Haiti Liberte 14 Mars 2012

haitiliberte

HAÏTI LIBERTÉ



MARTELLY SOUMET SES

Yon gwo dife detwi kan

Toussaint Louverture

Page 6

DOCUMENTS !

Voir page 4

Coopération Sud/

sud: Rencontre

bilatérale de Solidarité

Venezuela-Haïti

Page 8

L’ambassadeur des Etats-Unis, Kenneth Merten, ne s’est pas prononcé sur Michaël Martelly. Michel Martelly ne pourrait être un citoyen

américain, mais Michaël Joseph Martelly pourrait l’être. De toute façon, la Commission a du pain sur la planche..

La Saga de Bradley

Manning, Julian

Assange, et Wikileaks

! De quoi écrire une

chanson et tourner un

fi l m

Page 10

REMONTÉE SPECTACULAIRE DE

L’INSÉCURITÉ EN HAÏTI

Voir page 4

L’insécurité est montée d’un cran ces derniers jours en Haïti, particulièrement à la capitale. Des militants politiques, anciens

responsables de l’Etat, directeur de média, des policiers, des chauffeurs de transport en commun, des citoyens entre autres

ont perdu leur vie sous les balles assassines des malfrats.

Afghanistan : Il faut

juger le sergent tueur

sur place

Page 17


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

Editorial

HAITI

LIBERTÉ

Les menées dangereuses de

l’impérialisme en Haiti !

1583 Albany Ave

Brooklyn, NY 11210

Tel: 718-421-0162

Fax: 718-421-3471

3, 2ème Impasse Lavaud

Port-au-Prince, Haiti

Tél: 509-3407-0761

Responsable:

Yves Pierre-Louis

Par Berthony Dupont

L

’impérialisme américain dans son acharnement à défendre

ses intérêts politiques et pour tenir intacte sa domination

coloniale vient de se démasquer au grand jour, pour

ne pouvoir plus désormais agir sur les leviers qui s’offraient

habituellement à lui pour cacher son ingérence en Haiti.

Avec Martelly il vient de faire preuve du plus spectaculaire

cynisme, ainsi qu’on a pu le constater dans l’infâme

verdict qui a été rendu au Palais National jeudi dernier par

l’ambassadeur Kenneth Merten.

A la suite de la mascarade des passeports montée de

toute pièce par la présidence, bien des gens se demandent

s’il est vrai que les Etats-Unis ont pu s’afficher à un tel

niveau de dégénérescence et de bassesse politiques. C’est

mal connaître l’Occident et ses partenaires féodaux, réactionnaires

que de s’étonner devant les agissements de

l’aigle qui n’a aucune gêne, et ne craint jamais de faire

n’importe quoi, quand il s’agit de protéger ses intérêts. Dans

le cas de Martelly qui a été propulsé au timon de la Nation

par le secteur fasciste de la bourgeoisie avec le support des

jean-claudistes et de l’impérialisme américain, tout ce que

réalisent ces forces de l’anti-changement ne peut être en

aucune façon dans l’intérêt général du pays encore moins

des masses populaires.

Avons-nous déjà oublié les mensonges effrontés de

Colin Powell aux Nations unies pour convaincre les autres

pays de la nécessité de la guerre contre l’Irak ? Nous ne

pouvons pas non plus passer sous silence, que tout récemment

pour aboutir à la somalisation de la Libye, ils ont encore

menti tout comme dans le dossier de la Syrie, ils mentent

encore beaucoup plus. Nous pouvons énumérer un tas

de mensonges sur lesquels Washington a bâti son empire de

violence pour déstabiliser d’autres peuples et pour asseoir sa

politique de fer.

Quant à nous, notre position ira toujours à l’encontre de

celle des forces rétrogrades, alliées au chef de l’impérialisme

mondial. Nous ne saurons même pour quelque seconde

croire en la bonne foi de ce laboratoire destructeur avec ses

attitudes truffées de perfidies et de sous-entendus, responsable

des agressions meurtrières contre les mouvements de

libération, des coups-d’état contre-révolutionnaires qui ont

ravagé les continents, tous mis au compte et au budget de

la Centrale Intelligence Agency.

Il n’est donc pas étonnant qu’on parle à tort et travers

du show de passeport, un jeu qui n’en vaut pas d’ailleurs la

chandelle, une opération-éclair qui en un clin d’œil a créé

un trouble énorme au sein de la population à un moment

où des dossiers brûlants tombent drus sur les bureaux de la

présidence, sans oublier la gravité d’une insécurité plus que

certainement programmée pour être active dans le pays,

Ce véritable cauchemar qui se dessine à l’horizon du

pays ne vise autre chose que la destruction de la combativité

des masses qui firent leur apparition sur la scène politique

depuis 1986 avec une force que n’avait pas prévu la classe

dominante et qui reste toujours jusqu’ici invaincue.

Dans cet ordre d’idées, les plus grands démons à abattre,

aux yeux de Washington et de ses mercenaires locaux,

ne sont autres que les leaders authentiques des masses

souffrantes et surtout, la cible principale, l’ancien président

Aristide. Mais pour y arriver il faut commencer par éliminer

certaines têtes. L’assassinat de l’ancien gouverneur

de la Banque de la République d’Haïti sous Jean-Bertrand

Aristide, Venel Joseph, dont le fils Patrick Joseph est inculpé

pour corruption aux Etats-Unis et qui par ailleurs aurait fait

savoir qu’il partageait son argent avec l’ancien prêtre est

très significatif, parce que visant à un rapprochement de

cause à effet.

C’est d’ailleurs dans ce même dessein qu’a été assassiné

Samba Boukman, un proche du secteur populaire. Une

chose est en tout cas certaine. Ces actions criminelles qui

se perpétuent ne sont pas isolées. En vérité, ce à quoi on

assiste, reste justement une véritable course pour contrôler

le pouvoir.

A qui profitent ces crimes ? Sont ils liés au tenant du

vieil ordre anachronique ? En fait, qui patronne ces terribles

assassinats ? Sont-ce les mercenaires de l’armée rose de

Martelly, les anciens militaires ou bien le secteur duvaliériste

récalcitrant qui tient toujours à venger le départ de Conille ?

Qu’on le veuille ou non, il y a une main de maître qui

contrôle et fait exécuter tout ce plan terroriste contre une

population livrée à elle-même. Comment expliquer alors que

des ressortissants américains nous aient signalés qu’ils ont

laissé le pays, du fait que l’ambassade américaine leur a demandé

de partir parce que leurs noms seraient sur une liste

pour être kidnappés. Comment l’ambassade a pu avoir une

telle information, se demande plus d’un ?

A ce propos un appel urgent est lancé au secteur populaire

visé afin qu’il soit plus vigilant ! Que la riposte soit à la

mesure du danger !

Un homme averti en vaut deux !

Email :

editor@haitiliberte.com

Website :

www.haitiliberte.com

DIRECTEUR

Berthony Dupont

EDITEUR

Dr. Frantz Latour

RÉDACTION

Berthony Dupont

Wiener Kerns Fleurimond

Kim Ives

Fanfan Latour

Guy Roumer

CORRESPONDANTS

EN HAITI

Wadner Pierre

Jean Ristil

COLLABORATEURS

Marie-Célie Agnant

J. Fatal Piard

Catherine Charlemagne

Pierre L. Florestal

Yves Camille

Jean-Claude Cajou

Didier Leblanc

Jacques Elie Leblanc

Roger Leduc

Joël Léon

Claudel C. Loiseau

Anthony Mompérousse

Dr. Antoine Fritz Pierre

Jackson Rateau

Eddy Toussaint

Ray Laforest

ADMINISTRATION

Marie Laurette Numa

Jean Bertrand Laurent

DISTRIBUTION: CANADA

Pierre Jeudy

(514)727-6996

DISTRIBUTION: MIAMI

Pierre Baptiste

(786) 262-4457

COMPOSITION ET ARTS

GRAPHIQUES

Mevlana Media Solutions Inc.

416-789-9933 * fmelani@rogers.com

WEBMASTER

Frantz Merise

frantzmerise.com

Bulletin d'Abonnment B

A remplir et à retourner à Haiti Liberté 1583 Albany Ave, Brooklyn, NY 11210

Tel : 718-421-0162, Fax 718-421-3471

Etats-Unis

Tarifs d’abonnements

Canada

Nom: _________________________

Prénom: ______________________

Adresse: ______________________

Ville: _________________________

Etat/Pays: ____________________

Zip Code/Code Postal: ___________

Tél: __________________________

E-mail: _______________________

Modalités de paiement

Montant : $ ___________

Chèque Mandat bancaire

Carte de crédit

Numéro : ________________________

Date d’expiration : ________ /_______

Code de sécurité : _________________

Première Classe

$80 pour un an

$42 pour six mois

Amerique

Centrale,

Amerique du

Sud et Caraïbes

$125 pour un an

$65 pour six mois

Europe

$150 pour un an

$80 pour six mois

Afrique

$140 pour un an

$80 pour six mois $150 pour un an

$85 pour six mois

2

Haiti Liberté/Haitian Times


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

Liberté/Ha

Haiti H


A travers Haiti

Un policier brutalement

assassiné au centre ville

Par Jackson Rateau

L





































Violent incendie au Camp du Lycée

Toussaint, 3 morts, 3 brûlés







































La périphérie

métropolitaine

secouée par

une secousse

sismique

L







































Cap-Haïtien, trois

présumés kidnappeurs

arrêtés

Par Ernest Saintilus

L





























Double protestation au

Cap-Haïtien

L








































BOUKAN

101.9 FM SCA

Radyo Pa Nou

Emisyon KAKOLA

Konbit Ayisyen pou Kore Lit la ann Ayiti

Nouvèl

Analiz

Kòmantè

Deba

Pou yon Ayiti Libere

(917) 251-6057

www.RadyoPaNou.com

Mèkredi 9-10 pm

Profanation de

la basilique de

Petit-Goâve






















Papeterie &

Imprimerie

Nouvelle adresse:

101 Lalue,

Port-au-Prince, HAITI

Tels: 2512-5371

Cell: 3561-0616

IMPRIMERIE &

Papeterie Imprimerie

commerciale

Furnitures de bureau,

fournitures scolaires

BILLS

DUE

urgent bill

payments

starting at

$

5transfer

fee *

BILLS

DONE

*WESTERN UNION ALSO MAKES MONEY FROM CURRENCY EXCHANGE. For current exchange rate call at 1-800-590-1973. ©2012 Western Union Holdings, Inc. All Rights Reserved.

3

Haiti Liberté/Haitian Times


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

Martelly soumet ses documents !

Par Isabelle L. Papillon

Suite à la présentation de ses passeports

à la presse devant les représentants

du corps diplomatique, du

secteur religieux et des membres du

gouvernement démissionnaire de Garry

Conille, le jeudi 8 Mars 2012, au palais

national, le président Michel Joseph

Martelly a soumis ses documents de

voyage, le lendemain, à la Commission

sénatoriale d’enquête par l’entremise

des dirigeants d’une plateforme religieuse,

dénommée «Religions pour la

Paix». Par ce nouvel épisode, une nouvelle

étape a été franchie sur la question

de nationalité étrangère résumée

du président haïtien. Michel Martelly,

par la présentation de 8 passeports haïtiens

a tenté de convaincre l’opinion

publique de sa nationalité, suite à des

dénonciations selon lesquelles il disposait

de la triple nationalité étrangère

américaine et italienne.

L’ambassadeur sortant des Etats-

Unis en Haïti, Kenneth Merten en s’ingérant

dans les affaires internes d’Haïti,

sans aucun respect pour le peuple haïtien

et pour les normes diplomatiques

a tenté de calmer le jeu ce jour-là, en

reprenant sur la demande intéressée de

Martelly ce qu’il a déjà dit en maintes

occasions : « Tout le monde sait très

bien que les lois de mon pays sont très

strictes sur un tel sujet. Je n’ai pas droit

de discuter des dossiers de qui que ce

soit… sans la permission de la personne

concernée. Avec la permission

que le Président Martelly m’a accordé,

je pourrais vous informer que Président

Michel Martelly n’est pas américain, il

est Haïtien. »

Toutefois, il a ajouté que le président

Martelly a remis sa carte de

résidence américaine après avoir été

élu aux élections de 2010-2011. Or,

sur sa carte de résidence est portée le

nom de Michaël Martelly d’où la situation

troublante de deux prénoms d’une

même personne. L’ambassadeur des

Etats-Unis ne s’est pas prononcé sur

Michaël Martelly. Michel Martelly ne

pourrait être un citoyen américain,

mais Michaël Joseph Martelly pourrait

l’être. De toute façon, la Commission a

du pain sur la planche, en dépit de la

démission de trois (3) de ses membres,

Joseph Lambert, Youri Latortue et Yvon

Buissereth.

Finalement, le vendredi 9 mars

dernier, une délégation des Religions

pour la paix était chargée de transmettre

au Sénat de la république à la

Le jeudi 8 Mars 2012, au palais national, le président Michel Joseph

Martelly a soumis ses documents de voyage, le lendemain, à la Commission

sénatoriale d’enquête par l’entremise des dirigeants d’une plateforme

religieuse, dénommée «Religions pour la Paix»

La réunion du 8 Mars au Palais national

place du président ses documents de

voyage. Une délégation conduite par

Mgr Pierre André Dumas, le pasteur

Sylvain Exantus de la Fédération protestante

d’Haïti, le chef de l’église épiscopale,

Mgr Jean Zaché Duracin, la

mambo Evonie Auguste du secteur Vodou

et le pasteur Clément Joseph de la

mission des églises d’Haïti, a acheminé

un lot de huit passeports au président

du Senat. Le président du Sénat, Dieuseul

Simon Desras, et trois membres de

la commission, Steven Benoît, Nènèl

Cassy et John Joël Joseph, ont accueilli

les dirigeants religieux qui ont souligné

leur volonté de jouer le rôle de facilitateur

dans la crise actuelle née d’une

grande controverse sur le statut de

Michel Martelly qui aurait la double nationalité

américaine et italienne. Moins

de 24 heures plus tôt, lors d’une cérémonie

officielle assimilée à un grand

show médiatique destiné à laver de

tout soupçon le Président et rallier l’opinion

publique à sa cause, l’ex-chanteur

de Compas surnommé «Sweet Micky»

avait explicitement déclaré que les représentants

de Religions pour la paix

devaient consulter sur place les passeports.

«Je vous les remets pour vérification,

mais vous ne pourrez pas repartir

avec», avait-il averti en confiant les précieux

documents à l’évêque des Nippes

(sud-ouest), Pierre André Dumas.

Certains disent que la présentation

et la soumission des documents

de voyage à la Commission sénatoriale

d’enquête sont des pas dans la bonne

direction pour le dénouement de la crise

politique née de la vérification de la

nationalité des dirigeants haïtiens. Déjà

des anomalies auraient été découvertes

sur l’identité réelle du président Martelly,

dans certains documents, comme

sa carte de résidence aux Etats-Unis

remise le 2 mai 2011, quelques jours

avant sa prestation de serment, le 14

mai, et sur laquelle figure Michaël Joseph

Martelly en lieu et place de Michel

Joseph Martelly. Les journalistes et les

membres des Religions pour la Paix ont

prêté attention aux passeports exhibés

par le président Martelly, dont un

concernant un voyage qu’il aurait effectué

le 21 novembre 2007. Alors que

le Service de l’Immigration avait laissé

entendre que Michel Joseph Martelly ne

se trouvait pas sur la liste de voyageurs

à cette date, les révélations du sénateur

de l’Artibonite, Anick François Joseph,

ont pourtant révélé que le musicien

Sweet Micky devenu miraculeusement

président d’Haïti aurait voyagé sur

l’un des vols du 21 novembre 2007

de l’American Airlines assurant le

trajet Port-au-Prince-Miami. Martelly a

montré son passeport sur lequel était

apposé ce sceau de sortie, du 21 novembre

2007.

Dans la foulée, une autre observation

importante se rapportant au

nombre de passeports présentés à la

presse avant leur acheminement au

Sénat de la République représente le

double des quatre livrets retrouvés au

Service de l’Immigration par la Commission

d’enquête. Le président de la

commission sénatoriale d’enquête sur

la nationalité des dirigeants, Moïse

Jean-Charles, a fait savoir que les premières

données relevées dans le cadre

de l’étude des documents du président

Martelly confirment la double identité

de Michel Joseph Martelly également

connu aux Etats-Unis sous le nom de

Michael Joseph Martelly. Affirmant que,

contrairement aux promesses du président

du Sénat, Dieuseul Simon Desras,

la commission ne sera pas en mesure

de rendre ce lundi ses documents de

voyage au locataire du Palais National

Les 8 passeports haïtiens de Martelly

à cause de la nécessité de poursuivre

les investigations, et le Sénateur dénonciateur

soutenir qu’un ensemble

d’éléments troublants dénota des irrégularités

surprenantes dans les documents

de voyage déjà analysés.

Un passeport émis au nom de M.

Martelly en 1981 n’est arrivé à expiration

qu’en 1993. Cette période de validité

anormale était donc de douze ans

alors que le service de l’immigration

n’accorde que cinq ans d’utilisation au

titulaire d’un passeport haïtien. Moïse

Jean-Charles souligne également que

sur les huit passeports soumis par le

Président de la république à la commission

spéciale, via la plateforme Religions

pour la paix, seuls quatre sont

enregistrés dans la base de données du

service de l’immigration.

De toute évidence, en dépit de la

présentation de huit passeports présentés

par le président Martelly le 8 Mars

2012, les suspicions autour de la nationalité

étrangère du président Martelly

restent et demeurent mais deviennent

plus graves. La déclaration de

l’ambassadeur sortant des Etats-Unis

ne lève pas le doute sur la nationalité

étrangère de Michaël Martelly, mais

plutôt sur celle de Michel Martelly.

Pour des raisons restées inconnues,

l’ancien chanteur de Compas au pouvoir

depuis dix mois aurait fait usage de

cette deuxième identité dans des transactions

immobilières aux Etats-Unis

Suite à la page (15)

Remontée spectaculaire de l’insécurité en Haïti

Par Evens Pierre-Louis

RESTAURANT

5012 Ave M

(Entre E. 51 et Utica)

10h am – 10h pm

Une innovation dans la cuisine

haïtienne à Brooklyn

Tous les plats haïtiens réalisés par une

équipe de cordons bleus recrutés sous

la supervision de Katou

Griots – Poissons – Poissons Gros Sel

– Dinde – Poulet – Cabri

– Boeuf – Légumes

Bouillon le samedi – Soupe le

dimanche – Bouillie de banane le soir

Appelez le 718-618-0920

Livraison à domicile

Si vous avez du goût, vous ne

lâcherez pas Katou Restaurant

un moment de troubles politiques

A chroniques, de remobilisation vis-

KATOU

ible des ex-militaires, sous la complicité

tacite du président Michel Joseph Martelly,

l’insécurité est montée d’un cran

ces derniers jours en Haïti, particulièrement

à la capitale. Des militants politiques,

anciens responsables de l’Etat,

directeur de média, des policiers, des

chauffeurs de transport en commun,

des citoyens entre autres ont perdu

leur vie sous les balles assassines des

malfrats qui sèment le deuil dans les

familles haïtiennes.

Le lundi 5 mars 2012, le directeur

de la radio Communautaire du

plus grand bidonville du pays, Cité Soleil,

Radio Boukman, Nelson Eliphète

et plusieurs autres personnes ont été

tuées par des individus armés de ladite

cité. Le lendemain mardi 6 mars,

deux autres personnes ont été assassinées

par des bandits circulant à bord

de motocyclettes. Il s’agissait de l’exgouverneur

de la Banque de la République

d’Haïti (BRH), Venel Joseph et de

Wilner Cazeau. Le premier a été abattu

à Musseau, une zone résidentielle, située

à la hauteur de Bourdon, nord de

la capitale et le second à la rue Christophe,

au centre de Port-au-Prince, les

deux à l’entrée de leur résidence.

