MAG AJL ONLINE OCTOBRE 2016

MAGAJL

MAGAZINE SELF DEFENSE – ACADEMIE JACQUES LEVINET - MAG AJL n°13 – Octobre 2016 – A l’affiche Franck ROPERS – Icône du Penchak Silat.
https://issuu.com/jacqueslevinet/docs/mag_ajl_online_mois_octobre_2016/1?e=9859740/39260181

N°13

Octobre

2016

HOANG NGHI

B. MICHEL

D. BUISAN

Didier AMEER

Karim DIZAJ

J. LEVINET

F. DE HEBLES

www.magazineselfdefense.com


• Page 4 - Penchak Silat avec Franck ROPERS

• Page 10 - La Canne Défense Thérapeutique

• Page 12- Les clés opérationnelles avec Jacques LEVINET

• Page 18 - Académie Levinet QATAR avec Karim DIZAJ

• Page 22 - Harageï Ryu avec Francis DE HEBLES

• Page 28 - Historique de la Boxe Française avec Bernard MICHEL

• Page 34 - Académie Levinet Ile Maurice avec Didier AMEER

• Page 38 - Nouvau club Auto Défense SPK à Rognac

• Page 40 - Portrait du Maître Hoang NGHI

• Page 46 - Wolf Extreme Defense avec David BUISAN

• Page 48 - Seminario Zaragoza y Monasterio de las piedras

Déjà plus

de

16.500

lecteurs

Aonnement gratuit

2

Le Rédacteur en Chef

Capitaine Jacques Levinet


3


LES GARDES DE COMBAT LORS D'' UNE AGRESSION

SONT DECONSEILLEES

Je vous déconseille fortement de vous mettre en garde dans la rue : en effet, vous ne pourrez plus utiliser

l’effet de surprise car vous aurez « annoncé la couleur » à votre agresseur. Sans compter, que juridiquement

la garde veut dire que vous acceptez un combat, ce qui peut vous qualifier juridiquement d’agresseur !

Il ne faut surtout pas se mettre en garde de boxe ou d’arts martiaux traditionnels.

En combat de rue, les distances sont généralement

plus courtes qu’au dojo ou sur un ring,

et de plus, on ne sait jamais si ce conflit de prime

abord souvent verbal, va dégénérer en agression

physique !

C

’est pourquoi je conseille toujours de se positionner

en garde dite passive (que l’on pourrait

nommer de « garde déguisée »).

Dans un premier temps, dès que vous sentez

que l’agression va basculer en « mode physique

», le premier principe à appliquer est de ne

jamais rester face à son agresseur les bras ballants,

mais bien de se positionner légèrement de côté

(afin de protéger ses points vitaux, qui je vous le

rappelle, sont sur la ligne centrale du corps humain).

Le deuxième principe de base et de positionner

ses mains près du visage, en mode « apaisant ».

Ce positionnement stratégie a plusieurs rôles :

- Il permet de ce protéger en cas d’attaque au visage.

Plus vos mains seront hautes, plus vous aurez de

chances de parer un coup,

- Cela permet de répliquer rapidement. Pensez à

garder les mains semi ouvertes de sorte à pouvoir

cibler les points vitaux de l’agresseur tels que les

yeux ou la gorge, si vous voyez sa ligne d’épaule

bouger (ainsi, il n’aura pas le temps de s’organiser

pour bloquer).

- Il signifie que vous ne souhaitez pas de conflit.

Vous augmentez donc l’effet de surprise et vous

vous protégez vis-à-vis de la loi (légitime défense),

44


Franck ROPERS

Diplômé Ceinture Noire 7e Dan Indonésienne de Penchak Silat par Mme Turpijn,

héritière de Maître Hardjono Turpijn

En vous positionnant de 3/4, en cas d’attaque

basse (coups de pieds ou de genou aux organes

génitaux), les façons les plus rapides pour bloquer

un coup, et soit de lever le genou, soit d’exécuter

une rotation de la cheville de la jambe avant vers

l’intérieur de sorte à fermer le triangle génital.

Quoi qu’il en soit et quelle que soit la position,

il faut toujours avoir à l’esprit que l’objectif est

de protéger au maximum le visage, le cou et les parties

génitales, sans prendre de gardes et en ayant les

bras en barrage pour intercepter si besoin ou pour

frapper en cas d’attaque surprise.

Il existe une multitude de gardes déguisées : il

faut quelle soit simple, naturelle et personnelle

(pour être à l’aise). Le seul moyen de les « maitriser

5

» est de les répéter lors de mises en situation avec

des attaques, si possible le plus proche de la réalité.

Pour cela, il faudra aborder systématiquement à

l’entrainement la phase post agression et l’agression

en elle-même pour être certain de les maitriser en

stress et de prendre confiance en vous et en votre

technique.

Je vais sélectionner mes 2 gardes passives préférées.

1

/ La plus prisée par mes élèves est celle où nous

avons les mains ouvertes légèrement avancées,

paumes face à l’agresseur à hauteur de poitrine

(elles peuvent êtres fixes ou en mouvement ou

même toucher la poitrine de l’agresseur).


LES GARDES DE COMBAT LORS D'' UNE AGRESSION

SONT DECONSEILLEES

Tout en parlant avec l’agresseur, cette garde dite

« passive » peut apaiser ce dernier surtout si

elle est accompagnée d’une bonne posture (55% de

la communication est dans l’attitude) et d’un non

verbal correct (le ton et le débit de parole interviennent

pour 25 %) et des bons mots (seulement

15 %) ! L’agresseur peut voir en cette garde un geste

de paix ce qui pourrait éventuellement aboutir

en négociation. Ce qui n’empêche pas de réagir de

suite en cas d’attaque, de bloquer et de riposter

rapidement.

De cette garde, on peut rapidement riposter

avec un pique à la gorge ou aux yeux.

6

Si vos bras sont le long du corps, il est impossible de

bloquer (en compétition de Tae Kwon Do, ils ont les

mains le long du plastron car ils sont à grande distance

de combat et parce que les frappes au visage ne se font

qu’a grandes distances avec les jambes exclusivement.

Dans la rue se serait une catastrophe.


Franck ROPERS

Diplôme d’Instructeur Fédéral FFST - Qi Gong, Yoga, Gymnastique

2

/Nous trouvons la garde avec un bras croisé devant

l’abdomen (le top serait de positionner le

coude au niveau du foie) et l’autre main au menton

(genre mode réflexion).

Encore une fois, il existe bien d’autres gardes…

Cette garde est intéressante car on peut facilement

intercepter une éventuelle poussée à la

poitrine, un encerclement ou une frappe haute au

visage. On peut facilement de cette position frapper

en sabre de main sur la partie latérale du cou

ou en coup de marteau à la région temporale.

