05.04.2017 Vues

Qualité Références n° 71

De la certification à la performance

De la certification à la performance

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Décembre - Janvier 2017 / Trimestriel / 20€ N° <strong>71</strong><br />

DOSSIER CERTIFICATION<br />

De la certification<br />

à la performance 18<br />

AVIS D’EXPERT :<br />

Les leviers gagnants pour les<br />

démarches qualité dans les PME TPE 14<br />

QUALITÉ :<br />

De la performance à l’excellence<br />

opérationnelle 36<br />

PRATIQUE :<br />

Formaliser et diffuser le savoir-faire<br />

opérationnel dans l’entreprise 34<br />

PERFORMANCE :<br />

Se dépasser pour devenir une<br />

référence39<br />

BOÎTES<br />

À OUTILS :<br />

Toutes les nouveautés<br />

des logiciels du<br />

marché 46


EN ROUTE VERS ISO 9001 - 2015...<br />

Moteur de Workflow<br />

GED<br />

Pilotage du SMQ<br />

Gestion des audits<br />

Cartographie<br />

des processus<br />

Gestion des risques<br />

Actions correctives<br />

Actions préventives<br />

Gestion des non conformités<br />

Agilium Modeler<br />

Quality Manager<br />

Quality Doc<br />

En local<br />

En mode Saas<br />

www.agilium.com


ÉDITORIAL<br />

Certification n’est pas<br />

qualité…<br />

Le 08 février, un avion de la compagnie Easy Jet a manqué<br />

de se crasher en tentant à tout prix d’atterrir malgré des<br />

conditions météorologiques plus que défavorables. La cause<br />

de cet acharnement à vouloir se poser sur le lieu de destination<br />

prévu au péril de la vie des passagers et de l’équipage ? L’argent<br />

bien sûr ! La compagnie ne souhaitant pas prendre en charge<br />

le coût d’indemnisation des passagers, ni de leur rapatriement<br />

sur le lieu de destination initiale. Il semblerait que le pire a été<br />

évité grâce à la présence d’esprit du capitaine qui a refusé de<br />

se conformer aux consignes absurdes qui lui étaient transmises.<br />

Jérémie Roboh<br />

Rédacteur en chef<br />

S’il y a bien un domaine extrêmement réglementé, c’est celui<br />

de l’aéronautique. Des normes en tout genre sont établies pour<br />

garantir, avant toute chose, la sécurité<br />

des passagers. Mais là encore,<br />

« l‘humain et sa volonté restent au<br />

centre de tout processus.. »<br />

comme le soulignent les certificateurs<br />

eux-mêmes* : l‘humain et sa<br />

volonté restent au centre de tout<br />

processus. Ainsi, tout opérationnel,<br />

pilote d’avion ou manager, peut<br />

décider d’emmener son entreprise au point souhaité, soit par<br />

le chemin tracé et balisé, soit en prenant des raccourcis plus ou<br />

moins dangereux et dans ce dernier cas…. ça passe ou ça casse !<br />

Envie de réagir ?<br />

@qualiteref<br />

* Lire la grande interview page 22<br />

ÉDITEUR<br />

MRJ Informatique<br />

54, boulevard Rodin<br />

92130 Issy-les-Moulineaux<br />

Tel : 01 73 79 35 67<br />

Fax : 01 34 29 61 02<br />

www.qualite-references.com<br />

/ Qualite.References<br />

/@qualiteref<br />

Direction :<br />

Michaël Lévy<br />

Directeur de publication :<br />

Jérémie Roboh<br />

Rédacteur en chef :<br />

Jérémie Roboh<br />

COMMERCIALISATION<br />

Publicité :<br />

Sonia Cheniti<br />

s.cheniti@mrj-corp.fr<br />

Diffusion et Abonnements :<br />

vad.mrj-presse.fr<br />

Emilie Bellenger<br />

abonnement@qualite-references.com<br />

Prix au numéro :<br />

20 €<br />

Abonnement 1 an :<br />

58 € / 4 numéros<br />

Étranger :<br />

100 €<br />

Règlement par chèque<br />

bancaire à l’ordre de MRJ<br />

RÉALISATION<br />

Conception graphique :<br />

Eden Studio<br />

Impression :<br />

Pauker-Holding KFT<br />

11-15 Baross utca<br />

H -1407 Budapest - Hongrie<br />

N°ISSN :<br />

1293‐2949<br />

Dépôt légal : à parution<br />

Périodicité : Trimestrielle<br />

Numéro : <strong>71</strong><br />

Date : Décembre - Janvier 2017<br />

RÉDACTION<br />

Ont contribué au numéro :<br />

Valérie Brenugat (MRJ), Olec<br />

Kovalewsky (Réseau Performance<br />

<strong>Qualité</strong> TPE-PME), Èdouard Kiener<br />

(Intertek), Frédéric Gaudin (LRQA),<br />

Xavier Daniel (Groupe Socotec),<br />

Thomas Hennion (BSI Group),<br />

Philippe Bôhm (TÜV Nord Group),<br />

Bernard Decoster (DSD System),<br />

Olivier Theromn (Gestform),<br />

Stéphane Chabrier (Groupe Apicil),<br />

Guy Barlet (Préfecture de la<br />

Creuse).<br />

CRÉDITS<br />

Crédit photos :<br />

iStock, Isiware, Dell Statistica,<br />

Université Lean Six Sigma<br />

Toute reproduction, totale ou<br />

partielle, est soumise à l’accord<br />

préalable de la société MRJ.<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I3


Themis<br />

QHSE QHSE MANAGER<br />

MANAGER<br />

LOGICIEL QHSE<br />

200+ fonctionnalités FullWeb<br />

200+ fonctionnalités FullWeb<br />

Suivi, planication, analyse & reporting<br />

Suivi, planication, analyse & reporting<br />

Gestion des évènements HSE<br />

Gestion des évènements HSE<br />

Gestion des équipements & emplacements<br />

Gestion des équipements & emplacements<br />

Suivi formations & habilitations<br />

Suivi formations & habilitations<br />

MMR, EPI, Actions Correctives<br />

MMR, EPI, Actions Correctives<br />

Document unique<br />

Document unique<br />

Compte pénibilité & exposition aux risques<br />

Compte pénibilité & exposition aux risques<br />

Plans de prévention<br />

Plans de prévention<br />

Themis été choisi pour sa exibilité,<br />

a clarté et son évolutivité,<br />

sa mais aussi sa convivialité !<br />

Themis été choisi pour sa exibilité,<br />

a clarté et son évolutivité,<br />

sa mais aussi sa convivialité !<br />

Rendez-vous sans attendre sur<br />

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www.themis-qhse.fr<br />

www.themis-qhse.fr<br />

Éditeur du logiciel - www.dsdsystem.com<br />

+33 (0)3 20 51 47 29 - commercial@dsdsystem.com<br />

diteur du logiciel - www.dsdsystem.com<br />

3 (0)3 20 51 47 29 - commercial@dsdsystem.com<br />

GMAO SAV Altair<br />

SERVICE E MANAGER<br />

QHSE<br />

GMAO SAV Altair<br />

SERVICE E MANAGER<br />

QHSE<br />

Themis<br />

Q HSE MANAGER<br />

Themis<br />

Q HSE MANAGER


SOMMAIRE<br />

DOSSIER<br />

De la certification à la performance<br />

18 De l’ISO à la qualité<br />

20 ISO : les chiffres de la certification à la loupe<br />

22 CERTIFICATION: la grande interview<br />

33 La certification : un pilier de la stratégie de Socotec<br />

34 Formaliser et diffuser le savoir-faire opérationnel dans<br />

l’entreprise<br />

18<br />

Éditorial<br />

03 Certification n’est pas qualité…<br />

Actualités<br />

08 Une nouvelle certification AFNOR<br />

pour Allianz Worldwide Partners<br />

France<br />

08 Les logiciels d’encaissement<br />

certifiés par le LNE<br />

10 Diversity’Scan pour sensibiliser<br />

aux enjeux du handicap et de la<br />

diversité<br />

Avis d’expert<br />

14 Des leviers d’actions gagnants<br />

pour les démarches qualité des<br />

TPE PME<br />

Dossier<br />

18 De l’ISO à la qualité<br />

20 ISO : les chiffres de la<br />

certification à la loupe<br />

22 CERTIFICATION: la grande<br />

interview<br />

33 La certification : un pilier de la<br />

stratégie de Socotec<br />

40 Un service de qualité de la<br />

Préfecture de la Creuse pour les<br />

usagers<br />

42 Virly : une prévention innovante et<br />

participative exemplaire<br />

Nouveautés logiciels<br />

46 Creative IT lance des solutions<br />

logicielles Qubes<br />

10 Les entreprises françaises<br />

championnes européennes<br />

12 Thales parmi les 100 entreprises<br />

les plus innovantes au monde<br />

12 Okavango rejoint GreenFlex<br />

34 Formaliser et diffuser le<br />

savoir-faire opérationnel dans<br />

l’entreprise<br />

Gestion de la qualité<br />

36 AFQP : de la performance à<br />

l’excellence opérationnelle<br />

38 Gestform : les bonnes pratiques<br />

d’une société adaptée<br />

39 Groupe Apicil : se dépasser pour<br />

être une référence<br />

46 Une nouvelle version pour<br />

Qualios<br />

46 Certification ISO 9001 2015 pour<br />

Agilium<br />

Magazine<br />

49 Agenda<br />

50 Index<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I5


Quality Manager<br />

Efficace, intuitive, évolutive<br />

La solution QSE qui s’adapte à vos besoins<br />

Quality Manager aide des milliers d’utilisateurs à travers l’Europe, à maîtriser avec succès leurs systèmes de<br />

management et gagner en agilité et en conformité au niveau de leurs processus.<br />

Accédez depuis un portail interactif et personnalisable, à toutes les fonctionnalités nécessaires à un pilotage fiable et<br />

performant de votre système de management, quelques soient vos référentiels ou secteurs d’activité.<br />

Fonctionnalités<br />

Management intégré qualité, sécurité, environnement<br />

Gestion de cycle de vie des documents<br />

Planification et suivi des audits et revues<br />

Traitement des écarts, non-conformités et réclamations<br />

Suivi des plans d’actions avec relance automatique<br />

Risques professionnels et Document Unique<br />

Formations, habilitations et entretiens individuels<br />

Gestion des dossiers réglementaires<br />

Suivi et contrôle périodique des équipements<br />

Pilotage grâce aux tableaux de bord accessibles en temps-réel<br />

Points forts<br />

Solution éprouvée proposé par Avanteam, un des leaders<br />

du marché avec 380 clients et 450 000 utilisateurs en Europe.<br />

Accessible aux fonctionnels qui peuvent en toute autonomie<br />

personnaliser leur application ou créer leurs propres formulaires,<br />

workflows, vues, navigateurs et tableaux de bord.<br />

Compatible toutes normes et exigences sectorielles : ISO 9001,<br />

ISO 14001, OHSAS 18001, ISO 22000, EN 9100, ISO 26000, FDA<br />

21 CFR 11, etc.<br />

Puissante plateforme d’automatisation de processus, capable<br />

d’informatiser l’ensemble de vos processus opérationnels :<br />

absences, congés, missions, projets, helpdesk, entrée-sortie<br />

du personnel, demandes achats, factures fournisseurs, courrier.<br />

Solution web 2.0 disponible en mode licence et service (SaaS).<br />

Pour une démonstration personnalisée, contactez-nous au 01 34 58 73 73<br />

www.avanteam.fr


LES TEMPS FORTS<br />

AVIS D’EXPERT<br />

Des leviers d’actions gagnants pour<br />

les démarches qualité des TPE PME<br />

p 14 à 17<br />

Ce modèle repose sur la mise en valeur de trois leviers essentiels<br />

de la performance que sont les processus, les instances de<br />

décision et les métiers. Par rapport aux architectures classiques,<br />

basées sur la seule dimension processus, l’article présente les<br />

avantages d’un modèle élargi pour répondre aux défis nouveaux…<br />

FOCUS<br />

ISO : les chiffres de la<br />

certification à la loupe p 20<br />

L’ISO, dévoile les résultats de leur dernière enquête sur le nombre<br />

de certificat émis dans le monde. Cette étude dresse un état des<br />

lieux de la certification. Si le nombre des certificats ISO 9001 et<br />

140001 reste stable, ceux relatifs aux domaines automobiles (TS<br />

16949), médical (13485) et alimentaire (22000) connaissent une<br />

hausse. Explications…<br />

INTERVIEW<br />

DOSSIER<br />

La grande interview des<br />

certificateurs p 22 à 31<br />

À heure où la certification en tant que telle est parfois remise en<br />

question dans sa raison d’être, les représentants de 5 organismes<br />

certificateurs de renoms ont accepté de répondre à nos questions<br />

en toute transparence et sans langue de bois….<br />

De la certification à l’excellence<br />

opérationnelle p 36 à 43<br />

Le 30 janvier se déroulera la journée française de la qualité et de<br />

l’excellence opérationnelle. Elle connaîtra deux temps forts : une<br />

matinée au ministère de l’Economie et des Finances et l’aprèsmidi<br />

au siège du Medef. Lors de cette matinée, seront organisés<br />

des conférences et des ateliers avec la présence du secrétaire d’État<br />

chargé de l’Industrie auprès du ministre de l’Économie et des<br />

Finances, Christophe Sirugue…<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I7


ACTUALITÉS<br />

EN BREF<br />

Application GECO air<br />

écoresponsable<br />

L’application gratuite GECO air de l’IFPEN<br />

incite l’utilisateur à agir de manière<br />

« écoresponsable » en faveur de la<br />

réduction des polluants en analysant<br />

les émissions liées à ses trajets, quel<br />

que soit le type de transport. Elle le<br />

sensibilise aussi sur le caractère polluant<br />

de ses déplacements avec un « score<br />

mobilité », délivré chaque jour et après<br />

chaque trajet grâce à un outil de mesure<br />

objectif exprimé en Points Polluants. De<br />

plus, elle aide à améliorer sa façon de<br />

conduire par des conseils personnalisés<br />

après chaque trajet.<br />

www.ifpenergiesnouvelles.fr<br />

Guide pratique du Medef et<br />

EcoVadis pour les PME<br />

Le Medef et EcoVadis s’associent afin<br />

d’aider les TPE-PME à mettre en place<br />

une démarche RSE en publiant un guide<br />

pratique. Ce guide, composé de 10<br />

témoignages de terrain détaillant chacun<br />

une bonne pratique, a été conçu pour<br />

donner à tous les chefs d’entreprise de<br />

TPE-PME de nouvelles idées d’actions<br />

à mettre en œuvre. Ces dix petites<br />

entreprises ont été choisies parmi les<br />

TPE/PME/ETI françaises évaluées par<br />

EcoVadis car elles ont obtenu une bonne<br />

note globale lors de leur évaluation.<br />

www.medef.com<br />

ASSURANCE<br />

Une nouvelle certification AFNOR<br />

pour Allianz Worldwide Partners France<br />

A l’issue d’un audit de 4 jours, Allianz Worldwide Partners France a obtenu<br />

d’AFNOR la certification ISO 9001 dans sa version 2015 et adopte ainsi le nouveau<br />

référentiel de cette norme internationale de management de la <strong>Qualité</strong>.<br />

Pour faire face aux évolutions dans un<br />

contexte général et environnemental<br />

ultra-concurrentiel, le groupe a transformé<br />

ses manières d’interagir avec l’ensemble<br />

des parties prenantes en adaptant ses modes<br />

de travail et ses processus pour les rendre plus<br />

agiles, plus globaux, plus digitaux et plus<br />

innovants.<br />

En adoptant dès à présent la version 2015 de<br />

la Norme ISO 9001, la direction fait le choix<br />

d’un alignement accru de sa politique <strong>Qualité</strong><br />

sur l’orientation stratégique qui tient compte<br />

de ce contexte, notamment à travers une plus<br />

MANUTENTION<br />

grande prise en compte des besoins et attentes<br />

de toutes les parties intéressées par ses activités<br />

telles que les prestataires et les salariés. De<br />

plus, son pilotage des risques et opportunités<br />

impactent les processus internes et externalisés.<br />

En outre, le groupe renforce son mode<br />

de management collaboratif et matriciel, au<br />

service des compétences. Il sécurise aussi les<br />

données de ses clients par des infrastructures<br />

adaptées et une déontologie réaffirmée. ●<br />

EN SAVOIR PLUS > www.mondial-assistance.fr<br />

Les logiciels d’encaissement<br />

certifiés par le LNE<br />

Organisme de certification accrédité par le Cofrac, le Laboratoire national<br />

de métrologie et d’essais complète son offre de certification pour les<br />

industriels dans le domaine de la sécurité de l’information.<br />

Les compétences relationnelles<br />

sous-évaluées<br />

Alors qu’une grande majorité des<br />

Français passent les deux tiers de<br />

leur temps de travail en relation<br />

interpersonnelle, ils estiment, pour<br />

40% d’entre eux, que les entreprises ne<br />

valorisent pas suffisamment les qualités<br />

relationnelles. Une enquête de l’institut<br />

Elabe pour le cabinet Interactifs révèle<br />

qu’ils sont cependant 81% à estimer<br />

qu’elles sont un facteur clé de réussite<br />

professionnelle. Respect et politesse<br />

sont les deux qualités attendues d’une<br />

relation professionnelle avant la clarté et<br />

la précision.<br />

www.interactifs.fr<br />

La loi de finances pour 2016 prévoit<br />

qu’à compter du 1er janvier 2018,<br />

l’ensemble des systèmes utilisés pour<br />

l’encaissement, du commerce de quartier<br />

à la grande distribution, devra satisfaire à<br />

des conditions d’inaltérabilité, de sécurisation,<br />

de conservation et d’archivage des<br />

données en vue du contrôle de l’administration<br />

fiscale. La conformité de ces systèmes<br />

à ces exigences devra être attestée par un<br />

certificat délivré par un organisme de certification<br />

accrédité ou par une attestation<br />

individuelle de l’éditeur.<br />

Le LNE a ainsi développé, en collaboration<br />

avec les professionnels du secteur (représentants<br />

d’industriels, membres éditeurs<br />

de logiciels, fabricants…), un référentiel de<br />

certification permettant aux concepteurs de<br />

ces systèmes de démontrer leur conformité<br />

aux exigences réglementaires, grâce à une<br />

évaluation réalisée par un organisme tiers<br />

indépendant. La certification LNE garantit la<br />

conformité du logiciel à la loi des finances à<br />

travers des évaluations documentaires, fonctionnelles<br />

et de robustesse en parallèle d’audits<br />

annuels.<br />

Enfin, ce référentiel de certification des<br />

systèmes de caisse s’applique à différents<br />

domaines : caisses, logiciels d’encaissement,<br />

imprimantes fiscales et instruments<br />

de mesure réglementés intégrant un dispositif<br />

d’encaissement. ●<br />

EN SAVOIR PLUS > www.lne.fr<br />

www.uvex-heckel.fr<br />

8 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


倀 椀 挀 漀 洀 琀 漀 爀 椀 渀 瘀 攀 渀 琀 攀 氀 攀 猀 洀 漀 搀 攀 猀 漀 瀀 爀 愀 琀 漀 椀 爀 攀 猀<br />

嘀 椀 猀 甀 攀 氀 ⸀ 䐀 椀 最 椀 琀 愀 氀 ⸀ 吀 爀 愀 愀 戀 氀 攀 ⸀ 䤀 匀 伀 㤀 ⸀<br />

䜀 攀 猀 琀 椀 漀 渀 搀 攀 猀 爀 瘀 椀 猀 椀 漀 渀 猀 Ⰰ 圀 漀 爀 欀 昀 氀 漀 眀 搀 攀 瘀 愀 氀 椀 搀 愀 琀 椀 漀 渀 Ⰰ 䌀 愀 爀 琀 漀 甀 挀 栀 攀 倀 䐀 䘀 Ⰰ<br />

