160708_Helsana_Senso_3_16_f_Blätterkatalog

Link.Institut

N° 3 / septembre 2016

Le magazine santé d’Helsana

Florian Holsboer, spécialiste

de la dépression:

«Une dépression

ne peut se guérir

d’elle-même.» p. 8

La santé psychique

Surmonter

une crise

Anxiété, dépression, dépendance et obsession: quatre personnes racontent

comment elles s’en sont sorties. Des histoires qui donnent du courage. p. 4

Photo: Christian Schnur

Brain food

Équilibre psychique:

des aliments qui

font des miracles. p. 11

Burnout

Les 12 phases du burnout

et comment se sortir

de la dépression. p. 14

AZB Postfach CH-8081 Zürich P.P. / Journal


En point de mire Santé psychique

Journée mondiale de la santé mentale

Le 10 octobre aura lieu la «Journée mondiale de

la santé mentale». À cette occasion se tiendront des

séances d’information partout dans le monde.

2 3

senso 3 / 2016

Les hauts

et les bas

Être habitué à l’échec est une

chance. Dès la petite enfance,

on se casse la figure plusieurs

fois avant de savoir marcher.

On apprend ensuite à parler et

à lire, à exercer un ou plusieurs

métiers, à vivre en société et

en couple, à tenir bon et à lâcher

prise. Parfois, la route est

droite et simple et parfois, elle

descend abruptement ou, au

contraire, remonte brusquement.

Les maladies psychiques

figurent parmi les obstacles

que nous pouvons rencontrer

sur notre chemin. Mais il est

possible de les surmonter,

comme les autres difficultés.

Les hauts et les bas font partie

de la vie, tel est notre sort. lls

sont même une chance, car

ils nous font progresser.

Vous trouverez davantage

d’illustrations de Matthew

Johnstone sur le processus

visant à surmonter des crises

psychiques dans: «The Big

Little Book of Resilience»

Illustration: Matthew Johnstone

Photos: Christian Schnur / Wolfgang Stiller / www.holsboer.de

Éditorial

Une maladie comme

les autres

Les personnes qui éprouvent des problèmes

psychiques passent inaperçues:

elles n’ont ni pansement, ni

cannes, ni fauteuil roulant. Cette

situation présente certes des avantages,

mais aussi des désavantages. Une maladie

est-elle vraiment une maladie si elle n’est

pas visible, même en laboratoire?

Cette invisibilité est probablement la raison

pour laquelle la détection des maladies

psychiques et leur traitement se font tardivement,

ce qui a des conséquences dramatiques.

On recense chaque année 1 million de suicides

à l’échelle mondiale, la plupart attribuables à la

dépression. En Suisse, c’est près de 17% de la

population qui souffre d’un trouble psychique,

selon l’Observatoire suisse de la santé. Chaque

année, le traitement des personnes atteintes

coûte 6,5 milliards de francs, une somme

énorme que nous devons tous assumer.

D’où la nécessité de prendre les maladies

psychiques avec autant de sérieux que les maladies

physiques. Voilà pourquoi Helsana s’engage

activement pour la prévention, le traitement,

la réadaptation et la réinsertion des

malades psychiques, de concert avec des médecins

et des cliniques. Et nous fournissons

des explications, comme dans la présente édition

de Senso, afin de donner un visage à cette

maladie et d’en faire un sujet de discussion.

Vous aussi, restez à l’écoute: si vous soupçonnez

que quelque chose ne va plus chez une

personne, parlez-lui. De même, n’hésitez pas à

discuter avec votre médecin de famille si vous

vivez une longue période difficile.

Et téléphonez à notre

aide psychologique d’urgence

si, un jour, vous

vous sentez complètement

désemparés.

Mieux vaut appeler à

l’aide une fois de

trop que de sombrer

dans le désespoir.

Prenez soin de

vous.

Claudia Wyss

Rédactrice en chef

14

Performer jusqu’à

s’épuiser

Comment faire pour éviter

un burnout? Comment

en reconnaître les premiers

signes? Et comment ment le

guérir? Notre experte

vous fournit des mations utiles et des

infor-

conseils.

4

Sortir de la

dépression

Les troubles psychiques

sont

souvent tabous

dans notre société.

Quatre personnes

racontent leur

histoire.

«La dépression

peut survenir

d’un seul coup.»

Le spécialiste de la dépression Florian

Holsboer explique en interview

pourquoi la dépression représente un

danger et comment la surmonter.

Cette édition a été élaborée avec le soutien de la Société suisse pour l’anxiété et

la dépression et de l’Association Pro Mente Sana.

8

Pour des informations utiles

sur la santé psychique:

helsana.ch/fr/psyche


En point de mire Santé psychique

4 5

senso 3 / 2016

Témoignages

Sortir de la

dépression

«J’ai appris à

composer avec les crises

de panique.»

Photo: Christian Schnur

Les troubles psychiques comptent parmi

les maladies les plus répandues au pays.

En effet, près de 17% de la population

suisse souffre d’un ou de plusieurs problèmes

psychiques, selon l’Observatoire

suisse de la santé. Quatre personnes touchées

racontent comment elles composent

avec la maladie et ce qui les aide

à guérir. Elles espèrent ainsi inspirer du

courage à d’autres.

Textes: Julia Dieziger

Conny Grossenbacher

Âge: 52 ans

Profession: patronne de restaurant

Diagnostic: crises de panique

«J’ai commencé à avoir mes premières

crises de panique il y a quinze ans, d’un

seul coup: détresse respiratoire, impression

d’étroitesse, palpitations, fortes

sueurs. Or l’ECG pris en situation d’urgence

indiquait un résultat normal.

Puis, ce fut le même diagnostic lors de la

deuxième crise. Tout allait bien, sur le

plan physique du moins. Pourtant, les

crises se répétaient, quotidiennement.

En dehors du travail, je me suis mise à

m’isoler de plus en plus. Une connaissance

m’a alors recommandé de m’inscrire

au Centre de traitement de l’anxiété

et de la dépression à Zurich. Ça a été

un véritable choc de découvrir que je

souffrais d’une maladie psychique. Je

croyais pourtant avoir les deux pieds

sur terre. Par chance, j’ai pu commencer

une thérapie immédiatement. Les médicaments

et les séances m’ont soulagée.

J’ai appris à composer avec les crises et,

surtout, à quel point il importe de s’offrir

du repos: moto, lecture, musique. Il

est difficile de déterminer avec précision

les causes de ces crises, mais le stress a

peut-être joué un rôle. Aujourd’hui, si je

sens poindre une crise, je respire profondément,

car je sais que je ne vais pas

mourir.»

800 000 personnes en Suisse

sont touchées par des troubles d’anxiété

tels que des crises de panique.


En point de mire Santé psychique

Dans cette vidéo, Conny Grossenbacher,

Silvie Hofmann et Hans Schmied racontent

leurs histoires. Action!

www.helsana.ch/recit-video (uniquement en allemand)

Centre téléphonique pour les malades psychiques

Vous avez des questions d’ordre social, thérapeutique

ou juridique? Pro Mente Sana conseille les

personnes touchées et leurs proches.

6 7

http://goo.gl/pllBmv

senso 3 / 2016

Hans Schmied

Âge: 56 ans

Profession: ancien hôtelier

Diagnostic: syndrome de stress

post-traumatique

Silvie Hofmann

Âge: 38 ans

Profession: employée de banque

Diagnostic: maladies obsessionnelles

accompagnées de dépression

Photos: Christian Schnur

«Aujourd’hui, je me

sens de nouveau stable.»

«Avant mon accident en 2003, j’étais

hôtelier. J’avais des idées bien arrêtées et

j’étais engagé politiquement. J’étais un

fonceur. Après l’accident survenu dans

un tunnel (deux semi-remorques ont

percuté ma voiture et j’ai frôlé la mort),

tout a basculé: mon existence n’était que

cauchemars, anxiété, tremblements,

palpitations, perte de libido, impuissance

et douleurs physiques. J’ai dû

vendre l’hôtel, j’avais perdu toute envie

de vivre. J’ai même dû me rendre onze

fois à la clinique en raison d’un état

dépressif accompagné de pensées suicidaires.

Mais aujourd’hui, je me sens

de nouveau stable. La thérapie de récupération,

qui mise sur nos propres

forces, m’a beaucoup aidé. La thérapie

m’a motivé à tel point que le fonceur

en moi a refait surface. En ce moment,

je suis une formation continue qui me

permet d’aider d’autres personnes aux

prises avec une maladie psychique à

retrouver le chemin de la guérison.

Et pour refaire le plein d’énergie, j’aime

bien aller à la pêche. Peu importe si

ça mord ou non, être dans la nature me

fait du bien, tout simplement.»

20% des Suisses souffriront

au moins une fois dans leur vie de

dépression. C’est même la maladie

psychique la plus courante au pays.

«Ce fut une grande

étape que de

rendre publique

ma dépendance.»

«À présent, je fais tout ce qui

me fait plaisir.»

Jürg B. (Nom d’emprunt)

Âge: 31 ans

Profession: aide-soignant

Diagnostic: toxicomanie

«En juin, j’ai passé quatre semaines en

cure de désintoxication. C’était ma

première et, je l’espère, ma dernière.

Durant la thérapie, j’ai redécouvert la

peinture. À l’exception de ma femme,

personne ne connaissait ma dépendance,

qui avait commencé lorsque

j’avais 20 ans. Comme tant d’autres

toxicomanes, j’avais un travail et je

fonctionnais parfaitement en société.

Jusqu’à ce que je perde mon emploi. Je

me suis alors mis à voler des médicaments

pour ma propre consommation.

Ce fut une grande étape que de rendre

publique ma dépendance. Ce fut tout

aussi difficile d’aller chercher de l’aide.

Les gens me témoignent beaucoup de

compréhension et cela me donne de la

force.»

«Aujourd’hui, je chante dans un chœur

de gospel, je lis, je cuisine, et je vais

même aux Open Airs. À présent, je fais

tout ce qui me fait plaisir, mais cela n’a

pas toujours été le cas. Autrefois, mes

obsessions avaient pris le contrôle de ma

vie, à tel point que le terme ‹temps libre›

n’en faisait pas partie. Je souffre de différentes

obsessions depuis de nombreuses

années, dont celle du nettoyage. Je me

suis souvent douchée jusqu’à ce qu’il n’y

ait plus d’eau chaude. J’ai suivi une

thérapie ambulatoire du comportement.

On m’a confrontée à tout ce qui déclenchait

en moi la peur des salissures et qui

engendrait des actes compulsifs. Comme

les crottes de chien. En effet, j’ai appris

que je ne me salissais pas moi-même si

je devais ramasser les crottes de chien

avec un petit sac. Outre la thérapie,

mon sens de l’humour et mon ouverture

face à un thème qui suscite la honte

m’ont été utiles. Aujourd’hui, je vais

bien. Je compose avec la maladie. Je retire

une fierté d’avoir accompli ce bout

de chemin.»

100 000 à 200 000

personnes en Suisse sont touchées

par des troubles obsessionnels.

Jürg B. a peint ces

images durant sa

thérapie en clinique de

désintoxication.

49 000 à 54 000

personnes sont actuellement

suivies ou traitées en Suisse pour

des problèmes de dépendance.


En point de mire Santé psychique

8 9

senso 3 / 2016

Dépressions

«La dépression peut survenir

d’un seul coup.»

Le professeur Florian Holsboer

compte parmi les plus éminents

chercheurs dans le domaine de

la dépression à l’échelle mondiale.

Ce chimiste et médecin a traité

des personnalités comme Oliver

Kahn, ancien gardien de but allemand,

et Sebastian Deisler, de la

Mannschaft. En interview, il

parle des dangers de la dépression,

de la mauvaise réputation de

cette maladie et du meilleur

traitement pour la guérir.

Helsana: Prof. Holsboer, la dépression est un

phénomène très répandu et pourtant, de

nombreuses personnes craignent d’en parler

ouvertement. Pourquoi?

Florian Holsboer: Parce que, contrairement

au diabète ou aux rhumatismes, on ne peut la

déceler dans le corps. Il n’y a pas de résultats

d’analyses médicales. Voilà pourquoi la

dépression est bien plus difficile à cerner et,

par conséquent, à accepter.

Est-ce qu’elle ne serait pas tout simplement

une maladie de l’âme?