7

Un conseil, une fois que vous aurez testé et

sélectionné « votre garde » lors des mises en situation,

elle deviendra votre garde spéciale (comme

les « spéciaux » utilisés par les combattants de

compétitions) : vous serez en mesure de l’appliquer

même en stress tellement elle sera intégrée. Pour

cela, il faut les répéter inlassablement en état de

stress.

Après votre détermination (votre mental),

votre positionnement dans un combat de rue

est décisif.

P

our vous entrainer, je vous invite à reproduire

des dizaines de scénarios d’agression différents

avec le plus de paramètres possibles qui les compose

: tenues vestimentaires du quotidien, gabarits

d’agresseurs différents, typologie de sols différents,

avec une phase constituée d’insultes, de poussées et

toutes formes de pressions psychologiques…


LES GARDES DE COMBAT LORS D'' UNE AGRESSION

SONT DECONSEILLEES

L

’objectif premier est de se rapprocher d’une

agression avec un stress liées aux différentes

attaques divers et variées ; cette situation sera

bien éloignée du confort du dojo et de la sécurité

présente sur le ring assurée par l’arbitre qui peut

arrêter le combat à tout moment. À l’entrainement,

lors des études de cas d’agressions, nous équipons

celui qui joue le rôle de la victime avec un mannequin

renforcé de type « RED MAN »

Notre Académie à créé il y a 10 ans un module

anti-agression : l’objectif étant de préparer

une personne non sportive, non pratiquante d’arts

martiaux, qui ne peut s’entrainer 2 fois, 2 heures

par semaine à se défendre.

Dans ce module, sont abordés :

• L’observation de l’environnement

• La gestion du stress

• La communication non verbale et verbale

• Les gardes passives

• Quand prendre l’initiative du combat

• Les distances de combat

• Les cibles faciles à atteindre (points vitaux).

• Les armes naturelles du corps humain

• Les techniques d’attaques et parades

• Les techniques de négociation

• Comment fuir

• Comment se défendre contre des attaques avec

armes blanches et contondantes

• Se défendre avec des objets de vie quotidienne

Ce mannequin met la personne qui a le rôle

d’agressé en sécurité totale, mais en revanche,

la positionne en stress de part la phase agression

verbale et les frappes en rafale qu’elle subit. Cet

exercice est très prisé lors des tests pour l’accession

à des unités des Forces Spéciales notamment.

8

Des clés pour se défendre


Franck ROPERS

Diplôme de Praticien en Hypnose Ericksonienne - Institut Français des Thérapies Alternatives

• Des tests et analyses avec mises ne situation de

stress physique et psychologique

• Des exercices à faire chez soi (dans le vide ou

sur un mannequin « Bob » )

• Etc…

Ensuite, il faudra travailler les blocages et les

enchainements de frappes issues de ces gardes

Vous constaterez que les blocages traditionnels

ne sont pas adaptés pour contrer les

attaques de rue (non conventionnelles) et à la

distance de frappe de la rue…

Je le prouve tous les jours dans ma salle !

Tout est différent entre les frappes, les distances,

l’approche dans un combat de rue et le combat

de type « duel » comme sur un tatami ou sur un

ring.

Il y a plein de possibilités de frappes et la distance

de combat de rue étant plus proche que

celle de la salle (on commence souvent à distance

de bras tendu ou de jambe), on comprend

que les blocages doivent être différents.

Il y a un grand nombre de possibilités

de frappes possibles :

• Hauteur : jambes, tronc et visage

• Trajectoire horizontale : direct, circulaire

• Trajectoire verticale : descendant et montant

• Distance et type de frappe : tête, coude ou

genou, bras et jambes

Sans compter que cela peut être à droite ou à

gauche… donc on double les possibilités.

En conclusion, sur une attaque de rue (souvent

à distance de poings, de coude, de genou

ou de tête) : votre cerveau va devoir sélectionner

rapidement une défense parmi une quinzaine

d’attaques possibles.

Donc, le problème est le facteur temps :

Une attaque à distance courte (de type

coup de tête ou uppercut gorge) peut durer 0.15

seconde pour les plus rapides à 0.25 seconde

pour les plus lents.

Une parade (le mouvement physique) prends

environ 0,25 seconde pour les plus rapide et plus

entrainés

Le temps d’activation du cerveau est de 0.10 seconde

environ pour les plus réactifs

Le temps de sélection d’une réponse est de 0.8

seconde

On voit donc que si on prend un bagarreur avec

une frappe lente, il va mettre 0.25 secondes et

que le plus rapide des défenseurs mettra lui (0.8

+ 0.1+0.25 = 1.15 secondes) : donc, en combat

de rue celui qui cherche à appliquer une parade

conventionnelle va avoir 0.90 secondes de retard

C

’est pour cela que les bagarreurs de rue professionnels

frappent toujours les premiers

: naturellement, ils savent par expérience qu’en

prenant l’initiative ils toucheront à coup sûr

(la meilleure défense est l’attaque) et c’est aussi

comme cela que les spécialistes en arts martiaux

se font avoir… même des ceintures noires !!!

C

ette explication mathématique démontre bien

que plus vous serez réactif plus vous aurez de

chance de vous en sortir (il faut ramener le temps de

sélection de 0.8 secondes le plus proche de zéro).

9


UNIQUE CENTRE DE FORMATION EN FRANCE

FORMATION INSTRUCTEUR SPECIALISE

DE CANNE DEFENSE THERAPEUTIQUE

TROPHEE COUP DE COEUR 2015

HOSPITALISATION PRIVEE

10


CANNE DEFENSE THERAPEUTIQUE

MAISONS DE RETRAITE

CLINIQUES SPECIALISEES - EPADH

INITIATIVE SALUEE DANS LES PLUS

GRANDS MEDIAS NATIONAUX

11


OPERATIONAL LOCKS

Dans le cadre des législations en vigueur de nos démocraties, les moyens de neutraliser ou de maîtriser un

agresseur, que l’on soit professionnel ou civil, prennent obligatoirement en compte la réalisation d’une

clé au début ou à la fin de l’intervention. Ce cadre d’emploi s’inscrit dans le respect de la déontologie policière

et de la légitime défense qui prévalent dans les pays respectueux des droits de l’homme.

Tous les arts martiaux développent de leur côté nombre de clés au sens sportif du terme selon des règles

respectées par les deux protagonistes en compétition pour marquer des points ou gagner le combat.

l en va différemment dans la confrontation de rue où l’absence d’arbitre, de tout respect et de toutes règles

I modifie le mode opératoire des clés.