倀 椀 挀 琀 漀 最 爀 愀 洀 洀 攀 猀 䤀 匀 伀 㜀 Ⰰ 䄀 洀 氀 椀 漀 爀 愀 琀 椀 漀 渀 䌀 漀 渀 琀 椀 渀 甀 攀<br />

眀 眀 眀 ⸀ 瀀 椀 挀 漀 洀 琀 漀 ⸀ 挀 漀 洀<br />

䌀 爀 攀 稀 Ⰰ 最 爀 攀 稀 Ⰰ 瀀 愀 爀 琀 愀 最 攀 稀 攀 琀 愀 渀 愀 氀 礀 猀 攀 稀 瘀 漀 猀<br />

椀 渀 猀 琀 爀 甀 挀 琀 椀 漀 渀 猀 搀 攀 琀 爀 愀 瘀 愀 椀 氀 瘀 椀 猀 甀 攀 氀 氀 攀 猀 䤀 匀 伀 㤀 <br />

준 瘀 漀 氀 甀 琀 椀 昀<br />

䤀 渀 琀 攀 爀 愀 挀 琀 椀 昀<br />

䐀 椀 昀 昀 甀 猀 愀 戀 氀 攀<br />

䴀 甀 氀 琀 椀 ⴀ 猀 甀 瀀 瀀 漀 爀 琀<br />

䴀 甀 氀 琀 椀 氀 椀 渀 最 甀 攀<br />

䤀 洀 瀀 爀 椀 洀 愀 戀 氀 攀<br />

䌀 攀 渀 琀 爀 愀 氀 椀 猀 <br />

䐀 椀 搀 愀 挀 琀 椀 焀 甀 攀<br />

䌀 漀 氀 氀 愀 戀 漀 爀 愀 琀 椀 昀<br />

吀 爀 愀 愀 戀 氀 攀<br />

䌀 愀 瀀 琀 甀 爀 攀 稀 攀 琀 搀 椀 昀 昀 甀 猀 攀 稀 氀 攀 猀 愀 瘀 漀 椀 爀 昀 愀 椀 爀 攀 搀 愀 渀 猀 瘀 漀 琀 爀 攀 椀 渀 搀 甀 猀 琀 爀 椀 攀<br />

䴀 漀 椀 渀 猀 搀 攀 瀀 愀 瀀 椀 攀 爀 Ⰰ 瀀 氀 甀 猀 搀 攀 搀 椀 最 椀 琀 愀 氀<br />

⌀ 瀀 愀 瀀 攀 爀 氀 攀 猀 猀 ⌀ 猀 洀 愀 爀 琀 䤀 渀 搀 甀 猀 琀 爀 礀 ⌀ 椀 渀 搀 甀 猀 琀 爀 椀 攀 㐀 ⸀ ⌀ 唀 猀 椀 渀 攀 开 挀 漀 渀 渀 攀 挀 琀 攀 ⌀ 吀 爀 愀 渀 猀 洀 椀 猀 猀 椀 漀 渀 开 搀 甀 开 猀 愀 瘀 漀 椀 爀<br />

挀 漀 渀 琀 愀 挀 琀 䀀 瀀 椀 挀 漀 洀 琀 漀 ⸀ 挀 漀 洀<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I9


ACTUALITÉS<br />

EN BREF<br />

Réhabilitation des sites et sols<br />

pollués : prestataires certifiés<br />

Le Laboratoire National de Métrologie et<br />

d’Essais (LNE) a remis des certificats aux<br />

10 nouveaux prestataires certifiés dans le<br />

domaine de la réhabilitation des sites et<br />

sols pollués.<br />

Les nouveaux certifiés sont les<br />

entreprises :<br />

- EMTS Environnement, Geaupole,<br />

Ginger CEBTP, Neodyme et Omnium<br />

General D’Ingénierie certifiées pour le<br />

domaine A,<br />

- AECOM France, Ramboll Environ<br />

France, SCE et Serea certifiées pour les<br />

domaines A et B,<br />

- Valgo certifiée pour les domaines B et<br />

C.<br />

www.lne.fr<br />

Prix de l’Excellence pour Aerohive<br />

Networks<br />

Aerohive Networks annonce que sa<br />

solution HiveManager NG fait partie des<br />

lauréats des prix 2016 de l’Excellence en<br />

matière de sécurité du cloud computing<br />

décernés par TMC, une société mondiale<br />

de médias intégrés. Présentés par<br />

Cloud Computing Magazine, ces prix<br />

récompensent les entreprises ayant<br />

le mieux su tirer parti du cloud dans<br />

leurs efforts pour commercialiser<br />

des offres innovantes et différenciées.<br />

Deux catégories de solutions sont<br />

représentées : les offres de sécurité du<br />

cloud et via le cloud.<br />

www.aerohive.com<br />

Réseau WoMum pour les<br />

entrepreneuses<br />

Le réseau féminin professionnel WoMum<br />

fondé par Audrey Ango lance un outil<br />

communautaire sur lequel toutes les<br />

femmes actives peuvent, en autres,<br />

échanger autour de leur business<br />

et carrière, se créer, développer un<br />

portefeuille de contacts, se former<br />

et se performer en ligne, trouver des<br />

compétences et être accompagnées par<br />

des expertes.<br />

www.womum.net<br />

APPLICATION MOBILE<br />

Diversity’Scan pour sensibiliser aux<br />

enjeux du handicap et de la diversité<br />

L’application Diversity’Scan permet aux<br />

entreprises de sensibiliser leurs collaborateurs<br />

aux sujets liés à la diversité et au handicap<br />

de manière innovante et impactante.<br />

Concrètement, le dispositif propose un lot<br />

d’affiches et une application mobile.<br />

Tels les tableaux animés, l’application donne vie aux<br />

affiches diffusées dans les entreprises grâce aux<br />

technologies de réalité augmentée. Le fil rouge :<br />

deux collègues, projetés dans un cadre « Caméra Café »<br />

que l’on suit sur une dizaine d’épisodes, drôles, décalés<br />

et parfois émouvants.<br />

Ces sketchs décalés et humoristiques permettent en<br />

moins de 2 minutes de fédérer les salariés sur les sujets<br />

Handicap et Diversité et de libérer la parole autour<br />

d’un moment d’échange et d’étonnement.<br />

Dassault Systèmes, Société Générale, Vinci Energies<br />

et Allianz proposent actuellement à leurs salariés cette<br />

expérience innovante, depuis le 14 novembre dernier,<br />

à l’occasion de la SEPH (Semaine pour l’Emploi des<br />

TÉLÉTRAVAIL<br />

Les entreprises françaises<br />

championnes européennes<br />

Personnes Handicapées). Diversity’Scan<br />

est soutenu par la BPI<br />

pour son caractère innovant. ●<br />

Traditionnellement en retard pour l’adoption des nouvelles technologies, les<br />

entreprises françaises sont pourtant clairement en avance lorsqu’il s’agit du<br />

travail à distance, ou télétravail, qui semble définitivement rentré dans les<br />

mœurs dans notre pays, plus rapidement qu’en Allemagne et au Royaume Uni.<br />

Telles sont les conclusions<br />

d’une enquête de<br />

Wrike, éditeur d’une<br />

solution de gestion des tâches<br />

et des projets en mode collaboratif,<br />

conjointement auprès<br />

d’un échantillon représentatif<br />

de 1000 professionnels dans<br />

des entreprises de toutes tailles en France, en<br />

Allemagne et au Royaume Uni.<br />

Selon l’enquête Wrike, 70,8% des sociétés<br />

françaises autorisent à des degrés divers leurs<br />

salariés à travailler à partir de leur domi-<br />

EN SAVOIR PLUS ><br />

www.diversityscan.fr<br />

cile, à comparer à 66,70%<br />

des entreprises allemandes,<br />

et 53,30% des entreprises<br />

britanniques. Près de 20%<br />

des entreprises françaises<br />

autorisent leurs salariés à<br />

travailler à domicile sans<br />

restriction, contre seulement<br />

11,70% des entreprises allemandes et 5,50% des<br />

entreprises britanniques. ●<br />

© DR<br />

EN SAVOIR PLUS > www.wrike.com<br />

www.uvex-heckel.fr<br />

© DR<br />

10 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


ACTUALITÉS<br />

EN BREF<br />

10 lauréates des Trophées<br />

Défis RSE<br />

Les Trophées Défis RSE 2016 a<br />

récompensé 9 organisations et<br />

1 Prix Spécial Santé – Harmonie<br />

Mutuelle pour leurs bonnes<br />

pratiques RSE. Ainsi, le Trophée<br />

pour l’Environnement a été décerné<br />

à Stef. Par ailleurs, le Trophée Défis<br />

RSE pour les Ressources Humaines<br />

a été remis à la SNCF pour sa<br />

politique handicap et emploi et son<br />

dispositif Hantrain. Enfin, le Trophée<br />

Coup de Cœur du Jury a été donné<br />

à Everest Isolation, pour sa prise<br />

en compte de la responsabilité<br />

d’entreprise en matière sociale et<br />

environnementale.<br />

www.defis-rse.f<br />

Club des managers du CESI<br />

L’école des managers CESI lance<br />

le « Club des Managers ». Il sera<br />

cette année organisé autour de neuf<br />

événements. Le premier rendezvous<br />

du club se tiendra le 10 février<br />

2017 au CESI d’Aix-en-Provence.<br />

L’atelier ludique et interactif «<br />

Booster sa forme pour gagner<br />

en efficacité » offre un dessin de<br />

tous les bénéfices qu’apportent le<br />

sport et l’activité physique pour le<br />

bien-être des collaborateurs et la<br />

performance de l’entreprise.<br />

www.cesi-entreprises.fr<br />

Récylum agréé pour<br />

le recyclage des petits<br />

extincteurs<br />

L’éco-organisme, Récylum, vient<br />

d’être agréé par les pouvoirs publics<br />

pour la collecte et le recyclage des<br />

petits appareils extincteurs de moins<br />

de 2 kg. Le dispositif de collecte<br />

s’appuiera en majeure partie sur les<br />

distributeurs d’extincteurs ainsi que<br />

sur les acteurs de la maintenance<br />

incendie. L’agrément est délivré<br />

pour une période de 4 ans.<br />

www.recylum.com<br />

TECHNOLOGIE<br />

Thales parmi les 100 entreprises<br />

les plus innovantes au monde<br />

Thales figure parmi les 100 entreprises les plus innovantes dans le<br />

classement de Clarivate Analytics. Il investit de manière constante dans<br />

la recherche et développement avec une activité de 2,5 milliards en 2015<br />

dont 700 millions autofinancés et dispose d’un portefeuille de plus de<br />

16 500 brevets à l’image de cet investissement.<br />

est au cœur de la stratégie<br />

su groupe fondée sur trois<br />

L’innovation<br />

piliers : croissance, compétitivité et<br />

attractivité des talents. L’innovation ouverte<br />

s’illustre au travers de trois dimensions :<br />

scientifique et technique (collaboration<br />

avec des laboratoires académiques), collaborative<br />

dans une logique d’écosystème<br />

(relations avec les PME, ETI et start-ups)<br />

et marché (co-innovation avec les clients).<br />

Thales s’appuie sur des racines profondes<br />

dans le numérique pour se développer considérablement<br />

dans ce domaine. L’essor des<br />

nouvelles technologies stimulent et décuplent<br />

la force d’innovation du groupe, qu’il s’appuie<br />

sur l’expertise et les compétences internes ou<br />

ENERGIE<br />

Okavango rejoint GreenFlex<br />

GreenFlex, professionnel français<br />

de la transition environnementale<br />

et sociétale, acquiert la société<br />

Okavango, spécialiste de la performance<br />

énergétique industrielle. Frédéric Rodriguez,<br />

président et fondateur de Green-<br />

Flex, déclare à ce propos : « GreenFlex,<br />

en intégrant Okavango et son équipe d’une<br />

vingtaine de collaborateurs en France et en<br />

Espagne, renforce son expertise industrielle<br />

en matière de performance énergétique,<br />

mise en œuvre des économies, et stratégie<br />

d’actifs énergétiques et poursuit son développement<br />

à l’international. »<br />

Ce rapprochement apporte une valeur<br />

ajoutée complémentaire aux 250 clients<br />

d’Okavango. Ils peuvent désormais<br />

augmenter le potentiel d’économies d’énergie<br />

possibles grâce aux solutions de financement<br />

d’actifs industriels et à l’apport en<br />

sur son écosystème. Partout dans le monde,<br />

Thales rencontre également ses clients et<br />

l’ensemble de ses partenaires pour innover<br />

ensemble, notamment dans ses design centers<br />

et hubs d’innovation. ●<br />

EN SAVOIR PLUS > www.thalesgroup.com<br />

ingénierie du bureau d’étude de Greenflex.<br />

En complément des leviers techniques traditionnels,<br />

Okavango identifie également dans<br />

les procédés industriels des leviers d’écoconduite,<br />

en s’appuyant sur les outils du<br />

Lean Six Sigma. Cela passe par le changement<br />

des comportements et l’analyse de<br />

données, afin de ramener la consommation<br />

d’énergie au « juste besoin ». ●<br />

EN SAVOIR PLUS > www.greenflex.com<br />

© DR<br />

© DR<br />

C<br />

M<br />

J<br />

CM<br />

MJ<br />

CJ<br />

CMJ<br />

N<br />

12 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


AVIS D’EXPERT<br />

Des leviers d’actions gagnants pour les<br />

démarches qualité des TPE PME<br />

Cet article présente un modèle<br />

d’architecture de système de<br />

management de la qualité ouvert<br />

et déjà éprouvé dans une dizaine<br />

de TPE – PME.<br />

Ce modèle repose sur la mise en valeur de trois<br />

leviers essentiels de la performance que sont<br />

les processus, les instances de décision et les<br />

métiers. Par rapport aux architectures classiques,<br />

basées sur la seule dimension processus,<br />

l’article présente les avantages d’un modèle<br />

élargi pour répondre aux défis nouveaux et aux<br />

faiblesses existantes des systèmes qualité. Cet<br />

article s’adresse en premier lieu aux jeunes<br />

générations de qualiticiens, en formation ou en<br />

début de carrière, ouverts et curieux vis-à-vis<br />

des modèles et pratiques novatrices. Les autres<br />

lecteurs sont également accueillis avec plaisir.<br />

L’EXISTANT EST-IL OPTIMISÉ ?<br />

On constate souvent deux angles morts dans<br />

la conduite des démarches qualité, notamment<br />

dans les TPE PME :<br />

– La place de l’humain et du champ social,<br />

question escamotée comme si la dimension<br />

sociale de l’entreprise n’était pas légitime<br />

dans une démarche qualité ;<br />

– La compréhension systémique de l’entreprise,<br />

souvent sommaire ou simpliste et<br />

donc peu opérante pour aider l’entreprise<br />

face à ses enjeux.<br />

Ces deux angles morts sont d’ailleurs liés par<br />

la même croyance malheureusement largement<br />

partagée dans l’entreprise, que la performance<br />

est avant tout question de technique et d’outils<br />

bien utilisés ! Cette croyance s’accompagne<br />

souvent d’une certaine méfiance vis-à-vis de ce<br />

qui n’est pas tangible et quantifiable.<br />

Ce ne serait pas grave si le tabou<br />

dont semblent frappés ces sujets<br />

n’avait des conséquences dommageables<br />

pour les performances des<br />

entreprises :<br />

– Inefficacité relative de la<br />

démarche qualité par faiblesse<br />

du modèle de fonctionnement<br />

(faiblesse d’analyse systémique)<br />

– Faible implication du personnel<br />

faute de prise en compte<br />

réaliste de l’humain (faiblesse<br />

du champ social).<br />

Et pourtant nombreux sont ceux<br />

qui ont alerté sur la question. Déjà<br />

dans les années 1970 Joseph JURAN<br />

avait alerté sur la double dimension<br />

du changement, technique et culturel,<br />

et sur la nécessité de prendre en<br />

compte les répercussions sociales si<br />

l’on veut que le changement technique<br />

soit accepté.<br />

Quarante-cinq ans plus tard, Philippe<br />

Lorino redit presque la même chose,<br />

comme si aucun progrès n’avait été<br />

fait sur cette question : « A la philosophie<br />

de base, qui date des années<br />

30, on peut tout à fait ajouter une<br />

dimension qui prenne en compte le<br />

dialogue social et les organisations<br />

représentatives des salariés. C’est<br />

en effet le principal angle mort de<br />

la méthode Lean historique » (Cf.<br />

article de Philippe LORINO (Professeur<br />

Eminent ESSEC) dans l’article<br />

donné à l’Usine Nouvelle en octobre<br />

2014).<br />

Ne pourrait-on pas mieux prendre<br />

en compte la réalité de l’entreprise<br />

et sa complexité dans les démarches<br />

qualité et élargir le modèle techniciste<br />

qui prévaut encore ?<br />

PEUT-ON S’EXTRAIRE DU<br />

MODÈLE CLASSIQUE ?<br />

L’évolution du référentiel ISO 9001 en<br />

2015 offre des ouvertures à explorer.<br />

Ainsi par exemple, dans l’ISO 9000,<br />

la définition de système de management<br />

de la qualité (« SMQ » dans<br />

la suite ou simplement « système »<br />

pour ne pas alourdir la lecture) s’enrichit<br />

et précise sa relation avec les<br />

processus.<br />

§ 3.5.3 - Système de management<br />

: ensemble d’éléments<br />

corrélés ou en interaction<br />

d’un organisme, utilisés pour<br />

établir des politiques, des objectifs<br />

et des processus de façon à<br />

atteindre lesdits objectifs.<br />

(rappel : SMQ = partie d'un SM<br />

relatif à la qualité).<br />

Cette définition suggère que les<br />

processus sont établis et déterminés<br />

par des éléments du système de<br />

management. Que sont ces éléments<br />

constitutifs du système de management<br />

?<br />

Monsieur Nigel CROFT, chef du<br />

comité technique de l’ISO en charge<br />

de la rédaction des référentiels ISO<br />

9000, 9001 et 9004, a répondu à cette<br />

question lors d’une de ses conférences<br />

de présentation de l’ISO 9001<br />

en regroupant ces éléments en trois<br />

catégories désignées par :<br />

• « Hardware » : équipements,<br />

installations, réseaux …,<br />

• « Software » : connaissances<br />

formelles, brevets, procédures<br />

…,<br />

14 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


AVIS D’EXPERT<br />

• « Humanware » : humains, valeurs,<br />

expériences, savoirs, comportements<br />

…<br />

Ces trois éléments se rencontrant et interagissant<br />

notamment lors de la mise en<br />

œuvre des processus d’une l’entreprise.<br />

En France, une pratique largement<br />

répandue consiste à considérer qu’un<br />

système de management de la qualité est<br />

composé uniquement d’un ensemble de<br />

processus. Pour cela, les tenants de cette<br />

approche n’hésitent pas à tordre la définition<br />

de l’ISO 9000, pour aboutir à ce<br />

que les éléments du système, qui créent<br />

et établissent les processus, soient finalement<br />

phagocytés par ces derniers, à<br />

l’instar de la figure de l’humanoïde de<br />

Science-Fiction qui se retourne contre<br />

son créateur !<br />

Pour s’en convaincre, citons la note 2<br />

de la définition de système de management<br />

qui précise :<br />

« Les éléments du système de<br />

management comprennent la<br />

structure, les rôles et responsabilités,<br />

la planification, le fonctionnement<br />

de l’organisme, les<br />

politiques, les pratiques, les règles,<br />

les convictions, les objectifs et les<br />

processus permettant d’atteindre<br />

ces objectifs. ».<br />

Ne serait-il pas alors possible et utile de<br />

considérer que le système de management<br />

de la qualité est composé d’autres<br />

éléments que les seuls processus dont les<br />

finalités opérationnelles et économiques,<br />

pour importantes qu’elles soient, ne<br />

recouvrent pas la totalité des enjeux<br />

des parties intéressées de l’entreprise ?<br />

Une entreprise est un système qui créé<br />

de la valeur pour les parties intéressées.<br />

Selon les parties intéressées considérées<br />

on sera enclin à considérer l’entreprise<br />

de différents points de vues :<br />

• d’un point de vue économique :<br />

clients, activités, produits et<br />

services, chiffre d’affaires, rentabilité,<br />

investissement …,<br />

• d’un point de vue social : emplois,<br />

rémunérations, conditions de<br />

travail, relations sociales …,<br />

• d’un point de vue stratégique :<br />

compétition, changement, alliances,<br />

pouvoir, décisions<br />

Nous avons beaucoup agit dans les<br />

démarches qualité, s’appuyant sur les<br />

finalités satisfaction clients et conformité<br />

des produits et services du SMQ,<br />

comme s’il suffisait de prendre en compte<br />

la dimension économique de l’entreprise,<br />

siège des activités productives de biens et<br />

de services fournis aux clients, pour obtenir<br />

un fonctionnement optimisé.<br />

De plus, il a souvent été considéré que<br />

les deux autres dimensions de l’entreprise<br />

devaient finalement se mettre au<br />

service du champ économique pour l’intérêt<br />

de tous !<br />

Le modèle largement répandu de système<br />

de management de la qualité fondé sur<br />

des processus (champ économique) peut<br />

se lire de cette façon, comme un modèle<br />

réducteur, éclipsant et bridant les deux<br />

autres dimensions de l’entreprise :<br />

– La dimension stratégique, en<br />

la réduisant aux principes de<br />

leadership et de prise de décision<br />

fondée sur les preuves comme si les<br />

affects, les essais-erreurs, la chance,<br />

les égos … n’entraient pas dans la<br />

compétition économique et les<br />

prises de décision ;<br />

– Le social, en le réduisant aux principes<br />

d’implication du personnel et<br />

à la gestion des<br />

« ressources humaines », appellation<br />

souvent mal acceptée par<br />

ceux qu’elle désigne, comme si les<br />

personnes appartenaient à l’entreprise<br />

et n’avaient pas, individuellement,<br />

un parcours professionnel à<br />

construire, à entretenir et à valoriser.<br />

C’est un peu comme si pour obliger un<br />

véhicule à aller le plus loin possible en<br />

avant, on limitait son rayon de braquage<br />

pour l’empêcher de dévier à droite ou à<br />

gauche et qu’on supprimait la marche<br />

arrière et le frein pour l’obliger à avancer<br />

coûte que coûte. Cela ne serait pas<br />

efficace n’est-ce pas ?<br />

Et bien, toutes choses égales par ailleurs,<br />

c’est pourtant ce que l’on peut voir dans<br />

de nombreuses entreprises pour ses<br />

dimensions bridées.<br />

COMMENT FAIRE ÉVOLUER LE<br />

MODÈLE CLASSIQUE ?<br />

Nous savons pourtant depuis longtemps,<br />

grâce à la théorie des systèmes élaborée<br />

dans les années 1950-60 que « la régulation<br />

d’un système n’est efficace que si elle<br />

s’appuie sur un système de contrôle aussi<br />

complexe que le système lui-même » (in.<br />

« Le Macroscope » J. de Rosnay – 1975).<br />

Cela est connu sous le nom de « loi de la<br />

variété requise » proposée par Ross Ashby<br />

en 1958 et jamais démentie depuis, à ma<br />

connaissance.<br />

Il ne paraît donc pas déraisonnable de<br />

s’interroger sur la variété requise des<br />

modèles de systèmes de management de<br />

la qualité associés aux démarches qualité<br />

dans les entreprises !<br />

Le SMQ, par définition outil permettant<br />

d’orienter et diriger un organisme<br />

en matière de qualité, peut-il s’acquitter<br />

efficacement de sa tâche sans prendre en<br />

compte les trois champs d’actions principaux<br />

existant dans l’entreprise : économique,<br />

stratégique et social ?<br />

Notre réponse est non ! Et c’est cette prise<br />

en compte systémique que nous proposons<br />

dans notre méta-modèle de système<br />

de management de la qualité illustré par<br />

la figure associée à cet article.<br />

Ce modèle s’est construit progressivement<br />

dans la confrontation de l’expérience<br />

pratique dans les entreprises et la<br />

réflexion à partir des approches existantes<br />

des démarches qualité, incluant la percep-<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I15


