android) ou encore<br />
<strong>de</strong>puis Spotify Connect. L’application propriétaire<br />
<strong>de</strong> Sony n’est certes pas très réussie, mais la marque est<br />
la seule à proposer une compatibilité aussi large à la fois<br />
en Bluetooth, en Wi-Fi, mais aussi en Ethernet puisque la<br />
SRS-X77 porte sur son dos une connexion réseau filaire en<br />
plus <strong>de</strong> son entrée auxiliaire sur mini-jack.<br />
Une acoustique travaillée et bien optimisée<br />
L’ergonomie <strong>de</strong>s pavés tactiles <strong>de</strong> l’enceinte est à revoir. On<br />
active trop facilement une fonction non voulue en attrapant<br />
l’enceinte. En revanche, la construction est sérieuse et<br />
l’acoustique est particulièrement bien optimisée.<br />
Le coffret <strong>de</strong> la SRS-X77 est un assemblage <strong>de</strong> coques et<br />
panneaux en matériaux <strong>de</strong> synthèse, renforcé par <strong>de</strong> la fibre,<br />
à la fois bien rigi<strong>de</strong> et amortissant. Nous n’avons noté aucun<br />
bruit <strong>de</strong> vibration parasite pendant nos essais, jusqu’à <strong>de</strong><br />
hauts volumes sonores.<br />
En faça<strong>de</strong>, <strong>de</strong>rrière une grille métallique, l’enceinte<br />
comporte trois haut-parleurs : <strong>de</strong>ux transducteurs largeban<strong>de</strong>s<br />
<strong>de</strong> 5,5 cm à cône en papier et un boomer <strong>de</strong><br />
7,5 cm à membrane plane également en papier. Ils sont<br />
épaulés dans le grave par <strong>de</strong>ux radiateurs passifs ovales <strong>de</strong><br />
9,5 x 4,5 cm à diaphragmes lestés pour mieux <strong>de</strong>scendre<br />
dans les basses fréquences. Le tout est alimenté par <strong>de</strong>s<br />
amplificateurs numériques S-Master, propres à Sony,<br />
revendiquant 40 watts au total.<br />
À l’écoute, les résultats sont excellents. La Sony SRS-X77<br />
est une <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux enceintes les plus performantes que nous<br />
connaissons dans sa catégorie, juste un peu en <strong>de</strong>ssous <strong>de</strong><br />
la Bose SoundLink III (qui est uniquement Bluetooth et non<br />
Wi-Fi).<br />
La restitution est bien équilibrée, avec <strong>de</strong> bonnes petites<br />
basses, à la fois propres et chaleureuses, <strong>de</strong>s timbres<br />
naturels. Nous avons apprécié la restitution <strong>de</strong> la voix <strong>de</strong><br />
Bryan Ferry sur l’album «Avalon» <strong>de</strong> Roxy Music, sa tessiture<br />
naturelle, son ouverture, sans crispation. Le rythme <strong>de</strong> la<br />
basse électrique avait un très bon swing, la dynamique était<br />
au ren<strong>de</strong>z-vous.<br />
L’enceinte Sony SRS-X77 est également d’une bonne tenue<br />
en puissance pour son format. Il faut vraiment pousser fort<br />
le volume sonore, pour entendre les premiers signes <strong>de</strong><br />
saturation. Sur la plupart <strong>de</strong>s styles <strong>de</strong> musique, elle réussit<br />
à être naturelle, donner <strong>de</strong> l’ampleur sans trop d’artifice,<br />
tout en étant charmeuse, douce, mais également alerte<br />
et punchy lorsqu’il le faut. C’est un produit parmi les plus<br />
recommandables et complets <strong>de</strong> sa catégorie.<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
280 €<br />
Spécifications<br />
•Type : enceinte Wi-Fi et Bluetooth<br />
•Haut-parleurs : 2x large-ban<strong>de</strong>s <strong>de</strong> 5,5 cm,<br />
boomer <strong>de</strong> 7,5 cm, 2 x radiateurs passifs <strong>de</strong> 9,5<br />
x 4,5 cm<br />
•Puissance : 40 watts<br />
•Batterie intégrée d’une autonomie <strong>de</strong> 10<br />
heures (donnée constructeur)<br />
•Connectique : Bluetooth 3.0 (NFC, AAC,<br />
LDAC), Wi-Fi, Ethernet, entrée auxiliaire analogique<br />
sur mini-jack, sortie USB 5 V<br />
•Protocole réseau : AirPlay, Google Cast for<br />
Audio, Spotify Connect, DLNA<br />
•Dimensions : 30 x 13,2 x 6 cm<br />
•Poids : 1,9 kg<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
48 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
ULTIMATE EARS<br />
UE Roll2<br />
Wooohoo ! <strong>ON</strong> Mag s’est bien amusé avec<br />
cette enceinte : lui faire boire la tasse, la faire<br />
tournoyer sur sa dragonne élastique et même<br />
jouer un peu au discoplan... tout était bon pour<br />
tester son aspect tout terrain et ça a plutôt<br />
bien marché.<br />
L’UE Roll2, secon<strong>de</strong> version <strong>de</strong> l’enceinte Roll, est<br />
la plus aventurière <strong>de</strong> la gamme Ultimate Ears. Du<br />
format d’une soucoupe, on a tout <strong>de</strong> suite envie <strong>de</strong><br />
la faire voler. Comme les UE Boom et Megaboom,<br />
elle a vocation à respirer le grand air. Elle est micouverte<br />
d’un épais canevas coloré, l’autre moitié<br />
étant finie par un revêtement en caoutchouc lisse,<br />
plutôt agréable au toucher. Ce qui la rend pratique,<br />
c’est surtout sa soli<strong>de</strong> dragonne élastique, qui<br />
une fois étirée est assez large pour laisser passer<br />
l’enceinte et donc l’attacher à presque tout ce<br />
que l’on veut : sac à dos, guitare, guidon <strong>de</strong> vélo,<br />
mousqueton…<br />
De plus, l’UE Roll2 est livrée avec une petite<br />
bouée pour écouter <strong>de</strong> la musique en nageant, ce<br />
qui est amusant et pratique. La certification IPX7<br />
assure que l’enceinte sera sauve, même après une<br />
immersion <strong>de</strong> trente minutes sous un mètre d’eau.<br />
Il faut simplement faire attention à bien refermer<br />
le capuchon en caoutchouc <strong>de</strong>stiné à protéger la<br />
connectique situé au dos.<br />
Pensez également à l’étanchéité <strong>de</strong> votre bala<strong>de</strong>ur<br />
ou smartphone, qu’il faudra protéger avec une<br />
housse ou un sac approprié afin qu’il puisse suivre<br />
l’UE Roll2 dans ses aventures.<br />
Au niveau sonore, nous avons été agréablement<br />
surpris <strong>de</strong>s performances et par le rapport taille/<br />
puissance le l’UE Roll2. Elle est capable d’assurer<br />
un bon niveau sonore dans un rayon allant <strong>de</strong> cinq<br />
et dix mètres, soit assez pour sonoriser une petite<br />
soirée autour d’un feu <strong>de</strong> camp. Cela sachant qu’il<br />
est possible d’appairer cette enceinte avec une<br />
secon<strong>de</strong> UE Roll2 pour sonoriser plus d’espace. Les<br />
basses ne sont pas délirantes, mais donnent une<br />
assise suffisante à la restitution lorsque l’enceinte<br />
est posée sur une table, ou un rocher plutôt que<br />
suspendue en l’air.<br />
Sans être ultra précise, la musique restituée est<br />
bien articulée. L’équilibre tonal est légèrement<br />
physiologique. Bien qu’un peu incisif le registre<br />
médium est agréable à l’écoute, notamment sur les<br />
voix. Malgré ses limitations naturelles, l’ensemble<br />
est donc cohérent. On sent que l’enceinte est<br />
aussi bien construite qu’agréable à écouter en<br />
randonnée, en escala<strong>de</strong> ou en camping. C’est donc<br />
une réussite.<br />
100 €<br />
Spécifications<br />
•Haut-parleurs : boomer <strong>de</strong> 5 cm, 2x tweeters<br />
<strong>de</strong> 19 mm<br />
•Réponse en fréquence : 108 Hz – 20 kHz<br />
•Connectique : Bluetooth, mini-jack<br />
•Etanchéité norme IPX7<br />
Batterie : 9 h d’autonomie<br />
•Dimensions : 13,5 cm x 4 cm<br />
•Poids : 330 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
Ultimate Ears<br />
UE Megaboom<br />
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
49<br />
Ultimate Ears s’adresse essentiellement dans sa communication<br />
à une cible jeune, délurée et fêtar<strong>de</strong>. Ce n’est pas pour autant<br />
que la marque manque <strong>de</strong> sérieux et d’expertise. Ses enceintes<br />
Bluetooth, comme nous avons pu le constater lors <strong>de</strong> plusieurs<br />
tests, sont souvent très performantes. La plus grosse d’entre<br />
elles, la Megaboom en fait la preuve par quatre. Malgré sa<br />
taille imposante, grâce à sa forme <strong>de</strong> cylindre, elle tient dans<br />
la main et elle est réellement noma<strong>de</strong>. Son habillage en grosse<br />
toile <strong>de</strong> couleur la protège <strong>de</strong>s chocs, <strong>de</strong>s salissures et <strong>de</strong>s<br />
éclaboussures. L’enceinte est même étanche et on peut la rincer<br />
à l’eau. La batterie interne offre une bonne autonomie (jusqu’à<br />
20 h). Enfin, l’équipage acoustique (<strong>de</strong>ux transducteurs largeban<strong>de</strong>s<br />
<strong>de</strong> 5 cm et <strong>de</strong>ux radiateurs passifs ovales <strong>de</strong> 5 x 10 cm)<br />
ne déçoit pas à l’écoute. Il développe un volume acoustique<br />
conséquent et offre une bonne sensation <strong>de</strong> spatialisation<br />
avec le son qui se diffuse à 360°. Les basses pulsent bien. La<br />
restitution est vive, rapi<strong>de</strong>, sans bavures excessives.<br />
Le test complet est sur on-mag.fr<br />
Notre avis :<br />
300 €<br />
Yamaha<br />
Relit LSX70<br />
La Relit LSX70 <strong>de</strong> Yamaha est<br />
une enceinte sans-fil lumineuse.<br />
Eh oui, elle intègre un système<br />
d’éclairage par LEDs qui diffuse un<br />
doux rayon orangé. La construction<br />
et la finition sont par ailleurs<br />
très luxueuse et soignée, ce qui<br />
justifie le prix <strong>de</strong> cette superbe<br />
bougie sonore. La qualité audio<br />
n’est pas non plus en reste. Le<br />
déflecteur conique placé <strong>de</strong>vant le<br />
transducteur <strong>de</strong> médium/aigu <strong>de</strong> 4<br />
cm <strong>de</strong> la LSX70 assure une diffusion<br />
homogène sur 360° tandis que le<br />
boomer <strong>de</strong> 5,5 cm, installé dans<br />
la base <strong>de</strong> l’enceinte, donne une<br />
moelleuse touche <strong>de</strong> chaleur.<br />
Le test complet est sur on-mag.fr<br />
Notre avis :<br />
350 €
©<strong>2016</strong> HARMAN International Industries, Incorporated. All rights reserved. JBL is a tra<strong>de</strong>mark of HARMAN International Industries, Incorporated, registered in the United States and/or other countries. Features, specifications and appearance are subject to change without notice.<br />
CLIP 2<br />
CHARGE 3<br />
WATERPROOF IPX7 + DE PUISSANCE<br />
JUSQU’À 1M DE PROF<strong>ON</strong>DEUR<br />
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20 HEURES DE LA CHARGE 3<br />
JBL.COM
LES<br />
CASQUES AUDIO<br />
ET ÉCOUTEURS
52 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
AKG<br />
N90Q<br />
Ce casque actif, ultra haut <strong>de</strong><br />
gamme, est particulièrement<br />
original. Non pas uniquement<br />
pour son <strong>de</strong>sign luxueux et un<br />
peu Bling-Bling, ou encore sa<br />
conception en partenariat avec<br />
le célèbre producteur Quincy<br />
Jones, mais aussi pour les<br />
technologies qu’il embarque.<br />
En effet en plus d’être antibruit,<br />
l’AKG N90Q est un <strong>de</strong>s premiers<br />
à intégrer un système <strong>de</strong><br />
correction acoustique.<br />
1500 €<br />
Pour ce modèle commercialisé à prés <strong>de</strong> 1500 €, la<br />
marque autrichienne n’a pas lésiné sur l’emballage<br />
et les accessoires. L’AKG N90Q est livré dans une<br />
énorme boîte avec <strong>de</strong>s éléments jamais vus ailleurs.<br />
À l’intérieur, on ne trouve pas moins <strong>de</strong> trois câbles<br />
interchangeables : <strong>de</strong>ux câbles courts pour Android<br />
et iOS, et un câble plus long <strong>de</strong> trois mètres pour<br />
une utilisation Hi-Fi. Vient ensuite une pochette<br />
souple en beau cuir pour le transport, dans laquelle<br />
l’AKG N90Q se replie à plat pour prendre moins<br />
<strong>de</strong> place, ainsi qu’un chiffon <strong>de</strong> nettoyage façon<br />
peau <strong>de</strong> chamois, <strong>de</strong>s adaptateurs jack 6,35 mm et<br />
pour prise d’avion. Mieux encore, outre le câble <strong>de</strong><br />
charge, une grosse boîte avec capot en aluminium<br />
doré est fournie. Celle-ci comporte un port USB<br />
qui permet <strong>de</strong> recharger le casque lorsqu’il est<br />
rangé dans la boîte (le câblage interne est prévu)<br />
ou la grosse batterie additionnelle fournie que vous<br />
pourrez ensuite emporter partout avec vous pour<br />
recharger à la volée l’AKG N90Q. Les globe-trotters<br />
seront particulièrement sensibles à cette attention,<br />
car pour les très longs trajets en avion ou en train,<br />
c’est l’idéal.<br />
Du cuir et beaucoup <strong>de</strong> dorures, mais pas à<br />
gar<strong>de</strong>r sous une cloche <strong>de</strong> verre<br />
l’AKG N90Q a été conçu en partenariat avec<br />
Quincy Jones qui a déjà collaboré dans le passé<br />
avec la marque Autrichienne pour les modèles<br />
Q701 ou Q460. Pour le <strong>de</strong>sign <strong>de</strong> ce casque, le<br />
célèbre producteur <strong>de</strong> musique, s’est lâché et n’a<br />
pas hésité à faire dans le «tape-à-l’œil» : toute les<br />
pièces métalliques sont anodisées or jaune bien<br />
flashy (une version toute noire, plus sobre existe<br />
aussi), sauf les roues crantées et boucliers noirs,<br />
mais qui porte la lettre «Q» dorée et stylisée. Tous<br />
les autres éléments sont habillés <strong>de</strong> caoutchouc<br />
«soft-touch» ou d’un très beau cuir. Ce look<br />
accrocheur, qui s’assume entièrement, n’est pas<br />
pour nous déplaire. D’autant que la qualité <strong>de</strong><br />
construction est hors pair : les charnières, les<br />
châssis <strong>de</strong>s coques sont aluminium usiné très soli<strong>de</strong><br />
; les glissières en métal disposent <strong>de</strong> doublures<br />
<strong>de</strong> renfort ; les transducteurs sont <strong>de</strong>s modèles
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
53<br />
<strong>de</strong> haute qualité, <strong>de</strong> 52 mm <strong>de</strong> diamètre, à membrane<br />
apparemment en biocellulose avec <strong>de</strong> larges bobines<br />
mobiles <strong>de</strong> 25 mm. Enfin, les coussinets <strong>de</strong>s oreillettes sont<br />
<strong>de</strong> forme asymétrique pour mieux épouser la courbure du<br />
crâne. Ils comportent <strong>de</strong>ux épaisseurs <strong>de</strong> mousse à mémoire<br />
<strong>de</strong> forme, séparées par un arceau, pour un confort et une<br />
isolation maximale.<br />
La construction <strong>de</strong> l’AKG N90Q est belle, mais ce casque<br />
n’est heureusement pas à gar<strong>de</strong>r sous cloche <strong>de</strong> verre par<br />
crainte <strong>de</strong> l’abîmer. Au contraire, il est fait pour un usage<br />
intensif et prendra certainement très bien la patine.<br />
Un système d’optimisation acoustique TruNote rien<br />
que pour vos oreilles<br />
L’AKG N90Q est un casque actif et uniquement actif. Cela<br />
signifie que, malgré la possibilité d’utiliser sa liaison filaire<br />
analogique sur une prise casque classique, il ne fonctionne<br />
que lorsqu’il est allumé et ses batteries chargées.<br />
L’AKG N90Q n’est pas sans-fil. Il n’est pas doté d’une<br />
connectivité Bluetooth, ce qui est un peu dommage. Par<br />
contre, chose très intéressante pour les audiophiles, il<br />
intègre un DAC USB <strong>de</strong> qualité Hi-Res, montant jusqu’à 24<br />
bits/96 kHz. Son port USB n’est pas compatible avec les<br />
sorties audionumériques micro-USB <strong>de</strong>s smartphones sous<br />
Android ou Ligtning <strong>de</strong>s appareils iOS (on peut espérer<br />
que ce sera l’objet d’une future mise à jour logicielle par<br />
USB du produit). Par contre, on peut brancher l’AKG N90Q<br />
directement sur la sortie audio en USB d’un ordinateur<br />
PC ou Mac. Cette liaison numérique directe offre <strong>de</strong> bien<br />
meilleurs résultats (en théorie, mais aussi et surtout d’après<br />
nos essais) que la liaison filaire analogique.<br />
La fonction <strong>de</strong> réduction active du bruit extérieur <strong>de</strong> l’AKG<br />
N90Q est constamment activée <strong>de</strong> même que son système<br />
<strong>de</strong> correction acoustique TruNote. En effet, une pression<br />
prolongée (10 secon<strong>de</strong>s) sur le petit bouton en <strong>de</strong>ssous<br />
<strong>de</strong> son oreillette droite active le calibrage. Celui-ci génère<br />
<strong>de</strong>ux trains d’on<strong>de</strong>s, dans l’oreillette droite puis la gauche.<br />
Le casque analyse à partir <strong>de</strong> ses microphones internes<br />
le résultat obtenu. Il adapte ensuite automatiquement<br />
sa réponse en fréquence en fonction <strong>de</strong> la forme <strong>de</strong> vos<br />
pavillons auriculaires, <strong>de</strong> la courbure <strong>de</strong> votre crâne, <strong>de</strong><br />
son coefficient d’absorption... Autant <strong>de</strong> paramètres qui<br />
changent d’un utilisateur à l’autre et modifient la charge,<br />
donc le rendu sonore <strong>de</strong>s oreillettes d’un casque.<br />
À l’écoute : l’effet «Live» à fort volume et<br />
dans les basses<br />
Les oreillettes <strong>de</strong> l’AKG N90Q sont toutes les <strong>de</strong>ux munies<br />
<strong>de</strong> larges molettes <strong>de</strong> réglages : la première pour ajuster<br />
le volume et la secon<strong>de</strong> pour modifier la tonalité <strong>de</strong> la<br />
restitution sonore (plus claire ou plus chaleureuse). En<br />
complément, le petit bouton situé en <strong>de</strong>ssous <strong>de</strong> l’oreillette<br />
droite donne le choix entre trois mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> spatialisation :<br />
standard (ou neutre), studio et surround. Ces réglages ne<br />
sont pas <strong>de</strong>s gadgets, mais apportent un véritable gain<br />
à l’écoute <strong>de</strong> certains enregistrements, sans paraître trop<br />
artificiels ou dénaturer la musique.<br />
Sur le terrain, le système antibruit <strong>de</strong> l’AKG N90Q fonctionne<br />
bien sans effet <strong>de</strong> pompage et avec un souffle très modéré.<br />
Spécifications<br />
•Casque circum-auriculaire, avec système antibruit<br />
et correction acoustique TruNote<br />
•Transducteurs : 52 mm électrodynamiques<br />
•Réponse en fréquence : 10 à 30 kHz<br />
•Entrée analogique : 32 ohms, 100 mW max.,<br />
110 dB SPL/100 mV<br />
•Entrée numérique directe, 24 bits/96 kHz,<br />
par USB<br />
•Autonomie : n.c.<br />
•Câble : trois câbles mini-jack (dont un pour<br />
iOS et un pour Android), un câble USB<br />
•Système antibruit à double capteur interne<br />
•Accessoires fournis : Boîte <strong>de</strong> rangement,<br />
housse <strong>de</strong> transport, batterie, adaptateurs<br />
avion et jack 6,35 mm<br />
•Poids : 460 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
54 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
Un casque qui rend «addict» au son<br />
Le casque est assez lourd (460 g c’est beaucoup).<br />
Néanmoins, son ergonomie bien pensée fait qu’on<br />
peut l’utiliser en bala<strong>de</strong>. Les oreillettes chauffent<br />
un peu les tempes, mais le confort extrêmement<br />
soigné et étudié, l’épaisseur <strong>de</strong>s coussinets, la<br />
bonne répartition <strong>de</strong>s masses et du couple <strong>de</strong><br />
serrage... ren<strong>de</strong>nt l’AKG N90Q moins contraignant<br />
qu’on n’aurait pu le redouter. Ce casque est<br />
facilement supportable pour <strong>de</strong> longues séances<br />
d’audition, durant jusqu’à plus d’une heure.<br />
À l’écoute, à faible volume et en liaison analogique,<br />
l’AKG N90Q peut sembler <strong>de</strong> prime abord très<br />
doux et presque timi<strong>de</strong>. En, revanche dés que l’on<br />
passe à une liaison numérique directe, que l’on<br />
pousse le volume avec <strong>de</strong> bons fichiers en vraie<br />
qualité CD ou Hi-Res, les performances explosent.<br />
Ce casque est capable d’un niveau acoustique très<br />
élevé tout en conservant un message d’une parfaite<br />
propreté, détachant chaque élément d’un mixage,<br />
sans confusion ni distorsion. On a la sensation<br />
d’être en studio avec <strong>de</strong> grosses enceintes <strong>de</strong><br />
monitoring équipées <strong>de</strong> woofers <strong>de</strong> 38 cm pour les<br />
basses et <strong>de</strong> chambres <strong>de</strong> compression pour les<br />
medium-aigus ou encore <strong>de</strong> vivre la musique en<br />
«live» comme dans une excellente petite salle <strong>de</strong><br />
concert avec une sonorisation <strong>de</strong> haute voltige.<br />
L’AKG N90Q n’a pas la transparence, le côté<br />
analytique, la dynamique exacerbée <strong>de</strong> certains<br />
casques <strong>de</strong> références en Hi-Fi sur <strong>de</strong> la musique<br />
classique ou du jazz enregistré en acoustique.<br />
Par contre sur <strong>de</strong>s morceaux électroniques et<br />
mo<strong>de</strong>rnes, il réalise <strong>de</strong>s prouesses inédites. Il<br />
n’est absolument pas dans la mouvance Hifiste<br />
rigoriste, et fait au contraire dans le grandiose tout<br />
en restant d’une lisibilité, d’un équilibre et d’une<br />
cohérence exemplaire. Sur les morceaux «Panda»<br />
<strong>de</strong> Desiigner, «Sacred» <strong>de</strong> Jaykin avec Trip Pony<br />
ou encore «Working for It» <strong>de</strong> Zhu, Skrillex et<br />
THEY, jamais encore nous n’avions entendu, à<br />
fort volume et sur un casque, autant <strong>de</strong> nuances,<br />
<strong>de</strong> richesses, <strong>de</strong> variations sur <strong>de</strong>s rythmes <strong>de</strong><br />
basses aussi lour<strong>de</strong>s. La sensation d’espace est<br />
magnifiquement rendue et les voix <strong>de</strong>s rappeurs<br />
sont d’une présence, d’une précision, d’une<br />
douceur exceptionnelle. On ne parle pas non plus<br />
du travail <strong>de</strong> mixage, sur «CoCo» <strong>de</strong> O.T Genesis,<br />
retranscrit <strong>de</strong> manière incroyablement puissante,<br />
sans dérapage, ni aucune stri<strong>de</strong>nce et une<br />
conviction qui met en transe.<br />
L’AKG N90Q est fait pour les fans <strong>de</strong> pur et gros<br />
son. Il reprend un peu <strong>de</strong> l’esprit du Dr. Dre tout<br />
en le démultipliant et en restant civilisé. Armé<br />
d’excellents transducteurs, d’amplificateurs ultras<br />
performants, c’est véritablement un casque hors<br />
norme que l’on peut écouter pendant <strong>de</strong>s heures<br />
pour l’ivresse du son.