Le vendredi 9 mars, Jean-Baptiste

Jean Philippe alias Samba Boukman,

ancien porte-parole du mouvement

de résistance au Bel-Air après le

coup d’Etat-kidnapping du 29 février

2004, membre de la Commission Nationale

de Désarmement, Démantèlement

et du Réinsertion (CNDDR) a été

tué par balles à Delmas 95. Des individus

armés circulant à moto l’ont attaqué,

alors qu’il se trouvait derrière

le volant de son véhicule, attendant

l’arrivée de son enfant revenant de

l’école. Atteint de 7 projectiles, Samba

Boukman a rendu l’âme sur le Champ.

L’assassinat de Samba Boukman est

arrivé un jour après les déclarations de

sénateurs de la République annonçant

qu’il allait y avoir des bouleversements

dans le pays, ce qui avait créé un vent

de panique à la capitale le jeudi 8 Mars

dernier dans l’après-midi.

Ce lundi matin 12 mars, après

avoir dépossédé des policiers de leurs

armes à la station de Port-de-Paix, située

à l’entrée de Wharf de Jérémie, des

bandits armés circulant à moto ont ouvert

le feu sur une patrouille policière

dans le quartier de La Saline, tuant un

policier, répondant au nom de Casséus

Serge. Celui-ci faisait partie de la 15e

promotion de la Police nationale d’Haïti

(PNH). Cette nouvelle a été confirmée

par le directeur départemental de l’Ouest

de la PNH, Michel-Ange Gédéon. Du

même coup, un chauffeur assurant le

trajet Port-au-Prince/Port-de-Paix a été

également tué au volant d’un véhicule,

dans la même zone. Il est décédé après

avoir reçu plusieurs projectiles des

bandits, tirés à bout portant. Plusieurs

autres cas d’assassinat ont été signalés

dans la zone métropolitaine de Port-au-

Prince, particulièrement au centre de la

capitale.

De cette résurgence du phénomène

de l’insécurité grandissante,

à un moment de troubles politiques, le

Réseau National de Défense des Droits

Humains (RNDDH) a rendu public un

rapport dans lequel, un bilan très lourd

a été dressé.

Au cours d’un rapport publié le

8 mars dernier par le Réseau, 103 personnes

ont été tuées majoritairement

par balles et dans d’autres circonstances,

liées au phénomène de l’insécurité.

De janvier à février 2012, 84 personnes

ont été tuées tandis que 19 autres

ont été tuées au début du mois de

mars, a précisé Pierre Espérance qui intervenait

sur une station de radio de la

capitale. Des citoyens de Port-au-Prince

ne cessent de se questionner sur cette

brusque remontée de l’insécurité dans

la zone métropolitaine. En signe de renforcement

au rapport du RNDDH, des

organismes étrangers dont le Brésil et la

Canada ont conjointement avancé que

le nombre de crimes dans les grandes

villes d’Haïti a considérablement augmenté

au cours des 6 derniers mois.

Ces rapports qui côtoient dans le même

sens les observations de l’opinion publique

sur la question de l’insécurité,

sont pourtant contraires à celui présenté

par les autorités de la Minustah qui

semblent être sérieusement appuyées

par le président Martelly. Celui-ci a laissé

entendre qu’il n’y a pas lieu de parler

de remontée d’insécurité en Haïti.

La position du chef de l’Etat sur

la question de l’insécurité n’a fait que

renforcer l’attitude déjà passive des soldats

de la Minustah dans des cas flagrants

d’insécurité où des gens se font

dépouiller, tuer sans raison. Ainsi, dans

ses rencontres hebdomadaires avec la

presse, la Minustah via ses porte-parole,

continue de minimiser la montée

du climat de l’insécurité dans le pays :

« La situation sécuritaire n’est pas trop

grave en Haïti, et qu’il n’y a seulement

que quelques cas de plus d’insécurité

au cours de ces derniers jours. C’est

totalement faux de dire qu’il y a une

crise en matière de sécurité dans le pays

», s’est contenté de dire Michel Martin,

nouveau porte-parole de la police des

Nations Unies en Haïti (UNPOL). ».

Certains membres du corps législatif

se montrent préoccupés par

la situation qui prévaut dans le pays

sur le plan sécuritaire. Le sénateur de

l’Ouest, Steven Irvenson Benoit dit relever

plusieurs sources d’où proviendrait

cette remontée de l’insécurité. Le

parlementaire a cité des cas de règlement

de compte, liés au narcotrafic, le

phénomène du banditisme, le fait que

des hommes armés en treillis militaires

soient présents dans plusieurs coins du

pays, les manœuvres de diversion pour

détourner l’attention sur certains problèmes

et tenter en même temps d’en

faire porter le chapeau à d’autres. « Il n’y

Suite à la page (18)

4

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

Twa fèy, Twa rasin O!

Simagritudes et boulchitudes au palais national

Bravo les comédiens ! Bravo les imposteurs !

«simagri nan salon, simagri nan

lachanm. konplotay [nan palè],

tousa se menm bagay»

Jazz des Jeunes

«kafou woo, kafou sa, kafou wooo

elas o, kafou woo pa wè y angaje»

Manno Charlemagne

Par Fanfan La Tulipe

Dr. Kesler Dalmacy

1671 New York Ave.

Brooklyn, New York 11226

Tel: 718-434-5345

Le docteur de la

Communauté Haïtienne

à New York

Le clown Michael était flanqué à sa gauche du lawon gòch, le sinistre,

le cynique, sardonique et diabolique Thierry Mayard Paul au visage

toujours dur et crispé. A sa droite plastronnait le requin international, le

corrupteur trop bien connu de la presse africaine, Laurent Lamothe

On se souvient sans doute de la

chanson d’Aznavour : «les comédiens».

Eh bien oui, le jeudi 7

écoulé, tout Port-au-Prince, tout Haïti,

toute la diaspora a eu l’occasion

d’assister à cette lamentable, pitoyable,

détestable, insupportable,

méprisable, exécrable, abominable,

navrante, repoussante, rebutante,

attristante, écoeurante, perverse

performance du triste comédien,

musicien, ringard, baladin, cabotin,

caboton, caboteux, cabotard nommé

Joseph Michel Martelly, a.k.a Michael

Martelly.

Le clown Michael était flanqué

à sa gauche du lawon gòch, le

sinistre, le cynique, sardonique et

diabolique Thierry Mayard Paul au

visage toujours dur et crispé. A sa

droite plastronnait le requin international,

le corrupteur trop bien connu

de la presse africaine, Laurent Lamothe,

l’ami du président et prédateur

de la Gambie, Yaya Jammah ;

l’ami aussi du vieillard sénégalais

retors, presque gaga, Abdoulaye

Wade. Rehaussaient les pitreries

de Michel Michèle Rosebonbon Michael

Micaella Micky Micky Mouse

Miguelito Miguelita Tuipetta Koulanguietta

Joseph Martelly, le miteux,

calamiteux, pouilleux, véreux,

scrofuleux, bubonneux, phlegmoneux

ambassadeur Kenneth Merten

et son homologue de France, le

sournois, fourbe, perfide, tortueux,

Didier le Bret.

On a eu l’éprouvante, affligeante,

gênante, pesante, navrante surprise de

voir la très respectable Michaëlle Jean,

l’ex-gouverneure générale du Canada,

aujourd’hui envoyée spéciale de

l’UNESCO pour Haïti se tenir rèd chèch

sur les tréteaux de saltimbanques qui

ont donné la parade à grand renfort de

mensonges, d’audace, de bluff, de culot,

de toupet, d’effronterie, d’insolence,

d’inconvenance, d’indécence et

d’impudence. Bien sûr, parmi les médiocres

histrions qui avaient dressé leur

estrade de hardiesse et tendu leurs calicots

de cynisme, d’outrecuidance, de

sans-gêne, d’immoralité, et de scandaleuse

malhonnêteté, il ne pouvait

manquer l’encombrante, gênante et déplaisante

patatpouf madame Sophie,

le pouvoir dans le pouvoir.

Après avoir parcouru les coins

et recoins mal famés de la politique

politichienne, les comédiens ont eu

le tortueux savoir-faire de drainer à

l’intérieur de leur roulotte-palais national

tout un cortège en folie au

sein duquel on pouvait remarquer

toutes les têtes ministérielles : têtes

de grenouilles, têtes de bœuf, têtes

de chiens, têtes de cochons, têtes de

vipères, têtes de sangsues, têtes de punaises,

têtes de malfi ni, têtes de grigri,

têtes de vautours, têtes de vampires,

têtes de chacals, têtes de bêtes fauves,

têtes bêtes, têtes bêbêtes, toutes bêtes

à manger du foin et du fric, ainsi que

quelques têtes de parlementaires : têt

bika, têt kokolo, tèt zo (pa repete), tèt

chanmòt, tèt bòbèch, tèt gridap, tèt grenn,

tèt swa, tèt siwo, têtes de ti sousou.

Les comédiens ont même eu la

satanique, diabolique, méphistophélique,

belzébuthique habileté de drainer

un petit groupuscule de diables religieux

qui s’agitaient dans un bénitier

de «Religions pour la paix» : l’évêque

des Nippes, Pierre André Dumas ; le

chef de l’église anglicane, Mgr Jean

Zaché Duracin, le pasteur Sylvain

Exantus, président de la fédération

protestante d’Haïti ; la mambo Evonie

Auguste, représentante du vodou,

tous unis dans un même élan de luciférienne,

infernale, démoniaque et même

démentielle complicité d’une burlesque,

grotesque, clownesque, vaudevillesque

mise en scène par un président au

Martelly et Mario Dupuy

comportement décidément bouffon,

saugrenu, risible, alarmant, inquiétant

et aberrant. Quelle pommade a pu rapporter

Lamothe d’Afrique du Sud pour

graisser la patte à ces fous de Jésus et

d’Ogou Badagri ? Secret religieux. Onguent

pour la paix.

Sans s’y attendre, le pays s’est

vu drainer, télévisuellement, vers une

pièce de théâtre scabreuse, grossière,

embarrassante, choquante, disgracieuse,

vulgaire et indécente. L’ineffable

Lucien Jura, s’est révélé être à

la hauteur de son rôle de porte-parole

souflantyou du président. Ancien présentateur

«équilibré» à Signal FM, qui

fut sournoisement, perfidement, trompeusement,

insidieusement, obliquement,

ruseusement proMartelly, il est

aujourd’hui grassement récompensé

pour ses anciennes, agaçantes, énervantes,

irritantes, arrogantes, mesquines

interventions à la radio. On l’a

vu invitant les journalistes à s’approcher

de la table où s’étalaient huit passeports

de la honte : le suivant, kiyès

ki te la avan. Avancez et joffrez. On

ne touche pas aux passeports. Pas de

photos. Gardez vos commentaires pour

vous-même, on est quand même ici en

démocratie.

Un journaliste plutôt audacieux

avait pris le risque d’une question :

pourquoi chaque passeport a-t-il une

couverture de couleur différente ? Jura

qui s’était juré de ne répondre à aucune

question finit par lâcher, après avoir

esquissé un geste tuipant : ce sont les

couleurs de l’arc-en-ciel présidentiel.

Vous noterez que la première couverture

est de couleur noire. Elle correspond

à la période noire du président

quand il se dopait, se cocaïnait et s’héroïnait.

Les passeports allant du deuxième

au sixième vont du gris foncé au

gris clair. Ils représentent les différents

périodes de désintoxication du chef de

l’Etat. Aujourd’hui, à part un honteux

problème de pension alimentaire pour

un de ses enfants nés durant ses exploits

sweetmykistes, il est clean. La

septième couverture est de couleur bleu

macoute, une teinte chérie du chef, et la

huitième est, comme vous le voyez de

couleur rose «sisi», vous avez compris.

Malgré l’ordre intimé aux journalistes

de se babouquetter la gueule, un

mec, malgré qu’il fût trié sur le volet, se

hasarda à poser une question, à voix

basse, à Lucien Jura le courtisan :«les

passeports paraissent neufs, ils sont

neufs, ils sentent neufs, ils doivent

être tout neufs». Pris de court, le petit

adulateur courut s’enquérir auprès de

son maître : « excellence, pardonnez

ma hardiesse à vous faire part de cette

observation d’un représentant du journal

‘‘Zen Matin’’. Il a noté que les passeports

paraissent neufs et même sentent

neufs. Que dois-je répondre en tant

que porte-parole de la présidence ?» Le

grand comédien Michael après s’être

assuré que l’ambassadeur meriken

n’avait pas les oreilles en trompette

glissa à son souflantyou : di l pou

mwen ale l lanmèd, ak tout manman l.

Jura gloussota un juron et communiqua

le «compliment» au pauvre journaliste

qui eut un haut le cœur, tressaillit, frémit,

sauta, sursauta, soubresauta, tressauta,

toussota, hoqueta, frissonna et

éructa: gad oun ranyon prezidan !

A un moment donné Ogou Badagri

sembla vouloir chevaucher Evonie

Auguste qui commençait à fredonner :

bèbèbèbè, bèbèbè, nan kabrit o mwen

di bèbèbèbè, houngan kabrit o…Monseigneur

Pierre André Dumas pressentant

une crise de possession eut des

sueurs froides. Vite il réalisa le danger

de voir le spectacle hollywoodien se

convertir en une cérémonie lwa comme

on en voit à Demanbre. Il se rapprocha

de Vòvòn et dit: secula seculorum. Evonie

crut entendre rhum et répliqua : ban

m pa m san dous. Le prélat désorienté,

déboussolé, désemparé, déséquilibré

par la réaction équivoque de la mambo

tira son chapelet, égrena deux ou trois

Ave Maria et finit par lâcher : Dominus

vobiscum tout fanm dous. C’est à ce

prix de douceur (non équivoque) que

le prélat réussit à calmer Badagri et

Evonie. Et les comédiens purent ainsi

reprendre le spectacle.

S’amena le bòkyèr, le roublard,

le malin, le renard, le rusé, le combinard,

le madré, le matois, le malicieux,

le machiavélique, le retors Kenneth

Merten, homme de l’ombre monté au

Le Nouvelliste

soleil d’un voyou, ambassadeur de

titre, homme des sales besognes de

fait. Sans pudeur aucune, le malveyan

grandan assurait :« Avec sa permission

[de Michael], je vous informe que le

Président Martelly n’est pas américain,

il est haïtien». Sa seule présence avait

vendu la mèche. Il s’agissait d’une

grossière mascarade mal ficelée, made

in USA et portant le sceau du «laboratoire»

avec l’imprimatur du…Vatican.

C’est difficile de dire que l’ambassadeur

perdait ainsi sa crédibilité. Il n’en avait

jamais eu. Comme ses prédécesseurs il

avait été déjà démasqué par Wikileaks

comme, un magouilleur, un fèzè je vèt.

Nonobstant le grotesque et l’insolite

de la déclaration de Merten, les

spectateurs possédés par la médiocrité

du spectacle applaudissaient à tout

casser, en redemandaient et s’entêtaient

à réclamer : encore ! encore !

ba yo Micky, pòte plis paspò. Ce parterre

d’applaudisseurs comptait bien

sûr nombre d’adulateurs, flagorneurs,

flatteurs, encenseurs, baratineurs, génuflecteurs,

frotte-manche, frotte-cul,

lèche-manche, lécheurs, lèche-bottes,

lèche-fesses, lèche-culs. Même, un

intellectuel, peut-être un mec du «Collectif

NON» gesticula et trouillota dans

un élan lèche-fessier : « vive Nicolas

Boileau-Despréaux ! En vain contre un

légendaire musicien Moïse Jean-Charles

et ses lavalas se liguent. Toute macoute

digne de Madame Adolphe pour Micky

a les yeux de Sophie. Les gens de bien

en corps ont beau le calomnier, les

admiratrices de ses grouilladantes performances

carnavalesques s’obstinent

à l’admirer. Aussi, vive la grouiladoculture

! Vive a.k.a !»

Alors que les simagritudes semblaient

toucher à leur fin, Roro Nelson

s’approcha de la vedette du jour comme

pour lui enlever la vedette. Se penchant

vers lui, il lui dit à l’oreille : Micky,

j’avais demandé à Mario Dupuis de

préparer neuf passeports. N’est-ce pas

qu’il n’y en a que huit sur la table, sa

k pase ? Martelly de répondre tout en

tuipant : «se konsa reskape Lavalas yo

ye, en tout cas va demander à l’ambassadeur,

n’est-ce pas lui qui a arrangé le

show ? Fèzè a, li kenbe younn pou l

mele m pi devan».

Alors, on commença à remarquer

un discret ballet, un vatevyen

suspect entre Lamothe, Mayard Paul,

Michael, Dupuy, Jura, l’ambassadeur

et Roro. Le public sentit un malaise.

Suite à la page (16)

5

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

aitian Times PB

Times

Liberté/Haitian Haiti

Kwonik Kreyòl

Manifestasyon kont move

fonksynnman biwo Leta

yo nan vil Jakmèl

Vandredi 9 mas 2012 la, plizyè

santèn moun te manifeste

nan vil Jakmèl, ki chita

nan depatman Sidès la. Yo te

pwoteste kont movè fonksyonnman

biwo Leta yo, tankou :

biwo elektrisite a, Lameri, biwo

ONA, Lajistis ak tribinal yo epi

ensekirite a k ap taye banda nan

depatman an, nan dènye jou sa

yo. Se sou apèl Mouvman pou

Apiye Majorite a (MAM), ki genyen

nan tèt li ansyen majistra

vil Jakmèl la, Jackson Bellevue,

ak pankat nan men yo, manifestasyon

yo te pase nan plizyè

ri, pou te denonse dirijan biwo

Leta sa yo k ap vòlè lajan Leta

epi popilasyon an pa ka jwenn

sèvis l ap peye pou li.

Lè manifestan yo te rive

devan EDH Jakmèl la, yo te fè

yon kanpe pou te mande responsab

yo pran responsabilite

yo, pou bay popilasyon an sèvis

l ap peye pou li. Nan yon mesaj

kòdonatè MAM lan te delivre, li

te denonse ak tout fòs li tikras

kouran y ap bay popilasyon

an. Li fè konnen depi enjenyè

Olivier Marcaisse enstale kòm

direktè nan tèt EDH, nan mwa

desanm 2011 lan, vil Jakmèl

plonje nan fènwa : « Nouvo orè

distribisyon sa a, nouvo direktè

a mete an aplikasyon an, sòti

1nè nan aprèmidi pou rive 2 zè

nan maten, se yon krim kont

popilasyon an nan vil Jakmèl

epi orè sa a se youn nan faktè ki

fè vin genyen plis ensekirite nan

vil la. » Manifestan yo te dirije

yo devan meri a, lè yo rive yo

te tante fèmen pòt meri a, kote

yo te fè konnen anplwaye yo

pa genyen anyen ki serye pou

byennèt popilasyon an. Se gras

ak entèvansyon Lapolis ki fè

pwotestatè yo pa t akonpli misyon

sa a.

Sou tout pakou manifestasyon

an, moun yo t ap

lanse anpil gwo pawòl piman

bouk kont responsab yo nan

biwo rejyonal yo « Office National

d’Assurance Vieillesse

(ONA), yo te egzije arestasyon

2 direktè yo, Herno

Jeudi ak Hector Noel yo di ki

te detounen 13 milyon goud

kotribyab Sidès yo. Manifestan

yo te denonse otorite yo nan

Deklarasyon Senatè Moise

Jean-Charles !

Men yon ti kozman Moise

Jean Charles te fè ak Ayiti

Libète : Sou Paspò Martelly yo

gen youn nou wè so ki di li kite

Ayiti, men nou pa wè kote li

ale. Li kite Ayiti avèk yon paspò

ayisyen, men li pa gen so kote

li ale. Ansuit, ant 2003 pou

2007, li pa te janm vwayaje, li

pa te janm vin an Ayiti, alòske

nou wè yon pakèt so ayisyen.

- Gen yon pakèt fo so. Yo

mete so yo, yo pa menm siyen

nan yo.

- Gen menm yon dizèn

fo so.