AVIS D’EXPERT<br />

tion des angles morts présentés au début<br />

de cet article.<br />

La plus grande difficulté a été d’identifier,<br />

à côté de l’élément « processus<br />

» – représentant la projection du<br />

champ « Economique » sur le SMQ –,<br />

les éléments qui pourraient représenter<br />

efficacement les champs Stratégique<br />

et Social de l’entreprise tout en faisant<br />

partie du SMQ. Autrement dit, trouver<br />

une projection pertinente des champs<br />

Stratégique et Social dans le SMQ.<br />

Un résultat possible, testé avec succès<br />

dans plusieurs TPE – PME, propose les<br />

éléments concrets suivants :<br />

– Les instances de pilotage et de<br />

décisions, représentant le champ<br />

Stratégique projeté au niveau du<br />

SMQ ;<br />

– Les métiers, représentant une<br />

projection du champ Social sur<br />

le SMQ.<br />

Dans la pratique, ce modèle s’est avéré<br />

opérant car il traduit des réalités et<br />

permet de rendre compte de l’existence<br />

de champs d’actions et de logiques<br />

spécifiques aux acteurs de l’entreprise,<br />

logiques qui ne sont pas naturellement<br />

convergentes et qui interagissent<br />

en permanence dans une succession<br />

temporelle de compromis et d’équilibres<br />

à établir.<br />

S’il est compréhensible que d’un point<br />

de vue Economique on puisse souhaiter<br />

que les décisions prises et les compétences<br />

des acteurs soient entièrement<br />

consacrées à la performance des processus,<br />

la réalité du terrain nous montre<br />

quotidiennement que c’est un tout petit<br />

peu différent et plus complexe. Continuer<br />

à faire semblant n’est pas un crime<br />

mais ça n’est probablement pas la voie<br />

optimale !<br />

COMMENT INTRODUIRE CE<br />

MODÈLE DANS L’ENTREPRISE ?<br />

En pratique, dans entreprise, les rappels<br />

théoriques ne sont pas indispensables,<br />

et nous posons directement la question<br />

suivante aux acteurs : « De quoi dépend<br />

la performance de votre entreprise ? »<br />

Ce brainstorming conduit généralement<br />

aux réponses suivantes :<br />

– de la réussite commerciale,<br />

– de la qualité des prestations et<br />

produits,<br />

– des personnes,<br />

– des moyens matériels mis à<br />

disposition<br />

– de la direction,<br />

– de la bonne circulation des informations,<br />

– des moyens financiers,<br />

– du climat social,<br />

– etc.<br />

Nous leur disons :<br />

« Vous avez raison ! Et ce que l'on va<br />

faire ensemble va intégrer tout cela<br />

autour de trois domaines ou leviers<br />

d’actions :<br />

– les processus pour développer l'esprit<br />

d'équipe et l'efficacité des activités<br />

(commerciales, techniques,<br />

administratives) au service des<br />

clients ;<br />

– les métiers pour développer d’une<br />

part les savoir-faire et les compétences<br />

nécessaires aux processus et<br />

d’autre part votre capital-emploi ;<br />

– le pilotage et les décisions parce<br />

que sans cela il n'y a pas de réussite<br />

possible ! ».<br />

Pour conclure, c’est grâce à ces trois<br />

leviers de notre modèle et à ses déclinaisons<br />

et variations opérationnelles,<br />

intégrant notamment mais pas uniquement<br />

l’approche risques et le principe<br />

d’action PDCA, que nous construisons<br />

des systèmes de management de<br />

la qualité partagés par les acteurs de<br />

l’entreprise, contribuant efficacement<br />

aux performances et aux objectifs stratégiques<br />

des TPE – PME qui nous font<br />

confiance.<br />

Olec Kovalevsky<br />

Consultant en organisation et<br />

démarches qualité<br />

Pilote du groupement<br />

Performance <strong>Qualité</strong> TPE PME<br />

(www.performancequalitetpepme.fr)<br />

16 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


pub intranet 90x274 N°1667:Mise en page 1 01/02/17 10:46 Page1<br />

EXPOSITION - CONFERENCES - ATELIERS<br />

POSTFACE POUR LES SCEPTIQUES<br />

Terminons, à l’attention de ceux qui pourraient douter<br />

de la pertinence de distinguer les éléments « Instances<br />

de pilotage et de décisions », « Processus » et « Métiers »,<br />

par deux extraits de Michel Crozier et Erhard Friedberg<br />

dans « L’acteur et le système ».<br />

« Le décideur ne cherche pas l’optimum, la meilleure<br />

solution dans l’absolu, qui est de toute façon hors<br />

de sa portée, mais il cherche pourtant toujours<br />

une solution<br />

« rationnelle ». Qu’elle sera-t-elle ?<br />

La première solution qui répond aux critères de rationalité<br />

qui sont les siens. L’homme n’est pas un animal<br />

qui cherche l’optimisation mais la satisfaction. » (cf.<br />

modèle de rationalité limitée introduit par Herbert<br />

Simon).<br />

« Accepter de penser que c’est au niveau des capacités<br />

seulement que l’action sur les hommes ou<br />

pour les hommes a un sens pratique permet<br />

d’éviter ce piège de la morale éternelle :<br />

faire le bien des hommes sans leur demander leur avis.<br />

Agir sur les motivations, quelles que soient les intentions,<br />

entraîne à toutes les complaisances. Aider les<br />

hommes à développer des capacités nouvelles dont on<br />

accepte qu’elles puissent s’exercer contre vous offre un<br />

pari plus difficile mais raisonnable, et d’autant plus<br />

raisonnable qu’il est moins dangereux moralement.<br />

Ce pari est associé naturellement à la vision de rationalité<br />

limitée, de coopération impossible sans conflit<br />

et de relations de pouvoir universelles et inévitables. »<br />

RÉFÉRENCES :<br />

– « Le Macroscope » Joël de Rosnay – 1975 – Editions<br />

du Seuil<br />

– « L’acteur et le système » Michel Crozier et Erhard<br />

Friedberg – 1977 – Editions du Seuil<br />

– « Réconcilier la stratégie et l’opérationnel – l’approche<br />

« processus – compétences » René Demeestere,<br />

Vincent Genestet et Philippe Lorino – 2006<br />

- Editions ANACT<br />

– « Règles, Métier et Processus - trois explorations »<br />

Laurent Chiozzotto, Dominique Fauconnier, Michel<br />

Raquin – Editions L’Harmattan – 2013<br />

– « Mettre à niveau son système de management de<br />

la qualité avec l’ISO 9001 : 2015 » Olec Kovalevsky<br />

- 2016 – Techniques de l’Ingénieur<br />

Olec Kovalevsky<br />

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QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I17


DOSSIER Introduction<br />

De l’ISO<br />

à la qualité<br />

2015 a été marquée par l’arrivée<br />

de nouvelles versions des<br />

normes ISO 9001 et 14001. Ces<br />

L’année<br />

deux référentiels ont impacté les<br />

activités des certificateurs. Ils ont, en effet,<br />

constaté une croissance des demandes de<br />

certification et de formation en 2016 car les<br />

entreprises se sont préparées à cette transition.<br />

Dans l’interview croisé de ce dossier,<br />

BSI, Interlek Certification France, LRQA<br />

Europe du Sud, le groupe Socotec et TUV<br />

Nord Group expliquent les conséquences<br />

de l’apparition de ces nouvelles versions sur<br />

leurs marchés et leurs stratégies.<br />

Dans ce dossier, la dernière étude publiée<br />

par l’ISO permettra de mieux connaître la<br />

situation de la France dans le monde de la<br />

certification. Si la France figure dans le top<br />

10 mondial du nombre de certificats ISO<br />

9001 (versions 2008 et 2015), elle se positionne<br />

derrière l’Italie et l’Espagne. Dans<br />

un contexte économique difficile, l’industrie<br />

française semble morose et cherche sa voie.<br />

Elle cherche les commandes mais pour les<br />

obtenir, il faut inspirer la confiance souvent<br />

prouvée par les certificats. Elle ne connait pas<br />

le même contexte que l’Italie et l’Espagne où<br />

dans certains secteurs d’activités, les certifications<br />

sont obligatoires. Néanmoins, le<br />

marché des certifications concernant l’efficacité<br />

énergétique (ISO 5001) est florissant avec<br />

une hausse de 77 % du nombre des certificats<br />

entre 2014 et 2015. Il concerne l’Europe avec<br />

une forte prédominance en Allemagne. Ce<br />

développement reflète un engagement contre<br />

le réchauffement climatique.<br />

Autre secteur en croissance : la sécurité des<br />

systèmes d’information. Mais ce marché des<br />

certifications ISO 27001 s’accroit mondialement.<br />

La France a pris du retard encore dans<br />

l’obtention de ces certifications qui ne sont<br />

pas obligatoires. Néanmoins, les entreprises<br />

commencent à intégrer l’importance de cette certification suite aux affaires<br />

liées à la cybercriminalité. Quant à la dernière certification agroalimentaire<br />

ISO 22000 entrée dans l’étude de l’ISO, elle a trouvé sa place en France car<br />

la sécurité alimentaire constitue un enjeu important par son industrialisation<br />

et ses différentes sources d’approvisionnement. La France dispose, en<br />

effet, d’une industrie manufacturière agroalimentaire conséquente.<br />

Si les certifications garantissent la qualité des processus, elles ne sont pas une<br />

étape obligatoire pour certain pays. Néanmoins, la qualité a été à l’honneur<br />

en France en janvier à travers la journée de la qualité et de l’excellence<br />

opérationnelle organisée par l’Association France <strong>Qualité</strong> Performance association<br />

(AFQP) et le MEDEF. Lors de cette journée, l’excellence des produits<br />

et des services des clients et les pratiques managériales ont été débattues<br />

ainsi que la performance des processus, du fonctionnement et des organisations.<br />

Dans la seconde partie de ce dossier, ces sujets seront donc traités<br />

à travers les témoignages de Pierre Girault, co-président de France <strong>Qualité</strong><br />

Performance et les lauréats des prix <strong>Qualité</strong> Performance.<br />

© DR<br />

18 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


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DOSSIER<br />

Certification<br />

La dernière étude 1 de l’ISO sur la certification révèle un paysage<br />

contrasté des certifications ISO. Cette étude annuelle recense<br />

le nombre de certificats aux normes de système de management<br />

ISO valablement délivrés dans le monde. Afin d’obtenir<br />

des informations sur le nombre de certificats valides, l’organisation<br />

internationale de normalisation, a contacté les organismes de certification<br />

accrédités. Les résultats de l’enquête représentent<br />

le panorama le plus complet des certifications<br />

de conformité à ces normes. Mais les informations<br />

peuvent cependant varier d’une année à l’autre en fonction<br />

du nombre d’organismes de certification participant à l’étude et<br />

du nombre variable de certificats signalés par ces derniers. En outre,<br />

les résultats sont impactés par les mesures gouvernementales prises en<br />

faveur d’une certification donnée telle que l’ISO 5001 en Allemagne.<br />

De plus, Laurent Charlet, Project Manager, Conformity Assessment,<br />

de l’ISO précise à propos de son organisation : « L’ISO a une approche<br />

neutre quant à la méthode choisie pour l’évaluation de la conformité et<br />

nous ne favorisons en aucun cas une méthode par rapport à une autre.<br />

La certification en est une mais il y en a d’autre comme la déclaration<br />

de conformité du producteur. »<br />

TOP 10 DES PAYS COMPTANT LE PLUS DE CERTIFICATS ISO 9001<br />

ÉMIS ENTRE 2013 ET 2015<br />

PAYS 2013 2014 2015<br />

Italie 135 939 139 416 132 870<br />

Allemagne 56 303 55 344 52 995<br />

Royaume Uni 42 843 39 982 40 161<br />

Espagne 42 644 35 995 32 730<br />

France 29 598 29 112 27 844<br />

Roumanie 18 450 18 984 20 524<br />

Suisse 12 030 11 205 12 218<br />

Pologne 10 527 9 574 10 681<br />

République Tchèque 12 679 13 229 10 648<br />

Pays-Bas 11 415 10 429 10 381<br />

Le nombre des certificats relatifs aux normes « vedettes » ISO 9001 et<br />

14001 reste stable entre 2013 et 2015 : 45000 pour la norme de management<br />

de qualité et 118 000 pour la norme de gestion de l’environnement.<br />

Concernant la première norme, l’Europe demeure en tête du nombre<br />

de certificats émis mais elle est suivie de près par l’Asie, boostée par la<br />

1 Tous les chiffres de l’étude ISO sont disponibles en ligne :<br />

http://www.iso.org/iso/iso-survey<br />

« L’ISO a une<br />

approche neutre. »<br />

Secrétariat central de l’ISO, siège à Genève.<br />

FOCUS<br />

ISO : les chiffres de la certification à la loupe<br />

L’ISO, dévoile les résultats de leur dernière enquête sur le nombre de certificat émis dans le<br />

monde. Cette étude dresse un état des lieux de la certification. Si le nombre des certificats<br />

ISO 9001 et 140001 reste stable, ceux relatifs aux domaines automobiles (TS 16949), médical<br />

(13485) et alimentaire (22000) connaissent une hausse. Explications<br />

Chine. En revanche, elle est devancée lorsqu’il s’agit de certificats ISO<br />

14001. Les entreprises chinoises, réputées fortement pollueuses, se sont,<br />

en effet, lancées dans des démarches de management environnemental.<br />

D’ailleurs, fin 2016, la délégation du Bureau de l’Inspection des techniques<br />

et de la qualité de Shanghai dont la mission consiste à contrôler<br />

et surveiller les techniques et la qualité du marché, a rendu visite<br />

à l’Association France <strong>Qualité</strong> Performance (AFQP)<br />

afin d’échanger sur les bonnes pratiques importées<br />

dans leurs pays. Au niveau européen, la France reste<br />

en 5 ème position des émissions de certificats ISO 9001<br />

(derrière l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Allemagne). L’Italie figure en<br />

tête du classement.<br />

STABILITÉ CONTRE CROISSANCE<br />

Si le marché est stable pour certaines normes, les certificats relatifs à l’efficacité<br />

énergétique (ISO 5001) ou à des secteurs particuliers connaissent<br />

une croissance certaine. Ainsi le nombre de certificat liés à la norme<br />

ISO 5001a enregistré une augmentation très importante de 40% par<br />

rapport à 2013, stimulée par l’Allemagne qui représente la moitié des 6<br />

778 certificats émis. Par ailleurs, les certificats émis dans les domaines<br />

de l’automobile (ISO TS 16949), le secteur médical (13485) ou encore<br />

l’alimentaire (ISO 2200) notent une hausse limitée et prévisible. En<br />

revanche, il est plus surprenant de constater que les certificats relatifs à<br />

la sécurité des systèmes d’information (ISO 27001) ne progressent que<br />

de 7%. Or le management de la sécurité de l’information est présenté<br />

depuis plusieurs années comme l’un des principaux facteurs de risques<br />

critiques pour les entreprises et les États. Certes, le volume de certificats<br />

émis est certainement plus faible que le nombre de démarche réellement<br />

mises en place dans les entreprises. Mais les sociétés ont-elles<br />

prises conscience de l’ampleur du danger que représentent les failles de<br />

sécurité dans les systèmes d’information ? En France, par exemple, seuls<br />

227 certificats ISO 27001 ont été émis contre environ 3 000 au royaume<br />

uni ou 8 000 au Japon, qui figure en tête de ce classement.<br />

DE L’INFORMATION AU SOCIÉTALE<br />

Enfin, la norme ISO 22301 relative à la sécurité sociétale a fait une<br />

timide entrée dans l’étude de l’ISO avec 1 700 certificats émis. À l’origine,<br />

elle était destinée à gérer les activités de planification d’urgence<br />

et de reprise après un sinistre, une catastrophe naturelle ou un attentat.<br />

En fait, l’entreprise doit être capable de réagir à tout type de perturbations.<br />

Ainsi, une discipline est née : la Gestion de la Continuité des<br />

Affaires (GCA). La norme ISO 22301 en est le prolongement. En août<br />

prochain, l’édition 2016 nous livrera encore des surprises.<br />

Valérie Brenugat<br />

20 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


Premier organisme de Normalisation<br />

Mondial, à l’origine de nombreux<br />

standards qui ont influencé par<br />

exemple la création de l’ISO 9001<br />

de l’ISO 27001.<br />

83% des personnes interrogées<br />

pensent que la formation est une<br />

clé essentielle de la compétitivité<br />

des entreprises.*<br />

99,5 % des participants ayant<br />

suivi des formations BSI<br />

nous recommandent en tant<br />

qu’organisme de formation.<br />

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sauront faire progresser vos équipes.<br />

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L'entreprise : contexte et<br />

territoire<br />

Les dimensions managériales<br />

du Responsable RSE<br />

Maîtrise des risques<br />

et amélioration continue<br />

Dimension sociale dans l'entreprise<br />

Identifier et répondre aux défis<br />

environnementaux majeurs<br />

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QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I21


