Livre: Les tramways belges en Russie - tram - tramway

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Livre: Les tramways belges en Russie. En stock. - tram - tramway

25 EUR port inclus (Belgique)
34 EUR port inclus (Europe)

Reliure de luxe cousue cartonnée, 84 pages intérieures et plus de
120 illustrations en couleur !

à verser au compte de TRAMANIA asbl,
BE41 0001 3319 1710 avec la communication "Livre Russie"

En cette année 2017 est commémoré le 100ème anniversaire de la révolution russe de 1917. Voici l’occasion de retracer l’histoire des Belges qui installèrent ou reprirent au moins 36 réseaux de tramways dans 34 villes de l’Empire tsariste. En 1914, la moitié des réseaux de tramways russes étaient dans des mains belges et, parmi les autres, nombreux sont ceux qui résultaient de la municipalisation d’entreprises belges (Moscou, Varsovie…).

Le livre évoque le développement de ces exploitations de 1880 à 1914 et l'impact de la révolution de 1905 vue sous l'angle des tramways de Kiew. Il comprend aussi une histoire détaillée des tramways de Simféropol, la dernier réseau inauguré par des Belges en Russie. Les multiples rebondissements de la révolution de 1917 et de la guerre civile qui s'ensuivit sont décrits sous l'angle de ces exploitations, non sans oublier les pérégrinations des cadres belges cherchant à quitter un pays devenu hostile ou encore les pathétiques appels à l'aide de leurs collègues russes.

L'ouvrage se termine en étudiant le sort des exploitations qui échappèrent à la soviétisation suite au déplacement des frontières, celui des sociétés belges menacées de faillite avec la perte de leurs actifs et enfui de divers matériels commandés en Belgique et restés en déshérence.

25 EUR port inclus (Belgique)

34 EUR port inclus (reste de l’Europe)


En hommage à Edouard Denis, ingénieur aux tramways de Moscou, bâtisseur des tramways et

du chemin de fer de Téhéran alors dans la sphère de l’influence russe, manager de crise des

tramways de Kischinew, concessionnaire des tramways de Taschkent et visionnaire de l’avenir de

l’industrie électrique au Turkestan

La future capitale de l'URSS vit circuler en 1872 les premiers tramways à impériale du Comte Ouvarov. Dix ans plus

tard, l'ingénieur Gortschakov et Rodolphe Coumont obtinrent la concession d'un second réseau, dont ils firent apport

en 1885 à la Compagnie Générale des Tramways de Moscou et de Russie, constituée à Bruxelles le 17 janvier 1885 sous

l'égide d’Edouard Otlet, le pionnier des réseaux belges en Russie. Les deux réseaux vécurent en bonne intelligence

jusqu’à la municipalisation du premier en 1900. Onze ans plus tard, le réseau belge subissait le même sort, le faisant

ainsi échapper à une confiscation ultérieure.

En couverture : le personnel des Tramways de Riga pose fièrement devant l’une de ses motrices. Notez les indications

bilingues russe/allemand, caractéristiques de ce port hanséatique. Ce réseau avait été racheté par des intérêts belges

en 1891 et électrifié sous leur égide 10 ans plus tard. En 1918, la Lettonie fut cédée à l’Allemagne par le Traité de

Brest-Litovsk ; la proclamation consécutive de l’indépendance de la Lettonie en 1919 fit échapper cette entreprise à la

confiscation de ses avoirs par les révolutionnaires russes. Les tramways de Riga ne seront municipalisés qu’en 1930.

D/2017/Editeur responsable : Roland Dussart-Desart, Venelle au Palio, 49, 1150 Bruxelles, Belgique

Tous droits réservés

ISBN 978-2-9601948-2-1

LES TRAMWAYS BELGES EN RUSSIE

01


SOMMAIRE

Sommaire et quelques repères 2

Introduction 3

Chapitre I 1880-1914 : l’essor des tramways belges en Russie 4

Vos billets,svp 18

Chapitre II La révolution de 1905 20

Chapitre III Les funiculaires 35

Chapitre IV Simféropol, ultime jalon de la Belle Epoque 36

Tableau et carte des entreprises belges de tramways en Russie 1880-1917 44

Chapitre V 1914-1920 : la fin des tramways belges en Russie 48

Chapitre VI Après la révolution 67

Chapitre VII Les vestiges d’une épopée 78

Chapitre VIII La restauration d’un dernier témoin : la motrice TV 57

80

Bibliographie et remerciements

82

Présentations de l’asbl Tramania et du Musée des Transports en Commun de Wallonie

83

QUELQUES REPÈRES

Le calendrier julien est resté en vigueur en Russie jusqu’en 1918. Les dates de ce calendrier sont suivies des lettres

SR (style russe). Lorsque les dates des calendriers julien et grégorien sont citées côte à côte, la 1 ère date est celle du

calendrier julien, la seconde, plus tardive de 13 jours, est celle du calendrier grégorien. C’est pour cela que la révolution

d’octobre 1917 (calendrier julien) est célébrée de nos jours en novembre (calendrier grégorien).

