Production Maintenance n°58
Spécial GMAO ou comment faire de la maintenance un centre de profits
Spécial GMAO ou comment faire de la maintenance un centre de profits
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DOSSIER 30<br />
SPÉCIAL GMAO ou comment faire de<br />
la maintenance un centre de profits<br />
Technologies 10<br />
Enova–CIM 2017 : la<br />
métrologie à l’honneur à<br />
Paris<br />
N° 58 | Août-Septembre 2017 | Trimestriel | 20€<br />
10 24 54 60<br />
<strong>Maintenance</strong> en<br />
production<br />
Mieux suivre l’outil de<br />
production dans l’emballage<br />
et le conditionnement<br />
Prévention des<br />
risques<br />
Préventica Strasbourg :<br />
un point sur les pratiques<br />
d’utilisation des EPI<br />
<strong>Maintenance</strong><br />
mécanique<br />
Prendre les précautions<br />
nécessaires à la sécurité<br />
des machines
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Crédits photos : ©3M 2017<br />
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ÉDITORIAL<br />
Mettre « en marche » la<br />
transmission des connaissances<br />
Olivier Guillon<br />
Rédacteur en chef<br />
« Les nouvelles technologies se<br />
révèlent être un outil précieux dans la<br />
transmission des savoirs. »<br />
Bien loin l’idée de marquer une quelconque orientation politique<br />
dans le magazine <strong>Production</strong> <strong>Maintenance</strong>, on ne pouvait<br />
rédiger ces quelques lignes d’éditorial sans évoquer le vent de<br />
renouveau de la classe politique et l’élection d’Emmanuel Macron,<br />
fervent défenseur des nouvelles technologies et de cette « French Tech »<br />
qui fait tant parler d’elle ; celle-ci a d’ailleurs été fortement représentée<br />
en juin dernier à la Porte de Versailles sur le salon VivaTechnology.<br />
Sur place, naturellement, on ne parle pas que d’industrie, encore moins<br />
de maintenance industrielle. Mais cet événement co-organisé par<br />
Publicis et Les Échos a le mérite<br />
de rassembler des jeunes entreprises<br />
(pour certaines cependant<br />
essaimées de grands comptes tels<br />
que Valeo, Safran, GE ou encore<br />
Vinci) dotées d’un savoir-faire<br />
remarquable dans le domaine<br />
de l’IoT notamment, et d’un esprit de « startupper » apportant indéniablement<br />
un regard jeune sur l’industrie.<br />
Certes, on ne remplacera pas le bon sens humain ni l’expérience des<br />
techniciens de maintenance les plus aguerris mais ces nouvelles – et<br />
nombreuses – solutions issues le plus souvent du Web et des objets<br />
connectés joueront un rôle majeur pour lutter contre la perte des<br />
compétences techniques. La transmission des connaissances trouvera-t-elle<br />
son salut à travers les nouvelles technologies ? Celles-ci se<br />
révèlent en tout cas comme un relais complémentaire à la formation<br />
qu’il ne faudra pas négliger.<br />
Olivier Guillon<br />
/@productionmaint<br />
ÉDITEUR<br />
MRJ Informatique<br />
22 Boulevard Gambetta<br />
92130 Issy-les-Moulineaux<br />
Tel : 01 84 19 38 10<br />
Fax : 01 34 29 61 02<br />
www.production-maintenance.com<br />
/<strong>Production</strong><strong>Maintenance</strong><br />
/@productionmaint<br />
Direction :<br />
Michaël Lévy<br />
Directeur de publication :<br />
Jérémie Roboh<br />
Rédacteur en chef :<br />
Olivier Guillon<br />
COMMERCIALISATION<br />
Publicité :<br />
Sonia Cheniti<br />
s.cheniti@mrj-corp.fr<br />
Diffusion et Abonnements :<br />
vad.mrj-presse.fr<br />
Prix au numéro :<br />
25 €<br />
Abonnement 1 an :<br />
85 € / 4 numéros<br />
Étranger :<br />
100 €<br />
Règlement par chèque<br />
bancaire à l’ordre de MRJ<br />
RÉALISATION<br />
Conception graphique :<br />
Eden Studio<br />
Maquette, Impression :<br />
Pauker Holding Kft.<br />
Baross utca 11-15.<br />
H -1047 Budapest - Hongrie<br />
N°ISSN :<br />
1632 - 4153<br />
Commission paritaire :<br />
0 414 T 83 214<br />
Dépôt légal : à parution<br />
Périodicité : Trimestrielle<br />
Encart : Denios<br />
Numéro : 58<br />
Date : Août-Septembre 2017<br />
RÉDACTION<br />
Comité de rédaction :<br />
Nello Comelli (Afim) Olivier Guillon<br />
Karim Kalfane (Afim) Michel Martin<br />
(Afim) Claude Pichot (Afim)<br />
Ont collaboré à ce numéro<br />
Patrice Dannepond (SDT<br />
International),<br />
Daphné Mothes (Mobility Work)<br />
Ralitsa Peycheva (Mobility Work)<br />
Membre du réseau REPM-EMPN<br />
CRÉDITS<br />
Ce numéro contient :<br />
• un Encart DENIOS<br />
Photo de couverture :<br />
©iStock – Baranozdemir<br />
Photo :<br />
iStocks - (c)Endopack<br />
Toute reproduction, totale ou<br />
partielle, est soumise à l’accord<br />
préalable de la société MRJ.<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I1
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SOMMAIRE<br />
DOSSIER<br />
SPÉCIAL GMAO<br />
30<br />
30 Considérer la maintenance comme une source de profit avec<br />
la GMAO<br />
32 Pousser la maintenance à son maximum avec une GMAO<br />
36 Une GMAO pour un service optimal dans les airs<br />
38 Picomto se développe en intégrant la capture de données terrain<br />
40 Federal Mogul abandonne le client-serveur au profit de la GMAO<br />
44 GMAO et Big Data : pourquoi adopter la maintenance intelligente ?<br />
48 Spie Ouest-Centre fait appel à Siveco pour améliorer son service<br />
50 Donner au SAV ses lettres de noblesse<br />
ACTUALITÉS<br />
6 VivaTechnology crée l’événement<br />
en juin à la Porte de Versailles<br />
6 Le salon Midest est reporté en<br />
mars 2018<br />
6 Siam-Ringspann à Lyon certifiée<br />
ISO 9001 version 2015<br />
6 Une réussite pour le concours<br />
général des métiers de la<br />
maintenance des matériels<br />
8 IFM lance deux solutions en un<br />
capteur de pression<br />
8 Plus de connectivité pour les<br />
anciens détecteurs de gaz<br />
8 Tork lance une nouvelle gamme de<br />
chiffons de nettoyage<br />
8 Un outil de mesure TRS mobile et<br />
adaptable<br />
8 Une nouvelle gamme RS Pro<br />
destinée à la conception et<br />
la réparation de composants<br />
électroniques<br />
12 L’événement international de la<br />
métrologie revient à Paris<br />
14 Bien étalonner ses instruments<br />
de mesure<br />
16 Les mesures ultrasonores : un<br />
gage de fiabilité pour la gestion<br />
de l’état des équipements<br />
20 Une utilisation réussie du SDT270<br />
chez STPG<br />
MAINTENANCE EN<br />
PRODUCTION<br />
MAINTENANCE DANS<br />
L’EMBALLAGE<br />
24 Europack Euromanut CFIA<br />
s’installe en novembre à Lyon<br />
26 Horiba Médical met le M.E.S. au<br />
service du conditionnement<br />
28 Adopter une stratégie des assets<br />
pour fiabiliser ses lignes de<br />
conditionnement<br />
PRÉVENTION DES<br />
RISQUES<br />
PRÉVENTICA STRASBOURG<br />
54 Le grand rendez-vous de la prévention<br />
des risques met le cap à l’est<br />
56 L’EPI, l’ultime et nécessaire<br />
recours contre l’accident<br />
58 Focus : Quelques solutions « tendances<br />
» en matière de sécurité<br />
MAINTENANCE<br />
MÉCANIQUE<br />
SÉCURITÉ MACHINES<br />
60 Bien sécuriser les machines avec<br />
des barrières immatérielles<br />
62 Un projet sur mesure pour la<br />
sécurité des machines<br />
66 Sécurité : le rôle indispensable<br />
des garde-corps<br />
68 Prendre en compte la sécurité<br />
des interventions de maintenance<br />
dès la conception d’une machine<br />
TECHNOLOGIES<br />
SPÉCIAL ENOVA PARIS<br />
10 Enova Paris, de retour fin<br />
septembre à la Porte de<br />
Versailles<br />
OUTILS<br />
71 Agenda<br />
72 Index<br />
72 Répertoire des annonceurs<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I3
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TECHNOLOGIES<br />
Le contrôle et la métrologie à<br />
l’honneur p.10 à 22<br />
©René Gaens<br />
Avec la tenue conjointe d’Enova Paris et du Congrès<br />
international de métrologie (CIM) qui se tiendront en<br />
septembre prochain à la Porte de Versailles, le focus est<br />
donné sur les pratiques et les instruments de mesure et de<br />
contrôle destinés à améliorer la surveillance des équipements<br />
de production pour des interventions de maintenance plus<br />
précises et « juste à temps ».<br />
MAINTENANCE EN PRODUCTION<br />
La maintenance dans le<br />
secteur de l’emballage p.24 à 29<br />
© SEW Usocome<br />
À l’occasion du salon Europack-Euromanut-CFIA, il nous<br />
est paru intéressant d’aborder la question du secteur<br />
de l’emballage et du conditionnement sous l’angle de la<br />
maintenance. Faisant le plus souvent appel à de l’industrie<br />
de process, ce secteur implique une surveillance de tous<br />
les instants de l’outil de production et de son état de santé.<br />
L’objectif étant de limiter au maximum les risques d’arrêts.<br />
MANAGEMENT<br />
Dossier spécial GMAO p.30 à 52<br />
© Optimaint<br />
Dans ce dossier spécial GMAO, la rédaction de <strong>Production</strong><br />
<strong>Maintenance</strong> a cherché à mettre en lumière des retours<br />
d’expérience et des cas d’applications divers et variés<br />
illustrant la possibilité, grâce à une utilisation pertinente<br />
de l’outil de GMAO, de faire de la maintenance un centre<br />
de profit. Une façon de reconsidérer ce service encore trop<br />
souvent perçu comme la bête noire des financiers.<br />
PRÉVENTION DES RISQUES<br />
Préventica : cap à l’est ! p.54 à 70<br />
© Leuze Electronic<br />
Le congrès-salon Préventica posera ses valises à<br />
Strasbourg en novembre prochain. L’occasion pour<br />
<strong>Production</strong> <strong>Maintenance</strong> de revenir sur deux sujets majeurs<br />
de la protection des opérateurs : d’une part les EPI et les<br />
bonnes pratiques à adopter pour assurer le port de ces<br />
équipements ; d’autre part, la sécurité des machines et de<br />
leur environnement, à commencer par celle des techniciens<br />
de maintenance chargés d’intervenir sur l’outil de production.<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I5
ACTUALITÉS<br />
EN BREF<br />
Le salon Midest reporté en<br />
mars 2018<br />
Après plusieurs rebondissements,<br />
le salon de la sous-traitance,<br />
initialement avancé en<br />
octobre, n’aura finalement pas<br />
lieu cette année mais du 27 au<br />
30 mars 2018, conjointement<br />
à Industrie Paris 2018, Smart<br />
Industries et Tôlexpo ; le Midest<br />
se déroulera dans le cadre plus<br />
large d’un « grand rassemblement<br />
des salons français de l’industrie<br />
». Le lieu de l’événement<br />
restera le parc des expositions<br />
de Paris-Nord Villepinte.<br />
COMPTE-RENDU<br />
VivaTechnology crée l’événement<br />
en juin à la Porte de Versailles<br />
Siam-Ringspann à Lyon<br />
certifié ISO 9001 version 2015<br />
En mai dernier, la conformité<br />
du management de la qualité<br />
au sein de la société Siam-<br />
Ringspann a été validée en accord<br />
avec les exigences de cette<br />
nouvelle version de la norme<br />
ISO 9001, très orientée vers la<br />
satisfaction des clients.<br />
Une réussite pour le<br />
Concours général des<br />
métiers de la maintenance<br />
des matériels<br />
Cette deuxième édition, dont<br />
les épreuves pratiques se sont<br />
déroulées en mai au lycée<br />
Champo de Mauléon (64), a tenu<br />
ses promesses. Un marathon de<br />
18 heures d’épreuves sur trois<br />
jours, à l’issue duquel les neuf<br />
meilleurs candidats sélectionnés<br />
parmi les 123 jeunes<br />
ayant participé cette année aux<br />
épreuves écrites, ont été départagés<br />
par le jury de professionnels<br />
et d’enseignants. Élèves ou<br />
apprentis en terminale bac pro,<br />
ils se sont tous mesurés sur les<br />
différents types de matériels -<br />
agricole, de travaux publics &<br />
de manutention ou de parcs &<br />
jardins.<br />
«<br />
Impressionnant<br />
».<br />
Le mot est lâché, signe<br />
d’une réaction unanime<br />
sur le stand d’Actemium,<br />
marque du groupe Vinci Énergies, venu<br />
présenter une multitude de start-up et<br />
d’innovations, en particulier dans le<br />
domaine de la surveillance en temps<br />
réel et de la maintenance connectée. Il<br />
faut dire que les 5 000 start-up (dont<br />
plus de la moitié provenaient de l’étranger)<br />
présentes sur les lieux de cet événement<br />
inédit, ont dû se frayer un chemin<br />
pour atteindre leur espace d’exposition,<br />
parfois larges d’à peine plus d’un mètre.<br />
Dans le flot d’innovations touchant à<br />
la fois les biotechnologies, la réalité<br />
augmentée ou encore la nourriture<br />
de demain, l’industrie est bel et bien<br />
présente. En témoigne la société Perfect<br />
Industry qui a mis au point la solution<br />
Perfect Improve destinée à modéliser<br />
et à visualiser l’atelier de n’importe<br />
quel endroit à partir d’un smartphone.<br />
Au-delà de cette technologie, l’idée<br />
pour cette start-up de cinq personnes<br />
est de développer un outil d’e-learning.<br />
Autre problématique, cette fois soulevée<br />
par l’entreprise Monixo, le traitement<br />
et l’analyse des données ; la<br />
start-up a mis au point une solution<br />
complète (hardware et software) visant<br />
à donner la bonne information au bon<br />
moment. Enfin, Scalian était aussi de<br />
la partie, davantage dans le domaine<br />
de la sécurité. Une multitude d’innovations<br />
étaient présentées sur le stand de<br />
l’entreprise, allant de la réalité augmentée<br />
avec l’outil Eyesistance, permettant<br />
d’afficher des informations virtuelles<br />
sur le monde réel, ou encore une panoplie<br />
complète d’EPI bardés de capteurs,<br />
protégeant le technicien de la tête au<br />
pieds.<br />
Olivier Guillon<br />
EN SAVOIR PLUS > vivatechnology.com<br />
>> Dans le prochain n° de <strong>Production</strong><br />
<strong>Maintenance</strong>, un dossier sera consacré<br />
aux start-up qui bouleverseront les<br />
métiers de la maintenance •<br />
6 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
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efficacité dans les applications industrielles hautes performances. La courroie trapézoïdale<br />
CONTI®V Advance offre un potentiel de performances de 40 % supérieur à celui des courroies<br />
trapézoïdales standard. Sa meilleure stabilité dimensionnelle autorise une maintenance réduite,<br />
contribuant à une diminution des coûts d’exploitation et à une augmentation de la productivité.<br />
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Power Transmission Group
ACTUALITÉS<br />
EN BREF<br />
Tork lance une nouvelle<br />
gamme de chiffons de<br />
nettoyage<br />
Alors que de nombreux industriels<br />
utilisent encore des<br />
chiffons en tissu ou du linge de<br />
location pour le nettoyage des<br />
chaînes de production, Tork<br />
a décidé de lancer Exelclean,<br />
une gamme de chiffons parfaitement<br />
adaptée à l’environnement<br />
industriel, aux packs<br />
plus écologiques et compressés<br />
(26% d’espace en plus) et au<br />
conditionnement facilité grâce à<br />
des poignées résistantes et une<br />
ouverture plus large.<br />
Un outil de mesure TRS<br />
mobile et adaptable<br />
Azlac vient de lancer son<br />
nouveau produit « Kit TRS »<br />
pour connecter facilement une<br />
machine de production, mesurer<br />
son TRS et son activité. Cette<br />
solution enregistre l’activité<br />
machine : temps de fonctionnement,<br />
causes d’arrêts, comptage<br />
pièces. Le kit comprend un<br />
boîtier d’acquisition, un logiciel<br />
de visualisation en temps réel et<br />
une prestation d’assistance au<br />
démarrage.<br />
Une nouvelle gamme RS Pro<br />
destinée à la conception et<br />
la réparation de composants<br />
électroniques<br />
RS Components élargit sa<br />
gamme RS Pro en y ajoutant<br />
une série de nouveaux équipements<br />
d’atelier, notamment<br />
une station de soudage, une<br />
station de reprise et un dispositif<br />
d’extraction des fumées.<br />
Ces appareils sont destinés aux<br />
sites de production, ainsi qu’aux<br />
environnements d’entretien et<br />
ciblent également les ingénieurs<br />
et techniciens travaillant dans<br />
les laboratoires.<br />
PRÉCISION<br />
IFM lance deux solutions<br />
en un capteur de pression<br />
Lors de la conférence de presse<br />
organisée le 2 juin dernier,<br />
IFM Electronic a présenté un<br />
nouveau capteur de pression<br />
miniature, PV. Premier pressostat du<br />
marché bénéficiant d’une sortie TOR<br />
et une sortie numérique, ce capteur<br />
comporte une cellule de mesure, à<br />
couche mince, soudée directement sur<br />
le raccord process.<br />
Le PV possède un gravage laser, garantissant<br />
en permanence l’identification<br />
du capteur y compris dans des conditions<br />
environnementales défavorables.<br />
L’interface IO-Link intégrée lui permet<br />
également de transmettre en continu les<br />
valeurs du process et d’autres données<br />
importantes, comme le comptage de<br />
pics de pression. De plus, l’absence de<br />
perte de conversion par des convertisseurs<br />
analogiques / numériques ou des<br />
parasites externes permet d’obtenir des<br />
résultats de mesure numériques plus<br />
OPTIMISATION<br />
Honeywell a lancé un<br />
nouveau dispositif compatible<br />
Bluetooth qui fournit<br />
une connectivité aux<br />
systèmes fixes de détection de gaz utilisés<br />
dans les secteurs du pétrole et du<br />
gaz, de la pétrochimie et de la production<br />
d’énergie. Ce dispositif permet aux<br />
travailleurs d’utiliser leur smartphone<br />
pour effectuer des tâches de maintenance<br />
essentielles et éviter des temps<br />
d’arrêt coûteux dans des environnements<br />
potentiellement explosifs.<br />
L’Optima Excel Local Display (OELD)<br />
permet d’effectuer des tâches de maintenance<br />
indispensables à distance dans<br />
précis. Enfin, avec la conception sans<br />
étanchéité de la connexion process G<br />
1/4, ces capteurs peuvent être utilisés<br />
non seulement pour les applications<br />
hydrauliques mais aussi pour les gaz<br />
inertes. •<br />
EN SAVOIR PLUS > www.ifm.com<br />
Plus de connectivité pour les<br />
anciens détecteurs de gaz<br />
des environnements à risques avec plus<br />
de rapidité, moins de coûts et des temps<br />
d’arrêt réduits. Ce dispositif améliore les<br />
capacités des détecteurs de gaz Optima<br />
d’Honeywell utilisés dans les secteurs<br />
du pétrole et du gaz, de la pétrochimie<br />
et de la production d’énergie. •<br />
EN SAVOIR PLUS > honeywellanalytics.com<br />
8 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
Solution logicielle de gestion de l’activité industielle pour votre Usine du Futur<br />
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Enova Paris,<br />
de retour fin<br />
septembre<br />
à la Porte de<br />
Versailles<br />
Le salon Enova, plateforme de<br />
convergence des technologies de<br />
l’électronique, de la mesure, de la<br />
vision et de l’optique, se déroulera<br />
du 19 au 21 septembre à la Porte de<br />
Versailles. L’événement annuel réunira les<br />
acteurs de l’industrie et de la recherche en<br />
quête de solutions innovantes, quels que<br />
soient leurs domaines d’activité (aéronautique,<br />
automobile, médical, agricole…).<br />
La R&D et les bureaux d’études des entreprises,<br />
start-ups, centres de recherche,<br />
universités, pôles industriels et scientifiques<br />
trouveront sur le salon un espace<br />
d’échanges rassemblant sur une surface<br />
d’exposition en hausse de 15% (environ<br />
10 000 m² d’exposition), un savoir-faire<br />
technique et scientifique important, un<br />
programme de Business Meetings plus<br />
dense, un cycle de conférences, sans<br />
oublier, comme tous les deux ans, le<br />
Congrès international de métrologie.<br />
Parmi les temps forts de ce rendez-vous<br />
parisien, notons la présence du Village<br />
Prototypage / Impression 3D, l’espace<br />
Embarqué & Objets connectés / Services<br />
& conseils (technologies et innovations<br />
permettant d’intégrer intelligence et<br />
connectivité aux produits et services) et<br />
des parcours de visite applicatifs en partenariat<br />
avec Cap’Tronic ; ceux-ci guideront<br />
les visiteurs en répertoriant les exposants,<br />
les innovations et les conférences de six<br />
secteurs porteurs que sont l’aéronautique,<br />
le militaire, l’automobile, le médical,<br />
l’industrie 4.0, le bâtiment intelligent<br />
ou encore l’agriculture et l’agroalimentaire.<br />
Pour ce numéro de <strong>Production</strong> <strong>Maintenance</strong>,<br />
la rédaction a choisi de mettre l’accent<br />
sur les outils, les technologies et les<br />
techniques associées permettant de faire<br />
face aux problématiques de contrôle et de<br />
mesure de fiabilité des équipements. Qu’il<br />
s’agisse des techniques de surveillance<br />
des défaillances ou des signes de fatigue<br />
sur l’outil de production ou encore de la<br />
calibration des instruments de mesure<br />
nécessaires et quotidiennement utilisés,<br />
la rédaction a fait appel à des interlocuteurs<br />
spécialisés dans ces domaines qui<br />
échappent aux compétences des entreprises<br />
en interne. Une sélection des<br />
quelques technologies en vogue permettra<br />
aux lecteurs de se faire une idée des<br />
tendances du moment.<br />
Olivier Guillon<br />
10 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
TECHNOLOGIES<br />
xxx DOSSIER<br />
xxx :<br />
xxx<br />
xxx<br />
Axxxxx<br />
DOSSIER-INTER<br />
xxxx (2 800 signes)<br />
LE DOSSIER EN DÉTAIL<br />
12 L’événement international de la métrologie revient à Paris<br />
14 Bien étalonner ses instruments de mesure<br />
16 Les mesures ultrasonores : un gage de fiabilité pour la<br />
gestion de l’état des équipements<br />
20 Une utilisation réussie du SDT270 chez STPG<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I11
TECHNOLOGIES<br />
RENDEZ-VOUS<br />
L’événement international de la<br />
métrologie revient à Paris<br />
Le Congrès international<br />
de métrologie se<br />
déroulera durant Enova<br />
Paris, du 19 au 21<br />
