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Tourang'L N°60

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L<br />

tourang’LMAG<br />

T END A NCES<br />

& AR T DE V I V R E<br />

automne<br />

magazine mensuel offert<br />

#60<br />

© Caroline Gasch


HORS SÉRIE GASTRONOMIE<br />

L’ÉQUIPE<br />

L<br />

tourang’LMAG<br />

magazine mensuel offert<br />

#60<br />

Tourang’L<br />

96, avenue Jacques Duclos - 37700 Saint-Pierre-des-Corps<br />

Tél. : 02 47 26 10 10<br />

R.C.S Tours : 724 704 325 - NAF 7312Z<br />

Directeur des Rédactions :<br />

Philippe Cruanes - p.cruanes@lesmags.fr<br />

Service commercial :<br />

Léa Hubert : 02 47 26 10 10 - l.hubert@lesmags.fr<br />

Céline Ivaldi - 02 47 26 10 10 - c.ivaldi@lesmags.fr<br />

Rédaction :<br />

Jean-Luc Péchinot - 06 72 96 82 50 - jl.pechinot@lesmags.fr<br />

Distribution : Tourang’l<br />

Zones de dépôts : Plus de 1000 dépôts sur Tours, son agglomération<br />

et dans les principales villes l’Indre-et-Loire...<br />

Impression : Magazine imprimé en France<br />

Dépôt légal : novembre 2017<br />

Document imprimé sur papier PEFC qui participe et favorise la gestion durable des<br />

forêts. Ce magazine vous est offert par nos annonceurs, merci sincèrement à chacun<br />

d’entre eux.<br />

Toute reproduction même partielle est interdite sauf autorisation écrite de l’éditeur. Celui-ci ne pourra<br />

être tenu responsable du contenu des annonces publiées dans ce numéro.<br />

tourang’<br />

TENDANCES<br />

MAG<br />

& ART DE VIVRE<br />

automne<br />

Rejoignez-nous<br />

sur Facebook<br />

Tourang’L Autourd’L LES MAGS<br />

Magazine mensuel offert<br />

Lifestyle mixte<br />

MAG<br />

© Caroline Gasch<br />

tourang’<br />

TEND A N CES & A R T DE VIV R E<br />

MAG<br />

EDITO<br />

L’automne nouveau est arrivé…<br />

« Les sanglots longs Des violons De l’automne Blessent mon cœur D’une langueur<br />

Monotone » : le saturnien poème de Verlaine est à jamais rentré dans<br />

l’Histoire… et celle de la poésie.<br />

Couleurs chatoyantes, pléthore de pommes et poires, de gibier et champignons,<br />

de vins nouveaux… et source d’inspiration pour l’artiste ou le poète<br />

qui se réveille en nous, l’automne c’est le temps du bonheur tranquille et de<br />

la mélancolie créatrice, les mois de vendémiaire, brumaire et frimaire (quelle<br />

poésie calendaire !) étant « une saison sage et de bon conseil ».<br />

Saison de transition entre la chaude et la froide, elle (il) nous en fait voir de<br />

toutes les couleurs… du temps qui passe et trépasse. Et du temps qu’il fait.<br />

Nuageux, pluvieux, venteux, voire neigeux, l’automne nous offre aussi de ces<br />

douces journées de l’été indien qui se savourent à fleur de peau : « Une rose<br />

d’automne est plus qu’une autre exquise. »<br />

Bref, voilà une saison plurielle, d’une indécision qui va même jusqu’à faire<br />

douter sur son genre les grammairiens. Lesquels ont plus ou moins décidé que<br />

le mot automne est masculin quand l’adjectif le précède, et féminin quand il<br />

le suit.<br />

Mais on n’en est plus à ces subtilités, tant la langue française est malmenée,<br />

ainsi qu’on le lira dans notre florilège de jolies « fôtes d’orthogaffe », le jeu<br />

consistant à corriger les trente-deux de nos vingt-six photos. Dictionnaire à<br />

portée de main, de quoi cocooner face à la cheminée, avec un mug de thé ou<br />

de café allongé… sur canapé, histoire de coller à notre dossier Thés ou cafés ?<br />