q-JAYS Écouteurs <strong>de</strong> Référence<br />
Pour iOS, Windows, Android ou uniquement audio<br />
Designed in Swe<strong>de</strong>n<br />
Les plus petits écouteurs au mon<strong>de</strong><br />
à double transducteurs avec câbles échangeables<br />
Voici nos nouveaux q-JAYS, ce que nous avons créé <strong>de</strong> mieux et <strong>de</strong> plus précis à ce jour.<br />
Développés pour offrir l’expérience sonore la plus détaillée et la plus authentique possible,<br />
ils sont dotés <strong>de</strong> pilotes à double armatures équilibrées, d’un corps en acier inoxydable<br />
et <strong>de</strong> câbles échangeables à pas <strong>de</strong> vis pour une durabilité et une polyvalence optimales.<br />
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56 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
MEZZE<br />
99 Classics<br />
Meze Headphones est une jeune marque<br />
roumaine, ce qui est plutôt rare dans le<br />
domaine <strong>de</strong> l’audio. Elle propose un casque et<br />
<strong>de</strong>ux paires d’écouteurs qui se caractérisent<br />
par leurs coques taillées dans du bois massif.<br />
Nous la découvrons en test avec son casque<br />
semi-noma<strong>de</strong> 99 Classics.<br />
Le Meze 99 Classics est un casque à oreillettes<br />
circum-auriculaires closes, d’apparence cossue<br />
et d’un <strong>de</strong>sign hors du temps qui fleure bon<br />
l’artisanat haut <strong>de</strong> gamme. Sa marque <strong>de</strong> fabrique<br />
se sont les coques taillées dans du bois massif, en<br />
érable clair ou noyer ambré, selon la version choisie.<br />
Mais on remarque aussi l’arceau à double lame<br />
d’acier ainsi que les pièces d’assemblage en zinc<br />
doré ou argenté.<br />
Le casque est livré avec une mallette bombée <strong>de</strong><br />
rangement, en similicuir semi-rigi<strong>de</strong>. Deux câbles<br />
interchangeables dont un avec microphone et<br />
comman<strong>de</strong>s pour smartphone, ainsi que <strong>de</strong>s<br />
adaptateurs jack 6,35 mm et prise avion sont<br />
également fournis.<br />
La fabrication est chinoise, mais à l’intérieur<br />
<strong>de</strong>s oreillettes, les baffles sont en ABS moulé<br />
spécialement sur cahier <strong>de</strong>s charges Meze.<br />
On remarque la précision <strong>de</strong> l’assemblage qui ne<br />
laisse pas <strong>de</strong> fuite d’air. Les transducteurs sont <strong>de</strong>s<br />
modèles <strong>de</strong> 40 mm <strong>de</strong> bon niveau avec bobine et<br />
dôme central <strong>de</strong> grand diamètre afin <strong>de</strong> garantir <strong>de</strong><br />
bonnes basses. C’est sérieux.<br />
Sur le terrain, le Meze Classics 99 n’est pas, au<br />
sens strict, un casque noma<strong>de</strong>. Néanmoins, il<br />
est tout à fait possible <strong>de</strong> l’utiliser en bala<strong>de</strong>.<br />
Son arceau est assez large et produit quelques<br />
résonnances métalliques sur les à-coups, lorsque<br />
l’on marche. Mais l’ajustage du ban<strong>de</strong>au serre-tête<br />
est automatique et le poids reste raisonnable. De<br />
plus, les oreillettes, avec leurs coussinets en mousse<br />
à mémoire <strong>de</strong> forme qui épousent bien la forme du<br />
crâne, ainsi que leurs coques closes en bois massif,<br />
isolent correctement <strong>de</strong>s bruits extérieurs.<br />
À l’écoute, ce casque offre un équilibre assez<br />
chaleureux et légèrement physiologique. Le registre<br />
grave est ample, généreux. Le médium est un peu<br />
en retrait et l’aigu toujours très doux, avec juste<br />
une petite pointe <strong>de</strong> brillance pour donner <strong>de</strong><br />
l’ouverture et <strong>de</strong> l’aération. La scène sonore n’est<br />
pas grandiose, mais la tenue en puissance est<br />
310 €<br />
plutôt bonne (malgré une valeur annoncée plutôt<br />
faible) et le ren<strong>de</strong>ment est correct. On n’a pas <strong>de</strong><br />
mal à alimenter le Meze 99 Classics à partir d’un<br />
iPhone par exemple.<br />
La restitution privilégie l’ampleur, la <strong>de</strong>nsité et<br />
la couleur <strong>de</strong>s timbres plutôt que la dynamique et<br />
la transparence. Les puristes <strong>de</strong> la Hi-Fi, notamment<br />
sur <strong>de</strong> la musique enregistrée en acoustique,<br />
y verront un défaut. Le Meze Classics 99 n’en<br />
<strong>de</strong>meure pas moins agréable à écouter sur tous les<br />
styles musicaux avec une prédilection pour la Pop,<br />
le R’nB ou le Folk électrisé. En plus <strong>de</strong> son style<br />
artisanal attractif, il a donc aussi <strong>de</strong>s arguments<br />
acoustiques.<br />
Spécifications<br />
•Casque à oreillettes closes, circum-auriculaires<br />
•Haut-parleurs : électrodynamiques <strong>de</strong> 40 mm<br />
•Réponse en fréquence : 15 Hz à 25 kHz<br />
•Sensibilité : 103 dB à 1 kHz pour 1 mW<br />
•Puissance admissible : 50 mW<br />
•Impédance : 32 Ω<br />
•Câbles : <strong>de</strong>ux câbles interchangeables, dont un avec<br />
microphone et comman<strong>de</strong>s pour smartphone<br />
•Accessoire fourni : adaptateurs jack 6,35 mm et prise<br />
avion, mallette <strong>de</strong> rangement<br />
•Poids : 275 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
57<br />
B&O<br />
PLAY<br />
BeoPlay H7<br />
La marque BeoPlay a toujours le chic pour<br />
sortir la version <strong>de</strong> luxe du produit du<br />
moment. Alors que le casque sans-fil est<br />
<strong>de</strong>venu un passage obligé pour toutes<br />
les marques grand-public, la marque<br />
branchée <strong>de</strong> Bang & Olufsen propose sa<br />
version, tout en finesse.<br />
450 €<br />
Avec le BeoPlay H7, la qualité <strong>de</strong>s matériaux<br />
utilisés se fait ressentir dès le premier toucher.<br />
Le ban<strong>de</strong>au est cousu <strong>de</strong> vrai cuir, <strong>de</strong> même que<br />
les oreillettes, et les coques en partie métalliques<br />
sont rattachées à l’arceau par <strong>de</strong>s glissières en<br />
aluminium sur pivots. Le casque est agréable à<br />
utiliser, pratique et polyvalent. Il se replie aussi à<br />
plat pour se porter au cou ou être rangé dans son<br />
sac <strong>de</strong> transport en textile tout doux.<br />
Au <strong>de</strong>ssous <strong>de</strong>s oreillettes, on trouve côté droit le<br />
port micro-USB pour recharger la batterie intégrée<br />
ainsi que la prise mini-jack et sur le côté gauche<br />
un compartiment ouvrable contenant la batterie,<br />
facilement remplaçable. Le bouclier métallique<br />
<strong>de</strong> l’oreillette droite comporte également une<br />
surface tactile avec les comman<strong>de</strong>s classiques<br />
lecture/prise d’appel au milieu, morceau précé<strong>de</strong>nt/<br />
suivant par glissé latéral du doigt, et contrôle du<br />
volume par glissé circulaire horaire ou antihoraire.<br />
Curieux <strong>de</strong> la construction interne, nous avons<br />
démonté les oreillettes, dont les vis se situent<br />
<strong>de</strong>rrière <strong>de</strong>s coussinets déclipsables et donc<br />
aisément remplaçables. Les circuits internes sont<br />
proprement assemblés et bien agencés, et sont<br />
séparés <strong>de</strong> la charge <strong>de</strong>s haut-parleurs qui se<br />
retrouvent dans un habitacle plutôt réduit même si<br />
l’ensemble reste sérieux et bien construit.<br />
Le Beoplay H7 offre une écoute plutôt musicale<br />
et agréable, avec un équilibre tonal légèrement<br />
physiologique, plus accentué en Bluetooth qu’en<br />
filaire. Le teint mat du son, ainsi que les détails<br />
entretenus sur l’ensemble du spectre donne un<br />
résultat précis complété par un impact franc. Les<br />
basses ne manquent pas <strong>de</strong> présence, et peuvent<br />
se montrer fortes le moment venu, sans excès <strong>de</strong><br />
moelleux. Les esthètes trouveront aux médiums<br />
un léger manque d’âme et <strong>de</strong> folie, mais le milieu<br />
du spectre sait bien se faire ressentir sur <strong>de</strong> la pop<br />
ou du rock. Les aigus aériens sont sans brillance ni<br />
crissement et tiennent bien la poussée du volume.<br />
Si la dynamique aurait pu être un tantinet plus<br />
vivace, notamment en sans-fil ou la présence est<br />
moins marquée, le casque ne traine pas et gar<strong>de</strong> un<br />
bon tempérament. L’image stéréophonique est bien<br />
aérée, avec une scène à la fois large et profon<strong>de</strong>,<br />
ce qui donne dans l’ensemble un bon plaisir<br />
d’écoute.<br />
Spécifications<br />
•Casque circum-auriculaire fermé<br />
•Haut-parleurs : 40 mm dynamiques<br />
•Réponse en fréquence : 20 Hz à 22 kHz<br />
•Sans-fil : Bluetooth 4.1, AptX LL ; AAC<br />
•Microphone électret omnidirectionnel<br />
•Câble : mini-jack, 1,2 m<br />
•Batterie : 770 mAh remplaçable, 20 h d’autonomie pour<br />
2,5 h <strong>de</strong> charge<br />
•Accessoires fournis : câble mini-jack, câble USB, sac <strong>de</strong><br />
transport<br />
•Dimensions : 97 x 225 x 40 mm<br />
•Poids : 280 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
58 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
FOSTEX<br />
TR80 & TR90<br />
280 €<br />
Master & Dynamic est une marque toute jeune, que nous suivons <strong>de</strong>puis ses débuts<br />
en 2014, créée par un bureau <strong>de</strong> <strong>de</strong>sign <strong>de</strong> Manhattan (New York City, États-Unis). Ses<br />
casques nous ont immédiatement interpellés par leur style hipster néo-stalgique.<br />
Maintenant que nous avons son modèle MH40 sur les oreilles, nos bonnes premières<br />
impressions se confirment.<br />
Des casques pro mais polyvalents<br />
Comme les T20RP et T40RP que nous avons testé,<br />
et qui ont reçu notre <strong>ON</strong> Top Audio Award, les<br />
TR80 et TR90, que nous testons ici, font partie<br />
d’une série <strong>de</strong> casques presque i<strong>de</strong>ntiques qui<br />
se déclinent en plusieurs versions. La série TR<br />
en compte six au total, se différenciant par leurs<br />
oreillettes ouvertes, semi-ouvertes ou fermées,<br />
ainsi que par leur impédance <strong>de</strong> 80 ou 250 ohms.<br />
Cela leur permet <strong>de</strong> donner une restitution<br />
légèrement différente et <strong>de</strong> s’adapter à différents<br />
contextes et matériels d’écoute. Comme pour<br />
la série RP, on peut reconnaître les modèles <strong>de</strong><br />
la série TR <strong>de</strong> Fostex par leurs grosses glissières<br />
métalliques situées en extérieur, ainsi qu’au petit fil<br />
caractéristique, recouvert <strong>de</strong> textile orange tressé,<br />
qui relie les coques à l’arceau. Les câbles <strong>de</strong> liaison<br />
vers la source, en revanche, font le choix <strong>de</strong> la<br />
sobriété et sont recouverts <strong>de</strong> classique caoutchouc<br />
noir. Ils sont fournis en <strong>de</strong>ux versions <strong>de</strong> 3 m avec<br />
chaque modèle, l’une droite et l’autre spiralée<br />
pour un usage plus professionnel. Côté casque,<br />
leurs embouts mini-jack à quatre pôles se clipsent<br />
dans l’oreillette grâce à <strong>de</strong>ux minuscules ailettes<br />
qui les verrouillent une fois qu’ils ont pivoté. Cette<br />
opération est un peu difficile à mener au début,<br />
même si un petit repère en forme <strong>de</strong> flèche permet<br />
<strong>de</strong> d’aligner un peu plus facilement les inserts<br />
<strong>de</strong>stinés aux petites ailettes. À l’autre extrémité<br />
<strong>de</strong>s câbles, l’embout mini-jack est doté d’un pas<br />
<strong>de</strong> vis à la base, qui permet <strong>de</strong> le verouiller sur<br />
un adaptateur jack 6,35 mm. Un sac en similicuir<br />
est également fourni pour faciliter le transport <strong>de</strong><br />
ces casques dont la légèreté permet tout à fait un<br />
usage noma<strong>de</strong>.<br />
Une construction simple, impeccable et<br />
fonctionnelle<br />
Hormis les glissières métalliques, la construction<br />
externe <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux casques est presque entièrement,<br />
et soli<strong>de</strong>ment, faite <strong>de</strong> plastique. L’arceau est<br />
épais, stable sur la tête, et bien complété en terme
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
59<br />
<strong>de</strong> confort par les coussinets en mousse recouverts <strong>de</strong><br />
similicuir. Chaque casque est fourni avec une secon<strong>de</strong><br />
paire <strong>de</strong> coussinets, asymétriques et plus épais qui<br />
conviennent, mieux que leurs homologues plats, à <strong>de</strong><br />
longues heures d’écoute. On leur reprochera tout <strong>de</strong><br />
même d’être un peu difficiles à changer, et il faudra bien<br />
faire attention à les placer dans le bon sens, puisque<br />
leur épaisseur doit être beaucoup plus importante à<br />
l’arrière <strong>de</strong>s oreilles. Les oreillettes sont en trois parties.<br />
Leur châssis, relié à l’arceau, est en soli<strong>de</strong> polymère, et<br />
pivote sur 45° pour s’adapter à la forme du crâne. Le<br />
baffle, lui, est vissé sur le côté interne, et porte le hautparleur<br />
propriétaire <strong>de</strong> 40 mm que Fostex a mis au point<br />
pour cette série. Ce transducteur permet <strong>de</strong> couvrir une<br />
plage <strong>de</strong> fréquence allant <strong>de</strong> 5 Hz à 35 kHz. Il est doté<br />
d’une bobine mobile <strong>de</strong> petite taille soit 16 mm, et d’une<br />
membrane nervurée en son pourtour. La troisième partie<br />
<strong>de</strong> l’oreillette en est le bouclier arrière, qui est vissé par<br />
six paires <strong>de</strong> vis et <strong>de</strong> boulons. Ce bouclier diffère selon<br />
les modèles <strong>de</strong> la série. Pour le TR80, il est entièrement<br />
fait du même polymère que le châssis, et est entièrement<br />
fermé. Pour le TR90, il est habillé d’une grille métallique<br />
percée <strong>de</strong> petits trous, qui recouvre la coque, elle aussi<br />
percée mais suivant trois cercles concentriques en<br />
pointillés. Il existe aussi un modèle TR70 encore plus<br />
«ouvert», qui n’est pas testé ici mais pour lequel on peut<br />
supposer la même qualité <strong>de</strong> construction. L’assemblage<br />
vissé est soli<strong>de</strong>, propre, sans fioriture ni bavure, et surtout<br />
fonctionnel.<br />
Une écoute aussi professionnelle qu’audiophile<br />
Notons tout d’abord que pour ces <strong>de</strong>ux casques<br />
d’approche pro, une écoute avec une bonne source<br />
est recommandée afin d’en profiter pleinement. Sur les<br />
<strong>de</strong>ux modèles, on remarque tout <strong>de</strong> suite la douceur, le<br />
caractère relativement maîtrisé et retenu du son diffusé.<br />
On ne ressent à l’écoute aucune agressivité dans le<br />
haut du spectre, ce qui permet <strong>de</strong> gar<strong>de</strong>r longtemps<br />
ces casques sur les oreilles. Les basses sont ron<strong>de</strong>s et<br />
plutôt bien définies dans la version fermée TR80. Elles<br />
gagnent en ampleur ce qu’elles per<strong>de</strong>nt en détail et<br />
peuvent parfois paraître un peu étouffées sur le TR90. Les<br />
médiums sont restitués avec couleur, dans le bon sens<br />
du terme, mais sans extravagance, ni autant d’inventivité<br />
que dans la série RP. Ils restent néanmoins mats et bien<br />
maîtrisés, sans trainage si dépassement. On remarque<br />
surtout dans ce registre que la profon<strong>de</strong>ur <strong>de</strong> scène<br />
est plus importante sur le TR90, mais qu’en revanche la<br />
précision est plutôt à l’avantage du TR80. C’est surtout<br />
dans le haut du spectre que la douceur et la maîtrise<br />
<strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux casques paye. Elle évite tout sifflement ou<br />
crissement désagréable, même à fort volume, et assure<br />
un rendu précis, avec toujours un avantage du TR80<br />
sur le détail et la retenue et une avance du TR90 sur la<br />
profon<strong>de</strong>ur et la largeur <strong>de</strong> scène. En somme <strong>de</strong>s casques<br />
d’un certain sérieux, que l’on préfèrera dans une version<br />
ouverte pour une utilisation en intérieur ou en studio et<br />
en version fermée, avec une très bonne isolation passive,<br />
pour une restitution plus pro ou en mobilité.<br />
Spécifications<br />
•casque fermée (TR80) et semi-ouvert (TR90<br />
•Transducteurs : 40 mm<br />
•Réponse en fréquence : 5 Hz-35 kHz<br />
•Impédance : 80 Ω (existe aussi en 250 Ω)<br />
•Sensibilité TR80 : 95 dB (TR80) 90 dB (TR90)<br />
à 1 kHz et 1 mW<br />
•Puissance max. : 100 mW<br />
•Poids : 298 g (TR80), 308 g (TR90)<br />
•Câbles fournis : torsadé et droit <strong>de</strong> 3 m<br />
•Accessoires fournis : coussinets épais supplémentaires,<br />
adaptateur jack, sac <strong>de</strong> transport<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
60 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
KINGSOUND<br />
KS-04 + m-03<br />
1350 €<br />
Un casque électrostatique avec son ampli et alimentation à ce prix, l’ensemble pouvant<br />
être transporté où nous portent nos pas, c’est presque inespéré ou carrément génial.<br />
La société Kingsound a fait fort, très fort même. Le nouveau casque KS-H4 et son bloc<br />
M-03 sont une pépite sonore qu’il faut apprécier comme un bon vin. Toutefois sa mise<br />
en œuvre afin d’en extraire le meilleur <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ra quelques efforts.<br />
Nous connaissons peu la marque Kingsound car<br />
importée récemment en France, elle-même, étant<br />
toute jeune puisque créée en 2002 à Hong-Kong,<br />
en Chine populaire. Son ambition <strong>de</strong> pénétrer le<br />
marché audiophile est flagrante puisque dans son<br />
catalogue nous découvrons une gamme complète<br />
d’enceintes acoustiques électrostatiques à large<br />
ban<strong>de</strong>, une <strong>de</strong>nrée <strong>de</strong>venue rare aujourd’hui<br />
mais qui n’en conserve pas moins une excellente<br />
réputation dans le cœur <strong>de</strong>s audiophiles. Cette<br />
gamme est accompagnée <strong>de</strong> quatre amplificateurs<br />
à tubes, d’un lecteur CD et enfin, ce qui nous<br />
intéresse aujourd’hui, <strong>de</strong> casques reprenant la<br />
