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Production Maintenance n°55

Converger vers la maintenance du futur

Converger vers la maintenance du futur

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dossier spécial dossier 32spécial

00

converger converger vers vers

la maintenance la maintenance

du futur du futur

exclusif !

les chiffres

du marché de la

maintenance 2016

12 18 32 62

technologies

Des solutions

pour la maintenance

conditionnelle

management

la gmao

au cœur de la stratégie

de maintenance

maintenance

mécanique

Pollutec et les

économies d’énergie

à l’honneur

n° 55 | novembre-décembre 2016 | trimestriel | 20€


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éDitorial

L’homme demeurera au cœur

de l’usine de demain

Le marché de la maintenance reprendrait-il des couleurs ? On pourrait

le penser au regard de la nouvelle étude dont vous, fidèles

lecteurs de notre magazine, trouverez en exclusivité la synthèse

rédigée par les soins de Vallouy Conseil, Pair-Conseil et de

l’Observatoire Réseau Maintenance. Bien sûr, comme à son habitude, l’industrie

française souffre toujours d’un marché encore atone et qui manque

encore de ce qui pourrait s’apparenter à un coup de pied dans la fourmilière.

Ainsi, ce que l’on peut constater, c’est une évolution certes positive, mais

encore trop modérée, des dépenses totales de maintenance dans l’industrie

manufacturière en 2016 (+1,1 %), sans réelle création d’emplois à la clef.

olivier guillon

Rédacteur en chef

« L’usine entièrement connectée

ne doit pas faire oublier une chose :

on aura toujours besoin d’hommes

et de femmes dans la maintenance »

Au total, près de 22 milliards d’euros

auront été dépensés cette année pour

la maintenance. Une stabilisation

depuis 2015 qui n’exclut pas la prise de

commandes et un regain d’activité, mais

qui se trouve plombée par l’absence de

marges des entreprises et de trop faibles

investissements. Pourtant, à l’heure où l’on

parle d’industrie du futur, d’IoT et d’objets

connectés, sans oublier tous les systèmes accompagnant des usines de plus en

plus autonomes, les investissements devraient aller bon train. On assiste donc

à un décalage entre les grandes ambitions politiques et la réalité du terrain.

Mais rassurons-nous. Les promesses de l’usine entièrement connectée, pour

peu qu’elle se généralise dans notre pays, ne devraient pas faire oublier une

chose : on aura toujours besoin d’hommes et de femmes dans la maintenance.

Tous les capteurs et les automates, les vannes, les éléments de transmission

ou d’étanchéité ne se remplaceront pas d’eux-mêmes et les robots

ne savent pas encore vidanger les machines, encore moins s’autoréparer… ●

olivier guillon

/@productmaint

éditeur

mrj informatique

22, Boulevard Gambetta

92130 Issy-les-Moulineaux

Tel : 01 73 79 35 67

Fax : 01 34 29 61 02

www.production-maintenance.com

/Production Maintenance

/@productionmaint

direction :

Michaël Lévy

directeur de publication :

Jérémie Roboh

rédacteur en chef :

Olvier Guillon

commercialisation

publicité :

Sonia Cheniti

s.cheniti@mrj-corp.fr

diffusion et abonnements :

vad.mrj-presse.fr

Prix au numéro :

20 €

Abonnement 1 an :

58 € / 4 numéros

Étranger :

80 €

Règlement par chèque

bancaire à l’ordre de MRJ

réalisation

conception graphique :

Eden Studio

maquette :

Nord Compo

impression :

Pauker holding KFT

11-15 Barros Utca

H -1407 Budapest - Hongrie

n°issn :

1632 - 4153

commission paritaire :

0 414 T 83 214

dépôt légal : à parution

périodicité : Trimestrielle

numéro : 55

date : Novembre-décembre 2016.

rédaction

ont collaboré à ce numéro :

Jean-Jacques Enrich (Valouy Conseil),

Aurélien Gandossi (I-Care),

Guillaume Gautier (Insa Centre-Val-de-Loire),

Lautaro Lopez (Insa Centre-Val-de-Loire),

Damien Pélisson (dB Vib Consulting),

Roger Serra (Insa Centre-Val-de-Loire),

Robert Stacey (Watco)

comité de rédaction :

Nello Comelli (Afim)

Olivier Guillon

Karim Kalfane (Afim)

Michel Martin (Afim)

Claude Pichot (Afim)

Membre du réseau REPM-EMPN

crédits

photo de couverture :

iStock © yoh4nn

Toute reproduction, totale ou

partielle, est soumise à l’accord

préalable de la société MRJ.

Ce numéro contient un encartage Watco

production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I1


sommaire

55

la gmao, une brique technologique

pour la maintenance du futur

dossier

32 Faire de la GMAO l’outil de la maintenance du futur

34 Relever le défi de la digitalisation avec la GMAO

36 Vers une solution globale pour Comau à Castres

38 La GMAO pour aider à répondre aux exigences du médical

42 Salins se dote de la GMAO Altair Enterprise dans le cadre de son plan de progrès

46 La transmission du savoir appliquée à la maintenance de System RES

48 La GMAO en droite ligne avec la stratégie de maintenance

52 Une solution pour mieux estimer les coûts d’un projet

actualités

06 AFI KLM E&M optimise

sa maintenance avec de nouvelles

solutions

06 Chavériat Robotique opte

pour la démarche Securafim

08 STX France opte pour la lunettemasque

uvex ultrasonic flip-up

08 Accroître l’efficacité de l’inspection

des soudures

10 Midest et Maintenance Expo

convergent vers l’industrie du futur

12 Tendances économiques

du marché de la maintenance

industrielle

maintenance

en production

54 L’industrie du futur à l’honneur en

décembre

56 Nexter Systems assure

sa transformation digitale

avec le M.E.S.

58 Place aux objets connectés !

61 Assurer une traçabilité parfaite des

produits grâce à la RFID

74 L’étanchéité, facteur

de sécurité et d’impact positif

pour l’environnement

75 Pallier la perte de compétences

dans le domaine de l’étanchéité

78 Une solution de roulement

à billes innovante pour l’industrie

papetière

©Leuze electronic

technologies

18 La maintenance conditionnelle ou

l’art de mieux prévenir les pannes

20 Accompagner les industriels

dans la télémaintenance de leurs

installations

24 Estimation de modifications

structurelles par analyse vibratoire

27 De la détection du défaut

à la mesure de réception

après intervention

30 Instrumenter pour assurer

la collecte et l’analyse des données

vibratoires

©Muyard Foucha

maintenance

mécanique

62 Faire rimer l’innovation

avec l’environnement

64 Le rendement, un élément

déterminant dans la performance

énergétique d’un moteur

66 Considérer la loi Nome comme

une opportunité

68 Quelles clés de réussite

pour entreprendre une démarche

énergétique ?

73 La mécatronique fait son cinéma

pour l’industrie du futur

prévention

des risques

81 Quelques conseils pour assurer

la protection des opérateurs

82 Une solution inédite pour

une sécurité fonctionnelle

85 La sécurité physique et mentale

des salariés : un enjeu majeur

88 Quelle protection pour contrer

les risques liés aux mains ?

92 La sécurité chez Shell, l’affaire

de tous !

outils

95 Agenda

96 Index

96 Le chiffre à retenir

2 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


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Maintenance préventive et curative

Pièces détachées, achats et stocks.

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MAInTEnAnCE du futur

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MAInTEnAnCE MéCAnIQUE

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PRéVEnTIOn DES RISQUES

©uvex

la maintenance conditionnelle,

une clé de réussite p. 18 à 31

Intervenir au bon moment sur une machine, dès qu’elle

commence à montrer des signes de fatigue, avant même que

survienne une panne, tel est le bon compromis (entre préventif

et curatif) recherché par chaque entreprise, à condition de s’en

donner les moyens. Dans ce dossier, télémaintenance et analyse

vibratoire… Des solutions pour réduire les risques de casse.

gmao et innovations

technologiques à l’honneur p. 32 à 61

C’est la grande tendance du moment, d’autant que les salons

Midest et Maintenance Expo se tiendront conjointement

avec Smart Industries sous un même ensemble baptisé

« Convergence pour l’industrie du futur ». À cette occasion,

Production Maintenance consacre un large dossier à cheval

sur la GMAO, la RFID et tout autre technologie destinée

à dessiner la maintenance de demain.

les économies d’énergie au

cœur des préoccupations p. 62 à 79

À l’occasion du salon Pollutec, qui se déroulera fin novembre

à Lyon, Production Maintenance s’est penché sur les

consommations d’énergie des installations – véritable

préoccupation des industriels aux enjeux à la fois économiques

et réglementaires – ainsi que sur les solutions pour parvenir

à réduire l’impact environnemental.

priorité à la protection

des mains ! p. 80 à 94

Risques de chute d’objets, réactions allergiques, d’écrasement,

de foulures en cas de mauvaise réception lors d’une chute sans

oublier naturellement les brûlures et les coupures, les mains

sont exposées à de nombreux dangers, d’autant que les gants

qui les protègent doivent impérativement s’adapter à l’utilisateur

et à son métier…

4 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


actualités

en bref

ifm electronic et dibotics

partenaires sur la 3d

Le spécialiste de la détection

industrielle ifm electronic et

Dibotics allient leurs compétences

pour proposer aux industriels

des solutions de vision 3D plus

étendues. Créée en 2015, la jeune

entreprise Dibotics a choisi la

caméra industrielle ifm notamment

pour son système « 3D ready »

fournissant directement le nuage

de points de 23 000 pixels, 25 fois

par seconde. ●

une nouvelle solution

pour gérer les plannings

d’intervention

Geoconcept et Carl Software se

sont associés afin de proposer

une solution globale et intégrée

dédiée aux planificateurs,

techniciens et managers de

maintenance. Alliant GMAO et

géoplanification, cette solution

offre une prise en charge globale

des plannings d’intervention des

techniciens de maintenance. À la

clé, ce dispositif complet et intégré

permet d’envisager des gains de

productivité allant de 10 à 30 % ●

didier sepulchre de condé

prend la présidence d’artema

Didier Sepulchre de Condé,

administrateur d’Artema depuis

plus de dix ans, a été élu président

d’Artema. Il aura à cœur de faire

connaître et de valoriser les savoirfaire

des professions d’Artema, et

tout particulièrement dans le cadre

de l’industrie du futur. Il succède

à Bruno Grandjean, élu quant à lui

à la présidence de la Fédération

des industries mécaniques (FIM).

Le nouveau président d’Artema est

également membre du Comité de

direction de la FIM. ●

big data

afi Klm e&m optimise

sa maintenance avec de nouvelles

solutions

Dans le cadre de son programme

d’innovation MRO Lab,

AFI KLM E&M vient de

déployer la gamme de solutions

Prognos, lesquelles exploitent les

données générées par les systèmes avion

en vue d’améliorer les modèles et processus

de maintenance. AFI KLM E&M s’appuie

pour cela sur les vastes quantités de

données générées par les flottes Air France

MRO Lab chez AFI KLM

Pour la mise en sécurité des

intervenants de maintenance

vis-à-vis des énergies, la société

Chavériat Robotique a décidé

d’adopter la démarche Securafim à la

conception des équipements. L’objectif

du premier constructeur à entreprendre

cette démarche innovante mise au point

par l’Association des ingénieurs de maintenance

(Afim) avec Apave, a été d’améliorer

la sécurité lors des interventions de maintenance

des robots et des cellules robotisées.

Toutes les réalisations de Chavériat Robotique

seront ainsi équipées avec Securafim.

et KLM afin de développer ces solutions et

de vérifier leur performance et leur pertinence

opérationnelle avant de les partager

avec ses clients.

À titre d’exemple d’applications, Prognos

Engine Health Monitoring (EHM) a été

conçue pour délivrer des analyses statistiques

des données motrices, permettant

de suivre de façon dynamique leurs

performances et d’anticiper les défaillances

grâce à un système d’alertes. Prognos

EHM s’inscrit dans une série de projets

et initiatives dans le domaine du Big

Data, à l’image de Prognos A380, logiciel

de suivi de performance et d’alerte dédié

aux systèmes du très gros porteur d’Airbus,

capable de traiter de plus larges volumes

de données. D’autres solutions sont en

cours de dévelop pement.

en savoir plus > www.afiklmem.com

sécurité

chavériat robotique

opte pour la démarche Securafim

Installée en premier lieu sur une cellule

robotisée dédiée à la formation (visible sur

le stand de l’Afim à l’occasion du prochain

Maintenance Expo), la solution Securafim

repose sur différentes étapes : l’identification

des énergies et des fluides sur l’équipement,

l’analyse des modalités de mise en

sécurité (condamnation et consignation),

l’identification des dispositifs de sécurité

et de leurs fonctions et, enfin, l’apposition

des macarons Securafim. ●

en savoir plus > www.afim.asso.fr

6 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


Solutions d’amélioration

de la performance énergétique

en industrie

Nous sommes à vos côtés pour contribuer à améliorer la performance énergétique de vos procédés et installations de

production d’utilités industriels tout en optimisant leur équation économique. Pour ce faire, nous vous proposons des

solutions innovantes et des engagements de résultats sécurisés. Notre gamme de services en efficacité énergétiques

s’étend du diagnostic à la réalisation des travaux sur des domaines ciblés.

Nos compétences pour la performance

énergétique des utilités industrielles

• Audits énergétiques règlementaires selon les

normes EN 16 247-1, 2 et 3

• Expertise des procédés industriels

• Solutions d’efficacité énergétique clé en main

• Solutions de financement

• Formations en performance énergétique »

www.endel-engie.fr


actualités

en bref

dépanner sans voyager

Etic Télécom enrichit son offre de

boîtier d’accès machine (gamme

RAS) dédiée à la télémaintenance

de machines en en lançant le

RAS-ECW. Conçu et fabriqué

en France, ce routeur industriel

dédié à la prise en main à distance

d’équipements propose une

connexion WAN de type Ethernet,

Cellulaire ou Wifi. Le RAS-ECW

dispose d’un switch Ethernet 4

ports et propose en option une

passerelle série intégrée (RS232 et

RS485). ●

schenck RoTec élargit

la gamme de services dans

ses centres d’équilibrage

Il y a quelques semaines,

le spécialiste du marché de

l’équilibrage et des systèmes de

diagnostic a ajouté un service

supplémentaire à sa gamme :

l’équilibrage à grande vitesse de

rotors flexibles. Les principaux

bénéficiaires de ce nouveau

service seront les fabricants

et les entreprises chargées de

la maintenance des rotors de

turbines, des générateurs, des

pompes multi-étagées et de gros

moteurs électriques. ●

une solution de mesure

et de suivi de tension

de serrage des assemblages

La société Traxx a mis au

point Traxx M2, un système

électronique de serrage et de

mesure de tension capable de

déterminer en temps réel et avec

précision, l’état d’un assemblage

vissé sensible. Cette solution

universelle s’applique à n’importe

quel type de vis, quels qu’en

soient la taille et le diamètre,

des plus rustiques aux vis dites

« intelligentes ». ●

Dans le chantier naval STX

France, situé à Saint-Nazaire

(Loire-Atlantique), l’un

des leaders mondiaux sur le

marché des navires, le travail du métal est

au cœur de l’activité. Pour répondre à la

question de la protection visuelle de ses

employés et les aider à gagner en producprotection

sTx france opte pour la lunettemasque

uvex ultrasonic flip-up

uvex ultrasonic flip-up

solution

accroître

l’efficacité

de l’inspection

des soudures

Olympus, spécialiste mondial

des technologies de CND,

a lancé une nouvelle solution

d’inspection à ultrasons

multi-éléments conçue pour améliorer l’efficacité

de l’inspection des soudures. Cette

solution comprend de nouvelles sondes

multiéléments, de nouvelles sondes Dual

Matrix Array (DMA), des sabots et des

versions améliorées des logiciels SetupBuilder

et MXU 4.2 utilisés avec l’appareil de

recherche de défaut à ultrasons multi-éléments

OmniScan. Cette solution s’applique

tivité, STX France a choisi uvex, spécialiste

européen des EPI.

Selon Frédéric Thonin, ergonome et référent

EPI de STX France, « confort et polyvalence

de l’EPI ont été les principaux critères de ce

choix ». Ultralégère (80 g), la lunette-masque

uvex ultrasonic flip-up épouse la forme du

visage de chaque individu. Elle permet une

protection latérale complète des yeux y

compris avec le port de lunettes de vue.

En outre, le système de ventilation assure aux

yeux un environnement intérieur agréable

et non irritant. L’uvex ultrasonic flip-up est

également dotée d’un oculaire relevable et

d’un filtre soudeur gris nouvelle génération,

permettant une parfaite reconnaissance des

couleurs selon la norme EN172. ●

EN savOIR plus > www.uvex-heckel.fr

Appareil

de recherche

de défaut

à ultrasons

multiéléments

OmniScan

à l’inspection de soudures sur les plaques et

les tuyaux, qu’elles soient constituées d’acier

au carbone, d’alliages austénitiques ou de

nickel, ou d’autres alliages à gros grains

résistants à la corrosion.

Les nouvelles sondes DMA sont constituées

de deux sondes multi-éléments matricielles

reliées au même connecteur et elles peuvent

générer des ondes longitudinales par émission-réception.

Proposées en fréquences de

2,0 MHz et de 4,0 MHz, elles se montrent

intéressantes lorsque le matériau inspecté

est revêtu ou à forte atténuation et qu’il est

impossible de détecter l’écho de fond.

EN savOIR plus > www.olympus-ims.com

8 Iproduction maintenance • n°55 • Novembre-Décembre 2016


actualités

événement

Midest et Maintenance Expo convergent

vers l’industrie du futur

midest et maintenance Expo se tiendront cette année en décembre à Villepinte sous une

dynamique nouvelle orientée vers l’industrie du futur. Regroupés au sein de l’ensemble

Convergence, les deux salons verront comme chaque année, entre autres, les trophées de

l’innovation et le forum de la maintenance.

Cette nouvelle édition de Maintenance Expo s’inscrira davantage

dans l’industrie du futur

L’organisation des salons Midest

et Maintenance Expo n’hésite pas

qualifier cette édition 2016, qui

se déroulera du 6 au 9 décembre

prochain à Villepinte, de « petite révolution

». Car s’il demeure le salon numéro 1

de la sous-traitance industrielle, Midest

aura lieu en parallèle du salon Smart

Industries, lui-même organisé conjointement

avec Connect+ Event (anciennement

Congrès international de la RFID), dont le

lecteur trouvera les informations supplémentaires

en pages 54 et 58 du magazine.

Surtout, l’accent sera mis sur l’industrie

du futur, répondant à la volonté gouvernementale

de créer un grand rendez-vous

– baptisé Convergence – sur un thème qui

fait aujourd’hui couler beaucoup d’encre. Il

a notamment fait l’objet d’une table ronde

le 27 octobre dernier, à Paris, réunissant

outre l’Afim différents éditeurs de GMAO

(Apave, Carl Software, Dimo Software

et Siveco) et la société Mobility Work,

une start-up née il y a un an et demi,

surnommé « le Facebook des machines »

et dont l’activité repose sur une application

permettant de connaître l’identité et l’historique

d’intervention de chaque machine

grâce aux informations requises et stockées

à partir d’une puce NFC.

Tendance « ultra-mobile »

et big data

Tous se sont exprimés sur les attentes

des industriels et plus particulièrement

des techniciens de maintenance dans le

domaine de l’industrie de demain. Pour

David Bernat (responsable marketing

chez Apave) par exemple, le terme

de « convergence » a fait l’objet en

interne d’une réflexion, de laquelle sont

sortis trois besoins : la digitalisation

de la solution GMAO (par exemple la

transformation des claviers en terminaux

mobiles), la simplification d’utilisation et

le développement vers « l’ultra-mobile » ;

« n’oublions pas que les développements et

les évolutions d’une GMAO n’appartiennent

pas aux équipes de développement logiciel

mais aux utilisateurs finaux qui, de

surcroît, travaillent sur le terrain et non

derrière un bureau ».

Pour Laurent Truscello, responsable

produit et services métiers chez Carl

Software, « la maintenance se trouve à

10 Iproduction maintenance • n°55 • Novembre-Décembre 2016


actualités

Les éditeurs de GMAO doivent

prolonger le logiciel pour l’amener

dans la poche du technicien, lequel

travaille avant tout sur le terrain,

pas dans un bureau

la croisée des nouvelles technologies et,

en cela, la GMAO doit accompagner les

changements en évoluant notamment vers

des applications dédiées et en fonction

des métiers de chacun, gérer non plus

seulement les équipements de production

mais l’ensemble des assets, apporter à son

échelle des solutions en matière de sécurité

et répondre à la question énergétique

en raison des consommations élevées

engendrées par le big data ».

des mentalités qui n’ont

cessé d’évoluer

Simon-Pierre Vrait (responsable

d’agence chez DimoMaint) revient sur

un chiffre : « la part des entreprises

françaises possédant une GMAO – ou

plus généralement un outil informatique

de gestion de la maintenance – est passée

de 17 % à près de 50 %. Cela montre à

quel point les technologies ont évolué mais

également les mentalités, qui considèrent

de plus en plus la maintenance prend de

Tout comme le big data et la réalité augmentée,

la mobilité est un axe indispensable

dans le domaine de la maintenance

la valeur et s’inscrit comme un élément

stratégique dans l’entreprise ». De son côté,

Jean-Luc Sanjosé, responsable commercial

chez DimoMaint, insiste sur la nécessité

d’assurer la continuité digitale « en

travaillant avec les systèmes d’informations

existants et les autres logiciels déjà en place

dans la société, en particulier avec les PGI

et en proposant aux éditeurs des modules

de maintenance. L’idée est de prolonger

le logiciel pour l’amener dans la poche du

technicien ».

Outre l’aspect mobile, l’axe de la

connectivité est essentiel pour Laurent

Crétot, ingénieur d’affaires chez Siveco.

« Si les logiciels de GMAO sont aujourd’hui,

en matière de gestion de la maintenance,

résolument matures, ils entrent désormais

dans une nouvelle dimension qui est celle

du BIM et du SIG, ce qui revêt un aspect

plus global en rassemblant un maximum

de fonctionnalités et de connectivité avec

d’autres plateformes », à l’image de la vision

en 3D d’un bâtiment ou d’une usine, ou

encore l’utilisation de la RFID. « Certains

de nos clients poussent les développements

vers les terminaux mobiles, la réalité

augmentée utilisée notamment dans les

lunettes connectées, sans oublier les objets

connectés qui renseignent la GMAO des

dangers et des mesures de sécurité à prendre

sur tel ou tel équipement » ●

Olivier Guillon

27 e forum

de la maintenance

La nouvelle édition du Forum se tiendra dans le cadre

du salon Maintenance Expo, dans le hall 6, en salle 611.

Au programme cette année, cind grands thèmes ont été

retenus et feront l’objet de présentations techniques basées

sur des retours d’expérience :

– Les données économiques (issues de l’étude de

conjoncture menée par l’Observatoire de la Maintenance >

voir synthèse page suivante)

– La sécurité et la maîtrise des énergies

– Les meilleures pratiques de maintenance

– Les aspects économiques de la maintenance

– La maintenance des installations hydrauliques (installation

et technologies)

Enfin, la table ronde portant sur la valorisation des

métiers et les formations en maintenance clôturera cette

édition 2016 le vendredi de 9 h 30 à 12 h 30.


actualités

conjoncture

tendances économiques du marché

de la maintenance industrielle

l’équipe de l’Observatoire Réseau maintenance, spécialisée dans le marché de la maintenance

industrielle depuis 1988, réalise chaque année une enquête de conjoncture auprès des

donneurs d’ordres industriels afin d’avoir une vision précise de l’évolution des dépenses de

maintenance et des budgets de sous-traitance qui en résultent. le résultat de ces travaux est

mis en perspective avec les prévisions macroéconomiques et sectorielles réalisées par Pairconseil

et Valouy conseil.

une reprise européenne

molle, dans un contexte

mondial affaibli

Le contexte mondial est très affaibli. L’économie

des États-Unis qui est moins dynamique

compte tenu du dollar fort qui

limite ses performances à l’export tandis

que l’industrie des énergies de Schistes y

est freinée par le bas prix du pétrole. Les

économies brésiliennes et russes viennent

d’enregistrer des récessions significatives.

Le rythme de croissance d’une économie

chinoise en transition est définitivement

moins élevé que lors des années 2000.

Enfin, le Brexit est un nouveau choc qui

freinera l’activité européenne même si,

à moyen terme, c’est surtout l’économie

britannique qui en pâtira (à court terme,

elle bénéficie de la chute de la livre qui

dope sa compétitivité).

Dans cet environnement international

tourmenté caractérisé par un commerce

mondial au point mort, l’économie européenne

ne peut que compter sur la dynamique

de sa demande interne, elle-même

soumise au risque d’une remontée du

prix de l’or noir depuis le récent accord

Opep (heureusement, la hausse du prix

du pétrole resterait limitée) et menacée

par les difficultés bancaires dans

certains pays de la zone Euro. La BCE a

mis tout son poids dans la balance pour

faire chuter les taux d’intérêt et maintiendra

une politique très expansionniste

en 2017. Les taux d’intérêt resteraient

donc durablement affaiblis (taux à dix

ans sur la dette publique hexagonale

actuellement à 0,25 %). L’inflation

repasserait au-dessus de 1,0 % en lien

avec la légère hausse des prix de l’énergie,

tandis que l’inflation sous-jacente

restera limitée. Heureusement, la politique

budgétaire, plus neutre depuis

2014, ne grève plus l’activité en zone

Euro. Selon les décisions du G20 ainsi

que les recommandations du FMI et de

l’OCDE, on pourrait assister à une utilisation

plus significative de la politique

budgétaire (investissements publics !)

pour soutenir l’activité. Mais les freins

politiques internes à la zone euro restent

nombreux sur cet axe.

