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VIERGE

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

VIERGE

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Édition

MEDIAPOL - Bruno Ayat

Tél. : 87 71 77 22 - Fax : 40 822 400

mediapol@mail.pf

Textes

MEDIAPOL - Régis Bissol

regis.bissol@gmail.com

Crédits photos

Fotolia

Infographie

ARLISIMO

Tél. : 87 21 50 68

contact@arlisimo.com

www.arlisimo.com

Impression

STP Multipress

Régie publicitaire 2016

MEDIAPOL

Responsable commercial

Éric Cannamela

87 78 83 25 - 89 78 83 25

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l’habitat sur Facebook

Guide de l’Habitat Polynésien

Guide

de L’HABITAT

P O L Y N É S I E N

2 0 17

Edito

Chers lecteurs,

Cette 8 ème édition du Guide de l’Habitat Polynésien vous propose des textes

et illustrations largement réactualisés, perpétuant ainsi le dynamisme qui

caractérise ce recueil de référence.

Le Guide de l’Habitat Polynésien travaille également à un rapprochement avec les

différentes institutions présentes dans notre Fenua, pour mettre à leur disposition un

outil de communication de qualité.

Nous remercions à ce titre, le Haut-Commissariat qui nous a permis d’élargir la

diffusion de notre ouvrage et de l’enrichir d’informations utiles complémentaires.

Nous tenons enfin à remercier nos annonceurs dont l’intérêt pour notre Guide ne fait

que s’accroître au fil des éditions et qui contribuent à son succès auprès de nos lecteurs,

avec des offres de produits et services toujours plus diversifiés.

Bonne lecture à tous !

L’équipe de MediaPol

Guide

de L’HABITAT

P O L Y N É S I E N

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Guide de l’Habitat Polynésien


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

SOMMAIRE

ACHETER - LOUER

Les métiers de la transaction immobilière ................................................10

Changer d’habitation..........................................................................................14

Les autres formes d’acquisition d’un bien immobilier............................23

Le titre de propriété.............................................................................................29

Les relations Locataire/Propriétaire

Les autres formes de location..........................................................................34

Déménager hors Polynésie...............................................................................36

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR

La configuration et l’agencement de votre intérieur..............................44

Les équipements, l’électroménager et la robinetterie............................62

Le mobilier et les solutions de rangement..................................................80

Les revêtements de sols et de murs..............................................................88

L’éclairage et l’habillage des baies et fenêtres...........................................98

Valoriser vos espaces extérieurs..................................................................104

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

Concevoir sa future maison...........................................................................124

Le choix des matériaux et du type de construction.............................129

Démarches et formalités administratives liées à la construction....134

Le financement de votre projet....................................................................136

Le terrain...............................................................................................................140

La construction..................................................................................................153

Sécuriser son chantier.....................................................................................194

Piscines et Spas..................................................................................................198

Guide

de L’HABITAT

P O L Y N É S I E N

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DÉCORATION - AMBIANCE

Couleurs et textures.........................................................................................225

Les effets visuels................................................................................................229

L’art s’invite dans votre maison....................................................................235

Feng Shui..............................................................................................................236

Le Home Staging...............................................................................................238

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CONFORT - SÉCURITÉ

La climatisation..................................................................................................248

Préserver l’intimité de son habitat..............................................................252

La domotique.....................................................................................................256

L’assurance habitation.....................................................................................262

Les dispositifs de sécurité...............................................................................268

Lutter contre les parasites et nuisible........................................................270

ÉCO-HABITAT

Construire écologique.....................................................................................280

La gestion de votre énergie...........................................................................300

La gestion de l’eau............................................................................................313

Les solutions écologiques en aménagement, .......................................318

équipement et décoration

Sommaire détaillé.............................................................................................331

Points de distribution du Guide 2017........................................................341

Guide de l’Habitat Polynésien


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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LOUER

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

ACHETER - LOUER

LES MÉTIERS DE LA

TRANSACTION IMMOBILIÈRE

L’AGENCE

IMMOBILIÈRE

La profession d’agent immobilier est une activité

dont l’exercice est réglementé par Délibération

n°90-40/AT du 15 février 1990 et son Arrêté

d’application n°135/CM du 15 février 1994, modifié

par Arrêté n°231/CM du 07 février 2000. Ce

cadre réglementaire a essentiellement pour but

de protéger les consommateurs.

L’agent immobilier doit être titulaire d’une carte

professionnelle délivrée par le Président du Gouvernement

de Polynésie Française lui permettant

d’exercer son activité et garantissant au consommateur

que son détenteur satisfait aux conditions

nécessaires à l’exercice de cette profession.

Le titulaire de cette carte professionnelle attribue

à ses collaborateurs une habilitation visée

préalablement par le chef du service des affaires

administratives. La carte professionnelle doit en

outre être affichée dans les locaux recevant habituellement

la clientèle.

Selon la garantie financière apportée par l’agent

immobilier, celui-ci pourra ou non percevoir des

fonds sur les transactions (en dehors des sommes

reçues au titre des locations et de la gestion immobilière).

Le cas échéant, cette habilitation est

mentionnée sur la carte professionnelle. A cette

garantie vient s’ajouter la souscription obligatoire

à un contrat d’assurance Responsabilité Civile

professionnelle, avec une couverture de risque

jusqu’à 30 M XPF.

L’agent immobilier intervient principalement

dans les opérations d’achat et de vente d’un

terrain, d’une habitation ou d’un fonds de commerce,

la location vide ou meublée et la gestion

immobilière.

Dans toutes ses fonctions, il est soumis au devoir

de renseigner et de conseiller ses clients. Il peut

notamment procéder à une estimation du bien

compte tenu de la réalité du marché et la soumettre

à son client.

Pour toute mission, un mandat doit être établi.

Cet acte écrit a notamment pour but de définir

clairement l’objet de la mission et sa durée qui

seront obligatoirement mentionnés.

Le mandat précise également s’il est attribué de

manière exclusive ou non. Le mandat est numéroté

et porté sur le registre des mandats tenu

par l’agent. Si la signature du mandat fait suite

au démarchage de l’agence immobilière, le client

bénéficie du délai de rétractation (7 jours à Tahiti

et 30 jours dans les îles).

Le mandat simple permet au client de confier la

mission à plusieurs agences immobilières mais

aussi d’effectuer lui-même les démarches de recherche.

Au contraire, le mandat exclusif, comme

son nom l’indique, ne peut être confié qu’à une

seule agence. En outre, lorsque le client trouve

lui-même un locataire ou un acquéreur, les honoraires

prévus dans le mandat exclusif sont dus

à l’agent.

Dans le cas d’une vente, la commission fixée

par délibération est de 7% jusqu’à 10M et 5%

au-delà (Hors TVA).

En matière de location, la réglementation locale

prévoit désormais que les frais d’agence soient à

répartir également entre le bailleur et le locataire.

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LE NOTAIRE

Le notaire est un officier public et ministériel en

charge de l’élaboration, de l’authentification et

de la conservation d’actes juridiques (transaction

immobilière, testament, constitution de société,

cessions de parts sociales etc…).

En Polynésie, il est nommé par arrêté en Conseil

des Ministres. Il exerce dans le cadre d’une profession

libérale.

Outre son caractère obligatoire dans certains

domaines (transaction immobilière, contrat de

mariage etc…) le recours à un notaire permet

de garantir la valeur des transactions et une totale

sécurité dans les rapports juridiques entre

les personnes.

En effet, le notaire est chargé de vérifier l’identité

et la capacité juridique des signataires, la réalité

des informations contenues dans l’acte (identité

des vendeurs et acquéreurs, origine de propriété

d’un bien, situation hypothécaire du bien, existence

de servitudes, règles d’urbanisme, purge

des droits de préemption etc…). Il garantit la

rédaction d’un acte en conformité avec la loi.

L’acte établi devant notaire possède la qualité

d’acte “authentique”, ce qui lui donne, notamment

en matière de preuve, une force juridique

très grande. Enfin, il est couvert par le secret professionnel

absolu.

La vente d’un bien immobilier passe nécessairement

par la signature préalable d’un compromis

de vente, appelé aussi avant-contrat

ou promesse synallagmatique de vente, qui

fixe l’accord des parties sur les conditions de la

transaction et notamment le prix de vente, les

éventuelles conditions suspensives et la date limite

à laquelle doit intervenir l’acte définitif (en

général dans les 3 mois qui suivent le compromis).

Le notaire s’occupe ensuite des différentes

formalités préalables à la signature de l’acte de

vente. En général, un dépôt de garantie (le plus

souvent 5% du montant total de la transaction)

est demandé au futur acquéreur. Si ce dernier renonce

à l’achat après la signature du compromis

et réalisation des conditions suspensives, cette

somme est définitivement acquise au vendeur.

Par contre, dans le cas où une des conditions

suspensive n’est pas remplie (ex : le prêt bancaire

destiné au financement de l’acquisition n’a pas

été octroyé), le dépôt de garantie est restitué.

Le notaire conserve en son office, les originaux

(les minutes) des actes passés devant lui, dont il

délivre des copies certifiées conformes à l’original

(les expéditions). En France métropolitaine,

la rédaction et la conservation des actes sous

forme électronique est possible.

Du fait de sa connaissance approfondie du marché

de l’immobilier, le notaire peut également se

positionner en tant que négociateur, en assistant

le vendeur ou l’acquéreur dans la recherche et

la vente de biens immobiliers. Dans le cadre de

cette mission, les émoluments de négociation

des notaires sont tarifés par le gouvernement

et inférieurs aux commissions perçues par les

agences.

ACHETER - LOUER

La rémunération du notaire est strictement

réglementée par le gouvernement : et ne

peut faire l’objet d’une quelconque remise, (sauf

dans certains cas et avec l’accord de la chambre

des notaires de Polynésie Française). Ce principe

garantie l’égalité entre les clients, dans le cadre

de cette mission de service public.

Les droits d’enregistrement : le taux normal

est de 9% pour la tranche allant de 0 à 15 MF.C-

FP. Au delà, il passe à 11%. Selon la situation de

l’acquéreur, des abattements ou exonérations

sont prévus :

• Première acquisition quel que soit l’âge : le

droit d’enregistrement est exonéré et le droit

de transcription est réduit de 1%, pour un

terrain à bâtir nu, dans la limite d’une superficie

de 2500m2 et pour la tranche de prix de 0

à 10MF.CFP et pour une construction, dans la

limite de 15MF.CFP.

Dans le cas d’une construction, celle-ci doit être

achevée dans les 5 ans après l’acquisition du

terrain. Le logement doit être réservé exclusivement

à usage d’habitation principale pendant les

5 premières années.

• Acquisition d’appartement neuf ou à construire :

Le taux est ici de 3,75% pour la tranche allant

de 0 à 15 MF.CFP. Au delà, il passe à 4,25 %.

Le bénéfice de ces taux n’est soumis à aucune

condition particulière.

• Dispositifs de défiscalisation : les droits d’enregistrements

sont exonérés en totalité.

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Taxes

perçues par le notaire

pour le compte du Pays

Déboursés

Sommes payées par le notaire

pour le compte de son client

Ce que les frais de notaire comportent :

Droits d’enregistrement

Taxe de transcription

TVA

Documents cadastraux

Renseignements hypothécaires

Frais de mainlevée

Taxe de publicité immobilière

Éventuels honoraires syndic

Chambre des Notaires

BP 127 - 98 713 Papeete

Tél./fax : 40 43 37 39

Email : chambre@notaires.pf

Site : www.notaires.pf

Rémunération

Strictement réglementée

et fixée par arrêté N° 1376 CM

du 3 octobre 2000

• Émoluments fixes

• Émoluments proportionnels

• Émoluments de formalités

• Émoluments de négociation

• Autres actes et services






Par Unités de Valeur (1 UV = 500 FCFP)

Proportionnels à la valeur du bien

Par Unités de Valeur (1 UV = 500 FCFP)

Proportionnels au prix de vente

Honoraires libres (ex : vente de fonds de commerce ou statuts de SCI)

LE NOTAIRE,VOTRE CONSEILLER

AU SERVICE DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES

Votre notaire est à votre disposition pour vous

donner toutes les informations légales concernant la

mission que vous lui confiez. Il vous éclaire de façon

concrète sur le contenu de l’acte que vous signez.

Juriste confirmé, il vous conseille et vous guide en

fonction de votre situation, dans tous les évènements de

votre vie de famille et dans celle de votre entreprise.

Médiateur, il peut jouer un rôle de médiateur et ses

tarifs sont réglementés.

Officier public, il est investi d’une mission légale.

Les notaires de Polynésie française sont nommés par

arrêté en Conseil des Ministres. Ils exercent les fonctions

d’officier public dans le cadre d’une profession libérale.

L’acte authentique signé offre une sécurité juridique.

Il fait foi du contenu et des accords passés. Il est

couvert par le secret professionnel absolu.

L’acte notarié a un caractère d’archives publiques.

Votre notaire en garde l’original et remet des copies aux

parties ayant signé l’acte.

Votre notaire agit dans le respect de la légalité pour

assurer la tranquillité et la sérénité de vos transactions.

Ses tarifs sont réglementés.

Il intervient dans tous les évènements importants :

* de la vie de la famille : Contrat de mariage,

donation entre époux, donation à enfants, changement

de régime matrimonial, testament, donation partage,règlement

de succession, divorce

* de l’entreprise : Cession de fonds de commerce,

constitution de sociétés civiles et commerciales, baux,

transmission d’entreprise, gestion de patrimoine,

fiscalité

*de votre patrimoine : Expertise et négociation,

promesse de vente, acte de vente, cession de parts,

crédit hypothécaire, règlement de copropriété, baux

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CHANGER D’HABITATION

Vous souhaitez changer d’habitation parce que

la famille s’agrandit ou pour vous rapprocher de

votre lieu de travail ? Vous devrez inévitablement

vous poser certaines questions : dois-je acheter,

louer ou construire ? acheter neuf ou ancien ?

acheter en nom propre ou en SCI ? en VEFA ?

Le Guide Polynésien de l’habitat aborde avec

vous toutes ces questions pour vous aider à y voir

plus clair.

ACHETER OU LOUER ?

Acheter ou louer ? En dernière analyse, le choix

n’est pas aussi évident qu’il n’y parait. Un récapitulatif

des avantages et inconvénients s’impose !

Etre propriétaire, c’est avant tout avoir le sentiment

d’être vraiment chez soi, avec la possibilité

d’aménager, de meubler, d’équiper et de décorer

son habitation selon ses propres goûts. En contrepartie,

ce statut offre moins de mobilité que la

location. Une opportunité d’emploi à l’autre bout

de l’île ou à l’étranger ? Une famille qui s’agrandit

? en location, un simple préavis et vous voilà libre

de vous réinstaller où bon vous semble. Au niveau

financier, le choix résulte d’un calcul comparatif

complexe qui doit se faire au cas par cas et sur

le long terme. A l’achat comme à la location, les

charges de copropriétés sont supportées par l’occupant

des lieux. En revanche, il existe des charges

et produits spécifiques à chacun des statuts.

Vous optez pour la propriété ?

Il vous faudra prendre en compte les éléments

suivants :

• Les frais d’acquisition (Notaire, taxe d’enregistrement,

frais de nantissement…)

• Le coût des travaux éventuels de rénovation

(ravalement de façade…)

• Les intérêts du prêt et frais annexes (frais de

dossier…)

• La taxe foncière

De ces coûts, il faudra déduire, le cas échéant,

les aides financières du gouvernement liées à

l’acquisition et la plus (ou moins) valeur estimée

de votre habitation. En cas de cession, cette

plus-value sera diminuée des éventuelles commissions

d’agence immobilière, des pénalités

de remboursement anticipé de votre prêt et des

frais de levée d’hypothèque et d’une manière

générale, de tous les frais liés à la vente.

Comment prendre en compte

le coût de vos travaux ?

Il faut distinguer deux types de travaux :

• Les travaux réalisés pour augmenter la valeur

de votre habitation dans la durée (implantation

d’une piscine, aménagement de combles,

construction d’une extension... Dans ce cas, intègre

ces coûts dans le montant de l’investissement

et on procède à une ré-estimation du bien

ACHETER - LOUER

en prenant en compte la plus-value apportée par

ces travaux.

• Les travaux de rafraîchissement et d’entretien

qui n’augmentent pas réellement la valeur du

bien mais permettent simplement de préserver

sa valeur initiale dans le temps.

Vous optez pour la location ?

Le «Charges Comprises» : quel bonheur ! Lorsque

La fiscalité liée à l’activité de location en meublé :

Toute personne qui souhaite donner en location une maison ou un appartement meublé(e) est

tenue de se faire connaître auprès de la DICP, 1er étage du bâtiment administratif A2, 11 rue du

commandant Destremau à Papeete, au moyen d’une fiche d’inscription à la contribution des patentes

(accessible sur le site www.impot-polynesie.gov.pf) dûment renseignée, de deux photos

et d’une pièce d’identité. Les guichets d’accueil de la DICP sont ouverts du lundi au jeudi de 7h30

à 14h30 et le vendredi de 7h30 à 13h30 en journée continue.

Une fois la fiche remplie, vous devrez vous rendre à l’Institut de la Statistique de la Polynésie

française (ISPF) afin d’obtenir un numéro T.A.H.I.T.I. (immeuble Uupa – 1 er étage – rue Edouard

Ahnne – BP 395 – 98 713 Papeete – Tél : 40 47 34 34).

Toutefois, dans le cas où vous aurez déjà été ou serez déjà patenté, l’ISPF vous rappellera votre

numéro T.A.H.I.T.I. préexistant.

A raison de votre activité de loueur en meublé, vous serez alors passible de la patente, de l’impôt

sur les transactions et de la CST sur les activités non salariées. Vous serez par ailleurs tenu au

paiement de l’impôt foncier sur les propriétés bâties en votre qualité de propriétaire du bien loué.

Le loueur en meublé bénéficie d’un régime spécifique en matière de patente car à la différence

des autres patentés, la base de calcul de la patente ne comprend pas de droit fixe mais uniquement

un droit proportionnel égal à 2 % des loyers annuels.

En outre, le loueur en meublé est totalement exonéré du paiement de la patente si le montant de

ses recettes annuelles est inférieur à 2 millions de francs CFP.

(loyer mensuel inférieur à 166 666 de francs FCP).

NB : le seuil de 2 000 000 de francs CFP porte sur les 12 mois de l’année civile, il doit

par conséquent être rapporté à la période effective d’activité si la location a démarré en

cours d’année.

Attention :

• L’exonération ne dispense pas de l’obligation de se patenter !

• Le loueur en meublé n’est pas non plus autorisé à rejoindre le régime des TPE

(Très petites entreprises) s’il s’agit de sa seule activité patentée.

A défaut d’inscription, l’administration peut procéder à une taxation d’office qui consiste en la

fixation unilatérale des bases d’imposition par la DICP. Cette taxation d’office est assortie d’un

intérêt de retard et d’une majoration de 10%, de 40 % ou de 80 % selon les cas, calculées

sur les droits dus.

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

vous êtes locataire, vous payez votre loyer CC, un

point c’est tout ! Personne ne vous demandera

de prendre en charge une réfection de façade ou

autres travaux lourds et coûteux qui peuvent être

autant de cauchemars pour le propriétaire.

Il faudra éventuellement rajouter les frais

d’agence qui seront d’autant mieux amortis que

la durée de location est longue.

En outre, le montant des loyers étant en principe

moins élevés que l’échéance d’un crédit, pour

une habitation équivalente, la location génère

une épargne disponible qui pourra générer un

produit financier à déduire du montant de la

location, si l’on souhaite comparer les deux options.

Enfin, la somme correspondant à l’apport

personnel que vous auriez dû faire en cas d’acquisition

constitue, là encore, un capital qui peut

produire des intérêts qui viendront encore alléger

le coût de la location.

Il vous faudra obligatoirement

déclarer à la DICP :

• Votre début d’activité dans les30 jours suivants ;

• La modification du montant du loyer dans les

30 jours suivants ;

• Les loyers annuels au plus tard le 31 mars de

chaque année dans le cadre de votre déclaration

de chiffre d’affaires à l’impôt sur les transactions ;

• Votre cessation d’activité le plus rapidement

possible.

La mise en recouvrement de l’impôt est fixée

chaque année au 31 mai (patente), 30 juin (impôt

sur les transactions / CST) et 31 juillet (impôt

foncier). Les avis d’imposition sont postés

à la dernière adresse déclarée par le loueur en

meublé. S’il ne les a pas reçus aux dates précitées,

il est dans son intérêt de se manifester auprès de

la direction des impôts et des contributions publiques

pour en connaître les raisons car le fait

qu’il n’ait pas reçu les avis ne fait pas obstacle à

l’application des majorations pour non paiement

de l’impôt. Pour obtenir des informations sur les

modalités de paiement de l’impôt, vous pouvez

contacter la Paierie de la Polynésie française au

40.46.71.18 ou par courriel à l’adresse suivante :

t161006@dgfip.finances.gouv.fr.

La Paierie est située dans l’immeuble «Résidence

Anne-Marie Javouhey» (après la clinique Cardella).

Elle est ouverte au public tous les jours du

lundi au vendredi de

7h30 à 15h00.

ACHETER OU

CONSTRUIRE ?

Vous avez fait la part des choses entre louer et

accéder à la propriété et vous avez décidé de devenir

propriétaire de votre habitation. La question

qui se pose maintenant est : dois-je acheter

ou construire ?

ACHETER - LOUER

La construction est à l’achat, ce que le sur-mesure

est au prêt-à-porter. Cette comparaison met

en évidence le principal avantage de construire

plutôt que de louer : c’est tout d’abord la possibilité

de choisir son emplacement et son environnement.

(voir notre chapitre “Choisir son

terrain” dans notre dossier CONSTRUCTION / RÉ-

NOVATION). Opter pour la construction vous permet

également d’envisager une maison unique,

qui vous corresponde en matière de goût, de

besoin et de fonctionnalité. Avec les conseils avisés

d’un architecte, vous pourrez définir le mode

de construction, l’implantation, l’orientation, le

nombre et la distribution des pièces…

Si vous disposez de connaissances, d’un savoir

faire dans un ou plusieurs corps de métier et

que vous êtes disposé à y consacrer beaucoup de

votre temps libre, vous pourrez également faire

de substantielles économies en réalisant vous

même certains travaux.

Construire vous permet également de bénéficier

des dernières normes en matière de sécurité et

de confort (acoustique, thermique…)

Financièrement, vous pouvez financer votre

construction au rythme de l’avancement des

travaux, contrairement à l’achat d’une maison

existante, qui nécessite un financement total dès

l’acquisition. En outre, vous n’aurez pas à supporter

de frais de notaire et d’enregistrement sur

la construction.

Si vous êtes déjà propriétaire d’un terrain nu et

que ce terrain vous semble être un emplacement

idéal pour accueillir votre projet de construction,

votre choix devrait bien évidement pencher fortement

vers la construction.

Si vous avez une idée précise de vos besoins en

matière d’habitation, mais que la disponibilité du

marché ne correspond pas à ce que vous recherchez,

malgré de nombreuses visites, envisager

de construire reste la seule solution.

En contrepartie de ces avantages, construire

n’est pas une entreprise de tout repos. Un

chantier pouvant durer plusieurs mois, parfois

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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en lançant un service gratuit : « SMS Mémo »

Grâce à cette information rapide et simple, le client pourra en toute sérénité gérer ses factures. Ce nouveau service

répond à une demande client, il permet de bénéficier d’un rappel personnalisé en cas d’oubli de paiement de sa

facture d’électricité et contribue ainsi à limiter le risque d’interruption de fourniture d’énergie. Ce service est gratuit

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

au delà d’une année, il faudra d’abord s’armer

de patience. Si l’avancement du gros-œuvre

semble souvent impressionnant, les délais de réalisation

des finitions peuvent souvent se révéler

interminables. Pendant tout ce temps, il faudra

prendre sur votre temps libre pour vous rendre

sur votre chantier et contrôler les travaux, afin

d’éviter au maximum les mauvaises surprises.

Un mauvais choix au niveau des divers intervenants

peut vite transformer votre rêve en cauchemard,

et vous coûter beaucoup d’argent.

ACHETER NEUF

OU ANCIEN ?

Si investir dans un logement ancien est à priori

moins onéreux, l’analyse sur le long terme peut

révéler bien des surprises. Avantages et inconvénients…

suivez le guide !

Le prix de vente communiqué sur une petite

annonce ne correspond jamais au coût total

d’acquisition. Selon que vous achetiez neuf ou

ancien, la facture finale ne sera pas la même.

Acheter neuf

…de nombreux avantages !

Acheter neuf vous permet de bénéficier tout

d’abord de frais d’enregistrement réduits. Ensuite,

les programmes bénéficiant de défiscalisations

concernent toujours le neuf, comme la

plupart des aides du gouvernement à l’accession

à la propriété (ex : PAP, PIL etc…).

Les programmes de VEFA (voir plus bas) permettent

en outre de bénéficier d’une remise

conséquente par rapport au prix auquel serait

proposé le logement à la date de disponibilité.

Il faudra néanmoins intégrer dans le coût d’acquisition,

les intérêts différés payés à la banque

à partir du déblocage de la première tranche du

prêt jusqu’à la réception du logement.

Acheter neuf signifie également la plupart du

temps que l’on bénéficie d’une garantie décennale.

Cette garantie vous met à l’abri de frais liés

à des gros travaux. Vous bénéficiez en outre des

dernières normes en vigueur, notamment en

matière de sécurité et d’isolation (normes électriques

exigeantes, interdiction d’utilisation de

certains matériaux dangereux…).

Acheter neuf, c’est enfin souvent la possibilité

de choisir les équipements (cuisine, salle de

bain…), les matériaux (revêtements de murs

et de sol…) et éventuellement modifier le plan

initial pour l’adapter à vos besoins et à votre

mode de vie (déplacer une cloison, ouvrir une

cuisine…).

… quelques inconvénients ! Acheter neuf signifie

aussi souvent acheter sur plan. Cela implique

un délai d’attente parfois de plusieurs mois, voire

jusqu’à deux ans et plus avant de pouvoir y habiter.

L’acquéreur se retrouve donc la plupart du

temps à cumuler le paiement des intérêts différés

sur les premiers appels de fonds avec le loyer

ou la traite de son logement actuel.

Acheter ancien

… quelques avantages !

Outre son prix souvent inférieur à un bien neuf

de surface équivalente, le principal atout d’un

logement ancien est sa disponibilité. On peut

l’habiter ou le louer sans délai. S’il est occupé,

on a une parfaite connaissance du rapport locatif

et lorsque la vente est conclue, la perception des

loyers est immédiate si on souhaite le destiner à

la location. Le fait qu’un logement mis en vente

soit lié à un bail locatif peut permettre de négocier

le prix à la baisse.

Enfin, si l’on souhaite habiter dans un environnement

précis, tel qu’un quartier ou une commune

que l’on apprécie, l’offre en logement ancien sera

certainement plus large qu’en neuf.

…et des inconvénients parfois importants !

ACHETER - LOUER

Le principal problème est l’éventualité de devoir

faire des travaux lourds de rénovation (étanchéité

de la toiture, problèmes de termites, remontées

d’humidité…) ou de mise aux normes,

notamment en matière de sécurité.

Une inspection rigoureuse,

si possible avec un professionnel

est primordiale, d’autant

que vous ne bénéficiez

pas de garantie

décennale.

Les logements anciens sont en outre exclus de

tout programme de défiscalisation ou d’aide à

l’accession à la propriété. Vous supportez également

des frais d’enregistrement maximum. Autant

de points qui diminuent l’attrait de départ

pour un logement moins cher.

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

L’IMPÔT FONCIER SUR LES PROPRIÉTÉS BÂTIES

L’impôt foncier sur les propriétés bâties est un impôt général établi sur les propriétés bâties et biens assimilés situées en Polynésie

française. Par biens assimilés, il convient d’entendre les terrains non cultivés, employés à un usage commercial ou industriel

(chantiers, lieux de dépôt…), les installations commerciales ou industrielles assimilables à des constructions et les bateaux utilisés

en un point fixe et aménagés pour l’habitation, le commerce ou l’industrie.

L’impôt foncier sur les propriétés bâties est dû pour l’année entière d’après la situation au 1 er janvier de l’année d’imposition.

Il est égal à 10 % de la valeur locative (VL) et majoré des centimes additionnels votés par la commune de situation de l’immeuble.

La VL est déterminée de manière différente selon que le bien est loué (méthode des loyers) ou non loué (méthode par comparaison

ou méthode d’évaluation directe). Elle est diminuée de 25% pour tenir compte des frais divers incombant aux propriétaires.

Les assujettis à l’impôt foncier sur les propriétés bâties sont tenus de respecter

les échéances déclaratives suivantes qui dépendent des évènements rencontrés :

• Nouvelles constructions ou additions de constructions : dans les 30 jours de l’occupation

• Changements des caractéristiques physiques et modification de la valeur locative lorsqu’elle excède 10 % :

dans les 60 jours de la réalisation

• Constructions louées : avant le 1er janvier de chaque année

• Transfert de propriété par vente, cessation, partage ou autre motif : dès la délivrance de l’acte authentique

• Démolition : dès la délivrance du certificat de démolition par la mairie du lieu de l’immeuble

Remises et modérations pour pertes de revenus

En cas de vacance de maisons ou de chômage d’établissements commerciaux et industriels, les contribuables peuvent solliciter,

sur réclamation adressée au directeur de la Direction des impôts et des contributions publiques (DICP), la remise ou la modération

de l’impôt foncier.

La remise ou modération est accordée aux conditions cumulatives suivantes :

• Que la vacance ou le chômage soient indépendants de la volonté du contribuable ;

• Que la durée totale de l’inoccupation soit de 6 mois consécutifs.

Dépôt de la déclaration :

La déclaration fiscale, téléchargeable depuis le site internet www.impot-polynesie.gov.pf, dûment renseignée doit être déposée

auprès de la DICP.

La DICP est située au 1er étage de l’immeuble administratif A2, 11 rue du commandant Destremau.

Elle est ouverte au public en journée continue du lundi au jeudi de 7h30 à 14h30 et le vendredi de 7h30 à 13h30.

Vous pouvez la joindre par téléphone au 40 46 13 13 ou par fax au 40 46 13 01

Paiement de l’impôt :

L’avis d’imposition, que vous recevrez par courrier postal après le dépôt de votre déclaration, doit être réglé auprès de la Paierie de

la Polynésie française.

La Paierie de la Polynésie française est située dans l’immeuble Résidence Anne-Marie Javouhey (passage Cardella).

Elle est ouverte au public tous les jours du lundi au vendredi de 7h30 à 12h et de 13h à 15h.

Vous pouvez la joindre par téléphone au 40 46 70 00.

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

ACHETER EN VEFA

La Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA) est

très répandue en Polynésie. Légalement très encadrée,

ce mode d’acquisition présente un intérêt

certain, que ce soit pour le promoteur ou pour

l’acquéreur.

Le cadre légal

Le contrat de VEFA : La vente en l’état

futur d’achèvement est le contrat par lequel le

vendeur transfère immédiatement à l’acquéreur

ses droits sur le sol ainsi que la propriété des

constructions existantes. Les ouvrages à venir

deviennent la propriété de l’acquéreur au fur

et à mesure de leur exécution : l’acquéreur est

tenu d’en payer le prix à mesure de l’avancement

des travaux. Le vendeur conserve les pouvoirs

de maître de l’ouvrage jusqu’à la réception des

travaux. (CC - Art. 1601-3).

Par le contrat de réservation le promoteur s’engage

à construire et livrer le bâtiment. Ce contrat

mentionne notamment la surface habitable, le

nombre de pièces principales, les dégagements

et dépendances et fournit un descriptif de la

qualité de la construction, des éléments d’équipement

et des éléments collectifs. Il mentionne

également le délai de livraison du bien. Le promoteur

engage sa responsabilité en cas de non

respect de ces mentions. Cependant, concernant

le délai de livraison, la loi prévoit un certain

nombre de causes de suspension de ce délai (ex

: intempéries). L’éventail des facteurs pouvant

retarder la livraison du bien étant très large, on

peut considérer que les délais initialement prévus

sont rarement respectés.

La Garantie Financière

d’Achèvement : selon le principe de la VEFA,

le promoteur doit apporter une garantie financière

d’achèvement ou GFA (Code de la Construction

et de l’Habitation – Art L.261), donnant à

l’acquéreur la certitude qu’en cas de défaillance

du promoteur, le financement de l’immeuble est

garanti par l’assureur jusqu’à son achèvement.

La Loi Carrez : la loi n°96-1107 du

18/12/1996, dite Loi Carrez, protège les acquéreurs

d’un bien dans une copropriété. Elle définit

un mode de calcul de la superficie (superficie

Carrez), qui correspond à la surface habitable au

sol, après déduction de l’épaisseur des murs, de

la surface d’occupation des escaliers, des embrasures

de portes et fenêtres, des dépendances

(garage, places de parking, cave) et dont la mention

est obligatoire sur tous les documents relatifs

à la vente. Dans le cadre d’une VEFA, où la loi

Carrez s’applique également, la mention de cette

superficie est d’autant plus utile que le bien n’est

pas achevé à la date de la signature. En l’absence

d’une appréciation visuelle, elle constitue le seul

élément d’appréciation.

Si vous avez acquis un bien dans une copropriété

et que la superficie réelle se trouve être inférieure

de 5% ou plus à celle mentionnée sur les actes,

vous êtes en droit d’exiger, dans un délai d’un an

à compter de la signature, une diminution du

prix proportionnelle à la différence de superficie

constatée. Par contre, aucune augmentation de

prix ne pourra vous être demandée dans le cas

d’une superficie réelle supérieure à celle prévue

dans les actes.

L’obligation de l’acheteur :

Sa seule obligation est bien évidemment de

payer le prix du bien. La loi prévoit, en cas de

retard de paiement, des indemnités.

Quel est l’intérêt de la VEFA ?

Pour le promoteur :

La VEFA lui permet de financer son projet par

avance et de le commercialiser de manière

ferme. Le financement se fait par apport des

propriétaires, au fur et à mesure de l’avancement

des travaux. Pour le promoteur, c’est une économie

sur ses coûts de financement.

Pour l’acquéreur :

La VEFA permet, dans une certaine limite de personnaliser

son logement (choix des matériaux,

agencement intérieur…), d’étaler le paiement

du bien, au rythme de l’avancement des travaux,

d’obtenir une réduction du prix initial ou des

dommages et intérêts, en cas de non respect,

par le promoteur,

de ses obligations

et de renoncer

à l’achat pour

certaines raisons

précises.

Les garanties

offertes au propriétaire

sont

nombreuses.

Tout d’abord, la

garantie d’achèvement

et de

ACHETER - LOUER

remboursement, qui protège contre les risques

de défaillance du constructeur, qui pour ce faire,

est légalement tenu de souscrire auprès d’un

établissement financier ou d’un assureur, une

garantie d’achèvement de travaux. Ensuite, après

la livraison du bien, la garantie de parfait achèvement,

qui couvre les problèmes de conformité

et les défauts de malfaçons qui surviendraient au

cours de la première année. La garantie décennale

assure le gros œuvre et les éléments d’équipements

indissociables du gros œuvre (ex :

fondations, toiture…) pendant une durée de 10

ans. La participation de l’acquéreur au financement

du projet permet au promoteur de réduire

ses coûts et donc le prix de vente du bien. Cette

économie se répercute également sur les frais de

notaire. Il faudra par contre tenir compte, en cas

de financement par prêt bancaire, des intérêts

différés, dont le montant augmente au fur et à

mesure des appels de fonds par le promoteur.

Pendant 12, 24 mois, parfois plus, l’acquéreur

devra payer des intérêts qui viendront augmenter

le coût de son investissement.

ACHETER EN SOCIÉTÉ

CIVILE IMMOBILIÈRE (SCI)

La SCI est constituée d’un minimum de deux

personnes, morales ou physiques, de n’importe

quelle nationalité. Ainsi, les associés peuvent

être un couple marié ou non, les membres d’une

même famille, un groupe d’amis ou un groupe

de personnes sans lien particulier qui décident

d’acquérir un bien en commun.

Principes de fonctionnement

Chaque associé reçoit des parts sociales proportionnellement

à ses apport en capital.

La SCI achète le bien ; elle en est donc propriétaire.

Les associés pourront en être les locataires,

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

moyennant un loyer, ou occupants à titre gratuit

(principalement le cas dans une SCI familiale).

Les associés pourront aussi décider de louer le

bien à un tiers. Les loyers seront payés à la SCI.

Après déduction des charges (et paiement de

l’impôt sur les transactions, le cas échéant), les

associés pourront se partager le bénéfice éventuel,

ou décider sa mise en réserve (par exemple

en prévision du financement de travaux d’entretien,

d’extension, ou du remboursement anticipé

d’une partie du crédit…).

La SCI est régie par des statuts. S’il est recommandé

de les faire rédiger par un professionnel

(notaire, avocat), il existe un grand nombre de

sites en ligne qui proposent des modèles types,

qui, moyennant quelques aménagements qui

tiendront compte des spécificités propres à

chaque cas, pourront servir de base à la rédaction

des statuts de votre SCI. Ces statuts mentionnent

la dénomination, le montant du capital social

(aucun minimum ni maximum prévu par la loi), la

durée de la société (99 ans maximum), la répartition

des parts et du capital social entre les associés

et les règles de fonctionnement. Une clause

d’agrément pourra prévoir l’accord préalable des

associés pour l’entrée de toute nouvelle personne

dans le capital social (y compris au profit d’un

descendant d’un associé). La SCI est dirigée par

un ou plusieurs gérants, associés ou non.

Pour quelles raisons acheter en SCI ?

Acheter en SCI peut présenter plusieurs avantages,

que se soit au niveau de la souplesse de

gestion que sur un plan financier :

Une grande liberté de gestion : l’acquisition

d’un bien immobilier est un acte qui

implique une gestion à long terme. Des conjoints

pourront décider d’acquérir un bien au travers

d’une SCI dans laquelle ils auront effectué leurs

apports financiers. Ils pourront ainsi librement

convenir de la répartition des parts sociales et du

pouvoir entre eux. Ils pourront également prévoir

la division de l’usufruit et de la nu-propriété

des parts sociales : ainsi au décès de l’un d’eux,

le survivant pourra hériter de la propriété totale

du bien.

Dans la gestion proprement dite (encaissement

des loyers, entretien…) la tenue d’une comptabilité

propre à la SCI permettra une séparation

claire avec le patrimoine personnel de chaque

associé.

Une transmission du bien grandement

facilitée : les personnes héritant ensemble

d’un bien possèdent les mêmes droits

sur ce bien et se retrouvent en situation d’indivision.

Cette situation oblige les quo-héritiers à

s’entendre sur tous les actes de gestion et sur

la disposition du bien, ce qui signifie qu’aucune

vente, location, transformation ne peut se faire

sans l’accord de l’ensemble des indivisaires…

une source quasi certaine de désaccords !

Si le même bien avait était acquis en SCI, les

ayant-droit auraient reçu des parts sociales en

proportion de la valeur de leur héritage de ce

bien. Ceux-ci pourront par conséquent décider

de la répartition du pouvoir au sein de la SCI et

chacun pourra aisément décider de sortir de la

société en vendant ses parts aux autres associés

ou à un tiers (sous réserve du respect de la clause

d’agrément).

Pour mieux contrôler une donation :

vous pourriez souhaiter faire un don de votre

bien, à un membre de votre famille ou autre, tout

en voulant conserver le contrôle dans la gestion

de ce bien. Dans le cas d’un immeuble acquis en

SCI, il vous suffira de conserver un nombre suffisant

de parts pour vous assurer un pouvoir de

décision prépondérant.

Des avantages financiers : Lors d’une

cession de biens le vendeur peut avoir à payer un

impôt sur la plus-value. S’il vend un bien en nom

propre, il ne sera pas tenu compte du passif et

le prix de la vente servira de base au calcul de

l’impôt. Dans le cas d’une SCI, le prix des parts

tient compte du passif lié au bien et notamment

les dettes. La base de calcul de l’impôt en sera

diminuée d’autant. Ce principe profitera également

à l’acquéreur, car les droits de mutation

seront calculés sur les mêmes bases.

Quelques contraintes !

Comme toute société, la SCI est soumise à des

contraintes administratives. Il y a tout d’abord les

formalités liées à la création de la SCI. Ensuite, au

moins une fois par an, il faudra réunir les associés

en Assemblée Générale, même si la procédure

peut être bien moins formelle que pour une société

commerciale (ex : en SCI familiale).

Si la SCI a pour but la mise en location, il pourra

être nécessaire qu’elle soit titulaire d’une patente,

avec obligation de déclarer, en fin d’année,

le chiffre d’affaires pour le calcul de l’impôt sur

les transactions réalisées.

ACHETER - LOUER

Je réalise l’acquisition

d’un bien immobilier

via une SCI :

suis-je soumis à une

imposition spécifique ?

La simple acquisition d’un terrain bâti ne

constitue pas une activité économique passible

des impôts dits commerciaux prévus

au code des impôts.

Toutefois, l’article 221-1 du code des impôts

prévoit que l’impôt foncier est établi

annuellement sur les propriétés bâties sises

en Polynésie française.

La forme juridique du propriétaire (personne

morale ou personne physique), est

sans influence sur l’assujettissement à cet

impôt. C’est donc en sa qualité de propriétaire

d’une construction que la SCI sera redevable

de l’impôt foncier.

Cet impôt se calcule par application d’un

taux de 10% à la valeur locative du bien

qui a été diminuée d’un quart pour tenir

compte des frais divers incombant au propriétaire.

Par ailleurs, l’acquisition d’un bien immobilier

est soumise aux droits d’enregistrement.

A ce titre vous pouvez vous rapprocher

de la Direction des affaires foncières

afin d’obtenir des informations plus complètes

sur ce point.

La Direction des affaires foncières

Recette-Conservation

des hypothèques

Rue Dumont d’Urville, Orovini,

Immeuble TE FENUA

B.P. 114 - 98713 Papeete

Standard : (689) 40.47.18.18

Fax. : (689) 40.47.19.17

Courriel : daf.direction@foncier.gov.pf

www.affaires-foncieres.gov.pf

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LES AUTRES FORMES D’ACQUISITION

D’UN BIEN IMMOBILIER

SUCCESSION

• INDIVISION

• PARTAGE

• DONATION

LA SUCCESSION

Organiser sa succession par

la rédaction d’un testament,

la transmission de son patrimoine

de son vivant ou encore

la constitution d’une SCI, est un acte prévoyant

qui permet de protéger ses proches (enfants,

conjoints etc…).

Avant 2002, année d’instauration d’un régime

légal de protection du conjoint, celui-ci était à

l’écart des successions. N’étant ni réservataire,

ni même héritier privilégié, aucune priorité ne lui

était reconnue sur le patrimoine de l’époux.

Depuis 2002, Il bénéficie d’un quart au moins de

la succession en pleine propriété. De plus, la loi

protège le logement familial et en attribue un

droit de jouissance au conjoint survivant pour

une durée d’un an. Ce droit temporaire peut, sur

option, être converti en droit viager d’habitation

et d’usage.

Il est également possible d’étendre encore la

protection de l’époux avec la signature d’un

contrat de mariage qui pourra prévoir une clause

attribuant au conjoint survivant, le bénéficie de

la communauté de biens que les époux ont acquis

durant leur mariage. Cette clause n’est pas

définitive. Les époux pourront à tout moment

changer de régime matrimonial ou prévoir des

clauses de partage ou d’attribution. On pourra

également prévoir une protection par l’établissement

d’un testament, par une donation

ou encore par la signature d’un contrat d’assurance-vie.

Qui hérite ?

En cas de décès, le patrimoine d’un défunt revient

en priorité aux membres de sa famille selon

une hiérarchie définie par la loi. Les héritiers ne

sont de ce fait pas tous égaux devant l’héritage.

Ils sont répartis en quatre ordres, classés selon

leur priorité. L’existence d’un héritier appartenant

à un ordre excluant de l’héritage toute personne

appartenant à un ordre inférieur. Ces quatre

ordres sont :

• 1 er ordre : les descendants du défunt (enfants,

petits-enfants, arrière-petits-enfants etc…)

• 2 e ordre : les ascendants et collatéraux privilégiés

ou leurs descendants (père et mère du

défunt à égalité avec ses frères et sœurs ou leur

descendants, à savoir les neveux et nièces).

• 3 e ordre : les ascendants ordinaires du défunt

(grand-parents, arrière-grands-parents etc…).

• 4 e ordre : les collatéraux ordinaires du défunt

(oncles, tantes, cousins, cousines etc…)

L’ouverture de la succession :

La succession s’ouvre au décès d’une personne.

Après avoir effectué la déclaration de décès et

organisé les funérailles, les héritiers se rendent

chez un notaire :

• Pour lui transmettre toutes informations qui

puissent lui l’aider à recenser l’ensemble du patrimoine

du défunt (biens et dettes) ;

• Entendre lecture du testament (s’il y en a un) ;

• Recueillir ses conseils sur les options qui

s’offrent à eux par rapport à l’héritage.

Les options des héritiers :

• Les héritiers et légataires universels ou à

titre universel : ce sont les personnes désignées

par le testament pour recevoir une quotité de la

succession. Ils sont tenus, le cas échéant,

au paiement les dettes du défunt.

Au moment de la succession, il n’est pas toujours

possible de connaitre l’étendue des dettes du

défunt. Ces héritiers peuvent alors, chacun sur

l’ensemble de sa part d’héritage, choisir entre :

• Accepter purement et simplement la succession ;

• Renoncer à la succession ;

• Accepter à concurrence de l’actif net.

