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Production Maintenance n°58

Spécial GMAO ou comment faire de la maintenance un centre de profits

Spécial GMAO ou comment faire de la maintenance un centre de profits

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DOSSIER 30

SPÉCIAL GMAO ou comment faire de

la maintenance un centre de profits

Technologies 10

Enova–CIM 2017 : la

métrologie à l’honneur à

Paris

N° 58 | Août-Septembre 2017 | Trimestriel | 20€

10 24 54 60

Maintenance en

production

Mieux suivre l’outil de

production dans l’emballage

et le conditionnement

Prévention des

risques

Préventica Strasbourg :

un point sur les pratiques

d’utilisation des EPI

Maintenance

mécanique

Prendre les précautions

nécessaires à la sécurité

des machines


*

Crédits photos : ©3M 2017

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ÉDITORIAL

Mettre « en marche » la

transmission des connaissances

Olivier Guillon

Rédacteur en chef

« Les nouvelles technologies se

révèlent être un outil précieux dans la

transmission des savoirs. »

Bien loin l’idée de marquer une quelconque orientation politique

dans le magazine Production Maintenance, on ne pouvait

rédiger ces quelques lignes d’éditorial sans évoquer le vent de

renouveau de la classe politique et l’élection d’Emmanuel Macron,

fervent défenseur des nouvelles technologies et de cette « French Tech »

qui fait tant parler d’elle ; celle-ci a d’ailleurs été fortement représentée

en juin dernier à la Porte de Versailles sur le salon VivaTechnology.

Sur place, naturellement, on ne parle pas que d’industrie, encore moins

de maintenance industrielle. Mais cet événement co-organisé par

Publicis et Les Échos a le mérite

de rassembler des jeunes entreprises

(pour certaines cependant

essaimées de grands comptes tels

que Valeo, Safran, GE ou encore

Vinci) dotées d’un savoir-faire

remarquable dans le domaine

de l’IoT notamment, et d’un esprit de « startupper » apportant indéniablement

un regard jeune sur l’industrie.

Certes, on ne remplacera pas le bon sens humain ni l’expérience des

techniciens de maintenance les plus aguerris mais ces nouvelles – et

nombreuses – solutions issues le plus souvent du Web et des objets

connectés joueront un rôle majeur pour lutter contre la perte des

compétences techniques. La transmission des connaissances trouvera-t-elle

son salut à travers les nouvelles technologies ? Celles-ci se

révèlent en tout cas comme un relais complémentaire à la formation

qu’il ne faudra pas négliger.

Olivier Guillon

/@productionmaint

ÉDITEUR

MRJ Informatique

22 Boulevard Gambetta

92130 Issy-les-Moulineaux

Tel : 01 84 19 38 10

Fax : 01 34 29 61 02

www.production-maintenance.com

/ProductionMaintenance

/@productionmaint

Direction :

Michaël Lévy

Directeur de publication :

Jérémie Roboh

Rédacteur en chef :

Olivier Guillon

COMMERCIALISATION

Publicité :

Sonia Cheniti

s.cheniti@mrj-corp.fr

Diffusion et Abonnements :

vad.mrj-presse.fr

Prix au numéro :

25 €

Abonnement 1 an :

85 € / 4 numéros

Étranger :

100 €

Règlement par chèque

bancaire à l’ordre de MRJ

RÉALISATION

Conception graphique :

Eden Studio

Maquette, Impression :

Pauker Holding Kft.

Baross utca 11-15.

H -1047 Budapest - Hongrie

N°ISSN :

1632 - 4153

Commission paritaire :

0 414 T 83 214

Dépôt légal : à parution

Périodicité : Trimestrielle

Encart : Denios

Numéro : 58

Date : Août-Septembre 2017

RÉDACTION

Comité de rédaction :

Nello Comelli (Afim) Olivier Guillon

Karim Kalfane (Afim) Michel Martin

(Afim) Claude Pichot (Afim)

Ont collaboré à ce numéro

Patrice Dannepond (SDT

International),

Daphné Mothes (Mobility Work)

Ralitsa Peycheva (Mobility Work)

Membre du réseau REPM-EMPN

CRÉDITS

Ce numéro contient :

• un Encart DENIOS

Photo de couverture :

©iStock – Baranozdemir

Photo :

iStocks - (c)Endopack

Toute reproduction, totale ou

partielle, est soumise à l’accord

préalable de la société MRJ.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I1


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SOMMAIRE

DOSSIER

SPÉCIAL GMAO

30

30 Considérer la maintenance comme une source de profit avec

la GMAO

32 Pousser la maintenance à son maximum avec une GMAO

36 Une GMAO pour un service optimal dans les airs

38 Picomto se développe en intégrant la capture de données terrain

40 Federal Mogul abandonne le client-serveur au profit de la GMAO

44 GMAO et Big Data : pourquoi adopter la maintenance intelligente ?

48 Spie Ouest-Centre fait appel à Siveco pour améliorer son service

50 Donner au SAV ses lettres de noblesse

ACTUALITÉS

6 VivaTechnology crée l’événement

en juin à la Porte de Versailles

6 Le salon Midest est reporté en

mars 2018

6 Siam-Ringspann à Lyon certifiée

ISO 9001 version 2015

6 Une réussite pour le concours

général des métiers de la

maintenance des matériels

8 IFM lance deux solutions en un

capteur de pression

8 Plus de connectivité pour les

anciens détecteurs de gaz

8 Tork lance une nouvelle gamme de

chiffons de nettoyage

8 Un outil de mesure TRS mobile et

adaptable

8 Une nouvelle gamme RS Pro

destinée à la conception et

la réparation de composants

électroniques

12 L’événement international de la

métrologie revient à Paris

14 Bien étalonner ses instruments

de mesure

16 Les mesures ultrasonores : un

gage de fiabilité pour la gestion

de l’état des équipements

20 Une utilisation réussie du SDT270

chez STPG

MAINTENANCE EN

PRODUCTION

MAINTENANCE DANS

L’EMBALLAGE

24 Europack Euromanut CFIA

s’installe en novembre à Lyon

26 Horiba Médical met le M.E.S. au

service du conditionnement

28 Adopter une stratégie des assets

pour fiabiliser ses lignes de

conditionnement

PRÉVENTION DES

RISQUES

PRÉVENTICA STRASBOURG

54 Le grand rendez-vous de la prévention

des risques met le cap à l’est

56 L’EPI, l’ultime et nécessaire

recours contre l’accident

58 Focus : Quelques solutions « tendances

» en matière de sécurité

MAINTENANCE

MÉCANIQUE

SÉCURITÉ MACHINES

60 Bien sécuriser les machines avec

des barrières immatérielles

62 Un projet sur mesure pour la

sécurité des machines

66 Sécurité : le rôle indispensable

des garde-corps

68 Prendre en compte la sécurité

des interventions de maintenance

dès la conception d’une machine

TECHNOLOGIES

SPÉCIAL ENOVA PARIS

10 Enova Paris, de retour fin

septembre à la Porte de

Versailles

OUTILS

71 Agenda

72 Index

72 Répertoire des annonceurs

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I3


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TECHNOLOGIES

Le contrôle et la métrologie à

l’honneur p.10 à 22

©René Gaens

Avec la tenue conjointe d’Enova Paris et du Congrès

international de métrologie (CIM) qui se tiendront en

septembre prochain à la Porte de Versailles, le focus est

donné sur les pratiques et les instruments de mesure et de

contrôle destinés à améliorer la surveillance des équipements

de production pour des interventions de maintenance plus

précises et « juste à temps ».

MAINTENANCE EN PRODUCTION

La maintenance dans le

secteur de l’emballage p.24 à 29

© SEW Usocome

À l’occasion du salon Europack-Euromanut-CFIA, il nous

est paru intéressant d’aborder la question du secteur

de l’emballage et du conditionnement sous l’angle de la

maintenance. Faisant le plus souvent appel à de l’industrie

de process, ce secteur implique une surveillance de tous

les instants de l’outil de production et de son état de santé.

L’objectif étant de limiter au maximum les risques d’arrêts.

MANAGEMENT

Dossier spécial GMAO p.30 à 52

© Optimaint

Dans ce dossier spécial GMAO, la rédaction de Production

Maintenance a cherché à mettre en lumière des retours

d’expérience et des cas d’applications divers et variés

illustrant la possibilité, grâce à une utilisation pertinente

de l’outil de GMAO, de faire de la maintenance un centre

de profit. Une façon de reconsidérer ce service encore trop

souvent perçu comme la bête noire des financiers.

PRÉVENTION DES RISQUES

Préventica : cap à l’est ! p.54 à 70

© Leuze Electronic

Le congrès-salon Préventica posera ses valises à

Strasbourg en novembre prochain. L’occasion pour

Production Maintenance de revenir sur deux sujets majeurs

de la protection des opérateurs : d’une part les EPI et les

bonnes pratiques à adopter pour assurer le port de ces

équipements ; d’autre part, la sécurité des machines et de

leur environnement, à commencer par celle des techniciens

de maintenance chargés d’intervenir sur l’outil de production.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I5


ACTUALITÉS

EN BREF

Le salon Midest reporté en

mars 2018

Après plusieurs rebondissements,

le salon de la sous-traitance,

initialement avancé en

octobre, n’aura finalement pas

lieu cette année mais du 27 au

30 mars 2018, conjointement

à Industrie Paris 2018, Smart

Industries et Tôlexpo ; le Midest

se déroulera dans le cadre plus

large d’un « grand rassemblement

des salons français de l’industrie

». Le lieu de l’événement

restera le parc des expositions

de Paris-Nord Villepinte.

COMPTE-RENDU

VivaTechnology crée l’événement

en juin à la Porte de Versailles

Siam-Ringspann à Lyon

certifié ISO 9001 version 2015

En mai dernier, la conformité

du management de la qualité

au sein de la société Siam-

Ringspann a été validée en accord

avec les exigences de cette

nouvelle version de la norme

ISO 9001, très orientée vers la

satisfaction des clients.

Une réussite pour le

Concours général des

métiers de la maintenance

des matériels

Cette deuxième édition, dont

les épreuves pratiques se sont

déroulées en mai au lycée

Champo de Mauléon (64), a tenu

ses promesses. Un marathon de

18 heures d’épreuves sur trois

jours, à l’issue duquel les neuf

meilleurs candidats sélectionnés

parmi les 123 jeunes

ayant participé cette année aux

épreuves écrites, ont été départagés

par le jury de professionnels

et d’enseignants. Élèves ou

apprentis en terminale bac pro,

ils se sont tous mesurés sur les

différents types de matériels -

agricole, de travaux publics &

de manutention ou de parcs &

jardins.

«

Impressionnant

».

Le mot est lâché, signe

d’une réaction unanime

sur le stand d’Actemium,

marque du groupe Vinci Énergies, venu

présenter une multitude de start-up et

d’innovations, en particulier dans le

domaine de la surveillance en temps

réel et de la maintenance connectée. Il

faut dire que les 5 000 start-up (dont

plus de la moitié provenaient de l’étranger)

présentes sur les lieux de cet événement

inédit, ont dû se frayer un chemin

pour atteindre leur espace d’exposition,

parfois larges d’à peine plus d’un mètre.

Dans le flot d’innovations touchant à

la fois les biotechnologies, la réalité

augmentée ou encore la nourriture

de demain, l’industrie est bel et bien

présente. En témoigne la société Perfect

Industry qui a mis au point la solution

Perfect Improve destinée à modéliser

et à visualiser l’atelier de n’importe

quel endroit à partir d’un smartphone.

Au-delà de cette technologie, l’idée

pour cette start-up de cinq personnes

est de développer un outil d’e-learning.

Autre problématique, cette fois soulevée

par l’entreprise Monixo, le traitement

et l’analyse des données ; la

start-up a mis au point une solution

complète (hardware et software) visant

à donner la bonne information au bon

moment. Enfin, Scalian était aussi de

la partie, davantage dans le domaine

de la sécurité. Une multitude d’innovations

étaient présentées sur le stand de

l’entreprise, allant de la réalité augmentée

avec l’outil Eyesistance, permettant

d’afficher des informations virtuelles

sur le monde réel, ou encore une panoplie

complète d’EPI bardés de capteurs,

protégeant le technicien de la tête au

pieds.

Olivier Guillon

EN SAVOIR PLUS > vivatechnology.com

>> Dans le prochain n° de Production

Maintenance, un dossier sera consacré

aux start-up qui bouleverseront les

métiers de la maintenance •

6 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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ACTUALITÉS

EN BREF

Tork lance une nouvelle

gamme de chiffons de

nettoyage

Alors que de nombreux industriels

utilisent encore des

chiffons en tissu ou du linge de

location pour le nettoyage des

chaînes de production, Tork

a décidé de lancer Exelclean,

une gamme de chiffons parfaitement

adaptée à l’environnement

industriel, aux packs

plus écologiques et compressés

(26% d’espace en plus) et au

conditionnement facilité grâce à

des poignées résistantes et une

ouverture plus large.

Un outil de mesure TRS

mobile et adaptable

Azlac vient de lancer son

nouveau produit « Kit TRS »

pour connecter facilement une

machine de production, mesurer

son TRS et son activité. Cette

solution enregistre l’activité

machine : temps de fonctionnement,

causes d’arrêts, comptage

pièces. Le kit comprend un

boîtier d’acquisition, un logiciel

de visualisation en temps réel et

une prestation d’assistance au

démarrage.

Une nouvelle gamme RS Pro

destinée à la conception et

la réparation de composants

électroniques

RS Components élargit sa

gamme RS Pro en y ajoutant

une série de nouveaux équipements

d’atelier, notamment

une station de soudage, une

station de reprise et un dispositif

d’extraction des fumées.

Ces appareils sont destinés aux

sites de production, ainsi qu’aux

environnements d’entretien et

ciblent également les ingénieurs

et techniciens travaillant dans

les laboratoires.

PRÉCISION

IFM lance deux solutions

en un capteur de pression

Lors de la conférence de presse

organisée le 2 juin dernier,

IFM Electronic a présenté un

nouveau capteur de pression

miniature, PV. Premier pressostat du

marché bénéficiant d’une sortie TOR

et une sortie numérique, ce capteur

comporte une cellule de mesure, à

couche mince, soudée directement sur

le raccord process.

Le PV possède un gravage laser, garantissant

en permanence l’identification

du capteur y compris dans des conditions

environnementales défavorables.

L’interface IO-Link intégrée lui permet

également de transmettre en continu les

valeurs du process et d’autres données

importantes, comme le comptage de

pics de pression. De plus, l’absence de

perte de conversion par des convertisseurs

analogiques / numériques ou des

parasites externes permet d’obtenir des

résultats de mesure numériques plus

OPTIMISATION

Honeywell a lancé un

nouveau dispositif compatible

Bluetooth qui fournit

une connectivité aux

systèmes fixes de détection de gaz utilisés

dans les secteurs du pétrole et du

gaz, de la pétrochimie et de la production

d’énergie. Ce dispositif permet aux

travailleurs d’utiliser leur smartphone

pour effectuer des tâches de maintenance

essentielles et éviter des temps

d’arrêt coûteux dans des environnements

potentiellement explosifs.

L’Optima Excel Local Display (OELD)

permet d’effectuer des tâches de maintenance

indispensables à distance dans

précis. Enfin, avec la conception sans

étanchéité de la connexion process G

1/4, ces capteurs peuvent être utilisés

non seulement pour les applications

hydrauliques mais aussi pour les gaz

inertes. •

EN SAVOIR PLUS > www.ifm.com

Plus de connectivité pour les

anciens détecteurs de gaz

des environnements à risques avec plus

de rapidité, moins de coûts et des temps

d’arrêt réduits. Ce dispositif améliore les

capacités des détecteurs de gaz Optima

d’Honeywell utilisés dans les secteurs

du pétrole et du gaz, de la pétrochimie

et de la production d’énergie. •

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8 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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TECHNOLOGIES

Enova Paris,

de retour fin

septembre

à la Porte de

Versailles

Le salon Enova, plateforme de

convergence des technologies de

l’électronique, de la mesure, de la

vision et de l’optique, se déroulera

du 19 au 21 septembre à la Porte de

Versailles. L’événement annuel réunira les

acteurs de l’industrie et de la recherche en

quête de solutions innovantes, quels que

soient leurs domaines d’activité (aéronautique,

automobile, médical, agricole…).

La R&D et les bureaux d’études des entreprises,

start-ups, centres de recherche,

universités, pôles industriels et scientifiques

trouveront sur le salon un espace

d’échanges rassemblant sur une surface

d’exposition en hausse de 15% (environ

10 000 m² d’exposition), un savoir-faire

technique et scientifique important, un

programme de Business Meetings plus

dense, un cycle de conférences, sans

oublier, comme tous les deux ans, le

Congrès international de métrologie.

Parmi les temps forts de ce rendez-vous

parisien, notons la présence du Village

Prototypage / Impression 3D, l’espace

Embarqué & Objets connectés / Services

& conseils (technologies et innovations

permettant d’intégrer intelligence et

connectivité aux produits et services) et

des parcours de visite applicatifs en partenariat

avec Cap’Tronic ; ceux-ci guideront

les visiteurs en répertoriant les exposants,

les innovations et les conférences de six

secteurs porteurs que sont l’aéronautique,

le militaire, l’automobile, le médical,

l’industrie 4.0, le bâtiment intelligent

ou encore l’agriculture et l’agroalimentaire.

Pour ce numéro de Production Maintenance,

la rédaction a choisi de mettre l’accent

sur les outils, les technologies et les

techniques associées permettant de faire

face aux problématiques de contrôle et de

mesure de fiabilité des équipements. Qu’il

s’agisse des techniques de surveillance

des défaillances ou des signes de fatigue

sur l’outil de production ou encore de la

calibration des instruments de mesure

nécessaires et quotidiennement utilisés,

la rédaction a fait appel à des interlocuteurs

spécialisés dans ces domaines qui

échappent aux compétences des entreprises

en interne. Une sélection des

quelques technologies en vogue permettra

aux lecteurs de se faire une idée des

tendances du moment.

Olivier Guillon

10 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


TECHNOLOGIES

xxx DOSSIER

xxx :

xxx

xxx

Axxxxx

DOSSIER-INTER

xxxx (2 800 signes)

LE DOSSIER EN DÉTAIL

12 L’événement international de la métrologie revient à Paris

14 Bien étalonner ses instruments de mesure

16 Les mesures ultrasonores : un gage de fiabilité pour la

gestion de l’état des équipements

20 Une utilisation réussie du SDT270 chez STPG

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I11


TECHNOLOGIES

RENDEZ-VOUS

L’événement international de la

métrologie revient à Paris

Le Congrès international

de métrologie se

déroulera durant Enova

Paris, du 19 au 21

septembre prochains

au parc des expositions

de Paris-Porte de

Versailles. Cet événement

rassemblera près de

1 000 participants venus

des quatre coins de la

planète pour y découvrir

les avancées en R&D et

applications pratiques

dans le domaine de la

métrologie.

Conjointement au salon

Enova Paris se tiendra

le Congrès international

de métrologie

(CIM). Organisé par le Collège

français de métrologie (CFM), le

congrès sera le lieu d’échanges

techniques entre les acteurs du

monde de la mesure avec utilisateurs

de moyens de mesure

provenant de toutes industries,

laboratoires et organismes et

décideurs. L’événement biennal

réunira les constructeurs d’appareils

de mesure et les prestataires

des techniques de mesure

ainsi que de nombreux enseignants

et chercheurs, sans oublier

les responsables fiabilité, qualité

et autres managers. Au total, un

millier de participants originaires

d’une cinquantaine de pays sont attendus.