L’économie française verrait sa reprise se

stabiliser sur un rythme faible de 1,3 % de

croissance annuelle en 2016 et 2017. Le

chômage reculerait lentement et l’inflation

sous-jacente (hors énergie entre autres)

resterait affaiblie. L’évolution du revenu

des ménages restera limitée et les gains de

pouvoir d’achat n’accéléreraient pas avec le

léger redressement de l’inflation. Le taux

d’épargne baisserait très légèrement. La

consommation des ménages qui a entamé

une reprise en 2015 (permise par la hausse

du pouvoir d’achat, de la confiance des

ménages et le niveau historiquement bas

des taux d’intérêts) devrait progresser de

1,4-1,5 % par an entre 2018-2020 et de

1,3 % en 2017. Les entreprises françaises

ont vu leur taux de marge se redresser

significativement (pétrole peu cher, CICE

L’économie française

verrait sa reprise se stabiliser

sur un rythme faible de 1,3 %

et pacte de responsabilité, reprise de l’activité),

ce qui a permis une remontée de

l’autofinancement malgré un contexte de

décollage de l’investissement. Cela a freiné

le besoin d’endettement qui a de ce fait

marqué le pas. À moyen terme toutefois,

le taux de marge cesserait de progresser et

l’autofinancement reculerait progressivement,

générant un besoin croissant d’endettement.

Cela serait rendu facile par des

conditions de financement très favorables.

des perspectives

de production

bien orientées en 2016

mais un contexte

d’évolution des prix

compliqué

En 2015, la production industrielle en

volume a marqué un rebond de +1,5 %

après une stagnation en 2014. Le premier

semestre 2016 comparé au même semestre

de l’année précédente s’inscrivait toujours

dans cette tendance avec néanmoins une

croissance plus modérée de l’ordre de

+0,5 % pour l’ensemble de l’industrie.

Dans l’industrie manufacturière (champ

hors énergie, eau et industries extractives),

la croissance était légèrement plus

12 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


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actualités

Malgré l’amélioration

des volumes de production,

les industriels ont été confrontés

à une conjoncture complexe

Évolution des taux d’utilisation des capacités de production suivant les activités de l’industrie

manufacturière

dynamique à +0,7 % avec un redressement

perceptible dans la quasi-totalité

des branches d’activités industrielles

(cf. tableau ci-dessous).

Sans choc exogène majeur d’ici la fin

de l’année, les prévisions de l’observatoire

restent positives avec une croissance

de la production industrielle en

volume estimée à +1 % pour 2016.

Malgré cette amélioration des volumes

de production, les industriels pris dans

leur ensemble, ont été confrontés à

une conjoncture complexe. Le ralentissement

de l’économie mondiale

avec au premier plan celui de l’économie

chinoise, a entraîné une moindre

demande de matières premières dont

les prix ont baissé.

Cela pourrait, au premier abord, paraître

une bonne nouvelle, car les prix à la

production se sont inscrits en recul sur

2015 (– 2,1 %) et poursuivaient cette

tendance sur les huit premiers mois

de l’année 2016 comparés à la même

période de l’année précédente (- 2,8 %).

Mais pour rester compétitifs dans un

environnement de commerce international

dégradé, les industriels n’ont eu

d’autres choix que de répercuter cette

baisse des prix à la production sur les

prix de vente. L’effet pervers qui en

Évolution des indices de prix à la production et des indices de chiffres d’affaires dans l’industrie

manufacturière.

résulte est une limitation de la croissance

de leurs chiffres d’affaires qui

vient implicitement compliquer l’amélioration

des taux de marge.

Cette situation devrait néanmoins tendre

à s’améliorer en fin d’année car les prix

des matières premières importées sont

repartis à la hausse depuis février entraînant

dans leur sillage une hausse des

prix à la production qui se sont stabilisés

au troisième trimestre (mais qui reste

toujours en retrait par rapport à 2015).

stagnation des dépenses

de maintenance

dans l’industrie

manufacturière en 2015

Après deux années consécutives de baisse

(– 1,7 % en 2013 et – 0,3 % en 2014), les

dépenses totales de maintenance ont

marqué le pas dans l’industrie manufacturière

avec une croissance nulle en 2015.

Les industriels, ayant consenti des efforts

importants en matière de réduction et d’optimisation

des coûts de maintenance, sont

restés vigilants dans le pilotage de cette activité.

Si les budgets sont scrutés de près, ils

ne sont pas pour autant sacrifiés considérant

que la maintenance doit s’adapter

aux niveaux de production. Il s’agit donc

d’accompagner l’activité en réalisant des

arbitrages pour optimiser le taux de disponibilité

de l’appareil productif sans pour

autant engendrer des dérapages non maîtrisés

des dépenses de maintenance. Courant

2015, cela s’est traduit par une stagnation

des dépenses totales de maintenance, les

industriels dans leur grande majorité considérant

que les efforts consentis devaient

permettre de répondre à la sollicitation plus

intensive de l’appareil productif.

Dans le secteur de l’énergie la situation

a été différente. L’industrie nucléaire

poursuit son programme d’allongement

14 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


actualités

Évolution des valeurs et des grands

ratios de la maintenance sur longue

période*

de la durée de vie des centrales lequel

a été contrarié par quelques incidents

non prévus qui ont nécessité des travaux

supplémentaires. Les ENR (photovoltaïque

et éolien terrestre) continuent à progres-

ser sur le territoire et l’augmentation des

capacités production engendre par effet

mécanique un volume supplémentaire

de maintenance. Au total les dépenses de

maintenance du secteur de l’énergie ont

progressé de + 3,9 % en 2015. Prisent

dans leur ensemble, les dépenses totales

de maintenance industrie manufacturière

et énergie ont marqué une progression de

+ 0,8 % pour cette période.

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I15


actualités

l’observatoire réseau maintenance

de l’Afim est réalisé en partenariat

avec Valouy Conseil et Pair-Conseil.

Il fédère des décideurs industriels

autour de la veille économique sur

l’industrie et les marchés de la

maintenance afin de favoriser le débat

et l’échange entre professionnels

acteurs de ces marchés.

Baromètre de la maintenance industrielle en 2016 (taux de croissance annuel 2015/2016 en %)*

valouy conseil est une société

d’études indépendante spécialisée

dans les approches économiques des

secteurs industriels et des services à

l’environnement. ●

http://www.valouy.com

L’ensemble des dépenses

de maintenance en France

devrait représenter

un volume de 21,9 Md€,

soit +1,1 % par rapport à 2015

vers une évolution modérée

des dépenses totales

de maintenance

dans l’industrie

manufacturière pour 2016

Selon l’enquête conduite par l’observatoire,

les professionnels de la maintenance

dans l’industrie manufacturière

n’anticipent pas une évolution marquée

de leurs dépenses de maintenance pour

2016. Ils considèrent néanmoins, dans

l’ensemble, que les budgets devraient

connaître une légère croissance, directement

en lien avec la sollicitation de

l’appareil productif. Les résultats du

sondage laissent envisager une croissance

des dépenses totales de maintenance

de l’ordre de + 0,5 % pour le

secteur manufacturier. Les arbitrages

seront toujours de rigueur pour optimiser

les plans de maintenance. Dans

les faits cela se traduit souvent par des

audits de criticité visant à :

– remplacer des équipements jugés

obsolètes par des neufs permettant ainsi

de limiter le nombre de pannes critiques

pour la production et les volumes de

maintenance qui y sont associés ;

– améliorer les plans de maintenance

préventive des équipements les plus

sollicités pour optimiser leur taux de

disponibilité ;

– arbitrer sur l’intensité de maintenance

curative à opérer sur des équipements

moins stratégiques ;

Concernant les dépenses en lien avec

les secteurs de l’énergie, les dépenses

devraient continuer à progresser, mais

sur un rythme plus lent de l’ordre + 3,6 %

en 2016 contre 3,9 en 2015. Au final l’ensemble

des dépenses de maintenance en

France devrait représenter un volume de

21,9 milliards d’euros soit une progression

de + 1,1 % par rapport à 2015.

L’emploi direct en maintenance devrait

quant à lui rester atone sur la période

2016-2017. Les industriels se contentent

au mieux de remplacer les départs, mais

affichent souvent une volonté d’optimiser

leurs recrutements en recherchant

des profils plus polyvalents pour réduire

la taille de leurs effectifs internes de maintenance.

Cette situation peut néanmoins bénéficier

aux sous-traitants de maintenance qui

sont considérés comme une solution de

flexibilité à l’emploi direct par les entreprises.

Là encore, chacun réalise des arbi-

pair-conseil est une société d’études

indépendante, sa vocation est

d’aider les décideurs à comprendre

et anticiper l’évolution de leur

environnement. ●

http://www.pair-conseil.fr

L’afim (Association française des

ingénieurs et responsables de

maintenance) est une association

loi 1901 qui fédère 1 600 adhérents

appartenant à 1 100 entreprises

industrielles. Elle a pour vocation la

promotion et l’évolution des métiers

liés à la maintenance, fonction

essentielle de la performance des

entreprises. ●

http://www.afim.asso.fr

trages entre embaucher ou sous-traiter, car

l’usage d’entreprises externes pour réaliser

de la maintenance est souvent associé

à des coûts de gestion supplémentaires. ●

Jean-Jacques Enrich

Valouy Conseil

Contact : jjenrich@valouy.com

* Source : Observatoire Réseau Maintenance 2016

– Prévisions de production réalisées par Pair-

Conseil – Prévisions maintenance enquête Afim

– Valouy Conseil

16 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


technologies

la maintenance conditionnelle

ou l’art de mieux prévenir les pannes

Si l’on parle tant d’industrie du futur, terme qui loin de

n’être qu’une vague idée de l’usine de demain prend une

forme de plus en plus concrète, il semble essentiel pour

les lecteurs de Production Maintenance de ne pas perdre

de vue les fondamentaux afin de réduire le nombre de pannes

ainsi que les durées d’intervention. Certes, les technologies en

matière de supervision et de surveillance de l’état des machines

en temps réel évoluent considérablement ; ce dossier faisant

d’ailleurs l’objet d’un article sur un exemple d’entreprise ayant

su élargir sa gamme de produits et de services pour répondre

aux besoins de ses clients. Pour autant, il ne faut en aucun cas

occulter le savoir-faire de l’homme reposant sur des méthodes

bien spécifiques.

L’idée centrale de ce dossier consacré à la maintenance conditionnelle

et orienté vers l’analyse vibratoire est de rappeler que

tous les capteurs du monde ne seront en aucun cas efficaces s’ils

ne sont pas bien interprétés. La supervision d’une usine et de

chacune de ses machines ou installations industrielles quelles

qu’elles soient doivent aider l’homme à prendre la décision

d’intervenir, et non l’inverse. Ce dossier, qui s’inscrit dans un

numéro spécial de Production Maintenance résolument tourné

vers l’industrie du futur, tient à repositionner l’homme au cœur

du processus de décision.

Après avoir pris en exemple la démarche de l’industriel allemand

KEB dans son orientation vers l’usine 4.0, ce dossier

met en lumière des technologies mais aussi des méthodes en

matière d’analyse vibratoire, d’instrumentation de ce procédé

pas toujours simple à mettre en œuvre, et d’interprétation fine

et pertinente des résultats. ●

Olivier Guillon

© Dynae

le dossier en détail

20 Accompagner les industriels dans la

télémaintenance de leurs installations

24 Estimation de modifications structurelles par

analyse vibratoire

27 De la détection du défaut à la mesure de

réception après intervention

30 Instrumenter pour assurer la collecte et

l’analyse des données vibratoires

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18 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


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barbara,

respectivement

directeur général

et directeur

adjoint de KEB

France

avec sa gamme étendue

d’automatismes et de

télémaintenance, le fabricant allemand

Keb est parvenu à élargir non sans

succès son offre de solutions, allant de

ses métiers d’origine – la transmission

mécanique – à un accompagnement

à part entière des industriels

dans le suivi de leur production et

une meilleure maîtrise de leurs

interventions de maintenance.

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On connaissait KEB comme un acteur majeur

sur le marché des moteurs et des réducteurs,

sur celui de l’entraînement (convertisseurs de

fréquence et servo-systèmes notamment), sans

oublier la technologie magnétique réunissant une gamme

complète de freins et d’embrayage ; mais depuis déjà

plusieurs années, et à la suite de multiples opérations de

croissance externe, l’entreprise allemande n’a cessé d’élargir

son offre, allant vers davantage de solutions intégrant

de plus en plus d’électronique et d’automatismes de toutes

sortes visant à optimiser l’utilisation des produits KEB.


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La télémaintenance est devenue

un axe stratégique pour KEB

Ainsi, du logiciel Combivis Studio 6 regroupant le paramétrage

des variateurs, les outils d’aide au diagnostic et

la conception graphique de l’interface homme-machine

au système d’acquisition et de traitements de données

KEB CombiControl en passant par le contrôleur d’axes

embarqué et entièrement connecté et les solutions de

télémaintenance avec Combivis Connect, tout a été mis

en œuvre pour couvrir l’ensemble des besoins des industriels

; « nous avons pour coutume de dire chez KEB

que nos possibilités n’ont qu’une limite, celle fixée par

nos clients, résume Jean-Yves Geneste, directeur général

de KEB France. Nous concevons et fabriquons tous

nos produits : freins, embrayages, moteurs, réducteurs,

variateurs (destinés aux entraînements pour l’industrie,

les ascenseurs ou encore les grues), solutions de conversion

d’énergie à partir de n’importe quelle machine

tournante, ainsi que nos automatismes, qu’il s’agisse

d’automates programmables ou intégrés à l’écran, sans

oublier les outils de programmation et de supervision ».

Une solution globale en somme qui s’appuie sur un standard

de programmation, IEC1131-3 sous Codesys et un

standard de réseau, EtherCat.

bien plus qu’une filiale…

Les problématiques des clients industriels sont doubles,

comme le précise Jean-Yves Geneste : « nous nous adressons

à la fois aux constructeurs de machines-outils et

d’installations industrielles dont les besoins concernent

essentiellement la réactivité en termes d’intervention et la

Accès à distance

pour automates, IHMs

et caméras IP

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fiabilité des équipements dont le moindre temps d’arrêt est perçu

comme une pénalité, ainsi qu’aux clients finaux qui exigent une

garantie de résultats s’appuyant sur une réduction des temps de

maintenance ». Il faut avouer que la filiale française de KEB,

loin d’être une simple antenne commerciale, abrite des compétences

et des équipements hors du commun. « Nous disposons

ici, à La Queue-en-Brie, des équipements d’essais et de validation

comme des bancs de tests automatisés nous permettant de

tester 90 % de nos solutions destinées à des applications pleinement

adaptées aux besoins de nos clients ».

Outre les différents ateliers de puissance (jusqu’à 55 kW) et les

moyens d’essais pour tester les solutions en condition réelle et

de réparation, un bureau d’études comprenant quatorze ingénieurs

(et un atelier fonctionnel dédié) travaillent sur l’élaboration

de solutions clients à partir de l’étendue de la gamme

KEB. « Notre bureau d’études incarne la liaison manquante,

entre un fabricant de produit et son utilisateur, pour concevoir

et tester des solutions répondant aux besoins particuliers

de nos clients, allant même jusqu’à faire du développement à

l’exemple d’une machine innovante de radiologie dans laquelle

nous avons imbriqué de nombreuses de nos technologies et

testé sur notre site ».

22 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


DÉPANNER SANS VOYAGER

des solutions en automatismes

et en télémaintenance

de plus en plus convoitées

KEB offre un large panel de solutions en automatisation,

et c’est peu dire. De l’atelier logiciel KEB Combivis Studio

6 regroupant dans un même environnement le paramétrage

des variateurs, les outils d’aide au diagnostic et la

conception graphique IHM, à l’acquisition de données

avec KEB CombiControl C6 Remote, en passant par les

PC industriels et le contrôle- commande, le fabricant

entend répondre à l’ensemble des besoins allant de l’affichage

au contrôle des mouvements et la maintenance

à distance, à l’image de la solution Ubiquity.

S’inscrivant dans la logique « 4.0 » entamée par l’entreprise

depuis déjà plusieurs années, la télémaintenance

représente pour l’entreprise KEB un axe stratégique. Cette

partie vise à répondre aux problèmes rencontrés par les

utilisateurs finaux dès que la moindre défaillance apparaît

et qu’il est nécessaire d’en être informé en temps réel,

d’éditer des rapports et un prédiagnostic afin d’intervenir

rapidement à distance. « La solution Ubiquity permet

d’optimiser les phases d’intervention et de faire gagner

un temps considérable », souligne Sylvain Barbara, directeur

adjoint de KEB France.

Pour les constructeurs de machines cette fois, la solution

Ubiquity n’est pas tant utilisée comme un outil de

télémaintenance mais comme un moyen de mettre en

route à distance une machine à la programmation parfois

complexe. « Nos clients envoient non plus leurs techniciens

les plus qualifiés pour démarrer les machines sur

site mais des opérateurs uniquement dédiés au montage,

poursuit Sylvain Barbara. Ainsi, les plus qualifiés ne se

chargent que de la mise en route à distance et sont ainsi

disponibles pour d’autres tâches ». C’est notamment le

cas de la société Vendée Concept qui garde désormais ses

meilleurs techniciens en interne lorsqu’une machine est

en cours d’installation chez un client dans l’agroalimentaire,

en France ou ailleurs dans le monde. « Cela permet

de gagner du temps mais aussi de pallier la disparition

dans de nombreuses entreprises des services dédiés aux

travaux neufs et des compétences techniques qui étaient

jadis capables de se charger de l’installation des équipements

», concède Jean-Yves Geneste. Une perte de

compétences qui, paradoxalement, est confrontée à de

plus en plus de technologies. ●

LA SOLUTION

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I23


technologies

méthode

estimation de modifications structurelles

par analyse vibratoire

La détection des dommages dans les

systèmes mécaniques représente un enjeu

crucial pour de nombreuses applications

industrielles. roger Serra, Guillaume

Gautier et Lautaro Lopez, du Laboratoire

de mécanique et rhéologie (Insa Centre

Val-de-Loire – blois), présentent dans cet

article une méthode d’évaluation de la santé

d’une structure afin de mieux « prédire »

l’apparition de défauts.

Prédire l’apparition de modifications ou

défauts dans les structures d’une manière

précise et rapide permet de réduire de

manière significative les coûts liés à la

maintenance. Dans ce but, de nombreuses méthodes

basées sur l’analyse vibratoire [1] ont émergé au

cours des dernières années mettant l’accent sur

l’évolution des propriétés dynamiques (fréquences,

amortissements et déformées modales) des structures

ou systèmes mécaniques. On parle alors d’évaluer

la santé d’une structure et cela se décompose

en quatre grandes étapes [2] :

1. Détection du défaut : inspection de la présence

de dommage dans la structure

2. Localisation du défaut : détermination de la

localisation du défaut

3. Estimation de la sévérité du défaut

4. Prédiction de la durée de vie résiduelle de la

structure

Pour réaliser ces étapes, des indicateurs sont

définis à partir de la comparaison des caractéristiques

dynamiques d’une structure potentiellement

endommagée avec celles d’une structure

« saine » suivant différentes manières de représenter

le dommage.

Parmi tous les nombreux indicateurs existants, nous

ne présenterons ici que des indicateurs basés sur la

variation des fréquences propres (LFCR), des déformées

modales (MAC, COMAC) ou de sa dérivée

seconde ou courbure (MSC, DI) afin de détecter la présence d’un

dommage et de le localiser [3]. Dans le but d’en estimer la sévérité,

une stratégie basée sur une bibliothèque de dommage ou

modifications structurelles (trou, fissure, entaille) a été définie [4].

définition de la bibliothèque des dommages

Afin de pouvoir construire cette bibliothèque et de relier son

type et sa géométrie à une estimation du dommage, deux

modèles numériques de poutre ont été choisis :

● le premier 2D simulant une poutre d’Euler-Bernoulli en

flexion plane simple à deux degrés de liberté par nœuds (avec

le logiciel Matlab) permettra de connaître les changements

des propriétés dynamiques de la structure pour un niveau de

dommage et une position donnés ;

Modèle 2D

● le second 3D simulant une poutre volumique à 6 degrés de

liberté par nœuds (avec le logiciel COMSOL) permettra de

corréler la géométrie du dommage au niveau correspondant.

Corrélation d’un trou à 20 cm de l’extrême encastré

24 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


technologies

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Corrélation d’une fissure à 20 cm de l’extrême encastré, où [A] est la profondeur et [B] la longueur

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I25


technologies

Corrélation de l’avance transversale d’une fissure à 20 cm de l’extrême encastre, où [A] est la profondeur, [B] la longueur et [C] la largeur

validation numérique

Une fois la bibliothèque créée à partir des dommages choisis,

il est possible de valider la méthode avec des exemples numériques

et après un exemple avec une poutre expérimentale

endommagée.

En ce cas, on fera la simulation d’un dommage sur les modèles

2D et 3D respectivement, l’endroit de ce dommage est placé à

35 cm de l’extrême encastré. Pour le modèle 2D, on a fait une

réduction du Module d’Young de 22 % et pour le modèle 3D

on a fait un trou de diamètre 10 mm.

À partir des réponses fréquentielles simulées de la structure

avec le dommage, une recherche dans la « Bibliothèque

des dommages » développée précédemment avec la fonction

« find » du logiciel Matlab, a permis de trouver la position, le

niveau, la géométrie et la taille du dommage en moins d’une

seconde.

validation expérimentale

Pour valider expérimentalement l’approche utilisée,

une analyse modale d’une poutre métallique en

acier SAE 1010 de longueur 1 m et de section rectangulaire

25,8 × 5,3mm 2 est utilisée dans son état de

référence, dit « état sain » afin d’obtenir les réponses

fréquentielles qui serviront au recalage des modèles

numériques 2D et 3D et donc de la bibliothèque de

dommage.

Comme illustré, la poutre est instrumentée avec

neuf capteurs accélérométriques placés régulièrement

« Brüel & Kjaer », ainsi il sera aisé d’obtenir

les déformes modales de la poutre. Ensuite, afin de

créer un dommage, une fissure droite à 35 cm de

À gauche, poutre avec les capteurs ; à droite, système d’acquisition de

données vibratoire et logiciel Pulse « B&K »

Dommage sur la poutre expérimentale

Résultats obtenus par la Bibliothèque pour ce dommage expérimental

26 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


technologies

l’extrémité encastrée de la poutre est réalisée comme illustré

sur la figure ci-dessous :

À partir de cet état jugé inconnu (ou modifié), une nouvelle

analyse modale est réalisée afin d’obtenir les propriétés dynamiques

de la poutre à partir de ces réponses vibratoires, comme

les fréquences propres et les déformées modales, en utilisant

neuf capteurs accélérométriques placés régulièrement sur la

poutre. Les données vibratoires sont enregistrées à l’aide du

frontal d’acquisition de données et du logiciel PULSE de B&K.

Ces données ont permis de calculer des indicateurs permettant

de voir que le dommage est placé entre 25 cm et 45 cm de

l’extrême encastrée de la poutre.

Ce premier résultat est une bonne approximation initiale

du dommage, mais pour déterminer précisément sa position,

son niveau de réduction du Module d’Young, sa géométrie

et sa taille, il suffit d’utiliser la Bibliothèque développée

précédemment avec une tolérance liée aux incertitudes de

mesures.

Ainsi, différents scénarios de dommage ont été étudiés ainsi que

de nombreux indicateurs basés sur les propriétés dynamiques

des structures. La méthodologie adoptée a permis de corréler

la géométrie du dommage au niveau de réduction de la rigidité

par la comparaison des modèles 2D/3D. Cela a permis d’estimer

le niveau du dommage correspondant à la modification

structurelle de la structure. ●

Roger Serra, Guillaume Gautier, Lautaro Lopez

Insa Centre Val-de-Loire

(Laboratoire de mécanique et rhéologie)

3, rue de la chocolaterie, 41000 Blois, France

roger.serra@insa-cvl.fr

références

[1] Doebling, S. W., Farrar, C. R., and Prime, M.

B. A Summary Review of Vibration-Based Damage

Identification Methods, The Shock and Vibration Digest,

30(2), 91-105, (1998).

[2] Worden, K., and Dulieu-Barton, J. M. An Overview of

Intelligent Fault Detection in Systems and Structures,

Structural Health Monitoring, 3 (1), 85-98, (2004).

[3] Serra, R., and Gautier, G. Detection and localization

study for different damages scenarios applied to a beam,

Proceedings of the 22 th International Congress on

Sound and Vibration, Florence, Italy 12-16 July, (2015).

[4] Serra, R., Lopez L. and Gautier, G. Tentative of damage

estimation for different damage scenarios on cantilever

beam using numerical library, Proceedings of the 23 th

International Congress on Sound and Vibration, Athens,

Greece 10-14 July, (2016).

retour d’expérience

De la détection

du défaut à la mesure

de réception

après intervention

fort de plus de dix années d’expérience

en fiabilité et maintenance conditionnelle,

I-care assure un suivi périodique des

machines critiques de ses clients. Lorsqu’un

défaut est détecté sur un équipement,

un diagnostic clair et précis dans lequel

sont détaillées les actions à mener et leur

délai d’intervention respectif est rendu.

afin de valider le diagnostic et éviter que

le problème se représente, les ingénieurs

d’I-care préconisent une analyse précise des

composants défectueux après l’intervention.

Les équipes d’I-Care réalisent des mesures vibratoires tous les

trois mois sur environ 200 machines d’une usine agroalimentaire.

Lors des collectes, un graisseur les accompagne afin d’assurer

directement la lubrification des roulements en fonction

des mesures réalisées. De cette manière, I-Care a la garantie que

les équipements sont correctement graissés après son passage.

Lors d’une campagne de mesures, l’équipe d’I-Care a noté la

présence d’un défaut sur le roulement arrière d’un moteur

(400 kW). Suite à l’analyse des données, elle a recommandé

Spectre – défaut de cage

production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I27


technologies

au client de remplacer les roulements de son moteur lors d’un

arrêt planifié de l’équipement. Le spectre ci-dessous indique un

défaut de cage sur le roulement SKF 6319 du moteur.