septembre prochains<br />
au parc des expositions<br />
de Paris-Porte de<br />
Versailles. Cet événement<br />
rassemblera près de<br />
1 000 participants venus<br />
des quatre coins de la<br />
planète pour y découvrir<br />
les avancées en R&D et<br />
applications pratiques<br />
dans le domaine de la<br />
métrologie.<br />
Conjointement au salon<br />
Enova Paris se tiendra<br />
le Congrès international<br />
de métrologie<br />
(CIM). Organisé par le Collège<br />
français de métrologie (CFM), le<br />
congrès sera le lieu d’échanges<br />
techniques entre les acteurs du<br />
monde de la mesure avec utilisateurs<br />
de moyens de mesure<br />
provenant de toutes industries,<br />
laboratoires et organismes et<br />
décideurs. L’événement biennal<br />
réunira les constructeurs d’appareils<br />
de mesure et les prestataires<br />
des techniques de mesure<br />
ainsi que de nombreux enseignants<br />
et chercheurs, sans oublier<br />
les responsables fiabilité, qualité<br />
et autres managers. Au total, un<br />
millier de participants originaires<br />
d’une cinquantaine de pays sont attendus.<br />
L’angle de cette manifestation sera résolument<br />
technologique. Avec comme slogan<br />
« Mesurer pour inventer le futur », le<br />
CIM abordera la mesure selon trois axes<br />
: les processus, les techniques et les perspectives.<br />
En particulier, une des tables<br />
rondes du congrès « Mesure dynamique<br />
et Usine du futur : l’atout métrologie »<br />
aura pour objectif de montrer l’apport et<br />
l’intérêt de la métrologie et de la maîtrise<br />
de ses mesures dans l’usine du futur.<br />
L’usine du futur est flexible, automatisée<br />
et interconnectée. Cette révolution<br />
industrielle correspond à un aménagement<br />
de l’industrie actuelle par le biais<br />
des nouvelles technologies.<br />
La reconception du mode de production<br />
passe aussi par la personnalisation<br />
des produits, une production « bien du<br />
premier coup », des petites séries, voire<br />
des produits uniques. Ceci est possible<br />
grâce notamment à l’exploitation du flux<br />
de mesure mais aussi par une interaction<br />
numérique entre l’homme et son<br />
produit. Le produit est tracé et exploité<br />
au maximum tout au long de sa fabrication<br />
en fonction de ses caractéristiques,<br />
particularités. Cette communication est<br />
possible grâce à des capteurs, des automates…<br />
c’est-à-dire par un processus de<br />
mesure complètement intégré et interconnecté,<br />
pour faire converger les informations<br />
vers des paramètres de réglage<br />
optimum. La mesure devient aussi dynamique,<br />
c’est-à-dire que l’on mesure en<br />
flux de production. On évite ainsi d’interrompre<br />
le processus productif en<br />
contrôlant dans la mesure du possible les<br />
pièces même si celles-ci sont en mouvement.<br />
●<br />
12 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I13
TECHNOLOGIES<br />
Francis Richard<br />
Directeur technique du groupe Trescal, Francis<br />
Richard exerce dans les métiers de la métrologie<br />
et de la maintenance depuis 1981. Outre ses<br />
fonctions chez Trescal, il est membre de la<br />
Commission générale de métrologie de l’Afnor,<br />
vice-président du Club <strong>Maintenance</strong> d’Acsiel et<br />
membre du conseil d’administration du Collège<br />
français de métrologie (CFM).<br />
EN PRATIQUE<br />
Bien étalonner ses<br />
instruments de mesure<br />
Le nombre croissant de machines automatisées dans les<br />
ateliers de production, lesquelles sont de plus en plus<br />
assistées de robots, nécessite des moyens de contrôle<br />
toujours plus nombreux et performants. Mais pour être<br />
efficaces, mieux vaut les étalonner régulièrement.<br />
Les outils de production s’appuient sur de multiples équipements et instruments<br />
de mesure, de capteurs et autres sondes qu’il est essentiel de maintenir<br />
dans un état opérationnel optimal permettant de garantir un niveau<br />
d’exactitude des résultats conforme aux exigences de leur utilisation. Or ces<br />
derniers sont de plus en plus nombreux alors même que les contraintes en matière de<br />
qualité et de performances ne cessent de se renforcer, que ce soit dans la production<br />
manufacturière – tous domaines confondus –, la mécanique ou l’industrie de process.<br />
À ces différents éléments qui composent les machines et les lignes de production<br />
s’ajoutent des instruments qu’il est également nécessaire d’entretenir régulièrement<br />
pour des opérations de contrôle d’usinage ou de serrage par exemple, de fonctionnement<br />
de systèmes électroniques ou de mesures de conditions ambiantes, thermiques<br />
en particulier dans l’usine ; c’est le cas notamment dans les industries de la mécanique,<br />
la pharmacie, l’électronique ou la métallurgie où la maîtrise de la température<br />
est au centre de toutes les attentions. « La température est une grandeur qui influe<br />
sur toutes les autres, rappelle Francis Richard, directeur technique de Trescal, leader<br />
dans la calibration rassemblant à ce jour près de 2 500 salariés répartis dans une<br />
vingtaine de pays. Le besoin de bon nombre d’industriels d’optimiser leurs processus<br />
les conduit à effectuer des mesures toujours mieux maitrisées et compte tenu du<br />
fait que la température agit plus fortement sur l’ensemble des procédés, la surveillance<br />
de celle-ci doit donc être renforcée ».<br />
ASSURER UN INTERVALLE D’ÉTALONNAGE ADAPTÉ<br />
Si la tendance montre que de plus en plus d’entreprises ont conscience de la nécessité<br />
d’entretenir et de surveiller leurs instruments de mesure, on observe encore<br />
©René Gaens<br />
bien souvent des lacunes quant à leur étalonnage. « De<br />
plus en plus de systèmes de mesure complexes sont mis<br />
en œuvre pour des surveillances en temps réel d’un très<br />
grand nombre de grandeurs. Ceux-ci comportent une<br />
abondance de capteurs, des systèmes d’acquisition, de<br />
transmission (multiplexés, optiques, radio…), de visualisation<br />
et de traitement de données. La maîtrise et la<br />
surveillance des spécifications de tels système requièrent<br />
des compétences métrologiques adaptées or le métier est<br />
de moins en moins exercé en interne dans les entreprises,<br />
déplore Francis Richard. Si bien que beaucoup d’industriels<br />
utilisent par exemple leurs capteurs pour une<br />
durée limitée (garantie par le fournisseur) et sans jamais<br />
les étalonner. » Si l’on ne peut pas faire vérifier tous ses<br />
capteurs, tout processus de mesure doit toutefois être<br />
14 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
TECHNOLOGIES<br />
©Tecnalia<br />
surveillé : « un capteur comme tout autre instrument<br />
de mesures est censé durer plusieurs années mais,<br />
dans certaines conditions, il peut dériver et générer<br />
des mesures erronées. » C’est là qu’intervient la notion<br />
d’intervalle d’étalonnage qui peut être périodique ou<br />
conditionnel Mais celui-ci dépend de plusieurs paramètres<br />
: d’une part, de ses conditions d’utilisation, la<br />
fréquence et les exigences en termes de capabilité ;<br />
d’autre part, de la gravité des conséquences liées à<br />
un mauvais étalonnage, à l’exemple d’un défaut de<br />
mesure sur un compteur de gaz sur une ligne à forte<br />
cadence et pouvant alourdir la facture de plusieurs<br />
dizaines de milliers d’euros ou une production de<br />
pièces mécaniques à reprendre car non conforme<br />
aux spécifications.<br />
NE PAS SUR-DIMENSIONNER LA PARTIE<br />
DÉDIÉE AU CONTRÔLE<br />
En matière de conseils, Francis Richard n’hésite pas<br />
à préconiser aux entreprises de conserver un minimum<br />
de compétences en interne dans le domaine<br />
de la métrologie afin de bien maîtriser les processus.<br />
À partir de là, il est possible de mettre en place des<br />
une solutions simples de contrôles intermédiaires, à<br />
l’image d’une masse connue et réputée stable permettant<br />
de vérifier si la capacité de mesure d’une balance<br />
est maintenue et cela quotidiennement. Pour les cas<br />
plus complexes, il existe également des laboratoires<br />
de contrôle spécialisés auxquels on peut faire appel.<br />
Par ailleurs, il convient d’éviter d’installer des solutions<br />
plus performantes et plus onéreuses que ce<br />
dont on a besoin. Bien gérer et optimiser son parc<br />
d’équipement est l’une des préoccupations majeures<br />
des services de maintenance. Le conseil de Francis<br />
Richard est le suivant : « Les optimisations doivent<br />
être intégrées le plus en amont possible : les processus<br />
et les équipements doivent correspondre au juste<br />
besoin et être maitrisables et traçables. Il est également<br />
essentiel de standardiser au maximum les moyens<br />
et de pouvoir surveiller les taux d’utilisation afin de<br />
permettre éventuellement leur mutualisation. »<br />
Enfin, dans le cas où l’on sous-traite la partie vérification<br />
et étalonnage, il est important de bien définir<br />
avec le prestataire les niveaux de fréquence et conditions<br />
de surveillance et d’entretien des équipements.<br />
Ces différentes préconisations et approches seront<br />
largement détaillées à travers les nombreuses interventions<br />
qui se succèderont à l’occasion du Congrès<br />
international de métrologie (CIM).<br />
Olivier Guillon<br />
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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I15
TECHNOLOGIES<br />
ASSET MANAGEMENT<br />
Les mesures<br />
ultrasonores :<br />
un gage de<br />
fiabilité pour<br />
la gestion<br />
de l’état des<br />
équipements<br />
Le désir de résoudre les<br />
problèmes de fiabilité des<br />
équipements se heurte<br />
souvent au rejet, par les<br />
dirigeants d’entreprise, des<br />
avantages d’une approche<br />
multi-technologie de la<br />
maintenance prévisionnelle.<br />
C’est encore plus<br />
problématique lorsque ces<br />
entreprises investissent dans<br />
des solutions de maintenance<br />
alors qu’elles ne disposent<br />
pas du personnel nécessaire<br />
pour les mettre en œuvre.<br />
L’un de mes collègues a un<br />
jour froidement exprimé sa<br />
frustration en déclarant :<br />
« Nous [la main-d’œuvre]<br />
sommes toujours aussi peu<br />
nombreux, mais eux [les<br />
problèmes] sont chaque jour<br />
plus nombreux. »<br />
Une surveillance efficace de l’état<br />
des équipements ne peut pas<br />
être réalisée à l’aide d’une<br />
seule technologie de maintenance.<br />
Pourtant, combien de services de<br />
maintenance n’utilisent en majorité que<br />
des données provenant « juste de l’analyse<br />
vibratoire » ou « juste de l’analyse<br />
d’huile » ou « juste de la thermographie ».<br />
De très nombreux modes de défaillance<br />
constituent des menaces pour les équipements,<br />
mais il n’existe pas une seule<br />
méthode qui peut détecter tous les symptômes.<br />
Le champ d’action doit être le plus<br />
large possible.<br />
Une approche optimale consiste à adopter<br />
plusieurs technologies de maintenance<br />
prévisionnelle. Mais cette approche est<br />
souvent limitée par la main-d’œuvre et le<br />
budget disponibles et aussi par le fait que,<br />
souvent, les dirigeants ne pensent pas que<br />
« plus, c’est toujours mieux ». Dans ce cas, il<br />
est préférable de commencer par la technologie<br />
la plus polyvalente, celle qui détecte le<br />
16 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
TECHNOLOGIES<br />
plus de défauts de manière la plus précoce et qui nécessite la formation<br />
la plus courte. Choisissez la détection et la mesure ultrasonore.<br />
AVANTAGES DE LA TECHNOLOGIE ULTRASONORE<br />
Le contrôle ultrasonore constitue la solution pour les entreprises qui<br />
ne disposent pas du personnel nécessaire pour résoudre un nombre<br />
croissant de problèmes sur plusieurs technologies (mécanique, hydraulique,<br />
air comprimé, etc.). En effet, de très nombreux défauts auxquels<br />
sont confrontés les maintenanciers peuvent être détectés à l’aide des<br />
ultrasons. La technique est polyvalente, conviviale et à la portée de<br />
tous. Le résultat de la mesure est simple et immédiat. Le prix de l’équipement<br />
n’est pas prohibitif ; un appareil de détection ultrasonore de<br />
bonne qualité nécessite un investissement le plus souvent inférieur<br />
aux technologies conventionnelles de la maintenance prédictive. On<br />
peut parler de retour rapide sur investissement, avec amélioration de<br />
la fiabilité des équipements et de l’excellence opérationnelle… deux<br />
priorités absolues pour toutes les entreprises.<br />
SDT 200 Steam Trap<br />
FIABILITÉ ET EXCELLENCE OPÉRATIONNELLE<br />
Les initiatives entreprises envers ces deux priorités se soldent souvent<br />
par des échecs ou donnent lieu à des résultats bien en deçà des<br />
attentes. Les obstacles à la réussite des objectifs pourraient être<br />
balayés si les responsabilités étaient mieux partagées et assumées et si<br />
on ne qualifiait pas ces programmes de « projets ». Ce qui implique<br />
une échéance pour leur réalisation et laisse le choix à certains colla-<br />
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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I17
TECHNOLOGIES<br />
Vibration flat magnet<br />
borateurs de faire l’autruche jusqu’à<br />
l’échéance fixée, en espérant que les<br />
choses se résoudront sans qu’ils aient<br />
à s’impliquer.<br />
Si une révolution est nécessaire pour<br />
initier un programme d’amélioration<br />
de la fiabilité et d’excellence opérationnelle,<br />
une évolution permettra<br />
ensuite de poursuivre le processus.<br />
L’amélioration continue n’est pas<br />
limitée dans le temps. Si elle l’était,<br />
nous essaierions de nous améliorer<br />
puis, une fois l’échéance atteinte,<br />
nous reprendrions simplement nos<br />
vieilles habitudes. Chaque membre<br />
de l’équipe doit accepter le fait qu’il<br />
est acteur de cette révolution et<br />
qu’elle ne va pas disparaître.<br />
Et ici, la communication joue un rôle<br />
essentiel. On admet généralement<br />
que seulement 10 % des employés<br />
comprennent vraiment la stratégie<br />
de leur entreprise. Les objectifs du<br />
programme constituent la mission<br />
de l’entreprise et doivent être transmis<br />
« en ligne directe » de la direction<br />
à l’atelier. Sinon le danger est réel<br />
que la stratégie, les idées et les tâches<br />
deviennent de plus en plus floues<br />
et incomprises au fur et à mesure<br />
qu’elles descendent du sommet vers<br />
la base de la pyramide hiérarchique.<br />
La multiplication d’intermédiaires<br />
est souvent déformante et quand<br />
une idée arrive en bas, elle ressemble<br />
rarement à ce qu’elle était à l’origine,<br />
au sommet.<br />
CULTURE ET GESTION DU<br />
RISQUE…<br />
Aujourd’hui, on parle beaucoup de<br />
changement culturel dans les entreprises<br />
et dans la maintenance de<br />
l’outil de production. Mais les véritables<br />
changements culturels doivent<br />
commencer par une nouvelle façon<br />
d’expliquer la stratégie et de la mettre<br />
en œuvre à travers le comportement<br />
des employés. Si l’on porte un<br />
regard neuf sur les principes d’amélioration<br />
de la fiabilité ou de l’excellence<br />
opérationnelle, on constate<br />
que les éléments de changement ne<br />
sont pas tous vraiment nécessaires au<br />
niveau individuel. Certains concepts<br />
relèvent de connaissances instinctives.<br />
Instinctives, en effet… On élève ses<br />
enfants sans indicateurs de performance<br />
clés, sans analyse des modes de<br />
défaillances et de leurs effets et sans<br />
analyse des causes profondes. Les<br />
parents n’y pensent pas quand ils les<br />
élèvent et surveillent leur bonne santé<br />
tous les jours. Au risque de simplifier<br />
à l’extrême, comment le comportement<br />
de ces employés change-t-il<br />
quand ils arrivent au travail ? Leur<br />
sens inné de la fiabilité reste-t-il à<br />
l’extérieur ? Que devient le bon sens<br />
instinctif des employés lorsqu’ils franchissent<br />
le portail de l’usine ? Si un<br />
tel effort est nécessaire pour nous<br />
rappeler quelques principes de base,<br />
quelles sont nos chances de réaliser<br />
un véritable changement culturel<br />
en termes de fiabilité et d’excellence<br />
opérationnelle ? Pour faciliter l’assimilation<br />
d’un changement de culture,<br />
commençons par créer de petits<br />
projets de fiabilité ayant un impact<br />
potentiel considérable.<br />
Les solutions ultrasonores mises en<br />
place dans le cadre de la fiabilisation<br />
de l’entreprise répondent à cette<br />
opportunité. Cette technologie polyvalente<br />
favorise un fort niveau d’implication<br />
tout au long de l’opération<br />
et peut entraîner un changement<br />
culturel. Ses nombreuses applications<br />
sont à la portée de tous. Son<br />
impact positif se traduit par une efficacité<br />
en termes de consommation<br />
énergétique, de durée de vie prolongée<br />
des équipements, de qualité des<br />
produits et de réduction des coûts.<br />
La technologie ultrasonore permet<br />
de résoudre simplement les<br />
problèmes complexes des équipements.<br />
Elle détecte les frottements,<br />
les impacts et les turbulences, trois<br />
phénomènes couramment associés<br />
18 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
TECHNOLOGIES<br />
aux défauts des équipements. La plupart<br />
des projets d’analyse des modes de défaillance<br />
désignent la technologie ultrasonore<br />
comme une bonne solution pour la<br />
maintenance conditionnelle. Pour certains<br />
équipements, il s’agit de la première ligne<br />
de défense, tandis que pour d’autres c’est<br />
la seule ligne de défense. Cela fait-il des<br />
ultrasons la meilleure technologie de<br />
maintenance conditionnelle ? Loin de là.<br />
Il n’existe pas de « meilleure technologie ».<br />
Quand on parle de maintenance conditionnelle,<br />
rien n’est « meilleur » ni « pire ».<br />
On en revient toujours au même point :<br />
il faut adapter la technologie au défaut.<br />
Et il se trouve précisément que la technologie<br />
ultrasonore est bien adaptée à un<br />
large spectre de défaillances potentielles,<br />
soit directement, soit comme technique<br />
complémentaire.<br />
LES HUIT APPLICATIONS DE LA<br />
TECHNOLOGIE ULTRASONORE<br />
Certains défauts liés aux huit applications<br />
de la détection ultrasonore sont binaires,<br />
autrement dit, soit ils sont présents, soit ils<br />
sont absents (les fuites d’air comprimé en<br />
Les huit applications<br />
principales des mesures<br />
ultrasonores sont :<br />
• La maintenance conditionnelle des machines<br />
• Le contrôle acoustique de la lubrification des<br />
roulements<br />
• La détection des fuites d’air comprimé et autres<br />
fluides<br />
• Le contrôle des purgeurs vapeur<br />
• Les inspections des installations électriques<br />
• La surveillance des vannes<br />
• Les contrôles des équipements hydrauliques<br />
• Le contrôle de l’étanchéité<br />
sont un bon exemple). Cependant, d’autres<br />
défauts sont identifiés en suivant la tendance<br />
de mesures fréquentes au cours du temps.<br />
Une défaillance de roulement évolue lentement<br />
dans le temps. Le moment exact de la<br />
défaillance n’est pas connu, mais son apparition<br />
sera moins aléatoire grâce au suivi de<br />
tendance. D’autres défauts, par exemple un<br />
engrenage cassé à l’intérieur d’une boîte de<br />
vitesses complexe, sont détectés uniquement<br />
en analysant les données ultrasonores.<br />
Les huit applications de la technologie ultrasonore<br />
représentent une formidable opportunité<br />
en termes de fiabilité et d’excellence<br />
opérationnelle. Ces inspections peuvent être<br />
réalisées par du personnel formé de différents<br />
niveaux. Chaque application est<br />
présente sous forme d’un micro-projet au<br />
sein d’une macro-mission. Chaque petite<br />
victoire contribue au succès final, qui pour<br />
certaines entreprises peut faire la différence<br />
entre rester en activité et mettre définitivement<br />
la clé sous la porte.<br />
SOYONS CONCRETS…<br />
L’une de nos études de cas concerne la<br />
mise en place d’une solution ultrasonore<br />
dans une centrale thermique où l’objectif<br />
était d’améliorer l’efficacité de la maintenance<br />
conditionnelle des machines tournantes.<br />
L’association de deux technologies<br />
complémentaires (ultrasons et vibrations<br />
sur le même appareil) en une seule<br />
tâche a permis de surveiller<br />
davantage de machines et de<br />
réserver plus de temps aux<br />
analyses des mesures et aux<br />
équipements à risques. Les<br />
mesures ultrasonores permettant<br />
de détecter les défauts à<br />
un stade précoce, nombre<br />
des actions de maintenance<br />
corrective préconisées étaient<br />
de nature très simple. Les<br />
défaillances catastrophiques<br />
ont été évitées, ce qui signifie<br />
moins de temps d’arrêt, moins<br />
de pièces de rechange et des<br />
réparations effectuées par le<br />
service d’entretien interne<br />
au lieu d’être confiées à des<br />
spécialistes externes.<br />
Ce sont les résultats obtenus sur un maximum<br />
de machines ainsi que le partage des<br />
connaissances et des responsabilités qui<br />
ont permis l’acquisition d’autres outils de<br />
mesures et des investissements en formation.<br />
Que s’est-il passé pour que soudainement<br />
l’on crée un budget et qu’il existe<br />
une conviction à tous les niveaux de l’entreprise<br />
? Quelque part, le message est<br />
remonté de la base jusqu’en haut de la pyramide<br />
et, cette fois, il est arrivé intact. Le<br />
changement culturel s’est produit sous leurs<br />
yeux et personne ne l’avait vu venir.<br />
L’étape suivante a été d’identifier de<br />
nouveaux domaines dans lesquels déployer<br />
la technologie ultrasonore. Les huit applications<br />
