Magazine Riche... Lieu de paroles

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Le magazine de l'association Beau Parleur

Expressions Libres !

Riche... Lieu

de paroles

Le magazine de l’association Beau Parleur

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Hiver 2017


EDITO

EDITO

Bravo les beaux parleurs !

Non ! Il ne s’agit pas ici de politique... Mais des «vraies» belles paroles

que nous ont confiés celles et ceux qui ont participé à ce magazine ! *

Oui ! Bravo aux poètes, écrivains, conteurs, journalistes en herbe et autres

acteurs dans la cité, sans oublier les dessinateurs, maquetistes, photographes

qui habitent ce nouveau numéro de «Riche... Lieu de Paroles !».

Vous aussi vous avez des histoires à raconter ? Des émotions à partager ?

Soyez «beaux parleurs» ! rejoignez ces saltimbanques du verbe et de

l’image qui utilisent leur liberté d’expression... Laquelle ne s’use que si on

ne s’en sert pas...

Bonne lecture !

Jean-François Homo

coordinateur des activités

de l’association Beau Parleur

* Magazine distribué gratuitement avec le soutien des partenaires du Contrat de

Ville (Cget - Conseil Départemental du Gard - Ville de Nîmes) et la participation

du député Christophe Cavard (Réserve Parlementaire 2016)

SOMMAIRE

Marie Boutique Page 3

Les Petits Débrouillards Page 4

Ca tourne ! Ecole primaire Pierre Semard Pages 5 à 7

Artistes du quartier Teddie Allin Pages 8 à 10

Des Cèvennes à la plaine Page 11

A vos Plumes ! - Histoires, poésies, témoignages Pages 12 à 21

CKDO, la boutique gratuite Pages 22 à 23

Infos Express Pages 24 à 25

In mémoriam Charlie Page 26

Les portraits Chinois - Ecole d’application du Mont Duplan Pages 27 à 29

Les coulisses de l’exploit de l’association Beau Parleur Page 30

Ah, les Beaux Dimanches ! Page 31

Ont participé à ce numéro :

Fabienne Sharf – Guillem Visseq – Dany Dumons – Rose – Claude Lambert –

Rafaèle Baptiste et les èleves de CM2 de l’école Pierre Semard –

Annie Veron et les èleves de CM2 de l’école d’application du Mont Duplan –

Michel Falguières – William Vidal – Liliane Selvy – Patrick Pierre Roux – Raymond Bourely –

Jocelyn Perpignan – Gérard Gauthier – Rosadèle2 – Marjolaine – JFH – Laura Repetto –

Marinette Mazoyer –André Bonnifay – Michelle Velay

Photos : Nadine Bourely Maquette : Laura Repetto

Couverture : Une oeuvre sur le mur à l’entrée de la rue Richelieu, réalisé par Hazo - Zeklo

Imprimé par Semaprim

2


MARIE BOUTIQUE…

La nouvelle Friperie du quartier

Richelieu…

Depuis le 1er février 2016, une nouvelle boutique est venue enrichir

les commerces du quartier Richelieu… « Marie Boutique »,

une friperie soignée et accueillante. Dès notre arrivée dans les

lieux, la gérante, Marie-Claude Gotin, qui habite à Uchaud,

nous accueille avec son sourire ensoleillé dans ce lieu où tous

les vêtements sont soigneusement lavés, repassés et présentés

par ses soins. On se croirait dans une boutique de prêt-à-porter

habituelle et non dans une friperie. Elle prend même soin de flatter

nos narines en agrémentant sa boutique d’un parfum agréable

qui nous donne envie de nous y attarder. Il faut dire que cette ancienne auxiliaire de vie qui était auto-entrepreneur

en Alsace avant son arrivée dans notre région en juin 2013, s’y connait en services à la personne et

aime prendre soin des gens. Après une période de recherche d’emploi dans sa branche d’auxiliaire de vie,

et malgré son diplôme, Marie-Claude ne trouve pas sa place dans notre ville et ses alentours. Alors, sur les

conseils d’une amie, qui tenait l’ancienne friperie à la même adresse et qui quitte le quartier, elle décide de récupérer

le local et d’y créer sa propre friperie sous le nom de « Marie Boutique » en tant qu’auto-entrepreneur.

Elle achète elle-même son stock auprès de grossistes en friperie. Elle rachète aussi les stocks de fins de séries,

ce qui lui permet de vendre à tout petit prix des sacs et autres accessoires neufs. Elle n’achète jamais auprès des

particuliers. Elle a déjà une clientèle habituelle et fidèle qui apprécie la qualité de ses produits et surtout leurs

petits prix. Les poussettes, passées au karcher, semblent neuves, et Marie-Claude se fait un plaisir d’aider les

mamans, ses fidèles clientes, en leur accordant des arrangements de paiement pour tout ce dont elles ont besoin.

« Ici, les vêtements et autres accessoires sont en si bon

état, que certains de mes clients, viennent ici, choisissent

leur tenue, et repartent habillés de la tête au pied ! »

nous dit Marie-Claude avec un grand sourire !

Une bonne adresse à connaître !

Propos recueillis

Fabienne Scharf

« Boutique Marie »

Vêtements femmes, hommes,

enfants, chaussures,

accessoires, poussettes…

Ouverture du lundi au samedi

entre 9h30 et 19h00

sans interruption

24 rue Vincent Faîta – 30000

Nîmes – Tél : 04.11.83.19.83

3

Et aussi ... !

LA FRIPERIE du Secours

Populaire Français

11 rue Richelieu vous attend

du lundi au vendredi

9h/12h et 14h/17h


Les Petits Débrouillards

Dans une société où on nous pousse vers toujours plus d’individualisme,

faut-il apprendre à se débrouiller tout seul ? « Non ! Surtout pas ! »

répondent « les Petits Débrouillards » !

C’est un Réseau national d’éducation populaire

à la science et ils ont une antenne à Nîmes !

Leur charte tient en quatre points :

1.

FAIRE DECOUVRIR LA SCIENCE EN S’AMUSANT,

afin de créer une relation durable entre les jeunes et la culture scientifique.

2.

3.

4.

CULTIVER LE PLAISIR DE COMPRENDRE,

d’échanger, de s’exprimer et de débattre.

DONNER lE GOÛT DE LA DEMARCHE SCIENTIFIQUE,

faite de curiosité, de recherche de vérité, de liberté et d’initiative

DEVELOPPER LE SENS DU PARTAGE,

de la solidarité et du respect de l’autre.

« Les Petits Débrouillards » de Nîmes proposent plusieurs activités

non seulement « pratiques » mais également « utiles » au vivre ensemble :

Les Nuits de la Bidouille :

Tous les 2 èmes mercredis du mois à Nîmes.

Répar’Cafés – Bricolab

JETER ? PAS QUESTION ! Venez réparer

et fabriquer vos objets avec des bénévoles

1 er samedi du mois à Nîmes

7 Boulevard Gambetta

(Gratuit, sans inscription : 14h30 – 18h)

Club Sciences Gambetta Richelieu

... Pour pratiquer les sciences amusantes

et décrypter le monde qui nous entoure...

Pour les enfants de 8 à 12 ans

Tous les samedis matin de 10h à 12h, de

Septembre 2016 à Juin 2017

02 bis rue de Clérisseau,

Quartier Gambetta

Pour tous contacts :

ASSOCIATION FRANCAISE DES PETITS DEBROUILLARDS

Les Petits Débrouillards LR / Antenne Gard, 7 bd Gambetta, 30000 Nîmes

Tél. : 09 81 36 97 02 – 07 61 77 34 30 ; Mail : f.rey@lespetitsdebrouillards.org

www.lespetitsdebrouillardslanguedocroussillon.org – www.facebook.com/debrouillards.gard

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Ecole Primaire Pierre Semard...

Ca tourne !

Propos recueillis

par Fabienne Scharf

(Merci à Monsieur Vianney, directeur

et à Madame Rafaèle Baptiste, professeur,

pour leur collaboration !)

« Il faut qu’on vous raconte notre vie à Pierre Semard,

Ça ressemble à un conte où nous sommes les stars !

«

Depuis que nous sommes élèves à l’école Pierre Semard, nous

avons réalisé, chaque année, un projet artistique :

des films d’animation à partir de nos dessins,

une pièce de théâtre « Des jours et des Nuits » écrite et

interprétée à l’Odéon,

une grande exposition de toutes nos œuvres à l’écolemusée

Pierre Semard,

un CD de chansons que nous avons écrites et composées avec

pour thème « Le Cycle ». Cet album est devenu un spectacle

de chansons que nous avons interprétées et mises en scène au

Théâtre de Nîmes

Comme nous avons écrit sur les cycles : le système

solaire, les saisons, le cycle de l’eau, la chaîne

alimentaire, de la graine à l’arbre qui nous permet de vivre,

l’évolution de l’Homme. nous avons intitulé notre spectacle

« Ca tourne ! »

«

Nous avons adoré monter sur une vraie scène, au Théâtre de Nîmes, pour

interpréter et danser devant un public de plus de trois cents personnes :

nos familles, nos amis, mais aussi d’autres écoles et des spectateurs

inconnus. Cette expérience formidable restera inoubliable !

On attend d’ailleurs impatiemment le DVD du spectacle que l’équipe du

Théâtre de Nîmes a tourné !!!

«

LA CLASSE DE CM2

5


Paroles d’enfants

‘‘

C’est bizarre d’être à la place des comédiens

et d’être regardés par des spectateurs !

Je me suis sentie une vraie star sous

les applaudissements du public.

J’avais envie de sourire et j’étais fière.