L’angle de cette manifestation sera résolument

technologique. Avec comme slogan

« Mesurer pour inventer le futur », le

CIM abordera la mesure selon trois axes

: les processus, les techniques et les perspectives.

En particulier, une des tables

rondes du congrès « Mesure dynamique

et Usine du futur : l’atout métrologie »

aura pour objectif de montrer l’apport et

l’intérêt de la métrologie et de la maîtrise

de ses mesures dans l’usine du futur.

L’usine du futur est flexible, automatisée

et interconnectée. Cette révolution

industrielle correspond à un aménagement

de l’industrie actuelle par le biais

des nouvelles technologies.

La reconception du mode de production

passe aussi par la personnalisation

des produits, une production « bien du

premier coup », des petites séries, voire

des produits uniques. Ceci est possible

grâce notamment à l’exploitation du flux

de mesure mais aussi par une interaction

numérique entre l’homme et son

produit. Le produit est tracé et exploité

au maximum tout au long de sa fabrication

en fonction de ses caractéristiques,

particularités. Cette communication est

possible grâce à des capteurs, des automates…

c’est-à-dire par un processus de

mesure complètement intégré et interconnecté,

pour faire converger les informations

vers des paramètres de réglage

optimum. La mesure devient aussi dynamique,

c’est-à-dire que l’on mesure en

flux de production. On évite ainsi d’interrompre

le processus productif en

contrôlant dans la mesure du possible les

pièces même si celles-ci sont en mouvement.


12 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I13


TECHNOLOGIES

Francis Richard

Directeur technique du groupe Trescal, Francis

Richard exerce dans les métiers de la métrologie

et de la maintenance depuis 1981. Outre ses

fonctions chez Trescal, il est membre de la

Commission générale de métrologie de l’Afnor,

vice-président du Club Maintenance d’Acsiel et

membre du conseil d’administration du Collège

français de métrologie (CFM).

EN PRATIQUE

Bien étalonner ses

instruments de mesure

Le nombre croissant de machines automatisées dans les

ateliers de production, lesquelles sont de plus en plus

assistées de robots, nécessite des moyens de contrôle

toujours plus nombreux et performants. Mais pour être

efficaces, mieux vaut les étalonner régulièrement.

Les outils de production s’appuient sur de multiples équipements et instruments

de mesure, de capteurs et autres sondes qu’il est essentiel de maintenir

dans un état opérationnel optimal permettant de garantir un niveau

d’exactitude des résultats conforme aux exigences de leur utilisation. Or ces

derniers sont de plus en plus nombreux alors même que les contraintes en matière de

qualité et de performances ne cessent de se renforcer, que ce soit dans la production

manufacturière – tous domaines confondus –, la mécanique ou l’industrie de process.

À ces différents éléments qui composent les machines et les lignes de production

s’ajoutent des instruments qu’il est également nécessaire d’entretenir régulièrement

pour des opérations de contrôle d’usinage ou de serrage par exemple, de fonctionnement

de systèmes électroniques ou de mesures de conditions ambiantes, thermiques

en particulier dans l’usine ; c’est le cas notamment dans les industries de la mécanique,

la pharmacie, l’électronique ou la métallurgie où la maîtrise de la température

est au centre de toutes les attentions. « La température est une grandeur qui influe

sur toutes les autres, rappelle Francis Richard, directeur technique de Trescal, leader

dans la calibration rassemblant à ce jour près de 2 500 salariés répartis dans une

vingtaine de pays. Le besoin de bon nombre d’industriels d’optimiser leurs processus

les conduit à effectuer des mesures toujours mieux maitrisées et compte tenu du

fait que la température agit plus fortement sur l’ensemble des procédés, la surveillance

de celle-ci doit donc être renforcée ».

ASSURER UN INTERVALLE D’ÉTALONNAGE ADAPTÉ

Si la tendance montre que de plus en plus d’entreprises ont conscience de la nécessité

d’entretenir et de surveiller leurs instruments de mesure, on observe encore

©René Gaens

bien souvent des lacunes quant à leur étalonnage. « De

plus en plus de systèmes de mesure complexes sont mis

en œuvre pour des surveillances en temps réel d’un très

grand nombre de grandeurs. Ceux-ci comportent une

abondance de capteurs, des systèmes d’acquisition, de

transmission (multiplexés, optiques, radio…), de visualisation

et de traitement de données. La maîtrise et la

surveillance des spécifications de tels système requièrent

des compétences métrologiques adaptées or le métier est

de moins en moins exercé en interne dans les entreprises,

déplore Francis Richard. Si bien que beaucoup d’industriels

utilisent par exemple leurs capteurs pour une

durée limitée (garantie par le fournisseur) et sans jamais

les étalonner. » Si l’on ne peut pas faire vérifier tous ses

capteurs, tout processus de mesure doit toutefois être

14 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


TECHNOLOGIES

©Tecnalia

surveillé : « un capteur comme tout autre instrument

de mesures est censé durer plusieurs années mais,

dans certaines conditions, il peut dériver et générer

des mesures erronées. » C’est là qu’intervient la notion

d’intervalle d’étalonnage qui peut être périodique ou

conditionnel Mais celui-ci dépend de plusieurs paramètres

: d’une part, de ses conditions d’utilisation, la

fréquence et les exigences en termes de capabilité ;

d’autre part, de la gravité des conséquences liées à

un mauvais étalonnage, à l’exemple d’un défaut de

mesure sur un compteur de gaz sur une ligne à forte

cadence et pouvant alourdir la facture de plusieurs

dizaines de milliers d’euros ou une production de

pièces mécaniques à reprendre car non conforme

aux spécifications.

NE PAS SUR-DIMENSIONNER LA PARTIE

DÉDIÉE AU CONTRÔLE

En matière de conseils, Francis Richard n’hésite pas

à préconiser aux entreprises de conserver un minimum

de compétences en interne dans le domaine

de la métrologie afin de bien maîtriser les processus.

À partir de là, il est possible de mettre en place des

une solutions simples de contrôles intermédiaires, à

l’image d’une masse connue et réputée stable permettant

de vérifier si la capacité de mesure d’une balance

est maintenue et cela quotidiennement. Pour les cas

plus complexes, il existe également des laboratoires

de contrôle spécialisés auxquels on peut faire appel.

Par ailleurs, il convient d’éviter d’installer des solutions

plus performantes et plus onéreuses que ce

dont on a besoin. Bien gérer et optimiser son parc

d’équipement est l’une des préoccupations majeures

des services de maintenance. Le conseil de Francis

Richard est le suivant : « Les optimisations doivent

être intégrées le plus en amont possible : les processus

et les équipements doivent correspondre au juste

besoin et être maitrisables et traçables. Il est également

essentiel de standardiser au maximum les moyens

et de pouvoir surveiller les taux d’utilisation afin de

permettre éventuellement leur mutualisation. »

Enfin, dans le cas où l’on sous-traite la partie vérification

et étalonnage, il est important de bien définir

avec le prestataire les niveaux de fréquence et conditions

de surveillance et d’entretien des équipements.

Ces différentes préconisations et approches seront

largement détaillées à travers les nombreuses interventions

qui se succèderont à l’occasion du Congrès

international de métrologie (CIM).

Olivier Guillon

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I15


TECHNOLOGIES

ASSET MANAGEMENT

Les mesures

ultrasonores :

un gage de

fiabilité pour

la gestion

de l’état des

équipements

Le désir de résoudre les

problèmes de fiabilité des

équipements se heurte

souvent au rejet, par les

dirigeants d’entreprise, des

avantages d’une approche

multi-technologie de la

maintenance prévisionnelle.

C’est encore plus

problématique lorsque ces

entreprises investissent dans

des solutions de maintenance

alors qu’elles ne disposent

pas du personnel nécessaire

pour les mettre en œuvre.

L’un de mes collègues a un

jour froidement exprimé sa

frustration en déclarant :

« Nous [la main-d’œuvre]

sommes toujours aussi peu

nombreux, mais eux [les

problèmes] sont chaque jour

plus nombreux. »

Une surveillance efficace de l’état

des équipements ne peut pas

être réalisée à l’aide d’une

seule technologie de maintenance.

Pourtant, combien de services de

maintenance n’utilisent en majorité que

des données provenant « juste de l’analyse

vibratoire » ou « juste de l’analyse

d’huile » ou « juste de la thermographie ».

De très nombreux modes de défaillance

constituent des menaces pour les équipements,

mais il n’existe pas une seule

méthode qui peut détecter tous les symptômes.

Le champ d’action doit être le plus

large possible.

Une approche optimale consiste à adopter

plusieurs technologies de maintenance

prévisionnelle. Mais cette approche est

souvent limitée par la main-d’œuvre et le

budget disponibles et aussi par le fait que,

souvent, les dirigeants ne pensent pas que

« plus, c’est toujours mieux ». Dans ce cas, il

est préférable de commencer par la technologie

la plus polyvalente, celle qui détecte le

16 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


TECHNOLOGIES

plus de défauts de manière la plus précoce et qui nécessite la formation

la plus courte. Choisissez la détection et la mesure ultrasonore.

AVANTAGES DE LA TECHNOLOGIE ULTRASONORE

Le contrôle ultrasonore constitue la solution pour les entreprises qui

ne disposent pas du personnel nécessaire pour résoudre un nombre

croissant de problèmes sur plusieurs technologies (mécanique, hydraulique,

air comprimé, etc.). En effet, de très nombreux défauts auxquels

sont confrontés les maintenanciers peuvent être détectés à l’aide des

ultrasons. La technique est polyvalente, conviviale et à la portée de

tous. Le résultat de la mesure est simple et immédiat. Le prix de l’équipement

n’est pas prohibitif ; un appareil de détection ultrasonore de

bonne qualité nécessite un investissement le plus souvent inférieur

aux technologies conventionnelles de la maintenance prédictive. On

peut parler de retour rapide sur investissement, avec amélioration de

la fiabilité des équipements et de l’excellence opérationnelle… deux

priorités absolues pour toutes les entreprises.

SDT 200 Steam Trap

FIABILITÉ ET EXCELLENCE OPÉRATIONNELLE

Les initiatives entreprises envers ces deux priorités se soldent souvent

par des échecs ou donnent lieu à des résultats bien en deçà des

attentes. Les obstacles à la réussite des objectifs pourraient être

balayés si les responsabilités étaient mieux partagées et assumées et si

on ne qualifiait pas ces programmes de « projets ». Ce qui implique

une échéance pour leur réalisation et laisse le choix à certains colla-

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I17


TECHNOLOGIES

Vibration flat magnet

borateurs de faire l’autruche jusqu’à

l’échéance fixée, en espérant que les

choses se résoudront sans qu’ils aient

à s’impliquer.

Si une révolution est nécessaire pour

initier un programme d’amélioration

de la fiabilité et d’excellence opérationnelle,

une évolution permettra

ensuite de poursuivre le processus.

L’amélioration continue n’est pas

limitée dans le temps. Si elle l’était,

nous essaierions de nous améliorer

puis, une fois l’échéance atteinte,

nous reprendrions simplement nos

vieilles habitudes. Chaque membre

de l’équipe doit accepter le fait qu’il

est acteur de cette révolution et

qu’elle ne va pas disparaître.

Et ici, la communication joue un rôle

essentiel. On admet généralement

que seulement 10 % des employés

comprennent vraiment la stratégie

de leur entreprise. Les objectifs du

programme constituent la mission

de l’entreprise et doivent être transmis

« en ligne directe » de la direction

à l’atelier. Sinon le danger est réel

que la stratégie, les idées et les tâches

deviennent de plus en plus floues

et incomprises au fur et à mesure

qu’elles descendent du sommet vers

la base de la pyramide hiérarchique.

La multiplication d’intermédiaires

est souvent déformante et quand

une idée arrive en bas, elle ressemble

rarement à ce qu’elle était à l’origine,

au sommet.

CULTURE ET GESTION DU

RISQUE…

Aujourd’hui, on parle beaucoup de

changement culturel dans les entreprises

et dans la maintenance de

l’outil de production. Mais les véritables

changements culturels doivent

commencer par une nouvelle façon

d’expliquer la stratégie et de la mettre

en œuvre à travers le comportement

des employés. Si l’on porte un

regard neuf sur les principes d’amélioration

de la fiabilité ou de l’excellence

opérationnelle, on constate

que les éléments de changement ne

sont pas tous vraiment nécessaires au

niveau individuel. Certains concepts

relèvent de connaissances instinctives.

Instinctives, en effet… On élève ses

enfants sans indicateurs de performance

clés, sans analyse des modes de

défaillances et de leurs effets et sans

analyse des causes profondes. Les

parents n’y pensent pas quand ils les

élèvent et surveillent leur bonne santé

tous les jours. Au risque de simplifier

à l’extrême, comment le comportement

de ces employés change-t-il

quand ils arrivent au travail ? Leur

sens inné de la fiabilité reste-t-il à

l’extérieur ? Que devient le bon sens

instinctif des employés lorsqu’ils franchissent

le portail de l’usine ? Si un

tel effort est nécessaire pour nous

rappeler quelques principes de base,

quelles sont nos chances de réaliser

un véritable changement culturel

en termes de fiabilité et d’excellence

opérationnelle ? Pour faciliter l’assimilation

d’un changement de culture,

commençons par créer de petits

projets de fiabilité ayant un impact

potentiel considérable.

Les solutions ultrasonores mises en

place dans le cadre de la fiabilisation

de l’entreprise répondent à cette

opportunité. Cette technologie polyvalente

favorise un fort niveau d’implication

tout au long de l’opération

et peut entraîner un changement

culturel. Ses nombreuses applications

sont à la portée de tous. Son

impact positif se traduit par une efficacité

en termes de consommation

énergétique, de durée de vie prolongée

des équipements, de qualité des

produits et de réduction des coûts.

La technologie ultrasonore permet

de résoudre simplement les

problèmes complexes des équipements.

Elle détecte les frottements,

les impacts et les turbulences, trois

phénomènes couramment associés

18 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


TECHNOLOGIES

aux défauts des équipements. La plupart

des projets d’analyse des modes de défaillance

désignent la technologie ultrasonore

comme une bonne solution pour la

maintenance conditionnelle. Pour certains

équipements, il s’agit de la première ligne

de défense, tandis que pour d’autres c’est

la seule ligne de défense. Cela fait-il des

ultrasons la meilleure technologie de

maintenance conditionnelle ? Loin de là.

Il n’existe pas de « meilleure technologie ».

Quand on parle de maintenance conditionnelle,

rien n’est « meilleur » ni « pire ».

On en revient toujours au même point :

il faut adapter la technologie au défaut.

Et il se trouve précisément que la technologie

ultrasonore est bien adaptée à un

large spectre de défaillances potentielles,

soit directement, soit comme technique

complémentaire.

LES HUIT APPLICATIONS DE LA

TECHNOLOGIE ULTRASONORE

Certains défauts liés aux huit applications

de la détection ultrasonore sont binaires,

autrement dit, soit ils sont présents, soit ils

sont absents (les fuites d’air comprimé en

Les huit applications

principales des mesures

ultrasonores sont :

• La maintenance conditionnelle des machines

• Le contrôle acoustique de la lubrification des

roulements

• La détection des fuites d’air comprimé et autres

fluides

• Le contrôle des purgeurs vapeur

• Les inspections des installations électriques

• La surveillance des vannes

• Les contrôles des équipements hydrauliques

• Le contrôle de l’étanchéité

sont un bon exemple). Cependant, d’autres

défauts sont identifiés en suivant la tendance

de mesures fréquentes au cours du temps.

Une défaillance de roulement évolue lentement

dans le temps. Le moment exact de la

défaillance n’est pas connu, mais son apparition

sera moins aléatoire grâce au suivi de

tendance. D’autres défauts, par exemple un

engrenage cassé à l’intérieur d’une boîte de

vitesses complexe, sont détectés uniquement

en analysant les données ultrasonores.

Les huit applications de la technologie ultrasonore

représentent une formidable opportunité

en termes de fiabilité et d’excellence

opérationnelle. Ces inspections peuvent être

réalisées par du personnel formé de différents

niveaux. Chaque application est

présente sous forme d’un micro-projet au

sein d’une macro-mission. Chaque petite

victoire contribue au succès final, qui pour

certaines entreprises peut faire la différence

entre rester en activité et mettre définitivement

la clé sous la porte.

SOYONS CONCRETS…

L’une de nos études de cas concerne la

mise en place d’une solution ultrasonore

dans une centrale thermique où l’objectif

était d’améliorer l’efficacité de la maintenance

conditionnelle des machines tournantes.

L’association de deux technologies

complémentaires (ultrasons et vibrations

sur le même appareil) en une seule

tâche a permis de surveiller

davantage de machines et de

réserver plus de temps aux

analyses des mesures et aux

équipements à risques. Les

mesures ultrasonores permettant

de détecter les défauts à

un stade précoce, nombre

des actions de maintenance

corrective préconisées étaient

de nature très simple. Les

défaillances catastrophiques

ont été évitées, ce qui signifie

moins de temps d’arrêt, moins

de pièces de rechange et des

réparations effectuées par le

service d’entretien interne

au lieu d’être confiées à des

spécialistes externes.

Ce sont les résultats obtenus sur un maximum

de machines ainsi que le partage des

connaissances et des responsabilités qui

ont permis l’acquisition d’autres outils de

mesures et des investissements en formation.

Que s’est-il passé pour que soudainement

l’on crée un budget et qu’il existe

une conviction à tous les niveaux de l’entreprise

? Quelque part, le message est

remonté de la base jusqu’en haut de la pyramide

et, cette fois, il est arrivé intact. Le

changement culturel s’est produit sous leurs

yeux et personne ne l’avait vu venir.

L’étape suivante a été d’identifier de

nouveaux domaines dans lesquels déployer

la technologie ultrasonore. Les huit applications

ont été mises en œuvre et les petites

parties des micro-projets ont été rassemblées.

Une équipe dédiée à la gestion des

fuites d’air comprimé et de gaz exotiques a

été constituée. Cette même équipe a évalué

le fonctionnement du réseau vapeur. La

lubrification des roulements du moteur a

été identifiée comme un point critique et la

lubrification sur condition a remplacé l’arrêt

total pour lubrification programmée. La

consommation de graisse a diminué. Les

défaillances du moteur liées à la lubrification

ont disparu. Un programme d’identification

et de remplacement des purgeurs

vapeur défectueux a complété le processus

d’adoption de la technologie ultrasonore.

Grâce à sa polyvalence, la technologie ultrasonore

se prête bien en elle-même à la fiabilité

et l’excellence opérationnelle, mais pas

seule. Il vaut toujours mieux disposer de

plus de technologies que d’en manquer.

Un changement est une révolution suivie

d’une évolution qui se poursuit jusqu’à

ce que quelqu’un décide que ce n’est plus

une bonne idée. La technologie ultrasonore

est un moyen d’apporter ce changement

en scindant les blocs de connaissance

complexes en petites portions plus faciles à

assimiler par les équipes d’employés engagés

et responsabilisés. L’amélioration de la

fiabilité de votre installation représente un

projet considérable. Les huit applications de

la technologie ultrasonore servent à créer

de micro-projets qui contribuent à apporter

une amélioration globale. Et cela est

réalisé de telle sorte que tous les employés

sont responsabilisés et assument leur part

de leadership.