DOSSIER CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW<br />

INTERVIEW<br />

CERTIFICATION:<br />

la grande interview<br />

À heure où la certification en tant que telle est parfois remise en question dans sa raison<br />

d’être, les représentants de 5 organismes certificateurs de renoms ont accepté de<br />

répondre à nos questions en toute transparence et sans langue de bois.<br />

NOS INTERVENANTS :<br />

Thomas<br />

HENNION<br />

Directeur<br />

BSI GROUP<br />

France<br />

Xavier<br />

DANIEL<br />

Directeur BU<br />

Certification<br />

GROUPE<br />

SOCOTEC<br />

Philippe<br />

BÖHM<br />

Managing director<br />

TÜV<br />

NORD GROUP<br />

Frédéric<br />

GAUDIN<br />

Directeur général<br />

LRQA<br />

Europe du Sud<br />

Édouard<br />

KIENER<br />

Directeur<br />

INTERTEK<br />

CERTIFICATION<br />

France<br />

Georges<br />

ABI RACHED<br />

Directeur Général<br />

AB CERTIFICATION<br />

NOS QUESTIONS :<br />

1. Combien d’entreprises sont certifiées par vos services en France ?<br />

2. Quel a été l’impact des normes ISO 9001 et 14001 version 2015 sur votre activité ?<br />

Cela a-t-il eu sur votre activité en 2016 ?<br />

3. Pourquoi la France reste à la traîne derrière l’Italie ou l’Espagne sur le marché de la certification ?<br />

4. 77 % d’augmentation du nombre de certificats liés à l’efficacité énergétique entre 2014 et 2015.<br />

Effet de mode ou tendance de fond ?<br />

5. Pourquoi ce manque d’intérêt pour la certification ISO 2700 en France ?<br />

6. Pour la première fois, l’ISO 22000 a fait son entrée dans l’étude de l’ISO.<br />

Cela vous paraissait-il indispensable ?<br />

7. Les détracteurs les plus véhéments de la certification assurent que cette dernière est coûteuse,<br />

chronophage et sans retombée directe. Que leur répondez-vous ?<br />

8. Le marché de la certification est arrivé à maturité en France depuis plusieurs années.<br />

Comment continuer d’assurer une croissance dans ces conditions ?<br />

9. Quels ont été les faits marquants pour votre organisme en 2016 ?<br />

10. Comment voyez-vous l’évolution du marché de la certification pour 2017 ?<br />

11. 2016 a été marquée par des scandales de plusieurs entreprises de renom, pourtant toutes certifiées<br />

(Volkswagen, Renault, William Saurin…). Bien que les domaines certifiés ne soient pas forcément<br />

ceux au cœur du scandale, cela a-t-il impacté le crédit apporté aux entreprises par la certification ?<br />

22 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW DOSSIER<br />

1.<br />

Une question indiscrète pour commencer : pouvez-vous nous<br />

dire combien d’entreprises sont certifiées par vos services en<br />

France ?<br />

2.<br />

L’année 2015 a vu arriver les nouvelles versions des normes<br />

ISO 9001 et 14001 : quel impact cela a-t-il eu sur votre<br />

activité en 2016 ?<br />

Philippe Böhm :<br />

Bonjour et merci pour cette interview. En matière<br />

d’audit et de certification, il n’y a pas de question<br />

indiscrète à un tel organisme. Les seules indiscrétions<br />

concernent les informations que le Client nous présente dans le<br />

cadre de nos activités. Le TÜV NORD France « représente » une<br />

centaine de certificats en France, ce chiffre pourrait paraître peu<br />

élevé, mais nous sommes fiers de préciser que nous travaillons<br />

non pas sur la quantité, mais sur la qualité. En effet, les clients<br />

attendent de nos Auditeurs, non pas du « prêt à porter » mais du<br />

sur mesure, en effet nous tenons à nous distinguer par la valeur<br />

ajoutée des conclusions d’audit.<br />

Xavier Daniel :<br />

Près de 4 000 de tous secteurs.<br />

Thomas Hennion :<br />

A ce jour, BSI Group France gère environ 1400<br />

licences toutes normes et services confondus. Dans<br />

ce nombre, il faut considérer que nos clients peuvent<br />

avoir plusieurs licences et plusieurs sites. Il faut savoir aussi que<br />

BSI Group France gère également un certain nombre de société<br />

ayant des sites à l’étranger..<br />

Frédéric Gaudin :<br />

Avec plus de 3 000 clients, LRQA est le 3ème acteur<br />

du marché des systèmes de management.<br />

LRQA détient un positionnement très spécifique et<br />

se focalise sur les entreprises qui souhaitent utiliser leur certification<br />

ISO comme un réel outil de performance.<br />

Edouard Kiener :<br />

La diversification des offres de services du groupe<br />

Intertek ne m’autorise pas à vous donner un chiffre<br />

précis car entre les certifications d’entreprises françaises<br />

via notre bureau ou nos filiales à l’étranger le décompte<br />

précis est impossible. En revanche, vous dire que largement plus<br />

de 2000 structures sont certifiées par nos soins en France est une<br />

réalité ainsi que plus de 60 000 à travers le mond.<br />

Georges Abi Rached :<br />

Bien sûr, plus de 2500 entreprises sont certifiées par<br />

nos soins suivant différentes normes internationales,<br />

référentiels nationaux, etc.<br />

Thomas Hennion :<br />

Ces deux référentiels représentent encore à l’heure actuelle<br />

une partie non négligeable de nos services délivrés. A la<br />

fois d’un point de vue certification mais également formation,<br />

nous avons une demande croissante, qui en 2016 n’a toutefois pas<br />

bouleversé notre volume d’activité de manière significative. D’après<br />

les témoignages recueillis par nos équipes commerciales mais également<br />

nos auditeurs, les entreprises ressentent le besoin de se préparer<br />

convenablement à cette transition. La formation a donc été plus active,<br />

mais concernant les audits de transition nous attendons plutôt un pic<br />

d’activité en 2017.<br />

Philippe Böhm :<br />

Ces nouvelles versions étaient attendues depuis longtemps<br />

par les Chefs d’Entreprises, il s’agit de modifications<br />

majeures qui les impliquent davantage et qui<br />

renforcent les notions de résultat et de valeur ajoutée. Il s’agit d’un<br />

réel changement d’état d’esprit. Membre des Comités Techniques<br />

internationaux, les représentants du TÜV NORD se sont impliqués<br />

dans ces révisions, ceci très en amont dans le cycle de révision.<br />

Fort de ces expériences, nous pouvons bien expliquer ces<br />

changements fondamentaux de référentiels à nos Clients. Pour<br />

y parvenir, le TÜV NORD France a lancé à cette occasion une<br />

nouvelle activité en décembre 2015 : la Formation. Nos Auditeurs,<br />

hautement qualifiés, sont les mieux placés pour en parler<br />

et expliquer les « bienfaits » de ces nouveaux référentiels.<br />

Xavier Daniel :<br />

Globalement croissance de la demande et de notre activité<br />

de Certification, mais de façon hétérogène selon<br />

les pays où nous sommes implantés. Pour la France,<br />

la demande de ces nouvelles versions a suscité peu d’engouement<br />

en 2016.<br />

Edouard Kiener :<br />

L’impact a été assez important car à peu près un tiers<br />

de nos clients sont passés en version 2015. Donc entre<br />

la préparation des systèmes à la transition v 2015 et les<br />

demandes de nos partenaires, l’année 2016 a été intense.<br />

Georges Abi Rached :<br />

Une augmentation du nombre de nouvelles demandes<br />

de certifications. Beaucoup de demandes de la part<br />

des entreprises concernant la transition et les modalités<br />

de transition. AB Certification a été parmi les premiers à<br />

être accrédité par le COFRAC suivant les nouvelles versions des<br />

normes 9001 et 14001. Les modalités de transition ont été adressés<br />

aux entreprises longtemps à l’avance afin qu’elle se préparent<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°6<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I23


DOSSIER CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW<br />

aux nouvelles exigences. Des formations ont été mises en place<br />

pour expliquer les changements majeurs concernant ces normes.<br />

La maison mère d’AB Certification, FREA formation avait mis<br />

en place des formations de transition agréées par l’IRCA afin de<br />

préparer les auditeurs aux nouvelles exigences. De même, AB<br />

Certification est membre de la commission X542 – <strong>Qualité</strong> et<br />

Management de l’AFNOR- afin de participer à la rédaction de<br />

la norme ISO 9001 en sa dernière version.<br />

Frédéric Gaudin :<br />

L’impact des nouvelles normes est très important.<br />

Dès septembre 2015, nous avons travaillé avec nos<br />

clients afin de sécuriser leurs plans de transition à<br />

l’ISO 9001 : 2015 et 14001 : 2015 et leur éviter les risques induits<br />

par une mauvaise préparation.<br />

Pour les accompagner, nous avons lancé une offre unique et innovante.<br />

Elle propose un accompagnement personnalisé fonction<br />

du degré de maturité du système de management. Cette offre<br />

propose 3 packs - complet, expertises, starter- incluant chacun,<br />

formation, autodiagnostic en ligne, gap analysis, et visite de transition<br />

spécifique.<br />

L’activité induite pour notre département formation est également<br />

importante. Elle pèse désormais 10% des 15 Meuros générés<br />

par LRQA France.<br />

Cette mobilisation générale de l’entreprise autour d’un projet fédérateur,<br />

nous a permis de renforcer les échanges avec nos clients,<br />

améliorer la compréhension de leurs besoins et donc notre relation.<br />

Le taux de satisfaction client est, d’ailleurs, en forte hausse.<br />

Ceci dit, moins de 20% du marché de la certification a effectué<br />

sa transition à la version 2015 de la norme.<br />

Le pic d’activité est donc à venir sur 2017 et 2018.<br />

3.<br />

« En Italie, même les plages sont<br />

certifiées ISO 9001 et ce par des organismes de<br />

complaisance » Frédéric Gaudin<br />

D’après la dernière étude publiée par l’ISO, la France<br />

reste dans le top 10 mondial du nombre de certificats<br />

ISO 9001 émis (versions 2008 et 2015 confondus).<br />

Pourtant, elle reste à la traîne derrière l’Italie ou l’Espagne.<br />

Comment expliquez-vous cela ?<br />

Frédéric Gaudin :<br />

Mesurer la taille d’un marché uniquement sur le<br />

volume est une approche qui ne reflète pas complétement<br />

l’attractivité de ce marché.<br />

Prenons le cas de l’Italie. Nous avons 160 000 certificats, or le<br />

tissu industriel n’est pas plus important qu’en France. Mais en<br />

Italie, même les plages sont certifiées ISO 9001 et ce par des organismes<br />

de complaisance...<br />

En fait le marché réel italien accessible pour un organisme<br />

crédible tel que LRQA s’établit aux alentours de 40 000 certificats<br />

ISO 9001. Certes, cela en fait en volume un marché plus important<br />

que la France (moins de 30 000 certificats ISO 9001) mais<br />

il reste du même ordre. La différence tient plus dans la taille de<br />

l’industrie manufacturière, plus importante en Italie qu’en France.<br />

En Espagne, avec 36 000 certificats, le marché ISO 9001 n’affiche<br />

pas de différences notables, si ce n’est qu’il est composé d’un<br />

nombre de TPE plus important qu’en France.<br />

Avec 29 000 certificats ISO 9001 sur un cœur de marché très<br />

robuste et un marché en valeur plus important qu’en Italie et<br />

en Espagne, la France reste un marché très attractif sur lequel<br />

LRQA joue un rôle majeur.<br />

« En France, les certifications sont toujours inscrites<br />

dans un schéma de démarche volontaire »<br />

Édouard Kiener<br />

Philippe Böhm :<br />

Merci de me donner l’occasion d’apporter un élément<br />

de réponse qui n’engage que moi, mais nous sommes<br />

ensemble pour parler « vrai », c’est la moindre des<br />

choses pour un organisme de certification qui revendique clarté<br />

et transparence. A mon avis, ce phénomène est étroitement lié à<br />

la conjoncture. Il y une morosité ambiante dans l’industrie française<br />

qui semble chercher sa voie dans un contexte économique<br />

difficile. Espagne et Italie, ont retrouvé une certaine croissance<br />

et donc une confiance. Cette spirale vertueuse leur apporte la<br />

confiance nécessaire pour convoquer les Auditeurs pour une<br />

certification. Les entreprises françaises cherchent les commandes,<br />

mais pour avoir des commandes il faut apporter la confiance,<br />

souvent prouvée par le Certificat…C’est le chien qui se mord la<br />

queue, si vous me permettez la comparaison.<br />

Thomas Hennion :<br />

Je ne le vois pas comme un concours. Aujourd’hui,<br />

nos entreprises sont compétitives et performantes<br />

à l’international et c’est bien là l’essentiel. D’autres<br />

facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans les comparaisons,<br />

la concentration des entreprises, donc plus de certificats<br />

multi-sites, les obligations liées au travail avec les administrations,<br />

les pressions des donneurs d’ordres…<br />

Il est certain que nous gagnerions à ce que nos entreprises s’engagent<br />

plus dans des projets de certification, à la condition de<br />

convaincre leurs salariés du bienfondé de la démarche et surtout<br />

bien choisir son organisme pour réellement bénéficier de ces<br />

avantages.<br />

24 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW DOSSIER<br />

Finalement, cela ne laisse-t–il pas espérer qu’avec des acteurs<br />

de qualité et un renouveau du référentiel certaines entreprises<br />

proche de faire le pas ne se laisse convaincre ? Je le pense et cela<br />

restera la motivation de l’action de BSI.<br />

Xavier Daniel :<br />

Une des explications pourrait être que l’Espagne et<br />

l’Italie ont un tissu industriel plus dynamique que<br />

celui de la France qui a beaucoup délocalisé.<br />

Ensuite, il y a dans ces pays davantage de donneurs d’ordres qui<br />

imposent la certification aux entreprises.<br />

Edouard Kiener :<br />

Pour ce qui est de l’Italie ou de l’Espagne, dans certains<br />

secteurs d’activités les certifications sont des conditions<br />

obligatoires pour pouvoir exercer. En France, les<br />

certifications sont toujours inscrites dans un schéma de démarche<br />

volontaire, cela explique en grande partie ce phénomène de croissance<br />

faible mais constante. Nous travaillons de concert au sein<br />

d’une association d’organisme de certification pour faire que les<br />

choses évoluent dans le futur, mais la route est encore longue.<br />

Georges Abi Rached :<br />

La France n’est pas seulement derrière l’Italie et l’Espagne,<br />

mais aussi, derrière le Royaume Uni et l’Allemagne.<br />

L’image de la certification est toujours<br />

entachée par la bureaucratie et la paperasserie. Il est important<br />

que les entreprises prennent conscience que les normes ISO sont<br />

établies pour les chefs d’entreprises et pour l’amélioration de l’organisation<br />

et du fonctionnement et non une démarche administrative<br />

lourde.<br />

4.<br />

L’efficacité énergétique connaît une croissance impressionnante<br />

de 77% du nombre de certificats entre 2014 et 2015.<br />

Est-ce un effet de mode ou une vraie tendance de fond ?<br />

Georges Abi Rached :<br />

C’était la conséquence directe des Certificats d’Economie<br />

d’Energie.<br />

« À ce stade, c’est une conséquence de la condition<br />

d’octroi de subventions d’Etat en contrepartie de<br />

la certification ISO 50001 pour les entreprises<br />

énergivores »<br />

Xavier Daniel<br />

Édouard Kiener :<br />

Nous savons que l’application de cette norme par les<br />

entreprises grandes consommatrices a été, dès ses<br />

débuts, largement favorisée par le système des Certificats<br />

d’Economie d’Energie. Ce système financièrement avantageux<br />

a déjà été modifié et rien aujourd’hui ne nous garantit<br />

qu’il perdure sur le long terme. Si les entreprises saisissent réellement<br />

la philosophie de cette norme et l’intègrent dans leurs<br />

pratiques, les vraies économies sur le long terme apparaitront.<br />

Toutefois ces sujets restent actuellement très sensibles aux interventions<br />

favorables de l’Etat et des collectivités, pour confirmer<br />

cette tendance il faudra bien entendu réaliser un vrai travail de<br />

fond pour ne pas avoir le CEE comme élément déclencheur.<br />

Frédéric Gaudin :<br />

Ce taux croissance est principalement concentré en<br />

Europe avec une forte prédominance en Allemagne<br />

pour le nombre de certificats mais, et c’est un point<br />

notable, un nombre de sites certifiés plus importants en France.<br />

En utilisant mieux les ressources énergétiques du site et en<br />

structurant la gestion avec un plan de marche, des outils spécifiques,<br />

un système de management et un référent, la norme<br />

ISO 50001 ne peut qu’être favorable à l’amélioration de l’efficacité<br />

énergétique d’une entreprise. Elle a ainsi un impact sur<br />

sa facture énergétique, son empreinte environnementale et<br />

sa compétitivité. Elle participe aux processus d’amélioration<br />

continue des entreprises et les aide à s’inscrire dans les mutations<br />

actuelles de l’économie. Parce que ces bénéfices sont facilement<br />

démontrables auprès des Directions Générales et que les<br />

gouvernements tendent à soutenir cette norme par des mesures<br />

fiscales favorables, la croissance de l’ISO 50001 devrait restée<br />

soutenue en France et dans le monde.<br />

Édouard Kiener :<br />

La prise en compte de nos consommations énergétiques<br />

dans un modèle certifié n’est pas vraiment<br />

un effet de mode, du moins je l’espère car cela fait<br />

partie des engagements que de nombreux pays ont pris en<br />

matière de limitation de leur empreinte sur le changement<br />

climatique. Ces certifications s’inscrivent donc totalement<br />

dans ce cadre. A cela s’ajoute un aspect législatif européen et<br />

français. Nous avons donc, à mon sens, une vraie tendance<br />

de fond pour les années à venir.<br />

Xavier Daniel :<br />

À ce stade, c’est une conséquence de la condition d’octroi<br />

de subventions d’Etat en contrepartie de la certification<br />

ISO 50001 pour les entreprises énergivores.<br />

Reste à voir si cela va s’inscrire dans la durée.<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°639 • Décembre 2016 - Janvier 2017 I25


DOSSIER<br />

CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW<br />

Philippe Böhm :<br />

Pas du tout une mode, mais une vraie tendance<br />

de fond ! L’efficacité énergétique est le prolongement<br />

naturel du management environnemental. En<br />

Allemagne, cette croissance est réelle, les Chefs d’Entreprises<br />

en ont vite compris les retombées bénéfiques, qu’elles soient<br />

directes ou fiscales . En France, la demande reste marginale,<br />

nous sommes principalement sollicités par les entreprises allemandes<br />

qui ont des filiales en France.<br />

5.<br />

La sécurité des systèmes d’informations via l’ISO 27001 est<br />

également en forte croissance au niveau mondial. Pourtant,<br />

la France ne compte que 227 certificats émis en 2015,<br />

ce qui est très peu. D’où vient ce manque d’intérêt pour ce référentiel<br />

des professionnels du secteur ?<br />

Xavier Daniel :<br />

J’y vois plusieurs explications possibles :<br />

- Temps de latence dû à l’appropriation du référentiel<br />

par les entreprises<br />

- Pas d’obligation<br />

- Les data center, plateforme e-commerce … sont délocalisés<br />

- La certification ISO 27001 peut être trop généraliste car des<br />

référentiels comme ITIL sont plus plébiscités.<br />

Pour notre part, nous avons certifié la sécurité informatique<br />

des services cloud du site de vente en ligne Alibaba Singapour.<br />

« Nombreuses sont les entreprises s’inspirent<br />

de ces principes sans pour autant aller<br />

aujourd’hui jusqu’à la certification »<br />

Thomas Hennion<br />

Thomas Hennion :<br />

C’est effectivement un constat sans équivoque que<br />

nous faisons depuis 2009 lors de nos conférences sur<br />

le sujet. C’est d’autant plus regrettable pour nous, car<br />

BSI a créé les normes fondamentales dans ce secteur, les BS7799,<br />

ISO/IEC 17799. Mais d’après moi, ce n’est pas si alarmant au<br />

regard de la recrudescence des demandes actuellement, on dirait<br />

que la France a très récemment décidé de refaire son retard.<br />

Nous savons que nombreuses sont les entreprises s’inspirent de<br />

ces principes sans pour autant aller aujourd’hui jusqu’à la certification,<br />

par absence d’obligation marché la plupart du temps.<br />

Il n’y a donc pas un manque d’intérêt mais d’après moi plutôt<br />

des politiques de sélection de prestataires qui commencent tout<br />

juste à intégrer dans leurs critères de choix la nécessité d’obtenir<br />

cette certification, nos voisins européens ont sans nul doute<br />

pris ce sujet plus tôt.<br />

Frédéric Gaudin :<br />

En effet. Toutefois 700 sites sont certifiés et le marché<br />

français reste en forte croissance (+ 44%).<br />

Dans certains pays les entreprises ont bénéficié d’incitations<br />

gouvernementales à la mise en place de la 27001 mais<br />

comme cela n’a pas été le cas en France, le marché a probablement<br />

évolué plus lentement qu’en Italie, Espagne ou encore en<br />

Roumanie. Même si l’ISO 27001 reste un standard difficilement<br />

accessible pour une entreprise aux processus fragiles et peu<br />

matures, il n’y a aucun doute que les affaires liées à la cybercriminalité<br />

feront rapidement prendre conscience au marché qu’il<br />

doit améliorer son niveau de sécurisation de l’information. En<br />

l’occurrence, avoir une approche systémique, et non plus simplement<br />

technique de la sécurité.<br />

Philippe Böhm :<br />

Malheureusement, vous avez encore raison. Les<br />

réponses formulées aux 2 questions précédentes sont<br />

également valables pour celle-ci.<br />

Georges Abi Rached :<br />

Beaucoup d’entreprises montrent leur intérêt. Il y a<br />

une réticence en France pour toute nouvelle norme.<br />

Après la démonstration de son intérêt au niveau<br />

international, la France rattrape en général son retard.<br />

Édouard Kiener :<br />

L’ISO 27001 en France connait effectivement une<br />

croissance compliquée. Pourtant le sujet est sensible<br />

et les technologies nous invitent à penser à un réel<br />

essor dans les années à venir. Dans le monde, le groupe Intertek<br />

certifie un certain nombre de grands groupes, mais il est vrai<br />

que dans notre pays les demandes sont encore très ponctuelles.<br />

L’ISO 27001 a connu il y a quelques années quelques certifications<br />

concurrentes, ce qui a peut-être freiné le démarrage<br />

de ce schéma.<br />

6.<br />

Pour la première fois, l’ISO 22000 a fait son entrée dans<br />

l’étude de l’ISO. Cela vous paraissait-il indispensable ?<br />

Xavier Daniel :<br />

Oui, l’ISO 22000 a toute sa place dans cette étude.<br />

Georges Abi Rached :<br />

Oui. Toutefois, il n’y a pas d’engouement spécifique<br />

pour cette norme.<br />

26 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW DOSSIER<br />

Thomas Hennion :<br />

Certainement utile ! L’industrie alimentaire ne<br />

répond-t-elle pas à l’un des besoins primaires de<br />

chacun d’entre nous ? La sécurité alimentaire est<br />

devenue un réel enjeu par son industrialisation forcée et la<br />

diversité des sources d’approvisionnement. BSI a compris cet<br />

enjeu et redéveloppe depuis 2 ans une vraie stratégie à l’intention<br />

de ce secteur. Vous me posiez la question sur L’ISO<br />

27001. Pour moi, la sécurité de nos données n’est pas plus<br />

importante que la sécurité de ce que nous mangeons, je trouve<br />

donc intéressant de redonner de la visibilité à ce secteur clé et<br />

de promouvoir les sociétés qui s’y engagent… surtout que la<br />

France a des intérêts à faire valoir dans ce domaine.<br />

Philippe Böhm :<br />

Oui, il était indispensable que cette norme de «<br />

Management de la sécurité des denrées alimentaires »<br />

qui date de 2005 suivent la même structure de niveau<br />

supérieur (dite HLS) comme ses homologues <strong>Qualité</strong>, Environnement,<br />