Cette dernière option leur permet de protéger

leurs biens personnels au cas ou les dettes seraient

supérieures à l’actif laissé par le défunt.

• Les légataires particuliers : ce sont les héritiers

désignés par testament, auxquels le défunt

a souhaité léguer une certaine somme d’argent

ou des biens désignés.

Cette catégorie d’héritiers n’étant pas responsable

des dettes du défunt pourront choisir entre :

• Accepter la succession pour tout ou partie de ce

qui leur a été attribué (sauf mention expresse du

défunt qui aurait interdit cette possibilité) ;

• Renoncer à la succession.

Quand faire le choix de l’option ?

Quelle que soit la catégorie à laquelle il appartient,

chaque héritier dispose d’un délai minimum

de quatre mois pour faire le choix d’une

option. Durant cette période, personne ne peut

l’y contraindre.

Passé ce délai, les cohéritiers, les créanciers ou

plus généralement toutes personnes concernée

par sa décision peuvent lui demander par huissier

de faire son choix. A partir de la notification,

il dispose d’un délai supplémentaire de deux

mois pour faire connaitre son choix ou demander

une prolongation de délai en justice. Ces délais

épuisés et à défaut de choix, il est considéré

comme ayant accepté purement et simplement

la succession.

Si personne n’entreprend d’action pour l’obliger

à faire connaitre son choix, l’héritier dispose d’un

délai de 10 ans pour faire savoir s’il accepte ou

renonce à la succession. Passé ce délai, il sera

considéré comme y renonçant.

L’INDIVISION

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Lors d’une succession, les héritiers reçoivent

en commun les biens du défunt, dont les parts

respectives de chaque héritier ne sont la plupart

du temps pas matériellement individualisée en

raison de la nature de ces biens : on parle d’indivision.

Selon la loi, “nul ne peut être contraint à demeurer

dans l’indivision”. En conséquence, tout propriétaire

indivis peut demander le partage. Les

héritiers peuvent donc choisir de conserver les

biens et rester dans l’indivision ou d’en sortir en

vendant les biens ou en effectuant un partage.

Conserver des biens

en indivision :

Lorsque les héritiers décident de rester dans l’indivision,

ils ont le choix entre :

• Ne pas organiser l’indivision. On parle alors

d’indivision légale ;

• Organiser l’indivision. Ils signent das ce cas un

convention d’indivision.

• L’indivision légale

Dans l’indivision légale, un indivisaire ne peut

effectuer seul que les actes utiles ou nécessaires

à la préservation du bien (souscription a une assurance,

entretien ou réparations etc…).

Les actes de gestion courante (conclusion ou

renouvellement de bail d’habitation ou professionnel,

a l’exclusion des baux commerciaux, la

vente des biens meubles dans le but de payer

les dettes et les charges liées à l’indivision, le

l’attribution d’un mandat d’administration et

de gestion des biens a l’un des indivisaires) sont

décidés à la majorité représentant au moins deux

tiers des droits indivis. Les indivisaires ne participant

pas à ces décisions doivent obligatoirement

en être informés le cas échéant.

Les actes représentant un engagement définitif

ou sur le long terme, tels que la signature ou le

renouvellement d’un bail commercial, la vente

du bien, la réalisation de travaux n’ayant pas

le caractère urgent de la préservation du bien

etc… doivent être pris à l’unanimité.

Si un héritier souhaite utiliser un bien indivis

(occuper un appartement par exemple), il peut

le faire en contrepartie d’une indemnisation au

profit des autres héritiers. Le montant de cette

indemnisation est fixé à l’amiable par les héritiers.

Dans le cas ou aucun accord n’est trouvé,

ou si plusieurs indivisaires souhaitent utiliser le

même bien, le TGI pourra être saisi par l’intermédiaire

d’un avocat.

Dans le cas ou l’indivision produit des revenus

(cas d’un bien en location), ces revenus deviennent

indivis. Les héritiers peuvent faire une

demande à en bénéficier pour la part de leurs

droits respectifs.

Dans le cas ou un indivisaire refuse de remettre

les clés d’un appartement indivis aux autres indivisaires,

il est considéré comme occupant de

cet appartement, même si tel n’est pas le cas et

peut, à ce titre, être condamné à les indemniser.

• La convention d’indivision

Il s’agit d’un accord écrit destiné à organiser l’indivision

qui contient :

• L’inventaire de tous les biens en indivision ;

• La part des droits de chaque indivisaire ;

• Les accords entre les indivisaires, concernant

les modalités l’utilisation des biens par chaque

indivisaire ;

• Éventuellement, la durée de la convention, renouvelable

ou non, durant laquelle aucun indivisaire

ne pourra demander le partage. Une durée

indéterminée autorise la demande du partage à

tout moment.

• Si un gérant a été désigné (à l’unanimité), le

nom de celui a qui ont été confiés les pouvoirs

pour administrer les biens indivis et les conditions

dans lesquelles il peut être mis fin à ses

pouvoirs. Les indivisaires peuvent, dans le cas

où ils estiment que le gérant a fait une faute de

gestion capable de compromettre l’indivision,

demander sa révocation devant le TGI.

SORTIR DE L’INDIVISION

Sortir de l’indivision peut se faire de trois manières

:

• Un héritier sort individuellement de l’indivision,

en cédant ou en abandonnant sa part. Une notification

doit être faite par huissier aux autres

indivisaires, qui ont la priorité pour l’acquisition

de cette part.

• Tous les héritiers sortent de l’indivision en vendant

les biens concernés puis ils se partagent le

prix de la vente après paiement des dettes, le cas

échéant. Dans le cas d’une convention d’indivision,

cette décision requiert l’accord de tous les

indivisaires.

• Les héritiers procèdent au partage de tout ou

partie des biens. Ce partage peut intervenir à

tout moment, sauf dans le cas d’une convention

d’indivision prévue pour une durée déterminée.

LE PARTAGE

ACHETER - LOUER

Il existe deux sortes de partage Le partage

amiable et le partage judiciaire.

Le partage amiable :

Lorsqu’un indivisaire ne fait pas connaître sa

volonté d’organiser le partage, par désintérêt,

du fait de son éloignement etc… mais qu’il ne

s’y oppose pas pour autant, les autres indivisaires

peuvent malgré tout et dans le respect de certaines

condition, réaliser le partage.

Ils doivent dans ce cas procéder, par l’intermédiaire

d’un huissier, à une mise en demeure de

l’indivisaire passif de se faire représenter pour le

partage à l’amiable. Ce dernier aura trois mois

pour désigner un mandataire, à compter de la

notification. A défaut, les autres indivisaires

pourront demander au TGI la désignation de son

représentant pour le partage jusqu’à son terme.

Lors du partage, si certains héritiers reçoivent

des biens dont la valeur ne correspond pas à

leurs droits dans l’héritage, l’équilibre du partage

pourra se faire par le versement de soultes.

L’inégalité dans l’attribution des lots est admise,

à condition que chaque indivisaire reçoive au

moins les trois quarts de la valeur correspondant

a ses droits. Dans le cas ou un indivisaire se

voit attribuer un lot dont la valeur est inférieure

à cette limite, il pourra, dans un délai de 2 ans

après le partage, exercer une action en complément

de part, en vue de se voir attribuer un complément

en nature ou en numéraires provenant

de son ou ses cohéritiers.

Le partage judiciaire :

Dans le cas où le partage amiable ne peut se

faire, un des indivisaires peut demander un partage

judiciaire auprès du TGI. Sa demande doit

être accompagnée d’un descriptif sommaire des

biens dont il demande le partage, l’exposé des

actions qu’il a entrepris pour essayer de parvenir

à un accord amiable et ses vœux concernant la

répartition des biens. Les cohéritiers pourront à

tout moment abandonner la voie judiciaire s’ils

arrivent à trouver un accord amiable.

Le partage judiciaire s’effectue normalement par

tirage au sort des lots, réalisé par le juge ou un

notaire. Dans le cas d’un bien impossible à partager

(une maison par exemple), le tribunal peut

en ordonner la vente aux enchères.

Lorsque la situation ne présente pas de problème

particulier, le TGI ordonne le partage et renvoie

les héritiers devant un notaire qui établira l’acte

26


ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

de partage et procédera aux publications légales.

Le tribunal peut se faire assister d’un expert pour

évaluer les biens et la détermination des lots.

Lorsque la situation est complexe, un notaire

sera désigné par le tribunal pour effectuer les

opérations de partage, sous le contrôle d’un

juge. Le notaire exposera un projet de partage

aux indivisaires dans un délai d’un an. En cas

d’accord entre eux, le projet de partage sera validé.

En cas de désaccord, il appartiendra au juge

de trancher.

L’attribution préférentielle :

Il est possible pour le conjoint survivant du défunt

de demander, avant que le partage ne soit

ordonné, qu’un bien de l’héritage en particulier

(ex : le logement qu’elle occupait à l’époque du

décès) lui soit attribué en préférence aux autres

héritiers. Si le conjoint survivant était pacsé, il

pourra bénéficier de cette attribution préférentielle

sous réserve que le partenaire décédé l’ait

prévu dans un testament.

Dans le cas ou cette attribution préférentielle

porte sur un bien dont la valeur est supérieure

aux droits du bénéficiaire dans l’héritage, ce

dernier devra verser au comptant (sauf entente

amiable) une soulte à ses cohéritiers, destinée à

équilibrer le partage.

En cas de désaccord sur le principe d’attribution

préférentielle, le TGI peut être saisi pour trancher,

en tenant compte du principe de priorité du

conjoint sur les autres héritiers et des intérêts de

chacun.

DONATION ET

DONATION-PARTAGE

La donation

Si une personne souhaite de son vivant, faire

une donation à tous ses enfants, il lui est possible

de donner à chacun d’eux une somme

d’argent. Dans ce cas, à son décès, la part qui

leur reviendra sera déterminée en fonction de la

valeur du bien donné ou du bien acquis grâce au

don au moment du règlement de la succession.

De ce fait, si l’un des enfants a investi la somme

donnée de façon prospère, il sera pénalisé à la

succession.

La donation-partage

La donation-partage permet à toute personne

de régler de son vivant, tout ou partie de sa succession

entre ses héritiers présomptifs. Il s’agit

d’une succession anticipée, puisque le donateur

est vivant au moment de l’acte qui procède d’un

partage entre ses héritiers.

Les avantages d’une

donation-partage

S’agissant d’une donation anticipée, la donation-partage

permet la transmission de l’héritage

aux bénéficiaires avant le décès du donateur

de manière irrévocable. Le transfert de propriété

est immédiat. Le bénéficiaire pourra par exemple

nantir ou hypothéquer le bien avec le consentement

du donateur, voir le vendre, avec l’accord

des parents et des frères et sœurs.

Les bénéficiaires peuvent procéder à des

échanges entre les biens reçus. Ces échanges ne

sont pas soumis à droits de mutation.

Contrairement à la donation simple, la valeur des

dons est évaluée au jour de la donation-partage

et non au moment du décès.

La donation-partage ne peut être remise en

cause du vivant de son ou ses auteurs. Par contre,

en cas de décès du ou des donateurs, un héritier

réservataire pourra dans un délai de cinq années,

demander une action en réduction, si ses droits

n’ont pas été respectés.

L’USUCAPION

L’usucapion (ou prescription acquisitive) est le

moyen d’acquérir juridiquement un droit réel,

au terme d’une certaine période durant la quel

ce droit a été exercé de fait, c’est à dire par une

possession continue, (non interrompue, paisible

et publique, non équivoque et à titre de propriétaire,

pendant une durée qui varie selon le cas.

Qui peut usucaper ?

Toute personne qui occupe et entretient une

terre (y compris le quo-indivisaire d’un terrain

qui s’est comporté comme seul propriétaire)

peut prescrire.

Les délais

• La prescription peut être décennale (dite aussi

sur titre) si l’occupant a acheté un terrain a une

personne en pensant que cette dernière en était

propriétaire, ou si l’occupant l’a reçu par testament

ou donation, chacun de ces cas devant être

suivi d’une occupation de la terre sans interruption

pendant au moins 10 ans

• La prescription peut être trentenaire si l’occupant

n’a pas de titre de propriété mais qu’il

occupe la terre sans interruption pendant 30

années.

La procédure

Il est nécessaire de saisir la commission de conciliation

obligatoire en matière foncière (CCOMF),

en adressant à son président, une requête accompagnée

:

• Du relevé du compte hypothécaire du propriétaire

d’origine et du demandeur ;

• De l’extrait du plan cadastral ;

• Du procès verbal de bornage ;

• De la généalogie et des actes d’état civil.

En cas de non-conciliation constatée par la

CCOMF, il faudra saisir le juge ou la chambre des

terres (TGI) d’une action en usucapion. Enfin,

pour rendre la décision du TGI opposable aux

tiers, il faudra procéder à son enregistrement et

sa transcription au service de la conservation des

hypothèques. Plus aucune action en revendication

ne pourra alors être entreprise.

Services à consulter

pour plus d’information :

Division Assistance aux Particuliers :

40.47.19.20 (IMMEUBLE TE FENUA)

Recette-Conservation des Hypothèques

(IMMEUBLE TE FENUA – 2 e ÉTAGE)

LA REVENDICATION

DE PROPRIÉTÉ

L’action en revendication de propriété est une

procédure visant à la reconnaissance juridique

d’un droit de propriété immobilier.

Le demandeur devra apporter la preuve de sa

qualité de propriétaire, par la production d’un

titre de propriété. En cas d’absence de titre ou

d’existence de plusieurs titre, il appartiendra au

juge d’étudier les présomptions les meilleures et

les plus caractérisées et de trancher.

Si le demandeur est déclaré être le propriétaire,

l’éventuel possesseur du bien a l’obligation de le

restituer.

LE VIAGER

Le principe

27


ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

La vente en viager consiste à vendre un logement

à une personne (le Débirentier) en contrepartie

d’un versement périodique d’une rente jusqu’au

décès du vendeur (le Crédirentier). Toute personne

ayant la capacité juridique peut vendre ou

acheter en viager. L’acquéreur peut ainsi acheter

un logement sans avoir à verser le prix de vente

le jour de l’acquisition. Par contre, il ne pourra occuper

ce logement qu’au décès du vendeur.

Le vendeur perçoit, en contrepartie de la vente,

une rente mensuelle jusqu’à son décès, tout en

bénéficiant de la jouissance du logement cédé, à

moins qu’il ne le libère dès la vente signée.

Le prix de vente : il est fixé librement

entre les parties sans qu’il ne puisse excéder la

différence entre la valeur vénale du logement

(estimation par rapport à sa situation géographique)

et la valeur du logement occupé, qui

répond à des barèmes (consultables auprès d’un

notaire) déterminés principalement par l’espérance

de vie du Crédirentier.

Le prix de la rente : à la signature de l’acte

de vente, le Débirentier peut régler au comptant

une partie de la vente (le bouquet). Ce versement

sera déduit dans le calcul du montant de la rente.

De ce fait, plus le bouquet est important, moins

la rente est élevée. Le Crédirentier peut faire inscrire

une clause résolutoire garantissant le paiement

des rentes : il peut ainsi être convenu qu’au

cas ou un certain nombre de rentes ne sont plus

versées par le Débirentier, le Crédirentier reprend

son bien. Il peut également être convenu que le

bouquet soit conservé par le Crédirentier en cas

de résiliation du contrat. Enfin, une clause d’indexation

peut également être prévue, fixant la révision

automatique du montant de la rente. Cette

indexation peut se faire par exemple sur l’indice

officiel de l’évolution du coût de la vie.

Qui a la charge des réparations ?

Les réparations et l’entretien courant, les factures

d’électricité restent à la charge du Crédirentier.

La taxe foncière est à la charge du Débirentier. Le

Débirentier ne pourra occuper du logement qu’au

jour du décès du Crédirentier, sauf dans le cas ou

ce dernier a libéré le logement dès la vente.

Les cas de nullité de la vente :

le décès futur du Crédirentier doit avoir un caractère

imprévisible. Le fait que le Débirentier

ne pouvait ignorer la maladie dont était atteint

le Crédirentier au moment de la signature de

l’acte de vente peut être invoqué par les héritiers

du Crédirentier pour une action en nullité de la

vente. De même, la loi dicte que si le décès du

vendeur intervient dans les 20 jours suivant la signature

de l’acte de vente, ce décès est considéré

comme prévisible.

L’intérêt de la vente en viager

Le viager peut être une solution séduisante pour

le vendeur comme pour l’acheteur.

Pour le vendeur : une personne âgée, sans

héritier direct, propriétaire d’une résidence principale,

percevant une retraite modeste, pourra

envisager une vente en viager.

Pour l’acquéreur : un locataire dont les

moyens financiers ne permettent pas de se lancer

dans une acquisition immobilière classique

pourra se tourner vers ce système. Si au cours

du contrat celui-ci n’est plus en mesure d’assurer

le paiement de la rente, il a la possibilité de

revendre le bien. Le nouvel acquéreur paiera un

bouquet plus important, mais devra s’acquitter

d’une rente qui a été calculée sur la base d’une

période de contrat plus longue (c’est à dire à la

date de la première acquisition), donc pour une

durée totale de versement mois longue.

Les risques de la vente en viager

Une rente sans fin : lorsque l’on parle

de ce système, on pense évidement au film “Le

Viager” dans lequel le Crédirentier, incarné par

Michel Serrault, survivait à tous les acheteurs

successifs. On pense aussi au pauvre notaire de

Jeanne Calment, qui, en 1965 lui avait proposé

une rente mensuelle de 2.500 F de l’époque. Le

notaire n’a jamais pu profiter de son acquisition.

32 ans après, au décès de la célèbre Crédirentière,

le bien lui aura coûté au total plus de deux fois sa

valeur. Et c’est bien le principal risque pour l’acquéreur

qui doit verser une rente sur une durée

incertaine. De plus, lorsque le vendeur est un

couple marié, la rente est généralement réversible,

ce qui veut dire que la rente doit être versée

intégralement au survivant, après le décès d’un

époux. Un facteur supplémentaire d’incertitude

pour l’acquéreur.

Des travaux imprévus : qui paye ?

Dans le système du viager, le vendeur devient

locataire de son propre logement puisque

l’acheteur en devient propriétaire. C’est donc à

ce dernier de payer les travaux incombant habituellement

aux propriétaires dans le cas d’une

location classique. Il y a cependant possibilité

de prévoir une répartition de ces coûts, encore

ACHETER - LOUER

faut-il ne pas oublier d’inclure une telle clause

dans le contrat de vente.

La révision du loyer : Les contrats de

vente en viager prévoient la possibilité d’une

révision à la hausse du montant de la rente à

chaque anniversaire. Cette révision se fait en

fonction d’un indice de référence officiel. (indice

des prix à la consommation, indice de référence

des loyers, indice du coût de la construction des

immeubles à usage d’habitation…). Ces indices

n’étant pas fixes d’une année sur l’autre, l’évolution

du loyer à long terme est incertain.

L’usufruit : Dans un viager occupé, qui

constitue le cas le plus fréquent, le vendeur

conserve le droit d’usage et d’habitation du logement.

S’il en conserve l’usufruit, il a tout à fait

le droit de louer le logement à un tiers. Dans ce

cas, au décès du vendeur, l’acquéreur n’est pas

certain de pouvoir occuper les lieux, du fait qu’un

locataire puisse déjà s’y trouver.

Des rentes impayées : C’est la question

essentielle pour le vendeur, pour qui le principal

intérêt du système est la perception de la rente,

qui peut constituer un complément de revenu

indispensable. Un défaut de paiement d’une ou

plusieurs rentes successives peut le placer dans

une situation financières délicate. Le vendeur à

donc tout d’abord intérêt à sélectionner avec soin

l’acquéreur de son logement, mais également à

prévoir une clause résolutoire stipulant qu’en cas

de non-paiement de la rente, la vente peut être

annulée. Si cette clause est systématiquement

prévue dans les contrats en viager, le vendeur

devra le cas échéant faire constater l’annulation

de la vente par le tribunal, après une longue procédure

impliquant des frais d’avocat.

Et en cas de faillite de l’acquéreur :

Lorsque l’acquéreur, commerçant, artisan ou

exerçant une profession libérale se trouve en

redressement ou liquidation judiciaire, le vendeur

ne dispose plus de recours, la clause résolutoire

étant bloquée par la procédure collective

de liquidation. Dans ce cas, le vendeur peut se

retrouver à ne plus percevoir de rente, avec un

acquéreur qui continue d’occuper le logement et

ceci pendant plusieurs années…

28


ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

C’est un acte officiel, obligatoirement établi par

un notaire (on parle d’acte authentique), permettant

de démontrer la propriété d’un bien acheté,

transmis par héritage ou par héritage, ou à la suite

d’un partage. En cas d’achat, ce document peut

être remis au nouveau propriétaire plusieurs mois

après la vente, après les formalités d’enregistrement

effectuées.

LE CONTENU DU TITRE

DE PROPRIÉTÉ

Le titre de propriété et ses annexes contiennent

un certain nombre de mentions telles que principalement,

le nom du notaire rédacteur de l’acte,

les parties à l’acte et leur état-civil, la description

du bien, l’origine de propriété, la contenance cadastrale,

les servitudes éventuelles dont est grévé

le bien, le prix et les conditions de la transaction.

Le notaire

cette mention renseigne sur le nom et l’adresse de l’office

notarial ou l’acte a été signé.

La désignation du bien

elle est mentionnée dans le titre de propriété de

la manière la plus précise possible. Elle renseigne

notamment sur la nature (ex appartement, terrain,

local commercial etc… avec description physique

détaillée) la situation du bien, les droits qui lui sont

attachés et qui sont transmis avec le bien.

Les références cadastrales du bien

la désignation cadastrale est établie a partir d’un

extrait datant de mois de trois mois, demandée

LE TITRE DE PROPRIÉTÉ

par le notaire au service du cadastre qui permet

d’entreprendre des recherches sur la situation

hypothécaire.

Les immeubles par destination

il s’agit d’éléments indissociables de l’utilisation

du bien et qui doivent à ce titre se transmettre

avec lui.

Les servitudes

accessoirement au bien principal faisant l’objet

de la vente, sont éventuellement transmises des

servitudes qui permettent son utilisation. Il s’agit

d’un droit établi sur un immeuble ou un terrain au

profit d’un autre bien (ex : servitude de passage

permettant l’accès à une propriété). L’acquéreur

ou l’héritier recevant le bien profite de ce droit ou

le supporte suivant le cas.

Les modifications effectuées

depuis la précédente

transmission de propriété

il est fait mention si le bien a fait l’objet d’une

extension ou d’importants travaux nécessitant un

permis de construire ou une demande de travaux.

Les propriétaires antérieurs

le titre de propriété permet de connaître l’identité

des propriétaires successifs du bien.

La date de l’acte

mentionnée au début ou le plus souvent à la fin

de l’acte, la date doit obligatoirement figurer dans

tout acte notarié, sous peine de nullité.

Les signatures

la signature de chacune des parties mais aussi

celle du notaire sont indispensables à l’authenticité

et la validité de l’acte.

LA CONSERVATION

DU TITRE DE PROPRIÉTÉ

Le notaire ayant rédigé l’acte est tenu, pour une

durée de cent ans, de conserver dans ses archives

l’original du titre propriété (la minute). Après

cette période, l’original est confié au service des

Archives départementales (Papeete – Tipaerui).

En cas de perte ou de destruction, le propriétaire

peut, par écrit, faire la demande d’une copie

du titre au notaire. Si le nom du notaire rédacteur

n’est pas connu, il conviendra d’écrire à la

chambre des notaires qui répertorie les minutes

des actes et qui en connait le détenteur. Si les

titres de propriété ne peuvent être vendus (hors

commerce), il pourra être demandé le paiement

de frais de recherche et de copie, dont le montant

varie en fonction de la taille du dossier.

Les titres antérieurs à une vente permettent de

remonter dans le temps et connaitre la chronologie

des précédents propriétaires du bien. Lors

d’une cession, le vendeur abandonne son titre

de propriété et le remet au notaire en charge

de l’établissement de l’acte de vente. Le notaire

pourra remettre à l’acquéreur, avec son titre de

propriété, les titres précédents lorsqu’il les a en

sa possession, à titre d’information.

LES RELATIONS LOCATAIRE / PROPRIÉTAIRE

LE CONTRAT DE

LOCATION (BAIL)

Si le contrat de location n’est pas obligatoire, il

reste indispensable pour prévenir les litiges entre

propriétaires (bailleurs) et locataires.

Rédigé par écrit et signé par les deux parties, il

doit notamment mentionner les éléments suivant

: le nom des parties, le descriptif précis

des lieux mis en location (destination, surface

habitable, dépendances), le montant du loyer

et ses modalités de paiement et les modalités

de révision de son montant, le montant des

charges, le montant du dépôt de garantie, la durée

du contrat et la date d’effet. La signature de

ce contrat engage les signataires. Il est donc important

de lire attentivement chaque clause du

contrat et d’en comprendre le sens et la portée.

La plupart du temps rédigé par le propriétaire,

ce dernier aura tendance à y faire apparaître les

clauses qui lui sont favorables et se dégager de

quelques obligations. C’est au locataire de bien

analyser chaque point et si nécessaire, de négocier

afin de ne pas s’engager sur des obligations

trop nombreuses ou trop contraignantes.

LOCATION EN MEUBLE

OU NON MEUBLE

La location en meublé implique que le logement

inclue des meubles et équipements nécessaires

pour permettre au locataire d’y vivre de manière

convenable. (table, chaises, lit, réfrigérateur, four

etc…). Ces meubles et équipement doivent

être énumérés de manière détaillée dans un

inventaire annexé au bail. Cette énumération

garantie au locataire, la bonne mise à disposition

de chaque élément de la liste. Elle garantie également

au propriétaire, de la bonne restitution

de tous les meubles et équipements à la fin de

la location.

29


ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

ACHETER - LOUER

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

La durée de location en meublé est librement

consentie entre les parties. Elle est en général

de 12 mois. La durée du bail de location en non

meublé est de 3 ans minimum lorsque le bailleur

est une personne physique et 6 ans s’il s’agit

d’une personne morale.

La révision du montant du loyer peut se faire

chaque année, à la fin du trimestre qui suit la

date d’anniversaire du bail. Le taux de l’augmentation

est strictement limité par la loi et redéfini

chaque année.

L’ÉTAT DES LIEUX

L’état des lieux est un document annexé au

contrat de location constatant, pièce par pièce

et de manière détaillée, la liste des éléments

d’équipement et de mobilier mis à disposition

et le cas échéant, les désordres, dégradations,

détérioration, pouvant être constatés, tant au

niveau du local et ses dépendance (carrelage

cassé, plan de travail rayé, porte cassée, peinture

sale,… qu’au niveau du mobilier et des équipements

mis à disposition (table ou chaise cassée,

four ne fonctionnant pas).

Ce document doit être considéré, autant par le

propriétaire que le locataire comme indissociable

du contrat de location. En effet, dans le cas d’une

location en meublé, le Code Civil prévoit qu’en

l’absence d’état des lieux, le preneur est présumé

avoir réceptionné les équipements en bon état

de réparations locatives et doit les rendre tels

quels, sauf la preuve contraire.

LA CAUTION

La caution, dont le montant est habituellement

équivalent à un mois de loyer hors charges, sert

à garantir le paiement du loyer et des charges,

l’entretien et, en fin de location, la restitution

du logement en bon état. Aucun autre dépôt ne

peut légalement être exigé par le propriétaire.

Cette somme est effectivement versée par le locataire

au propriétaire, qui en dispose à sa guise

pendant toute la durée du contrat. A la fin de

la location, si aucun problème n’est constaté lors

de l’état des lieux de sortie et s’il n’est constaté

aucun retard de paiement des loyers, le propriétaire

a obligation d’en restituer l’intégralité . En

cas de frais engagés pour la remise en état du

logement dégradé du fait du locataire, de loyer

ou de charges impayées, la caution peut être

conservée par le bailleur à hauteur du montant

du préjudice.

La restitution de la caution au locataire doit intervenir

immédiatement en fin de location, à

moins qu’un délai ne soit prévu au contrat.

LOCATAIRE

ET PROPRIÉTAIRE :

LEURS OBLIGATIONS

En signant le contrat de location, le locataire,

comme le propriétaire, s’engagent à respecter

un certain nombre d’obligations. Le respect de

ces obligations conditionne le bon déroulement

de la location et des bonnes relations entre les

parties.

Les obligations du propriétaire

Le propriétaire a l’obligation de mettre à disposition

du locataire un logement décent, sans risque

manifeste de nature à porter atteinte à la santé

ou la sécurité de ce dernier et en conformité avec

l’usage d’habitation (équipements en bon état

de fonctionnement). Toutefois, un accord entre

les deux parties peut prévoir expressément que

certains travaux seront exécutés à la charge du

locataire, moyennant une réduction de loyer

pendant une durée bien définie.

Il doit également assurer au locataire, la jouissance

paisible du logement.

Il doit en outre assurer l’entretien et procéder à

toutes les grosses réparations à l’exclusion des

réparations locatives, nécessaires au maintien

des locaux dans un état assurant des conditions

normales de location (sécurité physique et sanitaire).

En cas de défaillance du propriétaire, le

locataire peut le mettre en demeure d’exécuter

cette obligation.

Le propriétaire ne peut s’opposer aux aménagements

réalisés par le locataire, tant qu’ils ne

peuvent être considérés comme une transformation

du logement. Il doit, à la demande du locataire,

lui remettre gratuitement les quittances

de loyers et de charges.

Enfin, il a obligation de faire enregistrer, à la

charge du locataire, le bail de location aux Services

de l’Enregistrement (Immeuble Te Fenua).

Les obligations du locataire

La première obligation du locataire est de payer

le loyer et les charges récupérables (voir plus

bas). Il doit user du logement “en bon père de

famille”. Il aura d’ailleurs obligation de réparer

toute dégradation survenant dans les locaux et

effectuer les réparations locatives (ce qui exclu la

vétusté, les malfaçons, les vices de construction

ACHETER - LOUER

et les cas de force majeure). Il doit recueillir l’accord

express du bailleur pour toute transformation

des locaux.

Il est libre d’aménager le logement à son goût,

sans autorisation du propriétaire. Par contre, s’il

effectue des transformations (ex : changement

de destination d’une pièce, abattement d’une

cloison, construction d’une véranda etc…) sans

autorisation du propriétaire, ce dernier pourra

exiger une remise des lieux dans l’état initial,

aux frais du locataire. Il doit laisser exécuter les

travaux nécessaires au maintient en état et à

l’entretien normal des locaux, ainsi que les travaux

d’amélioration des parties privatives ou

communes.

Il a enfin l’obligation de s’assurer contre les

risques locatifs (principalement contre l’incendie

et les dégâts des eaux). Le bailleur peut exiger

du locataire l’attestation d’assurance dès le début

de la location et chaque date d’anniversaire

du contrat. A défaut d’être assuré, le propriétaire

peut mettre fin au contrat de location.

RÉPARATIONS

ET ENTRETIEN :

A LA CHARGE DE QUI ?

En matière de réparations et d’entretien, certains

coûts sont à la charge du propriétaire ou du locataire.

Dans la pratique, au moment de payer la

facture, c’est parfois un sujet de conflit entre les

parties.

En Polynésie, l’arrêté n°1996 CM du 27 décembre

2012 fixe les règles. Le principe est simple : toute

réparation ou travaux d’entretien relatif à la

32


ACHETER - LOUER

structure du logement est bien évidement à la

charge du propriétaire, alors que le locataire aura

à sa charges les réparations relatives à l’usage

courant des locaux et des équipements.

Exemple de réparations à la charge du

locataire : les parties extérieures dont

le locataire a un usage exclusif (jardin,

terrasses gouttières), les ouvertures intérieures

et extérieures (portes, fenêtres,

vitrages, stores…), le maintien des parties

intérieures en état de propreté (peinture,

revêtements de sol, meubles etc…), les

installations de plomberie (joints de robinets,

flexibles de douche, tuyaux de gaz,

entretien de la fosse septique) installations

électriques(interrupteurs, prises de courant,

ampoules, fusibles…),. l’électroménager

mis à disposition et listé dans l’état des

lieux.

Exemple de réparations à la charge du propriétaire

: l’installation de nouveaux équipements

(pour une remise aux normes par

exemple), la réfection ou l’entretien de la

toiture, du réseau électrique, le traitement

anti-termites, la rénovation du dispositif

d’assainissement.

LES CHARGES

RÉCUPÉRABLES

Ce sont les dépenses correspondant à l’usage

du logement, payées initialement par le propriétaire

et qu’il est en droit de récupérer auprès du

locataire. (Voir article 1995 CM du 27 décembre

2012). Ce sont notamment :

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

• Ascenseurs et monte-charge : dépenses

d’électricité, dépannage ne nécessitant pas

de réparations ou fournitures de pièces, visites

périodiques…

• Eau froide et eau chaude : eau pour la

consommation, eau pour l’entretien des

parties communes et des espaces extérieurs,

les taxes et redevances, les produits

nécessaires à l’exploitation, à l’entretien et

au traitement de l’eau…

• Installations individuelles : entretien de

la climatisation, contrôle des raccordements

et de l’alimentation des chauffe-eau

électriques, réglage des mécanismes de

chasses d’eau, remplacement des joints…

• Parties communes intérieures au bâtiment :

dépenses relatives à l’électricité, aux produits

d’entretien, balais et petit matériel assimilé

nécessaires à l’entretien de propreté…

• Espaces extérieurs au bâtiment (voies de

circulation, aires de stationnement, abords

et espaces verts, aires et équipements de

jeux) : dépenses relatives à l’électricité,

aux ampoules, engrais, fleurs, entretien

courant lié à la coupe, au désherbage, au

ratissage…

• Hygiène : sacs en plastique et en papier

nécessaires à l’élimination des rejets, produits

relatifs à la désinsectisation et à la désinfection,

entretien et vidange des fosses

d’aisances…

• Équipements divers du bâtiment : entretien

des dispositifs d’ouverture automatique

ou codée et des interphones…

• Impositions et redevances : droit de bail,

taxe ou redevance d’enlèvement des ordures

ménagères et d’eau.

33


ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

ACHETER - LOUER

LES AUTRES FORMES DE LOCATION

LA LOCATION

SAISONNIÈRE

La location saisonnière est une variante de la

location en meublé, caractérisée cependant par

quelques différences importantes.

Cette forme de location est tout d’abord de

courte durée. Normalement au maximum le

temps d’une saison, sa durée peut être étendue

jusqu’à six mois, en fonction de la région et de la

notion de saison qui lui est propre.

La location étant la plupart du temps conclue à

distance, le locataire s’y engage en principe sans

avoir pu visiter le logement.

La location saisonnière n’est encadrée par aucune

réglementation particulière, si ce n’est pour

le propriétaire, l’obligation de fournir au locataire

un descriptif détaillé des lieux avant la signature.

C’est donc le contrat (dans chacune de ses

clauses) qui tiendra lieu de loi entre les parties.

Le descriptif de la location

saisonnière

Il permet au futur locataire, en l’absence de visite

préalable à la signature du contrat de location,

de lui fournir un maximum de renseignements.

C’est au vue de ce document qu’il pourra décider

de s’engager ou non. C’est également ce document

qui s’imposera en cas de litige. Il doit principalement

comporter :

• La situation géographique du logement et un

descriptif par rapport à son environnement, selon

l’intérêt touristique (proximité d’une plage,

d’un parcours de randonnée, des pistes de ski,

d’un centre commercial, du métro ou du bus…)

• La description du logement lui même (équipements,

mobilier, wifi, télévision…)

• Les conditions financières (montant du loyer,

des charges, de la caution et puisqu’il s’agit d’une

réservation à une date plus ou moins éloignée, le

montant de l’acompte de réservation.

• La date et heure d’entrée, la date et heure de

sortie.

La réservation d’une location

saisonnière

Comment s’effectue

une réservation ?

Après avoir étudié le descriptif fourni par le propriétaire,

le locataire formalise son engagement

en adressant au propriétaire, une lettre de réservation,

accompagnée d’un règlement correspondant

aux conditions financières indiquées dans le

descriptif. Dès réception, le propriétaire envoie le

contrat de location saisonnière en deux exemplaires,

dont un sera conservé par le locataire et

l’autre sera renvoyé au propriétaire après signature

par le locataire.

La forme du contrat : Il reprend

notamment les termes du descriptif.

En outre, le propriétaire a l’obligation

d’annexer au contrat, les diagnostics

immobiliers (risques naturels et technologiques).

En métropole le montant

demandé au locataire pour la réservation

est en général de 25% du montant

total, sans que ce point ne soit réglementé.

Le montant de la réservation

peut augmenter d’autant que la date

d’entrée dans le logement est proche

de la date de réservation.

Acompte ou Arrhes ? Le montant versé

peut l’être soit à titre d’acompte soit à titre

d’arrhes. Cette précision est importante, notamment

en cas d’annulation. L’acompte ne permet

pas au locataire de se désister. Si le locataire ne se

présente pas, le propriétaire peut le contraindre à

payer le solde. Dans le cas de versement d’arrhes,

ils sont définitivement acquis au propriétaire,

mais le locataire ne perd que la somme versée.

Le solde ne peut lui être exigé. De plus, dans le

cas ou le propriétaire se désiste, il doit non seulement

rembourser les arrhes versés par le locataire,

mais lui verser en plus la même somme en

compensation.

S’assurer en location saisonnière :

Pour le locataire, l’assurance n’est pas une obligation

légale. En revanche, le contrat de location

peut tout à fait l’exiger. Dans ce cas, le propriétaire

peut se charger d’assurer le bien contre les

risques locatifs, pour le compte des locataires

successifs et répartit la prime d’assurance dans

les charges locatives, au prorata de la durée d’occupation

de chaque locataire. Dans la pratique,

peu de compagnies d’assurances proposent ce

type de contrat aux propriétaires. Plus couramment,

le locataire se charge de l’assurance, soit

en faisant jouer la clause “villégiature” inclue

dans sa Multirisque-Habitation s’il dispose de

cette option, soit en souscrivant une assurance

dédiée pour la durée de la location..

La restitution du logement

en fin de location

Un état des lieux de sortie est dressé par le propriétaire

et le locataire, puis comparé avec l’état

des lieux d’entrée. Lorsqu’il n’y a aucune dégradation,

le propriétaire est tenu de rendre le dépôt

de garanti immédiatement, si le contrat ne fixe

pas de délai de restitution.

En cas de dégradation, le propriétaire pourra déduire

du dépôt de garantie, sur justificatif (devis

ou facture), le montant des réparations ou de la

remise en état.

L’ÉCHANGE

DE LOGEMENT

Peux développé en Polynésie, l’échange de logement

pour les vacances séduit pourtant de plus

en plus de Français, si l’on considère l’augmentation

des offres sur les sites d’échange spécialisés

dans ce domaine. Apparu aux États-Unis dans

les années 50, cette formule de logement pour

les vacances a fait son entrée en France vers la

fin des années 90. Elle s’est ensuite considérablement

développée, sous l’impulsion d’Internet,

qui a énormément facilité la rencontre

et l’échange entre l’offre et la demande. Si le

concept est né aux États-Unis, où la mobilité

fait partie de la culture, les Français sont proportionnellement

les plus présents sur ces sites,

avec une deuxième place mondiale. La France

est même la destination la plus recherchée. Pour

la Polynésie, destination qui fait rêver dans le

monde entier, l’ouverture sur ce marché devrait

pouvoir rencontrer un grand engouement, d’au-

34


ACHETER - LOUER

tant que l’offre hôtelière y est relativement chère.

Le principe de fonctionnement

Il est très simple : deux partenaires (familles,

couples, groupe d’amis…) projettent de partir

en vacance, chacune dans la région ou le pays

de résidence de l’autre et sur une même période,

pouvant aller d’un week-end, pour les destinations

proches, à plusieurs mois, pour des destinations

plus éloignées. Les sites spécialisés, disposant

parfois de quelques dizaines de milliers

d’offres rendent la recherche aisée, en tenant

compte des critères choisis par les utilisateurs

(destination, capacité du logement, environnement,

centres d’intérêts touristiques, période

d’occupation…).

Pourquoi échanger sa maison ?

La première raison est l’intérêt financier. Partir

de la Polynésie ou y venir coute très cher, à

commencer par le billet d’avion. Faire l’économie

de l’hôtel et dans une certaine mesure des

restaurants, puisque vous pourrez cuisiner dans

votre logement de vacance, voilà qui n’est pas

négligeable et qui vous permet d’envisager des

destinations qui vous semblaient inaccessibles !

Le deuxième intérêt est culturel. En séjournant

dans une maison ou un appartement, plutôt

que dans un hôtel, vous serez plus en contact

avec la population locale, l’occasion de faciliter

la connaissance les habitudes de vie, les coutumes.

L’autre partenaire pourra vous donner

des conseils sur des lieux à visiter loin des lieux

touristiques habituels, sur des restaurants, des

fêtes et manifestations locales. L’occasion d’une

véritable immersion culturelle !

Enfin, avoir des occupants dans votre maison

pendant vos vacances, vous permet de voyager

l’esprit plus tranquille : une maison habitée a un

intérêt dissuasif face à d’éventuels cambrioleurs,

une fuite d’eau pourra être réparée, alors qu’elle

aurait pu faire des dégâts d’ici votre retour. Vous

pouvez convenir également que chaque partenaire

rende des services réciproques, tel que la

relève du courrier, l’arrosage les plantes, nourrir

un animal domestique, mettre à disposition leur

véhicule…

Comment concrétiser

votre premier échange ?

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Si l’idée de confier votre maison à des inconnus

vous dissuade de vous lancer, le meilleur moyen

de vous convaincre est d’en parler avec une personne

de votre entourage qui en a déjà fait l’expérience.

Sinon, sachez que vous pourrez trouver

de nombreux témoignages sur Internet.

Les démarches nécessaires ? En premier lieu,

il convient de rendre son logement le plus attrayant

possible. Il faut ensuite constituer un

“manuel de l’occupant”, récapitulant les spécificités

de fonctionnement du logement (fonctionnement

de certains équipements, code d’accès,

plan des commerces les plus proches, liste des

recommandations (lieux touristiques, restaurants,

calendrier des fêtes et manifestations…).

Il faudra enfin s’enregistrer sur un site spécialisé

afin de faire connaitre son offre.

Avant tout, la communication entre les partenaires

est la clé d’un échange réussi. Une fois le

contact établi avec une personne intéressée par

votre logement, les échanges par mails et appels

téléphoniques seront l’occasion de faire connaissance

et de se rassurer sur ses appréhensions de

départ. Ce concept est basé sur une confiance

mutuelle, car si des inconnus occupent votre

logement, dites-vous que vous allez occuper le

leur. Si d’après les organismes spécialisés dans

l’échange de logement, les problèmes rencontrés

sont rares, les partenaires pourront par exemple

prendre soin de vérifier auprès de leur assureur

les couvertures spécifiques aux risques potentiels

liés à l’échange et en particulier, s’ils ont convenu

de mettre à disposition leur véhicule. Ils pourront

aussi sécuriser des objets de valeur ou fragiles,

particulièrement s’ils sont attachés.

Enfin, si les partenaires sont eux même locataires

du logement qu’ils mettent à disposition, ils

pourront par principe prévenir leur propriétaire

de l’échange.

Guide

de L’HABITAT

P O L Y N É S I E N

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Guide de l’Habitat Polynesien

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

ACHETER - LOUER

DÉMÉNAGER HORS POLYNÉSIE

Vous quittez définitivement le territoire pour la

métropole ou l’étranger, voici l’essentiel à savoir

pour gérer au mieux votre déménagement.

PRÉPARER SON

DÉMÉNAGEMENT

Un déménagement hors Polynésie se prépare

plusieurs mois à l’avance. Afin de limiter le volume

de l’expédition et donc son coût, Il vous

faudra tout d’abord faire le tri entre ce que vous

devrez expédier et ce dont vous pourrez vous

séparer. Vous devrez ensuite choisir le mode de

transport, emballer vos effets personnels et préparer

les documents nécessaires aux formalités

de transit et de douane.

Qu’est ce qu’il faut expédier ?

• Les vêtements et accessoires vestimentaires :

tenez compte du climat dans le pays de destination.

A quoi bon s’encombrer de vêtements

que vous n’aurez plus l’occasion de mettre parce

qu’ils seront inadaptés à votre nouvel environnement.

Les meubles : souvent lourds et encombrants,

ils sont difficiles à manutentionner et à

emballer et font vite croître le coût de votre déménagement.

Il sera intéressant de comparer le

coût de transport avec le prix d’un meuble neuf

à destination (en y soustrayant éventuellement

le prix de revente en Polynésie de votre meuble

actuel). Pour un meuble à petit prix, il n’y a pas

photo ! mieux vaut revendre l’ancien sur place et

racheter du neuf lorsque vous serez dans votre

nouveau lieu de résidence. De plus, vous n’aurez

pas à attendre l’arrivée de votre déménagement

pour disposer de votre mobilier.

L’électroménager : vérifiez que les

normes électriques soient les mêmes en Polynésie

et dans le pays de destination. Pour la France

métropolitaine, aucun soucis de compatibilité

(220 Volts). Comme pour les meubles, il convient

de se poser la question du coût du transport

par rapport à une valeur de remplacement de

chaque appareil surtout pour l’électroménager

volumineux.

Télévision, Hifi et Video : tout appareil

électronique comportant un tuner (téléviseur,

magnétoscope, certains ordinateurs) doit répondre

à une norme bien précise pour fonctionner.