Patrice Dannepond, Export Sales

Manager, SDT International

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I19


TECHNOLOGIES

Le SDT270 en application

TÉMOIGNAGE

Une utilisation réussie du SDT270 chez STPG

Menée par la société

SDT International, cette

étude de cas se situe dans

l’entreprise soudanaise STPG

et concerne une fuite de

vide dans l’Unité 3 (60 MW).

Un plan d’action a été mis à

exécution afin de limiter les

pertes importantes dues à ce

problème.

Le processus est le suivant : en

cas d’arrêt, huit tuyaux reliés

au corps de la turbine à vapeur

permettent – dans le but de

protéger l’arbre et le châssis – d’évacuer

le condensat vers le condenseur

en traversant la cuve de vaporisation.

À ce stade, toutes les vannes de l’isolateur

sont ouvertes.

Lors du démarrage, la valve de régulation

se ferme immédiatement et c’est au

purgeur vapeur que revient la tâche de

faire sortir le condensat vers la cuve de

vaporisation, puis vers le condenseur et de

conserver la vapeur. Principal problème :

la fuite de vide ; celle-ci a entraîné la perte

de charge de 60 MW à 35 MW en raison

de la présence de vapeur à l’intérieur du

condenseur pour l’une des deux causes

suivantes – ou pour les deux en même

temps : une vanne de régulation défectueuse

et/ou un purgeur de vapeur défectueux.

« Nous avons calculé les pertes dues

à ce problème sur dix mois et celles-ci se

sont avérées extrêmement importantes si

on compare ces chiffres aux faibles investissements

en matériel et en formation »,

précise-t-on chez SDT. L’équipe a donc

procédé à la réalisation de mesures

sur l’ensemble du système avant d’en

conclure que les vannes de régulation et

les purgeurs vapeur étaient défectueux.

Leur remplacement a ainsi été programmé

pour la prochaine révision majeure.

LA TECHNOLOGIE ULTRASONORE

MISE EN ŒUVRE

Du côté de STPG, les réactions sont

unanimes concernant les instruments

ultrasonores : « notre programme de

maintenance conditionnelle vise à améliorer

la fiabilité de nos centrales. Nous

disposions d’instruments de mesure vibratoire

et d’une caméra thermographique,

mais depuis peu nous avons recours à la

technologie ultrasonore. Nous entendons

vraiment plus de choses avec le SDT270

et il nous est utile pour de nombreuses

applications dans notre centrale, comme

les tests des vannes, les vibrations des

pompes et le contrôle de la lubrification.

Nous avons également réalisé des

mesures sur des turbines à vapeur. Le

SDT270 dispose d’un formidable outil de

reportings ; même le format des rapports

est rapide, organisé et aisé. Nous avons

rencontré un gros problème sur notre

turbine vapeur, lequel a été identifié et

clairement confirmé par les mesures

ultrasonores. Nous avons ainsi pu mettre

fin à une énorme perte de rendement.

Et de poursuivre : « Aujourd’hui, le

changement culturel doit être notre

principal objectif si l’on souhaite que les

mesures ultrasonores deviennent notre

mode de vie, ou autrement dit, que la

maintenance conditionnelle continue à

fonctionner. Nous avons effectué trois

présentations dans nos centrales les

plus importantes. »

20 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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TECHNOLOGIES

Longue portée

Traquer les défauts sur de la

fibre optique multimode

Fluke lance le Fiber QuickMap, un dépanneur de fibre

optique capable de localiser jusqu’à 1 500 mètres – et ce

en l’espace de quelques secondes – les connexions et les

interruptions, causés par des courbures, des épissures

à grande perte, des cassures ou encore des connecteurs

sales sur une fibre optique monomode. En procédant à

un test en à peine six secondes, cette solution met fin au

dépannage à l’aveugle qui peut prendre des heures.

Disponible

Une version 10 pour

DynamX

Dynae fait évoluer sa solution

DynamX. La V10 répond davantage

aux attentes des utilisateurs avec

plus d’une cinquantaine d’améliorations

et de nouveautés à découvrir.

DynamX permet de mesurer,

traiter, et gérer les données dans

les domaines du suivi vibratoire, du

diagnostic de machines tournantes

et des essais et de l’analyse de

structure.

Alerte

SKF lance une nouvelle

version de BlueMon

SKF a étendu son système de

surveillance et de cartographie

environnemental SKF BlueMon afin

d’anticiper l’évolution de la réglementation

portant sur l’Annexe VI de

la convention Marpol 73/78. Outre

l’analyse de données issues des

capteurs, un système de géolocalisation

alerte l’équipage dès l’entrée

du navire dans une zone à émissions

fluctuantes, tout

en contrôlant et en

ajustant automatiquement

les

vannes.

Précis

Un débitmètre à

ultrasons de haute

précision

Avec le Sitrans FS230, Siemens

lance une nouvelle génération

de débitmètres numériques à

ultrasons clamp-on. Ce nouveau

débitmètre à haute précision et

haute immunité au bruit propose

une précision de mesure de 0,5

à 1% du débit et une fréquence

d’actualisation de 100Hz.

Sûr

Identifier les risques chimiques

Flir Systems lance un chromatographe en phase gazeuse/

spectromètre de masse – Griffin G510 (CG/SM) –, son premier

système d’identification chimique portable. Il permet au personnel

d’intervention militaire et civil de facilement échantillonner toutes

les phases de la matière, et notamment les phases solide, liquide

et gazeuse, afin de rapidement identifier les risques chimiques sur

le terrain. Le Griffin G510 est doté d’une technologie qui fournit des

réponses de qualité laboratoire immédiatement exploitables.

22 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


INNOVATION 2016

par SYNERGYS TECHNOLOGIES

L’outil indispensable pour la maintenance

conditionnelle de votre parc machines !

VSHOOTER ® est une caméra d’analyse vibratoire

portable qui permet de mesurer et détecter

les défauts sur les machines tournantes telles

que pompes, moteurs, ventilateurs, turbines,

compresseurs à vis.

Un désalignement, un balourd, un problème de

châssis, de fondation, un roulement défaillant,

un diagnostic automatique de ces défauts sera

visible sur la photo de votre machine, la MCP

(Machine Condition Picture) à l’écran sur l’appareil.

Sur la MCP, vous lirez les mesures et pourrez

d’un coup d’œil, grâce à la fusion des données

mesurées, voir l’état de votre machine.

ISO, mesure de vibrations, état de roulements,

informations détaillées sur les défauts détectés,

édition de rapport sur PC.

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MAINTENANCE EN PRODUCTION

ÉVÉNEMENT

Europack Euromanut CFIA s’installe

en novembre à Lyon

Un nouvel événement se

déroulera du 21 au 23 novembre

prochain à Eurexpo Lyon. Le

salon Europack Euromanut

CFIA regroupera en un seul

et même lieu, l’ensemble des

professionnels du process,

de l’emballage et de la

manutention. L’occasion de

faire le point dans ce numéro

de Production Maintenance

sur les problématiques que

rencontrent les industriels dans

la maintenance et la surveillance

de leurs lignes d’emballage et de

conditionnement.

Europack-Euromanut se joindra cette année au

CFIA – l’événement dédié à l’agroalimentaire –

pour former… Europack Euromanut CFIA. Pour

le nom, on repassera. Mais cette absence d’originalité

s’explique par la volonté de l’équipe de Sébastien Gillet

(GL-Events) de garder l’ADN du salon et de ne pas trop bousculer

les choses en distinguant bien l’agroalimentaire d’un côté

avec le CFIA, l’emballage et la manutention de l’autre ; car si

Europack-Euromanut s’était « trop teinté d’agroalimentaire, la

nouvelle édition lyonnaise démontrera, avec 53 nouveaux exposants

dans l’emballage, qu’Europack-Euromanut est un salon

multi-filières », avertit le directeur du salon. Il faut dire que

l’agroalimentaire a permis ces dernières années (en 2013 et

2015) de garder la tête d’Europack-Euromanut hors de l’eau.

Mais aujourd’hui, le vent favorable que connaît l’industrie en

général et tout particulièrement dans la région Rhône-Alpes

– « première région industrielle de France », comme aime à le

rappeler Sébastien Gillet – devrait convaincre plus de 12 000

visiteurs et près de 550 exposants (en hausse de 15% par

rapport à la dernière édition en 2015) issus de tous secteurs

d’activité (pharmaceutique, chimie, cosmétiques mais également

automobile…).

Organisée autour de trois pôles distincts et complémentaires –

le process, l’emballage et la manutention –, cette édition 2017

mettra en relation l’offre répondant aux besoins des marchés et

des utilisateurs issus de tous les secteurs. Dans le domaine de

l’emballage, il s’agira pour les exposants de pouvoir répondre

à des tendances nouvelles, à commencer par la personnalisation

de l’emballage en fonction de besoins spécifiques de ses

clients qui s’orientent de plus en plus vers des portions individuelles.

« Cela implique d’adapter ses techniques et son process

en matière d’emballage et de conditionnement tout en respectant

d’autres exigences du moment : le développement durable, l’écologie

et l’ergonomie », rappelle le patron du salon.

Autre tendance inévitable, l’industrie du futur. Celle-ci se

démultiplie dans l’ensemble des secteurs industriels et, si elle

touche l’agroalimentaire en raison des volumes importants, elle

n’épargne pas les autres, comme le « Parcours Innovation » organisé

sur le salon tentera de démontrer à travers de nombreuses

solutions innovantes en matière de maintenance prévisionnelle,

de surveillance de l’état des machines, de robots et de cobots

sans oublier l’accompagnement des hommes au quotidien dans

la quatrième révolution industrielle.

Olivier Guillon

24 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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MAINTENANCE EN PRODUCTION

INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

Horiba Médical met le M.E.S. au service du

conditionnement

La filiale française du groupe nippon spécialisé dans les instruments de mesure a souhaité

aller plus loin dans le suivi de sa production d’automates et de réactifs pour l’analyse de sang

en s’équipant d’une solution de Manufacturing Executive System (M.E.S.). En implantant le

logiciel Qubes de l’éditeur Creative IT, l’entreprise montpelliéraine espère réduire à néant les

micro-arrêts de production.

Implantée à Montpellier, dans l’Hérault, la société Horiba Médical

appartient au segment dédié au développement médical

de la maison-mère japonaise. Une entité majeure puisqu’elle

rassemble pas moins de 540 personnes dans l’Hexagone. Sa

spécialité : l’hématologie. L’entreprise fabrique sur son site deux

types de produits très différents : l’un concerne les analyseurs et

nécessite une production pour l’essentiel manuelle chargée d’assembler

des éléments de tôles, des cartes électroniques, des pièces mécaniques,

des câbles… L’autre concerne les réactifs dont la production

s’effectue sur une ligne entièrement automatisée. « Qu’il s’agisse

des cubitainers ou des flacons, tous sont remplis automatiquement,

indique Joël Parize, responsable des méthodes industrielles au sein

d’Horiba Médical. Si les flacons nécessitent d’être placés manuellement

sur la remplisseuse – le reste se fait en automatique –, les cubitainers

sont remplis, fermés et palettisés sans aucune intervention

humaine ». Au total, près de 500 5 tonnes de réactifs sont répartis

chaque année à travers 1 200 000 conditionnements.

C’est cette ligne de production automatisée qui fait l’objet de toutes

les attentions. Une fois les réactifs filtrés, ils sont acheminés dans un

bac tampon situé au-dessus d’un système automatique de remplissage

cubitainer à plusieurs têtes et de plusieurs tailles de poches (5, 10

et 20 litres). Dès que le poids désiré est atteint, on visse un bouchon,

Horiba - Atelier Réactifs - Execution OF et contrôles qualité

on colle le haut du carton puis on transfère, via un convoyeur, le

produit à l’étape suivante (code-barres) avant d’être palettisé automatiquement.

Pour le flacon, c’est la même chose, à l’exception près

que l’on colle une étiquette code barre et palettisation se fait à la main.

Horiba - Atelier Réactifs - pesée matières - épuré

UNE ÉPÉE DE DAMOCLÈS AU-DESSUS DE LA TÊTE

« Nous travaillons sur les prélèvements de sang, agités puis mis

sur l’analyseur pour séparer les globules blancs des rouges »,

précise Joël Parize. Le corps humain est composé de plus de

6 millions de globules dans chaque millimètre cube de sang.

Cette compacité nécessite des réactifs puissants capables de

dissocier les globules blancs des rouges, soit en tuant les uns

pour capter les autres, soit pour nettoyer les analyseurs et ainsi

éviter les risques de contamination liés à plusieurs analyses

successives. On comprend aisément que, dans ce contexte de

sécurité optimale, si un élément de la chaîne s’arrête, en plus

d’interrompre un processus et de poser de sérieux problèmes

de délais, la production elle-même risque d’être compromise :

« nos temps de conditionnement sont comptés. En fonction des

produits, cela peut durer de quelques jours à seulement quelques

heures pour certains réactifs. Au-delà, ils ne peuvent plus être

conditionnés. Nous vivons quotidiennement avec une épée de

Damoclès au-dessus de la tête ».

26 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MAINTENANCE EN PRODUCTION

Pour faire face à cette problématique de fiabilité des équipements,

des opérations de préventif sont bien entendu effectuées,

aux niveaux 1 et 2 de maintenance comme le nettoyage obligatoire

après chaque conditionnement, plus un nettoyage hebdomadaire

plus poussé sur certains équipements comme l’encolleuse

de carton. Par ailleurs, deux techniciens de maintenance interviennent

sur du niveau 3. Enfin, le fournisseur des machines

effectue une visite annuelle pour vérifier les joints et les éléments

mécaniques à l’aide d’une check-list. En cas de panne, un parc de

pièces détachées est à disposition des deux techniciens de maintenance,

chapeautés par un responsable d’équipe. « Les problèmes

proviennent souvent de déréglages comme lorsqu’un carton se met

en travers ou que le réactif coule à côté. Il arrive parfois qu’un peson

lâche, ne nous permettant plus de connaître le poids du cubitainer ».

LUTTER CONTRE LES MICRO-ARRÊTS

Jusqu’à présent, Horiba utilisait un petit logiciel pour gérer la

maintenance et les pièces détachées mais l’entreprise a souhaité

aller plus loin. En intégrant Qubes, le logiciel de M.E.S. édité par

Creative IT, le site montpelliérain désirait obtenir plus d’indicateurs

sur des problèmes rencontrés lors de la production. L’objectif

était d’être plus réactifs non pas sur les pannes franches mais plutôt

vis-à-vis des micro-arrêts. Ceux-ci sont souvent dus à des oublis

de remplir les cartons, stoppant la machine, ou encore lorsque le

vérin ne pousse pas assez fort, ne permettant pas au cubitainer de

Horiba - Laboratoire - Instruments - EBR - infos générales

passer dans la machine ; même quelques instants, ces micro-arrêts

de 30 secondes voire une minute, mis bout à bout, représentent

plusieurs heures et peuvent coûter cher. Qubes, qui avait

été mis en place il y a deux ans afin de dématérialiser l’ensemble

de la documentation papier, a ainsi permis de réduire drastiquement

les micro-arrêts. « Une fois les micro-arrêts bien ciblés, on

discute avec les techniciens et on résout rapidement le problème ».

Interfacé avec le système ERP de l’entreprise, Qubes est évolutif.

Un atout qui permet d’ouvrir une fenêtre sur l’avenir et, pourquoi

pas, permettre au logiciel de gérer une grande partie consacrée à la

maintenance avant d’être déployé sur d’autres sites de production

du groupe Horiba.

Olivier Guillon

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I27


MAINTENANCE EN PRODUCTION

GESTION D’ACTIFS

Adopter une stratégie des

assets pour fiabiliser ses

lignes de conditionnement

Faire appel à la notion d’« asset » pour aller au-delà de la

maintenance, c’est ce que préconise Bruno Barbanson,

consultant en stratégie de maintenance au sein de la filiale

française de Rockwell Automation. Le groupe américain

a, à ce titre, développé une approche baptisée « Connected

Enterprise » permettant de mettre en liaison les équipements

les plus critiques afin de mieux intervenir en amont. Une

solution qui s’applique tout particulièrement au domaine de

l’emballage et du conditionnement.

Les industries de l’emballage et du

conditionnement (telles que les

OEM de machines dédiées), ainsi

que les secteurs d’usines pleinement

consacrés à l’emballage et le conditionnement

des produits finis, sont soumis

aux risques d’arrêts de production plus que

partout ailleurs. Bien au-delà des retards et

des coûts d’intervention, la moindre défaillance

d’un équipement peut entraîner la perte

d’une partie de la production et porter un

coup fatal à l’entreprise ; c’est tout particulièrement

le cas dans le secteur pharmaceutique

mais aussi l’agroalimentaire ou encore

l’industrie cosmétique. Afin d’anticiper les

problèmes pouvant survenir sur les machines,

on met en place des actions de préventif et de

maintenance conditionnelle, voire prévisionnelle

avec des solutions connectées et d’IoT

de plus en plus performantes. Jusque là, rien

d’extraordinaire.

À l’heure où l’on parle d’industrie du futur,

les technologies évoluent, mais pas les stratégies.

La production demeure au cœur des

priorités et la maintenance reste cantonnée

aux tâches les plus rudimentaires, et à

laquelle on vient imbriquer des technologies

nouvelles capables de générer des volumes

de données de plus en plus massifs et des

informations dont on ne sait plus quoi faire,

ni comment les traiter et les analyser. « Faire

de la maintenance à tout-va peut paraître

efficace mais il s’avère souvent que ce soit

redondant, pour ne pas dire superfétatoire ;

en somme, on en fait trop, trop souvent,

lâche Bruno Barbanson. C’est pourquoi on

fait parler la machine de façon à connaître

son état en temps réel, chose qui ce se fait

dans l’analyse vibratoire mais qui est déjà

plus compliquée dans l’analyse thermique.

Surtout, le gros problème est que faute de

disposer en interne des ressources suffisantes

et compétentes pour analyser cette masse

d’informations, les entreprises acquièrent

un nombre exponentiel de datas dont elles

ne se servent pas ou très peu ; elles sont dès

lors assises sur une mine d’or dont elles ne

peuvent profiter ».

28 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MAINTENANCE EN PRODUCTION

de temps le technicien dispose pour fournir

une pièce détachée par exemple ; le temps sera

géré différemment si le magasin de pièces se

trouve dans l’atelier, s’il est externalisé ou

encore si l’usine se situe dans un endroit difficile

d’accès ou dans un pays « exotique » où

les passages de pièces à la douane peuvent

être compliqués… Cette étude de criticité doit

donc être prise en considération pour mener

à bien une stratégie des assets, tout comme le

coût global de possession (TCO) ; « le TCO

fait nécessairement appel à la notion d’asset,

rappelle Bruno Barbanson. Une ligne de

packaging est constituée de différents assets

qui ont un coût à l’achat et un coût de maintien

en étant incluant le matériel mais aussi

la formation des hommes, un coût de décommissioning,

etc. Cela dépasse le spectre de la

maintenance et devient alors une question de

stratégie d’entreprise à part entière ».