- Genyen paspò ki pa

gen viza sou yo. Si ou gen

yon paspò ki sou non Michel

Moise Jean-Charles

Martelly ki pa gen viza sou li, fòk ou ta gen yon kat rezidans oubyen yon paspò meriken ki

pou pèmèt ou

rantre Ozetazini,

GET YOUR TAX REFUND FAST












Phone: 718.693.8229 Fax: 718.693.8269

1786 Nostrand Ave., Brooklyn, NY 11226

(between Clarendon Rd & Avenue D)

Chery’s Brokerage, Inc.

1786 Nostrand Ave., Brooklyn, NY 11226

CHERY’S BROKERAGE

Tel: 718-693-8229 * Fax: 718-693-8269

vil Jakmèl patikilyèman lajsitis

ki pa janm di anyen nan dosye

sa a, pandan tout non moun ki

t ap site nan zafè disparisyon

gwo valè lajan sa a, toujou ap

sikile libelibè, san kè sote nan

vil Jakmèl. Sa k pi tris la, nan

yon nòt biwo santral ONA, nan

Pòtoprens te fè sòti, semèn ki

sot pase a, yo fè konnen, se 23

milyon goud ki te disparèt nan

biwo rejyonal Jakmèl la. Men

okenn dispozisyon pa janm

pran pou mete men nan kòlèt

vòlè ak chat sa yo, nan biwo

Leta yo.

Tout moun ka konstate

sou gouvènman Sweet-Micky/

Tèt Kale sa a nan zafè koripsyon,

vòl ak detounman lajan Leta, li

pote lamayòl la. N ap raple gwo

kontra ki siyen pou plis pase 300

milyon dola vèt pandan l te fèk

monte sou pouvwa a, ki lage

jounen jodi a ansyen Premye

minis, Jean Max Bellerive nan

rakonte. Plizyè milyon goud ki te

fè wout kwochi nan Okay, nan

lokazyon fèt Jele (Gelée) a, 23

milyon goud nan ONA-Sidès la,

pou n site sa yo sèlman.

aloske Prezidan

an ban nou paspò

ki pa gen youn

nan bagay sa yo.

Ou prezante devan

laprès, devan

pèp ayisyen an

yon kat rezidans

Michael Martelly.

Nou vin dekouvri

nan paspò a kote

yo mete yon so

rezidans Michel

Martelly.

- Men lè li t

ap montre bagay

sa yo, li pa te

montre yo pou

monseyè avèk

pastè Ezantus te

pran yo pote ban

nou, li sèlman t

ap fè yon demonstrasyon

medyatik.

Monseyè a

te konseye l pou

pa prezante yo

lè monseyè a te

gade paspò yo.

Suite à la p.(18)

Yon gwo dife detwi kan

Toussaint Louverture

Nan kan sa a te genyen anviwon 120 fanmi, yo pèdi tout sa yo te posede, 96 tant boule

rapyetè, 3 moun mouri kangrennen ak plizyè lòt blese

Nan lannwit dimanch 11 pou

louvri lendi 12 Mas 2012 la,

yon gwo dife te eklate, bò 2 zè

nan maten nan Kan deplase entèn

viktim tranblemanntè 12 janvye,

ki chita nan Lise Toussaint

Louverture, nan ri Sentonore, nan

kè kapital la.

Nan kan sa a te genyen

anviwon 120 fanmi, yo pèdi tout

sa yo te posede, 96 tant boule rapyetè,

3 moun mouri kangrennen

e plizyè lòt blese, se nan kouri yo

rive sove timoun yo. Prèske tout

tant yo te gentan fin boule avan

sèvis ponpye te rive nan zòn lan.

Youn nan viktim zak kriminèl

sanfwanilwa sa a te fè nou konnen

: « Tout bagay mwen boule

nèt, timoun yo pa ka al lekòl maten

an. Tout kòb komès la boule la

a. Anpil moun blese nan dife. Nou

viktim tranblemanntè 12 janvye

a, jounen jodi a nou viktim yon

lòt fwa ankò ak zak kriminèl sa

a, nou pa konnen sa pou nou fè.

Nou mande otorite yo nan peyi a

voye je gade nou. Nou pa konnen

ki kote nou pral dòmi ak pitit

nou.»

Pandan jounen lendi 12

mas la, ki fè egzakteman 2 zan

2 mwa, viktim yo t ap pwoteste

pou fè tande vwa yo, Lapolis

te debake nan zòn nan, kraze

maifestasyon viktim yo. Sepandan

okenn nan gwo otorite

yo, ki nan pouvwa santral la

ak nan meri Pòtoprens pa t vin

pote sekou bay viktim yo, se sèlman

yon reprezantan Direksyon

pwoteksyon sivil ki te vin fè yon

ti pale ak viktim yo.

Moun ki nan Kan Toussaint

Louverture yo fè konnen

depi kèk tan yo pa janm tande

boula okenn ONG, menm ti gout

dlo yo te konn ba yo, yo pa jwenn

sa ankò, men kounye a se dife yo

vin mete sou nou la a. Daprè bri

k ap kouri nan dènye jou sa yo,

gen plizyè lòt Kan, ki anba gwo

menas dife, tankou kan ki nan

Akasya, zòn Kriswa ak kan Mozayik

nan Delma 30.

N ap raple pou tout moun,

nan mwa fevriye ki sot pase a,

yon gwo dife te eklate nan kan

ki te nan lekòl Ajantin Bèlgad,

ki nan ri Saint-Martin, tout tant

yo boule te genyen plis pase 300

fanmi ki te viktim yon lòt fwa

ankò. Jounen jodi a, nan yon moman,

kote ki genyen anpil boulvèsman

politik, kote ensekirite a

ap vale teren tout lasent jounen,

ansyen militè yo ap montre anba

je tout moun awogans yo chak

jou, swadizan mèt tè yo kote kan

yo tabli ap fè tout sa yo kapab pou

mete viktim yo deyò pou pran tè

yo, se nan moman sa yo dife ap

eklate nan kan yo e anpil bri ap

kouri, dife pral eklate nan anpil

lòt kan. Anpil moun ap poze tèt

yo kesyon pou di, èske se pa yon

politik pou fè viktim yo kouri kite

kan yo, pou mèt tè yo ka pran tè

yo. Kisa otorite yo nan peyi a ap

fè pou frennen zak kriminèl sa yo

e pote sekou bay popilasyon an.

APLIKE KOUNYE A POU ANE ESCOLÈ

2012-2013 LA

Lefferts Gardens Charter School ap aksepte aplikasyon

pou jadendanfan (timoun ki fèt an 2007), klas 1e ane,

2èm ane ak 3èm ane. Dènye delè pou tout aplikasyon se

2 avril 2012.

Rele nou nan 718-284-1480

pou mande yon aplikasyon ou pou jwennn

plis enfòmasyon.

Reyinyon pou nou ka gen plis enfòmasyon sou pwogram lan: madi, 28 fevriye 2012,

6 - 7 diswa, madi, 13 mas 2012, 9 – 10 dimaten, jedi, 15 mas 2012, 6 – 7 diswa,

samdi, 17 mas 2012, 11 dimaten - 12 midi (bileng). Tanpri rele biwo LGCS la nan

(718) 284-1480 pou rezève plas ou nan reyinyon yo.

Lefferts Gardens Charter School

601 Parkside Avenue

Brooklyn, NY 11226

Ale nan www.leffertsgardens.org pou nou jwenn aplikasyon an.

6

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

Perspectives

Ces « sénateurs » qui

ont fait courir la ville

Les « sénateurs » Benoît et Lambert ont fait courir toute la ville

Par J. Fatal Piard

« Dans 48 heures, je dis bien

dans 48 heures pral gen yon kouri».

























3




Dans 48 heures, je dis bien

dans 48 heures pral gen yon kouri».











d’incitation à la violence ».




























De Charybde en Silla





































« Madame Issa vous savez déjà

à quel point je vous adore. Madame

Manigat vous savez bien que vous

êtes ma tendre maman. Ainsi donc,

vous ne sauriez douter de cet amour

incommensurable que votre fils cultive

pour vous. De grâce détalez et rentrez

chez vous. Car un grand danger plane

sur toute la capitale. Quand à moi il

se peut que je sois abattu dans deux

heures. Cependant, si c’est à ce prix

que je dois payer mon engagement

envers le peuple je n’éprouve aucun

remords. Abattez-moi quand vous

voulez, où vous voulez ».



Chefs d’entreprises, de

grâce relâchez tout de suite vos employés

pour diminuer le nombre de

victimes. En tant que Sénateur responsable,

je ne saurais manquer à mes

responsabilités en vous exhortant à

la prudence. Car le spectre de la violence

organisée pèse lourdement sur la

capitale. Habitants de Port-au-Prince,

rentrez chez vous, pour pouvoir écouter

la déclaration que le président va

faire à 4 heures ».


Pral gon kouri, pral

gon kouri, pral gen kouri nan peyi sa

a pral gon kouri












Sur la Question de Couleur

Par Ghislaine et André Charlier

L


















































































« Le commissaire du gouvernement

est libre d’exprimer ses opinions aussi

puériles qu’elles puissent être. Ce n’est

que par la voie de la presse que je suis

informé qu’une demande émanant du

Ministère de la Justice aurait fait état

de comparution de certains sénateurs

par devant le parquet de Port-au-

Prince » .




Suite à la page (16)




































AVIS

A Monsieur Etienne

Télémaque

Etant donné que vous, Etienne Télémaque, en vingt-huit

ans, vous vous êtes toujours désintéressé de moi votre

fils Thierry, né le 30 décembre 1983 à Montréal, d’une

relation avec ma mère, Jacqueline Blanc, je vous

demande instamment par la présente, en accord avec

ma mère, de me libérer dorénavant de votre nom TÉLÉ-

MAQUE, afin que je puisse porter le nom de famille de

ma mère.

Ayant trop souffert de cette situation, surtout quand

vous aviez dit à ma mère il y a de cela 28 ans en ce qui

me concerne : « même quand j’aurais de l’argent,

Thierry ne recevra pas un sou de moi, sauf le nom Télémaque

», je trouve que porter votre nom est une humiliation.

De ce fait, je vous écris cette note pour vous

demander de me décharger de ce fardeau que je trouve

honteux non seulement pour moi mais également pour

ma mère.

Je vous demande, cette fois, de prendre votre responsabilité

auprès du gouvernement Canadien pour donner

satisfaction à ma requête.

Vous pouvez bien me contacter à ce sujet uniquement

à cette adresse électronique : redgblanc@yahoo.ca

Fait à Brooklyn, NY le samedi 3 mars 2012

Thierry Télémaque

Jacqueline Blanc

















souflantyou.




NDLR. Le Code d’Hammourabi














7

Haiti Liberté/Haitian Times


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

Perspectives

Coopération Sud/sud: Rencontre

bilatérale de Solidarité Venezuela-Haïti

Martelly, l’épreuve des faits

Le ministre Laurent Lamothe (à droite) et le vice-ministre des Affaires

étrangères du Venezuela, le Dr. Temir Porras (à gauche)

Par Yves Pierre-Louis

P -




-








-


-




-




-





-









L’Ambassadeur du Venezuela

Pedro Antonio Canino Gonzalez

The Bible Speaks

Academy

5205 Foster Avenue, Brooklyn, NY 11203

Preschool & Kindergarten

We have a few rare openings and are now accepting applications! The Bible Speaks Academy

offers a happy, safe and loving environment for you to leave your children for the day. Our

prices are reasonable, our staff is highly qualified and our location provides a feeling of

security and familiarity for the children.

Take a look at the amenities we offer:





Registration throughout the year

For more information call:

718-629-4009


-



-


-








-




-





-




-





-




-








L’Ambassadeur cubain, Ricardo

Sotero García Nápoles

-









-








Suite à la page (14)

RADIO

PA NOU

1685 Nostrand Avenue

Brooklyn, NY 11226

67 Khz

www.radyopanou.com

Depuis 2002




Fondateur: Jude Joseph

Bureau:

(718) 940- 3861

Studio:



(718) 469- 8511

Plus on avance dans le film, plus on a l’impression qu’on ouvre une

boîte de pandore. Même les principaux acteurs se sont étonnés. Ils ne

s’attendaient pas, semble-t-il, à ce qui ressemble fort à un mille-feuille

Par Catherine Charlemagne


-













-



-





-

-

-




-




-





-







Radio Optimum – 93.1 sca

La direction et le personnel de la

Radio Optimum remercient

chaleureusement leur audience et

annoncent à tous ceux qui ont perdu

leur contact que depuis plus de deux

ans, la Radio Optimum travaille

quotidiennement sur la fréquence de

93.1 sca.

Vous avez aussi la possibilité de la

capter sur le site www.radiooptimum.com

et bientôt sur

www.radiooptimuminter.com

Captez chaque jour, à toutes les

heures le 93.1 sca.




-







-



-







-







-








-

-



-




-


-











-








-






-








Suite à la page (14)

8

Haiti Liberté/Haitian Times


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

This Week in Haiti

Double Nationality:

Presidential Press Conference Seeking

to Dispel Doubts Increases Them

The Spectacular Rise of

Insecurity in Haiti

by Evens Pierre-Louis

by Kim Ives

“With the permission that the President

has just given me, I can inform

you that President Martelly is not

American, he is Haitian.”

Thus spoke U.S. Ambassador to

Haiti Kenneth Merten at Haiti’s

National Palace during a Mar. 8 press

conference which was supposed to lay

to rest persistent charges that President

Joseph Michel Martelly holds or

held U.S. citizenship.

If the charge proves true, “double

nationality” would disqualify him

from holding office because the Haitian

Constitution requires presidential

candidates to have “never” renounced

their Haitian citizenship.

The problem is that Ambassador

Merten only used the present

tense, not eliminating the possibility

that Martelly may have been a U.S.

citizen at some point in the past, say

members of Haiti’s Special Senate

Commission investigating the charges

of double nationality against Martelly

and 38 other high government officials.

“We haven’t asked about that

yet, but we will,” said Sen. Moïse

Jean-Charles, who heads the Senate

Commission now examining the

eight Haitian passports, spanning the

years from 1981 to the present, which

Martelly presented at the press conference.

Haïti Liberté spoke by telephone

to U.S. State Department officials in

Washington, seeking clarification of

Ambassador Merten’s statement and

whether Martelly has ever held U.S.

citizenship. They refused to speak on

the record and pointed to Ambassador

Merten’s statement as the State Department’s

“final word” on the subject.

“I can also add that I was with

him [President Martelly] and the

First Lady when he surrendered his

[U.S.] residency card, when he handed

it to the Consulate and we gave

him a visa,” Merten continued.

Ironically, this revelation raised

new concerns that Martelly may

have lied to election authorities about

whether he was compliant with the

Constitution’s requirement that presidential

candidates reside in Haiti for

five years prior to running for office.

“How can you meet the residency

requirement to run for President

in Haiti when you meet the requirements

to be a U.S. resident and

hold a valid U.S. green card?” asked

Sen. Moïse. “ You can’t have it both

ways.”

Martelly’s holding of a U.S. residency

card would seem to preclude

the possibility that he was a U.S. citizen.

However, Sen. Moïse and his

colleagues have discovered numerous

irregularities with the passports that

President Martelly presented to the

press, keeping alive questions about

possible double nationality.

“We see stamps [in the Haitian

passports] showing that he left Haiti,

but we don’t see stamps [in them] for

where he went,” Sen. Moïse told Haïti

Liberté. “Then, from 2003 to 2007,

he never traveled, he never came to

Haiti, while we see a lot of Haitian

stamps [in the passports]. They

stamped them, but they didn’t even

sign them. There’s about a dozen

President Michel Martelly presenting his Haitian passports at a press

conference at the National Palace on Mar. 8. He is flanked by his Prime

Minister nominee Laurent Lamothe (left) and Interior Minister Thierry

Mayard-Paul

fake stamps.”

Sen. Moïse also charged that

“there are passports which don’t

have visas. If you have a passport

which is in the name of Michel Martelly

which doesn’t have a visa in

it, you’d have to have a residency

card or a U.S. passport to enter the

United States. But he gave us a passport

which didn’t have either of these

things.”

There are also contradictions

with some U.S. documents listing the

president’s name as Michael Joseph

Martelly, rather than Joseph Michel

Martelly, Moïse said.

The mystery was deepened

by a trip which Martelly made from

Haiti to Miami on Nov. 21, 2007, a

journey which Sen. Annick Joseph

had revealed last week. The Senate

Commission had been told by several

people it interviewed that Michel

Martelly was on an American Airlines

flight that day.

“The President sent [the executive’s

liaison in charge of relations

with the Parliament, Ralph Ricardo]

Theano to us, and he swore that on

Nov. 21, 2007 he was at a seasonal

celebration (fèt chanpèt) with President

Martelly who was performing

[his konpa music act] in Haiti, that

the president did not travel,” Sen.

Moïse said. “We went to immigration,

they gave us all the travel manifests

for every single flight which traveled

that day, and they told us the

president did not travel. Everybody

around the president said no, he

didn’t travel.... Then the president

himself shows at the press conference

a passport with a Haitian stamp indicating

that yes, he did travel on

Nov. 21 [2007]. Now the Immigration

Director is saying that he has to

find the person who put that stamp.”

The passport in question also

appears to have a U.S. entry stamp

on Nov. 21, 2007 but Moïse is suspicious.

“I do not believe it is authentic,”

he said.

The Senate Commission is

also perplexed by and looking into a

passport that was apparently issued

to Martelly in 1981 and expired in

1993, a duration of 12 years. Most

Haitian passports have a maximum

duration of five years.

Furthermore, the Immigration

department has records of issuing

only four passports to Martelly over

the years, not the eight he presented,

the commission says.

According to Sen. Moïse, President

Martelly never intended to turn

over to the Senate Commission the

passports brandished at the Mar. 8

press conference. For months, he had

defied the Senate Commission, saying

it had no authority to demand his

passports, which would remain, as he

said in one press conference, “in the

President’s pocket.”

But Martelly’s intransigence

began to create the public perception

that he was hiding something,

and finally a delegation of “Religious

Leaders for Peace” convinced him to

make public his passports and break

the stand-off. The delegation, which

sat around him at the press conference

included the Catholic Bishop of

Nippes, Pierre André Dumas, the Rev.

Sylvain Exantus of Haiti’s Protestant

Federation, Bishop Jean Zaché Duracin,

the head of the Episcopal Church,

mambo (vodou priestess) Evoie Auguste

representing the Vodou sector,

and the Rev. Clément Joseph of the

Mission of Churches in Haiti.

But President Martelly had only

wanted to make a “media show” with

the passports, not turn them over to

the Senate Commission, according to

Sen. Moïse.

“I am giving these to you for

verification, but you cannot walk

away with them,” Martelly said when

giving the passports to Bishop Dumas.

“But Pastor Exantus said that

they could not invite him to something

to use him for a mascarade,

and it was the pastor who brought

the passports to us,” on Mar. 9, said

Moïse.

At the time of the press conference,

three senators allied to Martelly

resigned from the investigating

commission: Joseph Lambert, Youri

Latortue and Yvon Buissereth. Lambert

and Latortue charged that the

commission, which they had led for

several weeks, was part of a “destabilization

campaign” and that there

was “no evidence” to support the U.S.

citizenship questions swirling around

Martelly.

Senate President Dieuseul Simon

Desras had said that Martelly’s

passports would be returned on Mar.

12, but Sen. Moïse now says that the

Commission’s senators will be holding

onto the passports “indefinitely” until

they get answers to their questions

about them.

As political unrest grows and

ex-soldiers openly remobilize

with the tacit complicity of President

Joseph Michel Martelly, insecurity

is skyrocketing in recent

days around Haiti, particularly in

the capital.

A political activist, a former

Central Bank official, a media director,

a bus-driver, and a policemen

are among the citizens who

have lost their lives to the bullets

of murderous thugs.

On Monday, Mar. 5, gunmen

shot to death Eliphète Nelson, the

director of Radio Boukman, and

several other victims. Radio Boukman

is the community radio of Cité

Soleil, the country’s largest slum,

in Port-au-Prince. Nelson was shot

after a gang stopped his car near

the “Hands Together” school in the

Bois Neuf neighborhood of Cité Soleil.