ont été mises en œuvre et les petites<br />
parties des micro-projets ont été rassemblées.<br />
Une équipe dédiée à la gestion des<br />
fuites d’air comprimé et de gaz exotiques a<br />
été constituée. Cette même équipe a évalué<br />
le fonctionnement du réseau vapeur. La<br />
lubrification des roulements du moteur a<br />
été identifiée comme un point critique et la<br />
lubrification sur condition a remplacé l’arrêt<br />
total pour lubrification programmée. La<br />
consommation de graisse a diminué. Les<br />
défaillances du moteur liées à la lubrification<br />
ont disparu. Un programme d’identification<br />
et de remplacement des purgeurs<br />
vapeur défectueux a complété le processus<br />
d’adoption de la technologie ultrasonore.<br />
Grâce à sa polyvalence, la technologie ultrasonore<br />
se prête bien en elle-même à la fiabilité<br />
et l’excellence opérationnelle, mais pas<br />
seule. Il vaut toujours mieux disposer de<br />
plus de technologies que d’en manquer.<br />
Un changement est une révolution suivie<br />
d’une évolution qui se poursuit jusqu’à<br />
ce que quelqu’un décide que ce n’est plus<br />
une bonne idée. La technologie ultrasonore<br />
est un moyen d’apporter ce changement<br />
en scindant les blocs de connaissance<br />
complexes en petites portions plus faciles à<br />
assimiler par les équipes d’employés engagés<br />
et responsabilisés. L’amélioration de la<br />
fiabilité de votre installation représente un<br />
projet considérable. Les huit applications de<br />
la technologie ultrasonore servent à créer<br />
de micro-projets qui contribuent à apporter<br />
une amélioration globale. Et cela est<br />
réalisé de telle sorte que tous les employés<br />
sont responsabilisés et assument leur part<br />
de leadership.<br />
Patrice Dannepond, Export Sales<br />
Manager, SDT International<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I19
TECHNOLOGIES<br />
Le SDT270 en application<br />
TÉMOIGNAGE<br />
Une utilisation réussie du SDT270 chez STPG<br />
Menée par la société<br />
SDT International, cette<br />
étude de cas se situe dans<br />
l’entreprise soudanaise STPG<br />
et concerne une fuite de<br />
vide dans l’Unité 3 (60 MW).<br />
Un plan d’action a été mis à<br />
exécution afin de limiter les<br />
pertes importantes dues à ce<br />
problème.<br />
Le processus est le suivant : en<br />
cas d’arrêt, huit tuyaux reliés<br />
au corps de la turbine à vapeur<br />
permettent – dans le but de<br />
protéger l’arbre et le châssis – d’évacuer<br />
le condensat vers le condenseur<br />
en traversant la cuve de vaporisation.<br />
À ce stade, toutes les vannes de l’isolateur<br />
sont ouvertes.<br />
Lors du démarrage, la valve de régulation<br />
se ferme immédiatement et c’est au<br />
purgeur vapeur que revient la tâche de<br />
faire sortir le condensat vers la cuve de<br />
vaporisation, puis vers le condenseur et de<br />
conserver la vapeur. Principal problème :<br />
la fuite de vide ; celle-ci a entraîné la perte<br />
de charge de 60 MW à 35 MW en raison<br />
de la présence de vapeur à l’intérieur du<br />
condenseur pour l’une des deux causes<br />
suivantes – ou pour les deux en même<br />
temps : une vanne de régulation défectueuse<br />
et/ou un purgeur de vapeur défectueux.<br />
« Nous avons calculé les pertes dues<br />
à ce problème sur dix mois et celles-ci se<br />
sont avérées extrêmement importantes si<br />
on compare ces chiffres aux faibles investissements<br />
en matériel et en formation »,<br />
précise-t-on chez SDT. L’équipe a donc<br />
procédé à la réalisation de mesures<br />
sur l’ensemble du système avant d’en<br />
conclure que les vannes de régulation et<br />
les purgeurs vapeur étaient défectueux.<br />
Leur remplacement a ainsi été programmé<br />
pour la prochaine révision majeure.<br />
LA TECHNOLOGIE ULTRASONORE<br />
MISE EN ŒUVRE<br />
Du côté de STPG, les réactions sont<br />
unanimes concernant les instruments<br />
ultrasonores : « notre programme de<br />
maintenance conditionnelle vise à améliorer<br />
la fiabilité de nos centrales. Nous<br />
disposions d’instruments de mesure vibratoire<br />
et d’une caméra thermographique,<br />
mais depuis peu nous avons recours à la<br />
technologie ultrasonore. Nous entendons<br />
vraiment plus de choses avec le SDT270<br />
et il nous est utile pour de nombreuses<br />
applications dans notre centrale, comme<br />
les tests des vannes, les vibrations des<br />
pompes et le contrôle de la lubrification.<br />
Nous avons également réalisé des<br />
mesures sur des turbines à vapeur. Le<br />
SDT270 dispose d’un formidable outil de<br />
reportings ; même le format des rapports<br />
est rapide, organisé et aisé. Nous avons<br />
rencontré un gros problème sur notre<br />
turbine vapeur, lequel a été identifié et<br />
clairement confirmé par les mesures<br />
ultrasonores. Nous avons ainsi pu mettre<br />
fin à une énorme perte de rendement.<br />
Et de poursuivre : « Aujourd’hui, le<br />
changement culturel doit être notre<br />
principal objectif si l’on souhaite que les<br />
mesures ultrasonores deviennent notre<br />
mode de vie, ou autrement dit, que la<br />
maintenance conditionnelle continue à<br />
fonctionner. Nous avons effectué trois<br />
présentations dans nos centrales les<br />
plus importantes. »<br />
20 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
100 % net<br />
Tous les objets. De près<br />
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Il vous suffit de pointer et de déclencher, la<br />
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pour créer une image à la mise au point<br />
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Longue portée<br />
Traquer les défauts sur de la<br />
fibre optique multimode<br />
Fluke lance le Fiber QuickMap, un dépanneur de fibre<br />
optique capable de localiser jusqu’à 1 500 mètres – et ce<br />
en l’espace de quelques secondes – les connexions et les<br />
interruptions, causés par des courbures, des épissures<br />
à grande perte, des cassures ou encore des connecteurs<br />
sales sur une fibre optique monomode. En procédant à<br />
un test en à peine six secondes, cette solution met fin au<br />
dépannage à l’aveugle qui peut prendre des heures.<br />
Disponible<br />
Une version 10 pour<br />
DynamX<br />
Dynae fait évoluer sa solution<br />
DynamX. La V10 répond davantage<br />
aux attentes des utilisateurs avec<br />
plus d’une cinquantaine d’améliorations<br />
et de nouveautés à découvrir.<br />
DynamX permet de mesurer,<br />
traiter, et gérer les données dans<br />
les domaines du suivi vibratoire, du<br />
diagnostic de machines tournantes<br />
et des essais et de l’analyse de<br />
structure.<br />
Alerte<br />
SKF lance une nouvelle<br />
version de BlueMon<br />
SKF a étendu son système de<br />
surveillance et de cartographie<br />
environnemental SKF BlueMon afin<br />
d’anticiper l’évolution de la réglementation<br />
portant sur l’Annexe VI de<br />
la convention Marpol 73/78. Outre<br />
l’analyse de données issues des<br />
capteurs, un système de géolocalisation<br />
alerte l’équipage dès l’entrée<br />
du navire dans une zone à émissions<br />
fluctuantes, tout<br />
en contrôlant et en<br />
ajustant automatiquement<br />
les<br />
vannes.<br />
Précis<br />
Un débitmètre à<br />
ultrasons de haute<br />
précision<br />
Avec le Sitrans FS230, Siemens<br />
lance une nouvelle génération<br />
de débitmètres numériques à<br />
ultrasons clamp-on. Ce nouveau<br />
débitmètre à haute précision et<br />
haute immunité au bruit propose<br />
une précision de mesure de 0,5<br />
à 1% du débit et une fréquence<br />
d’actualisation de 100Hz.<br />
Sûr<br />
Identifier les risques chimiques<br />
Flir Systems lance un chromatographe en phase gazeuse/<br />
spectromètre de masse – Griffin G510 (CG/SM) –, son premier<br />
système d’identification chimique portable. Il permet au personnel<br />
d’intervention militaire et civil de facilement échantillonner toutes<br />
les phases de la matière, et notamment les phases solide, liquide<br />
et gazeuse, afin de rapidement identifier les risques chimiques sur<br />
le terrain. Le Griffin G510 est doté d’une technologie qui fournit des<br />
réponses de qualité laboratoire immédiatement exploitables.<br />
22 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
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conditionnelle de votre parc machines !<br />
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les défauts sur les machines tournantes telles<br />
que pompes, moteurs, ventilateurs, turbines,<br />
compresseurs à vis.<br />
Un désalignement, un balourd, un problème de<br />
châssis, de fondation, un roulement défaillant,<br />
un diagnostic automatique de ces défauts sera<br />
visible sur la photo de votre machine, la MCP<br />
(Machine Condition Picture) à l’écran sur l’appareil.<br />
Sur la MCP, vous lirez les mesures et pourrez<br />
d’un coup d’œil, grâce à la fusion des données<br />
mesurées, voir l’état de votre machine.<br />
ISO, mesure de vibrations, état de roulements,<br />
informations détaillées sur les défauts détectés,<br />
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MAINTENANCE EN PRODUCTION<br />
ÉVÉNEMENT<br />
Europack Euromanut CFIA s’installe<br />
en novembre à Lyon<br />
Un nouvel événement se<br />
déroulera du 21 au 23 novembre<br />
prochain à Eurexpo Lyon. Le<br />
salon Europack Euromanut<br />
CFIA regroupera en un seul<br />
et même lieu, l’ensemble des<br />
professionnels du process,<br />
de l’emballage et de la<br />
manutention. L’occasion de<br />
faire le point dans ce numéro<br />
de <strong>Production</strong> <strong>Maintenance</strong><br />
sur les problématiques que<br />
rencontrent les industriels dans<br />
la maintenance et la surveillance<br />
de leurs lignes d’emballage et de<br />
conditionnement.<br />
Europack-Euromanut se joindra cette année au<br />
CFIA – l’événement dédié à l’agroalimentaire –<br />
pour former… Europack Euromanut CFIA. Pour<br />
le nom, on repassera. Mais cette absence d’originalité<br />
s’explique par la volonté de l’équipe de Sébastien Gillet<br />
(GL-Events) de garder l’ADN du salon et de ne pas trop bousculer<br />
les choses en distinguant bien l’agroalimentaire d’un côté<br />
avec le CFIA, l’emballage et la manutention de l’autre ; car si<br />
Europack-Euromanut s’était « trop teinté d’agroalimentaire, la<br />
nouvelle édition lyonnaise démontrera, avec 53 nouveaux exposants<br />
dans l’emballage, qu’Europack-Euromanut est un salon<br />
multi-filières », avertit le directeur du salon. Il faut dire que<br />
l’agroalimentaire a permis ces dernières années (en 2013 et<br />
2015) de garder la tête d’Europack-Euromanut hors de l’eau.<br />
Mais aujourd’hui, le vent favorable que connaît l’industrie en<br />
général et tout particulièrement dans la région Rhône-Alpes<br />
– « première région industrielle de France », comme aime à le<br />
rappeler Sébastien Gillet – devrait convaincre plus de 12 000<br />
visiteurs et près de 550 exposants (en hausse de 15% par<br />
rapport à la dernière édition en 2015) issus de tous secteurs<br />
d’activité (pharmaceutique, chimie, cosmétiques mais également<br />
automobile…).<br />
Organisée autour de trois pôles distincts et complémentaires –<br />
le process, l’emballage et la manutention –, cette édition 2017<br />
mettra en relation l’offre répondant aux besoins des marchés et<br />
des utilisateurs issus de tous les secteurs. Dans le domaine de<br />
l’emballage, il s’agira pour les exposants de pouvoir répondre<br />
à des tendances nouvelles, à commencer par la personnalisation<br />
de l’emballage en fonction de besoins spécifiques de ses<br />
clients qui s’orientent de plus en plus vers des portions individuelles.<br />
« Cela implique d’adapter ses techniques et son process<br />
en matière d’emballage et de conditionnement tout en respectant<br />
d’autres exigences du moment : le développement durable, l’écologie<br />
et l’ergonomie », rappelle le patron du salon.<br />
Autre tendance inévitable, l’industrie du futur. Celle-ci se<br />
démultiplie dans l’ensemble des secteurs industriels et, si elle<br />
touche l’agroalimentaire en raison des volumes importants, elle<br />
n’épargne pas les autres, comme le « Parcours Innovation » organisé<br />
sur le salon tentera de démontrer à travers de nombreuses<br />
solutions innovantes en matière de maintenance prévisionnelle,<br />
de surveillance de l’état des machines, de robots et de cobots<br />
sans oublier l’accompagnement des hommes au quotidien dans<br />
la quatrième révolution industrielle.<br />
Olivier Guillon<br />
24 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
21-22-23 NOV. 2017<br />
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MAINTENANCE EN PRODUCTION<br />
INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE<br />
Horiba Médical met le M.E.S. au service du<br />
conditionnement<br />
La filiale française du groupe nippon spécialisé dans les instruments de mesure a souhaité<br />
aller plus loin dans le suivi de sa production d’automates et de réactifs pour l’analyse de sang<br />
en s’équipant d’une solution de Manufacturing Executive System (M.E.S.). En implantant le<br />
logiciel Qubes de l’éditeur Creative IT, l’entreprise montpelliéraine espère réduire à néant les<br />
micro-arrêts de production.<br />
Implantée à Montpellier, dans l’Hérault, la société Horiba Médical<br />
appartient au segment dédié au développement médical<br />
de la maison-mère japonaise. Une entité majeure puisqu’elle<br />
rassemble pas moins de 540 personnes dans l’Hexagone. Sa<br />
spécialité : l’hématologie. L’entreprise fabrique sur son site deux<br />
types de produits très différents : l’un concerne les analyseurs et<br />
nécessite une production pour l’essentiel manuelle chargée d’assembler<br />
des éléments de tôles, des cartes électroniques, des pièces mécaniques,<br />
des câbles… L’autre concerne les réactifs dont la production<br />
s’effectue sur une ligne entièrement automatisée. « Qu’il s’agisse<br />
des cubitainers ou des flacons, tous sont remplis automatiquement,<br />
indique Joël Parize, responsable des méthodes industrielles au sein<br />
d’Horiba Médical. Si les flacons nécessitent d’être placés manuellement<br />
sur la remplisseuse – le reste se fait en automatique –, les cubitainers<br />
sont remplis, fermés et palettisés sans aucune intervention<br />
humaine ». Au total, près de 500 5 tonnes de réactifs sont répartis<br />
chaque année à travers 1 200 000 conditionnements.<br />
C’est cette ligne de production automatisée qui fait l’objet de toutes<br />
les attentions. Une fois les réactifs filtrés, ils sont acheminés dans un<br />
bac tampon situé au-dessus d’un système automatique de remplissage<br />
cubitainer à plusieurs têtes et de plusieurs tailles de poches (5, 10<br />
et 20 litres). Dès que le poids désiré est atteint, on visse un bouchon,<br />
Horiba - Atelier Réactifs - Execution OF et contrôles qualité<br />
on colle le haut du carton puis on transfère, via un convoyeur, le<br />
produit à l’étape suivante (code-barres) avant d’être palettisé automatiquement.<br />
Pour le flacon, c’est la même chose, à l’exception près<br />
que l’on colle une étiquette code barre et palettisation se fait à la main.<br />
Horiba - Atelier Réactifs - pesée matières - épuré<br />
UNE ÉPÉE DE DAMOCLÈS AU-DESSUS DE LA TÊTE<br />
« Nous travaillons sur les prélèvements de sang, agités puis mis<br />
sur l’analyseur pour séparer les globules blancs des rouges »,<br />
précise Joël Parize. Le corps humain est composé de plus de<br />
6 millions de globules dans chaque millimètre cube de sang.<br />
Cette compacité nécessite des réactifs puissants capables de<br />
dissocier les globules blancs des rouges, soit en tuant les uns<br />
pour capter les autres, soit pour nettoyer les analyseurs et ainsi<br />
éviter les risques de contamination liés à plusieurs analyses<br />
successives. On comprend aisément que, dans ce contexte de<br />
sécurité optimale, si un élément de la chaîne s’arrête, en plus<br />
d’interrompre un processus et de poser de sérieux problèmes<br />
de délais, la production elle-même risque d’être compromise :<br />
« nos temps de conditionnement sont comptés. En fonction des<br />
produits, cela peut durer de quelques jours à seulement quelques<br />
heures pour certains réactifs. Au-delà, ils ne peuvent plus être<br />
conditionnés. Nous vivons quotidiennement avec une épée de<br />
Damoclès au-dessus de la tête ».<br />
26 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MAINTENANCE EN PRODUCTION<br />
Pour faire face à cette problématique de fiabilité des équipements,<br />
des opérations de préventif sont bien entendu effectuées,<br />
aux niveaux 1 et 2 de maintenance comme le nettoyage obligatoire<br />
après chaque conditionnement, plus un nettoyage hebdomadaire<br />
plus poussé sur certains équipements comme l’encolleuse<br />
de carton. Par ailleurs, deux techniciens de maintenance interviennent<br />
sur du niveau 3. Enfin, le fournisseur des machines<br />
effectue une visite annuelle pour vérifier les joints et les éléments<br />
mécaniques à l’aide d’une check-list. En cas de panne, un parc de<br />
pièces détachées est à disposition des deux techniciens de maintenance,<br />
chapeautés par un responsable d’équipe. « Les problèmes<br />
proviennent souvent de déréglages comme lorsqu’un carton se met<br />
en travers ou que le réactif coule à côté. Il arrive parfois qu’un peson<br />
lâche, ne nous permettant plus de connaître le poids du cubitainer ».<br />
LUTTER CONTRE LES MICRO-ARRÊTS<br />
Jusqu’à présent, Horiba utilisait un petit logiciel pour gérer la<br />
maintenance et les pièces détachées mais l’entreprise a souhaité<br />
aller plus loin. En intégrant Qubes, le logiciel de M.E.S. édité par<br />
Creative IT, le site montpelliérain désirait obtenir plus d’indicateurs<br />
sur des problèmes rencontrés lors de la production. L’objectif<br />
était d’être plus réactifs non pas sur les pannes franches mais plutôt<br />
vis-à-vis des micro-arrêts. Ceux-ci sont souvent dus à des oublis<br />
de remplir les cartons, stoppant la machine, ou encore lorsque le<br />
vérin ne pousse pas assez fort, ne permettant pas au cubitainer de<br />
Horiba - Laboratoire - Instruments - EBR - infos générales<br />
passer dans la machine ; même quelques instants, ces micro-arrêts<br />
de 30 secondes voire une minute, mis bout à bout, représentent<br />
plusieurs heures et peuvent coûter cher. Qubes, qui avait<br />
été mis en place il y a deux ans afin de dématérialiser l’ensemble<br />
de la documentation papier, a ainsi permis de réduire drastiquement<br />
les micro-arrêts. « Une fois les micro-arrêts bien ciblés, on<br />
discute avec les techniciens et on résout rapidement le problème ».<br />
Interfacé avec le système ERP de l’entreprise, Qubes est évolutif.<br />
Un atout qui permet d’ouvrir une fenêtre sur l’avenir et, pourquoi<br />
pas, permettre au logiciel de gérer une grande partie consacrée à la<br />
maintenance avant d’être déployé sur d’autres sites de production<br />
du groupe Horiba. <br />
Olivier Guillon<br />
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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I27
MAINTENANCE EN PRODUCTION<br />
GESTION D’ACTIFS<br />
Adopter une stratégie des<br />
assets pour fiabiliser ses<br />
lignes de conditionnement<br />
Faire appel à la notion d’« asset » pour aller au-delà de la<br />
maintenance, c’est ce que préconise Bruno Barbanson,<br />
consultant en stratégie de maintenance au sein de la filiale<br />
française de Rockwell Automation. Le groupe américain<br />
a, à ce titre, développé une approche baptisée « Connected<br />
Enterprise » permettant de mettre en liaison les équipements<br />
les plus critiques afin de mieux intervenir en amont. Une<br />
solution qui s’applique tout particulièrement au domaine de<br />
l’emballage et du conditionnement.<br />
Les industries de l’emballage et du<br />
conditionnement (telles que les<br />
OEM de machines dédiées), ainsi<br />
que les secteurs d’usines pleinement<br />
consacrés à l’emballage et le conditionnement<br />
des produits finis, sont soumis<br />
aux risques d’arrêts de production plus que<br />
partout ailleurs. Bien au-delà des retards et<br />
des coûts d’intervention, la moindre défaillance<br />
d’un équipement peut entraîner la perte<br />
d’une partie de la production et porter un<br />
coup fatal à l’entreprise ; c’est tout particulièrement<br />
le cas dans le secteur pharmaceutique<br />
mais aussi l’agroalimentaire ou encore<br />
l’industrie cosmétique. Afin d’anticiper les<br />
problèmes pouvant survenir sur les machines,<br />
on met en place des actions de préventif et de<br />
maintenance conditionnelle, voire prévisionnelle<br />
avec des solutions connectées et d’IoT<br />
de plus en plus performantes. Jusque là, rien<br />
d’extraordinaire.<br />
À l’heure où l’on parle d’industrie du futur,<br />
les technologies évoluent, mais pas les stratégies.<br />
La production demeure au cœur des<br />
priorités et la maintenance reste cantonnée<br />
aux tâches les plus rudimentaires, et à<br />
laquelle on vient imbriquer des technologies<br />
nouvelles capables de générer des volumes<br />
de données de plus en plus massifs et des<br />
informations dont on ne sait plus quoi faire,<br />
ni comment les traiter et les analyser. « Faire<br />
de la maintenance à tout-va peut paraître<br />
efficace mais il s’avère souvent que ce soit<br />
redondant, pour ne pas dire superfétatoire ;<br />
en somme, on en fait trop, trop souvent,<br />
lâche Bruno Barbanson. C’est pourquoi on<br />
fait parler la machine de façon à connaître<br />
son état en temps réel, chose qui ce se fait<br />
dans l’analyse vibratoire mais qui est déjà<br />
plus compliquée dans l’analyse thermique.<br />
Surtout, le gros problème est que faute de<br />
disposer en interne des ressources suffisantes<br />