Non. La dépression est une maladie organique,

comme les autres maladies, d’ailleurs. Seulement,

les mécanismes qui la provoquent sont

si microscopiques qu’on peine à les percevoir.

Ils surviennent dans les ramifications du

système nerveux du cerveau.

Le cerveau est malade?

Oui, la dépression est une maladie du

cerveau. C’est-à-dire que c’est là qu’elle

évolue. Et le cerveau n’est pas qu’un organe

Le Prof. Florian Holsboer a dirigé l’Institut Max-Planck

de psychiatrie pendant 25 ans. Ses découvertes

dans le domaine des thérapies de la dépression sont

considérées comme révolutionnaires.

«La dépression

est une maladie

organique, comme

les autres maladies

d’ailleurs.»

parmi d’autres. C’est le plus important, le

plus complexe et le plus énergivore de tout

notre corps.

Et comment la dépression apparaît-elle?

Elle découle de processus biochimiques qui

sont déclenchés par des facteurs environnementaux

comme le stress. À quoi s’ajoute une

prédisposition héréditaire ou acquise au

cours de l’existence, par exemple en raison

d’un traumatisme vécu dans l’enfance.

Il est possible d’acquérir une prédisposition?

Oui. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique,

c’est-à-dire que des facteurs extérieurs

influencent l’activité de nos gènes. Je dis

toujours que l’ADN n’est pas une oasis de

tranquillité.

Mais est-il possible d’avoir une dépression

sans déclencheur extérieur?

Bien entendu. La dépression peut survenir

d’un seul coup. On a beau chercher, on ne

trouve aucune justification. Ou alors on la

construit. Plusieurs personnes disent souffrir

d’un burnout, une affection mieux acceptée

socialement, mais en réalité, elles souffrent

de dépression.

Comment puis-je savoir si j’ai une dépression?

Lorsque vous êtes profondément triste et que

les choses qui, auparavant, vous faisaient

plaisir vous laissent à présent indifférent.

Lorsque vous prenez vos distances, notamment

de votre famille et de vos amis. Lorsque

tout vous semble pénible et que vous vous

dites constamment que votre vie va vraiment

mal.

Comment le médecin peut-il établir un

diagnostic si la maladie est à ce point difficile à

déceler?

Durant la consultation, il rassemble les

impressions émises par le patient en points

de diagnostic concrets. Il doit tout d’abord

exclure d’autres maladies: le manque

d’entrain, la fatigue ou les troubles d’humeur

Photo: www.holsboer.de

peuvent avoir d’autres causes, comme une

maladie de la thyroïde ou un début de

parkinson ou d’alzheimer.

Le patient a donc besoin d’un médecin

compétent qui pense à toutes les options avant

de prescrire des antidépresseurs.

Exact. Les psychiatres doivent être de bons

médecins. Ils doivent assurer une bonne

collaboration thérapeutique avec leurs

patients, sans pour autant oublier la médecine

classique.

Doit-on toujours consulter un médecin

rapidement? La dépression peut-elle se guérir

d’elle-même?

Non, ce n’est pas possible. En fait, le meilleur

moyen d’atteindre la chronicité, c’est-à-dire

de prolonger la dépression de manière

durable, est de suivre un traitement insuffisant,

voire d’y renoncer complètement. Et

qui dit chronicité, dit invalidité précoce,

en plus d’être une porte ouverte sur d’autres

maladies.

Un exemple?

Je pense aux maladies cardiovasculaires, au

diabète ou à des maladies neurodégénératives

comme le parkinson et l’alzheimer.

Pourquoi les personnes aux prises avec une

forte dépression se suicident-elles?

Il est impossible de comprendre qu’une

personne dans la force de l’âge et autrement

en bonne santé décide de mettre fin à ses

jours. Lorsque je travaillais encore à la

clinique, les patients me disaient: «Vous

savez, j’ai dû subir une grave opération

ou un cancer, et ce fut une expérience

absolument terrible. Mais ce que cette

dépression me fait vivre sur le plan émotionnel

cette sensation d’usure, d’apathie,

d’insensibilité, tout ça est bien pire encore.»

Ces déclarations sont toujours frappantes.

C’est difficile à croire!

En effet. Et c’est ce désespoir qui pousse les

personnes à s’enlever la vie. Le suicide est

une conséquence extrêmement grave de la

dépression. En fait, les patients souffrant

d’autres maladies physiques graves ont

rarement tendance à mettre un terme à leurs

jours, même si ce serait plus compréhensible.

En ce sens, la dépression est une maladie

grave, l’une des plus graves dont on peut

souffrir. Elle peut même entraîner la mort.

Chaque année à l’échelle mondiale, on

recense plus d’un million de suicides dont la

quasi-totalité est attribuable à la dépression.

Comment soigner correctement une grave

dépression, alors?

À l’aide de médicaments et d’une thérapie par

la parole. Les caractéristiques de la

Le système limbique

1 Gyrus cingulaire

La dépression fait

augmenter l’activité

dans le gyrus cingulaire,

qui est capital

dans le traitement

émotionnel et intellectuel

des impressions

sensorielles.

COMMENT LE CORPS RÉAGIT-IL?

2 Thalamus

Partie principale du

diencéphale, le thalamus

est souvent désigné

comme «la porte

de notre conscience».

Sa fonction principale

consiste à réguler la

motricité, la sensation

et la psyché.

3 Amygdale

L’amygdale joue un rôle

déterminant dans la

régulation des émotions

et des souvenirs.

Elle s’active particulièrement

en cas de peur

ou d’agression. Son

activité se trouve souvent

affectée chez les

gens dépressifs.

Les sentiments émanent du cerveau

En cas de dépression, les personnes ne savent pas bien «ce qui ne va pas». Elles se

sentent abattues, fatiguées et n’arrivent plus à se réjouir. En fait, la dépression

dérègle le métabolisme du cerveau: les personnes atteintes de dépression souffrent

d’un manque de substances sémiochimiques, qui transmettent l’impulsion entre les

cellules nerveuses, ce qui rend la transmission d’informations déficiente. Des

études ont révélé que la dépression altérait l’activité du système limbique, lequel

est responsable du traitement de nos sentiments.

Le sport aide

Des études ont démontré

qu’en cas de

dépression légère, le

sport produit un effet

semblable à celui des

antidépresseurs.

En déséquilibre

Les substances sémiochimiques

(neurotransmetteurs) jouent un rôle

clé dans la maladie. En cas de

dépression, les neurotransmetteurs

comme la sérotonine, la dopamine et

la noradrénaline sont instables. Leur

faible concentration peut perturber la

transmission de l’information entre les

cellules nerveuses dans certaines

régions du cerveau.

2

3

Zone douloureuse

Il arrive souvent que la dépression

s’accompagne de

douleurs physiques comme

des maux de dos ou de l’insomnie,

ce qui complique le

diagnostic pour le médecin. À

l’inverse, certaines maladies,

de même que le stress,

peuvent déclencher la dépression.

Vous trouverez des informations supplémentaires sur la dépression auprès de la

Société suisse pour l’anxiété et la dépression: www.sgad.ch

1

Neurorécepteur

Normal

Substances

sémiochimiques

Neurotransmetteurs

Les hormones de

stress réduisent

la quantité de

substances sémiochimiques

Neurorécepteur

Dépression


En point de mire Santé psychique


Test en ligne sur la dépression

Vous vous sentez seul, désespéré, épuisé? Il se pourrait

que vous souffriez d’une dépression. Faites cette

auto-évaluation pour en apprendre plus.

www.zadz.ch (uniquement en allemand et anglais)

10

11 senso 3 / 2016

dépression sont les mêmes pour tous,

mais les causes varient d’une personne à

l’autre. D’où l’importance d’adapter le

traitement et la médication. En effet, les

médicaments n’ont pas le même effet chez

chaque personne.

Et comment savoir quel médicament est

approprié?

Nous avons découvert que l’ADN pouvait

nous aider à prévoir si une personne réagira

favorablement ou non à un médicament en

particulier. À ce jour, les psychiatres se

basent sur leur expérience personnelle pour

prescrire un médicament à un patient qui

présente des symptômes particuliers. À

l’avenir, ils pourront faire appel au diagnostic

de laboratoire sur l’ADN afin de trouver le

médicament approprié et la bonne posologie.

Cela représente une avancée substantielle

dans le traitement psychiatrique.

Doit-on absolument recourir aux médicaments?

La thérapie par la parole ne suffit-elle pas?

Pas en cas de dépression grave. Aujourd’hui,

après avoir subi une dépression sévère, près

d’une personne sur cinq demeure partiellement

affectée et environ une personne sur

dix, en dépression chronique. Ce sont des

chiffres terrifiants. Ils montrent également

que les médicaments actuels parviennent à

traiter efficacement un nombre trop faible de

patients, qu’ils prennent trop de temps avant

de faire effet et qu’ils comportent trop d’effets

secondaires. Ces trois «trop» sont à prendre

au sérieux.

Quelle est la prévalence de la dépression?

Les médias font état de chiffres passablement

variés.

La dépression est une maladie très fréquente.

On estime que 10 à 14% de la population

souffre d’une dépression grave au cours de

sa vie.

«De nos jours, on

parle davantage

de la maladie,

grâce entre autres

à des personnalités

comme Catherine

Zeta-Jones.»

1 million

de suicides sont recensés chaque

année dans le monde. La quasi-totalité

d’entre eux est causée par

une dépression.

10 à

14%

de la population souffre d’une

dépression grave au cours de sa vie.

Est-ce que la prévalence augmente?

C’est difficile à dire. Certes, on diagnostique

davantage de cas de dépression, mais cela ne

veut pas nécessairement dire que la maladie

est plus courante qu’avant. En fait, on en

parle plus de nos jours et on l’accepte plus

facilement. Le fait que des personnalités

comme Catherine Zeta-Jones et Lindsay

Vonn aient parlé de leur dépression y est

pour quelque chose.

On entend souvent dire que la dépression

est un phénomène propre à notre époque,

marquée par le stress. Est-ce exact?

Non, la dépression n’est pas un nouveau

phénomène. Autrefois, elle portait tout

simplement d’autres noms, comme la

«mélancolie» ou «la bile noire». La maladie

existe depuis des milliers d’années, depuis

l’Antiquité en fait.

Qui des hommes ou des femmes sont le plus

touchés?

Les femmes souffrent davantage de dépressions

légères. Ce constat tient sans doute au

fait qu’elles sont plus enclines que les

hommes à parler de cette maladie dans les

sondages. Quant à la dépression grave, elle

touche autant les hommes que les femmes.

Quelles tranches d’âge sont affectées?

La dépression touche surtout les jeunes

adultes et constitue la cause essentielle

d’invalidité précoce et d’incapacité de gain.

Elle prive le monde du travail de sa maind’œuvre

qualifiée. Lorsque des trentenaires,

une fois leurs longues études terminées,

doivent rester à la maison en raison d’une

dépression au lieu d’intégrer le marché du

travail, cela entraîne d’énormes consé-

quences socio-économiques. Nous devons

tous assumer cette situation.

Que devrais-je faire si je remarque que je

présente certains des symptômes que vous avez

mentionnés?

C’est compliqué. Si vous vous faites une

entorse au genou, vous êtes en mesure de réfléchir

à la situation de façon lucide avant de

prendre la décision: «Je vais me rendre chez

l’orthopédiste.» Or, lorsque votre cerveau est

malade, il vous est difficile de réfléchir à la

meilleure manière de vous soigner. C’est là

où le bât blesse. Quiconque ressent des symptômes

s’apparentant à ceux de la dépression

devrait consulter son médecin de famille afin

de clarifier la situation.

Et que doit-on faire si on perçoit des signes

de dépression chez un membre de la famille?

Suffit-il de se montrer patient ou doit-on

intervenir davantage?

On ne devrait en aucun cas proposer à la

personne de partir en voyage. Ça ne servirait

à rien, puisque la dépression la suivra dans

ses bagages. Il faut surtout éviter les reproches

du genre: «Ressaisis-toi, tu vas

pourtant bien, tu as tout ce que tu veux,

pourquoi tu es insatisfait?» Je déconseille

aussi d’essayer de jouer au co-thérapeute.

Et quelle serait la meilleure approche?

On devrait simplement lui dire: «J’ai l’impression

que tu n’es plus la même personne.