The next day, Tuesday, Mar.

6, bandits riding on a motorcycle

killed two other people: Venel Joseph,

80, the former Governor of

the Bank of the Republic of Haiti

(BRH) under Jean-Bertrand Aristide

(2001-2004), and Wilner

Cazeau. Joseph was shot in Musseau,

a residential area located in

the heights of the capital’s Bourdon

neighborhood. Cazeau was gunned

down on Rue Christophe, in downtown

Port-au-Prince. Both men

were entering their homes.

On Friday, Mar. 9, Jean-Baptiste

Jean Philippe, alias Samba

Boukman, was shot to death behind

the wheel of his car in capital’s

Delmas 95 neighborhood. Samba

Boukman was a former spokesman

for the resistance movement in

Bel-Air after the coup-kidnapping

of Feb. 29, 2004, and later a member

of the National Commission for

Disarmament, Dismantlement and

Reintegration (CNDDR). Gunmen

on a motorcycle attacked him as

he was waiting in his car to pick up

his child from school. Hit by seven

bullets in the face, Samba Boukman

died at the scene.

Samba Boukman’s assassination

came a day after two senators

said on the radio that there will

be upheavals in the country. The

statements created a panic in the

capital last Thursday, Mar. 8 in the

afternoon.

On the morning of Monday,

Mar. 12, nine gunmen on three

motorcycles attacked police officers

in their post located at the bus station

for Port-de-Paix near the entrance

to the Jérémie Wharf, near

the border of the capital’s La Saline

neighborhood. They killed one policeman

named Serge Casséus.

The gunmen also killed the

driver of a Port-au-Prince-to-Portde-Paix

bus, who died at the wheel

of the vehicle after being shot several

times at close range.

Several other murders have

been reported in the past week in

metropolitan Port-au-Prince, particularly

in the capital’s center.

In the midst of this crime

wave, the National Network for the

Defense of Human Rights (RND-

DH) released a report on Mar. 8.

The Belair community leader

known as Samba Boukman (Jean-

Baptiste Jean Philippe) was shot at

the wheel of his car when picking

up his child from school

The report states that in 2012, 103

people have been killed, mostly by

guns. From January to February

2012, 84 people were killed, and

19 others were killed at the beginning

of March, said RNDDH director

Pierre Esperance.

Meanwhile, researchers

Athena Kolbe and Robert Muggah,

with the support of Canadian

and Brazilian organizations, issued

a report that said “the number of

crimes committed in major cities

of Haiti has increased dramatically

over the last six months.”

But the Haitian government

and the U.N. Mission to Stabilize

Haiti (MINUSTAH) downplay talk

of a rise in crime.

“There is nothing alarming,

there is nothing at the level

that might suggest there is a crisis,”

said Michael Martin, the new

spokesman for the UN police in

Haiti (UNPOL). “We want to reassure

the public there is no crisis

currently underway at the level of

the criminality.”

Some lawmakers are very

worried about the escalating insecurity.

Senator of the West Department,

Steven Benoit, identified

several sources contributing to the

upsurge, including turf wars and

the settling of scores related to drug

trafficking, armed men in military

fatigues training in many parts of

the country, diversionary tactics to

draw attention from urgent problems,

and general banditry.

“One need only see the

streets emptied after dark at night

to get a sense of the insecurity and

fear that reigns over the city,” said

Sen. Benoit.

Garry Desrosiers, the deputy

spokesman for the Haitian National

Police (PNH) said the force was

working to combat insecurity in

Port-au-Prince and surrounding areas.

He announced new measures

as part of the second phase of the

PNH’s Operation Dragon.

Meanwhile, MINUSTAH’s

civilian chief Mariano Fernandez

Amunategue was defensive, saying

“no one can speak of increased

insecurity without having first

carried out an annual comparative

assessment of the cases reported.”

But the assurances of Haitian

and MINUSTAH authorities provide

little comfort to Haitians who

are deeply fearful about the clear

rise of murder, robbery and other

crimes around Haiti and its capital.

9

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

feature

LA SAGA DE BRADLEY MANNING, JULIA

ÉCRIRE UNE CHANSON

« Les avocats de la défense disent

que Manning était à l’évidence un

jeune soldat perturbé, que l’armée

n’aurait jamais dû envoyer en Irak

auquel accorder l’accès à des documents

classifiés lorsqu’il était en

poste là-bas... Ils disent qu’il était

dans un état émotionnel fragile, en

partie parce qu’il était un soldat gay

à une époque où les homosexuels ne

pouvaient pas faire officiellement

partie des forces armées US. » (Associated

Press, 3 février)

Par William BLUM

Il est malheureux et troublant

que les avocats de Bradley Manning

aient choisi une telle ligne de défense,

basée sur l’idée que ce sont les

problèmes personnels et les déboires

qui étaient à l’origine de sa motivation

pour remettre des centaines de

milliers de documents classifiés du

gouvernement à Wikileaks. Ils ne

devraient pas le présenter comme ils

le présentent pas plus que Bradley

ne devrait être jugé comme un criminel

ou un traître. Il devrait être salué

comme un héros national. Oui, même

lorsque les avocats s’adressent à un

cerveau militaire. Autant essayer de

pénétrer ce cerveau et d’y trouver le

meilleur côté de la personne qui y vit.

Bradley aussi porte un uniforme.

Voici ce que dit Bradley, lors

d’une conversation via internet : « Si

vous aviez libre accès à des réseaux

classifiés... et que vous trouviez des

choses incroyables, terribles... des

choses qui appartiennent au domaine

public, pas à un serveur stocké

quelque part dans un pièce sombre à

Washington DC … que feriez-vous ?

… Dieu sait ce qui arrivera maintenant.

J’espère que ça provoquera des

discussions, des débats, des réformes

partout dans le monde... Je veux

que les gens connaissent la vérité...

parce que sans information, on ne

peut prendre en tant que public des

décisions en toute connaissance de

cause. »

Est-ce que ces phrases vous

donnent l’impression d’avoir été

écrites par une personne dérangée

? Le Tribunal de Nuremberg et les

Conventions de Genève ne mentionnent-ils

pas ce devoir supérieur

à la simple obéissance à son gouvernement,

le devoir de dénoncer les

crimes de guerre commis par ce gouvernement

?

En-dessous vous trouverez une

liste de révélations trouvées dans

les câbles et vidéos du Département

d’Etat. Pour avoir révélé des comportements

embarrassants et bien plus

coupables, Bradley Manning de l’Armée

des Etats-Unis et Julian Assange

de Wikileaks passeront peut-être le

reste de leur vie dans un donjon moderne,

dont une partie à subir cette

forme subtile de torture appelé « isolement

». Certes, il a été dit que les

mauvais traitements infligés à Manning

avaient pour objectif de l’obliger

à témoigner contre Assange et de

l’impliquer. Des dizaines de membres

des médias US et des officiels ont

appelé à l’exécution ou à l’assassinat

de Julian Assange. Sous la nouvelle

loi National Defense Authorization

Act, Assange pourrait être enlevé et

assassiné. Dans quel siècle vivonsnous

? Dans quel monde ?

Ce fut après la publication des

crimes de guerre américains tels que

décrits dans la vidéo « collateral murder

» et les documents publiés dans

la série « Iraq War Logs », rendus

publics par Manning et Wikileaks,

que les Irakiens ont refusé d’exempter

les forces US de toute poursuite

en justice pour les crimes futurs. La

vidéo montre un hélicoptère américain

en train de tuer sans discernement

plusieurs civils et deux journalistes

de Reuters, et blesser deux

jeunes enfants, tandis que les pilotes

de l’appareil poussent des cris de joie

comme si leur attaque au cœur d’une

banlieue de Bagdad n’était qu’un jeu

vidéo.

L’insistance du gouvernement

irakien à exercer leur juridiction sur

les soldats américains en cas de violations

de la loi irakienne – quelque

chose que les Etats-Unis n’acceptent

pour ainsi dire jamais dans les nombreux

pays où leurs troupes sont

basées – a forcé la main de l’administration

Obama qui a dû retirer les

dernières troupes du pays.

Si Manning avait commis un

crime de guerre en Irak à défaut de

les révéler, il serait un homme libre

aujourd’hui, comme des centaines de

milliers de soldats américains coupables

de crimes véritablement odieux

dans des villes comme Haditha, Fallujah,

et d’autres lieux aux noms qui

resteront chargés d’infamie dans le

pays de l’ancienne Mésopotamie.

A part d’avoir joué un rôle dans la

fin de l’affreuse guerre en Irak, les

révélations de Wikileaks ont aidé à

déclencher le Printemps Arabe, en

commençant par la Tunisie.

Lorsque les Tunisiens ont lu ou

entendu que les câbles US révélaient

toute l’étendue de la corruption et le

niveau de décadence de la famille au

pouvoir – un long câble détaillé était

intitulé « corruption en Tunisie : ce qui

est à toi est à moi » - que le soutien

de Washington à Ben Ali n’était pas

vraiment très ferme, et que les Etats-

Unis ne soutiendraient pas la régime

en cas de soulèvement populaire, ils

sont descendus dans les rues.

Voici un échantillon de certaines

révélations de Wikileaks qui

pourraient être utiles aux peuples :

- En 2009, un diplomate japonais,

Yukiya Amano, est devenu le

chef de l’Agence Internationale pour

l’Energie Atomique, une agence qui

joue un rôle important dans l’enquête

sur le nucléaire iranien pour déterminer

si l’Iran cherche à développer

l’arme nucléaire ou non. Un câble de

l’ambassade US d’octobre 2009 dit

qu’Amano « a lourdement insisté sur

son soutien aux objectifs stratégiques

US pour l’agence. Amano a rappelé

à plusieurs reprises à l’ambassadeur

(US) … qu’il était solidement implanté

dans le camp US sur toutes

les questions stratégiques, des nominations

aux hauts postes jusqu’au

traitement de la question nucléaire

iranienne ».

- La Russie a nié les affirmations

US selon lesquelles les missiles

iraniens pouvaient atteindre

l’Europe.

- l’enquête officielle du gouvernement

britannique sur son implication

dans la guerre en Irak a

été gravement compromise par la

promesse du gouvernement de protéger

l’administration Bush au cours

de l’enquête.

- Une conversation entre le

président yéménite Ali Abdullah

Saleh et le général américain David

H. Petraeus où Saleh explique

qu’il couvrira le rôle des Etats-Unis

dans les frappes par missile contre

une branche d’Al Qaeda au Yémen.

« Nous continuerons de dire que ce

sont nos bombes, pas les vôtres » a

dit Saleh à Petraeus.

- L’ambassade US à Madrid a

eu de sérieux points de friction avec

le gouvernement espagnol et la société

civile : a) en tentant de faire

abandonner les charges dans une affaire

criminelle contre trois soldats US

accusés d’avoir tué un cameraman

Les mauvais traitements infligés

à Bradley Manning avaient pour

objectif de l’obliger à témoigner

contre Assange et de l’impliquer

de la télévision espagnole à Bagdad,

lorsqu’un tank US a tiré sans raison

sur un hôtel où il résidait en compagnie

d’autres journalistes (sans oublier

le rôle incongru de RSF pour venir

en aide à l’armée US au lieu du journaliste

– NdT) ; b) des accusations de

tortures présentées par une ONG espagnole

contre six hauts officiels de

l’administration Bush, dont l’ancien

ministre de la justice, Alberto Gonzales

; c) une enquête du gouvernement

espagnole sur la torture de ressortissants

espagnols à Guantanamo

; d) un examen par la Justice espagnole

sur l’utilisation de bases et aérodromes

militaires espagnols pour les

enlèvements illégaux (« renditions »)

; e) une critique permanente contre la

guerre en Irak par le Premier Ministre

espagnol Zapatero, qui a fini par retirer

les troupes espagnoles.

- Des officiels du Département

d’Etat aux Nations Unies, ainsi que

des diplomates US dans différentes

ambassades, ont été désignés pour

recueillir le maximum d’information

sur des officiels de l’ONU, dont le

Secrétaire Général Ban Ki Moon,

des représentants des membres permanents

du Conseil de Sécurité, des

hauts-fonctionnaires de l’ONU, et

des diplomates étrangers : adresses

de courrier, sites internet, noms

d’utilisateur internet et mots de

passe, clés privés de cryptage, numéros

de cartes de crédit, numéros de

cartes de fidélité auprès des compagnies

aériennes, horaires de travail,

et données biométriques. Des diplomates

US à l’ambassade à Asuncion,

Paraguay, ont été chargés d’obtenir

les dates, heures et numéros de téléphone

des appels reçus et émis par

les diplomates chinois, iraniens et des

pays de gauche en Amérique latine,

Cuba, Venezuela et Bolivie. Des diplomates

US en Roumanie, Hongrie et

Slovénie ont été chargés de fournir

les données biométriques sur « les

dirigeants actuels et montants et les

conseillers » ainsi que des informations

sur la « corruption » et sur la

santé et la « vulnérabilité » des dirigeants.

La directive de l’ONU demandait

aussi spécifiquement « des

données biométriques sur les hauts

officiels de la Corée du Nord ». Un

câble similaire aux ambassades de

la région des Grands Lacs en Afrique

précisait que les données biométriques

devaient inclure des échantillons

de DNA et des images des iris et

des empreintes digitales.

- Un « observateur iranien » spécial

dans la capitale de l’Azerbaidjan,

Bakou, a fait le compte-rendu d’une

dispute qui a éclaté lors d’une

réunion avec le Conseil Suprême de

Sécurité Nationale de l’Iran. Il est

écrit que le chef d’état-major de la

Garde Révolutionnaire, Mohammed

Ali Jafari, a eu une dispute violente

avec le président iranien Mahmoud

Ahmandinejad et l’aurait giflé au visage

parce que le président, généralement

conservateur, aurait défendu la

liberté de la presse.

- Le Département d’Etat, pratiquement

seul dans tout le monde

occidental, n’a pas clairement

condamné le coup d’état militaire du

28 juin 2009 au Honduras, même

si le câble de l’ambassade stipulait

« il ne fait aucun doute que l’armée,

la Cour Suprême et le Congrès ont

conspiré le 28 juin dans ce qui constitue

un coup illégal et anticonstitutionnel

contre la branche exécutive. »

Le soutien US au coup d’état n’a pas

flanché depuis.

- La direction du Parti Social

Démocrate suédois - la Suède neutre,

pacifiste, progressiste, selon le vieux

mythe - a rendu visite à l’ambassade

US à Stockholm pour demander

conseil sur la meilleure manière de

vendre la guerre en Afghanistan au

public suédois, en demandant si les

Etats-Unis pouvaient faire venir un

Bradley Manning

Des dizaines de membres des médias US et des officiels ont appelé à

l’exécution ou à l’assassinat de Julian Assange

Un câble de 2005 a souligné l’insistance des Etats-Unis pour empêcher

l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, que les Etats-Unis avaient

renversé l’année précédente, de retourner en Haïti ou d’exercer une

influence sur la vie politique haïtienne

membre du gouvernement afghan

en Suède pour parler des efforts humanitaires

de l’OTAN en faveur des

enfants, et ainsi de suite. [Depuis

quelques années déjà, la Suède est

devenue, officieusement, un membre

de l’OTAN et, à titre de faveur pour

une certaine puissance occidentale, le

persécuteur de Julian Assange.]

- Les Etats-Unis ont tenté de

pousser la Suède à adopter des lois

sur les écoutes afin de pouvoir intercepter

les communications passant

par ce pays. L’intérêt des Etats-Unis

était clair : 80% de tout le trafic internet

de la Russie passent par la Suède.

- le Président du Conseil Européen,

Herman Van Rompuy, a déclaré

en janvier 2010 à des officiels de

l’ambassade US à Bruxelles que personne

en Europe ne croyait plus en

l’Afghanistan. Il a dit que l’Europe y

participait par respect pour les Etats-

10

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

feature

N ASSANGE, ET WIKILEAKS ! DE QUOI

ET TOURNER UN FILM

Unis et que des résultats devaient être

obtenus en 2010, sinon « L’Afghanistan,

pour l’Europe, c’est fini ».

- Les officiels irakiens considéraient

l’Arabie Saoudite, et non

l’Iran, comme la plus grande menace

pour l’intégrité et la cohésion de leur

état fragile. Les dirigeants irakiens ne

manquaient pas une occasion pour

rassurer leurs parrains américains

qu’ils étaient capables de « gérer »

les Iraniens, qui voulaient la stabilité

; mais que les Saoudiens voulaient

un état irakien « affaibli et divisé »,

et même qu’ils « fomentaient le terrorisme

qui allait déstabiliser le gouvernement

». De plus, le roi saoudien

voulait que les Etats-Unis procèdent

à des frappes aériennes contre l’Iran.

- Aramco est accusé par les tribunaux

US d’avoir trafiqué le prix du

pétrole. Le ministre adjoint du pétrole

saoudien a dit qu’il voulait que les

Etats-Unis accordent l’immunité légale

à l’Arabie Saoudite.

- Des donateurs saoudiens

étaient les principaux financiers de

groupes militants sunnites tels qu’Al

Qaeda, les Taliban, et Lashkar-e-Taiba,

qui ont organisé les attentats de

2008 à Mumbai.

- Pfizer, la plus grande compagnie

pharmaceutique au monde,

a embauché des enquêteurs pour

trouver des preuves de corruption

chez le ministre de la justice du Nigeria

pour le convaincre d’abandonner

une action en justice autour de tests

cliniques effectués en 1996 qui ont

Un sommet de l’alliance pétrolière caraïbéenne de Caracas, PetroCaribe

Manifestation pour exiger la libération de Bradley Manning

provoqué des cas de méningite chez

des enfants.

- le géant pétrolier Shell a affirmé

avoir « placé des hommes » et

totalement infiltré le gouvernement

du Nigeria.

- l’administration Obama a

rétabli les relations militaires avec

l’Indonésie malgré de graves préoccupations

exprimées par les diplomates

US sur les activités de l’armée

indonésienne dans la province de

Papouasie occidentale, faisant part

de leurs craintes que la négligence,

la corruption généralisée et les violations

des droits de l’homme du gouvernement

indonésien ne provoqueraient

des troubles dans la région.

- des officiels US ont collaboré

avec le ministre de la défense du

Liban pour espionner, et permettre

à Israël d’attaquer éventuellement le

Hezbollah, quelques semaines avant

la violente confrontation militaire qui

a éclaté à Beyrouth, en mai 2008.

- le président du Gabon, Omar

Bongo, est accusé d’avoir empoché

des millions par des détournements

de fonds dans des états africains, et

d’en avoir dirigé une partie dans des

partis politiques français en soutien à

Nicolas Sarkozy.

- Des câbles de l’ambassade

US à Caracas en 2006 demandaient

au Secrétaire d’Etat US de mettre

en garde le Président Hugo Chavez

contre toute tentative de l’armée

vénézuelienne de défendre la révolution

cubaine dans l’éventualité d’une

invasion américaine à la mort de Castro.

- Les Etats-Unis étaient préoccupés

que la chaîne de télévision de

gauche en Amérique latine, Telesur,

dont le siège est au Venezuela, ne

collabore avec al Jazeera du Qatar,

dont la couverture de la guerre en

Irak avait agacé l’administration

Bush.

- Le Vatican, préoccupé par

l’affaiblissement du pouvoir catholique

en Amérique latine, a dit aux

Etats-Unis qu’il voulait saper l’influence

du président vénézuelien

sur le continent. Le Vatican craignait

que Chavez ne détériore les relations

entre l’église catholique et l’état en

assimilant la hiérarchie de l’église au

Venezuela aux classes privilégiées.

- Le Saint Siège approuvait

la main tendue d’Obama à Cuba

et espérait de nouvelles initiatives

bientôt, éventuellement l’autorisation

des visites pour les épouses des

Cinq Cubains (emprisonnés aux US

– NdT). De meilleures relations entre

les Etats-Unis et Cuba priveraient

Hugo Chavez d’un de ses soutiens

principaux et limiterait son influence

dans la région.