Le rouble (RUB) est divisé en 100 kopecks. En 1914, un rouble-or vaut 4 francs et un rouble-papier, 2,66.

Une verste vaut 1.066,8 m ; elle compte 500 sagènes de 2,1336 m.

Un poud vaut 16,38 kg.

La Russie inclut en 1914 les territoires compris en 2017 dans les Etats suivants : Russie (sauf la partie de la Prusse

orientale annexée en 1945), Biélorussie, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Pologne (sauf sa partie

occidentale et la Poméranie, allemandes 1945, tout comme la future ville libre de Danzig (1920-1939)), Ukraine

(sauf Galicie/Bucovine, austro-hongroises 1919, polonaises 1945), sans citer l’effet de rectifications diverses.

LES TRAMWAYS BELGES EN RUSSIE

02


Chapitre I 1880-1914 : L’ESSOR DES

TRAMWAYS BELGES EN RUSSIE

Le cadre

De 1880 à 1914, sous les règnes des Tsars Alexandre

III (1881-1894) et Nicolas II (1894-1917), les

investisseurs belges créèrent en Russie plus de 160

entreprises, représentant un capital estimé à 2,5

milliards de francs-or par la Revue économique

internationale du 25 mai 1922. 20.000 Belges émigrèrent

vers ce pays, attirés par les perspectives offertes

par son industrialisation, l'équipement de la lointaine

Sibérie, la colonisation de l'Asie centrale, sans oublier

l’influence russe sur le nord de la Perse et en

Mandchourie. Au début du XXème siècle, le Ministre

belge des Affaires étrangères estimait qu’une entreprise

belge active à l’étranger sur dix exploitait des tramways.

La Russie ne fera pas exception…et sans doute la

proportion des entreprises tramviaires y était-elle

encore plus grande qu’ailleurs. Dans le

présent chapitre, chaque réseau sera surligné en jaune

lors de sa première mention, dans un ordre à peu près

chronologique.

Edouard Otlet, le précurseur…

Edouard Otlet est l’un des premiers tycoons

tramviaires belges : émule de Simon Philippart

(père), contemporain de Frédérique de la Hault ou

de Charles de Féral, ses investissements dans des

réseaux de tramways à l’étranger (La Haye et Prague en

1875, Düsseldorf en 1876, Münich en 1878…) lui

conférèrent le titre de « Roi des Tramways ». Un

Français, Clément Bonnet, lui apporta la concession

des trams d’Odessa décrochée en 1879 pour remplacer

un groupe austro-russe défaillant. Edouard Otlet mit

sur pieds la S.A. des Tramways d' Odessa le 9 mai

1880 : ses trams à vapeur seront mis en service la

même année. En 1881, le scénario se répéta avec les

trams de Kharkoff qui sont inaugurés le 12 septembre

1882. Edouard Otlet y ajouta le second réseau de

Moscou et celui de Tiflis en 1885. Enfin, Rodolphe

Coumont décrocha en 1886 la concession des trams de

Rostoff sur le Don, qu’il remit aussi à Edouard Otlet.

La direction en fut confiée à Joseph Faïn.

renvoi de tous les israélites du personnel. Cette

association donna à Edouard Otlet les moyens de

racheter la concession des tramways hippomobiles de

Téhéran, alors dans la sphère russe. Il y installera

Edouard Denis, ingénieur aux tramways de Moscou.

…et ses quelques outsiders

Seule la Société générale de Tramways s’aventura en

Russie en même temps qu’Edouard Otlet, en obtenant

le 11 octobre 1880, avec M. Blumenthal, la concession

des trams de Varsovie. Les affaires de la SGT, dont sa

filiale la S.A. des Tramways de Varsovie, seront reprises

en 1882 par la Société générale de Chemins de fer

économiques.

Les tramways de Riga, mis en service par des

autochtones en 1882, furent rachetés par des intérêts

belges en 1891, sans toutefois que cela ne donne lieu à

la constitution d’une société de droit belge.

