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LE MONDE CHANGE

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LES RÉFORMES À MENER POUR LA FRANCE DE DEMAIN 3 e PRINCIPE : INSTAURER UN CADRE FISCAL SIMPLE ET COHÉRENT Le niveau des prélèvements obligatoires, parmi les plus élevés de l’UE, est tel qu’il a contraint les pouvoirs publics à multiplier niches, subventions et aides qui nuisent à la stabilité et à la lisibilité du cadre fiscal. Pour les TPE-PME, comme d’ailleurs pour l’ensemble des acteurs économiques, il est indispensable de simplifier drastiquement le système fiscal tout en réduisant de façon significative impôts et taxes, avec une structure de la fiscalité en cohérence avec l’objectif de développement des entreprises pour retrouver le chemin de la croissance et de l’emploi. 4 e PRINCIPE : PERMETTRE AUX ENTREPRISES DE S’ORGANISER AU PLUS PRÈS DU TERRAIN Les TPE-PME ont besoin de souplesse et de réactivité pour absorber les chocs, développer de nouvelles activités ou aborder de nouveaux marchés. L’organisation des entreprises, notamment l’organisation du travail, doit en conséquence être pensée et négociée à leur niveau pour prendre en compte la réalité du terrain. Il s’agit de leur faciliter l’anticipation des évolutions toujours plus rapides et une adaptation plus fine et continue, donc moins brutale et plus propice à la sauvegarde et à la création d’emplois et de valeur. 5 e PRINCIPE : MISER SUR LES RELATIONS INTERENTREPRISES Le réflexe dans notre pays est trop souvent d’opposer : les petites entreprises aux grandes, les salariés aux dirigeants d’entreprise, le secteur public au secteur privé, avec pour conséquences d’assécher notre potentiel de croissance. Des progrès ont été faits mais il devient urgent d’accélérer le changement vers des relations beaucoup plus collaboratives. Ce type de relations génère davantage de valeur ajoutée. Il faut faciliter l’expression de ce potentiel et le renforcer. 113

LES RÉFORMES L’ÉVIDENCE SERVICE Depuis trente ans, nous sommes entrés dans l’ère du service. Cette mutation, née de la convergence des révolutions technologiques et de l’évolution de nos attentes, s’est accélérée au cours de la dernière décennie. Pour les décideurs économiques et politiques, avoir la parfaite compréhension de la réalité « services » permettra d’en favoriser le développement dans l’intérêt de tous. L’ÈRE DU SERVICE, LE MONDE A DÉJÀ CHANGÉ Dans les pays développés, mais aussi dans de nombreuses économies en émergence, le secteur des services est aujourd’hui le premier contributeur de la valeur ajoutée dans le PIB. En France, les services marchands et le commerce pesaient ainsi, en 2015, 56 % de la valeur ajoutée, et près de 80 % si on y ajoute les services non marchands. Ce changement de paradigme est un phénomène mondial. Il s’accompagne d’une mutation des valeurs, des attentes, des modes de consommation et des relations au travail. On ne consomme plus des produits, mais des solutions. L’évolution des modes de consommation vers plus d’usage, de personnalisation, d’instantanéité, de « mieux vivre » rendent les entreprises de services incontournables. La société française est prête à embrasser les nouveaux services qui émergent à la faveur de la révolution digitale en cours. Il est donc impératif d’adapter notre vision et notre organisation collective à ce nouvel énoncé. LES SERVICES, UN ADN COMMUN Les entreprises de services présentent un modèle économique commun qui doit être compris pour libérer leur potentiel en termes de développement économique et de création d’emplois. Les enjeux de la révolution numérique, qui impactent les modèles traditionnels et font émerger de nouveaux marchés, supposent une plus grande agilité et adaptabilité des entreprises de services. LES SERVICES, LA CROISSANCE ET LA MONTÉE EN GAMME Les services participent à la création de valeur ajoutée dans tous les secteurs économiques. Toutes les entreprises, par le service, accroissent leur performance et leur valeur ajoutée. Cette affirmation est également vraie pour les services publics, pour lesquels le recours aux entreprises de services constitue une solution efficace de maîtrise des dépenses publiques au service de l’intérêt général. Pour jouer ce rôle moteur dans la création de valeur de tous les secteurs, les services se doivent de viser l’excellence et d’être compétitifs. MODÈLE ÉCONOMIQUE DES ENTREPRISES DE SERVICES - L’ADN PARTAGÉ Des hommes et des femmes experts… … qui exerent leur savoir-faire et leur savoir-être avec tous les niveaux de qualification … qui s’adaptent aux flux aléatoires de clientèle : le service ne se stocke pas … qui travaillent souvent en autonomie, disséminés sur le territoire, au plus près du client Des entreprises, petites et grandes… … qui créent 80 % de l’emploi … qui sont le premier lieu d’intégration économique et social … pour lesquelles l’investissement dans le capital humain (formation) est primordial … qui développent un modèle de création de valeur et d’innovation original dans de nombreux domaines : technologie, processus, usages, organisation… … qui exportent avec des modalités spécifiques 114

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