Les spiritualités nouvelles

edjes

9782873565381

M gr Denis Lecompte

80

Les spiritualités

nouvelles


M gr Denis Lecompte

Les spiritualités nouvelles

Collection «Que penser de…?»


PARMI LES DERNIERS TITRES PARUS

dans la collection « Que penser de… ?»

Pierre de Riedmatten, Le Saint-Suaire, 2011.

Dominique Collin et Dominique Lawalrée, La musique sacrée, 2010.

Arnaud Join-Lambert, Les expériences de mort imminente, 2010.

Silvana Panciera, Les béguines, 2009.

Guilhem Causse, Les banlieues, 2009.

Geneviève Comeau, Le dialogue interreligieux, 2008.

Philippe Wargnies et M gr Pierre Warin, Saint Paul, 2008.

Philippe Cochinaux, L’éthique, 2008.

Marie-Gabrielle Lemaire, Les apparitions mariales, 2007.

Estelle Villeneuve, Jean Radermakers et Jean Vervier, La découverte

du tombeau de Jésus, 2007.

Alban Massie, L’Évangile de Judas décrypté, 2007.

Charles Delhez et Jacques Vermeylen, Le Jésus des chrétiens, 2006.

M gr Denis Lecompte est diplômé de l’École pratique des

Hautes Études, docteur en philosophie, en théologie ainsi que

ès lettres et sciences humaines.

Coordinateur national du service de l’épiscopat « Pastorale,

nouvelles croyances et dérives sectaires » et enseignant au

séminaire régional de Lille, il est recteur du Sanctuaire Notre-

Dame du Saint-Cordon, à Valenciennes, et directeur des

pèlerinages pour le diocèse de Cambrai.

© Éditions Fidélité • 7, rue Blondeau • 5000 Namur

info@fidelite.be • www.fidelite.be

ISBN : 978-2-87356-538-1

Dépôt légal : D.2012, 4323.14

Maquette et mise en page : Jean-Marie Schwartz

Imprimé en Belgique


Introduction

QUE d’évolutions sur notre planète ! Que de

changements en nous et autour de nous ! Les

mentalités évoluent… De ce fait, également, la spiritualité

ou plutôt « les » spiritualités. Qu’elles soient

« nouvelles » ou qu’elles s’enracinent dans l’histoire

et qu’elles se manifestent aujourd’hui renouvelées

ou rénovées…

Comme êtres humains sensés et comme chrétiens,

nous avons à partir de la réalité si nous

voulons vivre dans notre société, de même si nous

souhaitons la faire bénéficier d’un apport enrichissant,

en l’occurrence le fait chrétien. Il s’agit donc

d’examiner la situation de notre société, prendre acte

des sensibilités contemporaines : en la circonstance,

repérer les « spiritualités nouvelles » pour ce qui regarde

notre propos. Il s’agit d’être objectif, au

mieux. Il s’agit de le faire avec ouverture, avec bienveillance

: « Dieu, en effet, a tant aimé le monde

qu’il a donné son Fils, son unique… » (Jean 3, 16).

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Comme chrétiens, nous vivons tout à la fois dans

le monde et dans l’Église. Sauf à devenir schizophrènes,

nous n’avons que trois choix : quitter

l’Église pour le monde, ce que beaucoup trop font

sur la pointe des pieds ; quitter le monde pour une

Église hors du temps ; ou prendre en compte notre

monde dans ses aspirations spirituelles avec discernement

et apport chrétien. « Je ne te prie pourtant

pas de les enlever du monde, mais de les garder du

Mauvais » (Matthieu 24, 25).

Un préalable décisif: la vie

Avant tout, faisons part d’emblée d’une conviction,

fruit d’études et d’expériences, qui sera le

ressort majeur de notre exposé et de notre argumentation.