Tourang’L vous souhaite dès lors un bel automne et une automne délicieuse.<br />

SOMMAIRE<br />

04 I Tendance : La belle épicière<br />

05 I Tendance : Thés ou cafés ?<br />

16 I Mode : Le trophée UNACAC<br />

17 I Société : Jolies fôtes !<br />

21 I Tendance : U & Me<br />

22 I Amboisie : En mode fifties<br />

24 I Rabelaisie : Le marché de Chinon<br />

26 I Lochois : Impassible Alfred<br />

28 I Portfolio : Tours, du trottoir à la cave<br />

32 I Agenda<br />

34 I La Jet 37<br />

Philippe Cruanes<br />

www.tourangl-mag.fr #3


l Tendance<br />

La belle épicière<br />

# La balance fait foi. Ici, on ne paye que le contenu, pas le contenant. Seule épicerie de Tours à ne<br />

vendre qu’en vrac, le Day by Day de la rue des Halles se la joue écolo-économico-bio. On est là à<br />

bonne enseigne.<br />

De la cannelle en tuyaux, des graines de pavot bleu, de la<br />

farine de châtaignes, de la poudre de basilic, du melon déshydraté,<br />

de l’huile vierge de noix de coco, des cacahuètes<br />

grillées en coque, du cake d’épeautre au yaourt, de la lessive<br />

hypoallergénique, des rouges à lèvres, des coquillettes<br />

et des bombecs… : difficile de faire plus varié sur pas même<br />

cinquante mètres carrés. Pas moins de sept cent cinquante<br />

références dans cette caverne d’Ali…Fanny ! Fanny Baranger,<br />

la jeune et jolie épicière de ce Day by Day qui, depuis un an,<br />

fait recette au 109, rue des Halles.<br />

Présente dans trente-deux villes, l’enseigne s’est fait un nom<br />

pour son concept on ne peut plus tendance : l’épicerie en vrac.<br />

Sus aux emballages et haro sur le gaspillage ! Ici, on achète<br />

tout au poids, avec son propre contenant. On ne jette plus, on<br />

ne stocke plus, donc on dépense moins. De l’économico-écolo<br />

à consonance bio pour 40 % des articles, avec pas mal de<br />

« made in France », voire en Syrie, avec encore un savon<br />

d’Alep « qui permet de faire vivre treize familles », car on a<br />

là de la traçabilité, la boutique étant aussi un relais du panier<br />

légumier d’Au fil des saisons.<br />

La souriante épicière se veut en effet une locavore, avec en<br />

rayons du chinon de Crouzilles, des œufs fermiers de La Chauvellière,<br />

ou encore des lentilles vertes de chez… son papa,<br />

agriculteur bio à Manthelan. Le tout à des « prix rikiki ». Et<br />

puisqu’il faut aussi donner dans l’insolite, place notamment<br />

à ce dentifrice solide en forme de galet, saveur menthe ou<br />

fraise, sur lequel on frotte sa brosse à dents. Hygiène, beauté,<br />

amandes et autres flocons d’avoine : cette épicerie du vrac<br />

nous ramène à un passé… plein d’avenir.<br />

Jean-Luc Pechinot<br />

109, rue des Halles - Tours<br />

02 36 97 00 02<br />

www.daybyday-shop.com<br />

day by day<br />

#4


Tendance<br />

l look & tendances<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

Thé ou<br />

© Jean-Luc Péchinot © Jean-Luc Péchinot<br />

Café...


l Tendance<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

« Excitants modernes »<br />

# What else ? Ils sont l’essence même du cocooning au coin de la cheminée et depuis quatre<br />

siècles dans l’air du temps. Euphorie du café ou apaisement du thé, ces « excitants modernes »<br />

dont parlait Balzac sont des virgules de notre vie au quotidien. A boire avec... délectation !<br />

