Haiti Liberte 16 Mai 2012

haitiliberte

Vol. 5 • No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti 20 gdes/ USA $1.50/ France 2 euros/ Canada $2.00

HAÏTI LIBERTÉ

JUSTICE • VÉRITÉ • INDÉPENDANCE

1583 Albany Ave, Brooklyn, NY 11210 Tel: 718-421-0162

Email: editor@haitiliberte.com

Web: www.haitiliberte.com

18 Mai, jour du

Drapeau et de

l’Université !

Bilan òganizasyon

popilè yo sou yon lane

Martelly sou pouvwa

a!

Page 6

Voir page 4

Pour un plat de

lentilles

Page 7

Ce beau drapeau de l’Université que nous créons, par ce message, à côté de l’autre, drapeau que nos pères forgèrent à

l’Arcahaie, ce Bicolore glorieux que nous célébrons aujourd’hui. Qu’unis dans les combats comme dans les triomphes,

la gloire passée de l’Ainé galvanisant le courage du dernier venu, ces drapeaux puissent compléter la libération totale de

l’Etudiant et de l’Homme en Haïti.

Lamothe achète le poste de

Premier ministre !

Insurgeons-nous !

Page 10

Voir page 4

Et pour que le crime soit parfait, selon quelques sénateurs et députés honnêtes, Laurent Lamothe a carrément acheté le poste de Premier

ministre par la distribution massive d’enveloppes de 100 milles dollars US tant aux sénateurs qu’aux députés à la

vue et aux sus de la Nation

Les bombardements

terroristes de Damas:

« Made in USA »

Page 17


Editorial

HAITI

Liberté

Un bilan désastreux assorti de

flagrantes illégalités!

1583 Albany Ave

Brooklyn, NY 11210

Tel: 718-421-0162

Fax: 718-421-3471

3, 2ème Impasse Lavaud

Port-au-Prince, Haiti

Tél: 509-3407-0761

Responsable:

Yves Pierre-Louis

Par Berthony Dupont

C

’était déjà vraiment regrettable, écœurant et scandaleux, une injure

même à la Nation, le parachutage par Washington de Michel

Martelly à la tête de l’Etat haïtien à travers des élections truquées,

frauduleuses. Voilà que un an plus tard, malgré gaffes, comportements

indécents, mépris des revendications populaires, mensonges

fieffés, attitudes désinvoltes vis-à-vis de la presse, accrochages outranciers

avec des parlementaires, Martelly a le toupet de vouloir revendiquer

un bilan. D’une audace à nulle autre pareille, il s’est plu à

déclarer : « Je suis très, très content de mon bilan ». Hélas !

Même quand Martelly ne se respecte pas, ce qui est bien connu,

il devrait savoir qu’il y a plein de patriotes, plein d’intellectuels honnêtes,

plein de journalistes conséquents, plein de citoyens responsables,

des hommes et femmes politiques encore honnêtes en mesure

de le regarder droit dans les yeux, bref des haïtiens authentiques qui

au risque même de leur vie peuvent lui jeter à la face: monsieur le

président, arrêtez vos mensonges éhontés, arrêtez de travestir la vérité.

Pourtant les réactions auxquelles on devrait s’attendre de la part

de la société civile, de la grande presse, des partis politiques, restent

molles, timides, à la limite complices.

C’est vrai qu’on n’en est pas encore au chaos politique, mais

au moins on s’attendait à un minimum de décence administrative,

de moralité publique, de ce régime. C’est un pouvoir basé uniquement

sur le bluff, les gestes démagogiques pour épater la galerie,

l’imposture, les coups bas, la démagogie et autres scandales propres

à causer des dommages irréversibles au pays. Un pouvoir qui ne

fait qu’institutionnaliser l’improvisation. En vérité, il ne s’agit pas

seulement de viser Martelly, mais il faut aussi dénoncer ceux qui le

laissent faire, encouragent ses dérives et applaudissent presque ses

outrances langagières, son comportement égocentrique, suffisant,

souvent grossier et caricatural.

On s’attendait certes, à certains dérapages mais pas en aussi

grand nombre. Pas un seul des Premiers ministres désignés par Martelly

n’était pleinement éligible au poste: Rouzier, Gousse Conille et

Lamothe, tous affublés d’un ou de plusieurs handicaps, heurtant les

prescrits constitutionnels ou, dans le cas de Gousse, le respect des

droits de la personne. Malheureusement, nous avons un parlement

croupion, dont la majorité des membres sont des sous-hommes sans

colonne vertébrale, des simiens prêts à marcher à quatre pattes, à se

laisser aller aux actes les plus vils dès qu’ils voient se briller devant

eux le soleil des liasses de billets verts.

Sur le plan de la gestion de l’Etat, et tout le monde le sait, c’est

la catastrophe totale, capitale, un phénomène s’apparentant au duvaliérisme

et au jeanclaudisme s’agissant du pillage des caisses de

l’Etat et de l’exploitation des richesses du pays à leur avantage

exclusif. De ce point de vue, il faut dire que l’une des réalisations

concrètes de ce régime, c’est d’avoir ouvert le ventre du pays aux investisseurs

étrangers, afin que les multinationales viennent accroître

leur fortune au détriment des masses haïtiennes. Cette descente aux

enfers, a fait que bon nombre de paysans ont déjà liquidé leurs terres

à vil prix à ces étrangers, du fait qu’aucune tentative d’améliorer leur

quotidien n’a jamais été tentée par le pouvoir en place. L’exploitation

de nos ressources par des nouveaux colons a atteint un tel niveau

qu’il est maintenant quasiment impossible de stopper le processus

voire le renverser.

Alors, le moment actuel semble comme avoir été tracé d’avance,

presqu’une fatalité. Aucune perspective de révolte ne point à

l’horizon, même pas des velléités de demander des comptes à quiconque

de ce gouvernement. A un moment, où de tous les coins du

globe, le besoin se fait pressant pour secouer le joug du capitalisme,

du néolibéralisme, le régime de Martelly mérite que le peuple conjugue

ses efforts pour s’en débarrasser avant qu’il ne soit trop tard.

Personne n’a encore osé demander à Martelly et à Lamothe,

deux actionnaires de la compagnie Global Voice, ce qui est advenu

de l’argent kidnappé des transferts et appels téléphoniques. Le Parlement-j’approuve

qui en fait devrait veiller au bon comportement

de l’Exécutif, n’en dit rien vu que dans cette atmosphère de corruption,

nombre de parlementaires profitent pour s’enrichir et marchander

leurs votes.

Il est opportun de faire remarquer qu’à l’approche des élections

en République dominicaine aucun de leurs candidats n’est venu faire

un tour en Haïti, alors que nos candidats, eux, à chaque élection se

faufilent dans la République voisine, c’est pour faire quoi ? C’est à la

lumière de ces observations, qu’il faut comprendre les raisons pour

lesquelles jusqu’à présent, aucune enquête n’est en cours en Haiti,

pour établir la vérité sur les 2.5 millions de dollars que Martelly aurait

reçus de l’agent corrupteur de Fernandez, le sénateur Félix Bautista.

Comme on le voit, la corruption, si fatale à la vie économique

et politique du pays est loin d’avoir cessé. Il ne fait pas de doute que

le chaos actuel n’est autre que l’œuvre non seulement de l’infâme

René Préval et du ténébreux pro-consul Bill Clinton, mais également

de la bourgeoisie haïtienne qui n’a cessé de tout faire pour garder sa

réputation de marionnette manipulée et profiter de la situation pourrissante

pour assurer à elle-même, et à ses proches les scandaleux

privilèges auxquels elle a toujours été intéressée.

Dans le cadre du prétendu bilan positif de Martelly, il faut rappeler

le sort fait aux victimes du tremblement de terre. Oui, nombre

d’entre elles ont été déplacées mais comment ? Certaines l’ont été

manu militari, d’autres ont eu leurs abris détruits pour se retrouver

abandonnées à leur sort. D’autres encore, une minorité, ont été relogées

dans des camps pour être abandonnées à elles-mêmes, sans

aucune assistance de l’Etat et des organisations non-gouvermentales

qui en majeure partie vivent des ressources financières mises à la

disposition des déshérités du sort.

C’est triste et même honteux de voir certains médias féliciter

le tandem Martelly-Lamothe, préférant interviewer Sweet Micky, lui

donnant ainsi l’opportunité de véhiculer ses mensonges et ses lubies

qui ne peuvent qu’agacer les gens honnêtes et blesser les revendications

des masses qui aspirent à une vie meilleure.

S’il y a bilan, il est tout à fait négatif, il est même désastreux

et Martelly n’a pas de quoi se montrer «très content». Un bilan qui

n’arrête pas de s’alourdir de mensonges, d’accrocs à la démocratie,

de violences langagières et d’enrichissement d’une clique honteusement

et servilement agglutinée aux basques du chef.

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editor@haitiliberte.com

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Directeur

Berthony Dupont

Editeur

Dr. Frantz Latour

Rédaction

Berthony Dupont

Wiener Kerns Fleurimond

Kim Ives

Fanfan Latour

Guy Roumer

CORRESPONDANTS

EN HAITI

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Jean Ristil

Collaborateurs

Marie-Célie Agnant

J. Fatal Piard

Catherine Charlemagne

Pierre L. Florestal

Yves Camille

Jean-Claude Cajou

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Roger Leduc

Joël Léon

Claudel C. Loiseau

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Dr. Antoine Fritz Pierre

Jackson Rateau

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2

Haiti Liberté/Haitian Times


A travers Haiti

Sit-in du MOLEGHAF devant le Parlement

contre la corruption

Plusieurs dizaines de militants du

Mouvement de Liberté, Egalité

pour la Fraternité des Haïtiens (MO-

LEGHAF) ont participé à un sit-in

devant les locaux du Parlement

haïtien pour dénoncer la corruption

qui gangrène les grands pouvoirs

de l’Etat : l’Exécutif, le Législatif et

le Judiciaire, ce lundi 14 mai 2012,

à l’occasion de la première année de

Martelly au pouvoir et de la clôture

de la première session ordinaire de

la 49e législature. Selon les dirigeants

de cette organisation population

du Fort-National, un quartier populaire

qui se trouve dans la première

circonscription de Port-au-Prince, les

parlementaires ne sont plus les élus

du peuple, ils sont des parasites du

peuple. Ils s’arrangent avec l’Exécutif

dans toutes sortes de combines et

de compromissions, de corruption

au détriment de la population. Ces

derniers jours la corruption dans les

espaces des pouvoirs interpelle la

conscience citoyenne des gens des

quartiers populaires, parce qu’elle

empêche aux gouvernés d’avoir accès

à des services de bases, tels : la

Santé ; l’éducation, l’eau-potable, le

logement, l’emploi et autres.

Au micro des médias qui

étaient présents, le coordonnateur du

MOLEGHAF, Oxygène David s’était

exprimé ainsi : « Nous sommes ici

devant le Parlement pour dénoncer

la malédiction de corruption qui sévit

Sit-in devant le Parlement haïtien pour dénoncer la corruption qui

gangrène les grands pouvoirs de l’Etat : l’Exécutif, le Législatif et le

Judiciaire, ce lundi 14 mai 2012

dans les institutions étatiques depuis

l’arrivée de l’équipe au pouvoir. La

corruption est un obstacle majeur au

développement du pays. Il y a trop de

parlementaires corrompus. Et s’il y a

des corrompus, il y a également des

corrupteurs au niveau de l’Exécutif.

Nous exigeons le départ de tous ces

gens. » D’autres manifestants criaient

haut et fort, au moment de l’arrivée

des parlementaires et le Premier ministre

contesté, Laurent Lamothe : « A

bas Premier ministre 3.5 millions de

gourdes ! A bas député corrompus. A

bas Premier ministre corrupteur ! A

bas sénateurs 75 mille dollars ! »

D’autres militants des organisations

populaires et progressistes

des Forces Patriotiques pour

le Respect de la Constitution et de

la Collective Mobilisation pour Dédommager

les Victimes de Choléra

ont apporté leur support à cette mobilisation

contre la corruption et appellent

la population à se réveiller

pour combattre ce phénomène qui

tend à s’institutionnaliser au fur et

à mesure. Ils dénoncent également

la communauté internationale qui a

toujours supporté tous les régimes

corrompus qui se sont succédés à la

tête du pays, parce qu’elle en a toujours

profité pour ses bénéfices. Certains

observateurs estiment qu’aucun

Etat de droit ne peut être établi dans

ce pays tant que la corruption continue

de régner en maître et seigneur.

Découverte de

2 cadavres à

Carrefour-Feuilles

Les habitants de Carrefour-Feuilles,

Est de la capitale ont découvert les

cadavres de deux jeunes garçons,

criblés de balles à l’angle des rues

Magloire Ambroise et Muller

C

e lundi matin 14 mai 2012, les habitants

du quartier de Carrefour-Feuilles, Est de la

capitale ont découvert les cadavres de deux

(2) jeunes garçons, criblés de balles à l’angle

des rues Magloire Ambroise et Muller. On

ignore la cause de ces meurtres. Les curieux

qui se trouvaient sur les lieux n’étaient pas

en mesures de fournir des informations sur

les victimes. La police et la justice sont arrivées

sur les lieux pour le constat légal.

Le vendredi 11 mai 2012, un autre

individu est mort par balles à la rue Cadet

Jérémie, Carrefour-feuilles. On n’arrive pas

toujours à relever l’identité de ces individus

assassinés, la cause et l’origine de ces meurtres.

Tous les soirs, on entend des coups de

feu partout à la capitale. Des individus armés

qui se réclament de l’ancienne armée

démobilisée refusent de déposer leurs armes

et de rentrer chez eux. Cette situation qui inquiète

la population pourrait déboucher sur

n’importe quoi dans les jours à venir.

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Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti Liberté/Haitian Times 3


18 Mai, jour du Drapeau et

de l’Université !

Lamothe achète le poste de

Premier ministre !

Jeunes d’Haiti, l’avenir de la patrie dépend de vous. C’est vous qui

demain serez appelés à assumer le gouvernement de ce pays. Vous devez

vous unir et prendre conscience de votre mission historique.

Par Jacques E. Leblanc

Double anniversaire, celui du

drapeau et de l’Université. C’est ce

que représente le 18 Mai pour le peuple

Haïtien. Chaque année nous le voyons

revenir et c’est avec la même ferveur

que nous le célébrons.

Nous vivons aujourd’hui des

moments douloureux et nous aimerions

donner à cette date historique du

18 Mai un sens nouveau et une portée

nouvelle en nous adressant à la jeunesse

Universitaire pour lui signaler la

mission de l’Universitaire haïtien, le but

de l’Université Haïtienne, sa signification

au regard du drapeau et autant que

son culte sacré pour cette plus haute

fonction de l’homme libre : la LIBERTE.

S’il est un but suprême digne

de tous nos efforts, digne de toute la

sollicitude de toute la jeunesse qui croit

en sa Mission, c’est notre culture. Il

est tout à fait inacceptable, après 1946

et 1986 de continuer à admette et à

répéter que nos forces spirituelles surtout

celles de l’intelligence et celles de

la personnalité humaine de l’haïtien

soient des forces d’emprunt avec une

origine étrangère et par conséquent

sous l’angle de l’intégration suffisante

ni assimilation parfaite. Une culture

étrangère, donc mercenaire, vestige

d’un passé colonial sans attrait et qui

n’avait d’haïtien que le nom, ressemblant

à ces chaussures « pépé » (1) qui

envahissent nos trottoirs sur la route

de Delmas, trop amples, que le pied

quitte, prend, traîne et déforme, est un

crime et une faute.

Toute culture vraie doit être nationale

d’abord, le fruit de longs et méthodiques

efforts de l’Intellectuel, de l’Université

affranchie du labeur du terrain

haïtien. Vous êtes donc, Messieurs les

Etudiants à cause de cette impérieuse

mission qui est dans ce pays où tout

ce qui n’est pas la jeunesse a tendance

à dégénérer- dévolue à la jeunesse

actuelle de notre Université, destinée à

devenir, que dire à être le centre de la

culture haïtienne, obligée de lutter pour

une culture nouvelle et libre, laquelle

dans ses données immuables doit- être

afro-américaine et Latine.

Aujourd’hui nous avons donc devant

nous une lutte : libérer la culture

haïtienne de toute emprise absolue,

par conséquent exclusive, lui donner

son équilibre psychologique et vital

et la replacer sur son terrain d’élection

qui est afro-américano-latin. Pour

y parvenir il faut d’abord accéder à

l’autonomie Universitaire réelle, grâce

à laquelle l’Université sera libérée de

toute influence politique militante pour

devenir un Patrimoine National large,

le vrai centre indépendant de formation

d’une âme essentiellement haïtienne,

dégagée de toute servitude Politique,

Economique, Intellectuelle et Culturelle,

prête à assumer sa tâche historique, sa

grandiose mission patriotique : celle

de rallier toutes les forces spirituelles

anticoloniales nettement hostiles aux

servitudes du passé et au triste héritage

de soumission et de domination de nos

Intelligences et de nos Consciences .

Nous plaçons donc devant vous

un nouveau drapeau : l’Université

autonome pour et par une culture affranchie

et non partisane : telle est et

doit être aujourd’hui, la position doctrinale

de l’Université

Vous hisserez désormais, Messieurs

et dames les étudiants ; ce

beau drapeau de l’Université que

nous créons, par ce message, à côté

de l’autre, drapeau que nos pères forgèrent

à l’Arcahaie, ce Bicolore glorieux

que nous célébrons aujourd’hui.

Qu’unis dans les combats comme dans

les triomphes, la gloire passée de l’Ainé

galvanisant le courage du dernier

venu, ces drapeaux puissent compléter

la libération totale de l’Etudiant et de

l’Homme en Haïti.

Et pour qu’ils restent désormais

étroitement élancés que dans leurs plis

glorieux, ils abritent les mêmes résolutions

de vaincre ou de mourir qui nous

rendirent célèbres. Nous les plaçons

tous les deux sous le même vocable :

La Liberté !

Afin qu’ils restent tous les deux

le signal de l’émancipation totale de

l’haïtien contre toute colonisation

étrangère, le signe de Ralliement de

toutes les consciences sous une seule

bannière glorieuse et immortelle, et

que pour toujours ils indiquent nos

Drapeaux au passant qui les interrogera

avec émotion. Que désormais il y ait

une nation distincte des autres nations,

et une culture nationale autonome

distincte des autres cultures, grâce à

laquelle nous pouvons reprendre dans

le monde la place altière que nos ancêtres

nous ont léguée, la seule, Messieurs

et dames les étudiants, qui soit

digne de nous et de la gloire de notre

passé, celle qui marquera la fin d’une

longue lutte vers la liberté, la place des

vainqueurs : la première.

Jeunes de mon pays, l’avenir de

la patrie dépend de vous. C’est vous

qui demain serez appelés à assumer

le gouvernement de ce pays. Vous devez

vous unir et prendre conscience de

votre mission historique. A l’occasion

du dix-huit mai, le journal Haïti Liberté

vous parle. Il vous lance un appel pour

que vous commenciez à forger vousmêmes

votre avenir et vous préparer

des lendemains meilleurs.

Par Thomas Péralte

Trois événements politiques ont marqué

la date du 14 mai 2012 : la ratification

de l’énoncé de politique générale

du Premier ministre contesté, Laurent

Lamothe à la Chambre des députés, la

clôture de la première session ordinaire

de la 49e législature et le bilan des premiers

365 jours du président Martelly à

la tête du pays.

D’abord à la Chambre des députés,

le Premier ministre, Laurent Lamothe

s’était présenté avec son très gros cabinet

de 22 ministres. Après sa présentation

et un court débat, à la demande du

président de la Chambre des députés,

Levaillant Louis-Jeune, 70 députés ont

voté pour, 6 contre et 3 se sont abstenus

sur un total de 79 députés présents dans

l’assemblée. Le vote est intervenu suite à

une brusque coupure de l’électricité dans

la salle.

Après lecture et présentation de la

liste des ministres faisant partir du cabinet

Ministériel du nouveau Gouvernement

Martelly-Lamothe, les députés ont

pris tour à tour la parole et posé des questions

au Premier Ministre. Pour éviter de

finir trop tard, Levaillant Louis-Jeune, le

Président de la Chambre basse a décidé

de passer au vote, malgré que de nombreux

députés n’aient pas pu s’exprimer.

Une autre séance pourrait être organisée

avec le Premier Ministre pour qu'ils puissent

lui adresser leurs questions.

Voici donc la composition du nouveau

cabinet ministériel :

Ministre des Affaires Sociales et du Travail

- Ronsard St-Cyr

Ministre de l'Agriculture des ressources

naturelles et du Développement Rural -

Thomas Jacques

Ministre des Affaires Étrangères et des

Cultes - Laurent Lamothe

Ministre délégué auprès du Premier Ministre

chargé des relations avec le Parlement

- Ralph Théano

Ministre délégué auprès du Premier Ministre

chargé des Droit de l'Homme et de la

lutte contre la pauvreté extrême - Marie

Carmelle Rose Anne Auguste

Ministre à la Condition Féminine et aux

Droits des Femmes - Yanick Mézil

Ministre de la Culture - Jean Mario Dupuy

Ministre de la Communication - Ady Jean

Gardy

Ministre de l'Éducation nationale et de

la Formation professionnelle - Réginald

Paul

Ministre de l'Économie et des Finances -

Marie Carmelle Jean Marie

Ministre de l'Intérieur et des Collectivités

Territoriales - Thierry Mayard-Paul

Ministre de la Justice et de la Sécurité

Publique - Jean Renel Sanon

Ministre de la Santé Publique et de la

Population - Florence Duperval Guillaume

Ministre du Tourisme - Stéphanie Balmir

De l’or à profusion dans l’île

Par Jackson Rateau

Dans un article paru en Novembre

2009, l’hebdomadaire Haïti

Liberté avait publié un recensement

des mines disponibles dans le

sous-sol d’Haïti telles l’or, l’argent,

l’alluminium, le cuivre etc.

Quelques 2 ans et demi plus

tard, mai 2012, l’agence américaine

Huffington Post (HP) publiait

l’existence de mines d’or dans le

sous-sol haïtien. Selon la journaliste

Martha Mendoza auteure de

l’article pour HP, les forages exploratoires

entrepris au cours de l’année

2011, ont permis de déceler dans le

sous-sol d’Haïti des quantités importantes

de ce métal précieux, estimées

à 20 milliards de dollars US.

Une société de forage de mine

non identifiée jusqu’à présent, qui

opérait dans les montagnes du

Nord-est, de façon à determiner la

meilleure formule d’extration dans

cette montagne, persiste encore

dans ses travaux de forage. Toutefois,

il n’y a aucune précision concernant

une quelconque compagnie

haïtienne qui aurait la tâche de supervision

et de surveillance des recherches

pour l’Etat haïtien.

Les informations communiquées

dans la dépêche ont aussi fait

savoir qu’en République Dominicaine,

les travaux d’extraction de

l’une des plus grands mines d’or

dans le monde éstimé à 23 millions

d’once, doivent être lancés l’année

prochaine (2013). Cette quantité

importante équivalant à 40 milliards

de dollars US doit être partagée

à égale valeur (50%) à chacune

des 2 républiques de l’île (Haïti et la

République Dominicaine).

La journaliste Mendoza,

rappelant que le budget annuel

d’Haïti est d’un milliard de dollars

US pour l’exercice 2011 – 2012

Les députés votant pour ratifier Lamothe

Villedrouin

Ministre des Travaux Public, Transports,

Énergie et Communications - Jacques

Rousseau

Ministre de la Planification et de la coopération

externe - Josépha Raymond

Ministre de la Défense - Jean Rodolphe

Joazile

Ministre du Commerce et de l'Industrie -

Wilson Laleau

Ministre de la Jeunesse, des Sports et de

l'Action Civique - Jean Roosevelt René

Ministre de l'Environnement - Joseph

Ronald Toussaint

Ministre des Haïtiens vivant à l’étranger

- Daniel Supplice

Ministre délégué auprès du Premier Ministre

chargé de promotion de la paysannerie

- Marie Mimose Félix

Avant la présentation de l'énoncé

de Politique Générale du Premier Ministre

ratifié, Laurent Lamothe, l’Assemblée

des députés a approuvé par 39 voix

pour, 1 voix contre et 13 abstentions,

le rapport de la Commission spéciale

chargée d’enquêter sur les irrégularités

qui avaient entaché les élections de

Novembre 2010 et Avril 2011 dans 4

circonscriptions. Le rapport de la Commission

reconnaît finalement la victoire

des 4 députés visés par cette enquête.

Il s’agit des Députés : Amos Durboirant

[Belladère] ; Jean Bertold Bastien [Carice

Le cabinet ministériel de Lamothe Martelly

Debout le Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé des Droit

de l'Homme et de la lutte contre la pauvreté extrême - Marie Carmelle

Rose Anne Auguste

/ Monbien Crochu] ; Patrick Domond

[Jacmel] et Jean Rigaud Bélisaire [Abricot/Bonbon],

qui siègeront à la Chambre

basse, à la rentrée de la 2e session de

l’année législative, le deuxième lundi de

juin 2012.

Ce lundi 14 mai, le président Martelly

a participé à deux cérémonies au

Champ de mars et au Gymnasium Vincent.

Au Parlement haïtien les députés

et sénateurs se réunissent en Assemblée

nationale pour clôturer la première Session

de l’année. L’installation du nouveau

gouvernement Martelly/Lamothe

aura lieu demain mercredi 15 Mai 2012.

Et pour que le crime soit parfait,

selon quelques sénateurs et députés

honnêtes, Laurent Lamothe a carrément

acheté le poste de Premier ministre par

la distribution massive d’enveloppes de

100 milles dollars US tant aux sénateurs

qu’aux députés à la vue et aux sus de

la Nation.