La réalité fondamentale et primordiale

— et que l’on oublie si vite dans nos considérations,

discussions et projets — c’est la vie, c’est que nous

sommes vivants ! C’est ce qui fait notre être, notre

originalité d’existant ; c’est ce qui nous réunit à tous

les vivants, à tous nos contemporains, quelles que

soient leurs situations. C’est ce qui intéressera tout

humain dans nos conversations, nos échanges, c’est

ce qui fera « tilt » avec toutes les générations ! Toutes

les civilisations ont pour base cette considération :

au premier chef, l’Orient, la Grèce… La grande philosophie,

la spiritualité s’en sont passionnées, mais

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aussi tout concrètement l’engouement pour le sport,

le fait de vivre au jour le jour ou encore celui de

« s’éclater »!

La démarche orientale, si prisée de nos jours, a pour

but de nous faire éprouver l’expérience naturelle d’exister

; cf. l’hindouisme, le bouddhisme, et même le chamanisme

qui revient aujourd’hui. Il s’agit d’une

expé rience pure et incandescente, d’une intensité inexprimable

: notre participation à l’existence. C’est là

une mystique immanente, l’acte d’être qui porte toute

personne et la fait exister à chaque instant, comme

l’exprime Mircea Eliade (1907 – 1986). Cette expérience

d’ordre purement existentiel est prônée par la

philosophie moderne occidentale. Déjà Jacques Maritain

(1882 – 1973) avait développé sa réflexion autour

de cette « intuition de l’être ».

Certes, les traditions orientales prôneront que l’expérience

du Soi est incontestablement mystique au

sens où elle conduit à une saisie immédiate du divin.

La tradition monothéiste (judéo-chrétienne, musulmane…)

qui affirme une distinction réelle entre le

Créateur et la créature, évoquera plutôt une présence

d’immensité, présence créatrice de Dieu à tout être.

Quoi qu’il en soit, le point de départ de toute démarche

est cette prise de conscience que l’existence

est la valeur fondamentale. Philosophie, mystique

naturelle, et notamment la «méditation transcendantale»

si courue de nos jours malgré l’ascétisme qu’elle

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suppose, sont fascinées par cette expérience de base.

Tout être manifeste un amour spon tané pour cet acte

d’exister qui l’arrache au néant et lui permet de s’affirmer

et de s’exprimer. En dépit des contrariétés qui

ne manqueront pas, la joie de vivre en est l’expression

la plus spontanée. Elle est le fruit de la merveille de

ce jaillissement continu de l’être en nous.

Discernement et foi chrétienne

Beaucoup conviennent que notre Église occidentale

connaît une certaine crise. Celle-ci ressort d’une

part de son histoire, de sa propre évolution et,

d’autre part, du contexte de la société qui s’est exagérément

sécularisé : l’Église en dépend, tout en

sachant que « certaines idées chrétiennes devenues

folles » ont influé sur ce contexte. Cette crise pourrait

être en grande partie assumée et dépassée si

les chrétiens se réancraient dans la vie, dans le grand

questionnement de l’homme. La vie, redisons-le,

est ce qui nous réunit à tous les vivants, à tous nos

contemporains quelles que soient leurs situations.

Bien sûr, la plupart de nos contemporains n’expliciteront

pas toujours la démarche exposée dans les

paragraphes qui précèdent. Mais tous ont une

« épaisseur de vie », tous — si un peu d’amitié s’en

mêle et si (avec la merveille de la vie) contrariétés

et souffrances remuent leur cœur — feront part de

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leur questionnement, de leur cheminement, de la

profondeur de leur vie.

C’est donc en étant enracinées dans cette vie et

en la manifestant que seront pointées les sensibilités

contemporaines, les spiritualité nouvelles. À chaque

fois, autant que faire se peut, sera opéré un certain

discernement et une proposition de la foi chrétienne.

Cela ne va pas toujours de soi, car, par définition,

en toute démarche croyante existe « le saut

de la foi ». Par ailleurs, la réalité d’un Autre, d’une

Révélation, est à fonder et justifier… Mais le chrétien

sait aussi que le Christ qui se révèle est présent

implicitement dès le début de la création et en tout

être vivant ! Les aspirations spirituelles de nos con -

temporains sont donc concernées, et leurs sensibilités

sont à prendre en considération.

La foi chrétienne demande sans cesse à être présentée

et située au mieux, ainsi qu’à se trouver en

articulation pertinente avec la vie. Dans l’impulsion

de la Révélation, dans la suite des Écritures et depuis

les Pères de l’Église, la grande Tradition catholique

a su le faire avec bonheur.