Des « excitants modernes »… version XVIIIe. Venus des nouveaux<br />

mondes, ces nouveaux breuvages que furent le café et<br />

le thé, attisèrent alors les passions d’un Vieux Continent toujours<br />

friand de nouveautés. Poison pour les uns, élixir pour les<br />

autres, le « kahwa » fit longtemps débat, notre caféinomane<br />

Balzac ayant été jusqu’à torréfier dans les mots, en 1839, un<br />

« Traité des excitants modernes ». Avec la force d’un robusta<br />

et la finesse d’un arabica, il y compare les vertus de l’un et<br />

de l’autre. On sait que sa préférence allait au premier. Sur le<br />

bureau de sa « cellule de moine » du château de Saché, où<br />

il consommait jusqu’à une cinquantaine de tasses par jour,<br />

une cafetière rappelle que cette caféine fut essentielle à ce<br />

« galérien de plume et d’encre, « couché à six heures du soir,<br />

réveillé à une heure du matin, écrivant jusqu’à huit heures,<br />

sieste d’une heure, café et tartines beurrées et à nouveau<br />

travail jusqu’à dix-sept heures ».<br />

A grand renfort de métaphores, on se laisse envahir par ses<br />

lignes d’une prodigieuse exaltation, qu’on se doit de boire<br />

d’une seule traite : « Ce café tombe dans votre estomac…<br />

Il malmène ces jolies parois comme un charretier qui brutalise<br />

de jeunes chevaux : les plexus s’enflamment, ils flambent<br />

et font aller leurs étincelles jusqu’au cerveau. Dès lors, tout<br />

s’agite : les idées s’ébranlent comme les bataillons de la<br />

grande armée sur le terrain d’une bataille, et la bataille a<br />

lieu. Les souvenirs arrivent au pas de charge, enseignes déployées<br />

: la cavalerie légère des comparaisons se développe<br />

#6


l Tendance<br />

par un magnifique galop ; l’artillerie de la logique accourt avec<br />

son train et ses gargousses ; les traits d’esprit arrivent en<br />

tirailleurs ; les figures se dressent ; le papier se couvre d’encre,<br />

car la veille commence et finit par des torrents d’eau noire,<br />

comme la bataille par sa poudre noire. »<br />

On ne saurait mieux décrire le « singulier état » prodigué par<br />

ce mythique breuvage qui, « pris à jeun, produit une sorte<br />

de vivacité nerveuse », euphorisante : « Le café agit sur le<br />

diaphragme et le plexus de l’estomac, d’où il gagne le cerveau<br />

par des irradiations inappréciables et qui échappent à<br />

toute analyse… Le café met en mouvement le sang, en fait<br />

jaillir les esprits moteurs : excitation qui précipite la digestion,<br />

chasse le sommeil, et permet d’entretenir pendant un peu<br />

plus longtemps l’exercice des facultés cérébrales. »<br />

Un excitant qui dès son apparition à Paris suscita l’hostilité<br />

des uns et l’adhésion des autres, notamment des musiciens et<br />

hommes de lettres qui en consommèrent largement, de Beethoven<br />

à Rossini et de Voltaire à Fontenelle. Lequel soulignait :<br />

« Il y a quatre-vingts ans que j’en prends ; il faut qu’un poison<br />

soit bien lent en effet pour que je ne sois pas encore mort ! »<br />

Dès son arrivée en Occident, le thé suscita de même l’enthousiasme<br />

des amateurs d’exotisme et le rejet des esprits<br />

rigoristes, qui virent en lui une substance nocive à la santé.<br />

Empreinte de poésie par essence, tant dans ses lointaines origines<br />

que dans son rituel, où il s’agit de savourer l’instant,<br />

cette diurétique infusion se révèle à la fois boisson populaire<br />

et breuvage élitiste des gens d’esprit, essentiellement dans<br />

une Europe de l’Ouest qui le confina longtemps aux salons<br />

dorés, les plus grands disciples du thé, de James Joyce à Wilde<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