Est-ce que quelque chose ne va pas?» Et si

les symptômes de dépression s’aggravent, on

peut lui dire: «Écoute, j’ai lu que la dépression

était très répandue», et ensuite, vous pouvez

lui montrer cette interview et lui expliquer:

«Vois par toi-même, c’est une maladie comme

une autre. Comme pour toute maladie, il vaut

mieux consulter un médecin pour obtenir

des conseils. Et si ces conseils te semblent

pertinents, tu les suis afin de combattre cette

maladie. Le médecin t’aidera à trouver le type

de thérapie approprié. En prenant la médication

indiquée et en suivant une thérapie par

la parole, tu te sentiras mieux dans quelques

mois, ou peut-être même avant.»

Ça me semble bien.

Oui. Si vous abordez la personne touchée de

cette manière, vous lui ferez du bien.

Interview: Daniela Diener

Le professeur Florian Holsboer est CEO de HMNC

Brain Health Neurochimie. Cette entreprise

élabore des procédés pour optimiser le traitement

de la dépression, de l’anxiété et des troubles du

sommeil.

www.hmnc.de

Illustrations: Lena Teuber

Alimentation et dépression

Nourrir son esprit

Molière disait que lorsqu’il avait bien mangé, son âme était si forte et imperturbable que le

pire coup du sort n’y changerait rien. Dans la même veine, Hippocrate avançait: «Que ta

nourriture soit ton médicament.» La recherche actuelle montre comment une saine alimentation

peut maintenir notre corps en bonne santé tout en renforçant notre psyché.

Manger bien et suffisamment

Manger nourrit à la fois le corps et

l’esprit. Manger de façon équilibrée

et variée nous assure

d’obtenir tous les nutriments

essentiels en

quantité suffisante.

Colza

Le Prof. Hartmut

Schächinger

dirige le Département de

psychophysiologie clinique

à l’université de Trèves.

Ses recherches portent sur

les liens entre le stress, l’alimentation

et la dépression.

Fer

Magnésium

Acides gras oméga-3

Fluorure

Pour un équilibre mental

Pour atteindre un bon équilibre mental, il faut

consommer des vitamines et minéraux

que le corps ne peut produire par lui-même.

BRAIN

FOOD

Calcium

Iode

Pour garder le moral

Ces substances influencent notre humeur: les

acides gras oméga-3 (huile de poisson, huile de lin

et de colza, viande d’élevage en plein air) et le tryptophane,

un acide aminé essentiel (noix de cajou,

figues et chocolat amer).

Sélénium

Potassium

Chrome

Manger en bonne compagnie

Manger est toujours un acte social.

Manger avec d’autres personnes

remplit l’estomac,

réchauffe l’âme et prévient

la solitude.

Tryptophane


Bon à savoir

Les personnes touchées et leurs proches ont

parfois bien du mal à clairement distinguer les

maladies psychiques et, par conséquent, à

trouver la thérapie appropriée. À cet égard, la

classification de l’OMS offre un aperçu des

principaux types de maladies. Pour établir un

diagnostic, il est toutefois indispensable

d’obtenir l’avis d’un spécialiste de la santé.

Le médecin de famille est un interlocuteur de

choix pour un premier contact.

MALADIES

PSYCHIQUES

Troubles névrotiques et somatoformes,

états de stress

La névrose un est terme générique regroupant de

nombreux troubles psychiques légers sans aucune

cause organique connue. Généralement, le tableau

clinique montre un comportement dominé par

la peur et la contrainte. Si un état de stress se

rapporte toujours à un événement réel et négatif,

d’autres troubles se traduisent par des craintes

imprécises ou exacerbées.

Troubles anxieux et obsessionnels compulsifs/

hystérie/hypocondrie/traumatismes

THÉRAPIES

Thérapies dont les effets sont

prouvés scientifiquement:

Thérapies ayant un

effet bénéfique:

Thérapies axées sur l’action

Les thérapies axées sur l’action visent à organiser

la vie personnelle de manière active et à

surmonter le sentiment d’impuissance.

Les patients prennent conscience qu’ils peuvent

contribuer activement à leurs relations et agir sur

leur environnement.

Ergothérapie/thérapie d’animation/thérapie occupationnelle/sociothérapie

et thérapie par le milieu/

service de consultation psychiatrique

Troubles affectifs

Environ 16 à 20% des gens souffriront une fois

dans leur vie de troubles de l’humeur caractérisés

par une baisse de moral (dépression), un sentiment

d’indifférence et de morosité ou, à l’inverse, un état

euphorique (manie) accompagné de symptômes

comme l’agitation ou la surestimation de soi.

On parle de trouble bipolaire lorsqu’il y a une

alternance entre des phases de dépression

et des phases de manie.

Dépression/manie/trouble bipolaire/burnout

Maladies psychiques et troubles du

comportement liés à une dépendance

La consommation de drogues peut entraîner

des maladies psychiques et des troubles du

comportement comme la consommation compulsive,

l’incapacité à se maîtriser, l’apparition de

symptômes de sevrage ou la négligence d’autres

intérêts et obligations.

Dépendance à plusieurs substances comme l’alcool,

le tabac, les médicaments, etc.

Les thérapies médicamenteuses

En cas de maladies psychiques graves, il faut souvent

une thérapie médicamenteuse pour que le

traitement fonctionne, ou encore d’autres mesures

thérapeutiques. Les médicaments peuvent

par exemple aider à traiter des perturbations métaboliques

dans le cerveau, lesquelles accompagnent

souvent les maladies psychiques.

Tranquillisants/antipsychotiques/antidépresseurs/

médicaments stabilisateurs de l’humeur

Thérapies axées sur le corps

Ce type de thérapie mise sur la conscience de son

propre corps. Les diverses formes de thérapie permettent

d’influencer et de renforcer le corps par une

intervention active ou passive.

Thérapie corporelle/aromathérapie/technique de

relaxation/thérapie sportive et fitness/physiothérapie

Troubles de la personnalité

Les troubles graves de la personnalité ou du comportement

ont des causes multiples: facteurs génétiques,

conditions de développement, lésions cérébrales,

etc. Les personnes atteintes en souffrent

souvent depuis leur enfance. Les troubles sont divers

et se manifestent dans tous les domaines de la vie,

ce qui fait que les patients se retrouvent souvent en

conflit avec d’autres personnes ou avec la société.

Borderline/trouble de la personnalité multiple

Psychoses

La psychose est une maladie grave qui se manifeste

par une perte de contact partielle avec la réalité associée

à un changement de personnalité. Elle affecte

généralement la pensée et les facultés de perception.

Contrairement à la névrose, la psychose a souvent

une cause physiologique.

Hallucinations/obsessions/

schizophrénie

Thérapies axées sur la parole

Les entretiens individuels et de groupe permettent

d’analyser les problèmes en profondeur. Il faut

d’abord mettre des mots sur les difficultés rencontrées

et en examiner les causes. Les thérapeutes

aident à trouver des stratégies afin de résoudre les

problèmes et à adopter de nouveaux comportements.

Entretiens individuels et de groupe/thérapie de couple

et familiale/psychothérapie/thérapie comportementale/approches

psychanalytiques/thérapie systémique

Vous trouverez des informations complémentaires sur

les tableaux cliniques et les thérapies auprès de la Société suisse

pour l’anxiété et la dépression (SSAD): www.sgad.ch.

Thérapies axées sur l’expression

Le langage n’est pas l’unique moyen d’exprimer ce que

l’on ressent et ce que l’on vit ou d’entrer en relation

avec ses semblables. C’est pourquoi les thérapies

axées sur l’expression se concentrent sur d’autres

formes d’expression que le langage afin de canaliser

les sentiments, les expériences et les conflits.

Thérapie par l’art/thérapie par la musique

Photo: dogayusufdokdok, Gettyimages


En point de mire Santé psychique

Check-up de stress

Obtenez un aperçu de votre niveau de stress personnel. Grâce

à ce test, apprenez à détecter vos sources de stress, à repérer les

principaux symptômes et à réduire votre niveau de stress.

www.stressnostress.ch/fr/le-stress-et-moi

14 15

senso 3 / 2016

Comment prévenir et traiter le burnout

Performer jusqu’à s’épuiser

« Le burnout désigne l’état final

d’un processus qui est déclenché

par le stress chronique.»

Edith Holsboer-Trachsler, médecin-chef à la Clinique universitaire

psychiatrique de Bâle

Au départ, il y a la volonté de performer, puis la quête de la perfection

avec, pour corollaire un stress chronique. S’ensuivent un épuisement

total, voire un état dépressif, et des idées suicidaires. Le burnout est le

r

syndrome de notre époque. Le D Edith Holsboer-Trachsler explique

comment prévenir et traiter ce syndrome.

À

une certaine époque, on parlait

de «la maladie des managers»,

mais en réalité, tout le monde

peut être affecté. Alors, qu’estce

donc que le burnout? Edith

Holsboer-Trachsler, médecinchef

à la Clinique universitaire psychiatrique

de Bâle et directrice du ZASS, un centre pour

les troubles affectifs, de stress et du sommeil,

définit le syndrome comme suit: «Le burnout

est un concept employé en psychologie du travail.

Il désigne l’état final d’un processus qui

est déclenché par le stress chronique.» Selon

la psychiatre, un engagement professionnel

accru, souvent accompagné d’heures supplémentaires,

constitue un premier signal

d’alarme. S’ensuivent un état de fatigue

générale, une réduction de la motivation

et de la capacité à performer, puis

des troubles psychosomatiques tels

que de l’insomnie, des douleurs diffuses,

des changements dans l’alimentation

ou les pratiques

sexuelles. Enfin, on ressent un

profond désespoir, jusqu’à tomber

en dépression et à avoir des

idées suicidaires.

Les facteurs externes (mauvaise

atmosphère de travail,

manque de reconnaissance, périodes

de travail trop longues, joignabilité

permanente) jouent un

rôle central en situation de burnout.

Andreas Krause, professeur à l’École supérieure

de psychologie appliquée de la

Haute école spécialisée du nord-ouest de la

Suisse, estime que les nouveaux concepts de

productivité sont partiellement responsables:

Réactions

psychosomatiques,

dépression

Vide intérieur,

réactions

exacerbées

Une lente progression jusqu’à

l’effondrement

Selon le modèle de Freudenberger,

le processus qui mène au syndrome du

burnout est constitué de douze phases,

bien que ces dernières soient difficiles

à distinguer dans la pratique. À partir

de la phase 7, le problème devient

pathologique.

10

Perte de sentiments

par rapport à

sa propre personnalité

Épuisement

total, burnout

11

9

Changement

de comportement

visible

8

12 1

Retrait de la

vie sociale

7 6

5

Déni exacerbé

des problèmes

Obligation de

performer

2

4

3

Engagement au

travail supérieur

à la moyenne

Remise en

question des

valeurs

«De nombreuses entreprises dirigent au moyen

d’objectifs, de chiffres et de seuils de référence.

Les employés se voient fixer des objectifs, mais

ne disposent d’aucune aide pour les atteindre.»

Burnout et dépression, deux troubles identiques?

«L’épuisement est le symptôme principal

du burnout et constitue un élément important

de la dépression», explique la psychiatre.

Mais il y a des différences: «Les symptômes primaires

de la dépression tels que la tristesse, le

désespoir et la culpabilité ne se manifestent pas

toujours en cas de burnout.» Par ailleurs, le burnout

est lié à «la charge de travail et à la qualité

de l’environnement social», alors que dans le

cas d’une dépression, ce cadre concret n’existe

pas. De plus, le burnout est connoté positivement:

«Il démontre un engagement professionnel

intensif. C’est pourquoi plusieurs patients

s’autodiagnostiquent un burnout.»

Une personne sur cinq est stressée

Selon le «Job Stress Index 2015» de la Fondation

Promotion Santé Suisse, plus d’un million de

personnes actives en Suisse, soit 22,5%,

éprouvent constamment du stress sur leur lieu

de travail. Un nombre équivalent de personnes

sont épuisées (22,6%). Cette situation entraîne

des conséquences pour les personnes

comme pour la société. Le rapport

indique notamment qu’en

engageant des mesures appropriées,

les entreprises suisses pourraient

économiser cinq milliards de

francs par an. «Les coûts totaux

attribuables au stress, aux burnouts

et aux dépressions en Suisse

sont estimés à 19 milliards de

francs par an», explique Thomas

Mattig, directeur de Promotion

Santé Suisse.