J’ai eu du mal à dormir à cause du stress

mais je me suis sentie soutenue par mes camarades.

J’ai eu peur que le public n’applaudisse pas.

J’avoue que je suis resté derrière

car j’avais un peu peur.

Comme je ne suis pas français d’origine, j’avais du

mal à apprendre les paroles, mais j’ai aimé

les chansons de toutes les classes de l’école Pierre

Semard. Celle que je préfère c’est le final parce que

je connais par cœur le refrain et qu’on chantait tous

ensemble sur scène au milieu de tous nos décors !

Le spectacle m’a trop plu.

J’ai ressenti plein d’âmes émues.

J’étais fier ! Les gens ne nous jetaient pas de pierre.

C’est vrai ! Le spectacle n’était pas un miracle

mais il m’a trop plu !

J’ai ressenti plein d’âmes émues…

On doit remercier tous les artistes qui nous ont aidés :

Tom Gareil, musicien, nous faisait travailler trop bien.

Avec Ruy Rodrigue et son accordéon, on a répété

nos chansons, Charlotte Caragliù est très souvent

venue à Pierre Semard pour nous faire faire des arts.

Travailler, répéter et s’amuser.

Et sous les applaudissements, oublier le travail

et la peur. J’adore notre décor :

un arbre superbe aux couleurs des quatre saisons

un tableau avec la Terre et le Soleil éclatant

des seaux qu’on remplissait pour faire des sons

un ballet de balais créés par les anciens

collégiens et lycéens.

A Pierre Semard, on connaît la gloire.

L’émotion du public, c’est fantastique.

Ebloui par les sourires des gens

et leurs applaudissements.

On a tous écrit, on a tous souri.

En fait, je n’ai pas eu trop peur car on ne voyait

pas le public... Les lumières nous aveuglaient !

On s’est fatigué et amusé à inventer.

On a tous bien chanté.

On a donné du bonheur aux spectateurs !

Je suis allée à Paloma.

C’était dur et drôle à la fois.

Nous avons été enregistrés.

Notre école était la meilleure de l’année !

Notre spectacle s’appelait « ça tourne ! »

Parce que ça tourne, tourne, tourne !

C’était bien marrant

Tout cela en chantant.

Je me suis bien amusée,

Je me suis éclatée !

‘‘

6


Nous vous laissons découvrir la chanson qui a été choisie pour être le final de notre

spectacle. Tous les élèves étaient sur scène et la chantaient en chœur !

Le public a adoré !!! Sans mentir…

Chanson Terre à Terre

Partout, partout dans l’univers

Comme ici dans le système solaire

Tout tourne tout tourne

Les astres tournent

Ils tournent sur eux-mêmes

Les uns autour des autres

Les planètes autour des étoiles

Les satellites sur leur orbite

Jamais ne quittent jamais ne quittent

Leurs planètes favorites.

Drôles de ballets dans notre espace

Où chaque astre a trouvé sa place

Rotations et révolutions

Tout tourne tout tourne tout tourne rond.

Du feu sous la Terre

De l’eau au-dessus

Et partout partout de l’air !!!

Sur notre planète Terre

Les jours succèdent aux nuits

Demain suit aujourd’hui

Et aujourd’hui hier

Sur notre planète Terre

Les jours succèdent aux nuits

On déjeune à midi

Et on dort à minuit

Et la belle ronde des saisons

Printemps été automne hiver

De la naissance des bourgeons

Aux mille et un éclats de lumière

Aux feuilles jaunies

qui jonchent le sol

Aux arbres nus qui se désolent

Vert, le feuillage qui repousse

Les fruits, les fleurs qui éclaboussent

Rougeoyantes, les feuilles qui tombent

Blanche, la neige comme des colombes

Et même le cycle de l’eau

La goutte qui part du p’tit ruisseau

Qui coule vers l’océan

Puis s’évapore sous un soleil éclatant

Mais tout là-haut dans l’atmosphère

Où les températures sont basses

La vapeur d’eau redevient goutte

De pluie, d’averse et

r’prend sa place

Refrain

Partout, partout dans l’univers

Comme ici dans le système solaire

Tout tourne tout tourne

Tout est cycle

Les astres tournent

Et jamais ne se quittent

Etoiles, planètes et satellites

Dansent dansent sur leurs orbites

Sur notre belle planète Terre

Du ciel, de la terre à la mer

Du commencement à la fin

C’est toujours le même chemin

Du lundi au dimanche matin

D’un printemps au printemps prochain

Du commencement à la fin

Du lundi au dimanche matin

D’un printemps au printemps prochain

Petit texte d’une nouvelle élève… La Martinique, mon île

On surnomme la Martinique l’île aux fleurs

Parce que c’est une île aux multiples fleurs,

odeurs et couleurs

On voit l’horizon de la mer

et les montagnes

Il y a plusieurs styles de musiques

Le zouk, la biguine, le ragga

On danse tout le temps

La Martinique, souvent, j’y pense

La capitale s’appelle Fort-de-France !

7


Artistes

au

Quartier !

Teddie Allin,

Femme de parole !

Depuis toujours Teddie raconte. De bonnes fées se

sont penchées sur son berceau pour lui donner

le goût des mots. Après des études littéraires à Bordeaux

puis à Marseille elle fait du soutient scolaire, anime

les temps périscolaires dans une école et accompagne la

bibliothèque de rue de l’association ATD Quart Monde.

Autant d’occasions pour partager son imaginaire à travers

des histoires lues ou entendues. Peu avant l’an 2000

elle s’installe dans le quartier Gambetta à Nîmes, reprend

des études et devient éducatrice pour jeunes enfants. Son

sac de contes continue à se remplir d’histoires de toutes

sortes venues du monde entier. Teddie raconte et sa parole

tisse des liens. Bientôt, elle s’aperçoit qu’il n’y a pas que les enfants qui l’écoutent. Les grands, les adultes eux aussi

sont captivés. Tant et si bien qu’en 2010, elle décide de devenir conteuse à temps plein. Elle crée une association,

«Faraboles», pour donner un cadre a ses activités et favoriser les rencontres et les créations collectives. Dès lors, de

bibliothèques en maisons de retraites, de veillées contées en places publiques, Teddie Allin déroule le fil de ses paroles.

Teddie aime bien travailler avec d’autres artistes. Elle cherche de vraies collaborations artistiques

comme avec la musicienne Isabelle Dubois à l’accordéon et au chant dans le spectacle de contes tsiganes

« Tchirikli » ou encore avec Robbin Ferrand à la guitare dans plusieurs spectacles jeunes publics.

Elle fait aussi partie des « Glaneuses », un groupe de cinq conteuses qui déclinent en histoires divers

thèmes liés aux artistes féminines. Si l’on ajoute à cela, l’animation d’ateliers d’écriture, on comprend vite

que pour Teddie les histoires, les contes ne sont que des prétextes pour aller vers les autres, tous les autres.

Au départ, les contes, les histoires, c’est pas que pour les enfants, ça s’adresse

à tout le monde. Le conte, comme spectacle, n’est pas mon seul but. Le

conte à la base c’est pas du spectacle, c’est un échange intime. Quand tu

relates, ben... T’es en relation ! ... C’est ce que j’aimerais développer en

tant que conteuse. Raconter sur la place publique pour les passants, dans

un contexte très intimiste pour deux, trois, quatre personnes à la fois...

Pour mener à bien ce projet et pour la première fois de sa carrière cette année, Teddie a fait des demandes de subventions.

Pas facile de se plonger dans des dossiers quand on passe sa vie dans l’imaginaire des contes et des légendes...

‘‘

‘‘

Si on accordait plus d’importance à l’imaginaire, si on écoutait plus souvent ces histoires

qui ont traversé les siècles, on se comprendrait peut être mieux !

Soi et les autres ... ! Redonnons une place à l’imaginaire dans nos vies !

Un slogan dont nos candidats politiques devraient s’inspirer... Alors, pour un spectacle, une veillée, des histoires à

domicile ? N’hésitez pas ! Teddie trouvera toujours les mots qu’il vous faut !

‘‘

‘‘

Contact

teddie.allin@gmail.com

8

JFH


GRAF’HISTOIRES

Petits extraits d’un atelier animé par Teddie au Centre Social Emile Jourdan,

rue Clérisseauà partir des graphs réalisés dans les rues du quartier

Gambetta par les artistes du Spot et de l’association Bullshit.

Sur mon vélo je mets

du rosé, du café,

des pleurs pour les calmer,

le sourire et la gentillesse des amis rencontrés,

des odeurs de fête d’été,

les souvenirs des moments passés

rue Fresque où j’aime être et m’amuser.

Guilhem Visseq

Sur mon porte-bagage, j’emporte :

Mon rosier pompom, ma table, mon transat,

ma tortue Rosalie, mon pédalo

mes boucles-d’oreilles, mes escarpins,

ma casquette,mes lunettes et mon oreiller.

Les casiers sont empilés. Il va falloir les ficeler.

Je ne pourrai pédaler, mais je suis bien chaussée

pour bien marcher…

Quand je pars en voyage,

je prends tout

sauf l’appartement

car il est difficile à déplacer

et à emporter sur le bateau…

Mais je n’oublie pas mes oiseaux,

mes livres, mes lunettes,

mon drapeau, mon imperméable,

mon petit fer à repasser,

ma trousse pour les soins,

ma valise avec beaucoup de rechanges.

Pas le soleil, ni la terre

mais l’espoir qui fait vivre,

qui rassure et qui motive.