REMONTER AU NIVEAU DE L’ASSET

POUR ÊTRE PLUS EFFICACE

Aller plus loin que la maintenance permet

de prendre de la hauteur sur les ateliers et

définir une stratégie à part entière. Le point

de départ de cette stratégie d’assets consiste

avant tout à avoir une connaissance fine de

son outil de production, « or, dans le domaine

du packaging, j’ai trop souvent rencontré des

personnes qui n’avaient pas une connaissance

suffisante de leur parc d’équipements,

lesquels n’étaient pas régulièrement mis à

jour, ni de leurs stocks d’ailleurs », déplore

le consultant alors même qu’une stratégie

portant sur les assets repose en partie sur

un plan de management d’obsolescence et

des solutions à mettre en œuvre afin de ne

pas mettre en péril la bonne gestion de l’entreprise.

Financièrement, l’absence d’un état

périodique a un impact non négligeable, sur

les taxes notamment. Concernant les stocks,

le risque est énorme ! Un tableau d’obsolescence

des stocks et des équipements est donc

primordial pour envisager de faire de l’asset

management. Autre condition sine qua non,

mener préalablement une étude de criticité ;

« n’oublions pas que sur une ligne d’emballage,

si une machine tombe en panne, tout s’arrête.

Ainsi, pour que la maintenance joue parfaitement

son rôle, il est essentiel de tenir compte

de la criticité, y compris sur des lignes entièrement

neuves ». Une entreprise agroalimentaire

en Europe s’est rendue compte lors d’un

arrêt prématuré de production que près d’un

quart de ses systèmes embarqués était obsolète,

alors même que l’installation datait de

quelques mois !

L’étude de criticité des équipements se

décompose en plusieurs parties. D’une part,

la criticité due à l’obsolescence comme les

pièces et les composants électroniques que

comporte la ligne, d’autre part la criticité du

process de façon à mieux prévoir les éventuels

arrêts de production et savoir s’il est possible

– ou non – de transférer la production sur

une autre ligne. Enfin, viennent les notions de

criticité « to repair » et de criticité « in time ».

Cette dernière consiste à déterminer combien

AUTOMATISER L’OBSOLESCENCE POUR

MIEUX GÉRER SES ASSETS

Le maintien des équipements en état opérationnel

suppose un dialogue avec la machine.

Intégrer des capteurs sur des zones critiques

permet d’envoyer la bonne information au

bon endroit et au bon moment. Pour ce

faire, il existe des systèmes conversationnels

homme-machine permettant de grandement

soulager le technicien sur les lignes de packaging.

Il ne s’agit pas de poser des capteurs

partout et se noyer sous un flot d’informations,

alimentant un ERP que l’on a du mal

à renseigner avec exactitude, mais de rendre

ces données interactives avec l’opérateur. C’est

l’approche qu’adopte par exemple Rockwell

Automation avec son concept Connected

Enterprise. L’idée est de combler le vide qui

existe aujourd’hui entre la maintenance à

proprement parlée et les multiples capteurs,

systèmes de supervision et autres solutions

IoT. « Mettre en œuvre cette démarche de

Connected Enterprise doit s’intégrer dans une

vision à long terme de l’entreprise. Si les entreprises

sont encore timides faute de compétences

en interne, elles ont envie de passer le cap ». Un

cap que l’industrie 4.0 peut aider à franchir

en tenant compte naturellement la nécessité

d’une sécurité informatique évolutive.

Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I29


MANAGEMENT

SPECIAL GMAO

Considérer la maintenance comme

une source de profit avec la GMAO

La gestion de la maintenance assistée par

ordinateur. Voilà une appellation déjà

ancienne pour des outils qui n’ont pas

cessé de progresser, épousant depuis

près de trente ans les évolutions technologiques

majeures, à commencer par la généralisation

des applications Web, la mobilité, l’hébergement

dans le Cloud ou encore l’arrivée de la 3D et des

interfaces toujours plus conviviales les unes que

les autres. La GMAO poursuit son envolée et le

marché, même si celui-ci tend toujours à s’atomiser,

voit ses acteurs, en particulier français, afficher

des taux de croissance importants, souvent à deux

chiffres, stimulés certes par un regain des investissements

industriels dans le pays, mais aussi et

surtout par des développements à l’international.

Les raisons de ce succès – ou plutôt de ces succès

car ceux-ci portent souvent sur des typologies

d’entreprises très différentes – résident dans le

développement d’outils devenus plus simples

à utiliser malgré un nombre de paramètres en

constante augmentation, évolutifs afin d’être en

mesure de mieux anticiper l’avenir et capables

de s’interfacer avec l’ERP de l’entreprise voire, à

travers des solutions nouvelles, de s’étendre vers

la relation client et le service après-vente (SAV).

Au regard de ces évolutions diverses et variées, la

GMAO apparaît comme un moteur et une composante

à part entière de l’industrie du futur dont on

parle tant, le point de convergence étant l’optimisation

des interventions de maintenance et les gains

de temps à tous les niveaux, jusqu’à rendre transparente

la maintenance aux yeux de la production.

Transparente mais pas invisible car avec la mise

en pratique de la GMAO (entrant dans le cadre

d’une politique d’amélioration continue), la maintenance

devient peu à peu un centre de profit…

ce qui devrait suffisamment se remarquer dans les

comptes de l’entreprise.

Olivier Guillon

LE DOSSIER EN DÉTAIL

32 Pousser la maintenance à son maximum avec une GMAO

36 Une GMAO pour un service optimal dans les airs

38 Picomto se développe en intégrant la capture de données terrain

40 Federal Mogul abandonne le client-serveur au profit de la GMAO

44 GMAO et Big Data : pourquoi adopter la maintenance intelligente ?

48 Spie Ouest-Centre fait appel à Siveco pour améliorer son service

50 Donner au SAV ses lettres de noblesse

30 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MANAGEMENT

Jean-François Desroches

Responsable Fiabilité-méthodes, Jean-François

Desroches est arrivé il y a dix-sept ans chez

Stepan, à Voreppe, en tant qu’assistant Travaux

neufs, après avoir été chef d’équipe Maintenance

dans l’industrie agroalimentaire. Il devient à partir

de 2006 responsable Maintenance du site de

Voreppe jusqu’en janvier dernier.

REPORTAGE

Pousser la maintenance à son

maximum avec une GMAO

« Entretenir, c’est subir ; maintenir, c’est prévenir ». Dans la

bouche de Jean-François Desroches, ces mots prennent

tout leur sens. Le responsable Fiabilité-Méthodes du site

français du spécialiste chimique Stepan mène depuis

plusieurs années une politique d’amélioration continue à

l’aide de l’outil de GMAO Carl Source, édité par la société

lyonnaise Carl Software, pour atteindre l’excellence au

niveau des activités de maintenance

Ici, la sécurité des hommes, des process et

du matériel est une priorité absolue

Implanté entre le Vercors et la Chartreuse,

le site de Voreppe emploie environ 160 salariés

Situé à quelques kilomètres de Grenoble,

le site Stepan de Voreppe (Isère) connaît

une croissance maîtrisée sur une petite

zone industrielle établie dans le couloir qui

sépare les massifs du Vercors et de la Chartreuse.

Sortie de terre en 1880, l’usine a été historiquement

créée par Sico, une entreprise spécialisée

dans les insecticides ; rachetée par ICV (Industrie

chimique de Voreppe), elle devient la propriété

de Stepan en 1976, au moment où la réglementation

européenne imposait l’utilisation de molécules

biodégradables. C’est là que l’activité du site

prend un nouveau tournant ; celle-ci concerne

aujourd’hui la production de surfactants indispensables

à la formulation de très nombreux

produits du quotidien (gels douche, shampoings,

produits ménagers…).

Ici, en tant que site Seveso, la sécurité est la priorité

absolue. Les consignes font l’objet d’un rappel

au quotidien. À l’entrée du site, un tableau digital

nous informe que plus de 1 000 jours se sont

déroulés sans aucun accident (plus de 2 500 jours

en réalité si l’un des salariés ne s’était fait une

entorse il y a trois ans). Au total, pas moins de 150

personnes travaillent sur le site isérois, dont 85 en

atelier pour une production en constante croissance,

atteignant 83 000 tonnes de produits en

2016. Dans cette usine chimique, plusieurs bâtiments

abritant de multiples réacteurs polyvalents

allant de 6 000 à 55 000 litres viennent côtoyer

38 cuves de stockage de matières premières, trois

systèmes d’introduction de poudre et une trentaine

de cuves stockant les produits finis, le tout

32 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MANAGEMENT

lancé afin de mieux interagir entre les

équipes de production et de maintenance ;

dans le cadre du MOWP (Maintenance

Operations Work Process), le responsable

Production fournit ses priorités à

la maintenance de façon hebdomadaire.

L’usine abrite de nombreuses cuves de

stockage dont la plus grande d’entre elle

(ici, en photo) atteint 55 000 litres

géré par les automates de pilotage des

installations et les capteurs de surveillance.

Le degré d’automatisation de

l’usine est particulièrement développé,

ce qui facilite le travail des opérateurs

et garantit un niveau de qualité optimal.

À l’inverse, il exige une disponibilité de

tous les instants.

Dans ce contexte de sécurité absolue, tant

au niveau des opérateurs que des produits

manipulés et fabriqués, on comprend vite

que la maintenance représente un élément

stratégique. Jean-François Desroches, le

chef de ce service, occupe aujourd’hui

un poste nouvellement créé de responsable

Fiabilité-méthodes. Il est conv aincu

que l’amélioration continue de la maintenance

a des impacts positifs sur l’ensemble

de l’usine, sur la production, la

sécurité et la gestion de l’ensemble des

actifs (de l’outil de production aux bâtiments

en passant par le tertiaire ou la

clôture extérieure) : « la maintenance

est considérée chez Stepan comme un

élément stratégique. À ce jour, nous totalisons

pas moins de 450 gammes de préventif

et plus de 2 700 références de pièces

détachées. Nous sommes passés d’une

culture d’entretien à une vraie maintenance

avec des techniciens polyvalents

capables d’intervenir sur tout ; on soustraite

le moins possible ». Au sein du

groupe, un programme a d’ailleurs été

LE SOUCI DU DÉTAIL

Pour le patron de la maintenance, l’objectif

aujourd’hui est d’aller plus loin dans

cette stratégie de maintenance afin d’en

faire un centre d’excellence ; et le site de

Voreppe est en bonne voie avec 100% des

interventions de routine et de maintenance

préventive qui seront planifiées

d’ici la fin de l’année. Un travail titanesque

au regard des quelque 11 000

équipements répertoriés dont 8 000

liés directement au process tels que les

vannes, les pompes, les tuyauteries, la

filtration ou encore l’ensemble de l’instrumentation.

Devenue obsolète et inutilisable,

l’ancienne GMAO (développée en

interne) a été remplacée par Carl Source

en 2014. « Nous sommes partis de presque

zéro mais avec la volonté de placer la

barre très haut, se souvient Jean-François

Desroches. Avec une arborescence

fine, nous pouvions aller très loin dans

la mesure où nos moyens de production

sont complexes. Par exemple, un réacteur

de fabrication constitue une pyramide

de nombreux équipements portant

chacun un même numéro de référence

que l’on retrouve dans la GMAO et dans

le contrôle commande. Ce système permet

de retrouver en quelques clics l’équipement

ayant un problème ainsi que son

historique ce qui facilite la demande de

travaux ». Une fonctionnalité de cartographie

permet d’ailleurs de visualiser

physiquement l’emplacement précis de

l’équipement et son environnement.

L’objectif de Jean-François Desroches

est de traquer le moindre équipement

critique, « celui qui nous embête au

quotidien, et ils sont nombreux entre la

soixantaine d’équipements sous pression,

les éléments mécaniques sans compter les

instruments soumis à de la calibration et

les relevés de compteur à gaz etc. ». Ici,


MANAGEMENT

Le passage de la matière vers le conditionnement

s’effectue à travers un système de convoyage entièrement automatisé

La GMAO permet quotidiennement d’enrichir

l’impressionnante documentation générale

le préventif est omniprésent et concerne

plus de la moitié des 3 700 interventions

annuelles. Tout passe par Carl Source.

Les bons de travaux sont parfaitement

remplis en amont de manière à alimenter

l’historique de chaque intervention,

chose qui a permis de créer une impressionnante

documentation générale

entièrement accessible à tous. « Grâce à

l’extraction de rapports permettant de

pousser l’analyse sur chaque équipement,

nous possédons à ce jour un important

retour d’expérience depuis 2014 dans Carl

Source, indispensable pour élaborer des

plans d’action afin de réduire le taux de

curatif et les temps d’arrêt. » Au final,

on obtient des quantités d’indicateurs

que Jean-François Desroches prend soin

de synthétiser au maximum. « Grâce à

la GMAO Carl Source, nous disposons

d’un outil de pilotage extrêmement fin

de notre maintenance qui nous permet

d’identifier chaque micro défaillance et

d’agir en conséquence sur l’équipement

considéré ».

UNE SOLUTION ÉVOLUTIVE ET

PERSONNALISABLE

Il aura fallu neuf mois à Jean-François

Desroches et à son équipe pour

adapter la solution Carl Source aux

Quelques

précisions sur le

groupe Stepan

Stepan est une société américaine

créée en 1932 dont le siège est situé

près de Chicago et qui s’est spécialisée

dès l’origine dans la production de surfactants.

Elle s’est ensuite diversifiée

dans la production de polymères (isolation

thermique). Le groupe Stepan emploie

1 800 personnes dans le monde et

160 en France. Le site de Voreppe est

également le siège social européen. Il

est aussi devenu au fil des années un

centre d’excellence à part entière avec

un laboratoire R&D inauguré il y a trois

ans au sein d’un nouveau bâtiment.

Jean-François Desroches, au centre,

entouré d’une partie des techniciens de production

besoins de l’entreprise. « La GMAO a

été personnalisée en fonction des réglementations

auxquelles nous sommes

soumis en matière de sécurité et de mise

en conformité de nos équipements, en

particulier ceux fonctionnant sous pression

». L’équipe a également paramétré

le profil de chaque utilisateur de

manière à ne pas le noyer sous une

montagne d’informations. À chacun

son espace avec plus ou moins d’accès,

en fonction de ses besoins, qu’il

s’agisse du personnel de production,

travaillant au magasin, les techniciens,

le service HSE ou travaux neufs mais

aussi les achats et le service comptabilité

si besoin. « Le but est de créer

une convergence des utilisateurs sur la

GMAO et de s’adresser à tous en élaborant

des profils allant du plus basique

au plus précis ».

L’ergonomie est au cœur de la réussite

d’une bonne implémentation d’une

GMAO. Si l’accès aux informations

est simplifié au maximum, le formulaire

de demande d’intervention l’est

tout autant. Une icône clignote même

devant la ligne correspondant à un

équipement pour informer l’utilisateur

que des documents pouvant l’intéresser

y sont liés. La simplicité et

la personnalisation rendent la vie de

l’usine accessible à tous, au point de

devenir un outil de référence pour la

production lorsqu’elle souhaite par

exemple modifier un équipement.

Toutes ces personnalisations ont pu

voir le jour grâce à l’accompagnement

des équipes de Carl Software, dont la

responsable de ce projet s’est montrée

très disponible, « nous avons initié le

projet ensemble avec un bon trans-


MANAGEMENT

Projet3_PAVE MJR PRESSE 24/07/2017 12:08 Page1

Près de 11 000 équipements sont à ce jour répertoriés dans la GMAO

fert de compétences techniques et fonctionnelles qui nous

ont permis d’assurer le développement du logiciel de manière

autonome. Elle revient régulièrement nous voir, assure une

veille constante sur notre projet et peut intervenir à tout

moment en ayant en tête l’ensemble de nos spécificités ».

Une relation de qualité qui va aider Stepan à poursuivre le

développement de Carl Source pour satisfaire aux objectifs

d’amélioration de la performance maintenance du groupe.

La cellule Méthodes Maintenance optimise ainsi l’ordonnancement

des interventions sur ses équipements pour assurer

que 100% de la maintenance préventive et routière est

réalisée en temps et en heure, 80% des opérations planifiées

sont menées en temps et en heure sans aléa et, enfin, que le

personnel a la connaissance des travaux en attente sur une

période allant d’une à trois semaines. Le chemin de l’excellence

de la maintenance est tout tracé.

Olivier Guillon

Arborescence du parc d’équipement auquel est associé un module de

cartographie

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I35


MANAGEMENT

RETOUR D’EXPÉRIENCE

Une GMAO pour un service

optimal dans les airs

L’avitaillement des aéronefs est une industrie à part

entière, dans laquelle s’est spécialisée la société

Servair, membre de Gate Group et filiale d’Air

France-KLM d’environ 10 000 personnes implantée

à Roissy Charles de Gaulle, Orly et essentiellement

sur le continent Africain. Leader dans la restauration

aérienne et des métiers de la logistique dans le

domaine du transport aérien, Servair a opté pour

un outil de GMAO de l’éditeur Corim Solutions

afin d’optimiser la gestion de la maintenance sur

l’ensemble de ses sept sites parisiens.

Les équipes Servair assurent l’ensemble des prestations liées aux services

à bord : la gestion de la commande, l’élaboration des menus, leur

confection, l’agencement et l’acheminement des plateaux qui sont mis

à bord des avions, le nettoyage et l’armement des avions, la gestion de

la presse et les ventes à bord. « Chaque site est responsable de sa propre production

suivant une même typologie de bâtiment industriel classique type agroalimentaire,

doté d’un parc d’équipement spécifique à sa production (pianos,

machine à laver, robots, automates…) », précise Dominique Blazutti, responsable

des méthodes industrielles.

Les problématiques de maintenance sont multiples. Servair est en effet confronté

un souci de sécurité et de pérennité de l’outil industriel. « Nous travaillons dans

un cadre réglementaire constamment en évolution qui exige un suivi rigou-

Parc d’équipements représenté dans le logiciel Corim Progress

Entrée du bâtiment administratif

reux. Autre constat, chaque centre possédait son

propre système en interne, plus ou moins avancés :

Datastream, fichiers Excels, solutions maisons… ».

Dans ce cadre, l’entreprise a souhaité standardiser

sa gestion de maintenance, ses outils, optimiser

le suivi des équipements, des interventions et

des contrats de maintenance. « Enfin, nous avons

exprimé la volonté de suivre plus finement la partie

Achats avec une passerelle dans notre système SAP. »

RÉPONDRE À UN CAHIER DES CHARGES

COMPLET

C’est précisément à ce moment-là, dans le

cadre d’une optimisation de ses engagements

de dépenses, qu’il a été décidé d’opter pour

une GMAO commune à l’ensemble des sites de

Servair. Les objectifs du nouvel outil sont multiples

: mutualiser les processus de gestion de maintenance,

structurer le parc d’équipement de chaque

site, planifier les interventions de maintenance,

suivre les indicateurs de performance et définir une

politique budgétaire et d’investissement pertinent.

Enfin, l’entreprise désirait définir une organisation

transverse afin d’entamer une démarche d’amélioration

continue. C’est alors que la société Servair s’est

tournée vers la solution Corim Progress, mise au point

par l’éditeur de logiciels de GMAO Corim, dans le but

de mutualiser l’ensemble des sept bases parisiennes

implantées à Roissy Charles-de-Gaulle et à Orly.