- Le monde merveilleux des

diplomates : en 2010, le premier

ministre britannique Gordon Brown

a soulevé avec la secrétaire d’état

Hillary Clinton la question des visas

pour les épouses des Cinq Cubains.

« Brown a demandé que les épouses

(qui se sont vues refuser des visites

pour les Etats-Unis) puissent recevoir

des visas pour visiter leurs époux en

prison... Après avoir interrogé 10

Downing Street (siège du premier ministre

– NdT), il s’avère que Brown a

formulé cette demande après un engagement

auprès des syndicats britanniques,

qui font partie du noyau

du Parti Travailliste. Ayant formulé

sa demande, Brown n’avait pas l’intention

d’y revenir. Aucune action

n’est donc requise. »

- Des officiels GB ont dissimulé

au Parlement comment les Etats-

Unis ont été autorisés à introduire

des bombes à fragmentation sur le

sol britannique en violation d’un

traité qui interdit la présence de telles

armes.

- Un câble a été envoyé en

2006 par un officiel à la Section

des Intérêts Nord-Américains à la

Havane (en l’absence d’ambassade,

représentation diplomatique US à la

Havane – NdT), au cours des préparatifs

pour le Sommet du Mouvement

des pays Non-Alignés. Il y précisait

qu’il cherchait activement « des histoires

humaines intéressantes qui briseraient

le mythe des prouesses de la

médecine cubaine ». [Apparemment

destinées à affaiblir le soutien à Cuba

chez les participants au sommet]

- La plupart des hommes envoyés

à Guantanamo étaient innocents

ou de simples exécutants ;

beaucoup d’innocents avaient été

vendus aux Etats-Unis pour toucher

les primes.

- DynCorp, un grand sous-traitant

de l’armée US qui affiche près de

2 milliards de revenus par an, grâce

aux contribuables US, a organisé des

« ballets bleus » pour des recrues de

la police Afghane. (Oui, vous avez

bien lu).

- Bien que les administrations

Bush et Obama aient toujours affirmé

publiquement qu’il n’y avait pas de

bilan officiel du nombre de victimes

civiles, les documents Iraq War Logs

et Afghanistan War Logs ont démontré

que c’était faux.

- Des tortionnaires égyptiens

connus ont reçu une formation à

l’académie du FBI à Quantico en Virginie.

- les Etats-Unis ont exercé une

forte pression sur le gouvernement

haïtien pour interrompre différents

projets, sans aucune considération

pour le bien-être du peuple haïtien.

Un câble de 2005 a souligné l’insistance

des Etats-Unis à mettre tout en

œuvre pour empêcher l’ancien président

Jean-Bertrand Aristide, que les

Etats-Unis avaient renversé l’année

précédente, de retourner en Haïti ou

d’exercer une influence sur la vie

politique haïtienne. En 2006, la cible

de Washington devint le Président

René Préval pour son accord avec le

Venezuela à rejoindre l’alliance pétrolière

caraïbéenne de Caracas, Petro-

Caribe, accord sous lequel Haïti pouvait

acheter du pétrole vénézuelien

à 60 % du prix comptant et le solde

sur 25 ans à 1% d’intérêt. En 2009,

le Département d’Etat a soutenu une

grande entreprise américaine qui

s’opposait au relèvement du salaire

minimum pour les travailleurs haïtiens,

les plus mal payés de tout le

continent.

- Les Etats-Unis ont eu recours

aux menaces, à l’espionnage, et plus

encore pour peser sur la conférence

sur le climat qui s’est tenue en 2009

à Copenhague.

- Mahmoud Abbas, président

de l’Autorité Palestinienne, et

dirigeant du mouvement Fatah, s’est

adressé à Israël pour l’aider à attaquer

le Hamas à Gaza en 2007.

- Le gouvernement britannique

a formé une force paramilitaire au

Le Vatican, préoccupé par

l’affaiblissement du pouvoir

catholique en Amérique latine, a

dit aux Etats-Unis qu’il voulait

saper l’influence du président

vénézuelien Hugo Chavez sur le

continent

Bangladesh condamnée par les organisations

de défense des droits de

l’homme comme « un escadron de la

mort gouvernemental ».

- Un ordre militaire US a ordonné

aux forces militaires américaines

de ne pas enquêter sur la torture des

détenus irakiens.

- Les Etats-Unis ont été impliqués

dans la campagne du gouvernement

australien en 2006 pour

renverser le premier ministre des Iles

Salomon, Manasseh Sogavare.

- En 2009, un câble US a dit

que les brutalités policières en Egypte

contre les petits délinquants pour leur

arracher des aveux étaient monnaies

courantes et routinières.

- Les diplomates US ont fait

pression sur le gouvernement allemand

pour étouffer le procès engagé

contre des agents de la CIA pour l’enlèvement

et la torture de Khalid El-

Masri, citoyen allemand. [El-Masri

avait été kidnappé par la CIA pendant

ses vacances en Macédonie, le 31

décembre 2003. Il avait été emmené

par avion à un centre de torture en

Afghanistan, où il a été battu, affamé

et sodomisé. Le gouvernement US

l’a libéré au sommet d’une colline en

Albanie, cinq mois plus tard, sans un

sou en poche et sans moyens pour

rentrer chez lui.]

- Un câble de 2005 faisait état

« de graves tortures généralisées » en

Inde, la fameuse « plus grande démocratie

du monde ». Le Comité International

de la Croix-Rouge a signalé : «

les mauvais traitements persistants,

malgré les dialogues répétés avec le

ICRC-GO (gouvernement indien), nous

font croire que New Delhi approuve

la torture. » Washington en avait été

informé des années auparavant. Et

qu’ont fait les Etats-Unis, un des plus

grands tortionnaires de ces derniers

100 ans ? Les dirigeants US, y compris

les dirigeants actuels, ont continué de

faire des discours sur « la plus grande

démocratie au monde », comme si la

torture et l’un des pires taux de misère

et de sous-alimentation des enfants au

monde n’entrait pas en contradiction

avec l’idée même de démocratie.

- Les Etats-Unis ont levé l’interdiction

de former les forces spéciales

de l’armée indonésienne – malgré

leur bilan de détentions arbitraires, de

tortures et de meurtres – après que le

président Indonésien ait menacé de

perturber la visite du Président Obama

dans le pays en novembre 2010.

- Depuis 2006 au moins, les

Etats-Unis financent des groupes d’opposition

en Syrie, y compris une chaîne

de télévision qui émet des programmes

antigouvernementaux dans le pays.

LGS 7 mars 2012

11

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

Perspectives

Un milliard de dollars investi

chaque année dans des opérations

d’ingérence USAID/CIA

La "somalisation" de la

Libye : un danger pour

la région !

Par Jean Guy Allard

Les États-Unis investissent un milliard

de dollars annuellement dans

des opérations « humanitaires » en

Amérique Latine et les Caraïbes par le

biais de leur Agence pour le Développement

International (USAID), a révélé

Mark Feierstein, administrateur de

l’organisme d’état nord-américain accusé

d’être une façade de l’intelligentsia

nord-américaine. Feierstein, un fonctionnaire

fédéral avec un passé lié à

des activités d’ingérence a dit à Miami

que Haïti -où l’USAID a réalisé des activités

controversées - que la Colombie,

le Mexique, l’Amérique Centrale et le

Pérou sont dans “la liste des priorités”

de cet organisme.

Dans un moment de joie excessif

pour fêter les “succès” de cette filliale

du département d’Etats, Feierstein

a ouvertement déclaré que “cinq millions”

seront dédiés à la “démocratie”

au Venezuela cette année. Pourtant,

l’USAID s’est retirée du pays par peur

de la Loi de Défense de la Souveraineté

Politique et l’Autodétermination Nationale.

Cette loi interdit depuis fin 2010

le financement externe des partis politiques.

Un “secteur très important pour

cette agence est celui qui est en relation

avec la démocratie et pour cela des programmes

sont mis au point pour fortifier

les institutions dans la plupart des

pays de la région”, a t-il justifié sans

référence à la violation de la loi. Pour

le cas du Venezuela, cinq millions de

dollars seront destinés à l’assistance

technique pour “promouvoir et protéger

la démocratie et les droits humains”, a

insisté Feierstein.

«Stratége» de candidat assassin

En 2002, ce chef régional de l’USAID,

spécialiste de l’ingérence, servit de

stratège dans la campagne électorale de

l’ex-président bolivien Gonzalo “Goni”

Sánchez de Lozada et son Mouvement

Nationaliste Révolutionnaire (MNR).

“Goni” est celui qui a ordonné le massacre

durant la fameuse «Guerre du

gaz» en octobre 2003. Bilan : 67 morts

et 400 blessés, majoritairement des

civils. Fugitif de la justice bolivienne, il

se trouve maintenant aux États-Unis.

Les idéaux de Feierstein sont

tellement humanitaires qu’il fut successivement

nommé dans les années


REALTY











Lebrens Denasse





718.484.4156

646.725.3327

ldenasse76@yahoo.com

Hillary Clinton et l’administrateur de l’USAID Rajiv Shah

90 comme “Responsable de Projet”

au Nicaragua, dans l’opération réalisée

pour la National Endowment for

Democracy (NED), filiale de l’USAID

; directeur pour l’Amérique Latine et

les Caraïbes de l’Institut Démocratique

National, autre instrument d’ingérence

impérial subventionné par l’USAID ;

et Conseiller Spécial de l’Ambassadeur

des USA dans l’Organisation des États

Américains (OEA).

Le jour-même de la conférence

de presse du fonctionnaire nord-américain,

le président bolivien Evo Morales

a dénoncé que les États-Unis, par le

biais de l’USAID, espionne “la Bolivie

et d’autres pays latino-américains”. “Je

suis convaincu que certaines ONG, plus

particulièrement celles financées par

Dr. DAVID DERISSE

Dentiste Haïtien





We accept Medicaid &

most major insurance plans

Nou pale kreyòl

1452 Flatbush Ave., Brooklyn, NY 11210

718-421-1480

651 W. 180th St. New York, NY 10033

212-923-0505

dspotte@gmail.com

www.derissesamedaydentist.com

l’USAID, sont la cinquième instance de

l’espionnage, non seulement en Bolivie,

mais dans toute l’Amérique latine”,

a accusé Evo Morales durant une conférence

de presse dans la ville de Oruro.

Au Mexique, l’impact potentiel

pour les Etats-Unis

En ce qui concerne la Colombie et le

Mexique, Feierstein admet que son

organisation “fournit de l’assistance

pour les thèmes de sécurité”, sans

être explicite. “Au Mexique, poursuitil,

la bataille se livre contre le trafic

de drogue”, tandis que la Colombie

cherche “à consolider ses progrès en

terme de sécurité”. «Ces sujets sont

devenus maintenant des priorités pour

l’USAID”, a confessé Feierstein. Au

Mexique, l’organisme étasunien multiplie

les opérations “parce que l’impact

potentiel peut être important pour les

Etats-Unis quand il y a de l’instabilité

dû à la violence criminelle”. Il n’a pas

mentionné l’omniprésence dans le pays

aztèque, confirmée par ces mêmes organismes

de sécurité, du FBI, de la DEA

et… de la CIA. L’USAID alloue environ

180 millions de dollars à la Colombie

et entre 50 à 60 millions de dollars au

Pérou, Mexique, Honduras et Guatemala,

selon le fonctionnaire. «Nous

sommes très satisfaits» du progrès

obtenu a Haïti, dit-il en affirmant que

«dans le domaine de la production agricole,

où l’USAID a travaillé avec les agriculteurs”

(sic) l’USAID «a pu doubler,

ou même tripler, la production durant

les deux dernières années». Il afficha

beaucoup d’enthousiasme pour un

parc industriel qui sera inauguré dans

le nord d’Haïti avec des entreprises

étasuniennes. Cependant, il évita de

rappeler que l’USAID, avant et après

le tremblement de terre, a organisé,

orienté et financé plusieurs des organisations

politiques haïtiennes du pays,

en coordination avec le Département

Suite à la page (16)

Par Mustapha STAMBOULI*

L

’attentisme renforce l’insécurité

des quatre pays et de leur périphérie

(Afrique subsaharienne) et met en

jeu leur indépendance. Les moyens

pacifiques restent préférables à une

intervention militaire maghrébine qui

pourrait, pourtant, devenir unique alternative.

La sous-région toute entière

se trouve menacée de déstructuration,

porte grand’ouverte à l’obscurantisme

et à la violence, plus encore à l’inconnu

et à l’abîme.

Le concept de non ingérence

dans les affaires internes de nos voisins

pourrait entraîner le pire si nous continuons

à observer religieusement ce

dogme. La Libye a subi et subit toujours

une déstabilisation plus grave encore

que celle imposée à l’Irak et orchestrée

par des intérêts étrangers pour des raisons

géopolitiques. Aujourd’hui, nous

pouvons affirmer que la Libye est devenue

le second Irak dans la partie occidentale

du Monde Arabe. Cette seconde

articulation et plateforme de déstabilisation

régionale aurait pour objectif de

justifier dans le futur des opérations

militaires en Afrique subsaharienne et

certainement en Afrique du Nord.

La Tunisie de la transition (Gouvernement

et surtout Partis Politiques)

est restée et reste muette : rares, voire

absentes ses prises de position sur cette

guerre civile. Les tunisiens s’étonnent

L’UNESCO exclut

Reporters Sans

Frontières, affilié à la CIA,

pour ses "méthodes de

travail" controversées

Par Jean-Guy ALLARD

Dans les rues de Tripoli

des hésitations, atermoiements de la

part des autorités pour condamner la

destruction de la Libye - erreur historique

en soi. Cette guerre civile a

préparé le lit de la "Somalisation" de

notre voisin du Sud et l’installation

définitive des forces d’El QAIDA et

la circulation d’armements voués à

l’instabilité permanente des Etats de la

région et de l’Afrique entière. La Tunisie

devra peser rapidement sur le processus

de pacification et de réconciliation

de la Libye, condition primordiale de la

stabilisation de notre propre pays. Seuls

l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie et peut

être le Tchad sont à même de pousser

les libyens vers une solution pérenne

qui préserverait les intérêts du peuple

libyen et ceux de leurs voisins.

L’attentisme renforce l’insécurité

des quatre pays et de leur périphérie

(Afrique subsaharienne) et met en

jeu leur indépendance. Les moyens

pacifiques restent préférables à une

intervention militaire maghrébine qui

pourrait, pourtant, devenir unique alternative.

La sous-région toute entière

se trouve menacée de déstructuration,

porte grand’ouverte à l’obscurantisme

et à la violence, plus encore à l’inconnu

et à l’abîme.

*Mustapha STAMBOULI, expert

international en planification (Tunisie)

LGS 9 mars 2012

L

’ONG française Reporters Sans

Frontières (RSF), subventionnée

par des agences du Département d’État

nord-américain et dont les liens avec

l’intelligence nord-américaine ont été

démontrés, vient d’être exclue de la

liste d’Organisations Non Gouvernementales

associées à l’UNESCO.

C’est la deuxième fois en exactement

quatre ans que RSF est sanctionnée

par l’UNESCO pour son manque

d’éthique.

L’institution prestigieuse des Nations

Unies lui a avait déjà retiré le mercredi

12 mars 2008 le co-parrainage de

la Journée pour la liberté d’Internet pour

cause de « tentatives visant à disqualifier

un certain nombre de pays ».

Le Conseil Exécutif de

l’organisme international a validé

Suite à la page (16)

12

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

Perspectives

Qui se cache derrière Yoani Sánchez ? Lettre de mars à Obama !

Par Salim LAMRANI

La célèbre blogueuse havanaise

Yoani Sánchez est un personnage

singulier dans l’univers de la

dissidence cubaine. Jamais aucun

opposant n’avait bénéficié d’une

exposition médiatique si massive ou

d’une reconnaissance internationale

aussi importante en si peu de temps.

En 2004, deux ans après avoir

émigré en Suisse, elle décide de revenir

à Cuba. En 2007, elle intègre l’univers

de l’opposition à Cuba en créant son

blog Génération Y et devient une détractrice

acharnée du gouvernement

cubain.

Jamais aucun dissident à Cuba –

et peut être dans le monde entier – n’a

réussi à obtenir autant de prix internationaux

en si peu de temps, avec cette

caractéristique particulière : ces prix

ont fourni à Yoani Sánchez suffisamment

d’argent pour vivre tranquillement

à Cuba pour le restant de sa vie.

En effet, la blogueuse a été rétribuée

à hauteur de 250 000 euros au total,

c’est-à-dire l’équivalent de plus de 20

ans de salaire minimum dans un pays

comme la France, cinquième puissance

mondiale. Le salaire minimum mensuel

à Cuba étant de 420 pesos, c’est-à-dire

18 dollars ou 14 euros, Yoani Sánchez

a obtenu l’équivalent de 1 488 années

de salaires minimum cubain pour son

activité d’opposante.

Un câble diplomatique de la

Section des Intérêts Nord-américains

(SINA), classé top secret en raison de

son continu sensible, révèle que Yoani

Sánchez est étroitement liée à la diplomatie

étasunienne à Cuba. Michel Parmly,

ancien chef de la SINA à La Havane,

qui se réunissait régulièrement

avec Yoani Sanchez dans sa résidence

diplomatique personnelle, comme le

prouvent les documents officiels de la

SINA, a fait part de son inquiétude au

sujet de la publication des câbles diplomatiques

étasuniens par Wikileaks :

« Je serai très gêné si les nombreuses

conversations que j’ai eues avec Yoani

Sánchez étaient publiées. Elle pourrait

en payer les conséquences toute sa vie.

» La question qui se pose immédiatement

est la suivante : pour quelle raison

Yoani Sánchez serait-elle en danger

si sa conduite, comme elle l’affirme,

reste dans le cadre de la légalité ? En

2009, la presse occidentale avait fortement

médiatisé l’interview accordée

par le président Barack Obama à Yoani

Sánchez, un événement qui avait été

qualifié d’exceptionnel. Sánchez affirme

également qu’elle a envoyé un questionnaire

similaire au président cubain

Maggie Flambeau

Restaurant

1436 Flatbush Avenue

(between Farragut & Glenwood)

Brooklyn, NY 11210

Loubing, General Manager

Breakfast - Lunch - Dinner

7 days a week, 9 am - 10 pm

Samedi Bouyon

Dimanche

Soup Giromon, Pintad, diri djondjon

Free Delivery

Catering for all occasions

347-462-9029

Yoani Sánchez est un personnage singulier dans l’univers

de la dissidence cubaine.

Raúl Castro, des questions auxquelles

ce dernier n’aurait pas daigné répondre.

Cependant, les documents confidentiels

de la SINA, publiés par Wikileaks, contredisent

ces déclarations.

En effet, ces documents révèlent

qu’en vérité c’est un fonctionnaire de

la représentation diplomatique étasunienne

à La Havane qui s’est chargé de

rédiger les réponses aux questions de la

dissidente et non le président Obama.

Plus grave encore, Wikileaks a révélé

que Sánchez, contrairement à ses affirmations,

n’a jamais envoyé un tel

questionnaire à Raúl Castro. Le chef

de la SINA, Jonathan D. Farrar, a confirmé

ce fait dans un courrier envoyé au

Département d’Etat : « Elle n’attendait

pas de réponse, puisqu’elle a avoué

qu’elle ne les [les questions] avait jamais

envoyées au président cubain »

Le compte Twitter de Yoani

Sánchez

En plus du site Internet Génération

Y, Yoani Sánchez dispose aussi

d’un compte Twitter qui affiche plus

de 214 000 abonnés (au 12 février

2012). Seuls 32 d’entre eux résident

à Cuba. Pour sa part, la dissidente

cubaine suit plus de 80 000

personnes. Sur son profil, Sánchez

se présente de la manière suivante :

« Bloggueuse, je réside à La Havane,

et je raconte ma réalité en morceaux

de 140 caractères. Je twitte via sms

sans accès à internet. » Cependant,

la version de Yoani Sánchez est

dure à croire. En effet, il est absolument

impossible de suivre plus de

80 000 personnes uniquement par

Venus

RESTAURANT

Specializing in

Caribbean &

American Cuisine

We do Catering

Available for all

Occasions

Fritaille etc..