et compétentes pour analyser cette masse<br />
d’informations, les entreprises acquièrent<br />
un nombre exponentiel de datas dont elles<br />
ne se servent pas ou très peu ; elles sont dès<br />
lors assises sur une mine d’or dont elles ne<br />
peuvent profiter ».<br />
28 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MAINTENANCE EN PRODUCTION<br />
de temps le technicien dispose pour fournir<br />
une pièce détachée par exemple ; le temps sera<br />
géré différemment si le magasin de pièces se<br />
trouve dans l’atelier, s’il est externalisé ou<br />
encore si l’usine se situe dans un endroit difficile<br />
d’accès ou dans un pays « exotique » où<br />
les passages de pièces à la douane peuvent<br />
être compliqués… Cette étude de criticité doit<br />
donc être prise en considération pour mener<br />
à bien une stratégie des assets, tout comme le<br />
coût global de possession (TCO) ; « le TCO<br />
fait nécessairement appel à la notion d’asset,<br />
rappelle Bruno Barbanson. Une ligne de<br />
packaging est constituée de différents assets<br />
qui ont un coût à l’achat et un coût de maintien<br />
en étant incluant le matériel mais aussi<br />
la formation des hommes, un coût de décommissioning,<br />
etc. Cela dépasse le spectre de la<br />
maintenance et devient alors une question de<br />
stratégie d’entreprise à part entière ».<br />
REMONTER AU NIVEAU DE L’ASSET<br />
POUR ÊTRE PLUS EFFICACE<br />
Aller plus loin que la maintenance permet<br />
de prendre de la hauteur sur les ateliers et<br />
définir une stratégie à part entière. Le point<br />
de départ de cette stratégie d’assets consiste<br />
avant tout à avoir une connaissance fine de<br />
son outil de production, « or, dans le domaine<br />
du packaging, j’ai trop souvent rencontré des<br />
personnes qui n’avaient pas une connaissance<br />
suffisante de leur parc d’équipements,<br />
lesquels n’étaient pas régulièrement mis à<br />
jour, ni de leurs stocks d’ailleurs », déplore<br />
le consultant alors même qu’une stratégie<br />
portant sur les assets repose en partie sur<br />
un plan de management d’obsolescence et<br />
des solutions à mettre en œuvre afin de ne<br />
pas mettre en péril la bonne gestion de l’entreprise.<br />
Financièrement, l’absence d’un état<br />
périodique a un impact non négligeable, sur<br />
les taxes notamment. Concernant les stocks,<br />
le risque est énorme ! Un tableau d’obsolescence<br />
des stocks et des équipements est donc<br />
primordial pour envisager de faire de l’asset<br />
management. Autre condition sine qua non,<br />
mener préalablement une étude de criticité ;<br />
« n’oublions pas que sur une ligne d’emballage,<br />
si une machine tombe en panne, tout s’arrête.<br />
Ainsi, pour que la maintenance joue parfaitement<br />
son rôle, il est essentiel de tenir compte<br />
de la criticité, y compris sur des lignes entièrement<br />
neuves ». Une entreprise agroalimentaire<br />
en Europe s’est rendue compte lors d’un<br />
arrêt prématuré de production que près d’un<br />
quart de ses systèmes embarqués était obsolète,<br />
alors même que l’installation datait de<br />
quelques mois !<br />
L’étude de criticité des équipements se<br />
décompose en plusieurs parties. D’une part,<br />
la criticité due à l’obsolescence comme les<br />
pièces et les composants électroniques que<br />
comporte la ligne, d’autre part la criticité du<br />
process de façon à mieux prévoir les éventuels<br />
arrêts de production et savoir s’il est possible<br />
– ou non – de transférer la production sur<br />
une autre ligne. Enfin, viennent les notions de<br />
criticité « to repair » et de criticité « in time ».<br />
Cette dernière consiste à déterminer combien<br />
AUTOMATISER L’OBSOLESCENCE POUR<br />
MIEUX GÉRER SES ASSETS<br />
Le maintien des équipements en état opérationnel<br />
suppose un dialogue avec la machine.<br />
Intégrer des capteurs sur des zones critiques<br />
permet d’envoyer la bonne information au<br />
bon endroit et au bon moment. Pour ce<br />
faire, il existe des systèmes conversationnels<br />
homme-machine permettant de grandement<br />
soulager le technicien sur les lignes de packaging.<br />
Il ne s’agit pas de poser des capteurs<br />
partout et se noyer sous un flot d’informations,<br />
alimentant un ERP que l’on a du mal<br />
à renseigner avec exactitude, mais de rendre<br />
ces données interactives avec l’opérateur. C’est<br />
l’approche qu’adopte par exemple Rockwell<br />
Automation avec son concept Connected<br />
Enterprise. L’idée est de combler le vide qui<br />
existe aujourd’hui entre la maintenance à<br />
proprement parlée et les multiples capteurs,<br />
systèmes de supervision et autres solutions<br />
IoT. « Mettre en œuvre cette démarche de<br />
Connected Enterprise doit s’intégrer dans une<br />
vision à long terme de l’entreprise. Si les entreprises<br />
sont encore timides faute de compétences<br />
en interne, elles ont envie de passer le cap ». Un<br />
cap que l’industrie 4.0 peut aider à franchir<br />
en tenant compte naturellement la nécessité<br />
d’une sécurité informatique évolutive.<br />
Olivier Guillon<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I29
MANAGEMENT<br />
SPECIAL GMAO<br />
Considérer la maintenance comme<br />
une source de profit avec la GMAO<br />
La gestion de la maintenance assistée par<br />
ordinateur. Voilà une appellation déjà<br />
ancienne pour des outils qui n’ont pas<br />
cessé de progresser, épousant depuis<br />
près de trente ans les évolutions technologiques<br />
majeures, à commencer par la généralisation<br />
des applications Web, la mobilité, l’hébergement<br />
dans le Cloud ou encore l’arrivée de la 3D et des<br />
interfaces toujours plus conviviales les unes que<br />
les autres. La GMAO poursuit son envolée et le<br />
marché, même si celui-ci tend toujours à s’atomiser,<br />
voit ses acteurs, en particulier français, afficher<br />
des taux de croissance importants, souvent à deux<br />
chiffres, stimulés certes par un regain des investissements<br />
industriels dans le pays, mais aussi et<br />
surtout par des développements à l’international.<br />
Les raisons de ce succès – ou plutôt de ces succès<br />
car ceux-ci portent souvent sur des typologies<br />
d’entreprises très différentes – résident dans le<br />
développement d’outils devenus plus simples<br />
à utiliser malgré un nombre de paramètres en<br />
constante augmentation, évolutifs afin d’être en<br />
mesure de mieux anticiper l’avenir et capables<br />
de s’interfacer avec l’ERP de l’entreprise voire, à<br />
travers des solutions nouvelles, de s’étendre vers<br />
la relation client et le service après-vente (SAV).<br />
Au regard de ces évolutions diverses et variées, la<br />
GMAO apparaît comme un moteur et une composante<br />
à part entière de l’industrie du futur dont on<br />
parle tant, le point de convergence étant l’optimisation<br />
des interventions de maintenance et les gains<br />
de temps à tous les niveaux, jusqu’à rendre transparente<br />
la maintenance aux yeux de la production.<br />
Transparente mais pas invisible car avec la mise<br />
en pratique de la GMAO (entrant dans le cadre<br />
d’une politique d’amélioration continue), la maintenance<br />
devient peu à peu un centre de profit…<br />
ce qui devrait suffisamment se remarquer dans les<br />
comptes de l’entreprise.<br />
Olivier Guillon<br />
LE DOSSIER EN DÉTAIL<br />
32 Pousser la maintenance à son maximum avec une GMAO<br />
36 Une GMAO pour un service optimal dans les airs<br />
38 Picomto se développe en intégrant la capture de données terrain<br />
40 Federal Mogul abandonne le client-serveur au profit de la GMAO<br />
44 GMAO et Big Data : pourquoi adopter la maintenance intelligente ?<br />
48 Spie Ouest-Centre fait appel à Siveco pour améliorer son service<br />
50 Donner au SAV ses lettres de noblesse<br />
30 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MANAGEMENT<br />
Jean-François Desroches<br />
Responsable Fiabilité-méthodes, Jean-François<br />
Desroches est arrivé il y a dix-sept ans chez<br />
Stepan, à Voreppe, en tant qu’assistant Travaux<br />
neufs, après avoir été chef d’équipe <strong>Maintenance</strong><br />
dans l’industrie agroalimentaire. Il devient à partir<br />
de 2006 responsable <strong>Maintenance</strong> du site de<br />
Voreppe jusqu’en janvier dernier.<br />
REPORTAGE<br />
Pousser la maintenance à son<br />
maximum avec une GMAO<br />
« Entretenir, c’est subir ; maintenir, c’est prévenir ». Dans la<br />
bouche de Jean-François Desroches, ces mots prennent<br />
tout leur sens. Le responsable Fiabilité-Méthodes du site<br />
français du spécialiste chimique Stepan mène depuis<br />
plusieurs années une politique d’amélioration continue à<br />
l’aide de l’outil de GMAO Carl Source, édité par la société<br />
lyonnaise Carl Software, pour atteindre l’excellence au<br />
niveau des activités de maintenance<br />
Ici, la sécurité des hommes, des process et<br />
du matériel est une priorité absolue<br />
Implanté entre le Vercors et la Chartreuse,<br />
le site de Voreppe emploie environ 160 salariés<br />
Situé à quelques kilomètres de Grenoble,<br />
le site Stepan de Voreppe (Isère) connaît<br />
une croissance maîtrisée sur une petite<br />
zone industrielle établie dans le couloir qui<br />
sépare les massifs du Vercors et de la Chartreuse.<br />
Sortie de terre en 1880, l’usine a été historiquement<br />
créée par Sico, une entreprise spécialisée<br />
dans les insecticides ; rachetée par ICV (Industrie<br />
chimique de Voreppe), elle devient la propriété<br />
de Stepan en 1976, au moment où la réglementation<br />
européenne imposait l’utilisation de molécules<br />
biodégradables. C’est là que l’activité du site<br />
prend un nouveau tournant ; celle-ci concerne<br />
aujourd’hui la production de surfactants indispensables<br />
à la formulation de très nombreux<br />
produits du quotidien (gels douche, shampoings,<br />
produits ménagers…).<br />
Ici, en tant que site Seveso, la sécurité est la priorité<br />
absolue. Les consignes font l’objet d’un rappel<br />
au quotidien. À l’entrée du site, un tableau digital<br />
nous informe que plus de 1 000 jours se sont<br />
déroulés sans aucun accident (plus de 2 500 jours<br />
en réalité si l’un des salariés ne s’était fait une<br />
entorse il y a trois ans). Au total, pas moins de 150<br />
personnes travaillent sur le site isérois, dont 85 en<br />
atelier pour une production en constante croissance,<br />
atteignant 83 000 tonnes de produits en<br />
2016. Dans cette usine chimique, plusieurs bâtiments<br />
abritant de multiples réacteurs polyvalents<br />
allant de 6 000 à 55 000 litres viennent côtoyer<br />
38 cuves de stockage de matières premières, trois<br />
systèmes d’introduction de poudre et une trentaine<br />
de cuves stockant les produits finis, le tout<br />
32 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MANAGEMENT<br />
lancé afin de mieux interagir entre les<br />
équipes de production et de maintenance ;<br />
dans le cadre du MOWP (<strong>Maintenance</strong><br />
Operations Work Process), le responsable<br />
<strong>Production</strong> fournit ses priorités à<br />
la maintenance de façon hebdomadaire.<br />
L’usine abrite de nombreuses cuves de<br />
stockage dont la plus grande d’entre elle<br />
(ici, en photo) atteint 55 000 litres<br />
géré par les automates de pilotage des<br />
installations et les capteurs de surveillance.<br />
Le degré d’automatisation de<br />
l’usine est particulièrement développé,<br />
ce qui facilite le travail des opérateurs<br />
et garantit un niveau de qualité optimal.<br />
À l’inverse, il exige une disponibilité de<br />
tous les instants.<br />
Dans ce contexte de sécurité absolue, tant<br />
au niveau des opérateurs que des produits<br />
manipulés et fabriqués, on comprend vite<br />
que la maintenance représente un élément<br />
stratégique. Jean-François Desroches, le<br />
chef de ce service, occupe aujourd’hui<br />
un poste nouvellement créé de responsable<br />
Fiabilité-méthodes. Il est conv aincu<br />
que l’amélioration continue de la maintenance<br />
a des impacts positifs sur l’ensemble<br />
de l’usine, sur la production, la<br />
sécurité et la gestion de l’ensemble des<br />
actifs (de l’outil de production aux bâtiments<br />
en passant par le tertiaire ou la<br />
clôture extérieure) : « la maintenance<br />
est considérée chez Stepan comme un<br />
élément stratégique. À ce jour, nous totalisons<br />
pas moins de 450 gammes de préventif<br />
et plus de 2 700 références de pièces<br />
détachées. Nous sommes passés d’une<br />
culture d’entretien à une vraie maintenance<br />
avec des techniciens polyvalents<br />
capables d’intervenir sur tout ; on soustraite<br />
le moins possible ». Au sein du<br />
groupe, un programme a d’ailleurs été<br />
LE SOUCI DU DÉTAIL<br />
Pour le patron de la maintenance, l’objectif<br />
aujourd’hui est d’aller plus loin dans<br />
cette stratégie de maintenance afin d’en<br />
faire un centre d’excellence ; et le site de<br />
Voreppe est en bonne voie avec 100% des<br />
interventions de routine et de maintenance<br />
préventive qui seront planifiées<br />
d’ici la fin de l’année. Un travail titanesque<br />
au regard des quelque 11 000<br />
équipements répertoriés dont 8 000<br />
liés directement au process tels que les<br />
vannes, les pompes, les tuyauteries, la<br />
filtration ou encore l’ensemble de l’instrumentation.<br />
Devenue obsolète et inutilisable,<br />
l’ancienne GMAO (développée en<br />
interne) a été remplacée par Carl Source<br />
en 2014. « Nous sommes partis de presque<br />
zéro mais avec la volonté de placer la<br />
barre très haut, se souvient Jean-François<br />
Desroches. Avec une arborescence<br />
fine, nous pouvions aller très loin dans<br />
la mesure où nos moyens de production<br />
sont complexes. Par exemple, un réacteur<br />
de fabrication constitue une pyramide<br />
de nombreux équipements portant<br />
chacun un même numéro de référence<br />
que l’on retrouve dans la GMAO et dans<br />
le contrôle commande. Ce système permet<br />
de retrouver en quelques clics l’équipement<br />
ayant un problème ainsi que son<br />
historique ce qui facilite la demande de<br />
travaux ». Une fonctionnalité de cartographie<br />
permet d’ailleurs de visualiser<br />
physiquement l’emplacement précis de<br />
l’équipement et son environnement.<br />
L’objectif de Jean-François Desroches<br />
est de traquer le moindre équipement<br />
critique, « celui qui nous embête au<br />
quotidien, et ils sont nombreux entre la<br />
soixantaine d’équipements sous pression,<br />
les éléments mécaniques sans compter les<br />
instruments soumis à de la calibration et<br />
les relevés de compteur à gaz etc. ». Ici,
MANAGEMENT<br />
Le passage de la matière vers le conditionnement<br />
s’effectue à travers un système de convoyage entièrement automatisé<br />
La GMAO permet quotidiennement d’enrichir<br />
l’impressionnante documentation générale<br />
le préventif est omniprésent et concerne<br />
plus de la moitié des 3 700 interventions<br />
annuelles. Tout passe par Carl Source.<br />
Les bons de travaux sont parfaitement<br />
remplis en amont de manière à alimenter<br />
l’historique de chaque intervention,<br />
chose qui a permis de créer une impressionnante<br />
documentation générale<br />
entièrement accessible à tous. « Grâce à<br />
l’extraction de rapports permettant de<br />
pousser l’analyse sur chaque équipement,<br />
nous possédons à ce jour un important<br />
retour d’expérience depuis 2014 dans Carl<br />
Source, indispensable pour élaborer des<br />
plans d’action afin de réduire le taux de<br />
curatif et les temps d’arrêt. » Au final,<br />
on obtient des quantités d’indicateurs<br />
que Jean-François Desroches prend soin<br />
de synthétiser au maximum. « Grâce à<br />
la GMAO Carl Source, nous disposons<br />
d’un outil de pilotage extrêmement fin<br />
de notre maintenance qui nous permet<br />
d’identifier chaque micro défaillance et<br />
d’agir en conséquence sur l’équipement<br />
considéré ».<br />
UNE SOLUTION ÉVOLUTIVE ET<br />
PERSONNALISABLE<br />
Il aura fallu neuf mois à Jean-François<br />
Desroches et à son équipe pour<br />
adapter la solution Carl Source aux<br />
Quelques<br />
précisions sur le<br />
groupe Stepan<br />
Stepan est une société américaine<br />
créée en 1932 dont le siège est situé<br />
près de Chicago et qui s’est spécialisée<br />
dès l’origine dans la production de surfactants.<br />
Elle s’est ensuite diversifiée<br />
dans la production de polymères (isolation<br />
thermique). Le groupe Stepan emploie<br />
1 800 personnes dans le monde et<br />
160 en France. Le site de Voreppe est<br />
également le siège social européen. Il<br />
est aussi devenu au fil des années un<br />
centre d’excellence à part entière avec<br />
un laboratoire R&D inauguré il y a trois<br />
ans au sein d’un nouveau bâtiment.<br />
Jean-François Desroches, au centre,<br />
entouré d’une partie des techniciens de production<br />
besoins de l’entreprise. « La GMAO a<br />
été personnalisée en fonction des réglementations<br />
auxquelles nous sommes<br />
soumis en matière de sécurité et de mise<br />
en conformité de nos équipements, en<br />
particulier ceux fonctionnant sous pression<br />
». L’équipe a également paramétré<br />
le profil de chaque utilisateur de<br />
manière à ne pas le noyer sous une<br />
montagne d’informations. À chacun<br />
son espace avec plus ou moins d’accès,<br />
en fonction de ses besoins, qu’il<br />
s’agisse du personnel de production,<br />
travaillant au magasin, les techniciens,<br />
le service HSE ou travaux neufs mais<br />
aussi les achats et le service comptabilité<br />
si besoin. « Le but est de créer<br />
une convergence des utilisateurs sur la<br />
GMAO et de s’adresser à tous en élaborant<br />
des profils allant du plus basique<br />
au plus précis ».<br />
L’ergonomie est au cœur de la réussite<br />
d’une bonne implémentation d’une<br />
GMAO. Si l’accès aux informations<br />
est simplifié au maximum, le formulaire<br />
de demande d’intervention l’est<br />
tout autant. Une icône clignote même<br />
devant la ligne correspondant à un<br />
équipement pour informer l’utilisateur<br />
que des documents pouvant l’intéresser<br />
y sont liés. La simplicité et<br />
la personnalisation rendent la vie de<br />
l’usine accessible à tous, au point de<br />
devenir un outil de référence pour la<br />
production lorsqu’elle souhaite par<br />
exemple modifier un équipement.<br />
Toutes ces personnalisations ont pu<br />
voir le jour grâce à l’accompagnement<br />
des équipes de Carl Software, dont la<br />
responsable de ce projet s’est montrée<br />
très disponible, « nous avons initié le<br />
projet ensemble avec un bon trans-
MANAGEMENT<br />
Projet3_PAVE MJR PRESSE 24/07/2017 12:08 Page1<br />
Près de 11 000 équipements sont à ce jour répertoriés dans la GMAO<br />
fert de compétences techniques et fonctionnelles qui nous<br />
ont permis d’assurer le développement du logiciel de manière<br />
autonome. Elle revient régulièrement nous voir, assure une<br />
veille constante sur notre projet et peut intervenir à tout<br />
moment en ayant en tête l’ensemble de nos spécificités ».<br />
Une relation de qualité qui va aider Stepan à poursuivre le<br />
développement de Carl Source pour satisfaire aux objectifs<br />
d’amélioration de la performance maintenance du groupe.<br />
La cellule Méthodes <strong>Maintenance</strong> optimise ainsi l’ordonnancement<br />
des interventions sur ses équipements pour assurer<br />
que 100% de la maintenance préventive et routière est<br />
réalisée en temps et en heure, 80% des opérations planifiées<br />
sont menées en temps et en heure sans aléa et, enfin, que le<br />
personnel a la connaissance des travaux en attente sur une<br />
période allant d’une à trois semaines. Le chemin de l’excellence<br />
de la maintenance est tout tracé.<br />
Olivier Guillon<br />
Arborescence du parc d’équipement auquel est associé un module de<br />
cartographie<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I35
MANAGEMENT<br />
RETOUR D’EXPÉRIENCE<br />
Une GMAO pour un service<br />
optimal dans les airs<br />
L’avitaillement des aéronefs est une industrie à part<br />
entière, dans laquelle s’est spécialisée la société<br />
Servair, membre de Gate Group et filiale d’Air<br />
France-KLM d’environ 10 000 personnes implantée<br />
à Roissy Charles de Gaulle, Orly et essentiellement<br />
sur le continent Africain. Leader dans la restauration<br />
aérienne et des métiers de la logistique dans le<br />
domaine du transport aérien, Servair a opté pour<br />
un outil de GMAO de l’éditeur Corim Solutions<br />
afin d’optimiser la gestion de la maintenance sur<br />
l’ensemble de ses sept sites parisiens.<br />
Les équipes Servair assurent l’ensemble des prestations liées aux services<br />
à bord : la gestion de la commande, l’élaboration des menus, leur<br />
confection, l’agencement et l’acheminement des plateaux qui sont mis<br />
à bord des avions, le nettoyage et l’armement des avions, la gestion de<br />
la presse et les ventes à bord. « Chaque site est responsable de sa propre production<br />
suivant une même typologie de bâtiment industriel classique type agroalimentaire,<br />
doté d’un parc d’équipement spécifique à sa production (pianos,<br />
machine à laver, robots, automates…) », précise Dominique Blazutti, responsable<br />
des méthodes industrielles.<br />
Les problématiques de maintenance sont multiples. Servair est en effet confronté<br />
un souci de sécurité et de pérennité de l’outil industriel. « Nous travaillons dans<br />
un cadre réglementaire constamment en évolution qui exige un suivi rigou-<br />
Parc d’équipements représenté dans le logiciel Corim Progress<br />
Entrée du bâtiment administratif<br />
reux. Autre constat, chaque centre possédait son<br />
propre système en interne, plus ou moins avancés :<br />