36 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MANAGEMENT

Cuisine chaude

Les résultats sont là : gestion des équipements, des interventions,

planification des ressources matériels et humains, des coûts et

investissements, en ayant les indicateurs pertinents. « Corim

répond donc à l’ensemble des points fonctionnels du cahier des

charges, fixés par Servair. De plus, son utilisation est conviviale

et le logiciel se montre simple d’utilisation malgré la multitude

de paramètres à faire évoluer, décrivent avec enthousiasme

Dominique Blazutti et Fabrice Malaboeuf, pilote du projet et

chef de projet ingénierie chez Servair. Et d’ajouter : « L’équipe

Corim s’est montrée particulièrement impliquée dans la mise

en place du logiciel, flexible dans la conception de l’outil et dans

la gestion des interfaces comme SAP ».

Le projet a démarré en novembre 2016 et a permis de mutualiser

l’ensemble des sites dès le mois de mai 2017 pour entrer en

phase opérationnelle le 1er juillet dernier ! Une intégration pour

le moins rapide et dont les premiers résultats sont déjà visibles.

Une manière d’améliorer la maintenance sur terre pour optimiser

le service dans le ciel.

Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I37


MANAGEMENT

SOLUTION

Picomto se

développe

en intégrant

la capture

de données

terrain

Les logiciels de GMAO sont devenus

indispensables dans l’optimisation

de la maintenance et continuent

de se développer au quotidien avec

l’arrivée des nouvelles technologies.

Picomto, qui s’intègre déjà dans les

GMAO, fait de même. Après avoir

digitalisé la création et la consultation

des instructions de travail, modes

opératoires et procédures de

maintenance, la solution évolue pour

intégrer la capture de donnée terrain.

Collecter les informations

terrain dans le cadre d’une

maintenance prédictive

Aujourd’hui, les techniciens de maintenance

remontent des données manuellement en

remplissant les formulaires et checklists

papier durant et suite à leurs interventions.

Cette méthode génère énormément de conséquences ;

parmi elles figurent la double ou triple saisies, la perte

d’informations, une centralisation complexe des informations,

des données inexploitées et inexploitables, et

bien plus encore...

C’est dans une démarche de digitalisation de l’environnement

des instructions de travail et un objectif d’amélioration

continue que Picomto a ajouté la capture de

données terrain à sa solution. Cette nouvelle fonctionnalité

vient en complément pour renforcer la valeur ajoutée

des instructions visuelles de travail pour la maintenance.

De la même façon que les formulaires de maintenance

sont créés aujourd’hui avec des solutions qui ne sont

pas adaptées, il est aujourd’hui possible de les créer dans

Picomto et de les intégrer nativement dans les procédures

de maintenance. Tous les formulaires de capture de données terrain héritent

des mêmes bénéfices que les instructions visuelles de travail à savoir : mise à

jour automatique, ISO 9001, centralisés, traçables, évolutifs… le tout disponible

sur smartphone, tablette et ordinateur en mode connecté et déconnecté.

La digitalisation de ces formulaires permet de centraliser les données mais

également de faciliter l’analyse de celle-ci. Les données collectées sont consolidées

en back office ou peuvent être générées via des rapports, ou même

exportées. Selon Malcolm Sabre, responsable marketing de la solution, « c’est

un besoin critique qu’on a détecté, notamment dans la maintenance où les techniciens

n’ont pas les outils adaptés sur le terrain pour remonter des informations

efficacement. On sait également que les industriels ont de plus en plus

de logiciel, c’est pour ça qu’on fait pour pouvoir s’intégrer facilement aux différentes

solutions existantes comme les GMAO. »

UNE SOLUTION AU SERVICE DE L’AMÉLIORATION CONTINUE ET

DE LA MAINTENANCE

Sébastien Chevalier, co-fondateur et dirigeant de Picomto commente :

« Nous avons déjà déployé la capture de donnée terrain chez un sous traitant

automobile. Ils utilisent à la fois sur les lignes de production mais également

38 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MANAGEMENT

Il est possible de créer et de consulter les formulaires de capture de

données terrain

pour le service maintenance. Pour la production, les formulaires

de capture de données terrain sont associés avec les modes opératoires

pour pouvoir remonter directement les non-conformités leur

permettant d’accéder toujours à la dernière version et de centraliser

les données. »

Et d’ajouter : « Pour le service maintenance, nous avons intégré directement

Picomto dans leur GMAO dans le cadre d’une maintenance

prédictive. Toutes les interventions sont réalisées avec des tablettes et

les techniciens remplissent leurs checklists et fiches de contrôle. Les

données sont transmises dans la GMAO, et le responsable accèdent

aux informations nécessaires pour prendre des actions adéquates.

Le besoin primaire était d’éradiquer toutes les données inexploitables

que les techniciens collectaient sur papier et de les exploiter efficacement

pour améliorer la maintenance générale des équipements. »

UNE SOLUTION INTÉGRÉE DANS LA GMAO DE

DEMAIN

Sébastien Chevalier conclut : « L’utilisation de Picomto chez les

industriels est unique quelque soit le domaine d’utilisation. Cette

nouvelle fonctionnalité est pour nous l’occasion de proposer

une solution toujours plus complète et innovante qui

répond à de vraies problématiques métier. Nous travaillons

déjà avec des clients sur l’intégration de Picomto

à leur GMAO qui eux-même définissent cet interfaçage

comme “révolutionnaire” pour toute la complémentarité que

les deux apportent. En tant que dirigeant de Picomto, je suis persuadé

que Picomto est une brique logiciel pour les GMAO du futur. »

Disponible en mode connecté et déconnecté depuis l’application Androïd

FUCHS, votre partenaire en dégraissage

Depuis 85 ans, FUCHS accompagne avec sa gamme de produits

de dégraissage le développement des industriels dans les secteurs

d’activité les plus exigeants : Automobile, Aéronautique, Médical,

Roulementiers, Micromécanique, Ferroviaire, ...

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I39


MANAGEMENT

RETOUR D’EXPÉRIENCE

Federal Mogul abandonne le clientserveur

au profit de la GMAO

Quand la technique et les exigences évoluent, les outils doivent suivre. Federal Mogul

Systems Protection a ainsi fait appel à la société DSDSystem pour faire passer sa gestion de

maintenance de la technologie client-serveur (application lourde) vers la GMAO Web avec

application mobile.

« L’outil en place était

fiable et bien rôdé, mais

il était arrivé au bout

de ce qu’il pouvait nous

apporter en matière

d’évolution.»

Le site de Crépy-en-Valois (Federal Mogul

Protection) est une usine textile, ayant

fabriqué à ses débuts des lacets. Au fil

des années, l’entreprise a su évoluer et se

moderniser et s’éloigner de la mode et de l’habillement

pour tutoyer l’automobile et viser désormais

l’aérospatiale.

En effet, ce site, qui emploie 300 personnes et

réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 65

millions d’euros, réalise des gaines textiles disposant

de propriétés uniques comme l’insécabilité,

le blindage ou la résistance aux hautes températures,

souvent à partir de problématique client

spécifique.

DE LA MAINTENANCE D’UNE MANUFACTURE

À HAUT NIVEAU DE TECHNOLOGIE

La manufacture de Crépy-en-Valois est ainsi un

site de production de haute technologie, dispo-

40 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


倀 椀 挀 漀 洀 琀 漀

䤀 渀 猀 琀 爀 甀 挀 琀 椀 漀 渀 猀 嘀 椀 猀 甀 攀 氀 氀 攀 猀 搀 攀 吀 爀 愀 瘀 愀 椀 氀

䄀 猀 猀 漀 挀 椀 攀 稀 瘀 漀 猀 瀀 爀 漀 挀 搀 甀 爀 攀 猀 搀 攀 洀 愀 椀 渀 琀 攀 渀 愀 渀 挀 攀

瘀 漀 猀 昀 漀 爀 洀 甀 氀 愀 椀 爀 攀 猀 搀 攀 挀 愀 瀀 琀 甀 爀 攀 搀 攀 搀 漀 渀 渀 攀 猀 琀 攀 爀 爀 愀 椀 渀

䌀 爀 攀 稀 Ⰰ 最 爀 攀 稀 Ⰰ 瀀 愀 爀 琀 愀 最 攀 稀 Ⰰ 挀 漀 渀 猀 甀 氀 琀 攀 稀 攀 琀 愀 渀 愀 氀 礀 猀 攀 稀

瘀 漀 猀 瀀 爀 漀 挀 搀 甀 爀 攀 猀 搀 攀 洀 愀 椀 渀 琀 攀 渀 愀 渀 挀 攀

䌀 栀 攀 挀 欀 氀 椀 猀 琀 猀 Ⰰ 昀 椀 挀 栀 攀 搀 攀 瀀 爀 漀 最 爀 猀 Ⰰ 昀 椀 挀 栀 攀 搀 ᤠ 椀 渀 琀 攀 爀 瘀 攀 渀 琀 椀 漀 渀 Ⰰ 昀 椀 挀 栀 攀 搀 攀 渀 漀 渀 ⴀ 挀 漀 渀 昀 漀 爀 洀 椀 琀 ⸀⸀

嘀 椀 猀 甀 攀 氀 ⸀ 䐀 椀 最 椀 琀 愀 氀 ⸀ 䤀 渀 琀 攀 爀 愀 挀 琀 椀 昀 ⸀ 䤀 匀 伀 㤀 ⸀

嘀 漀 猀 椀 渀 猀 琀 爀 甀 挀 琀 椀 漀 渀 猀 瘀 椀 猀 甀 攀 氀 氀 攀 猀 搀 攀 琀 爀 愀 瘀 愀 椀 氀 瀀 漀 甀 爀 甀 渀 攀

洀 愀 椀 渀 琀 攀 渀 愀 渀 挀 攀 搀 椀 最 椀 琀 愀 氀 攀 攀 琀 挀 漀 渀 渀 攀 挀 琀 攀

준 瘀 漀 氀 甀 琀 椀 昀

䤀 渀 琀 攀 爀 愀 挀 琀 椀 昀

䐀 椀 昀 昀 甀 猀 愀 戀 氀 攀

䴀 甀 氀 琀 椀 ⴀ 猀 甀 瀀 瀀 漀 爀 琀

䴀 甀 氀 琀 椀 氀 椀 渀 最 甀 攀

䤀 洀 瀀 爀 椀 洀 愀 戀 氀 攀

䌀 攀 渀 琀 爀 愀 氀 椀 猀

䐀 椀 搀 愀 挀 琀 椀 焀 甀 攀

䌀 漀 氀 氀 愀 戀 漀 爀 愀 琀 椀 昀

吀 爀 愀 愀 戀 氀 攀

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I41

眀 眀 眀 ⸀ 瀀 椀 挀 漀 洀 琀 漀 ⸀ 挀 漀 洀


MANAGEMENT

sant d’un haut niveau de production et

donc d’exigence très élevées en matière

de disponibilité des équipements, ce

qui fait peser sur la maintenance une

responsabilité importante.

Xavier Depoers, responsable Maintenance

de Federal Mogul Systems Protection,

explique le fonctionnement de

son service. « Nous sommes au total 15

personnes employées à la maintenance du

site, avec un système de roulement bien

développé : une équipe du matin et une

autre de l’après-midi s’alternent, renforcée

par une troisième couvrant la journée

de production. Deux autres pour la nuit et

les week-ends assurent un suivi permanent

du parc technique ». Le niveau de réactivité

demandé par les clients de Federal Mogul

SP oblige cette entreprise à avoir un outil

industriel opérationnel en permanence,

ce qui implique une flexibilité accrue au

niveau de la maintenance.

DE LA GESTION PAPIER À LA GMAO

WEB EN CLOUD

Depuis de nombreuses années déjà, Federal

Mogul Systems Protection était doté

d’un logiciel de GMAO complet, basé sur

une technologie classique de client lourd :

un logiciel était installé sur chaque poste de

travail pour communiquer avec le serveur

central. « L’outil en place était fiable et bien

rôdé, mais il était arrivé au bout de ce qu’il

pouvait nous apporter en matière d’évolution.

De plus, les années d’utilisation ont

entraîné des écarts d’usage qui méritaient

de remettre les choses à plat. »

Le service maintenance a donc entrepris

de consulter le marché des solutions

GMAO, en recherche d’un logiciel lui

offrant les possibilités d’évolution et de

modernisation auquel il aspirait. « Notre

partenaire historique a lui aussi développé

sa version web, auquel nous avons bien

entendu porté attention. Puis, nous avons

pris contact avec DSDSystem, qui est un

spécialiste du FullWeb depuis sa création.

Nous voulions d’une solution légère,

puissante permettant de

gérer simple-

Quelques précisions

sur le projet

> Les clés du projet

Passage à la GMAO Full Web

Service maintenance jour et nuit

Bonne expérience de la GMAO

Rapidité du déploiement

> La solution

La GMAO Altair Enterprise et la mobilité

Altair sont des applications éditées

et distribuées par DSDSystem. Ces solutions

sont le fruit de près de 20 ans

d’expérience capitalisées par nos ingénieurs

maintenance et informatique

spécialisés en organisation de maintenance

industrielle et SAV.

> Avantages technologiques

« Altair Enterprise nous

a séduits par l’ergonomie

intuitive et l’efficacité

générale qui se dégage

de l’application Web. »

Pas d’installation sur poste client

Rapidement opérationnel

Compatible tous navigateur récent

Technologie moderne

Nomade et mobile

Une installation centrale et sécurisée

Simple et agréable à utiliser

ment les demandes d’intervention, les gammes de

maintenance, les stocks de pièces. Il nous fallait

également une application mobile capable de se

substituer à l’interface web sur le terrain. » Au

terme du processus de décision, la GMAO Altair

Enterprise de DSDSystem a été retenue. Xavier

Depoers motive ce choix. « Altair Enterprise

nous a séduit par l’ergonomie intuitive et l’efficacité

générale qui se dégage de l’application Web.

Nous avons également apprécié la qualité de l’accompagnement

apporté lors de la mise en œuvre ».

Le projet ne s’arrête pas là, puisque deux

nouveaux sites, au Maroc et en Hongrie, sont

en voie de déploiement. Federal Mogul prévoit

également l’intégration du module de gestion

QHSE, qui aidera l’entreprise à suivre ses certifications

(ISO/TS, ISO 14001, ISO 9001 et bientôt

OHSAS), fiches de sécurité, habilitations et

audits de poste avec plus de précision. Bernard

Decoster, fondateur de la société DSDSystem

éditant la GMAO Altair Enterpri se, précise que

« s’il est aisé de démontrer l’intérêt d’une GMAO

a une entreprise qui gère sa maintenance sur des

tableaux et des fiches papiers, il est plus délicat de

convaincre une entreprise ayant de nombreuses

années d’expérience sur un produit de procéder

à un saut technologique, en particulier avec un

nouveau partenaire. La qualité de nos solutions

et celle des services que nous sommes à même de

fournir sont les clés de la réussite de ces projets

ambitieux, que nous suivons d’années en années. »


OSEZ L’INDUSTRIE

DU FUTUR

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MANAGEMENT

AVIS D’EXPERT

GMAO et Big Data : pourquoi adopter la

maintenance intelligente ?

À l’heure de l’industrie 4.0, la GMAO

se trouve au cœur de la stratégie

de maintenance. Mais les données,

toujours plus nombreuses, affluent

de toute part, et nécessitent des

solutions efficaces pour traiter au

mieux les informations, d’où la

question des relations entre le Big

Data et la GMAO.

Mobility Work chez FMGC - Anthony Blanchard

Quelles conséquences peuvent avoir

l’Internet des objets (IoT), le Big Data

et la maintenance prévisionnelle sur

les routines de maintenance ? Quels

éléments les équipes de maintenance doiventelles

prendre en compte afin de tirer le meilleur

parti des opportunités offertes pas ces nouvelles

technologies ? La fabrication intelligente (« smart

manufacturing ») est au cœur de l’industrie 4.0.

Ce mouvement de digitalisation de l’industrie est à

l’origine du concept d’usines intelligentes (« smart

factory »). La maintenance des équipements joue

un rôle essentiel dans la fabrication intelligente.

Avec la tendance au développement de l’Internet

des objets pour l’industrie, les machines

peuvent désormais être équipées de capteurs qui

récupèrent les données et les transmettent à un

système de gestion de maintenance assistée par

ordinateur (GMAO). Les GMAO nouvelle génération

ont recours à de puissants outils d’analytiques

qui permettent d’étudier les données et de

communiquer les résultats en temps réel, accessibles

à tout moment, partout, et depuis n’importe

quel appareil électronique. Les problèmes

détectés sont immédiatement transmis à l’équipe

de maintenance.

L’introduction du Big Data dans la maintenance

des équipements (la maintenance intelligente)

44 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


LE 6 e SENS DE LA MAINTENANCE

UNE GAMME COMPLÈTE DE SOLUTIONS ÉVOLUTIVES

POUR LA FONCTION MAINTENANCE GMAO & SAV

La GMAO web

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Génération

La GMAO

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évolutive

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web &

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conviviale

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MANAGEMENT

Mobility Work - Maintenance

permet d’assurer une productivité optimale

et la meilleure gestion possible des

actifs. L’utilisation de nouveaux outils

tels que les capteurs (de températures, de

vibration, de passage...) qui permettent

de collecter des données d’une part et

les outils de GMAO nouvelle génération,

qui permettent de les analyser et

de les utiliser intelligemment d’autre

part, permet de prolonger la durée de

vie de la machine en ayant recours à des

stratégies de maintenance prévisionnelle

ou prédictive extrêmement fiables. Il est

en effet facile, grâce à ces outils, d’optimiser

la planification des activités de

maintenance. L’essor de l’Internet des

Objets, notamment au sein du monde de

l’industrie est à l’origine d’une nouvelle

approche concernant les interventions de

maintenance: anciennement réactives,

celles-ci sont désormais proactives, grâce

à des routines de maintenance préventives

et prédictives continues.

Dans un second temps, la maintenance

intelligente promeut une réduction de

la consommation d’énergie, et donc une

production « éco-efficace ». Pour résumer,

le Big Data permet d’améliorer les

performances et la fiabilité du système,

ce qui permet de réaliser des économies

non négligeables.

COMMENT LES GMAO PEUVENT-

ELLES FACILITER LA GESTION DU

BIG DATA ?

Pour de nombreuses entreprises, le passage

au Big Data et à l’Internet des objets pour

l’industrie consiste à adopter une GMAO

très fiable, capable de collecter, de traiter

et de restituer des analyses poussées

de données. Les équipes de maintenance

doivent avoir accès à ces données à tout

moment afin de pouvoir réagir immédiatement,

et passer en revue les tâches

planifiées et effectuées. Le suivi des interventions

doit être le plus simple possible.

Les données des machines doivent être

comparées et analysées quotidiennement,

et les stratégies de maintenance prévisionnelles

(ou prédictive) doivent être correctement

appliquées. La GMAO next-gen

Mobility Work permet d’aller encore plus

loin et propose de rejoindre le premier

réseau social de la maintenance : partagez

votre expertise avec des techniciens de

maintenance du monde entier, ou recherchez

simplement des équipements, des

pièces détachées, des documents de maintenance,

et bien plus encore.

Le Big Data possède un énorme potentiel,

qui pourrait changer notre façon de

gérer la maintenance des équipements.