Comment peut-on éviter un

burnout? «Les employeurs doivent

assumer une plus grande part de responsabilité»,

selon Thomas Mattig. «Ils

doivent aussi tenir compte de la santé psychique

dans la gestion de la santé en entreprise.»

Edith Holsboer plaide pour une «amélioration

des structures de travail, la promotion

Négligence

subtile des besoins

personnels

Refoulement

des problèmes

et conflits

Photo: Wolfgang Stiller

Annonce

Edition

spéciale limitée!

Le cadran a été créé sur

le modèle de la cabine de

conduite d’une Ce 6/8 II.

Les numéros ont été

gravés -individuellement

au dos.

«2011

Matchstickmen»

Œuvre d’art de Wolfgang

Stiller, Berlin

Diamètre:

env. 4 cm

Prix du produit: Fr. 249.90 ou 3 mensualités de Fr. 83.30

(+ Fr. 11.90 Expédition et Service)

Pour commander en ligne:

n° de référence:

www.bradford.ch

fb.com/BradfordExchangeSchweiz

The Bradford Exchange, Ltd.

Jöchlerweg 2 • 6340 Baar • Tel. 041 768 58 58 • Fax 041

768 59 90 • e-mail: kundendienst@bradford.ch

d’une culture de la valorisation et l’instauration

d’une relation équilibrée entre les ressources en-

gagées et les résultats».

Toutefois, chacun doit assumer une part de

responsabilité et réfléchir à ses valeurs, au temps

consacré à la détente et à la nécessité d’être joi-

gnable en tout temps. La psychiatre recommande

la pratique d’activités physiques pour améliorer

le sommeil. Mais aussi l’analyse des problèmes,

l’élimination des sources de stress et l’humour. Et,

naturellement, il faut éviter l’alcool, le tabac et

autres substances.

Lorsqu’un patient arrive à la clinique avec

un diagnostic de «burnout», le D r Holsboer es-

L’ICONE DU GOTHARD EST VIVANTE!

BON DE COMMANDE EXCLUSIF • Répondez avant le 31 octobre 2016

Oui, je commande la montre


Je désire

une facture totale mensualités

Par Visa ou Mastercard

Expire:

La montre „Ce 6/8 II Crocodile“

Mouvement à quartz précis


Fonction chronomètre


En très bel acier inoxydable


Chaque montre est numérotée---

individuellement au dos

(MMAA)

A retourner à: The Bradford Exchange, Ltd.

Jöchlerweg 2, 6340 Baar

Bracelet sport en métal


Tirage limité pour le monde entier


Certificat d’authenticité

numéroté à la main


Garantie de reprise de 120 jours

Hommage à l’art des ingénieurs suisses

La montre „Ce 6/8 II Crocodile“ fait revivre

la grande époque de cette icône du Gothard

et va enthousiasmer tous les fans du chemin

de fer. Elle se distingue par son mouvement

à quartz précis et un cadran original avec des

time qu’il faut d’abord effectuer un examen psychiatrique

et médical général. Si les symptômes

sont légers, des mesures organisationnelles et

liées à la psychologie du travail suffisent dans

bien des cas. Si une personne réagit mal au stress,

exprime des craintes exacerbées, de l’angoisse ou

un manque de confiance en soi, la psychothérapie

peut l’aider. Si elle est dépressive suicidaire, un

traitement psychiatrique et, le cas échéant, des antidépresseurs

sont nécessaires. «Si possible, les patients

sont traités en ambulatoire», explique Edith

Holsboer. «Dans les cas graves, un traitement stationnaire

est cependant indispensable.»

Texte: Artur K. Vogel

éléments de la cabine de conduite d’une Ce

6/8 II. Cette édition spéciale est à tirage limité

pour le monde entier. Mieux vaut donc

réserver rapidement!

Nom/Prénom

Nº/Rue

CP/Localité

E-mail

Signature

Téléphone


Pour ou contre

16 17

senso 3 / 2016

Promotion

Santé Suisse

a-t-elle besoin

de plus

d’argent?

Au lieu de 2.40 francs, la Fondation

Promotion Santé Suisse recevra en

2017 de chaque payeur de primes

un montant annuel de 3.60 francs et

dès 2018, ce montant atteindra 4.80

francs. La décision émane du Département

fédéral de l’intérieur. L’augmentation

de la contribution doit

permettre de détecter et de traiter les

maladies psychiques plus rapidement

et de renforcer la santé des personnes

âgées. Ce supplément sur la prime

d’assurance-maladie est-il justifié?

THOMAS MATTIG

Directeur Promotion Santé Suisse

La contribution versée à Promotion Santé Suisse de 20 centimes

par mois n’a pas changé depuis 1996. À l’époque, elle

représentait 0,15% de la prime moyenne alors qu’elle atteint

à peine 0,04% actuellement. Le conseiller fédéral Alain Berset

s’appuie sur des motifs valables pour augmenter cette

contribution.

Nous dépensons des milliards pour traiter le diabète, les

maladies cardiovasculaires et les troubles psychiques. Or

dans plusieurs cas, un mode de vie sain pourrait prévenir

ces maladies. C’est pourquoi il est important d’investir dans

la promotion de la santé. D’un point de vue financier

comme éthique.

Depuis 2007, Promotion Santé Suisse

mène un programme coordonné avec 20

cantons visant le maintien d’un poids corporel

sain chez les enfants et les adolescents.

Une telle action groupée est beaucoup plus

efficace que lorsque des programmes sont

élaborés dans chacun des cantons.

Par ailleurs, l’efficacité du programme en

termes scientifiques est évaluée par un organisme

externe. Au cours des dix dernières

années, une réduction de 13% de la part des

enfants et des adolescents en surpoids a pu

être constatée. Il est plus que plausible que

l’action de Promotion Santé Suisse ait

contribué à cette évolution positive.

En plus du surpoids, notre système de

santé est confronté à d’autres défis, dont les maladies

psychiques. Les cantons ont besoin du soutien de Promotion

Santé Suisse dans ce dossier également. C’est pourquoi ils

ont demandé expressément une augmentation de la contribution.

Lors de la procédure de consultation, 90% des organisations

interrogées ont approuvé cette requête.

Photos: m. à d. / Helsana

Le conseiller fédéral Alain Berset souhaite augmenter la

prime d’assurance-maladie annuelle de toutes les personnes

en Suisse de 2.40 francs et remettre les sommes ainsi récoltées

à la Fondation Promotion Santé Suisse. On pourrait se

dire qu’il s’agit d’un montant dérisoire qui ne mérite pas

qu’on s’y attarde, mais on aurait tort. Il ne s’agit pas de déterminer

si ce montant est supportable ou non,

mais plutôt de voir que ce projet n’a pas sa

place et n’est pas opportun. Année après année,

les assurés suisses voient leurs primes

d’assurance-maladie augmenter.

Les factures mensuelles représentent

une charge importante dans le budget de

plusieurs d’entre eux. Ils ne comprendront

pas pourquoi ils sont maintenant tenus de

subventionner encore davantage une organisation

dont ils n’utilisent de toute façon

pas les prestations.

La Confédération et les cantons doivent

assainir leurs finances. Les dépenses sont

plafonnées, voire diminuées, et certaines

prestations sont réduites. Dans ce contexte,

pourquoi devrait-on augmenter les contributions

versées à une organisation chargée d’un mandat public?

Cette dernière ne devrait-elle pas aussi se débrouiller

avec les moyens actuels? Au cours des dernières années, la

Fondation a étendu ses activités bien au-delà du mandat qui

lui avait été confié à l’origine, à savoir stimuler, coordonner

et évaluer des mesures destinées à prévenir les maladies.

Au lieu de se concentrer sur son mandat, elle a entrepris

de développer et de vendre ses propres produits, ce qui l’a

amenée à renforcer passablement ses effectifs. Il n’est pas

juste d’accabler encore davantage les payeurs de primes pour

cette raison.

REGINE SAUTER

Conseillère nationale PLR,

canton de Zurich

COMMENTAIRE

D’HELSANA

Augmenter la contribution

n’est pas la solution

La loi charge la Fondation de stimuler,

coordonner et évaluer des mesures destinées

à promouvoir la santé et à prévenir

les maladies. Actuellement, chaque

personne en Suisse verse à la Fondation

un montant annuel de 2.40 francs, lequel

est répercuté par les assureursmaladie.

Le Département fédéral de l’intérieur

(DFI) a prévu d’augmenter cette

contribution en deux temps. En 2017, ce

montant atteindra 3.60 francs, puis une

seconde augmentation de 1.20 franc à

compter de 2018 permettra de financer

d’autres mesures. Nous croyons que le

DFI fait fausse route avec cette décision.

Promotion Santé Suisse a déjà outrepassé

sa mission première. Et maintenant,

on promet à la Fondation de lui

fournir de nouvelles ressources sans

savoir à quoi ces dernières serviront.

C’est pourquoi un état des lieux exhaustif

des activités et mesures mises en

œuvre est nécessaire. Il est en outre

nécessaire d’analyser l’efficacité des

multiples efforts, projets et structures

en cours. Bien qu’elles fassent partie de

la stratégie de la Fondation Promotion

Santé Suisse, les offres proposées aux

entreprises en matière de santé psychique

ne s’inscrivent pas dans son domaine

de compétence.

Qui plus est, le financement de la

gestion de la santé en entreprise (GSE)

par l’assurance de base n’est ni opportun

ni justifié. La Fondation Promotion Santé

Suisse concurrence déjà les offres et

prestations des assureurs privés. Il y a

un risque qu’avec l’argent supplémentaire

obtenu par le biais des primes,

la Fondation étende son offre de prestations

de manière incontrôlée. Or une

organisation judicieuse de ses

tâches et une gestion ciblée de

ses ressources permettait à la

Fondation Promotion Santé

Suisse de dégager des sommes

d’argent pour d’autres thèmes

importants, ce qui augmenterait

par ailleurs la diversité

et la qualité.

Eliane Stricker

responsable Gestion

de la santé


Annonce

Le Citron

peut

servir

à QUOI?

Si vous pensiez tout connaître

sur le citron, vous allez être surpris.

Le soleil de votre corbeille

de fruits est en effet bien plus

qu’un concentré de vitamine C.

Tout le monde connaît certaines des

propriétés des agrumes. Et pour la

majorité d’entre nous, le citron est

souvent synonyme de vitamine C.

Dans le livre « Le Citron, plus que de

la vitanime C ! » vous serez surpris de

découvrir les nombreux bienfaits méconnus

de ce champion venu du Sud

et vous y apprendrez de nombreuses

vertus et formules aux effets remarquablement

efficaces et simples à

mettre en œuvre.

Le citron peut soulager les maux et

les problèmes les plus inattendus. De

l’herpès labial à la gueule de bois en

passant par l’acné, les problèmes de

prostate, l’artériosclérose, les détoxications

et la perte de poids… pour

n’en citer que quelques-uns.

Il y a acide et … acide

Notre mode de vie actuel mène à

l’acidification de notre organisme

(acidose) qui s’accompagne, notamment,

d’apathie, de vieillissement

prématuré, d’augmentation du cholestérol,

de chute des cheveux et de

dépression. Malgré son goût acide, le

citron est en fait un élément alcalin

(antiacide), donc tout le contraire. Et

cela en fait l’une des armes les plus redoutables

pour lutter contre de nombreuses

maladies.

Et bien plus encore

Cet ouvrage regorge également de

trucs et astuces pratiques comme par

exemple :

comment éliminer les taches de

rousseur

avoir de beaux ongles blancs

faire disparaître les pellicules

couper des oignons sans pleurer

soulager les coups de soleil

repousser les moustiques etc.

Ce document de référence vous ravira

et vous étonnera à chaque fois que

vous aurez un petit problème de santé

ou pratique à résoudre. Un livre indispensable

dans chaque bibliothèque!

LE GINGEMBRE

Ce condiment bien connu

se révèle super efficace

contre beaucoup de maux

et affections. Un remède

incroyable qui ne coûte

presque rien.

Le gingembre était déjà utilisé

dans l’ancienne médecine

chinoise et trouve sa place

aussi dans la médecine traditionnelle

et l’Ayurvéda. Le gingembre

est un remède très

puissant contre de nombreux

maux, problèmes et

affections du quotidien.