Santé et Sécurité au Travail et autres de Systèmes de<br />

Management afin que les utilisateurs puissent uniformiser leur<br />

pratiques, éliminer les redondances et regrouper les différentes<br />

évaluations ou certifications en 1 seul audit.<br />

Édouard Kiener :<br />

Toutes les études sur les certifications ISO me<br />

semblent indispensables, surtout en France où l’état<br />

des certifications reste un sujet tabou. Il n’existe pas<br />

officiellement de baromètre en France ou d’annuaires sur les<br />

entreprises certifiées. L’ISO 22000 qui fait son entrée dans l’étude<br />

me semble donc une excellente chose.<br />

Frédéric Gaudin :<br />

Nous avions déjà des statistiques fournies bien avant<br />

2010. L’industrie manufacturière agroalimentaire<br />

française, avec plus de 10 000 acteurs et un C.A. de<br />

160 milliards d’euros, reste prédominante en Europe. L’ISO 22000<br />

est un référentiel clé permettant de générer l’amélioration continue<br />

dans ce secteur. Suivre son évolution est indispensable.<br />

7.<br />

Les détracteurs les plus véhéments de la certification assurent<br />

que cette dernière est coûteuse, chronophage et sans retombée<br />

directe. Que leur répondez-vous ?<br />

Thomas Hennion :<br />

Je dois avoir de la chance, les clients de BSI ne tiennent<br />

jamais ce discours, je n’ai donc pas souvent rencontré<br />

ces personnes. Nous faisons justement intervenir régulièrement<br />

nos clients dans nos études de cas et nos conférences, et<br />

leur témoignage n’aborde jamais le point sous cet angle, et je vous<br />

assure que nous leur laissons libre parole. Car oui bien entendu,<br />

il y a un coût, celui comme tout projet nécessitant la mobilisation<br />

de personnes, de travailler avec les équipes sur leurs processus, de<br />

s’équiper de moyens de mesure ou de protection. Mais déjà lors de<br />

cette démarche de réflexion les pratiques changent et s’améliorent.<br />

Quand vous passez 20 ans à l’école c’est coûteux, chronophage et<br />

vos leçons de mathématiques n’ont pas de retombées directes, mais<br />

ce long parcours à certainement façonné votre manière d’être, vos<br />

rapports avec les autres et votre capacité à changer, vous améliorer et<br />

comprendre le monde qui vous entoure. Pour moi la certification n’est<br />

qu’un but, et ce sont bien les moyens mis en œuvre pour y arriver, la<br />

conserver, qui en sont la vraie retombée. Nous pourrions également<br />

demander à ces personnes s’ils accepteraient de se faire implanter<br />

un dispositif médical sans traçabilité, contrôle, tests cliniques préalables,<br />

critères tous inclus dans les obligations de la certification.<br />

« Un des buts et effets de l’ISO 9001 version 2015, de<br />

même pour l’ISO 14001 version 2015, est de tordre le<br />

cou à cette vieille idée reçue »<br />

Philippe Böhm<br />

Xavier Daniel :<br />

Cela dépend de l’intérêt que vous donnez à la certification<br />

ou plus généralement à l’évaluation par un<br />

tiers. Pour l’entreprise qui s’en sert comme un outil<br />

de progrès, le coût est vite rentabilisé. Le 1er cycle de trois ans<br />

est peut-être chronophage et coûteux mais dès le 2ème cycle, la<br />

majorité des entreprises intègrent davantage le système de management<br />

de la qualité au cœur de l’entreprise avec, en complément,<br />

des indicateurs de qualité, de satisfaction client, des indicateurs<br />

financiers, marketing, RH, qui contribuent à la prise de décisions<br />

stratégiques. Le rôle de l’organisme de certification est aussi de<br />

pousser l’entreprise à manager par la qualité. D’autant plus, que la<br />

nouvelle version de l’ISO 9001 se prête tout à fait à cette intégration.<br />

Philippe Böhm :<br />

Un des buts et effets de l’ISO 9001 version 2015, de même<br />

pour l’ISO 14001 version 2015, est de tordre le cou à<br />

cette vieille idée reçue. Vous me donnez ici l’occasion<br />

de rappeler que le but de toute norme est de « permettre » et non<br />

de « soumettre ». Le système de Management doit apporter, outre la<br />

confiance des clients et des parties intéressées, une confiance interne<br />

et un confort de travail des collaborateurs qui, par un système de<br />

management opérationnel et efficace, peuvent se consacrer à leurs<br />

missions de production, de service et d’amélioration, dans le respect<br />

des exigences contractuelles, environnementales dans un environnement<br />

de travail sûr et pérenne. Je clôturerais ma réponse en citant<br />

Jean de La Fontaine « Travaillez, prenez de la peine : … Un trésor est<br />

caché dedans. » cela vaut pour tout système de management efficace.<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I27


DOSSIER CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW<br />

Édouard Kiener :<br />

Je leur réponds simplement qu’en matière de certification,<br />

ce n’est pas le retour sur investissement direct<br />

qui prime mais plutôt les économies à terme réalisées<br />

en matière de non qualité. La non qualité à un coût, donc<br />

un prix et l’amélioration continue d’un système, quel que soit la<br />

spécialisation peut mathématiquement le prouver. Il suffit juste<br />

de placer un indicateur.<br />

Frédéric Gaudin :<br />

C’est un vieux débat mené par des acteurs qui font<br />

de la certification à la petite semaine.<br />

La vraie question n’est pas là. Aucune entreprise au<br />

monde n’est gérée de manière durable sans processus ou sans<br />

système de management. Si, pour être certifiée, la mise à jour de<br />

ce système nécessite un tel effort qu’il est perçu comme coûteux,<br />

alors le chef d’entreprise peut se poser quelques questions sur<br />

la robustesse de ses processus ou sur l’approche préconisée afin<br />

d’obtenir une certification.<br />

La certification n’est en soi ni coûteuse, ni chronophage, surtout<br />

grâce aux simplifications administratives introduites par la<br />

version 2015. C’est la gestion de l’entreprise elle-même qui l’est,<br />

et certifiée ou non, les coûts de gestion seront là. Par contre faire<br />

certifier ses systèmes de management par un organisme de certification<br />

accrédité comme LRQA c’est se donner les moyens d’optimiser<br />

ses coûts et d’obtenir une vraie crédibilité internationale.<br />

Georges Abi Rached :<br />

Ce n’est pas la certification qui est coûteuse, c’est<br />

la mauvaise mise en œuvre de la démarche qui est<br />

coûteuse. Ce qui est important, c’est de prendre la<br />

norme comme outil pour le changement ou pour l’amélioration<br />

continue. La certification est un projet d’entreprise pour entrainer<br />

tout le personnel vers la même finalité.<br />

8.<br />

Le marché de la certification est arrivé à maturité en France<br />

depuis plusieurs années. Comment continuer d’assurer une<br />

croissance dans ces conditions ?<br />

Frédéric Gaudin :<br />

Seuls les marchés de l’ISO 9001 et 14001 sont<br />

stagnants en 2014 et en baisse en 2015.<br />

Toutefois, « le marché de la certification » ne peut<br />

pas être réduit au seul volume de certificats générés par ces 2<br />

référentiels ISO. La certification englobe une myriade d’autres<br />

référentiels sectoriels tels que l’EN 9100, le TS 16989, l’lRIS ou<br />

encore l’IFS qui affichent tous de forte croissance. Même s’ils<br />

ne représentent pas forcément un volume de certificats comparable<br />

à l’ISO ils ont, en valeur, une part très représentative. De<br />

par leur exigence et leur forte croissance, ils sont la démonstration<br />

que le marché de la certification continue de croître et que<br />

le besoin d’expertise sectoriel est grandissant.<br />

« Pour chaque organisme qui continuera de croire<br />

que chaque client est différent dès le premier contact<br />

et que derrière un processus il y a des personnes, le<br />

travail ne manquera jamais. »<br />

Thomas Hennion<br />

Georges Abi Rached :<br />

Il y a beaucoup de demandes en matière de certification.<br />

Des demandes de certification initiale. Les<br />

entreprises certifiées arrive à maturité, mais, pas le<br />

marché de la certification.<br />

Philippe Böhm :<br />

En donnant confiance aux chefs d’entreprises,<br />

avec des normes ou référentiels de certification<br />

qui apportent de la Confiance aux « Clients » mais<br />

aussi aux fournisseurs de produits et de services. La révision<br />

des normes ISO 9001 et 214001 en 2015, répond donc à cette<br />

problématique.<br />

Thomas Hennion :<br />

BSI Group France connait depuis 2009 une croissance<br />

à deux chiffres de son chiffre d’affaires, BSI<br />

au niveau mondial également par ailleurs. Je ne<br />

dévoilerai pas ici nos facteurs clés de succès, mais pour<br />

chaque organisme qui continuera de croire que chaque client<br />

est différent dès le premier contact et que derrière un processus,<br />

il y a des personnes, le travail ne manquera jamais. La<br />

croissance est dans la création de valeurs, dans la personnalisation<br />

du service ainsi que dans le développement et l’application<br />

des référentiels spécialisés proches des activités de<br />

pointes française. En tous cas, la croissance de BSI Group<br />

France se porte très bien et j’en suis convaincu pour longtemps<br />

encore.<br />

Xavier Daniel :<br />

Je ne suis pas totalement d’accord avec cette<br />

affirmation, les entreprises, les professionnels<br />

sont en perpétuelle réflexion sur l’amélioration<br />

de leur organisation et l’optimisation des processus, par<br />

ailleurs de nouveaux métiers apparaissent de nouveaux<br />

marchés…<br />

Les consommateurs sont aussi à la recherche de signes ou<br />

de « preuves » de la qualité afin d’être rassurés ; la croissance<br />

passe donc par l’innovation, l’anticipation et le développement<br />

de nouveaux référentiels.<br />

28 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW DOSSIER<br />

Édouard Kiener :<br />

Le marché de la certification n’est pas, selon moi<br />

arrivé à maturité. Nous sommes depuis très longtemps<br />

sur un marché de niche et nous le sommes<br />

encore. Pour continuer à croître, trois facteurs doivent rentrer<br />

en jeu. Le rôle des entreprises qui doivent s’inscrire dans un<br />

système qualité simple et efficace pour ne pas le subir, mais le<br />

vivre pleinement et en tirer tous les bienfaits en terme de productivité,<br />

de management et d’économie. Ensuite, les consultants<br />

mettant en place les systèmes doivent continuer à promouvoir<br />

les mises en place de systèmes de certifications pour inviter leur<br />

partenaire à évoluer dans un tissu économique en mouvement<br />

perpétuel. Enfin, les organismes de certification doivent continuer<br />

à proposer des schémas à forte valeur ajouté et ce, dans<br />

une démarche positive. Notre volonté quand nous intervenons<br />

est de certifier une entreprise et non pas de ne pas la certifier.<br />

C’est une philosophie.<br />

9.<br />

Quels ont été les faits marquants pour votre organisme<br />

en 2016 ?<br />

Georges Abi Rached :<br />

AB Certification s’est agrandi et nous avons déménagé.<br />

De nouvelles embauches ont été lancées et réalisées.<br />

Philippe Böhm :<br />

Le de l’activité Formation, concrétisée par l’obtention<br />

de notre numéro d’enregistrement délivré par<br />

la DIRECCTE le 17.12.2016 et le lancement de cette<br />

activité, avec la décision de proposer une formation diplômante<br />

et certifiante de responsable d’audit ISO 9001 pour avril 2017.<br />

Nous possédons, non seulement un savoir-être, mais aussi un<br />

savoir-faire et nous souhaitons en faire profiter nos clients.<br />

Thomas Hennion :<br />

Nous avons début 2016 déménagé nos activités de<br />

back office dans le 17e Arrondissement de Paris, c’est<br />

notre troisième déménagement parisien depuis 2010.<br />

Des locaux plus grands, professionnels, qui nous permettent<br />

d’accueillir toujours plus de clients dans des conditions optimales,<br />

notamment sur la formation. BSI Group France a également<br />

confirmé en 2016 son statut d’alternative sérieuse dans le<br />

domaine des dispositifs médicaux, mais pas uniquement, et cela<br />

constitue à mes yeux une réelle satisfaction et un tournant dans<br />

notre activité en France. Le dernier point peut être est que BSI<br />

Group France a été fortement moteur dans des projets internes<br />

de centralisation et d’amélioration de certains services, avec pour<br />

retombée immédiate un meilleur service client et des optimisations<br />

dans notre fonctionnement.<br />

Xavier Daniel :<br />

- Adoption de la marque unique de certification :<br />

Socotec Certification International,<br />

Marque unique de certification par l’ensemble des<br />

filiales certification du groupe Socotec au 1er novembre 2016.<br />

- Nouveau directeur (François Riquet), et responsable d’activité<br />

(Nicolas Rohrer) pour Socotec Certification France<br />

- Croissance de l’activité de certification - Mondial : + 6%, France<br />

: + 15 %<br />

Édouard Kiener :<br />

Les faits marquants de notre entreprise en 2016 sont<br />

multiples. Nous avons une direction groupe qui a<br />

promu une nouvelle stratégie d’entreprise et nous<br />

sommes en train de la mettre en application. Cette stratégie est<br />

ambitieuse, motivante et nous permettra à terme de repositionner<br />

totalement l’image de notre entreprise comme un incontournable<br />

du secteur, en France et dans le monde.<br />

Nous avons aussi de nouveaux schémas qui ont été développés<br />

et de nouveaux partenariats qui ont démarré.<br />

2016 est donc pour nous une année importante car elle a vu sur<br />

le plan technique, commercial et économique de nombreuses<br />

choses se réaliser. Mais ce n’est qu’un début, 2017 s’annonce tout<br />

autant excitant.<br />

Frédéric Gaudin :<br />

Afin de mieux servir nos clients et notamment nos<br />

clients internationaux, notre groupe Lloyd’s Register<br />

s’est restructuré en 6 zones. LRQA France est devenu<br />

à ce titre le chef de file d’une vaste zone de 14 pays incluant l’Espagne<br />

et l’Italie. Cela nous permet de gérer nos grands comptes<br />

sur une base européenne voir mondiale.<br />

Nous avons d’autre part investi lourdement dans l’implémentation<br />

d’un nouveau système de gestion client. Celui-ci va nous<br />

donner un avantage compétitif indéniable en termes de relation<br />

clients et d’efficience opérationnelle.<br />

10.<br />

Coment voyez-vous l’évolution du marché de la certification<br />

pour 2017 ?<br />

Thomas Hennion :<br />

Je ne peux être qu’optimiste sur ce point, mais encore<br />

une fois seuls les organismes sérieux et cohérents<br />

pourront porter ce développement. Si nous remettons<br />

au centre des débats le vrai but des certifications, d’après<br />

BSI celui d’apporter sécurité, fiabilité, adaptabilité mais aussi<br />

constance dans les entreprises, nous pouvons leur donner l’envie<br />

de s’engager. BSI promeut, d’ailleurs, le concept fort de « Résilience<br />

des organisations ». Chaque entreprise peut voir dans les<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I29