État de la situation

Comment alors caractériser la sensibilité contemporaine

en France, en Europe occidentale ? Certes,

nous ne sommes plus dans l’ère du positivisme, du

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matérialisme et du rationalisme idéologique, l’ère

de l’athéisme doctrinaire que certains tenaient à

promouvoir aux XIX e et XX e siècles. Ceci étant, il

continue malheureusement d’exister un certain

« travail de sape » antichrétien et même athée effectué

par quelques groupes généreusement relayés

par les médias ! Mais, simultanément, chacun s’accorde

à remarquer que sont apparues ou réapparues,

de fait, des « spiritualités nouvelles », un certain « retour

du religieux » depuis quelques décennies.

Avant d’aborder ces « spiritualités nouvelles », remarquons

que la situation est complexe et multiforme.

L’ère de la Modernité des XVIII e -XX e siècles

(d’où ont jailli les idéologies…) a engendré notre

situation contemporaine de matérialisme pratique où

s’avère négligée et difficile la respiration spirituelle

ainsi que la question du sens. De même, la Modernité

a fait place à une post-modernité ou « ultramodernité

» (Jean-Paul Willaime) aux propositions

multiples, quasi infinies, où tout semble possible

et où l’emploi du temps de chacun se trouve submergé.

S’il n’est plus idéologique, le matérialisme

est pratique, en relation avec la société de consommation.

Dans notre post-modernité, l’individualisme est

fortement ancré, accompagné d’une certaine versatilité.

Sont en baisse des forces de pensée qui

structuraient notre société, qu’elles soient religieuses,

philosophiques, politiques, syndicales…

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Mais l’individualisme s’accompagne d’un désir de

bonheur, d’accomplissement, d’épanouissement,

évidemment plus ou moins bien situé.

C’est ce désir, ces sensibilités contemporaines,

ces spiritualités nouvelles qui doivent être prises

en compte. Certes, non pas pour les bénir ou les

absolutiser, mais pour les considérer comme réalité,

comme des « pierres d’attente » et même dans certains

cas « des semences du Verbe » selon la forte

expression de saint Justin (env. 100 – 165). Pour un

chrétien, ces « pierres d’attente » sont à évangéliser,

et les « semences du Verbe » à éclore et épanouir…

Existence, retour, durée des spiritualités religieuses

Avant toute attitude pastorale d’accueil et d’évangélisation,

une question se pose. Nous venons de

signaler l’existence de ce monde des sensibilités

nouvelles, des spiritualités contemporaines. Peuton

en rendre compte, peut-on l’expliquer ? Faut-il

s’y intéresser ? Va-t-il perdurer ? Il serait outre -

cuidant de faire le prophète et d’avancer des réponses

précises. Ceci étant, il est possible de pointer

quel ques repères et explications.

Il y a cinquante ans, la situation actuelle était inimaginable

en Occident, notamment en Europe et surtout

en France. À cette époque régnait effectivement le

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monde des grandes idéologies, du mar xisme, du matérialisme

théorique, des puissantes organisations

politiques et syndicales. Au niveau philosophique et

religieux, c’était essentiellement le règne soit de

l’athéisme ou du sécularisme athée, soit du christianisme

institué ou sociologique, parfois sécularisé. Depuis,

ce monde de la « Modernité » a été largement

bousculé.

On ne peut ici, avec détail et argumentation,

rendre compte de la montée de la Modernité puis

du bouleversement subi. Dans une étude à la fois

historique et thématique, avec l’avant-propos du

père Vernette et la préface de M gr Dagens, nous

avons tenté de le faire il y a quelques années 1 . Nous

ne reprendrons ici que deux points. Le premier est

la constatation effectuée par l’Action catholique des

milieux indépendants : « Nous n’échapperons pas

au défi qui est lancé par le New Age : on attendait

pour la fin du XX e siècle une société entièrement sécularisée,

dont le défi essentiel serait l’athéisme, et

nous nous trouvons, dans les milieux indépendants

principalement, face à un homme religieux, inquiet,

d’une religiosité païenne, tout à fait en dehors des

grandes religions » (Le Courrier n o 69, 1992, p. 14).