Pensez-y et renseignez vous !

Véhicules : Le prix d’un véhicule neuf ou

d’occasion et bien moins élevé en métropole

qu’en Polynésie. Revendre votre véhicule d’occasion

avant de partir vous permettra dans la

plupart des cas de racheter un véhicule plus

récent en France. Tenez compte également que

si vous faites partir votre véhicule dans votre déménagement,

vous ne pourrez plus en disposer à

partir du moment où vos biens auront été remis

au transitaire. De même, vous ne pourrez pas en

disposer dès votre arrivée, compte tenu des délais

de transit en maritime. Concernant les deux

roues, leur faible encombrement permet d’envisager

de les inclure dans votre caisse maritime.

Les produits spécifiques : objets de famille,

cadeaux, objets d’art polynésiens et produits

locaux en général... bref tout ce qui est

du domaine du souvenir ou ayant une certaine

valeur sentimentale… inutile de se poser la

questions ! Dans ce cas, ce n’est plus une question

de coût.

Transport maritime ou aérien ?

Un déménagement en aérien est évidement

beaucoup plus rapide qu’en maritime pour lequel

il faut compter 2 à 3 mois (enlèvement,

mise en caisse, transit, dédouanement et livraison

à destination), mais son coût est aussi bien

plus élevé. De ce fait, l’aérien est plutôt réservé

aux déménagements de petite taille.

Compte tenu des coûts et du délai d’acheminement

propre à chaque mode de transport, vous

pouvez également opter pour une solution mixte :

36


ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

une expédition en aérien pour les biens dont

vous pourrez difficilement vous passer pour une

longue période, le reste pouvant être expédié par

voie maritime. Cette solution pourra vous offrir

un bon rapport coût/confort.

En fret maritime, vous pourrez opter pour un

container de déménagement personnalisé ou

un container de groupage. Le premier (vous

disposez de 20 ou 40 pieds) est adapté pour

transporter du mobilier, toutes sortes d’effets

personnels et un véhicule et vous est dédié.

Quant au container de groupage, il constitue une

formule plus économique puisqu’il regroupera

les déménagements de plusieurs clients et vous

ne paierez qu’au prorata du volume que vous utiliserez.

Le déménageur pourra également vous

confectionner une caisse maritime en bois sur

mesure, qui pourra contenir la totalité de votre

déménagement.

Un emballage adéquat

ACHETER - LOUER

mais également pour rendre la manutention

moins laborieuse et pourquoi pas pour protéger

certains objets. Par exemple, les vêtements sont

relativement légers et pourront servir de protection

à un objet fragile tel que de la vaisselle, un

vase, du matériel électronique…

Les objets de grande taille pourront être emballés

dans du papier bulle. Les meubles enveloppés

Pour faciliter la manutention lors de l’empotage

et du dépotage, ainsi que pour assurer une protection

optimale de vos biens durant le transport,

il convient d’utiliser un emballage adapté à

chaque type de bien.

La majorité de vos effets personnels pourront

être mis dans des cartons. Si possible, essayez

de mixer des objets lourds avec des objets plus

légers, pour ne pas fragiliser le carton d’une part,

dans des draps ou des couvertures épaisses, pour

éviter les rayures. Les objets plats pourront être

disposés entre deux cartons mis à plat... un tableau

ou un objet précieux et fragile pourra être

disposé dans une caisse en bois confectionnée

sur mesure ou mis dans une malle métallique.

Dans tous les cas, prenez soin de bien fermer

chaque colis avec plusieurs tours de ruban adhésif,

ce qui leur donnera également plus de

solidité.

Pour un acheminement en aérien, vos effets personnels

pourront être placés dans des malles, ce

qui les protégera et facilitera les manutentions

successives.

Votre déménageur pourra vous fournir des cartons

et vous donnera des conseils pour l’emballage

d’objets particuliers.

Lors du conditionnement de chaque colis, prenez

soin de le numéroter et d’inscrire sur votre

inventaire le numéro du colis associé au contenu

détaillé et chiffré (pour l’assurance en cas de litige

et la douane)

Les pièces à fournir

Pour l’envoi de vos effets personnels, vous aurez

à fournir les éléments suivants :

• Un inventaire daté, signé et valorisé

(L’inventaire mentionnera les numéros de

38


ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

chaque colis et détaillera leur contenu) ;

• Une pièce d’identité ;

• Un justificatif de changement de résidence

(contrat de travail, ordre de mutation, déclaration

sur l’honneur…)

• Pour un véhicule, le cas échéant, la carte

grise du véhicule et un certificat de non gage.

• Si vous avez placé des effets personnels

dans des malles fermées (cadenas ou serrure),

vous devrez remettre un double de

chaque clé au déménageur, au cas où la

douane en demande l’ouverture pour inspection.

CHOISIR SON

DÉMÉNAGEUR

Un déménagement pour la métropole ou à l’international

est un processus dans lequel interviennent

plusieurs métiers (transitaire, Sociétés

de transports routiers, compagnies aériennes ou

maritimes…). Pour simplifier vos démarches et

assurer un bon acheminement de bout en bout,

vous aurez grand intérêt à confier la totalité de

cette chaîne à un professionnel expérimenté

en déménagement outre-mer qui prendra en

charge le déroulement dans son intégralité, avec

l’assurance d’une prestation fiable, sécurisée et

au meilleur prix.

Un professionnel du déménagement vous offrira

les meilleurs garanties s’il est implanté à la

fois en Polynésie et dans le pays de destination

car sa seule responsabilité est engagée depuis

l’enlèvement de vos colis jusqu’à leur livraison à

destination. Le suivi du processus est également

largement facilité par une communication optimale

entre les filiales d’un même groupe.

LA RÉGLEMENTATION

Dans le cadre d’un déménagement, certains

biens sont prohibés, Inappropriés, soumis à autorisation

préalable ou encore devront faire l’objet

d’un traitement particulier.

Les produits et biens

réglementés ou prohibés

Parmi les biens devant être refusés par votre déménageur,

il faut citer notamment :

• Les bijoux, perles noires, pierres et métaux

précieux, la monnaie, titres et valeurs

• Les animaux vivants (dangereux ou non,

protégés ou non) ;

• Les produits dangereux (explosifs, produits

corrosifs, inflammables,toxiques… ).

• Les produits et denrées périssables ;

• Les substances illicites.

• Certaines variétés végétales : dans le cadre

de la protection des végétaux, l’importation

de certaines espèces végétales, de terre ou

de support de culture est strictement interdite

selon le pays de destination.

La convention de Washington, la réglementa-

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ACHETER - LOUER

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

ACHETER - LOUER

40


ACHETER - LOUER

tion européenne et les arrêtés du 10 août 2004

notamment, visent à protéger certaines espèce

menacées et en interdisent l’exportation de ces

animaux ou de produits issus de ces animaux

(carapaces de tortue, certains coquillages, ivoire

etc…). Certaines espèces végétales sont aussi

prohibées. C’est le cas d’essences de bois tel que

le santal.

Vous pouvez vous renseigner auprès du service

des douanes ou de votre transitaire en cas de

doute. Attention, en cas d’infraction, les sanctions

sont lourdes.

Les armes et munitions nécessitent une autorisation

préalable à toute importation.

Le Certificat Phytosanitaire

Dans le cadre de la protection des végétaux,

l’interdiction de certaines espèces végétales, de

terre ou de support de culture est strictement

interdite selon le pays de destination.

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

D’autres espèces sont autorisées, avec ou sans

franchise, avec ou sans certificat phytosanitaire.

Pour plus de renseignements, vous pouvez

consulter les différentes listes sur le site de la

biosécurité du gouvernement de la Polynésie

Française, à l’adresse suivante :

http://www.biosecurite.gov.pf/exportation/exportation-france.php

41


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT

ÉQUIPEMENT

INTÉRIEUR EXTÉRIEUR

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

LA CONFIGURATION ET L’AGENCEMENT

DE VOTRE INTÉRIEUR

Vous devez concevoir ou repenser votre intérieur de fond en comble ? Chaque pièce a une fonction qui lui est propre. Cuisine, salle de bains, chambres,

salon… des espaces bien pensés contribuent largement au confort de votre habitation. La configuration et l’agencement de vos pièces peut être dicté par

le bon sens et l’esthétique, dans certains cas, ce sont avant tout les normes de sécurités qui doivent être prises en considération. Voici tout ce qu’il faut savoir

pour faire de votre intérieur le lieu de vie idéal !

L’AGENCEMENT DE VOTRE CUISINE

Qu’elle dispose d’un coin repas ou qu’elle

s’ouvre sur le salon, la cuisine perd de plus en

plus son caractère confiné et dédié à la seule

activité culinaire. On la veut confortable,

fonctionnelle, sécurisée, facile d’entretien et

conviviale. Voici quelques recettes…

L’IMPLANTATION

Il n’est pas nécessaire de disposer d’une grande

cuisine. Une bonne configuration vous permettra

d’optimiser votre espace. Que ce soit en rénovation,

où il faudra composer avec l’existant, ou en

construction en partant d’une page blanche, il

faudra prendre en compte certains principes incontournables.

Le triangle d’activités

Dans la cuisine, les activités s’orientent autour la

cuisson, le réfrigérateur et l’évier. Ces trois pôles

constituent le triangle d’activité. De son implantation

dépendra la fonctionnalité de votre cuisine

en limitant les déplacements d’un pôle à l’autre

et en facilitant la circulation. Idéalement, ces

pôles ne devraient pas être séparés de plus de

1,5m l’un de l’autre tout en étant inclus dans un

triangle dont le total des côtés n’excède pas 6m.

Le pôle «cuisson» : le principe est

d’éviter une implantation dans un angle de la

cuisine. Pensez que vous aurez besoin d’espace

pour l’ouverture de votre four, la manipulation

de vois poêles et casseroles, pour surveiller la

cuisson de certains plats. Faites une simulation

de toutes ces tâches et après avoir déterminé

l’espace nécessaire, réfléchissez à l’emplacement

qui vous offrira le maximum de confort et de

sécurité.

Le pôle «froid» : il se résume au réfrigérateur

/ congélateur. Si l’espace disponible dans

votre cuisine ne vous permet pas de respecter

le principe du triangle d’activité, il peut être positionné

là ou il reste de la place. Un principe à

respecter : ne pas coller votre réfrigérateur contre

le mur. Un espace d’au moins 5 cm assurera une

bonne aération.

Le pôle «lavage» : il comprend l’évier, le

lave-linge et le lave-vaisselle. Concernant l’évier,

l’idéal est de le positionner sous une fenêtre, afin

d’optimiser l’apport de lumière naturelle.

Dans ce cas, il faudra veiller à ce que la robinetterie

n’entrave pas l’ouverture de la fenêtre :

la meilleur solution restant une ouverture par

glissière. Enfin, c’est en toute logique que l’évier

trouvera sa place entre le froid et la cuisson : en

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

effet, rare sont les aliments qui passent directement

du réfrigérateur/congélateur à la cuisson.

Ils nécessitent souvent d’être préparés (rinçage,

épluchage, déballage, découpe etc…). L’évier

représente donc l’étape intermédiaire entre

les deux autres pôles. Quand au lave-linge et

lave-vaisselle, souvent peu esthétiques, ils seront

avantageusement dissimulés dans le placard

sous l’évier, ce qui économisera des longueurs

de tuyaux d’alimentation et d’évacuation d’eau.

La cuisine linéaire - un bloc :

C’est la configuration la mieux appropriée

lorsque l’on dispose d’une cuisine étroite et fermée.

Ici, les trois pôles d’activité sont situés en

long sur un seul pan de mur. Le triangle d’activité

sera en fait un triangle plat. Afin de bénéficier

d’un maximum de longueur, donc de confort, il

LA CUISINE LINÉAIRE À UN BLOC

sera préférable de ne pas implanter le bloc au

niveau du mur vers lequel vient buter la porte de

la cuisine. L’évier sera idéalement situé au centre,

entre les pôles Cuisson et Froid. Le mieux est de

disposer d’un plan de travail de part et d’autre de

l’évier, mais dans le cas d’un espace très limité,

on ne disposera que d’un seul plan placé, de préférence

entre l’évier et le poste de cuisson.

Le long du mur opposé, on pourra par exemple

organiser un coin repas : une table (aux coins arrondis),

ou dans le cas d’une cuisine très étroite,

une tablette dont un côté est fixé au mur par une

charnière permettant de la rabattre lorsqu’elle

n’est pas utilisée.

La cuisine linéaire - deux blocs

parallèles :

Cette configuration est indiquée lorsque l’on dispose

d’une cuisine en longueur mais également

d’une bonne largeur. Elle permet de diminuer la

surface du triangle d’activité en disposant un des

trois pôles au mur opposé aux deux autres. Les

deux blocs forment un couloir central qui doit

offrir une largeur d’au moins de 1,20m. Si la cuisine

présente une ouverture à une extrémité de

LA CONFIGURATION LINÉAIRE À DEUX BLOCS PARALLÈLES

PERMET D’OPTIMISER L’ESPACE DANS CETTE CUISINE ÉTROITE

chacun des murs accueillant les pôles, la circulation

n’est en rien gênée. Pensez à un éclairage

direct au niveau de chaque pôle d’activité. Enfin,

il faut en principe oublier ici l’implantation d’un

coin repas.

La cuisine en “L :

Vous ne voulez pas faire l’impasse sur un espace

“salle a manger” digne de ce nom ? Si vous disposez

d’au moins deux murs adjacents, ce qui

est très souvent le cas, vous pouvez envisager

UNE CUISINE EN “L” OUVERTE SUR UN COIN REPAS

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

la configuration en “L”.

Votre espace repas prendra

logiquement place

vers le coin opposé au

bloc cuisine.

Pour conserver tout le

potentiel de rangement,

des portes de placard

spéciales, munies de

paniers pivotants, permettent

d’utiliser astucieusement

le volume intérieur

situé dans l’angle

du module cuisine.

La cuisine en “U” :

Adaptée tant aux grandes cuisines qu’aux petites,

ouvertes ou fermées cette implantation

permet de d’attribuer à chaque pôle d’activité

dans un des trois volumes formé par le bloc. Il

n’est pas nécessaire de disposer de trois pans

de murs : dans une cuisine ouverte sur le salon

par exemple, un des trois côtés pourra former la

séparation entre les deux pièces. Dans ce cas, un

plateau surélevé ou non, débordant d’au moins

30cm côté salon, pourra servir de bar ou de table

pour le petit déjeuner ou des repas pris sur le

pouce. Côté cuisine, on pourra y implanter l’évier

muni d’un plan de travail surplombé de racks de

rangement pour vos verres à pied. Vous pouvez

également choisir d’y implanter le pôle cuisson,

coiffé de l’indispensable hotte aspirante au style

design, car elle sera visible du salon. Pour des

raisons esthétiques, le réfrigérateur sera idéalement

placé à l’opposé du comptoir pour être

visible de face.

46


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

UNE CUISINE IMPLANTÉE EN “U”

La cuisine avec îlot central :

Esthétiquement, la cuisine avec îlot central est

considérée comme le summum. C’est également

la configuration la plus fonctionnelle. Elle est cependant

réservée aux grands volumes. L’îlot peut

s’ajouter à une configuration en L, ou trôner au

centre d’une configuration en U particulièrement

large. Idéalement, il comporte le pôle cuisson

accompagné de son indissociable plan de travail

éventuellement complété d’une extension en débordement

faisant office de table/bar.

L’îlot central peut se révéler indispensable lorsque

tous les murs de la cuisine comportent des ouvertures

(portes ou fenêtres basses) ne permettant

pas d’y adosser le moindre module. Dans

ce cas, il gagne en superficie, pour y accueillir

les trois pôles d’activité ainsi que des rangements

répartis aux quatre côtés. Dans ce cas, la

place étant comptée, il faudra faire l’impasse sur

certains équipements comme le lave-vaisselle

et sélectionner les ustensiles indispensables. Il

faudra également privilégier les équipements

encastrables et de taille relativement réduites.

Il existe également des poêles et casseroles qui

s’emboîtent, avec queues amovibles, des récipients

à fonds carrés pour un gain de place. Vous

pourrez également opter pour des systèmes de

rangement coulissants, pour profiter de toute la

profondeur de vois placards. Enfin, si votre plan

de travail vous parait trop petit,, vous pourrez

installer en complément, une tablette coulissante

qui pourra se dissimuler dessous.

LES TYPES DE CUISINES

Les cuisines peuvent se classer en 4 catégories

principales, en dehors des configurations atypiques.

Chaque catégorie nécessite une organisation

et des solutions qui leur sont spécifiques.

L’ÎLOT CENTRAL ACCUEILLE ICI LA CUISSON

La kitchenette

C’est la cuisine réduite à sa plus simple expression.

Elle est traditionnellement implantée

contre le mur de la salle à manger, dans un

studio ou un petit appartement. Un meuble regroupant

le froid, l’évier, la cuisson et quelques

rangements, sur parfois moins de 2m linéaire.

C’est une cuisine d’appoint, réservée à ceux qui

cuisinent peu, où un four à micro-onde remplace

souvent le four traditionnel.

La petite cuisine

De par son volume réduit, la petite cuisine doit

avant tout jouer la carte de la fonctionnalité. Il

faudra évidement faire preuve de ruse pour optimiser

l’utilisation de l’espace disponible, mais

l’avantage est que tout sera à portée de main

lorsque vous cuisinerez. Quelques pistes pour

rentabiliser ce volume réduit…

La porte : optez autant que possible pour

une porte s’ouvrant vers l’extérieur de la cuisine,

ou encore mieux, une porte coulissante ou en accordéon…

voire pas de porte du tout.

Une des cloisons sépare votre

cuisine du salon ? Réfléchissez à la possibilité

de supprimer cette séparation pour en faire

une cuisine ouverte et déborder sur le volume de

l’autre pièce… Quelques dizaines de centimètre

en plus pourront faire la différence. Dans ce cas,

lune hotte aspirante deviendra indispensable.

Optez pour des revêtements de

sols et murs : Clairs, ils apporteront visuellement

plus de profondeur, pour des portes de placard

lisses qui paraîtront plus grandes et plus généralement,

évitez de surcharger lea décoration.

Concernant l’éclairage : Fuillez la

solution du plafonnier central qui rapprochera

visuellement les murs, prévoyez en plus des

éclairages directs pour chaque poste de travail,

une ligne de spots directionnels encastrés dans

le plafond qui assurera une lumière homogène

dans toute la pièce.

UNE PETITE CUISINE : LES ÉQUIPEMENTS EN-

CASTRÉS PERMETTENT D’OPTIMISER L’ESPACE

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AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

La cuisine - salle à manger

Réunir la cuisine et la salle a manger dans une

même pièce peut s’avérer très fonctionnel. Vous

pourrez préparer vos repas sans être coupé du

reste de votre famille ou de vos invités, vous

pourrez surveiller vos enfants appliqués à faire

leurs devoirs tout en préparant votre repas…

Ce style de cuisine implique cependant de disposer

d’un certain volume, d’autant plus si vous

disposez d’un espace fermé. En plus des pôles

d’activité et des rangements, il faudra pouvoir y

caser une table et des chaises. En outre, afin de

conserver la fonctionnalité de la cuisine, le coin

repas ne devra pas perturber la circulation entre

les différentes postes de travail, ni l’ouverture

des meubles de rangement. Évitez également

d’installer votre espace salle a manger trop près

du pôle cuisson pour des raisons de sécurité

mais aussi de confort (chaleur dégagée, fumées

incommodantes etc…).

La cuisine à l’américaine

Ouvrir sa cuisine sur le salon reste la grande

tendance depuis quelques années. Cette configuration

apporte de la convivialité dans un style

résolument moderne et convient à toutes les

tailles de cuisines. Les petites cuisines trouveront

bien évidement un grand bénéfice à s’ouvrir sur

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

CETTE CUISINE ACCUEILLE UN COIN SALLE A MANGER QUI NE NUIT PAS A LA BONNE CIRCULATION

DANS LA CUISINE.

un autre espace. La limite entre les deux volumes

peut prendre plusieurs formes :

Un muret : en pierre qui s’accordera avec

une cuisine de style rustique, ou en briques de

verre colorées pour une cuisine moderne aux

couleurs vives.

Un comptoir : dans une configuration de

cuisine en “U”, il peut prolonger en largeur le bras

contigu au salon.

Une table longue :

Elle fera office de petite salle à manger entre la

cuisine et le salon.

Des couleurs différentes :

Les pièces pourront se détacher l’une de l’autre

par des couleurs et textures de sols et/ou de

murs différentes à condition de respecter une

bonne harmonie pour garder cet effet de prolongement

qui fait tout l’intérêt de la cuisine à

l’américaine.

Des niveaux au sol différents :

On surélève dans ce cas la pièce la plus petite…

question de proportion !

Un faux plafond : Toujours dans la

pièce la plus petite…. Cet aménagement permettra

en outre d’y encastrer des spots lumineux

et d’y installer des panneaux coulissant, si l’on

veut transformer occasionnellement la cuisine en

espace fermé. En contrepartie de tous ces avantages,

cette configuration nécessite de respecter

certaines règles :

Un système d’extraction d’air :

Ainsi qu’une hotte aspirante deviennent incontournables,

pour garantir que les odeurs de cuisine

ne viennent pas envahir le salon ;

Sur un plan esthétique, vous devrez

veiller à ce que votre cuisine garde un aspect

ordonné : optez pour des placards fermés dotés

DANS CET ESPACE OUVERT, LA CUISINE SE DÉMARQUE DU SALON PAR UNE DIFFÉRENCE DE NIVEAU DE SOL.

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

de portes lisses et poignées discrètes, plutôt que

des étagères qui laissent apparaître une multitude

d’ustensiles, de bocaux et autre. Rangez vos

appareils électroménagers derrière des portes de

placard pour conserver un aspect épuré.

LE PLAN DE TRAVAIL

Si votre espace disponible le permet, disposer

de deux plans de travail se révèle idéal : entre le

réfrigérateur et l’évier d’une part et entre l’évier

et la cuisson d’autre part.

En tout premier lieu, la hauteur du plan de travail,

qui est de 90cm en offre standard, est absolument

déterminante pour le confort d’utilisation

: trop bas, il vous obligera à travailler penché(e),

occasionnant des douleurs lombaires. Trop haut,

vos bras seront surélevés, produisant des tensions

dans les épaules et le cou.

La surface doit offrir suffisamment de place pour

disposer plats, ustensiles tout en permettant

de préparer et réserver les aliments pour leur

utilisation ou leur cuisson. Si la profondeur standard

est de 60cm, n’hésitez pas, si votre espace

disponible le permet, d’aller jusqu’à 70, voire

75cm pour un meilleur confort. En longueur, les

standards vont de 1,80m à 3,15m, permettant

également de dissimuler la plupart des appareils

électroménagers, voire la totalité.

L’épaisseur de votre plan de travail participera

grandement à l’impression de robustesse. De

plus, cet épaisseur permettra d’apporter des effets

décoratifs, en faisant par exemple un rappel

de la couleur d’autres éléments verticaux de la

cuisine telles que les portes de placard.

Les matériaux du plan de travail

Dans son utilisation quotidienne, le plan de

travail subit de nombreuses contraintes physiques

et chimiques contre lesquelles il devra

résister. Les caractéristiques du matériaux idéal,

Le bois : Son esthétique est intemporel et

son succès toujours au rendez-vous. Moderne ou

rustique, massif ou en lamellé-collé, il s’accommode

de tous les styles en apportant sa touche

de noblesse, de chaleur et de convivialité.

Si l’on peut lui apporter une protection supplémentaire

(huilé, vernis, vitrifié etc…), quelques

essences s’avèrent préférables pour leurs qualités

propres. Le chêne massif fait preuve d’une

grande dureté et d’une esthétique inégalable

avec sa teinte dorée. C’est un must en matière

de plan de travail. Viennent ensuite le hêtre et

l’érable qui restent les variétés européennes les

plu adaptées et les plus convoitées.

Dans un style plus local, des bois comme l’iroko,

le wengé ou le teck apporteront à votre cuisine

un côté exotique et une ambiance “zen”. Côté

CET ÎLOT CENTRAL OFFRE UNE SURFACE CONFORTABLE DE PLAN DE TRAVAIL, IDÉALEMENT POSITIONNE PRES DE LA ZONE DE CUISSON.

Un plan de travail fonctionnel conditionne grandement

le plaisir de cuisiner. Il se caractérise

principalement par ses dimensions et ses matériaux.

Les dimensions de votre

plan de travail

s’il existe, sont une bonne résistance aux chocs,

à l’usure, à la chaleur, à l’eau (à tout liquide de

manière générale) et aux produits corrosifs. Côté

hygiène, il devra être d’un entretien facile. Cerise

sur le gâteau, on lui demandera enfin de participer

à l’esthétique de la cuisine.

Le choix des matériaux est loin d’être restreint.

Chacun présente des qualités et des défauts. En

voici une présentation complète :

entretien, une fois traités et huilés, un coup

d’éponge suffira.

Le bambou : Matériau privilégié en Asie,

que ce soit pour la construction que pour multitude

d’objets du quotidien, le bambou s’invite

en cuisine après un succès justifié en matière

de parquet. Disponible uniquement en lamellé-collé,

sa robustesse incomparable en fait un

matériau de choix pour le plan de travail. Esthétiquement,

il présente des fibres aux teintes très

nuancées. Autre atout : le bambou est une plante

dont la croissance est très rapide, ce qui permet

son exploitation intensive sans grand impact

écologique.

Le stratifié : c’est un matériaux résistant

à toutes les utilisations parmi les moins coûteux.

Il est disponible en surfaces mat ou brillants et

surtout dans de grandes dimensions permettant

des poses sans raccord ; sa mise en œuvre et son

entretien en sont grandement facilité,

Le carrelage et la mosaïque :

La large gamme de coloris, motifs et textures

du carrelage et de la mosaïque permet la personnalisation

sans limite de votre plan de travail,

dans tous les styles. La mosaïque se révèle plus

coûteuse que le carrelage classique, à l’achat tout

d’abord, mais aussi du fait que sa pose nécessite

le savoir faire d’un professionnel (carreleur/mosaïste).

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Relativement peu résistant aux chocs, son choix

sera plutôt dicté par des considérations esthétiques.

D’un point de vue pratique, si l’entretien

des carreaux ne pose pas de problème, les joints

restent le talon d’Achile. Ils ont la fâcheuse tendance

à accrocher la saleté qui résistera à un

simple nettoyage courant. Or, un entretien plus

agressif réduira leur durée de vie. La mosaïque,

qui présente nécessairement plus de surface de

joint est encore plus concernée par le problème

d’entretien. Dans tous les cas, optez pour des

joints époxy.

Concernant les dimensions, si vous avez opté

pour un plan de travail standard (profondeur de

60cm), vous éviterez les découpes de carreaux (2

carreaux de 30cm ou 3 carreaux de 20). Mieux,

dans les gammes en grès cérame (qui nécessitera

l’application d’un hydrofuge), les carreaux

peuvent être disponibles en 60cm X 30… du

sur mesure pour votre plan de travail.

La pierre naturelle et les matières

minérales : sa robustesse et sa résistance

à l’usure et aux produits chimiques en

font un matériau de choix qui, malgré son prix

élevé, se révèle être rentable dans le temps. Pour

un budget plus contenu, la pierre reconstituée

imite à s’y méprendre l’aspect naturel.

Référence incontestée en matière de pierre naturelle

pour plan de travail, le granit fait preuve

d’une très grande résistance aux rayures, aux

chocs, aux températures élevées. Parfaitement

imperméable, il ne se tache pas. Esthétiquement,

vous aurez le choix entre plusieurs teintes

naturelles et types de finition : poli, flammé, satiné,

on pourra également lui laisser son aspect

irrégulier pour un style encore plus authentique.

Le marbre quant à lui reste idéal pour la pâtisserie,

mais il se tache aisément et reste très sensible

aux produits chimiques.

L’ardoise, lorsqu’elle est suffisamment épaisse,

présente une bonne robustesse. Sa surface

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

douce au toucher peut être lisse ou irrégulière.

Vous pourrez la trouver dans des tons gris anthracite,

noir, avec parfois des reflets bleu-nuit

ou encore des traces couleur rouille. Pour un entretien

d’un simple coup d’éponge, un traitement

adapté contre les taches s’impose.

Le béton : il offre une robustesse et une

durabilité largement reconnue. Dans sa version

béton ciré, ce matériau prend toute son originalité,

même s’il peut accueillir différents types de

revêtements. A l’origine gris foncé ou très clair, il

peut être teinté dans la masse pour des coloris

plus vifs, par l’ajout de pigments métalliques

naturels (titane, cobalt…) ou synthétiques. Il

peut également être coulé d’un bloc incluant

l’évier. Le coffrage demandant une très grande

précision, l’intervention d’un professionnel est

indispensable. Poli à la ponceuse à marbre, son

aspect final, qui pourra aller du mat au brillant

dépendra du nombre de passages. Son étanchéité

et son insensibilité aux taches sera assuré par

un enduit de finition à base de polymères.

Le verre trempé : matériau rarement

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

rencontré en plan de travail, il montre pourtant

une très grande résistance mais aussi une imperméabilité

sans concurrence. D’un aspect très

moderne, opaque et de surface claire laissant

transparaître un fond de couleur, il est proposé

en carreaux dans des dimensions variées dont la

mise en œuvre est identique au carrelage.

L’inox : rien de tel pour apporter un look

professionnel à votre cuisine. Son entretien aisé

contribuant à une hygiène irréprochable en fait

le matériau privilégié de nombreuses cuisines de

restaurants. Par contre, il se raye relativement

facilement. Pour un style tout inox, vous pourrez

opter pour un réfrigérateur, un four, une hotte

aspirant du même matériau.

Le Corian® : Malgré son coût élevé, rencontre

un viv succès. Composé de matières minérales

liée par une résine acrylique, il présente

une surface dépourvue de porosité. Son gros

atout, c’est sa résistance du niveau de celle des

pierres naturelles les plus performantes en ce

domaine avec une mise en œuvre est très similaire

à celle du bois. A l’arrivée, une déclinaison

en un centaine de coloris, une grande souplesse

de formes, des joints invisibles pour une finition

parfaite.

LA CRÉDENCE

La crédence est la partie du mur comprise entre

le plan de travail, l’évier ou la cuisson d’une part

et les meubles hauts d’autre part. Si cet élément

peut largement contribuer à l’esthétique de votre

cuisine, son rôle est avant tout de protéger le mur

directement exposé aux éclaboussures (vaisselle,

rinçage, préparations culinaires…), même si les

contraintes auxquelles elle est soumise ne sont pas

comparables à celles subies par le plan de travail.

Elle est effectivement moins exposée aux chocs,

aux fortes températures et les liquides n’y stagnent

pas du fait qu’elle soit sur un plan vertical.

De ce fait, tous les matériaux pouvant être utilisés

pou un plan de travail (voir plus haut), conviennent

parfaitement pour une crédence : qui peut le plus

peut le moins. Vous pourrez donc jouer la continuité

de matériau et de style avec le plan de travail,

ou au contraire, jouer les contrastes entre les

plan horizontal et le plan vertical.

Le revêtement le plus utilisé en matière de crédence

reste le carrelage. Prisé pour son choix

presque sans limite de coloris, d’aspects et de dimensions,

il se prête à tous les styles. Plus encore

avec les carrelages en faïence ou en gré cérame,

dans leur parfaite imitation de matériaux tels que

le bois, l’ardoise… voire le métal.

Dans une cuisine aux dimensions modestes, songez

à un revêtement réfléchissant qui agrandira

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

visuellement votre pièce. Un miroir ou du verre

faciliteront en outre l’entretien de cette zone.

Pour un budget plus restreint et une mise en

œuvre ne nécessitant pas l’intervention d’un

professionnel, vous pourrez porter votre choix

sur une peinture, avec quelques précautions. En

raison des contraintes qu’elle devra subir, celleci

devra être lavable et anti-condensation. Une

peinture glycérophtalique (voir dossier Construction

– Peinture) ou une peinture acrylique

présentant un film protecteur anti-tache et lessivable

sera indispensable. Un revêtement peinture

vous permettra un choix parmi un nombre

de coloris et de nuances illimités.

Si vous disposez d’une crédence toute en longueur,

celle-ci pourra également faire fonction

d’espace de rangement, en accueillant une rangée

de crochets pour y suspendre des ustensiles,

toujours encombrants dans un tiroir, ou une

barre aimantée pour y disposer vos couteaux, ou

encore pourquoi pas, une étagère pour vos bocaux

d’épices et de condiments.

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

L’AGENCEMENT DE VOTRE

SALLE DE BAINS

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

Dans cette pièce, où cohabitent l’eau et

l’électricité, l’agencement doit avant tout

prendre en compte certaines règles de sécurités.

Il faudra en outre veiller à optimiser ce

volume souvent réduit pour donner à votre

salle de bains tout le confort et la fonctionnalité

qu’elle mérite.

LES NORMES DE SÉCURITÉ

L’eau et l’électricité ne font pas bon ménage. Or,

dans cette pièce d’eau, un minimum d’installations

et d’appareils électriques sont nécessaire.

Afin d’assurer leur cohabitation en toute sécurité,

des normes d’implantation et de qualité des matériels

électriques ont été définies.

La norme NF 20010

elle défini l’indice de protection des matériels

électriques qui doit être indiqué sur chaque appareil

par les lettres IP suivies de deux chiffres. Le

premier indique l’indice de protection contre les

solides (gradué de 0 pour une protection nulle à 6

pour une protection maximale). Le second chiffre

(gradué de 0 à 8), contre l’eau. En dehors des circuits

très basse tension, tous les circuits d’éclairage,

de chauffage et autres appareils doivent

être protégés par un dispositif de disjoncteur

différentiel haute sécurité de 30mA, qui coupe

automatiquement le courant en cas de fuite.

La norme NF C 15-100

elle dicte les règles à suivre dans les différents

espaces de la salle de bains. Pour se faire, elle

définit 4 volumes, délimités de manière précise :

+ Le volume 0 correspond à l’intérieur de la

baignoire et l’espace situé en dessous ainsi qu’au

receveur de douche. Ici, tout matériel électrique

est proscrit.

+ Le volume 1 correspond au couloir au dessus

de la baignoire, courant jusqu’à 2,25m à

partir du fond de la baignoire ou du receveur de

douche, ou seul un éclairage basse tension (12V)

est autorisé, le transformateur devant être situé

en zone 3.

+ Le Volume 2 correspond à la zone située

jusqu’à 60 cm de la doucHe ou de la baignoire

et sur une hauteur au-delà de 2,25m. On peut y

installer un éclairage et une armoire de toilette

munie d’un éclairage de classe II.

+ Le volume 3 correspond à la zone située

au-delà de la zone 2 et jusqu’à 3 m de la douche

ou de la baignoire et sur une hauteur de 2,25 m :

on y autorise les appareils de classe I et II protégés

des chutes d’eau verticales.

+ Le reste est situé hors volume et n’est soumis

à aucune contrainte.

LES CONFIGURATIONS

DE SALLES DE BAINS

Selon la configuration et l’utilisateur de votre

salle de bains, son agencement devra être envisagé

différemment. Volume réduit ou généreux,

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

55


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

carré ou en longueur, salle de bains pour enfants

ou pour les parents, Le Guide Polynésien de

l’Habitat vous propose quelques solutions pour

chaque cas.

Les petites salles de bains

L’agencement : si la configuration de

votre salle de bains se présente est toute en

longueur, la première solution sera d’implanter

les différents installations sur un même pan de

mur, de manière à réserver un couloir de passage

droit le long du mur opposé et éviter ainsi

un passage en labyrinthe. Pour bénéficier d’une

douche la plus large possible sans gêner la circulation,

on l’installera dans le fond, munie d’une

porte coulissante. Si la baignoire reste pour vous

indispensable, vous pourrez l’installer à la place

de la douche en optant pour un modèle en quart

de cercle logée dans un des coins, préservant

ainsi un maximum d’espace pour le reste des

équipements. En surélevant la baignoire par une

estrade dans laquelle seront intégrés des tiroirs,

on pourra profiter d’un volume de rangement

supplémentaire.

• L’ambiance : après avoir optimisé le volume,

quelques astuces permettront d’agrandir visuellement

la pièce. Un lavabo et des W.C. suspendus

offriront un aspect plus aéré. Une ambiance

monochrome dans une teinte claire, un miroir

s’étirant sur tout un pan de mur accentueront

l’impression d’espace.

Si vous optez pour un revêtement en carrelage,

choisissez des carreaux de petite taille plutôt que

des grands qui nécessiterons immanquablement

de nombreuses coupes inesthétiques.

La salle de bain pour les parents

Domaine réservé des parents, cette salle de

bains PEUT-ÊTRE attenante ou intégrée à leur

chambre. Sans renoncer à l’aspect fonctionnel,

ici le style et l’esthétique pourront prendre une

place de choix.

Une salle de bains intégrée à une

grande chambre : véritable suite d’hôtel, la salle

de bains intégrée procurera une sensation d’espace

favorisant la détente. Partageant le même

volume, le design de ces deux zones doit être

considéré dans son ensemble. On aura le choix

entre l’homogénéité, avec des revêtements et

couleurs de sol et de murs identiques le tout

baigné dans un éclairage homogène. On pourra

au contraire, en optant pour une décoration

contrastée, donner une indépendance visuelle

aux deux volumes, tout en gardant l’avantage

d’un espace commun. On pourra accentuer ce

contraste par es différences de niveau, avec une

salle de bains rehaussée d’une estrade ou implantée

sur une dalle surélevée. Un muret à mi

hauteur pourra souligner cette séparation, sans

nuire à la sensation de volume. On pourra enfin

travailler sur les types d’éclairages pour renforcer

davantage le contraste.

Une salle de bains attenante à

la chambre : Elle pourra revêtir un style qui

lui est propre, indépendamment de chambre…

Carrelage de sol noir, murs vert pistache, baignoire

et vasque en verre, éclairage par fibre

optique et robinetterie design pour un esprit

résolument moderne, ou revêtement en teck,

meubles en bambou, éclairage aisé pour une

ambiance zen, votre salle de bains se prêtera

à tous les styles et vous pourrez y donner libre

court à vos goûts.

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

La salle de bains des enfants

Si dans une salle de bains pour enfants la sécurité

et le confort doivent être placés au premier plan,

elle ne doit pas moins revêtir une ambiance ludique

qui transformera leur toilette quotidienne

de corvée en moment agréable.

• La sécurité : lavabo, baignoire, douche équipés

d’un mitigeurs thermostatiques mettront

vos enfants à l’abri des risques de brûlures.

Pensez également à choisir des équipements

et meubles aux bords arrondis, toujours moins

dangereux que les bords anguleux. La baignoire

sera de préférence à fond plat tapissé d’un caoutchouc

antidérapant. L’armoire à pharmacie sera

placée en hauteur, hors de portée des enfants et

si possible fermée à clef. Quant au sol, nécessairement

exposé aux éclaboussures, on fuira les

carrelages lisses et glissants. Mieux, on pourra

opter pour un revêtement caoutchouc présentant

un relief antidérapant qui amortira également

les chutes sur le sol.

• Le confort : les équipements et espaces de

rangement des objets qui lui sont autorisés devront

être placés à portée de votre enfant. Mais

celui-ci grandit et la salle de bains doit pouvoir

évoluer et s’adapter à sa croissance. Positionnez

par exemple le lavabo à la hauteur standard et

privilégiez des dispositifs amovibles telle qu’une

estrade qui servira de rehausseur et pourra être

enlevée plus tard.

• L’ambiance : il existe toute une gamme d’accessoires

de salle de bains adaptée à l’âge de vos

enfants, qui donneront une ambiance ludique…

rideau de douche, gobelet, porte savon, tapis de

bains, linge de toilette… tout ce qu’il faut pour

l’inciter à faire sa toilette. Côté revêtement, on

optera pour un carrelage sol et murs, étanche et

toujours facile d’entretien,avec des couleurs toniques

et lumineuses. Attention aux motifs : les

goûts de vos enfants changent avec l’âge, dans

des délais bien inférieurs à la durée de vie de votre

carrelage. Plutôt que d’investir dans un revêtement

intégrant des motifs, optez pour des motifs

autocollants, pour une décoration évolutive.

La salle de bain commune

à toute la famille

Bien plus sollicitée, la salle de bains familiale devra

répondre aux besoins et exigences des petits

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

et des grands.

• L’implantation : afin d’éviter son encombrement

tous les matins, tout devra être dimensionné

en conséquence pour permettre par exemple

une utilisation simultanée par deux personnes :

cabine de douche et baignoire séparée, meuble

double vasques surplombé d’un large miroir…

privilégiez une baignoire de petite taille qui mettra

moins de temps à se remplir, diminuant ainsi

les délais d’attente… Les WC devront autant

que possible être implantés dans une pièce séparée

pour ne pas augmenter la fréquentation de la

salle de bains et préserver l’intimité. Enfin, prévoyez

une capacité de production d’eau chaude

adaptée au nombre d’utilisateurs.

• La sécurité : d’une façon générale, la salle

de bains pour toute la famille devra autant que

possible présenter le même niveau de sécurité

que la salle de bains pour enfants. Concernant la

cohabitation, privilégiez le rangement des objets

destinés aux enfants vers le bas et tout en haut

les équipements électriques, objets ou produits

présentant un danger pour les plus jeunes.

57


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

L’AGENCEMENT DE VOTRE CHAMBRE

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

On y passe en moyenne un tiers de notre

temps, parfois plus lorsqu’elle comprend

un coin bureau ou un espace de détente, la

chambre reste un lieu d’intimité privilégié

qui nécessite une ambiance personnalisée et

soignée dans un confort optimal.

L’aménagement de votre chambre dépendra

avant tout du volume dont elle dispose.

Dans un espace restreint, c’est la gestion

astucieuse de la place qui primera. Dans un

espace généreux, lorsque l’essentiel est en

place, la place disponible pourra être occupée

par des activités compatibles avec l’ambiance

paisible de la chambre.

LA PETITE CHAMBRE

Tous les adeptes du Feng Shui vous le diront : une

chambre bien rangée, un espace dégagé et aéré

favoriseront la détente et des nuits reposantes.

Comment conciler ce principe avec celui de faire

tenir l’indispensable dans ce volume réduit ?

Si le lit est l’élément incontournable de la

chambre, il mobilise une surface relativement

importante. Heureusement, les astuces ne

manquent pas pour optimiser cet espace.

Le lit escamotable

Le lit ne sert qu’à dormir. Dans la journée, il devient

un meuble encombrant. C’est de ce constat

que vient l’idée de le faire disparaître en s’encastrant

à l’horizontal dans l’épaisseur d’un faux

plafond (système bed-up) ou en basculant à la

des draps, serviettes et chaussures… et fini le

nid à poussière sous le lit, qui nécessite un entretien

fastidieux ! On peut également occuper de

l’espace au dessus du lit par des placards.

La mezzanine

Vous pouvez envisager cette solution si vous disposez

d’une hauteur sous plafond d’un minimum

de 3 mètres. Le lit sera alors situé à une hauteur

de 1,90 ou 2m qui vous permettra de vous tenir

debout dans le volume situé en dessous, tout en

préservant suffisamment de hauteur pour un

couchage confortable. Si la hauteur sous plafond

est encore plus importante, une mezzanine vous

permettra de quasiment doubler la superficie de

la pièce. Solution autrefois principalement envisagée

pour les enfants, la mezzanine, en évoluant

sur les plans pratique et esthétique offre

des effets de styles qui séduisent également les

parents.

Le placard encastré

Si votre pièce dispose d’un renfoncement d’au

moins 60cm de profondeur et de 150cm de

linéaire, un placard encastré sera une bonne

solution, surtout dans une chambre dont la

surface est particulièrement réduite ou il serait

impossible d’installer une armoire sans gêner

la circulation autour du lit. D’un côté, une penderie

disposant d’une tringle haute et une autre

à mi hauteur, de l’autre des tiroirs et étagères,

vous permettront d’y ranger toutes sortes de

linge et accessoires vestimentaires. L’avantage

par rapport a une armoire, est bien évidement

la possibilité d’un aménagement sur mesure

qui permettra d’optimiser l’espace en largeur et

sur toute la hauteur, du sol au plafond. Compte

tenu de l’espace réduit, on privilégiera en toute

logique la solution de portes coulissantes ou

pliantes en accordéon pour supprimer ou réduire

les débattements.

verticale dans une armoire.

L’environnement immédiat du lit

Autre constat, le lit et son utilisation n’occupent

pas toute la hauteur sous plafond. Deux solutions

s’offrent alors à vous. Le lit peut être surélevé

pour intégrer en dessous un coffre à larges

tiroirs, créant ainsi un espace de rangement pour

58


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

LA GRANDE CHAMBRE

Si votre chambre offre des dimensions généreuses,

vous pourrez songer à y intégrer, d’autres

activités qui pourront cohabiter avec l’espace

repos. Dressing, salle de bains, bureau, espace

détente… autant d’espaces compatibles avec la

fonction première de cette pièce.

Le dressing

autrefois réservé aux demeures luxueuses, le

côté pratique du dressing fait de plus en plus

d’adeptes et constitue une plus-valu indiscutable

dans une maison.

Selon l’’espace disponible, il pourra être implanté

de façon linéaire, sur toute la longueur d’un pan

de mur aveugle ou encore former une véritable

pièce fermée, autorisant la créations de rangements

sur trois cloisons.