L’historique des mesures réalisées sur cet équipement met en

évidence l’augmentation des amplitudes vibratoires jusqu’au

17 août 2016, puis une nette diminution des amplitudes le

19 septembre 2016, mesurées après le remplacement des roulements.

Afin de simplifier et optimiser son travail, I-Care développe

depuis 2014 I-See, une plateforme dédiée au suivi de l’état de

santé des équipements en ligne. Celle-ci intègre les rapports des

mesures périodiques réalisées sur site et multitechnologiques :

analyse vibratoire, analyse d’huile, thermographie infrarouge,

ultrasons et inspection visuelle.

Afin de simplifier et optimiser son travail,

I-Care développe depuis 2014 I-See,

une plateforme dédiée au suivi de l’état

de santé des équipements en ligne

Comparaison de spectres

L’analyse après démontage indique une usure avancée de la cage

ainsi que des éléments roulants et de la piste externe. La cage

est déformée au niveau de l’emplacement des billes.

Cette usure avancée est consécutive à une lubrification inadaptée

(intervalle, lubrifiant adéquat, etc.). Une modification des

Les mesures vibratoires collectées par les capteurs sans fil

(Wi-Care) sont également intégrées sur cette plateforme. De

cette manière, il est possible à présent de centraliser aussi bien

les mesures des systèmes en ligne que les données collectées sur

site via les appareils portables. Le cas échéant, l’installation de

capteurs sans fil permet de réaliser des mesures complémentaires

sur des machines défaillantes, suivre l’équipement à distance et

planifier son arrêt au moment opportun.

Les données, les rapports d’intervention et le statut des équipements

sont alors accessibles à tout moment pour peu que

l’on dispose d’une connexion Internet. Ainsi, I-See est un outil

permettant d’optimiser la communication entre les différents

intervenants et de conserver les informations à jour (rapports,

indicateurs de performance, retours d’expériences, etc.), chose

qui est impossible avec les rapports papiers. ●

Aurélien Gandossi

Condition monitoring director

intervalles de graissage est désormais en application ; la qualité

du lubrifiant actuel a été validée.

maintenance conditionnelle :

évolution des outils

Les ingénieurs d’I-Care rencontrent ce genre d’expérience au

quotidien sur des équipements dans des industries très diversifiées,

de la collecte de données à la mesure de réception en

passant par l’analyse des données, l’analyse des causes primaires

de défaillances, etc. ; les étapes sont nombreuses et parfois fastidieuses.

Plateforme I-See

28 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


Une surveillance

à toute épreuve

Franchissez une nouvelle étape dans la maintenance

c onditionnelle grâce au capteur d’état sans fil SKF

Le capteur d’état sans fil SKF CMWA 8800

est une solution économique comparée aux

systèmes de surveillance câblés. En effet,

il associe un capteur, un collecteur de données

et une radio en une unité compacte alimentée

par batterie. Certifié ATEX zone 0, ce dispositif

compact est idéal dans les endroits dangereux

et difficiles d’accès.

Il collecte les données de vibration et de

température, statiques et dynamiques, via

le protocole de communication WirelessHART.

Il forme un réseau maillé permettant d’accéder

aux endroits hors de portée des systèmes WiFi

traditionnels.

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d’état sans fil, scannez ce flashcode

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® SKF est une marque déposée du Groupe SKF | © Groupe SKF 2016


technologies

avis d’expert

instrumenter pour assurer la collecte

et l’analyse des données vibratoires

L’analyse vibratoire est aujourd’hui

un outil incontestable pour la

maintenance conditionnelle des

machines tournantes dont le but

final est de tendre à la suppression

des maintenances curatives

et décaler les maintenances

préventives. afin de se rapprocher

des objectifs escomptés, encore

faut-il mettre en face les moyens

humains (effectif, formations…) et

matériels nécessaires aux bonnes

réalisations des collectes et des

analyses de données vibratoires.

En fonction d’un travail préalable de classement

du parc machines par critères de

criticités qui sont en général propres à

chaque entreprise (disponibilité de l’installation,

redondance, coûts de maintenance, durées

d’arrêts…), il est décidé soit de réaliser des collectes

de vibrations ponctuelles à des périodicités définies

(off-line) ou alors de mettre en place un suivi

en ligne (on-line) des paramètres vibratoires avec

une instrumentation dédiée à demeure.

En fonction des cas de figures, un investissement

matériel sera alors réalisé en fonction des besoins

d’analyses de premier niveau (niveaux globaux,

spectres, temporels…) et des contraintes de l’installation

(température, accès, zone Atex…) ; il

s’agira bien entendu d’un coût non négligeable mais

maîtrisé d’un point de vue comptable. Concernant

l’aspect humain, à l’heure actuelle, nous pouvons

constater que les industriels ont une réelle crainte,

justifiée par la spécificité de l’analyse vibratoire et les

contraintes budgétaires, par leur capacité à mobiliser

à long terme des moyens humains formés et

expérimentés pour mener à bien les diagnostics de

machines à partir des relevés vibratoires. Ils sont

généralement prêts à mettre en place l’organisation

Les

industriels

sont souvent

prêts à

s’engager

dans la

collecte et la

transmission

des données

sans oser se

lancer dans

le diagnostic

vibratoire

nécessaire à la réalisation des collectes ou de la

transmission des données mais n’osent pas toujours

franchir le pas menant au diagnostic vibratoire.

trouver le bon compromis

Bien entendu, l’option qui consisterait à réaliser la

prestation complète en interne est la plus intéressante

vis-à-vis de la capitalisation de l’expérience

acquise sur le parc machine et des compétences

internes. À l’opposé, il peut paraître plus simple

de sous-traiter globalement la prestation ce qui

permet de supprimer le poste investissement et

d’éviter d’avoir à gérer les compétences internes

mais le fait de déplacer un spécialiste a aussi un

coût significatif qui conduit souvent à rationaliser

le nombre de mesures annuelles, ce qui réduit l’efficacité

du suivi.

L’option intermédiaire consiste à conserver en

interne la prise de mesure soit avec les systèmes de

surveillance « on-line » en place ou en passant par

un investissement ou une location d’un collecteur

de données ce qui nécessite a minima de former le

personnel à l’utilisation du matériel et à la collecte.

Une fois déchargées dans la base de données, les

données sont analysées et diagnostiquées par un

30 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


spécialiste à distance. Ce spécialiste peut tout aussi bien être un sous-traitant,

le constructeur de la machine ou une personne dépendant du centre de décision

de la filiale. Nous nous intéresserons plus particulièrement au cas des

analyses externalisées.

quelle instrumentation ?

Que ce soit pour la collecte ponctuelle des données vibratoires et/ou la surveillance

« on-line » des machines critiques, les données sont généralement déchargées

localement dans un même logiciel utilisant une base de données pour ne

pas être dépendant de la perte de connexion Internet qui occasionnerait alors

une perte de données. L’entité de diagnostic doit pouvoir prendre la main sur

cette base distante ce qui peut par ailleurs poser des problèmes d’accès informatiques

surtout lorsqu’il s’agit d’entreprises différentes. Il est alors possible

soit d’exploiter à distance le logiciel en place, soit de rapatrier les données pour

pouvoir établir les diagnostics.

Pour le cas particulier des machines suivies en ligne, celles-ci sont souvent

équipées d’origine d’une instrumentation vibratoire dite de « sécurité » permettant

la remontée en temps réel de paramètres vibratoires globaux sous forme

de signaux 4-20 mA et de déclencher l’arrêt de la machine sur dépassement de

seuil. L’analyse de ces seuls paramètres ne permet pas d’établir un diagnostic

pertinent en vue de l’identification d’une dégradation progressive d’un élément

interne (roulement, engrenage, lignage, balourd, cavitation…), c’est pourquoi

il est possible d’adjoindre une fonction « maintenance » au système en place

en y accolant des modules d’analyses spécifiques qui exploiteront les signaux

bruts issus des capteurs en place.

Ce type de système permet d’obtenir des résultats plus complets pour l’établissement

d’un diagnostic pertinent (spectres, suivis d’ordres, orbites…) avec

une périodicité de mesures réduite tout en gardant à l’esprit que la multiplication

des données demeure la principale limite à l’exploitation de la base de

données. Les retours d’expérience peuvent aussi conduire à ajouter des points

de mesures supplémentaires ou des capteurs différents.

maintenir des échanges continus

Le suivi à distance des machines en vibration doit pouvoir apporter une plus

grande tranquillité d’exploitation au site utilisateur. Afin d’apporter les suggestions

les plus fiables, le diagnostiqueur doit pouvoir compter sur l’ensemble des

informations nécessaires à l’établissement de son rapport à savoir a minima :

les cinématiques des machines, les plans et photos, les conditions d’exploitation,

la liste des actions de maintenance réalisées à la suite d’un diagnostic

ou non, ainsi que les observations réalisées lors de la collecte de données

vibratoires. Dans les cas particuliers des machines suivies en ligne, les paramètres

de fonctionnement peuvent être sauvegardés directement dans la base

de données dans la mesure où les interfaces et les protocoles de communication

le permettent.

Des échanges continus d’informations entre les deux parties doivent permettre

de ne pas briser le lien entre l’installation et le diagnostiqueur afin de garantir

la réussite d’un système financièrement plus intéressant et pérenne pour

l’industriel. ●

Damien Pélisson

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I31


management

faire de la gmao l’outil

de la maintenance du futur

© Shell

Il n’aura échappé à aucun de nos lecteurs que le thème de

l’industrie du futur, impulsé par les précédents ministres

de l’économie, de l’industrie et, plus anciennement, celui

du redressement productif, a envahi les salons industriels,

les débats et les réflexions menés par les organisations

professionnelles ou encore les colonnes de la presse spécialisée.

Production Maintenance n’échappe pas à la règle mais force est

de constater que notre ligne éditoriale est davantage sensible à

la manière dont les composantes de l’industrie de demain – qui

s’imposent d’ailleurs dès aujourd’hui – vont véritablement projeter

la maintenance dans une nouvelle révolution industrielle.

Outre les systèmes de supervision, de maintenance à distances,

de l’interconnexion et du dialogue entre les machines et les

installations industrielles, il est un outil qui, à lui seul, permet

d’ores et déjà de projeter l’atelier de maintenance dans une

nouvelle ère, et ce depuis déjà plus d’une vingtaine d’années :

la GMAO. Entre connectivité de cet outil avec les systèmes

informatiques de l’entreprise, la digitalisation des données issues

de l’état de la machine et de l’historique de ses interventions,

la cartographie de l’usine complète, poste par poste, ou encore

le full-Web permettant aux techniciens une utilisation 100 %

mobile, la GMAO s’inscrit pleinement dans une démarche d’industrie

future, comme en témoigne ce dossier spécial. ●

Olivier Guillon

le dossier en détail

34 Relever le défi de la digitalisation avec la GMAO

36 Vers une solution globale pour Comau à Castres

38 La GMAO pour aider à répondre aux exigences

du médical

42 Salins se dote de la GMAO Altair Enterprise

dans le cadre de son plan de progrès

46 La transmission du savoir appliquée

à la maintenance de System RES

48 La GMAO en droite ligne avec la stratégie

de maintenance

52 Une solution pour mieux estimer les coûts

d’un projet

32 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


SOLUTION DE GMAO MOBILE

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LA GMAO MOBILE PENSÉE POUR LE TERRAIN

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Géolocalisation et guidage vers le lieu de son intervention

même à l’intérieur des bâtiments.

Guidage sécurisé des techniciens, notification en temps réel

des zones dangereuses et des mesures préventives à respecter.

Consultation des informations sur l’équipement concerné :

historique des interventions, documentations techniques…

Dictée vocale, photos, code-barres, RFID / NFC...

Contrôle présentiel d’intervention via tag NFC.

Réception des travaux par la signature électronique du client.

L’OUTIL QUI RÉPOND AUX EXIGENCES DE PILOTAGE DES MANAGERS

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de bord en temps réel, meilleure gestion des déplacements, garantie

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management

entretien

Relever le défi

de la digitalisation

avec la GMAO

Sacha Lukic

Actuel patron de l’activité Mainta du groupe Apave,

Sacha Lukic entre chez Apave en tant que chef de

projet grands comptes avant de prendre la direction

de l’activité Mainta en 2008

selon le patron de l’activité mainta (solution de gmao créée par le groupe apave), les usages de la gmao

par les industriels sont particulièrement matures et n’ont pas tardé à prendre le virage de la mobilité

puis, grande tendance du moment, celui de l’interconnectivité dans le cadre d’une digitalisation devenue

incontournable pour les entreprises.

quelle est la tendance du marché de

la gMAo actuellement en france ?

Le marché de la GMAO reste globalement

actif en France. Il y a tout d’abord

de nombreuses demandes pour une

primo-installation dans des entreprises

qui ne se sont pas encore équipées. L’informatisation

de la fonction maintenance permet notamment

de soutenir l’organisation afin d’accélérer les

processus d’industrialisation, puis d’offrir un outil

puissant de traçabilité qui donne la possibilité aux

professionnels d’enrichir de manière importante

le retour d’expérience tout en montrant « patte

blanche » lorsque certains d’entre eux sont soumis

aux exigences des nombreuses certifications.

Le marché du renouvellement est lui aussi d’actualité.

Ayant pour objectif de « changer de

braquet », les professionnels n’hésitent pas à

remettre en question leur outil de GMAO au profit

de nouvelles solutions plus riches sur le plan fonctionnel,

entièrement full-Web et plus intuitives en

termes d’ergonomie. Après une première expérience,

les utilisateurs cherchent à promouvoir

leurs outils logiciels sur le plan stratégique, avec

des fonctionnalités de pilotage d’activité et de prise

de décision.

Enfin, le marché du SaaS prend forme doucement,

mais de manière plus marquée que les

années précédentes, notamment en raison des

grands acteurs du marché du logiciel qui se

lancent massivement vers le Cloud. Les DSI n’ont

pas d’autre choix que de se tourner peu à peu

vers cette technologie, et ce malgré les risques

de plus en plus importants en matière de cybercriminalité.

La GMAO nomade

a beaucoup

contribué à

l’itinérance

de la fonction

maintenance

jusqu’au pied

de la machine

quelles solutions ou fonctionnalités

existent aujourd’hui pour faciliter

l’organisation de la maintenance ?

Les fonctionnalités historiques disponibles dans les

GMAO telles que le plan de maintenance préventif

ou bien la gestion des stocks ont toujours le vent

en poupe. Les primo-acquéreurs sont prioritairement

demandeurs de ce type de fonctions. Puis, il

existe les besoins verticaux par métiers, comme par

exemple le transport, qui au-delà des fonctions standard

exigent une somme de solutions spécifiques

au métier, dépassant souvent le cadre de la maintenance

telles que la main courante ou bien l’affectation

et le graphicage.

La GMAO nomade a aussi beaucoup contribué à

l’itinérance de la fonction maintenance jusqu’au

pied de la machine, grâce aux médias comme les

La fonctionnalité Wiziwig de Mainta permet

à un administrateur d’être autonome rapidement et facilement

34 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


management

à quelles problématiques des

industriels la gMAo répond-elle, et

en particulier chez Apave ?

Chez Apave, la GMAO a permis d’intégrer toutes

les fonctionnalités liées à la sécurité et à la maîtrise

des risques. Grâce au Cloud, les clients d’Apave

accèdent à tous leurs rapports réglementaires de

manière entièrement dématérialisée. Ils peuvent

facilement isoler les non conformités critiques

et mettre en œuvre un plan d’actions complet

qui permet de lever les non conformités. Grâce

aux solutions mobiles, ils connectent en temps

réel leurs fournisseurs à la même application afin

que les travaux de maintenance soient historisés

sans aucune double saisie. Enfin, les clients

d’Apave auront bientôt accès, grâce à la GMAO, à

la veille réglementaire, à la gestion du patrimoine,

aux fonctions standard de la GMAO et aux outils

destinés à la prise de décision. Et pourquoi ne pas

proposer à tous les clients d’Apave une plateforme

collaborative dans laquelle les uns et les autres

pourraient échanger afin de profiter du partage

communautaire.

La fonctionnalité Workflow permet à chaque étape

du processus, définir par simple clic, les actions métiers associé

smartphones ou les tablette, mais surtout grâce à

la capacité des GMAO de continuer à fonctionner

en mode déconnecté.

Enfin, le big data et le data mining ont offert une

nouvelle perspective, visant à trouver des structures

originales et des corrélations informelles entre les

données. Ils permettent de mieux comprendre les

liens entre des phénomènes en apparence distincts

et d’anticiper des tendances encore peu discernables.

Pour la GMAO, c’est une opportunité à saisir afin

d’offrir un panel d’outils complémentaires dans le

domaine du décisionnel permettant aux professionnels

de répondre à des questions stratégique telles

que « faut-il maintenir ou investir ? » ou « faut-il

ou non externaliser ? ».

La digitalisation

est au cœur

des préoccupations

d’Apave

V ers quelles technologies et

innovations vous dirigez-vous chez

Apave ?

La mobilité est un enjeu majeur pour les années à

venir car celle-ci touche directement le sujet de la

digitalisation qui est devenu un cheval de bataille

pour toutes les entreprises cherchant à se projeter.

La digitalisation impacte les entreprises et les

organisations du fait que les personnes et les objets

soient interconnectés en permanence, en tout lieu et

pour tous les usages. Hier PC, aujourd’hui mobile

ou tablette, demain TV connecté, lunettes Google

ou terminal de voiture. Cela impose aux entreprises

d’être capables d’adresser la relation avec le client

de façon transparente et continue entre tous ces

canaux, y compris avec les utilisateurs en interne

qui sont eux aussi connectés en permanence, ce qui

change de façon radicale les processus métiers et

les modes de collaboration.

La digitalisation est au cœur des préoccupations

d’Apave et doit nous donner, demain, la capacité

technologique de diffuser, consulter, composer,

enregistrer, transformer, partager et twitter à

l’échelle de la planète et de manière instantanée de

l’information. ●

Propos recueillis par Olivier Guillon

PRoductioN MAINTENANCE • N°55 • novembre-Décembre 2016 I35


management

retour d’expérience

vers une solution

globale pour Comau

à Castres

jean-jacques gordias,

est à la fois responsable

des moyens généraux et de

la maintenance, et responsable

Énergie (Energy Manager)

pour tout le site de Castres.

doté d’une solution optimaint d’apisoft depuis début 2010, le site comau de castres s’est équipé d’un

système de gmao pour une gestion optimisée de la maintenance des équipements de production, lesquels

sont particulièrement nombreux dans cette usine qui conçoit des solutions d’automatisation des systèmes

de production automobile.

L’ingénierie d’automatisation des systèmes de production

automobile et automotive : tel est le cœur d’activité

de l’usine castraise de Comau. Plus précisément,

le site, qui emploie 370 salariés, est chargé de l’étude

et de la réalisation de lignes d’usinage pour les clients de l’automobile

répartis aux quatre coins du globe. Ainsi, l’activité

est composée de deux ensembles : le bureau d’études, consacré

à l’ingénierie, et la production, dédiée à la construction et

à la mise en route de systèmes automatisés d’usinage et d’assemblage

de pièces automobile.

Historiquement, l’usine – anciennement Société Mécanique

de Castres avant d’être rachetée par Renault puis le

groupe Fiat – était spécialisée dans l’usinage. Aujourd’hui,

les salariés exercent d’autres fonctions comme les parties

avant-projet ainsi que l’assemblage des machines Urane et

SmartDrive ainsi que des cellules automatisées. Enfin, le

site de Castres figure comme l’un des cinq centres de R&D

du groupe italien.

L’usine de Castres est chargée de l’étude

et de la réalisation de lignes d’usinage

un parc de machines et d’équipements dense

et multiple

Le service maintenance a pour mission de maintenir l’infrastructure

et les moyens de production. Ici, le découpage des

activités de maintenance est clair : d’un côté, la maintenance

de l’outil de production servant à fabriquer les composants

afin de concevoir les machines, de l’autre, la partie « facilities

». « Il existe un SAV spécifique aux systèmes que nous

fabriquons mais qui n’est pas rattaché à la GMAO, explique

Jean-Jacques Gordias, responsable des moyens généraux et

de la maintenance au sein du site castrais. L’outil Optimaint

concerne tous les équipements liés à l’outil de production ; tous

sont référencés dans le logiciel d’Apisoft via un plan de travail

associé à un suivi ». Ces moyens de production, quels sontils

? Des machines-outils (centres de fraisage pour la plupart)

pour des pièces de grandes dimensions servant à produire ses

propres machines (!) aux machines de mesure tridimensionnelle

(MMT) et autres instruments de métrologie en passant

par les moyens de levage (ponts roulants, chariots élévateurs),

le parc se compose d’environ 660 équipements.

Les tâches incombant à la maintenance résident en priorité

dans le maintien des moyens de production ainsi qu’au pilotage

des entreprises sous-traitantes pour les tâches externalisées

telles que les Facilities, le CVC et autres vérifications réglementaires

(…). Pour optimiser la maintenance des nombreux

équipements précédemment cités, la solution d’Apisoft s’est

révélée pleinement adaptée aux besoins de l’entreprise. « Cette

solution inclut tous les outils que nous pensons nécessaires à la

bonne exécution de nos missions (préventif, gestion de stocks,

gestion de projets, achats, commandes, bilans et reporting…),

révèle Jean-Jacques Gordias. Nous avons été convaincus par

la diversité d’application de ce logiciel (de la PME au grand

compte en passant par des intégrations mono- ou multisites) ».

Parmi les premiers retours d’expérience évoqués par la société,

Jean-Jacques Gordias indique que « la GMAO est désormais

l’outil de pilotage de notre maintenance du site. Avec l’historique

36 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


management

une demande d’intervention qui bascule automatiquement un

bordereau de travail dans la GMAO. L’agent voit l’évolution

en temps réel et les MTBF et MTTR sont calculés automatiquement,

générant des indicateurs particulièrement précis.

Vue d’atelier

sur les équipements, la gestion de stock, les actions de préventifs

de nos équipes et celles de nos sous-traitants partenaires,

nous pouvons nous appuyer fortement sur cette structure décisionnelle.

D’ailleurs, cela est systématiquement mis en avant

comme point fort lors des différents audits où nous sommes

évalués (ISO9001, 14001, 50001, EN9100, OHSAS 18001) ».

vers un déploiement plus global et mobile

Les prochaines étapes de développement à venir concernent un

déploiement plus global de l’outil Opticom dans l’entreprise afin

d’en faire le point d’entrée unique des demandes de services

chez Comau. Cette fonctionnalité à l’interface claire, permet

d’envoyer des bons de travaux ; ainsi, dès qu’ils reçoivent de

leurs clients une demande particulière concernant un centre

d’usinage, les agents de maîtrise peuvent directement adresser

« Nous sommes également en train de déployer une application

sur smartphone, en plus du PC portable : OptiMaint App.

Cela permettra aux techniciens de maintenance d’avoir tous

les matins leurs bordereaux de travail sur leurs téléphones ».

En phase de démarrage, ce déploiement donnera aussi la possibilité

de connaître le temps d’intervention au moment où le

technicien entame la réparation, et ainsi obtenir des indicateurs

encore plus fins qu’aujourd’hui. D’autres développements

sont en cours de réalisation afin d’obtenir la liste des pièces

détachées, de tracer les stocks via des codes-barres lorsqu’on

a besoin d’une pièce en particulier et, sur site, de capitaliser

le savoir-faire grâce à des visuels et des photos directement

rattachés aux bons de travaux. ●

Olivier Guillon

Le site de Castres, à l’image du groupe Fiat-Chrysler,

s’est lancé dans une démarche World Class Manufacturing

(WCM), une méthode japonaise qui s’inscrit dans la continuité

de la TPM à travers dix piliers : la gestion des coûts, la sécurité,

la qualité, de maintenance autonome (de premier niveau), le WO

(Work Organisation), le LCS (Logistique et services clients)

ou encore l’environnement…

Liste d’équipement sur Optimaint

production MAINTENANCE • N°55 • novembre-Décembre 2016 I37


management

en application

La gmao pour

aider à répondre aux

exigences du médical

Sylvain Denolly

Responsable Travaux et Bâtiment

chez Fresenius Kabi, Sylvain

Denolly était auparavant

le responsable maintenance

et services généraux au sein

d’un des sites industriels de Seb.

spécialisé dans la production de systèmes de perfusion et de nutrition clinique, le site de fresenius

Kabi implanté à brézins (dans l’isère) s’est doté, auprès de l’éditeur corim, d’une solution de gmao afin

d’améliorer le suivi de ses équipements et de ses opérations de maintenance. une condition devenue

sine qua non pour répondre aux exigences réglementaires toujours plus soutenues en matière de qualité

et de traçabilité dans le domaine médical.

L’industrie du médical est un secteur à part, bercé

entre des clients devenus très exigeants sur les

délais de livraison en raison du caractère très

concurrentiel de ce marché, et les multiples

contraintes réglementaires qui s’imposent, que ce soit aux

niveaux français, européen et international. Et pour Fresenius

Kabi, concepteur et fabricant d’appareils médicaux, le

fait d’avoir obtenu la certification américaine FDA (Food

Drug Administration), véritable « laissez-passer » pour

commercialiser ses produits aux États-Unis, lui a certes

ouvert les portes d’un nouveau marché mais a considérablement

contraint l’entreprise à renforcer davantage la traçabilité

de ses activités de production, les composants de ses

fournisseurs sans oublier la maintenance de ses équipements.

Et ça tombe bien car depuis septembre 2015, le site

Fresenius Kabi de Brezins, chargé de produire du matériel

lié à la perfusion (pompes volumétriques à perfusion ou à

nutrition ainsi que des pousse-seringues) s’est équipé d’un

nouvel outil de GMAO.