670 Rogers Avenue

(Corner of Clarkson Ave)

Brooklyn, NY 11226

“Venus, l’entroit idéal”

718-287-4949

sms ou en se connectant une fois

par semaine dans un hôtel. Un accès

quotidien à la toile est pour cela

indispensable.

La popularité sur le réseau social

Twitter dépend du nombre d’abonnés.

La visibilité d’un compte est d’autant

plus grande que les abonnés sont nombreux.

De la même manière, il existe

une forte corrélation entre la visibilité

d’un compte et le nombre de personnes

suivies par celui-ci. La technique qui

consiste à suivre de nombreux comptes

est fréquemment utilisée à des fins

commerciales, elle est aussi employée

par les hommes politiques pendant les

campagnes électorales.

Le site www.followerwonk.com

permet d’analyser le profil des abonnés

de n’importe quel membre de la communauté

Twitter. Dans le cas de Yoani

Sánchez, cette étude est révélatrice pour

diverses raisons. L’analyse des données

du compte Twitter de la blogueuse

cubaine, réalisée par ce site, révèle une

activité impressionnante du compte de

Yoani Sánchez à partir de 2010. Ainsi,

à partir de juin 2010, Sánchez s’est

abonnée à plus de 200 comptes Twitter

chaque jour, avec des pics à 700 par

jour. A moins de passer jour et nuit sur

Twitter – ce qui est très peu probable – il

est impossible de s’abonner à autant de

comptes en si peu de temps. Cette activité

semble donc être le fait d’un robot

informatique.

Aussi, il s’est avéré que

près de 50 000 abonnés à Sánchez

sont en réalité des comptes

fantômes ou inactifs, qui donnent

l’impression que la blogueuse cubaine

Suite à la page (16)

Immaculeé Bakery

& Restaurant

2 Locations en Brooklyn

Spécialités







1227 Nostrand Avenue

(entre Hawthorne & Winthrop)

Tél: 718.778.7188

1411 Nostrand Avenue

(entre Linden & Martense)

Tél: 718.941.2644

Par Jacqueline Roussie

Monsieur le Président Obama The

White House

1600 Pennsylvania Avenue N.W.

Washington DC 20500

Monsieur le Président,

Il y a cinquante ans, le 3 février

1962, le Président J.F.Kennedy instaurait

officiellement le blocus contre Cuba.

C’était une mesure criminelle, car la

grande île des Caraïbes dépendait largement

des Etats-Unis, tant pour ses importations

que pour ses exportations.

Faire plier Cuba avait été un enjeu

de la campagne électorale pour la

succession du président Eisenhower,

où R. Nixon et J.F. Kennedy rivalisaient

d’ingéniosité pour lui succéder. Pour les

Etats-Unis, il s’agissait de « liquider le

foyer d’infection révolutionnaire qui

risquait de faire métastase au corps latinoaméricain

».

Le terrain de la lutte anticastriste

avait bien été préparé par Eisenhower.

Treize jours après l’attentat de la CIA

contre le navire français « la Coubre »,

qui avait fait une centaine de morts dans

le port de la Havane, ce Président donnait

son accord écrit, le 17 mars 1960,

à l’ouverture de camps d’entraînements

anticastristes. A quelques mois de son

départ de la Maison Blanche, son gouvernement

envisageait, en avril 1960,

de « réduire les revenus monétaires et

les salaires réels et provoquer la famine,

le désespoir et le renversement du

gouvernement ». En juillet il passait

aux actes, décrétant l’embargo sur le

pétrole et les produits sucriers cubains,

et en octobre, il imposait un embargo

partiel interdisant toute exportation des

Etats-Unis vers Cuba à l’exception des

médicaments et produits alimentaires

non subventionnés. La suite, nous la

connaissons, et les Cubains la subissent

depuis un demi siècle.

Honnêtement, Monsieur le Président,

nous espérions de votre part

une politique en rupture avec celle de

vos prédécesseurs. Il n’en a rien été,

chaque année, vous avez voté la poursuite

du blocus contre Cuba, au mépris

de l’opposition de la presque totalité

des pays du monde. Vous avez essayé

d‘asphyxier Cuba par tous les moyens,

sans même respecter les lois internationales.

La convention de Genève interdit

l’embargo sur les médicaments, même

en temps de guerre, mais votre pays

refuse la vente de médicaments à Cuba.

L’hostilité des Etats-Unis envers

Cuba n’a pas cessé depuis plus de

cinquante ans. Cette politique agressive

a causé de grands dommages au peuple

Cubain. Les Cinq, Gerardo Hernández,

Antonio Guerrero, Fernando González,

Ramón Labañino et René González

ont aidé leur pays à déjouer les plans

machiavéliques tramés depuis les plus

hautes instances de votre pays. Vous

n’avez à ce jour pas levé le petit doigt

pour rendre la liberté à ces patriotes

Cubains. Leur condamnation est une

monstruosité d’un cynisme total.

Cette obsession des gouvernements

des Etats-Unis à détruire le régime

cubain, explique d’ailleurs pourquoi,

quand la presse des Etats-Unis

se réfère aux Cinq, il est toujours écrit

: « les cinq espions Cubains », formule

révélatrice de la duplicité notoire entre

les organisations terroristes et le gouvernement

des Etats-Unis. Cette duplicité

est dénoncée dans chacune des

plaidoiries des Cinq, après leurs verdicts,

en 2001.

Voici un extrait de celle d’

d’Antonio Guerrero : « … Cuba n’a

jamais porté atteinte à la sécurité nationale

des Etats-Unis, n’a jamais commis

une seule agression ni un seul

acte de terrorisme contre ce pays-ci.

Elle aime profondément la paix et la

tranquillité et souhaite les meilleures

relations entre les deux peuples. Elle a

prouvé son admiration et son respect

du peuple nord-américain. « Cuba n’est

pas un danger militaire pour les Etats-

Unis », a déclaré devant cette chambre

l’amiral Carroll. Le danger militaire que

représente Cuba pour les Etats-Unis est

« nul », a témoigné le général Atkinson.

Ma patrie –à l’instar de tout autre

pays– a le droit le plus incontestable de

se défendre contre ceux qui tentent de

faire du tort à son peuple. Et s’il a été

complexe et difficile de freiner ces actes

terroristes, c’est parce que leurs auteurs

ont bénéficié de la complicité ou de la

tolérance indolente des autorités. Mon

pays a fait l’impossible pour avertir le

gouvernement nord-américain des dangers

que représentaient ces actions, et il

l’a fait par des voies officielles, discrètes

ou publiques. Mais il n’a jamais pu

obtenir en retour la moindre coopération.

Dans les années 90, stimulés par

l’effondrement du camp socialiste, des

groupes terroristes ont intensifié leurs

activités contre Cuba. L’heure tant attendue

avait enfin sonné, selon eux,

pour créer le chaos final, terroriser le

peuple, déstabiliser l’économie, nuire

à l’industrie touristique, précipiter

la crise et porter le coup de grâce à la

Révolution cubaine. Que pouvait donc

faire Cuba pour se défendre et être

prévenue des plans terroristes tramés

contre elle ? Que pouvait-elle faire pour

éviter un conflit de plus grande envergure

? Quels choix s’ouvraient devant

elle pour sauvegarder la souveraineté

et la sécurité de ses enfants ? L’une

des façons d’empêcher éventuellement

les actions brutales et sanglantes,

d’éviter que toujours plus de morts

Suite à la page (16)

13

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

Suite de la page (8)

satisfaits de la rencontre d’aujourd’hui. »

L’Ambassadeur vénézuélien

Pedro Antonio Canino Gonzalez a remercié

chaleureusement le Chancelier

pour l’invitation à cette réunion :

« nous étions là pour relancer la coopération

tripartite et Haïti a montré un

profond intérêt, tant le Président Martelly

que le Chancelier Lamothe. La

coopération tripartite va être relancée

dans les secteurs spécifiques que nous

venons de citer, et cela va améliorer

considérablement la condition de vie

de la population haïtienne, au niveau

de l’électricité, de la reforestation, de

l’alphabétisation, des logements sociaux

et des hydrocarbures. Au niveau

touristique, avec le projet de Jacmel,

le Venezuela va beaucoup aider à la

rénovation de la ville. Nous sommes

très enthousiastes, nous sommes très

contents de pouvoir approfondir la coopération

avec le peuple haïtien et c’est

la raison pour laquelle nous avons fait

cette rencontre avec le Chancelier et

nous resterons unis jusqu’à la victoire

finale. »

La rencontre précédemment

prévue pour être tenue à Jacmel s’est

déroulée au palais national durant ces

deux jours, les 2 et 3 mars 2012. Le

premier jour, le vendredi 2 mars, après

7 heures de temps de travail, durant

La coopération tripartite Venezuela-Cuba-Haïti, investira 60 millions

de dollars dans les domaines de la construction d'infrastructures, de

l'éducation et de la santé

lesquelles, les différents ministres du

gouvernement démissionnaire de Garry

Conille ont présenté leurs projets détaillés

à la délégation. A la fin de cette séance

de travail, le ministre Lamothe et le

vice-ministre Temir Porras se sont tous

adressés aux journalistes présents dans

la salle. Laurent Lamothe a rappelé, les

rapports historiques qui lient Haïti et le

Venezuela dans la lutte pour la libération

définitive des pays de l’Amérique

du joug des anciennes puissances coloniales

européennes : « Ce sont deux

pays frères qui ont été les premiers à

se solidariser en faveur de la liberté,

du développement et de la démocratie

dans les Caraïbes et de l’Amérique du

Sud. En 1804 Haïti a ouvert la voie à la

libération de l’esclavage sur son propre

territoire et deux ans plus tard a porté

le flambeau vers le Venezuela aux cotés

de Francisco de Miranda et de Simon

Bolivar. Haïti a supporté sans arrêt la

Révolution Bolivarienne, avec la participation

de 5,000 révolutionnaires haïtiens

et un important support financier

aboutissant à l’indépendance du Venezuela

en 1812, à celui de la Colombie

en 1819, de la Bolivie, du Pérou et

de l’Équateur en 1822, suivis de toute

l’Amérique Latine. Aujourd’hui, le Venezuela

s’en souvient encore et entend

renforcer davantage ses liens avec Haïti

par une coopération bilatérale multiple

couvrant tous les domaines, à la fois

économique, social, culturel, agro industriel,

commercial, éducatif, humanitaire

et autres.» Il a souligné que la

coopération Sud/sud est d’une importance

capitale pour le développement et

la reconstruction d’Haïti.

Le chef de la délégation Vénézuélienne,

le Dr. Temir Porras, pour sa part

a annoncé la création prochaine d’une

société mixte pour la concrétisation des

projets de solidarité à Haïti et financés

par l’Etat frère sud-Américain. « Cette

décision démontre la volonté politique

réelle de mon pays d’apporter la solidarité

à Haïti. Et cette solidarité à Haïti

se fait absolument sans aucune condition.

Nous n’apportons pas d’assistance

à Haïti, ni faisons de business avec elle,

mais lui apportons de la solidarité dans

le profond respect de sa souveraineté

nationale. Le Venezuela respecte le

principe selon lequel, chaque peuple

doit apporter quelque chose à un autre

peuple. Le Venezuela respecte fondamentalement

Haïti et il entend indéfiniment

rester très reconnaissant envers

Haïti. C’est un geste de solidarité

et d’amitié à Haïti », a répondu le Dr.

Porras aux questions des journalistes

qui ont voulu faire passer le Venezuela

comme un pays venant discuter des affaires

avec Haïti.

Au terme de cette rencontre,

les deux parties ont signé des accords

portant sur neuf (9) projets dans plusieurs

domaines : logements sociaux,

soit 125 millions dollars ; Reconstruction

des locaux du Parlement haïtien

soit 34 millions de dollars ; Modernisation

du système d’identification nationale

et réhabilitation des structures

centrales et régionales pour 66 millions

de dollars ; construction d’un hôpital à

Jacmel de 19 millions de dollars ; Alphabétisation

: 10 millions de dollars ;

Construction d’un village administratif

: 52 millions de dollars ; aménagement

de terrains sportifs : 14 millions

de dollars ; Support dans le domaine de

l’agriculture : 19 millions de dollars et

enfin rénovation de quartiers : 30 millions

de dollars. Ces projets totalisant

un montant de 369 millions de dollars.

De plus, le Venezuela accepte

d’augmenter le quota de carburants

d’Haïti prévu dans le cadre de l’accord

Pétro-Caribe de 14 mille barils à 20

mille barils par jour. La délégation a mis

fin à son séjour par une visite à Jacmel

le samedi 3 mars où elle a visité divers

endroits de la ville.

Suite de la page (8)

L’enquête devrait pouvoir le démontrer.

Ce que d’ailleurs, l’un des membres

démissionnaires de la Commission

d’enquête sénatoriale, Youri Latortue, a

déjà confirmé sur une radio de la capitale

le vendredi 9 mars.

Dans cette affaire, il y a deux choses

qui intriguent. En dehors même de la

nationalité réelle ou supposée du Président

Martelly on aimerait savoir sous quelle

identité il fonctionnait quand il résidait aux

Etats-Unis. Puisqu’on ne retrouve pas de

Carte de résidence permanente à son nom

en tout cas pas au nom de Michel Joseph

Martelly. S’il n’est pas ce fameux Michael

J. Martelly dont il a apporté la carte de résidence

au Consulat américain à Tabare, le

4 mai 2011 selon les dires de l’ambassade

Kenneth Merten, où est donc passée la sienne

? Car il lui en faut une pour pouvoir

fonctionner en tant qu’étranger dans le

pays. L’autre chose bizarre mais méritant

éclaircissement c’est le curieux vol de la

American Airlines du 21 novembre 2007.

Dieu merci tout le monde reconnaît

qu’il y a bien eu un vol ce jour-là

au départ de la capitale haïtienne à destination

de Miami. Sur ce point les protagonistes

sont d’accord. C’est déjà çà.

En plus cela nous rassure que l’avion

avait fait un bon voyage puisqu’il n’était

pas porté manquant ni disparu dans les

airs. Dans ce dossier tout est possible.

La preuve. La compagnie American Airlines

ne se souvient pas qu’elle ait transporté

un certain Michel Joseph Martelly

dans l’un de ses aéronefs ce jour-là. Ce

nom n’apparaît pas sur ses listings. On

ne trouve point de trace non plus du

passager Michel Joseph Martelly dans

aucun bureau ou ordinateur du Service

de l’immigration haïtienne ni dans celle

des Etats Unis.

Il ne reste pas moins vrai, ouf,

que le premier concerné en tant que

voyageur, Michel Joseph Martelly, se

souvient lui qu’il a bien pris l’avion ce

21 novembre 2007. Avait-il remarqué le

sénateur Kelly C. Bastien qui l’avait salué

dans l’avion ? Sans doute ! Puisque

American Airlines, elle, a bien identifié

ce sénateur sur son vol du 21 novembre

2007. Peut-être sans le savoir ou par

mégarde, le sénateur avait salué un certain

Michael J. Martelly. En tout cas, un

passeport parmi les huit que le Président

a remis à un groupe se faisant appeler

« Religion pour la paix » porte bien un

sceau de sortie de l’aéroport international

de Port-au-Prince. Nous n’avons

pas pu vérifier si ce titre de voyage comprend

aussi un sceau d’entrée de l’immigration

US.

Alors que depuis la révélation

d’un autre sénateur affirmant que l’un

de ses collègues a déclaré avoir vu l’ancien

musicien sur un vol de la AA, tout

un lobbying avait été mis en place par

la présidence pour faire passer le sénateur

pour un menteur, voire un amnésique.

Un halluciné. Tous les partisans

du chef de l’Etat laissaient entendre

qu’à aucun moment le leader de Sweet

Micky n’était dans un avion ce jour-là.

Un ministre zélé prétendait même qu’il

avait passé toute la journée ensemble

pensant rendre service à quelqu’un pris

dans un engrenage dont il est loin de

s’en sortir. Finalement, c’est l’intéressé

lui-même qui apporte la confirmation. Il

NICLAS EXPRESS INCOME TAX

& INSURANCE AGENCY

Also:

Immigration Services

Affidavit of Support

6234 NE 2nd Avenue

Miami, FL 33138

Niclas Pierre


Fast Refund

était bien à bord du vol de la AA du 21

novembre 2007.

Un de ses passeports l’atteste. En

tout cas les stratèges de la communication

du Président ont certainement oublié

de dire à leur champion de persister

dans le mensonge sinon cela ferait désordre

et apporterait de l’eau au moulin

de ses accusateurs et de ses détracteurs.

En fait, l’opération de séduction que la

présidence entendait mener ce jeudi 8

mars, histoire de prouver qu’il n’a rien à

se reprocher ou à cacher ni à la population

ni à la Commission d’enquête sénatoriale

sur sa nationalité soulève plus

d’interrogations qu’elle n’apporte de

démenti. Pensant clore le dossier avec ce

tapage médiatique, le Président s’est mis

davantage en difficulté sur le dossier.

La présence de l’ambassadeur américain

à ses cotés au Palais national sur

une question relevant de la seule autorité

haïtienne, a amplifié le doute sur sa

nationalité américaine présumée.

Le Président Martelly ne s’est pas

rendu compte qu’il a enfoncé le clou

dans une affaire où ses accusateurs ne

sont pas en manque d’inspiration pour

le pousser à dire la vérité. Bizarrement

depuis ce jeudi 8 mars l’affaire a pris

de l’ampleur. Des acteurs politiques qui

étaient très timorés au départ s’emmêlent

de manière plus précise. Car au

fil des révélations et de contradictions,

le Président est de plus en plus acculé

devant tant de faits à charges. Et l’on ne

voit pas de porte de sortie pour le chef

de l’Etat qui paraît être condamné à coopérer

avec la Commission sur la nationalité.

C’est une épreuve de force dans

laquelle le Président Martelly apparaît

plutôt affaibli.

Les faits en effet semblent parler

d’eux-mêmes. Les passeports en

questions n’ont jamais été le fond du

problème disent certains sénateurs,

membres de la Commission. Ils ne

peuvent être considérés comme des

preuves garantissant la nationalité haïtienne

de quelqu’un. En plus des doutes

soulevés par ces passeports, trop neufs

pour certains, le fait que le Président

Martelly ait choisi un organisme de la

Société civile pour remettre ces documents

prouve en partie que le chef de

DÎNER DE SOLIDARITÉ

Le Journal Haiti Liberté

prend plaisir à inviter lecteurs, supporters et amis

à un Grand Dîner Dansant

qu’il organise

le samedi 28 avril 2012

à l’auditorium de CW Mixon New Life Center,

Situé au 112-50 Springfield Blvd,

Queens Village, NY 11429,

de 9h du soir à 3h du matin.

Enorme est l’ampleur de notre travail quant à la

préparation et la diffusion du journal, nous entraînant

dans des dépenses qui nous essoufflent.

Ainsi, seule votre solidarité peut garantir la survie de

cet hebdomadaire appelé à défendre les intérêts du

pays et de la masse abandonnée.

Ambiance musicale, agrémenté des meilleurs plats

de la cuisine haïtienne

Admission $50.00 par personne

Assurez-nous de votre participation

en retournant la petite enveloppe qui vous a été

envoyée

avant le 28 mars 2012

ou à défaut d’en avoir reçu une,

vous pouvez toujours nous faire avoir votre contribution

en appelant le 718-421-0162

pour réserver votre place car il n’y aura pas de

paiement à la porte.

Nous comptons grandement sur votre générosité et

solidarité.

MERCI.

l’Etat ne nourrit aucun respect pour les

institutions du pays et le Parlement en

particulier, insistent quelques parlementaires

et la classe politique en général.

Pour la plupart des sénateurs, le

comportement du Premier mandataire

de la nation est un mépris caractérisé

pour le pouvoir législatif. C’est intolérable.

En tout cas, depuis le jeudi 8

mars 2012, le Président Martelly est à

l’épreuve des faits et des documents.

