Views
1 year ago

Loi LCAP

LLEC281_BD

VIE PROFESSIONNELLE

VIE PROFESSIONNELLE Interview express Les projets de territoire dédiés à l’art dans l’espace public évoluent. La création des œuvres s’inscrit dans une autre temporalité où la production, la diffusion et la médiation se font parfois simultanément. Comment ces nouvelles interactions sur le territoire réinterrogent les modèles économiques en place ? Julie Hairy, administratrice de La Paperie, centre national des arts de la rue et de l’espace public à Angers «Il faut savoir sortir des schémas classiques production-diffusion-médiation» Quelles sont les principales évolutions des projets de territoire dédiés à l’art dans l’espace public ? Quels sont les impacts dans votre pratique professionnelle ? Ces nouveaux projets nous obligent à nous réinterroger sur les aspects financiers et juridiques de notre travail. Il faut savoir sortir des schémas classiques de production-diffusionmédiation car dans ces projets de territoire tout est imbriqué. Et, c’est souvent l’ensemble du processus qui fait l’œuvre. Nous devons repenser les modèles de fonctionnement. Pour nous, c’est un véritable laboratoire, on teste, on échange avec d’autres structures. À ce titre, nous avons mis en place un nouveau modèle de convention plutôt hybride : une convention de résidence de diffusion. Ce document conjugue à la fois une convention de résidence et un contrat de cession. Il permet d’englober dans un document unique tous les aspects juridiques et financiers d’un projet de territoire (de la présence des artistes sur le territoire à la création d’une œuvre en passant par l’action culturelle). Quelles questions doivent se poser, en amont, de la rédaction de ce contrat ? Il faut toujours réfléchir à la trace que les artistes vont laisser sur le territoire. La trace est l’ADN de ces projets. Quelle œuvre (matérielle ou immatérielle) restera-t-il de leur présence sur le territoire ? Et à qui appartient cette œuvre ? Quel usage en sera-t-il fait ultérieurement ? La création (photo, vidéo, spectacle, production sonore...) appartient aux artistes. Ils sont propriétaires de l’œuvre. Il est donc primordial de les accompagner sur la gestion des droits d’auteurs et déterminer la nature des œuvres à céder, pour combien de temps et à qui ? Mais la question de la rémunération et du statut de l’artiste doit aussi se poser. Comment rémunérer les artistes sur de longues périodes ? Doivent-ils être salariés en CCDU ? Rémunérés en droits d’auteurs ? Cette question se pose notamment pour les photographes, les vidéastes ou les créateurs sonores. Cette notion de budget prévisionnel est d’autant plus complexe car dans ces projets tout s’invente au fur et à mesure et la création artistique ne prend pas forcément la forme d’un spectacle. Quelles sont les autres contraintes à intégrer ? Il faut également savoir s’adapter à tous les acteurs du territoire et notamment à des partenaires qui n’ont pas forcément les mêmes habitudes de travail (service d’urbanisme, maison de quartiers, commerçant). Les artistes peuvent être parfois bousculés dans leur processus de création au contact de ces nouveaux modèles d’organisation. Enfin, nous devons toujours défendre la liberté de création des artistes et rester vigilants sur toute forme d’instrumentalisation. FLORENCE LEBRETON Création d’un label national pour les arts de la marionnette À l’occasion d’une visite à Charleville- Mézières le 3 février 2017 sur le chantier des futurs locaux de l’École nationale supérieure des arts de la marionnette (ESNAM), Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, a annoncé la création d’un label national pour les arts de la marionnette. Cette décision, souhaitée par l’ensemble de la profession, consacrera cette discipline artistique dans l’organisation des labels nationaux attribués par l’État. Ce label permettra de conforter juridiquement et financièrement les structures dans la durée. Elle a, par ailleurs, présenté les avancées en matière de politique de soutien aux arts de la marionnette qui vient achever un plan de plus de 800 000 € supplémentaires, hors investissements, en 2016-2017 (en hausse de 15% sur un apport global de l’État au secteur de 5 M€). Plus d'informations sur www.culture communication.gouv.fr/Presse/ Communiques-de-presse/Creationd-un-label-national-pour-les-artsde-la-marionnette Rappel : déclaration taxe d'apprentissage Les déclarations des entreprises redevables de la taxe d'apprentissage sont à effectuer avant le 1 er mars 2017. Pour déclarer en ligne, l’Afdas, guichet unique des déclarations formation professionnelle continue et taxe d’apprentissage, propose un portail en ligne : Globaldec’ sur le site de l’Afdas : www.afdas.com Mouvements D. R. TRR. Yann-Erik Monfort arrive comme chef comptable du Théâtre Romain Rolland (TRR). Il exerçait les mêmes fonctions à la Bellevilloise à Paris. Il remplace Valérie Ronsse partie au Théâtre des Quartiers d'Ivry, CDN du Val-de-Marne. MANÈGE MAUBEUGE. Thierry Tordjman est administrateur la scène nationale de Maubeuge et centre culturel transfrontalier, succédant à Marjorie Huvelle. En Suisse, il administrait le Théâtre de Vidy-Lausanne et dirigeait le bureau T&T Productions. THÉÂTRE DU PHARE. Maëlle Grange, chargée de la production pour la compagnie Eulalie, devient administratrice de tournées internationales de la compagnie d’Olivier Letellier, à Paris. GRAME. Bérénice Gulmann est déléguée artistique du centre national de création musicale, à Lyon, suite au départ de Damien Pousset. Elle a dirigé des Instituts français (Agadir, Tananarive, Istanbul) et la culture d’Étampes, Saint-Denis et Dunkerque. COMPAGNIE CARRÉ BLANC - MICHÈLE DHALLU. Suite au départ de Mathilde Adelaïde, Frédéric Cauchetier reprend la partie administrative et Anne-Charlotte Ballot la partie production de la compagnie, à Gimont (32). D. R. 4 / N°281 / FÉVRIER 2017 / LA LETTRE DE L’ENTREPRISE CULTURELLE