Quelle honte pour le pays ! Quel

accroc à la démocratie !

et que ce montant est financé à

plus de 60% par l’international, a

soutenu dans son article que cette

richesse qui devra être obtenue à

partir de l’exploitation des mines

d’or du pays, pourrait bien servir à

financer la construction des écoles,

des routes, des réseaux de drainage

; elle pourrait aussi servir à

l’alimentation de la population en

eau potable.

Selon ce qu’a informé Dieusseul

Anglade, directeur du Bureau

des Mines et de l’Energie, les compagnies

d’exploitation minière sur

le terrain en Haïti sont parvenues à

de nouvelles découvertes et se sont

avancées à grands pas vers la phase

d’exploitation. Il a ajouté qu’il y a

lieu de renforcer l’autorité minière

afin de protéger les intérêts du

pays dans le cadre des opérations

d’exploitation. « Oui, nous avançons

vers l’exploitation. Nous avons

3 compagnies minières qui travaillent

aux chantiers d’exploitation.

Elles doivent produire des études

de faisabilité bientôt sur des sites

miniers pour lesquels nous avions

signé des contrats depuis 1997. Ces

contrats ont été publiés en 2005

dans le journal officiel ‘Le Moniteur’.

Cette compagnie exécute actuellement

ses travaux. Nous attendons

les rapports de faisabilité.

De manière très certaine, nous attendons

des conclusions positives

de ces études pour avoir des exploitations

minières certaines en Haïti

dans les années à venir...Il y a des

découvertes à partir des travaux de

surface...Nous attendons les décisions

du gouvernement devant

nous permettre de forer les sites

prospectés...L’Etat haïtien doit disposer

des structures de surveillance,

avec un pouvoir de contrôle sur les

compagnies d’exploitation, car il est

d’une importance capitale de protéger

ces richesses... ».

4

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012


Twa fèy, Twa rasin O

Aventures et mésaventures de coquins et de fripons

Par Fanfan la Tulipe

Trois petits mots percutants et

sonores lâchés par le sénateur

Jean Hector Anacacis ces derniers

jours continuent de faire l’actualité.

A propos des tractations entre la

présidence et les parlementaires

pour forcer la ratification de Laurent

Lamothe comme Premier ministre,

«l’honorable» parlementaire

de l’Ouest a eu à dire :«tout mounn

jwenn». Comment l’a-t-il su ? Qui

sont-ils ceux-là qui ont trouvé, ki

jwenn ? Qui a facilité ces «trouvailles»?

Pour parler avec tant de

trouvante précision, Anacacis luimême,

a-t-il déjà «trouvé» ? C’est

un secret de coquins circonscrit aux

pères conscrits. Secret d’aventures

friponnes.

Toutefois, la semaine dernière,

sur les antennes de Radio Kiskeya,

aux Nouvèl 4 trè, le sénateur et pasteur

Andris Riché de la Grande Anse

a fait quelques confidences et commentaires

qui n’ont pas fait honneur

au «grand corps», du moins à ceuxlà

qui ont «trouvé». Kisa yo jwenn ?

Selon Riché les «trouvailles»

auraient été de l’ordre de 400.000 à

600.000 gourdes, de quoi «acheter

quelques lots de patate» a renchéri,

sur un ton méprisant, «l’honorable»

parlementaire grand anselois.

Pourtant, malgré la vénalité,

avouée, de ses collègues, Riché «pa

mete pèsonalite moun nan en jeu».

Coquin ? Oui. Fripon ? Oui. Mais il

ne faut pas mettre la «personnalité»

d’un «digne» élu du peuple en

question. Ce qui n’empêche pas

non plus le pasteur et sénateur

de commenter :«dans toute l’histoire

d’Haïti, il y a toujours eu des

Conzé». Fripouille, traître, vénal, autant

de qualités qui siéent à nombre

de pères conscrits, toutefois il ne

faut pas toucher à leur «personnalité»,

kidonk à leur «honnêteté». Les

noms de ces fripons qui ont «trouvé»

? Les «trouveurs»? Ce ne sont

ni Anacacis ni Riché qui vont nous

les dévoiler. Question de solidarité

coquino-fripono-parlementaire.

Qui sait ? L’occasion faisant le larron,

un jour nèg ka jwenn tou. En

attendant, motus, on travaille pour

la patrie. Rat konnen, chat konnen,

la barrique de maïs restera là, entre

fripons.

Dr. Kesler Dalmacy

1671 New York Ave.

Brooklyn, New York 11226

Tel: 718-434-5345

Le docteur de la

Communauté Haïtienne

à New York

Joel H. Poliard

M.D., M.P.H.

Family and Community

Medicine

Public health and Pediatrics

5000 N.E. Second Ave,

Miami FL, 33137

tel. (305) 751-1105

Entre coquins, l’atmosphère

est souvent faite de déblosailles,

bwouyay, chamailles, pagailles et

batailles. Ce qui explique le retentissant

souflèt marasa, l’humiliant

coup bas porté au docteur et sénateur

Kély Bastien qui, selon le président

de la Chambre basse, Levaillant

Louis-Jeune, était allé quémander

un portefeuille ministériel. Alors que

le nom de monsieur le docteur avait

été retenu pour le poste de ministre

de l’Environnement dans le nouveau

gouvernement Martelly/Lamothe

et que même notre Dòc avait

commencé à dévoiler ses grandes

priorités face à la dégradation accélérée

de l’écosystème, le mec a subi

une manman rebuffade de dernière

minute. Rancune Sweetmickyste ?

Petite vengeance présidentielle mesquine

?

L’air indigné du rejet, Levaillant

Louis-Jeune, stigmatisant le

manque de rectitude de son ancien

collègue issu comme lui de la plateforme

INITE a eu à déclarer : «il l’a

cherché… Cela doit servir d’exemple

aux jeunes comme Kély qui font de

la politique, car, Dieu vous a donné

une colonne vertébrale pour que

vous puissiez vous tenir droit. Il faut

éviter les trahisons, être cohérent

avec soi-même et garder une ligne

politique stable ». Toutefois, malgré

l’absence de verticalité de Bastien,

Louis-Jeune a quand même affirmé

avoir «du respect» (sic) pour lui

et ses méthodes institutionnelles.

Comprenne qui pourra. Entre coquins

il faut bien se ménager.

Dans le cadre des tractations

pour forcer la ratification du PM

désigné, une réunion semble s’être

tenue à la résidence privée de Martelly.

C’est au cours de cette rencontre

que le secrétaire général adjoint

d’INITE, le docteur Jean Joseph

Molière a eu à déclarer tout de go

que le parti ne comptait pas voter en

faveur de la ratification de Lamothe.

Alors que le président Michel Martelly

et Lamothe s’étaient montrés

– semble-t-il – ouverts à vouloir

partager les responsabilités avec

l’ancienne plateforme de Préval, la

coordination nationale d’INITE opposa

une fin de non-recevoir à cette

plotonnade contre nature. « Nous

n’entendons pas participer au nouveau

gouvernement, car le Premier

ministre ne satisfait pas aux exi-

Jean Hector Anacacis

gences de l’article 157 de la Constitution.

Laurent Lamothe ne répond

qu’au critère ayant rapport à l’âge »,

Le sénateur et pasteur Andris

Riché de la Grande Anse

a eu à préciser le docteur Jean Joseph

Molière. Ce dernier devra s’en souvenir

et faire attention parce que

des tuipades et des koulanguiettades,

Martelly en a à revendre.

Or il se trouve qu’il n’y avait

pas eu de communication entre le

directoire de la plateforme et sa base,

c’est-à-dire ses parlementaires. La

présidence, cercle de fripons, profitant

de cette poussée adrénalinique

de Molière aurait alors demandé à

l’intrigant coquin qu’est le sénateur

Lambert de jeter son poids dans la

balance, ce qui fut fait. N’ayant pas

été informés de la décision officielle

de la coordination nationale, les

sénateurs d’INITE, manifestement

manipulés par Lambert, trouvèrent

que c’était « une insulte qu’une telle

décision soit prise sans l’avis de tous

les parlementaires qui représentent

le bras armé d’INITE. À cette décision

nous ne sommes pas tenus »,

réagit un parlementaire outré. Est-ce

que tout mounn jwenn ce soir là ?

Un député d’INITE qui compte

voter en faveur du Premier ministre

ratifié a même déclaré que « Lamothe

est un homme dynamique qui

a déjà fait ses preuves aux Affaires

étrangères. Il mérite notre confiance

comme Premier ministre ». On ne

peut sûrement pas dire que lui li

pa jwenn tou. L’INITE en désagrégation

? Distribution de «quelques

lots de patate» à quelques sénateurs

pour arracher leur vote ? On ne le

saura jamais d’autant que selon la

formule du pasteur-sénateur Riché,

il ne faut mettre en jeu la «personnalité»

de quiconque et surtout il

faut laisser le jeu des aventures et

mésaventures des coquins faire son

cours.

Toujours dans le cadre de la

ratification à marche forcée du sieur

Lamothe, une eskonbrit a éclaté

entre le professeur Sauveur Pierre

Etienne, coordonnateur général de

l’Organisation du Peuple en Lutte

(OPL) et l’ex-Sénatrice Edmonde

Supplice Beauzile, présidente de la

Fusion des Démocrates. Le premier,

en démon contre les « ambivalences

politiques » de la seconde, a annoncé

sur les ondes de Radio Magik 9 que

son parti se retirait de la plateforme

Alternative (OPL, KID et Fusion), à

cause de profondes divergences avec

L’ex-Sénatrice Edmonde Supplice

Beauzile, présidente de la Fusion

des Démocrates

Sauveur Pierre Etienne,

coordonnateur général de

l’Organisation du Peuple

en Lutte (OPL)

les sociaux-démocrates. A l’origine

des désaccords avec la Fusion il y

aurait le vote en faveur de Lamothe.

La Plateforme est constituée désormais

du KID et de la Fusion des sociaux

démocrates en attendant que

ces deux coquins pètent une lòbèy

s’ils ne peuvent pas s’entendre sur

le choix d’un candidat unique aux

prochaines présidentielles.

Apparemment, Beauzile en

voyage en Colombie aurait laissé

au sénateur Mélius Hyppolite de

l’OPL le soin de voter pour elle, en

faveur de Lamothe. Hyppolite agissant

comme un grand naïf ou un

grand niais aurait cru que toute la

plateforme Alternative était d’accord

et de ce fait il aurait donc voté

pour Lamothe. Une histoire qui ne

tient pas debout. Mélius peut-il prétendre

qu’il n’avait pas eu le temps

de vérifier avec son coordonnateur

le degré de fusion de Beauzile, au

point de s’être brûlé et de voter

pour Lamothe ? Ce melimelo sent le

tout mounn jwenn à cent lieux à la

ronde. Qui a «trouvé» quoi ? Combien

? Quand ? Mais Pierre Etienne

a préféré assumer que Beauzile avait

piégé Hyppolite. Petit truc de coquin

pour dédouaner un autre coquin.

Ce qui surtout avait rendu

Pierre Etienne furieux, c’est le fait

que Dame Beauzile porterait ces

jours-ci un bracelet rose d’où le

vote en faveur de la déclaration

de l’énoncé de politique générale

du Premier ministre Laurent Salvador

Lamothe. Rompu aux pratiques

coquines et friponnes, Pierre

Etienne a vite compris que Beauzile

voulait «et le beurre et l’argent

du beurre». Selon Sauveur, pas

plus tard que le 2 avril dernier,

lors d’une réunion, les membres de

l’Alternative dont sont membres la

friponne et le fripon étaient d’accord

pour «nou rete dan lopozisyon».

Voilà que la friponnarde a

choisi de voter en faveur de la politique

générale du Premier ministre

Laurent Lamothe. Aussi aux yeux

du friponnard dépité :« se yon dam

sa k enterese l se pa enterè Ayiti,

se pa enterè pati yo, se ki jan pou

l jwenn finansman pou eleksyion

l nan Plato Santral, ki jan pou l

gen pouvwa a». Hier, aventure

pour une Alternative. Aujourd’hui,

mésaventure lors d’une brûlante et

flirtante Fusion avec le pouvoir.

Mais vye manman te pare

pou zepina. Selon la Beauzile, les

problèmes au sein d’une plateforme

ne peuvent pas se discuter

sur les ondes. Réagissant avec furie

aux critiques fielleux de Pierre-

Etienne, la présidente de la Fusion

a dit haut et fort que son parti

n’est sous la tutelle ni de l’OPL

ni de la Konvansyon Inite Demokratik

(KID) d’Evans Paul au sein

de l’Alternative et qu’elle n’avait

de leçons à recevoir de personne.

Men pa w, Sauveur. Elle a rappelé

à Monsieur l’Epinard que lorsque

tous les députés OPL avaient ratifié

Conille, la Fusion avait choisi

de s’abstenir et lui n’avait alors

rien trouvé à redire. Pourquoi

aujourd’hui prendre le mors aux

dents?

Auparavant, la Fusion fidèle

à ses principes, au dire de la sénatrice,

était restée jusqu’au bout

fidèle à son mot d’ordre de boycott

des élections présidentielles

et législatives en 2010/2011, ce

qui n’avait pas été le cas pour

l’OPL. Pourtant, les deux partis

«te chita, nou konsète» et puis et

puis anyen. Alors pourquoi cette

poussée d’adrénaline dans les

veines surdistendues de Sauveur ?

Pourquoi cette réaction de ti kòk

batay, alors qu’entre fripons on se

connaît bien, même trop bien ?

De façon pertinente, le site

internet de Radio Kiskeya a commenté

:« Mardi soir, lors de l’avantdernière

étape du processus de

ratification en cours au Parlement,

Edmonde Supplice Beauzile et ses

neuf collègues arrivés en fin de

mandat avaient largement contribué

au vote massif, sans débats

réels, -mais sur fond de soupçons

persistants de corruption- qu’avait

obtenu Laurent Lamothe». De

toute façon tout moun dwe te

jwenn, pour assurer un vote aussi

massif. On aurait alors besoin

des lumières du sénateur-pasteur

Andris Riché pour savoir avec précision

de combien de «lots de patates»,

Dame Fusionnante avait dû

bénéficier. Le voisinage de Youri le

ténébreux, l’homme des 30%, lui

avait été sans doute très utile.

Il faut s’attendre à d’autres

mésaventures. Les stations de

radio très critiques de Martelly

bruissent déjà de zen, tripotages,

colportages, radotages et bavardages.

Ne raconte-t-on pas que le

doc Bastien avait déjà enfilé son

complet neuf pour se rendre au palais

national et de là au Parlement

lorsqu’un ultime appel téléphonique

d’un membre de l’entourage

du chef de l’Etat l’aurait informé,

en catastrophe, que son nom venait

juste d’être rayé de la liste des

ministres confirmés. Or un coup de

fil provenant du cabinet du Premier

ministre avait auparavant invité

l’intéressé à se mettre en plume

de paon pour aller faire le grand

panpan avec lui à la Chambre

basse. On peut seulement souhaiter

que cette giflante déception ne

soit à l’origine d’une…embolie pulmonaire

pour Bastien.

Un proverbe de chez nous dit

que nan batèm frize nèg manje

kaka chwal. Bon appétit messieurs,

mesdames les ministres !

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti Liberté/Haitian Times 5


Kwonik Kreyòl

Bilan òganizasyon popilè yo sou yon lane

Martelly sou pouvwa a!

Nan bilan yon lane Michel Joseph

Martelly sou pouvwa a se yon

katastwòf pou dirijan òganizasyon

popilè yo. Nan konferans pou laprès,

responsab òganizasyon yo fè konnen

pouvwa tèt kale, kale tèt la pa ateri

nan katye popilè yo, se plis diskou,

pawòl anlè y ap pale chak jou, se eskandal

sou eskandal y ap tande chak

jou, k ap eklate ant pouvwa Leta yo,

eskandal kòripsyon ki menm depase

fwontyè a, yo tande. Pa genyen anyen

ki fèt pou amelyore kondisyon lavi mas

pèp la. Okenn nan priyorite prezidan

Martelly a, ki se 4 E li yo : Edikasyon,

Etadedwa, Amplwa ak Anviwonnman

pa rive touche mas pèp la, nan katye

popilè yo.Tout bagay sa yo se blòf. Se

grangou, lamizè, chomaj, ensekirite,

enpinite, vyolasyon dwa moun k ap

taye banda nan katye popilè yo, kote

Minustah pa janm sispann touye moun

ak Kolera. Oganizasyon popilè yo pa

kache desepsyon yo fas ak rejim tèt

kale, kale tèt la, ki t ap pale sou chanjman

nan kanpay li, yon lane aprè yo

konstate peyi a ap plonje pi plis nan

twou san fon.

Nou menm nan mouvman pou

libète, Egalite ak Fratènite tout Ayisyen

(MOLEGHAF) rele laprès la se pou fè

bilan pouvwa tèt kale, kale tèt la, ki

genyen mesye Michel Joseph Martelly

nan tèt li. Pouvwa sa a te di li chita sou

4 gran priyote li te rele 4 E: Edikasyon,

Etadedwa, Anviwonnman ak anplwa.

Pou nou menm nan katye popile ak rès

mas pèp la, nou konstate pa gen anyen

ki fèt pou wete mas pèp la nan mizè,

povrete ak grangou. Se menm bagay la

k ap kontinye, kèk ti pwojè kachfòwèk,

blòf, mansonj, koripsyon, dil dwòg, vòl

sou do mas yo.

Pa gen youn nan prioyorite yo ki

ateri nan mas yo, y ap pale sou lekòl

gratis, nou wè se menm pwojè sibvansyon

kèk lekòl k ap kontinye e yo pa

menm ka peye pwofesè yo, se chif y ap

bay ak pwogram demagoji k ap fèt tout

lasentjounen, pa gen anyen ki chanje.

Pou kesyon Etadedwa a, pa gen

sa pyès, nou konstate se yon Leta

vwayou, yon Leta diktatoryal ki la a, k

ap kraze enstitisyon yo, tolere enpinite

a, fè arestasyon gwo ponyèt sou depite

an fonksyon, konwonpi depite ak senatè,

gagòt nan administrasyon piblik

yo. Lajistis ap vann kou pate cho nan

tout tribinal, mas pèp la pa ka jwenn

jistis, se abi, enjistis ak enpinite k ap

fèt sou li chak jou. Se fòs etranje yo ki

nan MINISTA k ap vyole dwa pèp la epi

touye l ak Kolera, vyole jèn gason ak

jèn fi.

Anviwonnman peyi a ap fin degrade

chak jou, pa gen okenn dispozisyon

ki pran pou anpeche peyizan yo

koupe pye bwa epi ankouraje rebwazman

fèt, pa gen okenn dispozisyon ki

pran pou anpeche kay konstwi nenpòt

ki kote, kanalize dlo, pwoteje anviwonnman,

pwoteje forè, tèt mòn yo. Se sak

fè depi yon ti lapli tonbe tout moun se

rèl kay makorèl e se toujou mas pèp la

ki viktim epi ONG ak responsab Leta yo

ap fè lajan sou do viktim yo.

Zafè anplwa, kreye travay la,

nou paka pale sou sa menm, se menm

Oganizasyon popilè yo pa kache

desepsyon yo fas ak rejim tèt

kale, kale tèt la, ki t ap pale sou

chanjman nan kanpay li. Yon lane

aprè yo konstate peyi a ap plonje

pi plis nan twou san fon

politik neyoliberal-privatizasyon,

kreyasyon zòn franch, eksplwatasyon

fewòs pouvwa tèt kale, kale tèt la ap

aplike. Se revokasyon sou revokasyon

k ap fèt nan antrepriz piblik yo ak enstitisyon

Leta yo. Pouvwa Martelly a pa

janm fè anyen pou plis 10 mil manman

ak papa pitit yo te revoke nan TELEKO,

APN, ONA, SMCRS elatriye, ki lage nan

lari a de bra pandye, se manti sèlman l

ap ba yo, pou fè yo dòmi. Pouvwa Martelly

a pa fè anyen pou fè patwon yo respekte

salè minimom 250 goud ak bon

jan kondisyon travay nan faktori yo ak

zòn franch yo, okontrè se revokasyon

ouvriye yo ap sibi chak jou, se dwa yo

patwon yo ap vyole, kote yo anpeche

yo fè sendika pou defann enterè e fè

respekte dwa yo. Agrikilti peyi a ki se pi

gwo sous kreyasyon anplwa pou kreye

richès, konbat grangou, mizè, povrete

pa t nan lis priyorite yo, peyizan yo

bandone pou kont yo, yo oblije abandone

tè yo pou y ap pran imilisyon lòt

bò fwontyè a.

Devan sitiyasyon malouk sa

a mas pèp la ap fè fas chak jou, kote

grangou, mizè, chomaj, povrete ap fè

moun nan katye popilè yo monte lesyèlpado

chak segonn, pandan pouvwa

tèt kale, kale tèt ap plonje peyi a nan

twou san fon. Se sak fè nou menm nan

katye popilè nou di men rezilta yon

lane ekip tèt kale, kale tèt la nan tèt

peyi a.

Rasambleman Militan Sensè

« RAMIS » bo kote pa l fè konnen : «

14 me 2011-14 me 2012, sa fè yon

lane depi prezidan Martelly ap banbile

nan tèt peyi a, li te fè yon pakèt

bann pwomès, kòmkwa l ap fè lekòl

gratis, l ap konstwi 20.000 kay chak

ane, yo te fè l kado 30.000 kay, lè sa

Leta, ki te la a, pa t ba li tè pou l mete

yo, li te di lavichè a pral bese. Angwo,

li te di gouvènman pa l la se

pou koupe fache ak sistèm ki la a.

Yon lane aprè, kontinite a la pi red,

paske pa gen lekòl gratis vre, sinon

se pwogram k ap fèt, pa gen okenn

kay ki konstwi, mizè a debòde nèt

nan pwogram viv grangou a, viv

chomaj la. Pouvwa ki anplas la toujou

ap pale sou 4 gran E, epi gen yon

senkyèm E ki pa janm devwale, se

E sa a ekip la renmen, epi se sa k ap

tiye pèp la.

Anviwonnman 0 sou 10

Etadedwa 0 sou 10

Jistis 0 sou 10

Edikasyon 2 sou 10

Anplwa 0 sou 10

Sante 0 sou 10

Ensekirite 100%

dilè dwòg 100%

Koripsyon 100%

mansonj 100%

vyolasyon dwa moun 100%

Yo fò anpil nan achte gwo mak

machin, pou fè bèl kòtèj, nan achte palmantè

pou ratifye Premye minis. Sa fè n

konprann byen, ou ka sòti nan nenpòt

ki peyi, epi ou vin okipe nenpòt gwo

fonksyon an Ayiti, depi w gen lajan.

Paske palmantè yo gen yon kwi ak yon

valiz ki rele : pa janm plen. Chak lè kwi

sa plen, yo vide l nan valiz la. Depi se

pou yo ratifye yon premye minis, nan

kèlkeswa kondisyon an, yo la non sèlman

pou yo bay kowòm, epi pou yo

vote tou san deba, tèt bese. Aprè y ap di

se vòt politik, epi verite a se gwo enterè

pèsonèl, se pa enterè peyi a, palmantè

sa yo pa konn zafè peyi menm.

Gouvènman tonbe, gouvènman

monte, se menm penpenp la, Sa k pi

rèd la, yo jwenn nan minis yo ki gen

doub nasyonalite, yo vote gouvènman

ak menm minis lan. Se la a tout moun

wè pa gen afè peyi k ap regle.

Yon nouvo

batiman pou

ONA

Martelly limen flanm etènèl ou

flanm avi Divalye a

Vandredi 11 Me 2012 ki sot pase a,

Michel Martelly inogire yon nouvo

batiman tounèf pou Ofis Nasyonal

Asirans Vyeyès (ONA) nan kwen ri

Rigaud ak ri Lama nan Petyonvil. Prezidan

Martelly te gen ak li direktè jeneral

ONA a Bernard Degraff.

ONA se kote anpil lajan ap jere

sitou lajan travayè ak ouvriye men

malerezman se pa janm yomenm ki jwi

lajan sa yo. Se toujou ant grannèg, gwo

zotobre yo, lajan ONA separe. Nou pa

Immaculeé Bakery

& Restaurant

2 Locations en Brooklyn

Nouvo batiman Ofis Nasyonal Asirans Vyeyès (ONA) nan kwen ri

Rigaud ak ri Lama nan Petyonvil

Venus

RESTAURANT

Specializing in

Caribbean &

American Cuisine

kapab konte konbyen senatè, depite,

direktè jeneral ki prete yon pakèt lajan

nan ONA pou 30, 40, 50 lane. Se ak

lajan sa yo yo achte kay, monte biznis

aletranje. Nou pap site non yo jodia

men se pou yo Martelly ak Degraff inogire

nouvo batiman sa a, se pa pou vye

malere nan faktori yo.

Lendi 14 Me, Martelly telman ozanj li pote yon bouke flè nan pye nèg mawon

epi li tou pwofite limen flanm etènèl ou flanm avi Divalye a. Manman pitit se

mare ren. Mare ren nou sere fanm kou gason pou n fout dechouke tout pitit

ak pitit pitit makout divalyeris yo.

Maggie Flambeau

Restaurant

KATOU

RESTAURANT

5012 Ave M

(Entre E. 51 et Utica)

10h am – 10h pm

Spécialités

• Pâtés • Pain • AK-100 • Gâteaux

• Jus citron • Bonbon amidon

• Bouchées • Cornets

• Pain patate (sur commande)

• Bouillon (chaque samedi)

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(entre Hawthorne & Winthrop)

Tél: 718.778.7188

1411 Nostrand Avenue

(entre Linden & Martense)

Tél: 718.941.2644

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6

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012


Pour un plat de lentilles*

Perspectives

Par Edner Paillère

NDLR. Le texte qui suit est une sorte

de saisissante fresque de la corruption

sans vergogne qui gangrène Haïti et

dont nombre de parlementaires ainsi

que le Premier ministre Lamothe, «un

homme dissimulé, un affairiste combinard

et madré, un corrupteur de première

classe» se sont faits des champions

attitrés.