Dany Dumons

Rose

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Le petit justicier du quartier

Le petit justicier du quartier voulait faire le bien,

voler aux riches pour donner aux pauvres,

donner à manger aux SDF pour qu’ils ne crèvent pas de

faim,

leur faire des câlins,

donner de l’amour autour de lui,

jour et nuit, protéger les siens, être humain.

Guilhem Visseq

Le jour où Nîmes

s’est retrouvée au Pôle Nord

Tu étais toute nue, ingénue.

Je t’ai vue et trouvé si jolie

que j’ai eu envie de me réchauffer

pour te connaître et t’apprécier.

Guilhem

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Des Cévennes à la plaine

Beaucoup de Nîmois(es) on le sait, ont des racines dans les Cévennes. Que ce soit pour les

amis, la famille ou le bon plaisir, on va faire un tour en Cévennes, c’est la porte à côté. Selon

les saisons, on y va pour les châtaignes, les champignons (y’en a pas cette année !...) pour

le grand air et les chemins qui mènent aux rivières. Heureusement qu’il reste encore quelques autochtones

à visiter ! Quelques irréductibles accrochés à leurs bancels et à leurs traditions. C’est

le cas de nos amis de l’association «Lenga e CacaLàs» qui organisent, entre autres activités, un

«Recanton Blagaire», un Vendredi par mois au foyer de Mazac (commune de Saint Privat des vieux).

Un «Recanton blagaire,» de qu’es aquò ?

A l’ora d’ara un molon de mond comprenon encara la lenga occitana, lo patés coma dison, qu’es de l’occitan

parlat. Aiman entendre la lenga, an perdut lo biais de la parlar mas lor demòran encara d’expressions.

D’aquí l’idèia de recampar lo mond per blagar o entendre blagar en occitan o en francés, coma dins

lo recanton de la cheminèia autrescòps. Lo mond pasmens aiman pas tròp sortir tard de ser, aital los convidam

dos divendres per trimèstre a 6 oras de ser per venir charrar amb un tèma diferent a cada còp.

Après las charradissas, acabam totjorn en partejant de qué beure e manjar e tot es plegat entre 8 oras e

mièja, 9 oras de ser.

Fasèm paréisser un article dins lo jornal e avèm totjorn agut mai de 20 personas e fins a 35.

Lo talhièr de lenga «Lenga e cacalàs» d’un vintenat de personas ongan, legís o escriu de tèxtes sul subjècte.

Cada persona presenta, ditz o legís çò que li agrada.

Los tèmas son estats dempuèi 2014 : los mestièrs, Nadal, las fèstas, las faulas, la poesia, las

galejadas, los campairòls, l’ostau...

Ongan, ensajam d’o faire un còp per mes en i ajonhent 2 cafès literaris, puèi un que sarà poetic en mars per la

Prima dels poètas e un que sarà musical en junh per la fèsta de la musica. Un rendut compte es mandat cada

còp amb una fotografia dins lo jornal.

Un «Recanton blagaire» qu’est-ce que c’est ?

De nos jours, un grand nombre de personnes comprennent encore la langue occitane, le patois comme ils

l’appellent, qui est de l’occitan parlé. Ils aiment entendre la langue, ont perdu la façon de la parler mais il

leur reste encore des expressions. De là l’idée de rassembler des gens pour parler, en occitan ou en français,

comme dans le recoin de la cheminée autrefois. Toutefois comme personne n’aime pas trop sortir tard le soir,

nous les invitons deux vendredis par trimestre à 6 h le soir à venir bavarder sur un thème différent chaque fois.

Après avoir parlé, nous achevons toujours en partageant de quoi boire et manger et tout est terminé vers

8 h et demi 9 h.du soir.

Nous faisons paraître un article dans le journal et nous avons toujours eu plus de 20 personnes et jusqu’à 35.

L’atelier de langue «Lenga et Cacalàs» qui compte cette année une

vingtaine de personnes lit ou écrit un texte sur le sujet. Chaque personne présente dit ou lit ce qui lui plaît.

Depuis 2014, les thèmes ont été : les métiers, Noël, les fêtes, la poésie, les fables, les plaisanteries, les champignons,

la maison...

Cette année nous essayons d’en faire une fois par mois en y joignant 2 cafés littéraires puis un qui sera poétique

en mars pour le printemps des poètes et un qui sera musical, en juin, pour la fête de la musique.

Un compte rendu est envoyé chaque fois avec une photographie dans le journal.

Pour tous renseignements : Marinette Mazoyer 04.66.86.34.13

mail : ocmarine@aigamarina.fr

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Marinette Mazoyer


A vos plumes !

Histoires - Poésies - Témoignages

Amis imaginaires

Je joue et je déjoue ; je conte et je raconte…

Scénarios vivants qui se réinventent plus vite que

mon esprit est agile.

« Pas si vite ! Ça va trop vite ! Stop sur images ! »

« Où en étais-je ? ah, oui… »

J’ai des amis imaginaires. Je vis toutes sortes

d’aventures folles, loufoques, burlesques,

rocambolesques, mais aussi parfois, moroses,

chagrines, ténébreuses et effrayantes. Si affligées,

tristes qu’elles me ravissent des larmes endolories,

et m’extravaguent dans un des méandres, tours

et détours de l’Histoire. Je chaloupe ; j’écope ces

trop-pleins frissonnants ; je plonge sous les draps

ou décline la tête, déchois mon nez sur le livre

qui converse avec mes fictions. Certaines fois,

mes récits sont si abracadabrants, si drôles que je

m’esclaffe. Oui ! Même, des fous rires ! Et les gens

m’épinglent avec ce charmant sobriquet : « folle » !

Je joue et je déjoue ; je conte et je raconte…

À mes amis imaginaires, des légendes épiques

surgies tout droit de ma fantaisie sans fond.

Hélas, pas tant que cela !

Je sens un souffle sur ma peau, proche, très

proche. Puis au loin, très loin, assourdie par une

dimension différente, j’entends la voix criarde

de ma mère ou du professeur qui serine mon

prénom tel un leitmotiv, jusqu’à ce que je me

rattache à cette désolante et insipide réalité.

« Non seulement, on me déconcentre en pleine

séance, mais en plus, on me punit ! C’est un comble ! »

Je joue et je déjoue ; je conte et je raconte…

Croix assurée, main jurée, à mes amis imaginaires

! Mais, il n’y a que moi qui les vois, les entends.

« Chut ! Les autres, faut pas leur dire ! Ils sont

trop grands ! Ils ont perdu les rêves ! C’est comme

l’histoire du Père Noël, si on l’aperçoit, il ne

vient plus. Ben moi, avec mes copains, c’est le

contraire ! Ils viennent parce que moi, je les vois !»

Mes alter ego invisibles, je leur fais une place

à table. Ils ont un fauteuil ou une chaise

préférée ; parfois aussi, ils s’asseyent en

tailleur, s’allongent sur le tapis. Il y en a même

un, qui folâtre funambule et voltige sur les

armoires, sur les lustres ; il ne tombe jamais !

Mes compagnons de jeux, je les borde dans mon

lit et je leurs narre des histoires pour les aimer

et les endormir.

Je joue et je déjoue ; je conte et je raconte…

Petit à petit, mes amis imaginaires se manifestent

moins. Ils sont jaloux de mes camarades de

classe et ils disparaissent, les uns après les autres,

doucement, sans faire de bruit ; comme si, ils n’avaient

jamais, été là.

Je me suis soupçonnée trahie ; comme eux du reste !

Ils me manquent terriblement ! Il n’y a plus

personne à qui raconter mes fables. D’ailleurs,

je ne rêve presque plus…

j’suis devenue grande.

Michelle Velay

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Je vois le visage d’une jeune fille éprise de liberté.

Ses yeux perçoivent et envient un monde

de couleurs, de chatoiements lumineux.

Ils aspirent à son éclat. Ils regardent la mouvance

du temps, le balancement et la longue danse de la vie

; des éléments, de la matière. Ils ne demandent qu’à y

participer.

Son nez respire des parfums venus des quatre coins

du monde, acheminés par des caravanes de soleil. Il

hume des épices aux senteurs de musc et de safran, des

arômes suaves venus de terres indiennes et orientales, les

odeurs d’algues déposées par la mer et celles des feuilles

mortes tapissant les sous-bois.

Ses narines frémissent au rythme des pulsations de son

cœur ; ivres de bonheur, ils ne veulent rien laisser passer.

Sa bouche est tendue vers le baiser, l’amour et la

sensualité ; elle est remplie du verbe aimer. Elle

aimerait pouvoir envoyer des mots doux comme des

fleurs, des mots qui donnent l’espoir ; des mots abondantsde

gaieté. Ces mots paroles de miel, ces mots

parfumés de soleil, elle voudrait les lancer par milliers

afin qu’ils se répandent sur le monde comme un tapis révélateur de bonheur et de joies partagées.

Ses oreilles entendent le chant du monde. Elles écoutent la douce symphonie du vent caressant les feuilles

des arbres, le flux et le reflux des vagues de la mer. Elles saisissent des musiques classiques et métissées,

des musiques venues de tous les horizons. Nîmoise, elle aime cette musique flamenca qui vous emmène,

par les profondeurs de son chant, aux origines du monde, à notre mère matrice ; dans les abîmes de la

création. Elle se laisse parfois emporter par le rythme de musiques aux couleurs tam-tam et salsa daiquiri.

Ses yeux aiment le monde.

Son nez hume les parfums.

Sa bouche est remplie de mots doux.

Ses oreilles écoutent les chants de la vie.

Tous ses sens sont en émoi.