C.C

14

Haiti Liberté/Haitian Times


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

Twa degout pou Morisseau-Leroy

Suite de la page (4)

«zòt pale franse, zòt pale laten,

mwen pale kreyòl

mwen renmen lang an mwen »

Jazz des Jeunes

Jòdi a, 13 mas 20012, ta fè parenn

mwen Félix Morisseau Leroy

100 tan si l t ap viv toujou. Morisseau

fèt Grand Gosier. Li se bon

jan fanmi m sou bò manman m ki

siyen Morisseau e ki mounn Anseà-Veau.

Kidonk Grand-Gosier, Jacmel,

Anse-à-Veau se kòm yon triloji

jeyografik makònen ak santimantal

pou Morisseau. Lò m fèt, manman

m pat kab gen yon pi bon lide pase

lò l te mande Morisseau batize premye

pitit gason l lan. E se grasa

Morisseau mwen goute sèl mèvèy

sa a yo bay pou entelektyalite. Se

grasa Morisseau mwen vin konnen,

mwen vin konprann enpòtans,

bèlte lang kreyòl nou an. Si se pat

pou Morisseau ki t ap satiyèt mwen

pandan monpè t ap koule dlo benit

sou tèt mwen, jounen jodi a mwen

pa ta nan kan entelektyèl pwogresis

mwen ye jodi a.

Jodi a mwen santi m fyè m te

gen yon parenn konsa ki se lonè

peyi a, lonè yon entelektyèl ki pa

janm trayi kòz mas pèp la, lonè

lakilti, lonè kilti peyi nou, lonè yon

gason vanyan ki bay lang kreyòl

la ses lettres de créance, ki fè kou l

te konnen pou lang kreyòl la te vin

egalego nasyonal nasyono ak lang

franse, ak tout lòt lang ki egziste

sou latè beni. Se Morisseau ki pral

montre nou richès lang kreyòl la

nan Antigòn, nan Wa Kreyon. Se

Morisseau ki pral montre nou kouman

Antigòn se yon bèl fanm nan

tout lang, yon fanm djanm nan tout

lang, yon fanm rezistans nan tout

lang, «yon ti fi ki konn ki jan pou

l mouri», kit se an grèk kit se an

kreyòl.

Se avèk Dyakout I Morisseau

pral kore lang kreyòl la nètalkole.

Nan dyakout sa a, Morisseau lage

yon dal fwi poetik ki pral reprezante

fondal natal yon literati kreyòl tounèf.

Men Morisseau se pa pwezi sèlman

l ap fè, se pa pwezi «pou zòt

ak bouch yo kou bouda poul / vin

resite nan salon», pou ti nèg save

bat bravo pou yo. Andedan chak

lapawoli gen yon baton dinamit

sosyal, yon baton dinamit politik ki

gen pou esploze yon jou pou sote

tout enperyalis ki vòlè souverèntè

nou, yo menm ki mare sosis yo ak

oun makòn konkòday ayisyen san

lonè ki yo menm mete ansanm ak

yon makòn desandan ‘‘arab’’ bwèt

nan do pou vann diyite peyi a, pou

vann peyi a ak mouche Clinton,

madan Clinton.

Yo toujou ap pale de livre de

chevet. Dyakout 1,2,3 Morisseau a

se younn nan twa liv mwen kenbe

bò tèt mwen. Se yo ki bib mwen, se

yo k lapriyè m, se yo k fòs mwen, se

yo ki ede m kenbe. Kou ti dekourajman

ta sòti pou ban m pwoblèm, m

annik rale Dyakout la, m foure men

m mwen pran, mwen li :

…tout tan latè ap vire

Gan yon gwo madanm

Yon gwo lougawou fanm

Yo rele sivilizasyon

K ap kraze ti nèg kou foumi

Lò sa pa bon vre, parenn

mwen fè m sonje Jacques Alexis ki

«t ap di n toujou kenbe». Menm

jan ak Morisseau, ak Konpè Jeneral

Solèy la :

M viv pou m kenbe

M ekri pou m kenbe

Se depi 1953 Morisseau te ekri

l : rele madichon sou tèt l-OTAN /

kriye chalbari dèyè Etazini / soutni

Kiba. Nou wè sa l-OTAN an fè nan

peyi Yougoslavi, sa l sot fè nan peyi

Libi, e sa l soti pou l fè nan peyi Siri

e se l ap pare pou l fè ak tout Israyèl

nan peyi Iran. Se madichon sèlman

jounen jodi a nou ka bay l-OTAN.

Men jou va jou vyen se sa sèlman

m ka di. Fò n kriye chalbari dèyè

Etazini pou kantite krim yo fè nan

peyi Irak, nan peyi Afganistan, nan

peyi pa nou kote yo soutni 2 koudeta

ki mennen moun nan mas pèp

la mouri pa makòn, nan peyi pa nou

kote yo fè magouy sal jouktan yo

ban nou kòm prezidan yon mizisyen-gwouyadò-nan-kanaval.

Wi

Morisseau, wi parenn, n ap toujou

soutni Kiba tèt kale, Kiba ki se limyè

nou nan lannuit tray ak lamizè n ap

travèse depi twa lokipasyon, pou

nou pa di kat.

E kouman pou m pa kouri

pran Dyakout lan pou m chita ak

Papa Desalin pou m pale avè l, ak

towo Desalin, papa Desalin, yon jou

ki va leve pou met lòd nan dezòd,

pou met lòd nan dezòd politisyen

dokale, politisyen malpouwont, politisyen

apoula pou lajan, politisyen

«30%», politisyen grennsenk k ap

mete ajenou nan pye mouche Blan

mouche Kouman pou di : yèsssè.

APLIKE KOUNYE A

POU ANE ESKOLÈ

2012-2013 LA

Félix Morisseau-Leroy

Wi, parenn, se ou menm k aprann

mwen se Desalin, se li menm menm

ki «ban-n solèy /ki ban-n lalin / ki

ban-n sè, frè-n /». Non, pa gen afè

de «la fraternité humaine / l’humanité,

la civilisation». Non, fwenk.

Se yon sèl moun nou konnen, se

Desalin. Jodi a parenn, pou 100 tan

w lan, m ap di mèsi papa Desalin,

m ap di w bòn fèt, m vin jete twa

degout pou ou, m vin bat tanbou

kreyòl la pou ou, m win sonnen

ason libète a, ason diyite nou pou

nou jwenn souverènte nou kanmèm

yon jou.

Pou m kite sa, kite m chante

ou ou, jan m konn chante pou Wangòl

: Parenn o w ale, kilè w a vini

wè n ankò, w ale. Kilè w a vini wè n

ankò peyi a malad, kilè w a vini wè

n ankò, w ale.

Lefferts Gardens Charter School ap aksepte aplikasyon pou

jadendanfan (timoun ki fèt an 2007), klas 1e ane, 2èm ane ak

3èm ane. Dènye delè pou tout aplikasyon se 2 avril 2012.

Ale nan www.leffertsgardens.org pou nou jwenn aplikasyon

an. Rele nou nan

718-284-1480 pou mande yon aplikasyon ou pou jwenn plis

enfòmasyon.

Reyinyon pou nou ka gen plis enfòmasyon sou pwogram lan:

madi, 28 fevriye 2012, 6 - 7 diswa, madi, 13 mas 2012, 9 – 10

dimaten, jedi, 15 mas 2012, 6 – 7 diswa. Tanpri rele biwo LGCS

la nan (718) 284-1480 pou rezève plas ou nan reyinyon yo.

Lefferts Gardens Charter School

601 Parkside Avenue

Brooklyn, NY 11226

Tel: (718) 284-1480

Fanfan Latour

Le 21 novembre 2007, le Service de l’Immigration avait laissé entendre

que Michel Joseph Martelly ne se trouvait pas sur la liste de voyageurs

et lors de ses comparutions devant un

tribunal de la Floride concernant le

versement d’une pension alimentaire

pour son présumé enfant naturel dont

la mère serait la nommée Sabine Jean-

Jacques.

Le peuple haïtien voudrait savoir

exactement à qui il est en affaire ?

Qui dirige le pays ? Un étranger qui

s’appelle Michaël Joseph Martelly ou

un Haïtien… La commission sénatoriale

d’enquête devrait éclairer l’opinion

publique sur ce point d’ombre qui aura

une lourde conséquence sur l’avenir

d’Haïti. L’intervention de l’Eglise et du

corps diplomatique dans cette affaire

DÎNER DE SOLIDARITÉ

Le Journal Haiti Liberté

prend plaisir à inviter lecteurs, supporters et amis

à un Grand Dîner Dansant

qu’il organise

le samedi 28 avril 2012

à l’auditorium de CW Mixon New Life Center,

Situé au 112-50 Springfield Blvd,

Queens Village, NY 11429,

de 9h du soir à 3h du matin.

Enorme est l’ampleur de notre travail quant à la

préparation et la diffusion du journal, nous entraînant

dans des dépenses qui nous essoufflent.

Ainsi, seule votre solidarité peut garantir la survie de

cet hebdomadaire appelé à défendre les intérêts du

pays et de la masse abandonnée.

Ambiance musicale, agrémenté des meilleurs plats

de la cuisine haïtienne

Admission $50.00 par personne

Assurez-nous de votre participation

en retournant la petite enveloppe qui vous a été

envoyée

avant le 28 mars 2012

ou à défaut d’en avoir reçu une,

vous pouvez toujours nous faire avoir votre contribution

en appelant le 718-421-0162

pour réserver votre place car il n’y aura pas de

paiement à la porte.

Nous comptons grandement sur votre générosité et

solidarité.

MERCI.

de nationalité est très significative. Elle

sous-entend qu’il y a quelque chose

qui ne marche pas. Il faudra coûte que

coûte trouver une solution. Historiquement

l’Eglise a toujours joué un rôle

de médiation pour essayer de trouver

une issue heureuse dans l’intérêt des

classes dominantes et de l’impérialisme

et contre les intérêts des classes dominées.

En attendant la publication du

rapport de la commission d’enquête, la

négociation pourrait bien se poursuivre

entre les différents acteurs impliqués

actuellement dans la gestion de cette

crise pour pouvoir trouver à leur façon

une issue qui leur sera favorable.

15

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

Suite de la page (13)

Qui se cache...

Suite de la page (7)
















Suite de la page (13)










































































1er mars 2012













































Suite de la page (12) Un milliard......



L’USAID a également joué un

rôle-clé dans le renversement du

Président Jean-Bertrand Aristide,

en 2004.











Suite de la page (5)






Pral gen yon kouri nan

katye popilè yo 29 fevriye 2004












an n

achte yon kat pelouz pou n suiv

elatriye.
















Traduit de l’espagnol par Henri Azar

Investig’Action 10 mars 2012

Suite de la page (12)



















La créature de Robert Ménard











L’UNESCO exclut Reporters Sans...

























































Rébellion 11 mars 2012

Traduction par VD

LGS 11 mars 2012

chuichuichui






Je vèt










koutje











sankoutcha







Lucien Jura










ka madan Brino, ka madan Brino,

fanm yo pote gason sou do, ka manzè

Sophie fanm yo pote gason sou do…






LACROIX MULTI SERVICES

Tel: 718-703-0168 * Cell: 347-249-8276

1209 Rogers Avenue, Brooklyn, NY 11226

www.lacroixmultiservices.com









Director: Florence Comeau

Interlink Translation

Services

* Translations * Interpreters

* Immigration Services

* Resumé * Fax Send & Receive

* Much more.

English French Kreyòl Spanish

Tel: 718-363-1585

832 Franklin Ave,

Brooklyn, NY 11225

Integrated Technology Center

Immigration & Tax Services







General Manager: Jerry Masters

1814 Nostrand Avenue

(Between Clarendon & Ave. D)

Brooklyn, NY 11226

Tel: 646.340.2561

Cell: 917.517.4216

Email: g.cadesca@verizon.net


Petition





16

Haiti Liberté/Haitian Times


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

Haiti Liberté/Ha

H

PB

aitian Times


Liberté/Haitian Times

PB

Haiti Liberté/Haitian Times

Times

Liberté/Haitian Haiti

Liberté/Haitian Times

PB

aitian Times

Haiti

Travers le monde

Afghanistan : Il faut juger

le sergent tueur sur place

Evo Morales

défendra la coca

Dans la nuit du 10 au 11 mars, un

soldat américain est sorti de sa base

et a froidement massacré 16 civils

afghans, dont 9 enfants. Par respect

pour les Afghans, l’assassin devrait

comparaître devant un tribunal afghano-américain,

suggère le New York

Times.

Par Mark McDonald

L

’administration Obama est en train

de débattre de la possibilité de

réduire de 20 000 hommes les troupes

présentes en Afghanistan en 2013, ce

qui reflète le sentiment grandissant au

sein de la Maison-Blanche que la mission

des forces américaines sur place

comporte plus d’inconvénients que

d’avantages rapporte le quotidien. Un

retrait anticipé des forces américaines

d’Afghanistan était, certes, à l’étude

depuis des semaines, explique le journal,

mais ces discussions reviennent

sur le devant de la scène après le massacre

de civils afghans le 11 mars par

un soldat américain et l’incinération

d’exemplaires du Coran sur la base

militaire de Bagram en février. Plusieurs

centaines de personnes ont manifesté

le 13 mars à à Jalalabad (dans l’est du

pays) pour réclamer que le coupable de

la tuerie soit jugé publiquement en Afghanistan.

Une arrestation, des excuses du

président Obama en personne, une

explosion de colère sur place, un appel

au calme et des promesses d’enquête,

voilà le scénario habituel qui se met

rapidement en place en cas de bavure

comme celle qui vient de se produire : le

massacre de 16 civils afghans, dont 9

enfants, par un sergent américain, dans

la nuit du 10 au 11 mars.

Et pourtant personne n’envisage

un éventuel procès du coupable dans le

pays où ont eu lieu les faits. C’est d’ailleurs

l’une des raisons pour laquelle les

Etats-Unis refusent de se soumettre à la

juridiction de la Cour pénale internationale

et font pression sur les autres pays

pour signer des accords bilatéraux protégeant

les soldats américains d’éventuelles

poursuites à l’étranger.

Mais un procès sur place serait-il

vraiment une folie ? Ce procès pourrait

incarner une nouvelle diplomatie version

«soft power», une sorte de main

tendue aux pays qui subissent une

omniprésence militaire des Etats-Unis.

On pourrait même imaginer la création

Paul J. Jourdan

Attorney at Law

107 Kenilworth Place

Brooklyn, NY 11210

Phone:

(718) 859-5725

(718) 338-0222







Un soldat américain est sorti de sa base et a froidement massacré 16

civils afghans, dont 9 enfants

Les talibans ont rapidement condamné ce massacre,

le comparant à un "génocide"

LA DIFFERENCE

AUTO SCHOOL

LEARN TO DRIVE

La Différence Auto School

836 Rogers Avenue

(between Church Avenue

& Erasmus Street)

Brooklyn, NY 11226

Manager: Ernst Sevère

Tel: 718-693-2817

Cell: 917-407-8201

d’un tribunal militaire ou d’une cour

martiale commune où seraient représentés

l’armée américaine ainsi que

l’armée afghane. Le Prince Abdul Ali

Seraj, président de la Coalition nationale

pour le dialogue avec les tribus

afghanes, a déclaré le 11 mars que «la

seule solution pour calmer les esprits

serait de livrer cette personne au gouvernement

afghan afin qu’il soit jugé

selon le droit afghan. S’ils le rapatrient

aux Etats-Unis pour le juger là-bas, les

gens d’ici risquent de se sentir floués».

Selon le New York Times, les habitants

de trois villages ont raconté que

le soldat en question avait marché pendant

presque deux kilomètres depuis sa

base, et qu’il enfonçait les portes pour

rentrer dans les maisons. Dans la première

des trois maisons touchées, le

soldat a empilé les 11 cadavres, dont

ceux de quatre fillettes de moins de 6

ans, et y a mis le feu. Les vidéos et les

photographies dont on dispose laissent

voir un amoncellement de cendres

ainsi que plusieurs corps brûlés sous

des couvertures. «Tous les membres

d’une même famille ont été tués, ensuite

ils ont été mis dans une pièce,

recouverts de couvertures et brûlés,

Suite à la page (18)

G & S AUTO SALES




Open Sundays • Closed Saturdays




Guy Edouard, General Manager


Ernest Delouis: 646.201.0603

Luc Delsius: 646.377.1008


Le président bolivien Evo Morales

emmènera la semaine prochaine

des feuilles de coca à Vienne, où il va

de nouveau plaider à la Commission

des stupéfiants de l'ONU, en mâchouillant

lui-même si besoin, pour le retrait

de la feuille de la liste des substances

interdites.«Je suis venu chercher de la

feuille de coca», a déclaré le président

à la presse vendredi à Coroico, région

productrice. «J'en emmène à Vienne,

pour la montrer de nouveau, et démontrer

que cette feuille de coca ne nuit pas

à la santé, qu'en plus elle est un médicament».

Morales doit voyager ce weekend

à Vienne accompagné de cultivateurs

«pour défendre dans un forum

international la consommation légale

de la feuille».

En 2009 déjà, Morales avait mâché

une feuille de coca en session de la

Commission des stupéfiants

(OICS) de l'ONU, pour appuyer sa demande

de retrait

de la liste des substances interdites

depuis 1961.«Si c'est une drogue,

alors vous devez me mettre en prison»,

avait-il lancé à la tribune.

Le président bolivien, lui-même

dirigeant d'un syndicat de cultivateurs

«cocaleros», mène une campagne

assidue pour que la feuille de

coca, matière première de la cocaïne, ne

soit plus considérée comme «drogue»

au niveau international. Il assure que

plusieurs pays se rangent à sa position.

Morales rappelle que mastication

Morales doit voyager ce week-end à

Vienne accompagné de cultivateurs

«pour défendre dans un forum

international la consommation

légale de la feuille»

et infusion de la coca, sont des pratiques

millénaires dans les Andes, à des

fins thérapeutiques, contre la faim, la

fatigue et les effets de l'altitude, en plus

des usages rituels.

Une ombre plane pourtant sur la

campagne de la Bolivie pour réhabiliter

la feuille de coca: le pays andin est le 3e

producteur au monde, avec selon l'ONU

31 000 hectares, bien au-delà

des 12 000 hectares «légaux» voués

aux usages traditionnels, le reste alimentant

de fait le trafic de drogue.

La Bolivie s'est retirée en 2011

de la Convention sur les stupéfiants de

1961 mais entend la rejoindre, avec

une réserve sur le volet «mastication»

de la coca.

Cuba Solidarity Project 10 Mars 2012

La Colombie renonce à

inviter Cuba au sommet

des Amériques

Le président colombien Juan Manuel

Santos a informé à La Havane ses

homologues cubain et vénézuélien qu'il

n'existait pas de consensus pour inviter

Cuba au sommet des Amériques

prévu mi-avril en Colombie et menacé

de boycott par plusieurs pays en raison

de l'exclusion de Cuba.

Le président colombien s'est entretenu

mercredi après-midi avec Raul

Castro et

Hugo Chavez, en convalescence

Menez Jean-Jerome

Attorney at Law

Real Estate

Immigration-Divorce

ion

4512 Church h Avenue

Brooklyn, NY 112031203

Nou pale kreyòl!

(718) 462-2600

(914) 643-1226 cell

à La Havane après l'ablation d'une lésion

cancéreuse la semaine dernière,

pour les informer que malheureusement,

la Colombie ne pouvait pas inviter

Cuba.

Nous avons analysé les détails de

la situation de Cuba envers le sommet,

c'est un sujet qui requiert un consensus

que malheureusement nous n'avons

pas réussi à atteindre, a expliqué mercredi

soir le président colombien à la

presse à son départ de La Havane à

l'issue d'une visite de quelques heures.

Nous avons indiqué au président

Castro que nous apprécions son désir

de participer à cette réunion, mais que

dans cette circonstance, en raison de

l'absence de consensus, il nous est très

difficile de leur remettre une invitation,

a ajouté Juan Manuel Santos.