Un vrai dressing reste le privilège des très

grandes chambres. Il consiste en une pièce entièrement

dédiée au rangement des vêtements,

chaussures et accessoires vestimentaires. Trois

sortes de rangements permettent de s’adapter à

chaque type de vêtement. La penderie, avec ses

cintres bien alignés permet d’y suspendre chemises,

pantalons et robes qui restent visibles d’un

coup d’œil. Les étagères basses permettront d’y

ranger les chaussures, celles du dessus les polos

ou les t-shirts pliés. On préférera multiplier des

étagères de hauteur moyenne plutôt que d’en

avoir peu avec une hauteur plus importante, pour

éviter des piles de linge trop épaisses qui ont tendance

à s’écrouler. Enfin, les tiroirs dissimuleront

des vêtements de petites tailles et accessoires

(chaussettes, ceintures, mouchoirs, etc…).

Pour les chambres les moins privilégiés par

l’espace ou pour les petits budgets, un dressing

linéaire pourra être dissimulé derrière un rideau

glissant sur un câble tendu qui offre l’avantage

de pouvoir s’ouvrir sur toute la largeur pour permettre

une vue d’ensemble. Vous pourrez également

opter pour des portes coulissantes, plus

esthétiques et hermétiques, mais qui ne permettent

qu’une vue partielle de vos rangements

et pour un coût plus élevé. Enfin, les portes

battantes nécessitent un débattement toujours

synonyme de perte de place.

Enfin, si vous souhaitez créer deux volumes distincts

dans votre chambre, pour l’implantation

d’une salle de bains ou d’un bureau par exemple,

le dressing pourra astucieusement remplir une

deuxième fonction en servant de séparation partielle

ou totale de ces deux espaces.

La salle de bains

Quoi de plus logique que de fusionner dans une

même pièce, ces deux espaces privés. Deux options

s’offrent à vous :

Un espace commun : une bonne solution

pour faire bénéficier la salle de bains et la

chambre d’un volume conséquent. Si à l’origine

votre salle de bains est située à l’extérieure de la

chambre mais contiguë à cette dernière, vous

pourrez envisager la possibilité d’abattre la cloison

commune. Cela implique des contraintes

techniques qu’il faudra étudier avec soin (déplacement

des canalisations, circuit électrique

etc…). Abattre un mur porteur peut également

s’avérer délicat. En copropriété, ces travaux nécessiteront

l’obtention d’un accord. Cette appropriation

implique enfin que la salle de bains ne

soit pas partagée avec d’autres personnes.

+ deux espaces séparés : la séparation

pourra être symbolique (muret, paravent, surélévation

du sol pour l’un des deux espaces,

utilisation de revêtements de sol et de murs différents

etc…) ou être plus affirmée (une cloison

en portes coulissantes, une cloison constituée de

placards de rangement etc.).

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Le bureau

Si vous exercez votre activité professionnelle à

domicile, l’ambiance paisible de votre chambre y

permettra l’implantation d’un bureau. Un secrétaire

ou un meuble informatique complété par

quelques étagères… l’espace de travail s’invite

dans la chambre sans en alourdir l’atmosphère.

Si vous êtes en couple et que vous êtes amené

à travailler tard le soir ou tôt le matin, une séparation

(cloison ou paravent) préservera le coin

couchage du bruit et de la lumière provenant du

bureau. Il faudra d’ailleurs prévoir un éclairage

localisé du bureau pour ne pas devoir éclairer toute

la chambre lorsque l’un travaille et l’autre dort.

Un espace de détente

Lecture, télévision musique… espace de repos,

la chambre invite aussi à la détente…

Une bibliothèque : dans la journée ou

le soir, le calme de la chambre vous offrira un environnement

idéal pour vous plonger dans vos lectures

favorites. Vous pourrez profiter du renfoncement

d’un mur en y aménageant des étagères, ou

l’intégrer dans une séparation entre deux espaces.

Pour les chambres « king size », vous pourrez y

installer un véritable meuble bibliothèque.

Un espace multimédia : télévision,

Hi-Fi… votre chambre se transforme en home

cinéma ou en auditorium. Pour la télévision,

plusieurs solutions existent : le classique meuble

télé au pied du lit dispose souvent d’étagères

permettant d’y ajouter des appareils annexes

(lecteur DVD, consoles de jeu…) et d’y ranger

vos DVDs tandis que l’écran fixé au plafond sur

un support orientable vous permettra de regarder

vos films en position allongée. Attention toutefois

à disposer d’un recul suffisant. La distance

conseillée pour un bon confort visuel est de 4 fois

la diagonale de votre écran pour un tube cathodique.

En résolution HD, une distance de 3 fois

la diagonale suffit. Enfin, attention aux lumières

de veille (LEDs) qui peuvent nuire à la qualité

du sommeil : le mieux étant de brancher tous

les appareils sur une barrette multiprise munie

d’un interrupteur qui permettra de couper leur

alimentation d’un seul geste après utilisation.

59


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

L’AGENCEMENT DU SALON

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

La convivialité et le confort du salon sont essentiels

pour cette pièce dans laquelle vous

vous réunirez en famille ou entre amis. Voici

comment agencer votre salon et réussir à

concilier ces qualités avec ses vocations de

lieu de retrouvailles, de lecture ou télévision,

de bureau et parfois de salle à manger.

DÉFINISSEZ LEZ ZONES EN

FONCTION DE VOS BESOINS

Le coin salon

composé traditionnellement d’un canapé, de

fauteuils, d’une table basse et de divers équipements

multimédias (télévision, musique…).

L’implantation du canapé est en principe lié à

l’emplacement et l’orientation de la télévision.

Pour garantir un confort visuel optimal, il faudra

d’une part veiller à ce qu’aucune source de

lumière ne vienne se refléter sur l’écran et d’autre

part à bénéficier d’un recul suffisant pour éviter

une fatigue oculaire. Idéalement, il est préconisé

une distance égale à 2,5 fois la diagonale de

l’écran.

Le canapé pourra être positionné contre un

pan de mur dépourvu d’ouverture. Il pourra au

contraire servir à délimiter le coin salon en le plaçant

dos à une autre zone. La table basse se place

à environ 40 cm du canapé, c’est à dire ni trop

près pour ne pas gêner le passage lorsque l’on

veut s’asseoir ou se lever, ni trop loin pour garder

ce que l’on met dessus à portée de main. Si vous

disposez d’un canapé “recliner” il faudra bien

évidement prendre en compte le déploiement

du repose-pieds dans l’éloignement de la table.

Les fauteuils pourront être orientés de manière à

bénéficier d’une lumière latérale, qui apportera

un confort visuel lors de vos séances de lecture

et évitera que les occupants se trouvent à contrejour

par rapport aux occupants du canapé.

La salle à manger

si vous ne disposez pas de coin repas dans votre

cuisine, votre salle à manger pourra tout naturellement

avoir sa place dans votre salon. La logique

voudrait que son implantation se fasse à

proximité de l’accès à la cuisine, afin d’éviter de

traverser tout le salon et éventuellement d’autres

zones d’activités à chaque service.

La taille de la table, adaptée à l’espace dont vous

disposez, devra permettre une circulation aisée

toute autour et le recul des chaises lorsque l’on

s’assoie ou l’on se lève. Pour un bon confort,

un espace minimum d’un mètre est nécessaire

entre le bord de la table et un mur ou un autre

meuble. Les tables rondes, bien que de moins en

moins en vogue, évitent de se cogner aux angles

et peuvent accueillir plus de convives sans pour

autant avoir à jouer des coudes. Elles sont donc

recommandées surtout lorsque l’on a de petits

enfants, dont la tête arrive à hauteur du plateau,

ou que l’on dispose d’un volume modeste. Une

table à rallonges permettra de recevoir ponctuellement

des invités, sans que la table ne gène

par son encombrement le reste du temps.

Le bureau

si vous n’avez pas de pièce dédiée, si votre

chambre est trop petite pour y implanter un coin

bureau ou encore si vous souhaitez un bureau

commun pour toute la famille, vous pourrez lui

réserver un espace dans le salon.

Lieu de travail avant tout, son implantation devra

apporter une bonne source de lumière, suffisante

60


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

pour la lecture par exemple. Un éclairage latéral

évitera les reflets sur votre écran d’ordinateur

ainsi que les ombres ou contre-jours toujours

sources de fatigue pour les yeux.

Si vous souhaitez un coin bureau discret, vous

pourrez opter pour un meuble informatique

disposant de casiers, étagères, d’un plateau

pour l’imprimante, d’un tiroir plat pour le clavier

et la souris. Offrant une bonne ergonomie,

ces meubles disposent la plupart du temps de

trous à l’arrière, destinés au passage de toute

la connectique de vos appareils informatiques,

pour une apparence ordonnée.

TOUTES LES ACTIVI-

TÉS DANS UNE MÊME

ZONE OU SÉPARÉES ?

Lorsque vous avez déterminé les activités que

vous souhaitez intégrer dans le volume de votre

salon, vous devrez choisir entre conserver un seul

et même espace ou différencier visuellement les

différentes zones de votre pièce.

Vous souhaitez cloisonner les

zones pour mieux les délimiter ?

Il existe plusieurs solutions pour séparer deux

volumes :

Les cloisons classiques : cloisons en

dur (carreaux de plâtre, briques de verre, béton

cellulaire…), ou cloisons sèches, plus légères

(panneaux alvéolaires…) ces cloisons fixes

n’ont d’autre rôle que de séparer deux espaces.

S’élevant jusqu’à mi-hauteur, elles délimiteront

efficacement sans casser le volume général de

la pièce. Pour pouvoir moduler vos espaces en

fonction de vos besoins, optez plutôt pour des

cloisons amovibles, telles qu’un paravent ou une

cloison coulissante.

Les cloisons utilitaires : cloisonner

une pièce peut être l’occasion de créer un espace

de rangement supplémentaire, en séparant par

exemple deux zones par un placard. En disposant

deux placards dos à dos, vous obtiendrez un espace

de rangement propre à chaque zone dans

une cloison commune. Si une profondeur de

30cm suffit pour une bibliothèque, une penderie

nécessitera 60cm. Enfin, dans un espace plus

réduit, un cloisonnement à l’aide d’un meuble

étagères sans fond vous apportera le côté fonctionnel

avec plus de légèreté, en laissant circuler

la lumière et en préservant une impression d’espace.

Les rideaux : fixé sur tringles, ces cloisons

offrent la modularité d’une cloison coulissante.

Une cloison en voilage laissera passer la

lumière tout en marquant une séparation. Au

contraire, un tissus occultant vous permettra de

transformer votre coin télé en salle de cinéma le

temps d’un film.

Les cloisons naturelles : pourquoi ne

pas opter pour une ambiance naturelle en séparant

vos espaces par des plantes d’intérieurs ? Il

existe toutes sortes de bacs et de plantes, pour

tous les styles, du plus classique au plus design.

Vous préférez jouer l’ouverture ?

Dans cette configuration, vous devrez pousser les

meubles contre les murs afin de laisser libre le

champ visuel. Pour délimiter les zones sans pour

autant les cloisonner, vous pourrez par exemple

souligner le coin canapé / télévision ou la salle

à manger par un tapis. Vous pourrez également

jouer sur les différences de niveau par une estrade

munie de tiroirs qui offrira en même temps

des espaces de rangement supplémentaires.

Un éclairage dédié à chaque zone pourra encore

démarquer chaque espace.

61


AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Bien équiper sa maison est une source non

négligeable de confort. Certains équipements

subissent une utilisation quotidienne,

voire permanente. Il est primordial de faire

le bon choix parmi une offre abondante

dans laquelle on peut trouver le pire comme

le meilleur. Le Guide Polynésien de l’Habitat

vous propose un tour d’horizon pour vous

aider dans votre sélection.

L’ÉQUIPEMENT POUR

VOTRE CUISINE

Cette pièce regroupe de nombreuses fonctions.

De ce fait, les besoins en équipements et appareils

électroménagers sont conséquents. Voici

tout ce qu’il faut savoir pour ne pas se tromper !

Le froid

Combinés ou séparés, le réfrigérateur et le

congélateur doivent avoir une capacité adaptée

à vos besoins en tenant compte malgré tout

de l’espace disponible. Leur classe énergétique

pourra faire une différence non négligeable sur

votre consommation électrique annuelle. Enfin,

un large choix esthétique vous permettra de l’intégrer

au style de votre cuisine.

Le réfrigérateur :

• La capacité : vous devrez la déterminer en

fonction du nombre de personnes composant

votre foyer. Si une capacité de 150 L correspond

aux besoins

d’une personne

seule, il faudra

ajouter 50 L par

personne supplémentaire.

En

cas de famille

nombreuse, rassurez

vous… il

existe des réfrigérateurs

XXL

offrant jusqu’à

600 L de capacité

!

La consommation électrique :

une directive européenne oblige désormais

l’apposition d’une étiquette indiquant la classe

énergétique sur chaque équipement électrique.

Si vous êtes sensible au domaine de l’écologie,

vous pourrez vous reporter à notre chapitre

consommation d’énergie dans le dossier Eco-Habitat

pour plus d’information. La classe énergétique

est désignée par une lettre (de A à G), la

lettre “A” représentant la classe la plus sobre. Un

appareil de classe “F” par exemple, consomme

environ le double d’un appareil de classe A. Pour

aller plus loin dans la performance écologique, il

existe deux classe supplémentaires : par rapport

à la classe “A”, la classe “A+” apporte une économie

supplémentaire jusqu’à 13% et 25% pour la

classe “A++”.

Les appareils les plus performants au niveau de

la consommation sont également les plus onéreux.

Mais au prix du kW/h sur le Fenua, le retour

sur investissement et garanti à moyen terme.,

d’autant que la production de froid (réfrigérateur

et congélateur) doit être assurée 24h/24.

• Le procédé de production du froid

existe en 2 systèmes :

+ le froid statique : la température est variable

en fonction de la hauteur, le bas étant le

plus froid. Ce système de ventilation assure une

certaine homogénéité de température. S’il est

sujet à la formation de givre sur les parois, dû

à un niveau d’humidité important, il permet en

revanche un refroidissement plus rapide après

fermeture de la porte.

+ le froid ventilé : la température est ici

bien plus homogène. Les problèmes de givre

n’existent plus puisque l’humidité est éliminé

62

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

LES ÉQUIPEMENTS, L’ÉLECTRO-

MÉNAGER ET LA ROBINETTERIE

par extraction. En contrepartie, les aliments ont

tendance à se dessécher et il est préférable de les

conserver dans des récipients hermétiques qui

garderont l’humidité nécessaire.

Le congélateur :

• La taille : elle dépend bien évidement de

la périodicité à laquelle vous faites vos courses.

Au delà d’une fois par semaine, vous pourrez

opter pour un compartiment congélateur plus

grand si vous disposez d’un combi réfrigérateur/

congélateur. Si vous avez besoin de plus de capacité,

vous pourrez investir dans un congélateur

séparé. Souvent plus fonctionnel que décoratif, il

pourra être placé dans un cellier ou une pièce annexe

attenant à la cuisine, à moins d’opter pour

un encastrable.

• Les performances en durée de

conservation des aliments : le classement

se fait ici à l’aide d’étoiles :

* indique une température de -6° autorisant une

conservation jusqu’à 2 jours ;

** indique une température de -12° permettant

jusqu’à 4 semaines de conservation ;

*** indique une température de -18°, pour une

conservation jusqu’à 12 mois.

**** identique à la classe précédente mais autorise

en plus la congélation.

Les options :

Il existe des modèles de combi réfrigérateurs /

congélateurs fonctionnent sur deux compresseurs

distincts, assurant ainsi une meilleur

gestion du froid.


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

63


AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Le distributeur de glaçons positionné en façade,

évitant l’ouverture du congélateur et une déperdition

de froid est une option également intéressante

au niveau pratique.

La cuisson

Dans sa configuration classique, ce poste est

composé d’un four, d’une table de cuisson et

éventuellement d’une hotte aspirante. La cuisson

représente le pôle d’activité principal de la

cuisine et un paramètre essentiel dans la réussite

de vos plats. Voici les points essentiels à savoir

pour ne pas se tromper !

Le mode de cuisson :

Avant même de choisir votre modèle de four et

plaque de cuisson, vous devrez faire un choix

entre la cuisson au gaz ou à l’électricité. Chacune

présente des avantages et des inconvénients. Un

petit point s’impose :

• La cuisson au gaz : un bouton de réglage

(muni d’un allumage intégré) permet de doser

la puissance de la flamme qui s’adapte instantanément

aux exigences de cuisson qui se révèle

d’une grande précision.

En Polynésie, ce mode de cuisson est plus

contraignant que dans la plupart des villes de

métropole qui disposent d’un réseau d’approvisionnement

à domicile. En Polynésie, le gaz n’est

disponible qu’en bouteilles nécessitant transport,

manutention, installation… Afin de ne

pas se retrouver au dépourvu pendant que l’on

cuisine. Du coup, le bilan écologique est au final

bien moins attrayant que lorsque l’on dispose

d’un réseau de distribution public.

• L’électricité : si les plaques électriques traditionnelles

sont loin d’offrir une précision de

cuisson comparable au gaz du fait de leur inertie,

d’autres catégories de plaques de cuissons

offrent de très bonnes performances sur ce plan.

Les plaques de cuisson par induction offrent des

records de sobriétés, avec 40% de consommation

en moins par rapport à une plaque électrique

classique. Ces performances sont encore

meilleurs avec la vitrocéramique. Ces plaques

sont disponibles en un à quatre foyers.

Plus récemment, la dernière génération de

plaques à induction disposent de foyers de

chauffage dont la surface s’adapte à la dimension

du récipient à chauffer, pour un minimum de déperdition

d’énergie. Comme pour le gaz, la température

est rapidement atteinte, que ce soit en

montée qu’en descente, ce qui offre une grande

précision, même en cas de cuisson nécessitant

des températures différentes successives.

Autre avantage : la chaleur étant produite dans

le récipient et non plus sur la plaque, la vitrocéramique

offre une sécurité totale et une facilité

d’entretien incomparable. Les éclaboussures ne

chauffent pas et n’accrochent donc pas sur la

plaque qui se nettoie d’un simple coup d’éponge.

La cuisson par induction est compatible avec une

batterie de cuisine classique, à l’exclusion toutefois

des revêtements au téflon.

Attention : si les plaques à induction

sont plus économiques au

niveau du fonctionnement, leur

consommation en veille peut par

contre représenter jusqu’à un tiers

de leur consommation totale.

Une astuce toute simple pour

contourner ce problème : branchez

votre installation sur une barrette

multiprise disposant d’un interrupteur

que vous pourrez éteindre

après chaque utilisation.

Le four :

Élément indispensable dans une cuisine digne de

ce nom, le four est classé en trois catégories :

• Les fours traditionnels : ils fonctionnent

par convection naturelle ou par chaleur ventilée

ou pulsée. Dans le premier cas, deux résistances

sont disposées au dessus et en dessous de la

grille. Dans le deuxième cas,, les parois sont munies

d’un ventilateur qui permet la diffusion de la

chaleur tout autour du plat. Ces fours offrent une

excellente qualité de cuisson.

En revanche, leur temps de préchauffage est

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

relativement long. De plus, ils disposent d’un

unique compartiment de cuisson. Enfin, leur

consommation est élevée.

Si vous optez pour un four intégrant une fonction

d’auto-nettoyage par système de catalyse (absorption

des graisses par les parois puis oxydation)

ou pyrolyse (carbonisation par chauffage à

500°C, votre intervention se limitera à un coup

d’éponge après refroidissement du four.

• Les fours multifonctions : ils offrent la

rapidité des fours à micro-ondes et la fiabilité

des fours traditionnels. Leur convection naturelle

combinée à la chaleur tournante permet une

cuisson en profondeur.

Ils disposent de plusieurs compartiments indépendants

et d’un système de programmation

permettant une utilisation pour plusieurs plats

simultanément : un avantage certain par rapport

aux fours traditionnels !

• Les fours à micro-ondes : amoureux de

la bonne cuisine, passez votre chemin ! ce four

est plus un “réchauffe plat” qu’un véritable four.

Il ne permet pas les effets de cuisson qu’autorise

un four traditionnel tels que gratiner, rôtir ou dorer.

Il est plus associé à une cuisine rapide que

traditionnelle.

Si son côté pratique et ses dimensions compactes

expliquent son succès, le procédé de cuisson agit

directement au niveau moléculaire allant jusqu’à

en modifier la structure, ce qui génère des radicaux

libres dont il n’est plus à démontrer qu’ils

constituent une cause de cancer.

Une alternative à cet appareil, en utilisation

comme four d’appoint est le four cyclone, tout

aussi pratique, mais sans aucun danger sanitaire.

64


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

La table de cuisson :

Son utilisation est quotidienne. Plus sollicitée

encore que le four, elle est au même titre, un élément

incontournable de la cuisine. Pour pouvoir

lui confier la cuisson de vos plats les plus délicats,

voici les caractéristiques et les qualités qu’elle

devra rassembler.

• La taille : si vous disposez de peu de place

ou que vos besoins sont modestes, il existe des

plaques à 2 brûleurs en dimensions 30 X 50 cm

dont l’implantation ne pose pas de problème.

Les modèles classiques en 50 X 60 cm disposent

de 4 foyers s’intègrent dans les meubles standards

dont la plupart sont conçus pour recevoir

des plaques dans ces dimensions.

Pour les passionnés de bonne cuisine, les cuisinières

de 60 voire 90 cm de large comprennent

une table de cuisson au gaz arborant jusqu’à 6

brûleurs combinée à un four électrique à chaleur

tournante permettant une cuisson plus rapide.

• Les matériaux et l’esthétique : l’apparition

de matériaux ultra modernes a apporté

une amélioration très sensible du design des

tables de cuisson, même si les matériaux classiques

font toujours recette.

Le verre trempé et la vitrocéramique misent sur

une parfaite intégration, associés à une crédence

en verre, en inox ou en gré cérame, apportant un

aspect épuré et résolument moderne. Ils pouront

au contraire jouer le contraste avec le plan de travail

en pierre d’une cuisine rustique.

La fonte émaillée ou l’inox, maintenant disponibles

dans des coloris plus attractifs que le traditionnel

blanc ou brun, restent quant à eux des

matériaux dont la robustesse a fait ses preuves,

expliquant leur succès durable, même face aux

matériaux dernier cri. Au fil des ans, elles ont

intégré des innovations telles que l’allumage

“une main”, ou le système de thermocouple qui

permet la coupure automatique de l’arrivé de

gaz si la flamme s’eteint accidentellement avec

un courrant d’air par exemple.

Alliant l’esthétique et le fonctionnel, des modèles

de tables extra plates permettent une

LA PLAQUE TEPANYAKI

intégration dans l’épaisseur du plan de travail,

libérant ainsi un espace sous la table de cuisson

pour y loger un tiroir… Résultat : des ustensiles

de cuisine vraiment à portée de main.

Venu du Japon, les plaques Teppan Yaki offrent

un design épuré et un encombrement minimum

pour une parfaite intégration. De plus, la cuisson

se faisant directement sur la plaque, inutile

de sortir vos poêles et casseroles ! Une bordure

légèrement surélevée destinée à contenir les jus

permet de cuire toutes sortes d’aliments. Les

brûleurs, dans sa version gaz ou les résistances

dans sa version électrique, sont dissimulés dans

l’épaisseur de la plaque faite d’acier inoxydable.

Certains modèles disposent même de deux petites

hottes aspirantes escamotables sur les côtés.

Pour le nettoyage, un chiffon épais humide

lorsque la plaque est encore chaude suffira.

Dernier argument pour vous décider, ce mode

de cuisson est considéré comme un must en matière

de diététique.

Les hottes et extracteurs :

Cet équipement, qui assure l’extraction des fumées

de cuisson est incontournable dans les cuisines

ne disposant pas d’une bonne ventilation,

ou dans une cuisine à l’américaine où elle préserve

le salon des odeurs de cuisine. Dans

tous les autres cas, elle apportera tout de

même un confort apprécié.

• Les systèmes d’aspiration :

deux systèmes se distinguent :

+ Les hottes filtrantes : l’air est

aspiré, filtré et rejeté dans la cuisine.

Ce système de traitement en circuit

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

fermé, moins coûteux, est également d’une

efficacité limitée qui le destine plus à des

cuisines disposant par ailleurs d’une ventilation

naturelle acceptable.

+ Les extracteurs : l’air est ici rejeté à

l’extérieur, assurant un renouvellement plus

efficace. Ce système est plus onéreux et

nécessite un percement dans le mur, pour

l’évacuation.

• Les critères pour bien choisir

+ La puissance d’aspiration : exprimée

en m3/h, la capacité d’aspiration doit être

d’au moins dix fois le volume de la pièce.

+ La largeur : les fumées de cuissons ne

doivent pas pouvoir s’échapper par les côtés

du dispositif d’extraction. La largeur de ce

dernier doit donc être supérieur à celle du

plan de cuisson.

+ L’entretien : les hottes à air aspiré nécessitent

un entretien bien moins contraignant

que les extracteurs. Certaines hottes,

munies d’un capteur de saturation vous

informe lorsqu’un entretien ou un remplacement

du filtre devient nécessaire.

65


AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

A SAVOIR

Comment entretenir votre hotte ?

Pensez tout d’abord à couper l’alimentation

de votre appareil.

• L’extérieur de la hotte : peu importe

le matériau à nettoyer… utilisez une

éponge douce qui ne provoquera pas

de rayure et un produit dégraissant,

voire de l’alcool à brûler.

• Les filtres : Les filtres à graisse

métalliques peuvent passer au

lave-vaisselle, en prenant soin d’éviter

le contact avec la vaisselle et

plus particulièrement l’argenterie.

Pour un nettoyage à la main, il est

recommandé de les laisser tremper

dans une eau chaude mélangée à

des liquide-vaisselle avant de les

brosser et de les rincer. Ils doivent

être parfaitement secs avant leur

remise en place.

Le nettoyage et le remplacement des

filtres dépend évidement de la manière

dont vous sollicitez votre hotte. L’entretien

sera bien plus fréquent si vous

êtes plutôt adepte des fritures que de

la cuisson vapeur ! En règle générale, un

nettoyage tous les deux mois représente

une bonne base. Les filtres à charbon ne

peuvent pas être nettoyés. Il est préférable

de procéder à leur renouvellement

tous les 4 mois.

+ Le niveau sonore : Il est recommander

de choisir un modèle fonctionnant à moins de

60 dB. Au delà, le bruit de votre hotte aspirant

devient inconfortable au point que suivre une

conversation ou écouter de la musique ou votre

radio sera difficile.

+ L’esthétique : si votre budget n’est pas

compté, il existe des modèles aux lignes et matériaux

très futuristes qui seront du plus bel effet

dans une cuisine ouverte, d’autant plus lorsque

votre hotte se situe au dessus du module de séparation

entre la cuisine et le salon.

• L’implantation et l’utilisation : si vous

disposez d’un système de cuisson électrique, la

base de votre hotte devra être située à une distance

de 65 cm de votre plaque de cuisson contre

70/75 cm pour une cuisson au gaz. Au delà, ses

capacités seraient bien moindre. Pour être pleinement

efficace, la hotte doit continuer à fonctionner

au moins dix minutes après la cuisson

pour assurer le renouvellement de la totalité du

volume de la pièce au moins une fois.

Le lavage

Le lave-vaisselle :

De plus en plus courant en version encastré, le

lave-vaisselle ne fait pas partie des équipements

véritablement indispensables dans une cuisine.

Pourtant, le taux d’équipement des ménages atteint

en métropole une moyenne de 55%, toutes

tranches d’âges confondues. Alors, si vous n’êtes

pas encore adepte, voici un petit guide pour bien

choisir !

• La capacité : elle devra dépendre du nombre

de personnes que compose votre foyer mais

pourra être reinstreinte en fonction de l’implantation

que vous aurez prévu (place disponible,

modèle encastré ou non…).

• La consommation énergétique : si

votre foyer compte 4 personnes et plus, l’utilisation

de votre lave-vaisselle sera probablement

quotidienne. Choisir une appareil peu gourmand

en électricité vous permettra de réalise de substantielles

économies à l’année. Il faut savoir que

80% de l’énergie utilisée ici est consacré au

chauffage de l’eau. De ce fait, consommation

électrique est proportionnelle à sa consommation

en eau. Bonne nouvelle : les nouveaux

modèles consomment bien moins d’eau qu’il y a

une décennie au point d’être plus économiques

qu’une vaisselle à la main. Certains lave-vaisselle

disposent en outre d’un programme de lavage

basse température qui réduira encore de manière

sensible votre facture. Pour réduire encore son

UN LAVE-VAISSELLE ENCASTRE

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

coût de fonctionnement, veillez à le faire tourner

lorsqu’il est à pleine capacité.

• Le volume sonore : de manière générale,

un lave-linge est très peu bruyant. En dessous de

40dB, il se fera oublier… mieux encore si vous

disposez d’un modèle encastrable : la porte du

placard en atténuera encore le bruit.

Le lave-linge :

A moins de disposer d’une véritable buanderie,

cet appareil purement fonctionnel et rarement

esthétique pourra s’intégrer sous le plan de travail

de votre cuisine, dans votre garage, ou encore

votre salle de bains. Reste à choisir votre modèle.

Voici quelques critères pour orienter votre choix :

66


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CAPACITÉ

6 kg

7 kg

8 kg

10 kg

12 kg

LINGE

2 pantalons adulte

4 tee-shirts

1 drap de lit

2 taies d’oreiller

6 torchons

3 petites serviettes

2 pantalons adulte

1 pantalons enfant

3 tee-shirts

2 draps de lit

2 taies d’oreiller

3 torchons

3 petites serviettes

3 pantalons adulte

3 tee-shirts

2 draps de lit

3 taies d’oreiller

4 torchons

4 petites serviettes

3 pantalons adulte

4 tee-shirts

3 draps de lit

6 taies d’oreiller

3 torchons

4 petites serviettes

3 pantalons adulte

2 pantalons enfant

6 tee-shirts

3 draps de lit

6 taies d’oreiller

6 torchons

5 petites serviettes

• La capacité de chargement : des modèles

les plus compacts disponibles à partir de 3

kg aux modèles grande capacité jusqu’à 12 voire

15 kg, en passant par les modèles standards de 5

à 10 kg, vous pourrez trouver le lave-linge adapté

à vos besoins et à l’implantation que vous lui

avez réservée. A titre indicatif, voici à quoi peut

correspondre la capacité d’un tambour :

+ L’efficacité de l’essorage : elle dépend directement

de la vitesse de rotation (en T/min). Un

modèle performant (1600 T/min et plus) permet

d’évacuer la quasi totalité de l’eau contenue dans

le linge, diminuant ainsi le temps de séchage…

une performance appréciable notamment en

saison des pluies, ou l’air saturé d’humidité rend

le séchage du linge très difficile.

+ Le mode de chargement : deux sortes de

laves-linges s’opposent par les possibilités de

chargement. Les machines à chargement frontal

sont munies d’un hublot sur la face avant. Le

mouvement du linge est créé par la rotation d’un

tambour, alternativement dans un sens et dans

l’autre. Ce mode de chargement devient évident

lorsque l’on prévoit une implantation dissimulé

dans un placard. Les machines à chargement par

le dessus autorisent une largeur plus réduite qui

permet de les loger dans des endroits étriqués.

Ici, le linge est “brassé” par un agitateur situé au

centre du réceptacle.

+ Les options pour le confort : une programmation

intelligente permettant différents

cycles de lavage, un départ différé, un système

anti-vibrations pour un niveau sonore réduit ou

encore un tambour composé d’orifices plus petits

et plus espacés pour réduire l’usure des fibres

de votre linge… si votre budget vous le permet,

offrez vous un maximum de confort !

67


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

Le petit électroménager

La cuisine est bien évidement la pièce privilégiée

pour le petit électroménager. Cafetière, machine

à expresso, grille pain, robot multifonctions,

friteuse, cuiseur vapeur, presse agrume, mixeur,

bouilloire… L’idéal serait de les avoir tous à portée

de main, prêts à fonctionner. Faute de place,

ce n’est malheureusement pas toujours possible.

On privilégiera ceux d’utilisation quotidienne. Les

autres seront dissimulés dans des placards.

Pour les appareils qui ne seront pas rangés après

leur utilisation, on pourra porter son choix vers

des modèles designs que vous pourrez vous permettre

d’exposer sur votre comptoir.

Si vous êtes équipés de nombreux appareils,

pensez à installer des prises en quantité suffisant

au dessus de la partie du plan de travail la plus

éloignée de l’évier, ce qui vous évitera de brancher

et débrancher sans cesse vos appareils surtout

avec les mains humides, lorsque vous faites

la cuisine.

Évier et robinetterie

Toujours plus fonctionnels, leur design a également

évolué au fil du temps. L’évier et sa robinetterie

sont les équipements de la cuisine les

plus sollicités quotidiennement. Ici plus qu’ailleurs,

il est nécessaire de privilégier la qualité et

de choisir un modèle adapté à vos besoins.

L’évier :

• Le type d’implantation : vous aurez le

choix entre trois solutions. Simplement posé,

l’évier sera mis en valeur. Dans une version encastrée,

il laissera dominer visuellement le plan

de travail. Moulé dans le plan de travail, Il jouera

la discrétion en apportant un design très moderne.

Le timbre d’office se présente sous la forme d’une

profonde cuve rectangulaire dont le volume et le

poids sont imposants. Simplement posé sur un

support en maçonnerie ou sur un meuble relativement

solide, il apportera un charme traditionnel.

Dissimulé dans une découpe, il offrira un

aspect plus moderne.

• L’évier monobloc disponible en une

ou deux cuves et un égouttoir, posé sur un

meuble, demeure à ce jour l’implantation la

plus commune. Son évolution vers une version

encastrable dans un plan découpé sur mesure,

réduit les risques d’infiltration par les bords extérieurs

tou en améliorant son esthétique. Dans

cette configuration, ses bords peuvent être recouverts

par le plan, soit à fleur de plan.

• L’évier moulé dans le plan, disponible en

inox, en pierre de synthèse avec joints invisibles

ou du même matériau que le plan de travail joue

la carte de l’intégration. un modèle d’esthétique

mais aussi d’hygiène.

+ La configuration : autrefois rectangulaires,

anguleux et peu commodes à entretenir, leur

forme a évolué vers des modèles plus en rondeurs

et plus ergonomique, visuellement plus

plaisants. Si vous disposez d’un lave-vaisselle,

la solution idéale reste une large cuve profonde

complétée d’un petit bac qui servira à décongeler

ou égoutter les aliments. Dans le cas

contraire, il sera préférable d’opter pour configuration

double cuve avec égouttoir.

+ Les options de confort : histoire d’améliorer

le confort de votre évier, quelques options

existent. La bonde munie d’une grille destinée à

retenir les déchets qui pourraient obstruer le siphon,

la commande de vidage automatique devant

le robinet qui évite e plonger la main dans

68


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

l’eau sale, un petit plan de travail qui vient couvrir

l’évier lorsque ce dernier n’est pas en service,

un panier égouttoir qui peut se poser au dessus

de la cuve pour la décongélation…

+ Les matériaux : du plus classique au plus

moderne, il y en a pour tous les budgets.

L’acier inoxydable reste la solution la plus abordable

mais également la plus courante. Porter

de préférence votre choix sur un modèle en

épaisseur de 0,7 mm ou plus et dans un alliage

18/10, présentant une finition structurée, brossée

ou satinée, moins sensible aux rayures et aux

taches.

• Le gré émaillé, plus coûteux, offre cependant

un bon rapport qualité/prix. Il connait une

évolution esthétique dans des lignes plus fines et

un choix de coloris plus large. Il bénéficie de traitements

de surface antisalissures. Il reste malgré

tout sensible aux chocs qui peuvent l’ébrécher.

• Les résines de synthèses poussent l’esthétique

encore plus loin. Moulées et tentées

dans la masse, le design de ces cuves d’évier n’a

plus de limites. Les versions en résines acryliques

(avec ajout de quartz ou de granit) apportent un

intéressant effet visuel.

• Le Corian® avec les autres matériaux de synthèse

en général, reste un must sur le plan esthétique.

Facile d’entretien, grâce à une surface lisse,

ils permettent de conserver une hygiène très appréciable.

Résistants au choc et à la chaleur, leur

durabilité fait référence. Teintés dans la masse, ils

sont disponibles dans une multitude de coloris.

Une parfaite intégration avec le plan de travail

sera assurée par un façonnage sur mesure et un

rainurage sur un côté en guise d’égouttoir. Reste

que toutes ces qualités ont un prix, qui fait de ces

matériaux de synthèse parmi les plus coûteux.

• La pierre naturelle apportera à votre évier

le côté unique d’une œuvre d’art. Très résistant

aux chocs, vous devrez y manipuler votre vaisselle

avec beaucoup de précaution affin d’éviter

la casse.

La robinetterie :

L’offre en matière de robinetterie est extrêmement

large. Il y en a pour tous les goûts, pour

tous les budgets. Question qualité, on trouve

également de tout : le meilleur et le pire. Voici

quelques indices pour ne pas se tromper !

• Les systèmes : ils sont au nombre de trois

et se distinguent par leur niveau de confort d’utilisation.

• Le mélangeur, le plus ancien, est équipé de

deux manettes séparées, l’une pour l’eau chaude,

l’autre pour l’eau froide. On arrive à s’approcher

de la température désirée en réglant simultanément

leur débit. Ce système manque

de précision et le réglage doit se faire à chaque

utilisation. Attention aux risques de brûlures.

• Le mitigeur est constitué d’une manette

unique qui commande la température (à

gauche pour l’eau chaude, à droite pour l’eau

froide) et le débit (toute en bas pour la position

fermée, tout en haut pour le débit le plus

fort). Sa manipulation est plus intuitive que

pour le mélangeur. Avec l’habitude, on réglera

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

très rapidement le débit et la température souhaitée.

Certains modèles sont munis d’un économiseur

d’eau.

• Le mitigeur thermostatique apporte un

confort supplémentaire appréciable. Composé

de deux manettes de réglage, l’une réglant la

température, l’autre le débit, il permet de régler

la température avec précision et constance et

surtout de retrouver une température identique

sans réglage supplémentaire, d’une utilisation à

l’autre. Un petit bouton disposé sur la manette

de température offre une sécurité supplémentaire.

Au delà d’une certaine température, il faut

enfoncer le bouton pour pouvoir tourner la manette

plus loin. Plus de risque de brûlure, surtout

lors d’une manipulation par un enfant.

+ La qualité : Le poids constitue un premier

indicateur sérieux de la qualité d’une robinetterie.

Un appareillage léger est rarement gage de

qualité. On pourrait presque dire que le poids

est proportionnel à la durabilité. La norme NF

offre une autre indication de taille. Elle garantie

la conformité aux normes en vigueur. Veillez à ce

que l’indication NF soit apposée sur le produit.

Enfin, il existe un classement E.A.U. (Écoulement

maximal, confort Acoustique, résistance à

l’Usure) pour les mélangeurs et E.C.A.U. (C pour

le Confort lié à la stabilité et la température) pour

les mitigeurs, mesurant qui vous donneront toutes

les indications sur la performance du produit.

+ Les options de confort : la douchette

flexible permet de nettoyer toute la surface et

les parois de votre évier, de rincer votre vaisselle

ou vos aliments avec un maximum de confort et

en un temps record. Votre robinet pourra également

s’ouvrir dès que vous passerez la main

dessous, à condition de l’équiper d’un capteur

infrarouge à détection de présence. Appréciable

pour les économies d’eau, mais également

lorsque l’on veut se laver les mains sans salir les

manettes d’ouverture de l’eau.

69


AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LA SALLE DE BAINS

La salle de bains doit être une véritable invitation

à la détente. Des équipements confortables, de

qualité, au design toujours plus époustouflant

participeront largement à cette ambiance relaxante.

LA BAIGNOIRE

Se déclinant en de nombreux modèles, elles

peuvent être complétées d’options qui la rapprochent

parfois d’un véritable petit spa.

Les matériaux : traditionnellement en

acier ou en fonte émaillée, la baignoire bénéficie

de nos jours de matériaux bien plus légers

et tout aussi résistants. Les baignoires en résine

et en pierre, quand à elles, restent relativement

coûteuses. Dans les modèles en acrylique, le

Quaryl® est un matériau récent, cumulant les

propriétés exceptionnelles du quartz et de la résine

acrylique dont il est composé,

ce qui en fait un matériau promis à

un bel avenir. Il présente une robustesses

extrême (avec jusqu’à 25mm

d’épaisseur au niveau du fond), avec

une facilité d’entretien grâce à sa

surface non poreuse et antidérapante.

Il présente également un

très bon coefficient d’isolation phonique.

D’un point de vue esthétique,

sa fabrication par coulage permet

une diversité infinie de formes, avec

une implantation d’une précision

millimétrique. Teinté dans la masse,

le Quaryl® offre une exceptionnelle

stabilité des couleurs.

• Les formes : la baignoire existe

dans une grande variété de formes :

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

rectangulaire ou ovale dans ses lignes classiques,

la baignoire d’angle s’adapte aux petites salles de

bains tout en offrant une ergonomie généreuse,

surtout dans sa variante en quart de rond. Nue et

simplement posée sur le sol, sur pied, encastrée

ou encore habillée d’un tablier, l’implantation de

votre baignoire renforcera l’esprit de votre salle

de bains.

Les options : un système de balnéothérapie

complété d’un appuie-tête, d’un spot

subaquatique faisant varier la couleur de l’eau

pour une séance de chromo-thérapie et de totale

détente, les options de conforts s’adaptent maintenant

sur de nombreux modèles de baignoires.

Pour aller plus loin dans le luxe, vous pourrez

même vous laisser tenter par une baignoire à

débordement.

70


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

LA DOUCHE

Bien plus éco-responsable que la baignoire, sur

le plan de la consommation en eau, la douche

demeure une source de bien être. Sa structure se

compose d’un receveur et de rideaux ou parois et

d’une ou plusieurs portes.

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

un bac à carreler ou une plaque de polystyrène

armé avec joint de raccord au mur assure l’indispensable

étanchéité. Le sol et les parois sont

ensuite recouverts d’un revêtement étanche

(carrelage, béton avec enduit hydrofuge). L’écoulement

de l’eau jusqu’à la bonde est assurée par

Le receveur : disponible dans des dimensions

minimum de 80X80 cm, (plus rarement en

70X70 cm) et pouvant atteindre jusqu’à 180cm,

le receveur de douche prêt à poser s’adapte à

tous les volumes de salles de bains. Evidemment,

le confort de votre douche sera avant tout

proportionnel à ses dimensions. Disponible dans

des formes en quart de rond, carré ou rectangulaire

permettant une grande souplesse d’implantation,

le receveur est traditionnellement en

fonte émaillée ou en céramique avec fond antidérapant.

Pour un look plus zen, les receveurs en

teck, dont la bonde est parfois dissimulée, sont

en outre très agréables sous les pieds. Enfin, le

receveur en polystyrène armé s’adapte à toutes

les configurations par une découpe sur mesure.

Les rideaux, portes et parois : la

paroi en verre clair, dépoli ou teinté, peut être

munie d’une porte avec système d’ouverture

à battant simple, battant double, coulissante,

pivotante, pliable en accordéon. Deux parois

disposées en chicane peuvent également remplacer

la porte tout en préservant les abords

de la douche des éclaboussures. Pour les petits

budgets, le rideau de douche reste la solution la

plus économique, mais pour un style qui n’est

pas comparable au cachet d’une porte en verre,

même si certains modèles offrent maintenant

une esthétique tout à fait acceptable.

Optez pour un rideau en coton pour éviter qu’il

ne se colle à la peau et pour bénéficier d’une esthétique

plus agréable. Il séchera également plus

vite. Bien entendu, le rideau reste une solution

à écarter si vous souhaitez équiper votre douche

d’un système à jets hydromassants.

Les styles : autre solution, la douche à

l’italienne, très à la mode, joue l’ouverture en

se passant de receveur et de parois. Sa facilité

d’accès est très appréciable pour les personnes à

mobilité réduite, les personnes âgées et les tous

jeunes enfants. Montée sur une chape de béton,

une légère pente imprimée par le sol. Si vous ne

souhaitez pas vous lancer dans des travaux fastidieux,

la cabine de douche intégrale monobloc

est équipée d’une colonne d’hydromassage et

d’une fonction sauna, le tout géré par un tableau

de programmation électronique. Plus massives,

leur design progresse dans le bon sens, avec des

formes rectangulaires, rondes ou en quart de

rond.

71


AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LE LAVABO

Existant dans de nombreuses formes et matériaux,

pour tous les styles, le lavabo est devenu

un objet qui participe à l’esthétique de votre salle

de bains.

Les matériaux : matériau traditionnel

du lavabo, la porcelaine continue de séduire,

avant tout pour sa durabilité et ses qualités hygiéniques.

L’acrylique, moins résistant à l’épreuve

du temps, dispose d’un choix plus conséquent de

coloris très modernes. Au même titre que l’évier

de la cuisine, les matériaux composites tels que

Corian® ou minéralite, disposent de nombreux

atouts pour séduire : durabilité exceptionnelle,

mise en œuvre facile et précise grâce à la possibilité

de découpe sur mesure, très design. L’inox

brossé offrira une grande facilité d’entretien pour

un look moderne. Plus fragile, le verre, dans ses

différentes déclinaisons (teinté ou non, clair ou

dépoli), apportera par sa transparence une légèreté

visuelle à votre salle de bains. Enfin, vous

pourrez faire le choix de la durabilité en optant

pour le très esthétique plan tout en béton, recouvert

de carrelage ou de mosaïque.