La Statue de la Place d’Assas

Mais elle n’est qu’une statue figée dans un carcan de pierre que représente son inconscient. Les

peurs, les tabous, les multiples frustrations et désirs inassouvis que symbolise chacun des morceaux

de roche qui l’entourent, l’empêchent de se libérer, d’aller au hasard de ses envies ; de se mêler

à la danse de la vie. Les passants la regardent puis, la voyant inaccessible, passent leur chemin.

Mais je sais qu’un jour quelqu’un (peut être moi), saura la regarder tranquillement, avec le sourire des yeux.

La confiance venue, elle se lèvera et brisera la roche, faisant ainsi fondre les inhibitions qui l’empêchaient

de réaliser ses rêves… VIVRE ET AIMER.

Claude Lambert

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Hommage à Guy Labory : Quand le Jazz était là

Quand le jazz était là

Les rues du quartier ruisselaient

De notes endiablées et fertiles

On respirait alors autrement

L’azur dans les cours vives

Quand le jazz était là

On trouvait de la poésie

Jusqu’au fond des poubelles

Les gens de ce quartier

Avaient les yeux brillants

Quand le jazz était là

Les tables étaient ouvertes

Sous les micocouliers

La musique faisait taire

Le moteur des automobiles

Quand le jazz était là

Que tu sois passant civil

Ou passant militaire

Tu t’arrêtais pour goûter

Ses notes fraternelles.

Quand le jazz était là

Les cours étaient ouvertes

Les amoureux aimaient

Les yeux clairs des enfants

La vie était bonne à croquer

On m’a dit qu’aujourd’hui

Certaines nuits d’été

Le fantôme de Guy continue

A jazzer aux cornes de la lune

Du haut de ton étoile

Guy, tu veilles, je le sais

Sur ton quartier d’amis

C’est le vent rue Flamande

Un jour qui me l’a dit.

Michel Falguières

Bandonéon

Tu te crois Argentin

Et tu marches chaloupé

Sur des trottoirs bruyants

Que tu voudrais de Buenos Aires

Milonga et Tango

Ca pleure et ça chavire

Dans ta tête embrumée

De musique nostalgique

Bandonéon Bandonéon

Bar à putes et légionnaires

Même pas des marins

Mais tout aussi ivres

Que ceux d’Amsterdam

Et ça chante toujours

Dans ta tête enfumée

Tu mélanges tout

Et tu comprends plus rien

Bandonéon Bandonéon

Talons aiguilles et bas fumés

Jupes fendues et longues jambes

Allez viens on va danser

Milonga et tango

Tu te crois Valentino

Une bière, une autre bière

Tu ne sais plus ou tu en es

Est-ce Puglièse ou Piazzola ?

Bandonéon Bandonéon

La nuit t’aspire

Et ça continue de tourner

De tourner et de pleurer

C’est tellement bon la nostalgie

Deux pas en avant

Un pas sur le côté

La musique toujours la musique

Qui te prend et te déchire

Bandonéon Bandonéon

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Tout le bar se met à tanguer

Comme cette fille dans tes bras

Paupière lourde, bouche écarlate

Tu paies un verre, mon Loulou

Et voilà que tu danses

Sans plus rien voir autour de toi

Et voilà que tu es saoul

Au point de faire n’importe quoi

Bandonéon Bandonéon

Une cigarette dans la rue

Et un éclair de lucidité

Les filles sont moches

Le bar est pourri

Carrément glauque

On en pleurerait

S’il n’y avait pas la bière

A boire, et allez et allez

Bandonéon Bandonéon

Bande où tu peux

William Vidal


«Riche... lieu de mémoire»

Le quartier Richelieu, pour

tous ceux et celles comme

moi qui l’on vécu, est rempli

de souvenirs, chers au cœur,

car il a marqué notre enfance.

Pendant toutes ces années,

jusqu’au jour où j’ai dû partir, il

était le plus beau pour moi, et

toujours je disais : « Jamais je ne

m’en irai ». Les autres rues paraissaient

bien tristes à côté. Il est

vrai qu’il était très animé, avec

plein de commerces du début

à la fin. Tout près des Carmes,

côté impair, le matelassier, M.

Dumazer, travaillait sans relâche

dans son magasin, ou bien chez

les gens qui faisaient appel à lui

pour refaire leurs matelas. Mme

Praden, la mercière, si forte pour

endormir les clientes ; mais quel

régal d’aller dans ce magasin, et

comme il sentait bon ! On trouvait

de tout : des rubans de toutes

les couleurs ; c’était la mode à

l’époque, dans les cheveux ; plus

jolis les uns que les autres et tout

et tout ! Sauveur, le cordonnier,

juste à côté. Quel désordre dans ce

magasin ! Des chaussures de partout

; nous y étions toujours, en

train de toutes les essayer, sans

jamais être grondées ! Et le lavoir

à l’angle de la rue, où l’on voyait

passer sans cesse les ménagères

avec leur brouette remplie

de linge. Beaucoup de familles

n’avaient pas l’eau courante dans

les maisons ; il y avait à chaque

coin de rue des fontaines, qui

faisaient le bonheur de tous les

enfants du quartier. Beaucoup

avaient des jardins ouvriers, en

dehors de la ville. Chaque jour,

l’été, à quatre heures, le marchand

de glace (pour glacières) venait

livrer de gros blocs de glace à la

boucherie de mon amie. Nous

l’attendions, tous les enfants,

avec impatience, comme il faisait

très chaud, et dès qu’il arrivait

nous nous précipitions

pour ramasser les morceaux

qui tombaient ; il nous en gardait

de beaux morceaux, à notre

joie à tous. Quelque fois le garde

champêtre, que l’on redoutait

parce que ce n’était pas toujours

de bonnes nouvelles qu’il annonçait

; il lisait toujours sur sa feuille

comme s’il apprenait par cœur, en

battant du tambour. « Le service

des eaux sera interrompu jusqu’à

nouvel ordre ! » Aussitôt les ménagères

se précipitaient pour

remplir leurs baquets ou autres

ustensiles au maximum. Le tondeur

de chiens passait lui aussi

l’été, chaque semaine. Avec mon

frère, il nous terrorisait. Chaque

semaine aussi, la fourrière ramassait

les chiens errants ; on

l’appelait « la yâle ». Il passait

aussi une chanteuse avec sa fillette

; elle vendait des ballons, et

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chantait toujours des chansons

tristes de Berthe Sylva. Les soirs

d’été, tout le monde était dehors

et prenait le frais. Nous nous

amusions à courir dans les rues

voisines jusqu’à onze heures,

minuit quelquefois, et nous en

profitions pour aller voir nos

petits amis. De l’autre côté de la

rue, il y avait la marchande de

légumes ; de très bonne heure

le matin, elle partait au marché

Saint Charles s’approvisionner

en fruits et légumes avec sa baladeuse

; elle était infatigable,

et pourtant elle n’était plus très

jeune et poussait le charreton péniblement

pour arriver. Au bout

de la rue, en allant à la gare de

marchandises : de chez nous, on

apercevait les trains à longueur

de journée ; ils sifflaient très

fort et les gens disaient ; « il va

pleuvoir, les trains sifflent fort ».

Tous ces souvenirs sont enfouis

au fond de mon cœur ; au fil

des années, ils sont devenus très

cher ; je crois que pour beaucoup

d’entre nous, c’est la même

chose, et il y en a tant d’autres !

Liliane Selvy


La jeune femme et le chien

Rien n’est aussi triste qu’une solitude non désirée. Le temps, goutte à goutte, perforé d’abandon.

Mais rien n’est si triste qu’une solitude muette. Pudique, ne rien laisser paraître, avec le peu de force

en soi, tout en retenue. C’était à la fin de l’été, au bord de la Méditerranée. Le soleil pleuvait ses rayons sur

le canal du Grau-du-Roi. L’eau moirée papillotait les derniers jours de septembre. Les échos estivaux ne

battaient plus leur plein. C’était la fin d’un règne, tension retombée avec, au fond des cœurs, la surprise

d’en rester là, belle saison qui se retire après quelques soirées d’orages. Échoppes – étalages et présentoirs

– offraient encore bimbeloterie et articles de plage aux vacanciers attardés. Quelques joggeurs trottinaient

le long du rivage. Sur le môle et le front de mer, des retraités promenaient leur animal de compagnie, et

les chaluts, tôt le matin, avaient rapporté leur marée, comme tout au long de l’année. Une fin d’été, assoupie

par le ressassement des vagues.

Attablé à la terrasse d’un restaurant qui donnait sur le quai, j’humais l’odeur d’iode tout en laissant mon

regard effeuiller les alentours. La demie de midi marquait l’horloge d’un bien-être pacifié des allées-venues

de la matinée. Deux tables à ma gauche, une femme avait pris place et consultait le menu. Tout en

elle était gris. La tenue, déjà automnale ; la coiffure, au chignon sans apprêt, dont la teinte, d’un blond

timide, paraissait s’excuser des traits qu’elle renvoyait ; le regard occulté par des lunettes à épaisse monture,

le geste discret, l’attitude compassée. Je ne pouvais lui donner d’âge ; sans doute jeune encore, mais

une jeunesse étouffée, comme pour s’en débarrasser au plus vite, une vilaine maladie qu’il eut fallu taire.

L’inconnue tranchait parmi les tablées animées, mais ce fut son étonnant compagnon qui cristallisa mon

intérêt. En vis à vis, coi, bien droit sur sa chaise, au garde-à-vous, attentif au moindre mouvement de la

dame, le regard collé au sien ; aussi taiseux qu’une statue de portail, aussi immobile qu’un lama en prière :

un chien ! Sorte de fox-terrier.