1. Voir Denis Lecompte, De l’athéisme au retour du religieux. Dieu,

toujours Lui ? Paris, Plon et Mame, 1996 ; ou encore Le christianisme,

avenir de la sécularisation ? Enjeu de la nouvelle évangélisation, Paris, Salvator,

2011 et Au cœur des objections, Paris, Cerf, 2013.

12


Ce constat sociologique de 1992 n’a fait que s’intensifier

et s’amplifier à tous les milieux de vie.

Pourquoi ? Sans entrer dans le détail des motiva -

tions et des raisons, il suffit de prendre une image

qui illustrera notre deuxième point : la vague des

grandes idéologies (pointées ci-dessus) se retirant

et, avec elle, la vague sociologique chrétienne, réap -

paraît dès lors l’homme naturel religieux païen. C’est

lui qui forme le fond de l’humanité et que l’on trouvait,

dans l’Antiquité, hors du judéo-christianisme.

Et que l’on trouve pour une grande part encore aujourd’hui,

hors de la sphère d’influence judéo-chrétienne,

hors de la Modernité occidentale : Orient,

Afrique, Amérique latine… Et qui revient chez nous

lorsque recule l’idéologie de notre Modernité, bien

que nous utilisions ses conquêtes et sa technique.

En ce sens, l’athéisme de la Modernité (les deux ne

sont pas obligatoirement liés) ne débouche pas sur

un désert de spiritualités, même si la mort des

croyances puisse en former une rapide transition,

mais sur un pullulement de croyances et de spiritualités

!

L’être humain est religieux. L’indique le trop bref

panorama historique brossé ci-dessus. Il l’est essentiellement

par les questions que l’homme se

pose depuis toujours sur le sens de sa vie et de sa

mort, le sens de l’autre, le sens de la nature et du

cosmos. Ces questions qui structurent le sentiment

religieux sont le propre de l’homme. Et elles le de-

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meureront à moins que l’être humain ne meure ou

ne devienne une bûche de bois…

Les spiritualités et sensibilités nouvelles

Le monde des « spiritualités nouvelles » est donc

bien réel et même en expansion. Il recouvre tout

aussi bien, en Occident, la sensibilité religieuse

orientale (dont la philosophie bouddhiste est une

des données importantes), que la sensibilité New

Age. Moins médiatisée qu’au début de son expansion,

celle-ci est devenue omniprésente. Elle imprègne

profondément les mentalités et les styles de

vie. Comme chacun sait, cette sensibilité est à dimension

religieuse et se veut englober si ce n’est

dépasser le christianisme historique.

Avec cette sensibilité orientale et New Age, le

monde des « spiritualités nouvelles » comporte surtout

le paganisme religieux avec ses modes (Halloween),

le spiritisme, l’ésotérisme, l’occultisme, le

chamanisme, le druidisme, le celtisme, le satanisme,

le paranormal… Les techniques et les thérapies de

soi-disant développement personnel s’y trouvent

en articulation avec les religiosités et croyances correspondantes

ou parallèles. Tout ceci manifeste

l’ampleur des questions rencontrées et leurs implications

nombreuses pour l’Église !


1

Sensibilités nouvelles

AVANT d’aborder directement les spiritualités

nouvelles, élargissons notre regard aux sensibilités

exprimées de façon neuve par nos con tem -

porains. Repérer ces dernières sera toujours plus ou

moins aléatoire. Nous nous y sommes efforcés en

son temps en nous appuyant sur la génération nouvelle.

Nous avons pointé sept sensibilités contemporaines

avec un groupe de jeunes et de séminaristes.

Précédant une longue conclusion d’évaluation et tout

en y articulant la pertinence et le bonheur de la foi

chrétienne vécue au mieux, sept chapitres forment

le corps du livre Croyances « nouvelles » et vie chrétienne.

Sensibilités contemporaines et Révélation biblique (Paris,

Sarment et Éd. du Jubilé, 2010) :

1. Après avoir montré que l’affectivité et l’émotionnel

tiennent une place importante chez nos contemporains,

il est indiqué combien la foi chrétienne

peut, avec qualité, « toucher le cœur ».