Les formes : le traditionnel lavabo sur

pied, disponible uniquement en hauteur standard

a su par contre évoluer vers des lignes

modernes. Le lavabo suspendu, muni d’un cache

pour la plomberie (la plomberie peut également

être dissimulée derrière un doublage en

placo-plâtre), présente l’avantage de pouvoir se

positionner à la hauteur souhaitée, ce qui facilite

également son entretien. Ronds ou ovales,

les modèles à encastrer s’intègrent à tous les

styles de meubles. Le bol à poser, rond ou ovale,

est disponible dans de nombreuses couleurs et

dans tous les matériaux (verre, pierre, bois traité

et verni, porcelaine…). Enfin, le plan à vasque

intégrée, en matériaux de synthèse, offre par sa

configuration monobloc, une facilité d’entretien

incomparable.

• Les couleurs : le blanc, synonyme de propreté,

reste une valeur sûre pour la salle de bains.

Pour une touche de fraîcheur, optez pour des

couleurs “aquatiques” telles que le bleu ou le vert

lagon, associées à la transparence du verre. Pour

un look encore plus tendance, il existe même des

lavabos en résine, dans des coloris très flashy qui

s’illuminent par transparence.

LA ROBINETTERIE

La robinetterie pour la baignoire :

le choix pourra se faire ici entre le mélangeur

classique, le mitigeur et le mitigeur thermostatique.

La robinetterie peut se fixer sur la baignoire,

si cette dernière a été percée à cet effet,

sur la plage du coffrage lorsque la baignoire est

encastrée, sur le mur, si la baignoire y est adossée…

Dernière tendance… la robinetterie qui

part du sol.

La robinetterie pour la douche :

Le robinet thermostatique qui garantie une

température constante est très appréciable

dans la douche. De plus en plus prisés, les larges

pommeaux posés directement sur le mur ou au

plafond, voir encastrés dans un faux plafond et

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

permettant de recevoir l’eau en pluie, remplacent

peu à peu les colonnes de douche pour un design

tout en légèreté. Pour les inconditionnels

du massage, la colonne d’hydromassage transformera

votre douche en véritable petit espace

de soin relaxant. Des buses orientables libérant

des jets d’eau continus ou discontinus selon

l’option sélectionnée assurent un massage des

cervicales jusqu’aux mollets. Pour fonctionner

efficacement, cette installation nécessite un

fort débit. Avant d’investir, assurez vous que

vous disposez d’une pression d’eau, d’un débit

d’évacuation et d’un volume de stockage d’eau

chaude suffisants.

La robinetterie pour le lavabo :

extrêmement sollicitée quotidiennement, optez

avant tout pour une robinetterie de qualité.

Côté design, une large gamme est disponible

dans tous les styles, du plus traditionnel au plus

moderne. Le mitigeur thermostatique reste une

référence en matière de simplicité d’utilisation et

de sécurité par rapport aux risques de brûlures,

notamment pour les jeunes enfants. Parmi les

options intéressantes, le robinet à capteur infrarouge

déclenche l’écoulement de l’eau dès

qu’il détecte le passage des mains. Il réduit le

gaspillage d’eau et se révèle très pratique pour

les tout petits. Les robinets se fixent sur le lavabo

(lorsqu’un emplacement y est prévu), sur le plan,

derrière le lavabo et pour un côté plus moderne,

directement au mur. Cette dernière solution présente

en outre l’avantage de réduire son exposition

aux éclaboussures et facilite son entretien

en éliminant les recoins présents au pied d’un

robinet fixé sur plan. Cela implique par contre

que la plomberie ait été encastrée dans le mur ou

dissimulée derrière un doublage en placo-plâtre.

Pour une touche toujours plus Hi Tec, certains

modèles de robinets disposent d’un éclairage

intégré permettant de colorer l’eau en fonction

de la température : rouge pour l’eau chaude, bleu

pour l’eau froide.

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

LES ÉQUIPEMENTS

POUR VOTRE SALON

Espace de convivialité, le salon est aussi un lieu

de détente ou l’on peut partager un bon film

ou diffuser une musique d’ambiance à l’occasion

d’un repas entre amis. Le Guide Polynésie

de l’Habitat vous propose d’éclairer votre choix

face à une offre innombrable et des critères très

techniques.

LE TÉLÉVISEUR

Ultra haute définition, écrans incurvés, smart

TV, OLED, Blu-Ray, 3D… le choix de modèles

et de technologies parmi les plus récentes incite

souvent le consommateur à demander l’avis d’un

vendeur, pas toujours de très bon conseil. Voici

quelques paramètre à prendre en considération

pour choisir au mieux.

La taille de l’écran :

Exprimée en cm ou en pouces, la taille de l’écran

représente la mesure de sa diagonale. Le marché

proposant des dimensions de plus en plus imposantes

pour des prix toujours à la baisse relativement

à la taille, un écran de 120 cm (47 pouces)

est maintenant devenu tout à fait classique.

La taille de votre salon et plus généralement de

la pièce dans laquelle vous regardez la télévision

pourra conditionner votre choix dans la taille de

l’écran. En effet, plus l’écran sera grand, plus il

nécessitera de distance de recul. Le respect de

ce principe permet de diminuer notablement la

fatigue visuelle.

Si cette distance dépend également d’autres

critères (la définition de l’écran, la

nature de l’émission regardée…),

la distance moyenne conseillée

pour un confort visuel optimal est

de l’ordre de 2,5 fois la diagonale

de l’écran.

Attention ! Dans la

catégorie grands

écrans, les entrées de

gammes (quelque soit

la marque), offrent

rarement une qualité

d’image satisfaisante.

De ce fait, si votre budget

n’est pas extensible,

préférez pour le même prix, un écran

plus petit présentant une meilleure

définition d’image.

• La forme de l’écran

Les écrans incurvés (curved) sont apparus avec

le développement des modèles UHD (voir technologie

d’affichage ci-dessous). Cette forme

d’écran au look futuriste n’est en fait rien d’autre

que la marque distinctive (purement esthétique)

de la technologie UHD. Les écrans incurvés

n’offrent aucune amélioration en matière de

qualité d’image et leur forme peut même au

contraire générer des reflets intempestifs qui

nuisent au confort visuel.

La technologie d’affichage :

Le marché actuel propose différentes technologies

d’écrans : ultra haute définition (UHD), high

Dynamic Range (HDR), OLED… que se cache t-il

derrière toutes ces désignations très techniques ?

Quel est l’essentiel à retenir pour faire le bon

choix ?

+ l’ultra haute définition (UHD) a fait son

apparition en 2013 sur des modèles haut de

gamme et s’est ensuite rapidement démocratisée.

On la rencontre sur la plupart des téléviseurs

de 101 cm (40 pouces) et plus, en moyenne et

haut de gamme. Si l’UHD reprend la technologie

de l’écran LCD à rétroéclairage à LED Full HD,

l’affichage passe de 1820 x 1080 à 3840 x 2160

pixels, soit de 2 à 8 millions de pixels. La dénomination

4K désigne d’ailleurs cette avancée

technologique.

Les modèles UHD représentent parmi la meilleure

offre en matière de téléviseurs (avec la technologie

OLED). Mais ici encore, les modèles représentant

l’entrée de gamme disposant d’une dalle

74


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Yune Tung vous accompagne dans tous vos projets

avec les plus grandes marques

Spécialisée dans l’électricité et l’éclairage qui constituent son cœur de métier,

la Société Yune Tung dispose d’une expertise élargie à bien d’autres secteurs :

Stockage de l’énergie, les Alimentations Secourues, l’Énergie Solaire,

la Climatisation, l’Outillage Professionnel et la Sécurité électrique.

LES SOLUTIONS ÉLECTRIQUES : elles couvrent le matériel pour la maison, pour l’industrie, pour les immeubles

et bureaux, les collectivités, les hôtels et également le matériel pour les réseaux HTA que cela soit en aérien, souterrain voire sous-marin

(câbles sous-marins à Bora Bora, à Tikehau etc… ).

L’ÉCLAIRAGE : Yune Tung s’adresse aux particuliers et aux professionnels, avec des solutions d’éclairage LED répondant à

tous les budgets, dans le strict respect des normes. Yune Tung, c’est la garantie d’un accompagnement des projets par une équipe formée

auprès des plus grandes marques telles que PHILIPS ECLAIRAGE, OSRAM, BEGA…

En référence, c’est la récente réalisation du Front de Mer avec des lanternes à LED de chez PHILIPS ECLAIRAGE qui ont été programmées à

l’abaissement automatique par l’équipe de Yune Tung formée par le leader mondial de l’éclairage led.

Les résultats sont positifs pour la collectivité puisqu’ à la sortie, c’est une économie du plus de 60% dans la consommation d’électricité en

plus de l’amélioration des valeurs d’éclairement, d’uniformité et du confort visuel. La lumière est de ce fait de meilleure qualité.

LE STOCKAGE DE L’ÉNERGIE : Yune Tung propose des solutions de stockage d’énergie pour les Télécoms et pour

les Concessionnaires de Distribution Electrique et de Transport d’Énergie.

LES ALIMENTATIONS SECOURUES : les onduleurs de la marque APC, EATON, LEGRAND, garantissent une

parfaite protection contre les coupures électriques et les variations de tension.

L’ÉNERGIE SOLAIRE : Fort de son expertise en matière d’énergie, la Société Yune Tung a su adapter son offre à une

demande et un réel besoin en matière d’énergie propre et durable, avec les panneaux solaires JA SOLAR complétés de solutions performantes

de stockage d’énergie. Là encore, cette société a misé sur des marques réputées telles que FRONIUS (onduleurs), STUDER ou encore

ENERSYS (batteries).

LA CLIMATISATION : avec la marque MITSUBISHI ELECTRIC, Yune Tung propose une climatisation de qualité ainsi que

tous les avantages d’une installation par des professionnels agréés. Silencieuse (21 Db en marche), facile d’entretien, économique et écologique

(classe énergétique A), bénéficiant d’une garantie de 2 ans sur toutes les pièces,… elle a de quoi convaincre !

L’OUTILLAGE, les mesures et sécurité électrique : en rapport avec les besoins des métiers du bâtiment et de l’électricité, Yune

tung commercialise entre autre la marque CATU qui propose une gamme complète de solutions pour la prévention des risques électriques

adaptée à chaque domaine de tension (BT, HTA, HTB), la marque CHAUVIN ARNOUX, spécialisée dans les appareils de mesure électrique

portables (multimètres, testeurs de courant, etc….) et la marque HILTI, leader mondial en matière d’outillage professionnel.

Une palette de compétences, de produits et de services qui font de la Société Yune Tung un partenaire incontournable pour les professionnels

comme pour les collectivités et les particuliers sur le Fenua.

Avec notre équipe, retrouvez le Service, le Choix, la Qualité et le Conseil !

Fare Ute - 40 50 89 89 - contact@yunetung.pf

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

UHD sont la plupart

du temps équipés

de processeurs dont

les capacités sont à la traîne,

d’où une interface peu performante

entre la TNT HD ou un lecteur Blu-ray et le Full

HD rendant une image dégradée.

+ L’organic light-emitting diode (OLED)

est la référence dans les appareils haut de

gamme. Par rapport aux écrans LCD, la technologie

OLED ne repose pas sur le rétroéclairage,

offrant de ce fait des contrastes très élevés et des

niveaux de noirs très bas. Si vous disposez d’un

budget important, vous apprécierez le haut niveau

de définition restitué par cette technologie

de pointe, quel que soit le niveau de luminosité.

+ les Quantum Dots sont des diodes qui

assurent le rétroéclairage de modèles d’écrans

LCD à LED très haut de gamme de certains fabricants.

Présentée sous des désignations commerciales

différentes selon les marques (nano

cristaux, quantum display, triluminos…), c’est

surtout dans la restitution des couleurs que cette

technologie se trouve la plus convaincante mais

ne garantie pas à elle seule une bonne qualité

d’image.

+ Le Hi Dynamic Range est une technologie

toute récente qui offre une progression significative

dans les nuances d’images et les niveaux

de couleurs grâce à la quantification sur un plus

grand nombre de bits des informations relatives

à la luminance et à la colorimétrie. Avec l’arrivée

en 2016 des tous premiers lecteurs Blu-ray

UHD-HDR, la technologie HDR s’est révélée sur

le marché. Cependant, les contenus adaptés à

cette technologie encore trop peu répandue font

encore défaut et n’est pas pour tout de suite.

Rien ne sert dans ce cas de se presser pour investir

dans cette technologie.

Les options :

Certains téléviseurs (et quasiment tous les modèles

haut de gamme), proposent des équipements

intégrés. Il convient de déterminer

l’intérêt que présente pour vous chacune de ces

options. Voici les principaux équipements et options

disponibles sur le marché.

+ La 3D : les premiers téléviseurs 3D datent

de 2010. Réservée au départ aux modèles haut

de gamme, elle a ensuite équipé la majorité

des appareils produits en 2012 et 2013, pour

finalement reculer devant le peu d’intérêt porté

par les consommateurs sur cette technologie

qui suppose quelques contraintes techniques.

Pour profiter d’une image en 3D, vous devrez

disposer d’un lecteur Blu-ray 3D, d’un câble

HDMI, de support (films) dans ce format… et

des lunettes 3D. Si vous faites partie des inconditionnel,

chaque fabricant propose dans toutes

les gammes, quelques modèles 3D.

+ La Télévision connectée (Smart TV) :

elle vous permettra de naviguer sur Internet,

accéder au service de

vidéo à la demande (en

anglais : VOD – services

de location de fims) ou

encore télécharger divers

applications utilisables

sur le téléviseur

(jeux, tutoriels...).

+ La Wi-Fi : Si vous

optez pour une Smart

TV, cette option vous

dispensera de brancher

un cable supplémentaire

à votre téléviseur.

+ L’enregistreur de vidéo

personnel (PVR) :

il permet d’enregistrer les programmes

reçus via décodeurs TNT et TNT

HD sur un disque dur externe, relié au téléviseur

par un port USB. L’enregistrement est lancé d’un

simple clic sur le programme désiré.

+ le Time Shift : vous devez interrompre

votre séance cinéma pour répondre à un appel

téléphonique par exemple ? Cette fonction vous

permet de

mettre votre film en

pause pour enregistrer la suite

sur une mémoire tampon. Vous pourrez ainsi

reprendre le visionnage à partir d’où vous l’avez

interrompu.

+ Le DLNA : c’est un standard garantissant

l’interopérabilité entre divers équipements multimédias,

tous devant être certifiés DLNA. Cette

standardisation permet une large possibilité de

partage des contenus (depuis un ordinateur vers

votre téléviseur par exemple).

La connectique :

+ Les prises HDMI (Hi Definiiton Multimedia

Interface) : le câble HDMI, avec ses

19 broches, regroupe à lui seul l’équivalent de

8 câbles audio et 5 câbles vidéo et assure le

transport les signaux numériques en haute définition

(image et son). S’il est compatible basse

définition et prend en charge la partition multi-canal

des formats DTS, DTS HD, Dolby Digital,

76


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

DolbyTrue HE, il a principalement été conçu

pour la transmission Home Cinéma HD. Selon le

modèle de téléviseur, le nombre de prises HDMI

varie de 2 à 4. Compte tenu de son utilisation très

courante avec de nombreuses périphériques, un

téléviseur disposant de 3 ports semble être un

minimum.

+ Les ports USB : Vous pourrez y brancher

un disque dur externe, un appareil photo, un caméscope,

un pendrive.

Selon le modèle, le nombre

de ports USB disponibles

varie de 1 à 3. Un minimum

de deux semble indispensable

+ La prise “jack” : principalement

destinée à brancher

un casque d’écoute,

elle peut également servir

comme sortie analogique

pour relier le téléviseur à un

amplificateur.

Le budget :

La gamme de prix pour un

téléviseur est très vaste. Si

le budget dépend de la taille de l’écran, la définition,

les équipements et la connectique, il est cependant

possible d’investir dans un matériel de

très bonne qualité à un prix relativement correct

et inversement. Le prix ne présume pas toujours

de la qualité, loin de là.

En règle générale, si votre budget est limité,

préférez un écran de petite taille disposant d’une

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

bonne qualité d’image plutôt que d’un écran de

grande taille d’entrée de gamme.

• La consommation électrique

C’est un paramètre qu’il convient de prendre en

considération compte tenu du temps passé devant

votre téléviseur et l’évolution de la taille des

écrans.

Au plus l’écran est large, au plus la consommation

est importante(environ 60kWh pour un 32

pouces, contre 95 kWh pour un 42 pouces).

Si en plus de regarder les programmes télévisés

vous naviguez sur internet et partagez des

données avec votre ordinateur ou autres équipements

multimédias, le temps passé devant

votre téléviseur pourra sensiblement s’allonger.

Dans ce cas, la performance au niveau de la

consommation électrique pourra rentrer en ligne

de compte.

Bon à savoir : un modèle UHD accuse

une consomme moyenne deux fois

supérieure à celle d’un modèle Full

HD de taille équivalente.

77


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

L’INSTALLATION AUDIO

Que ce soit pour satisfaire votre passion pour la

musique, la chanson ou pour optimiser la bande

son de vos films, il y de nombreuses bonnes

raisons pour investir dans un matériel audio de

qualité. Quelle marque ? quelle puissance ? quel

type d’enceintes ? Voici quelques réponses…

La taille de votre salon

Le volume de la pièce dans laquelle sera diffusée

le son est le premier paramètre à considérer. Une

mini-chaîne disposant d’enceintes compactes

montrera vite ses limites dans un salon de

40m2, où le volume devra être poussé au risque

de rendre un son saturé. A l’inverse, un espace

réduit avec une installation puissante munie de

grosses enceintes risque fort d’être saturée de

basses, au détriment des médiums et aigus.

Pour un salon inférieur à 15-20 m2, préférez

des enceintes compactes mais de qualité et

optez pour des enceintes colonne de 3 à 5 hautparleurs

pour un salon de 20 m2 et plus.

Selon la source de lecture (lecteur CD, ordinateur,

lecteur réseau, il faudra prêter attention au respect

du signal et la protection contre les interférences

lors du transport du flux numérique.

Prenez également en considération la qualité

d’encodage de vos fichiers audio (fichiers

Lossless, fichiers HD).

Concernant l’amplificateur, si une puissance de

2 X 25 Watts semble être

le minimum acceptable,

celle-ci doit avant tout

être adaptée au volume

de votre salon et à vos

enceintes. La nature et le

nombre des entrées audio,

les possibilités de correction

acoustique et l’option

de commande à distance

sont des paramètres à

prendre en considération

dans le choix de votre installation.

S’agissant des enceintes,

outre le volume de la pièce

d’écoute, celles-ci devront

être adaptées à la puissance

de l’amplificateur.

Leur sensibilité est également

un critère de choix : au moins elle est élevée,

au plus elles nécessiteront de puissance au

niveau de l’amplificateur pour obtenir un niveau

sonore donné.

Quels que soient les éléments qui composeront

votre chaîne, la ligne directrice dans leur

choix est l’homogénéité d’un bout à l’autre

de la chaine. Chaque maillon de cette chaîne

a son importance. Malgré tout, s’il doit y avoir

un élément supérieur que les autres en qualité,

il est préférable que ce soit la source plutôt que

les enceintes, afin que le signal d’origine soit le

meilleur possible. Disposer d’enceintes haut de

gamme ne compensera jamais une source de

mauvaise qualité ou un amplificateur poussif.

La connectique et les accessoires

Le transport du signal est assuré par les câbles

de liaison et d’enceintes. Là encore, il en existe

de différentes qualités et prix. Leur choix se fera

par rapport aux autres éléments d e la chaîne. Un

câble haut de gamme pour une installation standard

ne sera pas plus adapté qu’un câble basique

pour une chaîne ultra performante.

Le cas échéant, il peut s’avérer productif au niveau

des performances de votre système HiFi

audio, de substituer à l’alimentation d’origine un

câble d’alimentation blindé de haute qualité. En

effet le blindage protégera de la pollution par les

ondes électromagnétiques générées par le courant

circulant dans l’alimentation qui affectent

les connexions entre les différents modules de

l’installation et réduira le bruit de fond (souffle).

En effet, les signaux audio sont très sensibles à

ces interférences.

Afin de garantir une connexion optimale, il est

judicieux d’utiliser aux extrémités de câbles des

fiches bananes. On peut enfin influer favorablement

sur la qualité du courant alimentant les

différents modules de la chaîne par l’utilisation

d’un filtre secteur.

Le niveau de performance

Le DAC (Digital Analog Converter) est un appareil

qui se positionne entre une source numérique

(lecteur la ser, MP3, sortie audio d’un ordinateur

et l’amplificateur pour convertir les données

en analogique. Ce dispositif est indispensable

lorsque votre ordinateur (musique numérisée)

constitue votre principale source si vous voulez

bénéficier d’une qualité audio optimale.

78


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

LE MOBILIER ET LES SOLUTIONS

DE RANGEMENT

MOBILIER ET SOLUTIONS

DE RANGEMENT

POUR VOTRE CUISINE

Une place pour chaque chose et chaque chose

à sa place ! La cuisine comporte de nombreux

appareils, accessoires, vaisselle et ustensiles dont

vous devrez faire l’inventaire avant de déterminer

les rangements les mieux adaptés à proximité

des postes de travail ou ils seront utilisés, de manière

à les avoir à portée de main et limiter vos

déplacements. De plus, pour un maximum de

confort, les objets les plus couramment utilisés

ne devront pas être placés ni trop haut, ni trop

bas. Si vous ne disposez pas de cellier ou d’une

petite pièce annexe de votre cuisine, prévoyez

également des rangements pour le stockage

des produits alimentaires. Derrière leur façade

esthétique, les meubles de rangement devront

multiplier les astuces pratiques pour rendre vos

activités en cuisine aussi plaisantes que possible

Les rangements en cuisine ?

Il n’y en a jamais assez !

Ici, un mot d’ordre : optimiser !

Voici quelques règles pour y arriver :

• Règle n°1 : autant que possible, rangez les

objets à proximité immédiate du poste où ils seront

le plus utilisés… ce rangement vous évitera

de nombreux déplacements inutiles.

• Règle n°2 : les objets les plus fréquemment

utilisés devront être rangés en fonction de leur

fréquence d’utilisation et leur encombrement.

Dans les meubles hauts et bas, les emplacements

les plus accessibles devront être réservés

aux objets les plus utilisés. Placez les objets

lourds et encombrants de préférence dans les

meubles bas, pour des raisons évidentes de sécurité

(risque de chute lors de la manipulation,

surcharge des meubles haut).

• Règle n°3 : faites preuve d’astuce en utilisant

les moindres recoins ! Voici quelques pistes :

Les espaces étroits peuvent être utilisés sur toute

leur hauteur en y installant des meubles équipés

d’une porte-tiroir permettant d’utiliser le volume

disponible dans toute sa profondeur. Dans un espace

encore plus étroit, on pourra y disposer un

casier à bouteilles fait sur mesure.

Vous pourrez exploiter un renfoncement dans le

mur pour y implanter une étagère ouverte et y

disposer vos bocaux à épices, sel, sucre, poivre,

thé, café… bien en ordre.

Des étagères à tourniquet permettent d’utiliser

tout le volume autrement inaccessible dans

meuble en angle.

Si vous disposez d’une belle crédence, dont une

bonne partie est élongée du pôle de cuisson,

vous pourrez y suspendre vos ustensiles de cuisine

et vos casseroles en inox, à condition que

leur design s’y prête.

Dans une cuisine ouverte, vous pourrez fixer en

hauteur au dessus du bar, des racks pour y ranger

vos verres pied.

DES SYSTÈMES DE RANGEMENT ASTUCIEUX PERMETTENT D’EXPLOITER AU MIEUX LES VOLUMES

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Les étagères ouvertes

MOBILIER ET SOLUTIONS

DE RANGEMENT POUR

VOTRE SALLE DE BAINS

Même problème que pour la cuisine, il n’y a

jamais assez de rangement dans une salle de

bains : serviettes propres ou en service, linge

sale, rasoirs, peignes, brosses, sèche-cheveux,

savon, gels douche, dentifrice, brosses à dents,

produits de maquillage, médicaments, produits

d’entretien… autant d’objets indispensables

Très pratiques car elles permettent de tout avoir

à portée de vue et de main, les étagères ouvertes

nécessitent un ordre rigoureux. Les serviettes

propres, par exemple, y seront empilées bien

pliées et alignées, à proximité de la cabine de

douche. On peut également y disposer des paniers,

pour les petits objets : rangés sur leurs

tablettes, ils ne laisseront plus rien apparaître du

contenu.

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

souvent vendues dans un ensemble assorti au

meuble de lavabo.

Les meubles intégrés à la vasque

Ces ensembles d’un style homogène comprennent

souvent un miroir et son dispositif

d’éclairage, des prises de courant pour le

sèche-cheveux ou le rasoir, un meuble bas, des

meubles latéraux et une ou deux vasques.

qu’il va falloir dissimuler astucieusement pour

conserver une esthétique épurée qui apportera

un sentiment de propreté.

Après avoir fait le tri des objets indispensable

dans une salle de bains, il faudra faire l’inventaire

des meubles dont on dispose ou que l’on pourra

ajouter selon la place disponible. Ici, toutes

solutions devront être étudier pour optimiser la

capacité de rangement.

Les meubles bas

On les implantent généralement sous les

vasques. Sur les étagères les plus hautes, on

y place par exemple les serviettes et tout en

bas, à moins de disposer d’un placard qui leur

est consacré, les produits d’entretien, sceau,

brosses... Si vous avez des jeunes enfants, ces

produits seront bien évidement mis sous clef.

Les colonnes de rangement

Elles se logent dans les espaces

étroits, mais s’étirent

sur toute la hauteur, offrant

de nombreux petits volumes

de rangement. La plupart

du temps, elles sont munies

d’une seule porte sur toute la

façade qui une fois ouverte,

laisse apparaître toutes les

étagères. On en trouve dans

de nombreux styles et bien

L’armoire

Elle résout bien des problèmes de rangement.

Étagères, tiroirs, petits casiers, on peut tout y

mettre. Elle reste cependant un luxe réservé aux

salles de bains de grand volume.

L’armoire à pharmacie

On y regroupe les médicaments et consommables

pour les soins. Elle doit être hors de portée

des enfants et si possible fermée à clé.

Les porte-serviettes

Pour y disposer les serviettes en service, on en

trouve sous toutes les formes. La grande tendance

est l’échelle inclinée (en métal, en bambou…),

simplement posée au sol, le haut reposant

sur le mur. Suivant sa hauteur, elle offre 3, 4

ou 5 barreaux.

On trouve aussi des simples barres qui peuvent

être fixées au mur, ou, lorsqu’elles sont munies

de crochets plats, peuvent se suspendre sur le

chant supérieur d’une porte. Il y a encore les

porte-serviettes à deux ou trois barres mobiles

fixées au mur sur une charnière par une de leurs

extrémités. Existent aussi des ensembles muraux

porte-serviettes/étagères présentant un design

intéressant. Les anneaux, pourtant très design en

version inox ou bois, ne permettent pas d’étaler

les serviettes, ce qui rend leur séchage plus long.

Enfin, les radiateurs sèche-serviettes, peu répandus

dans notre fenua, sont pourtant appréciables,

plus particulièrement en saison des

pluies, quand le linge a tendance à rester humide.

82


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

MOBILIER ET SOLUTIONS

DE RANGEMENT POUR

VOTRE CHAMBRE

Meuble principal de la chambre, le choix de

votre lit doit faire l’objet de toute les attentions

car il vous engage pour dix ans et plus. Investir

dans une literie confortable est primordial

pour vous assurer un sommeil réparateur. Vous

pourrez également agrémenter son environnement

immédiat pour encore plus de confort et

d’ambiance.

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

par trois paramètres :

• La largeur : elle doit être idéalement de 160

cm pour un lit 2 places ;

• La matière : le latex étant plus ferme que la

laine est préférable à ce niveau ;

• La densité : une grande fermeté est ici de

rigueur ;

• Une suspension ferme : pour un bon

maintien du dos, le cœur (ou l’âme) du matelas

est l’élément primordial. Il peut être :

+ En mousse : d’un coût abordable, ce sont

aussi les matelas dont la durée de vie est la plus

courte. En polyéther ou polyuréthanes, ils offrent

La literie

Un sommeil de qualité est essentiel pour se

ressourcer et évacuer chaque nuit le stress quotidien.

En matière de literie, un mauvais choix

peut entraîner insomnies, mal de dos,

allergies et autres désagréments.

Matelas,

sommier, voici l’essentiel

à savoir pour ne pas se

tromper !

Le matelas :

Comment choisir parmi les

dizaines de modèles disponibles

dans votre magasin de literie ? S’allonger

quelques secondes sur un matelas ne vous donnera

que très peu d’indications sur sa qualité et

son confort. Certains modèles prometteurs ne

révèlent leurs faiblesses qu’au bout de quelques

mois. Le choix doit donc se faire à partir de critères

bien précis :

• Un capiton confortable et agréable :

entourant le cœur du matelas il donne à ce dernier

sa douceur et son moelleux. Il peut être synthétique

ou naturel (préservant des allergies). Il

est recouvert d’une toile (le coutil) dont la souplesse

influencera le confort.

• Une bonne indépendance au niveau

du couchage : on se retourne en moyenne

quarante fois dans une nuit. Autant d’occasions

de réveiller son conjoint. Avec une bonne indépendance

de couchage, chacun dort selon

ses propres phases de sommeil, sans perturber

l’autre, garantissant près d’une heure en plus de

sommeil précieux à chacun par

rapport à un mauvais matelas.

Cette indépendance est assurée

différents niveaux de fermeté, les mousses les

plus dures étant celles qui offrent le meilleur

maintien.

+ en latex : ils constituent un meilleur choix

83


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

que la mousse. D’une durée de vie plus longue,

ils présentent également une fermeté idéale

pour le maintien du dos associée à un moelleux

appréciable.

Pour un bon compromis entre le confort et la

fermeté, il existe des matelas en latex et laine.

De fabrication artisanale, les matelas 100% laine

sont d’un confort comparable à celui du latex.

+ à ressorts : ce sont les matelas qui offrent

la plus grande fermeté, mais ce sont également

les moins confortables. Il en existe trois types.

Les matelas à ressorts biconiques représentent

l’entrée de gamme. Les matelas multi spires

sont constitués de ressorts indépendants offrant

une bonne aération et une indépendance de

couchage améliorée. Ils constituent la gamme

moyenne et sont donc plus chers que le type

précédent. Les matelas à ressorts ensachés

constituent le haut de gamme, avec une excellente

indépendance de couchage, chaque ressort

étant enveloppé individuellement dans un sac en

tissus. Leur prix sera en rapport avec le confort

offert.

+ Les matelas à mémoire de forme :

la mousse à mémoire de forme, issue de recherches

menées par la NASA, a fait son apparition

dans les années 70. Tout d’abord utilisée

pour les fauteuils, elle a ensuite été introduite

dans la literie du milieu médical pour se démocratiser

enfin et être proposée au public. L’âme

du matelas, constitué de mousse viscoélastique

qui réagit à la chaleur du corps. Sous l’effet de

cette chaleur, les cellules de mousse moulent le

corps et permettent une répartition parfaite des

zones de pression. Doté d’une excellente résilience,

la mousse reprend sa forme initiale pour

se réadapter à votre nouvelle position dès que

vous en changez. Tout au long du sommeil, les

points de pressions sont parfaitement soutenus

mais avec une compression minimum, favorisant

la détente des muscles et le maintient de la

colonne vertébrale. Enfin, il offre une très bonne

indépendance de couchage par sa capacité à absorber

les mouvements de chacun.

• Une taille adaptée : la longueur doit être

idéalement supérieur de 20 cm à la taille de l’utilisateur

le plus grand.

• La densité du matelas : elle se mesure en

Kg/m3. Vos besoins dépendent de votre poids

et votre taille. Plus ces paramètres sont élevés,

plus votre matelas devra être dur. Un matelas

offre une bonne durabilité et un excellent maintien

lorsque sa densité est égale ou supérieure à

70Kg/m3 (on dit qu’il est ferme). Autour de 30

Kg/m3, on parle de matelas soft. Le prix augmente

avec la densité. Il faudra donc choisir le

meilleur compromis entre la durabilité, le confort

et le coût.

• Les zones de couchage différenciées :

réservée à certains matelas de haut de gamme,

cette option se caractérise par une densité variable

adaptée à chaque partie du corps (tête,

haut du dos, bas du dos, jambes, pieds). Cette

option n’est bien évidement envisageable que si

les deux conjoints n’ont qu’une faible différence

de taille.

Le sommier :

Si vous vous décidez pour l’achat d’un matelas

neuf, il est recommandé de changer également

de sommier si celui-ci donne des signes visibles

de fatigue. Il en existe deux sortes :

• Le sommier à ressorts : il est en principe

préconisé lorsque vous optez pour un matelas

à ressorts. Cependant, l’ensemble est sujet à un

affaissement qui ne procure pas un bon maintien

de la colonne vertébrale. Ce choix est contre-indiqué

par les chiropracteurs qui lui préfèrent le

sommier à lattes.

• Le sommier à lattes : contrairement au

précédent, il offre une plus grande rigidité et assure

un meilleur maintien du corps. N’étant pas

recouvert de coutil, il permet en outre une bonne

aération sous matelas, ce qui réduit la prolifération

d’acariens… un atout sous notre climat !

AUTOUR DU LIT

Vous avez choisi votre literie ? Vous pouvez

maintenant l’accessoiriser pour l’adapter au style

de votre chambre ou améliorer le confort et le

côté pratique.

La tête de lit

Servant à l’origine à protéger le mur contre lequel

le lit vient s’adosser, la tête de lit jour de plus

en plus un rôle décoratif et fonctionnel. Elle peut

s’intégrer avec le reste de la chambre en adoptant

les mêmes matériaux que le mobilier. Elle

peut aussi s’éloigner du mur pour servir de séparation

et créer un autre volume (bureau, salle

de bains, dressing…). Gagnant en épaisseur, la

tête de lit peut également intégrer des volumes

de rangements pour les livres et un éclairage,

remplaçant ainsi les tables de chevet. Enfin, en y

adossant un oreiller, on trouvera un confort suffisant

pour les moments de lecture.

Le ciel de lit

C’est un véritable toit en tissus fixé en son centre

au plafond et suspendu au dessus du lit qu’il

vient envelopper. S’il donne une touche de romantisme

et une intimité supplémentaire à votre

couchage, le ciel de lit s’avère aussi très efficace

pour se préserver des moustiques. On choisira

un voilage pour moustiquaire afin d’assurer la

bonne aération nécessaire pendant toute la nuit.

Le chevet

Petit meuble disposé au niveau de la tête, sur les

côtés du lit, il doit être accessible sans se lever.

Sa surface doit être suffisante pour y accueillir

une lampe, un livre, la télécommande de votre

téléviseur, une tasse ou un verre, votre réveil-matin…

Certains modèles sont munis d’un

tiroir ou d’une petite porte, pour y ranger des

livres supplémentaires, vos lunettes de lecture et

quelques boites de médicaments.

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

MOBILIER POUR

VOTRE SALON

Le confort de votre salon contribue à la convivialité

de ce lieu de retrouvaille. Canapé, fauteuils,

table basse… voici ce que vous devez prendre

en considération pour ne pas vous tromper.

Le Canapé et les fauteuils

Le canapé est un élément essentiel du salon. On

peut y passer de nombreuses heures à s’allonger,

regarder la télévision, lire, ou converser en famille

ou entre amis autour d’un verre. Ses dimensions,

sa forme et son confort devront donc conditionner

votre choix.

Les revêtements : Cuir, tissu ou synthétique

? Chaque matériau présente des avantages

et des inconvénients et l’aspect esthétique

faciliter son entretien, on lui offrira un traitement

anti-taches au téflon.

• Les tissus synthétiques : textile non

tissé, l’alcantara se situe entre le cuir et le tissu.

Fabriqué à partir de fibres très fines de polyester

disposées en nappes et solidarisées par une résine

de polyuréthanes, il offre une excellente stabilité

dimensionnelle, une bonne résistance aux

taches et un toucher qui ressemble à celui de la

peau d’une pêche. Il offre l’avantage d’être moins

cher que le cuir et se nettoie à l’eau savonneuse.

Attention ! Certaines microfibres ne se lavent pas

en machine.

Les dimensions : Pour faire votre choix,

tenez compte avant tout de l’espace dont vous

disposez. Acheter un canapé sur catalogue réserve

parfois des surprises. Avant de vous décider,

n’hésitez pas à simuler dans votre salon l’implantation

de votre futur canapé en y reportant

les dimensions annoncées. Si vous ne disposez

pas d’un linéaire important, vous pourrez opter

pour le très à la mode canapé d’angle ou des

fauteuils individuels supplémentaires.

L’assise :

• La densité : elle se mesure en Kg/m3 et

détermine la dureté de l’assise. A 30 Kg/m3, un

canapé garanti un excellent confort.

• La résilience : c’est la capacité du rembourrage

à reprendre sa forme initiale après utilisation.

Outre l’aspect du confort, les coussins qui

restent déformés sont aussi moins esthétiques.

• Le dossier : son enveloppement doit être

généreux afin d’assurer un maximum de confort

et sa hauteur doit être suffisante pour garantir

un bon maintien du dos. Certains dossiers sont

munis de repose-tête individuels, l’idéal pour

soulager la nuque.

est souvent le critère final pour se décider.

• Le cuir : il est maintenant disponible dans un

vaste choix de coloris et de finitions. Son entretien

se fait à l’aide de crèmes et de laits spéciaux.

Correctement traité, il est le revêtement qui résiste

le mieux à l’épreuve du temps même s’il

réagi mal aux griffes de chats et de chiens.

• Le coton : pur coton, ou mélangé à de la

laine, c’est le revêtement le moins coûteux. Pour

Pensez à l’entretien : quel que soit le revêtement

choisi, le canapé déhoussable reste la

solution idéale. Que ce soit pour le nettoyer, le

changer lorsqu’il est trop usé ou s’il ne va plus

avec votre nouvelle déco…

Les options :

• La fonction « recliner » : pour une relaxation

optimum, certaines banquettes disposent

d’un mécanisme de dossier inclinable.

Un repose-pieds se relève en même temps que

86


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

l’on incline le dossier, en offrant une position

allongée pour tout le corps, idéale pour écouter

sa musique favorite dans le salon. Certains modèles

sont à commande filaire. Le mécanisme est

alors totalement électrique. Les autres modèles

s’actionnent à l’aide d’une petite poignée située

sur un côté, reliée par câble à un mécanisme à

ressorts. Ces derniers sont à privilégier : moins

onéreux, ils peuvent être positionnés loin d’une

prise de courant sans avoir des fils qui courent sur

le sol. Enfin, les recliners électriques restent en

veille (transformateur) et consomment de l’électricité

même lorsqu’ils ne sont pas actionnés.

• Les convertibles : un invité imprévu ?

Vous ne disposez pas de chambre d’ami ?

Vous habitez dans un studio trop exigu pour

y faire cohabiter un lit et un canapé ? Les canapés-lits

offrent maintenant un confort très

correct et sont toujours prêts à rendre service

en un «clic-clac» ! On devra prévoir un espace

suffisant pour le débattement, pour ne pas

avoir à bouger les pieds du canapé lorsqu’on

doit le déployer. Si vous souhaitez compléter

votre canapé-lit d’une table basse, choissez de

préférence un modèle à roulettes qui pourra

être facilement mis de côté pour offrir l’espace

nécessaire en configuration «lit».

• Les rangements sous assise : lorsque

l’on est toujours à la recherche d’espaces de rangement,

le volume situé sous l’assise peut offrir

une solution supplémentaire. Certains modèles

de canapés disposent d’une assise qui se soulève

pour permettre l’accès à un espace aménagé.

La table basse

La table basse est indissociable du canapé. Pour

boire un verre avec des amis, ou même pour dîner

lorsque l’on ne dispose pas de coin repas dans

le salon, elle apporte la convivialité à cet espace.

Placée à environ 40 cm du canapé, afin d’assurer

une circulation aisée, sa longueur devra idéalement

représenter les deux tiers de celle du canapé.

La hauteur dépendra de l’usage que vous

en ferez généralement. Pour prendre un verre, 30

cm pourront suffire.

Si vous y dînez régulièrement, évitez une table

trop basse qui vous obligera à manger en position

courbée : une hauteur de 60 cm semble être

dans ce cas une idéal. Il existe de toutes façons

des tables basses dont on peut faire varier la

hauteur du plateau pour l’adapter à chaque utilisation.

Enfin, on pourra opter pour une table munie de

deux plateaux : le plan supérieur servira de table

alors que le plateau inférieur offrira un espace de

rangement (livres, revues, ou pour quoi pas vous

bouteilles et verres).

Il en existe en différents matériaux. Le verre allège

visuellement votre meuble, mais il impose

un nettoyage régulier et reste fragile. Le bois

donne un aspect convivial mais n’apprécie pas

les liquides et se tache. Le métal est plus délicat

à intégrer dans une décoration mais reste

facile d’entretien. Le rotin ou la très design fibre

synthétique nécessitent d’être recouverts d’une

plaque de verre pour ne pas retenir les miettes.

Si vous avez des enfants en bas âge, choisissez

systématiquement un modèle aux formes ovales,

ou tout au moins avec des coins arrondis.

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AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

LES REVÊTEMENTS DE SOL ET DE MURS

Les revêtements pour vos sols et vos murs Les carreaux

participeront grandement à l’esthétique

de vos espaces de vie. En outre, leurs caractéristiques

devront être adaptés aux

de ciment : avec leur

large palette de couleurs

exigences liées aux activités de certaines et motifs, teintés dans la

pièces. Le Guide Polynésien de l’Habitat masse, ils pourront être

fait le point avec vous !

posés en mosaïque pour

former un véritable tapis

incrusté dans le sol, pour

LES REVÊTEMENTS DE délimiter le coin repas.

SOL ET DE MURS POUR La pierre naturelle

: si sa solidité est

VOTRE CUISINE

Si la cuisine gagne en convivialité au fil du à toutes épreuves, sa porosité

exige une protec-

temps, elle reste avant tout un lieu de travail

UNE CUISINE ENTIÈREMENT CARRELÉE PERMET UN ENTRETIEN FACILE.

ou se succèdent des taches diverses et variées. tion hydrofuge oléofuge

exemplaire. Elles peuvent être colorées à volonté,

Ici plus qu’ailleurs, les revêtements de sol et de contre l’humidité. Il faudra également prendre

avec des inclusions, permettant toutes les fantaisies

en matière de décoration.

murs sont soumis à de nombreuses contraintes. soin d’essuyer rapidement les taches et liquides

Ils devront être parfaitement adaptés à cet environnement

particulièrement sollicité. Facilité balai et éventuellement une serpillière humide

afin d’éviter leur absorption. Pour l’entretien, un

• Les métaux : l’acier ou l’aluminium se présentent

en feuilles ou en dalles de 5 à 15 mm

d’entretien, pour une hygiène indispensable, résistance

aux chocs, aux rayures, aux taches, aux style permettant de nombreux effets décoratifs,

suffiront. Disponible dans une grande variété de

agressions chimiques… ces matériaux devront elle apportera un design traditionnel unique à

en outre participer au design de votre cuisine. votre cuisine.

Le béton : afin d’éliminer tout risque de

Les revêtements de sol

fissures, la pose nécessite une chape parfaitement

plane. Naturellement poreux, il devra être

Les carrelages : de par sa facilité d’entretien,

les carrelages restent le matériau privilé-

protégé par une cire qui devra être appliquée

régulièrement ou par une résine acrylique qui

gié de la cuisine, d’autant que la diversité de coloris

et textures offrent une infinité de possibilité

lui donnera un aspect mouillé et brillant. Si vous

souhaitez le peindre, il faudra y appliquer une

sur le plan du design. Etant données les diverses

peinture spécifique pour sol. Le béton ciré offre

contraintes, le carrelage de la cuisine devra faire

un design résolument moderne.

preuve d’une grande résistance (voir notre dossier

Construction/les carrelages/classement et Les résines époxy : parfaitement d’épaisseur disponibles en surfaces lisses ou

normes). Optez pour un modèle anti-dérapant étanche, elles font également preuve d’une mieux, embouties, pour un relief anti-dérapant.

pour éviter les risque de glissade lorsque le sol grande solidité. Elles présente une surface lisse Ces revêtements offrent le style professionnel

est mouillé.

qui facilite l’entretien et assure une hygiène d’une cuisine de restaurant.

• Les linoléums et revêtements PVC :

ils sont disponibles en rouleaux ou en dalles.

Faciles à poser, peut coûteux, faciles d’entretien,

ce sont les revêtements les plus économiques.

Disponibles dans de nombreux coloris, motifs et

thèmes, ils vont maintenant jusqu’à imiter avec

un réalisme et un relief bluffant, des matières

nobles telles que le parquet ou la pierre.

• Le bois massif : vitrifié ou huilé, selon l’essence

de bois, les parquets font leur entrée en

cuisine pour y apporter un côté chaleureux et zen.

Il faudra par contre veiller à choisir un bois adapté

à un environnement humide. Enfin, ce matériau

LE BÉTON CIRE OFFRE UN DESIGN RÉSOLUMENT MODERNE

n’offre pas les meilleurs garanties d’hygiène.

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

• Les stratifiés : ils sont à proscrire en cuisine.