Au milieu des grappes de commensaux volubiles, l’image de ce face à face, figé et silencieux, m’apparut

d’une désespérante tristesse. Autour d’eux, un vide sidéral creusait un sentiment de solitude quasi

insupportable. Une solitude complice dans le brouhaha environnant, telle une forteresse toisant la multitude

qui ne saurait l’atteindre, indigne de sa verticalité. À la fois reproche et appel muet, que nous renvoyaient

ces deux êtres. Et je me pris à songer à tous ceux, délaissés pour compte, si invisibles aux oeillères

du chemin . Nul ne sait comment nos aïeux vivaient leur communauté humaine ? — et je me suis toujours

gardé de quelque nostalgie de circonstance ; pour autant, notre présent fonde une humanité autiste, et

même le mot humanité paraît trop chargé d’empathie pour désigner l’amniotique dans lequel nous baignons.

À ces deux solitudes immédiates, répondait un couple à la table voisine. L’homme lisait compulsivement

la page des sports du journal local pendant que la femme, collée à son smarphone, semblait tweeter

la terre entière. Depuis qu’ils s’étaient attablés, ils n’avaient échangé aucune parole. Dit-on bien que l’amour

ne dure que trois ans ? Le repas fini, l’inconnue se leva, suivi de son ombre canine, sans que le couple lui

daigna le moindre regard. Je les vis s’éloigner – elle et lui, lui et elle – se diriger vers la plage ; les aperçus

encore, jusqu’à les deviner. Deux mouvantes ponctuations qui se fondirent dans l’étincellement marin.

Patrick Pierre Roux

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Art Blakey

Art, métronome perpétuel du rythme,

Qui tanne ses peaux, à grands coups de baguettes ;

Maître du beat, ponctué de borborygmes,

Dans un club perdu, au fond de la planète.

C’est une nuit de pleine lune intense,

Est-ce à Malicolo ? ou rue Saint Benoît ?

Frappes pour ne pas entendre le silence,

Tout le soul de ton druming libère sa foi.

Les Jazz Messengers veulent donner de la voix,

Mais sous tant de coups redoublés, tout vacille,

Difficile dès lors de respecter la loi,

Pour Lee Morgan le solo n’est pas facile.

Whisper Not, le thème est très mélodique,

Swing, pulsation génératrice d’hommages,

Mais rien ne parlera mieux que tes mimiques,

Dans un roulement venu du fond des âges.

Emporté dans le flux saccadé des tambours,

Dodelinant au cliquetis des cymbales,

Effleurées, caressées, traitées avec amour,

Pour ce public, émerveillé dans la salle.

Le jazz est merveilleux sous tes doigts de génie,

Le concert fini, quant on rentre sur le tard,

Jamais ton feeling ne tombera dans l’oubli,

Art Blakey, fais attention de «Bâcler ton Art».

Raymond Bourely

Musique : Whisper not - Benny Golson)

Le coeur ou bien l’esprit ?

Vous vous excusez bien, pour vos fautes j’entends,

Quand vous dites toujours :« Avec le cœur j’écris »;

C’est assez étonnant et cela sous-entend

Que vous avez du cœur mais pas du tout d’esprit !

En choisissant le cœur vous vous trompez d’organe

Ce n’est qu’un muscle creux par connaissance acquise !

Et vous ne sortirez d’une pompe et de vannes

Ni de grand sentiment ni de matière grise !

Le cœur, toujours le cœur mais c’est d’une bêtise !

Et pourquoi pas la rate ou bien alors le foie ?

Je pourrais dire aussi, lorsque je poétise :

« Je suis bien sûr d’avoir l’esprit au bout des doigts ! ».

Remarquez quand je lis certains de vos papiers,

Je vous soupçonne fort d’avoir écrit pareil,

Non pas avec vos mains mais avec vos deux pieds :

Votre esprit est alors au bout de vos orteils !

Lorsque vous écrivez ne vous méprenez pas

C’est bien votre cerveau qui guide votre main

Ce n’est pas votre cœur, ni même vos abats

Qui cacheraient bien mal les sentiments humains !

Car c’est bien votre esprit, votre conscience ou âme

Qui vous donne bien sûr la faculté d’écrire,

Sur le temps et les gens, les hommes et les femmes

Surtout parler d’amour, de bonheur et de rires !

Si vous faites des fautes, c’est là votre malheur

Car c’est dans votre esprit que naît le mal pensant !

Et si vous écrivez vraiment avec le cœur,

Vos fautes d’écriture sont vos caillots de sang !!!

Jocelyn PERPIGNAN

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Dans le regard...

Dans le regard de l’Autre

Il y a les voyages

A entreprendre

Les beautés du Monde

A imaginer

Les énigmes

A déchiffrer

Les différences

A découvrir

Les richesses

A échanger

La surprise

A partager

L’indifférence

A vaincre

L’innocence

A conserver

Dans le regard de l’Autre

Il y a l’effroi de l’horreur

A effacer

L’angoisse du lendemain

A bannir

L’intolérance

A combattre

La confiance

A redonner

Le mépris

A ne pas accepter

Dans le regard de l’Autre

Il y a l’espoir d’être aimé

Le bonheur

A créer

Derrière le regard de l’Autre

Il y a l’Autre.

A respecter.

Gérard GAUTIER

Portrait

Princesse aux pieds nus

Qui a traversé notre vie

Grande fille jolie

Qui paraissait perdue

Les yeux en tristesse

Le cœur en détresse

Les bras en tendresse

Pourquoi pleures-tu ?

Demain n’est pas loin

Ne dis pas que tout est foutu

Garde L’espoir

Garde-le bien

Rien n’est jamais tout noir

Rien n’est jamais rien.

Dans le soir qui vient

Regarde le ciel, regarde-le bien

Regarde aussi les étoiles qui brillent

C’est pour toi, pour toi seule, petite fille !

André BONNIFAY

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« Oh ! Mon enfance ! »

Des filets de lumière filtrés par les volets chatouillèrent mon visage. Je

remontais la couverture sur mon front pour maintenir l’ombre de la

nuit sur mon sommeil qui déjà, s’évaporait. Mon corps alourdi refusait de

bouger, mais mon esprit, derrière mes yeux clos, respirait sa conscience

de la journée nouvelle.

Le tic tac du réveil brisa le silence et se mit à tambouriner mes tempes.

Je m’énervais, changeais de place, mais tenace, ce rythme obsédant me

poursuivait. Et voilà-t-il pas, en plus, le chant des oiseaux ! Des hirondelles

avaient fait leur nid au-dessus de la toiture de ma chambre. L’appel

des petits tout déplumés, le corps rose et le bec toujours éclos qui

attendaient le dépôt de nourriture portée par leurs parents, serinait ma

patience. Au loin, l’écho d’un moteur… Son connu ! C’était le motoculteur

du voisin cassant des mottes de terre afin d’aérer et de préparer le terrain

à de nouvelles semences.

Un autre bruit perçu… Et ce dernier, me fit bondir du lit, ouvrir grand

les yeux, fenêtres et persiennes. Le jour afflua et m’engloutit tout entière.

Je respirais l’herbe coupée, l’humus fraîchement retourné, humide, et les

cris joyeux des enfants, sautant, éclaboussant. Me voilà plus du tout dans

les temps de farnienter, mais ceux de bouger, m’amuser, vivre, quoi !

Je descendis les escaliers quatre à quatre en m’imaginant le goût de mes

tartines de confiture qui craqueraient dans ma bouche, mais impatiente :

point d’halte. J’ignorais l’odeur du café.

Déjà je courais, accompagnée de ma respiration et du claquement régulier

de mes savates sur le sol. J’écoutais le bruissement des hautes herbes

écrasées sur mon passage et le tumulte de la course de la rivière qui trépignait

mon impétuosité. Tout s’amplifiait au fur et à mesure que je me rapprochais

ainsi que cette vague d’air frais engouffrée dans mes poumons.

Je sautais dans l’onde vive, rafraîchie d’une gerbe de gouttelettes précipitées

dans le courant avec un chant de clochettes. Ma tête, sous l’eau,

absorba tous les sons. Un moment, tous les bruits devinrent lointains et

lorsque je remontais à la surface, ils se démultiplièrent. Il n’y avait plus,

quatre ou cinq enfants qui criaient, mais au moins une bonne dizaine !

Cela ne dura qu’un instant et mes yeux me firent oublier ce que j’entendais.

Je jouais, m’amusais et, « oh ! Mon enfance ! », c’était chouette !

Michelle Velay

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Devinez comment s’appelle ma ville...

Des Romains t’ont fondée il y a fort longtemps

Ma Ville ensoleillée, ma ville lumineuse

Bâtie sur sept collines, balayée par les vents

Tu écoutes le chant de tes cigales, heureuse.

De tous les coins du monde, on vient pour admirer

Tes antiques vestiges ayant vaincu le temps,

Majestueuse et blanche, ta Maison Carrée

Sauvée des eaux bien miraculeusement.

Montez les marches du Jardin de la Fontaine.

Ecoutez l’eau coulant dans les Thermes romains.

Grimpez plus haut, parmi les cyprès et les chênes.

Contemplez, silencieux, la Tourmagne, au loin.

Ceux qui aiment les cris, les mouvements, la foule,

La force des taureaux, l’odeur âcre du sang,

Aux Arènes se pressent, sur les gradins, violents.

Corridas, Matadors s’imposent dans ma ville !

Ceux qui aiment le calme, l’ombre vont ailleurs,

Dans la vieille ville, aux rues étroites, aux pierres sèches

Sous les vagues des tuiles ocres, quel bonheur !