15


En lecture partielle…


Bibliographie

Quelques ouvrages de la période classique du déploiement

du Nouvel Âge, notamment dans sa relation au

christianisme :

• Bernard BASTIAN, Le New Age. D’où vient-il ? Que dit-il ?

Paris, O.E.I.L., 1991.

• Richard BERGERON, Alain BOUCHARD, Pierre PELLE-

TIER, Le Nouvel Âge en question, Médiaspaul, 1992.

• Cardinal DANNEELS, Le Christ ou le Verseau, Lettre pastorale,

Noël 1990, Archevêché de Malines.

• Marilyn FERGUSON, Les enfants du Verseau. Pour un nouveau

paradigme, Paris, Calman Lévy, 1991.

• Denis LECOMPTE, Nouvelles croyances, thérapies alternatives

: des dérives possibles (avec Bertran Chaudet), Paris,

Sarment et Jubilé, 2008.

• —, Croyances « nouvelles » et vie chrétienne. Sensibilités con -

tem poraines et Révélation biblique, Paris, Sarment et Jubilé,

2010.

• —, Le christianisme, avenir de la sécularisation ? Enjeu de

la nouvelle évangélisation, Paris, Salvator, 2011.

• —, Guide Totus des pèlerinages, Paris, Sarment et Jubilé,

2011.

• —, Au cœur des objections, Paris, Cerf, à paraître.

• Shirley MACLAINE, L’amour foudre, J’ai Lu New Age,

n o 2396.

• David SPANGLER, Émergence : la renaissance du sacré, Barret-le-Bas,

Le Souffle d’Or, 1986.

115


• Jean VERNETTE, Le Nouvel Âge : à l’aube de l’ère du Verseau,

Paris, Téqui, 1990.

• —, Le New Age, Paris, PUF, « Que sais-je ? », n o 2674.

Le Conseil pontifical de la Culture et le Con seil pontifical

pour le Dialogue interreligieux ont publié un long document:

Jésus Christ le porteur d’eau vive. Une réflexion chrétienne

sur le « Nouvel Âge ». Ce texte très intéressant se trouve

notamment édité dans la Documentation catholique n o 2288

(16 mars 2003, n o 6), p. 272-310.


Table des matières

Introduction ............................................................ 5

1. Sensibilités nouvelles........................................ 15

2. Une succession d’œuvres significatives............ 21

3. Le Nouvel Âge .................................................. 29

4. Chamanisme et néochamanisme...................... 57

5. Spirituel et psychologie .................................... 81

6. Les faux souvenirs induits ................................101

Conclusion ..............................................................107

Bibliographie............................................................115


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Achevé d’imprimer le 24 septembre 2012

sur les presses de l’imprimerie Bietlot, à 6060 Gilly (Belgique)


M gr Denis Lecompte

80

Les spiritualités

nouvelles

Depuis quelques décennies, dans une société marquée

par un retour du religieux, de nombreuses

spiritualités nouvelles naissent, prenant parfois

appui sur des pratiques ancestrales ou orientales.

M gr Lecompte s’interroge sur la légitimité de ces

pratiques, qui ont plusieurs points communs : une

vision écologique du monde et l’harmonie de

l’homme avec la nature, la quête d’un mieux-être

personnel…

A titre d’exemple, il s’arrête particulièrement sur

deux spiritualités, le Nouvel Âge et le chamanisme.

Après avoir présenté leur actualité, leurs enjeux et

leurs dérives, il aborde les perspectives chrétiennes

liées à ces deux sensibilités contemporaines.

Enfin, l’auteur approfondit l’interdépendance du

spirituel et de la psychologie et montre que ces

deux domaines peuvent s’articuler entre eux et se

renforcer mutuellement, des dérives n’étant, là

non plus, pas totalement exclues.

ISBN 978-2-87356-538-1

Prix TTC : 10,00 €

9 782873 565381

Collection

«Que penser de…?»

Photo de couverture : : Statue © naturecare.com.au

de Notre-Dame de Lourdes (Ch. Delhez)

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