Datastream, fichiers Excels, solutions maisons… ».<br />
Dans ce cadre, l’entreprise a souhaité standardiser<br />
sa gestion de maintenance, ses outils, optimiser<br />
le suivi des équipements, des interventions et<br />
des contrats de maintenance. « Enfin, nous avons<br />
exprimé la volonté de suivre plus finement la partie<br />
Achats avec une passerelle dans notre système SAP. »<br />
RÉPONDRE À UN CAHIER DES CHARGES<br />
COMPLET<br />
C’est précisément à ce moment-là, dans le<br />
cadre d’une optimisation de ses engagements<br />
de dépenses, qu’il a été décidé d’opter pour<br />
une GMAO commune à l’ensemble des sites de<br />
Servair. Les objectifs du nouvel outil sont multiples<br />
: mutualiser les processus de gestion de maintenance,<br />
structurer le parc d’équipement de chaque<br />
site, planifier les interventions de maintenance,<br />
suivre les indicateurs de performance et définir une<br />
politique budgétaire et d’investissement pertinent.<br />
Enfin, l’entreprise désirait définir une organisation<br />
transverse afin d’entamer une démarche d’amélioration<br />
continue. C’est alors que la société Servair s’est<br />
tournée vers la solution Corim Progress, mise au point<br />
par l’éditeur de logiciels de GMAO Corim, dans le but<br />
de mutualiser l’ensemble des sept bases parisiennes<br />
implantées à Roissy Charles-de-Gaulle et à Orly.<br />
36 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MANAGEMENT<br />
Cuisine chaude<br />
Les résultats sont là : gestion des équipements, des interventions,<br />
planification des ressources matériels et humains, des coûts et<br />
investissements, en ayant les indicateurs pertinents. « Corim<br />
répond donc à l’ensemble des points fonctionnels du cahier des<br />
charges, fixés par Servair. De plus, son utilisation est conviviale<br />
et le logiciel se montre simple d’utilisation malgré la multitude<br />
de paramètres à faire évoluer, décrivent avec enthousiasme<br />
Dominique Blazutti et Fabrice Malaboeuf, pilote du projet et<br />
chef de projet ingénierie chez Servair. Et d’ajouter : « L’équipe<br />
Corim s’est montrée particulièrement impliquée dans la mise<br />
en place du logiciel, flexible dans la conception de l’outil et dans<br />
la gestion des interfaces comme SAP ».<br />
Le projet a démarré en novembre 2016 et a permis de mutualiser<br />
l’ensemble des sites dès le mois de mai 2017 pour entrer en<br />
phase opérationnelle le 1er juillet dernier ! Une intégration pour<br />
le moins rapide et dont les premiers résultats sont déjà visibles.<br />
Une manière d’améliorer la maintenance sur terre pour optimiser<br />
le service dans le ciel.<br />
Olivier Guillon<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I37
MANAGEMENT<br />
SOLUTION<br />
Picomto se<br />
développe<br />
en intégrant<br />
la capture<br />
de données<br />
terrain<br />
Les logiciels de GMAO sont devenus<br />
indispensables dans l’optimisation<br />
de la maintenance et continuent<br />
de se développer au quotidien avec<br />
l’arrivée des nouvelles technologies.<br />
Picomto, qui s’intègre déjà dans les<br />
GMAO, fait de même. Après avoir<br />
digitalisé la création et la consultation<br />
des instructions de travail, modes<br />
opératoires et procédures de<br />
maintenance, la solution évolue pour<br />
intégrer la capture de donnée terrain.<br />
Collecter les informations<br />
terrain dans le cadre d’une<br />
maintenance prédictive<br />
Aujourd’hui, les techniciens de maintenance<br />
remontent des données manuellement en<br />
remplissant les formulaires et checklists<br />
papier durant et suite à leurs interventions.<br />
Cette méthode génère énormément de conséquences ;<br />
parmi elles figurent la double ou triple saisies, la perte<br />
d’informations, une centralisation complexe des informations,<br />
des données inexploitées et inexploitables, et<br />
bien plus encore...<br />
C’est dans une démarche de digitalisation de l’environnement<br />
des instructions de travail et un objectif d’amélioration<br />
continue que Picomto a ajouté la capture de<br />
données terrain à sa solution. Cette nouvelle fonctionnalité<br />
vient en complément pour renforcer la valeur ajoutée<br />
des instructions visuelles de travail pour la maintenance.<br />
De la même façon que les formulaires de maintenance<br />
sont créés aujourd’hui avec des solutions qui ne sont<br />
pas adaptées, il est aujourd’hui possible de les créer dans<br />
Picomto et de les intégrer nativement dans les procédures<br />
de maintenance. Tous les formulaires de capture de données terrain héritent<br />
des mêmes bénéfices que les instructions visuelles de travail à savoir : mise à<br />
jour automatique, ISO 9001, centralisés, traçables, évolutifs… le tout disponible<br />
sur smartphone, tablette et ordinateur en mode connecté et déconnecté.<br />
La digitalisation de ces formulaires permet de centraliser les données mais<br />
également de faciliter l’analyse de celle-ci. Les données collectées sont consolidées<br />
en back office ou peuvent être générées via des rapports, ou même<br />
exportées. Selon Malcolm Sabre, responsable marketing de la solution, « c’est<br />
un besoin critique qu’on a détecté, notamment dans la maintenance où les techniciens<br />
n’ont pas les outils adaptés sur le terrain pour remonter des informations<br />
efficacement. On sait également que les industriels ont de plus en plus<br />
de logiciel, c’est pour ça qu’on fait pour pouvoir s’intégrer facilement aux différentes<br />
solutions existantes comme les GMAO. »<br />
UNE SOLUTION AU SERVICE DE L’AMÉLIORATION CONTINUE ET<br />
DE LA MAINTENANCE<br />
Sébastien Chevalier, co-fondateur et dirigeant de Picomto commente :<br />
« Nous avons déjà déployé la capture de donnée terrain chez un sous traitant<br />
automobile. Ils utilisent à la fois sur les lignes de production mais également<br />
38 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MANAGEMENT<br />
Il est possible de créer et de consulter les formulaires de capture de<br />
données terrain<br />
pour le service maintenance. Pour la production, les formulaires<br />
de capture de données terrain sont associés avec les modes opératoires<br />
pour pouvoir remonter directement les non-conformités leur<br />
permettant d’accéder toujours à la dernière version et de centraliser<br />
les données. »<br />
Et d’ajouter : « Pour le service maintenance, nous avons intégré directement<br />
Picomto dans leur GMAO dans le cadre d’une maintenance<br />
prédictive. Toutes les interventions sont réalisées avec des tablettes et<br />
les techniciens remplissent leurs checklists et fiches de contrôle. Les<br />
données sont transmises dans la GMAO, et le responsable accèdent<br />
aux informations nécessaires pour prendre des actions adéquates.<br />
Le besoin primaire était d’éradiquer toutes les données inexploitables<br />
que les techniciens collectaient sur papier et de les exploiter efficacement<br />
pour améliorer la maintenance générale des équipements. »<br />
UNE SOLUTION INTÉGRÉE DANS LA GMAO DE<br />
DEMAIN<br />
Sébastien Chevalier conclut : « L’utilisation de Picomto chez les<br />
industriels est unique quelque soit le domaine d’utilisation. Cette<br />
nouvelle fonctionnalité est pour nous l’occasion de proposer<br />
une solution toujours plus complète et innovante qui<br />
répond à de vraies problématiques métier. Nous travaillons<br />
déjà avec des clients sur l’intégration de Picomto<br />
à leur GMAO qui eux-même définissent cet interfaçage<br />
comme “révolutionnaire” pour toute la complémentarité que<br />
les deux apportent. En tant que dirigeant de Picomto, je suis persuadé<br />
que Picomto est une brique logiciel pour les GMAO du futur. »<br />
Disponible en mode connecté et déconnecté depuis l’application Androïd<br />
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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I39
MANAGEMENT<br />
RETOUR D’EXPÉRIENCE<br />
Federal Mogul abandonne le clientserveur<br />
au profit de la GMAO<br />
Quand la technique et les exigences évoluent, les outils doivent suivre. Federal Mogul<br />
Systems Protection a ainsi fait appel à la société DSDSystem pour faire passer sa gestion de<br />
maintenance de la technologie client-serveur (application lourde) vers la GMAO Web avec<br />
application mobile.<br />
« L’outil en place était<br />
fiable et bien rôdé, mais<br />
il était arrivé au bout<br />
de ce qu’il pouvait nous<br />
apporter en matière<br />
d’évolution.»<br />
Le site de Crépy-en-Valois (Federal Mogul<br />
Protection) est une usine textile, ayant<br />
fabriqué à ses débuts des lacets. Au fil<br />
des années, l’entreprise a su évoluer et se<br />
moderniser et s’éloigner de la mode et de l’habillement<br />
pour tutoyer l’automobile et viser désormais<br />
l’aérospatiale.<br />
En effet, ce site, qui emploie 300 personnes et<br />
réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 65<br />
millions d’euros, réalise des gaines textiles disposant<br />
de propriétés uniques comme l’insécabilité,<br />
le blindage ou la résistance aux hautes températures,<br />
souvent à partir de problématique client<br />
spécifique.<br />
DE LA MAINTENANCE D’UNE MANUFACTURE<br />
À HAUT NIVEAU DE TECHNOLOGIE<br />
La manufacture de Crépy-en-Valois est ainsi un<br />
site de production de haute technologie, dispo-<br />
40 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
倀 椀 挀 漀 洀 琀 漀<br />
䤀 渀 猀 琀 爀 甀 挀 琀 椀 漀 渀 猀 嘀 椀 猀 甀 攀 氀 氀 攀 猀 搀 攀 吀 爀 愀 瘀 愀 椀 氀<br />
䄀 猀 猀 漀 挀 椀 攀 稀 瘀 漀 猀 瀀 爀 漀 挀 搀 甀 爀 攀 猀 搀 攀 洀 愀 椀 渀 琀 攀 渀 愀 渀 挀 攀 <br />
瘀 漀 猀 昀 漀 爀 洀 甀 氀 愀 椀 爀 攀 猀 搀 攀 挀 愀 瀀 琀 甀 爀 攀 搀 攀 搀 漀 渀 渀 攀 猀 琀 攀 爀 爀 愀 椀 渀<br />
䌀 爀 攀 稀 Ⰰ 最 爀 攀 稀 Ⰰ 瀀 愀 爀 琀 愀 最 攀 稀 Ⰰ 挀 漀 渀 猀 甀 氀 琀 攀 稀 攀 琀 愀 渀 愀 氀 礀 猀 攀 稀<br />
瘀 漀 猀 瀀 爀 漀 挀 搀 甀 爀 攀 猀 搀 攀 洀 愀 椀 渀 琀 攀 渀 愀 渀 挀 攀<br />
䌀 栀 攀 挀 欀 氀 椀 猀 琀 猀 Ⰰ 昀 椀 挀 栀 攀 搀 攀 瀀 爀 漀 最 爀 猀 Ⰰ 昀 椀 挀 栀 攀 搀 ᤠ 椀 渀 琀 攀 爀 瘀 攀 渀 琀 椀 漀 渀 Ⰰ 昀 椀 挀 栀 攀 搀 攀 渀 漀 渀 ⴀ 挀 漀 渀 昀 漀 爀 洀 椀 琀 ⸀⸀<br />
嘀 椀 猀 甀 攀 氀 ⸀ 䐀 椀 最 椀 琀 愀 氀 ⸀ 䤀 渀 琀 攀 爀 愀 挀 琀 椀 昀 ⸀ 䤀 匀 伀 㤀 ⸀<br />
嘀 漀 猀 椀 渀 猀 琀 爀 甀 挀 琀 椀 漀 渀 猀 瘀 椀 猀 甀 攀 氀 氀 攀 猀 搀 攀 琀 爀 愀 瘀 愀 椀 氀 瀀 漀 甀 爀 甀 渀 攀<br />
洀 愀 椀 渀 琀 攀 渀 愀 渀 挀 攀 搀 椀 最 椀 琀 愀 氀 攀 攀 琀 挀 漀 渀 渀 攀 挀 琀 攀<br />
준 瘀 漀 氀 甀 琀 椀 昀<br />
䤀 渀 琀 攀 爀 愀 挀 琀 椀 昀<br />
䐀 椀 昀 昀 甀 猀 愀 戀 氀 攀<br />
䴀 甀 氀 琀 椀 ⴀ 猀 甀 瀀 瀀 漀 爀 琀<br />
䴀 甀 氀 琀 椀 氀 椀 渀 最 甀 攀<br />
䤀 洀 瀀 爀 椀 洀 愀 戀 氀 攀<br />
䌀 攀 渀 琀 爀 愀 氀 椀 猀 <br />
䐀 椀 搀 愀 挀 琀 椀 焀 甀 攀<br />
䌀 漀 氀 氀 愀 戀 漀 爀 愀 琀 椀 昀<br />
吀 爀 愀 愀 戀 氀 攀<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I41<br />
眀 眀 眀 ⸀ 瀀 椀 挀 漀 洀 琀 漀 ⸀ 挀 漀 洀
MANAGEMENT<br />
sant d’un haut niveau de production et<br />
donc d’exigence très élevées en matière<br />
de disponibilité des équipements, ce<br />
qui fait peser sur la maintenance une<br />
responsabilité importante.<br />
Xavier Depoers, responsable <strong>Maintenance</strong><br />
de Federal Mogul Systems Protection,<br />
explique le fonctionnement de<br />
son service. « Nous sommes au total 15<br />
personnes employées à la maintenance du<br />
site, avec un système de roulement bien<br />
développé : une équipe du matin et une<br />
autre de l’après-midi s’alternent, renforcée<br />
par une troisième couvrant la journée<br />
de production. Deux autres pour la nuit et<br />
les week-ends assurent un suivi permanent<br />
du parc technique ». Le niveau de réactivité<br />
demandé par les clients de Federal Mogul<br />
SP oblige cette entreprise à avoir un outil<br />
industriel opérationnel en permanence,<br />
ce qui implique une flexibilité accrue au<br />
niveau de la maintenance.<br />
DE LA GESTION PAPIER À LA GMAO<br />
WEB EN CLOUD<br />
Depuis de nombreuses années déjà, Federal<br />
Mogul Systems Protection était doté<br />
d’un logiciel de GMAO complet, basé sur<br />
une technologie classique de client lourd :<br />
un logiciel était installé sur chaque poste de<br />
travail pour communiquer avec le serveur<br />
central. « L’outil en place était fiable et bien<br />
rôdé, mais il était arrivé au bout de ce qu’il<br />
pouvait nous apporter en matière d’évolution.<br />
De plus, les années d’utilisation ont<br />
entraîné des écarts d’usage qui méritaient<br />
de remettre les choses à plat. »<br />
Le service maintenance a donc entrepris<br />
de consulter le marché des solutions<br />
GMAO, en recherche d’un logiciel lui<br />
offrant les possibilités d’évolution et de<br />
modernisation auquel il aspirait. « Notre<br />
partenaire historique a lui aussi développé<br />
sa version web, auquel nous avons bien<br />
entendu porté attention. Puis, nous avons<br />
pris contact avec DSDSystem, qui est un<br />
spécialiste du FullWeb depuis sa création.<br />
Nous voulions d’une solution légère,<br />
puissante permettant de<br />
gérer simple-<br />
Quelques précisions<br />
sur le projet<br />
> Les clés du projet<br />
Passage à la GMAO Full Web<br />
Service maintenance jour et nuit<br />
Bonne expérience de la GMAO<br />
Rapidité du déploiement<br />
> La solution<br />
La GMAO Altair Enterprise et la mobilité<br />
Altair sont des applications éditées<br />
et distribuées par DSDSystem. Ces solutions<br />
sont le fruit de près de 20 ans<br />
d’expérience capitalisées par nos ingénieurs<br />
maintenance et informatique<br />
spécialisés en organisation de maintenance<br />
industrielle et SAV.<br />
> Avantages technologiques<br />
« Altair Enterprise nous<br />
a séduits par l’ergonomie<br />
intuitive et l’efficacité<br />
générale qui se dégage<br />
de l’application Web. »<br />
Pas d’installation sur poste client<br />
Rapidement opérationnel<br />
Compatible tous navigateur récent<br />
Technologie moderne<br />
Nomade et mobile<br />
Une installation centrale et sécurisée<br />
Simple et agréable à utiliser<br />
ment les demandes d’intervention, les gammes de<br />
maintenance, les stocks de pièces. Il nous fallait<br />
également une application mobile capable de se<br />
substituer à l’interface web sur le terrain. » Au<br />
terme du processus de décision, la GMAO Altair<br />
Enterprise de DSDSystem a été retenue. Xavier<br />
Depoers motive ce choix. « Altair Enterprise<br />
nous a séduit par l’ergonomie intuitive et l’efficacité<br />
générale qui se dégage de l’application Web.<br />
Nous avons également apprécié la qualité de l’accompagnement<br />
apporté lors de la mise en œuvre ».<br />
Le projet ne s’arrête pas là, puisque deux<br />
nouveaux sites, au Maroc et en Hongrie, sont<br />
en voie de déploiement. Federal Mogul prévoit<br />
également l’intégration du module de gestion<br />
QHSE, qui aidera l’entreprise à suivre ses certifications<br />
(ISO/TS, ISO 14001, ISO 9001 et bientôt<br />
OHSAS), fiches de sécurité, habilitations et<br />
audits de poste avec plus de précision. Bernard<br />
Decoster, fondateur de la société DSDSystem<br />
éditant la GMAO Altair Enterpri se, précise que<br />
« s’il est aisé de démontrer l’intérêt d’une GMAO<br />
a une entreprise qui gère sa maintenance sur des<br />
tableaux et des fiches papiers, il est plus délicat de<br />
convaincre une entreprise ayant de nombreuses<br />
années d’expérience sur un produit de procéder<br />
à un saut technologique, en particulier avec un<br />
nouveau partenaire. La qualité de nos solutions<br />
et celle des services que nous sommes à même de<br />
fournir sont les clés de la réussite de ces projets<br />
ambitieux, que nous suivons d’années en années. »
OSEZ L’INDUSTRIE<br />
DU FUTUR<br />
27 – 30 MARS 2018<br />
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MANAGEMENT<br />
AVIS D’EXPERT<br />
GMAO et Big Data : pourquoi adopter la<br />
maintenance intelligente ?<br />
À l’heure de l’industrie 4.0, la GMAO<br />
se trouve au cœur de la stratégie<br />
de maintenance. Mais les données,<br />
toujours plus nombreuses, affluent<br />
de toute part, et nécessitent des<br />
solutions efficaces pour traiter au<br />
mieux les informations, d’où la<br />
question des relations entre le Big<br />
Data et la GMAO.<br />
Mobility Work chez FMGC - Anthony Blanchard<br />
Quelles conséquences peuvent avoir<br />
l’Internet des objets (IoT), le Big Data<br />
et la maintenance prévisionnelle sur<br />
les routines de maintenance ? Quels<br />
éléments les équipes de maintenance doiventelles<br />
prendre en compte afin de tirer le meilleur<br />
parti des opportunités offertes pas ces nouvelles<br />
technologies ? La fabrication intelligente (« smart<br />
manufacturing ») est au cœur de l’industrie 4.0.<br />
Ce mouvement de digitalisation de l’industrie est à<br />
l’origine du concept d’usines intelligentes (« smart<br />
factory »). La maintenance des équipements joue<br />
un rôle essentiel dans la fabrication intelligente.<br />
Avec la tendance au développement de l’Internet<br />
des objets pour l’industrie, les machines<br />
peuvent désormais être équipées de capteurs qui<br />
récupèrent les données et les transmettent à un<br />
système de gestion de maintenance assistée par<br />
ordinateur (GMAO). Les GMAO nouvelle génération<br />
ont recours à de puissants outils d’analytiques<br />
qui permettent d’étudier les données et de<br />
communiquer les résultats en temps réel, accessibles<br />
à tout moment, partout, et depuis n’importe<br />
quel appareil électronique. Les problèmes<br />
détectés sont immédiatement transmis à l’équipe<br />
de maintenance.<br />
L’introduction du Big Data dans la maintenance<br />
des équipements (la maintenance intelligente)<br />
44 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
LE 6 e SENS DE LA MAINTENANCE<br />
UNE GAMME COMPLÈTE DE SOLUTIONS ÉVOLUTIVES<br />
POUR LA FONCTION MAINTENANCE GMAO & SAV<br />
La GMAO web<br />
Nouvelle<br />
Génération<br />
La GMAO<br />
facile &<br />
évolutive<br />
La GMAO<br />
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puissante<br />
La GMAO<br />
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MANAGEMENT<br />
Mobility Work - <strong>Maintenance</strong><br />
permet d’assurer une productivité optimale<br />
et la meilleure gestion possible des<br />
actifs. L’utilisation de nouveaux outils<br />
tels que les capteurs (de températures, de<br />
vibration, de passage...) qui permettent<br />
de collecter des données d’une part et<br />
les outils de GMAO nouvelle génération,<br />
qui permettent de les analyser et<br />
de les utiliser intelligemment d’autre<br />
part, permet de prolonger la durée de<br />
vie de la machine en ayant recours à des<br />
stratégies de maintenance prévisionnelle<br />
ou prédictive extrêmement fiables. Il est<br />
en effet facile, grâce à ces outils, d’optimiser<br />
la planification des activités de<br />
maintenance. L’essor de l’Internet des<br />
Objets, notamment au sein du monde de<br />
l’industrie est à l’origine d’une nouvelle<br />
approche concernant les interventions de<br />
maintenance: anciennement réactives,<br />
celles-ci sont désormais proactives, grâce<br />
à des routines de maintenance préventives<br />
et prédictives continues.<br />
Dans un second temps, la maintenance<br />
intelligente promeut une réduction de<br />
la consommation d’énergie, et donc une<br />
production « éco-efficace ». Pour résumer,<br />
le Big Data permet d’améliorer les<br />
performances et la fiabilité du système,<br />
ce qui permet de réaliser des économies<br />
non négligeables.<br />
COMMENT LES GMAO PEUVENT-<br />
ELLES FACILITER LA GESTION DU<br />
BIG DATA ?<br />
Pour de nombreuses entreprises, le passage<br />
au Big Data et à l’Internet des objets pour<br />
l’industrie consiste à adopter une GMAO<br />
très fiable, capable de collecter, de traiter<br />
et de restituer des analyses poussées<br />
de données. Les équipes de maintenance<br />
doivent avoir accès à ces données à tout<br />
moment afin de pouvoir réagir immédiatement,<br />
et passer en revue les tâches<br />
planifiées et effectuées. Le suivi des interventions<br />
doit être le plus simple possible.<br />
Les données des machines doivent être<br />
comparées et analysées quotidiennement,<br />
et les stratégies de maintenance prévisionnelles<br />
(ou prédictive) doivent être correctement<br />
appliquées. La GMAO next-gen<br />
Mobility Work permet d’aller encore plus<br />
loin et propose de rejoindre le premier<br />
réseau social de la maintenance : partagez<br />
votre expertise avec des techniciens de<br />
maintenance du monde entier, ou recherchez<br />
simplement des équipements, des<br />
pièces détachées, des documents de maintenance,<br />
et bien plus encore.<br />
Le Big Data possède un énorme potentiel,<br />
qui pourrait changer notre façon de<br />
gérer la maintenance des équipements.<br />
En recueillant, combinant et en comparant<br />
chaque information liée au service<br />
de maintenance, la GMAO permet<br />
d’optimiser les processus en anticipant<br />
les problèmes éventuels avant l’apparition<br />
de panne, susceptible de provoquer<br />
un arrêt de production. À l’heure<br />
actuelle, une GMAO dite « idéale » doit<br />
CES Panel A1<br />
Puce NFC<br />
vous permettre de planifier et de rendre<br />
compte de vos interventions et celles de<br />
vos fournisseurs, de gérer tous types de<br />
documents liés à la maintenance des<br />
équipements, d’analyser les informations<br />
essentielles et d’améliorer la communication<br />
interne des équipes.<br />
UNE PUISSANTE COMBINAISON<br />
ENTRE L’INTERNET DES OBJETS ET<br />
LA GMAO<br />
Quel est le lien réel entre l’Internet des<br />
Objets et les GMAO ? De nombreuses<br />
solutions liées à l’Internet des Objets–<br />
telles que les capteurs – permettent<br />
de suivre les paramètres des machines<br />
(vibrations, température, niveau d’huile,<br />
acoustique), ou encore de conserver ces<br />
données. Ces informations sont ensuite<br />
automatiquement relayées à la GMAO de<br />
l’entreprise, ce qui permet de programmer<br />
immédiatement de nouvelles tâches<br />
de maintenance, d’analyser les données<br />
et de configurer des protocoles de maintenance<br />
très sophistiqués.<br />
La compilation et l’analyse de données<br />
permettent d’améliorer de façon significative<br />