même technologie que les enceintes. Ils sont au<br />
nombre <strong>de</strong> 3 : le KS-H2, le KS-H3 et enfin le KH-<br />
H4, la toute <strong>de</strong>rnière mouture <strong>de</strong> ce fabricant. Une<br />
série d’amplificateurs adaptés, avec alimentations<br />
intégrées pour les casques électrostatiques, est<br />
naturellement également proposée. Elle comporte<br />
trois modèles, les M-03, M-10 et M-20.<br />
L’électrostatique : d’où çà vient ? Kezako ?<br />
Sous forme <strong>de</strong> rappel pour les jeunes générations,<br />
il faut gar<strong>de</strong>r en tête que la technologie dite <strong>de</strong><br />
transducteur électrostatique est vieille comme<br />
le mon<strong>de</strong> puisque les tout premiers projets<br />
datent <strong>de</strong> 1923, élaborés par Rice et Kellog <strong>de</strong>s<br />
laboratoires «Bell Telephone». Ensuite, et plus<br />
particulièrement pour la Haute Fidélité, c’est<br />
incontestablement la firme britannique Quad avec<br />
ses fameux modèles ESL qui affirma la première<br />
forme <strong>de</strong> démocratisation <strong>de</strong> cette technique à<br />
travers <strong>de</strong>s enceintes acoustiques dont la réputation<br />
est toujours intacte. Certes, les ESL, remplacées<br />
ensuite pour les Quad ESL63 (date du début <strong>de</strong><br />
leur conception) offraient un son d’une inégalable<br />
pureté, mais souffraient également d’un ren<strong>de</strong>ment<br />
très bas, d’une directivité peu commune et d’un<br />
niveau dans le bas du spectre très insuffisant.<br />
Puis d’autres marques se lancèrent dans cette<br />
aventure, notamment Martin Logan avec ses<br />
panneaux large-ban<strong>de</strong> CLS et son système<br />
«Curvilinear Line Source» qui diminuait<br />
drastiquement les problèmes <strong>de</strong> directivité et <strong>de</strong><br />
niveau sonore. Peu d’autres fabricants se sont lancés<br />
sur ce créneau très spécifique, le prix <strong>de</strong> revient<br />
étant naturellement très élevé. Cette technologie<br />
<strong>de</strong> reproduction fut également appliquée à <strong>de</strong>s<br />
casques audio avec <strong>de</strong>s marques emblématiques<br />
telles que Stax, et plus récemment Abyss.<br />
Kingsound arrive avec une série KS à prix abordable<br />
et noma<strong>de</strong> <strong>de</strong> surcroît : un challenge <strong>de</strong> poids dans<br />
un marché <strong>de</strong>s casques audio très concurrentiel.
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
61<br />
L’électrostatique : mais comment fonctionne<br />
ce type <strong>de</strong> transducteur ?<br />
En lieu et place <strong>de</strong>s haut-parleurs<br />
électrodynamiques, qui règnent en maîtres car<br />
plus faciles à réaliser et que nous trouvons sur<br />
la quasi-totalité <strong>de</strong>s enceintes et <strong>de</strong>s casques,<br />
les transducteurs électrostatiques partent d’une<br />
membrane fine et légère (en général du mylar)<br />
rendue conductrice via un traitement adapté<br />
(carbone). Cette <strong>de</strong>rnière est ensuite est chargée<br />
électriquement en permanence, pour être tendue<br />
entre <strong>de</strong>ux armatures ou grilles acoustiquement<br />
neutres (stators) baignant <strong>de</strong> fait dans un champ<br />
électrique variant avec le signal audio. Elle va ainsi<br />
subir <strong>de</strong>s forces d’attraction et <strong>de</strong> répulsion (pushpull)<br />
sur toute sa surface et donc générer <strong>de</strong>s on<strong>de</strong>s<br />
sonores. Dit <strong>de</strong> cette façon, cette technique semble<br />
simple, mais sa mise en œuvre est beaucoup plus<br />
délicate en réalité.<br />
L’avantage <strong>de</strong> l’électrostatique est sa réponse<br />
impulsionnelle extrêmement rapi<strong>de</strong> et homogène<br />
sur toute la largeur <strong>de</strong> la ban<strong>de</strong> passante, vu<br />
le poids infime <strong>de</strong> la membrane et une faible<br />
diffraction <strong>de</strong>s on<strong>de</strong>s sonores. Cette technique<br />
<strong>de</strong> reproduction est donc particulièrement bien<br />
adaptée au casque, avec une surface d’émission<br />
somme toute réduite, le seul hic est que ces<br />
casques doivent être alimentés en permanence<br />
(en plus du signal audio) d’où la présence d’une<br />
alimentation spécifique, ce que fait le bloc<br />
Kingsound M-03 en plus <strong>de</strong> son rôle d’amplification.<br />
Casque Kingsound KS-04 : une mouture plus légère.<br />
Ce casque est la toute <strong>de</strong>rnière nouveauté <strong>de</strong> chez<br />
Kingsound et se place au-<strong>de</strong>ssus du modèle KS-H3.<br />
La forme circulaire <strong>de</strong>s oreillettes a été changée<br />
pour une autre, ovoï<strong>de</strong> cette fois, qui mesure 11 cm<br />
par 9 cm. Les <strong>de</strong>ux finitions (argentées ou noires)<br />
sont toujours d’actualité et l’ensemble est toujours<br />
d’une très belle qualité <strong>de</strong> fabrication avec <strong>de</strong>s<br />
coques en aluminium anodisé. Autre changement<br />
esthétique à noter ; les oreillettes bénéficient<br />
maintenant d’une rotation sur 90°, les rendant<br />
<strong>de</strong> fait plus agréable d’usage. La présence <strong>de</strong><br />
coussinets en mousse à mémoire <strong>de</strong> forme va dans<br />
le même sens. Les câbles <strong>de</strong> liaison sont désormais<br />
détachables (1 m <strong>de</strong> base), et peuvent être fournis<br />
avec longueur plus importante sur comman<strong>de</strong>.<br />
Malgré une taille assez importante, le nouveau<br />
KS-04 gagne en légèreté. Son poids est divisé<br />
par <strong>de</strong>ux par rapport aux autres modèles (270<br />
g) garantissant <strong>de</strong> fait un confort d’écoute réel à<br />
long terme. L’arceau et tout le système d’accroche<br />
<strong>de</strong>s oreillettes sont en métal. Un ban<strong>de</strong>au souple,<br />
recouvert lui aussi d’une fine couche <strong>de</strong> cuir,<br />
assure <strong>de</strong> son côté le bon réglage en hauteur <strong>de</strong>s<br />
oreillettes. Les membranes sont protégées contre<br />
tout acci<strong>de</strong>nt par une fine grille en métal et les<br />
prises <strong>de</strong> connexion sont distribuées en bas <strong>de</strong><br />
chaque oreillette.<br />
D’autre part, le Kingsound KS-04 est livré dans une<br />
sacoche <strong>de</strong> protection dans laquelle l’utilisateur<br />
pourra y mettre aussi le bloc d’alimentation et<br />
d’amplification M-03 du même fabricant.<br />
Amplificateur noma<strong>de</strong> M-03 : dédié aux<br />
casques électrostatiques mais également<br />
polyvalent<br />
Conçu à la base pour sublimer les casques<br />
électrostatiques <strong>de</strong> la même marque, ce Kingsound<br />
M-03 pourra également alimenter d’autres casques<br />
du même type ; sa prise <strong>de</strong> connexion étant<br />
parfaitement universelle. Disponible en plusieurs<br />
coloris, le M-03 est embarqué dans un châssis<br />
100% en aluminium brossé et sablé, et est livré<br />
avec une petite sacoche <strong>de</strong> protection contenant<br />
également un câble mini-jack/mini-jack 3.5 mm<br />
pour le raccor<strong>de</strong>r à un bala<strong>de</strong>ur, une tablette, un<br />
smartphone ou un ordinateur.<br />
La face avant regroupe la plupart <strong>de</strong> la connectique<br />
avec la prise spéciale 5 broches pour casque<br />
électrostatique, une sortie pour un second casque,<br />
une entrée Ligne pour recevoir les signaux<br />
Spécifications M03<br />
•Réponse en fréquence : 2 Hz – 24 kHz (90 Vrms)<br />
•Rapport signal/bruit : 112 dB<br />
•Gain : 60 dB (sortie 5 pin),<br />
22 dB (sortie mini-jack 3,5 mm)<br />
•Niveau <strong>de</strong> sortie max. : 300 Vrms (5 pin), 3 Vrms<br />
(mini-jack 3,5 mm)/125 mW sous 32 Ω<br />
•Sortie USB-A 5V DC 1A / 6200 mAh pour alimenter<br />
un appareil externe<br />
•Autonomie : 13 h<br />
•Dimensions : 120 x 80 x 30 mm (PxLxH)<br />
•Poids : 450 g<br />
•Prix seul : 450 €
62 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
analogiques et enfin le potentiomètre <strong>de</strong> volume.<br />
À l’arrière, nous avons un port micro-USB qui sert<br />
à alimenter et recharger les batteries internes<br />
<strong>de</strong>puis un ordinateur (ou mieux, une alimentation<br />
USB). Une petite dio<strong>de</strong> bleue indique le niveau<br />
<strong>de</strong> chargement <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux batteries internes. La<br />
LED flashera une fois à 25% <strong>de</strong> la charge, <strong>de</strong>ux<br />
fois pour 50% et le double pour un chargement<br />
maximal. L’autonomie annoncée dépasse la dizaine<br />
d’heures <strong>de</strong> fonctionnement. Outre cela, nous<br />
trouvons également une secon<strong>de</strong> prise USB 5V 1A.<br />
Elle servira à la charge d’un périphérique mobile<br />
externe comme une tablette, un smartphone ou un<br />
bala<strong>de</strong>ur numérique.<br />
A l’intérieur, les <strong>de</strong>ux batteries Panasonic Lithium<br />
NCR186550A (3.6V, 2950 mAh par batterie)<br />
occupent presque entièrement les <strong>de</strong>ux côtés <strong>de</strong><br />
l’appareil. Elles se situent <strong>de</strong> part et d’autres <strong>de</strong><br />
<strong>de</strong>ux transformateurs servant au fonctionnement<br />
du casque électrostatique. Les étages <strong>de</strong> puissance<br />
avec <strong>de</strong>ux MAX97220A du fabricant Maxim sont<br />
implantés sur une carte verticale, au plus près<br />
du potentiomètre <strong>de</strong> volume. Ce Kingsound<br />
M-03 fonctionne qu’en analogique (il n’a pas<br />
<strong>de</strong> convertisseur intégré). Aussi pour en tirer<br />
pleinement partie il peut être utile <strong>de</strong> le raccor<strong>de</strong>r<br />
à un Dac audiophile <strong>de</strong> qualité. C’est d’ailleurs ce<br />
que nous avons rapi<strong>de</strong>ment fait afin d’accé<strong>de</strong>r à<br />
une meilleure source et lire <strong>de</strong>s fichiers Hi-Res sur<br />
notre ordinateur.<br />
Une écoute surprenante<br />
du commun. On perçoit fort bien tous les détails<br />
contenus dans un enregistrement, la ban<strong>de</strong><br />
passante est reproduite dans ses moindres recoins.<br />
La restitution est restée homogène et cohérente<br />
tout au long <strong>de</strong>s écoutes. Ce couple casque<br />
électrostatique plus ampli dédié n’a pas été sans<br />
nous rappeler l’écoute d’un casque Oppo ou<br />
encore Au<strong>de</strong>ze par son côté aérien et limpi<strong>de</strong>. Le<br />
KS-H4 et son bloc d’alimentation + amplification<br />
offrent du plaisir, mais ne le font pas payer au prix<br />
<strong>de</strong> colorations abusives comme nous pouvions le<br />
craindre. De plus, le confort d’écoute est bel et bien<br />
réel tant sur le plan sonore que physique. Une fois<br />
posé sur la tête et avec une musique si vivante, on<br />
arrive vite à en oublier que l’on porte un casque. En<br />
résumé, si vous vous tournez vers une solution KS-<br />
04 + M-03, une source <strong>de</strong> qualité est indispensable<br />
pour savourer toutes les qualités intrinsèques <strong>de</strong> la<br />
technologie électrostatique. Pour l’aspect noma<strong>de</strong><br />
<strong>de</strong> l’ensemble, nous restons moins convaincus.<br />
Spécifications KS-04<br />
•Type : casque électrostatique ouvert<br />
•Réponse en fréquence : 6 Hz – 42 kHz<br />
•Impédance : 15 kΩ (à 10kHz)<br />
•Niveau max. <strong>de</strong> sortie : 116 dB<br />
•Ren<strong>de</strong>ment : 106 dB pour 100 Vrms<br />
•Capacité électrostatique : 130 pF<br />
•Tension d’alimentation : 550 Vdc<br />
•Poids : 270 g<br />
•Prix seul : 900€<br />
Il faut bien avouer que la première écoute <strong>de</strong><br />
cet ensemble nous a quelque peu déroutés.<br />
En le connectant à la sortie analogique d’un<br />
ordinateur, ou même d’une tablette (ce pour quoi<br />
cet ensemble semble conçu), le résultat sonore se<br />
révéla décevant : son maigre, mal timbré et court<br />
dans le bas du spectre. Nous avons donc décidé<br />
<strong>de</strong> lui adjoindre assez vite une meilleure source<br />
en intercalant un Dac USB à sa sortie analogique<br />
: les choses ont changé du tout<br />
au tout. Nous avons pu jouir enfin<br />
<strong>de</strong> la fameuse finesse dans le<br />
haut du spectre <strong>de</strong> la technologie<br />
électrostatique : le KS-H4 est<br />
transparent et rapi<strong>de</strong>, c’est un vrai<br />
régal. Que ce soit sur <strong>de</strong>s œuvres<br />
<strong>de</strong> JS Bach, soit sur la musique plus<br />
mo<strong>de</strong>rne, la restitution est <strong>de</strong>venue<br />
cristalline sans aucun effet «aigre».<br />
Bien au contraire, le Kingsound<br />
KS-04, associé à l’ampli M-03, sait<br />
produire un haut du spectre d’une<br />
très belle matière. Parallèlement,<br />
les voix sont joliment timbrées<br />
avec une belle présence, la<br />
région médium est, elle aussi,<br />
bien travaillée. Le bas du spectre<br />
bénéficie d’une gran<strong>de</strong> dynamique<br />
et d’un pouvoir d’analyse hors<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Ergonomie<br />
Intérêt
Nouvelle Ortofon<br />
MC Anna une interprétation<br />
magistrale repoussant<br />
les limites <strong>de</strong> la haute<br />
fidélité....<br />
Cellule MC – Diamant Replicant 100 – Corps Titane Technologie Brevet<br />
SLM – Contrôle <strong>de</strong>s Vibrations avec Brevet WRB – Impédance <strong>de</strong> 6 Ohms<br />
– Niveau <strong>de</strong> Sortie <strong>de</strong> 0,2 mV – MC Anna représente la quintessence du<br />
savoir-faire Ortofon <strong>de</strong>puis 1918. Une très gran<strong>de</strong> souplesse d’utilisation<br />
sur tous les styles musicaux, offrant une émotion musicale d’un réalisme<br />
époustouflant, à découvrir en exclusivité dans les points <strong>de</strong> vente agréés.<br />
Importateur Exclusif Ortofon Hifi pour la France<br />
Informations et Reven<strong>de</strong>urs : 01 34 33 01 52<br />
www.alteraudio.fr
64 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
NO<strong>ON</strong>TEC<br />
Hammo S<br />
La marque australienne Noontec présente<br />
le Hammo S comme une version affinée et<br />
plus mélomane <strong>de</strong> son modèle précé<strong>de</strong>nt, le<br />
Hammo. Pari réussi ?<br />
Spécifications<br />
•Type : casque clos à oreillettes circum-auricualiares<br />
•Transducteurs : dynamiques <strong>de</strong> 50 mm<br />
•Réponse en fréquence : 12 Hz à 24 kHz<br />
•Impédance : 16 Ohms<br />
•Sensibilité à 1 kHz, 1 mW : 92 dB<br />
•Puissance max. : 100 mW<br />
•Câble : 1,2 m mini-jack détachable<br />
•Accessoires fournis : housse <strong>de</strong> transport<br />
avec mousqueton<br />
•Poids : 225 g<br />
110 €<br />
Tout comme son prédécesseur le Hammo que<br />
nous avons testé chez On Mag, le Hammo S se<br />
veut musclé, mais noma<strong>de</strong>. Son côté fashion<br />
s’exprime par un <strong>de</strong>ssin légèrement géométrique<br />
signé Noontec, et <strong>de</strong>s couleurs assez flashy qui<br />
plairont aux audiophiles ayant un brin <strong>de</strong> jeunesse<br />
et d’extravagance. Le casque se replie facilement<br />
sur lui-même, avec <strong>de</strong>s charnières vissées <strong>de</strong> bonne<br />
solidité, et se transporte facilement dans sa housse<br />
<strong>de</strong> transport rigi<strong>de</strong>, équipée d’un mousqueton.<br />
Cette house craint un peu les rayures, mais ses<br />
motifs à carreaux en nuances <strong>de</strong> gris les ren<strong>de</strong>nt<br />
quasiment invisibles. Le casque est en revanche<br />
moins pratique à porter autour du cou, car la<br />
largeur <strong>de</strong>s oreillettes et <strong>de</strong> l’arceau s’avère un<br />
peu inconfortable. Sa légèreté et son microphone<br />
intégré au câble en font tout <strong>de</strong> même un bon<br />
accessoire <strong>de</strong> mobilité.<br />
Pour ce qui est <strong>de</strong> la construction <strong>de</strong> ce casque<br />
Hammo S, Noontec a fait dans l’économique.<br />
Les coques et l’arceau sont entièrement faits en<br />
plastique, et les pièces métalliques réduites au<br />
strict nécessaire. Si le ban<strong>de</strong>au et les oreillettes en<br />
coton protéiné sont basiques, le casque est en<br />
somme très léger et facile à porter, sans <strong>de</strong>venir<br />
désagréable à la longue. Son niveau <strong>de</strong> confort<br />
est donc très correct pour un produit <strong>de</strong> cet ordre<br />
<strong>de</strong> prix. Nous avons ensuite démonté l’une <strong>de</strong>s<br />
oreillettes, et avons pu faire le même constat qu’en<br />
externe : le Hammo S va au plus simple et au plus<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt<br />
efficace. La coque en plastique est un peu fine et le<br />
haut-parleur Votrik HD 500, à très large membrane<br />
<strong>de</strong> 50 mm, est à peu près tout ce qu’on pourra y<br />
trouver à l’exception d’un petit filtre en cellulose<br />
situé au fond.<br />
L’écoute du casque se révèle bien moins basique<br />
que sa construction et s’avère très musicale et<br />
punchy sur <strong>de</strong>s styles jeunes et dynamiques comme<br />
la pop ou le Ragga. Merci aux transducteurs <strong>de</strong><br />
grand diamètre pour la tenue dans les basses et<br />
en puissance. Comme pour le Hammo, l’équilibre<br />
tonal est légèrement <strong>de</strong>scendant, et on note bien<br />
la présence <strong>de</strong>s basses, sans que celles-ci ne soient<br />
écrasantes. Les médiums sont légèrement colorés<br />
(dans le bon sens du terme) et relativement détaillés<br />
tandis que les aigus ne souffrent d’aucune brillance<br />
excessive. La scène sonore est plus profon<strong>de</strong> et<br />
aérée que dans le cas du Hammo, ce qui permet<br />
<strong>de</strong> gar<strong>de</strong>r une écoute agréable pendant plus<br />
longtemps, même sur <strong>de</strong> la World Music un peu<br />
chargée au niveau instrumental, et c’est agréable.<br />
En somme, le Hammo S est un casque jeune et frais<br />
qui donne <strong>de</strong> bons résultats à l’écoute pour son<br />
ordre <strong>de</strong> prix.