C

’est dans cette optique qu’à partir des méthodes du SPK (Self Pro Krav) et du ROS (Real Operational System),

que leur fondateur, le Capitaine Jacques Levinet, a conçu cette vidéo « Operational Locks AJL » au

label de l’Académie Jacques Levinet pour un usage civil et professionnel.

C

’est en tant qu’expert formateur Police et Armée, que le capitaine nous présente, en pédagogue averti, un

cursus graduel et inhérent à l’intervention civile et professionnelle. Ce programme s’articule autour des

principales familles de clés de coude, américaines, main de la mariée, d’étranglement et de renversement

selon les objectifs de conduite, de mise au sol, de retournement, de relevage et d’évacuation.

12


CLES OPERATIONNELLES

1-FINALITE ET NON PRIORITE - ADPI

La clé, réalisée avec ou sans arme autorisée, n’est jamais prioritaire dans une optique opérationnelle

d’anti agression ou d’intervention. Elle n’est que la résultante de la riposte face à l’attaque d’un

agresseur. Dans un double souci d’efficacité et de réalisme et dans le respect de la légitime défense, on ne

peut entreprendre la réalisation d’une clé sans atémi préparatoire. Pour les forces de l’ordre, la clé est une

finalité professionnelle indispensable pour une conduite, un menottage ou une mise en joug éventuelle.

La vérité de l’action nous rappelle qu’aucune clé ne peut s’effectuer si la personne à maîtriser refuse

d’obtempérer. Raison pour laquelle nous avons institué dans nos formations « Operational Locks » le

quadrilatère opérationnel « ADPI » (Attitude – Distance – Placement – Atémi).

L’attitude se reflète dans les signes extérieurs gestuels de notre volonté perçue par l’agresseur.

Il faut savoir utiliser, selon le cas, une attitude dissuasive, passive, active afin de masquer ou préparer en

amont l’amorce d’une clé.

La distance constitue un paramètre important à prendre en compte afin de mieux gérer l’atémi sur

les quatre points cardinaux pour développer un réflexe multi directionnel.

Le placement est la garde à adopter selon la situation. Il s’agit d’un positionnement de jambes, le

plus souvent fermé en appuis décalés, pour protéger les organes vitaux (cœur – génital - fémoral). Toute

position dangereuse d’intimidation en appuis parallèles tel un coq de combat est à proscrire. Pas de vocifération

mais de la vigilance à 360° et de la préparation.

L’atémi doit être momentanément neutralisant et non traumatisant, avec l’utilisation des paumes

ou du dos de la main ouverte sur des zones sensibles comme le génital, la gorge ou les yeux. Le dosage et

la précision de ces frappes préparatoires aux clés deviennent réflexives et dosés qu’à force d’entraînement

sécurisé mais soyons réalistes, sans atémi pas de clé opérationnelle.

13


OPERATIONAL LOCKS

2. METHODE D’ENTRAINEMENT AJL

Nous avons mis en place un modus operandi afin que les stagiaires puissent tester l’efficacité de

leurs clés. Plusieurs paramètres sont pris en compte comme la non complaisance, la prévisualition, le

schéma spatio corporel, l’environnement, la prise de conscience et l’enchaînement.

La non complaisance lors de l’entraînement permet de tester l’efficacité des clés quelque soit la

réaction, le gabarit et la force des protagonistes. Ce test de terrain élimine ipso facto toute clé non réaliste.

La prévisualisation de la technique est indispensable pour réaliser une clé réflexive. On y parvient

par étapes successives par des exercices mnémotechniques d’apprentissage. Il s’agit de mentaliser

l’enchaînement de la clé en amont pour ne pas hésiter lors de sa réalisation. Le travail simulé dans le vide

représente une aide précieuse.

Le schéma spatio corporel développe la latéralité multidirectionnelle pour l’exécution d’une clé face

à des simulations d’agressions contre plusieurs adversaires sous tous les angles d’attaques.

L’environnement tient compte du lieu de l’agression qui peut se dérouler en milieu fermé ou ouvert,

de nuit comme de jour, face à plusieurs agresseurs, dans un lieu exigu (couloir de train, corridor…) ou à

dénivellement (trottoir, trous…). A cette fin nos stagiaires sont mis en situation comme dans la rue.

Cette épreuve élimine toute technique superflue.

La prise de conscience des éléments tels que le gabarit, la taille, l’habillement sont essentiels. On ne

songe pas à une clé d’étranglement sur un individu de 1m, 90 si l’on ne mesure que 1m, 70, on n’effectue pas

une clé d’amener au sol face à plusieurs adversaires, on privilégie une clé d’étranglement face à un individu

drogué ou ivre car il est moins sensible à la douleur.

L’enchaînement s’adapte aux changements de situation, comme par exemple passer d’une clé de

conduite à une clé de mise au sol ou d’une clé de retournement à une clé de neutralisation. Le plus important

est de reproduire des schémas identiques opérationnels.

Les formations « Operational Locks » par la prise en compte de ces différents éléments s’éloigne de

l’apprentissage des clés sportives des arts martiaux pour se rapprocher le plus possible d’un réalisme de

terrain sans fioritures.

14


CLES OPERATIONNELLES

3. FINALITES CIVILES ET PROFESSIONNELLES

L’instinct de survie et la soumission sont les finalités des Operational Locks qui distingue pour les

civils la maîtrise et pour les professionnels la neutralisation.

La maîtrise de l’individu est liée à l’agression qui donne la possibilité légale à toute personne de se

défendre ou de porter assistance à un tiers. Elle peut donc finir son action soit au pire par la fuite et au mieux

par la maîtrise de l’agresseur. Notre système lui prodigue les moyens de parvenir efficacement à ce but à

force d’entraînement assidu.

La neutralisation de l’agresseur est indispensable pour les professionnels, raison pour laquelle les

Operational Locks font partie de notre méthode ROS pour les forces de l’ordre, avec l’utilisation du tonfa et

du bâton opérationnel, qui offre la possibilité d’adapter les clés pour une finalité de menottage, d’une mise

en joug, d’une protection ou d’un dégagement de milieu hostile

15


OPERATIONAL LOCKS

4. PEDAGOGIE AJL RECONNUE

Le Capitaine Levinet a organisé le module « Operational Locks » autour d’une pédagogie spécifique

labellisée et reconnue auprès des ministères dont les éléments interactifs sont la cohérence, l’évolutivité,

le réalisme et la recherche.

La pédagogie AJL est reconnue par le quadruple enregistrement de l’Académie via un numéro

d’agrément du Ministère de la Jeunesse et des Sports, un numéro de dispensateur de formation professionnelle

du Ministère du Travail, auprès de la World Organization of Self Defence (WOSD), de l’International

School of Martial Arts (ISMA) ainsi que du PMA (Police Martial Arts).