www.tourangl-mag.fr #7


l Tendance<br />

et Dickens, ayant été britanniques. « Pour nos soldats, le thé<br />

est plus important que les munitions », résumait Churchill en<br />

1942<br />

Balzac, lui, ne fut en rien conquis : « Je ne sais pas jusqu’à<br />

quel point la quantité d’eau que les buveurs de thé précipitent<br />

dans leur estomac, doit être comptée dans l’effet obtenu. Si<br />

l’expérience anglaise est vraie, il donnerait la morale anglaise,<br />

les miss aux teints blafards, les hypocrisies et les médisances<br />

anglaises : ce qui est certain, c’est qu’il ne gâte pas moins la<br />

femme au moral qu’au physique. Là où les femmes boivent du<br />

thé, l’amour est vicié dans son principe ; elles sont pâles, maladives,<br />

parleuses, ennuyeuses, prêcheuses. Le thé fort et pris<br />

à grandes doses procure une irradiation qui verse des trésors<br />

de mélancolie : il occasionne des rêves, mais moins puissants<br />

que ceux de l’opium, car cette fantasmagorie se passe dans<br />

une atmosphère grise et vaporeuse. Les idées sont douces<br />

autant que les femmes sont blondes. » Il n’en demeure pas<br />

moins vrai qu’ « un parfum d’aventure et de poésie s’évade à<br />

l’infini de chaque tasse de thé », ainsi que « poétisait » Henri<br />

Mariage, le fondateur de Mariage Frères, pour qui « le thé est<br />

un don du ciel, un breuvage spirituel pour l’humanité ».<br />

Jean-Luc Pechinot<br />

Any time is tea time<br />

(c’est toujours l’heure du thé)<br />

(La reine Victoria)<br />

Quand on a bu le café anglais,<br />

on comprend pourquoi les Anglais sont<br />

de fanatiques buveurs de thé<br />

(Pierre Daninos)<br />

Un homme sur une terrasse de café<br />

qui trempe un sachet de thé dans une eau tiède,<br />

le tenant par la ficelle comme il tiendrait une<br />

souris par la queue.<br />

(Le buveur de thé français vu par Graham Greene)<br />

Pauline<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

Le thé, boisson universelle. Un milliard et demi de<br />

tasses sont consommées chaque jour dans le monde.<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

