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Magazine Le Marchand de Vin

Découvrez les histoires, les terroirs et les vins de près de 30 vignerons d'à travers le monde!

ehold magazine 1769

ehold magazine 1769 DISTILLERIE PAGE 8 1769 Distillerie nous fait faire un retour dans le temps. Un retour à l’époque où la distillation se faisait de façon artisanale, en petits lots, sans toutefois compromettre la qualité du produit. Avec l’ouverture de la première distillerie montréalaise en 2014, Maureen David et Andrew Mikus sont devenus des précurseurs de la microdistillation urbaine. Avant de se lancer dans la production de gin, le couple d’entrepreneurs avait comme tradition de visiter des distilleries à chacune de leur destination voyage. « Nous étions à la recherche de distilleries modestes nichées dans des petites villes ou à la campagne. Nous voulions connaître leur histoire et vivre le renouveau des spiritueux en petits lots avec ces distillateurs passionnés qui ont la qualité comme principal objectif », confie Maureen. Au fil des dégustations, ils ont trouvé ce qui leur plaisait vraiment : l’élégance et la finesse d’un dry gin classique. Ils prennent finalement la décision d’effectuer un changement de carrière en se lançant dans la distillation artisanale. Andrew part suivre deux formations, l’une dans l’État de Washington et l’autre en Caroline du Sud afin d’obtenir la certification de maître distillateur. Ils nomment leur entreprise 1769 en hommage à la toute première distillerie du Québec fondé durant cette année. Les deux partenaires de vie sont désormais des partenaires d’affaires; Andrew s’occupe de toute la production, alors que Maureen voit au marketing, aux ventes et à l’administration. Au Québec, l’obtention d’un permis de distillation est un long processus et comme la Régie des alcools des courses et des jeux (RACJ) exige d’inspecter les installations avant de délivrer un permis, l’investissement important n’est pas garanti. Une fois son permis en main, il a fallu plus d’une dizaine de tentatives au couple pour attirer l’attention de la SAQ. Entre-temps, ils entament la production d’un succulent sirop d’érable vieilli en barriques de bourbon qu’on retrouve dans de nombreuses épiceries fines et sur la table de plusieurs restaurateurs. Leur première confection est le Madison Park. Ce London Dry Gin est tout ce qu’il y a de plus classique, à l’image de ce qu’ils avaient l’habitude de boire durant leur jeunesse. Net, équilibré et élégant, le genièvre domine en plus des notes de citron et d’orange. Ils remportent d’ailleurs avec ce gin la médaille d’or de l’American Andrew Mikus et Maureen David, propriétaires ©La Presse ©1769 Distillerie Distilling Institute ainsi que les mentions Best in Category et Best in Class. À la suite de ce succès, le couple lance la production de MVodka, une vodka quadruple distillation de très grande qualité produite à partir de maïs et d’eau du Québec. Les cinq filtrations au charbon en font un spiritueux d’une pureté cristalline et d’une exceptionnelle douceur. MVodka a d’ailleurs remporté la médaille d’argent aux concours San Francisco World Spirit Competition et The Vodka Masters 2016. Parmi tous les nouveaux spiritueux locaux qui déferlent sur le marché, 1769 Distillerie parvient à se distinguer du lot en faisant redécouvrir aux Québécois le goût des grands classiques. •

ehold magazine LE BIO, AU-DELÀ D’UNE MODE DU CONVENTIONNEL VERS LE BIOLOGIQUE Entre les deux guerres mondiales, plusieurs mouvements prônant des valeurs éthiques comme celles de l’écologie, du respect de la terre, de la solidarité et de l’équité sont mises de l’avant. Vers la fin des années 1960, cette philosophie trouve de plus en plus d’adeptes. Dans le monde viticole, c’est avant tout le facteur humain qui incite les viticulteurs à changer leurs méthodes de travail. On constate alors que les travailleurs fortement exposés aux pesticides sont hautement susceptibles de développer des maladies. La protection du consommateur est également une préoccupation pour les vignerons qui cherchent à éviter la présence de résidus de pesticides dans leurs vins. En plus du facteur humain, la pérennité du vignoble est elle aussi considérée dans ce mouvement vers une viticulture biologique. De nombreux vignerons changent leur philosophie pour une question de durabilité et de conservation du patrimoine familial pour les générations futures. n’avaient pas les qualités nécessaires. Les traitements chimiques permettaient de remédier aux déficits du terroir. Pour travailler en agriculture biologique, un vigneron doit se poser une question de base: ce sol possède-t-il les qualités intrinsèques requises pour subvenir aux besoins de la vigne et produire des raisins de qualité? Parlez à n’importe quel vigneron qui travaille de manière biologique, il vous dira qu’en favorisant l’équilibre dans son vignoble, par des interactions naturelles entre le sol, le climat, les microorganismes et le végétal, il parvient à produire des vins valorisant l’expression de son terroir. Cette atteinte de l’équilibre dans le vignoble se transpose directement dans le vin. Ce n’est qu’en travaillant en synergie avec leur environnement que ceux-ci arrivent à produire des fruits d’une qualité irréprochable sans polluer et dans le respect de la faune, de la flore et de la biodiversité. Bien qu’en viticulture biologique le cadre de production soit plus contraignant qu’en viticulture dite conventionnelle, la contribution de cette pratique à la réduction de la pollution est reconnue. L’agriculture biologique préserve mieux la fertilité et la biodiversité des sols, a un effet positif sur le contrôle de l’érosion, favorise la conservation de l’eau et offre une meilleure résilience lors des périodes de sècheresse. Terra Vitis, Écocert, Demeter… Les organismes de certifications biologiques sont nombreux. Malgré tout, plusieurs vignerons pratiquent une viticulture biologique sans toutefois en rechercher la certification souvent couteuse. À leurs yeux, la priorité demeure l’élaboration de vins de grande qualité qui reflètent les attributs du terroir d’où ils sont issus. C’est pourquoi il est important d’aller au-dedes accréditations et de se renseigner sur le mode de viticulture privilégié par le vigneron. • -Simon Thibaudeau LA PHILOSOPHIE DERRIÈRE LE BIO Pour répondre à la demande accrue du milieu du 20e siècle, la vigne était fréquemment plantée sans égard aux types de sols qui souvent, Agriculture biologique versus conventionnelle à Calce dans le Roussillon ©Stéphanie Dupuy PAGE 9

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La vigne et le vin en terroir Pézenas : une tradition millénaire
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