Volets fermés, ciel bleu caché, mais quelle fraîcheur !

Rosadèle2

Quatre cavaliers

Quatre cavaliers se détachent

Sur un fond de ciel bleu clair,

Et avancent

Sur une plage de sable fin, déserte...

Les chevaux vont droit dans la mer

Et s’élancent,

Leur tête se balancent, mollement,

Au dessus des vagues

Dans une danse belle et fière.

Marjolaine

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Monsieur le Loup

Le loup aime les choses défendues,

Particulièrement ces fruits,

Qu’il dévore goulûment,

Qui éveillent son appétit.

Ces fruits ont l’odeur du printemps,

L’odeur du temps,

Du vent qui a tourné,

Faisant valser gaiement leurs robes dentelées.

Il se dit agneau, le corniaud !

Mais, le soir venu,

C’est ses habits de bourreau

Qu’il a revêtu.

Il se plaît à rôder, le loup cruel !

À l’ombre du soupçon,

Il s’égare dans vos ‘ruelles’,

Prêt à faire le bon.

Il est si gentil, Monsieur le Loup !

Retroussant babines et manches,

Il se fend de révérences ;

Il se donne de l’importance !

Mais, quand il fond dans les alcôves,

Un rictus tout croc dehors,

De ses yeux, il entame la chair,

Et tout contre elles, il se love.

Le loup annonce toujours la couleur !

Il ne veut que du vermeil, du rouge,

De belles nuances joyeuses,

Mais surtout pas de leurres !

Car, bien que le loup l’ait déjà eu.

Il se sait traqué par le vaillant protecteur

Des mets et plaisirs défendus.

Il le craint tout de même, ce foutu chasseur !

Au final, le loup n’a vraiment aucune morale,

Ni aucun scrupule aux vues de ses desseins,

À manger les fruits tout cru,

À n’en laisser rien.

Jolis fruits à l’air si savoureux,

Plein de promesses, mais à peine faits,

N’ont pas suffisamment, étaient gorgés,

Du savoir onéreux de la vie.

Car un fruit abîmé,

Est peut-être moins «jolie»,

Mais offre de toutes autres nuances,

Et saveurs sublimées.

Voilà ta morale,

Monsieur le Loup !

Fait en donc ce que tu peux,

Mais, plus de méchants coups !

poésie et peinture

de Laura Repetto

Si vous voulez entrer en contact avec l’un de ces auteurs,

écrivez nous par mail ou par la poste ou... 0684210183!

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Association C’KDO,

la boutique gratuite pour tous

Cela fait déjà un an que la boutique C’KDO a ouvert ses portes

au 10 de la rue Richelieu à Nîmes. Tenue par une équipe de 4

ou 5 bénévoles qui se relaient, c’est un lieu où l’on peut donner

des objets qu’on utilise plus et où l’on peut venir chercher ce dont

on a besoin gratuitement, tous les mercredi et jeudi de 14h à 17h.

A part les vêtements et les chaussures, on trouve de tout :

de la vaisselle, des luminaires, des claviers d’ordinateur,

des fils électriques, et beaucoup de livres et de vidéos aussi…

C’est Lucile, une bénévole de l’Association C’KDO qui m’accueille. Elle m’invite à m’asseoir pour me raconter

l’histoire de cette boutique extraordinaire nichée dans ce quartier Richelieu qu’elle aime tant et où elle a vécu

pendant plusieurs années. Maintenant, elle vit à l’autre bout de la ville, mais elle continue à venir ici,

où elle aime cette ambiance sympathique et chaleureuse entre les gens. D’ailleurs, elle travaille

au centre social Emile Jordan rue clerisseau et sa fillette continue à suivre sa scolarité à l’école primaire Pierre

Semard avec Rafaelle, sa « super » maîtresse qui a plein de bonnes idées pour intéresser ses

élèves (voir notre article « Ecole Pierre Semard « ça tourne ») … La Boutique C’Kdo est plus qu’une

boutique. C’est un lieu de rencontres aussi où on peut échanger des idées pour améliorer la vie

du quartier Richelieu et partout si on veut. Une boite à idées est mise à la disposition des visiteurs à cet effet.

Un lieu de convivialité dans le quartier…

Au moment de ma visite, il y a 3 autres personnes dans la boutique.

Un jeune garçon qui regarde des livres et des vidéos, une dame du

quartier qui cherche des verres, et qui se met à discuter avec un vieux

monsieurdu quartier, qui fait des réparations diverses pour ses voisins.

Aujourd’hui il est venu chercher du fil électrique… Il est content de

nous raconter qu’il aime bien bricoler et rendre service autour de lui.

Dernièrement, il a réparé un vélo pour un jeune garçon qui lui a envoyé

plein de copains qui eux aussi avaient leur vélo à faire réparer…

Du coup, il est débordé et vient voir ce qui est disponible dans la

boutique C’KDO en prévision d’autres menus travaux domestiques.

L’origine de la boutique C’KDO

Christine Tome de l’association C’faire s’est inspirée du modèle des free-shop allemands pour ouvrir cette boutique.

Une façon de créer un lien social par un don gratuit que l’on fait et que l’on reçoit aussi. Les visiteurs

viennent de partout. La moitié d’entre eux sont des résidents des quartiers Richelieu, Gambetta et proches,

mais des personnes de toutes les parties de la ville et aussi des petits villages alentours viennent aussi.

Une quarantaine de visiteurs viennent à chaque ouverture, dont 5 ou 6 donneurs. Certains sont des habitués

qui apportent régulièrement des objets et d’autres des fidèles des lieux pour dénicher toutes sortes de choses.

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Le rayon bibliothèque et vidéothèque est le plus fourni. Lucile me raconte qu’il

y a beaucoup de monde qui vient y prendre des livres et des vidéos et que souvent,

une fois lus ou visionnées, les livres ou vidéos sont ramenés et échangés

contre d’autres et ainsi de suite. Comme ça tout le monde peut en profiter !

On trouve toutes sortes de livres, dont certains dédiés à l’Art. D’ailleurs,

un des responsables de la bibliothèque de l’école des Beaux-arts vient

souvent dénicher de quoi alimenter son stock pour les élèves artistes…

Comment ça marche ?

Un panneau d’affichettes intitulé «Petites règles de convivialité » indique la marche à suivre :

Je donne des objets propres et en bon état d’usage, sauf les vêtements et chaussures

Je peux laisser ici mes coordonnées si je souhaite prendre ou

donner un objet volumineux

Je remets en place sur les étagères les objets que j’ai déplacé.

Les bénévoles me remercient…

L’association n’est pas responsable en cas de dysfonctionnement

des objets que j’ai pris…

Je suis solidaire, je partage et je ne prends pas plus de 3 objets

par semaine…

Je remarque des objets avec des étiquettes « c’faire » je ne les

prends pas car ils appartiennent à la boutique…

Les bénévoles de C’Kdo ne peuvent pas se déplacer à mon

domicile pour prendre les objets que je veux donner…

J’ai une idée pour améliorer la vie de mon quartier, ma ville… Je la dépose dans la boite à idées…

L’avenir…

Cette boutique C’Kdo n’a pas vocation à perdurer. Christine

Tome, sa créatrice, est en train de réfléchir à la possibilité d’implanter des

give box dans le quartier Richelieu et alentours afin que les habitants gèrent

«en autonomie» leurs biens à recycler en citoyens solidaires… Des démarches

auprès des institutionnels sont prévues d’ici la fin de l’année 2016.

La Givebox, la boite qui donne de la générosité… Inventée à Berlin il y a trois

ans, la Givebox (littéralement “boîte à donner”) s’est propagée un peu partout

dans les rues de la ville. Son principe est basé sur l’échange, on y dépose

ce dont on ne se sert plus et on y prend ce qui nous intéresse. Depuis,

elle est apparue au Canada, en Espagne, en Angleterre mais aussi

en France dans des lieux associatifs ou culturels. Ce phénomène qui est amené

à se développer est révélateur d’une grande part des citoyens à vouloir “consommer durable”.

C’KDO, la boutique gratuite pour tous 10, rue Richelieu.

Ouverte mercredi et jeudi de 14 heures à 17 heures.

Fermé pendant les vacances scolaires

Une initiative de l’association C’Faire (voir coordonnées page 25)

Renseignements au 04 66 36 23 19 et par mail à contact@cfaire.fr.

À suivre sur Facebook à la page “Boutique Gratuite C’KDO”.

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Propos recueillis

Fabienne Scharf


Ils sont de retour dans le quartier !

Les Compagnons Batisseurs

Des travaux d’entretien, de décoration ou d’amélioration à réaliser dans votre logement ?

Apprenez à bricoler, c’est facile ! L’atelier de quartier vous propose :

L’accompagnement d’un professionel pour vous conseiller sur les travaux à entreprendre (matériaux, techniques,

coût, durée), une économie sur l’achat de matériaux : vous ne payez que 10 % du coût total, l’appui d’un technicien

pour réaliser et faire avec vous les travaux dans votre logement, une entraide entre habitants : vous nêtes

pas seul sur le chantier, vous les aidez, ils vous aident. Au fur et à mesure vous rencontrerez d’autres habitants

du quartier. Des informations sur différents thèmes : économies d’énergie, droit et devoirs des locataires et propriétaires,

sécurité du logement, techniques de bricolage... et le prêt de matériel et d’outils si nécessaire pour

poursuivre votre chantier.