Avant tout destiné à gérer et à optimiser les interventions

de maintenance des activités tertiaires de ce site de plus de

15 000 mètres carrés (composé d’importantes infrastructures

en termes de sécurité incendie notamment et de CVC

Capture de l’interface Corim (accueil)

– chauffage, ventilation, climatisation), l’outil logiciel développé

par l’éditeur Corim Solutions était justement voué

à évoluer vers la gestion de la maintenance des équipements

de production et de métrologie (bancs de mesure électrique

et de température pour l’essentiel). « Notre volonté

est de déployer la GMAO sur l’ensemble du parc d’équipements

de production réparti sur un atelier de près de

2 500 mètres carrés et composé de petites lignes d’assemblage

essentiellement manuelles, de postes de contrôle électrique,

de visseuses et des machines spéciales ainsi que

quelques manipulateurs, énumère Sylvain Denolly, responsable

Travaux et Bâtiment chez Fresenius Kabi. Dans notre

domaine d’activité, tout équipement et toute intervention se

doivent d’être précisément tracés et toute modification bien

prise en compte et enregistrée dans la GMAO, le tout avec

des accès personnalisés selon les fonctions et les compétences

de chacun ».

une gmao pleinement adaptée aux besoins de

l’entreprise

Au sein de l’usine Fresenius Kabi de Brezins, cinq personnes

composent le service Travaux et Bâtiment dédié à la maintenance

et l’exploitation des bâtiments et infrastructures.

Pour la production, l’atelier de maintenance abrite quant à

lui quatre personnes en charge du suivi et de la réalisation

de gammes de maintenance des équipements, auxquelles

s’ajoutent trois personnes dédiées à la gestion et suivi des

appareils de métrologie et de mesure.

Avant l’implémentation du logiciel Corim Progress, il n’y

avait pas d’outil de GMAO au sein du service Travaux et

Bâtiment, simplement des fichiers remplis manuellement. Il a

donc fallu intégrer toutes les données et les informations relatives

aux services généraux et les facilities. L’outil en place a

séduit les services Maintenance Production et Métrologie qui

avaient tous deux besoin de remplacer leur système. « Nous

38 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


倀 椀 挀 漀 洀 琀 漀 爀 é 椀 渀 瘀 攀 渀 琀 攀 氀 攀 猀 瀀 爀 漀 挀 é 搀 甀 爀 攀 猀 搀 攀 洀 愀 椀 渀 琀 攀 渀 愀 渀 挀 攀

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management

Capture – parc bâtiment

avons dû valider l’outil dans le process Qualité et

beaucoup travaillé avec Corim afin de tout migrer

dans la GMAO », indique Sylvain Denolly, avant

de préciser qu’il connaissait l’éditeur pour l’efficacité

de sa solution et le bon accompagnement

dont bénéficient les industriels dans la mise en

place du système. « Les équipes de Corim se sont

montrées très ouvertes aux besoins des clients

de manière à intégrer les fonctionnalités clairement

exprimées ».

une solution évolutive

Techniquement, ce qui a séduit le site de Brezins,

c’est la possibilité de faire évoluer le logiciel. Si

la société n’exprimait pas de demandes spécifiques,

elle ne s’interdit pas d’aller plus loin

dans la démarche d’une gestion optimisée et

plus globale de la maintenance, en projetant

notamment de mettre en lien la GMAO avec

son système ERP. « L’outil logiciel de Corim

s’adapte très bien à notre organisation. De plus,

la solution est complètement hébergée chez

eux, un élément déterminant pour nous dans la

mesure où nous n’avons pas de ressource spécialisée

en informatique à mobiliser en permanence

en interne ».

En matière de résultats, l’équipe de Sylvain

Denolly ne regrette pas son choix, tant au niveau

de la bonne réalisation des opérations de maintenance

que de la nécessité de répondre aux

exigences réglementaires, sans oublier les interventions

correctives et de vérification périodique,

Techniquement,

ce qui a séduit le site

de Brezins, c’est

la possibilité de faire

évoluer le logiciel

la répartition des dépenses et l’utilisation optimale

des ressources à la fois internes et externes à la

société ; car ce besoin de vision globale est tout

aussi valable pour les sous-traitants et les fournisseurs

de l’entreprise. ●

Olivier Guillon

Capture d’image lors d’une intervention de maintenance

40 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I41


management

cas client

salins se dote de la gmao altair enterprise

dans le cadre de son plan de progrès

dans un contexte d’amélioration continue de qualité et de recherche de levier de compétitivité, le leader

français du sel a mis en place une stratégie de modernisation de sa maintenance, en passant par le

déploiement d’une gmao spécialisée.

Salins est un leader européen de l’industrie salinière.

Né il y a un siècle et demi à Aigues-Mortes (Gard),

il est présent aujourd’hui à l’international avec une

quinzaine de sites de production. Le groupe est le

seul acteur européen exploitant les trois techniques de production

: solaire, igné et gemme. Connu du grand public avec sa

marque La Baleine, le sel de Salins répond également aux

besoins de l’industrie chimique, du déneigement ou encore

du traitement de l’eau.

une maintenance aux multiples facettes

Le groupe Salins produit et conditionne du sel dans différent

pays d’Europe et d’Afrique. À chaque type de production et

à chaque site ses propres contraintes, et sa propre expérience,

comme l’explique Fréderic Plancqueel, coordinateur de maintenance

du groupe Salins. « Nous sommes répartis en deux

organisations : une hiérarchique classique dans chaque site

et une autre matricielle à l’échelle du groupe, regroupant les

responsables maintenance dans une optique de coordination

Aigues-Mortes – ©Damian Entwistle

« Une de nos priorités est de faire la chasse

au temps perdu, afin de dégager un maximum

de temps de productivité »

et d’optimisation de nos méthodes de travail, via la mutualisation

de nos expériences. »

Et Fréderic Plancqueel d’ajouter : « Nous avançons dans le

cadre d’un plan de progrès sur trois ans, décidé au niveau

du groupe, visant à améliorer les performances de la maintenance,

notamment en termes de coûts engagés et de fiabilité

des équipements. » Ce plan de progrès disposait d’un budget

pouvant servir à l’investissement dans tout moyen d’amélioration

de la maintenance : matériel, formation et outil de gestion.

C’est dans ce cadre que le projet GMAO a émergé, comme

le rappelle Fréderic Plancqueel : « Une de nos priorités est de

faire la chasse au temps perdu, afin de dégager un maximum de

temps de productivité. Notre gestion de maintenance, malgré

une informatisation via le module GMAO de notre ERP, était

restée en mode papier sur le terrain. Cela engendrait naturellement

beaucoup de doubles saisies, qui sont l’exemple même

du temps perdu. »

Salins a tout d’abord cherché à améliorer l’existant, en cherchant

à améliorer l’ergonomie et développer les fonctionnalités

manquantes, en particulier en matière de maintenance préventive.

« Très rapidement, nous avons découvert qu’adapter un

logiciel à nos attentes nous coûterait significativement plus

cher en développement que l’achat d’une nouvelle GMAO,

nous nous sommes alors ouvert à cette possibilité. »

le choix de la gmao altair enterprise

Un groupe de travail a été constitué, comprenant entre autres

M. Plancqueel et M. Pasquazzo, responsable applicatif du

groupe, ainsi que trois collaborateurs métier. Sept solutions

GMAO ont été sélectionnées parmi le Guide de la Maintenance

édité par l’Afim, puis ont subi une sélection selon des critères

stricts. « Il nous fallait une GMAO capable de nous faire

passer au tout numérique, ce qui impliquait une rigueur dans

la gestion des bons de travail, dans le suivi des équipements,

42 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


Pour ASSURER le

niveau de qualité requis

Creative IT

Creative IT est l'éditeur du logiciel Qubes, une solution M.E.S. innovante

pour le suivi de la performance industrielle.

Basé sur le principe d'une description des processus de l'entreprise, le

logiciel Qubes permet d'automatiser de manière simple et fidèle le

fonctionnement des différents ateliers pour en restituer une image fiable

au travers d’écrans de traçabilité et d’indicateurs de performance.

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management

Batz-sur-Mer – © el Padawan

ainsi que la possibilité d’intégrer la documentation. La mise

en place d’interfaces avec notre ERP comptable était également

un point non négociable. »

Réduit à un trio, puis un duo de solutions, le groupe de travail

s’est fortement élargi pour le choix final, incluant une vingtaine

d’opérateurs de maintenance. « Il faut bien comprendre que

« Altair Enterprise nous a permis d’élargir

le champ fonctionnel initialement prévu »

ce projet constitue une rupture radicale pour les opérateurs :

du papier, ils passeront directement à la tablette numérique,

précise Fréderic Plancqueel. Nous souhaitions les intégrer au

processus de décision, car la bonne réception du produit était

la clé succès du projet. Au terme d’une dernière présentation,

Altair Enterprise a été choisi à l’unanimité par notre groupe

de travail. Sa simplicité et sa convivialité ont convaincu les

opérateurs, et la puissance de ses outils de gestion répond aux

attentes des responsables et techniciens. Enfin, Altair Enterprise

nous a permis d’élargir le champ fonctionnel initialement

prévu, notamment grâce au module HSE qui nous permet

d’être plus efficaces dans la gestion des plans de prévention,

des habilitations et des formations. »

La solution a d’ores et déjà été déployée sur deux sites pilotes :

en surface à Varangeville et sur la récolte à Aigue-Mortes. « On

ne peut pas déployer un logiciel sur une douzaine de sites sans

rencontrer de problèmes ; mais quand une difficulté survient,

nous ne sommes jamais inquiets : DSDSystem est présent pour

nous aider à avancer sereinement, restant à l’écoute et porteur

de solutions. » De son côté, Bernard Decoster, président de

DSDSystem, précise que « l’implication réelle de tous les

corps de métier du groupe Salins induit des retours particulièrement

enrichissants. Ce sont ces contacts avec le terrain

qui nous permettent de continuer à faire évoluer nos produits

dans le bon sens. » ●

Salin-de-Giraud – ©Thierry Bignamini

44 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


DOUAI : 24 - 26 janvier 2017

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management

Knowledge management

la transmission

du savoir appliquée

à la maintenance

de System RES

aujourd’hui, une des problématiques de l’industrie

concerne la transmission des savoirs, comme la

formalisation des compétences et la nécessité

de suivre des instructions précises. faciliter la

compréhension de l’exécution des procédures

de maintenance est un enjeu chez system res,

un industriel du nord de la france. c’est la raison

pour laquelle cette pme fortement exportatrice,

spécialisée dans le plastique et le caoutchouc, s’est

tournée vers la solution picomto.

Depuis 1997, System RES conçoit et fabrique des

produits en caoutchouc et en plastique pour l’industrie

du verre creux et du verre feuilleté. L’entreprise

se doit d’innover à travers la mise au point de

produits performants pour maintenir et renforcer sa compétitivité,

puisque 97 % du chiffre d’affaires est réalisé à l’international.

Comme toutes les PME, les collaborateurs s’associent sur

les différentes tâches à effectuer au sein de celle-ci.

Jusqu’à maintenant, la non-formalisation des compétences techniques

et les mauvaises applications des procédures de maintenance

ont eu des conséquences sur la maintenance du parc

de machines. La maintenance s’effectue machinalement avec

les techniciens selon des procédures de maintenance qui sont

effectuées de mémoire ou alors mal documentées.

System RES conçoit et fabrique des produits

Comme pour tout industriel, le maintien de l’ensemble des

machines de production en état de fonctionnement est déterminant

pour éviter les temps d’arrêt des machines ou l’interruption

de la production. C’est dans cet objectif de formalisation

du savoir et de la bonne interprétation des consignes de travail

que System RES a adopté la solution Picomto.

la nécessité de suivre des instructions

de travail…

Emmanuel Toulisse, directeur technique de System RES,

explique que « jusqu’à l’adoption de Picomto, nous utilisions

ce que nous avions sous la main pour rédiger nos procédures

de maintenance et formaliser le savoir-faire de notre entreprise,

c’est-à-dire des logiciels de traitement de texte et des tableurs. On

Pour System RES, le maintien de l’ensemble du parc

de machines en état de fonctionnement est déterminant

Qualité des produits, productivité et sécurité :

trois enjeux majeurs qui nécessitent de suivre

des instructions de travail précises

46 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


management

« Smart Industry », l’industrie intelligente, car celle-ci n’a

toujours pas été digitalisée. Cette documentation industrielle est

le vecteur de la transmission du savoir entre les collaborateurs

de l’entreprise dans le temps. « Pour digitaliser les procédures de

maintenance, on a avant tout pensé à choisir une solution de GED

offrant la possibilité de numériser et stocker, mais qui en aucun

cas permet de créer. Notre recherche s’est alors concentrée sur un

logiciel complet dédié à l’industrie », raconte Emmanuel Toulisse.

en caoutchouc et plastique pour l’industrie du verre creux et du verre feuilleté

rangeait les fichiers dans un répertoire partagé à tous les collaborateurs

de l’entreprise. Aucune procédure n’était normalisée et

il était très difficile de les mettre à jour. »

De son côté, Malcolm Sabre, responsable marketing chez

Picomto, commente : « c’est une problématique récurrente que l’on

a pu observer chez 95 % de nos clients et prospects. Les entreprises

utilisent ce qu’elles ont sous la main, c’est-à-dire des solutions

non dédiées avec toutes les problématiques que cela peut engendrer.

Tout le monde est concerné, PME, ETI et grands comptes. »

De la procédure papier au digital pour

conserver et diffuser le savoir-faire

La qualité des produits, la productivité de l’entreprise et la

sécurité des collaborateurs représentent à eux trois des enjeux

majeurs liés à la nécessité de suivre des instructions de travail

précises. Il est évident qu’il est beaucoup plus simple, rapide

et pratique de suivre des procédures de maintenance sur un

support électronique que de devoir fouiller dans une documentation

papier volumineuse pour trouver l’information.

De manière générale, la numérisation de la documentation

industrielle constitue un volet important de l’identité de la

Faciliter la création, la gestion et l’exécution

des procédures de maintenance

Emmanuel Toulisse revient sur les raisons du choix de la solution

: « Dès le début, ​Picomto s’est présenté comme la solution

adéquate pour répondre à nos besoins ; mais très vite, nous avons

compris les autres valeurs ajoutées. Nous avons beaucoup apprécié

les fonctionnalités de création et de diffusion des procédures.

Au lieu d’écrire des pavés d’informations, on le fait désormais

simplement avec des visuels. Toutes les informations terrains

sont remontées dans le logiciel, ce qui nous permet de nous

inscrire dans une démarche d’amélioration continue. Quand nous

montrons à nos clients comment nous travaillons chez System

RES, nous avons remarqué que digitaliser ce type de document

devenait une valeur ajoutée différenciatrice par rapport à nos

concurrents. »

Et Sébastien Chevalier, fondateur et dirigeant de Picomto,

d’ajouter : « System RES a été l’un de nos premiers clients ; en

tant que start-up pionnière dans un domaine résolument novateur,

il est important pour nous de confronter la solution aux

différentes exigences des industriels et des environnements pour

obtenir des retours. La solution évolue rapidement notamment

sur le secteur de la maintenance où elle s’interface parfaitement

avec les solutions de GMAO pour accompagner le “quoi faire” par

le “comment faire”. Enfin, les outils de traçabilité que nous développons

rendent les documents techniques toujours plus performants

avec un suivi constant et une remontée d’informations. » ●

L’entreprise se doit d’innover à travers

la mise au point de produits performants

pour maintenir et renforcer sa compétitivité

production MAINTENANCE • N°55 • novembre-Décembre 2016 I47


management

reportage

la gmao en droite

ligne avec la stratégie

de maintenance

patrick lauzière

Responsable Méthodes de

maintenance chez ABB, Patrick

Lauzière est entré chez ABB en

2005 en tant que responsable

maintenance puis ingénieur

Méthode de maintenance.

évoluant jusqu’en 2014 avec deux systèmes vieillissants, le site abb de chassieu (rhône) a décidé

de remettre à plat l’organisation de sa gmao. désormais, un seul et unique outil – carl source – gère

l’ensemble de la maintenance de cet important site du groupe helvético-suédois ; une réponse moderne

qui s’inscrit dans la logique d’une stratégie de groupe résolument portée sur la maintenance.

Fin 2014, poussée par une décision du service informatique

du groupe ABB, l’usine de Chassieu (près de

Lyon) doit adopter et mettre en place avant le mois de

juin un nouvel outil de GMAO. Cela laisse six mois

pour mettre en place une équipe dédiée, écrémer les offres du

marché, entrer en contact avec les équipes des fournisseurs et,

in fine, lancer des phases de tests tout en impliquant les utilisateurs…

Mais l’occasion était trop belle pour Patrice Lauzière,

responsable Méthodes de maintenance au sein de l’usine. Il

constitue son équipe projet avec le responsable maintenance,

Antoine Sanchez et quelques techniciens. Ensemble, ils font le

choix d’un outil de GMAO à la fois simple, convivial, ouvert

et capable de faire le pont avec d’autres outils, comme le suivi

de production et l’ERP SAP de l’entreprise. « Nous possédions

auparavant deux outils de GMAO ; ce n’était pas raisonnable,

d’autant que ces systèmes étaient vieillissants et devenus

inadaptés à des interventions de maintenance toujours plus

fréquentes », indique Patrice Lauzière. L’arrivée de la GMAO

Carl Source a été bien accueillie par l’équipe en place qui a

apprécié l’ergonomie du logiciel ainsi que les écrans simplifiés,

personnalisés et adaptés aux processus du site. Le projet a été

mené en harmonie avec les équipes techniques et consulting

de Carl Software qui ont assisté en un temps record l’équipe

projet, à la reprise des données, au paramétrage des modules, à

la personnalisation des écrans, à la formation des utilisateurs…

Doté d’un important parc machines, le site ABB de Chassieu

a choisi de maintenir son personnel de maintenance en interne

la maintenance, une fonction pleinement

stratégique

La maintenance de cette importante usine de 330 salariés

est stratégique pour la division Electrification Products (EP)

d’ABB. Il s’agit en effet de l’unique site de production français

dédié à la fabrication des contacteurs de puissance (dont

la nouvelle gamme AF), des blocs de jonction et des capteurs

de courant et de tension pour le monde entier. Ici, la maintenance

est internalisée à près de 95 %. Divisée en deux parties

avec d’un côté les interventions sur les presses à injecter et

les machines d’assemblage automatisées, de l’autre l’outillage

(nettoyage, rectification et reprise des moules), la maintenance

se devait de fonctionner autour d’un outil à la fois performant

et évolutif. « N’oublions pas que la GMAO ne doit plus être

l’outil de la maintenance mais l’outil des services connexes à

la production », indique Antoine Sanchez. L’outil Carl Source

nous a permis de dématérialiser le processus achats (avant les

demandes d’achats étaient générées sur papier). L’intégration

des réservations de pièces détachées dans les plans préventifs a

été une source d’optimisation des stocks. De nombreux processus

sont désormais automatisés et intégrés dans la GMAO : des

demandes d’achats à la gestion des interventions en passant par

le préventif. Ceci nous permet de gagner du temps, de garantir

la traçabilité et la prise en compte des demandes d’achats

et d’interventions.

Garder le savoir-faire en interne et maintenir les compétences

à son niveau le plus élevé, tel est le leitmotiv de l’usine. Et

lorsque l’on prend connaissance des rythmes de la production

dont les installations tournent 365 jours par an en 2-8,

on réalise vite qu’externaliser les opérations de maintenance

n’aurait aucun sens. Ici, les rangées de presses à injecter et

de machines d’assemblage automatisées, composées pour

certaines de cellules robotisées (des robots ABB, naturellement

!) produisent des pièces en grande série, à la fois standard

et sur-mesure, en fonction des demandes des clients.

Dans ce contexte, les machines tournent à des cadences

élevées et la production est souvent soumise en outre à des

48 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


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management

Les contraintes de production

ont orienté la maintenance vers un outil

capable de répondre aux exigences de qualité

pics et des creux durant lesquels il faut intervenir, autant sur du

préventif que sur la réparation ou le remplacement de certains

composants. « La maintenance est omniprésente de manière

à intervenir le plus rapidement possible. C’est pourquoi nous

développons en permanence les compétences et la pluridisciplinarité

afin de pallier l’absence de telle ou telle personne »,

précise Patrice Lauzière. « Nous avons également mis en place

des standards pour les procédures de maintenance – SMP – sur

certaines de nos machines les plus complexes, évitant ainsi les

mauvaises manipulations. Par ailleurs, nous utilisons beaucoup

le management visuel pour la maintenance de niveau 1.

Des pastilles de couleurs sont situées aux différents endroits

de la machine. Elles informent l’opérateur des étapes et des

consignes de maintenance préventive systématique à effectuer

allant par exemple du nettoyage de rails au contrôle visuel en

passant par la vérification du bon fonctionnement des sélecteurs

».

un outil ergonomique, en prolongement de la

qualité de la production

Si la production est soumise aux fortes cadences, elle l’est

aussi aux exigences de qualité et de traçabilité de ses produits

et de leurs composants. « Chaque pièce comporte un code de

référence que l’on suit de façon automatisée tout au long du

cycle de production », précise Antoine Sanchez. « L’automate

communique en permanence avec un serveur qui enregistre

toutes les données, les références et le numéro de lot des pièces

destinées à la fois aux sous-ensembles et aux produits finis, et

cela jusqu’aux résultats de tests ». Ici encore, les contraintes

de production ont orienté la maintenance vers un outil capable

de répondre aux exigences de qualité en intégrant l’ensemble

des informations liées au suivi des machines, des interventions

internes et des sous-traitants (sur le laser et les robots),

des achats et des stocks…

La GMAO est au cœur de l’usine : tous les services de l’entreprise

ont une vision partagée de l’état du parc. Les personnels

des services Production, Qualité, Maintenance, Outillage,

Process Assemblage… bénéficient d’un accès personnalisé

à la GMAO et disposent d’un portail d’accueil spécifique à

chaque métier.

La GMAO permet également le partage des mêmes données

consolidées par la corrélation avec l’outil de suivi de production.

Les équipes disposent d’indicateurs stratégiques pour

orienter leurs activités : dépenses mensuelles sur la maind’œuvre,

les pièces détachées, les prestations ; nombre de

Demandes d’interventions par machines ; taux de pannes… La

maintenance peut également suivre l’état des bons de travaux,

les pièces en attente, les BT préventifs et correctifs pour optimiser

le pilotage de la maintenance.

un projet en constante évolution

Outre la création possible d’une passerelle entre la GMAO

et l’ERP de l’entreprise, le service maintenance entend

déployer l’outil vers les services généraux. De plus, après

Tableau représentant la cartographie d’un site industriel

50 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


management

Ici, à Chassieu, la sécurité est une priorité pour l’entreprise et ses opérateurs

avoir cette année intégré et développé le préventif, ABB

envisage d’intégrer la fonction Cartographie sur son arborescence

générale du site. Grâce à cette fonctionnalité, les

opérateurs de production pourront identifier facilement une

machine à partir des plans intégrés sur l’écran Carl Source

et pourront générer une demande d’intervention en cliquant

simplement sur le plan. La cartographie permettra également

de visionner l’état opérationnel des machines, des

ateliers, des postes de travail en temps. Enfin, des déploiements

du système sont prévus dans deux usines du groupe,

en Pologne et en Bulgarie. ●

Olivier Guillon

Formation

à la surveillance vibratoire

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production MAINTENANCE • N°55 • novembre-Décembre 2016 I51


management

étude de cas

une solution pour mieux estimer

les coûts d’un projet

la société d’ingénierie thyssenKrupp industrial solutions (australia) – plant technologies est parvenue,

grâce à une solution logicielle, à apporter une plus grande valeur ajoutée à ses clients en produisant

une estimation particulièrement détaillée des coûts d’un projet, coûts qui ont pu en outre être comparés

à ceux d’autres projets.

ThyssenKrupp Industrial Solutions (Australia) – Plant

Technologies est un des leaders mondiaux du secteur

de l’ingénierie et de la construction industrielle dont

le réseau d’implantations à travers le monde est

chargé d’assurer une qualité de service optimale à ses clients.

Ces activités concernent l’ingénierie, l’approvisionnement

et la construction d’installations industrielles (EPC) pour les

entreprises des secteurs de la chimie, du pétrole et du gaz, de

la cokéfaction, de la cimenterie et d’autres domaines.

Cette entreprise doit fournir à ses clients les compétences

nécessaires pour mener à bien des mégaprojets à grande échelle

qui leur permettent de préserver leur compétitivité, leur durabilité

et leur viabilité à long terme. Pour l’aider dans sa démarche,

elle a fait appel à AspenTech et plus particulièrement à une

solution logicielle – Aspen Capital Cost Estimator (ACCE) –

afin de réaliser des estimations de Classe II à V concernant

les coûts des projets dans les secteurs du pétrole et du gaz, de

l’industrie chimique et du raffinage.

une solution « tout en un »

Plus précisément, cet outil permet de réaliser des estimations

non classées et des estimations AACE de Classe I. Ces estimations

sont détaillées à partir d’un minimum de données

Au total, en quatre ans, ThyssenKrupp Australia

a produit un montant d’estimations de plus de 8 Md$

avec Aspen Capital Cost Estimator

d’ingénierie et de tarification, créant ainsi davantage de valeur

ajoutée pour ses clients. « Le plus gros avantage d’ACCE est

qu’il s’agit d’une solution tout en un qui répond à l’ensemble

de nos besoins d’estimation, souligne Luis Garcia, directeur

du département Estimations et risques de ThyssenKrupp

Industrial Solutions (Australia) – Plant Technologies. Nous

l’utilisons pour les projets dont nous ignorons totalement

la portée. ACCE évalue toutes les inconnues connues et les

intègre à une base de données d’estimation détaillée dont

nous pouvons ajuster ensuite manuellement le contenu pour

produire une estimation précise sans les erreurs liées aux

feuilles de calcul. »

Les projets de l’entreprise concernent des complexes pétroliers

et gaziers, des installations pétrochimiques, des usines de traitement

des minéraux, des cimenteries et des usines chimique dans

le monde entier, notamment en Australie, Nouvelle-Zélande,

aux États-Unis, au Mexique, au Vietnam, en Thaïlande et bien

d’autres pays. Dernièrement ThyssenKrupp Industrial Solutions

a réalisé des projets allant de l’ingénierie d’avant-projet détaillé

(FEED) à l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction

(EPC) d’installations industrielles, parmi lesquels un projet

FEED de construction d’une nouvelle usine de production

d’ammoniac, ou encore une étude de faisabilité et d’ingénierie

d’avant-projet détaillé pour la société Santos Ltd qui a

débouché sur un contrat de management de projet (EPCM) afin

d’augmenter la capacité d’élimination du CO 2

de ses installations

industrielles.

améliorer et uniformiser les rapports accE

ThyssenKrupp Industrial Solutions a décidé d’adopter Aspen

Capital Cost Estimator comme standard il y a quatre ans

pour lui fournir des estimations conceptuelles détaillées et

52 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


management

lui permettre de comparer les estimations conceptuelles de

départ à l’historique des projets. Lorsque le montant de l’ingénierie

et les prix dont disposent les estimateurs ne sont pas

suffisants pour respecter la classe d’estimations requise, le

niveau de détails apporté par Aspen Capital Cost Estimator

se montre utile. Il permet d’atteindre la classe d’estimations

voulue dans les délais.

