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LE MONDE CHANGE

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LES RÉFORMES À MENER POUR LA FRANCE DE DEMAIN En 2016, Le montant total des ALLÉGEMENTS DE CHARGES porte essentiellement sur les BAS SALAIRES UN EMPILEMENT DE DISPOSITIFS DE BAISSE DE CHARGES CONCENTRÉ SUR LES BAS SALAIRES Depuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont superposé les dispositifs de diminution du coût du travail, actant de fait la nécessité d’améliorer notre compétitivité-prix. Ces dispositifs se sont largement concentrés sur les bas salaires, ceux dont l’élasticité « emploi » est la plus élevée, autrement dit ceux pour lesquels le coût du travail influe le plus sur le niveau des embauches. Ces baisses cumulées ont permis de rendre le coût d’un Smic compétitif par rapport aux voisins européens et de préserver des emplois à faible niveau de qualification. En 2016, le montant total des allégements de charges porte essentiellement sur les bas salaires. Malgré ces mesures, un grand nombre de jeunes sortis du système scolaire sans qualification ne parviennent toujours pas à trouver du travail. C’est pourquoi il faut poursuivre l’effort 48 % + 2,7 M TAUX DE PRÉLÈVEMENT OBLIGATOIRE EN FRANCE contre 36 % en moyenne dans l'OCDE D’EMPLOIS seraient induits par une BAISSE SIGNIFICATIVE DU COÛT DU TRAVAIL pour favoriser l’emploi des personnes peu ou pas qualifiées. Les autres salariés ne doivent pas être négligés pour autant. À ce titre, le Pacte de responsabilité et de solidarité de 2014 opère une inflexion notable par rapport aux politiques passées. Pour la première fois, les baisses de charges sociales ont concerné non seulement les bas salaires, mais aussi des salaires intermédiaires. De même, le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), mis en place la même année, a bénéficié à des entreprises employant des collaborateurs ayant des salaires intermédiaires. Le CICE ne constitue pas à proprement parler une diminution de charges sociales et son effet est différé, mais il entraîne de fait une réduction du coût du travail. Si on transformait le CICE en baisse de charges, cela reviendrait à diminuer les charges de 8,45 points sur les salaires allant de 1 à 2,5 fois le Smic. Ces mesures vont dans le bon sens. Néanmoins il faut reconnaître que la sédimentation des dispositifs d’allègement, de baisses de charges et de crédit d’impôt a fini par enlever toute cohérence d’ensemble au système, qui souffre par ailleurs d’effets de seuil néfastes. UN MODÈLE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL À RENOUVELER 69

LES RÉFORMES FAIRE DE LA PROTECTION SOCIALE UN ATOUT LA FRANCE À LA TRAÎNE EN MATIÈRE DE COMPÉTITIVITÉ À la question de l’emploi des personnes peu qualifiées – et des autres – se superpose celle de la compétitivité de nos entreprises. Tous les pays de la zone euro sont confrontés à une concurrence accrue de pays émergents en pleine expansion. Prenant acte de cette situation, la plupart de nos voisins européens ont mis en œuvre des réformes visant à limiter les dépenses publiques et les prélèvements, en particulier ceux qui pèsent sur les entreprises. Même les pays comme la Suède, ardents défenseurs de l’Étatprovidence, ont engagé une réduction de la part des prestations sociales dans le PIB. La France n’a pas choisi cette voie : les dépenses de protection sociale pèsent 32 % du PIB contre 22 % pour la moyenne de l’OCDE. Cela se répercute logiquement sur notre taux de prélèvements obligatoires (48 %) qui dépasse largement celui des pays de l’OCDE (36 %). « La cote d’alerte est atteinte » avait déjà commenté Louis Gallois dans son rapport au Premier ministre en 2012. Pour remédier au « décrochage » pointé par le commissaire général à l’investissement, le gouvernement a lancé le Pacte de responsabilité et de solidarité et le CICE. Ces deux dispositifs génèrent une réduction du coût du travail d’environ 30 milliards d’euros par an après montée en charge. Cependant, la France continue de souffrir de la comparaison avec l’Allemagne en termes de coût du travail. Si des efforts significatifs ont été faits pour réduire l’écart autour du Smic, la différence demeure importante pour les salaires intermédiaires ou élevés. Un exemple : pour embaucher un ingénieur au salaire mensuel net de 4 613 euros (l’équivalent de 4 Smic français), une entreprise française doit débourser 8 403 euros par mois, une société allemande 6 050 euros par mois. Autrement dit, là où une entreprise française peut recruter deux ingénieurs, son homologue allemand peut, avec la même somme, en employer trois. Une nouvelle baisse du coût du travail apparaît donc indispensable, à la fois pour soutenir l’emploi peu qualifié et pour favoriser la compétitivité et la montée en gamme de notre économie. D’énormes réservoirs d'emplois sont en jeu : le potentiel est estimé à 700 000 postes pour les travailleurs peu qualifiés et à 2 millions pour les emplois qualifiés. 70

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