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ebook spécial sions, sans la moindre investigation de terrain qui vaille en plus. Pour cela, nous établirons que: I) La méthodologie de l’émission de TV5 où s’exprime ainsi Glaser est bancale; II) Tous les arguments avancés par Glaser pour tenter d’établir mordicus une corrélation entre la mutinerie des 5-8 janvier et l’élection du 9 janvier 2017, s’avèrent creux et faux à l’examen des données factuelles. I Méthodologie bancale d’un journalisme suspect Tout auditeur réfléchi qui se donnera la peine de consulter l’émission de TV5 où Antoine Glaser assure le rôle d’expert, ne manquera point de tomber sur des données factuelles troublantes. Après avoir énoncé le thème de l’émission « Malaise au sein de l’armée ivoirienne », la journaliste Linda Giguère, qui annonce qu’elle examinera « les dessous de cette colère », donne d’abord la parole au correspondant abidjanais de sa chaîne, Ange Herman Gnanih, qui présente avec emphase les derniers changements institutionnels survenus en Côte d’Ivoire, sans jamais aborder la prétendue corrélation entre la mutinerie et la réélection réussie de Guillaume Soro à la tête du nouveau parlement bicaméral ivoirien. Puis, la parole revient sur le plateau, où Linda Giguère met en place un va-et-vient entre des paroles hypothétiques d’internautes-télespectateurs de la chaîne TV5 sur les événements ivoiriens, d’une part, et les analyses conclusives d’Antoine Glaser qui énonce ce qui passe alors pour la docte vérité sur la politique ivoirienne. Entre temps, il n’y a à aucun moment, une enquête de terrain menée par des reporters, qui rencontreraient par exemple les mutins ivoiriens, les autorités gouvernementales ivoiriennes, ou le président réélu de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire pour s’enquérir des sous-entendus politiques supposés avoir motivé, par hypothèse, la mutinerie des 5-8 janvier. La parole va donc au Togo, puis revient à Glaser. La parole repart en Côte d’Ivoire, puis revient à Glaser. La parole va enfin encore au Congo, puis revient derechef à Glaser. On interroge des internautes, qui n’ont mené aucune investigation de terrain en Côte d’Ivoire. On interroge Glaser qui n’a discuté ni avec les mutins, ni avec le gouvernement, ni avec Guillaume Soro sur la mutinerie. A aucun moment, on ne se base sur les faits réels de l’épisode 5-9 janvier 2017, mais uniquement sur des hypothèses de Glaser à propos des hypothèses faites par les internautes. Pourtant, la thèse de Glaser jaillit de ce magma d’hypothèses inspirant des hypothèses. Pour Glaser, l’argument massue pour établir la corrélation entre la mutinerie et la réélection de Guillaume Soro à la tête du parlement, c’est la coïncidence, la concomitance entre les deux événements. Ainsi, la proximité temporelle des deux événements suffit, nous donne à penser le journaliste, à établir un lien de causalité nécessaire. Exactement comme si l’on disait que le fait qu’un oiseau vole actuellement sur la Pampa en Argentine est sans doute responsable du fait que je sois actuellement entrain de rédiger une chronique politique sur mon ordinateur. Exactement comme si l’on disait que si le Pape prie pendant qu’il pleut, c’est sans aucun doute la prière du Pape qui a produit la pluie, ou la pluie qui fait prier le Pape. Ramené à Guillaume Soro, l’argument de Glaser consiste en réalité, pour parodier le philosophe roumain Emil Cioran, à lui reprocher un seul péché: « L’inconvénient d’être né ». Car tout se passe comme si, pour Glaser, toute affaire militaire en Côte d’Ivoire doit nécessairement être une affaire de Guillaume Soro, ou comme si Guillaume Soro n’avait pour occupation quotidienne que de monter des affaires militaires. La logique de Glaser est donc bel et bien celle de l’Inquisition, qui insinue que ses victimes ont tort pour tirer de leur défense, les preuves espérées de ce tort imaginaire qu’on leur attribue a priori. Au lieu de supputer, en réalité, Glaser et compagnie ne devraient-ils pas en venir à ce B-A-BA logique, précédant toute accusation légitime et légale, qui s’appelle investiguer? Dans une certaine presse internationale décidément, prendre les gants et respecter les règles de la tradition journalistique quand on aborde les questions africaines semble demeurer une précaution superfétatoire. Janvier 2017 LA RÉÉLECTION MAGISTRALE DE GUILLAUME KIGBAFORI SORO 26 À LA TÊTE DU PREMIER PARLEMENT DE LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