Dans le cadre d’un projet pour un client aux États-Unis, ThyssenKrupp

Industrial Solutions avait besoin de produire une

estimation AACE de Classe III en reprenant les données d’un

autre projet. Toutefois, les informations disponibles en termes

d’ingénierie et de prix n’étaient pas suffisantes pour la classe

d’estimation requise. Heureusement, à l’aide d’Aspen Capital

Cost Estimator, la société a réussi à produire dans les délais

une estimation détaillée qui pouvait être comparée à celle

d’autres projets. Deux estimations ont même pu être fournies

à partir des mêmes informations : la première pour une

conception traditionnelle et la seconde pour une conception

modulaire. Lors de la seconde phase du projet, les quantités

et les prix estimés ainsi que l’exactitude de l’estimation

ont été confirmés au client. La seule différence était une plus

grande précision des résultats pour la pression et la métallurgie

de la tuyauterie.

ThyssenKrupp Industrial Solutions (Australia) – Plant Technologies

continue d’utiliser Aspen Capital Cost Estimator

pour estimer le coût des projets et créer de la valeur ajoutée.

La société a adapté l’outil en fonction de ses clients,

des secteurs d’activité et des classes d’estimation requises,

notamment en ce qui concerne les rapports générés à partir

d’ACCE pour mieux comprendre les composantes de l’estimation

: les tarifs, la base des coûts, le nombre d’heures

de travail, la productivité, la composition des équipes, etc.

À l’avenir, Luis Garcia prévoit d’améliorer et d’uniformiser

les rapports ACCE et de simplifier le processus de collaboration

avec les pôles d’ingénierie de la société à travers

le monde. ●

production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I53


maintenance en ProDuction

événement

L’industrie du futur à l’honneur en décembre

la deuxième édition de smart industries se déroulera non pas à la Porte de Versailles

mais dans le hall 7 du parc des expositions Paris-nord Villepinte, précisément du 6 au

9 décembre, en parallèle du salon midest. conjointement à smart industries, connect+ event

(ex rfiD congress) complètera le salon de l’industrie du futur par sa dimension « objets

communicants professionnels ».

Plus que jamais plongée dans l’industrie du futur dans

le cadre du projet « Convergence » qui réunit sous la

même coupe les événements Midest-Maintenance

Expo et Smart Industries, le salon entièrement consacré

à l’usine de demain réunira près de 200 exposants sur près

de 8 000 m² de surface d’exposition. Conjointement organisé

sous la bannière de la « Convergence pour l’Industrie du futur »,

le salon répond à lui seul à la volonté de François Hollande de

mettre en place un événement dédié à l’industrie de demain.

« L’industrie de demain sera plus connectée et aussi plus écologique,

avait alors déclaré le président de la République. C’est

l’objet de l’Industrie du futur qui mobilise déjà des milliers d’entreprises

».

Et les enjeux sont nombreux car outre les technologies capables

de répondre à économie de services et d’usages, plaçant littéralement

le client au centre des process et pilotant la chaîne de valeur

industrielle, c’est l’homme dans son entièreté qui ne doit pas être

l’oublié de cette nouvelle révolution industrielle. Ainsi remis au

cœur des décisions, l’homme sera aidé de machines communicantes

entre elles grâce à l’Internet des objets, BigData Analytics

ou encore la cobotique, technologies chargées de rendre les

usines plus efficaces. C’est à ce changement de paradigme et aux

nombreuses questions que se posent aujourd’hui les industriels

que cette deuxième édition du salon Smart Industries entend

répondre en décembre prochain.

dix parcours thématiques clef

Parmi les temps forts du salon, notons que les organisateurs

du salon Smart Industries ont prévu dix parcours thématiques

pour les visiteurs soucieux de bien mener la transition.

Ces parcours sont accessibles dans les outils de

communication du salon (liste des exposants interactive,

plan du salon) et se répartissent en fonction des

sujets suivants : l’usine virtuelle (simulation, modélisation,

réalité augmentée…), la continuité numérique,

la mécatronique, l’impression 3D (fabrication additive,

prototypage, fabrication directe), la cobotique, les objets

connectés (capteurs/actionneurs connectés, RFID…), le

pilotage et la commande de lignes, le « Social, Mobility,

Analytics and Cloud » (Smac), mais aussi le service et le

conseil (organisation, financement, ingénierie…), sans

oublier les start-up (de moins de trois ans d’existence et

d’un chiffre d’affaires inférieur à 5 M€).

Autre temps fort, le concours Génération Smart Industries.

En 2015, celui-ci avait rassemblé soixante-quatre

étudiants issus de sept écoles qui s’affrontaient sur deux

jours autour d’un travail d’équipe sur un projet commun

consacré à l’industrie du futur. Sur le même thème, Génération

Smart Industries revient en 2016 et va rassembler

près de cent étudiants sur quatre jours cette fois.

À la clé, deux remises de prix et surtout des contacts

privilégiés avec des professionnels avant même que les

étudiants aient obtenu leurs diplômes et soient sur le

marché du travail. Pour en savoir plus, un pôle d’information

présentera aux visiteurs les filières et formations

proposées par les écoles participantes.

un collectif de plusieurs partenaires

pour assurer la continuité numérique

L’industrie du futur imposant de nouveaux modèles pour

l’entreprise – de la conception à la fabrication –, l’usine entre

dans une ère où les systèmes sont complètement interconnectés

et communiquent entre eux de manière intelligente. C’est

dans cet esprit que Phoenix Contact, Sick, Festo, SAP, SEW

Usocome, ifm electronic et Movilitas ont eu l’idée de créer

le « Collectif pour la continuité numérique ».

L’objectif de ce partenariat est d’apporter aux clients une

solution complète répondant aux besoins de l’usine du

futur : compétitivité, fiabilité, flexibilité, performance et

sécurité des datas. Le salon Smart Industries est ainsi l’occasion

d’afficher la collaboration à travers un parcours

thématique illustrant le concept de continuité numérique.

54 Iproduction maintenance • n°55• novembre-Décembre 2016


maintenance en ProDuction

des plastiques intelligents

pour des mouvements sans

défaillance

après les « plastiques en mouvement », ces polymères

hautes performances, l’allemand igus a présenté l’étape

suivante : les « smart plastics », des plastiques intelligents

dont l’objectif est de faciliter la maintenance prévisionnelle

et de réduire ainsi les coûts dans l’usine du futur.

Les plastiques intelligents mis en réseau élargissent les

possibilités de la maintenance préventive et augmentent

ainsi la disponibilité des installations. Le guidage

linéaire drylin intelligent, la chaîne porte-câbles intelligente

et le câble intelligent surveillent en permanence

leur propre état et préviennent à temps d’une défaillance.

L’offre baptisée isense se compose de capteurs et

de modules de surveillance. Sa mise en réseau avec le

module de communication igus (icom) est assurée par

intégration directe à l’infrastructure du client.

La solution isense est capable de surveiller la durée de vie

de la chaîne porte-câbles, du câble ou du guidage linéaire

utilisé. La mesure permanente de l’état et la comparaison

avec les paramètres de l’installation ainsi qu’avec les

milliers de données de test en provenance du laboratoire

de test permettent de prédire le bon fonctionnement

de manière sûre, même en conditions réelles. En cas de

dépassement de valeurs données, les produits intelligents

signalent à temps la durée de vie qui leur reste, ce

qui permet un entretien et un changement planifiés. En

option, isense peut être relié au centre de données igus,

ce qui ouvre de nouvelles possibilités au numérique, à

savoir un calcul individualisé de la durée de vie et une

optimisation des process – par exemple une demande

de rendez-vous d’entretien ou une commande de pièces

de rechange.

© Muyard Foucha Smart Industrie 2015

Sur les différents stands, les clients pourront ainsi visualiser

sur des maquettes dynamiques et communicantes les

différentes solutions pour répondre aux problématiques

de l’usine du futur. ●

Olivier Guillon

production maintenance • n°55• novembre-Décembre I55


maintenance en ProDuction

en application

nexter systems assure

sa transformation digitale

avec le M.E.S.

face à la diversité croissante de ses produits, le site

roannais de nexter systems n’a eu d’autre alternative que

de numériser une grande partie de ses tâches, amorçant

ainsi la transformation digitale de l’entreprise qui a choisi

de s’appuyer sur une solution m.e.s. de l’éditeur creativ’it.

Spécialisé dans l’intégration de véhicules

complets (véhicules blindés

4 x 4 et 8 x 8), le site Nexter Systems

de Roanne (dans la Loire) est l’un

des trois sites de production du groupe,

à côté de Bourges et de Satory. Outre la

production des véhicules, le site abrite également

un bureau d’études ainsi qu’un important

atelier de maintenance et de retrofit/

rénovation de chars dits lourds.

Le besoin de digitaliser les étapes de la

production résidait notamment dans le fait

que si, auparavant, il y a encore cinq ans, les

commandes portaient sur un ou deux véhicules

différents, aujourd’hui de nombreuses

variantes sont apparues sur des modèles tels

qu’Aravis (véhicule de transport de troupes).

« Ce nombre de variantes est passé de deux

ou trois à plus d’une dizaine auxquelles

s’ajoutent de multiples options, augmenguillaume

valette

Responsable du pôle Compétences

Intégration et systèmes de production

au sein du site roannais de Nexter

Systems, Guillaume Valette est

intervenu lors des 9 e Assises du M.E.S.

qui ont eu lieu en juin dernier à Paris.

tant ainsi la complexité de la production »,

explique Guillaume Valette.

le tout digital, socle

de l’usine de demain

Devant cette multiplicité des produits, il a

fallu intervenir sur le cœur même de l’organisation

du process, de l’approvisionnement

à la logistique, et de s’atteler à mieux

maîtriser les coûts. Afin de ne pas augmenter

les effectifs (en particulier les ressources

à « valeur indirecte », c’est-à-dire les ordonnanciers,

la logistique etc.) mais aussi dans

le but d’améliorer le contrôle en production

pour éviter les ressaisies et les risques d’erreur,

la numérisation s’est imposée. « La

priorité des industriels en France pour

la transformation digitale de leur entreprise

passe en premier lieu par le suivi

Application

sur smartphone

de management visuel

de production, assure Guillaume Valette.

Pour être opérationnel rapidement et

fédérer les équipes terrain autour d’un

outil ergonomique et convivial, Nexter

Systems a mis en place en 2014 une application

de management visuel basée sur un

progiciel de type M.E.S. Cette technologie

est le socle de l’usine de demain garantissant

la continuité numérique entre les

différentes applications du système d’information,

et intégrant aisément au fur et

à mesure les objets connectés. Même si

cette réalité paraît lointaine, la transformation

digitale est en route, et pas seulement

pour les grandes entreprises. »

le m.e.s., seule véritable

réponse aux besoins

de nexter sYstems

Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) de Nexter

En l’espace d’une année, Nexter Systems

a informatisé ses ateliers en plaçant

l’opérateur au cœur de ce projet, et ce en

deux temps : le management visuel d’une

part, la continuité numérique d’autre

56 Iproduction maintenance • n°55• novembre-Décembre 2016


4-7 AVRIL 2017

EUREXPO LYON

Exemple concret de management visuel

« Même si elle paraît lointaine,

la transformation digitale est en route,

et pas seulement pour les grandes entreprises. »

part. Concernant le management visuel, les objectifs étaient

d’optimiser les flux de production/logistiques et de responsabiliser

les opérateurs sur ligne et les opérateurs logistiques,

par le biais d’un affichage dynamique au sein des ateliers.

Pour la partie dédiée à la continuité numérique, la solution

M.E.S. a permis de simplifier les échanges de flux entre les

différents logiciels du système d’information, de supprimer

le papier dans les ateliers, mais également de redonner de

la cohérence aux documents et micro-applications jusqu’à

présent déconnectés du système d’information global.

Parmi les solutions envisagées, seul le M.E.S. s’est révélé

être le meilleur compromis aux yeux de la société d’armement.

« D’autres solutions auraient répondu à nos besoins

en termes de management visuel par exemple, mais pas

ceux relevant de la gestion des données, dévoile Guillaume

Valette. Dans notre cas, seul le M.E.S. nous permettait à la

fois de numériser l’espace de travail, procéder à du management

visuel grâce à une interface commune et de saisir

des contrôles directement en numérique au sein d’un seul

et même outil, lequel s’avère en outre être évolutif ». ●

Olivier Guillon

quelques conseils

dans la mise en place

d’un système m.e.s.

Selon le responsable du pôle Compétences Intégration et

systèmes de production, la clé du succès en matière de démarche

M.E.S. réside avant tout dans l’implication du personnel,

parfois réticent à l’idée d’une digitalisation du process. Il

convient d’intervenir progressivement, par petites touches.

Ainsi, l’opérateur se forme rapidement et s’implique

davantage, au point ensuite de suggérer des améliorations.

Le système est évolutif ; ainsi, il est plus simple d’ajouter par

la suite de nouvelles fonctionnalités. Puis on passe à d’autres

postes de travail et ainsi de suite.

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production maintenance • n°55• novembre-Décembre I57


maintenance en ProDuction

événement

place aux objets connectés !

Dans la continuité de l’international rfiD congress, connect+ event rassemblera durant

quatre jours autour d’un vaste espace d’exposition toutes les briques technologiques

et les solutions capables de répondre aux enjeux des objets connectés. avec plus de

1 000 mètres carrés d’exposition, connect+ event devrait réunir un nombre bien supérieur

de visiteurs et de rencontres d’affaires.

L’explosion des objets connectés

engendre de nouveaux usages

et créé une infinité de potentiels

applicatifs, notamment

pour la gestion des infrastructures, le

suivi des stocks, la lutte contre la contrefaçon,

la traçabilité des équipements, la

sécurité des patients hospitalisés… Dans

ce contexte, le Centre national de référence

RFID (CNRFID) organisera du 6

au 9 décembre prochains Connect+ Event

au cœur du salon Smart Industries au Parc

des Expositions de Paris-Nord Villepinte.

Entièrement consacré aux objets connectés

professionnels, Connect+ Event est

partie prenante du nouvel événement fédérateur

de l’Industrie du Futur « Convergence

2016 ».

le prolongement naturel

de l’action du cnrfid

Lors de Connect+ Event, toutes les solutions

capables de répondre aux enjeux

des Objets Connectés Professionnels sont

présentées à travers un millier de mètres

carrés de démonstrations et un riche

programme de conférences. Son objectif

: fédérer l’Internet des objets professionnels

pour accélérer les déploiements.

Applications, innovations, usages sont au

rendez-vous de Connect+ Event.

Dans la continuité de l’International

RFID Congress, le CNRFID réunit tous

les acteurs impliqués dans la RFID, le

NFC et les Objets Connectés Professionnels.

« Transformer l’International

RFID Congress en Connect+ Event est

un prolongement naturel de l’action du

CNRFID notamment avec la mise en

œuvre de Connectwave* et par notre

implication dans l’une des neuf solutions

Industrielles françaises avec les

groupes de travail sur les objets connectés

dans le Luxe et l’Énergie », explique

Jean-Christophe Lecosse, directeur général

du CNRFID. ●

Olivier Guillon

* La plateforme d’Expérimentation et d’Usages des

Objets Connectés Professionnels

Inventaire chez Haas Automation,

en Californie – DR

Émetteur Device de la société ffly4u,

adaptable au besoin et fonctionnant à faible

puissance (25 mW)

verbatim

– jean-christophe

lecosse, directeur

général du cnrfid

« Nous sommes enthousiastes à l’idée

de ce partenariat établi avec Smart

Industries. Nos domaines d’expertises,

nos thématiques, les acteurs que nous

rassemblons sont complémentaires…

c’est l’occasion d’enrichir mutuellement

nos deux événements ! Nous conservons

les valeurs qui nous sont chères, la

convivialité des échanges et la richesse

des rencontres d’affaire avec un espace de

démonstrations deux fois plus important

et des milliers de visiteurs. Nous offrons

ainsi à notre écosystème l’opportunité

de créer de nouvelles synergies et de

valoriser leurs compétences face à un

public plus large ».

58 Iproduction maintenance • n°55• novembre-Décembre 2016


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maintenance en ProDuction

solution

assurer une traçabilité parfaite

des produits grâce à la RFID

le banc de démonstration d’une production totalement transparente s’appuie sur le rfu65x,

la nouvelle unité de lecture/écriture rfiD de sick. cet appareil détecte les transpondeurs

à grande portée et reconnaît également le sens de déplacement des objets. les données

correspondantes peuvent être directement envoyées à un système erP ou mes, ce qui

permet de raccourcir les temps de cycle et d’augmenter l’efficacité de la production.

Pour assurer la traçabilité des

produits, les industriels ont

besoin de solutions d’identification

et de localisation garantissant

un maximum de disponibilité et de

transparence dans le flux des matériaux.

Les appareils RFID classiques détectent les

transpondeurs à grande portée en fonction

de la puissance d’émission, de l’angle d’ouverture,

des caractéristiques du transpondeur

et de l’environnement.

Jusqu’à présent, il n’était possible de déterminer

le sens de déplacement qu’à l’aide

d’antennes supplémentaires et d’algorithmes

intelligents. Grâce à la nouvelle

technologie du RFU65x, on peut désormais

détecter la position et l’angle du

produit ainsi que son sens de déplacement.

Il est également possible de détecter des

transpondeurs et leur sens de déplacement

lorsqu’ils se déplacent simultanément dans

des directions opposées.

offrir toujours plus

de flexibilité

et de l’argent dans l’identification de véhicules

et de pièces de véhicule. Les objets

immobiles équipés de transpondeurs qui

se trouvent à proximité de l’appareil sont

identifiés, mais catalogués « statiques », et

ne servent qu’à des fins de diagnostic en cas

de besoin. Ainsi, le RFU65x non seulement

permet des économies, mais facilite et accélère

les processus applicatifs en logistique

et dans l’industrie automobile.

Cette famille de produits offre aux intégrateurs

la possibilité d’installer des logiciels

applicatifs supplémentaires directement

sur les variantes du RFU6xx. Grâce à

l’environnement de développement Sick,

l’utilisateur est dès lors en mesure de développer

des applications spécifiques sur

l’appareil, les gérer et les transférer vers

d’autres appareils. Pour cela, il dispose de

diverses techniques de programmation :

Java, LUA et C++ (en préparation) ; cette

plateforme offre ainsi plus de flexibilité

afin de pouvoir réaliser des tâches informatiques,

y compris celles à venir.

La plage de fonctionnement du nouveau

RFU65x intègre un angle de +/- 45° pour

une portée typique allant jusqu’à 5 m. Les

transpondeurs RFID sont détectés sous un

angle donné par rapport au zéro du lecteur.

À partir de différents points de mesure,

des algorithmes déterminent un trajet de

passage avec le sens de déplacement. Ainsi,

l’unité de lecture/écriture RFID RFU65x

permet de gagner du temps, de la place

RFU65x de Sick

60 Iproduction maintenance • n°55• novembre-Décembre 2016


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maintenance mécaniQue

événement

faire rimer l’innovation

avec l’environnement

on ne peut pas parler d’industrie du futur sans évoquer l’impact environnemental des

installations industrielles. dans ce numéro consacré à la maintenance du futur, il semblait

pertinent de faire la lumière sur l’événement majeur dédié à l’environnement, pollutec.

En posant ses valises du 29 novembre au 2 décembre

prochains au cœur de la première région industrielle

de France, cette édition lyonnaise de Pollutec continuera,

comme à son habitude, à mettre l’accent sur

l’innovation afin de relever les défis auxquels sont confrontées

les entreprises aujourd’hui en matière d’impact environnemental.

À ce jour, plusieurs grandes tendances se dégagent déjà de l’offre

innovation de Pollutec 2016. D’une part, le potentiel du numérique

pour augmenter l’efficacité et le rendement des produits

et des services pour l’environnement occupe une large place

dans les débats prévus et les solutions présentées par les exposants.

L’ensemble des secteurs est concerné, qu’il s’agisse de

l’eau (système de pompage intelligent, boîtiers communicants

plug & play, instruments d’analyse en ligne, détecteur de fuite

fonctionnant sous Android), des déchets (système original de

collecte avec réalité virtuelle, conteneurs intelligents), de l’air

(appli mobile pour échantillonneur déporté) ou encore de l’aménagement

(solution pour monitorer et analyser ses données

IoT…), etc. D’autres tendances s’affichent parmi lesquelles

certaines démarches concrètes d’autonomie énergétique dans

l’industrie comme la production optimisée de froid par récupération

de chaleurs perdues…

Un important cycle de conférences portant sur les freins et les

leviers de l’innovation viendra appuyer l’offre technologique et

la « Vitrine de l’innovation », une nouveauté sur le salon organisé

en partenariat avec le Pexe (Réseau des éco-entreprises de

France) dans le but d’aider de jeunes entreprises, PME et TPE

éco-innovantes à déployer leur solution sur le marché. Enfin,

l’innovation sera comme chaque année à l’honneur à travers la

remise des Prix et des Trophées des partenaires. ●

Olivier Guillon

62 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


Répondre aux enjeux de la transition

énergétique ?

Absolument.

Emax 2 est le premier disjoncteur ouvert au monde capable d’assurer la gestion

intelligente des charges et des générateurs d'une installation électrique basse

tension, tout en étant connecté aux systèmes de supervision les plus complexes.

En remplaçant les disjoncteurs classiques existants, cette innovation permettrait de

générer des économies d'énergie équivalentes à la consommation électrique annuelle

de 1,4 million de foyers européens. www.abb.fr/emax2

ABB France

Division Electrification Products


maintenance mécaniQue

marché

le rendement, un élément

déterminant dans la performance

énergétique d’un moteur

à l’occasion du salon pollutec qui se déroulera à lyon eurexpo du 29 novembre au

2 décembre prochains, Production Maintenance, partenaire de l’événement, s’est focalisé sur

une préoccupation bien connue des entreprises industrielles de la mécanique : les économies

d’énergies. à ce titre, des solutions existent depuis de nombreuses années sur les moteurs

notamment et les installations industrielles ; il convient cependant d’être vigilant sur le

matériel employé et de bien connaître son parc d’équipements…

À

l’heure où les économies d’énergie voient se durcir

les réglementations avec notamment l’arrivée

des moteurs de rendement IE4 et, à partir de l’an

prochain, la généralisation des normes IE3, il est

grand temps pour les industriels de mettre en place les technologies

nécessaires pour répondre à des contraintes croissantes.

Avec une réglementation européenne toujours plus pressante

sur les industriels, les rendements IE3 et IE4 entrent dans une

nouvelle phase ; en 2017 en effet, tous les moteurs de 0,75 kW

et au-delà sont concernés par l’obligation de rendement IE3.

Déjà en 2015 Bruxelles avait rendu obligatoire l’IE3 pour les

moteurs d’une puissance minimale de 7,5 kW. Concernant la

norme IE4, même si celle-ci existe déjà, rien n’a pour le moment

été clairement défini et la Commission européenne n’a rien

statué sur leur obligation. Mais on ne l’imagine pas sérieusement

s’arrêter en si bon chemin.

une réelle prise de conscience de ceux qui

paient la facture…

Ces dernières années ont vu naître un engouement prononcé

pour les économies d’énergies de la part des industriels. Et pour

cause ! Il faut dire qu’on partait de loin. À l’époque, beaucoup ne

regardaient que les performances et les puissances permettant

d’assurer le process – le tout en fonction d’un prix à l’achat le

moins élevé possible – sans prendre en compte sa performance

énergétique ; le sujet n’était d’ailleurs pas évoqué. « Surtout, à

l’époque, ce n’était pas le problème des constructeurs qui achetaient

des moteurs financièrement abordables pour les intégraient

sur leurs machines ; quant à nous, nous prêchions dans

le désert, se souvient Christian Sibileau, responsable communication

chez SEW Usocome. Mais les exploitants, qui payaient

la facture, leur ont demandé d’intégrer des moteurs à faible

consommation et aux rendements meilleurs, tendance à laquelle

s’étaient ajoutées des aides de financement telles que l’écoprêt

ou le certificat blanc ».

prendre gare au rendement réel

Si les constructeurs ont déjà anticipé les contraintes réglementaires

allant dans le sens d’une consommation toujours plus faible

en développant des gammes parfois très complètes de solutions

répondant à la norme IE4, s’équiper de ce type de moteurs peut

s’avérer peu rentable et inadapté ; c’est le cas en particulier des

installations ne nécessitant pas de fortes puissances. « Tout choix

doit s’appuyer sur le calcul d’un taux de rendement, lequel, s’il

atteint à peine 5 %, n’est pas justifié, concède Jean-Yves Geneste,

directeur général de KEB France. L’industriel doit absolument

mettre en perspective le coût d’investissement et les gains réalisés

sur le rendement. En revanche, pour les gros process tels

que les cimenteries, l’IE4 se montre particulièrement intéressant

». Idem pour les C2E (certificats d’économies d’énergie) ;

Si la norme IE4

n’est pour

le moment pas

imposée,

l’IE3, en

revanche

se généralise

à l’ensemble

des moteurs

64 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


maintenance mécaniQue

Motoréducteurs

asynchrones

et variateurs

électroniques

(SEW Usocome)

Application transitique de Movigear (SEW Usocome)

pleinement adaptées aux installations que l’on trouve dans les

stations de pompage, la ventilation industrielle ou encore sur les

compresseurs, les solutions associées ne présentent un réel intérêt

qu’à partir de 15 kW, pas en dessous.