Ce n’est pas une formule

magique tirée d’un grimoire

de grand-mère mais

bien un remède qui a été étudié

et testé et dont les effets

ont été prouvés scientifiquement.

Le gingembre est riche en minéraux

et en vitamine B6 mais

regorge surtout d’antioxydants

très puissants.

Aucun autre fruit ou condiment

n’est aussi efficace

contre autant de maux différents.

Dans son nouveau livre

« Le gingembre, trésor oublié

», Sandra Bierstedt dévoile

tous les secrets de ce bienfaiteur

ancestral. Par exemple

Comment soulager et

même arrêter les crises de

migraine et les céphalées

sans effets secondaires et

avec de meilleurs résultats

que des médicaments

chimiques

Fini le mal de mer ou de

voiture, les nausées et les

haut-le-cœur

Le secret d’Angelina Jolie

qui a perdu 11 kilos en

quelques semaines à peine

La recette de la formule

pour soulager les articulations

douloureuses, les

gonflements et les inflammations

Indigestion, douleur à l’estomac,

ballonnement ?

Une demi-heure à peine

pour y remédier

Une recette simple, plus

efficace que les médicaments

contre les remontées

acides

Un spray qui fait des merveilles

contre l’acné

Frilosité, règles douloureuses

: tout simplement

mises hors-jeu

Sexualité : l’arme absolue

depuis des siècles

contre l’impuissance ou le

manque de libido

Comment en finir avec les

troubles du sommeil

La recette d’une boisson

aphrodisiaque

Une alternative efficace

pour lutter contre l’arthrose,

l’arthrite et les

rhumatismes

Prenez un bain anti-cellulite

qui rajeunit votre peau

Arrêtez l’acidification de

votre corps qui est tout

aussi dangereuse que la

consommation abusive

d’alcool ou de tabac

La recette infaillible contre

la gueule de bois

Faites tourner votre

système immunitaire à

plein régime et ne laissez

aucune chance aux

rhumes

Votre trousse de premiers

secours avec des recettes à

base de gingembre

Le livre « Le gingembre, trésor

oublié », vous fera (re)découvrir

des dizaines de remèdes,

recettes pour

soulager et guérir d’innombrables

problèmes de santé

grâce aux extraordinaires

vertus du gingembre.

Cerise sur le gâteau : vous

trouverez du gingembre

dans tous les supermarchés.

Bon marché, efficace et sans

effet secondaire. Votre pharmacien

ne vous en a-t-il jamais

parlé?

Tél. 022 552 09 43

Fax 022 552 09 42

service@bodybest.ch

Bon de lecture à retourner à Body Best

Case postale 2622 – 1260 Nyon 2- Tél. 022 552 09 43 – Fax 022 552 09 42

service@bodybest.ch - www.bodybest.ch

Veuillez me faire parvenir le(s) ouvrage(s) suivant(s)

______ exmplaire(s) de « Le Gingembre, le Trésor oublié » au prix de CHF 39.- pour un exemplaire

______ exemplaire(s) de « Le Citron, bien plus que de la vitamine C » au prix de CHF 39.- pour un exemplaire

Idée cadeau. Economisez CHF 19.- en commandant 2 livres de votre choix pour

seulement CHF 59.-

Nom/Prénom:

Adresse:

NPA/Localité:

E-mail:

Un incroyable SECRET de de

SANTÉ dans votre frigo… !

SANTÉ dans votre frigo... !

Droit de restitution de 30 jours

Date de naissance:

Tél.:

GCFP024

Photo: Helsana

Savoir

19 senso 3 / 2016

Étude sur les coûts de la psychiatrie moderne

Les nouveaux diagnostics désignent des

personnes saines comme étant malades

Les coûts de la santé en psychiatrie varient fortement d’un canton à

l’autre. Des différences importantes ont notamment été observées dans

les thérapies médicamenteuses et les coûts des séjours stationnaires en

hôpital psychiatrique. Comment expliquer ces différences?

En 2014, le traitement des maladies psychiques

en Suisse a coûté environ 790 millions de francs,

dont 111 millions de francs pour les séjours stationnaires

en clinique psychiatrique. Ces

chiffres concernent l’assurance obligatoire des

soins. Les maladies psychiques constituent donc

un facteur de coûts important. Helsana a souhaité

savoir où allait cet argent exactement et des

différences notables entre les cantons ont été

constatées. «En plus de l’ampleur des dépenses

globales, les variations intercantonales nous ont

interpellés», explique Oliver Reich, responsable

Sciences de la santé chez Helsana. Les coûts des

médicaments par habitant dans le canton de

Schaffhouse sont notamment plus de deux fois

plus élevés que dans le canton d’Appenzell

Rhodes-Intérieures. «Il est évident que les décisions

thérapeutiques sont prises de manière très

«Nous voyons apparaître

des tableaux cliniques

jusqu’alors inconnus.»

différente», ajoute Oliver Reich. Des variations

significatives ont également été observées dans

la répartition des coûts des séjours stationnaires

en hôpital psychiatrique. Les assurés de

Bâle-Campagne génèrent environ quatre fois

plus de coûts que les assurés d’Appenzell ou de

la Suisse centrale.

Des décisions médicales coûteuses

Le dernier rapport de l’Observatoire suisse de la

santé portant sur la santé psychique en Suisse

montre d’importantes disparités régionales en

matière d’états psychiques individuels. Les habitants

de la Suisse occidentale, du Mittelland et

du Tessin sont globalement plus optimistes que

la moyenne des Suisses alors que dans la région

lémanique et le canton de Zurich, les personnes

souffrant de troubles psychiques sont surreprésentées.

«Mais ces différences culturelles ne sont

pas seules responsables des différences observées

entre les coûts», affirme Oliver Reich. Selon lui,

les décisions médicales et l’offre de prestations

sont clairement des facteurs de coûts encore plus

déterminants.

D’importantes variations dans les

traitements

Cet écart indésirable se traduit par des variations

non justifiées et non justifiables dans les

soins de santé. L’état de santé des patients, mais

aussi les diagnostics et les traitements, sont déterminants.

Le nombre de psychiatres dans une

région donnée est un facteur à prendre en

compte. À Zurich, par exemple, on dénombre

presque quatre fois plus de psychiatres qu’en

Suisse centrale. Un autre aspect est l’établissement

du diagnostic. «Les critères de diagnostic

nouvellement fixés qui permettent de considérer

des personnes saines comme étant malades

nous préoccupent», renchérit le responsable

Sciences de la santé. «Nous voyons apparaître

des tableaux cliniques jusqu’alors inconnus.»

De nouveaux médicaments sont prescrits et en

plus grande quantité. Il y a aussi un risque que

des médicaments soient prescrits alors qu’ils

n’étaient pas nécessaires auparavant. Une étude

de l’université de Bâle a notamment démontré

que de nombreux psychothérapeutes et psychiatres

posaient le diagnostic de TDAH trop rapidement.

Il n’existe malheureusement pas de

directives claires en Suisse pour les soins de santé.

«Il serait judicieux de pouvoir s’appuyer sur

les directives internationales en matière de maladies

psychiques. Cela permettrait de limiter

fortement les comportements arbitraires», Oliver

Reich en est persuadé.

Texte: Daliah Kremer

Étude sur la remise de médicaments

Plus cher chez le médecin ou à la

pharmacie?

Certains patients reçoivent leurs médicaments

directement chez le médecin, d’autres

obtiennent uniquement une ordonnance. Ces

deux systèmes sont-ils équivalents? Une étude

d’Helsana portant sur cette question a permis

d’observer des différences. Les médecins ont

tendance à remettre des médicaments plus

abordables, par exemple des génériques. Les

coûts des médicaments remis à la clinique

sont par conséquent globalement inférieurs à

ceux obtenus à la pharmacie. Par contre, on

enregistre un plus grand nombre de consultations

chez les patients qui obtiennent leurs

médicaments directement chez le médecin.

Au final, la remise de médicaments par le médecin

n’a donc pas d’incidence sur les coûts totaux

de l’assurance obligatoire des soins.

http://goo.gl/bjvOyM

(uniquement en anglais)

Psyché et grossesse

Troubles psychiques non détectés

pendant la grossesse

Une femme enceinte ou jeune maman sur

cinq présente un état de stress psychique.

Alors qu’en Grande-Bretagne et en Australie, il

existe des directives qui permettent de détecter

les problèmes psychiques de ce groupe de

femmes et de les traiter en conséquence, la

Suisse ne dispose pas encore de tels programmes.

Par conséquent, les femmes qui

souffrent de maladies psychiques avant ou

après la grossesse reçoivent souvent une thérapie

qui n’est pas adaptée. C’est le constat fait

récemment par Helsana en collaboration avec

la Haute école spécialisée bernoise et la Haute

école spécialisée du nord-ouest de la Suisse.


Santé

Recherche

SG

Altstätten

Lac de Constance

Balgach

Déménager nuit aux enfants

AR

AI

Kobelwald

Heerbrugg

Widnau

Le responsable des trails,

Pirmin Baumgartner, sur le

chemin d’altitude qui mène

au château Grünenstein.

Plus un enfant ou un jeune change de domicile souvent,

plus le risque qu’il en ressente les effets négatifs plus

tard dans sa vie augmente. Le nombre de déménagements

est en effet corrélé au risque de commettre des

actes criminels, de souffrir de troubles psychiques ou

de consommer de la drogue à l’âge adulte. Des chercheurs

de l’université de Manchester ont examiné les

données de 1,5 million de personnes nées au Danemark

entre 1971 et 1997.

La gagnante du concours des trails

Linda Wüthrich a gagné l’entraînement de

course à pied avec Thomas Mullis, après avoir

répondu à l’appel du Senso qui cherchait des

adeptes des trails. Toutes nos félicitations!

Les Helsana trails dans la vallée du Rhin saint-galloise

À la découverte de châteaux

et de cristaux

Cinq trails sont aménagés dans la vallée du Rhin

sur une distance de plus de 120 km. À parcourir

au pas de course ou en marchant, les sentiers

offrent de nombreuses découvertes. Sur le trail de

Kobelwald, faites un arrêt à la grotte de cristaux;

à Balgach, prenez le temps d’admirer le château

Grünenstein et sur le trail d’Altstätten, contemplez

la vue au château Weinstein. «Nos parcours

sont très variés», explique Pirmin Baumgartner,

responsable des trails et membre de l’association

saint-galloise de randonnée. «Ils passent par la réserve

naturelle Wichenstein, traversent les vignobles

et longent le Vieux Rhin et le Nouveau

Rhin.» Pirmin Baumgartner s’occupe des parcours

avec d’autres membres de l’association:

«Les trails sont aussi fréquemment utilisés par

nos voisins du Vorarlberg.» C’est surtout le cas

à Widnau, puisque l’un des parcours borde la

frontière autrichienne.

www.helsana.ch/fr/trails

Conseils de lecture

Et n’oublie pas d’être heureux

Dans ce livre personnel, le psychiatre et l’auteur

de best-sellers nous accompagne sur le

chemin d’une vie plus épanouie, plus heureuse

et plus sage, pour mieux traverser les hauts et

les bas de notre existence. Parcouru de conseils

et d’exercices, cet abécédaire constitue une

méthode passionnante et convaincante pour

apprendre à vivre heureux. Des explications

et des anecdotes personnelles complètent cet

ouvrage qui est à la fois profond et léger.

Christophe André, Et n’oublie pas d’être

heureux, Odile Jacob, ISBN: 2738129056,

env. CHF 25.–

— CONSEIL D’EXPERT —

Sens et non-sens des

20 21

«super aliments» senso 3 / 2016

Photo: Christian Schnur

Photos: Fotolia / Grafilu / Helsana

Freeletics

Sport et technique réunis

Aucun appareil n’est nécessaire pour ces exercices complets,

mis à part un smartphone. Une application se charge en effet

d’élaborer les programmes d’entraînement intensifs.

Le grand avantage de freeletics, qui entraîne

le renforcement musculaire et l’endurance,

est la flexibilité. Pour réaliser les exercices, il

faut 6 à 40 minutes et un espace de la taille

d’un tapis de yoga. Les séances d’entraînement

se font aussi bien en solo qu’en groupe.