La cohérence se traduit par un parallèle d’apprentissage avec et sans armes, à savoir mains nues

- canne défense pour les civils, mains nues - tonfa opérationnel – bâton opérationnel pour les pros.

L’intérêt est la simplification par la similitude des techniques apprises par groupes de clés (de coude,

américaines etc…).

L’ évolutivité de la méthode AJL insiste sur le caractère non exhaustif et définitif de toute clé qui

doit sans cesse évoluer en fonction des éléments extérieurs et de notre propre capacité à les réaliser.

Par exemple les clés d’amener au sol et les clés de conduite peuvent se transformer, environnement hostile,

en clés de protection avec mise en joug pour les pros.

16


CLES OPERATIONNELLES

CONCLUSION

Le réalisme est recherché à l’Académie Levinet dans la rébellion que peut opposer le protagoniste à

l’entraînement afin de s’adapter et gérer la situation. Ceci implique la remise en question car toute clé a son

contre qu’il faut solutionner. D’autre part certaines clés ne passent pas selon la morphologie et le gabarit de

l’individu d’où une adaptation permanente pour arriver malgré ce à ses fins.

La recherche est le moteur de tout enseignant sérieux, pour ne pas tomber dans l’autosatisfaction

guère utile dans la rue. La comparaison des différents systèmes de self défense est ridicule, seul compte le

savoir faire du pratiquant dans une confrontation de rue. L’enseignant honnête doit se remettre sans arrêt

en question et s’enrichir de l’expérience des autres, comme le fait le Capitaine Levinet aux quatre coins du

monde, des Swats Australiens aux Spetsnaz Russes en passant par les swats de l’Argentine.

Les clubs français et étrangers, déjà affiliés à l’Académie Jacques Levinet AJL dans les nouvelles

méthodes du SPK, du ROS et de la Canne Défense, ont à présent la tâche de développer les Operational

Locks au sein de leurs structures.

Pour résumer le capitaine Jacques Levinet précise que « même si la technique d’entraînement peut

rassurer, seule la mise en application en situation réelle avec ses aléas constitue une épreuve de vérité

indispensable et susceptible de procurer une relative confiance ».

17


Sensei Karim DISAJ

18


ACADEMIE JACQUES LEVINET

QATAR

19


ACADEMIE JACQUES LEVINET QATAR

Why we have to take Self-Defense Classes (What is Reason on Behind)

1. It builds confidence

2. It works on your balance

3. It helps develop self-discipline

4. It helps improve your physical conditioning

5. It improves your street awareness

6. It teaches you self-respect

7. It helps to develop a warrior spirit

8. It helps you develop a fighter’s reflex

9. It will help you with goal setting

10. It has a positive influence on your life

Dear Ladies

Did you tried to get the points if you take Self–Defense classes

what will be your great feedback

1. Crime can happen to anyone at any time

2. Be the role model for the next generation

3. Become empowered

4. This is true LIFE insurance

5. Do it for those who count on you.

6. You don’t feel completely helpless anymore.

7. You shouldn’t let boys have all the fun.

8. You can get really ridiculously fit.

9. You can finally be the strong female heroine

you’ve always wanted to be.

20


SENSEI KARIM DIZAJ

Dear Parents

what is the benefit of Self-Defense classes for your Child

1. Increased Self-Discipline

2. Handling Confrontation

3. Avoid Dangerous Situations

4. Being Aware of Surroundings

5. Boosting Socialization Skills

6. Encouraging Physical Activity

7. Learning to Set and Achieve Goals

8. Increased Self-Esteem

9. Instilling a teacher of Respect

10. Encouraging Non-Violent Conflict Resolution

11. Improving Listening Skills

12. Developing Teamwork Skills

13. Improvement in Other Areas of Life

It takes place to invite all who has interested about Self-Defense classes on any point of world

Our International (Police Self-Defense Confederation) .

Family under Patronage of Captain Jacques Levinet in France

providing Special Self Defense training system on more than 90 Countries

JOIN US TO FEEL MORE CONFIDENCE ON ANY SITUATION FOR EVER

Good Luck for all

Karim Dizaj

Academy Jacques Levinet Technical Director in QATAR

21


ECOLE HARAGEI - MAITRE FRANCIS DE HEBLES

22


TECHNIQUES DE KENJUTSU - 3eme KATA

23


24


L’ECOLE HARAGEI

(L’Art du Centre)

400 ans de mémoire

Castelnau le lez - France

Expert Francis DE HEBLES

Une des dernières écoles de Kenjutsu

à transmettre l’enseignement d’une attaque en

simultanée de 7 guerriers contre un samouraï

25


26


27


Le comité national de boxe française fut créé le 5 janvier 1965 par tous les enseignants et responsables. Le Comte

Baruzy acceptait d’être le président fondateur du jeune comité, et Georges Carpentier avait fait la grande amitié

d’accepter la présidence d’honneur.

Cette équipe dynamique se constitua alors

sous la présidence éclairée de Lucien Alliot.

Bernard Plasait, Marc Kunstlé, Jean Dionnot et

Claude Simonot, liés par l’amitié l’amour de leur

sport, furent les artisans du redressement spectaculaire

de la boxe française.

La progression devait être très rapide. Bob Alix

à Strasbourg, Guy Proust à Suresnes, Gilbert

Fercoq et Patrice Leleu à Bagneux, Bernard Michel

à Montpellier, Jean Dionnot et Claude Simonot

à Paris, animèrent des clubs prospères. Michel

Marlière créait une boxe française universitaire

florissante, et Marcel Le Saux l’introduisait chez

les scolaires dont il sut magnifiquement susciter

l’enthousiasme.

En 1967, la Fédération de Judo accueillait la

boxe française dans ses disciplines associées.

Grace au travail de tous, par la vertu de l’amitié

et de la foi sportive, de remarquables succès pouvaient

être enregistrés. Le nombre de pratiquants

décuplait en cinq ans.

La boxe française se développait parallèlement

dans différents pays. La ligue Royale Belge de

boxe française, animée par MM. Frankar, Hanlet

et Julémont, et la fédération Italienne, dirigée par

MM. Gréco, Manusardi et Messina, effectuaient

un magnifique travail de diffusion. La Suisse, la

Hollande, l’Allemagne ainsi que le Canada

plus divers pays francophones d’Afrique voyaient

également s’implanter et se développer la boxe

française.

28


A

partir de 1966, les championnats de France connaissaient à nouveau un grand succès auprès du

public, en présentant des assauts de canne et des combats de boxe française d’une qualité sans

cesse améliorée.

