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LE MONDE CHANGE

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LES RÉFORMES À MENER POUR LA FRANCE DE DEMAIN LES PRINCIPALES MESURES Refondre le code du travail en adoptant le principe de subsidiarité pour permettre à l’entreprise, ou à la branche, de définir les modalités les plus adaptées à la réalité économique. La loi restera garante des grands principes de droit du travail. UN MODÈLE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL À RENOUVELER Donner l’avantage à l’accord le plus récent sur l’accord plus ancien de même niveau. Développer la primauté de l’accord collectif sur le contrat de travail pour l’organisation de l’entreprise. Mettre en place une instance unique de représentation et de négociation. Mettre un terme à la négociation administrée par les pouvoirs publics, c’est-à-dire obligatoire. 63

LES RÉFORMES UN MODÈLE SOCIAL RÉNOVÉ RÉSOUDRE LA CRISE DU LOGEMENT OBJECTIF : « Simplifier la réglementation du logement, libérer les capacités de construction et inciter à l’investissement » Le logement, qui est le premier poste de consommation des Français, pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages, ce qui pénalise notamment les jeunes et les foyers modestes. Les entreprises pâtissent également de ce phénomène : 40 % des établissements se déclarent affectés par les difficultés de logement de leurs salariés. On estime en outre que sur cinq ans, 500 000 personnes en recherche d’emploi ont renoncé à un poste car cela aurait occasionné une hausse de leurs dépenses en logement (source : Credoc). Le logement représente plus de 60 % du patrimoine national français. L’Etat a mis en place toute une gamme d’aides au logement qui ont coûté 41 milliards d’euros en 2014. Leur efficacité est toutefois remise en cause au regard des résultats produits. La situation est grave et se détériore. Alors que les besoins sont considérables, la construction est insuffisante et elle a même tendance à diminuer. Entre 2007 et 2014, le nombre de mises en chantier a ainsi chuté de 133 000 logements par an. L’effort de construction n’a pas suivi l’augmentation du nombre de ménages, liée à des paramètres démographiques et sociaux bien connus : vieillissement de la population, allongement de la durée des études, augmentation des divorces et des familles monoparentales, etc. Or, la pénurie de l’offre se traduit par une augmentation des prix immobiliers. En début de quinquennat, le gouvernement s’était fixé un objectif ambitieux : la construction de 500 000 nouveaux logements par an à l’horizon 2017. Force est de constater que cet objectif ne sera pas atteint. En 2014 et en 2015, les mises en chantier annuelles ont été de l’ordre de 350 000 à 360 000 seulement. Selon les calculs du MEDEF, la construction de 500 000 logements par an et la rénovation énergétique de 500 000 autres, programmées par le gouvernement, se traduiraient par une hausse du PIB de 20 milliards d’euros (soit plus d’un point de PIB) et par la création nette de plus de 300 000 emplois dans le BTP et les secteurs associés. Notre manifeste « 1 million d’emplois… c’est possible » a identifié l’immobilier comme un levier sectoriel stratégique pour développer l’emploi. Le potentiel de recettes pour les finances publiques est également considérable : plus de 2 milliards d’euros de TVA pour l’État et plus de 5 milliards d’euros de cotisations de Sécurité sociale. 64

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