En recueillant, combinant et en comparant

chaque information liée au service

de maintenance, la GMAO permet

d’optimiser les processus en anticipant

les problèmes éventuels avant l’apparition

de panne, susceptible de provoquer

un arrêt de production. À l’heure

actuelle, une GMAO dite « idéale » doit

CES Panel A1

Puce NFC

vous permettre de planifier et de rendre

compte de vos interventions et celles de

vos fournisseurs, de gérer tous types de

documents liés à la maintenance des

équipements, d’analyser les informations

essentielles et d’améliorer la communication

interne des équipes.

UNE PUISSANTE COMBINAISON

ENTRE L’INTERNET DES OBJETS ET

LA GMAO

Quel est le lien réel entre l’Internet des

Objets et les GMAO ? De nombreuses

solutions liées à l’Internet des Objets–

telles que les capteurs – permettent

de suivre les paramètres des machines

(vibrations, température, niveau d’huile,

acoustique), ou encore de conserver ces

données. Ces informations sont ensuite

automatiquement relayées à la GMAO de

l’entreprise, ce qui permet de programmer

immédiatement de nouvelles tâches

de maintenance, d’analyser les données

et de configurer des protocoles de maintenance

très sophistiqués.

La compilation et l’analyse de données

permettent d’améliorer de façon significative

le fonctionnement général d’un

site production. Ainsi, la véritable force

de l’Internet des Objets ne réside pas dans

le matériel informatique, mais dans les

logiciels qui permettent de stocker et

d’analyser les données. C’est ainsi que

les données prennent tout leur sens et

indiquent quelle décision prendre, et à

quel moment. La combinaison de l’Internet

des Objets et des logiciels de GMAO

aide les équipes de maintenance à mieux

contrôler les actifs et à identifier les principaux

problèmes grâce à des outils d’analyse

puissants.

46 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MANAGEMENT

COMMENT LE BIG DATA ET LA MAINTENANCE

PRÉDICTIVE PEUVENT-ILS CONTRIBUER À LA

RÉDUCTION DES COÛTS ?

L’approche prédictive a pour objectif de lancer les interventions

de maintenance uniquement lorsqu’elles sont nécessaires ; ce type

de maintenance permet de réaliser des économies significatives

par rapport à la maintenance préventive planifiée. Les analyses

préventives permettent de mettre en évidence des schémas récurrents

dans les données de l’équipement afin de prévenir les pannes

potentielles, et ainsi en améliorer la fiabilité et le coût. Les informations

collectées par un logiciel de récupération de données

au moyen de capteurs peuvent être transmises directement à la

GMAO, où elles seront stockées et analysées, afin de déclencher

automatiquement les interventions de maintenance nécessaires.

Il est plus aisé d’anticiper les ressources humaines et les pièces

détachées nécessaires, et de n’intervenir que sur des interventions

programmées si les besoins exacts de l’équipement ont été déterminés

en amont. La mise en place d’un plan de maintenance prédictive

a pour conséquence une meilleure stabilité opérationnelle, et

la diminution des temps d’arrêt. Combinée au Big Data, la maintenance

prédictive est un outil puissant qui permet de surveiller

et de réaliser des diagnostics sur les actifs les plus importants.

Le taux de disponibilité (nombre d’équipements disponibles sur

le nombre de d’équipements demandés) est essentiel dans la mise

en place d’une routine de maintenance fiable. En anticipant les

pannes, les analyses prédictives permettent d’augmenter le taux

de disponibilité, qui lui même est lié à l’amélioration des KPI de

maintenance les plus essentiels : le temps moyen entre pannes

(MTBF), le temps moyen jusqu’à la réparation (MTTR) et le

coût total de possession (TCO). Non seulement le Big Data et

la maintenance prédictive permettent aux techniciens de maintenance

de prévoir la panne d’un équipement et de n’intervenir

qu’en cas de besoin, mais ils permettent également, le suivi en

temps réel des machines. Les professionnels peuvent ainsi prendre

de meilleures décisions concernant les interventions de réparation

et leur niveau d’urgence. Cela permet de réduire significativement

les arrêts de production imprévus, et garantit ainsi un

procédé de production plus fiable. Enfin le Big Data permet de

mettre en lumière les disfonctionnements récurrents sur certains

équipements. Ainsi les fabricants de machines peuvent régler le

problème au niveau de sa production.

PERSPECTIVES

Une bonne routine de maintenance se compose de procédés

complexes qui regroupent plusieurs tâches à la fois, parmi

lesquelles la planification des réparations, le suivi des pièces détachées,

ou encore le suivi des cycles de vie des actifs. La GMAO a

pour but d’assister les professionnels de la maintenance en gérant

les activités nécessaires au bon fonctionnement des équipements

essentiels d’un site. Les équipements sont des actifs indispensables

pour l’entreprise, et ce quel que soit le secteur d’activité

; ainsi, les pannes et interruptions imprévues peuvent causer

de nombreux désagréments. Afin d’améliorer les procédés, la

production a adopté les dernières tendances numériques, parmi

lesquelles l’Internet des Objets et le Big Data.

De nos jours, l’Internet des Objets offre un moyen de contrôler

efficacement les machines en temps réel, permet aux techniciens

de détecter les problèmes et les pertes d’efficacité, et de

les résoudre avant que cela ne prenne davantage d’ampleur. Les

données recueillies au moyen de l’Internet des objets, lorsqu’elles

sont transférées à une GMAO et traitées par un outil analytique

de maintenance prédictive, permettent d’optimiser rapidement les

process et les actifs. La maintenance prédictive permet de limiter

les coûts, en détectant en amont les pannes sur les machines,

en réduisant les temps d’arrêt, en augmentant la productivité

ainsi que l’efficacité des procédés de maintenance. Il est essentiel

de rappeler que derrière cette technologie se cache l’actif le

plus essentiel : l’humain qui la fait fonctionner. C’est la raison

pour laquelle la mise en place d’une GMAO ergonomique à la

portée de tous est d’une importance capitale.

Il est indéniable que l’Internet des objets et le Big Data représentent

une immense opportunité pour l’amélioration de la fiabilité des équipements

et pour réduire les coûts liés à la maintenance. Les GMAO

next-gen transforment l’IoT et le Big Data en données analytiques

exploitables, et permettent aux fabricants et aux techniciens d’adopter

ces nouvelles tendances. Elles seront nécessairement au cœur

des usines intelligentes de demain; c’est la raison pour laquelle les

entreprises qui auront déjà opéré ces transformations nécessaires

auront plus de chance de se positionner comme leader à l’avenir.

Ralitsa Peycheva et traduit de l’anglais par Daphné Mothes

Trois clefs pour améliorer la gestion des pièces détachées

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I47


MANAGEMENT

Aymeric Grasland

Responsable Méthodes / Maintenance

tertiaire et industrielle au sein de la société

Spie Ouest-Centre depuis 2004, Aymeric

Grasland était auparavant technicien

Méthodes chez Game Ingénierie.

INTERVIEW

Spie Ouest-Centre fait appel à Siveco pour

améliorer son service

Spie Ouest-Centre représente plus de trente implantations dans le grand ouest et la région

Centre pour près de 1 600 collaborateurs. L’entreprise propose un large éventail de services

et d’expertises : installations générales électriques, génie mécanique et process industriels &

automatisme... Afin de proposer à ses clients des services toujours plus performants, les équipes

de maintenance industrielle de Loire-Atlantique ont décidé de s’équiper d’une solution de gestion

de la maintenance assisté par ordinateur (GMAO).

En quoi la satisfaction client est-elle

stratégique dans votre secteur

d’activité ?

La principale activité de mon département

est la maintenance pour de

grands donneurs d’ordre nationaux

dans l’aéronautique, la construction

navale, les industries pétrolières...

Chaque client est différent : nous nous

efforçons donc d’être au plus près de

ses problématiques et de parler son

langage. Chez nos clients de l’aéronautique,

par exemple, nous

parlons « cadence avion ». Il

est très important pour nous de

personnaliser le service car c’est

aussi ce qui nous différencie.

Comment la GMAO est-elle

devenue un outil au service de

vos clients ?

Grâce à Coswin, édité par Siveco

Group, dont nous sommes équipés

depuis une quinzaine d’années,

nous avons fait de la GMAO

un véritable atout commercial. Cette

solution est stratégique, car elle nous

sert d’interface avec les clients : nous

pouvons leur créer des portails Web

dédiés. Ils peuvent ainsi suivre la

maintenance de leurs équipements,

éditer des rapports, etc. Bien évidemment,

ces espaces doivent pouvoir

évoluer facilement et notre solution

nous permet de les personnaliser en

quelques clics. C’est un vrai gain de

temps pour nous !

Par ailleurs, grâce à la technologie

RFID, nous avons clairement gagné

en efficience et transparence. Chaque

outil est identifié par un tag RFID. Une

fois que l’outil en provenance du site de

production du client arrive à l’atelier, il

nous suffit de scanner le tag et l’OT est

créé automatiquement dans la GMAO,

en deux secondes. Nos clients ont donc

une visibilité en temps réel de la disponibilité

des outils via des dashboards

et des affichages sur écrans.

Et en interne, quels en sont les

impacts ?

La solution nous permet de gagner

en valeur ajoutée. Effectivement,

depuis quelques années, je demande

à mes équipes de collecter toute une

masse d’informations. Elles nous

servent à anticiper des problématiques

projets, mesurer les coûts

associés, etc. avec un investissement

temps très réduit.

48 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MANAGEMENT

STRATÉGIE

Donner au SAV

ses lettres de

noblesse

Aller plus loin que la GMAO avec

le service après-vente (SAV),

c’est la stratégie de DimoMaint

(de l’éditeur Dimo Software). Et celle-ci

s’avère aujourd’hui payante à en voir les

retours positifs de nombre de ses clients.

Apparue en 2011, cette solution entièrement

dédiée au SAV signe sa septième version, intégrant à chaque étape des

fonctionnalités clef pour faire du SAV un réel centre de profit.

Optimiser les performances de l’outil

de production relève de la maintenance,

faisant d’elle un centre de

coûts qu’il convient de réduire en

agissant sur les bonnes pratiques, des moyens

de surveillance en production pour alerter de

la moindre défaillance et des technologies

intuitives et simples à utiliser pour organiser

au mieux les interventions. Au niveau du

service après-vente, la démarche est totalement

différente… ou du moins elle devrait l’être. Car

selon Pierre Delhomme, ingénieur commercial

SAV Dimo, à l’origine de cette récente activité

au sein de l’éditeur lyonnais, « le SAV est

encore trop souvent considéré comme un mal

nécessaire alors qu’il s’agit d’un centre de profit

à part entière et que l’on peut faire évoluer en

service associé au bien d’équipement (Save) ».

Et les arguments ne manquent pas. D’après

une étude menée auprès de 500 entreprises

par Serv&Sens, un cabinet de consulting en

organisation SAV duquel Dimo s’est rappro-

50 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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MANAGEMENT

Le marché du SAV

ché pour faire évoluer sa solution SAV et assurer

l’accompagnement de ses clients dans le domaine,

« trois-quarts des entreprises interrogées font du

SAV parce qu’elles le sont obligées, et limitent du

même coup la part du SAV dans le chiffre d’affaires

à moins de 10%, assure Laurent Mellah,

dirigeant de Serv&Sens. 56% d’entre elles estiment

qu’elles perdent de l’argent avec le SAV alors

que, à l’inverse, une minorité en a fait un centre

de profit, très structuré, doté d’un compte d’exploitation

propre à cette activité et représentant

parfois plus de 40% du chiffre d’affaires » ; Laurent

Mellah est formel : « Avec le SAV, ces entreprises

gagnent de l’argent ! ». En moyenne, pour un SAV

de moins de trente personnes, le gain potentiel

atteint 300 000 € (pour un développement du SAV

dans le chiffre d’affaires de 2M€) ; le gain est de

1M€ pour une entreprise de trente à 120 salariés

et de 5M€ au-delà de 120 personnes !

Les 8 leviers de la

satisfaction dans le SAV

1. Réparer du premier coup !

2. Communiquer avec le client avant, pendant et

après les interventions

3. Respecter les promesses et être là au moment

promis

4. Que les coûts soient raisonnables

5. Faire preuve d’organisation et de

professionnalisme

6. Résoudre le problème aussi vite que possible

7. Intervenir au meilleur moment avec un impact

minimal sur l’activité

8. Faire que le problème ne soit jamais survenu

UNE SOLUTION DÉDIÉE

Fort de ce constat, Dimo a décidé d’aller plus loin que la GMAO. Destinée

à optimiser les équipements et faire en sorte qu’ils fonctionnent le mieux

possible, la GMAO voyait des limites dans l’aspect SAV. Il a donc fallu séparer

les deux fonctions pour mieux se concentrer sur chaque métier. Le SAV a

pour objectif de générer du profit ; ainsi, selon les instigateurs de Dimo SAV,

intégrer le service après-vente en tant qu’élément de gestion de la maintenance

n’a pas de sens. « Avec le SAV, on vend un usage plutôt qu’un produit,

ce qui permet d’être en adéquation avec les attentes des clients utilisateurs »,

lâche Laurent Mellah. Un point crucial dans la mesure où donner plus d’importance

au SAV contraint l’entreprise à repenser l’usage même des produits

qu’elle vend.

Le SAV peut être stratégiquement très intéressant à condition de respecter

certaines règles comme créer un service dédié – et qui tourne –, mettre au

SAV les « bonnes » personnes, dotées de compétences en management, gestion

des hommes et de la relation clientèle, construire des contrats de prestation,

réfléchir à des offres, repenser la gestion des stocks et la logistique, intégrer un

outil ERP avec une fonction SAV et un véritable système d’exploitation, ne pas

se contenter d’un simple logiciel, ni se reposer dessus, envisager la question

des impayés ; « en somme, cela exige de sortir de sa zone de confort. De plus,

un responsable SAV ne doit plus faire de technique mais gérer une équipe ».

En cela, l’application SAV de Dimo Maint Service répond à l’ensemble de ces

conditions, de l’appel téléphonique à la facturation du client et des fournisseurs.

Elle met également à la disposition du client une interface dédiée, 100%

Web et capable de s’adapter à n’importe quel terminal informatique et mobile.

Il est possible grâce à un paramétrage spécifique d’obtenir un schéma fonctionnel

de l’entreprise parfaitement adapté à l’intérieur du logiciel.

À ce jour, l’éditeur lyonnais a lancé sur le marché la septième version de Dimo-

Maint SAV. Bien que personnalisable, cet outil standard continue de se développer

en intégrant une fonctionnalité de géolocalisation afin d’accroître la

faisabilité pour le client et d’obtenir un maximum d’informations sur un seul

et même écran. De plus, il lui est possible de suivre l’ensemble des indicateurs

référant à chaque service après-vente d’une entité multi-sites par exemple ; le

tout pour une meilleure gestion en temps réel et, de facto, donner toujours

plus de valeur ajoutée à un service résolument destiné à gagner de l’argent

plutôt qu’à en perdre.


Olivier Guillon

52 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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PRÉVENTION DES RISQUES

Le grand rendez-vous de la prévention

des risques met le cap à l’est

Le congrès-salon Préventica investira

du 7 au 9 novembre prochain

le hall 7 du parc des expositions du

Wacken, situé à Strasbourg. L’occasion

pour le magazine Production Maintenance

d’aborder deux sujets clef en matière

de sécurité, de protection et de prévention

des risques qui concernent tout particulièrement

les professionnels de la production et de

la maintenance. Le premier sujet relève des

équipements de protection individuelle.

Dernier rempart contre le risque, l’EPI intervient

après une analyse fine des risques associés

à l’environnement de l’atelier. Le choix

des équipements s’avère problématique lorsqu’on

aborde la question de la morphologie

de chacun, la diversité et la transversalité des

tâches à accomplir dans les métiers de la maintenance

industrielle sans oublier la mobilité

des opérateurs, souvent amenés à se rendre

dans des lieux très différents les uns des autres.

Ce focus consacré aux EPI reviendra sur l’importance

de la prise en considération totale de

l’utilisation des équipements et de l’importance

dans certains d’être bien accompagné, mettant

ainsi en avant le rôle des distributeurs.

Le second sujet, très différent et pourtant au

cœur des problématiques de maintenance et

d’interventions dans des lieux sécurisés, est

celui de la sécurité des machines. Entrant lui

aussi dans un cadre réglementaire très spécifique,

il a pour point commun avec le port

des EPI d’être placé au cœur d’une démarche

de prévention des risques. Là encore, comme

le montreront quelques acteurs significatifs

des solutions de protection et de barrières à

la fois physiques et immatérielles, il est essentiel

de bien se faire accompagner afin de bien

mettre en œuvre les bonnes pratiques à adopter.

Un article réalisé à la suite d’un entretien

d’un spécialiste de l’INRS reviendra sur

un point crucial lors de la commande d’une

machine spéciale : les relations entre l’utilisateur

et le concepteur dans le développement

et la réalisation de la machine afin de prendre

en compte l’ensemble des accès et des éléments

de sécurité pour des interventions à l’abri de

tout risque. ●

54 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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PRÉVENTION DES RISQUES

ANALYSE

L’EPI, l’ultime et nécessaire

recours contre l’accident

L’équipement de protection individuelle est le dernier

rempart contre l’accident. Loin d’être le seul moyen

de limiter les nombreux risques dans les métiers de

la maintenance, il doit faire l’objet d’une stratégie bien

particulière dans le cadre d’une politique HSE. Une

démarche longue à mettre en œuvre mais pouvant être

facilitée par les services d’un distributeur d’EPI.

Privilégier la sécurité de ses salariés

et leur environnement de

travail n’est plus uniquement

la priorité des grandes entreprises

chimiques ou issues de secteurs

critiques que l’on trouve notamment

dans l’énergie. De plus en plus de sociétés

mettent en place une démarche HSE

et créent un poste de C.H.S.C.T. Mais

avant cette étape, l’employeur, qui est

déjà soumis à des réglementations bien

précises en matière de sécurité, peut

adopter des bonnes pratiques afin d’optimiser

l’usage des EPI dans l’entreprise.

D’après le code du travail, il appartient

à l’employeur de délimiter les risques

ne pouvant être évités par des protections

collectives, choisir les EPI adaptés

et appropriés aux risques en consultation

avec le, s’il y en a un, les mettre à

la disposition des travailleurs, veiller

à leur utilisation effective, les fournir

gratuitement et à usage professionnel,

assurer leur bon fonctionnement,

leur état d’hygiène et leur entretien.

Il appartient également à l’employeur

de procéder ou faire procéder à des

vérifications générales périodiques,

d’assurer l’information, la formation,

l’instruction et l’entraînement à

l›utilisation des EPI et sur les risques

couverts et, enfin, d’élaborer une

consigne d’utilisation de l’EPI. Leur

coût est à la charge des employeurs ;

ils doivent veiller à ce que les travailleurs

soient formés au port et à l’utilisation

des équipements.

LE DISTRIBUTEUR D’EPI, UNE

SOLUTION ALTERNATIVE

Face à ces exigences, la préoccupation

santé-sécurité au travail ne devrait

© Vanderbilt

pas être perçue par les employeurs

comme une contrainte réglementaire

mais s’inscrire plutôt dans le management

global de l’entreprise. Mais la

gestion des EPI peut s’avérer lourde

suivant la taille de l’entreprise et ses

contraintes tant en termes de sécurité

que d’espace consacré aux stocks

ou encore au niveau des ports d’équipements

de protection parfaitement

adaptés à des opérateurs provenant de

l’extérieur. C’est là qu’un distributeur

peut se révéler utile afin de décharger

l’employeur de multiples contraintes

liées aux EPI.