Kemal Bulut pratique le freeletics depuis un

an et demi. Depuis, le collaborateur d’Helsana

est parvenu à «contaminer» de nombreux

collègues qui s’entraînent désormais avec lui

pendant la pause de midi en plein air, à proximité

du travail. «Nous apprécions la dynamique

du groupe, même si

chacun peut s’entraîner à

son rythme et à son niveau»,

explique ce sportif

de 31 ans. L’objectif est de

réaliser l’atelier proposé

par l’application d’entraînement

le plus rapidement

possible. Le programme

«Aphrodite», par

exemple – tous les programmes

portent des

150 min.

de randonnée

C’est ce qui est nécessaire pour

brûler les calories d’une portion

de macaronis du chalet.

Depuis un an et demi, Kemal Bulut pratique le

freeletics pour garder la forme.

noms de divinités grecques –, comprend 50

burpees (appuis faciaux avec projection des

jambes en arrière), 50 flexions des genoux et

50 sit-ups (flexions abdominales). Après une

courte pause, on refait l’exercice avec des séries

de 40, 30, 20 puis 10 répétitions. L’entraînement

est intensif, mais selon Kemal Bulut,

l’effort est récompensé par la sensation que

procure un corps ferme et bien entraîné.

www.freeletics.com/fr

Copyright

«Senso» – Le magazine santé d’Helsana. Paraît quatre fois par année. Version électronique: www.senso.ch/fr

Adresse: Helsana, Rédaction «Senso», Case postale, 8081 Zurich; senso@helsana.ch Rédactrice en chef: Claudia Wyss

Rédaction: Daniela Diener (réd. en chef adjointe), Daliah Kremer, Carmen Schmidli, Daniela Schori, Michael Suter

(direction artistique), Catherine Eisendle (gestion de la rédaction) Auteurs: Julia Dieziger, Artur K. Vogel Réalisation:

Nadine Zuberbühler, Helsana Concept rédactionnel et mise en page: C3 Creative Code and Content (Schweiz) AG

Impression: Ringier Print Adligenswil AG, Lucerne Annonces: Axel Springer Schweiz AG, Fachmedien, 043 444 51 09,

senso@fachmedien.ch

Changements d’adresse: si l’adresse inscrite sur l’exemplaire de votre Senso est inexacte

ou si vous recevez contre votre gré plusieurs exemplaires, veuillez en aviser directement votre

Service clients en composant le 0844 80 81 82 ou par Internet www.helsana.ch/contact.

Helsana décline toute responsabilité en cas d’informations erronées ou incomplètes.

© Helsana. Reproduction – même partielle – autorisée uniquement avec citation des sources.

Saviez-vous que le terme «super aliments»

n’avait ni définition claire ni base

légale? Le nombre de super aliments ne

cesse d’augmenter et l’éventail de produits

est toujours plus grand. On les retrouve

dans des groupes d’aliments très

différents. Il peut s’agit de graines (p. ex.

le chia), de baies (p. ex. l’açai) ou de légumes

anciens (p. ex. le kale, également

appelé chou frisé ou chou vert), pour n’en

nommer que quelques-uns. On prête à

tous les super aliments des vertus quasi

miraculeuses. Ils sont censés fournir à

notre corps un supplément de nutriments

essentiels et agir contre la fatigue, le vieillissement

et contre tout type de maladie.

Or la plupart de ces affirmations ne reposent

pas sur des données scientifiques.

Il n’existe à ce jour aucun élément de

preuve montrant des bienfaits concrets

attribuables à la consommation ciblée de

super aliments. C’est davantage le style

de vie – l’activité physique et la détente y

contribuent aussi, en plus de l’alimentation

– qui influence la santé des personnes,

et non pas des produits isolés.

Le transport nécessaire pour acheminer

certains super aliments jusqu’à nous

doit également être examiné d’un œil

critique. Les baies de goji proviennent

souvent de Chine, les graines de chia, de

l’Amérique du Sud, et les baies d’açai,

de l’Amazonie. Il convient en particulier

de s’interroger sur la nécessité de ces

longs trajets lorsque nous disposons

d’aliments locaux dont les propriétés

nutritives sont comparables à celles de

leurs pendants exotiques. Par exemple

les graines de lin cultivées ici n’ont rien

à envier aux graines de chia quant à leur

teneur en acides gras oméga-3. Les myrtilles

sont comparables aux baies d’aronia

venues de loin et le quinoa ne possède

guère plus de vertus que le millet.

STÉPHANIE HOCHSTRASSER

Diététicienne BSc BFH

Stéphanie Hochstrasser travaille auprès de la

Société Suisse de Nutrition (SSN) à Berne. Elle

dirige Nutrinfo, un service d’information nutritionnelle

gratuit qui répond à des questions en

lien avec l’alimentation.


Herboristerie

22 23

senso 3 / 2016

Passiflore

La passion à l’état pur

La passiflore ou fleur de la passion porte bien son nom: en goutte ou en teinture mère, elle déclenche

en nous de véritables passions, symbolise la passion du Christ ainsi que la quête du paradis.

CHRISTINE FUNKE

Pharmacienne, phytothérapeute et

professeur de yoga, elle enseigne la

phytothérapie aux droguistes à la

Haute école spécialisée de Neuchâtel.

Cette magnifique fleur attire tous les regards:

elle brille de bleu, de pourpre, de doré et de

blanc. Elle fascine tout autant par ses pétales

répartis en anneau, sa couronne composée de

tendres filaments et ses remarquables anthères

que ses stigmates déployés en son centre. Cette

fleur doit son nom aux missionnaires chrétiens

venus autrefois sur le continent américain nouvellement

découvert. Ils firent de cette jolie

fleur le symbole de la passion du Christ: selon

eux, ses dix pétales symbolisaient les apôtres

sans Judas et Pierre; la couronne blanc-mauve,

la couronne d’épines; les cinq étamines, les

plaies; et les trois stigmates, les clous de la

croix. Les vrilles de la plante représentaient les

fouets, comme en témoigne le jésuite romain

Giovanni Baptista Ferrari, professeur et botaniste,

dans son ouvrage «de florum cultura»

qui remonte à 1663. Mais cette fleur fascinante

a tout autant inspiré les croyants que les artistes.

En effet, au XIX e siècle, ces derniers

voyaient dans sa corolle en fleur la quête d’un

paradis exotique et lointain.

Un remède contre la peur et la panique

La découverte de pépins lors de fouilles en Amérique

est venue confirmer que la passiflore est

connue depuis plusieurs millénaires. Si, à l’origine,

la «passiflora incarnata» vient du nord du

continent, elle est aujourd’hui cultivée en Floride

et en Inde. Ce sont les travaux du médecin

Phares en 1867 qui ont montré que la fleur

n’avait pas qu’une belle apparence, mais qu’elle

constituait aussi un excellent remède. C’est

d’ailleurs lui qui en a découvert les propriétés

analgésiques.

Depuis, il a été prouvé scientifiquement que

le flavonoïde vitexine, une importante substance

active de la passiflore, avait un effet relaxant.

À forte dose, cette jolie plante s’utilise

pour traiter l’anxiété et les crises de panique.

Elle se trouve sous forme de dragées, de sirop ou

de teinture végétale spécialement élaborée. À

faible dose, elle aide à éliminer les tensions ainsi

qu’à soulager l’insomnie ou les troubles nerveux

gastro-intestinaux. Pour ce faire, il faut

prendre trois fois par jour 25 gouttes d’une teinture

mère. Combinée à d’autres plantes médicinales

favorisant l’équilibre psychique, la teinture

renforce leur effet apaisant. Elle doit

toutefois être utilisée avec prudence en cas de

palpitations cardiaques: si tel est le cas, les patients

devraient plutôt utiliser un mélange de

valériane, de miel et de mélisse.

Découvrir sa propre passion

L’effet apaisant de la passiflore peut revitaliser

de bien des façons. Par exemple, il peut aider

une femme qui souhaite depuis longtemps

avoir un enfant en offrant à son corps le calme

et la sérénité nécessaires à une grossesse. De

plus, cette jolie plante apaise l’instabilité émotionnelle

durant la ménopause/l’andropause

ou durant la crise de la quarantaine, pavant la

voie aux questions essentielles de cette tranche

de vie: qu’est-ce qui fait battre mon cœur?

Quelles sont les passions que je souhaite réaliser?

La passiflore nous aide donc à écouter

notre cœur. Cette croyance n’est pas que l’apanage

des représentants de l’herboristerie traditionnelle,

mais aussi celui de la phytothérapie

moderne et rationnelle.

Tous les portraits de plantes médicinales sur

www.helsana.ch/herbes

RECETTE

Crème enflammée

Ingrédients (1 à 2 portions)

– 2 c. à s. de graines de chia

ou de lin

– 1 dl de boisson à l’ananas

et à la noix de coco

– 4 c. à s. de séré maigre

– 1 c. à s. de flocons ou de

zestes de noix de coco

– 1 fruit de la passion

– 1 pincée de chili

Préparation

La veille, mélanger les

graines de chia ou de lin

avec le liquide, réfrigérer et

laisser gonfler.

Le matin, mélanger la chair

d’un fruit de la passion et le

séré maigre avec la crème.

Ajouter les flocons de noix

de coco et une pincée de

chili.

À déguster au petit-déjeuner.

Cette crème donne une

atmosphère de vacances

et une touche de piquant à

votre quotidien.

Photos: Tanjica Perovic Photography / Getty Images

Famille:

Aspect:

Emplacement:

Classification botanique:

Récolte:

Utilisation:

Passiflore (passiflora incarnata)

Plante de la passiflore (passifloraceae)

Les racines de la passiflore peuvent mesurer jusqu’à

dix mètres de longueur (rhizome). Elles produisent de

minces tiges de chaque côté, desquelles poussent des

feuilles en alternance à gauche et à droite.

Divisées en trois parties, elles sont fortement lobées et

mesurent jusqu’à 15 cm. Les vrilles dont la pointe est

enroulée en forme de tire-bouchon prennent naissance

aux points d’attache des feuilles. Les fleurs ressemblent

à une croix rayonnante dont la forme et la structure ont

inspiré maints artistes.

Originaire des contrées sauvages tropicales et subtropicales

du sud-est de l’Amérique du Nord, au Mexique, au

Brésil, en Argentine, en Inde orientale et dans les mers

du Sud; en Europe (en pot ou dans une serre).

La passiflore est une plante grimpante qui pousse rapidement

et peut durer plusieurs années.

Floraison de la passiflora incarnata: de juin à septembre.

Fruits d’espèces voisines: maracuja (passiflora edulis),

grenadille pourpre (passiflora ligularis), grenadille

géante (passiflora quadrangularis).

Herbe avec fleurs: en pleine floraison.

Comme extrait sec sous forme de dragées pour traiter

la panique et l’anxiété aiguë (2 dragées de 425 mg 3 fois

par jour) ou comme teinture mère homéopathique

(3 à 9 gouttes de 3 à 6 fois).

Comme teinture mère ou spagirie en cas d’anxiété

accompagnée de fortes palpitations cardiaques,

combinée à de l’aubépine, de l’agripaume, de l’armoise,

de la lavande et du lycope d’Europe.

Comme thé combiné à de la mélisse, du millepertuis et

des feuilles de bouleau. Mélanger toutes les feuilles de

thé en parts égales et boire 1 tasse de ce thé non sucré

entre les repas, 3 fois par jour pendant 6 semaines.


Notre engagement

pour une aide rapide.

Sentez-vous en sécurité, en voyage comme à la maison.

Notre centrale d’appel d’urgence se tient à votre disposition

24 heures sur 24, où que vous soyez. En cas d’urgence, nous

vous rapatrions en Suisse, rapidement et en toute sécurité.

Pour tout savoir sur notre protection d’assurance à l’étranger,

rendez-vous sur helsana.ch/etranger


N° 3 / septembre 2016

Pour les assurés d’Helsana

Aperçu du quotidien à la clinique

psychiatrique Schlössli p. 27

Check-up préventif contre le stress et

le burnout pour les 50 ans et + p. 29

Retourner

au travail étape

par étape

Un trouble psychique peut

limiter une personne au point

de la rendre incapable de travailler.

S’ensuit souvent une

absence prolongée. Des case

managers tels que Florian

Kästle aident les personnes

touchées à renouer avec le

monde du travail.