Que vous soyez un allié défenseur

ou un adversaire déclaré de Laurent

Lamothe, il vous sera très difficile

de faire l’impasse sur les graves accusations

de corruption portées par certains

députés qui, en pleine séance, ont affirmé

avoir assisté avec certains de leurs

collègues à des rencontres où deux millions

de gourdes (USD 50.000 dollars)

étaient proposés à chacun d’eux pour

leur vote en faveur de la ratification du

premier ministre désigné. Un sénateur

avait, lui aussi, déclaré publiquement

que pour les inciter à voter en sa faveur,

plusieurs parmis ses pairs avaient été

grassement monnayés par Laurent Lamothe.

Ce qui, paraît-il, avait bien réussi

au premier ministre désigné lors de

son passage devant la chambre haute.

Alors pourquoi pas avec les députés ?

Haïti n’a certes pas le monopole

de la corruption. C’est un phénomène

mondial. Mais il y a un barème de la

corruption. Il y a des niveaux. Un

pays où la corruption règne à tous les

paliers de l’administration, où la justice

est gangrenée par la corruption, où les

parlementaires sont perçus comme des

corrompus, où un premier ministre est,

sur le plan international, associé à des

pratiques entachées de corruption et

d’escroquerie, où le chef de l’État est

englué dans des scandales de corruption

qui déborde les frontières nationales,

où les contrats de l’État passés

avec des entreprises privées sont entachés

de corruption : un tel pays perd

toute crédibilité, toute respectabilité.

Son développement économique est

compromis. Car, ainsi que pour le développement

démocratique, la corruption

généralisée à ce point et le développement

économique s’excluent mutuellement.

Qu’il s’agisse de productions

universitaires, de rapports

d’organisations politiques internationales

ou d'institutions financières,

d’organisations non gouvernementales

ou d’agences gouvernementales, de

chercheurs indépendants, le constat

est accablant : les études économétriques

démontrent que lorsqu’on croise

l’indice de perception de la corruption

établi par Transparency International

avec l’indice de développement humain

établi par le Programme pour le développement

des Nations unies (PNUD),

il apparaît que les pays présentant un

faible niveau de corruption sont les

pays ayant les niveaux de développement

humain les plus élevés, et où les

structures démocratiques sont solides

et fonctionnelles. Tandis que les pays

qui affichent de hauts niveaux de corruption

sont des pays où les niveaux

de développement humain sont les plus

bas et où les institutions démocratiques

sont instables et défaillantes.

La corruption est donc effectivement

un fléau. Elle exerce une influence

néfaste sur le développement démocratique,

le développement économique et

le développement humain. Elle sape les

institutions, desservit l’investissement

privé, amplifie les déficits budgétaires,

freine la croissance économique et

conduit à la diminution de l’aide publique

au développement. La corruption

élimine la transparence des marchés

publics. Et sans cette dimension, on ne

saurait parler de bonne gouvernance

économique. Le président de Transparency

International a décrit le phénomène

en ces termes : « la corruption

est une cause majeure de la pauvreté

ainsi qu’un obstacle pour la contrer.... Il

Laurent Lamothe :« le bicolore

toujours en arrière-plan dans ses

photos», comme pour se rassurer

de son haïtianité

ajoute que ces deux fléaux s’alimentent

réciproquement en enfermant les populations

dans le cycle de la misère». Résultats

: des crises et des convulsions

politiques et sociales à n’en plus finir.

Retour sur une ratification

Entre le rejet radical et l’acceptation

inconditionnelle de M. Lamothe au

poste de premier ministre, il existe une

troisième voie : celle de l’éthique qui

répugne de souscrire à l’idée même de

trafiquer une aussi haute fonction contre

espèces sonnantes et trébuchantes,

voire cargaisons de riz, caissons de lait

et boîtes de spaghettis. Écœurant ! Tout

simplement. Il y a des choses qui n’ont

pas de valeur marchande, qui ne se

vendent ni ne s’achètent.

Un premier fait attirait déjà fortement

la suspicion avant la séance de

ratification de la chambre des députés:

les membres de la commission chargée

d’étudier le dossier du premier ministre

désigné, n’avaient mis que 48 heures

pour analyser les cinquante-huit

pièces déposées, rédiger leur rapport

et le remettre au secrétariat du bureau

de la Chambre basse. Le président de

la chambre basse M. Levaillant Louis

Jeune, flairant le coup fourré en préparation,

avait tenté de dénoncer le méfait.

Il avait prévenu que cela n'allait «

pas favoriser le Parlement dans la quête

d’une meilleure image dans l’opinion

publique Mais selon un député membre

de ladite commission de ratification,

celle-ci « s’était fait aider par un groupe

d’experts ».

Bien qu’il ne soit pas interdit à

une commission parlementaire de faire

appel à des experts, ici, il ne serait peutêtre

pas inutile de s’interroger d’une

part sur l’identité de ces experts : qui

étaient-ils ? Étaient-ils des bénévoles ?

S’agissait-il d’experts indépendants ou

d’hommes de paille à la solde de ? Quid

de la provenance des moyens financiers

servant à payer la facture d’autre part ?

Qui les avait engagés ? Qui a réglé leurs

honoraires ? S’il s’avère que c’était un

rapport préparé par des experts proches

de M.Laurent Lamothe, alors ce document

serait vicié à la base.

Au fond, la commission de ratification

de la Chambre des députés

n’a, semble-t-il, fait que régurgiter les

arguties juridiques de la commission

sénatoriale qui seront reprises tout au

long des débats par les députés pro-

Lamothe. Ces arguties se résument

ainsi: « La commission a certainement

observé des irrégularités dans le dossier

du premier ministre désigné. Cependant

elle n’est pas en mesure d’imputer les

erreurs constatées à l’intéressé luimême

ni de se prononcer sur la validité

des pièces versées à son dossier. Ceci

est d’autant plus fondamental que leur

authenticité fut confirmée par les autorités

qui les ont émises suite à la vérification

des sous-commissions formées

à cet effet. Il en ressort donc que sur

le plan strictement juridique la commission

ne peut que les considérer comme

valides pour être émises soit par des

autorités administratives compétentes

soit par des officiers ministériels assermentés

dont les mentions insérées

dans les actes font foi jusqu’à inscription

de faux. Mais à chaque fois que

la partie adverse tentait d’introduire

une procédure d'inscription de faux,

elle se heurtait à un mur de barrage

des membres de la commission qui ne

voulaient en aucune façon prendre en

considération les faits contradictoires

qui étaient exposés arguant que leur

mission consistait seulement à vérifier

l’authenticité des pièces déposées.

Quant aux accusations de corruption

publiquement dénoncée, elles étaient

tout bonnement ignorées. Et les conclusions

du rapport favorable à la ratification

de M. Lamothe ont finalement

été adoptées par une écrasante majorité

des députés présents.

Ainsi donc, à la cécité complaisante

du Sénat se sera rajoutée la surdité

de la Chambre des députés dont

certains attendaient sans grand espoir,

il faut l’avouer, un sursaut de dignité.

Si ces accusations de corruption

s’avéraient exactes, pour accéder à la

primature M. Lamothe aurait utilisé

une arme qui avait déjà fait ses preuves

et qui lui avait donné de bons résultats

dans ses affaires en Afrique : la corruption.

En effet, sur le continent africain,

journalistes, syndicalistes, hommes

politiques et hommes de loi le dépeignent

comme étant «l'escroc parfait

»,d'autres comme le corrupteur par excellence.

« Il a corrompu des autorités

avec des sommes d'argent, des voyages

en Afrique du Sud pris en charge

par lui Plusieurs personnes dont un

ministre, un conseiller du président,

une femme sénatrice, un directeur général

devaient gagner 29 millions de

dollars sur le dos du contribuable sénégalais.»

Jusqu'au président du Sénégal

M. Adoulaye Wade, lui-même, qui a

avoué s’être laissé corrompre pour une

somme de 2 milliards de francs CFA.

(Le GRIOT du 11 novembre 2010, Steven

Addamah)

Il en aura donc fallu beaucoup

moins pour acheter le vote de ratification

des sénateurs et députés haïtiens.

Deux millions de gourdes, tel est le

prix du vote négocié en réunion privée

et dénoncé en pleine séance de ratification

par des députés qui se balançaient

les accusations de corruption.

Une broutille, nous dira-t-on, en comparaison

des millions que rapportent

à sa société les produits de la surtaxe

sur les appels entrants en Haïti, suite

au contrat passé avec le Conatel et qui

s’exécute dans la plus parfaite opacité

(1). Oui et cela semble donner raison

à certains journaux, dont Haïti Observateur,

qui avaient annoncé, des semaines

à l’avance, que pour accéder

à la primature M. Lamothe disposait

d’une petite enveloppe de USD 10 millions

de dollars pour passer les étapes

de la ratification.

Un immigré clandestin à Cape

Town en Afrique du Sud

Sans être grand clerc, une simple petite

enquête aurait conduit rapidement

à l’évidence que M. Lamothe ne peut

pas satisfaire aux exigences d’éligibilité

au terme de l’article 157 de la constitution

de 1987. Car, comme chacun

sait, Laurent Lamothe était, jusqu’à sa

nomination au poste de ministre des

Affaires étrangères au mois d’octobre

2011, le patron de la société Global

Voice Group. Si l’on se fie à l’historique

de sa société que n’importe qui pourra

vérifier sur leur site « Cette société a été

fondée en 1998 le Centre administratif

est situé à Cape Town, en Afrique du

Sud, y proclame-t-on. » (http://www.

globalvoicegroup.com/historique/)

C’est effectivement de là que

Laurent Lamothe dirigeait ses affaires

jusqu’en 2010. C'est sans nul doute un

élément qui aurait dû être versé dans

l’examen du dossier du premier ministre

désigné. Nous sommes quasiment

persuadés qu’aucune mention de ce fait

n'apparaît dans les 58 ou 59 pièces qu'il

a remises à la Chambre des Députés.

Depuis la circulation sur Internet de

Le président de la chambre basse

M. Levaillant Louis Jeune

l'intéressant reportage du magazine «

Top Billing » de mars 2008 sur la villa

de Laurent Lamothe à Cape Town nul

ne peut prétendre aujourd’hui ignorer

que Laurent Lamothe a vécu au moins

pendant trois ans consécutifs en Afrique

du Sud, plus particulièrement à

Cape Town, de 2007 à 2010.

Ainsi, quand on sait que l’Afrique du Sud

est la première puissance économique

du continent africain, qu’elle fait partie

des pays émergents, du groupe des

Basic qui rassemble le Brésil, l’Afrique

du Sud, l’Inde et la Chine et du groupe

des BRICs qui réunit le Brésil, la Russie,

l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud autour

de certaines causes communes sur

le plan international et qu’en raison de

sa position de leader dans son espace

économique régional elle apparaît comme

un eldorado, un pôle d’attraction

pour les habitants des pays les plus

pauvres alentours cherchant un meilleur

niveau de vie, on comprend qu'elle

se devait de mettre en place une politique

d’immigration établissant des

règles très strictes . (Loi mise à jour le

25 mai 2009) http://www.acts.co.za/

immigration_act_2002.htm

« Pour des séjours supérieurs

à 90 jours, même les titulaires d’un

passeport diplomatique ou de service

sont dans l’obligation d’obtenir un visa

délivré par une ambassade d’Afrique

du Sud avec l’autorisation préalable du

ministère des Affaires étrangères à Pretoria.

Tout voyageur qui quitte le pays

après la date d’expiration de son visa,

encourt arrestation et détention puis

comparution devant le juge et paiement

d’une forte amende. »

Donc, comment Laurent Lamothe

a-t-il pu s’établir à Cape Town pendant

plus de trois ans consécutifs sans avoir

régularisé son statut. Était-il un immigré

clandestin? Non. Laurent Lamothe

était assurément détenteur d’un permis

de résidence permanente délivré par

le ministère des Affaires intérieures

(Home Affairs) auquel d'ailleurs, en

tant que créateur d’entreprise, il avait

d’emblée droit, lui et sa famille, au

terme de la loi sur l’immigration. Aussi,

la durée de séjour de M. Lamothe en

Afrique du Sud devait être entre autres

choses un des points sur lequel auraient

dû se pencher les commissions

de ratification du Sénat et de la chambre

des députés si vraiment ils avaient

l’intention de produire un rapport objectif,

les faits rapportés par le magazine

Top Billing établissant au-delà de

tout doute raisonnable, que Laurent

Lamothe a vécu de 2007 à 2010 en

Afrique du Sud et qu’il n’a pas cinq ans

de résidence en Haïti. Laurent Lamothe

n’a pas le don d’ubiquité. Il ne pourrait

pas être en même temps en Afrique du

Sud et en Haïti.

Difficile donc d’admettre dans

ce cas que les critères d’éligibilité au

regard de la constitution soient respectés.

Aussi, utiliser comme argument en

sa faveur des certificats de résidence

fournis par des mairies ou des procèsverbaux

délivrés par un juge de paix

(section est de Port-au-Prince) ou un

autre de Pétion-Ville pour prouver qu’il

ait effectivement résidé dans le pays

relève de l’imposture et n'est que la

face cachée de la vérité. Enfin, de quels

moyens dispose une municipalité pour

déterminer que quelqu’un a effectivement

vécu dans la commune pendant

un certain nombre de temps ?

A la vérité, Laurent Lamothe n’a

pas acheté ces parlementaires, ces derniers

se seront vendus, eux et le prestige

de leurs fonctions, pour un plat de

lentilles. Il en va de même pour certains

journalistes-mercenaires et certains

pseudo-intellectuels à qui Laurent Lamothe

laisse tomber quelques miettes.

On peut comprendre sans pour autant

la partager la démarche cynique, mais

pragmatique aux yeux des sénateurs

sortants de s’aligner sur l’exécutif sachant

que, pour être sélectionnés lors

des prochaines élections frauduleuses,

qui d’ailleurs auraient dû déjà avoir

lieu, il faudra d’abord faire preuve de

loyauté et de fidélité envers le pouvoir

en place. Cependant, l'on comprendrait

moins bien le vote des députés s’il

y avait défaillance de contrepartie. La

présence de deux ex-sénateurs (anciens

présidents du Sénat et membres

de la commission spéciale chargée

d’analyser les pièces du premier ministre

désigné) passant, sans transition

aucune, au gouvernement de ce dernier

est très éloquente en ce qu’elle confirme

qu'il y a bien eu des prix pour certains

et des primes versées à d’autres pour

services rendus. Et cela nous permet

AVIS DE DIVORCE

Suite à la page (15)

PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen et sur les conclusions

conformes du Ministère Public, accueille l’action de la requérante pour être

juste et fondée ; Maintenant le défaut octroyé contre la partie défenderesse

à l’audience susdite ; pour le profit du défaut, déclare fondée ladite action ;

Admet en conséquence le divorce de la dame née Marie Hélène Philias

d’avec son époux Innocent Lucien pour injures graves et publiques ;

Prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre lesdits époux

; Ordonne à l’Officier de l’Etat Civil de la Section Sud de Port-au-Prince de

transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement

dont un extrait sera publié dans l’un des quotidiens s’éditant à la capitale

sous peine de dommages intérêts envers les tiers, s’il y échet ; Commet

l’huissier Clerbrun Faure de ce Tribunal pour la signification du présent

jugement ; Compense les dépens en raison de la qualité des parties.

RENDU DE NOUS, Jacques Hermon Constant, juge en audience Civile,

ordinaire et publique du mercredi vingt-huit mars deux mille douze, en

présence de Me. Jean Claude Dabrézil, Substitut du Commissaire du

gouvernement de ce ressort, avec l’assistance du sieur Homère Raymond,

Greffier de siège.

Il est ordonné etc.

En foi de quoi etc.

Jean Lunès DABIA - Avocat

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti Liberté/Haitian Times 7


Perspectives

Haïti: Flambée du Choléra

De gauche à droite: Stephan Grosse Ruesckamp, coordonnateur de CRUO,

Oliver Schulz, chef de mission, Rodnie Senat-Delva, directrice médicale.

Le chef de mission de MSF-Hollande, Olivier Schulz a déploré l’absence de

leadership de l’Etat haïtien dans le contrôle de l’épidémie du Choléra en Haïti

Par Yves Pierre-Louis

L

’épidémie de choléra importée

en Haïti par les soldats des forces

d’occupation des Nations Unies, découverte

depuis Octobre 2010, continue

de semer le deuil et la douleur dans

les familles haïtiennes. Depuis environ

deux (2) mois, on a constaté une recrudescence

du Choléra à travers le pays.

L’organisation humanitaire, Médecins

Sans Frontières a fait savoir que ses

Centres de Traitement du Choléra (CTC)

regorgent de patients, en moyenne 600

par semaine.

Les autorités sanitaires du pouvoir

en place ne font rien pour juguler

ce fléau qui tend à prendre une

dimension endémique. La lutte pour

le pouvoir dans une situation très

confuse, caractérisée par la corruption,

le népotisme, le clientélisme ou

« mounpayisme» se place au-dessus

de la vie de la population. Aucune

information n’a filtré du côté du

pouvoir sur la flambée du Choléra ces

derniers temps. On a toujours constaté

que les Médecins Sans frontières

remplacent régulièrement l’Etat haïtien

dans ce domaine tant dans la prise en

charge des personnes infectées que

dans la divulgation des informations.

Le chef de mission de MSF-Hollande,

Olivier Schulz a déploré l’absence

de leadership de l’Etat haïtien dans

le contrôle de l’épidémie du Choléra

en Haïti. « Médecins Sans Frontières

DÉCÈS DE MME

SUZY COULANGES

Nous annonçons avec infiniment de peine, la triste nouvelle de la mort de Mme

Suzy Coulanges survenue le samedi 28 avril 2012, suite à une hémorragie

cérébrale. En cette pénible circonstance, nous présentons nos sincères condoléances

: A son fils Pascal Coulanges. Ses frères et soeurs: Monsieur et Mme Frantz

Coulanges, Mme née Myrlene Désir et famille, sa jumelle, Mme Vve Mytal

Célestin, née Gerty Coulanges et famille, Mme Claude Angèle Coulanges et

famille, Monsieur et Mme Jacques Emeran, Mme née Marie Alberte Coulanges et

famille, Dr. et Mme Carl Saint-Preux, Mme née Maryse Coulanges et famille,

Monsieur et Mme Fred Coulanges, Mme née Michelle Perigord et famille, Veuve

Guy Coulanges née Paule Marguerite Verdier et famille, Monsieur et Mme

Jacques Aubry et famille.

Ses nombreux neveux et nièces: Monsieur Patrick Célestin, Monsieur Stanley

Wolff et famille, Monsieur et Mme Troy Smith, Mme née Elizabeth Wolff, Monsieur

Patrice Coulanges et famille, Monsieur Sébastien Coulanges et famille, Monsieur

Bernard Coulanges, Monsieur Didier Coulanges, Monsieur Claude Coulanges,

Monsieur Licoy Coulanges, Monsieur Luc Albert Foucard Jr. , Monsieur et Mme

François Jean-Baptiste, Mme née Déborah Paris et famille, Mlle Carla

Saint-Preux, Monsieur et Mme Marcel Bujong, Mme née, Geneviève Coulanges et

famille, Melle Linefred Coulanges, Melle Michelle Coulanges, Mlle Johanna

Labatte. A ses nombreux filleuls.

Ses nombreux cousins et cousines: Mme Veuve Jacques Siméon, née Michelle

Rivette et famille, Famille Jean Lamotte, Monsieur et Mme Henri Robert Marcel et

famille, Monsieur et Mme Raymond Marcel et famille, Monsieur et Mme Raymond

Bazile et famille, Mme Gilberte Joseph et famille, Mme Fréda Joseph et famille,

Monsieur et Mme Victor Choute et famille, Mme Adeline Choute et famille, Mme

Hans Choute et famille, Mme Juliette Baptiste et famille, Mme Claire Baptiste et

famille, Mme Myrtha Baptiste et famille, Monsieur Baize Coulanges et famille,

Monsieur Jean Coulanges et famille, Monsieur et Mme Amos Coulanges et famille,

Monsieur et Mme Nito Coulanges et famille, Mme Ninon Coulanges Désouvrais et

famille, Mme Favre Coulanges François et famille, Mme Esther Coulanges et

famille, Mme Edna Coulanges et famille, Mme Marie Lourdes Elgirus et famille,

Mme Yvrose Jean et famille, Mme Monette Victor Rimpel et famille, Mme Ida

Toussaint et famille, Mme Ginette Beauvais et famille, Mme Mimose Jean et

famille. A ses soeurs et frères du CASEGHA, ses soeurs de l’Amicale des

anciennes du Lycée des Jeunes filles.

Aux familles: Coulanges, Désir, Célestin, Emeran, Saint-Preux, Périgord, Verdier,

Aubry, Wolff, Smith, Foucard, Paris, Jean-Baptiste, Bujong, Rivette, Siméon,

Lamotte, Marcel, Bazile, Joseph, Choute, Baptiste, François, Elgirus, Victor-

Rimpel, Labatte, Toussaint, Delille, Hyppolite, Beauvais et à tous les parents et

amis que ce deuil afflige.

L’exposition a eu lieu le dimanche 13 mai 2012 de 5:00 pm à 9:00 pm à la Maison

Funéraire Bernard Dowd, 165-20 Hillside Ave (corner Merrick et 165 St) Jamaica,

Queens, NY.

Les funérailles de la très regrettée Madame Suzy Coulanges ont été chantées le

lundi 14 mai 2012 à 10:00 am à l’église Immaculée Conception, 86-45 Edgerton

Blvd (179 St), Jamaica NY.

La famille a été reçue au local du CASEGHA: 218-46 Hempstead Ave, Queens

Village, NY 11429.

Que son âme, repose en paix!

qui se présentent comme le premier

acteur intervenant dans le traitement

du Choléra en Haïti, croient cependant

qu’il est important que les autres

acteurs prennent leurs responsabilités.

Il est inquiétant que les autorités ne

soient pas mieux préparées pour faire

face à ce problème. Il y a beaucoup

de réunions entre le gouvernement,

les Nations Unies et leurs partenaires

humanitaires, mais peu de solutions

concrètes », a-t-il indiqué.

Le chef de Mission de Médecins

Sans Frontière a fait savoir qu’on est

obligé de procéder à la réouverture des

autres CTC qui se trouvent aux environs

de la capitale en vue de faire face

à cette recrudescence de la Choléra. «

Nous sommes au milieu d’une flambée,

il faut agir vite pour sauver des

vies. Le nombre de malades soignés

a quadruplé depuis le début de la saison

pluvieuse vu que des centaines de

personnes ont été reçues dans les CTC.

De fin de mois de mars à ce jour, on

accueille entre 350 à 600 personnes

par semaine», a-t-il indiqué

Le nombre de malades soignés

par MSF dans la capitale a quadruplé en

moins d’un mois pour atteindre 1,600

cas en avril dernier. Les centres de traitement

de Médecins Sans Frontières à

Léogâne et à Port-au-Prince ont déjà

accru leur capacité de prise en charge

tandis que d’autres sites s’apprêtent à

rouvrir. L’an dernier, près de 200,000

cas de choléra s’étaient déclarés dans le

pays pendant la saison des pluies, entre

mai et octobre. On peut également noter

que le taux de létalité est en hausse : il

était de 2,23 pour 100 cas en 2010,

pour devenir supérieur à 3 cette année,

a souligné Thierry Goffeau, chef de

mission de MSF- France en Haïti.

Dans plusieurs régions, les structures

de santé du Ministère de la Santé

et des Populations (MSPP) sont incapables

de répondre aux fluctuations

saisonnières de l’épidémie. Pour Gaëtan

Drossart, Chef de mission MSF : « Trop

peu a été fait dans le domaine de l’eau

et de l’assainissement pour croire que

cela n’allait pas pouvoir recommencer

en 2012. Il est inquiétant que les autorités

ne soient pas mieux préparées

alors qu’ils tiennent des discours rassurants

qui ne correspondent pas à la

réalité. Il y a beaucoup de réunions entre

le gouvernement, les Nations Unies

et leurs partenaires humanitaires mais

peu de solutions concrètes. »

Une étude menée par MSF dans

le département de l’Artibonite, où environ

20% des cas de choléra du pays

ont été répertoriés, révèle en outre une

nette diminution des actions susceptibles

d’enrayer l’épidémie depuis la

fin 2011. Plus de la moitié des intervenants

présents l’an dernier ne sont

plus là. Dans certains centres de santé,

les stocks de médicaments sont vides

et une partie du personnel n’a pas reçu

de salaires depuis janvier. Selon Maya

Allan, épidémiologiste de MSF : « La

pluviométrie n’est qu’un des facteurs

aggravant le risque de contamination.