Les variateurs et les réducteurs à la rescousse

Si le variateur est devenu « le pendant naturel du moteur électrique

» (pour reprendre les mots de Christian Sibileau), le

propre du réducteur est de délivrer une vitesse et un couple

qu’un petit moteur est incapable de fournir. Depuis plusieurs

années, les fabricants proposent ainsi de nombreuses solutions.

Toutefois, une des conditions pour mener à bien une démarche

d’économies d’énergies à travers ce type de technologies réside

dans une analyse très fine de ses besoins en puissance et donc

de son process et des équipements qu’il nécessite. Il est donc

indispensable d’analyser différents paramètres tels que la transitique

: les charges utiles et en fonctionnement, la prise au vent,

l’inclinaison et le coefficient de frottement des roulements (acier

sur plastique par exemple…), puis de tout entrer dans un logiciel

dédié afin d’en extraire des informations précieuses pour

s’orienter au mieux vers les solutions adaptées. ●

Olivier Guillon


maintenance mécaniQue

entretien

considérer

la loi nome comme

une opportunité

mathieu bourgain

Chargé d’affaires chez

Automatique & Industrie

et expert référent

de l’entreprise dans

les commissions de

normalisation relatives au

management de l’énergie

en quoi est-elle une opportunité pour

les entreprises industrielles ?

Même si c’est avant tout la conjoncture qui a

permis aux consommateurs de faire de belles

économies. Souscrire une offre de marché a

permis aux entreprises de réduire leur coût du

kWh. Mais les économies ne se sont pas arrêtées

là ! Les retours d’expérience ont montré que

l’application de la loi Nome a poussé les indusla

loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (nome), première concrétisation

venant de bruxelles pour ouvrir le marché à la concurrence et la fin des tarifs réglementés,

est souvent perçue comme une charge de travail supplémentaire pour les entreprises.

pourtant, les industriels peuvent très rapidement tirer profit de cette mesure.

rappelez-nous votre fonction et quel

est votre parcours ?

Je suis diplômé de l’École nationale supérieure

des Mines de Douai et spécialisé en Génie énergétique

dans le milieu industriel. Depuis plus de

trois ans, j’occupe le poste de chargé d’affaires

chez Automatique & Industrie ; je contribue

ainsi au développement de l’activité de Maîtrise

de l’Énergie et je représente également l’entreprise

comme expert référent dans les commissions

de normalisation relatives au management

de l’énergie. J’ai également en charge la gestion

d’un projet de R&D collaboratif visant à améliorer

l’efficacité énergétique de façon continue en

milieu industriel.

qu’est-ce que la loi nome ? qu’impliquet-elle

?

La loi Nome est la loi sur la Nouvelle organisation

du marché de l’électricité en France. Celle-ci

répond à une directive européenne qui exhorte

les États à ouvrir progressivement le marché de

l’électricité à la concurrence. Ce qui veut dire

que depuis le 1 er janvier 2016, l’ère des contrats

d’électricité historiques en tarif vert et jaune

est révolue ! Cette mutation du marché français

a pris du temps mais les résultats sont encourageants

même s’il reste encore du chemin à

parcourir.

Nous avons vu

de nombreuses

entreprises

gagner jusqu’à 20 %

de leur facture

en souscrivant la

bonne puissance

q u ’ implique la fin des tarifs

réglementés de vente ?

La fin des TRV de l’électricité n’a pas été vue d’un

très bon œil par les entreprises concernées, dont

la plupart ont dû quitter le confort de leur contrat

d’électricité historique. En effet, passer en offre

de marché demande un travail conséquent : il

faut prévoir ses consommations, constituer un

dossier d’appel d’offres, comparer les propositions

des différents fournisseurs, le tout dans un

délai extrêmement court.

Cette nouvelle démarche, en plus d’être chronophage,

représente un enjeu important pour la

compétitivité des entreprises. Selon les secteurs

d’activité, la facture d’énergie peut représenter

jusqu’à 58,5 % de la valeur ajoutée (source :

Ceren 2014, d’après l’Insee et Comptes nationaux

annuels). Les acheteurs se voient donc endosser

une lourde responsabilité sous peine de pénaliser

leur société.

66 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


maintenance mécaniQue

triels à remettre en question leur démarche.

Nous avons ainsi vu de nombreux exemples

d’entreprises, qui n’avaient pas remis en cause

leur puissance souscrite depuis plusieurs années,

gagner jusqu’à 20 % de leur facture en souscrivant

la bonne puissance. De nouvelles offres et

de nouveaux outils ont d’ailleurs vu le jour sur le

marché pour permettre aux acheteurs de négocier

au mieux leur contrat.

La fin des TRV a également été bénéfique à la

transition énergétique : sur de nombreux sites

industriels, une synergie s’est créée entre les acheteurs

et les responsables énergie afin de mieux

maîtriser leur profil de consommation et préparer

ainsi leur capacité d’effacement. De plus, les

fournisseurs d’énergie se livrent à une guerre des

services pour tirer leur épingle du jeu : audit énergétique,

certificats d’économies d’énergie, plan de

comptage…

Outre les économies

réalisées,

la fin des TRV

a été bénéfique

à la transition

énergétique

quelles sont aujourd’hui les

problématiques des industriels en

matière de consommation d’énergie ?

à quels enjeux font-ils face ?

Malgré l’obligation de l’application de la loi Nome

au 31 décembre 2015, la Commission de régulation

de l’énergie (CRE) estime qu’encore 145 000 sites

sur 468 000 concernés ne sont pas passés sur une

offre de marché, malgré un message largement

diffusé à la fois par les fournisseurs et différents

relais institutionnels type CCI. En attendant, ces

sociétés, souvent de taille moyenne, bénéficient

d’un contrat transitoire à un prix défavorable et

s’exposent à un risque de coupure d’électricité. Une

solution à envisager pour leur permettre de rentrer

dans le rang serait la création d’un groupement

d’entreprises afin de minimiser la charge de travail

ainsi que les risques.

Propos recueillis par Olivier Guillon

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I67


maintenance mécaniQue

Entretien

Quelles clés de réussite

pour entreprendre une

démarche énergétique ?

rabah achemaoui

Directeur du département

Maintenance au sein

de Cofely Endel (groupe

Engie)

Rabah Achemaoui nous fait part de son expérience à la fois chez ses clients et en interne au

sujet de la consommation d’énergie. Le patron de la maintenance d’Endel Engie insiste sur

la façon de mener à bien cette démarche résolument stratégique et bénéfique à tout point de

vue pour les entreprises.

Rappelez-nous les activités d’Endel

Engie…

Endel est leader français de l’intégration de prestations

industrielles autour d’un cœur de métier

de spécialistes du métal, pour des environnements

imposant sûreté, sécurité et qualité. L’entreprise

opère sur trois grands domaines : construction,

maintenance et démantèlement. Elle intervient

majoritairement dans le secteur énergétique :

nucléaire, oil & gas, thermique, hydroélectricité.

Elle est aussi un acteur de référence en sidérurgie,

aérospatial, chimie, agroalimentaire et pharmacie.

Pour les industriels, Endel améliore la

performance des installations de production de

ses clients et leur efficacité énergétique, tout en

optimisant leur équation économique, grâce à des

solutions innovantes et des engagements de résultats

sécurisés. L’entreprise opère dans des environnements

particulièrement exigeants, avec des

impératifs constants de qualité, de sûreté et de

sécurité.

dans quels secteurs d’activité vos

clients sont-ils le plus soumis à

la consommation d’énergie et sur

quels équipements précisément ?

La consommation d’énergie finale totale du

secteur de l’industrie en France (corrigée des

variations climatiques) s’est élevée à 34 Mtep en

2013, ce qui représente 20,6 % de la consommation

totale d’énergie en France. Le secteur industriel

est aujourd’hui le troisième secteur le plus

68 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


maintenance mécaniQue

consommateur d’énergie, derrière le secteur résidentiel-tertiaire

et les transports, alors qu’il était en

deuxième position jusqu’au début des années 1990

[source : Insee, les consommations d’énergie

dans l’industrie en 2013]. Le gaz et l’électricité

sont aujourd’hui les énergies les plus consommées

(les deux tiers à elles deux). Le secteur de l’industrie

le plus consommateur d’énergie est celui de la

chimie avec 30 % de la consommation (usage non

énergétique inclus), suivie de la sidérurgie (18 %),

l’agroalimentaire (13 %) et du secteur des minéraux

non métalliques (12 % – verre, céramique,

plâtre, ciment…).

Parmi les usages d’électricité, ce sont les moteurs

qui consomment les deux tiers de l’électricité totale

du secteur. L’essentiel de l’utilisation de combustibles

est lié à l’alimentation de fours (réchauffage

des métaux, fusion, traitements thermiques et thermochimiques)

et de séchage. L’ensemble représente

70 % de la consommation globale. Une part

non négligeable est également liée au chauffage

des locaux (8 %).

Le secteur industriel

est aujourd’hui le

troisième secteur le

plus consommateur

d’énergie, derrière

le secteur

résidentiel-tertiaire

et les transports

quels sont les principaux

facteurs (internes et externes à

l’équipement) de consommations

excessives ?

Il peut y avoir de multiples facteurs de surconsommations

de l’énergie comme le manque de maintenance

des installations (pertes de performances), le

non-respect des paramètres de consignes (températures,

pressions, débits…), le mauvais réglage

des systèmes de production des utilités (chaudière,

groupe froid, centrale de production d’air

comprimé…), la marge de sécurité prise par le

producteur des utilités, la planification en défaveur

des consommations d’énergie, des équipements

surdimensionnés par rapport aux besoins

de la production, le manque de prise en charge

de la problématique énergie par la production, le

comportemental (dépenses inutiles ou irrationnelles)…

Les facteurs d’influence sont les paramètres

internes et externes qui font varier de façon significative

la consommation d’énergie. Leur connais-

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I69


maintenance mécaniQue

sance est nécessaire aussi bien pour comprendre

l’évolution des consommations que pour estimer

les consommations à venir. Les indicateurs de

performance énergétique (IPE) qui permettent

le suivi et la gestion des consommations d’énergie

doivent être associés aux facteurs d’influence.

Dans 90 % des cas, le facteur d’influence est le

dénominateur de l’IPE.

Quels en sont les enjeux pour une

entreprise (financiers notamment)

et pour la production ?

Face à la hausse du prix de l’énergie, le durcissement

de la réglementation, la protection de l’environnement

(…), l’énergie devient une matière

première supplémentaire à gérer et un centre de

frais qu’il ne faut plus subir mais maîtriser ! L’efficacité

énergétique est une démarche « gagnante » car

elle permet d’enclencher un mouvement vertueux

d’économies d’énergie dont les répercussions sont

nombreuses. Les conséquences sont notamment la

réduction des coûts de production : la maîtrise des

consommations énergétiques participe à la réduction

des coûts de fonctionnement de nos clients et

a un impact direct sur le compte d’exploitation du

procédé. Au-delà, les améliorations systémiques

améliorent la productivité (fonctionnements en

régime nominal plus fréquents, meilleures synergies

avec les opérateurs, etc.). Ces bénéfices se

retrouvent directement au niveau des résultats.

Autre conséquence, l’amélioration de la qualité

des produits : la réduction des sources de contamination

et l’optimisation de la précision et de la

régularité des conditions de production (température,

humidité, etc.) vont permettre d’améliorer

la qualité des produits. Au-delà, ils peuvent

L’efficacité

énergétique est

une démarche

« gagnante »

qui enclenche

un mouvement

vertueux

d’économies

d’énergie aux

répercussions

nombreuses

également permettre d’améliorer la productivité

en contribuant par exemple à réduire les rebuts de

production et les déchets. Enfin vient la promotion

d’une image citoyenne : en s’engageant dans

une politique de réduction de ses consommations

énergétiques, de ses impacts environnementaux

(notamment les gaz à effet de serre) et d’amélioration

des conditions de travail de son personnel,

nos clients s’inscrivent dans une démarche

de développement durable et contribuent ainsi

à donner à ses clients l’image d’une entreprise

citoyenne.

Comment intervenir efficacement

sur les installations afin

d’économiser un maximum d’énergie ?

Quelles actions mettre en place ?

L’efficacité énergétique doit s’articuler dans

une démarche structurée qui s’appuie sur trois

leviers : la réduction des gaspillages, l’optimisation

de l’existant et les nouvelles technologies.

L’audit énergétique constitue la démarche initiale

essentielle pour garantir une bonne définition des

actions de maîtrise de l’énergie. L’étude approfondie

des différents postes consommateurs d’énergie

permet de mettre en évidence des gisements d’économies

d’énergie et de déterminer les actions et

les investissements envisageables pour les exploiter,

au meilleur coût pour l’entreprise. L’analyse

porte sur les consommations d’énergie des équipements

de production et sur les utilités (éclairage,

production de chaud et de froid, air comprimé,

force motrice…). Réaliser avec succès cette

démarche suppose toutefois la prise en compte

d’un certain nombre de préalables s’agissant du

périmètre de l’étude, de l’organisation interne à

70 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


maintenance mécaniQue

mettre en œuvre, du choix du prestataire à retenir

et du déroulement du processus à concrétiser.

Les préconisations doivent couvrir en premier lieu

les bonnes pratiques aussi bien comportementales

(sensibilisation et formation du personnel,

connaissance des installations et suivi d’exploitation)

que relatives aux processus d’exploitation des

installations (maintenance, conduite des procédés,

remplacement ou mise en place de matériels

à investissement faible par exemple). Elles doivent

s’intéresser ensuite aux actions nécessitant des

investissements à coût significatif. Les actions à

mettre en œuvre doivent être mises en cohérence

avec tout engagement du site ou de l’entreprise

(management environnemental, qualité, développement

durable, etc.). Idéalement les préconisations

d’économies d’énergie pourront être

classées selon un ordre de priorité. Tout d’abord,

les actions immédiates, permettant une économie

d’énergie sans nécessité d’investissement. Ensuite,

les actions prioritaires, à mener à court terme car

ayant un niveau de rentabilité élevé (temps de

retour sur investissement inférieur à deux ans).

S’insérant dans

une démarche

globale d’étude

énergétique, l’audit

énergétique est

le point de départ

d’une bonne

définition des

actions de maîtrise

de l’énergie

Enfin, les actions utiles, à mettre en œuvre car de

rentabilité certaine, mais pouvant être différées du

fait d’implications sur le fonctionnement de l’entreprise

(modification des installations, remplacement

des matériels) ou d’interactions avec des

actions prioritaires.

Q uelles solutions existent

aujourd’hui sur le marché ?

Globalement, il n’existe pas de solutions standard.

Nous devons, après avoir réalisé un audit, étudier

les solutions les plus adaptées avec un retour sur

investissement le plus court. Par exemple, nous

réalisons actuellement des audits sur les calorifuges

des réseaux vapeurs sur toutes les usines

d’un industriel important en Europe. Après l’audit,

nous lui proposons des actions correctives en

mettant en avant le temps de retour sur investissement.

En fonction des pertes énergétiques et

de l’investissement pour rénover les calorifuges,

nous mettons en œuvre un plan d’action avec

notre client en réalisant tous les travaux pour les

actions ayant un ROI inférieur à deux ans.


maintenance mécaniQue

Nous travaillons également sur des projets de récupération et

de valorisation de chaleur fatale, qui constituent un potentiel

d’économies d’énergie à exploiter, sur des équipements comme

les fours industriels ou les chaudières afin de répondre à des

besoins de chaleur propres à l’entreprise (séchage sur d’autres

lignes de procédés, préchauffage de l’air comburant, chauffage

des locaux, etc.), ou pour répondre à des besoins de chaleur

d’autres entreprises situées à proximité d’un territoire (d’un

réseau de chaleur urbain). On a pu par exemple réaliser un

gain de 157 000 € (4,6 MWh PCS/an, ROI ≈ 1 an) chez l’un

de nos clients en installant un condenseur entre la chaudière

et la cheminée pour préchauffer l’eau d’appoint de la bâche

par condensation des fumées de la chaudière.

Une autre innovation que nous mettons en œuvre et qui s’appuie

sur les objets connectés est une centrale pour réguler

les compresseurs d’air que nous appelons ENairGIE. Cette

centrale de régulation permet à travers des algorithmes innovants

de réduire la facture énergétique de nos clients de 10 à

20 %. Nous avons vu précédemment que les moteurs consomment

les deux tiers de l’électricité dans le secteur industriel.

Parmi les solutions que nous mettons en œuvre chez nos

clients, nous réalisons des études pour réduire cette consommation

grâce au remplacement des moteurs ou des cinématiques

complètes par des solutions moins énergivores.

Enfin, pour la consommation du gaz dans des applications

sur des fours industriels nous nous appuyons sur le centre

de recherche et d’expertise opérationnelle du groupe Engie.

Comment réglez-vous les excès de

consommation de vos propres équipements ?

Quels moyens d’alerte ou de supervision

avez-vous mis en place ?

Notre mission première consiste à améliorer la performance énergétique

des procédés et des installations de production d’utilités

tout en optimisant l’équation économique, et ce, grâce à des solutions

innovantes et des engagements de résultats sécurisés. Nous

proposons une gamme de services en efficacités énergétiques

ciblées qui s’étend du diagnostic à la réalisation des travaux. Nous

disposons d’ailleurs de la certification de qualification EN NF

16247-3 concernant l’audit énergétique des procédés industriels.

De plus, Endel suit les recommandations de l’IPMVP (protocole

de mesure et de vérification de la performance énergétique) qui

est un protocole destiné à prouver les gains d’énergie réalisés suite

à la mise en œuvre de solutions d’efficacité énergétique. Améliorer

l’efficacité énergétique et environnementale de nos clients est

un engagement fort pour notre entreprise. Nous avons ainsi mis

en place depuis plusieurs années une équipe d’experts en éco-solutions,

implantés sur toute la France. Notre approche se veut

globale, technique et méthodique.

Enfin, quels conseils pouvez-vous nous livrer

pour éviter toute perte d’énergie dans les

installations industrielles ? À l’inverse,

quelles sont les erreurs à éviter à tout prix ?

Notre expérience sur le terrain nous montre qu’entre la théorie

et la réalité, il existe un cap à franchir. La gestion de l’énergie en

milieu industriel est extrêmement complexe et les contraintes

sont nombreuses. Sur le plan technique, les interactions entre les

équipements et les énergies sont souvent mal connues, et donc

mal maîtrisées, en raison d’un manque de systèmes de comptage.

Sur le plan humain, la culture actuelle des entreprises doit

encore évoluer. Il faut se heurter aux changements des mentalités

et combattre le fameux « on a toujours fait comme ça, alors

pourquoi changer ? ».

L’audit énergétique est le point de départ essentiel pour une

bonne définition des actions de maîtrise de l’énergie. Il doit

idéalement s’insérer dans une démarche plus globale que l’on

peut qualifier d’étude énergétique. Il s’agit d’identifier le gisement

d’économies d’énergie et d’établir un plan directeur pour

son exploitation rationnelle afin d’adapter en continu la stratégie

énergétique de l’entreprise. Une fois réalisé, l’audit énergétique

fournit le socle nécessaire de démarches plus complètes.

Il permet particulièrement de mettre en œuvre un Système

de management de l’énergie (SMÉ – ISO 50001) et de s’inscrire

utilement dans la dynamique des plans Climat-énergie

territoriaux.

Propos recueillis par Olivier Guillon

72 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


maintenance mécaniQue

initiative

la mécatronique fait son cinéma

pour l’industrie du futur

le syndicat des industriels de la mécatronique, artema, présente un outil audiovisuel

chargé de décrire la mécatronique, de montrer comment se transforment les composants

mécaniques et de préciser les bénéfices apportés à l’industrie, à l’exemple de l’efficacité

énergétique.

La mécatronique est partout où il y a du mouvement

et notamment dans les machines. Il s’agit de composants

connectés de haute technologie que l’on retrouve

aujourd’hui dans toutes les usines. Au moyen des techniques

de morphing et de 3D, l’animation numérique met en

avant chaque composant mécatronique de la chaîne d’emballage

représentée à l’image, en illustrant la mutation d’un composant

mécanique vers sa solution mécatronique.

Les bénéfices de la mécatronique sont en effet nombreux.

Ceux-ci concernent la réduction des temps de production et

des cadences augmentées, des machines offrant plus de précision,

plus flexibles et adaptables mais également des machines

plus fiables et disponibles grâce à la mise en place plus efficiente

d’une maintenance préventive. Les avantages de la mécatronique

se ressentent également dans le confort accru et la réduction de

bruit pour les salariés, sans oublier les gains de place avec des

solutions plus compactes. Par ailleurs, les solutions communicantes

permettent une plus grande circulation de données.

un impact positif sur l’environnement

La mécatronique et toute la technologie qui gravite autour de ces

systèmes permettent d’obtenir une meilleure efficacité énergétique,

en particulier avec un fonctionnement en basse consommation

et des systèmes de récupération d’énergie. De plus, des

solutions de plus en plus nombreuses prennent en compte le

cycle de vie complet du composant…

Soutenue par l’Alliance Industrie du Futur, la vidéo de quatre

minutes est un support de promotion adaptable car séquençable

produit par produit. Il s’agit d’une vitrine animée pouvant

également servir d’outil pédagogique pour convaincre les jeunes

d’intégrer une formation aux métiers de la mécatronique (écoles

d’ingénieur, licence mécatronique).

en savoir plus >

www.youtube.com/watch?v=moxmfxcvjea

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Multifonctionnalité

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Les bénéfices de la mécatronique sont nombreux

et concernent en particulier l’efficacité énergétique dans les usines

Consultez-nous !

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maintenance mécaniQue

solution

l’étanchéité, facteur de sécurité

et d’impact positif pour l’environnement

si les composants et les systèmes d’étanchéité demeurent des éléments essentiels dans

le maintien des installations, ils apparaissent tout naturellement comme des solutions

pour réduire les consommations et plus globalement le coût énergétique d’un atelier de

production.

Les industriels sont concernés par des

problèmes d’étanchéité et ce de deux

natures. D’une part, les problèmes mécaniques

touchant de nombreux types

d’installations, qu’il s’agisse des transmissions

hydrauliques, pneumatiques et mécaniques, des

pompes, des compresseurs, des agitateurs ou encore

des turbines. Ces produits sont utilisés dans de

nombreux secteurs, à commencer par l’énergie, la

chimie, le pétrole, l’agroalimentaire, les machines

de travaux publics en passant par le matériel de

transport… Dans l’industrie d’autre part, l’étanchéité

pose des problèmes au niveau des produits

qui risquent des détériorations ou au niveau de la

nécessité d’être conformes à certaines réglementations

exigeant des niveaux de propreté et de

respect de l’environnement élevés. Au niveau du

process, l’étanchéité s’avère être un rempart contre

les pertes d’énergie et de puissance ou encore contre

les risques d’usure de certains composants dus à une

mauvaise maîtrise de la lubrification.

u n large panel de solutions

technologiques

Pour répondre à ces problématiques (défaillance

des équipements de production ou du produit

lui-même, santé et sécurité des opérateurs et pertes

d’énergie – eau ou électricité), de multiples solutions

existent sur le marché, allant de l’étanchéité

dynamique (linéaire ou rotative) avec les garnitures

mécaniques, les tresses, bagues à lèvres, joints

de vérins, joints de distribution etc., à l’étanchéité

statique avec les joints toriques, métalliques…

Des solutions de surveillance pour l’instrumentation

des joints, et des systèmes d’étanchéité en

Toutes les industries

sont concernées

la question

de l’étanchéité,

tant au niveau de

la détérioration

des produits,

de l’efficacité

énergétique

et de la

réglementation

général, permettent de contrôler à distance l’usure,

les taux de fuite, la température ou encore la pression

etc. Elles facilitent ainsi la prévision des interventions

en permettant d’anticiper et de planifier

les arrêts. Il ne faut pas oublier que le joint reste

une pièce d’usure et que son remplacement est

une opération normale ; ce qui n’empêche pas de

la planifier. Mais pour ce faire, encore faut-il savoir

ce que l’on veut surveiller et cela passe par la bonne

définition des paramètres de son installation : la

température, la pression, le sens de rotation, le

type de fluide… En d’autres termes, il convient de

donner plus de place à la question de l’étanchéité

afin d’en faciliter la maintenance sur les équipements

critiques. ●

Olivier Guillon

Garniture mécanique

74 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


maintenance mécaniQue

en pratique

Pallier la perte

de compétences

dans le domaine

de l’étanchéité

olivier bracke

Responsable Grands

Comptes au sein

du groupe Latty, société

familiale créée il y a

près d’un siècle et spécialisée

dans l’étanchéité

industrielle

véritable source de défaillances, la mauvaise étanchéité d’un équipement est souvent le fait

d’une négligence voire d’une perte de compétence. Pourtant, cette question peut s’avérer

vitale pour certaines entreprises qui n’hésitent plus à se réapproprier le savoir-faire pour

mieux assurer le montage des installations et renforcer le préventif.