Contact : Franck HERMET, chargé d’animation Technique et Territoriale

Tél. : 06.78.34.10.59 - Mail : f.hermet@compagnonsbatisseurs.eu

Les Confrères

«De Gambetta à Richelieu»

Bulletin d’information du Centre Social Emile Jourdan.

Le Centre Social Emile Jourdan est une véritable «ruche» où il se passe plein de choses.

C’est aussi un lieu ressource pour toutes sortes de services.

Centre social Emile Jourdan, 2A rue Clerisseau - 30000 Nîmes

Tel.: 04.30.06.77.40 - Mail : centre.emile-jourdan@ville-nimes.fr

«Au fil, du Gambetta - des jardins à l’enclos»

Journal de Comité de Quartier Gambetta - Révolution. Une équipe dynamique anime ce Comité.

De la Fête des vins au Carnaval des enfants en passant par la chasse aux oeuf de pâques, le loto ou la

fête du quartier, le comité participe à de nombreux événements et prend des initiatives dans la vie locale.

Permanence : tous les lundis de 14h à 16h «Chez mémé» 5 bis, rue Fléchier.

Tel.: 04.66.21.14.14 - Mail : comitédequartiergambetta@gmail.com

L’EKO des quartiers

Le projet : L’EKO des Quartiers veut être le lien, la caisse de résonance et la synthèse de l’expression

des quartiers et de leurs habitants en favorisant la pluralité du débat d’idées et d’opinions.

A travers un site multimédia, un journal papier distribué gratuitement, qui en serait la synthèse, le projet

vise à la création d’un nouveau média de proximité. Les contenus rendront compte de l’actualité sociale

et culturelle mais aussi des débats, de la parole du citoyen, de la découverte ou la redécouverte

des quartiers périphérique de Nîmes : Route d’Arles - Mas de Ville, Richelieu, Gambetta, Chemin bas

d’Avignon, Mas de mingue, Pissevin et Valdegour. L’EKO des Quartiers est édité à 2000 exemplaires

par l’association NegPos et avec le concours de la Drac Languedoc-Midi-Pyrénées.

Siège Social : 1, cours Némausus 30000 Nîmes

Site web : ekodesquartiers.net - Facebook : www.facebook/EKO-des-quartiers

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Infos Express


Les bonnes adresses !

Le SPOT

Le Spot est un espace hybride de 500 m² situé au 8, rue de l’Enclos Rey à Nîmes. Il se définit comme un lieu

dédié à l’évènementiel, une pépinière de projets, un vivier de compétences : Des expos, des concerts et une

cantine ouverte du lundi au vendredi de 12h à 14h.

Site : http://lespotnimes.com - Tél. : 04.66.36.85.64 - Mail : lespotlasso@gmail.com

Retrouvez également le SPOT sur Facebook : https://www.facebook.com/lapageduspot/

Le Théâtre du Périscope et l’association Kaléidoscope

Programmation de spectacles pluridisciplinaires axés sur les écritures actuelles et créations contemporaines.

Des résidences d’artistes. Un accompagnement à l’émergence de compagnies régionales. Des actions culturelles

dans le cadre de la Politique de la Ville et des ateliers de pratiques artistiques amateurs.

Adresse : 6 rue de Bourgogne – 30000 Nîmes.

Site : www.theatreleperiscope.fr - Tél. : 04 66 76 10 56 pour en savoir plus !

La Frip’Bonheur

Friperie associative : Association ADIIES

Adresse : 16 rue Enclos Rey - Tél. : 07.58.49.72.77

Jours et horaires d’ouvertures :

Lundi 10h - 12h et 14h - 17h

Mardi 14h - 17h

Mercredi 10h15 - 11h30 et 14h - 17h

Jeudi 14h - 17h

Vendredi 10h - 12h et 16h - 18h

ARAP Rubis

Association de bienfaisance, loi 1901, d’action de santé communautaire en milieu prostitutionnel sur le

département du Gard, Région Languedoc-Roussillon, France.

siège social et adresse postale : 23, rue de Beaucaire - 30000 Nîmes - France

Tél. : 33+(0)9 82 27 26 00 - Mail : integration.rubis[@]gmail.com

Permanences : lundi et vendredi de 9h à 12h et de 13h à 18h et sur rendez vous.

Comité de Quartier Richelieu - Les Carmes

47, rue Pierre Semard, 30000 Nîmes - Du mardi au jeudi à partir de 18h et le vendredi à partir de 15h.

L’association C’Faire

(Centre formation - accompagnement - insertion - retour emploi)

Cette association a été créée le 15 janvier 2008 et a pour objet social la mise en oeuvre d’actions de

socialisation, de valorisation, d’insertion et de formation en direction de tout public.

Siège Social : 62, rue Notre Dame à Nîmes - Tél. : 04.66.36.23.19 - Mail : contact@cfaire.fr

JFH

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Ni oubli, ni haine * ... le 7 Janvier 2016

In memoriam

Charlie ! *

* Selon la formule des rescapés des camps

de concentration nazis durant la 2 ème guerre mondiale

* Fidèles à l’esprit Charlie nous publions ces dessins

du regretté Charb sans autorisation.

Adresse :

Soutenez notre action !

Adhérez à l’association Beau Parleur

Nom : Prénom :

Tél : Mail :

Adhésion pour l’année 2017 - 10 €

Envoyez votre chèque et ce bulletin à : Association Beau Parleur - 47 rue Pierre Semard 30000 Nîmes

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Ecole d’application

du Mont Duplan

Les portraits chinois des élèves de CM2

(Merci à Monsieur

Bourdoiseau, directeur

et à Madame Annie Veron, professeur,

pour leur collaboration !)

Dans le cadre d’un projet sur le journalisme, les élèves de CM2 de l’école

d’application du Mont Duplan ont écrit des portraits chinois. Il s’agit d’identifier

ses goûts, ses préférences au travers d’un questionnaire entièrement basé sur

l’identification d’objets, d’éléments…

Si j’étais un sport, je serais du cirque.

Si j’étais une couleur, je serais du violet.

Si j’étais un objet, je serais une boussole car je voyagerais.

Si j’étais un animal, je serais une tortue car elle me désigne.

Si j’étais un métier, je serais sage femme.

Si j’étais une ville, je serais Montréal.

Si j’étais une série, je serais « H2O ».

Aimy

Si j’étais une série, je serais « La ligue des justiciers dieux et monstres ».

Si j’étais un pays, je serais le Maroc.

Si j’étais un sportif, je serais Ronaldo.

Si j’étais un animal, je serais un cheval.

Si j’étais un pays, je serais l’Espagne.

Si j’étais un objet, je serais des chaussures.

Si j’étais un métier, je serais une nageuse.

Si j’étais une couleur, je serais le rouge.

Si j’étais une série, je serais « Chica Vampiro ».

Si j’étais un sport, je serais de la natation synchronisée.

Calie

Si j’étais un animal, je serais le faucon.

Si j’étais une couleur je serais le rouge.

Si j’étais un objet, je serais des Cartes Pokémon.

Si j’étais un métier, je serais policier.

Si j’étais un animal, je serais un lion.

Si j’étais un sport, je serais le football.

Si j’étais une couleur, je serais les couleurs du Ying et du Yang.

Si j’étais un objet, je serais une brosse à dents.

Si j’étais un pays, je serais la Russie.

Si j’étais un métier, je serais gendarme.

Si j’étais une série, je serais « Le tigre », une série que j’ai vue sur l’ordinateur.

Ruslan

Amine

Si j’étais un animal, je serais un requin.

Si j’étais une couleur, je serais le vert.

Si j’étais un sportif, je serais un boxeur.

Si j’étais un objet, je serais un katana.

Si j’étais un pays, je serais la Russie.

Si j’étais une série, je serais « les Simp-son ».

Si j’étais un métier, je serais un docteur.

Rakhman

Si j’étais un animal, je serais un tigre.

Si j’étais un pays, je serais le Canada.

Si j’étais un objet, je serais un ballon de rugby.

Si j’étais un métier, je serais un mécani-cien.

Si j’étais un sportif, je serais Morgan Parra.

Si j’étais une série, je serais « Hawaï 5-0 ».

Si j’étais une couleur, je serais le bleu.

Ryan

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Si j’étais un animal, je serais une jument.

Si j’étais un pays, je serais l’Espagne.

Si j’étais un objet, je serais un appareil photo.

Si j’étais un métier, je serais danseuse.

Si j’étais un sportif, je serais Teddy Riner.

Si j’étais une couleur, je serais le rouge.

Si j’étais une série, je serais « Grand ga-lop »

Eva

Si j’étais un animal, je serais un guépard.

Si j’étais une série, je serais « Sam&Cat ».

Si j’étais un pays, je serais les Etats-Unis.

Si j’étais un objet, je serais un téléphone.

Si j’étais un sport, je serais la danse.

Si j’étais une couleur, je serais le bleu.

Si j’étais un métier, je serais danseuse professionnelle.

Si j’étais une série, je serais une série japonaise.

Si j’étais un métier, je serais fauconnier.

Si j’étais un animal, je serais le faucon pèlerin.

Si j’étais un pays, je serais l’Azerbaïdjan car c’est mon pays natal.

Si j’étais un sport, je serais le water polo.

Si j’étais une couleur, je serais le jaune, car j’aime beaucoup les couleurs vives.

Si j’étais un objet, je serais un katana, car je pratique les arts martiaux.

Djamal

Lina

Si j’étais un animal, je serais le chien car cet animal est très fidèle.

Si j’étais une série, je serais « the flash » car c’est très amusant de savoir l’histoire.

Si j’étais un pays, je serais l’Italie car on y mange bien et c’est très joli.