Mais dès qu’il cesse de pleuvoir,

le choléra recule, les financements

s’arrêtent et les projets sont interrompus

jusqu’à la prochaine saison des

pluies au lieu d’être réorientés vers

la prévention. Résultat : la population

retourne à la vulnérabilité lorsque

l’épidémie redémarre. »

D’après une enquête réalisée en

avril 2012 par la Direction nationale

de l’eau potable et de l’assainissement

(Dinepa) à l’intérieur des camps où vit

toujours près d’un demi-million de personnes

déplacées suite au séisme de

janvier 2010, moins du tiers est encore

approvisionné en eau potable et 1% a

récemment reçu du savon. « A quoi bon

faire des recommandations d’hygiène

à la population, si elle n’est pas en

mesure de les appliquer ?, s’interroge

Gaëtan Drossart. Il est urgent de donner

aux gens les moyens matériels de

se prémunir contre le choléra.» La vaccination

peut contribuer au contrôle

Controverse autour du

vote du 8 mai

Le sénateur Moïse Jean Charles promet que le rapport final sur le dossier

de nationalité sera bientôt soumis à l’appréciation de l’assemblée des

sénateurs

Par Isabelle L. Papillon

Le vote scandaleux au Sénat de la

République, le mardi 8 mai dernier

en faveur dudit énoncé de politique

générale du Premier ministre, Laurent

Lamothe a suscité des remous et des

divisions au sein de la classe politique

traditionnelle du pays. Il était évident

aux yeux de plus d’un que ce n’était

pas le contenu et les débats qui se

déroulaient autour de la déclaration de

politique générale de Laurent Lamothe

qui ont motivé les 20 sénateurs, c’était

plutôt les pots-de-vin et d’autres faveurs.

Le lendemain du vote éhonté,

huit (8) sénateurs ont donné un point

de presse pour dénoncer les agissements

intéressés de leurs collègues. Il

s’agissait de : Jean William Jeanty, Nippes

; François Anick Joseph, Artibonite

; Steven Irvenson Benoit, Ouest ; Jean-

Baptiste Bien-Aimé, Nord-Est ; Moïse

Jean Charles et Westner Polycard, Nord

; Francky Exius, Sud ; Andris Riché,

Grand’Anse. Ils ont estimé illégale la

ratification de la déclaration de politique

générale du Premier ministre Lamothe

qui ne reflète ni la constitution

haïtienne en vigueur ni les règlements

intérieurs du Sénat. Tout comme le président

du Sénat, Desras Simon Dieuseul

qui est là pour les faire respecter n’était

pas à la hauteur de sa tâche.

De l’avis des sénateurs protestataires,

Laurent Salvador Lamothe, autre

que son âge et son origine familiale, il

n’a pas répondu aux exigences de la

constitution pour être admis au poste

du chef du gouvernement haïtien. Ils

de la maladie, notamment dans les

zones les plus exposées, mais ce n’est

pas une solution miracle. L’immunité

conférée par le vaccin existant est

limitée à 3 ans avec une efficacité estimée

à 70%. Seules des réalisations

durables dans les domaines de l’eau

dénoncent également le comportement

du président du Sénat, Desras Simon

Dieuseul qui s’est fait complice des 20

sénateurs qui ont voté sans scrupule

l’énoncé de politique générale de Laurent

Lamothe : « En ratifiant Laurent

Lamothe, comme Premier ministre, ces

sénateurs prouvent clairement, que

l’institution à laquelle ils appartiennent

n’est pas encore prête à jouer le rôle de

contrôle de l’Exécutif que lui confère

la constitution de 1987 », a indiqué le

sénateur, Jean William Jeanty, lisant la

position commune des 8 sénateurs opposés

au scandale du 8 mai.

Deux anciens atouts de Martelly au Parlemnt, l’intrigant coquin qu’est

le sénateur Joseph Lambert et le sénateur Youri Latortue le ténébreux,

l’homme des 30%

Le président du Sénat, Desras

Simon Dieuseul

Le vote de la honte du 8 mai a

suscité également l’éclatement des partis

politiques au sein de la Plateforme

politique « Alternative ». Le coordonnateur

général de l’Organisation du

Suite à la page (19)

et de l’assainissement, longues à

mettre en place, permettront de vaincre

l’épidémie. « Aujourd’hui la priorité

est d’abord de sauver des vies, poursuit

Gaëtan Drossart, tous les acteurs de

santé doivent se mobiliser dans ce sens

dès maintenant. »

8

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012


This Week in Haiti

For a Plate of Beans:

How Laurent Lamothe Became

(The first of two parts)

Prime Minister

Laurent Lamothe

Ratified in the Dark

By Thomas Péralte

By Edner Paillère

Whether you are a staunch ally or

an outspoken adversary of Laurent

Lamothe, it will be very difficult

for you to dismiss the serious charges

of corruption made by some deputies

who, in full session, claim to have

witnessed some of their colleagues in

meetings where two million gourdes

(USD $50,000) was offered to each of

them for their vote in favor of ratifying

the designated Prime Minister. A senator

has also publicly declared that, to

encourage them to vote favorably, several

of his peers were handsomely paid

off by Laurent Lamothe. This strategy,

apparently, worked for the Prime

Minister-designate during his passage

through the upper house. So why not

use it for the deputies also?

Haiti certainly has no monopoly

on corruption. It is a global phenomenon.

But there are different scales, different

degrees, of corruption. A country

where corruption is rife at all levels of

government, where justice is riddled

with corruption, where parliamentarians

are perceived as corrupt, where a Prime

Minister is, internationally, associated

with practices tainted with corruption

and fraud, where the Head of State is

mired in corruption scandals that transcend

national boundaries, where government

contracts signed with private

companies are tainted by corruption:

such a country loses all credibility, all

respectability. Its economic development

is compromised. Because, just as

for democratic development, widespread

corruption and economic development

are mutually exclusive.

Whether it’s university productions,

reports of international political

organizations or financial institutions,

non-governmental organizations or

government agencies, independent researchers,

the findings are damning:

econometric studies show that when

we cross index perceived corruption

(as established by Transparency International)

with the human development

index established by the United Nations

Development Program (UNDP), it appears

that countries with low levels of

corruption are the countries with the

highest levels of human development,

with democratic structures that are solid

and functional. Meanwhile, countries

with high levels of corruption have the

lowest human development levels and

democratic institutions that are unstable

and failing.

Corruption is indeed a scourge. It

exerts a negative influence on democratic

development, economic development,

and human development. It undermines

institutions, does a disservice to private

investment, increases budget deficits,

hinders economic growth, and leads to

the decline of public aid for development.

Corruption eliminates transparency

in government procurement, and

without this, we cannot speak of good

economic governance. The chairman

of Transparency International described

the phenomenon in these terms: “Corruption

is a major cause of poverty and

is an obstacle to combat...” He added

that “these two scourges feed off each

other, trapping populations in a cycle

of poverty.” The result: unending crises

and political and social convulsions.

Back to the Ratification

Between the radical rejection and unconditional

acceptance of Mr. Lamothe

as Prime Minister, there is a third option:

that of the ethic which refuses to

subscribe to the idea of selling such a

high office for hard cash, or shipments

of rice, cartons of milk, and boxes of

spaghetti. Simply disgusting! There are

some things that have no market value,

which one should not be able to buy or

sell.

One thing immediately raised

strong suspicions even before the ratification

session in the Chamber of Deputies:

the members of the commission

tasked with reviewing the record of

the Prime Minister-designate had only

48 hours to analyze the 58 documents

Lamothe presented, and to prepare and

submit their report to the secretariat’s

office of the Lower House. President

Levaillant Louis-Jeune, sensing foul

play in the report’s preparation, tried to

denounce the wrongdoing. He warned

that this stunt would “not help the Parliament

in it quest for a better image

before public opinion.” But according to

a deputy who was a member of the ratification

commission, it “had been helped

by a group of experts.”

Although it is not forbidden for a

parliamentary committee to hire experts,

here, wouldn’t it be worthwhile to know

the identity of these experts: Who were

they? Were they volunteers? Were they

independent experts or front men in the

pay of ...? What about the source of

funds used to pay the bill? Who was

involved? Who set their fees? If it turns

out that this was a report prepared by

experts close to Mr. Laurent Lamothe,

then this document is fundamentally

flawed.

Basically, the ratification commission

of the Chamber of Deputies has, it

seems, just regurgitated the legal gibberish

of the Senate Committee which was

repeated throughout the debates by pro-

Lamothe deputies. These quibbles go

as follows: “The commission certainly

found irregularities in the case of the

Prime Minister-designate. However it is

not able to attribute the errors found to

the concerned person himself [Lamothe]

or to rule on the validity of the documents

placed in the file.” Never mind

that their authenticity was confirmed

by the authorities that issued them according

to the audit of sub-committees

formed for this purpose. As a result, in

strictly legal terms, the Committee can

only consider them as valid since they

were issued either by competent administrative

authorities or by sworn ministerial

officers whose seals on the documents

are taken in good faith until there

is an allegation of forgery. But whenever

an opponent tried to raise the question

of forgery, that deputy ran into a brick

wall of committee members who did not

want to consider in any way any contradictory

facts presented, arguing that

their mission was only to verify the authenticity

of the documents filed. As for

the publicly made charges of corruption,

they were simply ignored. And the report’s

findings in favor of ratification of

Mr. Lamothe were eventually adopted

by an overwhelming majority of deputies

present.

So the complacent blindness of

the Senate will be added to the deafness

of the Chamber of Deputies, some

of whom were waiting, without much

hope admittedly, for a small victory for

dignity.

If the accusations of corruption

are found to be true, to attain the post

of prime minister Mr. Lamothe has used

a weapon which has already served him

well in his business dealings in Africa:

corruption. Indeed, on the African continent,

journalists, trade unionists, politicians

and lawyers portray him as “the

perfect con man,” others as a master

corrupter. “He bribed authorities with

money, trips to South Africa paid for by

him... Many people, including a minister,

a presidential adviser, a woman

senator, a CEO earned $29 million on

the back of the Senegalese taxpayers.”

Even the Senegalese President Abdoulaye

Wade himself admitted to taking

bribes for a 2 billion CFA francs. (The

GRIOT of November 11, 2010, Steven

Addamah).

It will have taken much less to

buy the ratification vote of Haitian senators

and deputies. Two million gourdes

[$50,000], that was the price of the

vote, negotiated in private meetings

and denounced during in the middle of

the ratification session. A trifle, some

might tell us, compared with the millions

that his company is making from

a surcharge on incoming calls into Haiti

thanks to a contract with [the Haitian

telecommunications agency] Conatel

which was signed in complete secrecy.

Yes and this seems to give credence to

the reports of some newspapers, including

Haiti Observateur, which announced

weeks before the vote that to achieve

the prime ministerial ratification Mr. Lamothe

had a small envelope of $10 million

at his disposal.

(To be continued)

(Translated from the original French

by Kim Ives)

Three political events took place on

May 14, 2012: Haiti’s Chamber

of Deputies ratified the policy statement

of Prime Minister-designate

Laurent Lamothe; Haiti’s 49 th Legislature

closed its first ordinary session;

and President Joseph Michel Martelly

marked his first anniversary at Haiti’s

helm.

In the Chamber of Deputies,

Prime Minister Laurent Lamothe presented

a giant cabinet composed of 22

ministers. After presenting the list of

ministers, deputies began taking turns

speaking and asking Lamothe questions.

But to avoid ending too late,

President of the Lower House Levaillant

Louis-Jeune called for a vote, even

though many deputies had not yet

been able to speak. Louis-Jeune said

another session with the Prime Minister

would be arranged.

Amidst charges of flagrant vote

buying, deputies had accepted Lamothe’s

technical qualifications to be

Prime Minister on May 3 in a vote

of 62 for, three against, and two abstentions.

In the May 14 vote on Lamothe’s

policy statement, 70 deputies

voted in favor, six against, and three

abstained out of the 79 deputies attending

the session. The vote came

after a sudden cut-off of electricity in

the room.

Here is the composition of the

new cabinet:

Minister of Social Affairs and Labor:

Ronsard St. Cyr

Minister of Agriculture Natural

Resources and Rural Development:

Thomas Jacques

Minister of Foreign Affairs and

Cults: Laurent Lamothe

Minister delegated by the Prime

Minister as responsible for relations

with the Parliament: Ralph

Théano

Minister delegated by the Prime

Minister for Human Right and the

Fight Against Extreme Poverty:

Marie Carmelle Rose-Anne Auguste

Minister for Women’s Affairs and

Women’s Rights: Yanick Mézil

Minister of Culture: Jean Mario Dupuy

Communications Minister: Ady Jean

Gardy

Minister of Education and Training:

Reginald Paul

Minister of Economy and Finance:

Marie Carmelle Jean-Marie

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Prime Minister Laurent Lamothe:

amidst charges of flagrant vote

buying, deputies had accepted

Lamothe’s technical qualifications

to be Prime Minister on May 3 in

a vote of 62 for, three against, and

two abstentions

Minister of the Interior and Local

Authorities: Thierry Mayard-Paul

Minister of Justice and Public Security:

Jean Renel Sanon

Minister of Public Health and Population:

Florence Guillaume Duperval

Minister of Tourism: Stephanie

Balmir Villedrouin

Minister of Public Works, Transport,

Energy and Communications:

Jacques Rousseau

Minister of Planning and External

Cooperation: Josepha Raymond

Defense Minister: Jean Rodolphe

Joazile

Minister of Trade and Industry:

Wilson Laleau

Minister of Youth, Sports and Civic

Action: Jean Roosevelt René

Environment Minister: Joseph Ronald

Toussaint

Minister of Haitians Living

Abroad: Daniel Supplice

Minister delegated by the Prime

Minister in charge of promoting

the peasantry: Marie Mimose Félix

Before Lamothe presented his

policy statement, the Deputies approved

by 39 votes to 1 vote against

and 13 abstentions the report of the

Special Commission to investigate the

irregularities that marred the elections

of November 2010 and April 2011 in

four districts. The Commission’s report

finally recognized the victory of four

deputies: Amos Durboirant [Belladère]

Jean Bertold Bastien [Carice / Monbien

Crochu]; Patrick Domond [Jacmel]

and Jean Rigaud Bélisaire [Abricot /

Bonbon]. They will sit in the lower

house at the start of the legislative

year’s second session beginning

Mon, Jun. 11, 2012.

On May 14, President Martelly

attended two ceremonies, one on the

Champ de Mars and the other at the

Gymnasium Vincent. Meanwhile,

Haiti’s deputies and senators jointly

met as the National Assembly to

close the year’s first legislative session.

Laurent Lamothe and his ministers

will be sworn in on May 16,

2012.

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Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti Liberté/Haitian Times 9


Insurgeo

Santé, éducation, logement, travail

: ils sélectionnent, ils confisquent,

ils rentabilisent, ils concurrencent, ils

privatisent, ils pillent, ils exploitent, ils

cassent, ils brisent. De là, ils sélectionnent,

confisquent, rentabilisent, concurrencent,

privatisent, pillent, exploitent,

cassent, brisent, nos propres vies.

La crise pour ceux qui la subissent est

une mise à mort sociale, la crise pour

ceux qui la décrètent est un mode de

fonctionnement financier.

S’indigner individuellement,

c’est bien. Se révolter collectivement,

c’est mieux.

La crise ? Le capitalisme.

Un système régit le monde, le capitalisme.

Un système dont la crise est le

principe de fonctionnement, le capitalisme.

« Crise du chômage », « crise

du logement », « crise de la consommation

», « crise du plein-emploi »,

« crise du pétrole », « crise alimentaire

», « crise humanitaire », « crise

financière », « crise boursière », « crise

sociale », « crise économique », « crise

Le capitalisme détruit le monde…

La grève générale illimitée reste la première arme révolutionnaire de

notre classe. C’est la seule arme qui peut faire changer la peur de camp

: par le blocage de leur économie, l’expropriation des richesses et la

réappropriation des outils de travail, alors c’est la bourgeoisie qui a peur

et nous envoie toutes leurs polices

pouvoir, de la maximisation de la rentabilité

; et celle de la vie, de la stabilité

à se nourrir et se loger, de la maximisation

de l’ordre de la nature, des nécessités

humaines.

Le capitalisme détruit le monde.

L’économie de profit et la logique de la

puissance financière saccagent écosystème

et vies humaines. Le capitalisme

soumet le monde aux lois du Capital, et

l’assassine. Le capitalisme est un système

de mort. Où il faut mourir pour lui

: la nature, l’individu, des écosystèmes

entiers, des peuples entiers.

Les dernières « grandes crises

planétaires », périodes nommées

comme telles, celles du krash boursier

politique », « crise culturelle », « crise

énergétique », « crise écologique », tel

est le mode même du développement

du capitalisme à travers l’histoire.

Le capitalisme régit le monde,

depuis deux siècles. Le capitalisme

n’est autre que la loi du Capital. C’està-dire

de la puissance financière, et le

pouvoir de ceux qui la détiennent. Le

capitalisme est un système qui divise

le monde entre ceux qui détiennent la

puissance financière, et ceux qui y sont

soumis. Ils nous parlent maintenant

de «crise planétaire», de son urgence,

de sa menace, de son irréversibilité, de

sa fatalité. Spectaculaire, foudroyante,

implacable. Ce n’est pas la première,

ce n’est pas la dernière. Davantage,

la crise planétaire est le mode continu

du capitalisme. Le capitalisme régit le

monde, divisé entre ceux qui détiennent

la puissance financière et ceux qui

y sont soumis. Deux langages, deux

logiques de nécessités, deux classes.

Le capitalisme divise le monde en deux

logiques : celle du profit, de la stabilité

de la puissance, de l’accroissement du

de 1929 et du krash pétrolier de 1973

ont rendu possibles et justifiées les pires

dictatures et les plus monstrueuses des

guerres. Cette nouvelle «grande crise

planétaire» depuis le semi-krash boursier

de 2008 est en train actuellement de

rendre possibles et de justifier les pires

dictatures et les plus monstrueuses des

guerres. Mais depuis deux siècles de

capitalisme, de crise continue, il n’y

a finalement qu’une seule dictature et

une seule guerre : la dictature du profit,

du pouvoir, de la puissance financière,

du Capital ; et la guerre entre les nécessités

financières et les nécessités

humaines, entre la classe des puissants

et la classe de ceux qui travaillent pour

eux, entre la classe qui détient le pouvoir

financier et la classe de la masse

populaire qui lui est soumise.

Depuis deux siècles, la seule réalité

planétaire est celle d’une guerre de

classe. Une guerre entre la vie et la finance,

entre l’humain et le profit, entre

la nature et la statistique. La situation

actuelle, en 2012, pour chaque quartier,

chaque ville, chaque pays, chaque

continent n’est qu’un écho plus retentissant

encore de la réalité sociale mondiale,

de deux siècles de crise continue

planétaire : un monde, deux classes,

une guerre.

Leur crise. Notre austérité.

Dettes bancaires, bourses déstabilisées,

déroute économique, toutes les

formules officielles sont bonnes pour

amener la nécessité financière d’une

« restructuration générale », qui n’est

autre qu’une offensive violente du capitalisme

pour se régénérer. Le capitalisme

ne se régénère que par la casse sociale

et l’écrasement de vies humaines.

Comme il l’a toujours fait.

Tout commence par des licenciements,

des augmentations et créations

de taxes, des coupes budgétaires, des

pertes de subventions, des privatisations,

des délocalisations, de manière

graduelle avec l’apparence de phénomènes

isolés. Puis on se rend compte

de la cohérence précise et calculée de

cette casse sociale qui va jusqu’au

génocide social. C’est ce qui se passe

actuellement en Grèce, où les offensives

du Capital se sont multipliées et

violemment durcies depuis 2008. La

dette de grandes banques et des pertes

boursières ont affamé tout un peuple

qui meurt lentement de notre passivité

internationale et de la répression d’Etat

locale. L’Etat a effectivement une souveraineté,

qui n’est pas une souveraineté

populaire mais une souveraineté

policière. L’Etat a pour seule fonction de

maintenir l’ordre, par tous les moyens

qu’il jugera nécessaire, pour permettre

les mesures d’austérité de s’implanter

sans discussion contre l’ensemble de

la population. Ces mesures d’austérité

obéissent aux nécessités du Capital.

En cette période décisive se joue

en Grèce un basculement. Un basculement

irréversible et irrémédiable. Un

basculement politique. Les puissants de

ce monde, et en particulier de l’Europe,

la Troïka, qui ne sont pas les gouvernements

ou les partis mais l’appareil

d’Etat en lui-même et le pouvoir

financier, prétextent la « crise » pour

déployer des « mesures d’austérité » et

autres « plans de rigueur » pour se «

serrer la ceinture » et en sortir. La crise

est un fait. C’est le mode de fonctionnement

de leur système et de leur régime,

le capitalisme. Un capitalisme qui n’est

ni « sauvage » ni « ultra », ni « virtuel

» ni « inhumain », ni « néo-libéral » ni

« démocrate ». C’est le capitalisme, c’est

tout. Régime et système des puissants,

de la finance et des marchés, des patrons

de multinationale et des bourses.

Ce monde-là n’est pas le nôtre. Ce qui

nous importe à nous est de nourrir nos

familles et de vivre avec décence et

dignité, d’avoir des enfants et de pouvoir

se loger, se vêtir, et se subvenir. Ce

monde nous le permet par mérite et par

chantage, par menaces et par compétition,

par isolement et par sélection.

Aujourd’hui, leurs finances sont

en « crise ». Ce monde-là n’est pas le

nôtre. Cette crise n’est pas la nôtre.

C’est la crise de leur régime, de leur

système, de leurs finances et de leurs

multinationales. Ces riches et patrons si

puissants, invisibles de notre quotidien,

ont bâti leur pouvoir sur notre labeur

et sur la spéculation virtuelle de leurs

bourses folles à partir de notre travail.

Ces riches et patrons si puissants voient

leur pouvoir vaciller dans les rouages

qui sont les leurs, et nous imposent

à nous d’accroître notre labeur, de se

plier davantage à leurs chantages et

menaces. Ces riches et patrons, ces

bourses et marchés, veulent sauver leur

puissance sur nos vies, nos enfants,

nos toits. Pour sauver leur puissance

en déroute, ils nous écrasent, nous

affament, nous exterminent. Et si nous

…Un appel à descendre dans la rue, occuper les lieux de travail, faire

grève des loyers et des factures, occuper et paralyser les lieux de pouvoir,

constituer des Comités de Quartiers, envahir et occuper les ministères…

En Grèce, les gens meurent. De faim. De froid. De drogue. De solitude. De

répression. De désespoir. De misère

L’insurrection ne sera ni « civique » ni « citoyenne », elle est confrontation

de classe. Nous sommes non-violents avec ceux qui sont non-violents

avec nous, mais nous revendiquons l’autodéfense par tous les moyens

nécessaires contre toute violence à notre encontre

ripostons avec tant soit peu de force,

ils nous répriment, nous fichent, nous

matraquent, nous emprisonnent.

Aujourd’hui plus que jamais, ils

font des premiers exclus et des premiers

écrasés de cette logique et de ce

régime l’alimentation fondamentale de

nos peurs. Ils fabriquent des ennemis.

Ils inventent des boucs-émissaires.

Ils façonnent la prétendue « cause »

de cette situation. Auparavant, cela

a été « le juif », « le bolchevique », «

l’homosexuel », « le fou », « l’inutile »,

façonnés en ennemis intérieurs et extérieurs,

et finalement en « sous-homme

». Tout génocide est un génocide social.

Toute extermination est une extermination

sociale. La « crise » de 1929 a

amené au nazisme, au franquisme, au

fascisme. Aujourd’hui, de nouveau,

plus de 80 ans après la « grande crise

» de 1929, voici de nouveau une dite «

grande crise ». Européenne, mondiale,

planétaire. Et aujourd’hui, de nouveau,

plus que jamais, ils font des premiers

exclus et des premiers écrasés de cette

logique l’alimentation fondamentale de

nos peurs. Ils fabriquent des ennemis.

Ils inventent des boucs-émissaires. Ils

façonnent la prétendue « cause » de

cette situation. A présent, ils parlent

de « l’immigré », de « l’arabe », de «

l’islamiste », du « chômeur fainéant »,

de la « racaille de banlieue », du « profiteur

étranger », du « terroriste », de «

l’inutile », du « peuple grec fainéant »,

du « peuple grec lâche », façonnés en

ennemis intérieurs et extérieurs, et progressivement

en « sous-homme ». Justifiant

progressivement les prochaines

exterminations. Et toute extermination

est sociale. Justifiant progressivement

l’avènement déjà en cours de « l’Occidentisme

», de « l’Européanisme », du

fascisme.

Aujourd’hui, « c’est la crise »,

disent-ils. C’est l’heure à nouveau

d’une période de violente régénération

du capitalisme. La crise, le mode

de développement du capitalisme. Sur

l’écrasement de nos vies.

Pour sauver leur pouvoir, les

puissants doivent écraser la réalité humaine

et la réalité de la vie. Pour sauver

sa puissance, le capitalisme doit écraser

l’humain et le vivant. Au début, c’est

l’augmentation du chômage, jusqu’à

être la réalité de plus de la moitié d’une

population entière. C’est l’augmentation

des taxes, des impôts et des factures.

C’est l’augmentation des ressources

d’énergie, des loyers et des denrées

alimentaires. Simultanément ou par

la suite, c’est la destruction de toute

10

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012


ns-nous !

S’indigner individuellement, c’est bien. Se révolter collectivement, c’est

mieux. Il y a nous, la classe des exploités. Il y a eux, la classe des exploiteurs.

Et il n’y a de rapport entre ces deux classes qu’un rapport de guerre

… Nous sommes notre propre nécessité, notre propre ambition et notre

propre pouvoir

protection sociale. C’est les coupures

budgétaires puis la fermeture stricte

des hôpitaux, des écoles et des foyers

d’accueil. C’est l’abolition de notre droit

à la retraite, de notre droit à un toit, de

notre droit à nous vêtir et nous nourrir.

De notre droit à avoir des enfants

et de vivre. Dans ce monde, cela relève

effectivement de notre « droit ». Mais ce

monde détruit ces « droits » et les transforme

en « devoirs », par la menace et

le chantage, par la peur et l’isolement.