Une mauvaise étanchéité sur des pompes,

de la robinetterie industrielle ou

encore sur des assemblages boulonnés

implique pour une entreprise de

nombreux problèmes aux enjeux multiples : qu’il

s’agisse de l’impact financier, environnemental sans

oublier la mise en danger des personnes sur le site,

le mauvais choix de joints, le défaut de maintenance

production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I75


maintenance mécaniQue

préventive ou simplement une garniture d’étanchéité

mal montée, peuvent s’avérer très lourds de conséquences.

Outre les risques sur les opérateurs (sur les

circuits vapeur par exemple ou un joint qui lâche sur

une chaudière, pouvant faire de sérieuses victimes),

les coûts engendrés par des pertes de production

peuvent atteindre des sommets, quelques millions

d’euros parfois ! Sans compter les coûts inhérents

à l’intervention, sur des pompes de grandes puissances

notamment.

La maintenance (vérification des montages et du

serrage, surveillance de l’évolution de ces produits

tout au long du cycle de production, préventif…)

de ce type de produits liés à l’étanchéité – tresses,

bagues, garnitures mécaniques, joints de brides etc.

– est essentielle, tout comme le choix et la qualité

du matériel utilisé, sans oublier les compétences du

personnel. « Ce qui importe dans le choix du matériel,

c’est qu’il soit à la fois conforme mécaniquement

et géométriquement, insiste Olivier Bracke,

responsable Grands Comptes chez Latty. En ce qui

concerne la mise en pratique, il existe des règles à

bien respecter lorsqu’on monte une garniture mécanique,

un joint ou une tresse ; l’absence de cette

maîtrise risque de détériorer le produit et ainsi ne

pas remplir sa fonction d’étanchéité ».

De plus en plus

de sociétés

souhaitent

aujourd’hui

se réapproprier

le métier de la

maintenance

en réintégrant

de nouvelles

compétences et

du matériel adéquat

Se réapproprier le savoir-faire

Le savoir-faire, voici une faille qu’un nombre croissant

d’entreprises connaissent aujourd’hui. À force

de sous-traiter le montage et la maintenance de la

partie hydraulique et de laisser partir les compétences,

bon nombre d’industriels se sont retrouvés

dans des situations délicates, ne parvenant plus

à pallier le manque d’effectifs lors des situations

critiques, et payant ainsi le prix d’interventions d’urgence

et pas toujours très bien effectuées ; « à tel

point que de plus en plus de sociétés souhaitent

aujourd’hui se réapproprier le métier de la maintenance

en réintégrant de nouvelles compétences

et du matériel adéquat », résume Olivier Brack.

D’autant qu’un changement de génération s’opère ;

il est donc essentiel de former cette nouvelle génération

d’acteurs industriels aux bonnes pratiques.

Dans ce domaine, on peut dire que le groupe Latty,

société familiale créée en 1920 et dirigée par Christian-Xavier

Latty, bénéficie d’une longue expérience

dans l’étanchéité industrielle. Depuis son

origine, le groupe est spécialisé dans la conception

et l’évolution des process de fabrication de solutions

d’étanchéité. Ainsi, Latty couvre un large éventail

de produits liés à l’étanchéité allant des tresses aux

bagues ou garnitures d’étanchéité, en passant par

Siège de Latty en France

76 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


maintenance mécaniQue

les garnitures mécaniques ou encore les joints de

brides ; ces produits sont utilisés dans des secteurs

d’activité très variés (OEM comme les pompes ou la

robinetterie industrielle, mais aussi l’énergie, l’agroalimentaire,

la pharmaceutique, la chimie, la pétrochimie,

la cosmétique etc.) en France mais aussi

à l’export où la société réalise 40 % de son chiffre

d’affaires.

t rois nouvelles formations

techniques dédiées aux solutions

d’étanchéité industrielle

Agréé « Organisme de formation

», Latty organise chaque

année de nombreuses formations

multilingues dédiées au

choix des solutions d’étanchéité

et orientées vers la

mise en œuvre et les bonnes

pratiques de montage, gages

de sécurité pour les personnels

et de fiabilité pour les

matériels. Ces formations

ont pour but de comprendre

et de traiter les différents

phénomènes de fuites. Elles

s’articulent en trois parties

autour de l’établissement

d’un cahier des charges

permettant de préconiser un

système d’étanchéité, la sélection

d’une étanchéité en fonction

des conditions de service

et l’acquisition des bonnes

Banc de formation

Sécurité 4.0

pratiques de montage et de maintenance d’une

étanchéité. Afin d’assurer à ses clients un montage

et un fonctionnement optimum de leurs installations,

trois nouvelles formations techniques ont

été créées. La première concerne l’étanchéité pour

machines tournantes : garnitures mécaniques et

tresses d’étanchéité pour les étanchéités dynamiques

des pompes ou process d’agitation. La deuxième

formation créée traite de l’étanchéité des vannes

industrielles : tresses d’étanchéité, bagues et joints

plats pour étanchéité semi-statique. Enfin, la troisième

et dernière formation à voir le jour est intitulée

« Étanchéité pour les assemblages boulonnés » :

joints plats, joints graphite expansé moulé, pour les

étanchéités statiques des secteurs de la chaudronnerie

ou de la tuyauterie.

Durant les formations, l’approche théorique est

complétée par une mise en pratique grâce à l’utilisation

de bancs pédagogiques instrumentés,

permettant ainsi l’étude d’applications en situation,

notamment pour les personnels des services maintenance.

Les formations sont adaptées aux différents

matériels et aux contraintes d’utilisation de

nombreux secteurs activités, en particulier pour la

pharmacie, la chimie, l’agroalimentaire le pétrole et

les énergies. Elles tiennent compte du niveau d’expertise

de chaque participant qu’il soit issu de la

maintenance ou de l’ingénierie. ●

Olivier Guillon

Vos axes verticaux

sous haute protection

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I77


maintenance mécaniQue

technologie

une solution

de roulement

à billes innovante pour

l’industrie papetière

dominique hibert, directeur

de l’usine DGBB de Saint-Cyrsur-Loire

depuis 2000. Dominique

Hibert est entré chez SKF

en 1984. Il a exercé différentes

fonctions comme responsable

de la production puis de la qualité

au sein de l’unité Roulements

de roue, avant de prendre la

direction de l’unité entière en 1994.

il y a environ deux ans, le fabricant allemand de machines à papier faisait appel aux équipes

de l’usine dgbb de sKf située à saint-cyr-sur-loire (indre-et-loire) pour développer de

nouveaux roulements spécifiques. ceux-ci ont permis d’augmenter de près de 50 % le temps

moyen entre deux pannes mais aussi pour voith d’intervenir beaucoup plus rapidement sur

les machines de ses clients ; à ces résultats s’ajoute un système très innovant d’étanchéité

facilitant considérablement le montage des roulements.

Voith (environ 20 000 personnes dans le monde),

groupe familial allemand spécialisé dans la fabrication

de machines à papier, a fait appel à l’usine

autrichienne SKF (à Steyr, centre de développement

des roulements spécifiques pour les applications industrielles)

dans le but d’améliorer les roulements montés sur les

rouleaux de ses machines. Il en est sorti une solution clé en

main conjointement réalisée à Steyr et par le centre de développement

de Saint-Cyr-sur-Loire (DGBB), l’usine de référence

pour les roulements à section mince qui a permis la

définition et la production dudit roulement. Le produit est

Voith est spécialisé

dans les machines de papier

ensuite revenu en Autriche pour les tests de validation (graisse,

vitesse étanchéité…) sur les bancs d’essais de Steyr. Une situation

« 100 % européenne », en somme et dont la collaboration

a donné naissance à une vraie solution innovante et sur

mesure. « Voith, fabricant d’énormes machines qui transforment

la pulpe en bande de papier, était à la recherche d’une

solution capable à la fois d’accroître la fiabilité et la performance

de ses machines tout en facilitant leur maintenance

grâce à un système de roulement facilement remplaçable

lorsque nécessaire et, in fine, lui permettant d’intervenir rapidement

et de façon optimale », résume Dominique Hibert,

directeur de l’usine SKF chargée de produire les

roulements à bille à gorge profonde – autrement

appelés DGBB.

La particularité de ces machines réside d’une part

dans leur complexité (pas moins de 1 500 roulements

équipent les plus grandes d’entre elles, et de

nature variée : roulements sphériques, coniques ou

rigides à billes), d’autre part dans leur vitesse – pas

moins de 1 500 mètres/minute – et leurs sollicitations

élevées ; « n’oublions pas que la hantise des

papetiers, c’est l’arrêt de production et le temps de

remise en route après l’intervention, lequel atteint

parfois plusieurs jours ».

un savoir-faire unique au niveau de

saint-cYr

Fin 2014, partant d’un cahier des charges clairement

défini autour d’exigences finalement très proches

d’une entreprise « classique » (réduction des pannes,

78 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


maintenance mécaniQue

Schéma représentant un rouleau déplisseur

Ce système permet de réduire les coûts

de maintenance et de remplacement,

mais également des délais d’intervention

production horaire et fiabilité en hausse), les équipes de SKF

se mettent au travail pour finalement proposer au client allemand

un roulement à section mince. « Au regard des spécificités

de Voith, nous avons proposé un roulement doté d’une bille

sur deux, c’est-à-dire un emplacement vide sur deux dans la

cage, révèle Dominique Hilbert. À ces billes en acier nous en

avons ajouté une en céramique servant à nettoyer et à refaire

la piste de roulement, réduisant ainsi considérablement les

risques d’usure et assurant au roulement une surface lisse en

permanence ».

Outre la partie billes, SKF est intervenu sur les cages permettant

de séparer les billes entre elles. « Nous avons proposé un

nouveau type de cages acceptant des vitesses de défilement

encore plus élevées – jusqu’à 2 500 mètres par minute », poursuit

Dominique Hilbert.

une innovation en matière d’étanchéité

Une autre évolution majeure concerne cette fois l’étanchéité

du roulement. Si l’environnement de ces roulements est propre

(ceux-ci sont enfermés dans un rouleau), il n’en reste pas moins

que la solution joue un rôle majeur d’étanchéité afin de conserver

la graisse (celle-ci est centrifugée sur la bague extérieure à

cause des fortes vitesses de rotation et de la bague extérieure

tournante) à l’intérieur du roulement sans frottement (le rouleau

est autoentraîné par la bande de papier). Concrètement, la

solution consiste en un capot métallique avec un espace entre

le capot et la bague intérieure (pas de frottement), et un joint

torique entre le capot et la bague extérieure pour éviter que la

graisse fuie sous l’effet de la centrifugation.

Jusqu’à présent, les roulements étaient ouverts puis graissés

par les utilisateurs. Désormais, celui-ci est directement graissé

et fermé au moment du montage sur la machine. Concrètement,

la solution consiste à clipser sur le joint torique un capot

métallique. Ce système permet ainsi une durée de vie nettement

plus importante, réduisant par là même les coûts de

maintenance et de remplacement, mais également des délais

d’intervention et de temps de maintenance ; « il suffit désormais

de démonter et de remplacer le roulement, précise Dominique

Hilbert. Le fait d’être prêt à l’emploi, le roulement est

directement remplacé sans opération supplémentaire (graissage

et jointage) ». ●

Olivier Guillon

L’usine DGBB a mis au point et produit avec le site autrichien

de Steyr une solution innovante de roulement

production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I79


PréVention Des risQues

sÉCUritÉ MACHiNes

quelques conseils pour assurer

la protection des opérateurs

se mettre en conformité avec la Directive machines n’est pas une chose aisée car celle-ci

répond à des principes de base et des bonnes pratiques inhérentes à la culture de sécurité

d’une entreprise et qu’il convient de toujours garder à l’esprit.

La Directive Machines, en vigueur depuis le 1er janvier

2012, a non seulement rendu obligatoire l’arrêt d’une

machine pour protéger l’opérateur mais aussi et surtout

l’idée de prendre en compte cette notion de sécurité dès

la conception de la machine. L’idée étant d’agir non plus sur la

coupure purement et simplement de l’énergie d’une machine

(générant un temps de redémarrage généralement très long)

mais de s’assurer qu’une défaillance quelconque ne va pas la

faire redémarrer intempestivement une fois que le technicien

sera en train d’intervenir dessus.

Ainsi, réduire le risque d’occurrence des défaillances implique

de recourir à des fonctions de sécurité. Naturellement, avant

de penser aux systèmes automatisés et aux barrières immatérielles

de sécurité, il est important d’établir une analyse des

risques tout en prenant en compte la durée fonctionnelle d’une

machine ou d’un composant avant toute défaillance dangereuse.

Au niveau de la conception des machines, les constructeurs

doivent lister les différents risques que le technicien de

maintenance encourra lors des interventions ; il est essentiel

pour eux d’évaluer les risques dès le début du projet et d’intégrer

l’ensemble des solutions de sécurité qui s’imposent.

Face à des machines et des cellules toujours plus complètes

et complexes, les solutions technologiques s’adaptent et les

normes se renforcent. Il est donc nécessaire pour une entreprise,

outre d’être attentive aux multiples solutions apparaissant

sur le marché, d’accompagner les opérateurs dans une culture

de sécurité basée sur de la formation et du management visuel.

Car avant d’être protégé, le technicien doit avant tout avoir pleinement

conscience de l’ensemble des risques auxquels il est

confronté lorsqu’il intervient sur une installation. ●

Olivier Guillon

UNE NOUVELLE ÈRE NE POUVAIT COMMENCER

AUSSI SÛREMENT.

Entrez dans une nouvelle ère avec les solutions dernière

génération de SICK, le leader des technologies de

sécurité :

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I81


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Comment sécuriser les portes lourdes tout

en répondant aux dernières exigences de la

norme eN isO 14119 ? C’est au contact de

ses clients, des fabricants machines, des

services de maintenance et de production

que schmersal est parvenue à répondre à

cette problématique ; la société a en effet

développé l’AZM400, un interverrouillage

de sécurité qui combine dans un design

compact une force de verrouillage plus

importante, un principe de fonctionnement

bistable avec un pêne motorisé.

L’AZM400 est né. Ainsi, les problématiques propres

aux machines ou centres d’usinage possédant des

portes longues ou hautes de plusieurs mètres ont

pu être prises en compte et résolues. Mis en place

facilement, ce dispositif évite efficacement les casses et

arrêts machines, permettant ainsi d’optimiser la productivité.

L’AZM400 intègre aussi toutes les dernières technologies,

RFID par exemple, permettant de répondre aux dernières

exigences en matière de norme. À cette fin, et pour répondre

Cet abonnement peut être pris en compte

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L’AZM400, par Schmersal


à la sécurité fonctionnelle, Schmersal propose au travers de

tec.nicum, un département spécifique, un ensemble clair

de services détaillés en fin d’article.

un interverrouillage particulièrement

robuste

Une force de verrouillage de 10 000 N, un principe de fonctionnement

bistable ou encore le pêne motorisé. Ainsi, la

nouvelle série convient plus particulièrement aux applications

« heavy-duty », par exemple, pour la surveillance de

protecteurs grands et/ou lourds. De plus, cet interverrouillage

de sécurité avec capteur sans contact offre une disponibilité

élevée des machines et installations ainsi que des

fonctions supplémentaires intéressantes, tout en garantissant

un niveau de sécurité très élevé. Les marchés et applications

typiques sont :

• Cellules robotisées

• Machines-Outils

• Monte-charge

• Machines à bois

• Portes d’accès, portes

coupe-feu

• Usines de traitement

de déchets

• Cimenteries, plâtrerie

• Automobile

• Industrie lourde

un pêne motorisé bistable

L’interverrouillage de sécurité à pêne AZM400 est composé

d’un boîtier électronique, d’un pêne motorisé est d’un actionneur

avec capteur codé RFID. Le logement d’arrêt du pêne

est équipé de deux aimants permanents afin de contrôler la

profondeur d’insertion. Si le pêne est suffisamment inséré,

le protecteur est considéré comme verrouillé de manière

sûre. La force de verrouillage de l’AZM400 s’élève à 10 000 N.

L’AZM400 est un système bistable, qui maintient le dernier

état de verrouillage de l’appareil, même en cas de panne de

courant. Il permet un déverrouillage même en présence d’une

Commander en toute sécurité.

Garder le cap. Avoir du succès.

Avec le système d’automatismes PSS 4000

Un projet d’automatismes est comparable à une régate : l’objectif ne peut

être atteint sans une équipe expérimentée. Afi n de toujours garder le cap

avec succès et en toute sécurité avec votre projet d’automatismes, Pilz

vous propose les systèmes de commande innovants, les éditeurs et les

composants de réseaux du système d’automatismes PSS 4000. Soit vous

pilotez votre application à l’aide d’un système de commande centralisé, soit

vous répartissez les fonctions de commande sur diff érentes parties de votre

installation. Utilisez nos systèmes de contrôle-commande pour la sécurité et

le standard et faites confi ance à une ouverture et une confi guration simple.

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PréVention Des risQues

force transversale jusqu’à 300 N, par exemple en cas de blocage

du pêne. Ainsi, les interruptions du processus de production

sont évitées, ce qui augmente la productivité des machines et

installations.

Codage « élevé » selon ISO 14119

Grâce à la technologie RFID du capteur de sécurité, le niveau

de codage est « élevé » selon ISO 14119 pour les versions à

codage individuel. Les fonctions d’interverrouillage ET du

déverrouillage atteignent PL e / Cat. 4 selon EN ISO 13849-1

et SIL 3 selon IEC 61508. Le niveau de sécurité maximal pour

la fonction déverrouillage est atteint au moyen d’un signal de

déverrouillage bicanal. Ainsi, les déverrouillages intempestifs

sont évités, par exemple suite à un court-circuit transversal.

De cette manière, on empêche tout accès incontrôlé

aux zones dangereuses.

Le nouveau pilotage des entrées de la commande du (dé)

verrouillage permet de raccorder l’AZM400 à tous les systèmes

de contrôle-commande classiques. Ces systèmes peuvent être

équipés au choix avec des sorties P/P ou P/N. Nul besoin de

différentes versions d’AZM400.

déverrouillage manuel électrique

et diagnostic étendu

La version de base de l’AZM400 (-ST) est, comme la plupart

des dispositifs électroniques Schmersal, équipée d’un connecteur

M12 8-pôles. Cette version dispose d’une sortie diagnostique

et de deux sorties de sécurité. La version à fonctionnalité

étendue AZM400 (-ST2) possède, en plus du connecteur M12

8-pôles, un connecteur M12 5-pôles, une sortie diagnostique

supplémentaire ainsi que la possibilité de raccorder un déverrouillage

manuel électrique.

Le déverrouillage manuel électrique de la version à fonctionnalité

étendue AZM400 (-ST2) peut être réalisé au moyen d’une

alimentation électrique auxiliaire. En raccordant cette dernière,

l’appareil peut être déverrouillé en cas de chute de tension ou

de coupure de l’alimentation principale.

Vers une sécurité fonctionnelle

des machines

Outre le dernier né AZM400, Schmersal propose bien d’autres

solutions de sécurité modernes. Elles ont pour mission de

répondre aujourd’hui à la notion de sécurité fonctionnelle des

machines, un thème complexe. Les différentes missions liées aux

machines et installations doivent répondre à certaines exigences.

Les constructeurs machines doivent, par exemple, garantir que

ces dernières répondent aux prescriptions basées sur la transcription

de la Directive Machine dans la législation locale (en

France : le Code du Travail).

Les exploitants machines sont soumis aux dispositions de la

Directive des Équipements de travail pour la santé et la sécurité

des utilisateurs de machines. Ils doivent également répondre

à d’autres dispositions nationales spécifiques, éventuellement

applicables. Le constructeur et l’exploitant ne sont pas les seuls

à répondre à cette obligation. Les importateurs et distributeurs

de machines et d’installations évoluent sur le même terrain

sensible, puisqu’ils doivent suivre des réglementations spécifiques.

Régulièrement, les installations nécessitent une modernisation

soumise au respect d’une autre réglementation complexe

et précise, effectuée par l’exploitant lui-même ou avec l’aide d’intégrateurs

système.

De plus en plus d’entreprises font appel à des professionnels

qualifiés dans les domaines juridiques et techniques. tec.nicum,

un département du groupe Schmersal, propose des prestations

de formations et de services complets pour la sécurité

des machines et installations.

une solution : faire appel aux services

du tec.nicum

L’équipe tec.nicum conçoit et réalise des projets et des solutions

de sécurité pour toutes les phases du cycle de vie d’une

machine ou installation (de la conception, la construction, la

vente, la mise en œuvre, la modernisation (rétrofit) à la mise

hors service) et ce, dans le monde entier. Les Functional Safety

Engineers du tec.nicum, certifiés par le TÜV Rheinland constituent,

en liaison avec des partenaires dédiés, un réseau international

et efficace d’experts.

Les spécialistes tec.nicum offrent aux clients des conseils neutres

d’experts, indépendamment du produit et du fabricant, pour

toutes normes actuelles. Suivant ces normes, ils assistent les

clients dans la conception de leurs machines et postes de travail.

tec.nicum propose une large gamme de services modulaires

allant de la formation, conseil, conception, ingénierie jusqu’à

l’intégration de solutions de sécurité. ●

Les quatre piliers de tec.nicum

84 Iproduction MAINTENANCE • N°55 • novembre-Décembre 2016


PréVention Des risQues

Avis d’expert

La sécurité physique

et mentale des salariés :

un enjeu majeur

Robert Stacey

Directeur Europe de Watco,

entreprise spécialisée dans

les produits de maintenance

et de sécurité dans les locaux

industriels

« La sécurité, un poste clé dans l’entreprise, pourtant souvent négligé ». Tel est l’avis de Robert

Stacey, directeur Europe de Watco, qui explique dans cet article comment mener à bien une

démarche de sécurité avec comme première des règles : prévenir plutôt que guérir.

Les textes de loi sont formels : la santé et la sécurité des

salariés sont des droits fondamentaux. Selon l’arrêt de

principe en date du 25 novembre 2015, rendu par la

chambre sociale de la Cour de cassation, les entreprises

ont une obligation de moyens renforcée pour assurer la sécurité

et protéger la santé physique et mentale des salariés. À ce

titre, les entreprises ont donc le devoir d’organiser leurs locaux

pour éviter les risques, par exemple avec la signalisation et le

marquage au sol. Elles doivent mettre en place un processus de

prévention et proposer des actions de sensibilisation (réunions

d’informations et formations).

Qu’il s’agisse de la construction d’un nouveau bâtiment, du

réaménagement d’un local, de l’implantation d’une nouvelle

machine ou encore de la réorganisation d’une ligne de production,

« la conception des lieux ou des situations de travail présente

des enjeux majeurs en matière de santé et de sécurité », rappelle

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DE SÉCURITÉ RSL 400.

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et un angle d’ouverture de 270° offrent un nouveau standard en

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production MAINTENANCE • N°55 • novembre-Décembre 2016 I85


PréVention Des risQues

Nez de marches

l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Intégrer

la prévention des risques professionnels lors de ces phases en

amont est toujours plus efficace et plus économique pour une

entreprise. Cela permet d’éviter l’apparition de problèmes difficilement

réversibles qui ne pourront être atténués qu’au prix

d’actions correctives, coûteuses et d’une efficacité limitée.

La sécurité : un enjeu juridique voire pénal

pour les entreprises

Il est important de rappeler les risques encourus, que ce soit

juridiques ou pénaux, lorsque la sécurité mentale et physique

des collaborateurs n’est pas respectée. À défaut, l’employeur

encourt de lourdes sanctions, même si le dommage ne s’est pas

réalisé. Mieux : lorsqu’il ne se sent pas suffisamment protégé,

le salarié dispose d’un droit de retrait, qui lui permet de quitter

à tout moment son poste de travail.

En cas d’accident ou de maladie liée aux conditions de travail,

l’employeur peut être condamné par le Tribunal des affaires de

sécurité sociale à indemniser le salarié pour faute inexcusable.

La faute inexcusable existe dès lors que l’employeur aurait dû

avoir conscience des dangers auxquels était exposé le salarié,

et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver.

Par ailleurs, le salarié victime d’un accident ou d’une maladie

peut saisir la juridiction pénale pour manquement de l’employeur

à son obligation de sécurité, ce qui constitue un délit

pouvant déboucher sur une amende (d’un montant minimum

de 3 750 €) et une peine de prison (jusqu’à dix ans), conformément

à l’article 121-3 du Code pénal.

« Toutes les activités ou postes de l’entreprise sont susceptibles

d’être à risque », rappelle là encore l’INRS. La première image

qui vient à l’esprit lorsque l’on aborde la question de la sécurité

en entreprise concerne les employés exposés à une activité de

production ou de maintenance car il y a des interactions directes

avec les équipements ou les biens de production. Néanmoins,

il est essentiel de souligner que les accidents du travail arrivent

aussi souvent aux endroits où l’on s’y attend le moins, pas forcément

là où les risques sont mis en avant. Un chiffre est très

parlant : 20 % des accidents du travail avec arrêt sont le résultat

d’un accident de plain-pied. Des accidents « bêtes » qui pourraient

être évités avec un marquage au sol et une signalisation

adéquats. Nous recommandons au responsable technique de

faire le point une fois par an (voire plusieurs fois par an en fonction

de la taille de l’entreprise et du trafic) sur les lieux à rénover.

Un gain de temps et d’argent qui évite d’avoir à engager des

sommes plus importantes dans le cadre de travaux plus lourds.

Maintenir la sécurité et éviter jusqu’à 20 %

des accidents de travail

En tant que spécialiste des produits de maintenance pour les

sols, notre expertise repose essentiellement sur la sécurité de

circulation des personnes et des véhicules. Nous disions précédemment

que 20 % des arrêts de travail dus à un accident de

plain-pied pourraient être en partie évités avec une signalisation

et un marquage au sol adéquats.

Revenons donc sur les solutions possibles pour les entreprises.