le fonctionnement général d’un<br />
site production. Ainsi, la véritable force<br />
de l’Internet des Objets ne réside pas dans<br />
le matériel informatique, mais dans les<br />
logiciels qui permettent de stocker et<br />
d’analyser les données. C’est ainsi que<br />
les données prennent tout leur sens et<br />
indiquent quelle décision prendre, et à<br />
quel moment. La combinaison de l’Internet<br />
des Objets et des logiciels de GMAO<br />
aide les équipes de maintenance à mieux<br />
contrôler les actifs et à identifier les principaux<br />
problèmes grâce à des outils d’analyse<br />
puissants.<br />
46 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MANAGEMENT<br />
COMMENT LE BIG DATA ET LA MAINTENANCE<br />
PRÉDICTIVE PEUVENT-ILS CONTRIBUER À LA<br />
RÉDUCTION DES COÛTS ?<br />
L’approche prédictive a pour objectif de lancer les interventions<br />
de maintenance uniquement lorsqu’elles sont nécessaires ; ce type<br />
de maintenance permet de réaliser des économies significatives<br />
par rapport à la maintenance préventive planifiée. Les analyses<br />
préventives permettent de mettre en évidence des schémas récurrents<br />
dans les données de l’équipement afin de prévenir les pannes<br />
potentielles, et ainsi en améliorer la fiabilité et le coût. Les informations<br />
collectées par un logiciel de récupération de données<br />
au moyen de capteurs peuvent être transmises directement à la<br />
GMAO, où elles seront stockées et analysées, afin de déclencher<br />
automatiquement les interventions de maintenance nécessaires.<br />
Il est plus aisé d’anticiper les ressources humaines et les pièces<br />
détachées nécessaires, et de n’intervenir que sur des interventions<br />
programmées si les besoins exacts de l’équipement ont été déterminés<br />
en amont. La mise en place d’un plan de maintenance prédictive<br />
a pour conséquence une meilleure stabilité opérationnelle, et<br />
la diminution des temps d’arrêt. Combinée au Big Data, la maintenance<br />
prédictive est un outil puissant qui permet de surveiller<br />
et de réaliser des diagnostics sur les actifs les plus importants.<br />
Le taux de disponibilité (nombre d’équipements disponibles sur<br />
le nombre de d’équipements demandés) est essentiel dans la mise<br />
en place d’une routine de maintenance fiable. En anticipant les<br />
pannes, les analyses prédictives permettent d’augmenter le taux<br />
de disponibilité, qui lui même est lié à l’amélioration des KPI de<br />
maintenance les plus essentiels : le temps moyen entre pannes<br />
(MTBF), le temps moyen jusqu’à la réparation (MTTR) et le<br />
coût total de possession (TCO). Non seulement le Big Data et<br />
la maintenance prédictive permettent aux techniciens de maintenance<br />
de prévoir la panne d’un équipement et de n’intervenir<br />
qu’en cas de besoin, mais ils permettent également, le suivi en<br />
temps réel des machines. Les professionnels peuvent ainsi prendre<br />
de meilleures décisions concernant les interventions de réparation<br />
et leur niveau d’urgence. Cela permet de réduire significativement<br />
les arrêts de production imprévus, et garantit ainsi un<br />
procédé de production plus fiable. Enfin le Big Data permet de<br />
mettre en lumière les disfonctionnements récurrents sur certains<br />
équipements. Ainsi les fabricants de machines peuvent régler le<br />
problème au niveau de sa production.<br />
PERSPECTIVES<br />
Une bonne routine de maintenance se compose de procédés<br />
complexes qui regroupent plusieurs tâches à la fois, parmi<br />
lesquelles la planification des réparations, le suivi des pièces détachées,<br />
ou encore le suivi des cycles de vie des actifs. La GMAO a<br />
pour but d’assister les professionnels de la maintenance en gérant<br />
les activités nécessaires au bon fonctionnement des équipements<br />
essentiels d’un site. Les équipements sont des actifs indispensables<br />
pour l’entreprise, et ce quel que soit le secteur d’activité<br />
; ainsi, les pannes et interruptions imprévues peuvent causer<br />
de nombreux désagréments. Afin d’améliorer les procédés, la<br />
production a adopté les dernières tendances numériques, parmi<br />
lesquelles l’Internet des Objets et le Big Data.<br />
De nos jours, l’Internet des Objets offre un moyen de contrôler<br />
efficacement les machines en temps réel, permet aux techniciens<br />
de détecter les problèmes et les pertes d’efficacité, et de<br />
les résoudre avant que cela ne prenne davantage d’ampleur. Les<br />
données recueillies au moyen de l’Internet des objets, lorsqu’elles<br />
sont transférées à une GMAO et traitées par un outil analytique<br />
de maintenance prédictive, permettent d’optimiser rapidement les<br />
process et les actifs. La maintenance prédictive permet de limiter<br />
les coûts, en détectant en amont les pannes sur les machines,<br />
en réduisant les temps d’arrêt, en augmentant la productivité<br />
ainsi que l’efficacité des procédés de maintenance. Il est essentiel<br />
de rappeler que derrière cette technologie se cache l’actif le<br />
plus essentiel : l’humain qui la fait fonctionner. C’est la raison<br />
pour laquelle la mise en place d’une GMAO ergonomique à la<br />
portée de tous est d’une importance capitale.<br />
Il est indéniable que l’Internet des objets et le Big Data représentent<br />
une immense opportunité pour l’amélioration de la fiabilité des équipements<br />
et pour réduire les coûts liés à la maintenance. Les GMAO<br />
next-gen transforment l’IoT et le Big Data en données analytiques<br />
exploitables, et permettent aux fabricants et aux techniciens d’adopter<br />
ces nouvelles tendances. Elles seront nécessairement au cœur<br />
des usines intelligentes de demain; c’est la raison pour laquelle les<br />
entreprises qui auront déjà opéré ces transformations nécessaires<br />
auront plus de chance de se positionner comme leader à l’avenir.<br />
Ralitsa Peycheva et traduit de l’anglais par Daphné Mothes<br />
Trois clefs pour améliorer la gestion des pièces détachées<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I47
MANAGEMENT<br />
Aymeric Grasland<br />
Responsable Méthodes / <strong>Maintenance</strong><br />
tertiaire et industrielle au sein de la société<br />
Spie Ouest-Centre depuis 2004, Aymeric<br />
Grasland était auparavant technicien<br />
Méthodes chez Game Ingénierie.<br />
INTERVIEW<br />
Spie Ouest-Centre fait appel à Siveco pour<br />
améliorer son service<br />
Spie Ouest-Centre représente plus de trente implantations dans le grand ouest et la région<br />
Centre pour près de 1 600 collaborateurs. L’entreprise propose un large éventail de services<br />
et d’expertises : installations générales électriques, génie mécanique et process industriels &<br />
automatisme... Afin de proposer à ses clients des services toujours plus performants, les équipes<br />
de maintenance industrielle de Loire-Atlantique ont décidé de s’équiper d’une solution de gestion<br />
de la maintenance assisté par ordinateur (GMAO).<br />
En quoi la satisfaction client est-elle<br />
stratégique dans votre secteur<br />
d’activité ?<br />
La principale activité de mon département<br />
est la maintenance pour de<br />
grands donneurs d’ordre nationaux<br />
dans l’aéronautique, la construction<br />
navale, les industries pétrolières...<br />
Chaque client est différent : nous nous<br />
efforçons donc d’être au plus près de<br />
ses problématiques et de parler son<br />
langage. Chez nos clients de l’aéronautique,<br />
par exemple, nous<br />
parlons « cadence avion ». Il<br />
est très important pour nous de<br />
personnaliser le service car c’est<br />
aussi ce qui nous différencie.<br />
Comment la GMAO est-elle<br />
devenue un outil au service de<br />
vos clients ?<br />
Grâce à Coswin, édité par Siveco<br />
Group, dont nous sommes équipés<br />
depuis une quinzaine d’années,<br />
nous avons fait de la GMAO<br />
un véritable atout commercial. Cette<br />
solution est stratégique, car elle nous<br />
sert d’interface avec les clients : nous<br />
pouvons leur créer des portails Web<br />
dédiés. Ils peuvent ainsi suivre la<br />
maintenance de leurs équipements,<br />
éditer des rapports, etc. Bien évidemment,<br />
ces espaces doivent pouvoir<br />
évoluer facilement et notre solution<br />
nous permet de les personnaliser en<br />
quelques clics. C’est un vrai gain de<br />
temps pour nous !<br />
Par ailleurs, grâce à la technologie<br />
RFID, nous avons clairement gagné<br />
en efficience et transparence. Chaque<br />
outil est identifié par un tag RFID. Une<br />
fois que l’outil en provenance du site de<br />
production du client arrive à l’atelier, il<br />
nous suffit de scanner le tag et l’OT est<br />
créé automatiquement dans la GMAO,<br />
en deux secondes. Nos clients ont donc<br />
une visibilité en temps réel de la disponibilité<br />
des outils via des dashboards<br />
et des affichages sur écrans.<br />
Et en interne, quels en sont les<br />
impacts ?<br />
La solution nous permet de gagner<br />
en valeur ajoutée. Effectivement,<br />
depuis quelques années, je demande<br />
à mes équipes de collecter toute une<br />
masse d’informations. Elles nous<br />
servent à anticiper des problématiques<br />
projets, mesurer les coûts<br />
associés, etc. avec un investissement<br />
temps très réduit.<br />
48 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MANAGEMENT<br />
STRATÉGIE<br />
Donner au SAV<br />
ses lettres de<br />
noblesse<br />
Aller plus loin que la GMAO avec<br />
le service après-vente (SAV),<br />
c’est la stratégie de DimoMaint<br />
(de l’éditeur Dimo Software). Et celle-ci<br />
s’avère aujourd’hui payante à en voir les<br />
retours positifs de nombre de ses clients.<br />
Apparue en 2011, cette solution entièrement<br />
dédiée au SAV signe sa septième version, intégrant à chaque étape des<br />
fonctionnalités clef pour faire du SAV un réel centre de profit.<br />
Optimiser les performances de l’outil<br />
de production relève de la maintenance,<br />
faisant d’elle un centre de<br />
coûts qu’il convient de réduire en<br />
agissant sur les bonnes pratiques, des moyens<br />
de surveillance en production pour alerter de<br />
la moindre défaillance et des technologies<br />
intuitives et simples à utiliser pour organiser<br />
au mieux les interventions. Au niveau du<br />
service après-vente, la démarche est totalement<br />
différente… ou du moins elle devrait l’être. Car<br />
selon Pierre Delhomme, ingénieur commercial<br />
SAV Dimo, à l’origine de cette récente activité<br />
au sein de l’éditeur lyonnais, « le SAV est<br />
encore trop souvent considéré comme un mal<br />
nécessaire alors qu’il s’agit d’un centre de profit<br />
à part entière et que l’on peut faire évoluer en<br />
service associé au bien d’équipement (Save) ».<br />
Et les arguments ne manquent pas. D’après<br />
une étude menée auprès de 500 entreprises<br />
par Serv&Sens, un cabinet de consulting en<br />
organisation SAV duquel Dimo s’est rappro-<br />
50 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
VOTRE PROCHAIN RENDEZ-VOUS<br />
27-30 MARS 2018<br />
PARIS NORD VILLEPINTE<br />
LE FUTUR DE L’INDUSTRIE<br />
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Le marché du SAV<br />
ché pour faire évoluer sa solution SAV et assurer<br />
l’accompagnement de ses clients dans le domaine,<br />
« trois-quarts des entreprises interrogées font du<br />
SAV parce qu’elles le sont obligées, et limitent du<br />
même coup la part du SAV dans le chiffre d’affaires<br />
à moins de 10%, assure Laurent Mellah,<br />
dirigeant de Serv&Sens. 56% d’entre elles estiment<br />
qu’elles perdent de l’argent avec le SAV alors<br />
que, à l’inverse, une minorité en a fait un centre<br />
de profit, très structuré, doté d’un compte d’exploitation<br />
propre à cette activité et représentant<br />
parfois plus de 40% du chiffre d’affaires » ; Laurent<br />
Mellah est formel : « Avec le SAV, ces entreprises<br />
gagnent de l’argent ! ». En moyenne, pour un SAV<br />
de moins de trente personnes, le gain potentiel<br />
atteint 300 000 € (pour un développement du SAV<br />
dans le chiffre d’affaires de 2M€) ; le gain est de<br />
1M€ pour une entreprise de trente à 120 salariés<br />
et de 5M€ au-delà de 120 personnes !<br />
Les 8 leviers de la<br />
satisfaction dans le SAV<br />
1. Réparer du premier coup !<br />
2. Communiquer avec le client avant, pendant et<br />
après les interventions<br />
3. Respecter les promesses et être là au moment<br />
promis<br />
4. Que les coûts soient raisonnables<br />
5. Faire preuve d’organisation et de<br />
professionnalisme<br />
6. Résoudre le problème aussi vite que possible<br />
7. Intervenir au meilleur moment avec un impact<br />
minimal sur l’activité<br />
8. Faire que le problème ne soit jamais survenu<br />
UNE SOLUTION DÉDIÉE<br />
Fort de ce constat, Dimo a décidé d’aller plus loin que la GMAO. Destinée<br />
à optimiser les équipements et faire en sorte qu’ils fonctionnent le mieux<br />
possible, la GMAO voyait des limites dans l’aspect SAV. Il a donc fallu séparer<br />
les deux fonctions pour mieux se concentrer sur chaque métier. Le SAV a<br />
pour objectif de générer du profit ; ainsi, selon les instigateurs de Dimo SAV,<br />
intégrer le service après-vente en tant qu’élément de gestion de la maintenance<br />
n’a pas de sens. « Avec le SAV, on vend un usage plutôt qu’un produit,<br />
ce qui permet d’être en adéquation avec les attentes des clients utilisateurs »,<br />
lâche Laurent Mellah. Un point crucial dans la mesure où donner plus d’importance<br />
au SAV contraint l’entreprise à repenser l’usage même des produits<br />
qu’elle vend.<br />
Le SAV peut être stratégiquement très intéressant à condition de respecter<br />
certaines règles comme créer un service dédié – et qui tourne –, mettre au<br />
SAV les « bonnes » personnes, dotées de compétences en management, gestion<br />
des hommes et de la relation clientèle, construire des contrats de prestation,<br />
réfléchir à des offres, repenser la gestion des stocks et la logistique, intégrer un<br />
outil ERP avec une fonction SAV et un véritable système d’exploitation, ne pas<br />
se contenter d’un simple logiciel, ni se reposer dessus, envisager la question<br />
des impayés ; « en somme, cela exige de sortir de sa zone de confort. De plus,<br />
un responsable SAV ne doit plus faire de technique mais gérer une équipe ».<br />
En cela, l’application SAV de Dimo Maint Service répond à l’ensemble de ces<br />
conditions, de l’appel téléphonique à la facturation du client et des fournisseurs.<br />
Elle met également à la disposition du client une interface dédiée, 100%<br />
Web et capable de s’adapter à n’importe quel terminal informatique et mobile.<br />
Il est possible grâce à un paramétrage spécifique d’obtenir un schéma fonctionnel<br />
de l’entreprise parfaitement adapté à l’intérieur du logiciel.<br />
À ce jour, l’éditeur lyonnais a lancé sur le marché la septième version de Dimo-<br />
Maint SAV. Bien que personnalisable, cet outil standard continue de se développer<br />
en intégrant une fonctionnalité de géolocalisation afin d’accroître la<br />
faisabilité pour le client et d’obtenir un maximum d’informations sur un seul<br />
et même écran. De plus, il lui est possible de suivre l’ensemble des indicateurs<br />
référant à chaque service après-vente d’une entité multi-sites par exemple ; le<br />
tout pour une meilleure gestion en temps réel et, de facto, donner toujours<br />
plus de valeur ajoutée à un service résolument destiné à gagner de l’argent<br />
plutôt qu’à en perdre.<br />
<br />
Olivier Guillon<br />
52 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
STRASBOURG<br />
EUROPE<br />
7>9 NOV<br />
2017<br />
LE CONGRÈS/SALON DE RÉFÉRENCE<br />
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PRÉVENTION DES RISQUES<br />
Le grand rendez-vous de la prévention<br />
des risques met le cap à l’est<br />
Le congrès-salon Préventica investira<br />
du 7 au 9 novembre prochain<br />
le hall 7 du parc des expositions du<br />
Wacken, situé à Strasbourg. L’occasion<br />
pour le magazine <strong>Production</strong> <strong>Maintenance</strong><br />
d’aborder deux sujets clef en matière<br />
de sécurité, de protection et de prévention<br />
des risques qui concernent tout particulièrement<br />
les professionnels de la production et de<br />
la maintenance. Le premier sujet relève des<br />
équipements de protection individuelle.<br />
Dernier rempart contre le risque, l’EPI intervient<br />
après une analyse fine des risques associés<br />
à l’environnement de l’atelier. Le choix<br />
des équipements s’avère problématique lorsqu’on<br />
aborde la question de la morphologie<br />
de chacun, la diversité et la transversalité des<br />
tâches à accomplir dans les métiers de la maintenance<br />
industrielle sans oublier la mobilité<br />
des opérateurs, souvent amenés à se rendre<br />
dans des lieux très différents les uns des autres.<br />
Ce focus consacré aux EPI reviendra sur l’importance<br />
de la prise en considération totale de<br />
l’utilisation des équipements et de l’importance<br />
dans certains d’être bien accompagné, mettant<br />
ainsi en avant le rôle des distributeurs.<br />
Le second sujet, très différent et pourtant au<br />
cœur des problématiques de maintenance et<br />
d’interventions dans des lieux sécurisés, est<br />
celui de la sécurité des machines. Entrant lui<br />
aussi dans un cadre réglementaire très spécifique,<br />
il a pour point commun avec le port<br />
des EPI d’être placé au cœur d’une démarche<br />
de prévention des risques. Là encore, comme<br />
le montreront quelques acteurs significatifs<br />
des solutions de protection et de barrières à<br />
la fois physiques et immatérielles, il est essentiel<br />
de bien se faire accompagner afin de bien<br />
mettre en œuvre les bonnes pratiques à adopter.<br />
Un article réalisé à la suite d’un entretien<br />
d’un spécialiste de l’INRS reviendra sur<br />
un point crucial lors de la commande d’une<br />
machine spéciale : les relations entre l’utilisateur<br />
et le concepteur dans le développement<br />
et la réalisation de la machine afin de prendre<br />
en compte l’ensemble des accès et des éléments<br />
de sécurité pour des interventions à l’abri de<br />
tout risque. ●<br />
54 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
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absorber, stocker, retenir et protéger vos produits<br />
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ESSAIS & SIMULATIONS • N°124 • Mars-Avril 2017 I55<br />
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PRÉVENTION DES RISQUES<br />
ANALYSE<br />
L’EPI, l’ultime et nécessaire<br />
recours contre l’accident<br />
L’équipement de protection individuelle est le dernier<br />
rempart contre l’accident. Loin d’être le seul moyen<br />
de limiter les nombreux risques dans les métiers de<br />
la maintenance, il doit faire l’objet d’une stratégie bien<br />
particulière dans le cadre d’une politique HSE. Une<br />
démarche longue à mettre en œuvre mais pouvant être<br />
facilitée par les services d’un distributeur d’EPI.<br />
Privilégier la sécurité de ses salariés<br />
et leur environnement de<br />
travail n’est plus uniquement<br />
la priorité des grandes entreprises<br />
chimiques ou issues de secteurs<br />
critiques que l’on trouve notamment<br />
dans l’énergie. De plus en plus de sociétés<br />
mettent en place une démarche HSE<br />
et créent un poste de C.H.S.C.T. Mais<br />
avant cette étape, l’employeur, qui est<br />
déjà soumis à des réglementations bien<br />
précises en matière de sécurité, peut<br />
adopter des bonnes pratiques afin d’optimiser<br />
l’usage des EPI dans l’entreprise.<br />
D’après le code du travail, il appartient<br />
à l’employeur de délimiter les risques<br />
ne pouvant être évités par des protections<br />
collectives, choisir les EPI adaptés<br />
et appropriés aux risques en consultation<br />
avec le, s’il y en a un, les mettre à<br />
la disposition des travailleurs, veiller<br />
à leur utilisation effective, les fournir<br />
gratuitement et à usage professionnel,<br />
assurer leur bon fonctionnement,<br />
leur état d’hygiène et leur entretien.<br />
Il appartient également à l’employeur<br />
de procéder ou faire procéder à des<br />
vérifications générales périodiques,<br />
d’assurer l’information, la formation,<br />
l’instruction et l’entraînement à<br />
l›utilisation des EPI et sur les risques<br />
couverts et, enfin, d’élaborer une<br />
consigne d’utilisation de l’EPI. Leur<br />
coût est à la charge des employeurs ;<br />
ils doivent veiller à ce que les travailleurs<br />
soient formés au port et à l’utilisation<br />
des équipements.<br />
LE DISTRIBUTEUR D’EPI, UNE<br />
SOLUTION ALTERNATIVE<br />
Face à ces exigences, la préoccupation<br />
santé-sécurité au travail ne devrait<br />
© Vanderbilt<br />
pas être perçue par les employeurs<br />
comme une contrainte réglementaire<br />
mais s’inscrire plutôt dans le management<br />
global de l’entreprise. Mais la<br />
gestion des EPI peut s’avérer lourde<br />
suivant la taille de l’entreprise et ses<br />
contraintes tant en termes de sécurité<br />
que d’espace consacré aux stocks<br />
ou encore au niveau des ports d’équipements<br />
de protection parfaitement<br />
adaptés à des opérateurs provenant de<br />
l’extérieur. C’est là qu’un distributeur<br />
peut se révéler utile afin de décharger<br />
l’employeur de multiples contraintes<br />
liées aux EPI.<br />
Faire appel à un distributeur permet<br />
de gagner de l’argent. Une question<br />
certes loin de celle de la sécurité, mais<br />
qui garde une réelle importance dans<br />
une entreprise. Le fait d’assurer un<br />
contrôle et une traçabilité des équipements<br />
permet, d’une part de libérer<br />
un collaborateur en interne, mais<br />
aussi de réaliser des économies non<br />
négligeables sur les consommables et<br />