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> c’est aussi...
66 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
JAYS<br />
u-Jays<br />
Avec ses lignes élégantes et raffinées, ce petit casque<br />
supra-auriculaire semble avant tout avoir été imaginé<br />
pour faire le beau. Pourtant sur le terrain, il délivre<br />
aussi <strong>de</strong>s prestations sonores <strong>de</strong> haut niveau. Une<br />
excellente surprise.<br />
200 €<br />
Dans la gamme du suédois Jays, il y avait le v-Jays<br />
qui, parmi les casques ultra légers, à petit prix<br />
(moins <strong>de</strong> 50 €), est pour nous une <strong>de</strong>s meilleures<br />
références avec l’éternel et indémodable Koss<br />
PortaPro. Maintenant, il faudra compter sur une<br />
secon<strong>de</strong> référence, l’u-Jays.<br />
Discret, léger, disponible en version blanche ou<br />
noire, ce casque supra-auriculaire paraît <strong>de</strong> prime<br />
abord relativement simple et pas forcément<br />
très prometteur en matière <strong>de</strong> performances<br />
acoustiques. Son esthétique n’évoque pas, à priori,<br />
un modèle audiophile, mais plutôt un modèle<br />
fashion relativement féminin. Néanmoins, en y<br />
regardant <strong>de</strong> près, on remarque que chacun <strong>de</strong> ses<br />
éléments a été conçu avec beaucoup d’attention.<br />
Cela commence par les coussinets <strong>de</strong>s oreillettes,<br />
solidaires <strong>de</strong> leurs supports, avec leur anneau noir,<br />
argent ou doré (selon la version choisie), qui se<br />
vissent et se dévissent facilement <strong>de</strong>s coques <strong>de</strong>s<br />
haut-parleurs. Vient ensuite le câble amovible que<br />
l’on peut choisir à la comman<strong>de</strong> en version Android,<br />
iOS ou Windows, puis l’arceau habillé d’une grosse<br />
gaine en caoutchouc «soft touch» antidérapant,<br />
avec une zone un peu plus tendre pour ménager<br />
le confort au sommet du crâne. Les glissières <strong>de</strong> ce<br />
<strong>de</strong>rnier sont très douces, à réglage continu, mais<br />
restent bien en position lorsque le casque est sur la<br />
tête. Elles se terminent par <strong>de</strong>s pivots en forme <strong>de</strong><br />
«virgules» qui permettent <strong>de</strong> gar<strong>de</strong>r l’arceau très<br />
prés du crâne, <strong>de</strong> replier le casque à plat pour le<br />
ranger dans sa housse ou le porter autour du cou.<br />
Enfin, les coques <strong>de</strong>s oreillettes sont toutes petites,<br />
mais bien hermétiques, moulées dans un matériau<br />
synthétique sans résonance parasite et elles<br />
accueillent <strong>de</strong>s transducteurs <strong>de</strong> haute qualité, <strong>de</strong><br />
40 mm, à diaphragmes en soie japonaise.<br />
Sur le terrain, le Jays u-Jays est robuste grâce à<br />
son armature interne en acier inoxydable. Il tient<br />
bien sur la tête, on peut faire un footing avec.<br />
Pour cela, il sert un peu fort les oreilles, ce qui peut<br />
provoquer une légère fatigue à la longue. Mais il<br />
est aussi d’un bon confort pour un casque supraauriculaire.<br />
Ses coussinets sont assez larges pour<br />
ne pas donner sans arrêt la sensation d’être <strong>de</strong><br />
travers et leurs matelas, en mousse viscoélastique<br />
à mémoire <strong>de</strong> forme, malgré une faible épaisseur,<br />
sont moelleux.<br />
Les performances acoustiques sont <strong>de</strong> leur côté<br />
très surprenantes. L’u-Jays n’a pas le son d’un très<br />
gros casque. Cependant, ses basses sont déjà très<br />
virulentes. Elles sont propres, très dynamiques,<br />
tiennent bien la puissance tout en apportant<br />
beaucoup <strong>de</strong> nuances et <strong>de</strong> détails. Les registres<br />
médiums et aigus sont également très réussis. Ils<br />
sont lumineux, ouverts, rapi<strong>de</strong>s et aérés. Ce Casque<br />
Jays arrive à être transparent et neutre tout en<br />
ayant <strong>de</strong> la personnalité. Sa restitution est fraiche<br />
et vivifiante sur tous les styles <strong>de</strong> musique.<br />
Elle donne aux musiciens et aux chanteurs une<br />
excellente sensation <strong>de</strong> présence, <strong>de</strong> spontanéité.<br />
Avec le Jays u-Jays la musicalité est aussi réussie<br />
que le <strong>de</strong>sign.<br />
Spécifications<br />
•Type : casque à oreillettes closes, supra-auriculaires<br />
•Haut-parleurs : 40 mm électrodynamiques<br />
•Réponse en fréquence : 10 Hz à 20 kHz<br />
•Sensibilité : 100 dB SPL à 1 kHz<br />
•Puissance admissible : n.c.<br />
•Impédance : 32 Ω à 1 kHz<br />
•Câble : interchangeable avec comman<strong>de</strong>s et microphone<br />
•pour Android, iOS ou Windows<br />
•Accessoire fourni : pochette <strong>de</strong> rangement<br />
•Poids : 210 g (sur notre balance, hors câble)<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
NAD<br />
Viso HP30<br />
Nad, marque spécialisée dans les<br />
électroniques audiophiles abordables, n’en<br />
est pas à son coup d’essai dans le domaine <strong>de</strong>s<br />
casques. Elle comptait déjà à son catalogue<br />
le Viso HP50, un modèle noma<strong>de</strong> circumauriculaire<br />
plutôt réussi. Ce HP30 est son<br />
second modèle. Il est plus compact et léger,<br />
<strong>de</strong> type supra-auriculaire, mais toujours d’une<br />
conception originale, sobre, sérieuse et élégante<br />
avec <strong>de</strong> vrais arguments acoustiques.<br />
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
230 €<br />
67<br />
Premier bon point : ce casque Nad HP30 est<br />
une création originale. Ce n’est pas le clone<br />
légèrement modifié d’un modèle que l’on aurait<br />
déjà vu chez une autre marque. Il a son style bien à<br />
lui. Disponible en plusieurs finitions (noire, blanche<br />
ou rouge), il est livré avec une jolie pochette <strong>de</strong><br />
rangement avec habillage similicuir et intérieur<br />
matelassé. C’est très chic. À cela s’ajoutent<br />
<strong>de</strong>ux cordons interchangeables, dont un avec<br />
microphone et comman<strong>de</strong>s pour smartphone, ainsi<br />
qu’un adaptateur pour prise avion.<br />
Le Nad Viso HP30 est un produit aussi élégant<br />
que fonctionnel (bien que sa finition glossy prenne<br />
facilement les marques <strong>de</strong> doigts). Léger (environ<br />
185 g), il se replie sur lui-même pour faciliter son<br />
rangement et son transport tandis que ses glissières<br />
métalliques et ses oreillettes sur pivot offrent une<br />
bonne marge d’ajustage.<br />
Les coussinets à mousse à mémoire <strong>de</strong> forme ne<br />
sont pas très épais et leurs tissus peuvent, à la<br />
longue, légèrement échauffer les peaux sensibles.<br />
Cependant, ils couvrent bien les oreilles, offrant<br />
une isolation phonique appréciable pour ce type <strong>de</strong><br />
produit.<br />
De son côté, le fin ban<strong>de</strong>au habillé d’une peau en<br />
caoutchouc ne dérape pas et n’appuie pas trop<br />
sur la tête. Au premier contact, on cherche un peu<br />
comment bien enfiler ce casque. Mais une fois que<br />
l’on a trouvé la bonne position, il tient à peu près<br />
en place même s’il n’est pas recommandé <strong>de</strong> courir<br />
avec.<br />
À l’intérieur <strong>de</strong>s oreillettes, dont le volume <strong>de</strong><br />
charge est plus important qu’il n’y paraît, Nad<br />
a installé <strong>de</strong>s transducteurs électrodynamiques<br />
très sérieux. Ils mesurent 40 mm <strong>de</strong> diamètre.<br />
Leurs diaphragmes possè<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> larges dômes<br />
dôme ainsi que <strong>de</strong> gran<strong>de</strong>s bobines mobiles (25<br />
mm) associées à <strong>de</strong>s moteurs à aimant néodyme<br />
<strong>de</strong> bonne taille (presque 30 mm). Les charges<br />
sont soigneusement amorties par <strong>de</strong>s tampons<br />
<strong>de</strong> mousse et les supports <strong>de</strong>s coussinets sont<br />
maintenus par <strong>de</strong>s fixations magnétiques. C’est du<br />
sérieux.<br />
À l’écoute, le Nad HP30 n’est pas très démonstratif,<br />
mais agréable et bien équilibré. Il a <strong>de</strong> bonnes<br />
basses, profon<strong>de</strong>s, sans chercher à en faire trop.<br />
Sa sensibilité n’est pas très élevée. Un petit<br />
smartphone peut être trop juste pour l’alimenter.<br />
Par contre, la tenue en puissance est bonne. Le<br />
son ne se désunit pas, ne <strong>de</strong>vient pas criard et<br />
conserve une bonne assise lorsque l’on pousse le<br />
volume. La scène sonore, bien qu’un peu petite<br />
et intimiste, a une jolie ouverture. Surtout, le Nad<br />
HP30 est naturel, vivant, avec <strong>de</strong>s timbres agréables<br />
sur tous les styles <strong>de</strong> musique. Il n’est pas en quête<br />
d’ultra-transparence, privilégie l’harmonie globale,<br />
le confort d’écoute, tout en restant neutre. Une<br />
approche sage, avisée et convaincante <strong>de</strong> la<br />
restitution sonore.<br />
Spécifications<br />
•Type : casque à oreillettes closes, supra-auriculaires<br />
•Haut-parleurs : 40 mm électrodynamiques<br />
•Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz<br />
•Sensibilité : n.c.<br />
•Puissance admissible : 30 mV<br />
•Impédance : 32 Ω<br />
•Câbles : 2 câbles interchangeables <strong>de</strong> 1,25 m dont un avec<br />
microphone et comman<strong>de</strong>s pour smartphone<br />
•Accessoires fournis : pochette <strong>de</strong> rangement, adaptateur<br />
prise avion<br />
•Poids : 185 g (sur notre balance, hors câble)<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
68 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
PARROT<br />
Zik 3<br />
Avec ses lignes élégantes et raffinées,<br />
ce petit casque supra-auriculaire semble<br />
avant tout avoir été imaginé pour faire<br />
le beau. Pourtant sur le terrain, il délivre<br />
aussi <strong>de</strong>s prestations sonores <strong>de</strong> haut<br />
niveau. Une excellente surprise.<br />
350 €<br />
Lors <strong>de</strong> la présentation <strong>de</strong> la secon<strong>de</strong> version du<br />
casque Zik, Philippe Stark, son <strong>de</strong>signer, l’avait<br />
annoncé. Le <strong>de</strong>ssin très organique avait été affiné et<br />
adouci pour que le casque «s’intègre» encore mieux<br />
à la tête <strong>de</strong> son utilisateur, jusqu’à se faire oublier<br />
et <strong>de</strong>venir une «secon<strong>de</strong> peau». Sur la version 3<br />
du Parrot Zik 3, il va encore plus loin. La «secon<strong>de</strong><br />
peau» est <strong>de</strong>venue un épi<strong>de</strong>rme <strong>de</strong> crocodile.<br />
D’autres finitions plus classiques, façon cuir gréné<br />
ou surpiqué, dans <strong>de</strong> nombreuses variations <strong>de</strong><br />
teintes, sont également disponibles.<br />
Heureusement, les évolutions ne sont pas que<br />
cosmétiques, car <strong>de</strong>puis sa secon<strong>de</strong> version<br />
le casque français Parrot Zik a <strong>de</strong> nouveaux<br />
concurrents particulièrement performants chez<br />
Bose, Samsung ou Plantronics. Pour rester le<br />
champion <strong>de</strong> sa catégorie, le Zik 3 doit donc se<br />
démarquer par autre chose que son look animal.<br />
Pour cela, il est désormais rechargeable sansfil,<br />
par induction, grâce à un module au standard<br />
Qi disponible en option pour 35 €. Son système<br />
antibruit est aussi plus souple et peut maintenant<br />
adapter automatiquement son niveau d’isolation<br />
en fonction <strong>de</strong> l’intensité <strong>de</strong>s bruits ambiants.<br />
Les réglages se font en Bluetooth <strong>de</strong>puis une<br />
application sur smartphone (iOS, Android), toujours<br />
la plus réussie du genre, proposant <strong>de</strong>s égaliseurs<br />
et <strong>de</strong>s mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> rendu spatiale très avancés.<br />
Sur le terrain, on retrouve sur le Zik 3 la même<br />
surface <strong>de</strong> comman<strong>de</strong> que le Zik 2, tactile, sur<br />
l’oreillette gauche. Pour ce qui concerne les<br />
performances acoustiques et le confort, ils sont<br />
très proches. Si l’arceau a gagné un petit tour<br />
<strong>de</strong> tête, les transducteurs <strong>de</strong> 40 mm et leurs<br />
amplificateurs semblent les mêmes. Le son est<br />
chaleureux, avec <strong>de</strong>s basses très présentes qui<br />
ont une belle consistance. Le médium affiche <strong>de</strong><br />
jolis timbres, suffisamment aérés, et l’aigu est tout<br />
doux. On apprécie toujours autant les possibilités<br />
d’égalisations et spatialisations du son, même si on<br />
aurait aimé que la restitution sonore du Zik 3 gagne<br />
un peu en légèreté et vivacité.<br />
La liaison audionumérique par USB et par contre<br />
un vrai progrès et on espère que Parrot étendra<br />
sa compatibilité, lors <strong>de</strong> mise à jour logicielle,<br />
aux ports Lightning <strong>de</strong>s appareils Apple iOS et<br />
micro-USB <strong>de</strong>s Android. Cette liaison est pour<br />
l’instant compatible uniquement avec les sorties<br />
USB <strong>de</strong>s ordinateurs PC ou Mac et se limite au flux<br />
en 16 bits/48 kHz. Cependant, elle offre un son<br />
plus précis avec <strong>de</strong>s basses mieux tenues, plus <strong>de</strong><br />
richesse dans le médium et les aigus <strong>de</strong> façon assez<br />
évi<strong>de</strong>nte par rapport à la liaison filaire analogique<br />
ou la liaison Bluetooth.<br />
Spécifications<br />
•Type : casque circum-auriculaire, sans-fil, avec système<br />
antibruit<br />
•Liaison numérique directe, en sans-fil Bluetooth (AAC,<br />
NFC) ou en filaire par USB (16 bits/48 kHz)<br />
•Réduction <strong>de</strong> bruit : <strong>de</strong> 0 à 35 dB<br />
•Transducteurs : 40 mm, électrodynamiques<br />
•Réponse en fréquence : 5 à 22 kHz<br />
•Autonomie : 18 heures (batterie <strong>de</strong> 830 mAh)<br />
•Câbles : câble USB <strong>de</strong> 1,3 m et câble mini-jack <strong>de</strong> 1,3 m<br />
•Accessoires fournis : Housse <strong>de</strong> rangement<br />
•Poids : 270 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
60 €<br />
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
PHILIPS<br />
SHB3080<br />
Parmi les casques sous blister qu’on<br />
attrape un peu à la volée en gran<strong>de</strong><br />
surface, en voici un aussi noma<strong>de</strong><br />
que léger et sans-fil, à la construction<br />
basique, mais qui sait se défendre<br />
niveau son.<br />
69<br />
Ce casque 100 % Bluetooth va satisfaire<br />
les utilisateurs allergiques aux fils. Très léger,<br />
au <strong>de</strong>ssin uniforme, le SHB3080 dispose<br />
d’oreillettes pivotantes pouvant se replier<br />
à la fois à plat et vers l’intérieur <strong>de</strong> l’arceau.<br />
C’est pratique, mais il ne faut pas trop forcer<br />
sur les articulations ou les glissières <strong>de</strong> cette<br />
construction en plastique, plutôt économique.<br />
L’ensemble est stable sur la tête, mais un petit<br />
coussin ou rembourrage sur l’intérieur <strong>de</strong> l’arceau<br />
aurait amélioré le confort, surtout pour les<br />
chauves !<br />
Le SHB3080 comporte un microphone et <strong>de</strong>s<br />
comman<strong>de</strong>s sur la tranche <strong>de</strong> l’oreillette droite :<br />
volume, morceau suivant/précé<strong>de</strong>nt, activation<br />
du Bluetooth (aussi touche «mute») et mise sous<br />
tension. Sur la coque, on trouve le bouton lecture/<br />
pause/prise d’appel. C’est complet, mais une simple<br />
prise mini-jack aurait rendu le tout plus polyvalent.<br />
Spécifications<br />
•Type : casque supra-auriculaire clos à liaison<br />
Bluetooth<br />
•Réponse en fréquence : 10 Hz à 22 kHz<br />
•Sensibilité : 106 dB<br />
•mpédance : 24 Ohms<br />
•Transducteurs : 32 mm dynamiques<br />
•Autonomie : 11 heures<br />
•Connectique : Bluetooth uniquement<br />
•Poids : 91 g<br />
À l’écoute, le son est propre et sans trop <strong>de</strong> souffle, ce<br />
qui est agréable pour du Bluetooth. La restitution générale<br />
est plutôt physiologique, avec <strong>de</strong>s basses en ron<strong>de</strong>ur,<br />
<strong>de</strong>s médiums mats et <strong>de</strong>s aigus doux. Une absence<br />
d’agressivité, liée à une certaine réserve, qui permet<br />
d’écouter le casque sur la longueur sans gran<strong>de</strong> fatigue<br />
auditive. Des performances audio auxquelles on aurait aimé<br />
voir associée une construction un<br />
peu plus travaillée pour que le<br />
casque sorte vraiment du lot.<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
70 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
PI<strong>ON</strong>EER<br />
230 €<br />
SE-MHR5<br />
Pioneer, marque japonaise du même groupe que Teac et Onkyo, est plus<br />
connue pour son travail dans l’univers du son DJ. Mais après avoir sorti<br />
le casque haut <strong>de</strong> gamme SE-Master 1, elle poursuit son offensive sur le<br />
marché audiophile avec ce casque noma<strong>de</strong> plus accessible SE-MHR5.<br />
Le Pioneer SE-MHR5 ne semble pas d’une solidité<br />
à toute épreuve, mais son arceau tient bien le<br />