Si leur surface supporte l’eau, il n’en n’est pas de

même pour le support qui interdit le lavage à

grande eau.

Les revêtements de mur

A l’exclusion de la crédence, dont nous décrivons

plus haut les options de matériaux, la peinture

reste le revêtement idéal pour les murs de cuisine.

Les peintures glycérophtaliques (voir notre

dossier Construction/second œuvre/les peintures),

qui sont lessivables et résistantes à l’humidité,

sont les plus adaptées à cet environnement

particulièrement exposé.

Si vous disposez d’une cuisine au volume modeste,

optez pour une peinture brillante et de

couleur claire qui réfléchira la lumière et repoussera

visuellement les murs. Pour une ambiance

plus soft, les peintures satinées renvoient la

lumière de manière plus diffuse tout en étant

également moins salissantes que les peintures

brillantes.

LES REVÊTEMENTS DE SOL

ET DE MURS POUR VOTRE

SALLE DE BAINS

La salle de bains est un lieu très sollicité soumis

à de nombreuses contraintes. Les revêtements

de sol et de murs doivent montrer leur aptitude

à l’étanchéité, la sécurité, la facilité d’entretien,

tout en satisfaisant les plus exigeants en matière

d’esthétique.

Les revêtements de murs

et les parois

Le carrelage, pour sa facilité d’entretien, reste

le revêtement privilégié de la salle de bains, à

condition que les joints soient de bonne qualité.

Ce matériau bénéficie en outre d’une multitude

de modèles, motifs et coloris, pour tous les budgets.

Après avoir choisi votre carrelage, l’aspect

final pourra encore changer selon le type de pose

(droite, en diagonale, en décalé…), la taille des

carreaux (unique ou mixte), la couleur et la largeur

des joints (apparents ou invisibles).

Les carreaux de faïence émaillée, s’ils sont trop

fragiles pour le sol, apportent en revanche une

étanchéité et une résistance aux agressions

chimiques idéales pour vos murs. Le gré cérame,

offre une grande résistance aux chocs, pour un

style très moderne. Comme la pâte de verre, ses

carreaux de petite taille se présentent pré-collés

sur plaques de 50x50cm. Le gré émaillé est disponible

dans ses imitations parfaites du bois, du

bambou, de la pierre naturelle, du métal, de la

brique ou du marbre. La pâte de verre, présentée

en mosaïque pré collées et très utilisée en

piscine, offrira une excellente durabilité et dans

ses coloris bleu ou vert, créera une ambiance

“aquatique”, renforcée par ses effets de transparence

et de scintillements. La peinture, pour un

budget très raisonnable, permet de transformer

radicalement l’aspect de votre dalle de bains. Les

peintures vinyliques sont les plus appropriées

(voir note dossier Construction/Les peintures).

Solution écologique, pour une ambiance naturelle,

un enduit à la chaux pourra s’appliquer sur

du béton, du parpaing ou de la pierre. Pour une

déco plus colorée, le tadelakt marocain est une

chaux mélangée à des pigments naturels. Si sa

mise en œuvre traditionnelle est délicate, il en

existe maintenant prêts à l’emploi et d’une résistance

parfaitement adaptée aux pièces d’eau.

Dans le haut de gamme, les matériaux tels que le

marbre, le granit, la pierre ou l’ardoise se paient

cher ! Mais rehausser le standing de votre salle de

bains ne nécessite parfois que quelques mètres

carrés ! Une paroi en verre trempé dépoli ou une

cloison en briques de verre, pour créer une séparation,

permettront de laisser passer la lumière

tout en préservant l’intimité.

Les revêtements de sol

Là encore, le carrelage reste le revêtement le plus

courant. Pour le sol, on choisira une qualité plus

résistante que pour les murs et surtout antidérapant,

pour des raisons de sécurité.

ET POURQUOI PAS UN SOL EN MARBRE ?

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Si votre salle de bains n’est pas parfaitement

rectangulaire ou présente une petite superficie,

portez votre choix de préférence sur de petits

carreaux, pour éviter au maximum les découpes.

Disponibles dans de nombreux coloris, unis ou

avec des motifs anciens ou modernes, les carreaux

de ciment sont particulièrement robustes.

Le gré cérame fait preuve d’une extrême durabilité,

ce qui en fait un matériau idéal pour le sol.

Il est disponible en petits carrés collés sur une

trame pour une pose rapide, ou en carreaux séparés

de plus grande dimension.

La pâte de verre en mosaïque, également très

résistante, s’utilise au sol comme au mur. Son

point faible : ses nombreux joints sujets aux salissures,

qui rendent l’entretien plus difficile. Elle

se présente sous forme de galets collés sur filet

apportent un aspect naturel du plus bel effet

pour les sols de la salle de bains. Éviter les creux

dans les joints afin de ne pas retenir l’eau.

Parmi les revêtements les plus récents, le PVC,

disponible en rouleaux (la version en dalles n’est

pas adapté à une pièce d’eau) pour une pause très

facile, nécessite un sol parfaitement plan. Pour

des surfaces réduites, il peut être simplement

collé avec un ruban adhésif. Il imite d’autres matériaux

ou présente toutes sortes de motifs, voire

de reliefs qui le rendent antidérapant.

LES REVÊTEMENTS

DE SOL ET DE MURS

POUR VOTRE CHAMBRE

Bien moins sollicités que dans la cuisine ou la

salle de bains, les revêtements de sol et de murs

de la chambre seront plus orientés vers l’aspect

ambiance et décoration. Soumis à moins

de contraintes techniques, si ce n’est l’isolation

phonique et la facilité d’entretien, le choix des

matériaux sera bien plus large. De quoi laisser

exprimer vos goûts sans modération.

Les revêtements de sols

Parquets, carrelages, béton, revêtements végétaux,

moquettes… Du plus traditionnel au plus

moderne, pour tous les styles, vous trouverez

forcément votre revêtement de sol qui vous

convient !

Les parquets :

Si le parquet massif revêt un charme authentique

inimitable, le parquet stratifié a su évoluer rapidement

au fil des années, pour offrir, à un coût

plus abordable et un système de pose à la portée

de tous, un très large choix de style et de finitions.

Facile d’entretien dans sa version hydrofuge, le

parquet est également un gage de confort. Bon

isolant thermique, il n’apporte pas la sensation

désagréable de froid en saison fraîche, ni de chaleur

en saison chaude. Voici quelques éléments

pour vous aider à faire le meilleur choix.

• L’épaisseur (de 5 à 12mm) est un critère

important dans le choix d’un stratifié. Plus il est

épais, plus il est lourd… et donc plus stable. De

plus, une lame épaisse vous donnera une sensation

plus proche du parquet massif lorsque vous

marcherez dessus. Attention, un parquet plus

épais ne présume pas d’une couche d’usure plus

épaisse.

• La résistance aux contraintes : usure,

rayure, poinçonnement, humidité, agressions

chimiques… autant de contraintes auxquelles

pourront être soumis votre parquet. Contrairement

à un parquet massif, la couche d’usure

d’un stratifié est relativement fine. Or, une fois

la couche d’usure entammée, les couches inférieures

se dégradent très vite et l’étanchéité n’est

plus assurée. Il sera préférable d’investir dans un

parquet offrant une bonne résistance à l’usure et

au poinçonnement, surtout si votre chambre dispose

d’un accès directe vers l’extérieur. Si votre

chambre intègre une salle d’eau, assurez vous

que le parquet sur lequel vous avez jetté votre

dévolu soit hydrofuge. Enfin, de manière générale,

le prix reste un bon indicateur de qualité.

• Do It Yourself ! Si vous faites poser votre

parquet par un professionnel, il vous faudra

inclure le coût de la pose dans votre budget.

Si vous souhaitez la réaliser vous même, voici

quelques indications utiles :

+ La sous-couche : elle sert essentiellement

d’isolant phonique et se pose entre le sol et le

parquet. Elle se présente sous forme de plaques

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AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

en fibres d’aspect cartonné, que vous devrez tapisser

sur toute la surface qui sera couverte par

le parquet. Les plaques seront solidarisées entre

elles du ruban adhésif. Elles peuvent être ajustées

par découpe avec un simple cutter.

+ Le joint de dilatation : lors de la pose de

votre parquet, il est essentiel de laisser au minimum

8mm entre les murs et le bord de la lame.

Cet espace est nécessaire lors de la dilatation

pour éviter que les lames, par manque d’espace,

ne se soulèvent, ce qui les détériorerai d’une part

et vous obligerai à refaire toute la pose.

+ la découpe : elle se fait à l’aide d’une scie

spéciale pour la découpe de lames de parquet

ou d’une scie circulaire. Il est recommandé de

démarrer la pose dans un coin de la pièce et de

poursuivre en longeant le mur le plus droit et si

possible, ne disposant pas de porte. Au bout du

mur, il sera surement nécessaire de couper une

lame pour l’ajuster. Si tel n’est pas le cas, il faudra

procéder à une découpe de la première lame

de la longueur suivante. Il est en effet essentiel

que les raccords entre le bout de chaque lame

soit décalé d’au moins 30cm par rapport aux

raccords de la rangée précédente, afin d’assurer

une bonne tenue de l’ensemble. Une plinthe

viendra masquer les espaces laissés pour la dilatation.

Attention, il vous faudra peut être raboter

vos portes d’accès aux pièces, car votre sol initial

aura été surélevé de l’épaisseur du parquet et de

la sous-couche.

Le béton :

Autrefois considéré comme un matériau sans

valeur esthétique destiné uniquement à la

construction, ce revêtement peu coûteux fait son

entrée dans la chambre. Ciré, teinté ou recouvert

de résine, il autorise de nombreux styles. Mélangés

à de la poudre de marbre, les bétons cirés

offrent un aspect lisse et lumineux et adoptent

un style résolument moderne. Recouverts de

résine aux teintes foncées, ils souligneront l’intimité

de votre chambre en lui donnant une ambiance

chaleureuse.

Les revêtements végétaux :

Il s’agit de tissages plats en fibres végétales

(coco, jonc de mer, sisal…) sur une sous-couche

de latex, de feutre, de jute ou de coton. Comme

le parquet, ils apportent une ambiance chaleureuse.

S’ils absorbent bien l’humidité, le jonc de

mer est le seul qui ne craint pas l’eau. Leur entretien

se limite donc comme pour une moquette

au passage de l’aspirateur. Si le jonc de mer et

le sisal ont un aspect plus raffiné, le coco reste le

plus économique. Enfin, rugueux au toucher, ces

revêtements ne sont pas les plus agréables pour

les pieds nus.

Les moquettes :

Agréable sous les pieds, c’est de plus un revêtement

peu onéreux et facile à poser qui offre une

grande variété de coloris et de motifs. Allergène,

propice au développement des acariens, la moquette

est cependant déconseillée sous notre

climat chaud et humide, sans parler de son entretien

délicat et de sa rapidité d’usure.

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

Les peintures :

Dans la chambre, la peinture reste le revêtement

de mur le plus courant en Polynésie, mais les

possibilités offertes par ce revêtement restent

trop souvent mal exploitées.

Si la finition mate offre un aspect relativement

neutre, la finition satinée convient plutôt à des

couleurs sobres, associées à un sol en parquet

par exemple et sera privilégiée pour une ambiance

reposante. A l’opposé une laque soulignera

avec bonheur des couleurs toniques pour

style dynamique qui conviendra aux chambres

d’enfants.

On pourra également modifier la perception

de l’espace par des effets visuels. Une chambre

tout en longueur, pourra être élargie en optant

pour des couleurs claires sur les murs longs et

une couleur plus foncée sur le mur du fond. Un

plafond plus foncé que les murs aura un effet

écrasant. On pourra également peindre un pan

de mur d’une couleur plus vive pour attirer le regard

et orienter la pièce.

Il existe en outre plusieurs techniques d’application

pour différents effets de matières (épongé

classique, épongé tamponné, essuyé, glacis, crépi,

ciré, moucheté, lissé, mouchetis…).

Une peinture pourra être complété par des stickers

pour un esprit abstrait ou classique. Faciles

à coller, vous pourrez compter sur une grande

variété de motifs et de thèmes pour donner du

relief et du mouvement à vos murs, vos portes

voire votre plafond.

Les carrelages :

Là encore, la facilité d’entretien est le premier

atout du carrelage. Son infini variété de coloris

et de formats permet tous les styles. Ils peuvent

même imiter le parquet. Sa fraîcheur peut être

un atout apprécié sous notre climat. Par contre

sa dureté n’en fait pas le matériau idéal pour les

sols de chambre des tout petits.

Les revêtements de murs

Les lambris :

Posés horizontalement ou verticalement, les

lambris offrent un large choix d’essences et de

finitions (vernis, lasurés ou peints) pour une

ambiance toujours chaleureuse et reposante. Ils

se posent facilement et s’adaptent à toutes les

configurations. Ce revêtement constitue en outre

une solution idéale lorsque l’on veut masquer un

mur en mauvais état. Dans une petite chambre,

on optera pour des teintes claires pour agrandir

visuellement le volume.

92


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LES REVÊTEMENTS

DE SOL ET DE MURS

POUR VOTRE SALON

Pour créer une ambiance accueillante dans votre salon,

le sol et les murs pourront avoir leur rôle à jouer.

fumez pas, alors vous pourrez opter pour ce revêtement

économique et facile à poser.

Les parquets :

Matériau traditionnel dont l’aspect chaleureux

soulignera plus qu’aucun autre l’ambiance conviviale

de votre salon, le bois massif reste encore

reste par contre une alternative économique au

parquet lorsque l’on n’a pas d’enfants et que l’on

reçoit peu. Il est facile à poser et offre les avantages

esthétiques du bois. Attention au déplacement

des meubles et aux talons aiguilles !

Les revêtements de sol

Au quotidien, le salon est une pièce commune à

toute la famille. Lorsque vous recevez, c’est également

dans cette pièce que vous accueillez vos

invités. La résistance à l’usure et la facilité d’entretien

devront être une priorité dans le choix du

revêtement de votre sol.

Les moquettes :

Si vous êtes en famille nombreuse ou que vous

recevez beaucoup, oubliez la moquette, trop peu

résistante à l’usure et salissante. Si vous vivez

seul, que vous recevez très peu et que vous ne

aujourd’hui un revêtement très apprécié, qui a

su évoluer dans la diversité et l’originalité. Avec

l’arrivée des bois exotiques (teck, iroko ou encore

bambou) à l’aspect très design, tous les styles

sont possibles. Quasiment inusables, ils sont par

contre très coûteux. Une isolation phonique est

à prévoir.

Comme la moquette, le stratifié offre peu de

résistance à l’usure et au poinçonnement et ne

convient pas aux lieux à forte fréquentation. Il

Les carrelages :

Disponibles dans une grande variété de modèles,

de coloris et de tailles, ils présentent l’avantage

d’être faciles d’entretien. D’aspect béton ou

parquet ancien, ils permettent tous les styles et

conviennent à notre climat en apportant de la

fraîcheur sous les pieds.

Le béton :

Longtemps réservé à la construction, le béton

a su évoluer esthétiquement pour conquérir de

93


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

LE TAPIS PEUT-ÊTRE CONFORTABLE ET TRÈS DESIGN.

plus en plus nos intérieurs et le salon ne fait

pas exception. Il est maintenant possible de le

teinter dans la masse avec un choix étendu de

pigments, imitant par exemple la terre cuite. Il

peut être mélangé à de la poussière de marbre

pour une aspect plus clair et velouté. Le béton

ciré, quant à lui, est obtenu par projection d’un

mélange minéral teinté sur un béton encore frais.

Il offre une résistance inégalable.

Les résines :

Sur une chape de béton, une résine pigmentée

permettra d’obtenir une surface douce et satinée.

Ce matériau instable nécessite pour sa mise

en œuvre les compétences d’un professionnel.

Les peintures :

Pour être largement utilisées dans les parkings

publics, la grande résistance des peintures de

sols n’est plus à prouver. Avec une large gamme

de coloris, ce revêtement facile à mettre en

œuvre reste le plus économique.

Les revêtements naturels :

Seagrass (ou jonc de mer), coco Sisal… ces

matériaux sont de plus en plus utilisés dans un

contexte où la tendance est à l’écologie. Disponibles

en rouleaux de 3 ou 4 m de largeur, ils

restent une solution économique et offrent une

meilleure résistance que la moquette, avec une

facilité de pose équivalente. Le coco reste dans

la catégorie des revêtements végétaux le moins

coûteux. Le sisal, écru lorsqu’il est pur, peut être

teinté ou tissé avec d’autres fibres. Très sensible

aux taches, il nécessite un traitement de protection.

Le jonc de mer convient parfaitement à

notre climat qui lui assure une bonne humidification

évitant à ses fibres de se casser.

Le Bolon® est un nouveau revêtement

en PVC imitant les revêtements

naturels avec bonheur. Très

résistant à l’usure et aux chocs, ce

matériau était avant tout destiné

aux lieux publics à fort passage. Il

est disponible dans une large palette

de couleurs que la lumière n’altère

pas. Son entretien est assuré par un

simple détachant au pH neutre.

LE BÉTON CIRÉ, RÉSOLUMENT MODERNE !

96


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

Les tapis :

Avec la multiplication d’immeubles d’appartements

et de constructions de style moderne, le

traditionnel « peue» est peu à peu remplacé par

des tapis synthétiques très design. A poil long ou

court, ils peuvent apporter une petite touche de

fantaisie dans un décor trop sobre, ou casser une

grande superficie en faisant un rappel de couleur

de votre canapé ou des rideaux. En saison

fraîche, avec un sol carrelé, on l’appréciera sous

les pieds.

notamment sur la perception des volumes :

d’une manière générale, les couleurs claires

donnent une impression d’espace, alors que les

couleurs foncées rétrécissent les volumes. La

finition satinée associée à une couleur unie et

douce, reste la plus adaptée à l’ambiance reposante

et conviviale du salon.

Les enduits décoratifs :

Les enduits décoratifs à la chaux, les badigeons,

les stuccos ou encore les tadelakt ont traversé

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Les stickers :

En complément d’une peinture de fond, les stickers

sont disponibles dans de nombreux motifs,

styles et thèmes et permettent de faire vivre vos

murs, en rythmant leurs surfaces. Ils peuvent

jouer la discrétion en restant dans les tons de vos

peintures, ou jouer le contraste. Attention toutefois

à ne pas surcharger vos murs et à éviter les

mariages malheureux des couleurs.

STICKERS DÉCO POUR DONNER L’AMBIANCE !

Les revêtements de murs

Les murs du salons n’étant pas soumis à des

contraintes particulières, le choix du revêtement

sera ici plutôt affaire d’esthétique.

Les peintures :

En Polynésie, où le papier peint est quasiment

absent, la peinture reste le revêtement de murs

le plus courant. Cependant, malgré la diversité

des couleurs proposées par les fabricants, les

intérieurs polynésiens restent souvent d’un blanc

immaculé. La surface importante offerte par les

murs représente pourtant un support de choix

pour personnaliser sa décoration et apporter de

nombreux effets visuels. Les couleurs influent

les siècles pour revenir en force dans la décoration

de nos intérieurs. Leur réalisation requiert

un savoir faire artistique autant que technique.

La chaux, pierre calcaire réduite en poudre, est

utilisée après mélange avec de l’eau. On y ajoute

selon le cas de la poudre de marbre, du sable et

en fonction de la coloration souhaitée, des pigments.

Outre leur fonction décorative, avec un

bel effet matière, ces revêtements contribuent à

éliminer l’humidité et préserver des moisissures.

Pour un style contemporain, le béton ciré offre

un pouvoir couvrant qui dispense du travail de

préparation du mur. Sa mise en œuvre est assez

technique et nécessite des mains expertes.

Si l’auto-réalisation vous tente, il existe aujourd’hui

des enduits en pot, «prêts à l’emploi»,

qui offrent un très bel effet béton.

Les lambris :

Le lambris est la forme la plus courante du bois

en revêtement mural. Il peut être laissé brut ou

présenter une finition vernie, lasure ou peinte.

Son grand avantage, outre sa simplicité de pose,

reste qu’il permet de dissimuler les petits défauts

de surface. Posé à la verticale, il agrandira visuellement

votre salon. Disposé horizontalement, il

surélèvera le plafond. On pourra également en

disposer tout ou partie en diagonale pour varier

les effets décoratifs. Au niveau de l’esthétique et

du style, on pourra également compter sur une

grande variété d’essences.

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

L’ÉCLAIRAGE ET L’HABILLAGE

DES BAIES ET FENÊTRES

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

En matière d’éclairage, chaque pièce a

ses exigences. Eclairage direct ou d’ambiance,

voici comment dompter la lumière

pour l’adapter à chacun de vos

besoins. Voici quelques conseils… pour

y voir plus clair !

L’ÉCLAIRAGE POUR

VOTRE CUISINE

L’éclairage de votre cuisine doit être étudié

avec soin pour vous permettre de mener à bien

chacune de vos activités dans cette pièce. Type

d’éclairage, implantation sur mesure… suivez

le guide !

Les types de lampes

Les lampes à incandescence :

Les ampoules classiques fonctionnent sur le principe

d’un filament de tungstène dont la montée

en température provoque l’incandescence. Au fil

de son utilisation, le tungstène se fragilise et le

filament casse. Elles offrent une durée de fonctionnement

qui ne dépasse guerre 1.200 heures

d’éclairage. Pour une luminosité acceptable, il

faut compter une consommation de 100W. Elles

offrent en outre des possibilités trop limitées

pour une utilisation en cuisine. Elles pourront

être utilisées à la limite pour les plafonniers.

Les lampes halogènes :

Le filament est ici baigné de gaz halogène, qui

réduit la dégradation du tungstène et concentre

la chaleur pour une luminosité accrue. Leur durée

de vie atteint 2.000 heures d’éclairage.

Leur consommation reste élevée. En utilisation,

elles conviennent cependant à l’éclairage des

postes de travail autant qu’à l’éclairage d’ambiance.

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

Les lampes fluorescentes (néon) :

Elles se présentent sous forme de tubes remplis

de gaz tels que le mercure ou le krypton qui diffusent

une lumière ultraviolette sous l’effet d’une

décharge électrique. Les dernières générations

présentent un aspect compact, pour une durée

de vie avoisinant les 15.000 heures d’éclairage.

Leur lumière est moins agressive que les ampoules

classiques mais nécessitent un délai de

quelques minutes pour obtenir un éclairage optimal.

Au niveau consommation, elle permettent

une économie moyenne de 70% par rapport à

une ampoule classique. Leur indice de rendu

des couleurs (IRC) et leur luminosité très douce

en font une solution adaptée pour un éclairage

direct des divers postes de travail.

Les diodes électroluminescentes

blanches :

Apparues il y a presque 20 ans, les LEDs ont

permis la mise sur le marché d’ampoules pour

l’éclairage domestique. D’une longévité incomparable,

ces ampoules basse tention ne

génèrent pas de chaleur. Les modèles récents

offrent un rendement lumineux en progrès,

pour une consommation affichant des records

de sobriété. Disponibles en bandeaux lumineux,

spots encastrables, lustres, appliques murales et

au plafond, lampes sur pied, plafonniers, ils apporteront

une ambiance agréable tout en éclairant

chacun de vos postes de travail, tout celà à

moindre coût. Leur indice IRC, de 60 à 90 selon

la qualité du produit, requiert de choisir vos LEDs

avec soin.

L’implantation

L’éclairage de votre cuisine doit satisfaire le côté

utilitaire en fournissant la lumière nécessaire à

chacun de vos postes de travail, mais peut également

participer à l’esthétique et l’ambiance en

apportant toute sa chaleur et sa convivialité à

votre coin repas.

L’éclairage des postes de travail :

Il doit être ni trop faible, ni trop fort et se rapprocher

de la lumière naturelle pour être à la fois efficace

et agréable. L’idéal est de disposer d’un éclairage

local pour chaque poste de travail. Il doit être

situé devant vous pour ne pas créer une ombre sur

le poste de travail et doit être orienté de manière

à ne pas créer un éblouissement ou une fatigue

oculaire. Vous pourrez opter pour une applique

murale munie d’un cache évitant l’éblouissement

ou une rampe de spots directionnels. Si vous disposez

de meubles situés au dessus de votre poste

de travail, l’éclairage pourra être assuré par des

spots encastrés sous ces meubles.

L’éclairage du coin repas :

Disponibles dans une choix infini de modèles

dans tous les styles, la suspension reste ici le

choix idéal. Equipé d’un variateur d’intensité et

d’un système autorisant le réglage de la hauteur,

cette solution combine les avantages de l’éclairage

direct et l’éclairage d’ambiance. Si votre

coin repas comprend une table en longueur,

vous pourrez aligner autant de suspension que

nécessaire pour couvrir toute sa surface.

L’éclairage d’ambiance :

Pour assurer une luminosité douce et homogène

dans toute la pièce, privilégiez l’installation de

spots répartis sur toute la surface de la cuisine,

encastrés dans un faux plafond. Ce dispositif

pourra être complété par une lumière diffusée à

partir de plans verticaux tels que des placards

munis de verre translucides ou colorés et éclairés

de l’intérieur ou des appliques murales avec

verre dépoli.

L’ÉCLAIRAGE POUR

VOTRE SALLE DE BAINS

Dans la salle de bains, le choix de l’éclairage est

primordial. Dosé avec précision, il ne doit pas

être trop éblouissant, afin de préserver la douceur

de votre réveil, ni trop faible, afin de ne pas

vous renvoyer une image terne dévalorisante.

Préférez à une source unique de lumière trop forte,

une lumière de moyenne intensité, répartie dans

toute la pièce. Des spots basse tension disposés

sur toute la surface du plafond, ou encastrés dans

un faux plafond, complété d’une lumière indirecte

autour du miroir est la solution idéale.

Des faisceaux de fibre optique serpentant en

dessous d’un rebord de lavabo, de baignoire, ou

le long des plinthes, apporteront un style plus

moderne.

Dans le cas où vous devez vous lever en pleine

nuit, songez à une veilleuse à LEDs qui vous permettra

de trouver votre chemin tout en préservant

votre demi sommeil.

L’ÉCLAIRAGE ET

L’HABILLAGE DES BAIES

ET FENÊTRES POUR

VOTRE CHAMBRE

Si dans la journée, la chambre doit profiter au

maximum de la lumière naturelle, le soir, elle doit

bénéficier d’un éclairage adapté (lumière d’ambiance

favorisant la détente, lumière directe pour

la lecture). La nuit, une obscurité totale favorisera

votre sommeil. Destinée avant tout au repos, la

chambre nécessite un traitement tout particulier

dans la maîtrise de l’éclairage.

L’éclairage

Si d’une manière générale, l’éclairage participe

a l’ambiance d’une pièce quelle qu’elle soit, c’est

100


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

encore plus vrai pour la chambre, où un mélange

savamment dosé de lumières directe et indirecte

doit procurer une atmosphère intime et paisible,

tout en offrant un confort visuel nécessaire par

exemple à la lecture ou le travail si cette pièce

inclue un bureau.

L’éclairage général :

Il apporte une lumière d’ambiance dans toute

la pièce, lorsque vous l’occupez sans activité

précise. Cet éclairage est traditionnellement

composé d’un plafonnier suspendu au centre de

la pièce, éventuellement complété d’appliques

murales projetant une lumière indirecte sur le

mur. Pour une ambiance tamisée et une lumière

homogène, vous pouvez opter pour des

spots d’intensité moyenne, répartis sur toute la

surface du plafond. Et pour une ambiance encore

plus soft, pourquoi pas un éclairage en ciel

étoilé ? N’oubliez pas d’installer le système très

commode de va-et-viens qui vous permettra de

commander la lumière depuis la porte d’entrée

de la chambre mais aussi depuis votre lit.

L’éclairage ponctuel :

Il a pour fonction de cibler une zone bien précise

de la pièce, comme le chevet, le bureau, une

commode avec miroir voire un objet décoratif

(tableau, sculpture…) pour le mettre en valeur.

Pour le chevet et le coin bureau, il doit permettre

un bon confort visuel pour la lecture, sans générer

le conjoint lorsqu’il dort. Un luminaire

relativement puissant (100 Watts), offrant une

zone d’éclairage réduite et orientable pourra être

installé de chaque côté du lit pour une utilisation

au gré de chacun (1 seul côté suffira pour un lit

d’enfant).

Les veilleuses :

Leur fonction est d’assurer une luminosité suffisante

pour pouvoir circuler dans la pièce sans être

ébloui lorsque l’on est dans un demi sommeil ni

sans réveiller le conjoint. Sous forme de LEDs ou

de faisceaux de fibres optiques, ces petits points

lumineux disponibles en plusieurs teintes pourront

également apporter une touche décorative.

Ils peuvent être disposés sous les rebords du lit,

autour de la tête de lit, toujours orientés en éclairage

indirect par rapport au lit.

L’habillage des fenêtres

Outre leur fonction décorative qui participe à

l’ambiance de votre chambre, les rideaux, voilages

et stores d’intérieur permettent de préserver

l’intimité indispensable à cette pièce mais

aussi, le jour, de réguler la lumière naturelle, selon

l’intensité désirée.

Les rideaux et voilages

Ils se présentent dans des styles unis, texturés

ou à motifs. Leur choix devra tenir compte de la

couleur de la chambre, du mobilier, du volume

de la pièce mais aussi de l’ensoleillement.

Les couleurs : la règle de base est de privilégier

les couleurs chaudes dans une chambre

sombre, les couleurs froides dans une chambre

lumineuse, bien exposée au soleil. Toutefois,

les couleurs chaudes ayant tendance à rétrécir

visuellement les volumes et inversement pour

les couleurs froides, il sera préférable de d’opter

pour des teintes claires pour agrandir les petits

volumes.

Les motifs : une pièce au plafond bas

s’accommodera de rideaux à rayures verticales

qui lui rendront de la hauteur. Quand aux tissus

grands motifs, resservez les pour une chambre

bénéficiant d’un bon éclairage naturel et d’un

volume généreux. Pour une ambiance zen, des

tissus unis dont les couleurs seront en harmonie

avec celle des murs seront à privilégier.

101


AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Les rideaux doublés : composés

d’un tissu principal et d’une doublure, ils ne

permettent pas une occultation totale mais la

doublure préserve efficacement des rayons de

soleil tout en donnant du volume au rideau. En

installant une double tringle qui supportera un

voilage, vous préserverez votre intimité tout en

laissant la lumière pénétrer.

Les rideaux simples : dépourvu de

doublure, ils sont adaptés aux chambres dans

lesquelles on souhaite une apport de lumière

sans sacrifier l’intimité.

Les rideaux occultants : ils préservent

la chambre très exposée à l’ensoleillement

grâce aux matériaux parfaitement opacifiant

avec lequel ils sont réalisés, permettant une

obscurité totale, pour ceux qui souhaitent prolonger

leur nuit au delà du lever du soleil. Pour

ceux dont le sommeil est troublé par la moindre

source de lumière, ils permettrons de se préserver

de la lueur d’un lampadaire, de la pleine lune

ou des phares de voitures.

Les voilages : fabriqués dans une étoffe

très fine (batiste, lin, organza…) ils permettent

de voir sans être vu, Ils préservent la lumière

naturelle tout en assurant l’intimité de votre intérieur,

le laissant à l’abri des regards indiscrets.

Dans la chambre, ils constituent le complément

indispensable des rideaux.

Les stores d’intérieur

Autre solution, les stores offrent un style plus actuel.

Ils permettent en outre de diriger la lumière

plutôt que de la voiler ou l’occulter. Manuels ou

automatiques, il en existe de nombreuses sortes

et sont largement décrits dans notre dossier

Construction/Volets et Stores.

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

L’ÉCLAIRAGE

POUR VOTRE SALON

Jouer sur la lumière pour affirmer l’ambiance de

votre salon nécessite la maîtrise de la lumière

naturelle mais aussi de l’éclairage artificiel.

L’éclairage

La nature de l’éclairage influence les couleurs et

le volume de votre intérieur. Les ampoules ordinaires

par exemple jaunissent les murs clairs. Les

néons rompent les perspectives et appauvrissent

les couleurs. Un plafonnier suspendu au centre

de la pièce donnera une atmosphère banale en

atténuant les reliefs et la profondeur. L’halogène,

qui offre un éclairage efficace, est par contre très

énergétivore.

Pour garantir une ambiance conviviale, il est

indispensable de privilégier la multiplication de

sources de lumière d’intensité modérée, plutôt

que d’opter pour une seule source trop forte et

éblouissante. Il faudra avant tout adapter la répartition

de la lumière selon les besoins.

L’espace salle à manger :

Ici, un éclairage d’ambiance est suffisant. Placée

derrière les convives, la lumière créera un contrejour

désagréable pour la personne en vis-à-vis.

L’idéal reste l’installation de plafonniers disposés

en une ou deux rangées au dessus de la table

et dont le nombre dépendra de la longueur de

cette dernière. Munis d’abat-jour disponibles en

de nombreux coloris et matières (papier, verre,

tissus, métal…), ils participeront grandement à

la décoration. Il existe des plafonniers réglables

en hauteur, qui permettront de changer d’ambiance

à souhait.

Le coin salon :

+ Canapé et table basse : pour se retrouver

entre amis autour d’un verre, on privilégiera une

lumière indirecte. Des appliques murales diffuseront

une lumière tamisée qui garantira une

ambiance conviviale et sereine.

+ La télévision : il n’est plus à démontrer que

regarder la télévision dans le noir fatigue les

yeux. Pour garantir une bonne visibilité et éviter

les reflets de la lumière sur l’écran, un éclairage

doux et indirect s’impose. L’incontournable lampadaire

muni de son abat-jour placé deux mètres

avant l’écran ou des appliques murales avec diffuseur

situées derrière soi sont idéaux.

L’espace lecture :

Un lampadaire près du fauteuil où vous vous installez

pour votre séance de lecture vous garantira

102


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

un confort visuel appréciable. L’abat-jour permettra

de limiter la diffusion de la lumière pour

ne pas gêner ceux qui, à proximité, regardent la

télévision par exemple.

Le bureau :

Il faut éclairer sans éblouir : un spot orientable ou

L’habillage des baies

et fenêtres

Dans la journée, l’éclairage naturel nécessite

parfois d’être modulé. Rideaux, stores, volets…

l’habillage de vos baies et fenêtres représente la

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

une lampe de bureau vous offriront une lumière

très localisée qui vous permettra de travailler

dans de bonnes conditions en évitant les reflets

sur l’écran de votre ordinateur et sans nuire à

l’ambiance générale du salon.

solution. C’est en outre l’occasion d’ajouter d’une

touche décorative intéressante à votre salon.

Les rideaux et voilages :

Comme pour la chambre, les rideaux de votre

salon donneront du relief à la pièce tout en

affirmant son style. Si les rideaux de couleurs

conviennent plutôt aux intérieurs modernes, les

couleurs naturelles et les écrus s’accordent avec

tous les styles. D’une manière générale, le style

de vos rideaux devra évidement s’accorder avec

vos murs, sols et meubles.

Si vous souhaitez préserver votre intimité tout

en conservant un maximum de luminosité, un

simple voilage sera indiqué. Pour vous protéger

des rayons du soleil et de la chaleur, le lin, sans

être occultant, reste une matière efficace, qui

offre de plus une sobriété appréciable dans une

pièce accessible à tous.

Les stores et volets :

Les stores et volets représentent un autre moyen

de gérer la luminosité, se protéger de la chaleur

et préserver son intimité. Tous les types de stores

conviennent pour un salon (voir notre dossier «

Construction – volets et stores»).

103


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

VALORISER VOS

ESPACES EXTÉRIEURS

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

Sous le climat polynésien, l’extérieur de votre habitation constitue un lieu de vie à part entière. Que ce soit au niveau des façades de votre

maison, votre terrasse ou encore votre jardin, l’embellissement de vos espaces extérieurs vous permettra d’y passer des moments agréables

mais aussi de mieux valoriser votre bien en cas de vente ou de location.

LES FAÇADES

Parmi les choix importants à faire lors de la

construction de votre maison, le traitement

des murs extérieurs n’est pas le moins important.

Que ce soit pour rehausser l’esthétique

extérieur d’une construction neuve,

redonner une seconde vie à une construction

qui a subi les assauts du temps ou encore

dans un but écologique ou purement

décoratif, ce ne sont pas les solutions qui

manquent ! Et Il y en a pour tous les goûts !

LES REVÊTEMENTS

DE MURS EXTÉRIEURS

Il existe plusieurs types de revêtements pour

vous façades, chacune offrant encore une grande

variété. Voici un petit tour d’horizon.

Les enduits

L’enduit est primordial pour assurer l’étanchéité

de la maçonnerie ainsi que l’isolation phonique

et thermique, de votre habitation. Généralement

teintés dans la masse, les enduits se déclinent en

plusieurs finitions et types de pose.

Les types de pose :

• L’enduit projeté constitue l’offre la moins

chère. Projeté à l’aide d’une tyrolienne ou d’un

compresseur, il présente un fini rugueux.

• L’enduit écrasé est un enduit projeté que l’on

écrase à l’aide d’une taloche, ce qui a pour effet

d’améliorer sa solidité.

• L’enduit gratté : après projection, l’enduit

est gratté à l’aide d’une règle de maçon. Plus esthétique

que les procédés précédents, il est aussi

plus fragile.

• L’enduit taloché permet d’avoir une finition

lisse. Nécessitant plus de main d’œuvre, son coût

est le plus élevé de tous les types de pose.

Les types d’enduits :

• Les enduits hydrauliques prennent de

manière irréversible au contact de l’eau. Ils ont

la capacité de durcir sous l’eau. S’ils sont totalement

imperméables à l’eau de pluie, ils restent

perméables à la vapeur d’eau et permettent au

mur de « respirer ».

• L’enduit ciment béton est un mortier à base

de ciment dont la pose est réservée pour des

supports récents.

• L’enduit chanvre et chaux est un liant

aérien qui durcit quand il est exposé à l’air. Ses

capacités thermiques en font un enduit indiqué

pour une utilisation en intérieur.

• Le crépi moderne constitué d’un mélange

principalement à base de ciment, est le revêtement

extérieur le plus utilisé actuellement.

• Le crépi naturel (ou crépi à la chaux), dont

l’existence remonte à l’antiquité est de moins en

moins courant. Il offre pourtant un grand choix

de couleurs.

Les peintures de ravalement

Destinées aux murs présentant peu de détériorations,

ces peintures permettent de rafraîchir une

façade, ou d’en changer la couleur.

Les bardages

Véritable vêtement pour la maison, Le bardage

est un système d’éléments de parement qui permet

de transformer l’aspect d’une façade en lui

apportant une seconde jeunesse.

Le principe de pose :

Quel que soit le type de construction sur lequel

est envisagé la pose d’un bardage, celle-ci doit

s’effectuer selon des principes rigoureux.

Supportant mal la rétention d’eau, la première

règle est donc de ménager un vide entre le bardage

et le mur qui permettra une circulation de

l’air. Cette ventilation favorisera l’évacuation de

l’humidité générée par des infiltrations ou la

condensation.

L’étanchéité à l’eau n’étant pas une des fonction

du parement, un pare-pluie doit impérativement

être disposé entre la lame d’air et le mur

pour garantir la protection de la façade contre

l’humidité.

De multiples avantages !

Outre sa fonction esthétique indiscutable, le bardage

présente de multiples avantages :

• Il permet de masquer les irrégularités et la

planéité des façades, sans pour autant engager

d’importants travaux ;

• S’il est de qualité, il offre une forte résistance

aux intempéries et aux chocs ;

• Sa pose ne présente pas de contrainte particulière

en ce qui concerne le support d’origine

: Il peut être fixé sur un mur maçonné, en

béton ou en brique, sur une ossature bois ou

métallique etc…

• Il améliore les capacités isolantes de d’enveloppe

du bâtiment.

104


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Les matériaux :

si le bardage était autrefois constitué de planches

de bois présentant une finition plus ou moins

aboutie, il existe maintenant une grande variété

de matériaux, naturels ou composites :

• Le bardage bois se posent sur tout type de

support. S’il a un rôle décoratif indiscutable, ses

BARDAGE EN BOIS

capacités isolantes en font un matériau de choix.

Il se décline en plusieurs techniques :

• Les lames de bois massif ont un avantage

avant tout esthétique, mais selon l’essence

choisie, elle pourront offrir une résistance naturelle

aux intempéries (pin douglas, red cedar,

mélèze…). Un traitement thermique pourra

également apporter une plus grande durabilité

et stabilité à des bois moins résistants (pin maritime,

épicéa…). Une peinture ou une lasure

donneront une touche personnelle.

• Les lames en lamellé-collé présentent un

aspect et une durabilité similaire au bois

massif, tout en éliminant les contraintes de dimensions

puisqu’il s’agit d’un assemblage de

lames collées sous pression. Elles nécessitent

en revanche un traitement de surface.

• Les lames en bois composite ressemblent

fortement au bois massif de par leur esthétique

et leur texture. Fabriquées à partir d’un

mélange de fibres de bois recyclées et de résines,

elles sont imputrescibles, ne se fissurent

pas, offrent une excellente stabilité dimensionnelle,

une très bonne durabilité et une résistance

aux rayons UV. Leur coût est bien évidemment

à la la mesure de leurs prestation.

• Les bardeaux bois sont de petites plaque (tavaillons)

découpées en différents formats qui

permettent de protéger les façades mais aussi

les toitures contre les intempéries.

• Les panneaux de contreplaqué offrent un

style très contemporain. Il s’agit de feuilles de

bois collées entre elles. Les panneaux peuvent

être découpés pour s’ajuster au support. Afin

de limiter la quantité de chutes, il est nécessaire

d’élaborer un plan de pose. L’utilisation

en extérieur nécessite des caractéristiques

adéquates.

• Le bardage en ardoise est intéressant pour

son esthétique, sa grande durabilité et son coût.

Naturelle à l’origine, l’ardoise est aujourd’hui

également proposée en fibres-ciment, offrant

après traitement minéral à forte pigmentation,

une grande durabilité et une large variété de coloris

et de textures.

• Le bardage en lames de fibre et ciment

est un mélange homogène de ciment, sable

et cellulose offrant une solidité et durabilité à

l’épreuve des conditions climatiques les plus

rudes ainsi qu’une grande résistance à l’humidité

et aux insectes. Ce matériau est disponible en

une vingtaine de teintes ou proposé en « prête

à peindre ». Il existe également sous forme de

panneaux.

• Le bardage en zinc présente une esthétique

indémodable. Il ne requiert aucun entretient,

offre une durabilité traversant les générations et

fait preuve d’une parfaite résistance au feu.

Il protège également de la foudre

et des rayonnements électromagnétiques.

• Le bardage en cuivre offre de bonnes performances

sur le plan de isolation et de la longévité.

Très esthétique, ce matériau est décliné

en une grande variété de couleur. C’est enfin un

matériau parfaitement recyclable.

• Le bardage en aluminium prélaqué offre

une finition parfaite, sans fixation apparente. Insensible

à l’humidité, il fait preuve d’une grande

durabilité.

• Le bardage en PVC est un profilé constitué

d’une lame en PVC cellulaire, recouverte d’une

couche de finition en PVC offrant une grande

résistante aux chocs et déclinée en une vingtaine

de couleurs.

• Le bardage en terre-cuite se décline en

tuiles, panneaux ou briques et dans un large

éventail de couleur et d’aspect. Il offre un excellent

confort thermique, en atténuant les variations

de températures, notamment par temps

chaud. S’il est résistant à toutes les conditions climatiques

et au feu, le point faible de ce matériau

est sa vulnérabilité aux chocs.

• Le bardage en pierres minces (d’une

épaisseur n’excédant pas 30mm) nécessite un

dispositif de fixation en acier inoxydable, ou de

clips sur des profils horizontaux spécialement

conçus, qui assurent un remplacement aisé en

cas de détérioration.

• La canne de bambou, utilisée à l’origine

pour la confection de palissades ou de brise-vue

est utilisée depuis peu pour l’habillage des façades.

Espacées de celle ci par quelques dizaines

de centimètres, les cannes de bambou n’ont

d’autre fonction que de protéger l’habitation

du soleil et donc de la chaleur. Devant une baie

vitrée, les bambous constitueront une véritable

persienne. Léger, le bambou n’en n’est pas moins

robuste et résistant au vent… une solution parfaitement

adapté à notre climat !

Les parements

Les parement vous offrent le charme de matériaux

traditionnels et nobles tels que la pierre, la

pierre de taille ou la briquette et peuvent rehausser

l’esthétique d’une construction banale, en lui

apportant une touche d’authenticité.

Il existe une grande variété de parement en

pierre naturelle ou en brique, pouvant être utilisé

pour couvrir un mur entier, ou comme ornement

sur des piliers, en contours de fenêtres ou de

portes, ou encore sur les angles de chaque façade.

Attention de ne pas utiliser de parement

en plâtre, sensible à l’humidité et donc inadapté

pour un usage extérieur.

Les végétaux

Les plantes grimpantes peuvent se révéler très

esthétiques et jouent un rôle d’isolant, évitant le

contact direct des rayons solaires sur les murs.

Elles contribuent également à améliorer la qualité

de l’air et à réguler l’humidité. Ces façades végétalisées

peuvent par contre constituer un refuge

pour les insectes, araignées, scolopendres…

105


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

LES ORNEMENTS POUR

AGRÉMENTER VOS

FAÇADES

Qu’il s’agisse d’éléments en pierre, de bandeaux

horizontaux, d’encadrement d’ouvertures ou de

plinthes, de corniche, il existe un grand nombre

d’éléments rapportés, capable de modifier l’aspect

initial ou le style de votre habitation.