« Devoir » de travailler davantage pour

moins de revenus, « devoir » de payer

soi-même ses médicaments si l’on en

a les moyens, « devoir » de payer plus

cher notre nourriture et notre loyer, «

devoir » de dénoncer « l’immigré clandestin

» ou le « terroriste islamiste », «

devoir » de ne pas faire grève et de la

dénoncer en « prise d’otage », « devoir »

de consentir voire d’applaudir la répression

menée en guerre intérieure contre

les affamés s’ils osent se défendre dans

la rue, « devoir » de respecter avec

silence le déploiement d’hélicoptères

au-dessus des familles de banlieues, «

devoir » de se résigner à la diminution

des professeurs et instituteurs, « devoir

» se résoudre aux contrats précaires et

à la baisse voire l’abolition du salaire

minimum. Au final, « devoir » accepter

le diktat des riches et des puissants, ce

monde en « crise », cette « crise » de

leur régime, de leur système, de leurs

finances et de leurs multinationales. Du

capitalisme.

Et si l’on refuse ce chantage,

cette peur, cette menace, cette crise, ce

monde, ce capitalisme ; si l’on refuse

de travailler dans l’espoir strict de ne

pas mourir de faim ou de froid ; si l’on

refuse cette urgence et cette angoisse

permanentes et écrasantes comme nouvelles

règles de vie, comme équilibre de

survie : celle de nos familles, de nos

enfants, de nous-mêmes, alors c’est le

fichage, le contrôle, la surveillance, la

police, la prison, l’armée. Alors c’est le

fascisme.

Aujourd’hui, voilà ce qui se passe

en Grèce. En Grèce, les mères abandonnent

leurs enfants parce qu’elles

n’arrivent plus à les nourrir. En Grèce,

les migrants sont arrêtés par milliers

dans de grandes rafles de rue et emmenés

dans des centres de rétention

d’où ils sont renvoyés sans un sou

dans des pays en guerre. En Grèce, la

police se militarise et occupe toutes les

grandes avenues et rues de la capitale

athénienne, équipés de boucliers et de

casques, parfois de fusils-mitrailleurs,

à grands renforts de bus blindés et de

patrouilles de motos « voltigeurs ». En

Grèce, des milliers de personnes abandonnent

leurs appartements ou maisons

aux loyers maintenant trop élevés

et vivent dans des dizaines de « campements

de pauvres » autour d’Athènes.

En Grèce, des enfants affamés livrés à

eux-mêmes sillonnent par trois ou cinq

les grandes rues hostiles de la capitale,

quémandant pièces ou bouts de pain en

échange d’un paquet de mouchoir ou

d’une mélodie à l’accordéon. En Grèce,

des dizaines de milliers de foyers ont

leur électricité coupée, faute de ne pas

avoir payé des factures exorbitantes.

En Grèce, 52% de la population ne

trouvent pas de travail et sont condamnées

au chômage forcé, tandis que 1

270 000 travailleurs (en février 2012)

qui ont pu garder leur poste ne sont

tout bonnement plus rémunérés du

tout depuis cinq mois. En Grèce, il n’y

a plus ni médicaments dans les hôpitaux,

ni livres d’étude dans les écoles ;

ni personnels dans les foyers d’accueil,

ni nourritures abordables dans les supermarchés.

En Grèce, la police tolère

et protège le marché noir d’héroïne qui

isole et tue des milliers de personnes

se shootant de désespoir sur les trottoirs

; des centaines de « nouveaux

» chômeurs expulsés de leurs foyers

occupent des places entières devenues

campements de la misère. En Grèce,

les gens meurent. De faim. De froid. De

drogue. De solitude. De répression. De

désespoir. De misère.

Aujourd’hui, ce qui devient un

dernier point d’arrivée en Grèce est le

nouveau point de départ ailleurs. En

Nous sommes leurs esclaves-salariés. Les lois du Capital et de ceux qui le

détiennent, la bourgeoisie, ont fait de nous depuis plusieurs siècles leur

main d’oeuvre, un prolétariat

Espagne. Au Portugal. En Italie. En Islande.

En France. Et va suivre la même

chute infernale pour tous et chacun,

étape par étape, graduellement ou en

accéléré, imposée par les nécessités

propres des puissants, de cette crise, de

ce monde en crise, du capitalisme.

Mais aujourd’hui, en Grèce, le

peuple refuse. Familles, pères, mères,

frères, sœurs, parents, proches, amis,

voisins, collègues, travailleurs, précaires,

chômeurs, étudiants, lycéens,

exploités, humiliés, tentent une nouvelle

fois de résister. De se lever. De

se solidariser. De s’organiser par euxmêmes.

De se confronter à la police.

De faire grève. D’occuper leurs lieux de

travail. D’occuper et paralyser mairies,

hôtels de ville et préfectures. De tenir.

De vaincre. Contre les nécessités propres

des puissants, de cette crise, de ce

monde en crise, du capitalisme.

En ces journées décisives se joue

en Grèce un basculement. Un basculement

irréversible et irrémédiable. Un

Le capitalisme soumet le monde aux lois du Capital, et l’assassine

basculement politique. Le peuple grec,

dans la réalité humaine et vivante de

notre monde, qui n’est pas statistique

ou équilibre financier, mais réel. Le réel.

Notre réel. A tous. A chacun. De notre

classe. Celui de devoir se nourrir, nourrir

ses proches, nourrir ses enfants. Celui

de devoir se loger, loger ses proches,

loger ses enfants. Celui de devoir se soigner,

soigner ses proches, soigner ses

enfants. Celui de devoir se vêtir, vêtir

ses proches, vêtir ses enfants. Celui de

devoir s’éduquer, éduquer ses proches,

éduquer ses enfants. Celui de vivre et

non survivre, pour soi, ses proches, ses

enfants. Ce « devoir » là n’est imposé

par personne d’autre que nous-mêmes.

Ce « devoir » là n’est autre que cette nécessité

qui est nôtre, humaine, vivante,

d’être et de demeurer humains, vivants.

La nécessité humaine et de la vie n’est

pas celle de la puissance financière. La

nécessité humaine et de la vie n’est pas

celle du capitalisme. Notre nécessité à

nous, hommes, femmes, simples, anonymes,

sans autre ambition de n’être

que ces hommes, ces femmes, simples,

anonymes, sans autre pouvoir que celui

de pouvoir avoir des enfants et les

chérir, les nourrir, les loger, les éduquer

; cette nécessité et cette volonté, cette

création et ce partage, n’appartiennent

qu’à nous. Notre nécessité d’hommes

et de femmes simples et anonymes est

celle obéissant à notre réalité humaine

et vivante.

Aujourd’hui, en Grèce, des hommes,

des femmes, simples, anonymes,

veulent défendre leur humanité et leurs

vies. Aujourd’hui, en Grèce, des hommes,

des femmes, se battent pour cela.

Un homme, une femme, qui veut vivre

aujourd’hui en Grèce, est un homme

combattant, une femme combattante.

Pour soi, ses proches, ses enfants.

En cette période décisive se joue

en Grèce un basculement. Un basculement

irréversible et irrémédiable. Un

basculement politique. Des hommes,

des femmes, simples, anonymes, se

battent, par centaines, par milliers, par

centaines de milliers. Descendent dans

la rue. Affrontent la police. Occupent

leurs lieux de travail. Font grève des

loyers et des factures. Pillent les supermarchés.

Occupent et paralysent

les lieux de pouvoir. Constituent des

Comités de Quartiers. Envahissent et

occupent des immeubles vides. Occupent

les ministères. Occupent les hôtels

Suite à la page (16)

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti Liberté/Haitian Times 11


Perspectives

François Hollande et la Françafrique: l'espérance

illusoire des Africains !

Par Komla KPOGLI

« La France, économiquement,

n’a pas besoin de l’Afrique. Les flux

entre la France et l’Afrique représentent

2% de notre économie ». 18 mai 2006

à Bamako au Mali.

« Il nous faut construire une relation

nouvelle, assainie, décomplexée,

équilibrée, débarrassée des scories du

passé et des obsolescences qui perdurent

de part et d'autres de la Méditerranée.

Cela implique plusieurs changements

de fond…

D'abord, cette relation doit

être plus transparente. Il nous faut la

débarrasser des réseaux d'un autre

temps, des émissaires officieux qui

n'ont d'autre mandat que celui qu'ils

s'inventent. Le fonctionnement normal

des institutions politiques et diplomatiques

doit prévaloir sur les circuits officieux

qui ont fait tant de mal par le

passé. Il faut définitivement tourner la

page des complaisances, des secrets et

des ambiguïtés.

Il nous faut aussi ne pas nous

contenter de la seule personnalisation

de nos relations. Les relations entre

des Etats modernes ne doivent pas

seulement dépendre de la qualité des

relations personnelles entre les chefs

d'Etat, mais d'un dialogue franc et objectif,

d'une confrontation des intérêts

respectifs, du respect des engagements

pris.

… Notre relation doit être décomplexée,

sans sentiment de supériorité

ni d'infériorité, sans sentiment de culpabilité

d'un coté ni soupçon d'en jouer

de l'autre, sans tentation de rendre

l'autre responsable de ses erreurs. A

nous Français de renier tout paternalisme,

d'exclure toute condescendance à

l'endroit des Africains. Et surtout plus

de respect. Nous ne savons pas mieux

que vous quel est le bon chemin. Je refuse

la posture d'une France donneuse

de leçon. » 19 mai 2006 à Cotonou au

Bénin.

L’auteur de ces propos cités est

Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur

et de l’immigration, candidat de l’UMP

à la présidentielle de 2007. Sarkozy

sera élu président de la France un an

après avoir tenu ces propos en terre

africaine. On aurait donc attendu que

les relations entre la France et ses territoires

africains sous sa présidence se

déroulent autrement. Erreur ! Les mots

sont les mots. Les actes sont autre

chose. La françafrique, ces relations

mafieuses que la France entretient avec

l’Afrique depuis les années De Gaulle

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Beaucoup d’africains se réjouir

de l’arrivée de François Hollande

à l’Elysée en remplacement de

Nicolas Sarkozy. Ces réjouissances

ont quelque chose de triste et

d’aberrant

s’est renforcée à la grande déception

des optimistes béats qui avaient vu

dans l’avènement de Sarkozy au pouvoir

une nouvelle donne.

Pourtant, les choses

s’annonçaient bien pour ces optimistes.

Jean-Marie Bockel, transfuge du parti

socialiste a rejoint Sarkozy qui lui attribua

le secrétariat d’Etat chargé de la

coopération et de la Francophonie. Le

ton se voulait volontariste et en rupture

avec le passé fait de vols et de pillages

en faveur de la France et les satrapes

qu’elle a placés à la tête des territoires

africains. Dans une interview publiée

dans Le Monde du 16 janvier 2008,

Bockel déclarait : « j’ai adhéré au discours

de Nicolas Sarkozy sur l’Afrique.

Je souhaite que les choses changent.

Or la rupture tarde à venir. Il y a encore

trop de rentes de situation, trop

d’intermédiaires sans utilité claire, trop

de réseaux parallèles pour permettre

un partenariat assaini, décomplexé,

d’égal à égal. La "Françafrique" est

moribonde. Je veux signer son acte de

décès. Il ne s’agit pas de faire la morale,

mais d’aider au développement. »

Le 18 mars 2008, Bockel est mis dehors,

renvoyé au dossier des Anciens

combattants et remplacé à la coopération

par Alain Joyandet, un françafricain

bon teint que Claude Guéant

s’empressa de présenter à Omar Bongo

Ondimba. Reçu sur France24, Alain

Joyandet asséna : "le détournement

d’argent public en Afrique ? Ce sont

vraiment des sujets qui ne me semblent

pas devoir être au cœur de notre expression"

", le pillage des cerveaux africains

? C’est nous qui allons envoyer

des cerveaux en Afrique", "je souhaite

plus d’influence française, j’ose le mot,

plus d’influence française" ou encore

"si nous ne sommes pas les partenaires

économiques privilégiés, alors on ne

pourra plus défendre nos valeurs". La

petite tempête dans le Bockel prit fin et

tout est redevenu normal dans la continuité

affairiste comme au temps de

De Gaulle, de Pompidou, de Giscard, de

Mitterrand et de Chirac.

Parmi tous ces présidents français,

l’arrivée de Mitterrand à l’Elysée

est celle qui avait le plus suscité chez de

nombreux tiers-mondistes l’espérance

d’une rupture avec la Françafrique. Erreur

là aussi. Puisque Jean-Pierre Cot,

ministre délégué à la Coopération et au

Développement, qui en « faisait trop

» pour que le pillage de l’Afrique soit

réduit –réduit, pas supprimé - fut démis

de ses fonctions le 7 décembre 1982

et remplacé par Christian Nucci. A

l’époque, Lionel Jospin, Premier secrétaire

du PS et très proche de Mitterrand,

justifia le remplacement de Jean-Pierre

Cot par Christian Nucci en affirmant

qu’il" n'est pas lié au fait qu'un homme

incarne la lutte pour les droits de

l'homme, les autres se situant sur le terrain

du réalisme ". La suite est connue

: assassinat de Thomas Sankara, coups

d’état, tartufferie discursive de la Baule,

sabotage des soulèvements populaires

des années 90 court-circuités puis

déviés vers les fameuses conférences

nationales souveraines, appui à la répression

sanglante des tyrans africains,

scandales politico-économiques (affaire

Elf)…génocide au Rwanda en 1994.

Le bilan de la Gauche française en Afrique

est tout autant lourd que celui de

la Droite. Aucun des dirigeants français

n’a désobéi aux lois qui gouvernent

les relations avec l’Afrique définie par

Foccart comme « l’arrière-cour » de

la France. Ces pratiques s’inscrivent

d’ailleurs dans la logique coloniale qui

déclara la France une puissance africaine.

Aussi, faut-il rappeler que les

initiateurs de la colonisation française

que furent Gambetta, Jules Ferry, Jean

Jaurès, Léon Blum étaient des Républicains

de gauche ?

Curieusement, on voit

aujourd’hui beaucoup d’africains se

réjouir de l’arrivée de François Hollande

à l’Elysée en remplacement de

Nicolas Sarkozy. Ces réjouissances ont

quelque chose de triste et d’aberrant.

Car c’est à croire que le changement de

maître change soudainement le statut

de l’esclave. Au lieu d’appréhender

sa situation dans son exactitude et

se battre pour s’affranchir de ses

chaînes, l’esclave préfère compter sur

l’humanité du nouveau maître, la bonté

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de son coeur, sa gentillesse et sa bonne

mine. L’esclave attend des réformes.

Des africains espèrent un soulagement

opéré par décret depuis l’Elysée. Quelle

lucide appréciation des réalités des relations

entre la France et l’Afrique ? C’est

désespérant ! Cette attitude d’espérance

fondée sur le sourire et les mots du nouveau

locataire de l’Elysée confirme ce

qu’a dit Thomas Sankara : « l’esclave

qui n’est pas capable d’assumer sa révolte

ne mérite pas que l’on s’apitoie

sur son sort ». Oui, l’esclave qui confie

sa libération à la bonne volonté de son

maître a fait le choix de ses chaînes. Il

ne mérite donc pas d’être pleuré.

Nos prédécesseurs Samory Touré,

Béhanzin, Chaka, Lumumba, Biko,

Sankara, Olympio, Um Nyobè, Moumié

et les millions d’africains assassinés

par le colonialisme sont-ils morts pour

rien ? Ces martyrs se sont-ils sacrifiés

pour voir leurs descendants se complaire

dans une espérance réformatrice

indiquée par Paris, Londres, Washington,

Bruxelles…Pékin ? Ces dignes fils

d’Afrique auraient-ils espéré une amélioration

des choses de ces capitales que

leurs noms n’auraient même pas figuré

dans notre patrimoine. En ayant les

yeux rivés sur un éventuel « geste », «

quelque chose » de ces capitales, nous

leurs successeurs nous nous montrons

indignes de nos prédécesseurs et dignes

de nos fers.

Au fond qu’a promis François

Hollande ? La fin de la françafrique.

Au point 58 de ses 60 engagements il

promet : « Je développerai la relation de

la France avec les pays de la rive sud de

la Méditerranée sur la base d’un projet

économique, démocratique et culturel.

Je romprai avec la « Françafrique »,

en proposant une relation fondée sur

l’égalité, la confiance et la solidarité. Je

relancerai la francophonie. » Rompre

avec la Françafrique et construire de

nouveaux rapports basés sur l’égalité et

la solidarité. Voilà la promesse que certains

font semblant de n’avoir jamais

entendu. C’est nouveau chez beaucoup

d’africains incapables de saisir la place

qu’occupe l’Afrique dans ce qui est appelé

les relations internationales. Même

si en pleine campagne électorale en

février 2012 on avait vu Laurent Fabius,

pressenti au ministère des affaires

étrangères sous Hollande chez l’héritier

Ali Bongo au Gabon, un des plus

grands financeurs de la vie politique

française, pour beaucoup d’Africains, «

le changement c’est maintenant ».

Sarkozy avait-t-il promis et dit

autre chose à propos de la Françafrique

? Et Chirac ? Et Mitterrand ? Et Giscard

? Et Pompidou ? Et De Gaulle ?

Qu’ont-ils [fait]de leur promesse ? Les

peuples qui ignorent les faits du passé

sont condamnés à les revivre. En faisant

comme si les dirigeants français

n’avaient jamais parlé de la fin du

pillage françafricain, les africains qui

sautent de joie aujourd’hui pour la

promesse Hollandaise vont vers une

immense désillusion. Le Franc CFA sera

maintenu, l'agriculture coloniale sera

conservée, les bases militaires françaises

aussi, la coopération franco-africaine

et les aides au développement, véritable

drain des richesses africaines vers les

donateurs, vont continuer, la francophonie

et ses rituels seront maintenus,

les coups d’état nécessaires seront

réalisés, les tyrans stabilisateurs seront

confirmés et renforcés, les immigrés

africains « inutiles » et jetables seront

toujours renvoyés, les multinationales

françaises seront toujours reines sur

nos terres.

L'Alliance Française, les centres

culturels français, Radio France internationale

et France 24 seront toujours

là pour labourer la tête aux africains.

Les bourses accordées aux étudiants

"méritants" et qui font partie d’un vaste

programme d’asservissement culturel

seront toujours disponibles: arrivés au

pouvoir d’une manière ou d’une autre,

ces "méritants" garderont une grille

de lecture qui leur aura été inculquée.

Et les pseudo-ordres constitutionnels

seront toujours là pour verrouiller les

choses avec l'appui d'un dispositif militaro-policier

terroriste. Peut-être que

tout ceci se fera avec moins de bruits

et moins d’ostentation que par le passé,

mais ça se fera. Car, plus que tout ce

sont la logique de puissance et celle

des intérêts qui guident les puissances

mondiales parmi lesquelles se trouve la

France. Il n’y a pas eu Révolution en

France. C’est l’alternance démocratique

avec tout ce qu’elle implique y compris

dans le principe de continuité de l’Etat,

notamment sur le plan international.

Il n’est pas non plus débuté une

Révolution dans les territoires africains

pour remettre la main sur ce qui appartient

au peuple africain. De plus, la

parole d’un socialiste français ne vaut

pas plus que celle d’un libéral français.

Les intérêts nationaux priment sur les

promesses électorales en direction de

l’Afrique. La logique déclarative aurait

voulu que Sarkozy qui était allé jusqu’à

dire en terre africaine que la France

n’a pas besoin de l’Afrique sorte son

pays du continent dès son arrivée à

l’Elysée. Que nenni ! La France a renforcé

sa présence et a fait de multiples

interventions armées directes, soit pour

sauver ses satrapes comme au Tchad,

soit en détruisant des dirigeants insoumis

comme en Libye et en Côte

d’Ivoire montrant effectivement que

la France est une puissance africaine.

Les réseaux, promis à la destruction par

Sarkozy dans son discours à Cotonou

en mai 2006, ont plutôt prospéré avec

Robert Bourgi, Bruno Joubert, Claude

Guéant et leurs différents référents tapis

dans l’ombre.

Dans les milieux africains où

la confiance dans la volonté du maître

est plus forte que tout, on dit que

Hollande sera « moins pire que Sarkozy».

Oui, Sarkozy a été brutal. Qui

peut le nier ? Il a parlé aux africains

qu’il déteste avec arrogance, mépris et

condescendance du haut de ses 155

centimètres talonnettes comprises. Il

est raciste. Par ses discours, Nicolas

Sarkozy a injurié ouvertement les africains

à de nombreuses reprises. Par

les guerres qu’il a menées ouvertement

en Afrique, Sarkozy est vu comme le

plus mauvais des dirigeants français

Suite à la page (15)

12

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012


Perspectives

Un printemps arabe pour Cuba ? Ce

qui se cache sous le tapis

Par Percy Francisco Alvarado Godoy

Palestine, ces prisonniers

ignorés en grève

de la faim

La nouvelle ne surprend personne.

Des représentants du Conseil National

Syrien (CNS), le principal regroupement

antigouvernemental en Syrie, et des membres

de l’anti-cubaine Assemblée de la

Résistance Cubaine (ARC), basée à Miami,

ont souscrit un "accord de collaboration",

le 8 mai dernier, à l’hôtel Biltmore,

à Coral Gables, Miami, dont l’intention est

de "coordonner des actions" pour tenter le

renversement inconstitutionnel des gouvernements

syriens et cubains. "Nous luttons

pour un même idéal qui n’est autre

que le respect des droits fondamentaux des

peuples de Syrie et de Cuba", souligna la

provocatrice Sylvia Iriondo, dont le père fut

un remarquable agent de la CIA et membre

de la défaite invasion mercenaire de

Playa Giron. Cette dame, à la tête du groupuscule

Mères et Femmes Anti-répression

pour Cuba (MAR), s’est mise en valeur en

promouvant des activités subversives à

l’intérieur de l’île, finançant la contre-révolution

interne et envoyant des émissaires

pour financer ses activités déstabilisatrices.

Le CNS et l’ARC se rencontrèrent

ils par hasard ? La vérité est que non.

Cet accord est le résultat de la création

d’un groupe de travail (Task Force) interagences

et intergouvernemental, dans

lequel participent conjointement la CIA, le

Mossad, le M16, les sections ou Bureaux

Cuba et Syrie du Département d’Etat, le

renseignement militaire du Pentagone, des

groupes d’influence juifs et anticubains au

sein du Congrès et divers représentants de

l’extrême droite, particulièrement Ileana

Ros-Lehtinen. Il a été constitué avec la

permission de divers gouvernements, qui

ont pleinement connaissance de l’activité

de ce groupe et de ses plans futurs, et

parmi eux se distinguent les Etats-Unis,

Israël, l’Arabie Saoudite, le Royaume Uni

et d’autres pays de l’Union Européenne et

de la Ligue Arabe. Trois gouvernements

latino-américains ont été, vraisemblablement,

consultés à ce sujet.

Ce groupe de travail fonctionne

depuis quelques mois et s’est posé les objectifs

suivants :

1) Coordonner des actions d’appui

commun sur le plan international, développant

une guerre médiatique de haute

intensité, comptant sur de vastes ressources

mises à sa disposition. En ce sens,

ils envisagent l’emploi des réseaux sociaux

pour les inonder par une attaque continue

de distorsions de la réalité interne de Cuba

et de la Syrie, s’appuyant sur des groupuscules

contre-révolutionnaires internes,

Director: Florence Comeau

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Des membres de l’anti-cubaine Assemblée de la Résistance Cubaine (ARC),

basée à Miami, de gauche à droite : Luis González Infante, Sylvia Iriondo,

Raúl García, Bertha Antúnez, Orlando Gutiérrez Boronat, Laida Carro et

Horacio García

auxquels on a clairement défini leur rôle en

vendant une image distorsionnée de leurs

réalités nationales.

Dans le cas de Cuba, la SINA joue

un rôle déterminant dans la coordination

des actions provocatrices et déstabilisatrices.

Dans le cas de la Syrie, divers centres

opérationnels situés à Paris, Istanbul, Bagdad,

Londres, et d’autres capitales européennes

et arabes, accomplissent cette tâche

inscrite dans la guerre idéologique.

2) Création d’un front uni et

l’échange de stratégies communes, ayant

comme base les expériences atteintes par

les groupes contre-révolutionnaires dans

leurs nations respectives. Pour cela, la force

de travail étudie les possibilités, ambitionnées

inutilement depuis des décennies,

de promouvoir une fracture entre les FAR

[1] et le MININT [2] de Cuba au sujet de

la direction du pays, prenant comme base

l’expérience obtenue en Syrie.

Devant l’impossibilité de promouvoir

l’inclusion de mercenaires étrangers

à l’intérieur de Cuba, comme ce fut le cas

en Syrie, le groupe de travail tient bien

clairement la création de conditions pour

réactiver les actions terroristes développées

contre Cuba dans les dernières décennies,

réalisant des études de profils de la masse

contre-révolutionnaire interne pour déterminer

qui on pourra employer potentiellement

à cette fin. Dans ce sens, on étudie

l’envoi de quelques instructeurs provenant

d’Europe et de nations latino-américaines

pour préparer, subrepticement, quelques

contre-révolutionnaires dans le maniement

d’explosifs, les techniques de subversion,

et d’autres méthodes de guerre sale.

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La force de travail a évalué l’incorporation

de quelques citoyens latino-américains,

certains d’entre eux ayant servi en Irak et

en Afghanistan, pour préparer des groupes

d’infiltration afin de réaliser des sabotages

à Cuba. On a aussi contacté des terroristes

d’origine cubaine et des groupes comme

Alpha 66, Comandos F4, entre autres, pour

recruter des personnes qui s’entraîneraient

dans des camps situés aux Etats-Unis ou

dans l’un des pays latino-américains contactés.

3) Le groupe de travail s’est engagé

à utiliser tous les canaux diplomatiques

possibles pour sataniser internationalement

les gouvernements de Bashar Al-

Assad et de Raul Castro, fondamentalement

au sein des Nations Unies, de l’OEA,

de la Ligue Arabe, employant pour cela un

vaste réseau d’ONG, dans l’intention de déformer

délibérément la situation des droits

humains dans ces nations.