coup à la torsion. Les composants presque tous en<br />
plastique sont vissés, et les oreillettes pivotent à<br />
plat. Pratique pour ranger ou transporter le casque.<br />
La finition en caoutchouc soft-touch, les coussinets<br />
du ban<strong>de</strong>au et <strong>de</strong>s oreillettes, sont confortables<br />
et doublés <strong>de</strong> mousse uréthane à mémoire <strong>de</strong><br />
forme. Le casque n’étant pas lourd, on peut<br />
le porter longtemps, et agréablement, sans<br />
qu’il ne chauffe ni ne pèse. La finition chromée<br />
sur l’extérieur <strong>de</strong>s coques, argentée sur les bords<br />
<strong>de</strong> ces <strong>de</strong>rnières, et or rose sur les jointures <strong>de</strong>s<br />
glissières ainsi que le connecteur ne semble pas très<br />
en accord avec le sérieux et la sobriété annoncés<br />
par le produit. Mais le vrai effort <strong>de</strong> construction<br />
n’est-il pas à l’intérieur ?<br />
Les coques à double charge du Pioneer SE-MHR5<br />
s’ouvrent dans leur partie inférieure d’un évent<br />
bass-reflex en amorce <strong>de</strong> pavillon pour renforcer<br />
la partie basse du spectre. À l’intérieur se trouvent<br />
<strong>de</strong>s transducteurs <strong>de</strong> 40 mm à bobine en fil<br />
d’argent plaqué cuivre (<strong>de</strong> type CCAW) <strong>de</strong> 20<br />
mm <strong>de</strong> diamètre. Leurs membranes sont nervurées<br />
sur le pourtour. Deux câbles clipsables en fil <strong>de</strong><br />
Litz cuivre OFC, avec prises plaquées or et gaine<br />
en caoutchouc nervuré, sont fournis. L’un assure<br />
une liaison asymétrique et l’autre une connexion<br />
symétrique pour s’adapter aux caractéristiques <strong>de</strong><br />
certains bala<strong>de</strong>urs audiophiles haut <strong>de</strong> gamme<br />
À l’écoute, le casque frappe tout d’abord par<br />
sa sensibilité, sa netteté et sa gran<strong>de</strong> maîtrise.<br />
Il donne une restitution douce, équilibrée et<br />
transparente. Les basses sont contrôlées, un peu<br />
en retrait, les médiums très mats et les aigus bien<br />
arrondis. La scène sonore respire, en largeur et<br />
en profon<strong>de</strong>ur, juste ce qu’il faut. Ce n’est pas<br />
un casque explosif, mais le self-control du Pioneer<br />
SE-MHR5 lui vaut <strong>de</strong> rester très appréciable même à<br />
tout faible volume, et agréable sur la longue durée.<br />
Un résultat sonore propre et professionnel très<br />
satisfaisant pour son niveau <strong>de</strong> prix.<br />
Spécifications<br />
•Casque supra-auriculaire fermé<br />
•Transducteurs : 40 mm dynamiques<br />
•Réponse en fréquence : 7 Hz à 50 kHz<br />
•Impédance : 45 Ohms<br />
•Puissance admissible maximale : 1000 mW<br />
•Sensibilité : 102 dB/mW<br />
•Câbles <strong>de</strong> 1,2 m fournis : câble à prise mini-jack 3,5 mm<br />
et câble symétrique à prise 4 pôles micro-jack 2,5 mm<br />
•Accessoire fourni : housse <strong>de</strong> rangement<br />
•Poids : 240 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
Importateur et distributeur exclusif<br />
www.alteraudio.fr
72 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
RHA<br />
S500(i)<br />
Avec cette paire d’écouteurs très<br />
discrets et compacts, la marque<br />
écossaise RHA, propose une belle<br />
qualité <strong>de</strong> construction et <strong>de</strong>s<br />
performances sonores <strong>de</strong> haut<br />
niveau pour un prix d’ami.<br />
40 €<br />
Cela fait plusieurs fois que nous testons <strong>de</strong>s<br />
écouteurs RHA et que nous notons à chaque reprise<br />
les progrès réalisés par la marque. Le <strong>de</strong>rnier<br />
modèle en date était le T20 excellent à l’écoute,<br />
d’une approche très pro, mais d’un prix (à partir <strong>de</strong><br />
230 €) ne le mettant pas à la portée <strong>de</strong> toutes les<br />
bourses et avec <strong>de</strong>s écouteurs un peu trop massifs<br />
pour convenir à toutes les oreilles, notamment<br />
celles ayant <strong>de</strong>s conques étroites. Avec les S500, la<br />
marque écossaise <strong>de</strong>vrait mettre tout le mon<strong>de</strong><br />
d’accord. Ces écouteurs sont tout d’abord très<br />
compacts, moins <strong>de</strong> 8 mm <strong>de</strong> diamètre et <strong>de</strong>vraient<br />
donc convenir à tous les conduits auditifs. Ils sont<br />
en outre très abordables : 40 € dans leur version<br />
<strong>de</strong> base S500 et 50 € dans leur version S500i avec<br />
comman<strong>de</strong>s et microphone pour smartphone sur le<br />
câble.<br />
Le prix <strong>de</strong> ces écouteurs est d’autant plus<br />
étonnant que RHA n’a pas fait <strong>de</strong> petites<br />
économies sur la qualité <strong>de</strong> construction ou les<br />
accessoires. Chaque écouteur du S500 est en effet<br />
formé d’un soli<strong>de</strong> tube en alliage d’aluminium<br />
léger tandis que l’on trouve dans l’emballage une<br />
petite pochette <strong>de</strong> rangement et pas moins <strong>de</strong> six<br />
paires d’embouts en silicone <strong>de</strong> tailles et formes<br />
différentes en plus <strong>de</strong> ceux déjà en place sur les<br />
oreillettes. On remarque aussi la présence d’une<br />
pince-cravate et d’une petite glissière pour fixer le<br />
câble sur les vêtements et le resserrer sous le cou<br />
afin qu’il ne ballote pas. Ce câble est beaucoup<br />
plus fin que sur les autres modèles T10 et T20 <strong>de</strong> la<br />
marque, ce qui est une bonne chose. Il est en outre<br />
en <strong>de</strong>ux parties. Sa partie haute est recouverte <strong>de</strong><br />
caoutchouc pour limiter les bruits <strong>de</strong> frottement<br />
(même si ces <strong>de</strong>rniers restent audibles) et la partie<br />
Spécifications<br />
•Type : écouteurs intra-auriculaires<br />
•Transducteurs : dynamiques<br />
•Sensibilité : 100 dB<br />
•Impédance : 16 Ω<br />
•Réponse en fréquence : 16 Hz à 22 kHz<br />
•Poids : 14 g les <strong>de</strong>ux écouteurs (hors câble)<br />
•Puissance admissible max. : 5 mW<br />
•Câble : 1,45 m avec microphone et comman<strong>de</strong>s pour<br />
smartphone sur la version S500i<br />
•Accessoires fournis : 7 paires d’embouts en silicone <strong>de</strong><br />
diverses tailles, pince cravate, pochette <strong>de</strong> rangement<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt<br />
basse est habillée d’un textile pour éviter les<br />
nœuds.<br />
À l’écoute, les écouteurs RHA S500 se font<br />
immédiatement remarquer par leurs basses<br />
profon<strong>de</strong>s et d’une santé <strong>de</strong> fer. Certes en<br />
étant méchant, on peut relever un léger effet<br />
pneumatique dans le haut grave ainsi qu’un petit<br />
manque <strong>de</strong> richesse dans l’aigu. Mais pour moins<br />
<strong>de</strong> 50 €, les résultats sont totalement inhabituels.<br />
Les RHA S500 délivrent un son propre, affichent<br />
une bonne tenue en puissance et se révèlent très<br />
dynamiques. Leur registre médium est même d’une<br />
gran<strong>de</strong> précision avec une belle ouverture sur les<br />
voix aussi bien masculines que féminines. L’équilibre<br />
tonal est légèrement physiologique et flatteur,<br />
mais avec les S500 on se fait vraiment plaisir que<br />
ce soit à niveau d’écoute modéré ou volume élevé.<br />
Ajoutez une bonne isolation face au bruit extérieur<br />
ainsi qu’un excellent confort et vous comprendrez<br />
pourquoi nous avons eu le coup <strong>de</strong> cœur pour ces<br />
RHA S500.
74 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
PLANTR<strong>ON</strong>ICS<br />
BackBeat Pro+<br />
Comme son prédécesseur BackBeat Pro, la version «+» <strong>de</strong><br />
ce casque antibruit et sans-fil est intéressante pour son<br />
prix ainsi que sa polyvalence. Elle se dote maintenant d’un<br />
dongle USB/Bluetooth pour en profiter en plug & play,<br />
avec la meilleure qualité audio, sur n’importe quel appareil,<br />
ou presque.<br />
On retrouve chez le BackBeat Pro+ un style encore<br />
un peu massif type «gamer» comme lors <strong>de</strong> notre<br />
test <strong>de</strong> la première version. Mais le look s’est quand<br />
même beaucoup affiné, les angles se sont arrondis<br />
et la finition grise métallisée est plus chic, plus<br />
«CSP+»<br />
Un dongle USB/Bluetooth pour une liaison<br />
sans-fil optimisée <strong>de</strong>puis un ordinateur Mac<br />
ou PC<br />
La plupart <strong>de</strong>s accessoires fournis d’origine avec le<br />
Plantronics BackBeat Pro+ sont basiques et utiles,<br />
soit un câble micro-USB pour recharger la batterie,<br />
un câble mini-jack avec comman<strong>de</strong> pour prendre les<br />
appels téléphoniques et une housse <strong>de</strong> rangement<br />
dans laquelle le casque se glisse à plat.<br />
À la prise en main, le BackBeat Pro+ semble chargé<br />
en comman<strong>de</strong>s, mais on s’y fait vite. Une molette<br />
sur l’oreillette droite pour le volume, une autre <strong>de</strong><br />
l’autre côté pour changer <strong>de</strong> morceau, <strong>de</strong>s boutons<br />
au centre <strong>de</strong>s coques pour prendre les appels<br />
téléphoniques, pour activer la lecture <strong>de</strong> musique<br />
ou mettre en pause.<br />
Les microphones intégrés sont fonctionnels, et<br />
peuvent être utilisés en <strong>de</strong>hors <strong>de</strong>s appels pour<br />
écouter les bruits environnants, grâce à un bouton<br />
sous l’oreillette droite. Le système antibruit, qui<br />
s’active ou se désactive via un petit levier comme<br />
dans la version précé<strong>de</strong>nte, est bien utile en milieu<br />
urbain ou en avion. Sa qualité a d’ailleurs été<br />
améliorée.<br />
Mais le gros plus, sur cette nouvelle mouture<br />
BackBeat Pro+, est l’ajout d’un dongle Bluetooth/<br />
USB au package. Celui-ci permet <strong>de</strong> connecter le<br />
casque instantanément à un ordinateur PC ou Mac.<br />
Un choix qui peut paraître redondant, car le casque<br />
et beaucoup d’ordinateurs sont déjà Bluetooth.<br />
Mais ce dongle garantit une qualité <strong>de</strong> transmission<br />
supérieure à celle <strong>de</strong> la plupart <strong>de</strong>s transmetteurs<br />
Bluetooth classiques intégrés aux ordinateurs.<br />
Nous l’avons testé sur notre Apple MacBook Pro, la<br />
portée est jusqu’à <strong>de</strong>ux fois plus importante, avec<br />
un son qui semble plus propre et mieux défini.<br />
Toujours beaucoup <strong>de</strong> plastique, mais une<br />
finition extérieure améliorée<br />
Le casque est confortable. Les coussinets <strong>de</strong>s<br />
oreillettes et <strong>de</strong> l’arceau sont moelleux, agréables<br />
au toucher. Le casque, qui était noir dans sa<br />
première version, est passé à une finition grise
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
75<br />
métallisée. Ses coques sont toujours en plastiques un<br />
peu légers, mais cela fait beaucoup plus classe.<br />
Sur le terrain, Le BackBeat Pro + n’appuie<br />
pas trop sur le haut du crâne malgré ses<br />
oreillettes un peu volumineuses, et ne glisse<br />
pas lorsque l’on marche ou l’on court.<br />
Avec son sac <strong>de</strong> transport et ses oreillettes<br />
repliables à plat, il est résolument noma<strong>de</strong><br />
malgré ses larges dimensions et son poids<br />
important.<br />
En interne, une conception<br />
toujours très sérieuse<br />
Nous avons démonté les<br />
coques du casque dans<br />
notre laboratoire, et c’est<br />
là un tout autre travail<br />
qu’en externe. En effet,<br />
une paroi a été placée<br />
autour <strong>de</strong>s haut-parleurs<br />
afin que ces <strong>de</strong>rniers puissent<br />
jouir du même espace <strong>de</strong> charge<br />
sur les <strong>de</strong>ux oreillettes, malgré les<br />
autres modules situés dans les coques.<br />
Chaque charge <strong>de</strong> haut-parleur est dotée<br />
d’un évent tubulaire coudé en caoutchouc<br />
pour donner <strong>de</strong> l’ampleur aux graves. Les<br />
transducteurs <strong>de</strong> 40 mm fonctionnent grâce à<br />
<strong>de</strong>s aimants <strong>de</strong> 20 mm dotés <strong>de</strong> larges évents <strong>de</strong><br />
décompression au centre <strong>de</strong> leurs moteurs. Outre les<br />
haut-parleurs, l’électronique <strong>de</strong>s autres modules est très<br />
proprement vissée et assemblée.<br />
Une restitution sonore physiologique et<br />
énergique<br />
L’isolation phonique passive du BackBeat Pro+ est<br />
bonne, et son système antibruit fonctionne encore mieux<br />
que dans la version précé<strong>de</strong>nte. La restitution sonore a<br />
une courbe <strong>de</strong>scendante lorsque l’antibruit est activé<br />
avec <strong>de</strong>s basses très marquées, pleines <strong>de</strong> ron<strong>de</strong>urs. Le<br />
rendu est plus clair, brillant et presque clinquant lorsque<br />
le système antibruit est désactivé, mais cela reste tout à<br />
fait écoutable et même plutôt <strong>de</strong> bon niveau ce qui n’est<br />
pas souvent le cas sur les casques antibruit concurrents.<br />
Dans tous les cas, l’équilibre tonal est physiologique.<br />
Les médiums sont en retrait, mais heureusement grâce<br />
àla pointe <strong>de</strong> brillance dans le haut, ils <strong>de</strong>meurent d’une<br />
belle ouverture et luminosité.<br />
La restitution sonore du Plantronics BackBeat Pro+ est<br />
donc assez artificielle, mais affiche aussi <strong>de</strong> bonnes<br />
performances. L’image stéréophonique notamment<br />
est ample, s’ouvre sur <strong>de</strong> grands espaces. Le son ne<br />
paraît pas confiné ou bouché. On apprécie aussi tout<br />
particulièrement l’énergie que distille ce casque. La<br />
musique est dynamique, nerveuse, on ne s’ennuie pas.<br />
Le Plantronics BackBeat Pro+ est donc plus que jamais<br />
une valeur sûre dans sa catégorie. Cette nouvelle version<br />
apporte <strong>de</strong>s améliorations intéressantes sur tous les<br />
points sans perdre aucune <strong>de</strong>s qualités présentes sur<br />
l’originale.<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
250 €<br />
Spécifications<br />
•Casque circum-auriculaire clos, avec système<br />
antibruit actif et liaison Bluetooth<br />
•Transducteurs : 40 mm<br />
•Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz<br />
•Sensibilité : 99 dB SPL/mW à 1 kHz<br />
•Batterie : 3 h <strong>de</strong> charge pour 24 h d’autonomie<br />
•Connectique : mini-jack, Bluetooth 4.0 AptX<br />
NFC, micro-USB pour charge<br />
double microphone externe<br />
•Accessoires fournis : dongle USB/Bluetooth,<br />
câble mini-jack, câble USB/micro-USB, house <strong>de</strong><br />
rangement <strong>de</strong> transport<br />
•Poids : 340 g<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
76 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
PLANTR<strong>ON</strong>ICS<br />
Voyager<br />
Focus UC<br />
La marque Plantronics fait<br />
souvent <strong>de</strong>s produits parmi les<br />
plus fonctionnels, que cela soit<br />
pour le gaming, le sport ou le<br />
multimédia. Le Voyager UC ne fait<br />
pas exception à la règle, puisqu’il<br />
se veut être un casque polyvalent<br />
pour la musique et la bureautique.<br />
L’emballage au plus simple et écolo annonce la<br />
vocation très « pro » du produit. Le casque supraauriculaire<br />
est livré avec un support <strong>de</strong> recharge,<br />
qui se branche en USB et permet d’attraper le<br />
casque rapi<strong>de</strong>ment comme si on décrochait un<br />
téléphone. La connectique Bluetooth s’utilise<br />
directement sur un smartphone ou une tablette,<br />
et via une toute petite clef USB sur ordinateur.<br />
Attention en déballant le produit <strong>de</strong> ne pas jeter<br />
cette minuscule clef avec le support en carton, car<br />
elle y est discrètement encastrée. On trouve aussi<br />
dans le carton un sac <strong>de</strong> transport avec le logo <strong>de</strong> la<br />
marque, pratique pour transporter le tout.<br />
Fonctionnel et léger<br />
La présentation externe du Plantronics Focus<br />
Voyager est en totale cohérence avec la vocation du<br />
produit, soit légère et passe-partout. Les oreillettes<br />
pivotent presque à 360°, avec une électronique<br />
et <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>s (montées sur le ban<strong>de</strong>au)<br />
totalement séparées <strong>de</strong> la charge acoustique afin<br />
d’éviter les interférences. A chaque extrémité <strong>de</strong><br />
l’arceau on trouve <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>s : bouton multiusages<br />
d’un côté, lecture/pause et sélection du<br />
morceau <strong>de</strong> l’autre.<br />
La construction est réalisée dans un plastique<br />
un peu « cheap » comme on a pu en trouver<br />
sur le modèle Black Beat Pro, avec un arceau<br />
métallique très léger et discret disposant d’un<br />
petit ban<strong>de</strong>au qui, grâce à ses élastiques, s’ajuste<br />
automatiquement en hauteur.<br />
Les écouteurs sont <strong>de</strong> type supra-auriculaire, avec<br />
<strong>de</strong>s coussinets à mousse à mémoire, formant un<br />
matelas recouvrant toute le surface interne.<br />