Faire appel à un distributeur permet

de gagner de l’argent. Une question

certes loin de celle de la sécurité, mais

qui garde une réelle importance dans

une entreprise. Le fait d’assurer un

contrôle et une traçabilité des équipements

permet, d’une part de libérer

un collaborateur en interne, mais

aussi de réaliser des économies non

négligeables sur les consommables et

56 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


PRÉVENTION DES RISQUES

© Dupont de Nemours

les EPI. Autre avantage, celui de s’assurer

d’un service dédié aux besoins

de l’entreprise et de ses opérateurs ;

un bon distributeur, grâce à son expérience,

est en mesure de déterminer

les équipements les mieux adaptés

en fonction des risques identifiés et

des métiers exercés, allant jusqu’à la

morphologie de chaque utilisateur.

Par ailleurs, il proposera de gérer le

stock utile immédiatement et de déporter

les équipements faisant l’objet de

renouvellement plus ponctuels. Autre

avantage, celui de la maintenance, l’entretien

et le nettoyage des EPI. Ceux-ci

répondent à des règles très précises.

Certains distributeurs proposent une

offre étendue, allant de la décontamination

(comme le désamiantage) à des

opérations de retouches et la personnalisation

des vêtements ; une manière de

rendre l’EPI plus « sexy » et de garantir

une utilisation qui ne sera désormais

plus vue comme une contrainte.


Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I57


PRÉVENTION DES RISQUES

« Stylé »

Des vêtements de travail lookés,

fonctionnels et de qualité

Co-conçue par EPI Center et Molinel, Gamex décline

les essentiels (pantalon et bermuda, gilet matelassé

sans manche, blouson, softshell, sweat-shirt, ...) en

différents coloris. Inspirée des codes du streetwear

les plus en vogue, cette collection présente des

vêtements à la fois pratiques, techniques, esthétiques

et fonctionnels, destinés à des multiples secteurs à

commencer par les métiers de la maintenance.

www.preventistes.com

Connecté

Un nouveau logiciel

alliant sécurité et

productivité

Honeywell présente Honeywell

Sotera, un nouveau logiciel

de sécurité complet qui étoffe

son portefeuille croissant de

solutions connectées pour les

travailleurs industriels.

Ces solutions aident les

clients à préserver la

sécurité de leurs

installations et de

leur personnel

et à augmenter

la productivité.

www.honeywell.com

Extrême

Heckel lance sa gamme

Macsole X

Heckel a lancé en juin sa nouvelle

gamme Macsole X, composée de

six modèles : cinq modèles Gore-

Tex, dont l’un équipé en outre d’une

nouvelle technologie d’isolation

thermique, ainsi qu’un modèle S3

montant zippé MX 500. Macsole X

est adapté aux conditions difficiles

voire extrêmes.

www.uvex-heckel.fr

Sain

Un système de contrôle

de désamiantage en

milieu confiné

Captivor-PC de la société Cefasc,

un des lauréats des trophées

Cap’Tronic 2017, permet de

connaître, d’enregistrer et de

transmettre les valeurs de

dépression des zones confinées de

désamiantage afin de superviser

les conditions de protection de

l’environnement d’un chantier.

www.cefasc.eu

Polyvalent

De nouvelles protections oculaires 3M

Les protections oculaires 3M SecureFit série 600 s’adaptent

aux exigences de l’industrie grâce à un grand nombre d’options

: teinte des oculaires, revêtement anti-rayures ou antibuée 3M

Scotchgard, technologie 3M de branches à diffusion de pression

(PDT), joint d’étanchéité en mousse... Légères, elles offrent un

niveau optimal de confort, d’ajustement et de clarté pour rester

bien en place et protéger leurs porteurs en toutes circonstances.

www.3M.fr

58 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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des femmes et des hommes au travail

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I59


MAINTENANCE MÉCANIQUE

AVIS D’EXPERT

Bien sécuriser les

machines avec des

barrières immatérielles

Pour choisir et mettre en place vos dispositifs de protection,

tels que des barrières ou des rideaux lumineux

immatériels (AOPD), il faut prendre en compte les

spécifications des normes (EN 61496, EN ISO 13849, EN

ISO 13855 et 13857, normes C, etc.), les caractéristiques

spécifiques des produits (Résolution, portée, etc.) et

enfin les caractéristiques des applications. Schmersal

accompagne les industriels dans cette démarche.

La mise en place de solutions

de sécurité immatérielles

demande un certain nombre

de vérifications préalables.

En effet, si cette solution est conviviale

et pratique, elle ne s’adapte pas

obligatoirement à toutes les configurations

machines. Basée sur notre

longue expérience, voici une liste

non exhaustive de prérequis pour

utiliser les AOPD.

■ le mouvement dangereux peut

être arrêté à tout moment et le

point dangereux ne peut être atteint

qu’après l’arrêt du mouvement

dangereux,

■ le temps d’arrêt de la machine

et celui de tous les composants de

sécurité utilisés sont connus.

■ aucun objet ne peut être éjecté du

processus de fonctionnement,

■ les AOPD répondent aux exigences

de Type 2 ou Type 4 selon EN 61496,

■ le point dangereux ne peut être

atteint qu’en passant par le champ

de protection de l’AOPD,

■ un accès par-dessus, dessous ou

par l’arrière du champ de protection

est exclu,

■ les boutons de redémarrage sont installés

de telle sorte que la zone dangereuse

soit visible et qu’ils soient non accessibles

depuis la zone dangereuse,

■ les applications de contrôle d’accès

doivent impérativement disposer d’un

redémarrage manuel avec surveillance

du front descendant du bouton,

■ la distance de sécurité selon EN ISO

13855 a été calculée et matérialisée.

L’OPTOÉLECTRONIQUE : UNE SÉCU-

RITÉ IMMATÉRIELLE, ALTERNATIVE

AUX DISPOSITIFS CLASSIQUES

Dans les domaines de l’assemblage

et de la manutention, une coopération

accrue homme/machine/robot

devient une préoccupation centrale.

On assiste au remplacement des

solutions électromécaniques traditionnelles

par des dispositifs optoélectroniques

pour une meilleure

visibilité sur la zone de travail, plus

de flexibilité, des fonctions supplémentaires

comme nos solutions :

■ redémarrage automatique ou

manuel ou manuel double acquittement

(boutons à l’intérieur et extérieur

de la zone dangereuse afin

d’éviter un redémarrage intempestif par un tiers)

■ blanking fixe ou flottant pour désactiver certains

faisceaux dans la zone surveillée,

■ muting pour applications de convoyage et

passages de chargements sécurisés,

■ cycle pour application de presses afin d’éviter

l’actionnement répétitif de commandes,

■ aide à l’alignement et paramétrage sans outil

dédié pour une mise en œuvre simple et rapide.

UNE LARGE GAMMES OPTOÉLECTRONIQUE

ET TROIS NOUVEAUX MODÈLES

Les nouvelles gammes SLB 240/440 mono-faisceau

ultra-compactes avec évaluation intégrée viennent

Nouveau contrôleur programmable

de sécurité PSC 1 compatibles AOPD

60 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MAINTENANCE MÉCANIQUE

Nouvelles SLB 240/440, avec

évaluation intégrée et boîtier compact

compléter une gamme optoélectronique Schmersal déjà large.

Les dernières tendances en matière d’ingénierie des machines et

des usines s’orientent vers plus de performances dans des espaces

de plus en plus exigus, où sécurité doit rimer avec efficacité et

productivité accrues.

INTÉGRATION DIRECTE DANS LE CIRCUIT DE

SÉCURITÉ

À l’image de toutes nos barrières de sécurité immatérielles, la

nouvelle gamme SLB possède des sorties semi-conducteurs

sûres (2 x PNP) et s’intègre directement dans le circuit de sécurité,

sans évaluation supplémentaire. Conformément à la CEI

61496, elle répond également aux exigences de type 2 ou 4.

Quatre codages distincts permettent l’installation de plusieurs

mono-faisceaux sans risque de perturbations mutuelles. L’alignement

et le paramétrage sont simples, sans outils ni PC ou

autre système de mise en service.

Pour l’intégration d’AOPD dans des architectures plus élaborées

où les composants de sécurité sont nombreux, notre

dernière génération de contrôleur programmable de sécurité

PSC1 est idéale pour répondre aux applications les plus

complexes et communiquer via bus de terrain.

LES SERVICES DÉDIÉS POUR UNE AIDE CLEF EN MAIN

Schmersal s’est dotée d’une nouvelle entité, tec.nicum, notre

département formation, conseil et service indépendant de

produits ou fabricant. Les ingénieurs TÜV Schmersal sont

à votre disposition pour vos projets, directement sur site ou

dans les nouveaux locaux tec.nicum de Paris. ●

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I61


MAINTENANCE MÉCANIQUE

EN APPLICATION

Un projet sur mesure

pour la sécurité des machines

Le célèbre constructeur de machines Maka propose

pour sa machine d’usinage DC 7 un dispositif de

protection optoélectronique alternatif. Alexander Hiller,

en charge du projet correspondant, s’est fié aux experts

en sécurité de Leuze electronic pour la conception et a

eu recours à l’offre de conseils en sécurité du fabricant

de capteurs.

© DR

Deux agrégats à 5 axes fonctionnant

indépendamment garantissent plus de productivité

Ľutilisation d’une technologie industrielle pour garantir la sécurité des

machines et des installations et la protection au travail au sens de la

directive relative aux machines requiert un grand sens des responsabilités

et des connaissances techniques approfondies. Que ce soit

pour de nouvelles machines ou pour modifier des installations existantes, le

constructeur doit intégrer la technique de sécurité de manière à atteindre une

productivité, une ergonomie et une rentabilité optimales tout en respectant

les principales normes et prescriptions.

Cependant, le respect des normes applicables peut représenter un réel défi. Les

normes évoluent constamment. Des normes sont remplacées, d’autres viennent

s’ajouter et en conclusion, le nombre de normes harmonisées augmente de

manière exponentielle. Dans ce contexte, il est extrêmement difficile et onéreux

de développer un savoir-faire relatif à la sécurité, et ce, notamment parce que

l’état de la technique de sécurité ne cesse de se développer.

Pour cette raison, Leuze electronic propose, en tant que leader technologique

dans le domaine des capteurs photoélectriques de sécurité, des conseils en sécurité

avec un savoir-faire interdisciplinaire dans le

cadre de ses services liés à la sécurité des machines.

Alexander Hiller en a également profité pour la

réalisation d’un dispositif optoélectronique de sécurité

en option pour la machine à montant mobile

DC 7 de Maka (illustration 1).

SOLUTION DE MACHINE PRÉCONFIGURÉE

« Le centre d’usinage CNC DC 7 est très compact,

précis et conçu pour des durées de cycle courtes,

explique Alexander Hiller de Maka Systems GmbH

à Nersingen (Allemagne). Un domaine d’utilisation

typique en est l’usinage de l’aluminium dans l’industrie

automobile ». La DC 7 doit sa grande précision

à une conception solide du châssis et des supports

d’agrégats et à un système spécial de serrage pour les

dispositifs d’usinage lourds. Sa productivité impressionnante

résulte notamment de la possibilité de

l’usinage parallèle des pièces disposées à la verticale.

De plus, la machine peut être équipée de deux

agrégats à 5 axes fonctionnant indépendamment

(illustration 2).

Une autre caractéristique avantageuse de la DC 7

est une table de retournement solide et rapide

(illustration 3) qui permet un changement rapide

62 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MAINTENANCE MÉCANIQUE

Sur ce centre d’usinage, la zone de danger peut être

protégée de manière optique ou, comme ici, par une

enceinte mécanique (avec porte à enroulement rapide)

DES COMPOSANTS PARFAITS

Les barrières immatérielles de sécurité

MLC 500 de la gamme de produits

de Leuze electronic sont une solution

parfaite pour la table de retournement du

DC 7. Elles sont de type 4 selon IEC/EN 61496

et répondent aux exigences de la catégorie 4 et

du niveau de performance PL e selon la norme

EN ISO 13849-1. Avec leur exécution robuste dans

un boîtier extrêmement fin, elles constituent une

base solide pour une exploitation stable et fiable

des installations (illustration 7).

Dans leur version basique, les barrières immatérielles

de sécurité MLC 500 proposent déjà les

fonctions nécessaires à la sécurisation des postes

dangereux, à la protection de la zone de risque et à

la sécurisation de l’accès avec détection des mains

et des doigts. Des appareils sont disponibles dans

d’autres versions (standard, extended) pour des

extensions supplémentaires et utiles des fonctions,

comme le blocage automatique au démarrage/

redémarrage (RES) et le contrôle des contacteurs

(EDM), ou pour les différents modes de fonctionnement

comme l’inhibition, l’enchaînement des

appareils et divers modes de balayage.

Pour la protection contre le passage des pieds qui

est réalisable avec des capteurs MLC 500 disposés

à l’horizontale, l’utilisation d’un scanner laser de

sécurité RSL 400 est également recommandée (illus-

du chargement en parallèle de l’usinage.

Seule le temps de retournement

de seulement deux secondes est pris

en compte dans les temps de cycle.

« Selon le temps d›usinage, les temps

d›ouverture et de fermeture de la

porte à enroulement rapide standard

du dispositif de protection sur la table

de retournement peuvent également

s’avérer importants, ajoute Alexander

Hiller. Pour cela, trois secondes pour

chaque mouvement, soit un total de six

secondes, sont nécessaires ».

Afin de supprimer ces délais, il a

conçu un dispositif de protection

optoélectronique alternatif. Ce

dernier utilise des barrières immatérielles

de sécurité verticales qui

sont disposées sur trois côtés à la

place de l’enceinte mécanique avec

porte à enroulement rapide (illustration

4). Pour la protection contre

le passage des pieds, il est possible

d’utiliser une barrière immatérielle

de sécurité horizontale à hauteur des

chevilles ou des scanners laser de

sécurité avec des champs de protection

configurables librement (illustrations

5 et 6).

En raison du mouvement de bascule

de la table de retournement de la

DC 7, une sécurisation (mécanique

ou optique) est nécessaire

DC 7 équipé d’une protection optoélectronique faite de

barrières immatérielles MLC 500 de Leuze electronic

(suggestion d’installation en rouge)

Scanners laser de sécurité avec des champs de protection

configurables assurrant la protection contre le

passage des pieds

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I63


MAINTENANCE MÉCANIQUE

La vue de dessus montre

bien la disposition symétrique

des champs de protection

La barrière immatérielle de sécurité MLC 500

peut prendre en charge la sécurisation des

zones indiquées en rouge

Deux fonctions de protection autonomes et

une portée de 8,25 m. permettent au scanner

laser de sécurité RSL 400 d’offrir une protection

complète contre le passage des pieds

tration 8). Avec les appareils compacts, Leuze electronic pose

un nouveau jalon dans la discipline reine des capteurs de sécurité.

Grâce à une portée pouvant atteindre 8,25 m, deux configurations

réglables indépendamment l’une de l’autre et deux

paires de sorties de commutation de sécurité (OSSD), le RSL 400

permet d’exécuter simultanément deux tâches de protection

différentes avec un seul appareil, et ce, en toute conformité avec

la norme EN ISO 13849-1 et la directive européenne relative

aux machines (illustration 9).

Avec un seul scanner laser de sécurité, il est possible

de surveiller deux zones autonomes et indépendantes

Quelques précision sur la

société Maka Systems

Maka Systems GmbH est une

entreprise qui développe

des centres d’usinage, des

solutions d’automatisation

et des solutions spécialisées

complètes avec l’expérience

approfondie de six décennies

de savoir-faire en CNC.

Plus de 160 collaborateurs

développent et produisent

à Nersingen, près d’Ulm en

Allemagne, des machines

CNC spéciales pour l’usinage

du bois, de l’aluminium et du

plastique, ainsi que pour le

modélisme. Les solutions du

plus haut niveau technique et

économique sont appréciées

par les entreprises leaders

des domaines de la

construction automobile,

aéronautique, ferroviaire,

de caravanes et de yachts,

ainsi que par les fabricants

de façades, de meubles,

de portes, de fenêtres et

d’escaliers. La machine à

montant mobile DC 7 décrite

ici fait partie d’une série de

concepts de machines pour

l’usinage de l’aluminium

qui sont utilisées pour des

tâches d’usinage simple

d’arêtes, de perçage, de

fraisage et de découpe

précise de profils extrudés,

jusqu’à l’usinage de formes

et structures complexes.

CALCUL CORRECT DES HAUTEURS ET DISTANCES

Après une évaluation précise des risques et une conception

détaillée, la question centrale des distances de sécurité

et hauteurs minimales correctes du dispositif de protection

devait encore être tirée au clair, tant pour palier aux vitesses

d’approche de parties du corps qu’à la possibilité d’accès par

le haut. Les bases de calcul correspondantes sont fournies

par la norme EN ISO 13855. Contrairement à la norme plus

courante EN ISO 13857 pour les structures de protection,

cette norme aborde explicitement les dispositifs de protection

sans contact. Elle décrit la procédure permettant de définir

les distances de sécurité nécessaires entre le champ de

protection et la zone dangereuse en fonction des temps d’arrêt

correspondants.

« Avec l’aide de Leuze electronic, nous avons dimensionné le

dispositif de protection optoélectronique pour la table de retournement

de notre DC 7 de manière optimale pour garantir la

sécurité maximale tout en occupant le moins de place possible

dans la zone d’accès », résume Alexander Hiller. L’objectif principal,

à savoir économiser les temps d’ouverture et de fermeture

pour la porte à enroulement utilisée normalement, est

ainsi atteint. De plus, les barrières immatérielles de sécurité

proposent une liberté de mouvement plus importante

pour l’opérateur de la machine qu’avec l’enceinte fixe. « Un

effet secondaire bienvenu est que, contrairement à la cabine

de protection entièrement fermée, le dispositif de protection

optoélectronique est ouvert vers le haut. Ainsi, les dispositifs

d›usinage lourds peuvent être remplacés bien plus facilement

sur la table de retournement avec une grue ». ●

64 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


Sécurité Machine & Process

Intégrer la technologie de sécurité facilement dans vos installations

La gamme de sécurité Phoenix Contact vous permet de répondre aux exigences des normes de

sécurité quelles que soient vos applications. Elle se distingue par sa simplicité d’installation et sa

configuration aisée.

Des relais de sécurité machine et couplage à l’API de sécurité, les experts Phoenix Contact vous

accompagnent dans le choix et la mise en œuvre du produit adéquat. L’étendue de notre gamme

vous garantit de trouver des produits innovants tels que des relais de sécurité multifonctions,

contrôle de vitesse, ou programmables pour une solution efficace, conforme aux normes et

adaptée à votre projet.

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I65


MAINTENANCE MÉCANIQUE

ENTRETIEN

Sécurité : le rôle

indispensable des garde-corps

Emmanuel Archidec, directeur d’A-Safe en France, nous

explique en quoi les barrières matérielles demeurent

indispensables dans les ateliers de production. Celuici

précise éléments de sécurité sont parfaitement

complémentaires aux barrières immatérielles de sécurité.