4) Le groupe de travail dispose

de sources de financement à travers des

comptes secrets déjà engagés pour les gouvernements

impliqués, fondamentalement

au moyen de comptes fantômes de la CIA,

du Mossad, et d’autres agences, déguisés

en contribution à des ONG.

5) On réalise des études pour pouvoir

habiliter les canaux logistiques nécessaires

pour faire venir les impliqués à Cuba

et en Syrie, et toutes les ressources logistiques

nécessaires pour remplir leurs missions.

En résumé, l’accord signé par la

partie cubaine (Berta Antunez, Orlando

Gutierrez, Silvia Iriondo, Laida Carro, Horacio

Garcia, Raul Garcia et Luis Gonzalez

Infante) et par la partie syrienne (l’Unité

pour une Syrie Libre, la Commission Générale

de la Révolution, le Groupe de

Travail de l’Urgence Syrienne, l’American

Syrian PAC, le Conseil Syrio-Americain

et l’Organisation des Syriens Expatriés,

parmi eux se trouvant Niman Shukairy

et Mohamed Kawam) est seulement une

couverture de quelque chose de plus grand.

Beaucoup pourraient taxer ce travail

de spéculatif et sans fondement, mais ceux

qui connaissent comment fonctionnent les

services ennemis, savent que l’on ne fait

pas un pas public sans avoir avant créé

l’infrastructure secrète pour l’articuler ou,

au moins, le Groupe de Travail chargé de

l’exécuter. L’important est de rester vigilants

et d’avoir à l’esprit que l’ennemi se

déplace dans l’ombre. Cela il faut le faire,

bien qu’on sache, d’avance, qu’un "printemps

arabe" à Cuba est une simple masturbation

d’un ennemi entêté, rêveur, mais

dangereux.

Notes

[1] Forces Armées Révolutionnaires

de Cuba

[2] Ministère de l’Intérieur de Cuba

Traduit de l’espagnol par Gérard

Jugant

Rouge Midi 14 mai 2012

Thaer Halahla, âgé de 33 ans et originaire de Hébron et Bilal Diab, âgé de

27 ans, est originaire de Jénine

Par Alain Gresh

Imaginons un instant deux mille prisonniers

politiques en Chine engagés dans

une grève de la faim depuis plusieurs semaines

; ou bien deux mille autres, mobilisés

dans un mouvement similaire en

Russie. Il y a peu de doute que les télévisions

et les radios, si promptes à se mobiliser

sur les atteintes aux droits humains

dans de lointains pays, ouvriraient leurs

bulletins d’information sur cette nouvelle,

s’indigneraient de cette violation des droits

élémentaires, appelleraient nos autorités à

réagir et même à intervenir, à imposer des

sanctions à Pékin ou à Moscou.

Il y a bien deux mille prisonniers

politiques qui font la grève de la faim, mais

en Palestine. Et l’information ne semble

pas intéresser grand monde. Mais nous le

savons depuis longtemps, les Palestiniens,

les Arabes, les musulmans ne sont pas

vraiment des êtres humains comme les

autres.

Revenons d’abord sur les faits,

rapportés par le correspondant du Monde

(« Le mou vement de grève de la faim

des prisonniers palestiniens en Israël

s’étendrait à 2 000 détenus », Lemonde.

fr, 6 mai) : « Israël éprouve des difficultés

croissantes à contrôler le mou vement de

grève de la faim des prisonniers palestiniens,

qui ne cesse de s’étendre. Com mencée

le 17 avril pour protester contre la pratique

de la détention administrative (qui permet

de maintenir un suspect en prison sans

jugement, pendant une période de six mois

renouvelable), cette action regrouperait

aujourd’hui quelque 2 000 détenus, selon

Addameer, l’association palestinienne de

défense des droits des prisonniers. » (...)

« Deux prisonniers au moins sont

dans un état cri tique : Bilal Diab, âgé de

27 ans, est originaire de Jénine, et Thaer

Halahla, âgé de 33 ans, originaire de Hébron

(tous deux membres du Djihad islamique),

ont com mencé leur grève de la

faim le 29 février. Après soixante-six jours

sans alimentation, ils sont entrés dans ce

que les médecins appellent “une phase

aléatoire de survie”. Les deux hommes

ont comparu, jeudi 3 mai, sur une chaise

rou lante, devant la Cour suprême d’Israël,

mais celle-ci a renvoyé sa décision sur une

éventuelle remise en liberté à une date ultérieure.

»

« Au moins six autres prisonniers

sont dans un état de santé jugé alarmant.

Ce mouvement de grève s’est étendu aux

principaux centres de détention en Israël,

et plu sieurs chefs de file de la résistance

palestinienne, comme Ahmad Saadat, chef

du Front popu laire pour la libé ration de la

Palestine (FPLP), l’ont rejoint. Alors que

les manifestations de solidarité se multiplient

dans plusieurs villes palestiniennes,

le gou ver nement du premier ministre israélien,

Benyamin Nétanyahou, hésite sur

la conduite à adopter. »

Cette grève pose d’abord la question

des détentions administratives (c’est-à-dire

sans preuve et sans jugement), une pratique

héritée de l’époque du mandat britannique,

quand Londres luttait (1944-1948)

contre le « terrorisme sioniste ». Comme je

le rappelle dans De quoi la Palestine estelle

le nom ?, ces lois d’exception avaient

été dénoncées par nombre de juristes, dont

le docteur Moshe Dunkelblum, qui devait

siéger plus tard à la Cour suprême d’Israël.

Le 7 février 1946, il déclarait : « Ces ordonnances

constituent une menace constante

contre les citoyens. Nous, juristes, voyons

en elles une violation flagrante des principes

fondamentaux de la légalité, de la justice,

de la discipline. Elles légalisent le plus

parfait arbitraire des autorités militaires et

administratives. (…) Elles dépouillent les

citoyens de leurs droits et confèrent aux

autorités des pouvoirs illimités. » Mais,

une fois arrivés au pouvoir, les sionistes

oublièrent ces critiques et retournèrent ces

lois contre les Arabes.

La Cour suprême d’Israël, que certains

présentent comme le garant de la

démocratie dans ce pays, a rejeté l’appel de

deux prisonniers administratifs en grève

de la faim depuis deux mois (« Court rejects

petition by Palestinian hunger strikers

against detention », Haaretz, 8 mai 2012).

En toute hypocrisie, elle a noté que cette

pratique de la détention administrative

était « une aberration dans le domaine juridique

» et devait donc être utilisée « aussi

peu que possible », mais les prisonniers qui

avaient fait appel étaient déboutés. Il fut

un temps où Israël autorisait officiellement

des « pressions physiques modérées »

contre les détenus palestiniens : un peu de

torture, pas trop... Une décision que cette

Cour suprême « humaniste » a soutenue

jusqu’en 1999 (on était, à l’époque, en

pleines « négociations de paix » entre Israël

et l’OLP !).

La grève des prisonniers palestiniens

a été relayée par les déclarations

de Richard Falk, le rapporteur spécial de

l’ONU pour les droits de l’homme dans les

territoires pales ti niens occupés, qui s’est

déclaré « écœuré par les violations continues

des droits de l’homme dans les prisons

israéliennes. Depuis 1967, 750 000

Palestiniens, dont 23 000 femmes et 25

000 enfants, ont été en détention dans les

prisons israéliennes, soit près de 20% du

total de la popu lation palestinienne des territoires

occupés », a-t-il rappelé (cité dans

Armin Arefi, « Israël : la dernière arme des

prisonniers palestiniens », AFPS).

Conclusions : silence radio dans la

plupart des médias ; aucune pression sur

le gouvernement israélien ; aucune indignation

morale de tous ces grands intellectuels...

La terre continue de tourner et

certains s’étonnent que les discours européens

sur la démocratie et les droits humains

suscitent surtout des ricanements

dans le monde arabe.

Le Monde Diplomatique 8 mai 2012

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti Liberté/Haitian Times 13


Obama, Give me Five ! Rends moi les Cinq !

Par Ricardo Alarcon de Quesada

Allocution de Ricardo Alarcon, Président

de l’Assemblée Nationale du

Pouvoir Populaire à la Xème Rencontre

Internationale de Solidarité

avec Cuba qui s’est tenue à La Havane,

le 2 mai 2012.

Je remercie les organisateurs de cette

rencontre internationale de solidarité

de m’avoir donné l’occasion de

parler des cinq Cubains qui auront bientôt

accompli quatorze ans de peine

cruelle et injuste pour la lutte contre

le terrorisme que les États-Unis ont

pratiqué contre Cuba depuis plus d’un

demi-siècle.

Ils sont source d’inspiration et

d’orientation pour les travailleurs et

le peuple cubains d’aujourd’hui engagés

dans des tâches multiples et

complexes pour apporter les changements

nécessaires à notre modèle de

développement afin d’améliorer notre

société et la rendre plus efficace et

socialiste. Gerardo, Ramón, Antonio,

Fernando et René, les fils de ce peuple,

éduqué et formé par la Révolution,

ont été en mesure de tenir fermes et

inflexibles en dépit de leur isolement,

montrant, dans la solitude, la force

indestructible de leurs idéaux, proclamant

jour et nuit, qu’il est possible

que le pays et le socialisme puissent

résister et vaincre. D’où la lutte pour

les libérer et qu’ils puissent rentrer

chez eux immédiatement et sans conditions.

C’est une priorité pour nous

les cubains, une tâche pour laquelle

nous multiplierons les initiatives sans

répit jusqu’à la victoire complète.

Mais cette cause est d’une

importance stratégique pour tous,

au-delà des limites de cette île. Elle

l’est en particulier pour les peuples

d’Amérique latine et des Caraïbes qui

ont également été victimes du terrorisme

orchestré par le Nord et pour

le peuple américain lui-même qui a

le droit et pour qui il est nécessaire

d’avoir un gouvernement apprenant

à vivre en paix avec ses voisins. Mais

cette cause est également importante

pour les personnes à travers le monde

confrontées à des menaces graves de

violence et à l’irrationalité d’une politique

impériale arrogante et stupide.

Ayant épuisé tous les appels

ordinaires, les Cinq attendent la décision

de la Cour de Miami en procédure

extraordinaire ou en habeas corpus,

la dernière chance offerte par le système

judiciaire américain. Le juge doit

aussi répondre à la demande qui lui a

été faite de convoquer des audiences

dans lesquelles pourront être examinés

de nouvelles preuves et les arguments

qui leurs permettent de rendre

une décision équitable.

Au centre de la question gît la

nécessité de clarifier les nombreux

aspects de ce processus resté occulte.

Pour une part, il faut découvrir

la portée de la conjuration entre

le gouvernement et les médias

locaux de Miami qui ont reçu un financement

du gouvernement pour

déclencher une violente campagne de

propagande, réaliser des provocations

et des menaces pour faire pression

et intimider les jurés et rendre absolument

impossibles les délibérations

du Conseil. Ces actions ont justifié,

à l’époque, les protestations même

de la juge ; des années après le jugement

les provocateurs ont reconnu

publiquement avoir reçu en paiement

des sommes importantes du gouvernement

fédéral. Voici déjà six ans que

plusieurs organisations de la société

civile réclament des tribunaux tant judiciaires

qu’administratifs que le gouvernement

révèle ce qu’il cache sur

cette conspiration. Cette même demande

est une partie substantielle de

l’Habeas Corpus de nos compagnons.

Il y a en outre une demande

supplémentaire de réouverture relative

au cas particulier de Gerardo

Hernández, condamné à la peine

extraordinaire de deux emprisonnements

à perpétuité de plus de quinze

années pour un crime inventé qu’il

n’a pas commis, pour un crime qui

n’a pas même existé et Gerardo purge

cette peine dans une prison de sécurité

maximale dans des conditions

particulièrement dures.

On a accusé Gerardo d’une

participation fausse et irréaliste dans

l’incident du 24 février 1996 quand

ont été abattus dans des eaux cubaines

deux aéronefs d’un groupe terroriste

qui violait systématiquement

l’espace aérien cubain, quelque chose

que ce groupe avait fait des douzaines

de fois malgré les protestations

réitérées du gouvernement cubain. Si

faible était cette accusation que le propre

Ministère public des États-Unis l’a

reconnu dans une Motion d’Urgence

par laquelle il a essayé de la retirer en

mai 2001.

Gerardo n’avait absolument

rien à voir avec cet incident, ce que

Washington a admis par ce document

même. Mais il y a plus. Les événements

malheureux de cette journée

ont eu lieu sur le territoire de Cuba et,

par conséquent aucun tribunal américain

n’avait compétence à cet égard.

Du jugement de Miami à la

dernière demande de Gerardo nous

réclamons de Washington que soient

montrés les images prises par

ses satellites de l’incident. La même

demande a été déposée devant les

tribunaux et au gouvernement par

d’importantes institutions civiles de

ce pays. Avec une obstination égale,

tant l’administration de W. Bush que

celle d’Obama refusent de permettre

à quiconque de les voir. Il y a quatorze

années de dissimulation qui ne

peuvent être expliquées parce que

le gouvernement des États-Unis est

convaincu que toute substance réelle

manquait à la calomnie vulgaire contre

Gerardo et aux accusations portées

contre lui ou qui ont été soulevées

contre ses pairs.

La dissimulation des preuves et

l’hostilité effrénée contre les accusés

ainsi que l’exigence que le procès se

tienne à Miami et non ailleurs démontrent

la transgression grossière

du Ministère public. En 2005, dans

un arrêt de principe, la Cour d’appel

a unanimement décidé de déclarer la

nullité du procès de Miami et de ses

effets. A tout le moins le tribunal doit

maintenant savoir les nouveaux éléments

qui renforcent cette décision

juste. Même aujourd’hui, il serait impossible

de juger avec quelque équité

les cinq Cubains à Miami. Passons

brièvement en revue ce qui s’est passé

dans ce lieu en Avril 2012, le mois

qui vient de s’achever.

Une annonce en faveur de la

liberté des Cinq affichée quelques

heures a dû être enlevée devant des

menaces de mort. Dans le même

temps le directeur d’une équipe sportive

qui avait osé balbutier quelques

mots non agréables pour la mafia terroriste

a été puni dans son travail et

obligé de donner un triste spectacle

de contrition publique. Il y a quelques

jours une bombe incendiaire a complètement

détruit les bureaux d’une

agence qui organise les voyages à

Cuba, et qui avait été chargée de faire

venir ici ceux qui auraient voulu accompagner

le pape Benoît XVI. Dans

le même temps les médias locaux

de cette ville ont lancé une série

d’insultes irrespectueuses et assassines

contre le cardinal Jaime Ortega,

archevêque de La Havane, parce que

Son Eminence a dit quelques vérités

sereines et pondérées.

Si cela est le cas maintenant

à Miami, en mai 2012, il est facile

d’imaginer ce qu’était l’atmosphère il

y a quatorze ans quand la séquestration

impunie d’un enfant de six ans a

scandalisé le monde et le sauvetage

d’Elián provoqué la frustration et la

rage effrénée de la maffia terroriste de

Batista. C’est dans cette atmosphère

de haine et de violence que les Cinq

ont été arrêtés et traduits en justice.

Il y a eu des changements significatifs

dans l’émigration cubaine.

Mais Miami est encore Miami, et reste

le fief de la mafia qui contrôle ses autorités

et les médias.

Il est urgent de dénoncer le blocus

des sociétés qui contrôlent, manipulent

l’information et empêchent

le peuple américain de connaître la

vérité. Levons la solidarité internationale

pour en faire une vague irrésistible

qui renverse le mur du silence et

fasse que le peuple américain, avec le

soutien de tous dans le monde, oblige

le président Obama à faire ce qu’il

peut et doit faire : permettre la libération

immédiate et inconditionnelle des

Cinq, de tous et de chacun d’eux. Alors,

pour que nous nous comprenions

mieux : Obama Give me five.

Note de Marc Harpon : en anglais

l’expression “Give me five” sert

à inviter un ami à vous taper dans la

main.Le titre du discours repose ainsi

sur un jeu de mot intraduisible.

Cubadebate 2 mai 2012

AVÈTISMAN SOU SÈVIS ESPESYAL KI DISPONIB NAN

LEKOL PIBLIK NEWARK

Paran ak Gadyen yo:

Si ou genyen yon timoun ant laj 3 jiska 21 lane ki abite Newark, Lekòl Piblik Newark vle asiste ou

deside si pitit ou kapab benefisye sèvis espesyal yo.

Lekòl Piblik Newark ofri evalyasyon gratis pou genyen enfòmasyon sou devlòpman pitit ou. Nou

ankouraje tout timoun laj 3, 4, e 5kan pou yo fè evalyasyon. Li enpòtan anpil pou timoun yo fè

evalyasyon sitou si timoun nan genyen pwoblèm pou li aprann, pale, tande, panse, jwe, mache,

wè, oubyen fason li aji avèk lòt moun, oubyen pwoblèm emosyonèl, ou move konduit. Pwosede

evalyasyon pou nou detèmine si li genyen yon dezabilite e si li kapab benefisye sèvis espesyal yo.

Nou evalye otomatikman timoun ki deja nan pwogram Lekòl Piblik Newark preskolè

(avan-jadendanfan), jadendanfan oubyen pwogram Head Start e «Abbott » pou nou detèmine si

yo bezwen asistans.

Anplis nou fè evalyasyon gratis pou timoun laj 3-5kan ki pa nan pwogram Lekòl Piblik Newark yo

(timoun ki nan Lekòl prive, lekòl relijye, oubyen ki pa ale lekòl).

Si Lekòl Piblik Newark detèmine pitit ou genyen yon dezabilite, li ap resevwa sèvis espesyal gratis.

Lekòl Piblik Newark kapab ede ou jwenn enfòmasyon sou gwoup nan kominote a oubyen ajans

gouvènman ki asiste timoun avèk dezabilite.

Pou plis enfòmasyon sou evalyasyon oubyen sou sèvis edikasyon espesyal Lekòl Piblik Newark ofri,

ou kapab kontakte Lekòl piblik nan Newark, oubyen Lekòl prive ou relijye kote pitit ou ale. Anplis,

ou kapab telefone oubyen ekri Shawn Ferrara, sipèvizè Edikasyon Espesyal nan (973) 733-7313,

adrès Newark Public Schools, 2 Cedar Street, Room 910, Newark, NJ 07102. Nou kapab ba ou sèvis

tradiksyon si ou bezwen. Si ou bezwen TTY/TDD, tanpri kontate Carol Ukstins nan Bruce Street

School, nimewo telefòn (973) 705 3819.

Si ou vle ede timoun ki genyen bezwen espesyal, ou kapab sèvi kòm volontè paran nourisye.

Kontakte Biwo Edikasyon Espesyal nan (973) 733-7313

Lekòl Piblik Newark

Seksyon 504

Piblikasyon Avètisman Anyèl pou Paran ak Gadyen yo

Chè Paran ou Gadyen:

1. Seksyon 504 Lwa Reyabilitasyon 1973 lan se yon lejislasyon federal sou dwa sivil pou moun ki genyen dezabilite. Yo

kreye lejislasyon sa pou evite diskriminasyon baze sou dezabilite.

Sou Seksyon 504, yo konsidere yon moun genyen dezabilite si moun nan:

1) genyen pwoblèm fizik ou mantal ki LIMITE NAN MANYÈ LESANSYEL fason moun nan fonksyone avèk AKTIVITE MAJÈ

NAN LAVI.

2) genyen dosye pwoblèm fizik ou mantal, oubyen

3) moun pwofesyonèl dokimante moun sa genyen pwoblèm fizik ou mantal

Lwa 1973 sa dekri AKTIVITE MAJÈ NAN LAVI tankou fonksyon sou swen tèt ou, fè travay manyèl, mache, wè, tande, pale,

respire, aprann epi travay.

Pou konnen si pitit ou elijib pou sèvis Seksyon 504:

1) Kontakte direktè/direktris lekòl la pou ou mande konkou pou pitit ou.

Prepare tèt ou pou diskite bezwen espesyal pitit ou genyen, e kòman li afekte aktivite majè nan lavi l, oubyen kontakte

kòwòdinatè pou Seksyon 504 nan distrik Lekòl Piblik Newark, Louisa Wuebbens (973-733-6517) pou resevwa ransèyman

ak konsèy sou pwosede pou Seksyon 504.

2. Lè ou bay enfòmasyon nesesè, epi aprè plis envèstigasyon ak evalyasyon, yo ap pran yon desizyon ki detèmine si pitit

ou elijib pou sèvis Seksyon 504. Yo ap mande pou ou patisipe nan evalyasyon pitit ou ak nan detèminasyon pou elijibilite

pitit ou.

3. Si pitit ou elijib pou sèvis Seksyon 504, yo ap devlope yon Plan pou asire reyalizasyon ak dokimantasyon sèvis Seksyon

504.

4. Si paran/gadyen pa dakò avèk detèminasyon distrik la, yo genyen dwa, sou Seksyon 504 pwosede ki garanti.

Regilasyon Seksyon 504 dekri dwa sa yo pou paran ak elèv yo :

• Dwa pou distrik la bay paran/gadyen yo rensèyman espesifik sou proteksyon garanti

• Dwa pou timoun nan resevwa aktivite akademik ak lòt aktivite nan yon fason ki pa diskrimine

• Dwa pou timoun resevwa yon bon edikasyon nan milye ki mwens restriktif, e ki genyen aranjman, modifikasyon ak lòt

sèvis

• Dwa pou paran resevwa avètisman sou rekòmandasyon, evalyasyon, ak plasman

• Dwa pou timoun merite yon evalyasyon jis pa yon moun pwofesyonèl

• Dwa pou fè apèl desizyon sou pwosede administratif

• Dwa pou ekzamine epi resevwa kopi tout dosye lekòl.

14

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012


Suite de la page (7)

d'entrevoir comment la corruption

peut parvenir à neutraliser le travail

parlementaire, finira probablement

jusqu’à dompter le parlement luimême

et à le transformer en un Parlement

Croupion « pour assis - contre

debout, adopté ». La corruption

affaiblit certainement les institutions

politiques, il n’y a pas de doute.

Requiem pour la démocratie

M. Lamothe a certes des qualités pour

être premier ministre. C’est un homme

intelligent, moderne, méthodique, appliqué,

habile, fonceur, déterminé.

Ce n’est pas non plus un pédant, un

m’as-tu-vu, un imbu de lui-même,

un arriviste dédaigneux. Mais, à première

vue, ce ne sont certainement

pas ces qualités qui ont mis à genoux

le parlement. Il y avait, dans le temps,

d’autres premiers ministres désignés,

hommes de talents, hommes de dossiers

qui sont passés devant le parlement

et qui ont pourtant échoué. M.

Laurent Lamothe a les défauts de ses

qualités : c’est un homme dissimulé,

un affairiste combinard et madré, un

corrupteur de première classe. Son

plus grave défaut, à nos yeux, c’est

cette fascination pour l’argent. Le pouvoir

pour lui n’est pas une fin mais un

moyen pour engranger plus d’argent.

C’est sa réputation en tout cas, c’est

ce que révèle son vécu, son passage

en Afrique et c’est ce que révèle les

premières actions qu’il a posées un

mois seulement après l’accession de

M. Martelly à la présidence avec la

mise sur pied de la surtaxe sur les

appels internationaux entrants qui a

déjà rapporté a son entreprise un joli

pactole de plusieurs millions de dollars

réalisés en Haïti en moins de dix

mois et dont il se sert pour « arroser

» certains parlementaires comme l’ont

laissé entendre publiquement sénateurs

et députés. Gagner honnêtement

de l’argent n’est pas un mal en

soi. Mais dans un pays aux maigres

ressources comme Haïti, vouloir gagner

des millions en utilisant l’appareil

étatique à son profit, ce n’est plus un

défaut, c’est un crime Nous avions

déjà fait l’expérience de ces sordides

aigrefins au pouvoir.

N’est pas corrupteur qui veut.

Pour l'être, il faut disposer de moyens.

Est-ce pourquoi la corruption profite

davantage au corrupteur qu'au corrompu.

Ce dernier certes en profite,

car il participe des retombées de la corruption.

Toutefois, il ne peut bénéficier

que dans les limites et les conditions

imposées par le corrupteur, lequel est

le principal bénéficiaire. Quand la corruption

atteint des grands corps de

l’État, Parlement, Conseil électoral par

exemple, elle modifie certainement les

règles du jeu démocratique, ne profite

qu’au seul corrupteur et met acquis et

institutions démocratiques en péril.

Il y a eu une accumulation de

faits curieux, vérifiés et vérifiables

qui suscitent une suspicion légitime.

Nous retiendrons les plus importants.

En plus de l’empressement mis par la

commission de ratification de la chambre

des députés, les accusations de

corruption venant de parlementaires

eux-mêmes, c'est ce fait ahurissant

où le président du Sénat M. Simon

Dieuseul Desras incite ses collègues à

violer la constitution en leur soumettant

une proposition visant à prolonger

le mandat des sénateurs sortants,

au mépris de l’article 111 - 8 de cette

Constitution stipulant qu' « en aucun

cas la chambre des députés ou le Sé-

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nat ne peut être dissous, ni le mandat

de leurs membres prorogé.. » Ce, dans

le but évident de permettre à ces derniers,

sachant qu’ils étaient acquis à

la cause du premier ministre, de pouvoir

mettre tout leur poids dans la balance

au moment du vote. Cette proposition

ayant été rejetée et le mandat de

ces sénateurs prenant fin en ce jour du

8 mai, il y a eu alors, toujours avec

les mêmes motivations à la base, cette

précipitation de procéder à l’examen

de la déclaration de politique générale

quitte cette fois-ci à violer les règlements

intérieurs du Sénat prévoyant

le dépôt du document 48 heures

avant la séance. Là encore, du cirque,

mais peu cocasse. Il y a des limites

qu’on s’impose lorsqu’on occupe ou

lorsqu’on est appelé à exercer une

haute fonction officielle. Le pays a

besoin, pour s’en sortir, d'institutions

démocratiques solides.