56 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
PRÉVENTION DES RISQUES<br />
© Dupont de Nemours<br />
les EPI. Autre avantage, celui de s’assurer<br />
d’un service dédié aux besoins<br />
de l’entreprise et de ses opérateurs ;<br />
un bon distributeur, grâce à son expérience,<br />
est en mesure de déterminer<br />
les équipements les mieux adaptés<br />
en fonction des risques identifiés et<br />
des métiers exercés, allant jusqu’à la<br />
morphologie de chaque utilisateur.<br />
Par ailleurs, il proposera de gérer le<br />
stock utile immédiatement et de déporter<br />
les équipements faisant l’objet de<br />
renouvellement plus ponctuels. Autre<br />
avantage, celui de la maintenance, l’entretien<br />
et le nettoyage des EPI. Ceux-ci<br />
répondent à des règles très précises.<br />
Certains distributeurs proposent une<br />
offre étendue, allant de la décontamination<br />
(comme le désamiantage) à des<br />
opérations de retouches et la personnalisation<br />
des vêtements ; une manière de<br />
rendre l’EPI plus « sexy » et de garantir<br />
une utilisation qui ne sera désormais<br />
plus vue comme une contrainte.<br />
<br />
Olivier Guillon<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I57
PRÉVENTION DES RISQUES<br />
« Stylé »<br />
Des vêtements de travail lookés,<br />
fonctionnels et de qualité<br />
Co-conçue par EPI Center et Molinel, Gamex décline<br />
les essentiels (pantalon et bermuda, gilet matelassé<br />
sans manche, blouson, softshell, sweat-shirt, ...) en<br />
différents coloris. Inspirée des codes du streetwear<br />
les plus en vogue, cette collection présente des<br />
vêtements à la fois pratiques, techniques, esthétiques<br />
et fonctionnels, destinés à des multiples secteurs à<br />
commencer par les métiers de la maintenance.<br />
www.preventistes.com<br />
Connecté<br />
Un nouveau logiciel<br />
alliant sécurité et<br />
productivité<br />
Honeywell présente Honeywell<br />
Sotera, un nouveau logiciel<br />
de sécurité complet qui étoffe<br />
son portefeuille croissant de<br />
solutions connectées pour les<br />
travailleurs industriels.<br />
Ces solutions aident les<br />
clients à préserver la<br />
sécurité de leurs<br />
installations et de<br />
leur personnel<br />
et à augmenter<br />
la productivité.<br />
www.honeywell.com<br />
Extrême<br />
Heckel lance sa gamme<br />
Macsole X<br />
Heckel a lancé en juin sa nouvelle<br />
gamme Macsole X, composée de<br />
six modèles : cinq modèles Gore-<br />
Tex, dont l’un équipé en outre d’une<br />
nouvelle technologie d’isolation<br />
thermique, ainsi qu’un modèle S3<br />
montant zippé MX 500. Macsole X<br />
est adapté aux conditions difficiles<br />
voire extrêmes.<br />
www.uvex-heckel.fr<br />
Sain<br />
Un système de contrôle<br />
de désamiantage en<br />
milieu confiné<br />
Captivor-PC de la société Cefasc,<br />
un des lauréats des trophées<br />
Cap’Tronic 2017, permet de<br />
connaître, d’enregistrer et de<br />
transmettre les valeurs de<br />
dépression des zones confinées de<br />
désamiantage afin de superviser<br />
les conditions de protection de<br />
l’environnement d’un chantier.<br />
www.cefasc.eu<br />
Polyvalent<br />
De nouvelles protections oculaires 3M<br />
Les protections oculaires 3M SecureFit série 600 s’adaptent<br />
aux exigences de l’industrie grâce à un grand nombre d’options<br />
: teinte des oculaires, revêtement anti-rayures ou antibuée 3M<br />
Scotchgard, technologie 3M de branches à diffusion de pression<br />
(PDT), joint d’étanchéité en mousse... Légères, elles offrent un<br />
niveau optimal de confort, d’ajustement et de clarté pour rester<br />
bien en place et protéger leurs porteurs en toutes circonstances.<br />
www.3M.fr<br />
58 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
E.P.I. Center partenaire de la protection<br />
des femmes et des hommes au travail<br />
1er réseau français d'indépendants spécialisés :<br />
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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I59
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
AVIS D’EXPERT<br />
Bien sécuriser les<br />
machines avec des<br />
barrières immatérielles<br />
Pour choisir et mettre en place vos dispositifs de protection,<br />
tels que des barrières ou des rideaux lumineux<br />
immatériels (AOPD), il faut prendre en compte les<br />
spécifications des normes (EN 61496, EN ISO 13849, EN<br />
ISO 13855 et 13857, normes C, etc.), les caractéristiques<br />
spécifiques des produits (Résolution, portée, etc.) et<br />
enfin les caractéristiques des applications. Schmersal<br />
accompagne les industriels dans cette démarche.<br />
La mise en place de solutions<br />
de sécurité immatérielles<br />
demande un certain nombre<br />
de vérifications préalables.<br />
En effet, si cette solution est conviviale<br />
et pratique, elle ne s’adapte pas<br />
obligatoirement à toutes les configurations<br />
machines. Basée sur notre<br />
longue expérience, voici une liste<br />
non exhaustive de prérequis pour<br />
utiliser les AOPD.<br />
■ le mouvement dangereux peut<br />
être arrêté à tout moment et le<br />
point dangereux ne peut être atteint<br />
qu’après l’arrêt du mouvement<br />
dangereux,<br />
■ le temps d’arrêt de la machine<br />
et celui de tous les composants de<br />
sécurité utilisés sont connus.<br />
■ aucun objet ne peut être éjecté du<br />
processus de fonctionnement,<br />
■ les AOPD répondent aux exigences<br />
de Type 2 ou Type 4 selon EN 61496,<br />
■ le point dangereux ne peut être<br />
atteint qu’en passant par le champ<br />
de protection de l’AOPD,<br />
■ un accès par-dessus, dessous ou<br />
par l’arrière du champ de protection<br />
est exclu,<br />
■ les boutons de redémarrage sont installés<br />
de telle sorte que la zone dangereuse<br />
soit visible et qu’ils soient non accessibles<br />
depuis la zone dangereuse,<br />
■ les applications de contrôle d’accès<br />
doivent impérativement disposer d’un<br />
redémarrage manuel avec surveillance<br />
du front descendant du bouton,<br />
■ la distance de sécurité selon EN ISO<br />
13855 a été calculée et matérialisée.<br />
L’OPTOÉLECTRONIQUE : UNE SÉCU-<br />
RITÉ IMMATÉRIELLE, ALTERNATIVE<br />
AUX DISPOSITIFS CLASSIQUES<br />
Dans les domaines de l’assemblage<br />
et de la manutention, une coopération<br />
accrue homme/machine/robot<br />
devient une préoccupation centrale.<br />
On assiste au remplacement des<br />
solutions électromécaniques traditionnelles<br />
par des dispositifs optoélectroniques<br />
pour une meilleure<br />
visibilité sur la zone de travail, plus<br />
de flexibilité, des fonctions supplémentaires<br />
comme nos solutions :<br />
■ redémarrage automatique ou<br />
manuel ou manuel double acquittement<br />
(boutons à l’intérieur et extérieur<br />
de la zone dangereuse afin<br />
d’éviter un redémarrage intempestif par un tiers)<br />
■ blanking fixe ou flottant pour désactiver certains<br />
faisceaux dans la zone surveillée,<br />
■ muting pour applications de convoyage et<br />
passages de chargements sécurisés,<br />
■ cycle pour application de presses afin d’éviter<br />
l’actionnement répétitif de commandes,<br />
■ aide à l’alignement et paramétrage sans outil<br />
dédié pour une mise en œuvre simple et rapide.<br />
UNE LARGE GAMMES OPTOÉLECTRONIQUE<br />
ET TROIS NOUVEAUX MODÈLES<br />
Les nouvelles gammes SLB 240/440 mono-faisceau<br />
ultra-compactes avec évaluation intégrée viennent<br />
Nouveau contrôleur programmable<br />
de sécurité PSC 1 compatibles AOPD<br />
60 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
Nouvelles SLB 240/440, avec<br />
évaluation intégrée et boîtier compact<br />
compléter une gamme optoélectronique Schmersal déjà large.<br />
Les dernières tendances en matière d’ingénierie des machines et<br />
des usines s’orientent vers plus de performances dans des espaces<br />
de plus en plus exigus, où sécurité doit rimer avec efficacité et<br />
productivité accrues.<br />
INTÉGRATION DIRECTE DANS LE CIRCUIT DE<br />
SÉCURITÉ<br />
À l’image de toutes nos barrières de sécurité immatérielles, la<br />
nouvelle gamme SLB possède des sorties semi-conducteurs<br />
sûres (2 x PNP) et s’intègre directement dans le circuit de sécurité,<br />
sans évaluation supplémentaire. Conformément à la CEI<br />
61496, elle répond également aux exigences de type 2 ou 4.<br />
Quatre codages distincts permettent l’installation de plusieurs<br />
mono-faisceaux sans risque de perturbations mutuelles. L’alignement<br />
et le paramétrage sont simples, sans outils ni PC ou<br />
autre système de mise en service.<br />
Pour l’intégration d’AOPD dans des architectures plus élaborées<br />
où les composants de sécurité sont nombreux, notre<br />
dernière génération de contrôleur programmable de sécurité<br />
PSC1 est idéale pour répondre aux applications les plus<br />
complexes et communiquer via bus de terrain.<br />
LES SERVICES DÉDIÉS POUR UNE AIDE CLEF EN MAIN<br />
Schmersal s’est dotée d’une nouvelle entité, tec.nicum, notre<br />
département formation, conseil et service indépendant de<br />
produits ou fabricant. Les ingénieurs TÜV Schmersal sont<br />
à votre disposition pour vos projets, directement sur site ou<br />
dans les nouveaux locaux tec.nicum de Paris. ●<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I61
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
EN APPLICATION<br />
Un projet sur mesure<br />
pour la sécurité des machines<br />
Le célèbre constructeur de machines Maka propose<br />
pour sa machine d’usinage DC 7 un dispositif de<br />
protection optoélectronique alternatif. Alexander Hiller,<br />
en charge du projet correspondant, s’est fié aux experts<br />
en sécurité de Leuze electronic pour la conception et a<br />
eu recours à l’offre de conseils en sécurité du fabricant<br />
de capteurs.<br />
© DR<br />
Deux agrégats à 5 axes fonctionnant<br />
indépendamment garantissent plus de productivité<br />
Ľutilisation d’une technologie industrielle pour garantir la sécurité des<br />
machines et des installations et la protection au travail au sens de la<br />
directive relative aux machines requiert un grand sens des responsabilités<br />
et des connaissances techniques approfondies. Que ce soit<br />
pour de nouvelles machines ou pour modifier des installations existantes, le<br />
constructeur doit intégrer la technique de sécurité de manière à atteindre une<br />
productivité, une ergonomie et une rentabilité optimales tout en respectant<br />
les principales normes et prescriptions.<br />
Cependant, le respect des normes applicables peut représenter un réel défi. Les<br />
normes évoluent constamment. Des normes sont remplacées, d’autres viennent<br />
s’ajouter et en conclusion, le nombre de normes harmonisées augmente de<br />
manière exponentielle. Dans ce contexte, il est extrêmement difficile et onéreux<br />
de développer un savoir-faire relatif à la sécurité, et ce, notamment parce que<br />
l’état de la technique de sécurité ne cesse de se développer.<br />
Pour cette raison, Leuze electronic propose, en tant que leader technologique<br />
dans le domaine des capteurs photoélectriques de sécurité, des conseils en sécurité<br />
avec un savoir-faire interdisciplinaire dans le<br />
cadre de ses services liés à la sécurité des machines.<br />
Alexander Hiller en a également profité pour la<br />
réalisation d’un dispositif optoélectronique de sécurité<br />
en option pour la machine à montant mobile<br />
DC 7 de Maka (illustration 1).<br />
SOLUTION DE MACHINE PRÉCONFIGURÉE<br />
« Le centre d’usinage CNC DC 7 est très compact,<br />
précis et conçu pour des durées de cycle courtes,<br />
explique Alexander Hiller de Maka Systems GmbH<br />
à Nersingen (Allemagne). Un domaine d’utilisation<br />
typique en est l’usinage de l’aluminium dans l’industrie<br />
automobile ». La DC 7 doit sa grande précision<br />
à une conception solide du châssis et des supports<br />
d’agrégats et à un système spécial de serrage pour les<br />
dispositifs d’usinage lourds. Sa productivité impressionnante<br />
résulte notamment de la possibilité de<br />
l’usinage parallèle des pièces disposées à la verticale.<br />
De plus, la machine peut être équipée de deux<br />
agrégats à 5 axes fonctionnant indépendamment<br />
(illustration 2).<br />
Une autre caractéristique avantageuse de la DC 7<br />
est une table de retournement solide et rapide<br />
(illustration 3) qui permet un changement rapide<br />
62 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
Sur ce centre d’usinage, la zone de danger peut être<br />
protégée de manière optique ou, comme ici, par une<br />
enceinte mécanique (avec porte à enroulement rapide)<br />
DES COMPOSANTS PARFAITS<br />
Les barrières immatérielles de sécurité<br />
MLC 500 de la gamme de produits<br />
de Leuze electronic sont une solution<br />
parfaite pour la table de retournement du<br />
DC 7. Elles sont de type 4 selon IEC/EN 61496<br />
et répondent aux exigences de la catégorie 4 et<br />
du niveau de performance PL e selon la norme<br />
EN ISO 13849-1. Avec leur exécution robuste dans<br />
un boîtier extrêmement fin, elles constituent une<br />
base solide pour une exploitation stable et fiable<br />
des installations (illustration 7).<br />
Dans leur version basique, les barrières immatérielles<br />
de sécurité MLC 500 proposent déjà les<br />
fonctions nécessaires à la sécurisation des postes<br />
dangereux, à la protection de la zone de risque et à<br />
la sécurisation de l’accès avec détection des mains<br />
et des doigts. Des appareils sont disponibles dans<br />
d’autres versions (standard, extended) pour des<br />
extensions supplémentaires et utiles des fonctions,<br />
comme le blocage automatique au démarrage/<br />
redémarrage (RES) et le contrôle des contacteurs<br />
(EDM), ou pour les différents modes de fonctionnement<br />
comme l’inhibition, l’enchaînement des<br />
appareils et divers modes de balayage.<br />
Pour la protection contre le passage des pieds qui<br />
est réalisable avec des capteurs MLC 500 disposés<br />
à l’horizontale, l’utilisation d’un scanner laser de<br />
sécurité RSL 400 est également recommandée (illus-<br />
du chargement en parallèle de l’usinage.<br />
Seule le temps de retournement<br />
de seulement deux secondes est pris<br />
en compte dans les temps de cycle.<br />
« Selon le temps d›usinage, les temps<br />
d›ouverture et de fermeture de la<br />
porte à enroulement rapide standard<br />
du dispositif de protection sur la table<br />
de retournement peuvent également<br />
s’avérer importants, ajoute Alexander<br />
Hiller. Pour cela, trois secondes pour<br />
chaque mouvement, soit un total de six<br />
secondes, sont nécessaires ».<br />
Afin de supprimer ces délais, il a<br />
conçu un dispositif de protection<br />
optoélectronique alternatif. Ce<br />
dernier utilise des barrières immatérielles<br />
de sécurité verticales qui<br />
sont disposées sur trois côtés à la<br />
place de l’enceinte mécanique avec<br />
porte à enroulement rapide (illustration<br />
4). Pour la protection contre<br />
le passage des pieds, il est possible<br />
d’utiliser une barrière immatérielle<br />
de sécurité horizontale à hauteur des<br />
chevilles ou des scanners laser de<br />
sécurité avec des champs de protection<br />
configurables librement (illustrations<br />
5 et 6).<br />
En raison du mouvement de bascule<br />
de la table de retournement de la<br />
DC 7, une sécurisation (mécanique<br />
ou optique) est nécessaire<br />
DC 7 équipé d’une protection optoélectronique faite de<br />
barrières immatérielles MLC 500 de Leuze electronic<br />
(suggestion d’installation en rouge)<br />
Scanners laser de sécurité avec des champs de protection<br />
configurables assurrant la protection contre le<br />
passage des pieds<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I63
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
La vue de dessus montre<br />
bien la disposition symétrique<br />
des champs de protection<br />
La barrière immatérielle de sécurité MLC 500<br />
peut prendre en charge la sécurisation des<br />
zones indiquées en rouge<br />
Deux fonctions de protection autonomes et<br />
une portée de 8,25 m. permettent au scanner<br />
laser de sécurité RSL 400 d’offrir une protection<br />
complète contre le passage des pieds<br />
tration 8). Avec les appareils compacts, Leuze electronic pose<br />
un nouveau jalon dans la discipline reine des capteurs de sécurité.<br />
Grâce à une portée pouvant atteindre 8,25 m, deux configurations<br />
réglables indépendamment l’une de l’autre et deux<br />
paires de sorties de commutation de sécurité (OSSD), le RSL 400<br />
permet d’exécuter simultanément deux tâches de protection<br />
différentes avec un seul appareil, et ce, en toute conformité avec<br />
la norme EN ISO 13849-1 et la directive européenne relative<br />
aux machines (illustration 9).<br />
Avec un seul scanner laser de sécurité, il est possible<br />
de surveiller deux zones autonomes et indépendantes<br />
Quelques précision sur la<br />
société Maka Systems<br />
Maka Systems GmbH est une<br />
entreprise qui développe<br />
des centres d’usinage, des<br />
solutions d’automatisation<br />
et des solutions spécialisées<br />
complètes avec l’expérience<br />
approfondie de six décennies<br />
de savoir-faire en CNC.<br />
Plus de 160 collaborateurs<br />
développent et produisent<br />
à Nersingen, près d’Ulm en<br />
Allemagne, des machines<br />
CNC spéciales pour l’usinage<br />
du bois, de l’aluminium et du<br />
plastique, ainsi que pour le<br />
modélisme. Les solutions du<br />
plus haut niveau technique et<br />
économique sont appréciées<br />
par les entreprises leaders<br />
des domaines de la<br />
construction automobile,<br />
aéronautique, ferroviaire,<br />
de caravanes et de yachts,<br />
ainsi que par les fabricants<br />
de façades, de meubles,<br />
de portes, de fenêtres et<br />
d’escaliers. La machine à<br />
montant mobile DC 7 décrite<br />
ici fait partie d’une série de<br />
concepts de machines pour<br />
l’usinage de l’aluminium<br />
qui sont utilisées pour des<br />
tâches d’usinage simple<br />
d’arêtes, de perçage, de<br />
fraisage et de découpe<br />
précise de profils extrudés,<br />
jusqu’à l’usinage de formes<br />
et structures complexes.<br />
CALCUL CORRECT DES HAUTEURS ET DISTANCES<br />
Après une évaluation précise des risques et une conception<br />
détaillée, la question centrale des distances de sécurité<br />
et hauteurs minimales correctes du dispositif de protection<br />
devait encore être tirée au clair, tant pour palier aux vitesses<br />
d’approche de parties du corps qu’à la possibilité d’accès par<br />
le haut. Les bases de calcul correspondantes sont fournies<br />
par la norme EN ISO 13855. Contrairement à la norme plus<br />
courante EN ISO 13857 pour les structures de protection,<br />
cette norme aborde explicitement les dispositifs de protection<br />
sans contact. Elle décrit la procédure permettant de définir<br />
les distances de sécurité nécessaires entre le champ de<br />
protection et la zone dangereuse en fonction des temps d’arrêt<br />
correspondants.<br />
« Avec l’aide de Leuze electronic, nous avons dimensionné le<br />
dispositif de protection optoélectronique pour la table de retournement<br />
de notre DC 7 de manière optimale pour garantir la<br />
sécurité maximale tout en occupant le moins de place possible<br />
dans la zone d’accès », résume Alexander Hiller. L’objectif principal,<br />
à savoir économiser les temps d’ouverture et de fermeture<br />
pour la porte à enroulement utilisée normalement, est<br />
ainsi atteint. De plus, les barrières immatérielles de sécurité<br />
proposent une liberté de mouvement plus importante<br />
pour l’opérateur de la machine qu’avec l’enceinte fixe. « Un<br />
effet secondaire bienvenu est que, contrairement à la cabine<br />
de protection entièrement fermée, le dispositif de protection<br />
optoélectronique est ouvert vers le haut. Ainsi, les dispositifs<br />
d›usinage lourds peuvent être remplacés bien plus facilement<br />
sur la table de retournement avec une grue ». ●<br />
64 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
Sécurité Machine & Process<br />
Intégrer la technologie de sécurité facilement dans vos installations<br />
La gamme de sécurité Phoenix Contact vous permet de répondre aux exigences des normes de<br />
sécurité quelles que soient vos applications. Elle se distingue par sa simplicité d’installation et sa<br />
configuration aisée.<br />
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accompagnent dans le choix et la mise en œuvre du produit adéquat. L’étendue de notre gamme<br />
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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I65
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
ENTRETIEN<br />
Sécurité : le rôle<br />
indispensable des garde-corps<br />
Emmanuel Archidec, directeur d’A-Safe en France, nous<br />
explique en quoi les barrières matérielles demeurent<br />
indispensables dans les ateliers de production. Celuici<br />
précise éléments de sécurité sont parfaitement<br />
complémentaires aux barrières immatérielles de sécurité.<br />
© DR<br />
Sur quels savoir-faire repose l’entreprise<br />
A-Safe ?<br />
A-Safe est l’inventeur et concepteur des<br />
barrières flexibles, dont le premier prototype<br />
a été mis sur le marché en 2003.<br />
Spécialisée dans l’extrusion plastique, la<br />
société a été créée en 1984 à Halifax en<br />
Angleterre. C’est cette expérience qui a<br />
permis à A-Safe de développer la première<br />
barrière, un peu par hasard, en utilisant<br />
des tubes produits en internes et en<br />
les assemblant en garde-corps pour ses<br />
propres besoins.<br />
Qui sont vos clients (notamment dans<br />
l’industrie mécanique ou de process)<br />
et quelles sont leurs problématiques<br />
en matière de sécurité ?<br />
Alcan, une société cliente de A-Safe pour<br />
du film étirable produit et enroulé autour<br />