Le 11 avril 1970, Sylvain Salvini, organisait à Paris les premiers championnats d’Europe de boxe française

devant un public enthousiaste qui manifestait sa joie de la voir ainsi accéder réellement au

rang de sport international.

C’est l’image même de l’essor actuel de cette « boxe à la française » dont on n’a pas fini de parler !

29


Stage international à Montpellier

Conformément au projet de ses dirigeants qui, après la réimplantation de la boxe française à Paris,

voulaient multiplier les clubs en province, un stage international s’est déroulé le 10 août 1968 au

sein du club phare du KCM ou Karaté Club Montpelliérain dirigé par l’international Bernard Michel.

Ce stage visait la formation de cadres (moniteurs et professeurs) et l’entrainement intensif à la haute

compétition.

Le travail avait été, d’ores et déjà, couronné de succès puisque, cette année-là par exemple, trois tireurs

à la française du KCM étaient arrivés en demi-finale du championnat de France, aguerris il est vrai

par la pratique longue et intensive du karaté.

30


Quelle fut la physionomie concrète

de ce stage ?

Une trentaine de jeunes gens et plusieurs jeunes

filles (la boxe française adaptée est aussi un

sport féminin exemplaire) avaient été accueillis

par la ville de Montpellier au centre international

de jeunes.

Provenant de différentes régions de France, principalement

de l’Hérault et surtout de Paris,

ils comptaient parmi eux quelques Belges et une

délégation italienne : la boxe française était, en

effet, florissante dans ces deux pays.

Le matin, sous la conduite de leurs professeurs,

ils se livraient sur la plage de Carnon à une

séance de gymnastique naturelle suivie d’une

baignade générale.

Le soir, ils se retrouvaient dans la belle salle

du Karaté Club Montpelliérain où, sous la

direction de l’entraîneur fédéral Simonot, ils répétaient

inlassablement les coups de pied au flanc,

les revers et les chassés bien connus de nos pères

et de nos grands-pères, du temps où ce sport était

le sport national des Français.

Gymnastique complète, art de défense redoutable,

la boxe française se devait d’élire

Montpellier pour son huitième stage international

: les tireurs du KCM, plusieurs fois champions

de France de karaté, étaient, en effet, parmi

les mieux placés pour remporter les titres par

équipes aux championnats de France.

La ville de Montpellier, grâce à la dynamique

du Karaté Club Montpelliérain, a contribué

pour une bonne part au renouveau à l’époque de

la boxe française.

31


ACADEMIE JACQUES LEVINET

OCEAN INDIEN - ILE MAURICE

L’Académie Jacques Levinet, dite aussi AJL Fédération Internationale de Self défense

et de Police training, s’est installée dans l’Océan Indien principalement à l’île Maurice

par l’instructeur Jean Didier Ameer, nommé Directeur Technique AJL

pour l’océan Indien.

L’AJL Maurice, avec l’Institut de Fitness et Défense dite IFD, forme plusieurs

athlètes pour différentes compétitions.

Les méthodes développées par l’Académie Jacques Levinet, permettent de

se défendre dans n’importe quelle situation.

34


Directeur Technique AJL

Didier AMEER

L’ Académie Jacques Levinet a été Introduite à l’ile Maurice par l’instructeur Jean Didier Ameer, nommé

Directeur Technique de l’Académie Jacques Levinet pour l’Océan Indien

La méthode révolutionnaire de Self défense développé par le Capitaine Jacques Levinet, à savoir les Self

Pro Krav ou SPK, est adaptée pour tout le monde et touche les pratiquants de tout âge, des plus jeunes aux

personnes âgées, aussi bien les civils que les professionnels.

Dès son arrivée sur l’île Maurice la méthode a été un succès.

Des plus petits aux grands parents, les gens viennent très souvent en famille pour essayer et pratiquer cette

méthode facile et efficace.

Les professionnels et les forces de l’ordre apprécient également la simplicité de cette méthode redoutable

anti agression du SPK.

Une méthode qui peut vous sauver la vie.

L’ AJL île Maurice accueille les vacanciers venus d’autre pays pour des sessions de Self défense et sports

de combat durant leur vacances sur notre île paradisiaque.

Chaque mois de superbes compétitions de Jiu-jitsu brésilien et d’autres styles de combat sont organisés

dans laquelle l’AJL et l’IFD présente ses athlètes.

35


ACADEMIE JACQUES LEVINET

OCEAN INDIEN - ILE MAURICE

SELF PRO KRAV MAURICIEN POUR LES FEMMES

Pour Dessica ARSENE, animatrice de la section :

« Je n’avais jamais pratiqué de sport de combat dans mon enfance ou de

combat. Depuis que j’ai connu l’IFD, AJL Maurice, j’ai appris à me faire

confiance à surmonter ma peur.

Dans l’espace d’un an je me suis tenue à la compétition et j’ai décroché la

deuxième place au championnat de Maurice et le titre de meilleure technicienne

de l’océan indien. En 2014, j’ai pris la deuxième place au championnat

de l’océan indien et je suis devenue championne de Maurice.

Je peux vous dire que tout n’est pas facile car il faut s’organiser entre le

travail et le sport. Le travail prend beaucoup de place dans la vie des mauriciens

et peu de temps reste pour les activités de sports et de loisirs.

L’AJL Maurice IFD nous permet de surmonter et à de nous positionner

dans la vie ».

« Merci à notre instructeur Mr Jean Didier Ameer

et à tous les supports de la fédération internationale AJL».

Les pratiquants attendent désormais avec impatience la prochaine venue

sur l’île du fondateur du Self Pro Krav, le Capitaine Jacques Levinet

36


Directeur Technique AJL

Didier AMEER

DEFENSE AU SOL

1 - Protéger la tête et le buste avec l’avant bras et bloquer le pied de l’agresseur

entre la jambe et l’avant bras.

2 - Enrouler la cheville sous l’aisselle en faisant une clé.

3 - Placer le pied au niveau de la hanche pour faire une pression,

ce qui provoquera la chute de l’agresseur.

4 - Terminer par un mouvement en forme d’un arc avec l’aide de la hanche

pour provoquer une clé cheville.

37


AUTO DEFENSE SPK 13

ROGNAC

ACADEMIE JACQUES LEVINET

SELF PRO KRAV - SPK

Instructeur Jean François VINCENTI

Ceinture Noire 1er Dan SPK

CANNE DEFENSE - CDJL

Instructeur Michel PEREZ

Ceinture Noire 1er Dan CDJL

38


39 39


PORTRAIT DU MAITRE HOANG NGHI

Né en 1967, Hoang Nghi «le prestigieux» porte bien sonnom. En effet, formé au Kung-fu dès son

plus jeune âge par son père, le renommé maître Hoang Nam, est aujourd’hui devenu une référence

et se voit admiré par de nombreux amateurs d’arts martiaux.