Nous l'avons remercié (Castro)

pour sa compréhension et sa généreuse

volonté de ne pas créer de problème, ni

pour le sommet, ni pour la Colombie,

a-t-il souligné.

La Colombie désire que la situation

de Cuba, sa participation, soit

discutée de manière constructive et en

profondeur au sommet de Carthagène,

a-t-il conclu. De son côté, le ministre

cubain des Affaires étrangères Bruno

Rodriguez a dénoncé les Etats-Unis, qui

selon lui ont refusé leur autorisation à

la participation de Cuba.

Nous comprenons tous que le

consensus dans ce cas, cela veut dire

l'autorisation de Washington, a indiqué

le ministre à la presse en remerciant la

gestion de la Colombie à laquelle nous

souhaitons toujours le meilleur.

La Colombie faisait face

à une menace de boycott du

sommet de l'Organisation des

Suite à la page (18)

17

Haiti Liberté/Haitian Times


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

Suite de la page (20)

-


-


-






-






-






-


-




-


-





Sur cette terre, il y a ce qui mérite

vie :

l’hésitation d’avril, l’odeur du

pain à l’aube,

les opinions d’une femme sur les

hommes, les écrits d’Eschyle,

le commencement de l’amour,

l’herbe sur une pierre,

des mères debout sur un filet de

flûte

et la peur qu’inspire le souvenir

aux conquérants .../...

-












-








-




-






-








-






-


-


-




-

-

-



C’est une Antigone palestinienne qui parle arabe et entre en transe sur la

musique du célèbre Trio Joubran virtuoses du luth oriental. « Quand on a

vécu comme moi, plongée dans le malheur, la mort n’est pas un malheur »


-





-




-





-

-






Association France Palestine

Solidarité 10 mars 2012

Suite de la page (17) Afghanistan:...










-






-





-


-










-

-














-



-

-





-


The New York Times

12 mars 2012

Tristesse d'un homme face aux corps des enfants afghans qui

se trouvaient parmi des 16 victimes massacrées par un soldat

américain dans la nuit de samedi à dimanche à Kandahar

Suite de la page (6)














-

-



-



-













-






-



-



Suite de la page (4)





-

















-


-




-












-













-

-







Suite de la page (17)




-






-







Cuba Solidarity Project

10 Mars 2012

18

Haiti Liberté/Haitian Times


aiti itian Liberté/Haitian Times

PB Times

Classified

Directory Tel: 718-421-0162

editor@haitiliberte.com

Have you suffered a thigh

bone/femur injury?

ADOPTION

Adopt: A loving, educated, well traveled

couple hoping to adopt a newborn.

Home filled with love,laughter.

Nearby extended family awaits. Please

call: Lisa/ Brian 1-888-939-8399

www.Lbadopt.onfo

AUTOS WANTED

DONATE VEHICLE: RECEIVE $1000 GRO-

CERY COUPONS. National Animal Welfare

Foundation. Support NO KILL Shelters.

Help Homeless Pets. Free Towing, TAX

DEDUCTIBLE, NON-RUNNERS Accepted

1-888-333-3848

AUTOS WANTED

CASH FOR CARS! We Buy ANY Car or Truck,

Running or NOT! Damaged, Wrecked, Salvaged

OK! Get a top dollar INSTANT offer

today! 1-800-267-1591

HELP WANTED

AIRLINES ARE HIRING- Train for hands on

Aviation Career. FAA approved program.

Financial aid if qualified- Job Placement

Assistance. CALL Aviation Institute of

Maintenance (866)296-7093

HELP WANTED

Driver- Start out the year with Daily Pay

and Weekly Hometime! Single Source

Dispatch. Van and Refrigerated. CDL-A, 3

months recent experieice required. 800-

414-9569 www.driveknight.com

HELP WANTED

INSURANCE INSPECTOR FT & PT. For

Kings, Queens and Nassau territories.

Work independently in the field to verify

measurments and condition of homes for

insurance companies. *No Sales *Paid

Training. Computer experience, digital

camera, car, cell phone required. Knowledge

of home construction and customer

service a plus.

Production based pay, $15/ hour. Very

achievable $20-$25/hour for motivated

employees. Apply at: www.mueller- inc.

com Reference #17316

LAND FOR SALE

NYS LAND WANTED Cash Buyer Looking

for 2-3 farms or wood lots in your area.

25-1000 acres, cash deal, quick closing.

No closing costs to you. Local NYS Forestry

Company in business for over 20 years.

Fully guaranteed. Call 800-229-7843

LAND FOR SALE

NY SPORTSMAN & OUTDOOR FAMILY LAND

BUYS! This is the best time ever!! 6AC-along

snowmobile trail WAS: $29,995. NOW:

$13,995. 52AC-Near Salmon River WAS:

$69,995. NOW $49,995. 5AC-Beautiful

woodlands & riverfront WAS: $69,995 NOW:

$39,995. 97AC-Timber & trout stream WAS:

$119,995 NOW: $99,995.

In-house fi nancing. Over 150 land bargains.

Call 800-229-7843 Or visit www.LandandCamps.com

LEGAL

SUPREME COURT OF THE STATE

OF NEW YORK

COUNTY OF QUEENS

KIMBERLY M. LEVEILLE

Plaintiff,

LEGAL

REAL ESTATE CLOSINGS $875. Expd Attorney.

Free Buy/Sell Guide. CRIMINAL MATTERS

Richard H. Lovell, P.C., 10748 Cross Bay,

Ozone Park, NY 11417 718 835-9300. lovelllaw@aol.com.

-against-

FRANCK H. LEVEILLE

Defendant

Index No. 18783-11

Date Summons Filed 8/9/11

Plaintiff Designates QUEENS

County as the place of trial.

The basis of venue is:

Plaintiff’s Residence

SUPPLEMENTAL SUMMONS WITH

NOTICE

Plaintiff’s residence:

7013 Catamaran Way

Averne, N.Y 11692

ACTION FOR A DIVORCE

To the above named Defendant:

YOU ARE HEREBY SUMMONED to answer the

complaint in this action and to serve a copy of

your answer, or if the complaint is not served

with this summons to serve a notice of appearance,

on the Plaintiff’s Attorney within

twenty (20) days after the service of this summons

exclusive of the day of service where

service is made by delivery upon personally

within the state, or within thirty (30) days after

completion of service where service is made

in any other manner. In case of your failure

to appear or answer, judgment will be taken

against you by default for the relief demanded

in the complaint, or where the complaint is

not served with this summons, for the relief

requested in the notice set out below.

PLEASE TAKE NOTICE that the nature and

object of this action is to obtain a judgment

divorcing the parties and dissolving the bonds

of matrimony on the grounds of: (1), and (2)

DRL § 170(1) – the cruel and inhuman treatment

of the Plaintiff by the Defendant, DRL §

170(7) – Irretrievable Breakdown and that the

relief requested is:

1- The granting of a judgment of absolute divorce

against you and in favor of the Plaintiff

dissolving forever the bonds of matrimony

between the parties to the above entitled action;

2- Awarding Plaintiff physical and legal custody

of the minor child of the marriage, Grant

Leveille, DOB: July 3;

3- Child support for the child of the marriage

to be paid by Defendant according to the New

York State Basic Child Support Guidelines;

4- Awarding Plaintiff equitable distribution of

all marital property, including by not limited to

Defendant’s numerous pensions

5- Awarding the Plaintiff maintenance to be

paid by the Defendant; and

6- Declaring the rights of the parties to their

separate property;

7- Compelling defendant to maintain and provide

suitable policies of life and health insurance

for the benefi t of the infant issue;

8- Awarding to Plaintiff the exclusive use and

occupancy of the marital residence located

at 7013 Catamaran Way, Arverne, New York

11692;

9- Awarding Plaintiff reasonable sums for

counsel, investigative, appraisal, accountant,

and other expert fees and expenses;

10- And for such other and further relief as

to the Court may seem just and proper, together

with the costs and disbursements of

this action.

Dated: August 8, 2011

New York, New York

De Leon & Associates, PLLC

By: Sharifa Milena Nasser, Esq

Attorney(s) for Plaintiff

26 Broadway – Suite 2100

New York, New York 10004

Telephone: (212) 747-0200

Facsimile: (212) 747-0202

MISCELLANEOUS

SAWMILLS from only $3997- MAKE & SAVE

MONEY with your own bandmill- Cut lumber

any dimension. In stock ready to ship.

FREE Info/DVD: www.NorwoodSawmills.com

1-800-578-1363 Ext.300N

Recent studies have indicated that use of

the osteoporosis medicine Fosamax® can

lead to fractures in the femur – the hip bone.

These fractures can occur in low-impact

situations, such as when stepping down

stairs or even just falling from a standing

height or less. This significant risk has been

recently added to the Warnings and

Precautions section of the label.

If you or your loved one has suffered a HIP

fracture after taking Fosamax® it is your

best interests to investigate your legal rights

for possible compensation!

Weitz & Luxenberg can help you understand

your legal options. We are one of

America’s largest trial law and products

liability law firms representing injured

persons with total verdicts and settlements

in excess of $3 Billion, and are committed to

represent your interests aggressively and

professionally.

For a free consultation please call us today

at 1-888-411-LAWS (5297).

MISCELLANEOUS

EARN COLLEGE ONLINE. *Medical, *Business,

*Criminal Justice. Job placement

assistance. Computer available. Financial

Aid if qualified. SCHEV certified Call 888-

201-8657 www.CenturaOnline.com

VACATION RENTALS

OCEAN CITY, MARYLAND. Best selection

of affordable rentals. Full/ partial weeks.

Call for FREE brochure. Open daily. Holiday

Real Estate. 1-800-638-2102. Online

reservations: www.holidayoc.com

WANTED

BUYING ALL Gold & Silver COINS FOR

CASH! Also Stamps & Paper Money, Entire

Collections, Estates. Travel to your

home.

Call Marc - Near NYC 1-800-959-3419

Suite de la page (20) Contre l’impertinence

Suite de la page (20)

publient de nos jours publient sous leur

supervision, en dehors de ce privilège, ils

ne publient que de la merde.

Certes, il est des jeunes qui

s’amusent à publier n’importe quoi.

Mais ce n’est pas une raison juste pour

que cette junte de tyrans littéraires dise

n’importe quoi. À ceux qui ne le savaient

pas, je tiens à vous informer que ces

messieurs écrivains sont des papes, ils

n’agissent qu’en chefs de clan. Si vous

n’êtes pas des leurs ils vous étouffent.

Ils s’érigent en « Legba », maîtres des

grands chemins dans la littérature haïtienne

si vous ne vous joignez pas à eux,

ils ne vous laissent pas passer ni percer.

Moi, je brise le silence pour dire à cette

milice qu’elle se trompe et qu’il est des

jeunes écrivains poètes qui n’ont jamais

participé à leurs ateliers de poésie, —et

ceci, certains ne les lisent même pas—

qui réfléchissent beaucoup sur la littérature,

qui lisent beaucoup, qui écrivent des

choses ayant des valeurs littéraires hors

pair, qui ont reçu des prix prestigieux internationaux

sans pour autant avoir reçu

aucune onction littéraire de leur part.

Nous sommes des jeunes écrivains

résistants, nous ne croyons en aucune

forme d’imposition, surtout cette dictature

littéraire, nous ne fléchirons pas les

genoux devant cette autorité dictatoriale,

népotique. Nous sommes là, vivants

! Nous sommes le sel de la littérature !

Si ces Saints intouchables se comportent

ainsi —ils ont les sens pointus en

ce sens— c’est parce que les fantômes

de leur prochaine chute les hantent par

avance !

Ils refusent d’admettre que la

relève nous la prenons déjà ; et que le génie

ne brille que pour un moment.

C’est par une loi naturelle que la

nuit cède la place au jour. Et l’on voit

comment la nature se révolte contre ceux

qui ne respectent pas ses lois. Alors ne

pervertissez pas l’ordre naturel des choses,

messieurs!

Cette littérature, qui est la nôtre ou

le bien commun de tout un chacun, n’est

pas l’héritage de leurs grands-parents,

nous ne permettrons pas ce hold-up. Moi

avec tous mes amis poètes, nous continuerons

à brandir nos plumes en faisant

sept fois le tour clanique de cette muraille

de Jéricho, non pas pour l’ébrécher, mais

pour l’effondrer.

Port-au-Prince le 3 mars 2012

dictatoriale, népotique.» J’assume ouvertement

qu’une large diffusion du

texte de Claude Sainnécharles relève de

la liberté d’expression et qu’il s’agit là

d’une éclairante contribution à la compréhension

du malaise qui sévit actuellement

dans l’espace littéraire haïtien,

malaise d’ailleurs vécu en silence, en

Haiti, par nombre d’écrivains…

Alors même que nous assistons

à une accélération du dépérissement

des institutions nationales, au moment

où la liberté d’expression elle-même, en

Haïti, semble de plus en plus taraudée

tant dans la presse que dans l’espace

rachitique des débats publics, il importe

au plus haut point d’accueillir et

d’apprécier avec objectivité la libre parole

des jeunes poètes haïtiens. Ils interpellent

d’incontournables volets de

notre littérature et il faut souhaiter que

Étonnants voyageurs Haïti participe lui

aussi, et librement, et hors toute langue

de bois autojustificatrice, au nécessaire

débat initié par les jeunes poètes

d’Haïti.

Robert Berrouët-Oriol

Linguiste-terminologue

Montréal, le 4 mars 2012

19

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012


Vol. Vol. 5, No. 5, No. 35 35 • Du • Du 14 14 au au 20 20 Mars Haiti Mars 2012 Liberté/Ha

2012 H

Contre l’impertinence

Casterienne et

Trouillotienne

Malaise dans

la littérature…

Une Antigone

palestinienne

Par Claude Sainnécharles

La première journée de la

troisième édition du festival

Étonnants voyage consacré

en hommage au poète vivant

Georges Castera autour de la

thématique : « L’encre est ma

demeure », a commencé avec

Francketienne, le géant de la

littérature haïtienne. Sa prise

de parole a profondément ému

le public composé de lecteurs

haïtiens avisés et d’étrangers

dont les yeux étaient rivés sur

lui. Il nous a fait voyager avec

étonnement par ses propos éloquents,

par ses expériences littéraires

et artistiques.

Dans la soirée, cette

journée allait se terminer avec

une pléiade d’écrivains haïtiens

: Georges Castera, Lyonel Trouillot,

Syto Cavé, Bonel Auguste,

Claude C. Pierre. Cette soirée a

été animée par Lyonel Trouillot

et introduite, avant tout, de

manière musicale, par la voix du

chanteur Jean Coulange. Lyonel

Trouillot, avec sa voix grave de

haut parleur et imposante, a su

charmer plus d’un ; beau parleur

comme il est ! Tout se déroulait

autour de l’important poète en

question, Castera. L’hommage

rendu à ce dernier est justifié,

il le mérite, car il a apporté un

souffle moderne dans la poésie

créole haïtienne, et surtout il est

le premier. Il fait de sa militance

politique une force habitant sa

poésie, ce qui fait de lui un poète

engagé selon certains.

La prise de parole de

Claude C. Pierre à l’égard de

Georges Castera a été épatante

dans le sens qu’il a fait

Georges Castera

une analyse sémiotique, très

rigoureuse, du vers “l’encre

est ma demeure” qui est le titre

de l’anthologie dudit poète

et un autre intervenant, en

l’occurrence Bonel Auguste, a

fait une approche intéressante

de l’apport moderne dans la

poésie créole haïtienne… et ainsi

de suite !

Au milieu de cette soirée

élogieuse ce qui allait chavirer

mon humeur en amertume fut

leur déclaration choquante. Je

dis ‘’leur’’ je fais allusion à Lyonel

Trouillot, Syto Cave (lui, il a

été quand même quelque peu

modéré) et Georges Castera.

Celui-ci, arrogant de trempe,

sans modestie aucune. Et Lyonel

Trouillot despote. Ils font

comprendre qu’ils tiennent la

clef de la littérature haïtienne, et

quiconque parmi les jeunes qui

écrivent de nos jours, s’ils ne

viennent pas à eux, ils ne feront

pas de la bonne poésie. Ils

se disent être maîtres de la littérature

haïtienne. Spécialement

Georges Castera a dit avec outrecuidance,

sans réserve aucune

devant plusieurs vingtaines de

personnes que les jeunes qui

Suite à la page (19)

Par Robert Berrouët-Oriol

Le Festival littéraire Étonnants

voyageurs, dont la

dernière édition a eu lieu en

Haïti du 1er au 4 février 2012,

a donné lieu à des questionnements

qui méritent d’être pris en

compte avec attention et sérénité.

Dans un premier temps,

les poètes et éditeurs James Pubien

et Jean François T. Toussaint,

des Éditions Bas de page,

dans une «Lettre ouverte au festival

Étonnants voyageurs Haïti

(La pesanteur contre l’oubli) »

et diffusée sur Internet, ont critiqué

la gestion « haïtienne » de

l’événement en mettant l’accent

sur des pratiques sélectives de

cooptation à l’oeuvre dans une

certaine République de la complaisance

littéraire. On s’invite

entre petits copains dont on se

sait redevable et, à l’inverse, on

exclut de la liste des « élus » et

des invités des écrivains majeurs,

entre autres les écrivains

qui, vivant et écrivant au Québec,

font eux aussi honneur à la

Lyonel Touillot et Frankétienne

littérature haïtienne. L’histoire

retiendra que le poète Anthony

Phelps, qui vit à Montréal, a

participé au festival sur intervention

hospitalière, depuis la

France, de son éditeur français…

Les « critères » de sélection/exclusion

n’étant pas publiquement

affichés par Étonnants

voyageurs Haïti, il importe de

bien apprécier et de soumettre

au débat public l’opinion des

jeunes poètes haïtiens.

Dans un second temps,

et dans le droit fil d’une critique

sérieuse et responsable de la

gestion « haïtienne » du Festival

Étonnants voyageurs, le jeune

poète Claude Sainnécharles,

depuis Port-au-Prince, signe

cette fin de semaine un texte

courageux et percutant : «

Contre l’impertinence castérienne

et trouillotienne ». Il le

dit sans détours : « Nous sommes

des jeunes écrivains résistants,

nous ne croyons en

aucune forme d’imposition,

surtout cette dictature littéraire,

nous ne fléchirons pas les

genoux devant cette autorité

Suite à la page (19)

Mise en scène Adel Hakim

Avec les comédiens du Théâtre National Palestinien

C’est un événement. Les

acteurs du Théâtre National

Palestinien sont en France, en

tournée jusqu’à fin mai avec

une Antigone éblouissante,

mise en scène par Adel Hakim,

co- directeur du Théâtre des

Quartiers d’Ivry où la pièce est

donnée jusqu’au 31 mars.

Par Marina Da Silva

Créée à Jérusalem- Est en mai

2011, elle sort des frontières

de la ville occupée, transportant

avec elle le poids et la géographie

du conflit israélo- palestinien

— et l’on est frappé par la

résonance de la tragédie palestinienne

contemporaine avec le

texte de Sophocle, qui date de

près de deux mille cinq cents

ans. Pas d’identification avec

des situations historiques, des

lieux ou des personnages, mais

une mise en abîme autour de la

notion d’injustice et une méditation

philosophique sur la rébellion

et le sens du sacré.

Antigone, condamnée

par Créon à être emmurée vivante

parce qu’elle a voulu

donner une sépulture à son

frère Polynice, est une figure

d’insoumission universelle et

intemporelle ; elle prend ici

une force particulière incarnée

avec charisme et luminosité par

Shaden Salim : « Tes lois ne sont

pas assez puissantes pour nous

interdire de respecter celles des

Dieux. » La jeune comédienne

donne à son personnage une

fougue et une combativité qui

touchent et impressionnent et

apporte par sa seule présence

une couleur supplémentaire

au texte : « Lorsqu’on a vécu

comme moi plongée dans le

malheur, la mort n’est pas un

malheur. » Le malheur et la répétition

du malheur d’Antigone

Suite à la page (18)

20

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 35 • Du 14 au 20 Mars 2012

More magazines by this user