ebook spécial II Pourquoi, en plus de sa méthode bancale, les faits donnent tort à Glaser… Premièrement, Glaser nous dit péremptoirement que ce sont les soldats des Ex-Forces Nouvelles qui se sont mutinés. Que signifie l’expression Ex- Forces Nouvelles dans une armée réunifiée qui s’appelle désormais FACI ( Forces Armées de Côte d’Ivoire)? Comment Glaser parvient-il séparer les Ex-Forces Nouvelles des autres FACI, et mieux, à identifier les problèmes corporatistes posés par les mutins comme étant exclusivement ceux d’une sous-catégorie de soldats et non de l’ensemble des soldats du rang? A aucun moment, les journalistes rassemblés dans cette émission n’affrontent cette évidence statistique minimale. Or, aucun document, ni écrit, ni audio, ni audiovisuel ne montre les mutins s’affichant comme ex- Forces Nouvelles, du 5 au 8 janvier 2017. Bien au contraire, leurs interventions insistent sur la nature corporatiste de leurs revendications: primes, logement, avancement de carrière, conditions de travail dans les casernes, prime dite Ecomog, etc. A aucun moment, les mutins ivoiriens n’ont émis une revendication politique et leur déploiement stratégique sur le terrain ne vise pas directement les institutions centrales du pouvoir. On a d’ailleurs vite vu qu’il ne s’agissait surtout pas d’une tentative de coup d’Etat, vu les pertes humaines nulles et les pertes matérielles quasinulles. Vue aussi, l’absence de combats entre d’éventuelles forces belligérantes. Deuxièmement, Glaser accuse presqu’à mots découverts, Guillaume Soro d’être le Chef des Ex-Forces Nouvelles et donc l’instigateur de ces remous militaires. Bien sûr, le journaliste n’apporte à aucun moment, devant sa complaisante consoeur, le moindre début de preuve de cette affirmation. Dès 2007, Guillaume Soro avait commencé à exhorter ses compagnons de lutte contre la discrimination ivoiritaire à rejoindre les rangs des partis politiques de leurs choix, en vue du retour à la vie démocratique normale dans son pays. les conclaves de 2007, 2009 et 2010 avaient définitivement scellé l’organisation des Forces Nouvelles, démantelée et remise aux historiens, pour la sauvegarde de l’épopée de ces jeunes ivoiriens épris de justice qui refondèrent le contrat républicain au prix de leur sueur, de leurs larmes et de leur sang. Mieux encore, alors même qu’il accuse Guillaume Soro d’être derrière les remous militaires, Antoine Glaser reconnaît que le gouvernent ivoirien a fait des promesses aux soldats depuis 2007 et qu’il est normal qu’il les tienne au final. Glaser ignore-t-il au passage les promesses faites par ce même gouvernement aux dits soldats lors des remous militaires de 2014 en Côte d’Ivoire? Cette amnésie feinte lui permet de nier l’existence d’un contentieux corporatiste entre les armées et les gouvernants, indépendamment de leur coloration politique, depuis de longues années dans ce pays. Car si Glaser admettait que les soldats, de longue date en Côte d’Ivoire revendiquent l’amélioration de leur quotidien aux gouvernants, il s’ensuivrait que la piste Soro qu’il privilégie exclusivement s’avère absolument absurde. Troisièmement, Glaser identifie arbitrairement les bataillons de Bouaké, Korhogo et Daloa comme étant les bases arrières de l’armée de Soro dans l’armée. Mais Guillaume Soro est-il encore ministre de la défense? Premier ministre? A-t-il jamais été Chef Suprême des Forces Armées de Côte d’Ivoire? Glaser a-il seulement pris la peine de constater que les villes de Daoukro, de Bouna, de Man, entre autres, et la grande capitale Abidjan ont également connu les mêmes remous militaires dans la période du 5 au 8 janvier 2017? Ces villes sontelles aussi les grandes bases des ex-Forces Nouvelles? Occulter la réalité d’une situation pour grossir un détail, tel est l’art indélicat de notre journaliste. Cette description étriquée de la géographie de la mutinerie sert Janvier 2017 LA RÉÉLECTION MAGISTRALE DE GUILLAUME KIGBAFORI SORO 27 À LA TÊTE DU PREMIER PARLEMENT DE LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

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