ACTUALITÉS SPECTACLE Aide à l’embauche des jeunes artistes diplômés Dans le cadre des mesures du Fonpeps, le décret qui fixe les modalité de l’aide à l’embauche des jeunes artistes diplômés vient de paraître. Rappelons que cette aide vient compléter le disposif d’aides à l’embauche du Fonpeps (aide à l’embauche pour les CDD et les CDI et l’aide à l’embauche pour le premier salarié en CDI) en vigueur depuis le 19 décembre dernier (1) . Les documents (cerfa, attestation sur l’honneur et fiche de déclaration d’une absence prolongée) pour ces trois premières mesures sont disponibles sur le site Internet du ministère de la Culture (2) . L’aide à l’embauche à de jeunes artistes diplômés des établissements d’enseignement supérieur s’inscrit dans la priorité donnée à l’emploi des jeunes pour trouver et confirmer une première expérience professionnelle. Le décret (3) précise que le bénéfice de cette aide à l’embauche vise les jeune artistes diplômés en contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée de quatre mois ou plus, lorsque les conditions cumulatives suivantes sont remplies : 1° Les entreprises appartiennent aux secteurs de la production cinématographique, de l’audiovisuel ou du spectacle (4) ; 2° Le salarié dont le contrat ouvre droit à la présente aide est titulaire, au jour de la date de début d’exécution du contrat, et depuis au plus trois ans, d’un diplôme national ou d’établissement formant aux métiers d’artistes du spectacle (5) et qui présente l’une des caractéristiques suivantes : a) soit être délivré par un établissement d’enseignement supérieur dans le domaine du spectacle placé sous la tutelle du ministère chargé de la Culture ; b) soit être au moins inscrit au niveau II du répertoire national des certifications professionnelles et être délivré par un établissement d’enseignement supérieur dans le domaine du spectacle accrédité par le ministère chargé de la Culture (6) ; c) soit être au moins inscrit au niveau II du répertoire national des certifications professionnelles et répondre aux conditions cumulatives suivantes : • être délivrés par un établissement depuis au moins trois années successives ; • sanctionner une scolarité ayant recours à une proportion d’intervenants professionnels reconnus dans leur métier au regard de leurs travaux et productions artistiques d’au moins un tiers des enseignants. La liste des diplômes ouvrant droit à cette aide à l’embauche a été fixée par l’arrêté du 19 janvier 2017. D’un montant de 1 000 € par mois pour un temps plein, cette aide est versée pendant quatre mois. Pour un même salarié, elle est renouvelable tous les douze mois suivant la date de début d’exécution du contrat ouvrant droit à l’aide, pendant les trois ans qui suivent la délivrance du diplôme. Le décret précise que le salaire annuel brut prévu par le contrat de travail initial doit être inférieur à trois fois le montant brut annuel du salaire minimum de croissance (smic). L’aide est versée dans le respect du plafond de 200 000 euros sur trois exercices fiscaux. La date de début d’exécution du contrat ouvrant droit à cette aide doit être comprise entre le 19 janvier 2017 et le 31 décembre 