Ces imitations de formes architecturales peuvent

être créés à partir de matériaux composites ou

plus traditionnels.

LES AUTORISATIONS

ADMINISTRATIVES

Vous souhaitez simplement repeindre votre façade

? effectuer un ravalement ?

changer totalement son aspect ? Avant de vous

engager, renseignez vous sur les autorisations

éventuelles exigée pour certains travaux.

Selon l’importance des travaux

s’il s’agit simplement de rafraîchir la peinture de

votre façade en conservant la couleur initiale,

vous n’aurez pas besoin d’entreprendre de démarche

particulière.

vous faudra obtenir un accord préalable, allant

de la simple déclaration de travaux au permis de

construire, selon le cas. Renseignez vous auprès

de votre mairie.

Selon le lieu d’implantation

de votre maison

si votre habitation se trouve en zone urbaine et

en bordure de la voie publique, vos travaux pourront

par exemple nécessiter la mise en place d’un

échafaudage sur le domaine public.

Dans certains lotissements, il peut exister des

limitation et des règles concernant les façades

(couleurs, matériaux etc…). Renseignez vous

En revanche, si les travaux envisagés impliquent

une transformation de l’aspect de la façade, il

auprès de chacun des organismes concernés

(mairie, syndic etc…).

106


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

PUBLI-REPORTAGE 2017 _ EPPV

Les stores sur mesure d’EPPV

Encore

des nouveautés en 2017 !

La fabrication sur mesure de stores intérieurs et extérieurs, manuels ou motorisés, verticaux,

vénitiens, californiens ou bannes, autant à la confection qu’à la rénovation, est un des cœurs

de métier d’EPPV. En 2015, la société a investi 150 000 euros dans l’acquisition de deux

nouveaux outils de production pour des stores haute couture... mais sans coutures disgracieuses

et à un tarif défiant toute concurrence !

Plus de coutures

à vos stores !

En 2015, EPPV a investi 150 000 euros dans l’acquisition

de deux nouvelles machines qui vont

révolutionner la fabrication des stores en Polynésie.

En effet, la première, une machine de coupe, permet

une finition irréprochable au niveau de la

découpe des tissus, de quelque nature qu’ils

soient. Et la seconde, une machine à souder

T300, est extraordinaire : plus de coutures à vos

stores ! La machine soude les ourlets plats, ourlets

jonc serré, chevauchements, ourlets poches et

beaucoup d’autres aussi. Il est possible de réaliser

autant de soudures droites que courbes. Avec

ces deux nouveaux outils, EPPV devient incontestablement

le chef de fil du store en Polynésie !

Voici la T300,

la machine

à souder qu’EPPV

vient d’installer

dans ses locaux

à Fare Ute.

Des toiles de qualité

irréprochable

T

ous les textiles sélectionnés par EPPV,

que ce soit pour la fabrication des stores

conducteurs, des stores bannes (avec son

best seller le store droit et sa toile screen)

ou des stores californiens répondent à des

exigences techniques sévères afin de vous

assurer une excellente protection solaire,

durable dans le temps, avec un résultat

autant esthétique que fonctionnel. Résistance

à la déchirure, à la pression de l’eau,

à la rupture, solidité des coloris à la lumière

et aux intempéries... Toutes les toiles distribuées

chez EPPV ont été sélectionnées

pour leurs propriétés hautement techniques.

Les systèmes de protection solaires

que la société réalise sur mesure sont disponibles

dans de grands formats, jusqu’à 12

mètres par exemple pour les stores bannes avec

des bras articulés de 1 m 50 à 3 m 50 puis sur

commande jusqu’à 5 mètres. ●

Encore du nouveau...

pour les stores intérieurs !

Jusqu’à présent, en stores intérieurs, EPPV proposait

des stores californiens avec tissu opaque

ou transparent dans une grande variété de coloris

ou des stores vénitiens en lames alu 25 mm ou

lames en bois 35 ou 50 mm. L’entreprise complète

son offre avec des stores droits conducteurs spécifiques

intérieurs sans câbles, avec motorisation

en option et la possibilité de camoufler le support

d’accroche pour un meilleur rendu esthétique.

En une seule toile, il est possible d’aller jusqu’à

2 m 50 de large. Ces stores intérieurs sont de plus

fabriqués avec une toile qui est un véritable

bouclier thermique pour une meilleure isolation

de votre maison. ●

Dans le show room dédié aux stores,

vous pourrez voir la qualité irréprochable

des toiles extérieures qui entrent dans

la fabrication des stores EPPV.

Le store clé en mains

Pour la fabrication sur mesure des stores intérieurs

ou extérieurs, EPPV vient directement sur les

lieux afin de fournir une estimation des travaux à

effectuer la plus juste et la plus précise possible...

et cela gratuitement ! Après avoir pris en compte

la disponibilité du site et le degré d’urgence du

projet, un échéancier est mis en place afin de respecter

au mieux les délais souhaités de réalisation.

Dans les ateliers de Fare Ute, les équipes d’EPPV

passent alors à l’action ! Une fois terminé, le store

sur mesure est installé par les livreurs/poseurs. ●

Les films solaires ou décoratifs

A

nti-chaleur, anti UVA jusqu’à 99%, les films

solaires sont idéals pour tout vitrage exposé

directement au soleil. Ils se placent directement

sur le verre et sont particulièrement efficaces

pour protéger des rayons UV les objets placés en

vitrine. Selon le modèle de film choisi, jusqu’à

75% de l’énergie solaire est rejetée vers dehors et

la vue sur l’extérieur est conservée.

Les films décoratifs sont idéals pour les bureaux

ou encore les salles de bains afin d’isoler visuellement

les occupants des pièces.

Que vous souhaitiez un film solaire ou un film

déco, EPPV se charge de leur pose !

107


AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LA TERRASSE

Constituant le prolongement de votre intérieur,

votre terrasse devra affirmer son espace tout en

assurant un minimum d’harmonie, surtout si

elle se situe dans la continuité visuelle des baies

vitrées. Son style devra en outre s’intégrer au

jardin dont elle représente l’espace intermédiaire

avec votre maison.

LES MATÉRIAUX DE SOL

POUR LA TERRASSE

Le style de votre terrasse dépendra principalement

du matériau que vous aurez choisi pour le

sol. Bois, pierre naturelle ou reconstituée, béton,

carrelage…

Le bois

Son aspect convivial et son toucher agréable en

font un matériau de choix pour la terrasse. Peu

glissant sous la pluie, le bois n’est pas non plus

brûlant au soleil. Sa pose sur lambourdes garanti

un bon écoulement des eaux de pluies. Autant

d’atouts sous notre climat. Rapide à poser, il

s’adapte aux terrains en pente et peut même, en

rénovation, recouvrir un matériau existant et se

démonter en cas de besoin. Sachez que d’une

manière générale, les réalisations exposées aux

intempéries et au soleil nécessitent au moins

un bois de catégorie 3. Les lasures permettront

de protéger le bois tout en faisant ressortir ses

veines.

Le coût élevé de certaines essences est largement

justifié par leur durée de vie. Les essences

exotiques, qui restent les mieux adaptées pour

l’extérieur, sont imputrescibles et offrent une résistance

qui leur permet une longévité de 50 ans

et plus. L’incontournable teck fait preuve d’une

extrême résistance à l’eau, grâce aux huiles naturelles

qu’il contient, ce qui en fait le bois idéal

pour les terrasses exposées aux assauts climatiques.

Le bois rectifié est une alternative à l’utilisation

des bois exotiques. La rectification vise à donner

plus de résistance et de stabilité au bois, en

le chauffant à une température qui modifie sa

structure moléculaire. La résistance ainsi obtenue

lui offre une durabilité comparable à celle

des bois exotiques de classe 1, pour un coût bien

inférieur. Outre l’intérêt économique, le bois rectifié

représente un enjeu écologique. Le procédé

est neutre pour l’environnement (pas d’utilisation

ni de production de matières toxiques) et

il peut être réalisé avec des essences exploitées

localement.

Solution moins coûteuse, les caillebotis en pin

offrent par contre une durée de vie limitée et

sont sujets à déformation. Les dalles en dimensions

courantes de 50 X 50 cm sont assemblées

par emboîtement sur un géotextile qui les isole

du sol qui doit être plan et stable.

Le bois composite sera apprécié dans nos îles

pour son imputrescibilité et sa résiste aux termites,

aux champignons et à l’usure. Composé

pour deux tiers de sciures de bois issus du recyclage

et d’un liant en résine polymère, il peut

prendre diverses formes et coloris. Enfin, il offre

une excellente stabilité dimensionnelle, permettant

un assemblage précis.

LE PLANCHER COMPOSITE EST IMPUTRESCIBLE

ET RÉSISTE AUX TERMITES

La pierre naturelle

Authentique et indémodable, la pierre naturelle

offre une élégance et une durabilité qui feront

oublier son prix. Elle s’adapte à toutes les configurations

et peut présenter une surface rugueuse

ou lisse, selon l’endroit auquel on la destine. Sa

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

froideur est un atout sous notre climat. Côté

entretien, un traitement anti-mousse la mettra

à l’abri du verdissement (caractéristique de l’exposition

à la végétation) et du noircissement dû

à la pollution.

Enfin, le procédé de fabrication de la pierre naturelle

(extraction, découpe, polissage) ne requiert

que peu d’énergie et ne génère qu’un faible impact

sur l’environnement.

La pierre reconstituée

Si votre budget est restreint, la pierre reconstituée

reste une alternative économique à la

pierre naturelle. Dérivé de béton constitué d’un

mélange de calcaire broyé, de ciment blanc et de

chaux, elle présente l’aspect de la pierre naturelle

mais aussi ses caractéristiques techniques, notamment

au niveau de sa résistance à l’humidité

et sa durabilité. Elle est proposée en dalles prêtes

à poser, avec une surface brute ou polie et dans

de nombreuses teintes. Sa fabrication par coulage

dans un moule permet l’imitation de nombreux

matériaux : ardoise, granit, marbre, terre

cuite… mais son imitation la plus inattendue

reste le bois, dont elle peut reprendre l’aspect en

laissant de côté les contraintes d’entretien et les

risques de déformation.

Le béton

La résistance dont fait preuve ce matériau, sa

facilité d’entretien et son coût abordable ont

amené à étendre son usage de la construction à

l’aménagement et la décoration. Si l’on peut se

contenter d’une simple chape que l’on agrémentera

d’une peinture spécifique pour sol, sa mise

en œuvre peut aller bien au-delà.

Les bétons décoratifs vont plus loin dans la recherche

de l’esthétique en offrant une grande

diversité d’aspects, de formes et de teintes pour

un style sur mesure, permettant de structurer

aisément les différents espaces :

• Le béton imprimé : il s’obtient par application

et talochage de matrices reprenant la forme

de pavés ou de dalles, sur du béton frais et teinté.

On applique en finition un traitement d’imperméabilisation

et de fixation des couleurs.

• Le béton désactivé : un désactivant est ici

pulvérisé, retardant la prise du béton frais en

surface. La surface est ensuite lavée à l’eau sous

forte pression, laissant apparaître les granulats.

L’aspect final dépend du calibre et de la couleur

de ces granulats, de la teinte du béton, de la

108


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

forme de la matrice et la profondeur à laquelle

le désactivant agit.

• Le béton balayé : des stries parallèles sont

marquées dans le béton par balayage mécanique

ou manuel s’effectuant en début de prise.

L’esthétique mais aussi l’adhérence s’en trouvent

améliorées.

• Le béton coloré : grâce à l’ajout de colorants

(pigments de synthèse, oxydes métalliques…)

dans un mélange de ciment gris et de sable fin, le

béton coloré dans la masse peut prendre toutes

les teintes.

Les carrelages

Parmi les carrelages, le gré offre une très grande

dureté et une excellente résistance aux facteurs

climatiques. En finition, il se décline en grès

émaillé, grès étiré, grès brut, grès cérame, grès

cérame pleine masse, grès cérame rectifié, grès

cérame lappato.

Le grès cérame se fait à base d’argile, de quartz

et de feldspath, cuit à 1.200°C. Ses nuances de

couleurs proviennent de la nature de la terre, des

colorants ajoutés mais aussi de la technique de

fabrication. Il imite aussi des matériaux naturels

tels que la pierre, le marbre, le bois, le métal, le

tissu et le cuir. Imperméable, il est aussi extrêmement

solide et résistant à l’usure et aux taches.

La pose est facilitée par un poids relativement

faible, avec une épaisseur de seulement 12mm.

En revanche, on pourra lui reprocher d’être glissant

lorsqu’il est mouillé et lorsqu’il offre une

surface antidérapante, son entretien devient plus

difficile. Enfin, contrairement aux dallages, le

carrelage nécessite un support dur, plan et sain.

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LES GARDE-CORPS

Le garde-corps est avant tout un dispositif de

sécurité qui doit obéir à des normes au niveau de

ses caractéristiques techniques. Mais si sa présence

s’impose lorsque votre terrasse ou votre

balcon est située en hauteur (en étage, en RDC

d’une construction sur pilotis…), il peut également

constituer un élément décoratif participant

grandement à l’esthétique de votre extérieur.

Les normes de sécurité

La norme NF P01-012 dicte les règles concernant

les garde-corps situés à l’extérieur des bâtiments.

Elle définit notamment leur hauteur, qui

doit être au minimum de 1m. Si son épaisseur

dépasse 50cm, cette hauteur peut être ramenée

à 0,80 m. Autre directive : si le garde-corps ne

présente pas de surface pleine dans sa hauteur,

l’écartement des éléments verticaux ne peut

être supérieur à 11 cm. Les éléments horizontaux,

quant à eux, ne pourront présenter un

écartement supérieur à 11 cm, pour ceux situés

109


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

CE GARDE-CORPS REPRÉSENTE UN TRÈS BON COMPROMIS ENTRE SÉCURITÉ ET ESTHÉTIQUE

jusqu’à 45 cm du sol et 18 cm pour ceux situés

au dessus. Enfin, le garde-corps ne doit pas présenter

de surface horizontale pouvant servir de

marchepied en dessous d’une hauteur de 45 cm.

Ces dispositions visent à protéger plus particulièrement

les enfants.

Des garde-corps

pour tous les styles

Pour réaliser un compromis entre les normes

de sécurité et l’esthétique, les gardes corps ne

manquent pas d’ingéniosité et s’adaptent à tous

les styles. Il en existe deux catégories : les gardecorps

minces et les maçonnés.

Les garde-corps minces : rentrent

dans cette catégorie les garde-corps en structure

bois, aluminium ou acier qui sont d’une

épaisseur inférieure à 20cm. La main courante

peut être cylindrique, semi cylindrique, carrée,

rectangulaire. Elle se situe dans le prolongement

des éléments verticaux ou décalée vers l’intérieur

ou l’extérieur. En bois, en inox, en alu… le choix

du matériau pour la main courante dépendra

beaucoup de celui utilisé pour les éléments verticaux

du garde corps. Les poteaux, cylindriques,

tournés ou carrés, en métal ou en bois, sont fixés

contre l’épaisseur de la dalle (à l’anglaise) ou sur

le plat (à la française), sur platine ou encastré

dans un sabot.

Le remplissage : tubes fins, câbles inox, panneaux

en verre feuilleté permettent de satisfaire

aux impératifs de sécurité tout en préservant la

vue, dans un style très design. Plus traditionnel,

le bois ou les fer forgé autorisent tous les motifs.

Les garde-corps maçonnés : il peut

s’agir d’un simple muret plein surmonté ou non

d’une main courante en bois, inox ou aluminium.

Il peut aussi intégrer une jardinière dans

son épaisseur lorsqu’il est constitué d’un double

muret. Son inconvénient est qu’il est plein et

masque la vue sur toute sa hauteur. Autre solution,

la balustrade : composée de balustres plus

ou moins larges et espacées, surmontées d’une

main courante maçonnée, elle offre une esthétique

plus aérée.

L’ÉCLAIRAGE DE

LA TERRASSE

Si sa fonction première est d’y voir clair la nuit

tombée, l’éclairage permet aussi de mettre en

valeur votre terrasse. En Polynésie plus qu’ailleurs,

cet espace aéré est un véritable lieu de vie

qui joue tour à tour le rôle de salle à manger et

de salon. De manière générale, on préférera plusieurs

sources lumineuses de faible intensité plutôt

qu’une seule lumière puissante et aveuglante,

qui de plus écrasera l’espace.

Pour le coin repas et le coin salon, un éclairage

d’ambiance assuré par un ou plusieurs plafonniers

complété par des sources diffuses que l’on

répartira en périphérie, sur les végétaux alentours

par exemple. Vous pouvez aussi créer de

110


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

111


AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

la couleur pour égailler vos repas en utilisant des

bougies, des photophores ou des lampions aux

teintes vives qui créeront des jeux de lumière sur

vos murs et votre plafond. Si vous souhaitez lire

sur votre terrasse, l’éclairage d’ambiance s’avérera

probablement insuffisant ; un lampadaire nomade

que vous disposerez à proximité de votre

siège apportera l’éclairage nécessaire à votre

confort visuel.

LES STORES DE

LA TERRASSE

Pour profiter de votre terrasse même aux heures

les plus ensoleillées de la journée, les stores allient

maintenant efficacité et esthétique.

Les stores de terrasses sont décrits dans notre

dossier «Construction : stores extérieurs»

LE MOBILIER ET LES

ACCESSOIRES DE

TERRASSE

Le mobilier

Pour les coins salon et repas de votre terrasse, le

choix dans les matériaux ne manque pas :

Le bois : c’est un matériau qui s’adapte

à tous les décors. Il est convivial et apporte une

pointe d’exotisme à votre terrasse. Les essences

exotiques (avec en tête l’incontournable teck),

imputrescibles et résistantes, sont idéales en

usage extérieur. Matériau en plein essor, le bambou

offre une alternative moins coûteuse aux

essences exotiques.

La vannerie : les fibres végétales telles

que l’osier ou le rotin autorisent les formes arrondies.

Léger, ce matériau donne des meubles

faciles à déplacer. En contrepartie, ils ne

conviennent pas aux terrasses exposées aux

vents forts.

• Les matières synthétiques : en résine

moulée ou tressée façon rotin, ou en fibre de

verre, les matières synthétiques résistent aux

intempéries, sont faciles d’entretien et autorisent

les formes les plus originales. Leur design

résolument moderne, qui les destine autant aux

espaces intérieurs qu’extérieurs remporte un

énorme succès.

Les métaux : la durabilité et la solidité

du fer forgé en font un matériau de choix pour le

mobilier extérieur pour un look très authentique.

Sous notre climat, son principal ennemi reste

l’humidité. On lui préférera donc une finition

époxy qui lui offrira plus de résistance. Dans un

look très contemporain, l’acier galvanisé et l’aluminium

s’associent avec bonheur au bois ou au

verre. Ils sont en outre résistants à la rouille et

leur entretien est moins fastidieux.

La toile : en coton ou synthétiques, tendues

sur une structure en bois, bambou ou aluminium,

les fauteuils et chaises en toiles offrent

un confort appréciable et une grande facilité

d’entretien. Pliables, légers, ils sont idéaux pour

les petits espaces et peuvent aisément se déplacer

de la terrasse à la piscine par exemple.

Les accessoires

Le hamac : il existe maintenant des hamacs

en toiles synthétiques imputrescibles et

dans de nombreux coloris sur un support en aluminium.

Plus besoin de tendre son hamac entre

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

deux arbres ou deux poteaux et d’y prendre place

en essayant de garder l’équilibre : ces hamacs

très tendance offrent même deux places avec

un appuis-tête dans la même matière pour les

après-midi de lecture où bon vous semble.

La chaise longue : également destinée

à se prélasser, elle a plutôt la faveur des amateurs

de bronzage. Mais son siège offrant différentes

inclinaisons, permet tout en profitant du soleil,

de déguster son cocktail préféré, de se plonger

dans son roman favori ou d’opter pour une sieste.

Le parasol : dans toutes les tailles,

formes et couleurs, les parasols représentent

une solution économique pour profiter de son

espace extérieur à l’abri du soleil. Aux modèles

en plastique qui s’envolent au moindre coup de

vent, préférez les modèles en toile de coton et

structure en bois pour une démarche écologique

et une esthétique passe-partout. Les structures

métalliques ne s’intègrent pas dans tous les

styles mais offrent l’avantage de supporter des

toiles en acrylique, plus lourdes, mais bien plus

rapides à sécher. Les modèles à bras déporté

permettent d’avoir une vue plus dégagée, mais

nécessitent un pied plus encombrant. On les réservera

pour les grands espaces.

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LE JARDIN

Dans nos îles, le climat permet de vivre

dehors toute l’année. Le jardin constitue

ainsi un véritable espace de vie, ou de nombreuses

activités s’organisent dans leur zone

respective.

LES ALLÉES

DE JARDIN

entre lesquelles vous aurez à vous déplacer

(piscine, massifs de fleurs, potager, verger, fare

pote’e, barbecue…).

Pour relier ces différentes zones, la règle est de

privilégier les lignes les plus directes. Une allée

trop tortueuse incitera à marcher à côté et rendra

plus difficile la tonte de votre pelouse.

D’une manière générale, la largeur de vos allées

devra être proportionnelle à la taille de votre

espace. Pour desservir les zones les plus fréquentées,

elle devra au minimum permettre le

passage de deux personnes qui se croisent.

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

matériaux ne manque pas pour mettre en valeur

vos allées de jardin.

Le bois : vous pouvez tout à fait envisager

de réaliser vos allées à la manière d’un deck : Le

passage sera surélevé par rapport au sol d’une

hauteur que vous pourrez faire varier par la dimension

des lambourdes et de l’épaisseur des

planches. Vous pourrez dans ce cas envisager un

garde-corps décoratif, avec des poteaux en bois

reliés par une corde.

Des allées bien pensées permettent de circuler

d’une zone à l’autre de votre jardin en préservant

le gazon et les plantes.

Le parcours

Pour dessiner le parcours de vos allées, vous

devez d’abord déterminer les différentes zones

Les matériaux

Bois, béton, pierre, gravier, sable… le choix des

Mais le bois peut également s’utiliser sous une

autre forme : les copeaux de bois se mélangeront

à du gravier, des éclats d’ardoise, des galets…

Contrairement aux revêtements de dalles, les

concassés permettent de drainer les eaux de

pluies. A réserver toutefois aux terrains plats,

sous peine d’un ravinement au fil du temps.

Le béton : comme pour les terrasses, les

bétons décoratifs (colorés, désactivés, imprimés…)

autorisent une grande liberté de styles

114


AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

(aspect granuleux, roche, pierre taillée. Vos allées

pourront ainsi être le prolongement de votre terrasse,

de votre plage de piscine, ou marquer leur

territoire par des formes et teintes radicalement

différentes, plus en harmonie avec les couleurs

du jardin.

réalisé avec ce revêtement. La forme de leurs

côtés, ondulée ou à encoche, permet un assemblage

et un blocage par emboîtement. Pour un

passage non carrossable, un simple lit de sable

en sous-couche suffira. Pour une allée de garage,

une fondation devra être réalisée en fonction des

charges à supporter. Les pavés autobloquants

sont disponibles en plusieurs formes et coloris.

Les pas japonais : ces dalles de formes

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

géométriques ou non, à l’aspect de pierres naturelles

donnent un côté très zen à votre jardin.

Simplement posées sur une surface plane, elles

sont suffisamment épaisses pour ne pas rompre

sous vos pas. Leur grand atout : vous pourrez les

déplacer aisément pour changer vos parcours.

Le gravier : le gravier n’est plus simplement

ce concassé grisâtre et triste que l’on voit

souvent. Les graviers décoratifs (concassé de

marbre, granit, pouzzolane, pierre de Moorea…)

apportent de la couleur à vos allées pour un coût

raisonnable et une mise en œuvre à la portée de

tous. Signalons également le rôle drainant de ce

revêtement. Pour garantir que votre gravier ne se

dispersent pas de façon inesthétique sur les côtés

de vos allées au fil de vos passages, mais aussi

pour éviter les projections lorsque vous passez la

tondeuse, vous pourrez border vos allées de galets

ou de pics en bois semi enterrés dont la hauteur

hors sol permettra de contenir le concassé

dans son couloir.

Les pavés autobloquants : la place

Toa’ta est une belle vitrine de ce qui peut être

L’ÉCLAIRAGE

Les allées de jardin

Des petits spots encastrés dans le sol permettent

de signaler des marches d’escalier ou dessiner

un chemin. Il existe maintenant des spots autonomes,

alimentés par des capteurs solaires et

encastrés dans des pas japonais, ou des torches

fonctionnant également à l’énergie solaire que

l’on pourra disposer sur les bords d’une allée.

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Dans ce magazine de l’habitat, nous allons vous présenter l’interview d’un petit aventurier

qui s’est lancé dans la création de sa propre entreprise alors qu’il est également salarié.

• Bonjour Titipa, pourrais tu nous présenter ta petite entreprise

et nous raconter comment TAHITI GREEN WORKS à été créée ?

Oui alors peu après la naissance de mon petit garçon “KEONA”, j’ai créé cette petite entreprise en octobre 2012 sous la forme

juridique d’une EI en TPE. Sa désignation commerciale est “ Tahiti Green Works “ c’est une petite entreprise spécialisée dans le

domaine des espaces verts.

• Alors si je ne me trompe, Titipa vous êtes gérant d’entreprise tout en étant salarié

pour une entreprise locale.

Oui effectivement je suis employé chez NAUTISPORT en tant que responsable de Showroom depuis 2006. Nautisport c’est

mon premier grand challenge dans ma vie. Là aussi c’est une sacrée aventure, je me plais énormément dans le JOB.

Mais voilà en 2012, J’ai décidé de sortir d’un confort de vie et de préparer un futur. Après j’ai choisi le domaine de l’espace

vert car pour moi c’est la première idée qui est arrivée dans ma tête.

Et j’avoue qu’avec du recul ce n’est pas le domaine le plus facile. Par contre je me fixe les mêmes objectifs que pour

NAUTISPORT c’est à dire chercher à être le numéro 1 du marché de l’espace vert.

• Alors comment fais tu pour concilier tes DEUX de vies professionnelles.

Alors la journée je suis à 100% pour le domaine du Nautisme et la Nuit je travaille sur le développement de mon entreprise. Je me suis composé une

bonne équipe de travail qui assure le travail sur le terrain. Nous disposons donc d’un petit service administratif et financier et un service de production

qui assure la commercialisation de nos prestations et nos produits.

• Quels services proposez-vous à votre clientèles?

L’ensemble de nos prestations sont consultables sur notre site internet :

www.tahiti-green-works.com

Nous avons pour objectif de devenir le numéro 1 de l’espace vert en Polynésie

donc nous proposons :

• Un service d’aménagements paysager qui consiste à créer des espaces vert inexistants

ou de modifier des espaces afin de répondre aux attentes de nos clients.

• Un service d’installation de systèmes d’arrosage CLABER afin d’assurer le bon développement

des végétaux, nous posons et nous entretenons un système d’arrosage adapté

au budget et répondant aux contraintes de terrain.

• Un service d’élagage avec deux agents

certifiés arboristes grimpeurs.

Prenez note que dans ce domaine

la responsabilité du client peut

être engagée s’il devait y avoir

un incident durant le chantier.

Donc il est très important pour

un client de savoir avec qui il travaille.

• Un service d’entretien espace vert comprenant 3 agents qui s’occupent des entretiens

gazon, haies, arbustes massifs et déchets verts

• Un service d’évacuation de déchet vert. Lorsque vous n’avez pas le temps d’évacuer

vos déchets nous pouvons le faire pour vous.

• Un service de location de matériels. Si Vous souhaitez vous occuper vous même de votre

jardin vous pouvez nous louer du matériel chez TAHITI GREEN WORKS….

• Un service de vente d’accessoires de Jardin : Pots, coupes de fleurs, fontaines.

Egalement de la vente de terre.

• Comment perçois-tu le développement économique dans ce secteur ?

Je suis très optimiste sur le développement du domaine des espaces verts en Polynésie. Je trouve réellement qu’il font partie d’un confort et d’un mode

de vie que même le gouvernement souhaite mettre en place. Si vous regardez autour de vous vous verrez qu’ils sont mis en valeur par la création de

beaux espaces verts. Donc forcément, cela va motiver nos populations qui sont soucieuses d’améliorer leur cadre de vie et donc cela va forcément donner

du travail aux entreprises locales. Après la concurrence est rude et je me suis aventuré dans un domaine ou le marché du « black » est bien implanté

chez les particuliers ce qui fait que sur le marché, il peut y avoir des écarts de prix importants entre deux prestataires.

Maintenant il y a de la place pour tout le monde après à chacun sa politique de gestion. On verra bien ce que deviendra la société dans 20 ans.

• Que dirais tu à tous les lecteurs ?

Je tiens à remercier toute notre clientèle qui nous fait avancer tous les mois et par la même occasion un grand

merci à mes équipes de travail. Si vous souhaitez rejoindre notre réseau client visitez notre site INTERNET

un formulaire de contact est à votre disposition et je suis personnellement joignable au 87 76 63 74.

Un grand merci à tous.

Titipa

117


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

La mise en scène des végétaux

Répartis dans le jardin, des spots d’ambiance

permettent de créer des jeux d’ombre et de lumière.

Ils pourront par exemple mettre en valeur

un massif de fleurs. Placé au pied d’un arbre et

dirigé vers la cime, il lui donnera de la hauteur et

redessinera le feuillage.

LES BASSINS

ET FONTAINES

Rien de tel qu’un point d’eau pour apporter une

atmosphère de calme et de fraîcheur à votre jardin.

Voici un petit point pour réussir l’intégration

de vos bassins et fontaines.

Les bassins

De formes libres ou préformés, les bassins sont

de véritables écosystèmes miniatures dont l’implantation

nécessite un minimum de précaution.

Les types de bassin : les bassins

préformés en PVC ou fibre de verre offrent une

profondeur moyenne de 50 cm pour une surface

allant de 1 à 4 m2. Ils sont vendus prêt à poser, ce

qui facilite leur installation. Le bassin en formes

libres est plus technique mais autorise toutes les

formes et dimensions, pour un style plus paysagé.

Il est réalisé à l’aide d’une bâche imputrescible

en matières synthétiques venant tapisser le

fond d’un trou dont les formes définiront celles

du bassin et sur laquelle on dispose des galets.

Le bassin peut présenter plusieurs marches de

niveaux différents, ou prendront place diverses

plantes décoratives. Pour garantir une eau limpide,

vous devrez intégrer un système de pompe

et de filtration, qui assurera également un mouvement

de l’eau pour que votre bassin ne devienne

pas un gîte à moustiques.

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

AMÉNAGEMENT ET ÉQUIPEMENT

• L’intégration : pour en profiter au quotidien,

il vous faudra implanter votre bassin dans un

endroit bien en vue, sans pour autant qu’il ne

gène la circulation. On l’orientera de manière à ce

qu’il bénéficie d’un ensoleillement mesuré, pour

garantir une lumière suffisante à la végétation

sans favoriser l’évaporation de l’eau. On évitera la

proximité avec certains végétaux dont les feuilles

ou les fleurs viendront polluer l’eau au premier

coup de vent. Quant à la taille, elle devra rester

proportionnelle à celle de votre jardin.

Les fontaines

Si sa forme traditionnelle avec jet d’eau et vases

à débordement reste intemporelle et séduit toujours,

un tout autre style marque la tendance

actuelle : la fontaine en mur d’eau, avec son

style « zen », évoque les jardins japonais. Elle est

composée d’un muret en pierres le long duquel

ruisselle l’eau dans un murmure apaisant, d’un

receveur située à sa base et d’une pompe qui

remonte l’eau en circuit fermé. Elle est souvent

complétée d’un spot orienté vers le muret qui la

mettra en valeur la nuit tombée.

LE FARE POTE’E

Fait d’une structure parfois très élaborée traditionnellement

en bois et couverte d’une toiture

en pandanus, le fare pote’e prend place au fond

du jardin ou en bord de mer. Il présent tous les

atouts d’une terrasse, mais son indépendance

par rapport à la maison lui donne un caractère

plus intimiste et paisible.

A l’abri du soleil et de la pluie, tout en profitant

d’un espace très aérée, on peut y lire, déjeuner,

siester ou discuter entre

amis… un véritable lieu de

détente et de convivialité

! Pour rester dans un style

polynésien en ligne avec une

démarche écologique, tout

en offrant un côté design,

pensez à la toiture en tuiles

de bois !

LE BARBECUE

Quoi de plus agréable et de

plus convivial qu’une grillade

partie dans le jardin les jours de beau temps ?

Modes de cuisson, styles… il en existe pour

tous les goûts !

Les modes de cuisson

Les barbecues à combustion :

la cuisson s’obtient par la combustion de bois ou

charbon de bois ;

Les barbecues à gaz :

la cuisson se fait directement au contact de

la flamme (gaz en bouteille) ou à travers des

pierres réfractaires.

Les barbecues électriques :

la cuisson se fait par la chaleur d’une résistance.

`

Les styles de barbecues

Il existe des modèles fixes ou mobiles.

Les modèles fixes :

en brique, en pierre ou en béton, les plus fonctionnels

possèdent un bac récupérateur pour les

cendres, une cheminée qui assure une bonne évacuation

des fumées, un plan de travail qui permet

toutes les préparations sur place et un espace pour

stocker le bois ou le charbon.

Les modèles mobiles :

la plupart du temps en tôle émaillée, aluminium

ou inox, les plus légers sont composés de pieds

supportant une cuve dans laquelle brûlera le

bois ou le charbon et d’une grille dont la hauteur

réglable permet un meilleur contrôle de la

cuisson. Des modèles sur roulettes, plus volumineux

et plus sophistiqués et à gaz, proposent des

options tourne broche, réchauffe plat, tiroirs de

rangement etc…

Guide

de L’HABITAT

P O L Y N É S I E N

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Guide de l’Habitat Polynésien

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AMÉNAGEMENT - ÉQUIPEMENT

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

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CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CONSTRUCTION

RÉNOVATION

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CONSTRUCTION RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

L’ARCHITECTE

Le diplôme d’architecte est l’aboutissement

de longues études au cours desquelles a été

acquis un large champ de connaissances indispensables

à la concrétisation d’un projet de

construction. Tout au long de sa carrière, une

formation continue lui permet d’actualiser ses

compétences en suivant notamment l’évolution

des matériaux et des techniques de construction.

L’encadrement légal de cette profession

facilite la relation de confiance indispensable à

sa mission entre l’architecte et son client.

Le cadre légal

L’exercice de cette profession est réglementé

et implique d’être inscrit au tableau de l’Ordre

des Architectes (voir liste des architectes agréés

– source : ordre des architectes de Polynésie

française). Les missions que vous confiez à votre

architecte, sur lesquelles il engage sa responsabilité

et sa réputation, font l’objet d’un contrat

écrit mentionnant de façon claire les obligations

mutuelles des parties et notamment l’étendue

de la mission et les délais précis de réalisation,

le montant de sa rémunération et son calendrier

de paiement.

Votre architecte est soumis à un devoir de conseil

et d’assistance. A la conception, il doit vous aviser

de la faisabilité de votre projet (sur un plan

technique et budgétaire), ou des risques qu’il

comporte (état du sol et du sous-sol, impact

sur le voisinage). Durant la réalisation, il doit

vous orienter sur le choix des intervenants, sur

les caractéristiques des matériaux utilisés (leurs

avantages, leurs inconvénients ou s’ils sont tout

simplement inadaptés à votre construction). A la

réception de votre maison, il doit le cas échéant

vous alerter sur les malfaçons, les défauts apparents

et détails de réalisation non conformes au

projet initial.

Si quelle que soit la superficie de votre future

habitation, son intervention n’est pas obligatoire

en Polynésie, faire appel à un architecte

pour une mission intégrant l’ensemble de ses

domaines de compétences vous offrira une

garantie de qualité,

de performance et par

conséquent d’économies

à long terme.

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

CONCEVOIR SA FUTURE MAISON

La mission de

l’architecte

Le rôle de l’architecte

est avant tout d’être

à l’écoute de vos besoins,

de vos goûts, de

votre mode de vie et de

l’évolution prévisible de

votre famille, afin de

concilier au mieux vos

souhaits avec votre budget et les contraintes

techniques liées au projet.

Pour mieux vous aider à définir l’implantation

de votre maison, la disposition et les dimensions

de chaque espace, l’agencement des volumes

intérieur et l’aspect extérieur. Concilier au maximum

vos attentes, les contraintes techniques et

votre budget. Son domaine de compétence est

vaste : outre l’élaboration des plans du projet

architectural (disposition et volume des différentes

pièces, agencement intérieur, aspect

extérieur…), il pourra intervenir à toutes les

étapes, depuis le choix du terrain en passant

par les démarches administratives (obtention du

permis de construire), les

expertises (faisabilité du

projet), la conception, la

détermination du budget,

les appels d’offre,

le suivi du chantier, la

coordination des intervenants

jusqu’à la réception

des travaux. L’architecte

mènera sa mission avec

d’autant plus d’efficacité

qu’on lui aura attribué la

conduite du projet dans

son intégralité.

Sa capacité d’écoute, sa créativité et son savoir-faire

technique dans la conception du

projet, la transparence dans la détermination

du coût de l’investissement et sa rigueur dans

le suivi du chantier sont autant de qualités qui

permettront à votre rêve de prendre forme dans

les meilleures conditions.

LA CONCEPTION

DE VOTRE PROJET

Concevoir votre maison n’est pas seulement une

question de design. Encore faut-il intégrer les

contraintes, qu’elles soient naturelles, administratives

ou pratiques. Une maison fonctionnelle,

parfaitement intégrée à son environnement et

en adéquation avec vos capacités financières,

voilà la base d’un projet réaliste.

Les contraintes naturelles

Topographie :

Adapter avant tout votre construction à votre

terrain. Dans la conception d’une construction,

il faut partir du principe que quelle que soit la

configuration du terrain, son remodelage n’est

jamais adapté. Un bon projet de construction

doit donc s’adapter à la topographie du terrain

et non l’inverse, ce qui revient à dire que

le terrain naturel (avant la construction) et le

terrain dans sa configuration définitive (après

chantier) devraient, dans l’idéal, être identiques.

Des terrasses peuvent cependant être créées

lorsqu’elles rendent possible l’implantation de

volumes habitables ou de surfaces de cultures.

124


CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Outre cet aspect technique, votre projet devra

également prendre en compte les paramètre

pratiques et esthétiques (accès facile pour les

véhicules, au jardin, intégration au paysage).

En Polynésie, faute de place en plaine, l’offre de

terrains constructibles se situe de plus en plus

fréquemment en montagne, ce qui implique des

configurations en pentes plus ou moins fortes.

Cependant, la construction sur un terrain pentu

n’implique pas nécessairement un terrassement.

En limitant les remblais et déblais, la structure

naturelle du terrain est autant que possible respectée,

ce qui a en outre une incidence positive

sur le coût du terrassement.

Pour s’adapter aux diverses configurations possibles

de terrain, il existe quatre types d’implantation

d’une construction :

• Posée (sur un terrain plat et terrassé)

• En surplomb (soit en porte-à-faux,

soit sur pilotis)

• En cascade (présentant une succession de niveaux

ou demi niveaux suivant l’inclinaison du terrain)

• Encastrée (pouvant aller jusqu’à une construction

semi-enterrée)

Le terrain constitue la base dans la conception

de votre maison. C’est en fonction de sa configuration,

de sa nature et de toutes ses aspects

particuliers, que vous bâtirez une habitation durable,

fonctionnelle et agréable à vivre.

Sur un terrain en forte pente, un relevé topographique

permettra de concevoir au mieux les

cheminements et accès des véhicules. En réservant

une aire de stationnement à proximité de la

voie publique, au même niveau et directement

accessible depuis la construction principale, on

limitera le recours coûteux aux murs de soutènement,

et on évitera une rampe d’accès en forte

pente, ou des voies carrossables présentant une

emprise trop importante qui réduisent la surface

disponible du terrain, augmentent les coûts de

réalisation et pénalisent l’intégration paysagère

du projet.

L’orientation de votre maison :

Tenir compte des vents dominants et de l’ensoleillement.

Déterminer l’orientation idéale

de votre maison vous permettra de d’optimiser

l’utilisation de l’éclairage naturel, aux bonnes

heures de la journée et de bénéficier d’un maximum

de confort thermique tout en maîtrisant

votre consommation énergétique, notamment

celle liée à la climatisation.

125


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

CONSTRUCTION RÉNOVATION

126


CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Il faudra donc, autant que possible adapter son

projet aux divers aspects climatiques récurrents,

en déterminant les caractéristiques liées à

chaque saison. De par la position géographique

de la Polynésie, notre climat est de type tropical

maritime humide composé d’une saison chaude

(été austral - de novembre à avril) où l’humidité

est très présente et d’une saison fraîche (hiver

austral - de mai à octobre) avec une humidité

plus réduite. Il faut noter que si les îles de la

Société connaissent un cycle des saisons très

marqué, toutes les îles de la Polynésie ne sont

pas impactées de manière uniforme, du fait

de la large amplitude de latitude sur laquelle

s’étendent nos archipels.

A noter également que l’impact des conditions

fortement dépressionnaires (tempêtes tropicales,

cyclones) étant aléatoire (notamment

en raison des vents tournants), il sera difficile

d’intégrer des solutions propres à ces conditions

particulières, au niveau du choix de l’orientation

de votre construction.

Tenez compte des vents dominants

En Polynésie et notamment sur la Société, la

saison fraîche est également celle qui offre

le plus d’ensoleillement. Les vents fréquents

peuvent être un atout pour atténuer l’action du

soleil sur votre maison. Une ventilation naturelle

traversante sous toiture orientée dans le sens

du vent dominant permettra de renouveler la

masse d’air contenue dans les combles, qui se

réchauffe au contact de la tôle brûlante, ce qui

favorisera l’évacuation de la chaleur. En saison

chaude et par temps pluvieux, cette ventilation

pourra être occultée, pour éviter un apport important

de l’humidité contenue dans l’air . Dans

ces conditions, la climatisation permettra de

rafraîchir et d’assécher l’air à l’intérieur de l’habitation.

Tenez compte de l’exposition au soleil

Si dans l’hémisphère sud le soleil se lève toujours

à l’est et se couche toujours à l’ouest, la

façade la plus exposée au soleil est au nord,

contrairement à l’hémisphère nord. Pour profiter

pleinement de la lumière naturelle, on adoptera

de préférence l’orientation suivante :

Au nord, les espaces occupés en permanence

dans la journée (séjour, terrasse couverte, bureau…)

Au sud : les espaces ne nécessitant pas ou peu

de climatisation (entrée, atelier, garage)

À l’Est : les chambres et cuisine pour profiter de

la lumière du soleil levant et de plus de fraîcheur

le soir.

A l’Ouest, les chambre, pour profiter de la lumière

du soleil couchant.

En optant pour une habitation compacte, on

réduira les surfaces sols/murs/toiture exposés

au soleil, ce qui aura pour effet de diminuer la

capacité de réchauffement.

On pourra également compter sur des occultations

fixes (arbres, buissons, murs, montagne,

butte…) et modulables (volets, stores…)

servant de brise-soleil, pour réduire le réchauffement

selon l’heure de la journée et la saison

(soleil bas en saison fraîche, haut en saison

chaude). Ces occultations permettront d’envisager

de grandes ouvertures, assurant un

maximum de luminosité par temps couvert et

journées courtes tout en préservant une bonne

capacité de ventilation.

Les contraintes administratives :

Les règles d’urbanisme :

Le Service de l’Urbanisme – Section Études

127


CONSTRUCTION RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

et Plans - participe à l’élaboration du schéma

d’aménagement général, qui devrait être

prochainement réformer et s’appeler schéma

d’aménagement et de développement durable.

Il participe également à la réalisation du plan de

prévention des risques (PPR), du plan général

d’aménagement (PGA), du plan d’aménagement

de détail (PAD).

L’obtention du permis de construire est conditionné

par le respect des règles établies par ces

différents plans en ce qui concerne la constructibilité

du terrain, implantation par rapport aux

limites voisines, aux voies privées et emprises

publiques, l’implantation par rapport au bord

de mer dans le cas d’un terrain remblayé… Les

règles d’urbanismes doivent donc impérativement

être intégrées dans votre projet.

Le règlement et le cahier

des charges de lotissement :

si votre terrain fait partie d’un lotissement, il est

la plupart du temps régi par un règlement de

lotissement et/ou un cahier des charges dont le

but est d’assurer une certaine homogénéité au

niveau des différentes constructions. Ce document

de droit strictement privé est un contrat

qui tient lieu de loi entre les parties. Vous pourrez

vous en procurer copie auprès du notaire qui

en est détenteur. Il vous faudra vous assurer que

votre projet respecte ces règles de construction

et de fonctionnement du lotissement.

Dans l’idéal, il est préférable d’en prendre

connaissance avant de signer la promesse de

vente afin de détecter d’éventuelles règles trop

contraignantes qui pourraient remettre en cause

votre projet dans sa conception.

Vérifiez notamment la surface et la largeur de

façades constructibles, les travaux qui peuvent

être imposés (clôtures, plantation etc…). Vérifiez

les règles d’implantation des constructions,

leur destination etc…

Les contraintes financières

et pratiques

Votre budget :

C’est bien évidement le premier paramètre à

prendre en compte dans la conception de votre

maison. Le coût moyen au m2, selon le type et

la qualité de construction, vous permettra d’estimer

notamment la superficie de votre future

maison.