Son titre mondial et ses multiples titres européens et nationaux font de lui le champion français

le plus titré de toute l’Europe et font ainsi partie intégrante du succès de l’école Hoang Nam

dont il est le directeur technique. Premier établissement en termes de licenciés, l’école Hoang Nam

a formé plus de 9000 adhérents depuis sa construction.

Au fil de sa carrière, ce maître développa ses

propres techniques d’enseignements basées sur la

complexité du Kung Fu Wutao, spécialité comprenant

techniques de combats, self-défense et Taos (enchainement

codifiés).

Son instruction met donc l’accent sur l’aspect technique,

gestuel et également sur l’esprit même du

pratiquant via la méditation. Une pédagogie et un

savoir-faire l’ayant mené en 2010, à être élu meilleur

professeur de Kung-fu des 25 dernières années par

les lecteurs de Karaté Bushido.

Il a été champion du monde de Kung Fu Wushu

en 1991 tout en étant aussi membre de l’équipe de

France de Taekwondo. Puis il a tourné avec Jackie

Chan, Jet Li, Jean Reno...

Il est surtout resté le digne fils de son père, le respecté

Hoang Nam, pionnier des Arts Martiaux Chinois

en France. À un an et demi, Hoang Nghi arborait déjà

la tenue. À 44 ans, il porte l’étendard du Kung Fu Wutao.

Retour sur une vie remplie d’un artiste des Arts

Martiaux.

40


HERITIER DE L' ECOLE WUTAO

«Être fils d’un «Grand Maître» ?

C’est un honneur. J’essaie d’égaler mon père pour

l’honorer. Mais, pour moi, je lui serai toujours inférieur.

De toute façon, mon but n’est pas de le copier

ou de le dépasser mais de garder sa mémoire.»

Et Hoang Nghi le fait très fidèlement, peut-être même

au-delà des espérances de son défunt père qui lui a

tracé le fil de sa vie. «Il ne m’a jamais poussé à pratiquer.

Il voulait qu’un de ses deux fils prennent la

suite de l’école.

Il en gagnera neuf en tout (plus quatre en combat).

Il sera aussi champion de France technique de 1983

à 1991 (plus 1995) et combat de 1983 à 1989, vainqueur

de la Coupe du monde technique en 1985

et... champion du monde en 1991 à Taïwan (en Nanchuan,

la Boxe du Sud avec épreuves à mains nues,

au sabre et au bâton). Tout cela, rien qu’en Kung Fu

(Wushu et Sanda), sa principale école.

Mon frère (Long, le Dragon) est plutôt intellectuel ;

moi, plutôt casse-cou». L’école, c’est le Kung Fu Wutao,

fondée en 1962 par Hoang Nam (1930-1992). Ce

dernier, né ua Vietnam, est initié dès l’âge de 6 ans

aux Arts Martiaux sino-viêtnamiens puis apprend l’art

du Thieu Lam (Shaolin Quan). Le Wutao est une synthèse

des différents courants de ces boxes chinoise

et vietnamienne. C’est ce qu’il va léguer à son fils.

«Notre style n’est pas acrobatique», souligne Hoang

Nghi. «Il est axé sur le combat, comme l’art Shaolin

traditionnel du Sud».

Mais Hoang Nghi est curieux de tout et, surtout,

est un compétiteur acharné. Il va aussi s’essayer

au Karaté. «J’ai disputé les critériums de jeunes à

17-18 ans. Il n’y avait pas assez de compétitions de

Kung fu.

De son père, il a aussi hérité son

élégance, son humilité et son humour.

«Il était plus sérieux que moi», sourit le

«prestigieux» (traduction de Nghi).

«Il y avait toujours une note d’humour dans

ses cours mais il était très rigoureux.

À l’époque, les conditions étaient difficiles.

On s’entraînait sur du béton... Il y avait

régulièrement des coquilles cassées... On restait

des heures dans la position du cavalier... Ceux

qui restaient le voulaient vraiment. Quand j’ai repris

l’école, en 1992, j’ai adapté l’enseignement pour qu’il

corresponde plus aux critères contemporains et occidentaux.

En un an, le nombre d’élèves a doublé.

L’important est de rester dans une ligne de conduite

et d’être constant».

KUNG FU, TAEKWONDO, KARATÉ

La constance est sans aucun doute l’une

des qualités de notre ami. A un an et demi,

Hoang Nghi apparaît déjà dans un journal en

tenue ! A 12 ans, il disputait sa première

compétition. «Mon père me l’a présentée comme une

démonstration. Je m’ennuyais un peu dans les cours

et ce tournoi m’a donné un objectif pour aller plus

loin».

C’est ce qu’il ne cessa de faire pour, au final, accumuler

un impressionnant palmarès. En 1981, à 14

ans, il remporte sa première Coupe de France technique

séniors.

41


PORTRAIT DU MAITRE HOANG NGHI

Je partageais ma chambre avec Christophe Pinna.

Il était le seul qui venait du Taekwondo et moi le seul

du Kung Fu. On terminait dans les deux premiers à

chaque fois. Puis on a disputé les championnats de

France à Paris. J’en ai fait trois. J’adorais ça mais

je n’avais pas le timing pour le Karaté. J’étais plus

dans la continuité, dans l’enchaînement. Je n’ai pas

fait de résultats sinon une 2e place aux championnats

de France militaires. Mais ça a été une bonne

expérience».

«SIX MOIS À TRIMER COMME DES TARES»

On était dans une école sports-études qui regroupait

l’élite Juniors du Henan. On s’entraînait 7 jours

sur 7, 8h par jour ! Quand tu vois 60 gamins de 10

à 17 ans faire le grand écart pour s’échauffer, cela

donne le ton... ça refroidit !», rigole-t-il. «Six mois

dans ces conditions, ça valait bien 7-8 ans en France.

Mon seul regret est de ne même pas avoir eu le

temps d’aller à Shaolin, qui était seulement à 4 h de

bus. Mais je m’y suis rendu depuis».

«J’AI ENVOYÉ 1000 CV ;

J’AI REÇU 10 RÉPONSES NÉGATIVES»

Hoang Nghi se concentre sur le Kun fu et le...

Taekwondo qu’il découvre par hasard en 1987. «Un

disciple de mon père m’a proposé de participer à

une compétition régionale. Je suis tombé contre

une ceinture marron qui m’a mis K.O. OU, plutôt,

j’ai été compté. Je me suis dit : «c’est intéressant,

le Taekwondo».» Et l’histoire devient multiple. Non

content d’être membre de l’équipe de France de

Kug Fu, Hoang Nghi se met en tête de l’être aussi

en Taekwondo, je rêve olympique en tête. Il y parviendra,

faisant de lui l’un des rares, sinon le seul,

sportif à avoir été international dans deux sports

différents.