Le huitième réseau belge de tramways en Russie

échappera à Edouard Otlet. C’est le constructeur

ferroviaire La Métallurgique qui racheta en 1893 la

concession des tramways de Kazan, en service depuis

1875, à Ivan Likhatcheff, l’un des deux futurs

fondateurs de la Compagnie mutuelle de Tramways.

L’année même de cette prise en mains, l’usine de

Nivelles livrait des tramways à son propre réseau…

Citons enfin une société de droit russe, dont les statuts

furent approuvés par l'Empereur le 30 juin 1890 (SR),

la Société des Tramways urbains et suburbains de

Russie. Inconnue aux annexes du Moniteur belge, mais

citée dans l'intarissable Moniteur des Tramways, ce

holding montois au capital de deux millions de roubles

avait pour but d’attirer les investisseurs belges et

français, avec ses actions bilingues. Il rassembla une

série de petits réseaux chevalins. En 1901, il gérait les

réseaux de Minsk (ouverts en 1892), Samara (1895),

Toula (1888), Vilna (1893) et Voronège (1891).

1895-1900 : le boom électrique…

L'association d'Edouard Otlet –grand catholique devant

l’Eternel- avec Joseph Faïn ou le banquier Lazare

Solomonovitch Poliakoff dans plusieurs de ses

entreprises exposa ces dernières -comme toutes celles

employant des israélites- aux rebuffades et aux

vexations d'une société russe foncièrement antisémite.

C’est ainsi que lors du projet d’électrifier les trams de

Rostoff, l’administration militaire gérant le territoire des

Cosaques du Don subordonna son accord au

LES TRAMWAYS BELGES EN RUSSIE

05

La traction électrique apportait une aide précieuse dans

la lutte que livraient les réseaux russes au Général

Hiver. A la mauvaise saison, les trams chevalins ne

pouvaient guère concurrencer les traîneaux. Les

chasse-neige électriques relevèrent ce défi, sans pour

autant remédier à la baisse de trafic due à

l'engourdissement hivernal d'une bonne partie du pays.

A Kazan, par exemple, la principale ligne du


DEVENEZ MEMBRE DE TRAMANIA asbl

Au sein de Tramania, asbl fondée en 1993, se trouvent les concepteurs et principaux mécènes

du Centre de découverte du vicinal à Thuin, de l’atelier et du nouveau pont sur la Sambre.

Tramania collabore aujourd’hui notamment avec :

1) le TTA, notamment en restaurant la remorque De Rechter A.1584 ;

2) la LRTA (revue Tramway & Urban transit) dont elle est l’agent officiel en Belgique ;

3) Rail Memories avec la diffusion sur notre site www.tramania.com des photos des réseaux

SNCV, STIB et Etat belge par quelques-uns des photographes ferroviaires les plus réputés

4) Le musée des Transports de Liège (Natalis) : l’association restaure la A.1584, y a participé à

la repeinture du train 57+44 de Verviers, y collabore à des expos et à des publications

La revue trimestrielle Tramania, lancée fin 2005, est depuis le n°42, entièrement en couleurs, imprimée

sur papier couché 135g/m². Elle décrit les activités de l’asbl en faveur du patrimoine ferré tramviaire

ou industriel, vicinal, bruxellois ou à voie étroite, et est enrichie de nombreux articles historiques,

avec un intérêt unique pour les trams belges à l’étranger. Cette revue abondante (40 pages A4 par

n°) et richement illustrée, régulière comme un métronome, présente aussi une BD vicinale exclusive

qui compte déjà 100 planches. L’index thématique de Tramania figure l’onglet « cotisation/revue »

du site www.tramania.com.

Devenir membre de Tramania, c’est donc :

1) participer à la préservation du patrimoine ferroviaire belge ;

2) aider une équipe d’actifs comptant plus de 40 années d’expérience dans la sauvegarde du

patrimoine ferré vicinal et industriel et la recherche historique ;

3) recevoir la meilleure revue tramviaire historique de Belgique.

Cotisation 2020 : 20 EUR (→Belgique) ou 28 EUR (→Europe) à verser au compte BIC :

BPOTBEB1 IBAN: BE41 0001 3319 1710 de Tramania, Venelle au Palio 49,1150 Bruxelles. Les

nouveaux membres peuvent obtenir les 4 n° de 2014 et/ou les 4 n° de 2015 pour 18 EUR par

année complète (étranger : 26 EUR). Pour l’année 2016, 17, 18 ou 2019 : 19 / 27 EUR

Restauration

d’une

lanterne

intérieure

pour la

remorque

A.1584

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