Les Vis-à-vis :

Outre les contraintes administratives (voir plus

haut), tenez compte des ouvertures des habitations

voisines et de la vue sur votre habitation

depuis la voie publique pour garantir autant que

possible la préservation de votre intimité.

Les ouvertures :

Les fenêtres et baies vitrées permettent un

apport de lumière mais aussi une ventilation

indispensable sous notre climat polynésien. Au

façades Est et Ouest, les plus exposées à un ensoleillement

direct, on privilégiera des surfaces

vitrées plus petites, des avancées de toits qui

protègent les vitrages des rayons solaires etc…

L’emplacement des portes dépend du schéma

de circulation et de desserte entre toutes les

pièces et entre l’intérieur et l’extérieur de l’habitation.

Mais attention ! chaque ouverture réduit

l’emplacement disponible pour la répartition de

votre mobilier. Un petit schéma sur lequel vous

indiquerez la disposition de votre mobilier vous

permettra de déterminer l’emplacement de

chaque ouverture.

La superficie :

La superficie de votre maison dépendra du

nombre d’occupants et de votre mode de vie. Si

vous cuisinez peu, ne prévoyez pas une grande

cuisine. Vous aimez les endroits aérés, privilégiez

une grande terrasse. Si vous êtes un jeune

couple, prévoyez que la famille va PEUT-ÊTRE

s’agrandir. Prévoyez un nombre de chambres en

tenant compte de cette évolution.

Les volumes :

La hauteur standard des plafonds est d’environ

2,50m. Aller au delà de cette hauteur peut

vous permettre par exemple la création d’une

mezzanine. Cependant, aux périodes chaudes

et humides, quand le recours à la climatisation

est le plus fréquent, sachez que la consommation

évoluera en fonction du volume à refroidir.

La puissance du dispositif de climatisation devra

d’ailleurs être adapté au volume à refroidir.

L’agencement des pièces :

Il doit répondre à une logique. On privilégiera

la fonctionnalité et l’intimité en concevant des

zones distinctes : les pièces de nuit (chambres,

Salles de Bain) et zones parents/enfants, les

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

pièces de jour (cuisine, salon…) avec des zones

service/agrément. L’entrée de la maison donnera

plutôt un accès direct aux pièces de jour et notamment

la cuisine. La ou les Salles de Bain se

situeront à proximité des chambres. L’accès au

garage ne se fera pas par le couloir qui dessert les

chambres. Le wc sera placé entre les zones jour/

nuit et pourra ainsi être accessible aux visiteurs

sans préjudice pour l’intimité des chambres. Une

salle de bain commune aux parents et aux enfants

sera placée entre les chambres, plutôt que

dans la chambre des parents.

Les dimensions des pièces :

Tenez compte du mobilier que vous souhaiterez

disposer dans chaque pièce, des ouvertures

(portes, fenêtres, baies vitrées). Étudiez soigneusement

le sens d’ouverture des portes et

fenêtres et la surface de dégagement nécessaire.

Les couloirs :

Si la surface attribuée aux couloirs doit être la

plus limitée possible (surface de passage et non

habitable ayant le même coût au m2 qu’une

surface habitable), ils peuvent par exemple

permettre de séparer les zones jour/nuit et préserver

l’intimité des chambres et Salles de Bain.

Les escaliers :

Si une construction à étages réduit les dépenses

liées à la climatisation, les escaliers réduisent la

surface et le volume habitable. Profitez autant

que possible de l’espace sous-escalier pour y

intégrer des rangements. Pensez aussi qu’avec

l’âge, un escalier peut vite devenir éprouvant.

les placards :

C’est bien connu, on n’a jamais assez de volume

de rangement. Chambres, cuisine, entrée…

les placards sont indispensables. Prévoyez-en

autant que possible. Concernant leur accès, les

portes battantes donnent un accès total mais un

dégagement d’au moins 1m est nécessaire. En

accordéon, le débattement est plus faible, mais

l’accès au volume du placard n’est pas total. Coulissante,

aucun débattement, mais la moitié du

placard est cachée.

Les pièces de travail ou de loisir :

Vous travaillez à votre domicilie ? vous devrez

songer à prévoir un bureau, un atelier… vous

aimez la lecture, le bricolage ? Pourquoi ne pas

profiter de combles aménageables ou d’un

sous-sol pour y intégrer un espace dédié à vos

activités ou vos loisirs ?

128


CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LE CHOIX DES MATÉRIAUX

ET DU TYPE DE CONSTRUCTION

LES MATÉRIAUX

DE CONSTRUCTION

Matériaux de murs ou de toiture, l’offre ne

manque pas. Du choix de ces matériaux dépend

non seulement la qualité de votre habitation,

mais également son coût. Chaque matériau a

en effet des caractéristiques (mécanique, thermique,

acoustique, esthétiques, de durabilité)

qui lui sont propres. De plus, le coût de fourniture

et de mise en œuvre peut varie sensiblement

d’un matériau à l’autre.

résistance au feu. C’est également un matériau

sain, notamment par rapport à l’humidité. Les

éléments usinés s’assemblent facilement et rapidement

et proprement sur chantier. En dépit

du prix du bois élevé en Polynésie, sa

facilité de mise en œuvre et

sa faible demande en main

d’œuvre en fait un matériau compétitif.

Il offre enfin le charme de

l’authenticité.

Les matériaux pour les murs :

Le bois : ce matériaux fait son retour en

force dans le domaine de la construction, du

fait de sa capacité naturelle d’isolation (10 fois

supérieure à celle du béton) et son excellent

129


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

La pierre : plus chère que la brique ou le

béton, elle est également plus difficile à mettre

en œuvre. Sur notre fenua, faute de choix, de

ressources et en l’absence de véritable filière

d’exploitation, l’utilisation de la pierre, principalement

de la pierre de Moorea, se limite

souvent à la construction de murs, murets, qui

s’intègrent parfaitement avec le style traditionnel

polynésiennes. La durabilité de la pierre est

incomparable.

Le béton, ou parpaing, également appelé

agglo est un matériau composé de graviers, de

sable, d’argile et d’eau. Sa production demande

peu d’énergie, d’autant que le parpaing est aussi

fabriqué sur le Fenua. Si l’on ajoute ses bonnes

capacités isolantes (thermique et phonique), le

parpaing se révèle être un matériau intéressant au

niveau environnemental, robuste et peu coûteux.

CONSTRUCTION RÉNOVATION

Le béton cellulaire : en Métropole,

il est fréquemment utilisé en construction. Il

est constitué d’un mélange de sable, de chaux,

d’eau et d’air. Léger, facile à mettre en œuvre, il

se caractérise par une grande robustesse et une

résistance au feu et à l’humidité ainsi que par

une bonne capacité d’isolation.

La brique : si comme la pierre, la brique

en terre cuite reste un matériau de construction

traditionnel, en Métropole, un nouveau

matériau est de plus en plus présent sur les

chantiers. La brique “mono mur”. Il s’agit d’une

brique dont la présence d’alvéoles lui confèrent

une excellente capacité d’isolation. Cette atout

écologique, associée à une excellente résistance

mécanique, permet la réalisation d’un mur porteur

sans isolation rapportée. Insensible au feu,

la brique mono mur est un excellent régulateur

thermique, réduisant ainsi les besoins en climatisation.

L’ossature bois/acier : particulièrement

appréciée dans le segment des maisons

basse consommation, elle offre pour un coût

compétitif, une souplesse architecturale permettant

de faire évoluer la construction en fonction

des besoins.

Les matériaux pour la toiture :

La tôle : c’est le matériau de couverture

le plus répandu en Polynésie, avec comme argument,

un faible coût, une grande facilité de pose,

une grande résistance au feu et une légèreté qui

dispense de la réalisation d’une charpente très

solide. De plus, les fabricants ont comblé les

lacunes associées à ce matériaux au niveau de

la rouille et de la corrosion. Une tôle de qualité

peut maintenant afficher une durée de vie de 20

à 50 ans. Pourtant, si la tôle convient bien pour

couvrir un garage ou un bâtiment annexe, elle

n’est à l’origine pas destinée aux habitations. Elle

n’offre en effet aucune isolation, ni thermique,

ni phonique. Pour éviter la surchauffe, il faudra,

soit prévoir une isolation sous toiture, soit une

ventilation naturelle traversante efficace au niveau

des combles. Reste le bruit de la pluie en

cas de forte averse… La tôle est disponible en

plusieurs modèles, qui vont de la simple tôle ondulée,

à la tôle imitation tuile.

La tuile de terre cuite : en Métropole,

c’est le matériau de couverture le plus

courant. Sa solidité, son esthétique et un large

choix, parmi environ 150 modèles de différentes

formes (canal, plate, grand moule…)

et couleurs (allant de l’orange clair au noir), une

grande longévité (avec un entretien régulier)…

autant de qualités qui ont séduit les deux tiers

de propriétaires de maison. La tuile canal est

adapté aux toits à faible pente que l’on rencontre

dans nos îles. Plus lourde, elle nécessite cependant

une charpente solide.

CONSTRUCTION AVEC OSSATURE METALLIQUE

130


CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

131


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

CONSTRUCTION RÉNOVATION

La tuiles de bois : son côté traditionnel

séduit de plus en plus, mais son utilisation

reste encore plus répandue dans les réalisations

publiques et à caractère touristique (poste de

Papeete, Gare maritime, hôtels… Elle offre une

excellente isolation thermique et phonique.

L’ardoise : c’est une pierre naturelle offrant

une très bonne résistance. Relativement

coûteuse à l’achat, elle reste un bon investissement

de long terme (au delà de 100 ans pour

une ardoise de bonne qualité). A l’instar de la

tuile, l’ardoise est lourde et nécessite une charpente

robuste.

Le pandanus : son charme exotique et

sa bonne capacité en isolation thermique en fait

là encore un matériau de choix pour nos structures

hôtelières et les fare pote’e. Leur principal

CONSTRUCTION BOIS MASSIF EN RONDINS

inconvénient étant une faible longévité (5 /

6 ans), ces matériaux sont remplacés depuis

quelques années par le Palmex, une imitation

synthétique du pandanus, présentant une durée

de vie 3 à 4 fois plus longue et bénéficiant d’un

traitement le rendant plus résistant au feu que

son original d’origine végétal.

LE TYPE DE

CONSTRUCTION

Le type de construction est caractérisé d’une

part par la technique de conception et d’autre

part par la technique de construction mais aussi

par l’organisation des volumes le style architectural.

La technique de conception :

vous pouvez opter pour un plan type (souvent

le cas lorsqu’on s’adresse à des constructeurs de

maisons individuelles à prix abordable) ou pour

un plan type auquel vous apporterez certaines

modifications dictées par vos goût personnels,

à l’aide d’un professionnel. Vous pourrez également

choisir une conception sur plan par un

architecte.

La technique de construction :

une maison individuelle pourra être traditionnelle,

industrielle (maison préfabriquée) ou en

bois, avec des coûts de construction très variables

d’un type de maison à l’autre et selon le

choix des matériaux utilisés.

La maison traditionnelle est une construction

dont les fondations sont en béton armé, les

murs en brique ou en parpaing creux. Un charpente

en bois supporte une toiture traditionnelle

ou non.

La maison industrielle utilise des éléments

fabriqués industriellement, puis assemblés et

montés sur le chantier. Cette technique standardisée

permet de réduire les coûts et présente un

bon rapport qualité/prix.

La maison bois peut elle même se décliner en

plusieurs techniques de construction :

L’ossature bois :

Une trame régulière de pièces de bois horizontales

et verticales servira à soutenir les planchers

et la toiture. L’espace entre chaque montant est

habillé de plaques. C’est de loin la technique la

plus utilisée en construction bois.

Le bois massif :

en rondins (fustes), en madrier demi-rond, en

madrier plat… la technique de construction

en bois massif empilé est une technique très

ancienne à laquelle il faut ajouter parpaing de

bois, d’invention très récente.

Les panneaux en bois :

très répandu en Allemagne et en Autriche,

cette technique présente le même aspect et les

mêmes possibilités de finition (bardage, crépi,

brut ou peint pour l’extérieur et multiples possibilités

de finitions pour l’intérieur) que la maison

à ossature bois, tout en offrant des performances

thermiques identiques à la construction en bois

massif. Elle offre une très bonne stabilité dans le

temps.

Les poteaux-poutres :

à la manière des colombages alsaciens ou normands,

cette technique est basée sur l’utilisation

de poteaux verticaux dont la fonction est de

soutenir des poutres horizontales. L’assemblage

se fait par emboîtement maintenu par des clés

ou chevilles en bois, ou des boulons. Cette trame

ainsi formée est comblée à l’aide de béton, de

pierre ou de ou de madriers.

L’organisation des volumes :

La maison de plain-pied (sans étage, avec

combles perdus) convient bien aux grands terrains

et lorsque la hauteur maximale pourra

être limité par des contraintes réglementaires

(ex : cahier des charges d’un lotissement). Si

vous disposez d’un terrain dont la superficie est

relativement réduite, une maison a étages sera

judicieux. Vous pourrez ensuite opter pour une

façade droite, en L, en U, pour la création d’un

patio au cœur de votre maison. Vous pourrez

choisir entre un garage accolé à la construction

principal ou indépendant etc…

Le style architectural :

l’architecture de style néoclassique, victorienne,

de style français… les styles architecturaux ne

manquent pas. Mais peu de styles sont adaptés

à notre Fenua.

En Polynésie, c’est l’architecture moderne des

habitations (corps du bâtiment simplifié, dépouillé

de toute ornementation, disposant de

nombreuses et larges ouvertures, toits de faibles

pentes) qui remplace les habitations légères

(souvent faites en auto-construction) et côtoie

l’architecture plus traditionnelle et végétale des

hôtels (avec l’utilisation massive de bois, de

pandanus...) qui souhaitent préserver pour leurs

touristes un style authentique.

132


CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

133


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

LES DÉMARCHES ET FORMALITÉS ADMI-

NISTRATIVES LIÉES A LA CONSTRUCTION

CONSTRUCTION RÉNOVATION

LES AUTORISATIONS

DE TRAVAUX IMMOBILIERS

Les articles LP. 114-6 à -7 et D.114-8 et D.114.9

du Code de l’Aménagement de la Polynésie

Française, réglementent la réalisation de travaux

immobiliers. Toute exécution de travaux ou

tout autre projet de nature à modifier l’état des

lieux est soumise à une autorisation préalable

(permis de terrassement, permis de construire

ou autorisation de lotir).

Le test de percolation

L’arrêté n°1506/CM du 29/12/1997 rend obligatoire

pour tout nouveau projet de construction,

la réalisation du test de percolation préalablement

à toute demande de permis de construire.

Il s’agit d’une analyse portant sur la composition

du sol, son coefficient de perméabilité et la

profondeur de la nappe phréatique et du roc. Ces

paramètres permettent de calculer la capacité

de charge hydraulique du sol (vitesse à laquelle

s’infiltre l’eau dans le sol) et la détermination des

couches peu perméables, perméables et peu

perméables). Toutes ces données permettront

de déterminer le système d’épuration adapté.

Le permis de terrassement

Il est obligatoire si le terrassement nécessite un

déplacement ou une manipulation d’un volume

de matériaux supérieur à 60m 3 , en délai ou en

remblai, à moins que ces travaux soient liés à

un projet de construction faisant l’objet d’une

demande de permis de construire. Dans ce cas,

la demande de terrassements est intégrée à la

demande de construction.

Le permis de construire

Il est obligatoire pour tout ouvrage, maritime,

terrestre, souterrain ou fluvial. Les travaux d’entretien

courant, de réparation ou de rénovation

ne sont pas soumis au permis de construire,

sauf s’ils modifient le gros œuvre, l’aspect extérieur

ou la destination des ouvrages. Lorsque

l’ouvrage dépasse une surface de 600 m2 de

plancher ou nécessite l’aménagement d’un terrain

de plus de 3.000 m2, le dossier de demande

de permis de construire doit être établi ou visé

par un homme de l’art, organisme ou toute personne

compétente pour le garantir.

Où s’adresser pour une

demande de permis de construire ?

Lorsque la commune dans laquelle seront

exécutés les travaux dispose d’un Plan Général

d’Aménagement (PGA) et des moyens d’instruire

la demande, cette dernière est obligatoirement

déposée en mairie. Dans le cas contraire,

la demande PEUT-ÊTRE déposée soit auprès du

maire de la commune concernée, soit au Service

de l’Urbanisme. Lors du retrait du dossier

de demande auprès de la mairie ou du Service

de l’Urbanisme, une fiche donnant la liste des

pièces nécessaire à la constitution de ce dossier

est remise au déclarant, en fonction du type de

travaux envisagés. Le PGA défini les règles générales

et les servitudes d’occupation des sols,

sur une commune ou un groupe de communes,

en fonction du caractère de la région, du site, de

l’agglomération, les nécessités d’ordre général

ou local. Chaque commune disposant du PGA

est divisée en zones d’urbanisme et zones naturelles,

en fonction de leur utilisation potentielle.

Actuellement, les communes dotées d’un PGA

en Polynésie sont Papeete, Pirae, Arue, Mahina,

Punaauia, Paea, Papara, l’île de Moorea, Huahine,

Tahaa, Maupiti, les îles des Gambiers, Ua

Pou, Fakarava, Nuki Hiva et Hiva Oa.

Lorsqu’une propriété est située le long du domaine

public maritime (bord de mer) et que la

mise en place d’une clôture est envisagée, une

demande de permis de construire est requise.

Il est nécessaire de vérifier la délimitation du

domaine public auprès de la Direction de l’Équipement

préalablement à la demande de permis.

Si la clôture doit empiéter sur le domaine public,

une autorisation d’occupation temporaire du domaine

public doit être obtenue de la Direction

des Affaires Foncières préalablement à toute

demande de permis de construire. A défaut,

l’auteur s’expose à de lourdes sanctions, pour

atteinte au domaine public maritime.

Qui délivre le permis

de construire ?

Celui-ci est délivré gratuitement par le ministre

en charge de l’urbanisme, sur avis du maire et

du chef du Service de l’Urbanisme, qui vérifient

la conformité du projet avec les règles d’aménagement

et d’urbanisme.

Le devoir d’information des tiers :

L’article A. 116-9 du Code de l’Aménagement de

la Polynésie Française prévoit que information des

tiers est obligatoire. Dans la pratique, le bénéficiaire

du permis doit poser un panneau affichant

de manière lisible depuis l’extérieur du terrain, les

mentions obligatoires (numéro et date de permis,

le nom du bénéficiaire, la nature et la destination

des travaux, et, le cas échéant le nombre d’étage

que comporte la construction. Ce panneau devra

resté installé durant un mois à compter de

la notification de l’autorisation de construire à

l’intéressé. Si cette obligation n’est pas respectée,

tout opposant au projet pourra exercer une action

en annulation du permis auprès du tribunal administratif.

Parallèlement à cette publicité, l’autorisation

de travaux immobilier fait également

l’objet d’une publication au J.O.P.F. et à la mairie

pendant une durée d’un mois.

L’indivision est-elle un

obstacle à l’obtention d’un

permis de construire ?

Si le demandeur justifie d’un droit de propriété

indivis sur le terrain concerné par la demande

de permis, une demande de permis peut être

déposée, sous réserve qu’une procédure de

sortie d’indivision ne soit engagée devant les

tribunaux. Le cas échéant, il faudra attendre le

jugement pour déposer la demande.

134


CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

Si un autre quo-indivisaire exerce un recours

pour motif sérieux dans les 4 mois consécutifs

à la date de délivrance, le permis peut être retiré

par l’autorité qui l’a délivré.

Quels sont les délais

d’instruction d’une demande

de permis de construire ?

L’autorité compétente pour instruire une demande

dispose d’un délai d’un mois (en matière

d’habitation) pour faire connaitre, le cas

échéant, son opposition à la réalisation des

travaux ou notifier les prescriptions auxquelles

est subordonnée la réalisation desdites travaux.

Sans notification dans ce délai, les travaux

peuvent être réalisés, sous réserve d’avoir effectué

les formalités de publicité.

Quelle est la durée de validité

d’un permis de travaux ?

La durée de validité des permis de travaux

immobiliers est de 2 ans à compter de sa délivrance.

Le permis est en outre périmé si les

travaux sont interrompus pendant plus d’un an.

Sur demande par écrit, déposée à la mairie dans

les deux mois avant l’expiration du délai de validité

du permis initial, celui-ci peut être prorogés

une fois, pour une période d’une année, après

vérification par l’administration qu’aucune nouvelle

réglementation d’urbanisme ne s’oppose à

la réalisation de la construction.

Quelles sont les sanctions ?

Si aucun permis de construire n’a été délivré,

l’administration, saisie d’une plainte émanant

d’un particulier, dispose d’un délai de 3 ans à

compter de la fin des travaux pour saisir le tribunal

correctionnel. L’article D.117-1 et -2 du Code

de l’Aménagement de la Polynésie Française

prévoit plusieurs sanctions : amendes, peine

d’emprisonnement et obligation de remise des

lieux en leur état initial. En outre, un particulier

ayant subi un préjudice manifeste du fait de la

construction sans permis (obstruction de la

vue, éboulements, problème d’écoulement des

eaux de pluie…) peut demander réparation du

préjudice en saisissant le Tribunal de Première

Instance. Enfin, une construction faite sans permis

ne pourra obtenir de certificat de conformité.

Or, sous peine de sanctions allant de 2 à 4

mois d’emprisonnement et d’une amende de

200.000 à 1.000.000 de francs CFP, l’occupation

ou la location d’une construction est strictement

interdite sans avoir au préalable obtenu

ce certificat constatant la conformité des travaux

effectivement réalisés avec ceux prévus dans la

demande de permis, notamment au niveau de

l’assainissement, de l’implantation, de l’aspect

et du raccordement aux voies et réseaux.

Une demande de permis de régularisation est

toujours possible, mais n’empêchera pas les

poursuites et sanctions éventuelles pour le défaut

d’autorisation préalable. En outre, les travaux.

Enfin, une construction illicite sera néanmoins

soumise à l’impôt sur les propriétés bâties.

L’autorisation de lotir

Elle concerne les constructions de lotissements.,

c’est à dire la division d’un terrain en plus de 5

parcelles sur une période inférieure à 10 ans,

ces parcelles étant destinées à recevoir des

constructions. Dans les cas particulier de partage,

donation partage, partage successoral

ou sortie d’indivision, ces opérations devront

respecter les prescription minimales du plan

d’aménagement, plus particulièrement pour ce

qui concerne la forme et les dimensions des parcelles

ainsi que les emprises réservées à la voirie

et aux accès.

La déclaration de travaux :

un procédure simplifiée

Certain ouvrages bénéficient d’une procédure

simplifiée concernant la demande d’autorisation

(la déclaration de travaux), voire d’une exemption

d’autorisation de travaux immobiliers) en

raison de leur faible importance.

La déclaration de travaux concerne les construction

n’ayant pas effet de changer la destination

d’un bâtiment existant et dont la surface au sol

n’excède pas 20 m2.

L’exemption de permis de construire concerne

des ouvrages tels que :

• Les clôtures dont la hauteur n’excède pas 2m, à

l’exception de celles qui doivent être réalisées en

bordure du domaine public ;

• Les constructions non habitables, abris de jardin,

locaux techniques, dont la surface au sol ne

dépasse pas 6m2 et dont la hauteur n’excède pas

2,5m au dessus du sol ;

• Les terrasses dont la hauteur au dessus du sol

n’excède pas 0,60m ;

• Les piscines dont la superficie du bassin n’excède

pas 50m2, à l’exception de celle réalisées

dans un sol ayant fait l’objet d’un remblai ou

d’un déblai, ou devant être confortée par la réalisation

d’un mur de soutènement ;

• Les éoliennes dont la hauteur du mât et de la

nacelle au dessus du sol est inférieur ou égale

à 12 mètres. L’exemption de la procédure d’autorisation

n’exclue pas, pour les ouvrages qui en

bénéficient, l’obligation de respecter les règles

d’implantations définies au code de l’urbanisme

ou au plan d’aménagement.

Le dossier joint à la déclaration

de travaux comprend :

• Un plan de situation du terrain ;

• Une représentation de l’aspect extérieur de

l’ouvrage et ses dimensions ;

• Un plan masse faisant apparaître l’implantation

de l’ouvrage vis-à-vis des limites de propriété ;

• Une coupe de l’ouvrage réalisée en son point

le plus haut.

• Lorsque l’édification des constructions envisagées

y est subordonnée, les accords de voisinage,

contrats ou décisions selon le cas.

La démolition d’une construction

existante en vue d’une

reconstruction

Il n’existe aucun permis de démolition. Lorsque l’on

souhaite démolir une construction existante pour

en construire une nouvelle, que ce soit à l’emplacement

exact ou non de l’ancienne, seul une nouvelle

demande de permis de construire est nécessaire.

L’ATTESTATION

D’ACHÈVEMENT

DES TRAVAUX

Cette attestation est signée par l’entrepreneur

général, l’architecte ou les diverses entreprises

intervenues sur le chantier. Elle permet d’informer

l’administration de l’achèvement des

travaux en conformité avec l’autorisation d’urbanisme

accordée. Elle doit impérativement être

effectuée dès la fin des travaux. Elle déclenche

un contrôle sur le terrain par une commission

qui donnera son accord pour l’obtention du certificat

de conformité.

LES DÉMARCHES

AUPRÈS DU SERVICE

DES CONTRIBUTIONS

Les constructions nouvelles, les reconstructions

(puisqu’elles sont assimilées à des constructions

nouvelles), les additions de constructions

régulièrement déclarées bénéficient en matière

d’impôt foncier sur les propriétés bâties, d’une

exonération totale de 5 ans, suivie d’une exoné-

135


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

CONSTRUCTION RÉNOVATION

rations partielle (-50%) les 3 années suivantes.

A partir de la 9 ème année, elles sont imposées

en totalité. L’impôt est calculé par rapport à la

valeur locative. Les propriétaires ou personnes

imposables sont tenues de souscrire et d’adresser

à la DICP une déclaration sur imprimé spécial

revêtu du visa du maire, dans les trente jours de

la date d’occupation de l’immeuble. Cette déclaration,

qui doit être accompagnée du certificat

de conformité. Comporte l’identité du propriétaire,

la situation des biens, la nature des travaux

entrepris, la description de l’immeuble et sa destination

et sa valeur vénale. Lorsque l’immeuble

déclaré comprend plusieurs locaux susceptibles

d’être imposés distinctement, les propriétaires

ou personnes imposables, sont tenus de joindre

à la déclaration, un état descriptif de division.

Doivent être également déclarés à la DICP, dans

les soixante jours après leur réalisation, les modifications

de valeur locative des immeubles

bâtis, ainsi que les changements de caractéristiques

physiques (aménagements intérieurs ou

extérieurs) dès lors que ces changements sont

susceptibles d’entraîner une augmentation de

valeur locative d’au moins 10%. La déclaration

doit comporter l’identité et l’adresse du propriétaire,

la nature des modifications ou changements

intervenus, le lieu de situation et l’adresse

géographique de l’immeuble et si l’immeuble

fait l’objet d’une location, le montant du loyer

et des charges locatives et l’identité du locataire

En cas de démolition d’une construction, il est

également nécessaire d’informer la Direction

des Impôts et des Contributions Publiques de la

démolition afin de ne plus être assujetti à l’impôt

sur les propriétés bâties, pour la part concernant

la construction démolie.

LA RÉCEPTION

DES TRAVAUX

L’obtention de la conformité ne présumant pas

de la qualité de la construction, la réception

des travaux est une étape cruciale au cours de

laquelle le maître d’œuvre vérifie leur bonne

exécution. C’est donc le moment, le cas échéant,

de formuler des réserves ou faire jouer les garanties.

La réception des travaux se matérialise par

la signature d’un procès-verbal, qui sera signé

par chacune des parties intervenantes.

La procédure :

la réception des travaux doit impérativement intervenir

avant la remise des clés et votre entrée dans

les lieux. Sur convocation par le maître d’œuvre ou le

constructeur, les différents intervenants se rendent

sur le chantier afin de constater le bon achèvement

des travaux et leur conformité par rapport au projet.

Dans le cas ou vous avez signé un contrat avec plusieurs

entrepreneurs, vous pouvez procéder à des

réception de travaux séparées, pour la pour la partie

des travaux qui concerne chacun d’eux. Si pour diriger

les travaux vous avez fait appel à un architecte

ou à un maître d’œuvre, vous pourrez procéder à

une réception globale. Sachez en outre que si vos

connaissances en matière de construction son insuffisantes,

vous pourrez vous faire assister par un

professionnel du bâtiment pour vous aider vérifier

la qualité et la conformité du chantier.

Les contrôles :

La réception des travaux requiert de votre part

une grande vigilance. Contrat en main (avec

toutes ses annexes et la notice descriptive des

travaux), vous devrez tout d’abord visiter l’habitation

en détails et vérifier que tous les travaux

exécutés sont bien conformes aux caractéristiques

définies dans le contrat (nature des matériaux,

qualité de la robinetterie, revêtements

de sols et de murs, luminaires, disposition des

prises électriques, surface des pièces etc…).

Il faudra également vérifier le fonctionnement

de tous les équipements (ouverture et fermeture

des portes, fenêtres, baies vitrées, robinets,

chauffage, système d’aération, éclairage etc…)

La rédaction du procès-verbal :

Le détail des constatations doit être porté avec

soin sur le procès-verbal et notamment les réserves

éventuelles, les défauts de conformité

constatés par rapport à votre projet initial, les

malfaçons et désordres apparents. La rédaction

de ce document constitue la base quant aux recours

éventuels que vous pourrez exercer.

Si les défauts ne sont pas signalés par écrit, vous

êtes présumé les avoir acceptés. Si vous avez

choisi de vous faire assister par un professionnel,

sachez que celui-ci engage sa responsabilité.

Le procès-verbal de réception des travaux est

enfin daté, signé et établi en autant d’exemplaires

que de signataires.

Le cas du refus de réception :

vous pouvez juger que les travaux réalisés ne

sont pas totalement achevés, non conformes

ou comportent trop de défauts ou de malfaçons.

Dans ce cas, vous pourrez refuser la réception

des travaux. Vous pourrez alors définir, en accord

avec les intervenants concernés, une nouvelle

date de réception des travaux. Dans l’impossibilité

de trouver un accord, vous devrez alors saisir

le juge des référés pour demander l’achèvement

des travaux, la mise en conformité ou la réparation

des malfaçons.

Services à contacter

pour plus d’information :

Service de l’Urbanisme : 40.46.80.23

(www.urbanisme.gov.pf)

Direction des Affaires Foncières :

40.47.18.18 (www.daf.pf)

Division Cadastre : 40/47.18.64

Direction de l’équipement :

40.46.80.17

LE FINANCEMENT DE VOTRE PROJET

L’EMPRUNT AUPRÈS

D’UN ETABLISSEMENT

DE CRÉDIT

Pour financer un projet de construction ou l’acquisition

d’une habitation, il est souvent nécessaire

de recourir à un emprunt. Il est d’ailleurs

indispensable de connaître votre capacité de

financement (capacité d’autofinancement +

capacité d’emprunt) avant même de concevoir

votre projet, car votre budget constitue la première

limite à vos ambitions de propriétaire.

Votre capacité

de remboursement

Convaincre votre banquier de vous prêter de

l’argent pour financer tout ou partie de votre

projet immobilier devient de plus en plus difficile.

Sa décision dépendra de plusieurs paramètres

qui devront lui donner un maximum de

garanties quant à votre capacité de remboursement.

Votre apport personnel : vous avez

épargné pendant de longues années et dispo-

136


CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

137


GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

CONSTRUCTION RÉNOVATION

sez d’un certain capital ? Vous pourrez cumuler

toute ou partie de cet épargne avec le montant

du crédit qui vous sera accordé pour augmenter

le budget relatif à votre projet. Avant de décider

d’affecter la totalité de votre épargne au financement

de votre habitation, n’oubliez pas que

dans un tel investissement, il existe toujours

des imprévus qui viennent s’ajouter au coût

initial : on opte en cours de chantier pour une

robinetterie ou un carrelage plus coûteux, on rajoute

des équipements, le chantier se prolonge

au delà des délais et les premières échéances

du crédit commencent à arriver etc…). Vous

pourrez également connaitre une période sans

revenus (à la suite d’une perte d’emploi)… Il

sera PEUT-ÊTRE judicieux de conserver un certain

capital pour y faire face.

Dans la majorité des cas, l’apport personnel est

exigé par l’établissement de crédit et se situe généralement

autour de 20%. En contrepartie de

cette garantie, votre banque pourra vous faire

bénéficier d’un taux d’emprunt plus avantageux

et accepter de vous prêter un capital plus conséquent.

Votre revenu disponible : il est

constitué de toutes vos ressources (salaire, pension

de retraite, revenu de loyers etc…) diminuées

de vos charges (mensualités des crédits

en cours, loyer, pension alimentaire…). Votre

capacité de remboursement sera ensuite évaluée

à un tiers de votre revenu disponible. La

réglementation visant à combattre le surendettement

a limité la possibilité d’emprunter en se

basant sur cette capacité de remboursement. Un

prêt supplémentaire ne pourra vous êtes accordé

si le montant total de vos échéances mensuelles

dépasse votre capacité de remboursement.

L’évaluation de votre acquisition :

de plus en plus, les établissements prêteurs

n’hésitent pas à se rendre sur place (terrain ou

construction existante) pour contrôler que

le prix d’acquisition du bien faisant

l’objet de la demande de crédit est

en adéquation avec les prix du

marché. En effet, votre bien sera

le plus souvent gagé, en garantie

du prêt et en cas de défaut de

paiement menant à une saisie

de votre habitation, la banque

doit s’assurer que la revente du

bien pourra rembourser le capital

restant dû, les intérêts et frais accessoires

de votre crédit.

Les modalités d’emprunt

Contracter un crédit immobilier vous engage

sur une durée pouvant aller jusqu’à 25 ans.

Les principales caractéristiques d’un crédit

peuvent changer d’un établissement à l’autre

et en fonction des garanties que vous pourrez

apporter à votre banquier. Le coût du crédit peut

sensiblement varier en fonction des conditions

du prêt.

Le capital : c’est le montant total mis à

disposition par la banque pour le financement

de votre projet.

la durée du crédit : suivant le montant

de votre apport personnel, le montant emprunté

et l’âge du bénéficiaire, la duré du crédit pourra

aller de 7 ans à 25 ans.

les mensualités : c’est la somme que

vous devrez rembourser chaque mois à date fixe

(l’échéance). Les mensualités sont la plupart du

temps constantes, c’est à dire identiques d’un

mois à l’autre pendant toute la durée du crédit.

La mensualité est constituée d’une portion du

capital (le capital remboursé) et des intérêts

calculés pour un mois sur le capital restant à

rembourser après l’échéance précédente. De

fait, le montant du capital remboursé augmente

à chaque échéance et la part d’intérêt diminue

d’autant, ce qui donne une échéance constante.

Il existe également un système de mensualités

progressives (plus rare), dont le montant augmente

chaque année, selon les paramètres prévus

dans le contrat de prêt.

Les intérêts différés : il peut être

prévu dans votre contrat de prêt un déblocage

du capital en plusieurs fois, en fonction de l’état

d’avancement des travaux par exemple. C’est

notamment le cas dans le cadre d’une acquisition

en VEFA (voir notre dossier VEFA). Le contrat

de prêt peut prévoir un paiement mensuel des

intérêts différés ou, plus rarement, une capitalisation

de ces intérêts qui seront rajoutés au

montant du capital initial prêté.

Le taux nominal d’intérêt de

l’emprunt : il s’agit du taux brut, avant frais

de garanties et les assurances.

Les frais de dossier : ils sont en général

de 1% du montant mis à disposition, avec

un minimum de 50.000 XPF. Ces conditions

peuvent varier d’une banque à l’autre.

L’assurance Décès/invalidité

(ADI) : elle est destinée à couvrir le paiement

du capital restant à rembourser si l’emprunteur

venait à décéder ou à être victime d’un handicap

conduisant à une perte de son emploi par

exemple. Elle est exigée par les banques pour

toute obtention de crédit. Selon le montant

emprunté et l’age de l’emprunteur, la compagnie

d’assurance pourra exiger de l’emprunteur,

la réponse à un questionnaire d’ordre médical

ou qu’il se soumette à un bilan médical plus ou

moins poussé.

Les pénalités de

rembourssement anticipé : si, au fl du

temps, votre épargne vous permet de rembourser

le solde du crédit par anticipation, ou si, du

fait de la vente de votre bien, vous devez solder

le crédit avant son terme, il est généralement

prévu une pénalité de remboursement anticipé.

Son montant est couramment fixé à 3% du

montant du capital remboursé par anticipation,

mais ce taux peut être négocier (de préférence

avant la signature du contrat) jusqu’à 2%, voir

1,5%.

Le dossier de demande de prêt

Un certain nombre de documents vous seront

demandés pour la constitution du dossier de

demande de prêt :

138


CONSTRUCTION - RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

• Un justificatif de revenu (en principe les trois

derniers bulletins de salaire, ou tout justificatif

de rémunération tel qu’un bilan pour les

commerçants et professions libérales) ;

• Un certificat de travail ;

• Une copie de pièce d’identité en cours de

validité ;

• Un justificatif de résidence (facture EDT, certificat

de résidence, bail, facture d’eau) ;

• Un relevé d’identité bancaire ;

• Les trois derniers relevés de compte bancaire

ou postal (si l’organisme prêteur est un autre

établissement) ;

• Le montant de l’apport personnel ;

• Le questionnaire d’assurance complété par

l’emprunteur ou chaque quo-emprunteur ;

Et, suivant le cas :

• Le compromis de vente, les plans et le descriptif

du projet (dans le cas de l’achat d’un

logement neuf) ;

• Le compromis de vente ou un document du

notaire attestant du prix de vente du bien et

donnant son descriptif (dans le cas d’une habitation

ancienne) ;

• Le permis de construire, les plans, les devis,

le contrat de construction.

LES AIDES

TERRITORIALES

POUR L’ACCESSION

A LA PROPRIÉTÉ

Dans le cadre de la

construction d’une maison

individuelle ou de

l’acquisition d’un logement neuf, individuel ou

collectif et exclusivement à usage d’habitation

principale, toute personne physique qui bénéficie

d’un prêt immobilier auprès d’un établissement

de crédit en Polynésie peut bénéficier,

sous certaines conditions, d’une aide financière

du territoire dans la limite d’une aide unique par

personne seule ou par ménage, non cumulable

avec un autre dispositif local d’aide au logement

ou de défiscalisation (hormis, le cas échéant, les

exonérations partielles ou totales de droits d’enregistrement

ou de transcription).

Les conditions d’éligibilité

• Le bénéficiaire doit être une personne physique;

• À la date de la demande, il ne doit pas être

propriétaire d’un bien immobilier bâti à usage

d’habitation, que ce soit en nom propre, ou

au travers d’une SCI.

• Le ménage ne doit pas dépasser un revenu

mensuel moyen dont le plafond dépend de sa

composition, à savoir :

-> 3 fois le SMIG brut pour une personne

seule ;

-> 3 fois le SMIG brut + 50.000 F

pour une personne seule avec une

personne à charge ;

-> 3 fois le SMIG brut + 100.000 F

pour une personne seule avec deux

personnes à charge ;

-> 4 fois le SMIG brut pour une personne

seule avec plus de deux personnes

à charge ;

-> 4 fois le SMIG brut + 50.000 F

pour un couple avec une personne

à charge ;

-> 4 fois le SMIG brut + 100.000 F

pour un coupe avec plus d’une

personne à charge,

Le revenu mensuel moyen du ménage étant la

moyenne de l’ensemble des revenus nets perçus

(à l’exclusion des prestations familiales) au cours

des 12 mois précédant la date de dépôt de la demande

d’aide.

Les conditions relatives au projet

Le bénéficiaire s’engage à :

• Construire un logement aux normes para cycloniques

;

• Prévoir des équipements de matériels destinés

à la production d’énergie à partir d’une source

d’énergie renouvelable ou entrant dans un processus

de réduction de la consommation d’énergie

dont la liste est énumérée à l’arrêté n° 976

CM du 01/07/2009 modifié) ;

• Réserver le logement exclusivement à son

habitation principale pendant une période de 5

ans suivant le versement de l’aide.

Le montant de l’aide

Le montant de l’aide est fixé à 20.000 F/m2 de

surface habitable, dans la limite de 2.000.000 F.

Il est versé intégralement :

• Soit directement au bénéficiaire, après notification

de l’organisme prêteur, du premier

déblocage du prêt, dans le cadre d’une habitation

à construire ;

• Soit auprès d’un notaire exerçant en Polynésie

Française, après notification par la

banque, de la signature du contrat de prêt et

de la non-rétractation des signataires dans les

délais légaux.

139


CONSTRUCTION RÉNOVATION

GUIDE DE L’HABITAT POLYNÉSIEN 2017

LE TERRAIN

CHOISIR SON TERRAIN

Après de multiples recherches, vous visitez enfin

le terrain de vos rêves ! Pour vous assurez que

ces rêves ne se transforment pas un jour en cauchemars,

il vous faudra prendre soin de conforter

votre choix par quelques précautions et une

étude attentive.

Une belle vue sur Moorea ou sur un magnifique

lagon ? C’est déjà très bien, mais c’est loin d’être

suffisant pour se décider. Le choix d’un terrain

vous engage parfois pour la vie, ou en tout cas,

pour de nombreuses années. Ce que votre terrain

peut vous offrir maintenant doit orienter votre

choix, mais il va falloir aussi anticiper les évolutions

possibles de votre futur environnement.

Les points essentiels à étudier

avant de vous engager :

La proximité des réseaux : le prix

du terrain vous semble raisonnable en rapport à

sa superficie ? Sachez cependant que si vous ne

disposez pas à proximité des réseaux électrique,

téléphonique ou d’approvisionnement en eau,

leur mise en place peut considérablement venir

alourdir votre investissement. Concernant le réseau

d’eaux usées ou pluviales, vous devrez vous

raccorder au réseau public s’il existe. Sinon, vous

devrez opter pour une installation d’assainissement

individuel.

La proximité des services : habiter

près de commerces, d’établissements scolaires

et de services de santé et ne pas avoir à faire

plusieurs kilomètres pour faire ses courses, déposer

ses enfants à l’école, ou en cas d’urgence,

se rendre chez son médecin, c’est du stress en

moins au quotidien, des économies sur les frais

de transport (et donc aussi un plus en terme

d’écologie !).

L’accessibilité : songez que lorsque

vous y habiterez, vous aurez à emprunter le chemin

de desserte de votre terrain plusieurs fois

par jour. Il est essentiel qu’il puisse être emprunté

par un véhicule classique, car même si vous

disposez d’un véhicule tout terrain, ce ne sera

peut être pas le cas de vos visiteurs.

Les dangers potentiels : a proximité

d’une rivière : en cas de forte pluie, la rivière peut

déborder de son lit et occasionner des inondations,

endommager votre clôture ou votre habitation,

emporter une partie de votre terrain. Un

enrochement sera PEUT-ÊTRE nécessaire pour

sécuriser la zone à risque.

Au pied de la montagne ou d’un talus : avec les

pluies successives, les talus s’effritent lentement,

jusqu’au jour où un glissement de terrain ou un

bloc de roche qui se décroche en amont vient

endommager votre habitation.

Les nuisances : n’hésitez pas à venir sur

votre futur terrain à différentes heures de la journée,

en semaine et le week-end. Par exemple,

un endroit peut être calme la semaine et bruyant

le week-end, calme la journée et bruyant le soir,

ou inversement. Soyez attentif aux différentes

sources de bruits (trafic automobile sur la route à

proximité de votre terrain, aboiement de chiens,

comportement des voisins, proximité avec des

commerces tels que menuiserie garage automobile

etc…)Les nuisances olfactives : L’air

peut être pollué par la présence d’une décharge

publique ou d’une activité industrielle.

CONSTRUCTION - RÉNOVATION

Les animaux errants : Ils peuvent être à la

foi source de danger (plus particulièrement pour

les enfants) et de nuisances sonores. Prêtez-y attention

lorsque vous circulez dans le voisinage.

Le cas échéant, renseignez vous auprès des services

de la commune pour les animaux qui se

montreraient menaçants.

Les insectes et autres nuisibles : certaines zones

de nos îles, par exemple en fond de vallées (plus

ombragées et plus humides), sont favorables à

la prolifération des moustiques, des cent pieds

etc… D’autres zones sont connues pour abriter

la désormais célèbre fourmi de feu. Autant de

nuisances et de dangers qui pourront vous faire

regretter votre choix.

Les contraintes liées à la configuration

du terrain et à la nature du sol :

• La pente : une pente de 5% (soit un dénivelé

de 50 cm pour 10m) n’est pas forcément perceptible

pour un œil non averti. Pour mesurer

rapidement la pente moyenne de votre terrain,

il vous suffit de disposer d’une planche de bois

bien droite de 2m et d’un niveau. Positionnez

votre planche de manière parfaitement horizontale,

dans le sens de la pente, en faisant reposer

sur le sol l’extrémité de la planche située en

amont. Mesurez l’écart en cm entre l’extrémité

en aval et le sol. Multipliez cette mesure par 50,

vous obtiendrez la valeur de la pente en pourcentage.

Selon la configuration de la construction

pour laquelle vous opterez, une forte pente

pourra nécessiter des travaux de terrassement

importants (grand volume de décaissement)

qui nécessiteront à leur tour d’autres aménagements

(soutènement, enrochement, gunitage…).

Attention aux surcoûts !!!

• La nat