Le microphone sur bras articulé pivote sur plus <strong>de</strong><br />
300° pour être placé d’un côté ou <strong>de</strong> l’autre selon<br />
qu’on préfère le porter à gauche ou à droite. Son<br />
bras est doté d’un cran <strong>de</strong> calage pour être placé<br />
assez discrètement en position verticale. Le confort<br />
global n’est pas optimal mais le casque tient bien<br />
sur la tête pour être utilisé <strong>de</strong>vant un écran, et c’est<br />
sa vocation. Si la construction dans son ensemble<br />
est assez sérieuse, elle est plutôt collée que vissée<br />
et ne semble pas très réparable ni extrêmement<br />
durable.<br />
Une bonne restitution <strong>de</strong> la voix et<br />
ergonomie super bien pensée<br />
À l’écoute, nous avons branché le Plantronics Focus<br />
Voyager UC sur un ordinateur Mac et la connexion
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
77<br />
a été instantanée sous OS X El Capitan, en utilisant le<br />
petite clef USB <strong>de</strong> transmission fournie avec le casque.<br />
L’écoute <strong>de</strong> musique est assez agréable, et pour son gabarit,<br />
le casque bloque déjà pas trop mal les sons extérieurs.<br />
C’est encore mieux avec le système antibruit activé, qui se<br />
révèle assez bon pour les conversations vocales que l’on<br />
passerait <strong>de</strong>hors. Le casque est aussi doté d’un microphone<br />
antibruit, lié à l’anti-bruit <strong>de</strong>s écouteurs, qui bloque bien<br />
les bruits extérieurs en conversation et transmet clairement<br />
la voix sans stri<strong>de</strong>nces ni bruits parasites. Un petit bouton<br />
à proximité du micro permet <strong>de</strong> l’activer hors conversation<br />
pour capter les bruits environnants. Ce même bouton active<br />
le mo<strong>de</strong> secret si on souhaite ne pas être entendu lors d’une<br />
conversation téléphonique. Le microphone peut basculer<br />
d’avant en arrière et permet donc non-seulement <strong>de</strong> l’ajuster<br />
exactement à hauteur <strong>de</strong> la bouche, mais aussi <strong>de</strong> le placer<br />
à droite ou à gauche <strong>de</strong> la tête selon sa convenance.<br />
Intelligent, le casque intervertit les canaux gauche et droit<br />
lorsque l’on change <strong>de</strong> côté. Il est possible d’avoir le casque<br />
à la fois connecté à un ordinateur et à un appareil mobile,<br />
d’écouter <strong>de</strong> la musique sur l’un et <strong>de</strong> prendre un appel<br />
sur l’autre, voire <strong>de</strong> basculer d’un appel sur l’un à un appel<br />
sur l’autre. Le Plantronics Voyager UC s’avère léger et très<br />
maniable en sans-fil pour une utilisation au bureau ou à la<br />
maison. Il est à noter que ce casque existe en <strong>de</strong>ux versions<br />
: B825 optimisée pour les produits Avaya, Cisco, IBM et<br />
Skype, et B825-M optimisée pour Skype for Business et<br />
Microsoft Lync.<br />
Mais assez <strong>de</strong>s palabres et passons au côté musical du<br />
casque. La première qualité serait <strong>de</strong> dire que la liaison se<br />
fait exclusivement en sans-fil, mais ce sans trop <strong>de</strong> bruit <strong>de</strong><br />
fond ni grésillement gênant. L’équilibre tonal est en cloche,<br />
centré sur les médiums, similaire à ce que nous avons<br />
déjà entendu sur le modèle Plantronics Back Beat Sense.<br />
L’image stéréophonique, bien centrée, offre <strong>de</strong>s sonorités<br />
relativement détaillées dans le milieu du spectre. Si un<br />
peu plus d’impact et <strong>de</strong> pêche dans les basses fréquences<br />
auraient assez joliment complété le rendu sonore, le tout<br />
reste assez musical et en accord avec la vocation toute<br />
noma<strong>de</strong> et utilitaire du Voyager Focus UC.<br />
250 €<br />
Spécifications<br />
•Type : casque supra-auriculaire, sans-fil, pour<br />
la communication avec système antibruit<br />
•Transducteurs : 30 mm<br />
•Portée annoncée <strong>de</strong> transmission : 45 m<br />
•Autonomie : 12h <strong>de</strong> conversation et 15h<br />
d’écoute<br />
•Connectique casque : Bluetooth, micro-USB<br />
pour charge<br />
•Connectique pied, chargeur, dongle Bluetooth<br />
en USB<br />
•Système antibruit à trois capteurs<br />
•Accessoires fournis : housse <strong>de</strong> transport,<br />
dongle USB, pied/support chargeur USB<br />
•Poids : 155 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
78 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
S<strong>ON</strong>US FABER<br />
Pryma<br />
Le facteur italien Sonus Faber est connu pour ses enceintes acoustiques haut <strong>de</strong> gamme aux<br />
ébénisteries somptueusement habillées. Il fait partie du groupe <strong>de</strong> luxe audio Fine Sounds,<br />
ou WOM, qui possè<strong>de</strong> parmi les plus prestigieuses marques <strong>de</strong> la Hi-Fi (McIntosh, Audio<br />
Research, Wadia...) mais pas <strong>de</strong> marque <strong>de</strong> casques. Aussi c’est à Sonus Faber qu’a été confié<br />
la mission <strong>de</strong> créer une ligne <strong>de</strong> casques. Son premier modèle, le Pryma, est une œuvre<br />
d’artisanat haut <strong>de</strong> gamme qui fera certainement date.<br />
Les images ne sont pas trompeuses. Le Sonus<br />
Faber Pryma est dans la réalité aussi beau que sur<br />
ses photos. Ce casque <strong>de</strong> luxe est livré dans un<br />
coffret ressemblant à une boîte à bijoux. Celle-ci<br />
contient un câble avec microphone et comman<strong>de</strong>s<br />
pour smartphone, trois jolies petites pochettes <strong>de</strong><br />
rangement en toile, une prise mini-jack coudée ainsi<br />
qu’un beau manuel d’utilisation.<br />
Des matériaux haut <strong>de</strong> gamme pour un<br />
casque ultra fashion<br />
A l’instar <strong>de</strong>s modèles <strong>de</strong> la marque américaine<br />
Sol Republic, le Sonus Faber Pryma est proposé<br />
en «kit» personnalisable. A la livraison, dans<br />
l’emballage, ses <strong>de</strong>ux oreillettes ainsi que l’arceau<br />
sont indépendants. Ils se «clipsent» ensemble grâce<br />
à un astucieux et élégant système <strong>de</strong> boucles,<br />
glissières et <strong>de</strong> fermoirs, comme sur un ceinturon.<br />
On a le choit pour chacun <strong>de</strong>s éléments entre<br />
plusieurs finitions. L’arceau voit son coussinet revêtu<br />
<strong>de</strong> daim microfibre et se pare d’un cuir véritable<br />
brun, doré ou noir avec inserts métalliques <strong>de</strong><br />
différentes teintes. De même pour les oreillettes<br />
dont les boucliers se déclinent en blanc, noir,<br />
taupe ou encore fibre <strong>de</strong> carbone, moyennant un<br />
supplément <strong>de</strong> 50 €.<br />
Comme chez Sol Republic, on peut imaginer que<br />
Sonus Faber proposera grâce au système <strong>de</strong> kit<br />
d’autres options, par exemple <strong>de</strong>s oreillettes avec<br />
<strong>de</strong>s transducteurs plus haut <strong>de</strong> gamme.<br />
La construction est d’une qualité d’assemblage<br />
et <strong>de</strong> finition du meilleur niveau. Les cadres <strong>de</strong>s<br />
oreillettes sont réalisés en aluminium brossé, teinté<br />
or rose, or jaune ou argent. Leurs fermoirs et les<br />
anneaux <strong>de</strong> leurs glissières sont en acier inoxydable<br />
<strong>de</strong> teinte coordonnée. Les coussinets ont une forme<br />
très étudiée, pentagonale allongée. Ils sont <strong>de</strong><br />
section relativement mince, mais aussi relativement<br />
profonds afin d’offrir un bon confort, une isolation<br />
acoustique significative et rester compacte.<br />
Beaucoup <strong>de</strong> soin apporté à la construction<br />
interne, autant qu’à l’extérieur<br />
Derrière les coussinets maintenus par <strong>de</strong> fixations<br />
magnétiques, il n’y a pas <strong>de</strong> mauvaise surprise.<br />
A l’inverse <strong>de</strong> beaucoup <strong>de</strong> marques <strong>de</strong> casques<br />
fashion qui misent avant tout sur le style et en<br />
oublient l’essentiel, Sonus Faber n’a absolument
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
79<br />
pas négligé l’acoustique. Au contraire on retrouve à<br />
l’intérieur le soin apporté aux habillages du casque. Les<br />
transducteurs électrodynamiques ne sont pas <strong>de</strong> très<br />
gran<strong>de</strong> taille (40 mm <strong>de</strong> diamètre), mais <strong>de</strong> haute qualité.<br />
Protégés par <strong>de</strong> soli<strong>de</strong>s grilles métalliques, ils possè<strong>de</strong>nt<br />
<strong>de</strong> larges bobines mobiles (environ 22 mm) et <strong>de</strong>s circuits<br />
magnétiques néodyme anodisé or. Ils sont en outre<br />
montés sur <strong>de</strong> soli<strong>de</strong>s baffles en matériau amortissant<br />
avec joints en silicone moulé pour assurer une parfaite<br />
étanchéité et un bon découplage par rapport aux coques<br />
<strong>de</strong>s oreillettes.<br />
Le Don Giovanni <strong>de</strong>s casques audio<br />
Sur le terrain, malgré un poids un peu élevé (323 g sur la<br />
balance <strong>de</strong> la rédaction), le Sonus Faber Pryma se révèle<br />
être un casque bien adapté à un usage noma<strong>de</strong>. Il tient<br />
bien en place. On peut trottiner avec lui sur la tête sans<br />
avoir peur qu’il ne tombe. Le poids et le serrage<br />
sont bien répartis entre le haut du crâne, les<br />
tempes et les oreilles. Porté autour du cou,<br />
l’espacement entre les <strong>de</strong>ux oreillettes est<br />
suffisant pour ne pas gêner lorsque l’on<br />
baisse le menton.<br />
A l’écoute le Sonus Faber Pryma est<br />
un charmeur, un bourreau pour les<br />
cœurs tendres audiophiles. Il n’est pas<br />
neutre et a plutôt du tempérament.<br />
Son style est fidèle à l’esthétique sonore<br />
habituelle <strong>de</strong> la marque italienne. Ses<br />
timbres sont charnus, opulents, l’équilibre<br />
tonal est <strong>de</strong>scendant. Ce casque ne cherche<br />
pas à se montrer ultra-transparent, mais çà scène<br />
stéréophonique n’est pas pour autant bouchée.<br />
Un peu fermée à bas niveau d’écoute, elle se découvre<br />
pleine d’ampleur et <strong>de</strong> relief dès que l’on pousse un<br />
peu volume. Le médium et l’aigu, tout en se montant<br />
extrêmement doux, ont même <strong>de</strong> belles couleurs et<br />
une jolie luminosité. Le Sonus Faber Pryma réalise un<br />
séduisant numéro d’équilibriste entre un rendu très<br />
chaleureux avec <strong>de</strong>s basses profon<strong>de</strong>s, massives, et une<br />
élégante sensation <strong>de</strong> légèreté dans le milieu du spectre.<br />
Sur la chanson jazzy «She’s in love with the Week-end»<br />
<strong>de</strong> Jodie Abacus, le rythme sur-amplifié à la contrebasse<br />
ne mange pas la voix et le flot du rappeur/chanteur<br />
qui donne une excellente impression <strong>de</strong> présence et<br />
proximité.<br />
De même, sur l’introduction «Fairytale of New York» <strong>de</strong>s<br />
Pogues avec Kristy MacColl, les effets réverbérations<br />
artificielles sur la voix <strong>de</strong> Shane MacGowan sont très bien<br />
dosés, tout en conservant un caractère assez naturel et<br />
participant à l’ambiance <strong>de</strong> Noël <strong>de</strong> ce morceau. Lorsque<br />
tout le groupe se met à jouer à l’unisson, l’orchestration<br />
est très dynamique et rapi<strong>de</strong>. Çà ne traine pas. Le Sonus<br />
Faber Pryma concilie très bien <strong>de</strong>nsité, poids et impact.<br />
Il est un peu cher dans l’absolu par rapport aux autres<br />
casques fashion haut <strong>de</strong> gamme du marché. Mais le<br />
Sonus Faber Pryma n’en <strong>de</strong>meure pas moins une belle<br />
réussite pour son style inédit, la qualité <strong>de</strong> ses finitions,<br />
son caractère sonore généreux et dynamique.<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
500 €<br />
Spécifications<br />
•Type : casque à oreillettes closes, circum-auriculaires<br />
•Haut-parleurs : électrodynamiques <strong>de</strong> 40 mm<br />
•Réponse en fréquence : 10 Hz à 25 kHz<br />
•Sensibilité : 118 dB SPL à 1 kHz pour 1 mW<br />
•Puissance admissible : 120 mW<br />
•Impédance : 32 Ω<br />
•Câbles : <strong>de</strong> 1,3 m, amovible avec microphone<br />
et comman<strong>de</strong>s pour smartphone<br />
•Accessoire fourni : adaptateurs mini-jack<br />
coudé, pochettes <strong>de</strong> rangement<br />
•Poids : 323 g (hors câble)<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
DAC/HEADPH<strong>ON</strong>E AMP<br />
MOJO<br />
DAC DAVE<br />
DAC HUGO TT<br />
HUGO<br />
DAC 2 QUTE
LES DACs ET<br />
AMPLIS CASQUE<br />
DE POCHE
82 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
ACOUSTIC RESEARCH<br />
700 €<br />
AR-UA1<br />
Dans les années 90, Acoustic Research jouissait en France d’une excellente réputation<br />
pour ses enceintes acoustiques. La marque américaine nous revient avec ce<br />
convertisseur et ampli casque semi-noma<strong>de</strong>, AR-UA1, un appareil qui s’illustre par une<br />
qualité <strong>de</strong> fabrication très professionnelle et une musicalité pleine <strong>de</strong> vie.<br />
Pour ceux, qui comme nous ont connu cette<br />
époque <strong>de</strong> la Haute Fidélité <strong>de</strong> la fin du 20ème<br />
siècle, le nom Acoustic Research résonne encore<br />
pour sa production d’enceintes Hi-Fi <strong>de</strong> qualité. La<br />
marque avait également produit <strong>de</strong>s lecteurs <strong>de</strong><br />
cassettes, <strong>de</strong>s platines vinyles, une gamme assez<br />
complète pour l’époque. Depuis, elle avait disparu<br />
<strong>de</strong> nos radars, la voilà <strong>de</strong> retour avec un appareil<br />
correspondant parfaitement au marché actuel <strong>de</strong>s<br />
convertisseurs et amplis casque portables.<br />
En effet, Acoustic Research fut fondé dans les<br />
années 50 par <strong>de</strong>ux personnes : un certain Edgar<br />
Willchur et un ingénieur en acoustique Henry<br />
Kloss, la marque s’étant installée dans la ville <strong>de</strong><br />
Cambridge Massachusetts. Elle a été rachetée en<br />
2003 par le groupe Voxx Internationnal qui possè<strong>de</strong><br />
également l’emblématique marque Klipsch. Ce<br />
rachat a induit <strong>de</strong> profonds changements chez<br />
Acoustic Research qui se tourne maintenant vers les<br />
produits audionumériques noma<strong>de</strong>s. Nous avons<br />
déjà testé le bala<strong>de</strong>ur audiophile sous Android AR-<br />
M2. Il est secondé aujourd’hui par le DAC USB, AR-<br />
UA1 qui additionne les fonctions <strong>de</strong> conversion et<br />
d’amplification pour casque. L’ambition d’Acoustic<br />
Research est, à la vue <strong>de</strong> l’appareil, <strong>de</strong> toucher un<br />
public exigeant tant sur le sérieux <strong>de</strong> fabrication<br />
que sur l’aspect pratique.<br />
Un châssis à doubles parois blindées<br />
L’AR-UA1 n’est pas un appareil noma<strong>de</strong> autonome,<br />
puisqu’il n’intègre pas <strong>de</strong> batterie. Cependant, il est<br />
léger, compact et s’alimente directement à partir<br />
du port USB d’un ordinateur PC ou Mac. Il est donc<br />
facilement transportable.<br />
Ce boitier est à double coque dont une est formé<br />
dans un alliage d’aluminium spécifique qui offre,<br />
d’après les concepteurs, <strong>de</strong>s propriétés antivibratoires.<br />
Nous trouvons sur sa face avant en<br />
plexiglas un potentiomètre <strong>de</strong> volume traditionnel<br />
(utile pour la sortie casque seulement), une LED<br />
témoin <strong>de</strong> fonctionnement et une sortie casque<br />
au format 6.35 mm dorée à l’or fin. La LED change<br />
<strong>de</strong> couleur, du vert au rouge suivant la résolution<br />
du signal audionumérique traité. De l’autre côté<br />
<strong>de</strong> l’appareil, une prise USB côtoie une sortie<br />
numérique optique Toslink (l’Acoustic Research AR-<br />
UA1 peut donc aussi servir d’interface USB/S/PDIF)<br />
et d’une sortie analogique sur <strong>de</strong>ux prises RCA<br />
femelles <strong>de</strong> qualité.<br />
L’ensemble tient dans la main sans problème,<br />
mais accuse tout <strong>de</strong> même un poids <strong>de</strong> presque<br />
400g, qui s’explique notamment par le double<br />
compartiment.<br />
A l’intérieur <strong>de</strong> l’AR-UA1, tous les composants sont
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
83<br />
montés sur une seule et<br />
unique carte. Nous avons<br />
une puce <strong>de</strong> gestion<br />
USB asynchrone Xmos<br />
acceptant <strong>de</strong>s flux jusqu’à<br />
24 bits/384 kHz. Acoustic<br />
Research revendiquant<br />
même le traitement <strong>de</strong>s<br />
fichiers DXD et DSD<br />
échantillonnés sur 2,8 et 5,6<br />
MHz. L’AR-UA1 possè<strong>de</strong><br />
également une horloge <strong>de</strong><br />
haute précision TCXO et<br />
sa puce <strong>de</strong> conversion est<br />
une Burr-Brown PCM1794a,<br />
évolution du modèle haut<br />
<strong>de</strong> gamme PCM1792.<br />
La partie amplification<br />
Ligne est assurée par<br />
<strong>de</strong>ux amplis OP Texas<br />
Instrument OPA2134 suivis d’une multitu<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />
petits con<strong>de</strong>nsateurs, tandis que celle réservée aux<br />
casques embarque un Texas Instrument TPA6120A2.<br />
Il s’agit d’un modèle spécifiquement conçu, d’après<br />
Acoustic Research, pour fonctionner avec les puces<br />
<strong>de</strong> conversion Burr-Brown. Des casques d’une<br />
impédance élevée (+ <strong>de</strong> 600 ohms) trouveront, avec<br />
cet appareil, un certain répondant.<br />
Une restitution sonore vivante et dynamique<br />
Ce Dac avec section ampli casque a été testé dans<br />
les <strong>de</strong>ux configurations : avec un casque Denon AH-<br />
D600 d’une impédance <strong>de</strong> 25 Ω et d’une sensibilité<br />
<strong>de</strong> 108 dB/mW (un casque pas très difficile à piloter<br />
donc) et sur un système audio très haut <strong>de</strong> gamme.<br />
Nous l’avons également essayé avec plusieurs<br />
types <strong>de</strong> fichiers audio <strong>de</strong> résolutions différentes,<br />
histoire <strong>de</strong> savoir jusqu’où va cet AR-UA1 : il s’est<br />
bien comporté dans tous les cas <strong>de</strong> figure. Tout<br />
d’abord, et ce qui est surprenant, c’est la similitu<strong>de</strong><br />
<strong>de</strong> sonorité entre la sortie casque et celle réservée<br />
à un amplificateur alors que les étages <strong>de</strong> gain <strong>de</strong><br />
ces <strong>de</strong>ux sorties sont différents. De façon générale,<br />
ce petit Dac même uniquement alimenté par l’USB<br />
(et avec un câble toutefois assez banal), s’en sort<br />
plus que bien, honorablement serait même un<br />
mot faible. Il est à la fois vivant et dynamique. Il en<br />
émane même une sorte <strong>de</strong> tension auditive, mais<br />
qui n’a rien à voir avec un son sec et dégraissé. Au<br />
contraire, l’AR-UA1 se bala<strong>de</strong> sur <strong>de</strong>s morceaux <strong>de</strong><br />
musique assez musclés sans grincher une secon<strong>de</strong>.<br />
Le grave est en même temps tenu et détaillé.<br />
Nous entendons très bien les nuances d’une basse<br />
électrique, comme celle d’un violoncelle et les<br />
timbres sont assez justes dénotant un médium/aigu<br />
bien charpenté. Les fréquences hautes sont bien<br />
reproduites, là aussi, sans excès : l’AR-UA1 sonne <strong>de</strong><br />
façon agréable et alerte. La scène sonore bénéficie<br />
d’une belle matière. Nous sentons que cet Acoustic<br />
Research contrôle bien toutes les situations. Il<br />
sait être naturel, franc et pourvu d’une certaine<br />
impartialité. La ban<strong>de</strong> passante reste équilibrée,<br />
l’écoute d’une œuvre <strong>de</strong> Vivaldi comme <strong>de</strong> musique<br />
Pop se fera avec le même bonheur. Nous avons pu<br />
mettre en fonctionnement l’appareil et le laisser<br />
faire pendant une longue pério<strong>de</strong> sans sentir une<br />
quelconque fatigue auditive, bien au contraire.<br />
C’est un appareil dont l’équilibre <strong>de</strong>s qualités fait<br />
un choix plutôt judicieux à ce prix, même s’il n’est<br />
pas totalement noma<strong>de</strong>. En conclusion, cet AR-UA1<br />
est une belle surprise sur le plan sonore comme<br />
sur celui <strong>de</strong> sa qualité <strong>de</strong> fabrication. Avec lui, on<br />
sent que l’on a affaire à <strong>de</strong>s concepteurs réellement<br />
audiophiles avec une longue expérience <strong>de</strong> la vraie<br />
Haute Fidélité.<br />
Spécifications<br />
•Connectique d’entrée : USB 2.0 asynchrone,<br />
•Connectique <strong>de</strong> sortie : Ligne analogique (fixe), jack<br />
6.35 mm, numérique optique Toslink (96 kHz)<br />
•Résolutions compatibles : jusqu’à 32/384 kHz et DSD<br />
64/128<br />
•Puissance : 400 mW sous 32 Ω et 43 mW sous 300 Ω<br />
(THD : < 0.01%)<br />
•Dimensions : 82 x 135 x 24 mm (LxPxH)<br />
•Poids : 308 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
84 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
CHORD<br />
ELECTR<strong>ON</strong>ICS<br />
Mojo<br />
Le Chord Mojo est le plus petit appareil <strong>de</strong> la marque britannique Chord, spécialiste<br />
<strong>de</strong> très longue date <strong>de</strong>s électroniques audionumériques haut <strong>de</strong> gamme. Tenant<br />
dans la main, rentrant facilement dans une poche <strong>de</strong> veste ou <strong>de</strong> pantalon, c’est à la<br />
fois un DAC Hi-Res pour smartphones, tablettes ou ordinateurs et un ampli casque<br />
puissant capable d’alimenter aussi bien <strong>de</strong>s écouteurs que <strong>de</strong>s gros modèles Hi-Fi<br />
<strong>de</strong> salon. Mais surtout, il a beaucoup <strong>de</strong> tempérament à l’écoute.<br />
Fabriqué en Angleterre et non dans les usines d’un<br />
lointain pays asiatique, le Mojo tient dans un petit<br />
boîtier taillé dans un lingot d’aluminium d’environ 8<br />
x 6 x 2 cm, pour un poids <strong>de</strong> 172 g très exactement<br />
(sur notre balance <strong>de</strong> cuisine audiophile). À<br />
l’intérieur, Chord a installé une batterie <strong>de</strong> 1650<br />
mAh et un circuit <strong>de</strong>ssiné par Robert Watts basé<br />
sur un FPGA (Field Pragrammable Gate Array)<br />
Xilink Artix-7. Ce <strong>de</strong>rnier est un processeur et non<br />
une classique puce <strong>de</strong> conversion <strong>de</strong> chez ESS<br />
Technology, Burr Brown ou Texas Instruments<br />
comme on en trouve chez les produits concurrents.<br />
Pour le Mojo, Chord utilise donc ses propres<br />
algorithmes <strong>de</strong> conversion, ce qui est une démarche<br />
très rare dans cette gamme <strong>de</strong> prix et démontre<br />
la maîtrise <strong>de</strong> la marque en matière <strong>de</strong> traitement<br />
audionumérique.<br />
Ceci est d’autant plus remarquable que le Chord<br />
Mojo est un petit appareil extrêmement polyvalent.<br />
Il possè<strong>de</strong> <strong>de</strong>ux ports micro-USB le premier pour<br />
recharger la batterie interne, le second pouvant se<br />
brancher directement à la sortie d’un ordinateur PC<br />
ou Mac, mais aussi d’un appareil iOS, Android ou<br />
Windows Phone. Il supporte les flux PCM jusqu’en<br />
32 bits/768 kHz ou DSD512 en mo<strong>de</strong> DoP (DSD<br />
over PCM). L’appareil est également équipé <strong>de</strong><br />
<strong>de</strong>ux autres entrées numériques sur optique Toslink<br />
et prise coaxiale mini-jack.<br />
Enfin, à l’autre extrémité du boîtier du Chord<br />
Mojo, <strong>de</strong>ux prises mini-jack analogiques peuvent<br />
alimenter <strong>de</strong>ux casques ou <strong>de</strong>ux paires d’écouteurs<br />
simultanément.<br />
Sur le terrain : un festival son et lumière en<br />
couleur<br />
Le Chord Mojo se veut très simple d’utilisation. Il<br />
possè<strong>de</strong> trois boutons en forme <strong>de</strong> grosses billes<br />
transluci<strong>de</strong>s qui affleurent sur une <strong>de</strong>s tranches <strong>de</strong><br />
son boîtier. Le premier est la comman<strong>de</strong> d’allumage
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
85<br />
590 €<br />
et d’extinction. Il s’illumine <strong>de</strong> différentes couleurs du<br />
rouge (PCM 44,1 kHz) au blanc (DSD), en passant par<br />
l’orange, le jaune, le bleu, le violet ou le rose en fonction<br />
<strong>de</strong> la fréquence d’échantillonnage <strong>de</strong> la source en cours<br />
<strong>de</strong> lecture.<br />
Les <strong>de</strong>ux autres billes servent <strong>de</strong> réglage <strong>de</strong> volume<br />
et émettent aussi différentes couleurs selon le niveau<br />
sélectionné. Ce n’est pas toujours évi<strong>de</strong>nt pour s’y<br />
repérer, mais très réussi sur le plan esthétique.<br />
Pendant nos essais, nous avons apprécié l’absence<br />
<strong>de</strong> souffle en sortie du Chord Mojo et son réglage <strong>de</strong><br />
volume très progressif qui permettent <strong>de</strong> l’utiliser avec<br />
<strong>de</strong>s écouteurs d’une sensibilité élevée.<br />
La batterie <strong>de</strong> l’appareil peut être rechargée par le biais<br />
du second port USB en cours d’utilisation. Mais attention,<br />
celui-ci <strong>de</strong>man<strong>de</strong> une alimentation <strong>de</strong> 1 A (un ampère).<br />
Un ordinateur portable peut avoir un peu <strong>de</strong> mal à<br />
fournir un courant <strong>de</strong> cette intensité. Notre MacBook<br />
était trop juste et se bloquait par intermittence. Il est en<br />
conséquence préférable d’utiliser un petit chargeur USB<br />
qui se branche directement sur le secteur.<br />
À l’écoute, que ce soit à partir <strong>de</strong> toutes petites<br />
oreillettes intra-auriculaires comme les q-Jays ou d’un<br />
gros casque Hi-fi comme le Beyerdynamic T5p, le Chord<br />
Mojo délivre un son puissant, très dynamique avec une<br />
bonne assise dans le bas du spectre. Sa restitution est<br />
à la fois chaleureuse et lumineuse, musclée et rapi<strong>de</strong>,<br />
toujours très enjouée. Le Mojo ne cherche pas l’ultradéfinition<br />
ou à donner dans l’analytique, il préfère<br />
faire parler l’énergie <strong>de</strong> la musique. Il a <strong>de</strong>s timbres<br />
charpentés, hauts en couleur, une image stéréophonique<br />
très <strong>de</strong>nse, <strong>de</strong>s notes électriques. C’est un convertisseur<br />
et un ampli aux capacités impressionnantes et qui a un<br />
sacré tempérament. Il est parfait pour réveiller un casque<br />
gourmand, poussif ou faire sortir <strong>de</strong> sa réserve un modèle<br />
un peu trop timi<strong>de</strong>.<br />
Le Chord Mojo porte décidément très bien son<br />
nom. Il est un peu cher dans l’absolu par rapport à la<br />
concurrence, mais c’est une réussite.<br />
Spécifications<br />
•Entrées numériques : port micro-USB (pour<br />
PC, Mac, iOS, Android, Windows Phone),<br />
optique Toslink, coaxiale sur mini-jack<br />
•Formats supportés : PCM jusqu’en 32 bits/768<br />
kHz (sur USB et coaxiale)<br />
•Sorties analogiques : <strong>de</strong>ux prises casque sur<br />
mini-jack<br />
•Puissance <strong>de</strong> sortie à 1 kHz : <strong>de</strong> 720 mW sous 8<br />
Ω à 35 mW sous 600 Ω<br />
•Accessoires fournis : câble micro-USB/USB<br />
•Alimentation : par port USB 5 V/1 A<br />
•Autonomie <strong>de</strong> la batterie : 10 heures<br />
•Dimensions : 8 x 6 x 2 cm environ<br />
•Poids : 170 g environ<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
86 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
AUDIOQUEST<br />
DragonFly Red<br />
200 €<br />
La marque californienne Audioquest nous revient avec <strong>de</strong>ux nouvelles moutures <strong>de</strong> sa fameuse<br />
libellule chantante, DragonFly Black et DragonFly Red. Les différences entre ces <strong>de</strong>ux modèles<br />
<strong>de</strong> DAC/ampli casque <strong>de</strong> poche, Black et Red, porte sur la puce <strong>de</strong> conversion embarquée et un<br />
contrôle numérique <strong>de</strong> qualité dans le Red que nous testons ici. La couleur a aussi changé pour<br />
un rouge vif, une esthétique qui le différencie <strong>de</strong> tous les autres appareils <strong>de</strong> ce type.<br />
Audioquest a toujours été une marque connue et<br />
reconnue par la fabrication <strong>de</strong> câbles audio <strong>de</strong> haut<br />
niveau à travers le mon<strong>de</strong>. Depuis quelques années,<br />
elle a diversifié ses activités avec, en premier lieu, la<br />
sortie d’un petit DAC avec sortie casque (ou Ligne)<br />
orné d’une libellule ; le fameux DrafonFly. Nous<br />
l’avions d’ailleurs testé en 2013. Puis <strong>de</strong>s casques<br />
audio ont fait leur apparition dont le Nightawk,<br />
un modèle très innovant avec ses coques en<br />
bois liqui<strong>de</strong>s et ses filtres acoustiques réalisés en<br />
impression 3D.<br />
La libellule vole une nouvelle fois vers <strong>de</strong> nouveaux<br />
horizons avec la sortie <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux modèles : le<br />
DragonFly Black et le Red. Les différences entre les<br />
<strong>de</strong>ux unités portent essentiellement sur la présence<br />
d’un convertisseur <strong>de</strong> la marque Sabre plus haut<br />
<strong>de</strong> gamme pour le Red et d’un contrôle <strong>de</strong> volume<br />
numérique. Le niveau <strong>de</strong> sortie est également plus<br />
élevé (2,1 V pour le Red contre 1,2 V pour le Black).<br />
L’esthétique générale n’a pour sa part guère<br />
changé <strong>de</strong>puis le tout premier modèle si ce n’est<br />
la couleur rouge très «flashy» <strong>de</strong> l’appareil comme<br />
d’ailleurs une prise USB mâle dorée à l’or fin. En<br />
<strong>de</strong>hors <strong>de</strong> ces <strong>de</strong>ux aspects, l’allure générale est<br />
restée à l’i<strong>de</strong>ntique. De plus, ce DragonFly Red est<br />
livré avec une double protection : un petit capot<br />
en métal pour l’USB et un étui en cuir pour le<br />
transporter. C’est une attention tout à fait louable<br />
<strong>de</strong> la part du constructeur. Il y a un autre détail qui<br />
en fait également tout le charme. Le DragonFly<br />
Red est équipé d’une LED située sous son logo<br />
qui change <strong>de</strong> couleur suivant la résolution du flux<br />
audio décodé : verte 44,1 kHz, bleue 48 kHz, orange<br />
88,2 kHz et magenta 96 kHz.<br />
Du pur Plug & Play<br />
Conçu pour être directement mis dans une prise<br />
USB, le DragonFly Red n’a besoin d’aucun câble <strong>de</strong><br />
liaison supplémentaire, ce qui est une excellente<br />
chose. Si l’utilisateur souhaite encore améliorer la<br />
sonorité <strong>de</strong> ce DAC, une petite interface réduisant<br />
le phénomène Jitter (irrégularité du flux numérique)<br />
est désormais disponible au catalogue Audioquest<br />
(JitterBug USB Filter). Techniquement, le DragonFly<br />
embarque un microprocesseur USB compatible<br />
2.0 (Microship PIC32MX, protocole Streamlenght)<br />
qui offre l’avantage, pour les ingénieurs <strong>de</strong> chez<br />
Audioquest, <strong>de</strong> consommer beaucoup moins<br />
d’énergie que les microprocesseurs Xmos que l’on<br />
rencontre habituellement (dans 95% <strong>de</strong>s DACs<br />
USB). Une donnée importante pour cet appareil qui<br />
ne bénéficie d’aucune autre alimentation que celle<br />
délivrée par l’USB.<br />
Ensuite, Audioquest a jeté son dévolu sur une<br />
puce Sabre 32 bits ESS9016, 8 canaux (2x4) avec<br />
contrôle <strong>de</strong> volume numérique incorporé, raison<br />
pour laquelle, l’utilisateur se servira <strong>de</strong> celui <strong>de</strong>s
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
87<br />
applications <strong>de</strong> lecture ou <strong>de</strong> l’appareil connecté. Là aussi<br />
Audioquest défend sa démarche grâce aux performances<br />
du convertisseur choisi : volume digital «bit perfect» 64 bits<br />
avec un rapport signal/bruit annoncé à 124 dB et un taux<br />
<strong>de</strong> distorsion <strong>de</strong> -110 dB. En réalité, cette puce pourrait<br />
travailler jusqu’à <strong>de</strong>s résolutions beaucoup plus hautes que<br />
ce que propose le DragonFly Red puisqu’elle est compatible<br />
jusqu’au traitement <strong>de</strong> fichiers High-Res DSD sous DoP<br />
(192 kHz). Audioquest explique que cette limitation est tout<br />
à fait volontaire, elle permettrait en effet <strong>de</strong> garantir <strong>de</strong>s<br />
performances sonores maximales.<br />
Sur le plan pratique et contrairement aux autres appareils<br />
<strong>de</strong> cette catégorie, le DragonFly Red ne <strong>de</strong>man<strong>de</strong> pas<br />
l’installation d’un quelconque pilote ou « driver » pour son<br />
utilisation sur <strong>de</strong>s ordinateurs fonctionnant sous Windows<br />
(7, 8.1 et 10). Il suffit juste <strong>de</strong> le mettre en place pour que<br />
l’on ait accès aux formats maximaux <strong>de</strong> l’appareil et utiliser<br />
<strong>de</strong>s applications telles que FooBar ou encore JRiver en<br />
les configurant pour une lecture dite Bitperfect (wasapi).<br />
Parallèlement, le DragonFly est compatible avec tous les<br />
Mac sous OSX, à condition, là aussi, d’utiliser Audivarna<br />
Plus pour une lecture <strong>de</strong>s fichiers Hi-Res. Les périphériques<br />
(tablettes et téléphones) sont également pris en charge<br />
même sous Android (4.1) et pour les iPhone, iPad, iPod<br />
Touch, un câble Apple Lightning vers USB peut-être utilisé<br />
(iOS 5 minimum).<br />
Ecoute : douceur, onctuosité et volupté<br />
Malgré <strong>de</strong> nombreux changements internes par rapport<br />
à la première mouture <strong>de</strong> la série DragonFly, l’esthétique<br />
sonore <strong>de</strong> ce nouveau modèle ressemble étrangement à la<br />
précé<strong>de</strong>nte. Nous avions noté une gran<strong>de</strong> douceur générale,<br />
une absence totale d’une quelconque dureté et c’est bien<br />
ce que nous retrouvons avec le modèle Red. La restitution<br />
s’habille immédiatement d’une onctuosité qui plait à nos<br />
oreilles. Ce n’est pas pour autant que le son tombe dans une<br />