2018. (1) Cf. La Lettre n°279, Fonpeps : les projets de décrets sur les trois principales aides à l’embauche. (2) www.culturecommunication.gouv.fr/Aides-demarches/Fonds-national-pour-lemploi-perenne-dans-le-spectacle-FONPEPS (3) Décret n°2017-57 du 19 janvier 2017 instituant une aide à l’embauche des jeunes artistes diplômés. (4) Relevant des branches mentionnées aux annexes VIII et X du règlement général annexé à la convention relative à l’indemnisation chômage, ou appartiennent à la liste des entreprises et établissements publics figurant à l’annexe VIII précitée. (5) Tel que mentionnés à l’art. L. 7121-2 du Code du travail. (6) Conformément à l’art. L. 759-2 du Code de l’éducation. OndA : soutien à la création jeune public sur temps scolaire L’aide financière de l’Office nationale de diffusion artistique (ONDA) aux spectacles jeune public s’étend désormais aux représentations scolaires. La qualité artistique du spectacle et son inscription dans une démarche de création contemporaine restent les critères prédominants du dispositif. Cette nouvelle modalité d’aide de l’ONDA s’inscrit dans une politique de démocratisation culturelle qui vise à apporter un soutien à l’élargissement et la diversité des publics. Jusqu’à présent, les garanties financières attribuées par l’ONDA aux spectacles jeune public ne concernaient que les représentations dites «tout public», c’est-à-dire hors temps scolaire. L’ONDA prendra désormais en compte les représentations scolaires dans le calcul des garanties attribuées à des spectacles destinés aux enfants à partir de 3 ans. Dans un souci de régulation et d’équilibre territorial, une attention particulière sera portée aux demandes des structures situées dans les zones périphériques et rurales, où l’offre culturelle est moins présente et/ou accessible. Les œuvres et de la création contemporaine devront s’inscrire au cœur de l’éducation artistique et culturelle. Une attention particulière sera portée aux programmations qui prévoient un temps de médiation auprès des jeunes spectateurs – bord de scène, atelier, lecture, discussion – en présence de l’artiste auteur (chorégraphe, écrivaine/écrivain, metteuse en scène/metteur en scène…). Les conditions pour le dépôt de la demande par la structure partenaire de l’ONDA et les modalités d’examen et d’acceptation ou non de la part de l’ONDA restent ceux de toute autre garantie financière, avec les aménagements suivants. Sont éligibles, les structures qui : • disposent d’un budget global inférieur à 2 millions d’euros ; LA LETTRE DE L’ENTREPRISE CULTURELLE / FÉVRIER 2017 / N°281 / 5

Télécharger le dossier du spectacle - Théâtre de l'Iris
CUI-CAE dans l'IAE CUI-CIE
Intermittents du spectacle
Artistes et techniciens votre allocation chômage - Pôle Emploi
Télécharger le bulletin complet au format PDF - Journal Officiel
Le marché du travaiL et ses Lois - Comité sectoriel de la main-d ...
kretanja:Cro theatre I dio.qxp - HC ITI
Le chômage en région lyonnaise - Opale
journal gratuit du théâtre de cavaillon - scène nationale n°6
Télécharger la plaquette (format Adobe Acrobat® ) - Conseil général ...
télécharger le document - Eure
Table des matières