DOSSIER CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW<br />

démarches de certification un formidable outil capable de les<br />

rendre capables d’anticiper, de se préparer, de répondre et de<br />

s’adapter à des situations de changement accrues et des interruptions<br />

soudaines afin de survivre et prospérer.<br />

Xavier Daniel :<br />

En termes de marché de la certification, il faut distinguer<br />

deux catégories de pays : ceux ayant une tradition organisée<br />

de la certification comme la France et les pays émergents,<br />

comme la Chine, l’Inde et, dans une moindre mesure, le Brésil.<br />

Pour les premiers, la progression en 2017 devrait rester constante.<br />

Pour les seconds, la culture de la certification des systèmes de<br />

management étant maintenant acquise, on peut s’attendre à un<br />

nombre de certificats délivrés de plus en plus important.<br />

Édouard Kiener :<br />

J’ai repris la direction générale de l’organisme il y a<br />

maintenant quelques mois et je souhaite emmener<br />

notre entreprise vers un positionnement ambitieux<br />

sur tous nos secteurs d’activité. Que ce soit en certification<br />

tierce partie, en seconde partie ou en formation, nous<br />

avons de grandes ambitions pour l’année prochaine et mettons<br />

en route une nouvelle stratégie que nous espérons attractive pour<br />

nos partenaires de longues dates et ceux à venir.<br />

Philippe Böhm :<br />

Non seulement, l’activité Formation, complètera notre<br />

portefeuille de prestations, mais elle compensera les «<br />

pertes au feu » des Clients qui ne voudraient pas continuer<br />

dans les versions 2015 de l’ISO 9001 ou 14001<br />

version 2015. Il y aura des pertes, c’est certain, mais nous ne laissons<br />

personne sur la route. Pour nous, il n’y a pas de « réfractaires<br />

» mais des « esprits critiques » demandeurs d’explications. Ceux-là,<br />

après passage en formation avec nos Professionnels, seront les<br />

Praticiens les plus fervents et acteurs majeurs de la Certification.<br />

Frédéric Gaudin :<br />

2017 va être une année charnière. Les nouvelles versions des<br />

normes 9001, 14001, EN/AS 9100, TS 16989 et IRIS<br />

vont créer une pénurie d’auditeurs qualifiés disponibles.<br />

Les entreprises qui n’auront pas anticipé leur<br />

transition seront pénalisées et pourraient faire face à<br />

un risque potentiel de suspension de leur certificat si leur transition<br />

n’est pas réalisée dans les temps.<br />

Mais le travail mené par les équipes de LRQA avec nos clients<br />

nous permet de sécuriser leurs transitions.<br />

11.<br />

2016 a été marquée par des scandales de plusieurs<br />

entreprises de renom, pourtant toutes certifiées<br />

(Volkswagen, Renault, William Saurin…). Bien<br />

que les domaines certifiés ne soient pas forcément ceux<br />

au cœur du scandale, cela a-t-il impacté le crédit apporté aux<br />

entreprises par la certification ?<br />

Philippe Böhm :<br />

Ces « faits divers » dont se délectent la presse et son<br />

lectorat, ne sont pas pour moi représentatifs de l’économie<br />

réelle. L’importance accordée à ces scandales<br />

a été amplifiée par le renom des firmes « mises en cause » pour<br />

lesquelles il n’y a pas à ma connaissance eu de jugement (??).<br />

Ce que je puis vous assurer, c’est que l’audit a ses limites dont le<br />

principal est la « collaboration du client ». L’audit n’est pas et ne<br />

sera jamais une perquisition de police. Par contre les Auditeurs<br />

doivent rester, en permanence, rester clairvoyant et juger par les<br />

preuves apportées. C’est le rôle de nos audits de contrôle triennaux<br />

et échanges d’expériences annuels obligatoires de permettre<br />

à notre Organisme de Certification, TÜV NORD Cert » d’étalonner<br />

les auditeurs de l’Organisme d’Audit du TÜV NORD France.<br />

Thomas Hennion :<br />

Malheureusement, chaque année porte son nombre<br />

de scandales, nous avions pu observer celui de P.I.P,<br />

pour les implants mammaires au silicone industriel<br />

et non médical. Certains de nos confrères y ont été confrontés,<br />

mais qu’auraient-ils pu détecter quand une partie du personnel<br />

dirigeant semble avoir tout mis en œuvre pour tromper la vigilance<br />

des organismes de régulations ?<br />

Il s’agit donc également de confiance, car le bénéficiaire d’un<br />

travail honnête est l’entreprise en premier lieu et les impacts négatifs<br />

sur sa réputation en cas de faute pourraient devenir incontrôlables.<br />

Je pense que dans les analyses de risques officielles des<br />

sociétés que vous mentionnez, ces déviations et leurs impacts<br />

sur la réputation et les frais de justice ne figuraient certainement<br />

pas. Je reste convaincu que sans certification, nous assisterions<br />

à bien plus de dérives et que par conséquence, jeter le discrédit<br />

sur toutes les entreprises certifiées seraient une grave erreur.<br />

Dernier point, nous nous adaptons aussi à ces pratiques, heureusement<br />

marginales, en concertation avec les régulateurs, pour<br />

par exemple la mise en place d’audits inopinés sur les clients<br />

aux produits sensibles dans le domaine médical et cela le public<br />

devrait le savoir.<br />

Georges Abi Rached :<br />

Une croissance continue.<br />

30 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


CERTIFICATION - LA GRANDE INTERVIEW DOSSIER<br />

Édouard Kiener :<br />

Votre question ne me fâche pas, bien au contraire, et<br />

pour vous répondre le plus directement possible, je<br />

vous dirai simplement non. L’image de la certification<br />

n’a pas été vraiment impactée, peut-être même au contraire<br />

pour contrebalancer votre question qui fâche.<br />

En effet, les systèmes de management sont des outils qui ont été<br />

éprouvés et qui fonctionnent depuis de nombreuses années. Les<br />

résultats obtenus chez certains partenaires sont même stupéfiants,<br />

en matière d’optimisation de processus, d’économies, de<br />

positionnement sur certains marchés.<br />

Après, les systèmes restent des outils, nous ne sommes pas maîtres<br />

des gens qui les utilisent à plus ou moins bon escient. C’est pourquoi<br />

on ne peut pas être sûr à 100 % de l’efficacité d’une certification.<br />

Car si la certification une fois qu’elle est reconnue fonctionne<br />

sur le principe, la mise en application de ces dernières restent<br />

réalisées par des hommes et des femmes et là, nous n’avons pas de<br />

pouvoir de contrôle. Chez Intertek, nous restons réellement dans<br />

une démarche d’éthique et d’impartialité mais nous ne pouvons<br />

pas nous substituer à nos partenaires qui restent les pilotes de<br />

leur certification.<br />

Frédéric Gaudin :<br />

Non je ne pense pas. Les entreprises ne font<br />

pas l’amalgame entre la falsification de données<br />

comptables (comptes certifiés par les commissaires aux<br />

comptes (William Saurin)) ou la désactivation d’un dispositif de<br />

dépollution (Volkswagen) et la certification de système de management<br />

type ISO 9001.<br />

Lorsque l’on parle de certification produit et plus particulièrement<br />

de respect de Directives Européennes, on s’aperçoit au<br />

contraire que la crédibilité apportée par la certification est grandement<br />

renforcée.<br />

Suite à l’affaire PIP, les failles du marquage CE de dispositifs<br />

médicaux ont été mises à jour et corrigées.<br />

En renforçant les exigences sur les industriels et sur les organismes<br />

notifiés, la Commission Européenne s’est assurée d’un<br />

renforcement des contrôles, et par là même, de redonner le crédit<br />

nécessaire à ces certifications.<br />

Xavier Daniel :<br />

Non, je pense qu’il n’y a pas eu d’impact. C’est l’image<br />

de marque des entreprises qui a été impactée.<br />

Georges Abi Rached :<br />

Non. Pas en ce qui nous concerne.<br />

Propos receuillis par Jérémie Roboh<br />

Formations<br />

QUALITÉ SÉCURITÉ ENVIRONNEMENT<br />

UNE FORMATION, mieux encore…<br />

Un DIPLÔME<br />

Le CESI propose des formations diplômantes modulaires et individualisées pour tous les systèmes<br />

de mangement QSE : ISO 9001, ISO 14001 et ISO 45001. Du bloc de compétences capitalisable<br />

dédié à une thématique aux parcours longs, nos formations sont éligibles au CPF et permettent<br />

d’obtenir un titre RNCP de niveau II ou III pour une vraie valorisation des compétences.<br />

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ENVIRONNEMENT<br />

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QUALITÉ SÉCURITÉ<br />

ENVIRONNEMENT<br />

Titre enregistré au RNCP au niveau II<br />

Arrêté du 27/11/2012 publié au JO du 09/12/2012<br />

Titre enregistré au RNCP au niveau III<br />

Arrêté du 05/04/2012 publié au JO du 14/04/2012<br />

Formations dispensées sur nos 23 centres en France :<br />

Aix-en-Provence, Angoulême, Arras, Bordeaux, Brest, Dijon, Grenoble,<br />

La Réunion, Le Mans, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy, Nanterre, Nantes,<br />

Nice, Orléans, Pau, Rouen, Strasbourg, Toulouse.<br />

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Sous le Haut Patronage du Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social et du Ministère de la Ville,<br />

de la Jeunesse et des Sports* ainsi que du Ministère de l’Intérieur<br />

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CERTIFICATION DOSSIER<br />

INTERNATIONAL<br />

La certification : un<br />

pilier de la stratégie<br />

de Socotec<br />

Socotec a certifié la sécurité informatique des services<br />

cloud du site de vente en ligne Alibaba Singapour.<br />

Directeur Business Unit<br />

Certification, Xavier Daniel<br />

présente le positionnement du<br />

groupe Socotec. Ce groupe a fait<br />

de la certification un des axes<br />

des stratégies de croissance en<br />

France et à l’international. Il<br />

vient de lancer au niveau mondial<br />

une marque unique Socotec<br />

Certification International.<br />

Explications.<br />

Xavier Daniel<br />

directeur Business Unit Certification.<br />

© DR<br />

<strong>Qualité</strong> références : Comment les activités de<br />

certification du groupe Socotec se développentt-elles<br />

en France ?<br />

Xavier Daniel : En France, les certifications sont<br />

destinées à différents publics : les personnes, les<br />

entreprises et les systèmes de management. Par<br />

rapport à 2015, notre activité a crû de 15 %.<br />

Ainsi, 800 clients supplémentaires nous ont fait<br />

confiance. Désormais, en France, nous comptons<br />

4 000 clients. En matière de certification de<br />

« Par rapport à 2015, notre activité a<br />

crû de 15 %.»<br />

personnes et d’entreprises, nos axes de développement<br />

concernent : la certification des diagnostiqueurs<br />

techniques immobiliers sur les domaines<br />

amiante, plomb, électricité, diagnostic de performance<br />

énergétique (DPE), thermique..., ainsi que<br />

la certification et qualification des entreprises<br />

manipulant les fluides frigorigènes, secteur<br />

soumis à de forts enjeux de limitation de rejets<br />

de gaz dans l’atmosphère.<br />

Concernant les systèmes de management (ISO<br />

14000, 1 000 et 50000) sur lesquels nous souhai-<br />

tons nous développer fortement, de nouvelles offres (par exemple, ISO<br />

55000) et deux nouveaux référentiels seront proposés pour le marché de<br />

l’immobilier et de la construction. Enfin, nous visons à augmenter notre<br />

activité dans la protection des données informatiques avec l’ISO 27000.<br />

QR : Quelles sont vos activités à l’international ?<br />

X.D : A l’international, nous sommes présents dans 21 pays avec un<br />

réseau de 400 auditeurs et près de 40 référentiels de certification ou de<br />

qualification qui sont sous accréditation ou agrément (UKAS, singapourienne,<br />

philippine). Nos 5 filiales disposent d’un réseau d’agents dont<br />

la mission consiste à délivrer des certifications au bénéfice de clients<br />

locaux et internationaux. Récemment, Socotec Certification International<br />

a gagné des nouveaux marchés comme la certification de la gestion<br />

du cloud avec Alibaba.com.<br />

QR : Quels sont vos challenges ?<br />

X.D : Le premier consiste à avoir une longueur d’avance : anticiper. Le<br />

second, c’est d’être innovant en termes de référentiels et d’outils mis à la<br />

disposition des clients et de notre réseau. Et le troisième, c’est de prendre<br />

résolument le virage des nouvelles technologies.<br />

QR : Quelles sont vos spécificités par rapport à vos concurrents ?<br />

X.D : En premier lieu, le fort ancrage du groupe dans le domaine de la<br />

construction, de l’immobilier et de l’aménagement. Ensuite, nos équipes<br />

très réactives à taille humaine avec une connaissance approfondie des<br />

différents secteurs et une réelle écoute client. Enfin, nous attachons une<br />

forte importance à la qualité de service, notamment sur trois sujets : l’interlocuteur<br />

du client, l’auditeur et le rapport.<br />

Propos recueillis par Valérie Brenugat<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I33


PRATIQUE<br />

PICOMTO<br />

Formaliser et<br />

diffuser le savoir-faire<br />

opérationnel dans<br />

l’entreprise<br />

Aujourd’hui, l’industrie est liée à une<br />

problématique forte qu’est la transmission<br />

du savoir. La formalisation et le partage du<br />

savoir faire dans une industrie est capitale<br />

pour son présent et son futur puisqu’elle<br />

est associée à la pyramide des âges, au turn<br />

over du personnel, à l’obligation de suivre<br />

des procédures précises, etc…<br />

L’éditeur lillois propose de poser la première<br />

brique de cette transmission en dotant les<br />

industriels d’une solution de captation du<br />

« savoir faire » de l’entreprise.<br />

Disponible et accessible<br />

depuis ordinateur, tablette et smartphone<br />

© DR<br />

Malcolm Sabre<br />

Responsable marketing<br />

de la société Picomto<br />

Consultez facilement les procédures<br />

de maintenance sur smartphone et tablette<br />

<strong>Qualité</strong> <strong>Références</strong> : Pouvez-vous nous présenter Picomto en<br />

quelques mots ?<br />

Malcolm Sabre : Picomto est une solution web et mobile pour<br />

capturer et diffuser le savoir faire opérationnel de l’entreprise.<br />

Son objectif est double:<br />

- Faciliter la formalisation du savoir faire.<br />

- Faciliter sa compréhension et son exécution.<br />

Picomto est un outil auteur permettant de très facilement créer<br />

en mode ISO 9001 des instructions de travail visuelles et interactive<br />

et de les rendre diffusable.<br />

Pour cela, nous avons imaginé un format (les guides Picomto)<br />

qui est piloté par le visuel.<br />

Chaque guide comprend un ensemble de page et sur chaque<br />

page on trouve une image et/ou une vidéo accompagnées d’annotations<br />

textuelles d’un maximum de 400 caractères.<br />

Notre solution sert donc à créer, gérer, partager et analyser les<br />

modes opératoires et procédures de maintenance dans l’industrie<br />

avec toutes les valeurs ajoutées qu’apporte le digital.<br />

Picomto est fait pour s’inscrire totalement dans la démarche d’amé-<br />

34 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


PICOMTO<br />

PRATIQUE<br />

xxx xxx<br />

lioration continue des industriels, dans la mesure où notre solution<br />

dispose de tous les outils pour faire du Lean Management.<br />

QR : Vous mettez en avant la sauvegarde et la transmission des<br />

savoir-faire de l’entreprise. Pourtant, les industriels ont mis en<br />

place depuis longtemps des procédures et des certifications,<br />

souvent avec l’aide de logiciels métiers et/ou de consultants<br />

spécialisés. En quoi votre solution diffère-t-elle de ce qui existait<br />

déjà sur le marché ?<br />

Malcolm Sabre : Nous avons voulu être disruptif dans notre<br />

approche, est-à-dire que nous ne souhaitions pas mettre en<br />

place une base de données pour agréger du contenu déjà existant<br />

mais mettre à disposition des entreprises un véritable outil<br />

auteur dédié à la création et au partage des modes opératoires,<br />

procédures de maintenance et plus encore..<br />

Aujourd’hui, les modes opératoires sont faits sous Excel, Word,<br />

PowerPoint, voire même sur des documents Word avec des<br />

images incorporées. Cela a beaucoup de conséquences pour l’entreprise<br />

et les collaborateurs ; Certains documents sont de vrais<br />

pavés de dizaines de pages, rédigées sans aucun visuel et donc<br />

propice à des erreurs d’interprétation. Ensuite, il n’y a aucune<br />

© DR<br />

cohérence entre les différents documents car rien n’a été formalisé<br />

et normalisé. Enfin, il est très difficile de mettre à jour les<br />

procédures, vu que les formats utilisés (ndlr : généralement la<br />

suite Office) n’ont pas vocation à être aisément partagé ni même<br />

mis à jour.<br />

On considère donc que les entreprises n’ont aucun contrôle<br />

sur la gestion de leur savoir faire, c’est pourquoi nous développons<br />

notre solution logicielle.<br />

QR : Plus spécifiquement quels sont les gains de la solution<br />

Picomto pour un responsable <strong>Qualité</strong>?<br />

Malcolm Sabre : La solution que nous proposons apporte une<br />

vraie valeur ajoutée pour un responsable <strong>Qualité</strong>. Les industriels<br />

créent et consultent les modes opératoires ISO 9001<br />

directement avec notre outil dédié aussi bien à partir du web,<br />

mobile ou tablette.<br />

Dans 99% des cas, le process de validation ISO 9001 des modes<br />

opératoires dans les industries est fait à la main. Cela peut<br />

prendre des jours avant que celui ci ne soit validé.<br />

Avec Picomto, ce client effectue désormais ce cheminement<br />

dans la solution. Il bénéficie du workflow de validation digitalisé<br />

avec des alertes par notifications et mail à chaque étape<br />

du processus, d’une gestion des révision, du cartouche PDF<br />

pour les versions imprimables et des pictogrammes de sécurité<br />

ISO 7010.<br />

De plus, toutes les instructions de travail visuelles créées sous<br />

Picomto sont évolutives, multi-supports, diffusables, multilingues,<br />

centralisées, traçables, interactives, imprimables, collaboratives,<br />

didactiques.<br />

QR : Cela oblige les industriels à équiper les techniciens de<br />

support numérique. Cela ne pose pas de soucis de mise en<br />

œuvre ?<br />

Malcolm Sabre : Je ne parlerais pas de soucis de mise en<br />

oeuvre mais plutôt de conduite au changement. Toutes les<br />

industries ne se sont pas encore digitalisées mais le courant<br />

de l’industrie 4.0 les emmène vers le paperless. Mais ce qui est<br />

le plus important c’est surtout toute la valeur ajoutée qu’apporte<br />

Picomto combinée à la mobilité, car les tablettes et les<br />

outils du numérique se démocratisent de plus en plus et font<br />

maintenant partis du quotidien des entreprises. Cependant il<br />

reste encore un marché important à conquérir.<br />

QR : A ce sujet, quelles sont vos ambitions pour la suite ?<br />

Malcolm Sabre : Nous allons déjà asseoir notre position sur<br />

le marché de l’industrie en France, avant de nous attaquer à<br />

d’autres marchés.<br />

QR : Quels sont les projets de R&D sur lesquels vous travaillez<br />

actuellement ?<br />

Malcolm Sabre : Nous avons à ce jour une roadmap chargée et<br />

de la même façon que notre programme R&D l’est aussi. Sans<br />

pouvoir dévoiler tout cela aujourd’hui, je peux vous dire que<br />

nous avons l’ambition de digitaliser toute la chaîne de valeur<br />

du savoir faire opérationnel des entreprises. ●<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I35


GESTION DE LA QUALITÉ<br />

AFQP<br />

EVÈNEMENT<br />

AFQP : de la performance à l’excellence opérationnelle<br />

À la cérémonie des prix <strong>Qualité</strong> Performance du 30 janvier organisée l’AFQP (Association France <strong>Qualité</strong><br />

Performance), s’ajouteront des nouveaux évènements importants tels que « La journée française de qualité et<br />

de l’excellence opérationnelle » et le « Prix Excellence Opérationnelle ». Précisions.<br />

Le 30 janvier se déroulera la journée française de qualité et de<br />

l’excellence opérationnelle. Elle connaîtra deux temps forts :<br />

une matinée au ministère de l’Economie et des Finances et<br />

l’après-midi au siège du Medef. Lors de cette matinée, seront organisés<br />

des conférences et des ateliers avec la présence du secrétaire<br />

d’État chargé de l’Industrie auprès du ministre de l’Économie et<br />

des Finances, Christophe Sirugue. Pierre Girault, co-président de<br />

« Les dirigeants et les managers s’intéressent<br />

de plus en plus aux démarches de progrès et de<br />

l’excellence opérationnelle. »<br />

DU LIVRE BLANC AU TABLEAU DE BORD<br />

France <strong>Qualité</strong>, remarque : « Avec le Medef, nous voulons réunir des<br />

membres de la communauté de la qualité de France, des patrons, des<br />

dirigeants et des managers dans le cadre d’une journée tout en apportant<br />

des éléments novateurs. Les dirigeants et les managers s’intéressent,<br />

en effet, de plus en plus aux démarches de progrès et de l’excellence<br />

opérationnelle. » Il ajoute : « Actuellement, la qualité reprend une<br />

place importante et cela est lié à la nécessité de renforcer la compétitivité,<br />

la relation de services, de la maîtrise des risques et de l’utilisation<br />

des méthodes et d’outils. »<br />

Lors de cette journée, France <strong>Qualité</strong> lancera de nouveaux produits<br />

et de nouveaux services. Ainsi, le tome 2 du Livre Blanc sera<br />

présenté avec des propositions de France <strong>Qualité</strong> à travers son<br />

think tank. Dans cet ouvrage, seront proposés des produits et des<br />

services destinés aux entreprises et à l’administration. Au siège<br />

du Medef, se dérouleront la cérémonie de remises de prix et des<br />

débats. Ainsi, des dirigeants d’entreprise comme Olivier Bouygues,<br />

directeur général délégué du groupe Bouygues, échangeront avec<br />

des personnalités. Les résultats de Quali’Bord, le tableau de bord<br />

de la qualité en France, seront aussi dévoilés. Cette première étude<br />

globale porte sur l’état de la qualité en France par rapport à ses<br />

voisins européens. Elle s’appuie sur une série d’indicateurs pour<br />

établir le diagnostic performance.<br />

La remise des prix<br />

<strong>Qualité</strong> Performance 2016.<br />

Prix Excellence Opérationnelle organisé<br />

par France <strong>Qualité</strong> Performance et Medef.<br />

La cérémonie de remise des prix <strong>Qualité</strong> Performance<br />

2017 se terminera avec le « Prix Excellence Opérationnelle<br />

» lancé par le Medef et France <strong>Qualité</strong>. L’excellence<br />

opérationnelle est, en effet, un levier majeur de la compétitivité<br />

hors coût d’une entreprise. Afin d’améliorer durablement<br />

sa compétitivité, une société doit créer toujours<br />

plus de valeur pour ses clients, ses collaborateurs et ses<br />

partenaires. Pour Pierre Girault, « Ce qui est fait la force<br />

d’une entreprise dans la compétition mondiale, c’est sa<br />

réactivité et son agilité, davantage que sa taille. L’excellence<br />

opérationnelle est un moyen privilégié pour y parvenir,<br />

à travers l’engagement des équipes et un management<br />

qui donne la priorité à la transversalité, à l’amélioration<br />

continue des performances, à l’innovation et à l’autonomie<br />

des collaborateurs. » Pierre Girault indique à propos de<br />

ce prix lancé l’automne dernier : « Le Medef a fait appel à<br />

notre organisme car elle voulait organiser une opération<br />

autour de l’excellence opérationnelle car ce levier prend<br />

plus d’ampleur. » Ce prix a créé un engouement car plus<br />

de 80 organismes ont déposé des dossiers de candidatures<br />

sur la plateforme dédiée. Ces dossiers ont été consultés<br />

par le jury composé de responsables du Medef et de<br />

France <strong>Qualité</strong>, des experts de l’excellence opérationnelle<br />

