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LE MONDE CHANGE

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LES RÉFORMES À MENER POUR LA FRANCE DE DEMAIN ÉDUCATION : POUR BÂTIR LES COMPÉTENCES DE DEMAIN AMÉLIORER EN PRIMAIRE LA TRANSMISSION DES SAVOIRS FONDAMENTAUX En 2015, la France a consacré 148 milliards d’euros à la formation initiale. Ce montant représente 6,8 % de son PIB – une proportion en ligne avec les autres pays de l’OCDE. Pourtant, les résultats scolaires ne sont pas à la hauteur des sommes engagées. Ainsi, d’après la dernière enquête PISA menée auprès de jeunes de 15 ans dans 34 pays, la France pointe à la 22 e place pour la compréhension de l’écrit et à la 26 e pour la culture scientifique. Pourquoi une telle sous-performance ? Les savoirs non acquis dès l’école primaire ne se rattrapent jamais. 25 % des élèves sortent de l’école primaire avec de graves insuffisances. Ces mêmes 25 % terminent le collège ou en décrochent avec les mêmes lacunes. Les études internationales nous alertent quant au déséquilibre de l’investissement éducatif en faveur du lycée. Si l’on veut assurer aux jeunes l’égalité de chances de réussir, tous les efforts doivent être réorientés vers l’école primaire, en se fixant l’objectif suivant : 100 % des élèves devront maîtriser les savoirs de base (lire, écrire, compter), les compétences digitales et l’anglais avant d’entrer en sixième. Cette réorientation de moyens doit permettre la diffusion d’évaluations standardisées pour détecter et prendre en charge le plus tôt possible les élèves en difficulté. 35

LES RÉFORMES VALORISER LA VOIE PROFESSIONNELLE Le CAP et le bac pro n’ont plus la cote. Ils n’attirent plus que 34 % des élèves après la troisième, contre 38 % il y a cinq ans. Par ailleurs, le nombre d’entrées en apprentissage a chuté de 10 % depuis 2012. Or l’exemple allemand démontre clairement l’efficacité de la voie professionnelle pour intégrer les jeunes sur le marché de l’emploi. La complexité de l’offre de formation pose problème. La voie professionnelle se décline en un grand nombre de diplômes, parfois concurrents, émanant de différents ministères. Ils sont trop souvent bâtis sur une logique de savoirs et pas assez sur un objectif de maîtrise professionnelle. La cartographie des formations gagnerait à être clarifiée et harmonisée afin de fluidifier les certifications et les niveaux. Progressivement, l’entreprise a été éloignée des décisions, qu’il s’agisse du contenu des diplômes, des ouvertures de formation initiale ou encore de leur financement. Pour restaurer la confiance des jeunes envers la formation professionnelle initiale, l’entreprise doit être repositionnée au cœur du système et retrouver sa liberté d’initiative. Pour s’assurer que chaque formation mène à un emploi, il est primordial de mettre clairement en évidence les besoins des entreprises. Pour cela, il est proposé de mettre en place une plateforme de ressources, commune aux organisations professionnelles, qui recense les compétences recherchées et servirait de référence aux organismes de formation pour bâtir leurs programmes. Sous-estimés en France, les acquis en entreprise devraient représenter au moins 30 % de la notation en voie professionnelle, à l’instar de ce qui se pratique déjà dans les cursus d’ingénieurs. 36

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