© DR

Sur quels savoir-faire repose l’entreprise

A-Safe ?

A-Safe est l’inventeur et concepteur des

barrières flexibles, dont le premier prototype

a été mis sur le marché en 2003.

Spécialisée dans l’extrusion plastique, la

société a été créée en 1984 à Halifax en

Angleterre. C’est cette expérience qui a

permis à A-Safe de développer la première

barrière, un peu par hasard, en utilisant

des tubes produits en internes et en

les assemblant en garde-corps pour ses

propres besoins.

Qui sont vos clients (notamment dans

l’industrie mécanique ou de process)

et quelles sont leurs problématiques

en matière de sécurité ?

Alcan, une société cliente de A-Safe pour

du film étirable produit et enroulé autour

de tubes plastiques, découvre la barrière

produite en interne lors d’une visite du

site, et a souhaité la même solution pour

sa propre usine. Vu l’intérêt suscité par

ce produit, A-Safe a décidé d’orienter dès

2005 toute sa production vers les barrières

de sécurité. Nestlé, dont une des usines

se trouve à Halifax, devient un important

relais de croissance pour A-Safe, qui

collabore directement avec notre usine

pour développer la gamme. Toute l’industrie

devient cliente. Pepsico, Coca-Cola,

Kimberly-Clark, Toyota, VW Group ont

tous la même problématique : la séparation

des flux chariots/piéton par un

système physique, seule véritable solution

permettant de faire baisser les accidents à

l’intérieur des usines. A-Safe devient incontournable

dans l’élaboration des plans de

circulations.

Deux autres secteurs sont aussi très demandeurs.

Il s’git d’une part de la distribution

(centres logistiques, grande distribution),

est très consommatrice de produits A-Safe

afin de protéger les portes à quai, les salles

de charges, etc. D’autre part, les aéroports

(comme par exemple Gatwick, Heathrow,

CDG, Genève…), lesquels utilisent les

« Atlas Barrier » d’A-Safe afin de protéger

les convoyeurs à bagages ou les équipements

extérieurs présents sur le tarmac.

Qu’attendent-ils de vos solutions et

de l’expertise de vos équipes (tant en

termes de matériel que de conseils) ?

Les principaux bénéfices offerts par la

flexibilité des barrières en polymères à

mémoire de forme sont les suivants. Tout

d’abord, l’annulation d’effet de levier des

barrières en acier, et donc la préservation

des dalles béton. En effet, l’énergie transmise

au sol par le choc d’un chariot n’est

de que 30% environ, et les fixations ne sont

donc plus arrachées. La fixation à la résine

chimique, souvent utilisée en barrière

acier, n’est alors plus nécessaire. Autres

avantages des barrières en polymères :

l’absence de peinture et de rouille, le fait

qu’elles soient teintées dans la masse,

permettant une bonne visibilité, sans

oublier la disparition des dommages sur

les chariots et le personnel. En résumé, le

coût de la maintenance est souvent divisé

par 10 !

A-Safe travaille en mode projet avec ses

clients, dont le bureau d’étude établie le

projet sur plans en proposant des améliorations

des plans de circulation. Lors de

projets d’équipements d’usine, A-Safe est

partie prenante avec les équipes internes

client (bureau d’étude, travaux neufs, chefs

de projets) permettant de mener de front

la circulation piéton, le marquage au sol,

la protection des RIAs, ou des nouvelles

implantations machines.

En quoi vos barrières présentent-elles

une valeur ajoutée pour

la sécurité de l’atelier et par rapport à

d’autres produits ?

La principale valeur ajoutée est l’assurance

de disposer d’une solution de canalisation

des flux pérenne et très résistante. Les solutions

traditionnelles présentes sont souvent

des tronçons de garde-corps en acier qui

laissent passer les piétons un peu partout,

66 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


MAINTENANCE MÉCANIQUE

là où A-Safe propose un couloir sécurisé, lequel peut également

intégrer les portillons au niveau des passages piétons

prévus dans le plan de circulation

Quel est l’intérêt des barrières matérielles ? En quoi

sont-elles complémentaires des barrières immatérielles

et comment combiner les deux ?

La barrière immatérielle sert surtout à détecter la présence

d’une intrusion, par exemple, arrêter un robot lors d’une

alimentation matière. La barrière A-Safe n’a pas du tout cette

fonction : elle protège des chocs des chariots. Mais si c’est un

chariot qui alimente le robot, on comprend tout de suite la

complémentarité des deux procédés lors de l’implantation

du robot ! Parfois donc, la barrière A-Safe sert de support

physique à la barrière immatérielle.

Plus globalement, quelles sont les bonnes pratiques à mettre

en œuvre pour réussir à bien sécuriser un atelier ? Quelles

sont, à l’inverse, les erreurs à ne pas commettre ?

On peut profiter d’un projet de protection pour repenser

les circulations. Par exemple, en repoussant les flux piétons

vers les contours des bâtiments, on supprime souvent des

croisements chariots-piétons, et donc, le risque d’accident.

Également, le travail sur plan permet de mieux préparer l’implantation

des barrières. Enfin, la visite du site par un technico-commercial

A-Safe, spécialement formé et proposant un

regard extérieur sur le site à équiper, permet d’adapter le type

de protection aux différents chariots en présence. En effet, il

faut profiter de la gamme étendue des protections A-Safe pour

mettre la bonne protection en face de la bonne application.

Propos recueillis par Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I67


MAINTENANCE MÉCANIQUE

CAHIER DES CHARGES

Prendre en compte

la sécurité des

interventions de

maintenance dès la

conception d’une machine

Dans ce nouveau dossier consacré à la sécurité

des machines, il était important de revenir sur la

conception des machines elles-mêmes, laquelle néglige

trop souvent les interventions de maintenance

à venir au profit de la sacro-sainte performance. Un

problème qui peut se résoudre en rétablissant le

dialogue entre concepteurs et utilisateurs.

Assurer la sécurité des machines

passe inévitablement par des

solutions drastiques de type

barrières, matérielles ou non,

une bonne dose de management humain

rappelant de façon très régulière les règles

à respecter avant de pénétrer dans une

enceinte pouvant être mortelle. Mais ce

n’est pas tout. La conception elle-même

de la machine et de la cellule est à prendre

en considération afin d’être parfaitement

adaptée non pas seulement aux priorités de

production de l’usine, mais également aux

interventions diverses que les opérateurs

seront amenés à effectuer. Un sujet épineux

pour les constructeurs de machines, et tout

particulièrement de machines spéciales, et

dans des cas plus rares, de machines « catalogue

» retrofitées. Il s’agit pour eux d’aborder

le sujet, au moment où ils rencontrent

leur client, de la maintenance et des interventions

qu’il sera – inévitablement –

nécessaire de faire, ce qui pour beaucoup

revient à admettre que l’installation qui

coûte déjà trop cher aux yeux du donneur

d’ordres, rencontrera aussi des problèmes

de réglages, des dysfonctionnements divers

et, chose aussi incroyable qu’inexcusable,

des pannes !

Naturellement, cette vision est caricaturale.

Mais elle met en lumière d’une part

la négligence de l’aspect maintenance dans

l’utilisation d’une machine dont la seule et

unique fonction est de produire. Ainsi, le

ratio coût d’acquisition et performances

en production n’implique pas les éventuels

problèmes pouvant survenir à tout moment,

y compris sur des solutions sur mesure et de

qualité supérieures, et impliquant d’ouvrir la

machine pour y voir ce qui se passe à l’intérieur.

D’autre part, il met en avant le manque

de dialogue menant parfois à l’incompréhension

entre le concepteur et l’utilisateur.

En organisant à Paris le 7 mars dernier avec

le Cetim une journée spécialement consacrée

à l’acquisition d’une machine, l’INRS a

souhaité faire rencontrer ces mondes, celui

des concepteurs et celui des utilisateurs, afin

d’émettre des bonnes pratiques permettant

de mieux prendre en compte l’accès en toute

sécurité aux machines. « Les risques encourus

par les opérateurs et les techniciens, de

production et de maintenance, sont avant

tout dus au fait que la totalité des usages

n’a pas été prise en compte dans la conception

de la machine, insiste Jean-Christophe

Blaise, responsable du laboratoire Sécurité

des équipements de travail et des automatismes

au sein de l’INRS. Comme l’accès n’a

pas été prévu, on bidouille la machine et c’est

là que les accidents apparaissent ; en somme,

68 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


Plus de sécurité pour vos machines

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I69


MAINTENANCE MÉCANIQUE

INRS

Quels critères prendre en

compte dans la conception

d’une machine ?

L’INRS a édité de multiples brochures relatives à

la sécurité des machines et à l’environnement de

travail. L’une d’entre elles est plus spécifiquement

consacrée aux intervenants en maintenance

et met en avant plusieurs aspects comme la

conception des machines. Fruit d’un dialogue étroit

entre le concepteur et l’utilisateur, la conception

doit prendre en compte plusieurs éléments

indissociables que sont les caractéristiques de la

machine, son implantation et les moyens supports

à la maintenance de celle-ci, le tout dans le respect

de la norme relative à la directive Machines ISO

12100 (portant sur les mesures de prévention, de

protection et d’information pour l’utilisation de

la machine). En outre, neuf critères existent* :

l’accès et le traitement de l’information (pour une

communication entre l’homme et la machine),

l’accessibilité totale (accès facilité, espace

d’intervention suffisant, vision maximale), l’aide

au diagnostic pour trouver rapidement la cause

d’une défaillance, l’ambiances physiques de travail

(bruit, éclairement, thermique, qualité de l’air…),

la consignation-déconsignation des énergies avec

une procédure claire de mise en sécurité, les

documentations techniques (dossier technique et

notice d’instruction), le mode de fonctionnement

spécifique de maintenance (mode de commande

de la machine pour assurer les opérations de

maintenance nécessitant le maintien d’énergies),

le positionnement précis des points de réglage

et de maintenance, sans oublier les équipements

hydrauliques et pneumatiques associés à la

prévention des phénomènes dangereux.

* Ces critères ne sont pas mentionnés de façon hiérarchique

; ils ont chacun leur importance et doivent être

pris dans leur intégralité

on contourne les protections mises en place car celles-ci ne sont pas adaptées à

réalité de l’environnement de la machine dans l’atelier ».

NE PAS ENTRER DANS UN DIALOGUE DE SOURDS

La faute aux concepteurs ? Ceux-ci rétorqueront – souvent à juste titre – que

rien n’indiquait dans le cahier des charges d’intégrer des systèmes et accès sécurisés

bien spécifiques. Du côté des utilisateurs, si les grands groupes possèdent

les services HSE ou QSE compétents en la matière, ce n’est pas nécessairement

le cas de toutes les PME ; « souvent, les utilisateurs s’en remettent au concepteur

de la machine qui n’a pas suffisamment insisté sur l’aspect sécurité, incitant

à intégrer des trappes plus accessibles, ajoute Jean-Christophe Blaise.

Certains nous révèlent aussi qu’ils rien demander de plus à leur fournisseur

de peu qu’il leur facture trop ! ». Libre à l’utilisateur de décider mais lorsque,

chez un industriel dont nous garderons volontairement l’anonymat, un opérateur

a failli perdre la vie faute d’éléments de sécurité, il est bon d’y réfléchir

à deux fois ; après s’être introduit un l’intérieur d’un feuillard parce qu’il ne

parvenait pas à comprendre d’où provenait le défaut sur le déplacement de la

machine, le technicien a choisi de résoudre immédiatement le problème (au

lieu de sortir de la machine et de prévenir le service maintenance) si bien que

le feuillard s’est remis en marche. La victime y a toutefois laissé trois doigts.

On ne peut accabler personne – bien qu’en cas d’accident, les différentes parties

se renvoient. Néanmoins, le manque de dialogue entre utilisateur et concepteur

est montré du doigt. Une solution, et c’est toute l’ambition de la journée

co-organisée par le Cetim et l’INRS, c’est de réunir les personnes compétentes,

tant à la production qu’à la maintenance et affectée à la prévention des risques

et à la sécurité, favoriser le dialogue, prendre le temps d’évoquer l’ensemble

des besoins en matière d’intervention ponctuelles ou occasionnelles et envisager

les meilleurs accès et l’intégration d’éléments de sécurité. Dans tous

les domaines, mais plus particulièrement ici, pour les machines spéciales, les

relations utilisateurs-concepteurs – en d’autres termes « clients-fournisseurs »

– doivent s’appuyer sur un rapport de confiance et non un rapport de force.

« Il peut arriver à un concepteur de machine d’oublier de prendre en compte

un scénario, comme il arrive à un utilisateur de ne pas penser à dire absolument

tout ce qu’il va faire avec la machine, de penser davantage aux performances

de celles-ci et à ce qu’elle va lui rapporter, qu’aux réglages récurrents,

aux opérations de préventif ou aux éventuels soucis qu’il pourra rencontrer

dans les années futures ».


Olivier Guillon

70 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


AGENDA

Du 19 au 21 septembre 2017

Enova Paris

Le Salon Enova se déroulera comme

chaque année à la Porte de Versailles

et réunira l’ensemble des acteurs de

la mesure et de l’électronique-optique.

L’événement annuel rassemblera les

acteurs de l’industrie et de la recherche

en quête de solutions innovantes, quels

que soient leurs domaines d’activité.

À Paris Porte de Versailles

www.enova-event.com

Du 19 au 21 septembre 2017

Congrès international de

métrologie

Le Congrès international de métrologie

(CIM) se déroulera conjointement à

Enova Paris au parc des expositions de

Paris-Porte de Versailles. Cet événement

rassemblera près de 1 000 participants

venus des quatre coins de la planète

pour y découvrir les avancées en R&D et

applications pratiques dans le domaine de

la métrologie.

À Paris Porte de Versailles

www.cim2017.com

Du 10 au 12 octobre 2017

Sepem Angers

Début octobre, le salon Sepem Industries

investira le parc des expositions

d’Angers. Cette édition réunira de

nombreux visiteurs proviendront des

régions voisines pour rencontrer pas

moins de 500 exposants présents

sur les lieux de l’événement. Très

professionnelle, cette édition leur

proposera des solutions techniques.

À Angers

angers.sepem-industries.com

Du 7 au 9 novembre 2017

Préventica Strasbourg

Le congrès-salon Préventica investira

du 7 au 9 novembre prochain le hall 7 du

parc des expositions du Wacken, situé

à Strasbourg. Le congrès-salon mettra

tout particulièrement l’accent sur la

qualité de l’offre : à côté des nombreuses

conférences techniques se tiendra un

large espace d’exposition d’exposants.

Au parc des expositions du Wacken de

Strasbourg

www.preventica.com

Du 24 au 26 octobre 2017

Siane

La 13e édition du Siane se déroulera à

Toulouse et réunira les acteurs majeurs de

l’usinage (des machines-outils à la robotique)

et de la maintenance industrielle.

À Toulouse

www.salonsiane.com

Le 15 novembre 2017

Automation Class Factory

Cette journée proposera des solutions de

smart automation, IoT, IHM, robotique,

automatisation des machines et lignes

de process, maintenance prédictive,

cybersécurité.

À la Cité des Échanges de Lille

www.automation-class-factory.com

Le 23 novembre 2017

Production Temps Réel

Spécialement dédiée aux solutions de

M.E.S., M.O.M., Data Analytics, IoT et Lean

Manufacturing, cette journée permettra

aux industriels de passer le cap du

manufacturing.

À Toulouse

www.production-temps-reel.com

MAINTENANCE D’EQUIPEMENTS

DE PROCESS

Vos équipements

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I71


INDEX

Au sommaire du prochain numéro :

TECHNOLOGIES

Maintenance conditionnelle : pour une

meilleure exploitation des équipements en

temps réel

MAINTENANCE EN PRODUCTION

• Enquête sur ces start-up qui

bouleverseront les métiers de

la maintenance

MANAGEMENT

• Les solutions pour assurer la gestion des

déchets

MAINTENANCE MÉCANIQUE

• Spécial Économies d’énergie : agir

sur les moteurs et les moyens de

transmissions de puissance pour

réduire sa facture

PRÉVENTION DES

RISQUES AU TRAVAIL

• EPI : les moyens de protection

pour contrer les risques

électriques et de projection

Liste des entreprises citées et répertoire des annonceurs

3M 2 E de couverture et 58

A-SAFE SAS 66 et 67

AUTOMATION CLASS FACTORY... 71

AZLAC 8

CARL SOFTWARE32 et 4 e de couverture

CEFASC 58

CONTITECH 7

CORIM31 et 36

CONGRÈS INTERNATIONAL DE

MÉTROLOGIE 10 et 71

CREATIVE IT9 et 26

DB VIB CONSULTING 13

DENIOSEncartage

DIFOPE 55

DIMO SOFTWARE45 et 50

DSD SYTEM2 et 40

DYNAE 22

ENOVA 10 et 71

EPI CENTER 17, 58 ET 59

EUROPACK-EUROMANUT-CFIA 24, 25 et 71

FEDERAL MOGUL PROTECTION 40

FLIR 15 et 22

FLUKE21 et 22

FUCHS LUBRIFIANT 39

HONEYWELL 8, 57 et 58

IFM ELECTRONIC 8

IGUS 27

INDUSTRIE 2018 51

INRS 68

HORIBA MEDICAL 26

LEUZE ELECTRONIC 62

MAINTENANCE&CO 61

MIDEST 6

MOBILITY WORK44 et 49

MONIXO 6

PERFECT INDUSTRY 6

PHOENIX CONTACT 65

PICOMTO (ALLIANZES) 38 et 41

PIERRE GUERIN 71

PRÉVENTICA 53, 54 et 71

PRODUCTION TEMPS RÉEL 71

ROCKWELL AUTOMATION 28

SIEMENS 22

SKF 22

RS COMPONENTS4 et 8

SCALIAN 6

SCHMERSAL60 et 69

SDT INTERNATIONAL 16 et 20

SEPEM 71 ET 3e de couverture

SERV&SENS 50

SERVAIR 36

SIAM-RINGSPANN 6

SIANE35 et 71

SIVECO GROUP 48

SMART INDUSTRIES43

SPIE OUEST-CENTRE 48

STEPAN 32

SYNERGYS 23

TORK 8

TRESCAL 14

UVEX-HECKEL 58

LE CHIFFRE À

RETENIR

5 000

C’est le nombre –

impressionnant – de start-up

qui ont exposé en juin dernier

sur le salon VivaTechnolgy,

Porte de Versailles, à Paris.

Parmi elles figuraient de

nombreuses jeunes pousses

spécialisées dans l’industrie,

et tout particulièrement la

maintenance et la surveillance

en temps réel des équipements

et de leur état de santé.

Dans un prochain numéro de

Production Maintenance, le

lecteur y trouvera de nouvelles

tendances technologiques,

preuve que la maintenance

est, à l’instar de la production,

synonyme d’ « high tech ».

Retrouvez nos anciens

numéros sur :

http://www.production-maintenance.com

72 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017


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ROUEN*: 30 janvier - 1er février 2018

GRENOBLE* : 27 - 29 mars 2018

COLMAR* : 05 - 07 juin 2018

AVIGNON*: 25 -27 septembre 2018

DOUAI*/** : 29 - 31 janvier 2019

TOULOUSE : 26 - 28 mars 2019

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