et du lean management. Le 30 janvier, ce jury dévoilera le<br />

palmarès de ces prix. Suspense…<br />

Valérie Brenugat<br />

36 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


MANAGE<br />

Le fonctionnement de votre entreprise<br />

décrit et optimisé selon les normes ISO<br />

Nouveauté 2017 :<br />

Parties prenantes, enjeux et risques<br />

Autorités<br />

Partenaires<br />

Exigences<br />

Clients<br />

Exigences<br />

Entreprise<br />

Exigences<br />

Concurrents<br />

Exigences<br />

Fournisseurs<br />

LA solution logicielle qui offre une véritable gestion intégrée<br />

des exigences ISO à travers une interface graphique,<br />

hiérarchique et dynamique des éléments descriptifs de la vie<br />

de votre entreprise<br />

Parties prenantes, enjeux, exigences, objectifs, risques, processus, procédures,<br />

tâches, rôles, responsabilités, documents, contrôles, plan de formation, descriptifs<br />

de fonction, indicateurs, actions, notifications en vue dʼautomatiser la revue de<br />

direction<br />

© 1994-2017 Click-N-Manage® est un produit de Challenge Optimum S.A.<br />

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GESTION DE LA QUALITÉ<br />

AFQP<br />

HANDICAP<br />

Gestform : les bonnes<br />

pratiques d’une société<br />

adaptée<br />

Dans un souci de progrès, Gestform, une entreprise<br />

adaptée, prestataire de services en numérisation de hauts<br />

volumes et externalisation de fonctions administratives,<br />

s’est engagée dans une démarche de qualité. Cette<br />

stratégie de management de qualité a abouti à sa<br />

nomination au Prix des Bonnes Pratiques 2016 dans la<br />

catégorie des ETI lors des Prix <strong>Qualité</strong> Performance 2017.<br />

« Le taux de satisfaction du client a progressé. »<br />

Gestform, une entreprise basée en Gironde et adaptée<br />

en milieu ordinaire de travail, privilégie l’embauche de<br />

personnes en situation d’handicap (80% de son effectif<br />

de production). Ses activités concernent la gestion électronique de<br />

documents, la sous-traitance administrative, logistique, des fonctions<br />

supports autour des métiers du commerce, de l’informatique,<br />

la qualité et la méthode, la comptabilité et les ressources humaines.<br />

Sa démarche de qualité a permis une triple certification (ISO 9001,<br />

ISO 14001 et OHSAS 18001) en 2013. Ces certifications valident<br />

une démarche d’amélioration continue axée sur la qualité, l’environnement,<br />

la sécurité et la santé au travail de ses salariés.<br />

Olivier Theron, directeur général de Gestform, déclare à propos<br />

des bonnes pratiques de management de qualité : « Cette stratégie<br />

de management de qualité a été mise en place pour deux raisons.<br />

La première cause : l’économie devenant plus compliqué, les marchés<br />

évoluant, nous devons être innovant. Concernant la deuxième raison,<br />

elle est sociale. L’effectif a fortement augmenté. Auparavant je recrutais<br />

le personnel avec une directrice des ressources humaines. Maintenant,<br />

le recrutement a été structuré et délégué. » Gestform est, en<br />

effet, devenue une entreprise de taille intermédiaire (ETI).<br />

Suite à une enquête sur les risques psychosociaux (RPS) montrant<br />

un problème social et la nécessité d’améliorer de la performance, la<br />

direction a choisi d’adopter une méthode de management visuel et<br />

participatif, le Lean Durable. Ce management permet de travailler<br />

mieux en chassant les gaspillages grâce à la participation de tout le<br />

personnel avec une communication fluide et des échanges quotidiens.<br />

Cette méthode répond aux deux fondamentaux de Gestform,<br />

l’économique et le social, un challenge d’autant plus important<br />

pour la société puisque en tant qu’entreprise adaptée, elle emploie<br />

en production plus de 80 % de salariés en situation de handicap.<br />

Olivier Theron<br />

Directeur général<br />

de Gestform<br />

Gestform a adopté le lean durable.<br />

LE MANAGEMENT VISUEL ET PARTICIPATIF<br />

Pour être accompagné dans cette stratégie, Gestform a fait appel au<br />

cabinet spécialisé dans l’amélioration des performances Pop afin d’appliquer<br />

le lean durable dans la société. Cette pratique de management<br />

participatif touche tous les services de l’entreprise en mobilisant les<br />

équipes sur des objectifs de progrès et accélérant la résolution des<br />

problèmes, en accroissant l’autonomie et la responsabilisation dans<br />

l’équipe, en suscitant les échanges au sein de l’équipe et en renforçant<br />

les relations de l’équipe avec le reste de l’organisation.<br />

Le personnel est donc invité à des rituels nommés « g » comme<br />

Gestform suivi de la durée en minutes (quotidiens, bi-hebdomadaires,<br />

hebdomadaires). Ceux-ci peuvent durer de 5 à 90<br />

minutes (g5, g20, g30, g90) et permettent d’échanger sur les<br />

thèmes suivants : activité, qualité, sécurité, environnement, idées,<br />

informations et décisions.<br />

UNE AMÉLIORATION CONTINUE<br />

Après une année de pratique, ce management visuel a plu à tous<br />

les niveaux et son déploiement a été généralisé dans l’entreprise. La<br />

deuxième enquête RPS a, en effet, montré une forte amélioration de<br />

la communication et de la performance. Quant à Olivier Théron, il<br />

a remarqué : « Le taux de satisfaction du client a progressé. Les points<br />

de non-conformité sont traités plus rapidement. Cette année, on développera<br />

l’amélioration continue. » Cette stratégie de management de<br />

qualité a permis sa nomination au Prix des Bonnes Pratiques 2017<br />

dans la catégorie des ETI. Gestform a candidaté sur le critère Personnel<br />

du modèle EFQM lors de la constitution du dossier pour les prix<br />

qualité performance. Lors du traitement du dossier, des auditeurs<br />

de France <strong>Qualité</strong> Performance ont noté un manque d’indicateurs<br />

globaux de performance, de vision globale et d’un chapeau de pilotage<br />

et ils ont conseillé de s’axer sur l’amélioration continue. Puis Olivier<br />

Théron il a ajouté : « L’année dernière, on a obtenu le prix régional.<br />

Cette année, le prix national nous apporterait encore plus de la notoriété<br />

et de la reconnaissance. Il reste encore des préjugés sur le monde<br />

de l’handicap. On doit plus montrer aux acheteurs qu’on est bon. »<br />

Valérie Brenugat<br />

38 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


AFQP<br />

GESTION DE LA QUALITÉ<br />

RISQUE<br />

Groupe Apicil : se<br />

dépasser pour être<br />

une référence<br />

La démarche de management de la qualité<br />

est un axe principal du projet stratégique<br />

du groupe de protection sociale, Apicil. Elle<br />

a été placée au centre du plan stratégique<br />

appelé « Convergences 2016 » en 2011 et elle<br />

continue de se développer avec la nouvelle<br />

stratégie « Défis 2020 ». En 2016, cette<br />

pratique a été reconnue par l’AFQP avec le<br />

Grand Prix <strong>Qualité</strong> Performance France 2015.<br />

La stratégie de management de la qualité du groupe Apicil<br />

repose sur trois axes : le modèle d’excellence EFQM, un<br />

système de management intégré<br />

des risques basé sur la norme ISO<br />

9001 version 2015 et l’excellence opérationnelle.<br />

D’abord, un système de management des<br />

risques (SMIR) a permis d’atteindre des objectifs<br />

de certification et d’amélioration continue.<br />

Puis, une démarche EFQM a dressé un bilan annuel de maturité<br />

de l’entreprise par rapport aux bonnes pratiques du modèle. Enfin, le<br />

groupe s’est investi dans une stratégie de maîtrise des ratios de frais<br />

et une démarche participative avec les outils TOC, lean et six sigma.<br />

UN RÉSEAU PERFORMANT<br />

Pour atteindre ses objectifs, le groupe s’est doté d’une direction <strong>Qualité</strong><br />

composée de 7 collaborateurs, d’un réseau de 50 référents <strong>Qualité</strong><br />

volontaires dans chaque service et de 30 auditeurs internes occasionnels.<br />

Stéphane Chabrier, directeur de la qualité et de l’excellence<br />

opérationnelle du groupe Apicil explique : « Une revue de performance<br />

mensuelle est organisée dans chaque service. Puis son compte-rendu est<br />

diffusé aux collaborateurs du groupe via la base web Qualipédia 1 . Après<br />

avoir balayé les indicateurs, l’équipe décide un plan d’actions. »<br />

Ce management de la qualité reçu favorablement par les collaborateurs<br />

a soutenu l’obtention de bons résultats. Les résultats du baromètre social<br />

1 Dans la base web Qualipedia, figurent des documents qualité<br />

dont les standards de travail, la communication qualité, les données<br />

issues des rituels de pilotage de la performance et de tous les dispositifs<br />

d’amélioration continue.<br />

© DR<br />

« Notre démarche qualité a satisfait<br />

les clients existants et a contribué à en<br />

attirer de nouveaux »<br />

Stéphane Chabrier<br />

Directeur de la qualité et de<br />

l’excellence opérationnelle<br />

Un modèle dans son secteur.<br />

annuel notent, en effet, une hausse de la motivation et le développement<br />

des compétences autour de la pratique de la qualité. Le chiffre d’affaires<br />

a, quant à lui, augmenté de 22% entre 2012 et 2014, soit deux fois<br />

plus vite que la moyenne du secteur. En outre, cette démarche qualité<br />

a satisfait les clients existants et a contribué à en attirer de nouveaux.<br />

L’année dernière, la démarche a été récompensée par l’AFQP avec le<br />

Grand Prix France <strong>Qualité</strong> Performance, fondé sur le référentiel EFQM,<br />

pour son management intégré des risques. Désormais, le groupe est<br />

considéré comme un modèle dans son secteur<br />

d’activité, ayant dépassé les standards imposés<br />

par les normes qualité tout en respectant<br />

rigoureusement les exigences réglementaires.<br />

UNE FONCTION EN MUTATION<br />

De cette reconnaissance, le directeur de la qualité et de l’excellence<br />

opérationnelle a tiré plusieurs enseignements : « Ces expériences ont<br />

changé la fonction qualité dans l’entreprise en profondeur. Mais la transformation<br />

du métier de responsable qualité doit aussi passer par une<br />

évolution de la formation des étudiants. En plus des compétences, il faut<br />

développer le savoir-être. D’ailleurs, je travaille avec l’organisme de formation<br />

CESI EXIA d’Ecully pour une évolution des masters qualité dans<br />

ce sens. » Il remarque aussi : « La qualité doit être un partenaire stratégique<br />

de l’entreprise, notamment en activant les techniques de benchmark<br />

et d’auto-évaluation du modèle EFQM. Elle doit devenir également un<br />

puissant outil de réflexion au service de la direction générale pour faire<br />

évoluer le management de l’entreprise. »<br />

Pour Stéphane Chabrier, le déploiement du programme EFQM est<br />

jalonné d’étapes importantes : le prix <strong>Qualité</strong> Performance Rhône-<br />

Alpes en 2014, le Grand Prix <strong>Qualité</strong> Performance France en 2016<br />

et l’évaluation R4E en mai 2017. Dans le cadre du nouveau plan stratégique<br />

« Défis 2020 », d’autres projets sont à l’étude pour compléter<br />

la démarche, comme l’amélioration de la satisfaction du client avec<br />

la norme (NF 345), et toujours l’engagement des collaborateurs avec<br />

des approches participatives au service de l’excellence opérationnelle.<br />

Valérie Brenugat<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I39


GESTION DE LA QUALITÉ<br />

AFQP<br />

© DR<br />

ADMINISTRATION<br />

Un service de qualité<br />

de la Préfecture de la<br />

Creuse pour les usagers<br />

En 2016, le management de qualité de la<br />

préfecture de la Creuse a obtenu le Prix des<br />

Bonnes Pratiques dans la catégorie Service<br />

Public et Association. Ses solutions ont été la<br />

création de pochettes et la dématérialisation<br />

d’actes administratifs. Sa démarche volontariste<br />

a été couronnée de succès. Explications.<br />

Guy Barlet<br />

responsable <strong>Qualité</strong> de la préfecture<br />

de la Creuse.<br />

Depuis plusieurs années, l’administration développe<br />

l’utilisation des nouvelles technologies et facilite<br />

les démarches des administrés. Pour répondre aux<br />

objectifs fixés par l’Etat, la préfecture de la Creuse a<br />

initié une démarche volontariste. Deux pratiques ont été mises<br />

en place au sein de deux directions distinctes. Au niveau de<br />

la Direction de la Réglementation et des Libertés Publiques<br />

(DRLP), la première pratique porte sur la création d’un dispo-<br />

La préfecture de la Creuse a initié une<br />

démarche volontariste.<br />

« On peut être aussi performant que dans le privé. »<br />

sitif de pochettes dépôt à destination des professionnels de l’automobile<br />

regroupant les pièces nécessaires pour l’obtention des<br />

permis et certificats d’immatriculation. Quant à la deuxième<br />

démarche, elle concerne la dématérialisation d’actes administratifs<br />

à la Direction du Développement Local grâce au logiciel<br />

@CTES.<br />

Ce management de qualité a obtenu des bons résultats. Dans le<br />

cadre de la dématérialisation, la préfecture de la Creuse a connu<br />

une véritable réforme technologique avec 45% d’actes dématérialisés<br />

en 2014 (contre 28% en 2012), la plaçant au-dessus de<br />

l’objectif national du ministère de l’Intérieur fixé à 32% en 2014.<br />

Concernant la DRLP, la préfecture a pu offrir aux professionnels<br />

de l’automobile un circuit court et en ligne pour récupérer<br />

leurs documents. Désormais, les après-midis sont réservés<br />

au traitement des pochettes, ce qui a permis entre 2012 et 2014<br />

de réduire les stocks (0 au lieu de 11 jours en 2012), les délais<br />

d’attente et de traitement (1 jour pour les immatriculations et<br />

3,5 jours pour les permis) et d’améliorer l’efficience des agents<br />

qui traitent chacun par mois désormais 983 titres au lieu de<br />

783 titres en 2012.<br />

SATISFACTION DES USAGERS<br />

Cette réactivité et cette fluidité attirent aussi quelques garagistes<br />

des départements limitrophes et des usagers en tourisme dans<br />

la région, nécessitant parfois le renfort des équipes pendant<br />

les vacances scolaires. Bien que certains usagers aient été sceptiques<br />

au départ, ils ont rapidement trouvé leur intérêt et ils ont<br />

été satisfaits par les délais raccourcis pour toute démarche relative<br />

aux permis de conduire et aux demandes de cartes grises.<br />

Ce management de qualité a connu sa consécration avec le prix<br />

des bonnes pratiques dans la catégorie Service public et association<br />

en 2016. Guy Barlet, responsable <strong>Qualité</strong> de la préfecture<br />

de la Creuse, déclare à propos de ce prix : « On a ainsi<br />

démontré qu’on peut être aussi performant que dans le privé si<br />

on avait de bonnes conditions de travail sans dépenses supplémentaires.<br />

J’ai noté que le secteur privé pouvait être intéressé par<br />

les pratiques du secteur public. On a également voulu changé<br />

l’image du fonctionnaire au niveau du public. » Il ajoute : « Les<br />

fonctionnaires sont particulièrement sensibles à la qualité et à<br />

la performance des services rendus aux usagers. Améliorer les<br />

procédures pour les satisfaire toujours plus, et ce sans réticence<br />

grâce à une écoute et un accompagnement quotidien dans leurs<br />

démarches, fait partie de l’ADN du service public. » Depuis la<br />

remise du prix, les résultats des pratiques du management de la<br />

qualité ont perduré dans le temps. Guy Barlet note à ce propos :<br />

« Les résultats ont été consolidés avec une forte implication des<br />

fonctionnaires ayant une meilleure estime de soi. »<br />

Valérie Brenugat<br />

40 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


23 ème édition<br />

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QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I41


GESTION DE LA QUALITÉ<br />

AFQP<br />

© DR<br />

MANUTENTION<br />

Virly : une prévention<br />

innovante et<br />

participative exemplaire<br />

A la suite d’une stratégie de prévention<br />

des risques liés à des activités physiques,<br />

la PME indépendante Virly a constaté une<br />

baisse des accidents et une réduction de<br />

la pénibilité. Ses actions de prévention ont<br />

été récompensées par le Prix des Bonnes<br />

Pratiques décerné par l’Association France<br />

<strong>Qualité</strong> Performance.<br />

La PME spécialisée dans la vente et la maintenance de matériel<br />

de manutention (chariots élévateurs) et concessionnaire<br />

Fenwick, Virly, avait noué un partenariat local avec<br />

l’Association France <strong>Qualité</strong> Performance (AFQP) Bourgogne<br />

afin de bénéficier d’audits croisés dans le cadre des certifications<br />

ISO 9001, ISO 1400, OHSAS 18001 et MASE-UIC. Alix<br />

Carré, responsable qualité de Virly, déclare à ce propos : « Cela<br />

nous a permis d’avoir un regard extérieur sur la <strong>Qualité</strong>-Sécurité-Environnement<br />

(QSE). France <strong>Qualité</strong> Performance a alors<br />

détecté notre bonne pratique de prévention des risques liés à des<br />

activités physiques (PRAP). On a alors candidaté pour le Prix<br />

des Bonnes Pratiques. »<br />

Cette démarche de prévention des risques liés à des activités<br />

physiques déployée depuis 2012 est prônée par l’Institut national<br />

Un accessoire PRAP permet<br />

d’enlever des pneus.<br />

Virly a déployé une démarche<br />

de prévention prônée par l’INRS<br />

de recherche et de sécurité (INRS). Son objectif consiste à prévenir<br />

la pénibilité et lutter contre les accidents liés à la manutention.<br />

« Le taux de fréquence d’accidents avec arrêts a<br />

été divisé par 3 entre 2012 et 2015 »<br />

Cette stratégie nécessite une formation à la prévention des<br />

risques liés à des activités physiques. Deux actions ont été alors<br />

mises en place : la formation de 12 techniciens et la sensibilisation<br />

de 123 salariés exposés potentiellement aux risques.<br />

Cette formation de 2 jours permet aux 12 techniciens de participer<br />

à l’analyse de risques et d’aider à préconiser les actions<br />

à mettre en place pour sécuriser les activités de travail. Puis<br />

ces acteurs de formation PRAP bénéficient d’une journée de<br />

recyclage tous les 2 mois. Ensuite, chaque année, ils sont invités<br />

à une réunion pour faire le point. En parallèle, le système<br />

de management est consolidé par des réunions avec les techniciens<br />

les plus exposés tous les trimestres. Lors de cette réunion,<br />

des exercices pratiques sont réalisés avec le nouvel équipement<br />

recommandé. Ainsi, des tests de cales en bakélite ont été effectués<br />

par l’acteur PRAP.<br />

DE LA FORMATION AU FICHE MÉTHODE<br />

En outre, 22 fiches méthodes et des équipements ont été préconisées<br />

de 2012 à 2015. 2000 euros par an ont été également investis<br />

pour tester des équipements et mettre en place des prototypes<br />

avant de les référencer dans la société. Des ventouses pour le<br />

changement de parebrise avec et un dépôt roue nécessitant peu<br />

d’effort en sont des exemples. Alix Carré note : « Cette démarche<br />

participative a permis aux salariés de prendre en main leur propre<br />

sécurité et de prévenir des situations ayant un impact négatif sur<br />

42 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


pub intranet 90x274 N°1667:Mise en page 1 01/02/17 10:46 Page1<br />

EXPOSITION - CONFERENCES - ATELIERS<br />

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L'intranet 2.0 et les Réseaux<br />