En effet, que sert-il à une population

d’élire un parlement s'il ne parvient

plus à remplir son rôle principal

qui est de contrôler l’activité gouvernementale

; que lui sert-il d’aller voter,

si en bout de piste, la majorité de

ceux qu'elle a contribués à faire élire

ne veille que sur leurs propres petits

intérêts mesquins, changent sans vergogne

leur fusil d’épaule et s'alignent

sur les desiderata de l'exécutif. Ne disposant

alors plus de choix véritables,

on assistera à une désaffection de la

participation populaire pour tout ce

qui concerne les affaires politiques de

son pays (groupements, associations,

organisations politiques) une démobilisation

apparente qui se manifeste

surtout lors des joutes électorales.

L’existence de groupes de pression

et de partis politiques structurés, la

compétition entre ces derniers et la

participation populaire sont des éléments

indissociables de la construction

démocratique. Dès lors qu’ils

disparaissent du paysage politique, la

tentation est alors grande pour le pouvoir

de combler ce vide, en constituant

un parti unique et en en profitant

pour éliminer toute forme de concurrence

politique qui justement aurait

pu servir à limiter les effets de cette

corruption. Ce n’est pas compliqué :

tout parti ou tout homme politique

qui a des adversaires en face de lui

est continuellement sur ses gardes sachant

qu’il peut se faire pincer pour

n’importe quel petit écart, verbal ou

autre. Il sait que les erreurs, tôt ou

tard, se payent en politique. Donc

qu'il risque d’être pénalisé soit par un

échec aux urnes, soit par la prison,

l’exil ou la mort. Tout dépend du pays

dans lequel il se trouve. Si c’est un

pays aux structures démocratiques,

solides, ce sera comme dans bien des

cas un échec aux urnes, rarement la

prison, mais cela arrive. Si c’est dans

un pays où les structures démocratiques

sont faibles, le choix est difficile

: c’est souvent la prison, l’exil ou

la mort. Mais ce qui est certain, c'est

que la perte du pouvoir dans ces conditions

est souvent définitive. Alors

que dans un système démocratique

structuré, non seulement le retour aux

affaires est possible (pas obligatoirement

en la personne du seul et unique

chef), mais on y travaille, dans les

limites des prescrits constitutionnels,

que dans ce but. C'est l'alternance

politique: un ferment pour la construction

d'un état de droit, un levain

pour le développement économique et

humain.

Nous conclurons en reprenant

ce que nous avions déjà dit dans un

article précédent à son sujet: « Derrière

un dirigeant corrompu, ce sont

les règles de passation des marchés

publics, les conditions de négociation

des contrats publics, ou encore

l'octroi des concessions d'exploitation

des sous-sols qui sont corrompus, au

sens premier du terme. Ces actes de

corruption annihilent toute possibilité

de développement démocratique et

de construction d'un État de droit.

Les régimes ayant pratiqué la corruption

et les détournements à grande

échelle ont bâti leur domination sur

le clientélisme, l'achat du silence,

l'asservissement du système judiciaire

et/ou l'oppression des opposants et

des médias, réduisant à néant l'espace

du débat public. »

Si le paysage politique haïtien

devait épouser ces nouveaux contours,

alors il faudrait se préparer à

entamer un requiem pour la démocratie

en Haïti. Dans cette nouvelle conjoncture,

une chose retient pourtant

notre attention, c’est l’inertie, peutêtre

due à la morosité ambiante (traumatismes

post séisme, insécurité,

averses, inondations, glissements de

terrain, maisons éventrées, insalubrité,

etc.) avec laquelle les secteurs

dynamiques de la société réagissent

face à cette nouvelle donne.

Les leaders des organisations

de la société civile, les leaders des

partis politiques et des organisations

religieuses gagneraient pourtant à se

réveiller. Si nous étions dépourvus

d'informations relatives aux exploits

de M. Lamothe en Afrique, nous serions

quittes de l’obligation de ne pas

être vigilants, mais puisque nous en

disposons, nous sommes bien obligés

d’être sur nos gardes... Quel homme

d’affaires investit à fonds perdu ?

Tous ces millions décaissés, tous ces

efforts déployés avec une si féroce

détermination pour forcer les portes

du destin visent peut-être un objectif

supérieur dont on ne peut deviner les

contours et que, pour le moment, seul

connaît M. Lamothe.

Une chose est sûre. Aucun président

ne pourrait accepter trop longtemps

que son premier ministre lui

fasse de l’ombre. Or M. Lamothe, le

bicolore toujours en arrière-plan dans

ses photos, est en train de voler la vedette

au président Martelly. Pendant

combien de temps celui-ci, avec son

ego surdimensionné, pourra-t-il encore

fermer les yeux ?

9 Mai 2012

* Texte de Edner Paillère paru

sur le Blog d’Ella Perrard le 10 mai

2012, et reproduit dans Haïti Reconstruction.

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Suite de la page (12)

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vis-à-vis de l’Afrique. Ce jugement, au

fond, n’est qu’une mauvaise appréciation

des réalités. Aucun locataire de

l’Elysée n’est disposé, compte tenu de

l’importance de l’Afrique dans la politique

française, à lever la main. Tous

ont eu et auront une politique ouvertement

ou secrètement d’exploitation et

de mépris à l’égard de l’Afrique tant

que les africains ne décideront pas d’y

mettre fin.

Qu’elle soit ouverte ou discrète,

la domination c’est la domination. Le

Hard Power (puissance militaire) qu’on

peut attribuer à Sarkozy ou le Soft

Power (diplomatie d’influence) qu’on

peut attribuer à Hollande sont appelés

à produire le même résultat : le

renforcement d’une Afrique au service

de la France. Il faut souligner que le

Soft Power, grâce à sa discrétion et ses

pratiques de réseaux, avançant un discours

apaisant et visiblement pacifique

et humanitaire à la bouche, se révèle

très souvent plus efficace et moins

saisissable que le bruit et les canons

déployés par le Hard Power. Ce serait

donc une grave erreur de penser que

parce que le nouveau président français

a un style différent, une méthode

de travail différent il serait porteur de

la rupture. La France, puissance nucléaire,

qu’elle soit dirigée par la Gauche

ou la Droite, le Centre ou les Extrêmes

utilise et utilisera les deux pratiques alternativement

ou simultanément si les

circonstances le commandent. Elle ne

se débarrassera pas de ses attributs de

puissance pour faire plaisir à on ne sait

quel peuple.

Toutes les sociétés qui se sont affranchies

de la tutelle extérieure l’ont

fait par leurs propres actions. Des actions

endogènes qui, peut-être, finissent

par la conclusion d’un accord ou

un traité autour d’une table et endiguant

ou paralysant ainsi la capacité de

nuisance des attributs de puissance que

déploient jusque-là leurs détenteurs.

Visiblement, nous autres Africains

aimons la liberté donnée, des indépendances

octroyées et pas conquises de

hautes luttes. En voulant la liberté

sans en payer le prix, nous faisons le

choix de la servitude pour toujours.

Car, quiconque confie la décision de sa

libération à son maître est condamné

pour toujours à la servitude. Il en est

ainsi aussi bien des individus que des

peuples.

Nous voulons toujours ramer

à contre courant des lois de l'histoire.

Nous offrons le visage d’un peuple qui

n'a rien compris et qui ne veut rien

comprendre dans un monde où être

faible signifie disparaître et avoir des

maîtres signifie misère, appauvrissement,

sous-développement éternel. En

nous présentant en agneaux dans un

monde de loups, nous faisons de la

provocation en direction des loups.

Les peuples qui trouvent des solutions

à leurs problèmes ne sont pas

ceux qui attendent qu’une puissance

ouvertement coloniale leur ouvre les

portes du paradis. Ce ne sont pas ceux

qui espèrent que de bons esprits finiront

par surgir dans la métropole pour mettre

définitivement fin à leur exploitation ou

leur apportent un « léger mieux ». Au

contraire, ce sont les peuples qui se rassemblent,

qui font leur unité et se battent

pour refaire leur unité territoriale.

Ce sont les peuples qui maîtrisent leur

espace, qui l’occupent effectivement

et le protègent par des dispositifs aussi

bien juridiques que militaires. Ce n’est

qu’à ce prix que ces peuples peuvent

constituer des entités vivantes, solides,

autonomes, respectées et peuvent

échanger avec les autres sur la base de

l’égalité et de confiance. Le reste n’est

qu’ignorance suicidaire. En espérant la

natte des autres, on finit par dormir à

même le sol.

Nous avons affaire à un système

avec des ramifications diverses et non

à un individu, tout puissant président

fut-il. Et ce système françafricain ne

bougera pas tant que nous, africains,

resterons immobiles. La mission libératrice

nous revient. Ou bien nous sommes

capables de la mener et nous serons

maîtres de notre destin collectif,

ou bien nous en sommes incapables et

dans ce cas nous serons condamnés à

espérer vainement des réformes promises

par nos dominateurs.

RAPPEL: Hollande a dirigé le

Parti Socialiste français en tant que

Premier Secrétaire de 1997 à 2008. Il

n'a pas opposé de résistance à la politique

française en Afrique. Le parti socialiste

n'émet jusqu'ici que de molles

critiques contre la Françafrique faite

de hold-up électoraux, de coups d'état,

de corruption, de pillage des richesses

africaines par les entreprises françaises

avec la complicité des tyrans au pouvoir.

Récemment, François Hollande a

soutenu les guerres de la France contre

la Libye et la Côte d'Ivoire. Pour

François Hollande, le président Laurent

Gbagbo est infréquentable et se comporte

comme un "dictateur, il n’y a pas

d’autres mots, il n'a aucune place dans

les réunions socialistes au plan international".

Les intérêts français avant tout!

C'est normal.

La JUDA 10 mai 2012

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti Liberté/Haitian Times 15


Insurgeons-nous !

Suite de la page (11)

de ville. Occupent les mairies. Laissent

les banques s’effondrer. Assiègent le

Parlement. Tentent de s’auto-organiser,

de se réapproprier de manière autogestionnaire

leur outil de travail. Pour

soi, ses proches, ses enfants. Et des

personnes meurent. Des jeunes meurent.

Des mères meurent. Des chômeurs

meurent. Des migrants meurent. Des

enfants meurent. Le peuple meurt. De

faim. De matraques. De froid. De grenades

explosives. De solitude. De lacrymogènes

asphyxiants. De désespoir.

De voltigeurs.

La « crise » de 1929 a amené au

nazisme, au franquisme, au fascisme.

Qui ont vaincu et régné sur la répression

de révolutions et la mort de peuples

entiers. Et un premier régime fasciste

vainqueur de la mort d’une révolution

et d’un peuple entier justifie la victoire

et le règne de tous les régimes fascistes.

Franco a vaincu et régné sur la mort de

la vague révolutionnaire de 1936 en

Espagne. Hitler, Pétain, Mussolini, Staline

ont vaincu et régné par la victoire

et le règne de Franco. Le fascisme européen

a vaincu et régné sur le fascisme

espagnol, qui fut le dernier à mourir.

Aujourd’hui, de nouveau, plus

de 80 ans après la « grande crise » de

1929, voici de nouveau la « grande

crise ». Européenne, mondiale, planétaire.

Et aujourd’hui, de nouveau, plus

que jamais, ils font de l’écrasement de

la révolte et la mort du peuple grec la

condition nécessaire pour la victoire et

le règne du fascisme en Grèce. Et un

premier régime fasciste vainqueur de la

mort d’une révolution et d’un peuple

entier justifie la victoire et le règne de

tous les régimes fascistes. Si le fascisme

vainc et règne en Grèce, les régimes

fascistes vont vaincre et régner dans

toute l’Europe.

Le combat des hommes, des

femmes, simples, anonymes, grecques

est le combat de tous les hommes et de

toutes les femmes, simples, anonymes,

d’Europe et au-delà. Le combat du

peuple grec est le combat de tous les

peuples d’Europe et au-delà. Laisser

écraser la révolte du peuple grec et sa

mort est laisser écraser toute possibilité

de révolte des peuples d’Europe et audelà,

et permettre leur mort. Laisser la

victoire du fascisme en Grèce, c’est laisser

la victoire du fascisme dans toute

l’Europe. Ce fut le cas avec la « crise

» de 1929 et la victoire de Franco sur

la révolution espagnole. Ce sera le cas

avec la « crise » actuelle et la victoire

du fascisme sur la révolte grecque. Et la

révolte grecque, seule, isolée, abandonnée,

comme le fut la révolution espagnole

en 1936, sera réprimée, écrasée,

exterminée. Être solidaire et combattre

pour le peuple grec, c’est être solidaire

et combattre pour tous les peuples

d’Europe, pour tous les hommes et

toutes les femmes, simples, anonymes,

d’Europe. Pour soi, ses proches, ses enfants.

De leur crise à notre austérité. De

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notre austérité à notre résistance.

Nous nous adressons à tous et à chacun,

de ceux qui cherchent du travail

ou en ont un, de ceux qui veulent s’en

sortir ou qui croient s’en être sortis, de

ceux qui craquent dans les Pôle Emploi

ou craquent de leurs conditions de

boulot, de ceux qui n’ont pas le temps

de rêver ou de ceux qui n’en peuvent

plus du rêve marchandisé, de ceux qui

galèrent déjà à nourrir leur famille ou

de ceux qui n’osent pas avoir d’enfants

en ayant déjà du mal à se nourrir euxmêmes,

de ceux pris dans la routine

sans fin du travail ou de ceux pris dans

la routine sans fin de la recherche de

travail, de ceux à qui on reproche de

vivre au-dessus de leurs moyens ou de

ceux qui n’ont pas du tout de moyens

ni de vie, de ceux qui n’ont pas de travail

en étant surdiplômés ou de ceux

qui n’ont pas de travail sans aucun

diplôme, à tous et à chacun donc qui

veulent s’en sortir et vivre avec le minimum

de décence.

Nous nous adressons à tous

et à chacun, effrayés ou ignorants

de ce monde qui s’embrase, sympathisants

ou fuyants de ce monde

qui s’effondre, assommés de mots

quotidiens martelés par des gens

inconnus derrière l’écran de la télé

d’Etat, tels « crise », « sécurité »,

« stabilité », « catastrophe », « chômage

», « insécurité », « urgence »,

« désastre », « économie », « bourses

», « marchés », qui s’alternent

dans l’indifférence médiatique avec

« football », « stars », « people »,

« nouvel écran plat ». A tous ceux

qui n’ont pas le temps de parler

avant qu’on parle à leur place. A

tous ceux qui n’ont pas le temps

de vivre avant qu’on les détermine

à leur place. A tous ceux qui

craquent et à qui on parle comme

des enfants attardés. Depuis 2008

et les nouvelles offensives, toujours

plus violentes, du Capital à travers

le monde, de nouveaux élans de résistance

populaire se confrontent à

la bourgeoisie régnante et à l’Etat

répressif. La spirale des troubles

et de cette guerre de classe a commencé

dans le «monde arabe» avec

les révolutions en Tunisie, Egypte,

Lybie, Bahrein, Syrie, qui continuent

encore. Pour balayer tous leurs

ennemis. Elle a touché les Etats-

Unis de « Occupy Wall Street » à

« Occupy Oakland » et l’Europe où

le massacre capitaliste des peuples

a commencé en Grèce. A mesure

que la crise et la casse sociale

s’aggravent, des villes s’embrasent

et la révolte s’étend. En huit mois,

de l’été 2011 au printemps 2012,

les capitales européennes des pays

les plus touchés socialement ont

brûlé : Londres du 6 au 11 août

2011, Rome le 15 octobre 2011,

Athènes le 12 février 2012, Barcelone

et Madrid le 29 mars 2012.

La grève générale illimitée reste la

première arme révolutionnaire de

notre classe. C’est la seule arme qui

peut faire changer la peur de camp

: par le blocage de leur économie,

l’expropriation des richesses et la

réappropriation des outils de travail,

alors c’est la bourgeoisie qui a peur

et nous envoie toutes leurs polices.

Un monde. Deux classes.

Une guerre.

Il n’y a pas de « vous », il n’y a pas

« les autres », il n’y a pas « c’est la

vie », il n’y a pas « là-bas », il n’y a pas

« de toute façon », il n’y a qu’un nous.

Nous. Nous qui travaillons et galérons,

nous à qui « les fins de mois » est une

question quasi-existentielle, nous qui

sommes des hommes, des femmes,

simples, anonymes, qui voulons avant

tout nous en sortir. Nous qui voulons

avant tout nous nourrir, nous loger,

nous vêtir, avoir des enfants sans nous

sacrifier ni les sacrifier. Et nous sommes

ces hommes, ces femmes, simples,

anonymes, avant d’être des « clients »,

des « élèves », des « ménages », des

« citoyens », des « consommateurs »,

des « actifs », des « inactifs », et nous

avons des conditions de vie communes.

Pour combler nos nécessités humaines,

pour nous vêtir, nous loger, nous nourrir,

subvenir à nos enfants, nous devons

travailler ou chercher du travail.

Notre quotidien, nos conditions de vie

sont communs : locataires pour nous

loger, consommateurs pour nous nourrir

et nous vêtir, salariés pour pouvoir

être locataires et consommateurs. Ceux

sans travail n’ont droit ni à se loger, ni

à se vêtir, ni à se nourrir, ni à subvenir

leurs enfants.

Nous, c’est tous ceux qui se sont

posés au moins une fois la question

« comment s’en sortir ? ». Dans chaque

quartier, dans chaque ville, dans

chaque pays, sur chaque continent,

nous sommes la masse innombrable

qui nous posons au moins une fois la

question « comment s’en sortir ? ».

Et dans chaque ville, dans chaque

pays, sur chaque continent, il y a une

poignée de personnes qui ne se sont jamais

posées cette question. Une caste.

Une oligarchie. Une classe séparée. Ils

sont riches, l’ont toujours été et ne se

posent que leur seule question possible

: « comment être encore plus riche ? ».

Cette poignée de personnes, nous ne les

croisons jamais dans notre quotidien,

ils ne font pas partie de nos vies. Pourtant

ce sont elles qui déterminent selon

leurs nécessités propres et leur seule

question toute la réalité quotidienne

de nos vies. Ce sont les grands propriétaires,

les PDG, les grands patrons,

les multinationales, les directeurs banquiers,

les chefs d’Etat, les ministres,

les députés, les sénateurs, les préfets.

Les puissants. Tous ceux-ci étant au

service exclusif de ceux plus riches et

plus puissants encore, les décideurs du

monde, les décideurs du sort de la planète

et de peuples entiers, et de nos vies

particulières. Ces décideurs sont encore

plus invisibles, n’ont ni nom ni visage,

et ont créé toutes sortes d’instance en

abréviation pour augmenter leur puissance

et leur richesse, ces instances qui

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n’ont de sens réel pour nous que comme

abréviation : FMI, OMC, UE, G8,

S&P, BCE, CEE, ALENA, ONU, OCDE...

Il y a nous, la classe des exploités.

Il y a eux, la classe des exploiteurs. Et il

n’y a de rapport entre ces deux classes

qu’un rapport de guerre.

Nous sommes ceux qui dès

l’enfance parfois se demandent «comment

s’en sortir», et ils sont ceux qui

décident à notre place comment nous

devons vivre et déterminent comment,

à notre place, «s’en sortir». Selon leurs

critères, leurs nécessités, leurs exigences

: devenir plus puissant encore,

devenir plus riche encore. Et à partir

de là calculer, investir, écraser. Ces

critères, ces nécessités, ces exigences,

ne sont pas les nôtres. Les nôtres sont :

se nourrir, se vêtir, se loger, subvenir à

nos enfants. Et à partir de là rencontrer,

voyager, aimer.

Nous sommes ceux qui «sont

payés», ils sont ceux qui «payent» ;

nous sommes ceux qui construisent,

ils sont ceux qui se pavanent ; nous

sommes ceux qui produisent, ils sont

ceux qui se goinfrent ; nous sommes

ceux qui travaillent, ils sont ceux qui

se dorlotent ; nous sommes ceux qui

tiennent le plateau, ils sont ceux qui se

servent ; nous sommes ceux qui cirent

leurs chaussures, érigent leurs palaces,

gèrent leurs dossiers, récurent leurs chiottes,

administrent leurs rendez-vous,

rédigent leurs mémoires, médiatisent

leurs débats, assurent leur sécurité,

produisent leurs intérêts, suent leurs

richesses, votent leurs puissances, applaudissent

leurs discours, remercient

leurs promesses, attendent leurs patiences,

craignent leurs décisions, espèrent

leurs clémences, louent leurs

propriétés.

Nous sommes ceux qui travaillent,

ils sont ceux qui décident.

Nous sommes ceux qui «acceptent»

l’austérité, ils sont ceux qui la décrètent.

Nous sommes ceux qui sommes licenciés,

ils sont ceux qui le décident. Nous

sommes ceux qui créent la richesse, ils

sont ceux qui nous la confisquent. Nous

sommes ceux qui construisent des maisons

et des appartements, ils sont ceux

qui les achètent. Nous sommes ceux

qui payent des loyers, ils sont ceux qui

décident de leur montant. Nous sommes

ceux qui travaillent la terre et le

pain, ils sont ceux qui les détiennent.

Nous sommes ceux qui payent la nourriture,

ils sont ceux qui décident des

tarifs. Nous sommes ceux qui rendent

possible la grande distribution, ils sont

ceux qui décident des prix. Nous sommes

ceux qui utilisent les transports en

commun, ils sont ceux qui les rendent

payants.

Nous sommes ceux qui étudient,

ils sont ceux qui décident du contenu et

de la valeur des études. Nous sommes

ceux qui vont à l’école, ils sont ceux

qui décident du contenu et de la valeur

de l’éducation. Nous sommes ceux qui

vont dans les hôpitaux, ils sont ceux

qui décident des moyens et de la valeur

de la santé. Nous leur appartenons.

Nous sommes leurs esclaves-salariés.

Les lois du Capital et de ceux qui le

détiennent, la bourgeoisie, ont fait de

nous depuis plusieurs siècles leur main

d’oeuvre, un prolétariat.

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CHERY’S BROKERAGE

Ils sont ceux qui détiennent les

armes, nous sommes ceux qui les appréhendent.

Ils sont ceux qui construisent

les prisons, nous sommes ceux

qui les remplissent. Ils sont ceux qui

créent les frontières, nous sommes

ceux qui les subissent. Ils sont ceux qui

licencient, nous sommes ceux qui nous

prennent des lacrymos pour oser l’avoir

refusé. Ils sont ceux qui décrètent les

guerres, nous sommes ceux qui y

meurent.

Ils ont le monopôle de la violence

et du jugement, nous n’avons

que le droit d’être violentés et jugés. Ils

nous divisent entre «violents» et «nonviolents»

alors que ce sont eux qui ont

matraques et gaz pour nous réprimer

tous. Leur violence est légale, la nôtre

est légitime. Leur justice emprisonne,

notre justice soude et libère. Leurs polices

servent de justice, leur justice sert

de paix. Si telle est leur justice, il n’y a

pas de paix, mais une terreur policière

qui protège les riches. Si telle est leur

paix, la police est partout et la justice

nulle part.

Toute révolte est juste si elle ne

se trompe pas d’ennemis. L’ennemi

n’est pas le « pauvre », « l’arabe » ou la

« banlieue » mais le riche et le puissant

qui ont créé la pauvreté et le ghettobanlieue

et qui ont choisi d’y enfermer

toute personne de couleur et anciens

colonisés pour maintenir la division.

Avant d’être arabe, noir, blanc,

nous sommes des gens qui veulent

nous en sortir, soumis au même système

qui crée de la peur entre nous

pour se faire oublier. Le racisme est

une arme des puissants, des riches et

de l’Etat. Eux qui construisent les murs

qui nous divisent et les impasses qui

nous bloquent, les barbelés périphériques

qui nous séparent et les polices

qui nous sélectionnent.

La seule violence est celle de la

puissance financière qui décide de nos

vies. La seule violence est celle de l’Etat

qui décide de notre valeur. La seule violence

est celle de la police qui décide de

notre « paix ». Face à cela, toute notre

résistance ne sera que défense et autodéfense.

Seuls l’Etat et le Capital anticipent

notre colère, nous qui avons du mal à

anticiper notre propre misère. Ils se dotent

de toutes les armes possibles, qui

tuent et assassinent de manière «non

létale». Des lycéens perdent leurs yeux

sous les balles en caoutchouc pour

défendre leurs études, des «banlieusards»

perdent leurs vies accusés d’être

pauvres de couleur et «ex»-colonisés,

des sidérurgistes perdent leur dignité

par les coups de matraque pour défendre

leur emploi, des personnes âgées et

des enfants se font gazer pour défendre

le droit à la retraite.

Guerre de classes, et nécessité

font loi. Nécessités humaines et naturelles

contre nécessités économiques

de profit et de puissance.

Appel au combat, appel à

l’insurrection.

La « démocratie représentative » est le

nom donné par les puissants à un système

où les règles du jeu et ses cartes

sont détenues par les riches et les puissants.

Et nous qui cherchons à nous en

sortir nous dépendons des cartes sociales

que les riches veulent bien nous

distribuer. Mais ce sont toujours eux

qui les distribuent. Ce ne sont pas les

cartes qu’il faut changer, mais le jeu luimême.

Parce que nos vies et celles de

nos enfants ne sont pas un jeu. A nous

de faire en sorte que les riches ne jouent

plus avec nos vies selon leurs propres

joker et leurs propres bonus. C’est eux

qui décident de la case de départ et de la

case d’arrivée de chacun d’entre nous,

et nous sommes condamnés à respecter

les parcours qu’ils nous distribuent.