• Assurer la sécurité de l’entrée et du parking d’une entreprise

L’entrée d’une entreprise et son parking sont des endroits très

sensibles où un accident est vite arrivé. Des solutions très simples,

Les accidents du travail arrivent

aussi souvent aux endroits où l’on s’y attend le moins

La conception des lieux

ou des situations de travail présente

des enjeux majeurs en matière de santé et de sécurité

Les règles simples à retenir

Copyright ® 2016 Watco

86 Iproduction MAINTENANCE • N°55 • novembre-Décembre 2016


20 % des accidents du travail avec arrêt

sont le résultat d’un accident de plain-pied

qui entrent dans la réglementation en vigueur actuellement,

existent : tout d’abord un marquage au sol longue durée de couleur

jaune et noir pour répondre à la normalisation des portails automatiques,

un ralentisseur de trafic ou encore une peinture antidérapante

pour contrer les chutes une fois l’hiver venu.

• Protéger les points d’entrée des espaces de travail

ou de production

Outre le fait d’accueillir chaque jour ses collaborateurs, une

entreprise est un lieu de vie où se croisent de multiples publics

(vos clients, vos fournisseurs voire le grand public).

Pour contrer les risques de chutes ou de glissades, nous conseillons

d’installer des caillebotis en caoutchouc pour les halls d’accueil

et des surfaces agrippantes (lames avec base en fibre de

verre) pour les lieux qui accueillent un public plus sensible tels

que les enfants ou les personnes âgées.

Si vos points d’entrée se concentrent sur des escaliers, vous

pouvez également disposer un bord de marche antidérapant.

• Protéger le lieu de production

Les surfaces de production et lieux de stockage sont de vastes fourmilières

avec un incessant va-et-vient de personnes et de machines

tels que les chariots élévateurs. Il faut donc assurer et délimiter

une ou des zones d’action pour les machines et les collaborateurs.

Nous conseillons alors l’utilisation d’une peinture de sol, spécifiquement

conçue pour résister à un trafic intense, pour délimiter

les zones d’actions des machines en mouvement. Pour une sécurité

renforcée, un ruban de marquage de couleur vive (jaune,

blanche etc.) peut être utilisé pour les démarcations de zones.

Ces quelques outils et conseils font partie d’une large palette de

solutions existantes pour accompagner les entreprises dans les

dispositifs de sécurité. Bien souvent, ces éléments sont négligés

et peuvent avoir des conséquences importantes en cas

d’accident. L’instauration de ces dispositifs est indispensable

pour assurer un confort de travail optimal, et vous évitera de

nombreux désagréments. ●

Robert Stacey

Plus de sécurité

pour vos machines

Avec l‘AZM400

■ Force de verrouillage 10.000 Newton.

■ Boîtier métallique très robuste

■ Interverrouillage bistable grâce à un pêne motorisé.

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de forces latérales

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I87


PréVention Des risQues

eNtretieN

quelle protection pour contrer

les risques liés aux mains ?

marianne rodot

Présidente

de la commission

« Gants » au sein

du Synamap

présidente de la commission « Gants » au sein du syndicat national des acteurs du marché

de la prévention et de la protection (synamap), Marianne rodot revient sur les principaux

risques encourus par les professionnels de la production et de la maintenance industrielle.

quel est le rÔle de la commission à laquelle

vous appartenez au sein du sYnamap ?

La Commission Gants du Synamap permet lors de ses

réunions de partager les informations utiles aux fabricants

et distributeurs membres du Synamap. Parmi ces

informations, on trouve l’état des législations et normes

s’appliquant aux gants de protection (le règlement EPI mais aussi

les autres législations applicables telles que REACh), l’avancement

des travaux de normalisation, les problèmes particuliers rencontrés

dans l’application des normes et la formalisation de proposition

d’amélioration. Autres informations partagées, les problèmes

liés à l’application de la directive EPI 89/686 – devenue Règlement

2016/425/UE et disfonctionnements sur le marché –, le partage

des réponses d’expertise sur la protection des mains faites aux

questions posées au travers du Synamap par des utilisateurs ou

autorités (par exemple, les gants pour la grippe aviaire…), sans

oublier la préparation de documentations techniques concernant

les gants : innocuité des matériaux, phtalates, diméthylfumarate,

essai de coupure EN 388, propriétés antistatiques des

gants, contact alimentaire… disponibles sur le site du Synamap.

Enfin, nous aidons à la préparation de documents techniques

concernant les EPI tels que REACh.

un point sur les normes : quelles normes

régissent la protection des mains ?

comment ont-elles évolué ces dernières

années et quelles en sont les dernières

évolutions ?

Parmi les normes concernant la mécanique et l’entretien figure

notamment l’EN 420 qui fait référence aux exigences générales

des gants de protection – en révision, elle devient EN ISO 21420

et va inclure un nouvel essai et exigence pour les gants destinés

aux zones Atex (propriétés électrostatiques). L’EN 388 (gants

de protection mécaniques) bénéficie d’une nouvelle version

publiée prochainement incluant une amélioration des essais

d’abrasion et de coupure. Attention, l’information des performances

associées au pictogramme va changer.

L’EN 374 (qui se compose de quatre parties) est liée à la protection

contre les produits chimiques et micro-organismes : ces

normes ont été ou sont en révision. Principaux changements :

un seul pictogramme reste utilisé avec une information sur les

performances qui change. L’essai de perméabilité (EN 374-3) est

désormais remplacé par la norme EN 16523-1 : 2015, mais ne

change pas. Un essai de dégradation chimique (EN 374-4) est

maintenant normalisé ; il permet de donner plus d’informations

Les fabricants cherchent le meilleur compromis

entre protection, dextérité et confort – © uvex

88 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


PréVention Des risQues

aux utilisateurs sur la résistance des gants au contact d’acides

par exemple. L’EN 407 (chaleur et feu) est en cours de révision,

pour l’amélioration des méthodes d’essai seulement ; quant à l’EN

12477 (gants de soudeurs), celle-ci ne subit pas de changement*.

répondent-elles véritablement, selon

vous, aux besoins en termes d’encadrement

qu’exprime aujourd’hui l’industrie ?

Si l’on parle d’information pour aider les utilisateurs à choisir

et bien utiliser les gants, ces normes sont d’une grande utilité.

La condition reste que les fabricants et distributeurs sachent

présenter cette information d’une manière conviviale et facile

à comprendre. Toutefois, ces informations restent générales et

ne considèrent pas nécessairement tous les cas d’utilisation. Le

service technique des fabricants et des distributeurs demeure

essentiel pour guider les utilisateurs dans leur choix. Ce choix

reste un compromis entre la fonctionnalité à préserver pour

la main (son agilité et sens tactile) et le niveau de protection

à apporter, un antagonisme que seuls des conseils et essais

peuvent résoudre, car les normes n’apportent pas d’aide suffisante

à ce sujet.

à quels risques sont confrontés

les industriels, et notamment dans

les métiers de la maintenance ?

En premier lieu, on citera les risques mécaniques. Mais ils sont

souvent associés à d’autres risques, tels que le risque de contact

avec des huiles, solvants, acides, des mélanges complexes de

produits chimiques, qui nécessitera les ports de gants revêtus

de matériaux étanches résistants. Il existe aussi parfois des

risques mécaniques associés à la chaleur de contact. La seule

norme évoquée précédemment considérant spécifiquement une

application celle des gants de soudeurs, où les risques combinés

sont considérés.

quels sont les enjeux d’une mauvaise

protection des mains, tout particulièrement

dans en milieu industriel ?

Il s’agit des blessures par coupure, le poinçonnement, avec la gêne,

la baisse de productivité voire l’arrêt de travail, et pour lesquels

on peut toujours trouver un gant apportant un bon compromis

protection/dextérité/confort. Naturellement, les utilisateurs sont

en général bien sensibilisés à cette protection, car ils en subissent

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production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I89


PréVention Des risQues

mécanique, avec des gants de haute résistance à la coupure de

plus en plus souples et fins.

au-delà de l’epi, quelles bonnes pratiques

d’utilisation et d’entretien des gants

pouvez-vous livrer À noS lecteurs ?

Utiliser des gants sur les mains propres et sèches, essuyer ou

rincer la surface extérieure avant de les retirer, les laisser sécher

(surtout l’intérieur, ne jamais remettre des gants humides) ou

encore vérifier que les gants ne sont pas abîmés avant de les

réutiliser. Autres conseils, il est important de changer les gants

trop sales à l’intérieur pour éviter une dermatose ; d’une manière

générale, il n’est pas recommandé de laver les gants, ceci pouvant

altérer leur innocuité et leurs propriétés de protection. Enfin,

lisez et appliquez les instructions données dans la notice d’utilisation

avec les gants ; n’hésitez pas à contacter les fabricants ou

les distributeurs pour des informations spécifiques si nécessaire. ●

Propos recueillis par Olivier Guillon

* Il est à noter que la Commission Gant va préparer des explicatifs pour aider

à comprendre ces changements et notamment les nouvelles données accompagnant

les pictogrammes

Photo : O. Guillon

immédiatement les conséquences. Ce n’est en revanche pas nécessairement

le cas pour ce qui concerne la protection contre le

contact chimique. L’utilisateur nous dira qu’avoir de l’huile sur

les mains ne lui crée pas une maladie ! C’est vrai à court terme,

mais jamais à long terme ; le contact répété avec des huiles ou

solvants lui créera irrémédiablement des dermatoses d’irritations,

voire des réactions allergiques, avec parfois la triste réalité de ne

même plus pouvoir tolérer le port de gants !

comment les fabricants répondent-ils

à ces besoins de protection ? À travers

quelles innovations ?

Les fabricants sont à l’écoute des besoins et s’intéressent à

toujours mieux répondre à ce compromis de gants de haute

protection conservant les meilleures dextérités et confort

possibles. Ceci par l’usage de fibres et de fils toujours plus

performants, associés à une construction de gants plus ergonomique.

Ceci est particulièrement vrai pour la protection

Formation technique epi

du synamap : prochaine

session en novembre

et décembre 2016 !

D’une durée de 36 heures réparties sur cinq jours, la

formation technique EPI du Synamap permet d’acquérir une

expertise complémentaire indispensable au développement

de l’esprit sécuritaire et aborde les différents types de

protection (protection auditive, protection des yeux, des voies

respiratoires, des mains, des pieds, antichute, haute visibilité,

vêtements de protection) et la réglementation en vigueur. Avec

des méthodes pédagogiques efficaces, cette formation assure à

l’ensemble des participants de devenir des prescripteurs d’EPI

adaptés à chaque risque, dans le respect total de la législation.

La prochaine session de la Formation Technique EPI aura

lieu du 28 novembre au 2 décembre 2016 à Paris. Comme les

autres sessions, elle permettra aux participants de renforcer

leurs compétences techniques sur les EPI, d’argumenter dans

la négociation auprès des responsables sécurité, d’intervenir

en véritables préconisateurs dans l’analyse des risques

pour conseiller les EPI adaptés à chaque situation ou encore

d’acquérir le vocabulaire et toutes les connaissances propres

aux EPI et à la protection de l’homme au travail (contacter

Laure Ferrus – lferrus@synamap.fr)

eN sAvOir pLUs > www.synamap.fr

90 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


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reportage

la sécurité chez shell, l’affaire de tous !

756 jours sans le moindre accident. voici ce qu’on peut lire sur le panneau digital qui trône

fièrement à l’entrée du site shell de nanterre, dans les hauts-de-seine. il faut dire la sécurité

est une priorité absolue sur ce site qui figure parmi les plus importants du groupe en Europe

en matière de production mais aussi l’un des plus automatisés. immersion dans une usine qui

a su mettre en œuvre une politique de sécurité efficace et particulièrement payante.

Outre la maturité des systèmes de sécurité de ce

fabricant de lubrifiant qui, au regard de ce secteur

traditionnellement exposé à des risques toxiques

(manipulation d’additifs qu’on chauffe provoquant

des gaz dangereux), d’incendie (dus à la forte présence d’hydrocarbures),

de débordement de cuves (plus de 160 référencées sur

le site de Nanterre), le niveau d’automatisation avancé a permis

de réduire d’autres risques, plus ou moins spécifiques ; « ce degré

d’automatisation élevé a permis de réduire fortement les risques

liés à la manutention des équipements notamment, mais aussi les

autres dangers qui concernent l’exposition chimique, les TMS, le

bruit, les accidents de la route ou encore les fortes dénivellations et

les nombreux escaliers – pouvant provoquer des chutes – en raison

de l’âge ce site historique dont les premières fondations datent de

1924 », précise Fabien Surmont, responsable HSE de l’entreprise.

Autres risques fréquents, les coupures, l’écrasement, les risques

liés aux travaux ou aux opérations de maintenance telles que la

soudure, le découpage et les mélanges, sans oublier les brûlures

dues à la manipulation de produits chauds allant parfois jusqu’à

90° ; « nous utilisons des améliorants de viscosité que l’on chauffe

de manière à les pomper et les incorporer aux mélanges ».

responsable hse : une fonction indépendante

chez shell

La sécurité est la première des priorités et l’affaire de tous.

Celle-ci ne repose pas uniquement sur le responsable HSE

dont le rôle est de fournir les supports nécessaires aux équipes

opérationnelles pour connaître les standards de sécurité du

groupe. Cette fonction est volontairement indépendante

de la hiérarchie de l’usine ; elle dépend au contraire d’un

« La sécurité n’a rien d’un ordre venant d’en haut :

elle implique tout le monde »

L’usine Shell de Nanterre est implantée sur un site datant de 1924 et disposant d’un quai sur le chenal menant à la Seine

92 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


PréVention Des risQues

Shell a depuis longtemps résolu le problème du non-port des EPI, qu’ils soient standard ou spécifiques

responsable sécurité à l’échelle régionale du groupe. « Nous

échangeons beaucoup au niveau international du fait de nos

nombreuses implantations dans le monde afin de partager nos

retours d’expérience en matière de risques ou d’éventuels accidents,

nos bonnes pratiques et nos solutions, souligne Fabien

Surmont. Nous sommes une douzaine de personnes à nous

réunir, en outre, régulièrement pour partager nos informations

et nos outils, sans oublier les réunions de management hebdomadaires

pour l’organisation HSE ».

Les standards de sécurité du groupe permettant de gérer les

plus gros risques, l’entreprise se focalise sur les risques les

plus fréquents – mais aux conséquences limitées – à savoir

les chutes de plain-pied et les chocs entre piétons et chariots,

risques qui représentent près de la moitié des incidents, ainsi

que les coupures, non pas avec les outils mais avec des surfaces

coupantes. Ces risques dits résiduels n’en sont pas moins prioritaires

dans la politique HSE de l’entreprise, laquelle repose

sur trois piliers fondamentaux : le respect de la réglementation,

l’intervention immédiate en cas de situation à risque et

le respect à la fois du personnel et du voisinage (et de l’environnement)…

avec toujours un seul et même objectif en

tête : atteindre le zéro accident – autrement dit aucun blessé

ni aucun déversement. L’hygiène, la santé et la sécurité s’inscrivent

dans une démarche d’amélioration continue. Pour ce

Le gant universel n’existe pas,

et dans un sens, c’est préférable ;

l’opérateur ne doit pas se sentir une surprotection.

Il doit toujours savoir pourquoi l’EPI le protège

faire, l’équipe de Fabien Surmont doit être capable de mesurer

et d’évaluer la performance HSE avec la plus grande précision

grâce à des indicateurs tels que le taux de fréquence d’accidents.

« Notre maturité en matière de sécurité se chiffre notamment par

le nombre important d’engagements de sécurité passés avec nos

salariés mais aussi avec nos sous-traitants et nos fournisseurs,

indique le responsable santé-sécurité. De même, nous travaillons

au plus bas de la pyramide ; la sécurité n’a rien d’un ordre

venant d’en haut : elle implique tout le monde »

l’epi en dernier recours

Cette maturité s’illustre également dans la culture HSE de

l’entreprise et de ses salariés au niveau des équipements de

protection individuelle : « nous avons depuis longtemps résolu

le problème du non-port des EPI, qu’ils soient standard ou spécifiques

», insiste Fabien Surmont. Parmi les équipements dits

standard et portés par tous, notons les chaussures de sécurité

montantes (pour éviter de se tordre la cheville en cas de

glissade ou de chute), des vêtements haute visibilité en raison

notamment des nombreux véhicules circulant sur le site ainsi

que les casques auxquels sont intégrées des lunettes de protection.

Quant aux EPI spécifiques, ils répondent à un besoin de

protection exprimé en fonction des différents métiers et tâches

exercés dans l’usine de Nanterre, et les risques auxquels ils sont

exposés : chimiques, coupures, fluides et surfaces chaudes…

et c’est là que ça se complique et qu’une démarche HSE prend

tout son sens.

Cela est d’autant plus vrai pour les gants de protection pour

lesquels il est essentiel de toujours faire le lien entre le gant et

la tâche effectuée ; sur un autre site de Shell par exemple, ont

été adoptés des gants permettant de manipuler des bouteilles

production maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016 I93


PréVention Des risQues

« Nous luttons avant tout contre l’idée

que l’EPI supprime tout danger »

Le principal danger d’un gant universel

résiderait dans le sentiment de surprotection

de gaz sans se pincer les doigts, des opérations désormais automatisées

à Nanterre via un bras de robot. « Il existe plus de dix

sortes de gants portés sur le site. La problématique réside dans le

fait qu’il n’y a pas de gant universel, ni en mesure de répondre à

tous les risques ». Une problématique mais pas nécessairement

un problème car, comme le précise Fabien Surmont, le principal

danger d’un gant universel résiderait dans le sentiment de

surprotection qui pourrait progressivement animer les opérateurs,

et par là même oublier pour quels risques l’équipement les

protège. Mais on n’en est pas là et pour l’heure, lorsque l’on porte

un gant protégeant des produits chimiques, il ne va pas nécessairement

pouvoir être utilisé pour faire de la manutention.

revenir sur les règles établies

En matière de bonnes pratiques et de conseils d’utilisation, il

est un point à ne pas négliger dans le choix des gants de protection,

celui du confort ; « trop souvent mis de côté, ce critère est

pourtant primordial à la fois pour une utilisation effective et

systématique de l’équipement mais aussi pour la bonne mise en

œuvre des opérations. C’est pourquoi après avoir présélectionné

plusieurs modèles, en réponse au niveau de protection souhaité,

on implique directement le personnel en lui faisant tester les gants

afin de recueillir leurs remarques après huit heures d’utilisation ».

Une fois les équipements adoptés, il est de mise de ne pas laisser

les imperfections de l’EPI envahir le quotidien des opérateurs

; « si l’on s’aperçoit qu’un modèle de gants présente après

coup des problèmes, il ne faut pas hésiter à revenir sur ce choix.

L’idée est d’inciter les utilisateurs à nous faire part de toutes leurs

remarques même si celles-ci doivent remettre en question les

règles établies », insiste Fabien Surmont. L’utilisateur doit absolument

se sentir libre de ses choix et de changer d’EPI quand

il en ressent le besoin. Enfin, en matière de port de l’EPI en

lui-même, chez Shell, les gants sont en libre-service. L’idée :

ne pas être économe en équipement de protection, en changer

avant l’usure ; « nous assurons une fréquence de remplacement

pour être sûrs que l’EPI remplit bien sa fonction. Aussi, nous

formons le personnel afin de reconnaître les niveaux d’usure des

EPI et à quel moment ils doivent être remplacés ».

La culture HSE s’illustre à merveille lorsque les opérateurs ne

se posent plus la question de savoir quoi porter en fonction de

l’endroit où ils se trouvent et des tâches qu’ils ont à réaliser. Car

comme le rappelle Fabien Surmont, « les nouveaux process ou

techniques de management, au même titre que les solutions techniques,

y compris les plus innovantes en la matière, ne régleront

plus rien tant qu’un travail de fond n’aura pas été effectué sur

les comportements humains ». Car c’est bien à ce niveau que se

situe le plus vaste chantier pour une entreprise en matière de

santé et de sécurité. ●

Olivier Guillon

Le secteur des lubrifiants est exposé à des risques

toxiques liés à la manipulation d’additifs

94 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


agenDa

du 29 novembre au 2 décembre 2016

Pollutec lyon

En posant ses valises du 29 novembre au

2 décembre prochains au cœur de la première

région industrielle de France, cette édition

lyonnaise de Pollutec continuera, comme à

son habitude, à mettre l’accent sur l’innovation

afin de relever les défis des entreprises en

matière d’impact environnemental.

à lyon eurexpo

www.pollutec.com

du 6 au 9 décembre 2016

midest – maintenance expo

Midest et Maintenance Expo se tiendront cette

année en décembre à Villepinte sous une

dynamique nouvelle orientée vers l’industrie

du futur. Regroupés au sein de l’ensemble

Convergence, les deux salons verront comme

chaque année, entre autres, les trophées de

l’innovation et le forum de la maintenance.

au parc des expositions paris-nord villepinte

www.midest.com

retrouvez toutes les dates

de manifestations sur :

www.maintenanceandco.com/agendas

du 6 au 9 décembre 2016

smart industries du futur

à l’honneur en décembre

La deuxième édition de Smart Industries se

déroulera du 6 au 9 décembre, en parallèle

du salon Midest. Conjointement à Smart

Industrie, Connect+ Event (ex RFID Congress)

complétera le salon de l’industrie du futur

par sa dimension « objets communicants

professionnels ».

au parc des expositions paris-nord villepinte

www.smart-industries.fr

du 24 au 26 janvier 2017

sepem industries nord

La grande édition historique des salons

Sepem Industries se déroulera à Douai fin

janvier. Surfant sur la vague de succès, le

Sepem Nord s’appliquera à proposer des

solutions pratiques à tous les industriels de

la région Hauts-de-France et des territoires

environnants, quel que soit leur secteur

d’activités de provenance.

au parc des expositions de douai

www.sepem-industries.com

le 15 novembre 2016

inmachine+onprocess

Le rendez-vous de la performance des

systèmes automatisés se déroulera le

15 novembre prochain à Lille.

à lille

www.in-machine.com

du 6 au 9 décembre 2016

forum de la maintenance

Organisé sur le salon Maintenance Expo par

l’Afim, le forum mettra cette année encore à

l’honneur de nombreux retours d’expérience

à villepinte (salle 611 – hall 6)

www.afim.asso.fr

du 7 au 9 mars 2017

cfia rennes

Le salon cœur d’usine dédié au secteur

agroalimentaire accueillera environ 20 000

visiteurs et 1 450 exposants.

à rennes

Cfiaexpo.com

du 7 au 9 avril 2017

industrie lyon

Le salon leader des technologies de

production proposera une large sélection de

solutions pour rendre l’usine plus productive

et compétitive.

à lyon

www.industrie-expo.com


index

Au sommaire du prochain numéro :

>> spécial industrie lyon 2017

technologies

Quelles solutions pour

assurer la surveillance

et la maintenance

des machines-outils ?

maInTEnanCE méCanIQuE

La lubrification au cœur de la stratégie

de maintenance

maInTEnanCE En PrODuction

Stockage, levage et rayonnage à l’honneur

manaGEmEnT

Des solutions

logicielles pour

relier la production

et la maintenance

PréVEnTIOn DES rISQuES

Quelles méthodes pour bien réaliser

son document unique ?

Liste des entreprises citées et index des annonceurs

abb..........................................................48 et 63

acoem................................................................25

afi Klm e&m.......................................................6

afim...................................................... 6, 10 et 12

apave................................................. 10, 34 et 41

artema...................................................... 6 et 73

aspentech.......................................................52

automatique & industrie..........................66

bito systems........................... 3 e de couverture

carl software.......................... 6, 10, 33 et 48

cetim..................................................................51

cfia.....................................................................22

chavériat robotique.....................................6

cimi.....................................................................19

comau.............................................................36

connect+ event.............................................58

corim solutions.....................................9 et 38

creative it............................................. 43 et 56

db-vib........................................................ 5 et 30

denios...............................................................91

descours & cabaud..............2 e de couverture

dimo software.............................. 10, 36 et 49

dsdsystems............................................. 3 et 42

electroclass.................................................31

endel (groupe engie)...........................7 et 68

etic télécom........................................... 8 et 23

even pro / sepem industries.......... 45 et 95

ewon..................................................................21

flir........................................................... 15 et 65

fluKe.................................................................13

fresenius Kabi..............................................38

fuchs lubrifiant..........................................67

geoconcept......................................................6

gl events / smart industries..54, 57 et 95

i-care...................................................... 17 et 27

ifm electronic.................................6, 59 et 89

igus....................................................................55

insa centre-val-de-loire.........................24

Keb......................................................................22

latty.........................................................71 et 75

leuze.................................................................85

mayr...................................................................77

megadyn...........................................................69

michaud chailly............................................73

midest-maintenance expo........ 10, 65 et 95

mobility worK ...............................................10

nexter..............................................................56

norelem...........................................................75

olympus..............................................................8

pair conseil....................................................12

picomto................................................... 39 et 46

pierre guerin.................................................11

pilz.....................................................................83

pollutec.......................................... 62, 80 et 95

rs components......................4 e de couverture

salins................................................................42

schencK rotec................................................8

schmersal............................................ 82 et 87

sdt international.......................................20

sew usocome..................................................64

shell.................................................................92

sicK........................................................... 60 et 81

siveco................................................................10

sKf............................................................ 29 et 78

stx france........................................................8

synamap...........................................................88

thyssenKrupp...............................................52

traxx...................................................................8

uvex.....................................................................8

valouy conseil..............................................12

voith..................................................................78

watco.........................................85 et Encartage

le chiffre

à retenir :

>> voir l’avis d’expert à ce sujet

en page 85 du magazine

600 000

voici le nombre d’accidents de travail

qui ont lieu chaque année en france

(chiffre du ministère du travail).

force est de constater que la part

des arrêts pour un manquement au

niveau des règles de sécurité est

en constante augmentation. pour

robert stacey, le directeur europe

de watco, ces chiffres inquiétants

et les enjeux qu’ils représentent ne

parviennent pas encore à convaincre

bon nombre d’entreprises, préférant

remettre à plus tard leurs travaux de

maintenance.

retrouvez nos anciens numéros sur :

www.production-maintenance.com

96 Iproduction maintenance • n°55 • novembre-Décembre 2016


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