de tubes plastiques, découvre la barrière<br />
produite en interne lors d’une visite du<br />
site, et a souhaité la même solution pour<br />
sa propre usine. Vu l’intérêt suscité par<br />
ce produit, A-Safe a décidé d’orienter dès<br />
2005 toute sa production vers les barrières<br />
de sécurité. Nestlé, dont une des usines<br />
se trouve à Halifax, devient un important<br />
relais de croissance pour A-Safe, qui<br />
collabore directement avec notre usine<br />
pour développer la gamme. Toute l’industrie<br />
devient cliente. Pepsico, Coca-Cola,<br />
Kimberly-Clark, Toyota, VW Group ont<br />
tous la même problématique : la séparation<br />
des flux chariots/piéton par un<br />
système physique, seule véritable solution<br />
permettant de faire baisser les accidents à<br />
l’intérieur des usines. A-Safe devient incontournable<br />
dans l’élaboration des plans de<br />
circulations.<br />
Deux autres secteurs sont aussi très demandeurs.<br />
Il s’git d’une part de la distribution<br />
(centres logistiques, grande distribution),<br />
est très consommatrice de produits A-Safe<br />
afin de protéger les portes à quai, les salles<br />
de charges, etc. D’autre part, les aéroports<br />
(comme par exemple Gatwick, Heathrow,<br />
CDG, Genève…), lesquels utilisent les<br />
« Atlas Barrier » d’A-Safe afin de protéger<br />
les convoyeurs à bagages ou les équipements<br />
extérieurs présents sur le tarmac.<br />
Qu’attendent-ils de vos solutions et<br />
de l’expertise de vos équipes (tant en<br />
termes de matériel que de conseils) ?<br />
Les principaux bénéfices offerts par la<br />
flexibilité des barrières en polymères à<br />
mémoire de forme sont les suivants. Tout<br />
d’abord, l’annulation d’effet de levier des<br />
barrières en acier, et donc la préservation<br />
des dalles béton. En effet, l’énergie transmise<br />
au sol par le choc d’un chariot n’est<br />
de que 30% environ, et les fixations ne sont<br />
donc plus arrachées. La fixation à la résine<br />
chimique, souvent utilisée en barrière<br />
acier, n’est alors plus nécessaire. Autres<br />
avantages des barrières en polymères :<br />
l’absence de peinture et de rouille, le fait<br />
qu’elles soient teintées dans la masse,<br />
permettant une bonne visibilité, sans<br />
oublier la disparition des dommages sur<br />
les chariots et le personnel. En résumé, le<br />
coût de la maintenance est souvent divisé<br />
par 10 !<br />
A-Safe travaille en mode projet avec ses<br />
clients, dont le bureau d’étude établie le<br />
projet sur plans en proposant des améliorations<br />
des plans de circulation. Lors de<br />
projets d’équipements d’usine, A-Safe est<br />
partie prenante avec les équipes internes<br />
client (bureau d’étude, travaux neufs, chefs<br />
de projets) permettant de mener de front<br />
la circulation piéton, le marquage au sol,<br />
la protection des RIAs, ou des nouvelles<br />
implantations machines.<br />
En quoi vos barrières présentent-elles<br />
une valeur ajoutée pour<br />
la sécurité de l’atelier et par rapport à<br />
d’autres produits ?<br />
La principale valeur ajoutée est l’assurance<br />
de disposer d’une solution de canalisation<br />
des flux pérenne et très résistante. Les solutions<br />
traditionnelles présentes sont souvent<br />
des tronçons de garde-corps en acier qui<br />
laissent passer les piétons un peu partout,<br />
66 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
là où A-Safe propose un couloir sécurisé, lequel peut également<br />
intégrer les portillons au niveau des passages piétons<br />
prévus dans le plan de circulation<br />
Quel est l’intérêt des barrières matérielles ? En quoi<br />
sont-elles complémentaires des barrières immatérielles<br />
et comment combiner les deux ?<br />
La barrière immatérielle sert surtout à détecter la présence<br />
d’une intrusion, par exemple, arrêter un robot lors d’une<br />
alimentation matière. La barrière A-Safe n’a pas du tout cette<br />
fonction : elle protège des chocs des chariots. Mais si c’est un<br />
chariot qui alimente le robot, on comprend tout de suite la<br />
complémentarité des deux procédés lors de l’implantation<br />
du robot ! Parfois donc, la barrière A-Safe sert de support<br />
physique à la barrière immatérielle.<br />
Plus globalement, quelles sont les bonnes pratiques à mettre<br />
en œuvre pour réussir à bien sécuriser un atelier ? Quelles<br />
sont, à l’inverse, les erreurs à ne pas commettre ?<br />
On peut profiter d’un projet de protection pour repenser<br />
les circulations. Par exemple, en repoussant les flux piétons<br />
vers les contours des bâtiments, on supprime souvent des<br />
croisements chariots-piétons, et donc, le risque d’accident.<br />
Également, le travail sur plan permet de mieux préparer l’implantation<br />
des barrières. Enfin, la visite du site par un technico-commercial<br />
A-Safe, spécialement formé et proposant un<br />
regard extérieur sur le site à équiper, permet d’adapter le type<br />
de protection aux différents chariots en présence. En effet, il<br />
faut profiter de la gamme étendue des protections A-Safe pour<br />
mettre la bonne protection en face de la bonne application.<br />
Propos recueillis par Olivier Guillon<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I67
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
CAHIER DES CHARGES<br />
Prendre en compte<br />
la sécurité des<br />
interventions de<br />
maintenance dès la<br />
conception d’une machine<br />
Dans ce nouveau dossier consacré à la sécurité<br />
des machines, il était important de revenir sur la<br />
conception des machines elles-mêmes, laquelle néglige<br />
trop souvent les interventions de maintenance<br />
à venir au profit de la sacro-sainte performance. Un<br />
problème qui peut se résoudre en rétablissant le<br />
dialogue entre concepteurs et utilisateurs.<br />
Assurer la sécurité des machines<br />
passe inévitablement par des<br />
solutions drastiques de type<br />
barrières, matérielles ou non,<br />
une bonne dose de management humain<br />
rappelant de façon très régulière les règles<br />
à respecter avant de pénétrer dans une<br />
enceinte pouvant être mortelle. Mais ce<br />
n’est pas tout. La conception elle-même<br />
de la machine et de la cellule est à prendre<br />
en considération afin d’être parfaitement<br />
adaptée non pas seulement aux priorités de<br />
production de l’usine, mais également aux<br />
interventions diverses que les opérateurs<br />
seront amenés à effectuer. Un sujet épineux<br />
pour les constructeurs de machines, et tout<br />
particulièrement de machines spéciales, et<br />
dans des cas plus rares, de machines « catalogue<br />
» retrofitées. Il s’agit pour eux d’aborder<br />
le sujet, au moment où ils rencontrent<br />
leur client, de la maintenance et des interventions<br />
qu’il sera – inévitablement –<br />
nécessaire de faire, ce qui pour beaucoup<br />
revient à admettre que l’installation qui<br />
coûte déjà trop cher aux yeux du donneur<br />
d’ordres, rencontrera aussi des problèmes<br />
de réglages, des dysfonctionnements divers<br />
et, chose aussi incroyable qu’inexcusable,<br />
des pannes !<br />
Naturellement, cette vision est caricaturale.<br />
Mais elle met en lumière d’une part<br />
la négligence de l’aspect maintenance dans<br />
l’utilisation d’une machine dont la seule et<br />
unique fonction est de produire. Ainsi, le<br />
ratio coût d’acquisition et performances<br />
en production n’implique pas les éventuels<br />
problèmes pouvant survenir à tout moment,<br />
y compris sur des solutions sur mesure et de<br />
qualité supérieures, et impliquant d’ouvrir la<br />
machine pour y voir ce qui se passe à l’intérieur.<br />
D’autre part, il met en avant le manque<br />
de dialogue menant parfois à l’incompréhension<br />
entre le concepteur et l’utilisateur.<br />
En organisant à Paris le 7 mars dernier avec<br />
le Cetim une journée spécialement consacrée<br />
à l’acquisition d’une machine, l’INRS a<br />
souhaité faire rencontrer ces mondes, celui<br />
des concepteurs et celui des utilisateurs, afin<br />
d’émettre des bonnes pratiques permettant<br />
de mieux prendre en compte l’accès en toute<br />
sécurité aux machines. « Les risques encourus<br />
par les opérateurs et les techniciens, de<br />
production et de maintenance, sont avant<br />
tout dus au fait que la totalité des usages<br />
n’a pas été prise en compte dans la conception<br />
de la machine, insiste Jean-Christophe<br />
Blaise, responsable du laboratoire Sécurité<br />
des équipements de travail et des automatismes<br />
au sein de l’INRS. Comme l’accès n’a<br />
pas été prévu, on bidouille la machine et c’est<br />
là que les accidents apparaissent ; en somme,<br />
68 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
Plus de sécurité pour vos machines<br />
Le PROTECT PSC1-100<br />
■ Contrôleur programmable de sécurité modulaire<br />
■ Après le succès du PSC1-10,<br />
la famille s‘agrandit avec le PSC1-100<br />
■ 2 x plus d‘entrées/sorties<br />
4 x plus d‘extensions<br />
6 x plus d‘axes surveillés<br />
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■ Connexion aux bus de terrain par interfaces<br />
de communication intégrées<br />
■ Programmation simple par blocs de fonctions<br />
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Retrouvez-nous sur SEPEM Angers,<br />
10-11-12 octobre 2017, stand G18, Hall Grand Palais.<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I69
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
INRS<br />
Quels critères prendre en<br />
compte dans la conception<br />
d’une machine ?<br />
L’INRS a édité de multiples brochures relatives à<br />
la sécurité des machines et à l’environnement de<br />
travail. L’une d’entre elles est plus spécifiquement<br />
consacrée aux intervenants en maintenance<br />
et met en avant plusieurs aspects comme la<br />
conception des machines. Fruit d’un dialogue étroit<br />
entre le concepteur et l’utilisateur, la conception<br />
doit prendre en compte plusieurs éléments<br />
indissociables que sont les caractéristiques de la<br />
machine, son implantation et les moyens supports<br />
à la maintenance de celle-ci, le tout dans le respect<br />
de la norme relative à la directive Machines ISO<br />
12100 (portant sur les mesures de prévention, de<br />
protection et d’information pour l’utilisation de<br />
la machine). En outre, neuf critères existent* :<br />
l’accès et le traitement de l’information (pour une<br />
communication entre l’homme et la machine),<br />
l’accessibilité totale (accès facilité, espace<br />
d’intervention suffisant, vision maximale), l’aide<br />
au diagnostic pour trouver rapidement la cause<br />
d’une défaillance, l’ambiances physiques de travail<br />
(bruit, éclairement, thermique, qualité de l’air…),<br />
la consignation-déconsignation des énergies avec<br />
une procédure claire de mise en sécurité, les<br />
documentations techniques (dossier technique et<br />
notice d’instruction), le mode de fonctionnement<br />
spécifique de maintenance (mode de commande<br />
de la machine pour assurer les opérations de<br />
maintenance nécessitant le maintien d’énergies),<br />
le positionnement précis des points de réglage<br />
et de maintenance, sans oublier les équipements<br />
hydrauliques et pneumatiques associés à la<br />
prévention des phénomènes dangereux.<br />
* Ces critères ne sont pas mentionnés de façon hiérarchique<br />
; ils ont chacun leur importance et doivent être<br />
pris dans leur intégralité<br />
on contourne les protections mises en place car celles-ci ne sont pas adaptées à<br />
réalité de l’environnement de la machine dans l’atelier ».<br />
NE PAS ENTRER DANS UN DIALOGUE DE SOURDS<br />
La faute aux concepteurs ? Ceux-ci rétorqueront – souvent à juste titre – que<br />
rien n’indiquait dans le cahier des charges d’intégrer des systèmes et accès sécurisés<br />
bien spécifiques. Du côté des utilisateurs, si les grands groupes possèdent<br />
les services HSE ou QSE compétents en la matière, ce n’est pas nécessairement<br />
le cas de toutes les PME ; « souvent, les utilisateurs s’en remettent au concepteur<br />
de la machine qui n’a pas suffisamment insisté sur l’aspect sécurité, incitant<br />
à intégrer des trappes plus accessibles, ajoute Jean-Christophe Blaise.<br />
Certains nous révèlent aussi qu’ils rien demander de plus à leur fournisseur<br />
de peu qu’il leur facture trop ! ». Libre à l’utilisateur de décider mais lorsque,<br />
chez un industriel dont nous garderons volontairement l’anonymat, un opérateur<br />
a failli perdre la vie faute d’éléments de sécurité, il est bon d’y réfléchir<br />
à deux fois ; après s’être introduit un l’intérieur d’un feuillard parce qu’il ne<br />
parvenait pas à comprendre d’où provenait le défaut sur le déplacement de la<br />
machine, le technicien a choisi de résoudre immédiatement le problème (au<br />
lieu de sortir de la machine et de prévenir le service maintenance) si bien que<br />
le feuillard s’est remis en marche. La victime y a toutefois laissé trois doigts.<br />
On ne peut accabler personne – bien qu’en cas d’accident, les différentes parties<br />
se renvoient. Néanmoins, le manque de dialogue entre utilisateur et concepteur<br />
est montré du doigt. Une solution, et c’est toute l’ambition de la journée<br />
co-organisée par le Cetim et l’INRS, c’est de réunir les personnes compétentes,<br />
tant à la production qu’à la maintenance et affectée à la prévention des risques<br />
et à la sécurité, favoriser le dialogue, prendre le temps d’évoquer l’ensemble<br />
des besoins en matière d’intervention ponctuelles ou occasionnelles et envisager<br />
les meilleurs accès et l’intégration d’éléments de sécurité. Dans tous<br />
les domaines, mais plus particulièrement ici, pour les machines spéciales, les<br />
relations utilisateurs-concepteurs – en d’autres termes « clients-fournisseurs »<br />
– doivent s’appuyer sur un rapport de confiance et non un rapport de force.<br />
« Il peut arriver à un concepteur de machine d’oublier de prendre en compte<br />
un scénario, comme il arrive à un utilisateur de ne pas penser à dire absolument<br />
tout ce qu’il va faire avec la machine, de penser davantage aux performances<br />
de celles-ci et à ce qu’elle va lui rapporter, qu’aux réglages récurrents,<br />
aux opérations de préventif ou aux éventuels soucis qu’il pourra rencontrer<br />
dans les années futures ».<br />
<br />
Olivier Guillon<br />
70 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
AGENDA<br />
Du 19 au 21 septembre 2017<br />
Enova Paris<br />
Le Salon Enova se déroulera comme<br />
chaque année à la Porte de Versailles<br />
et réunira l’ensemble des acteurs de<br />
la mesure et de l’électronique-optique.<br />
L’événement annuel rassemblera les<br />
acteurs de l’industrie et de la recherche<br />
en quête de solutions innovantes, quels<br />
que soient leurs domaines d’activité.<br />
À Paris Porte de Versailles<br />
www.enova-event.com<br />
Du 19 au 21 septembre 2017<br />
Congrès international de<br />
métrologie<br />
Le Congrès international de métrologie<br />
(CIM) se déroulera conjointement à<br />
Enova Paris au parc des expositions de<br />
Paris-Porte de Versailles. Cet événement<br />
rassemblera près de 1 000 participants<br />
venus des quatre coins de la planète<br />
pour y découvrir les avancées en R&D et<br />
applications pratiques dans le domaine de<br />
la métrologie.<br />
À Paris Porte de Versailles<br />
www.cim2017.com<br />
Du 10 au 12 octobre 2017<br />
Sepem Angers<br />
Début octobre, le salon Sepem Industries<br />
investira le parc des expositions<br />
d’Angers. Cette édition réunira de<br />
nombreux visiteurs proviendront des<br />
régions voisines pour rencontrer pas<br />
moins de 500 exposants présents<br />
sur les lieux de l’événement. Très<br />
professionnelle, cette édition leur<br />
proposera des solutions techniques.<br />
À Angers<br />
angers.sepem-industries.com<br />
Du 7 au 9 novembre 2017<br />
Préventica Strasbourg<br />
Le congrès-salon Préventica investira<br />
du 7 au 9 novembre prochain le hall 7 du<br />
parc des expositions du Wacken, situé<br />
à Strasbourg. Le congrès-salon mettra<br />
tout particulièrement l’accent sur la<br />
qualité de l’offre : à côté des nombreuses<br />
conférences techniques se tiendra un<br />
large espace d’exposition d’exposants.<br />
Au parc des expositions du Wacken de<br />
Strasbourg<br />
www.preventica.com<br />
Du 24 au 26 octobre 2017<br />
Siane<br />
La 13e édition du Siane se déroulera à<br />
Toulouse et réunira les acteurs majeurs de<br />
l’usinage (des machines-outils à la robotique)<br />
et de la maintenance industrielle.<br />
À Toulouse<br />
www.salonsiane.com<br />
Le 15 novembre 2017<br />
Automation Class Factory<br />
Cette journée proposera des solutions de<br />
smart automation, IoT, IHM, robotique,<br />
automatisation des machines et lignes<br />
de process, maintenance prédictive,<br />
cybersécurité.<br />
À la Cité des Échanges de Lille<br />
www.automation-class-factory.com<br />
Le 23 novembre 2017<br />
<strong>Production</strong> Temps Réel<br />
Spécialement dédiée aux solutions de<br />
M.E.S., M.O.M., Data Analytics, IoT et Lean<br />
Manufacturing, cette journée permettra<br />
aux industriels de passer le cap du<br />
manufacturing.<br />
À Toulouse<br />
www.production-temps-reel.com<br />
MAINTENANCE D’EQUIPEMENTS<br />
DE PROCESS<br />
Vos équipements<br />
● Cuves, fermenteurs, NEP...<br />
● Lignes de process<br />
● Agitateurs, vannes, pompes...<br />
● Echangeurs à plaques<br />
● Instrumentation / Automatisme<br />
Vos exigences<br />
● Sécurité sanitaire<br />
● Asepsie<br />
● Productivité<br />
Notre expertise process<br />
● Audit (expertise matériels, recherche de contamination,...)<br />
● <strong>Maintenance</strong> et remise en service<br />
● Dépannage, Contrat d’assistance / Télémaintenance<br />
Notre expérience fait durer vos installations<br />
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E-mail: customerservice@pierreguerin.com<br />
www.pierreguerin.com<br />
PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I71
INDEX<br />
Au sommaire du prochain numéro :<br />
TECHNOLOGIES<br />
• <strong>Maintenance</strong> conditionnelle : pour une<br />
meilleure exploitation des équipements en<br />
temps réel<br />
MAINTENANCE EN PRODUCTION<br />
• Enquête sur ces start-up qui<br />
bouleverseront les métiers de<br />
la maintenance<br />
MANAGEMENT<br />
• Les solutions pour assurer la gestion des<br />
déchets<br />
MAINTENANCE MÉCANIQUE<br />
• Spécial Économies d’énergie : agir<br />
sur les moteurs et les moyens de<br />
transmissions de puissance pour<br />
réduire sa facture<br />
PRÉVENTION DES<br />
RISQUES AU TRAVAIL<br />
• EPI : les moyens de protection<br />
pour contrer les risques<br />
électriques et de projection<br />
Liste des entreprises citées et répertoire des annonceurs<br />
3M 2 E de couverture et 58<br />
A-SAFE SAS 66 et 67<br />
AUTOMATION CLASS FACTORY... 71<br />
AZLAC 8<br />
CARL SOFTWARE32 et 4 e de couverture<br />
CEFASC 58<br />
CONTITECH 7<br />
CORIM31 et 36<br />
CONGRÈS INTERNATIONAL DE<br />
MÉTROLOGIE 10 et 71<br />
CREATIVE IT9 et 26<br />
DB VIB CONSULTING 13<br />
DENIOSEncartage<br />
DIFOPE 55<br />
DIMO SOFTWARE45 et 50<br />
DSD SYTEM2 et 40<br />
DYNAE 22<br />
ENOVA 10 et 71<br />
EPI CENTER 17, 58 ET 59<br />
EUROPACK-EUROMANUT-CFIA 24, 25 et 71<br />
FEDERAL MOGUL PROTECTION 40<br />
FLIR 15 et 22<br />
FLUKE21 et 22<br />
FUCHS LUBRIFIANT 39<br />
HONEYWELL 8, 57 et 58<br />
IFM ELECTRONIC 8<br />
IGUS 27<br />
INDUSTRIE 2018 51<br />
INRS 68<br />
HORIBA MEDICAL 26<br />
LEUZE ELECTRONIC 62<br />
MAINTENANCE&CO 61<br />
MIDEST 6<br />
MOBILITY WORK44 et 49<br />
MONIXO 6<br />
PERFECT INDUSTRY 6<br />
PHOENIX CONTACT 65<br />
PICOMTO (ALLIANZES) 38 et 41<br />
PIERRE GUERIN 71<br />
PRÉVENTICA 53, 54 et 71<br />
PRODUCTION TEMPS RÉEL 71<br />
ROCKWELL AUTOMATION 28<br />
SIEMENS 22<br />
SKF 22<br />
RS COMPONENTS4 et 8<br />
SCALIAN 6<br />
SCHMERSAL60 et 69<br />
SDT INTERNATIONAL 16 et 20<br />
SEPEM 71 ET 3e de couverture<br />
SERV&SENS 50<br />
SERVAIR 36<br />
SIAM-RINGSPANN 6<br />
SIANE35 et 71<br />
SIVECO GROUP 48<br />
SMART INDUSTRIES43<br />
SPIE OUEST-CENTRE 48<br />
STEPAN 32<br />
SYNERGYS 23<br />
TORK 8<br />
TRESCAL 14<br />
UVEX-HECKEL 58<br />
LE CHIFFRE À<br />
RETENIR<br />
5 000<br />
C’est le nombre –<br />
impressionnant – de start-up<br />
qui ont exposé en juin dernier<br />
sur le salon VivaTechnolgy,<br />
Porte de Versailles, à Paris.<br />
Parmi elles figuraient de<br />
nombreuses jeunes pousses<br />
spécialisées dans l’industrie,<br />
et tout particulièrement la<br />
maintenance et la surveillance<br />
en temps réel des équipements<br />
et de leur état de santé.<br />
Dans un prochain numéro de<br />
<strong>Production</strong> <strong>Maintenance</strong>, le<br />
lecteur y trouvera de nouvelles<br />
tendances technologiques,<br />
preuve que la maintenance<br />
est, à l’instar de la production,<br />
synonyme d’ « high tech ».<br />
Retrouvez nos anciens<br />
numéros sur :<br />
http://www.production-maintenance.com<br />
72 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017
SALON DES SERVICES, ÉQUIPEMENTS, PROCESS ET MAINTENANCE<br />
- CHANGEMENT DE DATES -<br />
Les éditions SUD-OUEST et SUD-EST<br />
changent leurs dates :<br />
AVIGNON*: 25 -27 septembre 2018<br />
TOULOUSE : 26 - 28 mars 2019<br />
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GRENOBLE* : 27 - 29 mars 2018<br />
COLMAR* : 05 - 07 juin 2018<br />
AVIGNON*: 25 -27 septembre 2018<br />
DOUAI*/** : 29 - 31 janvier 2019<br />
TOULOUSE : 26 - 28 mars 2019<br />
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historique des interventions, documentations techniques…<br />
Dictée vocale, photos, code-barres, RFID / NFC...<br />
Contrôle présentiel d’intervention via tag NFC.<br />
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