Il poursuit toujours la compétition en Taekwondo.

Il accorde trois titres de champion de France à sa

besace (1990, 1993 et 1994), participe à deux championnats

d’Europe (1990 et 1992), deux coupes du

monde (1990 et 1994) et un championnat du monde

(1993). Mais, en 1992, pour la sélection aux Jeux de

Barcelone, il se fait à nouveau griller la politesse, dominé

en finale des «France» par Thierry Dedegbe. «Je

n’ai donc jamais disputé les J.O. C’est le grand regret

de ma carrière sportive. En 1993, je fais 2e des Jeux

Mondiaux. Je voulais continuer jusqu’en 2000 mais,

en 1994, j’ai eu une rupture des ligaments croisés

postérieurs du genou.

En 1988, il est vice-champion de France et voit

son vainqueur, Jean-Philippe Théas partir aux Jeux

de Séoul. Mais il garde un souvenir mémorable de

cette année -là : il part pour sa première tournée en

Italie

avec... Bill Wallace et Jean Frenette. «Jean est celui

qui m’a donné l’envie de faire des Kata musicaux.»

Pour concrétiser ses ambitions, il n’hésite pas à

mettre toutes les chances de son côté. Cette même

année, après son échec olympique, il part s’immerger

six mois en chine. Il a 21 ans. «J’étais parti avec

deux autres membres de l’équipe de France, Djezzar

Sirhan et Benoît Tao, pour préparer la Coupe du

Monde. On a passé six mois à trimer comme des tarés.

C’était un truc de fou. La chine était encore très

fermée. C’était avant le printemps de Pékin (1989).

Les chirurgiens m’ont déconseillé l’opération. J’ai

continué une année (2 titres en Kung Fu, vice-champion

de France en Taekwondo) puis je me suis lancé

à fond dans l’enseignement.»

Au total, Hoang Nghi aura passé dix ans en équipe

de France de Kung Fu et six en équipe de France de

Taekwondo. Il se concentre alors sur l’école Hoang

Nam, qui est devenue l’une des plus importantes de

France, tous arts martiaux confondus.

Il se met aussi une autre idée en tête, un rêve de

môme qu’il n’a pas encore cherché à accomplir :

le cinéma. «J’ai été élevé avec Bruce Lee, Jackie

Chan, David Carradine. Forcément, cela me faisait

rêver mais je ne savais pas comment y pervenir. J’ai

envoyé 1000 CV. J’ai reçu seulement 10 réponses,

toutes négatives.»

42


FIGHT CHOREOGRAPHER

TAXI 2, LE BAISER MORTEL DU DRAGON, RUSH

HOUR 3 ...

Hoang Nghi n’abandonne pas pour autant l’idée. Bien

lui en prend. Un an après, en 1997, il apparaît dans

un sketch de Karl Zéro sur Canal +. Puis, la même

année, il est cascadeur dans Ronin, avec Robert de

Niro et Jean Reno. En 1999, il est «casté» pour Taxi 2

dans lequel il joue l’un des trois Ninja. «Pour l’anecdote,

au départ, nous ne devions pas être masqués

mais ils n’ont pas trouvé le 3e Asiatique et c’est Cyril

Raffaëlli qui l’a joué.»

Hoang Nghi aura maintes autres occasions d’apparaître

à l’écran. Grâce au coordinateur de cascade

Philippe Guégan, grâce aussi, et évidemment, à

ses qualités physiques et son aisance technique, il

va participer à quelque 70 films : Wasabi avec Jean

Reno, Le Transporteur avec Jason Statham, Rush

Hour 3...

«C’est dans ce films que j’ai pris le plus gros K.O. de

ma vie !», grimace-t-il encore aujourd’hui.

«Le souvenir le plus marquant avec Besson est le

tournage de Wasabi (2001). Il réunit tout le monde

dans une chambre. On était une vingtaine et nous a

dit :

«Cela ne va pas être un tournage mais la guerre».

En fait, il n’avait pas l’autorisation de tourner dans

la rue, ce qui est obligatoire au Japon. Il fallait donc

faire des images volées. Comme je rentrais plus tot,

il m’a confié les rushes pour les ramener en France.

J’avais un peu la pression dans l’avion... même si

j’étais accompagné par un assistant».

Hoang Nghi ne considère cependant dans le cinéma

et la publicité comme son métier, plutôt comme une

récréation. «Cela me sort de mon quotidien, même

si j’aime beaucoup la relation humaine que j’ai avec

mes élèves. En tournage, tu joues, tu t’amuses, tu

combats avec des fausses armes. C’est sympa.

Mais je ne pense pas non plus être fait pour tenir

des rôles d’auteur», rigole-t-il.

«Je devais combattre contre Jackie Chan. Je m’y

préparais depuis plusieurs mois. La veille de tourner

la scène sur la Tour Eiffel, le jour de mon anniversaire,

le combat est annulé ! Mais rencontrer Jackie

Chan, quand tu as été bercé par ses films, reste un

moment très fort. Ce fut pareil la première fois que

j’ai croisé Jet Li. Il y avait aussi Luc Besson. Tu as

beau avoir 30 ans, dans ces moment-là, tu es comme

un gamin.»

«CONTINUER À AVOIR DES RÊVES»

C’était en 2001, à l’occasion du tournage du Baiser

Mortel du Dragon. «J’étais à la fois la doublure de

Jet Li et cascadeur. Je me souviens surtout que je

devais percuter une voiture dans le tunnel. Je le fais

une première fois. Luc Besson réunit tout le monde

et dit : «il faut que la vitre de la voiture pète»... Philippe

Guégan se tourne alors vers moi... OK ! Faut y

aller. A la 3e percussion, je frappe avec le talon et la

vitre pète (enfin) !»

Hoang Nghi continue à être demandé, comme cascadeur,

voire régleur ou acteur. On l’aperçoit dans Banlieue

13, JCVD, OSS 117 Rio ne répond plus, Taxi 2, 3

et 4, Samouraï, Largo Winch, Raging Phoenix... Parmi

ses meilleurs souvenirs, figurent ses aventures avec

Luc Besson. «Déjà, j’adore ses films, que ce soit

Léon, Nikita, Le Grand Bleu ou le 5e élément.

C’est quelqu’un de très sympa. J’ai pu un peu parlé

avec lui. Quand il me croise, il me reconnaît. Je suis

plutôt content», conte-t-il sans forfanterie.

«L’important est de ne

pas vieillir dans la tête

et de continuer à avoir

des rêves.»