sorte <strong>de</strong> morosité, c’est plutôt un parti pris du constructeur<br />
pour qui manifestement le confort d’écoute, notamment<br />
avec un casque, doit pouvoir se faire sur la durée. De ce<br />
côté, c’est très réussi.<br />
Cette douceur ne retire en rien la reproduction <strong>de</strong> détails<br />
sonores, sans qui le son <strong>de</strong>viendrait plat et mou et sur ce<br />
plan, ce nouveau DAC va manifestement plus loin que son<br />
prédécesseur. La région médium bénéficie d’une belle<br />
matière, rendant les timbres assez chaleureux et en même<br />
temps bien précis. Nous ressentons bien, par exemple,<br />
toutes les résonnances d’un piano, ou d’une contrebasse, et<br />
le modèle Red ne tronque pas le grave, bien au contraire.<br />
L’aigu est lui assez finement ciselé mais toujours d’une façon<br />
assez suave. Les voix sont particulièrement à la fête avec ce<br />
petit convertisseur car il donne à la musique une excellente<br />
impression <strong>de</strong> présence. Agnès Obel semble chanter rien que<br />
pour nous et sa tessiture <strong>de</strong> voix est bien respectée. Passant<br />
à <strong>de</strong>s morceaux plus virulents, le DragonFly Red travaille en<br />
puissance mais pas en nervosité frénétique. Tout reste posé,<br />
et respectueux <strong>de</strong> la juste mesure. Ceux qui souhaiteraient<br />
écouter du heavy metal à s’en casser les oreilles ne seront<br />
certes pas comblés, mais les amateurs <strong>de</strong> musique classique<br />
ou <strong>de</strong> jazz seront conquis par cet appareil que ce soit avec <strong>de</strong>s<br />
enceintes actives ou un casque <strong>de</strong> qualité.<br />
Spécifications<br />
•Connectique : entrée USB 1.0, sortie mini-jack<br />
(Ligne ou casque)<br />
•Conversion : 24 bits/96 kHz<br />
•Puissance <strong>de</strong> sortie : 80 mW sous 32 Ω (niveau<br />
<strong>de</strong> sortie : 2.1 V)<br />
•Impédance min. casque : 12 Ω<br />
•Dimensions : 12 x 19 x 62 mm<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
88 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
ENCORE<br />
120 €<br />
mDSD<br />
Le mDSD est le digne successeur <strong>de</strong> l’ampli-DAC<br />
noma<strong>de</strong> mDAC <strong>de</strong> chez Encore (voir test On Mag).<br />
Suite à une campagne <strong>de</strong> financement réussie<br />
sur le site <strong>de</strong> crowdfunding Indiegogo, il est<br />
maintenant sorti <strong>de</strong>s usines taïwanaises <strong>de</strong> NuPrime<br />
et disponible en France avec beaucoup <strong>de</strong> petits<br />
«plus» par rapport à son prédécesseur.<br />
La première chose que l’on peut dire du mDSD,<br />
une fois sorti <strong>de</strong> sa boite qui ressemble à un<br />
petit carton d’agrafes, c’est que son coffret en<br />
aluminium, proposé en finition noire ou argentée,<br />
est esthétique, discret et agréable au toucher.<br />
Très léger et «auto alimenté» via son port<br />
USB, l’appareil est ultra noma<strong>de</strong>. Il ne lui manque<br />
qu’un capuchon assorti pour recouvrir l’embout<br />
<strong>de</strong> sa prise USB et le transporter sans qu’elle ne<br />
s’encrasse au fond <strong>de</strong>s poches ou du sac.<br />
Polyvalent, l’Encore mDSD peut être branché à un<br />
ordinateur Mac en plug & play ou en téléchargeant<br />
un petit pilote sur le site <strong>de</strong> la marque pour les<br />
systèmes sous Windows et Linux. Contrairement<br />
à ce qu’il peut se produire avec beaucoup <strong>de</strong><br />
périphériques audio USB, Mac OSX El Capitan n’a<br />
pas fait <strong>de</strong> caprice avec lui.<br />
Il est fourni sans aucun câble, à chacun donc <strong>de</strong> se<br />
procurer une rallonge USB si besoin en utilisation<br />
avec un ordinateur, un câble micro USB OTG pour<br />
les appareils sous Android ou encore un adaptateur<br />
pour appareil photo pour les iPhones et tablettes<br />
Apple. Beaucoup d’utilisateurs ont déjà ces câbles<br />
peu couteux chez eux, alors Encore n’en fournit pas<br />
et cela évite le gaspillage.<br />
Au niveau technique, la petite taille du mDSD ne<br />
doit pas tromper sur les efforts <strong>de</strong> construction<br />
qui peuvent être faits sur ce type <strong>de</strong> produit.<br />
Nous l’avons démonté et bien trouvé la puce Xmos<br />
8U6C5 annoncée par la marque, ainsi qu’un DAC<br />
Sabre ES9010K2M que l’on retrouve notamment sur<br />
l’ampli-DAC uDSD <strong>de</strong> Nuprime et sur les enceintes<br />
sans-fil NX-S500 <strong>de</strong> Yamaha que nous avons testés.<br />
L’entrée USB est en composants discrets, et elle<br />
assure un mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> transfert asynchrone, réduisant<br />
le jitter à la fois lors <strong>de</strong> l’entrée <strong>de</strong>s données et lors<br />
<strong>de</strong> leur sur-échantillonnage. Le circuit <strong>de</strong> conversion<br />
est lui aussi en partie en composants discrets et<br />
prend en charge les flux PCM jusqu’en 32 bits/384<br />
kHz et en DSD256 soit tous les formats dits «Studio<br />
Master» ou Hi-Res. En outre, l’Encore mDSD prend<br />
aussi bien en charge les flux en DSD natif qu’en<br />
DoP (DSD over PCM) selon le codage <strong>de</strong>s fichiers<br />
musicaux par la source et le logiciel utilisé.<br />
La sortie mini-jack du mDSD peut être branchée à<br />
un casque, mais elle est aussi une prise numérique<br />
S/PDIF mini-Toslink, ce qui permet à l’appareil <strong>de</strong><br />
jouer le rôle d’interface USB vers S/PDIF afin <strong>de</strong><br />
fournir un signal plus propre avec un jitter minimisé<br />
à un DAC plus haut <strong>de</strong> gamme.<br />
Enfin, signalons sur le côté du boîtier, <strong>de</strong>ux petits<br />
boutons en bâtonnets chargés du contrôle du<br />
niveau <strong>de</strong> sortie.<br />
À l’écoute, on retrouve la vivacité et la musicalité<br />
du mDAC, avec <strong>de</strong> jolies résonances et nuances sur<br />
<strong>de</strong> la musique instrumentale, et une belle présence<br />
<strong>de</strong>s voix remarquée sur les morceaux <strong>de</strong> l’album<br />
« Yo » du pianiste Roberto Fonseca. L’équilibre<br />
tonal, légèrement <strong>de</strong>scendant et physiologique, se<br />
conjugue avec une image stéréophonique assez<br />
intime. Les basses sont <strong>de</strong> bonne consistance<br />
même si elles peuvent légèrement se confondre<br />
lorsqu’il y a «beaucoup <strong>de</strong> mon<strong>de</strong>» sur un morceau.<br />
Les médiums sont bien détaillés et les aigus, clairs,<br />
sont bien définis. En somme, l’Encore mDSD est<br />
un produit qui donne un très bon rapport taille/<br />
puissance/mobilité/performance pour son prix.<br />
Spécifications<br />
•Connectique : entrée USB, sortie mini-jack analogique et<br />
numérique optique Toslink<br />
•Flux numériques compatibles : jusqu’en PCM 32 bits/384<br />
kHz et DSD256<br />
•Impédance <strong>de</strong> casque compatible : <strong>de</strong> 30 à 300 Ω<br />
•Accessoires fournis : aucun<br />
•Dimensions : 70 x 16 x 40 mm<br />
•Poids : 29 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
Ce gui<strong>de</strong> vous<br />
est offert par<br />
Mag.fr
90 <strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
iFi<br />
nano iCan<br />
l’iFi Nano iCan n’intègre pas <strong>de</strong> convertisseur<br />
(DAC), mais c’est un mini ampli casque plein <strong>de</strong><br />
fonctionnalités. Il est possible <strong>de</strong> le brancher<br />
sur un smartphone ou une source Hi-Fi et<br />
il fonctionne sur batterie. Sa puissance <strong>de</strong><br />
sortie lui permet d’alimenter un large éventail<br />
<strong>de</strong> casques ou d’écouteurs et il propose <strong>de</strong>s<br />
mo<strong>de</strong>s XBass et 3D.<br />
La marque iFi Audio est un département <strong>de</strong> la<br />
firme anglaise Abbingdon Music Research (AMR)<br />
habituellement spécialisé dans les produits Hi-Fi<br />
très haut <strong>de</strong> gamme. Ce département se consacre<br />
à <strong>de</strong>s appareils audiophiles plus abordables<br />
et généralement plus noma<strong>de</strong>s que ceux<br />
commercialisés sous la marque AMR, tournés vers<br />
les usages <strong>de</strong>s nouvelles générations.<br />
La gamme iFi Audio comporte quatre séries : Pro,<br />
Retro, Micro et Nano. La série Nano est celle, qui<br />
comme l’indique son nom, regroupe les produits<br />
les plus compacts et aussi les plus abordables.<br />
Elle compte trois modèles complémentaires, <strong>de</strong><br />
tailles i<strong>de</strong>ntiques, permettant à l’utilisateur <strong>de</strong><br />
s’équiper par paliers et uniquement en fonction<br />
<strong>de</strong> ses besoins. Il y a d’abord, le «reconditionneur»<br />
d’alimentation USB, iUSB3.0 (225 €), le DAC USB<br />
iDSD (225 €) et l’ampli casque que nous testons ici,<br />
l’iCan. Chacun <strong>de</strong> ces appareils peut être utilisé seul<br />
ou avec un ou <strong>de</strong>ux <strong>de</strong> ses camara<strong>de</strong>s.<br />
L’iFi iNano iCan n’est pas un bête ampli casque.<br />
Il dispose d’une entrée Ligne sur prise RCA pour<br />
les sources Hi-Fi et d’une entrée mini-jack pour<br />
le raccor<strong>de</strong>r à un ordinateur, un smartphone, une<br />
tablette, etc. En <strong>de</strong>ssous <strong>de</strong> son boîtier, on trouve<br />
<strong>de</strong>ux petites clés pour ajuster le gain 0, 6 ou 18 dB<br />
et à l’avant <strong>de</strong>ux sorties casque sur mini-jack et jack<br />
6,35 mm. À cela s’ajoute enfin le réglage <strong>de</strong> volume<br />
avec un beau potentiomètre en aluminium qui sert<br />
aussi d’interrupteur et <strong>de</strong>ux boutons pour activer les<br />
mo<strong>de</strong>s XBass et 3D. De vocation noma<strong>de</strong>, l’iFi Nano<br />
iCan est en outre fourni avec plein d’accessoires<br />
(câbles, sangles, patins amortissant...) pour le<br />
raccor<strong>de</strong>r et l’accrocher à un appareil mobile.<br />
Le coffret <strong>de</strong> l’iFi Nano iCan est soigné et même<br />
assez luxueux pour un si petit appareil que l’on<br />
trouve régulièrement à moins <strong>de</strong> 200 €. Les<br />
panneaux avant et arrière usinés sont aluminium<br />
massif <strong>de</strong> même que le profilé du boîtier <strong>de</strong><br />
plusieurs millimètres d’épaisseur. La batterie<br />
intégrée est d’une capacité <strong>de</strong> 1400 mAh et<br />
revendique une autonomie <strong>de</strong> 70 heures. Le circuit<br />
225 €<br />
interne est simple et bien propre. Son composant<br />
principal est une puce ampli casque <strong>de</strong> chez Maxim<br />
Integrated (MAX9722A) délivrant 2 x 130 mW sous<br />
32 ohms et 2 x 70 mW sous 16 ohms.<br />
Sur le terrain, en <strong>de</strong>hors <strong>de</strong> son potentiomètre <strong>de</strong><br />
volume qui manque <strong>de</strong> sensibilité et d’équilibrage<br />
<strong>de</strong> la balance sur le début <strong>de</strong> sa course, l’iFi Nano<br />
est très agréable à écouter. Sa restitution est<br />
vivante, pleine, riche avec <strong>de</strong>s timbres qui ont<br />
beaucoup <strong>de</strong> matière et <strong>de</strong> la douceur. L’image<br />
stéréophonique est stable, vaste et fort réussie,<br />
tandis que le mo<strong>de</strong> 3D permet <strong>de</strong> gagner une<br />
dimension d’espace supplémentaire, sans paraître<br />
trop artificiel. De même pour le mo<strong>de</strong> XBass qui<br />
n’est pas caricatural, mais à la fois efficace et<br />
mesuré dans son action. La définition est plutôt<br />
bonne également, il n’y a pas <strong>de</strong> bruit ou <strong>de</strong> souffle<br />
parasites. On apprécie la présence <strong>de</strong>s voix dans<br />
le médium, leur matière et leur douceur. Enfin, l’iFi<br />
Nano iCan n’est pas d’une très grosse puissance,<br />
mais celle-ci est déjà suffisante pour alimenter la<br />
plupart <strong>de</strong>s écouteurs et casques d’une impédance<br />
classique (moins <strong>de</strong> 100 ohms), y compris les<br />
modèles orthoplanar relativement gourmands en<br />
énergie.<br />
Spécifications<br />
•Puissance : 150 mW<br />
•Entrées : mini-jack et RCA (impédance 100 kΩ)<br />
•Sortie : mini-jack et jack 6,35 mm (impédance < 1 Ω)<br />
•Alimentation : sur batterie intégrée ou transformateur<br />
extérieur 9 V<br />
•Autonomie sur batterie : 70 h<br />
•Dimensions : 8,7 x 6,8 x 2,8 cm<br />
•Poids : 160 g<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Fonctions<br />
Intérêt
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> - <strong>Gui<strong>de</strong></strong> <strong>2016</strong> <strong>de</strong> l’audiophile noma<strong>de</strong><br />
91<br />
NUPRIME<br />
uDSD<br />
Crée par <strong>de</strong>s transfuges <strong>de</strong> NuForce, NuPrime<br />
reprend les bonnes recettes audiophiles <strong>de</strong> la<br />
maison dont elle est issue. On ressent d’ailleurs<br />
la continuité dans ce produit avec les DACs<br />
Nuforce uDAC-2 et uDAC-3 que nous avons testé et<br />
beaucoup appréciés.<br />
190 €<br />
Le NuPrime uDSD reprend en partie le <strong>de</strong>sign <strong>de</strong><br />
ses prédécesseurs <strong>de</strong> chez NuForce, avec un châssis<br />
constitué d’un profilé d’aluminium qui lui donne<br />
une apparence robuste. Le petit appareil tient<br />
dans la main ou dans la poche, et s’auto-alimente<br />
via le port USB (positionné sur le côté) à brancher<br />
sur ordinateur (ou appareil Android). Le bouton<br />
rotatif en faça<strong>de</strong> sert à l’allumage et au contrôle<br />
du volume, et une toute petit Led indique si le flux<br />
traité l’est en PCM ou en DSD.<br />
La connectique est complète pour un appareil<br />
<strong>de</strong> cette taille, pensée pour l’écoute au casque<br />
ou l’intégration à une installation Hi-Fi existante.<br />
L’interface d’entrée USB est <strong>de</strong> type asynchrone. En<br />
sortie, la prise coaxiale S/PDIF, dotée elle aussi d’un<br />
étage en composants discrets, transfère les flux<br />
jusqu’en 24 bits/192 kHz et DSD 64 vers autre DAC<br />
ne disposant, par exemple, pas <strong>de</strong> port USB.<br />
La sortie RCA niveau Ligne permet d’utiliser l’uDSD<br />
comme un simple DAC et <strong>de</strong> le raccor<strong>de</strong>r à un préampli<br />
ou un ampli-intégré. Les sorties Cinch RCA<br />
et S/PDIF sont plaquées or et s’alignent à l’arrière<br />
en donnant un aspect aussi sérieux qu’audiophile<br />
au petit appareil. Enfin, la section ampli-casque<br />
dispose d’une architecture symétrique, et permet<br />
<strong>de</strong> driver <strong>de</strong>s casques haut-<strong>de</strong>-gamme et pros.<br />
Pour les casques les plus gourmands, il faudra<br />
bien pousser le volume, mais le NuPrime uDSD<br />
continuera <strong>de</strong> bien faire son travail.<br />
Pour ce qui est <strong>de</strong> la construction interne,<br />
l’ensemble <strong>de</strong>s composants est très proprement<br />
imbriqué sans perte <strong>de</strong> place puisque les circuits<br />
sont emboîtés les uns dans les autres. Les<br />
composants sont en circuits discrets ou choisis<br />
parmi <strong>de</strong>s références reconnues, tel le convertisseur<br />
ESS Sabre32 Premier (ES9010K2M) <strong>de</strong> chez Shaw<br />
Electronics, <strong>de</strong>s ampli-ops National Semiconductors<br />
et plusieurs puces <strong>de</strong> chez Texas Instruments. Le<br />
tout est géré par un puissant processeur multi-cœur<br />
XMOS.<br />
A l’écoute, le petit appareil est musical et<br />
dynamique, et l’on retrouve le bon rapport taille/<br />
résultats qui nous avait déjà impressionné sur les<br />
NuForce uDAC-2 et uDAC-3. L’équilibre tonal est<br />
légèrement <strong>de</strong>scendant, et l’image stéréophonique<br />
assez profon<strong>de</strong> offre <strong>de</strong>s sonorités plutôt détaillées.<br />
Ces détails se ressentent notamment dans le haut<br />
du spectre, très précis, qui se combine avec un<br />
grave bien percutant qui aurait été parfait s’il avait<br />
eu un peu plus <strong>de</strong> profon<strong>de</strong>ur. Si les médiums<br />
restent assez mat, la dynamique explosive <strong>de</strong><br />
l’uDSD leur donne <strong>de</strong> belles couleurs (dans le<br />
bon sens du terme) sur la plupart <strong>de</strong>s styles et<br />
<strong>de</strong>s enregistrements, et, il faut le dire, nous avons<br />
trouvé ce tempérament très agréable à l’écoute.<br />
En somme, un DAC USB qui offre <strong>de</strong> bien belles<br />
prestations, avec un prix qui permet d’abor<strong>de</strong>r le<br />
Hi-Res et le DSD en douceur.<br />
Spécifications<br />
•Conversion : 24 bit/384 kHz et DSD 256<br />
•Connectique : entrée USB, sorties numérique coaxiale S/<br />
PDIF, analogiques RCA et mini-jack<br />
•Puissance <strong>de</strong> sortie RCA : 2 V RMS<br />
•Sortie casque mini-jack : max 140mW x 2 sous 32 ohms<br />
•Rapport signal/bruit : 112 dB<br />
•Alimentation via port USB : 150mA/5V<br />
•Dimensions : 2,3 x 5,7 x 10,1 cm<br />
•Poids : 147 g<br />
•Finition : noire et argent foncé<br />
Notre avis<br />
Construction<br />
Qualité du son<br />
Confort<br />
Intérêt
<strong>ON</strong> <strong>Magazine</strong> c’est aussi...