Photo: Oliver Lang

Un assuré sur deux bénéficiant

du case management d’Helsana

souffre d’une maladie psychique,

le plus souvent de dépression

ou d’anxiété. «Notre

société accorde beaucoup d’importance

à la performance et à la joignabilité en

tout temps», explique Florian Kästle, expert auprès

du case management d’Helsana. «Cela explique

sans doute pourquoi, aujourd’hui, un

souci de santé devient plus rapidement problématique

qu’avant.» Selon Florian Kästle, les personnes

affectées reçoivent aussi moins de soutien

de leurs proches qu’auparavant. «Il arrive

alors souvent qu’elles cessent leur activité professionnelle.»

Les troubles psychiques sont très

répandus et limitent fortement les personnes

touchées dans toutes les sphères de leur vie. Ils

portent atteinte à leur qualité de vie, à leur quotidien,

à leur capacité de travail. En plus de

constituer la principale cause d’invalidité. Un

case management professionnel peut éviter

cette situation. C’est pourquoi Helsana met à la

disposition de ses clients, pendant les périodes

difficiles, des case managers comme Florian

Kästle, pour les aider à retrouver un équilibre

dans leur situation de santé, professionnelle,

sociale ou financière. «Les personnes


Santé psychique Guérison

Suivi médical

26 27

senso 3 / 2016

atteintes d’un trouble psychique n’ont plus assez

d’énergie pour s’occuper des questions juridiques

ou d’assurance», explique Florian Kästle.

«Nous les aidons à se concentrer sur leur rétablissement.»

«Mais enfin, ressaisis-toi!»

Plusieurs personnes touchées ont honte, elles ont

peu d’estime d’elles-mêmes et craignent d’être

considérées comme «détraquées». «Il y a encore

passablement de demi-vérités qui circulent au

sujet de la dépression, du burnout et des troubles

psychiques en général», explique Florian Kästle.

«Des réactions telles que ‹Ressaisis-toi!› sont encore

courantes.» C’est pourquoi il est essentiel

d’impliquer les proches et les employeurs et de

les sensibiliser à la situation. Les case managers

expliquent, clarifient les cas complexes et essaient

de désamorcer les éventuels conflits.

Tout ce qui concerne l’environnement du

patient – famille, travail, loisirs, situation financière

– a un effet sur la santé de ce dernier.

Qu’est-ce qui a déjà été fait; qui est impliqué

(personnes, assureurs, autorités); quelles sont

les ressources personnelles; quel objectif,

quelles étapes sont appropriés? Une évaluation

externe et une auto-évaluation permettent tout

d’abord de répondre à ces questions. Ensuite,

étape par étape, le case manager accompagne la

personne touchée dans sa vie quotidienne et

met en place les conditions qui permettront

une réinsertion professionnelle durable.

Renforcer la confiance et le réseau

Un tel accompagnement dure en moyenne une

année et demie. «Nous parvenons généralement

à une solution adéquate pour le client et il y a peu

de rechutes», explique Florian Kästle. Il coordonne

les mesures médicales avec le médecin de

famille et implique le réseau du patient dans le

processus (employeur, proches, AI, office du travail,

assureur indemnités journalières, caisse de

pension), sachant que les circonstances varient

selon les cas. Le processus de traitement est également

personnalisé: dans certains cas, un séjour

stationnaire à la clinique est indiqué et dans

d’autres, c’est une thérapie ambulatoire. «Chacun

a besoin d’un soutien particulier.» En cas de

burnout, la solution peut prendre la forme d’un

coaching professionnel visant à optimiser l’organisation

du travail, ou encore d’une retraite progressive,

comme dans le cas d’un cuisinier de 60

«Nous parvenons

généralement à une

solution adéquate

pour le client et il y a

peu de rechutes.»

Florian Kästle (39 ans)

SSD Case Management d’Helsana

ans qui est tombé malade parce qu’il se sentait

dépassé par de nouvelles tâches professionnelles.

Le case management implique aussi de penser en

termes de société. «Nous investissons beaucoup

dans un patient. Nous prévenons ainsi le développement

d’une maladie chronique qui mènerait

à une incapacité de travail permanente.»

Avant de pouvoir entamer une collaboration

entre un case manager et une personne touchée,

il faut parfois beaucoup de patience. Les personnes

atteintes de troubles psychiques ont parfois

plus de difficultés que les autres à entrer en

contact avec des inconnus. «Il arrive que le case

manager doive travailler dur pour gagner leur

confiance.» Il faut parfois une demi-année,

comme dans le cas d’une patiente de vingt ans

que Florian Kästle a accompagnée il y a trois ans.

Elle souffrait d’un grave traumatisme, était

constamment hospitalisée pour ses traitements

et n’avait pas de formation. Il a fallu plusieurs

mois au case manager pour planifier les premières

mesures avec la patiente. Le case manager

a mis en place pour elle un réseau d’accompagnement

médical ambulatoire, il l’a motivée

à faire un stage et, en collaboration avec l’AI, il

lui a trouvé une place d’apprentissage. «Depuis,

elle n’est plus jamais retournée à la clinique.»

Texte: Daniela Schori

www.helsana.ch/fr/casemanagement

Pour un conseil personnalisé, composer le

0844 80 81 82

Helsana Business Health

Détection précoce

au travail

Un portrait de la clinique

Lieu d’aide pour personnes

en détresse

La clinique privée Clienia

Schlössli d’Oetwil am

See (ZH) offre de l’aide professionnelle

aux personnes en

situation de crise personnelle

et psychique. Une visite de

la division consacrée aux

affections liées au stress et à

la psychosomatique offre

un portrait du quotidien

de cette unité.

Un rentier AI sur deux souffre d’un problème psychique

L’année dernière, 223 161 personnes ont touché une rente AI en Suisse.

Près de la moitié d’entre elles, soit 101 893 rentières et rentiers, souffraient d’une maladie psychique.

Source: Statistique de l’AI 2015, Office fédéral des assurances sociales

13 %

Infirmités

congénitales

8 %

Accident

Pourcentage de

rentiers AI

par infirmité

58 %

Maladies

psychiques

79 %

Maladies

Pourcentage de

rentiers AI

par type de maladie

10 %

Système nerveux

14 %

Autres

18 %

Os et

organes moteurs

Plus l’incapacité de travail est longue,

plus la réinsertion est difficile: des

études démontrent qu’après six mois

d’absence, les chances de réussite de

la réinsertion passent sous la barre

des 50%. C’est pourquoi la détection

et la prévention des risques de santé

sont déterminantes pour le futur d’un

collaborateur. Helsana propose aux

entreprises des conseils, formations

et outils pour y parvenir, notamment

avec l’outil en ligne Staywell, qui a été

développé scientifiquement pour le

dépistage précoce et l’accompagnement

en cas de problèmes psychiques

et physiques.

www.helsana.ch/apercu-gestion-sante

Photo: Christian Schnur

Photo: Stefan Walter

Le travail d’équipe occupe une grande place à Schlössi: Mariann Ring, responsable du service des

soins, et Arbenit Morina, apprenti assistant en soins communautaires, planifient la journée.

Dans la division privée pour les affections liées

au stress et la psychosomatique, l’infirmière de

nuit vient de terminer son quart de travail, ce

qui marque le début du service de jour. Mariann

Ring, responsable de l’unité des soins à Schlössli,

discute de l’organisation du jour dans son bureau

avec Arbenit Morina, apprenti assistant en

soins communautaires.

Les pièces de cette unité sont baignées de lumière

et les fenêtres offrent une vue dégagée sur

la nature, tandis que le confortable ensemble


Santé psychique Suivi médical

Prévention

Aide psychologique

d’urgence

28 29

senso 3 / 2016

043 340 16 11

La division privée de

Schlössli accueille des

patients souffrant de

burnout, de dépression

ou d’anxiété. En plus de

la psychothérapie –

spécialité du psychologue

clinicien Severin

Stadtmann (sur la photo)

– et des thérapies

médicamenteuses,

l’offre thérapeutique

comprend l’ergothérapie.

Même les jeunes visiteurs

des patients

sont les bienvenus (en

bas à gauche).

table et fauteuils invite à la détente. On se croirait

presque dans le salon-bar d’un hôtel. «Nous

attachons une grande importance à la normalité

afin que nos patients se sentent tout à fait à

l’aise chez nous», explique Mariann Ring. En ce

sens, l’ambiance soigneusement choisie tout

comme l’offre gastronomique et hôtelière soignée

sont tout indiquées.

«La clinique se veut un lieu où les patients

traversant une crise personnelle et psychique

reçoivent un traitement et un soutien complets,

adaptés à leurs besoins, et ce, dans une atmosphère

de confiance», souligne Mariann Ring.

En outre, chaque patient se verra traiter, du début

à la fin de son séjour, par une seule équipe

composée d’un médecin spécialiste ou d’un

psychologue spécialisé et d’une infirmière.

L’échange entre les disciplines est également

très important. «Nous évaluons constamment

avec le patient si le programme thérapeutique

est adapté à sa situation ou s’il peut être amélioré.»

Pour ce faire, la clinique Schlössli ne

compte pas seulement sur la psychothérapie et

l’utilisation de médicaments ou de remèdes

phytothérapiques, mais aussi sur l’activité physique.

La détente ainsi que les thérapies misant

sur la créativité et le corps occupent en outre

une place prépondérante. «Le soutien individuel

se trouve renforcé par l’utilisation de thérapies

variées et complètes», explique la responsable.

Elle nous entraîne ensuite vers la salle de

thérapie de groupe de l’unité où, durant les 60

prochaines minutes, elle dirigera l’offre de

groupe «thérapie de réduction du stress» destinée

à 12 patients.

Pour rayonner à nouveau

La division privée est chaleureuse et invitante.

En effet, on y rencontre constamment des employés

et des patients qui, entre leurs thérapies,

prennent le temps de discuter. «Bien souvent,

les patients y font de grands progrès», nous révèle

le psychologue clinicien Severin Stadtmann.

«À leur arrivée, ils se montrent réservés,

sceptiques et souhaitent que leur séjour stationnaire

soit le plus court possible», explique-t-il.

Ils sont tourmentés par l’idée qu’ils ne s’en seraient

jamais sortis seuls et qu’ils se retrouvent

«À leur arrivée, les patients se

montrent réservés et sceptiques,

puis ils prennent conscience

qu’ils y trouveront de l’aide.»

Severin Stadtmann, psychologue clinicien

maintenant à Schlössli. «Mais en règle générale,

les patients prennent rapidement

conscience qu’ils y trouveront de l’aide. Ils se

rendent compte que leurs conflits intérieurs

s’estompent peu à peu et que leur séjour constitue

plutôt une occasion à saisir.» L’apprenti

Arbenit Morina est souvent témoin de véritables

transformations: «Leur langage corporel

est complètement différent à leur arrivée et à

leur départ, et ils rayonnent à nouveau.»

Texte: Julia Dieziger

Les cliniques partenaires

d’Helsana

Nous collaborons avec six cliniques

psychiatriques dans

toute la Suisse. Pour plus d’informations

sur nos partenaires:

www.helsana.ch/cliniques-psychiatriques

Photos: Stefan Walter

Photo: m. a d

En entretien, le gérontopsychiatre Markus Baumgartner explique à

quel moment le check-up «Mental Health 50+» de Primeo s’avère utile.

Helsana: Markus

Baumgartner, quels sont les

symptômes qui amènent vos

patients à vous consulter?

Par exemple lorsque leurs facultés

cognitives diminuent

et qu’ils perdent la mémoire.

Dans ce cas, il est judicieux

de faire un check-up qui

s’adresse principalement aux

personnes de plus de 50 ans.

Ce dernier permet de savoir

s’il y a une maladie psychique

ou s’il s’agit d’une évolution normale. Un

diagnostic peut représenter un énorme

soulagement pour les personnes affectées.

Quelles affections sont typiques chez les

personnes de 50 ans et plus?

Plusieurs personnes font état de symptômes

physiques tels que maux de tête, étourdissements

ou troubles gastriques, lesquels

peuvent être attribuables à une dépression.

Avec l’âge, la dépression se manifeste en effet

plus fréquemment par ces symptômes.

Lorsque le patient souffre en outre du cancer

ou d’une maladie du cœur, sa santé psychique

peut également subir un déséquilibre.