#8


A bonnes enseignes<br />

Tours<br />

c La Boutique Cafés<br />

59, avenue de Grammont<br />

Un brésil doux et léger, un costa rica suave et fruité, un cuba<br />

expressif et subtil, un éthiopie racé et sauvage… : au-delà de<br />

l’odeur, il y a le vocabulaire. L’univers du café parfume aussi<br />

l’imaginaire. Une passion que Clémentine et Antoine Lenglart<br />

font partager aux fidèles de cette vaste brûlerie qui, au-delà<br />

de sa gamme permanente, propose ses coups de cœur du<br />

moment, tous torréfiés en leur atelier de Notre-Dame-d’Oé,<br />

ces cafés. Pour chacune des variétés, il est inscrit là le prix<br />

à la tasse (de 14 à 20 cts, hors maragogype et assemblage<br />

Balzac (avec un tiers du suprême blue mountain). Toutes se<br />

dégustent là à la carte, moulues à l’instant.<br />

Côté thés, les gammes Damman, Kusmi Tea et Thé de la Pagode,<br />

dont un impérial thé blanc du Népal, un original thé<br />

noir aux marrons et une Nuit tourangelle maison à la rose et<br />

aux fruits jaunes. Et, de Prom’non- nous dans les bois à Rouge<br />

baiser, combien d’autres poétiques tentations.<br />

c Scarlett<br />

70, rue Colbert<br />

Scarlett… : autant en emporte l’imaginaire ! Au pied d’une<br />

belle demeure médiévale de la place Foire-le-Roi, cette maison<br />

de thé fut l’une des premières de Tours, il y a dix-huit ans,<br />

à proposer du thé sur tous les tons. Patrricia Audenet et son<br />

fils Guillaume en revendiquent dans les trois cents variétés,<br />

sous les marques Kusmi Tea, Palais des Thés et Compagnie<br />

Coloniale. Les bio y sont nombreux, le high grown sri-lankais<br />

étant ex…Ceylan. En rayon aussi, le yerba maté, ce stimulant<br />

intellectuel, de tradition argentine et très prisé par le Che, se<br />

buvant dans une petite calebasse. Ou sur place, puisque la<br />

maison fait aussi salon, avec de quoi accompagner son jade ou<br />

son Himalaya : tartine, macaron, nougat de Tours…<br />

On peut aussi se caféiner là, salle ou terrasse, une douzaine<br />

de variétés étant proposées, dont un tiers de bio, le plus fin<br />

étant le fameux moka d’Ethiopie et le plus suave le supremo<br />

de Colombie.<br />

c Au Fil du Thé<br />

59, avenue de Grammont<br />

Un thé vintage ? Si si, ça existe. « Profonde détente assurée »,<br />

à en croire Françoise Poulain, qui s’en enorgueillit d’un années<br />

70. Mais à 25 € les 5 g… Une passionnée qui, chaque printemps,<br />

s’en va découvrir, de l’Inde à la Chine et du Sri Lanka<br />

l Tendance<br />

au Japon, une nouvelle terre productrice, pour en ramener la<br />

nouvelle récolte. « Je sais ce que j’ai dans chaque boîte »,<br />

assure la théinomane, qui s’approvisionne « en direct », la<br />

traçabilité étant un point fort de ce comptoir où Françoise fait<br />

volontiers goûter son thé du jour, voire son diététique et tonique<br />

matcha tout vert, au goût d’épinard. Parmi ses quelque<br />

trois cents variétés, pas mal de japonaises, « surtout de petits<br />

producteurs ».<br />

c La Caf’tière<br />

14, place de la Résistance<br />

Ayant hérité du vieux percolateur, hélas retraité, dont se servait<br />

son grand-père dans sa taverne lisboète, Charles Dovale<br />

s’est passionné pour les fameux grains d’euphorie qu’il torréfie<br />

sur place, dans une quinzaine de variétés, chaque étiquette<br />

expliquant les caractéristiques de celle retenue. En<br />

plein centre-ville, la sobre et lumineuse boutique se prête bien<br />

à une pause arabica, qui permet ainsi d’apprécier les notes<br />

sauvages d’épices douces d’un très racé malabar indien. Le<br />

samedi matin, autour de la table centrale, c’est petit dej’ à<br />

7 € ou pastel de nata à 3, cette tartelette portugaise faisant<br />

là recette. Cette Caf’tière s’est aussi mise à l’heure des thés<br />

avec la gamme Compagnie Coloniale, de Secret d’Aladin en<br />

Secret de… Shéhérazade.<br />

www.tourangl-mag.fr #9


l Tendance<br />

c Nespresso<br />

31, rue Nationale<br />

What else ? Pour un selfie avec George, c’est ici, version poster.<br />