43


PORTRAIT DU MAITRE HOANG NGHI

Le souvenir le plus marquant avec Besson est le

tournage de Wasabi (2001). Il réunit tout le monde

dans une chambre. On était une vingtaine et nous dit

: «Cela ne va pas être un tournage mais la guerre».

En fait, il n’avait pas l’autorisation de tourner dans

la rue, ce qui est obligatoire au Japon. Il fallait donc

faire des images volées. Comme je rentrais plus tôt,

il m’a confié les rushes pour les ramener en France.

J’avais un peu la pression dans l’avion... même si

j’étais accompagné par un assistant».

Hoang Nghi ne considère cependant dans le cinéma

et la publicité comme son métier, plutôt comme une

récréation. «Cela me sort de mon quotidien, même

si j’aime beaucoup la relation humaine que j’ai avec

mes élèves. En tournage, tu joues, tu t’amuses, tu

combats avec des fausses armes. C’est sympa.

Mais je ne pense pas non plus être fait pour tenir

des rôles d’auteur», rigole-t-il.

«L’important est de ne pas vieillir dans la tête

et de continuer à avoir des rêves.»

«ON N’EST PLUS DANS UNE APPROCHE SAMOURAÏ»

Le sien est de poursuivre l’héritage familial. «Je

suis comme l’Obélix du Kung Fu. Je suis né dedans.

Ma mère, Kim-Ly Ung (d’origine sino-cambodgienne)

a été la première femme ceinture noire de

Kung Fu en France. Mon père connaissait tous les

maîtres de Karaté, de Viet Vo Dao, etc. Je les ai côtoyés

très jeune. J’ai tout le temps baigné dans les

Arts Martiaux sino-vietnamiens.»

Aujourd’hui, il enseigne le Kung fu traditionnel, le

Wutao (la voie par l’art ou la technique), le Sanda

et le Tai Chi. «Je tiens à ce que l’on aborde les arts

internes car je veux que mon enseignement soit

complet. Ils font partie intégrante des Arts Martiaux.

C’est un complément au travail externe, tel le Yin et

le Yang».

Toujours passionné de sports, encore compétiteur

dans l’âme, Hoang Nghi n’enseigne pourtant pas à

ses élèves à devenir des champions. Sa mission,

sa passion, se retrouve dans la grandeur des Arts

Martiaux. «Selon moi, il s’agit d’essayer de les inculquer

comme un art de vivre, pour le bien-être. Je ne

veux pas que cela soit trop contraignant.

Il y a quelques années, si tu n’avais pas un bleu

ou une douleur, c’est que tu t’étais mal entraîné.

Aujourd’hui, avec le boulot, la vie de famille, etc,

c’est presque complaisant. La notion d’effort est

moindre, à l’image d’Internet : tu cliques, tu as tout

de suite.

J’essaie de faire transpirer les élèves. Parfois, j’ai

envie d’aller plus loin. Mais il en faut pour tous les

goûts et c’est très bien comme cela. Les Arts Martiaux,

c’est surtout un combat contre soi-même. Se

maîtriser, c’est autre chose que de taper sur l’autre».

«NE PAS SE MENTIR À SOI-MÊME»

Fan de Carl Lewis («il ne se la pétait pas»), admirateur

de Dominique Valera («le type même de personne

qui en a vu beaucoup et qui reste humble»),

passionné de danse classique, sports aquatiques,

chute libre, Hoang Nghi est un personnage électrique,

y compris dans les sports de combat. «En

tant que spectateur, j’aime tout. Je m’intéresse à

tout ce qui est opposition. Ce n’est pas la discipline

qui m’attire. C’est le pratiquant qui fait qu’elle

m’intéresse. Quand ça commence à être sanglant,

j’apprécie un peu moins. Je pense au MMA, que je

trouve quand même violent même si les combattants

sont entraînés.

C’est vrai que j’ai été éduqué dans le fait que l’on

ne frappe pas au sol. Le côté moral n’est pas toujours

évident à comprendre. Cela dépend de l’éducation

sportive et martiale».

A 44 ans, il reproduit l’histoire, sans la copier. Ce

que son père lui a enseigné, il le transmet désormais

à se fille, Linh, 10 ans. «Elle est championne

de France technique en Kung Fu et première de

sa classe», souffle-t-il fièrement. Quels conseils

donne-t-il ?

«Faire son choix en fonction de ce qu’on ressent.

Essayer d’être régulier à l’entraînement tout en restant

ouvert aux autres disciplines. Cela ne signifie

pas s’éparpiller mais se montrer curieux et intéresse.

Il faut aller à fond dans ce que l’on fait. Ne

pas penser à faire mais bien faire. Ne pas se mentir

à soi-même. On s’entraîne pour soi. On essaie de se

surpasser et, un jour, cela porte ses fruits».

Demandez donc à Linh...

On essaie de donner le goût de l’effort, de la persévérance,

de la volonté à nos élèves. On les pousse

un peu pour qu’il y ait une prise de conscience des

limites mentales et physiques. C’est certain qu’aujourd’hui,

nous ne sommes plus dans une approche

«guerrier ; Samouraï».

44


COMEDIEN ET ACTEUR

Avec Jet LI

Avec Chuck NORIS

Avec Jean Paul BELMONDO

Avec Jean RENO

Avec Mike TYSON

45

Avec l’équipe de Gad ELMALEH


WOLF EXTREME DEFENSE

Sobre estrangulacion....

A dos manos frontal

Mano izqda ...frena la estrangulacion y simultaneamente.

Puño dcho vertical a la cara

Puño vertical izqdo al abdomen

46


David BUISAN LLOP

Golpe de antebrazo dcho.

Tibia izqda genitales...

47

Aprovechando...patada...recupero posicion

golpeando martillo a la nuca.....


SELF PRO KRAV ZARAGOZA

L

S

48


SELF PRO KRAV MONASTERIO DE PIEDRAS

49


L’Action et LA Sécurité A u quotidien

MAGAZINE

France METRO : 6 € - Belgique : 6,40 € - DOM : 6,20 € - ESP/PORT.CONT : 6,40 € - CH : 10;,80 FS - CAN : 9,95 $ cad - MAR : 60 mad - NCAL/S : 880 CFP - POL/S : 880 CFP

Sécurité

Obama et sa sécurité

Equipement

L’armement de la Police

Municipale

Gendarmerie Nationale

La Gendarmerie maritime

ArMéE dE tErrE

Le 13 ème RDP

Un élément essentiel de notre armée,

un maillon indispensable des OPEX

Septembre - Octobre 2016

L 11479 - 39 - F: 6,00 € - RD

More magazines by this user
Similar magazines