Par ailleurs, il arrive fréquemment

que les proches soignants souffrent d’épui-

Assurance complémentaire Primeo

«Un diagnostic peut représenter un énorme

soulagement pour les personnes affectées»

D r Markus Baumgartner,

MAS MHC, directeur médical

et médecin-chef en

gérontopsychiatrie de la

Clienia Schlössli AG

Autres check-ups de Primeo

sement, un état qui peut

évoluer en dépression. L’alcool

s’invite aussi souvent

dans le tableau clinique.

Honteux, plusieurs patients

taisent leur surconsommation

d’alcool.

Comment fonctionne

«Mental Health 50+»?

Dans le cadre d’un premier

entretien d’une heure, le

médecin évalue les troubles

actuels, les antécédents cliniques

et thérapeutiques, ainsi que les maladies

concomitantes. Notre objectif est de

trouver la cause des troubles et de détecter

rapidement les maladies psychiques. S’il y

a une maladie, nous examinons tous les

traitements possibles avec le patient.

Comment les patients arrivent-ils à

votre cabinet?

Près de la moitié des patients sont adressés

par leur médecin de famille ou par un spécialiste.

Un quart d’entre eux est adressé

par l’hôpital. Généralement, les patients

prennent rendez-vous eux-mêmes, ou par

le biais de leurs proches.

Interview: Carmen Schmidli

Outre «Mental Health 50+», l’assurance complémentaire Primeo participe aux frais

des examens préventifs suivants pour la détection précoce de maladies psychiques:

– Check-up de stress: mesure de la performance physique et analyse de la charge

de stress et de la gestion du stress.

– Mental Health: analyse de la situation et des problèmes par un psychiatre ou un

psychologue en lien avec les maladies liées au stress. Le test est adapté à tous les

groupes d’âge.

– Burnout: entretien avec un psychiatre ou un psychologue visant à évaluer le risque

de burnout, entretien final et, au besoin, entretien complémentaire avec l’employeur.

Veuillez noter que l’assurance de base ne prend pas en charge les coûts de ces checkups.

Ils doivent en outre être réalisés dans l’une des cliniques partenaires. Composez le

0844 80 81 82 pour obtenir des conseils.

www.helsana.ch/fr/primeo

Numéro d’urgence Helsana

Un soutien gratuit

Un décès, une maladie ou des

problèmes familiaux sont difficiles

à gérer. Si vous avez besoin d’un

soutien psychologique après avoir

vécu un événement traumatisant,

nous sommes là pour vous, 365

jours par année, 24 heures sur 24.

Un psychologue de la fondation

Carelink vous rappellera dans les

24 heures pour vous apporter du

soutien. Cette prestation confidentielle

est offerte exclusivement

à nos assurés.

www.helsana.ch/

aide-psychologique-d-urgence

Le bus santé vous

accompagne

Cet automne, le bus santé d’Helsana:

check-ups et infos utiles sur le stress et le

burnout. Passez nous voir à:

Lugano, 8 octobre

Stadio di Cornaredo, Via Ciani

10 h - 18 h

Zurich, 12 octobre

Hall de la gare CFF

10 h - 19 h

Berne, 13 octobre

Place de la gare

11 h - 19 h

Lausanne, 14 octobre

St-François

10 h - 18 h

Lucerne, 20 octobre

Place de la gare, près de l’arcade

11 h - 19 h

Informations complémentaires:

www.helsana.ch/bussante


Santé psychique Prévention

Messages

30 31

senso 3 / 2016

Primeclub

Détente à

Gstaad

CHF 229.–

par personne

2 nuitées

Profitez d’un séjour de

wellness au Golfhotel

«Les Hauts de Gstaad», un

hôtel 4 étoiles supérieur.

Notre offre spéciale

Deux nuitées, y compris le

buffet du petit-déjeuner et

un bon pour des soins de

wellness. La zone wellness

comprend un sauna, une piscine,

un bain de sel flottant

et un centre de fitness.

Votre avantage

Prix exclusif de 229 francs

par personne en chambre

double Relax pour deux nuitées

(chambre simple ou

familiale sur demande).

Ce tarif comprend un bon

d’une valeur de 50 francs

pour des soins de wellness.

Cette offre est valable

jusqu’au 21 décembre 2016

et peut varier selon la disponibilité

des chambres.

Réservations

en ligne:

www.helsana.ch/fr/primeclub

par téléphone:

043 210 55 00 (STC Service

Centre; veuillez mentionner

«Helsana Primeclub»)

Techniques de relaxation

Se détendre pour refaire le plein d’énergie

Technique Alexander

Cet atelier de mouvement

permet de développer

une posture et

une mobilité naturelles,

en plus de réduire

les tensions et de

contribuer à l’équilibre

psychique.

Gym respiratoire

Réapprenez à respirer

de manière saine. Le

stress, le manque tivité physique et les

d’ac-

mauvaises postures

nous donnent

le souffle court, ce qui

provoque tensions et

épuisement.

Training autogène

En vous concentrant ntrant

sur certains cices d’autosugges-uggestion,

vous atteignez

un état de paix intérieure

et de détente

qui réduit le

exer-

stress.

Des moments de détente réguliers

et un mode de vie sain

sont importants pour revitaliser

corps et esprit. Le stress

et l’action en continu sont très

néfastes pour la santé. Nous

vous présentons cinq techniques

de relaxation reconnues

pour vous détendre et favoriser

votre équilibre intérieur.

Que rembourse Helsana?

Feldenkrais

Cette méthode orientée

vers le corps vous apprend

à modifier des

mouvements répétés

du quotidien qui ne

sont pas favorables. Elle

vous permet d’accroître

vos fonctions corpo-

relles et

cognitives.

MBSR

Le «Mindfulness-Based

Stress Reduction»

(MBSR)

vous apprend la

pleine conscience grâce

à la méditation et à un

travail au niveau du

corps, afin de prévenir

les maladies liées au

stress et de favoriser

le bien-être.

Les assurances complémentaires Sana et Completa

remboursent 75% des cours destinés à la prévention,

jusqu’à 200 francs par an au maximum, à

condition que le moniteur soit reconnu par Helsana.

www.helsana.ch/moniteurs-de-cours

Photos: m. a d / Fotolia

Photo: Helsana, illustration: Andrea Forgacs

Blog sur le rapport

Helsana Business Health:

l’importance de la gestion de

la santé en entreprise et ce

que nous faisons pour soutenir

les entreprises grâce à

une mise en œuvre optimale.

www.helsana.ch/rapport

Sollicitation par téléphone

Attention à la publicité

mensongère!

Vous vous faites harceler par des agents de call

center qui vous promettent d’importants

rabais et insistent pour fixer un rendez-vous?

Certains d’entre eux se présentent sous le couvert

de faux noms d’entreprises et exercent des

activités criminelles. Helsana lutte contre de

telles pratiques. Étant donné que l’attribution

des numéros incombe à la Confédération, de

telles perturbations sont à signaler à l’adresse

www.bakom.admin.ch.

www.helsana.ch/appels-publicitaires

Assurance complémentaire Omnia

Garantie pour une augmentation ultérieure

Si vous avez une assurance complémentaire et que vous

souhaitez augmenter votre couverture, vous devez d’abord

surmonter l’obstacle de l’examen de santé. L’assurance

complémentaire Omnia vous permet de contourner durablement

cet obstacle. Cette combinaison de base abordable

assortie de prestations généreuses pour les traitements

ambulatoires et stationnaires vous permet en effet d’augmenter

votre couverture d’assurance, par exemple de la

division d’hôpital demi-privée à privée, et ce, sans examen

de santé. Ce dernier doit avoir lieu une seule fois, soit lors de

la conclusion.

Nous avons suscité votre intérêt? Demandez un conseil personnalisé

au n° de tél. 0844 80 81 82. www.helsana.ch/fr/omnia

Bouche-à-oreille

Recommandez-nous

et gagnez!

Recommandez Helsana à vos

amis et connaissances. Vous

avez tout à gagner! Si votre recommandation

aboutit à la

conclusion d’une assurance de

base, vous recevrez, ainsi que le

nouveau client, un bon d’une valeur

de 50 francs à faire valoir

chez Coop, Media Markt ou

Ochsner Sport.

www.helsana.ch/recommandation

Points de vente

Heures d’ouverture supplémentaires

Du 12 septembre au 30 novembre, nous

sommes ouverts pendant la pause de midi

également. Passez nous voir pour un conseil

personnalisé. Trouvez le point de vente le

plus proche de chez vous:

www.helsana.ch/heures-supplementaires

Entretien

Ce que vous devez savoir

sur votre prime

Puis-je modifier le rythme de paiement

de ma facture de primes?

Oui, la fin de l’année est une bonne

période pour ce faire. Si vous payez vos

primes semestriellement ou annuellement,

vous obtenez respectivement 0,5 et

1% de rabais. Faites-nous part de votre

souhait de modification pour 2017 d’ici

le 15 novembre.

www.helsana.ch/rythme-de-paiement

Ai-je droit à une réduction des primes?

L’admissibilité dépend de votre revenu imposable

et est régie au niveau cantonal.

Cliquez sur ce lien pour savoir comment

procéder.

www.helsana.ch/reduction-de-primes

Pourquoi les primes augmentent-elles

chaque année?

La loi stipule que les primes doivent couvrir

les coûts de santé des assurés. Si les

coûts augmentent, les primes augmentent

aussi. Lisez ce qui suit pour savoir comment

freiner cette hausse.

www.helsana.ch/evolution-des-primes

Erratum

Dans l’édition de juin du Senso (p. 25), nous

avions mentionné que les check-ups préventifs

du système cardiovasculaire étaient pris

en charge par l’assurance de base. Cela n’est

pas le cas. En revanche, ils sont remboursés

en partie au titre des assurances complémentaires

Sana, Completa et Primeo. Veuillez

nous excuser pour cette méprise.


Sous la loupe: Pharmacie de vente par correspondance

32

Conseil téléphonique

par un service

d’assistance

pharmaceutique

Livraison gratuite

directement à votre

domicile

Pratique et abordable,

surtout pour

les ordonnances

renouvelables

allant jusqu’à 5% sur les médicaments

d’origine et jusqu’à 12% sur les génériques.

Ces économies se répercutent positivement

sur votre propre participation aux

coûts, ainsi que sur les coûts de la santé en

général. Vous pouvez choisir parmi quatre

pharmacies partenaires, soit Mediservice,

Xtrapharm, Zur Rose et Rothaus Direct. Le

service de commande offert par ces pharmacies

est très simple. Envoyez tout simplement

votre ordonnance et vous recevrez

les articles à votre domicile par la poste, gé-

«Nos pharmacies

partenaires offrent des

rabais exclusifs aux

assurés d’Helsana

Daniela Zimmermann-Fehr

Daniela Zimmermann-Fehr

Resp. adjointe Achat

de prestations

Nous sommes à

votre disposition

Numéro d’urgence

+41 43 340 16 11

Madame Zimmermann-

Fehr, quels sont les

avantages de la

pharmacie de vente par

correspondance?

«Nos pharmacies partenaires offrent des

rabais exclusifs aux assurés d’Helsana.

Elles sont particulièrement intéressantes

en cas d’approvisionnement régulier en

médicaments, surtout avec une ordonnance

renouvelable: en tant que client

d’Helsana, vous profitez de réductions

Service Clientèle

0844 80 81 82

néralement sous deux jours ouvrables. Une

méthode sûre, discrète et sans frais d’envoi.

De plus, les pharmacies de vente par correspondance

renoncent aux taxes habituelles

de pharmacie. La facturation se fait directement

avec Helsana. Autre avantage: si

vous commandez régulièrement des médicaments,

le pharmacien de la pharmacie de

vente par correspondance aura toujours la

vue d’ensemble de votre dossier. Lorsque

vous transmettez une nouvelle ordonnance,

il vérifiera la compatibilité avec vos

précédentes ordonnances. S’il découvre de

possibles incompatibilités, il vous en informera

ou en informera votre médecin, ce

qui est rassurant. Par ailleurs, les spécialistes

des pharmacies de vente par correspondance

se tiennent à votre disposition

pour un conseil personnalisé par téléphone.»

Mediservice 0800 817 827

Xtrapharm 0848 100 000

Zur Rose 0848 842 842

Rothaus Direct 044 923 00 24

www.helsana.ch/pharmacies-de-vente

Changement d’adresse

pour l’envoi du Senso

0844 80 81 82

Photo: Christian Schnur, Illustration: Hotz Brand Consultants

More magazines by this user
Similar magazines