Soyons notre propre case de départ et

notre propre case d’arrivée à la fois,

soyons notre propre parcours, éjectons

les riches et les puissants du jeu. Notre

monde n’est pas le leur, nos nécessités

ne sont pas les leurs, nos envies

et nos besoins ne sont pas les leurs.

Déterminons nous-mêmes nos propres

vies. Les « élections démocratiques et

représentatives » sont l’illusion à nous

faire croire que c’est nous qui maîtrisons

le jeu, alors qu’en réalité les

cartes ne font que changer de couleur.

Le « pic » peut devenir « carreau » ou

« trèfle », les cartes restent les mêmes,

et ce sont toujours les mêmes qui les

détiennent. Et nous sommes leur mise,

Suite à la page (18)

16

Haiti Liberté/Haitian Times

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012


A Travers le monde

Les bombardements terroristes de

Damas: « Made in USA »

Par Bill Van Auken

« Notre politique est d’essayer

d’accélérer l’arrivée à un point de

basculement » où le régime syrien de

Bachar al-Assad est renversé, avait

expliqué en mars dernier le sous-secrétaire

d’Etat américain pour les Affaires

du Proche-Orient, Jeffrey Feltman.

On a pu voir jeudi la dernière incarnation

de cette politique. Les bombes

dévastatrices placées dans des voitures

et qui ont tué 55 personnes et fait près

de 400 blessés à Damas marquent une

nouvelle étape de la campagne impérialiste

criminelle pour un changement

de régime en Syrie.

Washington, après avoir détourné

le mouvement de protestation,

Les bombes qui ont explosé presque simultanément ont déchiqueté des

enfants sur le chemin de l'école et carbonisé des gens dans leur voiture,

qui se rendaient à leur travail dans la capitale syrienne

Des protestations de

masse en Espagne pour

marquer l’anniversaire

des indignados

Le défilé samedi dernier à Grenade [Photo: Alejandro Garcia Montoro]

Jeffrey Feltman, sous-secrétaire

d’Etat américain pour les Affaires

du Proche-Orient

qui avait débuté en Syrie en mars de

l’année dernière, en une tentative pour

en faire un appareil pour l’installation

d’un régime client à Damas, a ensuite

soutenu la formation des « Amis de la

Syrie », inspirée d’un groupe international

similaire à celui utilisé lors de la

préparation de la guerre en Libye.

Washington a déclaré que le Conseil

national syrien (CNS), assortiment

de politiciens islamistes issus des Frères

musulmans et d’agents vieillissants en

exil, originaires de diverses agences

de renseignement occidentales, était

le « représentant légitime » du peuple

syrien. Washington a aussi soutenu la

formation de la soi-disant Armée syrienne

libre (ASL) pour perpétrer des attaques

armées contre les forces de sécurité

syriennes.

Les alliés les plus proches de

Washington dans le monde arabe, en

l’occurrence les monarchies féodales

dictatoriales de l’Arabie saoudite et du

Qatar, ont mis en place un fonds de 100

millions de dollars dans le but de faire

figurer directement sur leur registre de

personnel à rémunérer les membres de

Paul J. Jourdan

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Les bombes dévastatrices placées dans des voitures et qui ont tué 55

personnes et fait près de 400 blessés à Damas marquent une nouvelle

étape de la campagne impérialiste criminelle pour un changement de

régime en Syrie

l’ASL tandis que les Etats-Unis annonçaient

l’envoi d’une assistance « non

létale » à ces mêmes forces, comprenant

de l’équipement de communication

sophistiqué, des lunettes de vision

nocturne et du renseignement américain.

Rien de tout cela n’a eu le résultat

souhaité. Dans la plupart des

régions, l’ASL a à peine opposé un

semblant de résistance à l’armée syrienne

et il n’existe pas le moindre signe

d’un soutien populaire de masse pour le

Conseil national syrien.

Alors maintenant on en vient

aux bombardements terroristes. Les explosions

de jeudi à Damas ne sont que

Menez Jean-Jerome

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les dernières en date et les plus mortelles

d’une série d’attaques à la bombe

de ces quelques dernières semaines.

Vendredi, le gouvernement syrien a

rapporté avoir déjoué un autre attentat

suicide, cette fois-ci dans la capitale

commerciale d’Alep, et qui impliquait

un véhicule chargé d’une tonne et demi

d’explosifs.

L’objectif de cette campagne est

de terroriser le peuple syrien et, avec

en plus des sanctions unilatérales des

Etats-Unis et de l’Union européenne,

de paralyser l’économie du pays afin

de créer les conditions d’une implosion

sociale et politique. Dans le même

temps, ceci est conçu pour prouver que

l’accord de cessez-le-feu des Nations

unies, négocié par l’ancien secrétaire

général des Nations unies Kofi Annan,

ne peut pas marcher.

Deux jours seulement avant les

attaques de Damas, Susan Rice, ambassadrice

américaine aux Nations

unies, avait rejeté comme étant une «

diversion » les avertissements syriens

concernant des terroristes étrangers arrivant

en Syrie. Elle soulignait dans le

même temps que Washington restait

concentré sur un changement de régime

et augmenterait son assistance «

non létale » à cette fin.

Comme l’a dit Rice en se référant

au plan d’Annan, Washington ne « met

pas tous ses oeufs dans le même panier.

» Il semble à présent que certains de ces

«oeufs » aient été en fait des voitures

piégées.

Après le bombardement de

Damas, les médias avaient initialement

accordé une certaine crédibilité

aux déclarations absurdes du Conseil

national syrien selon lequel le régime

d’Assad avait organisé l’attaque luimême

en tuant un nombre considérable

de ses propres forces de sécurité.

Le Département d’Etat

s’est trouvé obligé de publier une

Suite à la page (18)

Par Alejandro López

Des centaines de milliers de personnes

ont participé samedi dans

des manifestations de masse dans

plus de 80 villes partout en Espagne

pour marquer le premier anniversaire

du mouvement du 15-M ou des indignados

(indignés).

Il y a un an, des milliers de

jeunes avaient occupé les places

publiques de 162 villes partout en

Espagne pour protester contre le chômage,

la corruption du système politique

et les mesures d’austérité du

gouvernement, imposées par le Parti

socialiste espagnol (PSOE). Depuis

cette date, les conditions de vie n’ont

fait qu’empirer.

Durant les trois premiers mois

de l’année, 365.900 personnes ont

perdu leur emploi. Le chômage est à

présent à 24,4 pour cent de la population

active. Le chômage des jeunes

a atteint 50 pour cent, chiffre le plus

élevé des 17 pays de la zone euro.

L’actuel gouvernement droitier

du Parti populaire (Partido Popular,

PP) a jusqu'ici imposé des mesures

d’austérité totalisant 50 milliards

d’euros (64 milliards de dollars), une

« réforme » du travail facilitant les licenciements

et une augmentation de

la TVA. Les gouvernements régionaux

ont poursuivi l’offensive contre les

soins de santé et l’éducation.

La semaine passée le gouvernement

a annoncé la nationalisation

partielle de la quatrième plus grande

banque du pays qui détient 32 milliards

d’euros en actifs immobiliers

dépréciés. Il a aussi déclaré vouloir réaliser

des audits de toutes les banques

d’Espagne dans une tentative de rétablir

la confiance et d’éviter un éventuel

effondrement.

Dans ces conditions, le gouvernement

a mobilisé 2.000 policiers

anti-émeute rien qu’à Madrid

pour empêcher que les manifestants

n’installent des campements comme

ils l’avaient fait l’année dernière.

A Madrid, des dizaines de milliers

de personnes ont défilé en provenance

de différents quartiers pour

converger vers le centre ville. Certains

contingents de manifestants avaient

commencé à défiler la veille à partir

des banlieues de la capitale. Aucun

chiffre exact n’est connu. Le gouvernement

régional a parlé de 30.000

manifestants, mais la place principale,

la Puerta del Sol, qui peut en contenir

40.000 était pleine à craquer. Les rues

adjacentes étaient bondées aussi.

Selon le journal Diagonal: Les

quatre blocs [de manifestants] de

la manifestation de Madrid ont dû

avancer d’une heure l’heure d’arrivée

à la Puerta del Sol afin de faire de la

place pour les gens qui attendaient sur

les places d’Atocha, San Bernardo, Cibeles

et Ópera. La manifestation à la

Puerta del Sol a duré jusqu’aux premières

heures de la matinée. »

Les protestataires ont occupé

la Puerta del Sol et ont ignoré l’heure

limite fixée à minuit pour se disperser

en scandant « Non, non, non, ils ne

nous représentent pas. »

Ce n'est que vers 5 heures du

matin dimanche, une fois la grande

majorité partie, que la police a violemment

dispersé les manifestants restants,

en interpellant 18 personnes.

On pouvait entendre des cris contre

la police disant, « Maintenant ils sont

bleus, avant ils étaient gris. » En faisant

référence à la Police nationale

armée créée par le régime fasciste du

général Francisco Franco.

A Barcelone, la police régionale

a estimé à 45.000 le nombre de participants

à la manifestation. Toutefois,

selon Directa il y en avait au moins

136.000 et un maximum de 155.000

manifestants.

Les slogans entendus le plus

fréquemment étaient dirigés contre les

banques, la monarchie, la répression

policière et les coupes dans les soins

de santé et l’éducation. Il y avait aussi

des slogans pour la libération de la

syndicaliste Laura Gómez, emprisonnée

pour avoir organisé un mouvement

de grève durant la dernière

grève générale.

On n'a pas vu les drapeaux habituels

des syndicats, des partis politiques

et le drapeau national de Catalogne.

De nombreux manifestants

brandissaient des banderoles faites à

la main telles, « Mettons fin à cette

dictature, » « Sauvetage de Bankia ?

Pas avec mon argent, » « Ils ne nous

représentent pas, » et « Les banquiers

sur le banc de touche ».

A Valence, où la maire, Rita

Barberá, avait donné l’ordre à la police

de boucler la place principale devant

la mairie pour empêcher qu’elle soit

prise par les manifestants, 20.000

personnes sont descendues dans la

rue. Des protestations identiques ont

eu lieu à Séville, à Malaga, Cordoue,

Alicante et à Valladolid où des milliers

ont manifesté.

Wsws 14 mai 2012

Vol. 5, No. 44 • Du 16 au 22 Mai 2012 Haiti Liberté/Haitian Times 17


Anniversaire de l’Indépendance de Cuba

Par Jacques Elie Leblanc

L’Ambassadeur de Cuba à Port-au-

Prince, Mr Ricardo Garcia Napoles

Dimanche vingt mai (20), Cuba

fêtera l’anniversaire de son indépendance.

En cette circonstance

nous renouvelons au glorieux peuple

cubain le témoignage de notre admiration

et présentons nos sympathies

à l’Ambassadeur de Cuba à Port-au-

Prince, Mr Ricardo Garcia Napoles,

qui dès le début de sa mission n’a

cessé de prodiguer au peuple Haïtien

les marques d une amitié fervente,

sincère et compréhensive.

Dans les moments difficiles que

nous traversons, l’exemple de Cuba

doit être pour nous un stimulant.

Cette République Sœur, la grande

Œuvre de Marti, de Maceo, et de

Gomez a connu depuis son indépendance

des jours noirs et des dictatures

aussi brutales que les nôtres. La

foi du peuple Cubain dans le triomphe

de la démocratie et du socialisme

n’a jamais été ébranlée. Il a lutté de

toutes ses forces pour la chute des

dictatures, pour la conquête des libertés

démocratiques et la réalisation

de la justice sociale et de la dignité

humaine. Aujourd’hui, avec la présidence

de Son Excellence Raul Castro,

successeur du Commandant Fidel

Castro symbole de la révolution Socialiste,

Cuba est le premier pays du

sous- continent à se libérer du capitalisme.

Avec la plus grande clairvoyance,

le peuple Cubain se prépare à

répondre aux aspirations de tous les

peuples du sous- continent.

Au peuple Cubain, à

l’Ambassadeur de Cuba à Port-au-

Prince Mr Ricardo Garcia Napoles, à

l’Ambassadeur de Cuba auprès des

Nations-Unis Mr Pedro J. Nuñez et

leur dévoué staff, nous envoyons

notre salut le plus cordial.

Aujourd’hui, avec la présidence de Son Excellence Raul Castro, successeur

du Commandant Fidel Castro symbole de la révolution Socialiste, Cuba est

le premier pays du sous- continent à se libérer du capitalisme

Suite de la page (16)

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leur gain, leur enjeu. Soyons notre propre

enjeu.

Leurs principales armes pour

nous faire accepter leur diktat financier

sont la peur et le chantage. Peur de la

banlieue, peur de l’autre, peur d’être

solidaire, peur de se défendre, peur de

faire grève, peur d’étudier sans travail

au bout, peur du chômage, peur de

son patron, peur d’avoir peur. La crise

créée de la peur, elle est la peur, se veut

notre peur pour avancer et imposer ses

mesures. La question s’est posée en Tunisie,

en Egypte, en Lybie, en Syrie, elle

se pose aujourd’hui en Grèce, en Espagne,

au Portugal, en Italie, commence

à se poser en France et aux Etats-Unis,

et finalement est la question que nous

nous posons tous : jusqu’à quand ?

Jusqu’ici, «tout va bien», mais jusqu’à

quand ? Pour ne plus avoir peur, il faut

que la peur change de camp. A la finance

d’avoir peur de notre colère, aux

puissants d’avoir peur des sans-travail,

aux policiers d’avoir peur de notre solidarité.

Nous avons l’impression d’être

dépassés, de ne plus comprendre ce

qui se passe dans nos vies, de devoir

se fier et avoir confiance en ceux qui

détruisent nos vies pour qu’ils la protègent,

mais la seule réponse à nos angoisses

et notre urgence est le rapport

à notre histoire, notre propre histoire,

notre histoire de classe qui est une histoire

de lutte et de combat. L’histoire

n’est pas celle des chefs d’Etat ou des

«grands noms», des «grands hommes»,

l’histoire n’est pas celle des dominants

et des puissants, elle est faite et se fait

toujours par les petites gens, les anonymes

que nous sommes, les hommes

et femmes simples que nous sommes

fiers d’être. Les Tunisiens et les Egyptiens

nous l’ont montré, et aujourd’hui

ce sont les puissants qui ont peur «des

gens», de ces gens qui font leur propre

histoire, qui veulent leur propre victoire.

Et ils ont peur que nous soyons

l’écho, l’onde de choc en Europe des

secousses tunisiennes, égyptiennes,

libyennes et syriennes.

A vous, à nous, camarades,

frères, sœurs, parents, proches, amis,

voisins, collègues, travailleurs, précaires,

chômeurs, étudiants, lycéens,

exploités, humiliés ; De France,

d’Espagne, d’Italie, du Portugal,

d’Allemagne, d’Europe et au-delà ; ceci

est un appel. Un appel de solidarité internationale.

Entre les peuples. Entre

les hommes, les femmes, simples, anonymes.

Ceci est un appel au combat.

Avec et pour le peuple grec assassiné.

Avec et pour tous les peuples.

Un appel à descendre dans la

rue, occuper les lieux de travail, faire

grève des loyers et des factures, occuper

et paralyser les lieux de pouvoir,

constituer des Comités de Quartiers, envahir

et occuper les immeubles vides,

occuper les ministères, les hôtels de

ville, les mairies, laisser les banques

s’effondrer, assiéger le Parlement. Par

dizaines, par centaines, par milliers,

par centaines de milliers. Pour soi, ses

proches, ses enfants. Les nôtres, ceux

de chacun, ceux de tous.

Pour tous les hommes, toutes les

femmes, simples, anonymes, et contre

leurs patrons, leurs polices, leurs menaces,

leurs chantages, leurs puissances,

nos seules armes sont la solidarité, la

détermination, l’auto-organisation par

et pour nous-mêmes. Nous sommes

notre propre nécessité, notre propre

ambition, notre propre pouvoir.

Alors, alors seulement, ce sont

eux qui auront peur. De l’indignation

à la révolte, de la révolte à l’émeute,

de l’émeute à la grève sauvage émeutière,

de la grève sauvage émeutière à

l’insurrection. Désormais nous avons

compris, et nous n’avons plus peur :

nous sommes notre propre solution,

notre propre ambition, notre propre

pouvoir. Nous ne comptons que sur

notre propre force, sur notre propre

capacité à organiser nous-mêmes

nos vies, sur notre propre solidarité.

L’insurrection ne sera ni «civique» ni

«citoyenne», elle est confrontation de

classe. Nous sommes non-violents avec

ceux qui sont non-violents avec nous,

mais nous revendiquons l’autodéfense

par tous les moyens nécessaires contre

toute violence à notre encontre. Cette

violence est permanente, quotidienne,

omniprésente, c’est la violence capitaliste.

Se confronter à la police ou bloquer

une entreprise relève de l’autodéfense

contre la violence de licenciements

de masse ou de hausse des factures.

Bloquons leur économie et que la

peur change de camp, comme lors du

blocage des raffineries à l’automne

2010. Réapproprions-nous nos outils

de travail quand ils veulent les fermer,

créons des Assemblées de Quartiers et

développons la démocratie directe, la

seule à laquelle nous aspirons. Pour reprendre

nos vies en main, ici, maintenant,

nous-mêmes. Là où nous vivons

et travaillons. Exproprions les richesses

qu’ils nous ont volés, créons des Comités

d’Autodéfense de Précaires et

Chômeurs. N’attendons pas d’être pris

dans l’urgence comme le sont les peuples

grecs et espagnols aujourd’hui. Le

désastre, nous y sommes déjà et il ne

fera que s’aggraver, et nous entraîner

dans sa spirale infernale. Cette impression

commune que le capitalisme, la

crise, le désastre, vont arriver. Alors que

capitalisme, crise et désastre sont déjà

là. Cette impression commune que le

ras-le-bol, la révolte, l’explosion, vont

arriver. Alors que ras-le-bol, révolte et

explosion sont déjà là. S’indigner ou

prendre acte. Prenons acte.

Tout de nous, rien de eux. Des

hommes, des femmes, simples, anonymes.

Bellaciao 13 mai 2012

condamnation de pure forme du terrorisme,

reconnaissant que des « saboteurs

» avaient pu être impliqués dans

l’attaque et en insistant pour dire que

« la responsabilité [du bombardement]

incombait fermement » à sa cible, le régime

syrien.

Le secrétaire américain à la

Défense, Leon Panetta, a confirmé jeudi

la « présence d’al Qaïda en Syrie »

tout en réitérant que le Pentagone est

chargé « de faire toutes sortes de plans

en ce qui concerne d’éventuelles approches

en Syrie. Et, si le président des

Etats-Unis nous demande de réagir de

manières particulières, nous sommes

prêts à le faire. »

Selon le Washington Post, ses

plans comprennent « une protection

militaire des couloirs humanitaires

pour aider les civils syriens ou bien une

‘zone de sécurité’ où l’opposition pourrait

s’organiser, ainsi qu’une frappe

aérienne contre la Syrie. »

Si des éléments d’al Qaïda sont en

train de collaborer avec l’impérialisme

américain pour mener une campagne

terroriste en Syrie, ce ne serait pas la

première fois. Abdel Hakim Belhadj,

haut commandant des milices qui furent

soutenues par les Etats-Unis et l’OTAN

durant la guerre pour le changement

de régime en Libye, avait auparavant

été enlevé, restitué (« renditioned ») et

torturé par la CIA en raison de son rôle

joué dans le groupe terroriste islamiste.

Ces mêmes éléments libyens

jouent à présent un rôle majeur dans

l’armement et la formation de l’« opposition

» armée soutenue par les Etats-

Unis en Syrie tout comme dans l’envoi

direct de combattants dans le pays.

Le cliché cynique de la guerre

froide selon lequel «un terroriste pour

l’un est un combattant de la liberté

pour l’autre » est loin de faire le tour

du rôle des Etats-Unis en Syrie, où ces

éléments remplissent les deux rôles à

la fois. D’un côté, dans une campagne

en vue de renverser le régime d’Assad,

Washington soutient des forces liées à

al Qaïda tandis que de l’autre, il planifie

de recourir à leur présence dans le pays

comme prétexte pour une intervention

militaire américaine.

Ceci a été exprimé le plus clairement

par Anne-Marie Slaughter, ancienne

directrice de la prospective du

département d’Etat des Etats-Unis et

proche conseillère d’Obama, et qui est

une ardente partisane des interventions

« humanitaires » impérialistes.

La radio National Public Radio l’a citée

pour avoir dit que « la présence de

groupes jihadistes en Syrie ne devrait

pas dissuader les Etats-Unis et leurs alliés

d’intervenir, » au contraire, « elle

devrait les réveiller aux dangers que

pourrait engendrer un conflit prolongé

en Syrie. » Elle a poursuivi en avertissant

qu’une « menace grave » pesait

sur la Syrie, à savoir que des armes chimiques

puissent tomber entre les mains

d’al Qaïda.

Et donc, les prétextes qui avaient

servi pour une invasion américaine

en Irak sont repris sous une nouvelle

forme perverse. La présence d’al

Qaïda, soutenue par Washington, et

l’existence supposée d’« armes de destruction

massive » en Syrie doivent

avoir pour riposte une intervention

militaire américaine.

La campagne pour le renversement

d’Assad, principal allié

de Téhéran dans la région, signifie

l’isolement de l’Iran qui est considérée

par Washington comme le principal obstacle

à sa revendication d'hégémonie

dans les régions riches en pétrole et

stratégiquement vitales du Golfe persique

et de l’Asie centrale. Derrière tous

ces prétextes concernant al Qaïda, les

armes chimiques, la « démocratie » et

l’humanitarisme, l’impérialisme américain

est en train de planifier de nouvelles

guerres d’agression qui risquent

d’avoir des conséquences atroces dans

tout le Moyen-Orient et au-delà.

Wsws 12 mai 2012

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Peuple en Lutte (OPL), Sauveur Pierre

Etienne a annoncé dans les médias

le retrait du parti qu’il dirige de ce

regroupement politique. Il a dénoncé

ce qu’il appelle les «ambivalences politiques»

de la présidente de la Fusion

des Sociaux-Démocrates, l’ex-sénatrice,

Edmonde Supplice Beauzile qui

se veut être à la fois dans l’opposition

et au pouvoir. Elle se veut être

une alliée voilée du pouvoir « Tèt Kale

». «Ce qui intéresse Mme Beauzile,

c’est le financement de sa prochaine

campagne électorale dans le Plateau

Centrale, des véhicules et le pouvoir »,

a déploré le coordonnateur de l’OPL.

En dépit de la position très ferme du

coordonnateur de l’OPL, certains de

ses représentants au Parlement, dont

le sénateur du Nord-Ouest, Mélius

Hyppolite étaient parmi ceux qui ont

voté la déclaration de politique générale

de Laurent Lamothe.

Et dans la perspective, certains

députés de l’OPL seraient prêts à faire

la même chose. Que dira Sauveur

Pierre Etienne ? On a souvent constaté

que les candidats ou les élus d’un parti

politique ne suivent pas les directives

du parti, lorsqu’il s’agit de concourir

à un poste politique. L’opportunisme

politique a souvent triomphé sur les

principes pour satisfaire les ambitions

personnelles. On a observé ce cas de

figure sous la présidence de René Préval

(2006-2011), des représentants

de toutes tendances politiques se sont

transformés en vert et jaune dans l’

« INITE », puis ont adopté le rose du

pouvoir « Tèt Kale ». Ce qui représente

une déception totale.

Dans la foulée, le sénateur Moïse

Jean Charles qui s’est réjoui du départ

de ses dix (10) collègues du Sénat de

la République, dont certains ont été

qualifiés de « Satan » qui ont empêché

l’aboutissement du dossier de nationalité

étrangère du président Martelly

et les membres de son gouvernement.

Il a en outre annoncé que le nouveau

gouvernement que dirigera Laurent

Lamothe sera dans le collimateur de

la commission d’enquête chargée

de faire la lumière sur la nationalité

des membres du gouvernement et du

président de la République, Michel

Joseph Martelly. « Nous envisageons

de demander que tous les membres

du cabinet ministériel replâtré déposent

leurs documents de manière

à ce que nous puissions faire le jour

sur leur nationalité », a-t-il suggéré. Il

regrette du même coup, à l’assemblée

des sénateurs, l’empressement avec

lequel, le président du Sénat, Desras

Simon Dieuseul a mis fin aux

débats et passé au vote. Les sénateurs

n’avaient pas eu assez de temps

pour débattre les dossiers de chaque

membre de l’équipe gouvernementale.

Selon lui des ministres reconduits

sont déjà soupçonnés d’avoir de

la nationalité étrangère. Le sénateur

Moïse Jean Charles promet que le rapport

final sur le dossier de nationalité

sera bientôt soumis à l’appréciation

Ne raconte-t-on pas que le doc

Kelly C Bastien avait déjà enfilé

son complet neuf pour se rendre

au palais national et de là au

Parlement lorsqu’un ultime appel

téléphonique d’un membre de

l’entourage du chef de l'Etat lui

aurait informé, en catastrophe, que

son nom venait juste d’être rayé de

la liste des ministres confirmés

de l’assemblée des sénateurs. Il maintient

sa position selon laquelle, plusieurs

membres de l’équipe sortant et

entrant ont la nationalité étrangère ce

qui est contraire aux prescrits de la loi

mère du pays.

La question de nationalité

étrangère du président Martelly et

de certains membres de son gouvernement

avait été soulevée après

l’arrestation illégale et arbitraire du

député Arnel Belizaire, en fonction,

sur ordre du président Martelly. La

première année du président Martelly

au pouvoir s’est soldé en scandale

après scandale, outre l’affaire d’arrestation

d’un député, la question de

nationalité étrangère, de la corruption

qui dépasse les bornes et qui n’a pas

arrêté de défrayer la chronique de ces

derniers jours.

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provided Latin Americaʼs liberators Miranda and Bolivar, the Venezuelan Consulate will

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