Sociaux d'Entreprise au service de<br />

la Stratégie, de la Performance et<br />

de la Productivité de l’Entreprise.<br />

© DR<br />

leur santé. Elle impacte positivement le management. Nous n’avons<br />

pas de responsable de sécurité qui donne des consignes aux collaborateurs.<br />

Notre travail de manager est de valider et de coordonner<br />

les investissements et d’accompagner la démarche. »<br />

Par ailleurs, chaque acteur doit traiter une situation à risque par<br />

an. Ainsi, deux sujets dont l’un portera sur l’installation d’un<br />

palan sur le toit du chariot élévateur, vont être traités en 2017.<br />

L’utilisation de ce palan permettra de sortir une charge lourde<br />

sans effort du moteur du chariot.<br />

Entre 2008 et 2012, 75 % des accidents étaient liés à la manutention.<br />

La population était vieillissante et était encore plus exposée<br />

à la pénibilité. Le taux de fréquence d’accidents avec arrêts<br />

était de 30 mais aucune situation dangereuse était signalée. Après<br />

le déploiement de la démarche de prévention, aucune maladie<br />

professionnelle n’a été constatée et le taux de fréquence d’accidents<br />

avec arrêts est passé de 30 à 10 entre 2012 et 2015. De plus,<br />

29 situations dangereuses ont été identifiées l’année dernière<br />

grâce à cette stratégie de prévention.<br />

En outre, Alix Carré remarque : « L’audit de France <strong>Qualité</strong> Performance<br />

sur l’organisation a permis d’avoir des nouvelles idées de<br />

management comme la mise en valeur de toutes les actions de<br />

prévention mises en œuvre dans l’entreprise auprès des clients et<br />

des institutionnels. » Donc en 2017, des actions concerneront la<br />

communication et la mise en place de l‘intégralité des bonnes<br />

pratiques.<br />

Enfin, selon Alix Carré, le prix des bonnes pratiques permet<br />

d’avoir une reconnaissance de l’implication des acteurs PRAP<br />

volontaires et une crédibilité en interne sur les bonnes méthodes<br />

PRAP préconisées par l’INRS faiblement mises en place dans les<br />

autres entreprises.<br />

Valérie Brenugat<br />

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QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I43


PUBLICOMMUNIQUÉ<br />

MAINTENANCE<br />

Picoty utilise Altair<br />

Enterprise pour suivre<br />

la maintenance et les<br />

MMR de son principal<br />

dépôt pétrolier<br />

Face à des besoins de traçabilité et de précision de<br />

la maintenance toujours plus importants, la société<br />

Picoty a décidé de faire appel à la GMAO Full Web Altair<br />

Enterprise pour gérer sa maintenance préventive et<br />

curative.<br />

© Picoty SA<br />

Picoty est un groupe spécialisé dans le<br />

stockage et la distribution de produits<br />

pétroliers (carburants, combustibles et<br />

lubrifiants), bénéficiant d’un réseau de<br />

distribution complet, depuis le port de La Rochelle<br />

jusqu’aux stations-services, en passant par deux<br />

pipelines et plusieurs dépôt pétrolier, dont le principal<br />

se situe à La Rochelle. Acteur majeur de la<br />

distribution de carburant, il fournit en produit<br />

pétrolier son réseau de près de 700 points de ventes<br />

AVIA, ainsi que de nombreuses stations-services<br />

de grandes surfaces.<br />

Cuves Picoty La Pallice<br />

« Nous sommes<br />

régulièrement<br />

amenés à générer<br />

des rapports précis<br />

sur les EIPS, les<br />

procédures de<br />

maintenance... »<br />

Le principal site de stockage du groupe, situé à La<br />

Rochelle dans le quartier de La Palice, livre principalement<br />

ses produits pétroliers dans quatre<br />

régions de l’Ouest français : Pays de la Loire,<br />

Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine.<br />

Sa capacité de stockage de 240 000 m 3 (auquel<br />

s’ajouteront 40 000 m 3 en 2015) et son implantation<br />

en bord de voie ferrée en font un site de stockage<br />

de première importance, classé SEVESO seuil<br />

haut et de fait assujetti à une gestion développée<br />

de maîtrise des risques.<br />

L’OBLIGATION D’UNE GESTION DE<br />

MAINTENANCE SANS FAILLE<br />

Flavien Audebert, responsable QHSE du site et partie<br />

prenante dans la gestion de la maintenance, fut<br />

chargé de la gestion du projet GMAO, afin de placer<br />

les contraintes de sureté et de traçabilité au centre<br />

du choix du logiciel. C’est dans le cadre du plan de<br />

modernisation des installations industrielles que le<br />

site de stockage de Picoty a décidé de sauter le pas.<br />

Flavien Audebert explique « Nous gérions la maintenance<br />

comme beaucoup de société le font encore,<br />

à l’aide d’un jeu de fichiers informatiques doublés de<br />

versions papier. Ce système était suffisant -quoique<br />

44 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


PUBLICOMMUNIQUÉ<br />

fastidieux- pour gérer les opérations courantes. C’est<br />

l’arrêté du 4 octobre 2010 relatif à la prévention des<br />

risques, dans le cadre du plan de modernisation des<br />

installations industrielles, qui a changé la donne,<br />

quand il a fallu mettre en place des fiches de vie pour<br />

tous nos équipements. »<br />

Les fiches de vie des équipements sont des éléments<br />

clés de la gestion de maintenance et du management<br />

HSE d’un site. La mise en place de ces fiches<br />

rend l’utilisation de tableurs beaucoup plus lourde,<br />

et la tenue à jour de tel document prend beaucoup<br />

de temps sans disposer d’outil dédiés.<br />

Flavien Audebert poursuit : « Plusieurs fois par an,<br />

nous devons rendre compte aux autorités et faisons<br />

appel à des organismes de contrôle indépendant<br />

pour nous contrôler ou auditer. Lors d’inspections,<br />

nous sommes régulièrement amenés à présenter<br />

des rapports précis sur les EIPS, les procédures de<br />

maintenance et rapport d’intervention associés…<br />

Gagner du temps sur cet aspect nous paraissait donc<br />

primordial.»<br />

Picoty a consulté de nombreuses solutions GMAO<br />

du marché, avec pour contrainte principales la<br />

possibilité de gérer facilement les fiches de vie de<br />

tous les équipements, à commencer par les MMR/<br />

Cuves Picoty<br />

« L’expérience<br />

du terrain de<br />

DSDSystem nous<br />

a permis d’être<br />

accompagné à<br />

chaque étape de la<br />

mise en œuvre avec<br />

sérénité. »<br />

© Google<br />

EIPS qu’aux outils de production ; mais aussi un<br />

outil de reporting puissant en plus des fonctions<br />

usuelles attendues dans une GMAO (gestion du<br />

préventif, du curatif, planning…).<br />

La possibilité de gérer les points de mesure en<br />

masse après chacune des fréquentes rondes effectuées<br />

sur le dépôt pétrolier faisait également partie<br />

des contraintes fonctionnelles identifiées à la rédaction<br />

du cahier des charges.<br />

Enfin, l’usage d’une technologie web était rapidement<br />

vu comme incontournable par Flavien Audebert<br />

: « Nous ne pouvons pas centraliser toutes les<br />

informations de notre gestion de maintenance sur<br />

un simple ordinateur en plein cœur du dépôt. Il nous<br />

fallait pouvoir facilement externaliser les informations<br />

et y accéder de n’importe où. La technologie<br />

Web permet cette souplesse et cette sécurité supplémentaire.<br />

»<br />

La GMAO Altair Enterprise a donc été sélectionnée<br />

pour sa réponse fonctionnelle pertinente, sa technologie<br />

adaptée, mais aussi son expérience auprès<br />

de clients partageant la même problématique.<br />

« Altair Enterprise répond parfaitement à notre<br />

problématique et l’expérience concluante de Raffinerie<br />

du Midi avec la GMAO nous a définitivement<br />

convaincu de la sélectionner », confie Flavien Audebert.<br />

« Au-delà de l’offre logicielle, l’expérience du<br />

terrain de DSDSystem nous a permis d’être accompagné<br />

à chaque étape de la mise en œuvre avec sérénité. »<br />

En effet, en dehors du site de La Rochelle de Picoty,<br />

la GMAO Altair Enterprise fournit aujourd’hui<br />

des outils de gestion de maintenance et de managements<br />

QHSE à une demi-douzaine d’acteurs de<br />

stockage et de distribution de produits pétroliers<br />

en France, représentant plusieurs millions de m 3<br />

de produits stockés.<br />

Bernard Decoster, PDG de la société DSDSystem,<br />

conclut : « Altair Enterpise est une solution mature,<br />

combinant GMAO et QHSE, confrontée au terrain<br />

jour après jour depuis plusieurs années. Du suivi<br />

des mesures à la modélisation 3D des installations<br />

en passant avec les interfaces avec ERP ou logiciel de<br />

Supervision, elle offre toutes les géométries possibles<br />

pour fournir à chaque problématique une réponse<br />

juste et efficace. »<br />

« Le lien permanent du terrain maintenu avec nos<br />

clients nous aide à toujours suivre le bon cap dans<br />

les évolutions que nous apportons au logiciel. Cela<br />

permet à la GMAO Altair Enterprise de rester la<br />

réponse la plus efficace pour chaque problématique<br />

de maintenance et de management QHSE. » ●<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I45


NOUVEAUTÉS LOGICIELS<br />

INDUSTRIE DU FUTUR<br />

Creative IT lance des solutions<br />

logicielles Qubes<br />

Creative IT propose les solutions Qubes destinées à<br />

des entreprises multi-sites qui souhaitent déployer<br />

rapidement un système d’information au niveau<br />

des sites de fabrication. Grâce à une approche core<br />

model, elle permet de définir un cœur d’application<br />

commun aux différents sites, de consolider en temps<br />

réel les données de l’ensemble des sites et de réaliser<br />

des comparatifs de performance industrielle. Son<br />

déploiement à l’international se trouve facilité par<br />

l’adaptation de l’ergonomie aux environnements locaux et sa disponibilité en 12 langues. Ainsi, ces solutions disposent<br />

de fonctions allant du suivi des ordres de fabrication à la connexion aux équipements en passant par la gestion de tous<br />

les documents de production, la gestion des contrôles qualité et les interventions de maintenance sur les machines.<br />

Ces offres permettent de mettre en œuvre une usine connectée et d’obtenir davantage de données en temps réel grâce<br />

aux connexions machines et la mise en place de la continuité numérique entre ERP, PLM, machines, automates et<br />

supervision. Elles intègrent un cloud privé, une architecture pour sécuriser les connexions usines et une offre de cyber<br />

sécurité.<br />

EN SAVOIR PLUS > www.qubes.com<br />

Une nouvelle version pour Qualios<br />

SAS Qualios lance la version 7.0 du logiciel Qualios.<br />

Ce logiciel full web est organisé autour d’une gestion<br />

documentaire et d’une gestion des enregistrements permet<br />

la mise en place d’une base de connaissances active et<br />

d’outils de reporting en temps réel sur l’ensemble des<br />

processus de l’entreprise. Il est basé sur un principe de<br />

documents et formulaires non formatés et de conception<br />

simple permettant de s’adapter à tout type d’organisation<br />

grâce à des fonctions de workflow puissantes.<br />

Cette nouvelle version permet une navigation plus intuitive<br />

par le redéveloppement de fonctions majeures du logiciel.<br />

Avec son nouvel éditeur de formulaires en html5, il est<br />

possible d’avoir une prise en main rapide et facile de cet<br />

outil et de tableaux de bord documentaires personnalisables<br />

et interactifs par requêtes sur la base de données. En outre,<br />

les administrateurs disposent de nouvelles fonctionnalités :<br />

délégation des rôles d’administration, masque de référence<br />

pour l’incrémentation personnalisée et automatique<br />

des références de documents et basculement de rôles<br />

administrateur/lecteur en deux clics. Enfin, le logiciel est<br />

proposé en local ou en mode SaaS sur serveur Windows ou<br />

Linux.<br />

EN SAVOIR PLUS > www.qualios.com<br />

Certification<br />

ISO 9001 2015 pour Agilium<br />

Dans un contexte de croissance, la direction<br />

d’Agilium a lancé le « chantier » de certification<br />

ISO 9001 2015 pour l’ensemble des processus de la<br />

société. Celle-ci a été attribuée par SGS après six<br />

mois de travail intensif de l’ensemble des salariés.<br />

De plus, la société a déployé en interne les outils<br />

SMQ qui composent son offre logiciels. Grâce à<br />

cette expérience, elle accompagne aujourd’hui ses<br />

clients souhaitant mener la même démarche ISO<br />

9001 2015.<br />

EN SAVOIR PLUS > www.agilium.com<br />

46 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


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N’hésitez pas à nous le faire savoir via le formulaire de contact du site : qualityandco.com<br />

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l’Ecologie, du Développement Durable & de l’Energie,<br />

soutenu par les principaux réseaux professionnels<br />

(ORSE, OREE, EPE, ...), la 10 ème édition<br />

comprendra, en autres, un pavillon des start-ups<br />

avec un partenariat de BPIFrance et un espace de<br />

collaboratif de networking et de réflexion stratégique<br />

animé par la Caisse des Dépôts et Deloitte.<br />

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COLLABORATIF & RSE ET<br />

I-SALON<br />

La 12 ème édition du Salon Intranet Collaboratif & RSE<br />

regroupera 80 sociétés exposantes expertes des<br />

marchés de l’intranet, des réseaux sociaux d’entreprise<br />

(RSE), du travail collaboratif, de la communication<br />

interne et unifiée et des espaces participatifs,<br />

communautaires et enrichis par l’intelligence<br />

collective. Veille collaborative, curation, RSE… la<br />

complémentarité est avérée, le collaboratif s’impose<br />

dans la collecte des informations stratégiques…<br />

Pour correspondre à cette réalité attendue tant<br />

par les offreurs que par les utilisateurs, les salons<br />

I-Expo et Solutions Intranet-RSE & Collaboratif se<br />

tiennent en parallèle.<br />

Paris Expo Porte De Versailles<br />

www.salon-intranet.com<br />

www.i-expo.net<br />

Du 21 au 23<br />

SOLUTIONS RESSOURCES<br />

HUMAINES<br />

Lors de la 23 ème édition du salon Solutions Ressources<br />

Humaines dédiée aux outils et services<br />

pour dirigeants d’entreprises, DRH, responsables<br />

de la Formation et DSI, 4 grands domaines seront<br />

représentés : gestion informatique des RH (SIRH),<br />

conseil et management, formation, protection<br />

sociale et prévoyance<br />

Paris Expo Porte De Versailles<br />

www.solutions-ressources-humaines.com<br />

Du 29 au 30<br />

DOCUMATION<br />

Événements uniques en France, à la fois<br />

expositions, congrès et rencontres d’affaires,<br />

Documation et le Data Intelligence Forum<br />

couvrent tout le spectre de la transformation<br />

digitale en entreprise autour de 4 grands axes :<br />

comment dématérialiser / protéger / partager<br />

et valoriser l’information et les data. Pour cette<br />

nouvelle édition, les 2 salons réuniront plus de<br />

130 exposants et près de 5000 professionnels<br />

pendant 2 jours. Afin de répondre plus<br />

finement aux attentes du marché, l’équipe<br />

organisatrice a choisi de placer l’édition 2017<br />

sous le signe du collaboratif<br />

Paris Expo Paris Porte de Versailles<br />

www.documation.fr<br />

AVRIL<br />

Le 20<br />

PRIX EFMD - FNEGE<br />

La Fondation Nationale pour l’Enseignement<br />

de la Gestion des Entreprises (FNEGE) en<br />

s’appuyant sur le Collège de Labellisation<br />

du Livre, et en collaboration avec l’EFMD<br />

(European Foundation for Management<br />

Development) organise le Prix EFMD -<br />

FNEGE de l’Ouvrage de Management.<br />

Ce Prix concerne toutes les disciplines<br />

de management : marketing, finance,<br />

comptabilité/contrôle, gestion des ressources<br />

humaines, management stratégique, systèmes<br />

d’information, entrepreneuriat, logistique….<br />

Conseil Economique Social et<br />

Environnemental, Paris<br />

www.fnege.org<br />

JUIN<br />

Le 20<br />

ENERGY TIME<br />

Lors du forum du management énergie<br />

et de l’efficacité énergétique, 8 expertises<br />

seront représentées : fournisseurs d’énergie,<br />

management de l’énergie et certifications, suivi<br />

de pilotage des consommations, technologies<br />

d’efficacité énergétique, gestion des bâtiments,<br />

ENR, gestion de l’eau et green IT.<br />

Marriott Rive Gauche Hotel & Conference<br />

Center, Paris<br />

www.salon-energie.com<br />

LES FORMATIONS<br />

MARS<br />

Du 15 au 17<br />

FORMATIONS<br />

AFNOR COMPÉTENCES<br />

Construire un système de management de<br />

la qualité selon ISO 9001:2015<br />

Profils :<br />

Cette formation est destinée à tout acteur<br />

en charge de concevoir ou comprendre<br />

la philosophie et la culture du « Lean<br />

Management »<br />

Objectifs :<br />

Cette formation permet d’acquérir une<br />

méthodologie efficace pour l’élaboration<br />

d’un Système de Management de la <strong>Qualité</strong><br />

répondant aux exigences de la norme IS0<br />

9001:2015.<br />

www.boutique-formation.afnor.org<br />

Du 27 au 28<br />

METTRE EN PLACE LE LEAN<br />

MANAGEMENT<br />

Profils :<br />

Directeurs de site, responsables des<br />

opérations, de production, responsables des<br />

Ressources Humaines, ingénieurs.<br />

Objectifs :<br />

- comprendre la philosophie et la culture du<br />

« Lean Management »<br />

- identifier les changements culturels à<br />

apporter<br />

- évaluer les évolutions managériales et<br />

organisationnelles<br />

- structurer l’approche<br />

- garantir la pérennisation de la démarche<br />

www.demos.fr<br />

Retrouvez toutes les dates<br />

de manifestations sur :<br />

www.qualite-references.com/agendas<br />

QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017 I49


INDEX<br />

Au sommaire du<br />

prochain numéro :<br />

DOSSIER<br />

• La digitalisation au cœur de la stratégie<br />

de l’entreprise<br />

MANAGEMENT DE LA PERFORMANCE<br />

• Big data : L’apport du Big data pour les<br />

responsables qualité<br />

LES OUTILS DE LA QUALITÉ<br />

• Excellence opérationnelle : Les outils de<br />

service de l’Excellence opérationnelle<br />

PRATIQUE<br />

• Conseils, fiches pratiques et outils du<br />

manager<br />

Annonceurs et entreprises citées dans ce numéro<br />

AGILIUM................................2 ÈME DE COUVERTURE<br />

AVANTEAM........................................................... P 6<br />

BSI GROUP.......................................................... P 20<br />

CEGOS................................................................. P 20<br />

CESI............................................................... P 12, 31<br />

CHALLENGE OPTIMUM..................................... P 37<br />

CREATIVE IT....................................................... P 46<br />

DOCUMATION .......................3 ÈME DE COUVERTURE<br />

DSD SYSTEM........................................................ P 4<br />

EUROPROPRE.................................................... P 48<br />

FELIX INFORMATIQUE...................................... P 13<br />

GESTFORM......................................................... P 38<br />

GREENFLEX....................................................... P 12<br />

GROUPE APICIL................................................. P 39<br />

GROUPE SOCOTEC............................................. P 22<br />

I-EXPO................................................................. P 47<br />

IC&R.................................................................... P 17<br />

INTERTEK........................................................... P 22<br />

ISIWARE.............................................................. P 11<br />

LRQA.................................................................... P 22<br />

OKAVANGO......................................................... P 12<br />

PICOMTO .............................................................. P 9<br />

PREVENTICA...................................................... P 32<br />

QUALIOS.............................................................. P 46<br />

QUALNET..............................4 ÈME DE COUVERTURE<br />

RECYLUM............................................................ P 12<br />

SGS...................................................................... P 19<br />

SNCF ................................................................... P 12<br />

THALES............................................................... P 12<br />

TÜV NORD GROUP............................................. P 22<br />

VIRLY................................................................... P 42<br />

Retrouvez nos anciens numéros sur :<br />

EN SAVOIR PLUS > www.qualite-references.com<br />

50 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°<strong>71</strong> • Décembre 2016 - Janvier 2017


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RÉUSSIR SA DIGITALISATION<br />

EXPOSITION & CONGRÈS<br />

29-30 MARS 2017<br />

PARIS, PORTE DE VERSAILLES


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