Si j’étais un sport, je serais le tennis.

Si j’étais une couleur, je serais la couleur vert-fluo.

Si j’étais un métier, je serais astronaute.

Si j’étais objet, je serais le réveil car je crie chaque matin.

Léo

Si j’étais un animal, je serais une chienne.

Si j’étais un pays, je serais le Brésil.

Si j’étais un objet, je serais un Iphone 8.

Si j’étais un métier, je serais magistrate (présidente du tribunal).

Si j’étais une sportive, je serais Oriane Lechaut car elle est championne de gym aux J.O.

Si j’étais une couleur, je serais le violet.

Si j’étais une série, je serais « Chica Vampiro ».

Si j’étais un animal, je serais un lapin car c’est mignon.

Si j’étais un métier, je serais actrice car c’est un métier drôle, on s’amuse beau-coup

et je suis passionnée par ce métier génial.

Si j’étais un pays, je serais l’Algérie car c’est mon pays d’origine.

Si j’étais un objet, je serais un téléphone.

Si j’étais un sport, je serais le hip-hop.

Si j’étais une série, je serais « Les Marseil-lais et les chtis VS Le reste du monde ».

Si j’étais une couleur, je serais le rouge car c’est ma couleur préféré.

Si j’étais un animal, je serais un aigle.

Si j’étais un pays, je serais Tahiti.

Si j’étais une couleur, je serais le bleu.

Si j’étais une série, je serais « Marvel ».

Si j’étais un sportif je serais Teddy Riner.

Si j’étais un métier, je serais humoriste.

Si j’étais un objet, je serais un couteau.

Swann

Maïssam

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Astrid

Si j’étais un sport, je serais la gym.

Si j’étais une couleur, je serais le violet.

Si j’étais objet, je serais une télé.

Si j’étais un pays, je serai le Canada.

Si j’étais un animal, je serai une louve.

Si j’étais un métier, je serais une maîtresse.

Si j’étais une série, je serais « Chica Vampiro ».

Sarah


Si j’étais un animal, je serais un chaton.

Si j’étais un pays, je serais le Portugal.

Si j’étais un objet, je serais des talons.

Si j’étais un sport, je serais la gymnastique ou la danse.

Si j’étais une couleur, je serais le violet ou bien le rouge.

Si j’étais une série, je serais « Chica Vampiro ».

Si j’étais un métier, je serais une star.

Victoria

Si j’étais un animal, je serais le renard blanc.

Si j’étais un pays, je serais l’Amérique.

Si j’étais un objet, je serais une tablette.

Si j’étais un métier, je serais styliste.

Si j’étais un sport, je serais de la danse.

Si j’étais une couleur, je serais le violet.

Si j’étais une série, je serais « Icarly ».

Yuna

Si j’étais un métier, je serais militaire.

Si j’étais un animal, je serais un lion.

Si j’étais un objet, je serais un poing américain.

Si j’étais un sport, je serais le rugby.

Si j’étais une série, je serais « The walking dead ».

Si j’étais une couleur, je serais la couleur noire.

Si j’étais un pays, je serais l’Algérie.

Souliman

Si j’étais un animal je serais un chiot.

Si j’étais un pays je serais les Etats-Unis.

Si j’étais un objet je serais un Iphone.

Si j’étais un métier je serais une star.

Si j’étais un sport je serais la musculation.

Si j’étais une couleur je serais le noir.

Si j’étais une série je serais « Chica Vampiro ».

Manelle

Si j’étais un animal, je serais un chaton car c’est très mignon.

Si j’étais un pays, je serais la Tunisie.

Si j’étais un sport, je serais le handball car je le pratique.

Si j’étais un métier, je serais coiffeuse.

Si j’étais une couleur, je serais le bleu clair.

Si j’étais un objet, je serais un cœur en porcelaine.

Si j’étais une série, je serais « Soy luna ».

Iness

Si j’étais un animal, je serais un rhinocéros.

Si j’étais un sportif, je serais le coureur qui va le plus vite au monde.

Si j’étais une couleur, je serais le jaune.

Si j’étais un objet, je serais un stylo.

Si j’étais un pays, je serais le Laos.

Si j’étais un métier, je serais dessinateur.

Si j’étais une série, je serais « Dragon Ball Z »

Alfred

Si j’étais un animal, je serais un chaton.

Si j’étais un métier, je serais styliste.

Si j’étais un pays, serais le Portugal.

Si j’étais un sport, je serais le basket.

Si j’étais un objet, je serais un bol.

Si j’étais une série, je serais « Chica Vampiro ».

Si j’étais une couleur, je serais le bleu parce que c’est la couleur de la mer et des océans et toute

ma famille aime cette couleur.

Louna

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Les coulisses de l’exploit

Quand on va voir un spectacle, on ne s’imagine pas tout ce qui s’est passé «avant» pour que le spectacle

commence ! ... C’est un peu la même chose quand on s’inscrit à une activité associative dans le cadre de ses

loisirs. On ne sait pas toujours que dans l’ombre, des petites mains s’agitent et des grands bras se tendent

pour agir et partager, coûte que coûte. Ainsi, les exploits que le public applaudit ne sont que la partie

visible des choses. En fait, c’est dans les coulisses que se font les véritables exploits, les plus humains peut-être.

Pour notre association l’année 2016 à été marquée comme toujours par des rencontres formidables, des émotions

artistiques inoubliables, des bonnes nouvelles et... Une mauvaise... La mauvaise nouvelle c’est la baisse de notre

subvention au titre du Contrat de Ville de la part du Conseil Départemental du Gard.* Sont concernées, les actions

culturelles «gratuites» que nous proposons tout au long de l’année dans le Quartier Richelieu à Nîmes. A savoir :

«Les Beaux Dimanches !», rendez-vous mensuels récré-actifs et culturels (voir page 31) et le magazine que vous avez

entre les mains, ainsi que notre participation régulière à la vie des Quartiers Gambetta et Richelieu. Oui, il nous à

fallu faire des prouesses pour maintenir ces activités là jusqu’à la fin de l’année ! Mais nous savons déjà que c’est au

cours de l’année 2017 que se feront sentir les conséquences désastreuses de cette baisse importante de financement.

Néanmoins, parmi les bonnes nouvelles, il y a l’attribution

d’une petite subvention via la réserve parlementaire

du Député Christophe Cavard au titre de la Cohésion Sociale,

l’augmentation du nombre de nos adhérents, la fréquentation

nombreuse et renouvelée du public des «Beaux Dimanches !» ou

le nombre important de textes reçus pour le magazine. Et parmi les

bonnes nouvelles, il y a aussi le succès que nous avons remporté

cette année au Festival off d’Avignon. Il s’agissait du spectacle

«Arthur Rimbaud en morceaux» interprété par Jean-François Homo,

avec Albin Fontalba à la régie, joué pendant les trois semaines du

Festival. Sur le plan purement artistique, ce fut en effet l’événement marquant de notre saison. Là encore, beaucoup

d’exploits en coulisses pour faire venir les spectateurs, les journalistes, les acheteurs de spectacles, sans oublier les

collages d’affiches et les distributions de prospectus !... Heureusement, le résultat fut positif : de bonnes

critiques de la Presse et des projets de tournées. Quand on sait le prix de la location d’une salle de théâtre

au Festival d’Avignon et tous les frais qu’une telle aventure nécessite, on comprend bien l’importance d’un

soutien de la part des collectivités locales. Merci donc au Service Culture de la Ville de Nîmes pour l’aide à la

création et à l’exploitation et au service Culture du Conseil Départemental du Gard pour l’aide à la diffusion.

Durant ces derniers mois, toujours dans les coulisses, nous avons constitué de nouveaux dossiers de

demandes de subventions avec l’élaboration de nouveaux projets. D’ores et déjà nous réfléchissons à l’organisation

d’une journée entière consacrée à la parole sous toutes ses formes et dans tous ses habits de scène.

Une «Journée Volubile», un événement fédérateur pour toutes celles et tous ceux qui ont des choses à dire...

Encore des exploits en perspective !

Sophie Foubert

Présidente de l’association Beau Parleur

* La subvention attribuée par la Ville de Nîmes au titre du Contrat de Ville est restée stable. La subvention des

services de l’état (Cget - Cohésion Sociale) est en légère augmentation pour l’année 2016.

Permanences Publiques de l’association Beau parleur à la Maison de Quartier Richelieu -

les Carmes - 47, rue Pierre Semard - Nîmes. Tous les mardis de 10h à 17h.

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Ah ! Les beaux

dimanches !

Ce rendez-vous mensuel auquel nous vous invitons chaque mois depuis plusieurs années est une action menée

dans le cadre du Contrat de Ville. Il s’agit de tisser des liens entre des gens de tous âges et de toutes origines,

de susciter, favoriser l’expression, la solidarité, de valoriser la mémoire et l’identité du quartier Richelieu.

Ces après midis «récré-actifs» se déroulent en 3 parties.

1. Chroniques et facéties : les Beaux Parleurs de l’association prennent la parole

2. Des artistes professionnels présentent un extrait de leur spectacle

3. Tout le monde se retrouve et échange autour d’un goûter partagé

Et tout cela est gratuit !*

Prochains Beaux Dimanches !

Février - MOUETTE et CHARDON - chansons et sketches

Mars - Le choeur de Saint Mathieu de Treviers - direction Hervé Loche

Avril - Surprise !

* Grâce au soutien financier du Conseil Départemental du Gard - du CGET - de la Ville de Nîmes

et du député Christophe Cavard (Réserve Parlementaire)

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