Vingt et un ans après le lancement de la première boutique<br />

parisienne Nespresso, au départ simple point de retrait<br />

des commandes par internet, la fameuse et classieuse marque<br />

suisse compte trente-cinq boutiques en France - son meilleur<br />

marché - celle de Tours - cent mètres carrés, vingt salariés<br />

- étant la seule d’entre Paris et Bordeaux. Son comptoir de<br />

dégustation permet de goûter les vingt-quatre variétés de la<br />

gamme permanente et les vingt de la gamme Vertuo, où se<br />

côtoient les formats espresso (Voltesso, Altissio, Divaolitto…),<br />

gran lungo (Fortado, Arondio, Aflorazio…) et mug (Melozio,<br />

Giorno, Elvazio…), car chez Nespresso, c’est toujours une histoire<br />

d’O, la nouveauté étant la capsule Alto qui offre 410 ml<br />

d’un café toujours ontuoso.<br />

La culture café passe là par des « rendez-vous expertise »,<br />

pour apprendre par exemple comment faire un macchiato et<br />

un café glacé, et par le recyclage des capsules aluminium,<br />

Nespresso rimant aussi avec écolo.<br />

c Palais des Thés<br />

26, rue Nationale<br />

Marque de référence depuis trente ans et comptant une quarantaine<br />

de boutiques, Palais des Thés s’est installé dans notre<br />

« reine des rues » pour y faire valoir ses cent quatre-vingts<br />

variétés, de plantations « découvertes » par François-Xavier<br />

Delmas, le boss « chercheur de thés ». Des classiques et de<br />

très grands crus, tel le rare thé blanc chinois aiguille d’argent.<br />

De thé des Vahinés en thé des Fakirs ou des Amants, que<br />

de senteurs à faire infuser. Quarante-deux senteurs olfactifs<br />

permettent là d’en découvrir certaines. En dégustation, le<br />

thé Gauguin, dont les parfums rappellent les années polynésiennes<br />

du peintre actuellement vedette du Grand Palais.<br />

c Mariage Frères<br />

Printemps - 19, boulevard Heurteloup<br />

Il suffit de plonger le nez dedans et de fermer les yeux pour<br />

voyager sans passeport : fabuleux thés Mariage Frères… Lancée<br />

en 1854, la marque de renom a son corner au Printemps,<br />

où quatre-vingt-douze variétés sont proposées en vrac, du thé<br />

à la menthe à 5 € les 100 g, au si précieux mais onéreux<br />

darjeeling blomfield millésime 2017, à 39 €. De Trésor sur<br />

le Nil en Fantôme de l’Opéra et de Sweet Shangaï en Rose<br />

d’Himalaya, leurs seuls noms vous entrainent déjà dans un<br />

ailleurs délicieusement théifié. Le comptoir recèle aussi les<br />

deux délicates gourmandises que sont les sablés au thé et le<br />

cake au gingembre.<br />

c La Cav’halles<br />

26, place Gaston-Paillhou<br />

Certains jours, cette boutiques à la gloire du vin sent le café.<br />

Caviste éclairé, Gilles Lamotte a en effet eu la bonne idée de<br />

perpétuer l’activité de ses prédécesseurs avec un énorme torréfacteur<br />

à gaz qui lui permet de griller six variétés de cafés,<br />

du harrar éthiopien au maragogype mexicain. Vins et cafés de<br />

nobles origines, on est là à bonne enseigne.<br />

c Cofféa<br />

52, place du Grand-Marché<br />

& Centre commercial Chambray 2<br />

Par l’odeur alléché, on pousse d’autant plus volontiers la porte<br />

de cette petite boutique franchisée qu’on peut y déguster sans<br />

bourse délier le café ou le thé du jour. Née en 1968 au Havre,<br />

cette marque propose certes des cafés d’origines torréfiés et<br />

moulus sur place, mais aussi maintes variétés déjà empaquetées<br />

et un grand choix de capsules : les puissants et racés,<br />

les harmonieux, les doux et suaves… Le choix est aussi vaste<br />

quant au thé, avec en vrac une bonne soixantaine de versions,<br />

dont le subtil thé vert joogiak, bio et coréen.<br />

c Lhôte<br />

Grand Passage<br />

Bientôt centenaire, la maison Lhôte reste à Tours l’épicerie<br />

fine de référence , tout comme Damman l’est pour le thé. Elle<br />

aussi de tradition, puisque autorisée par Louis XIV à importer<br />

des thés… d’une infinie variété. On n’en compte ici « que »


l Tendance<br />

cent quarante en vrac, dont une centaine de parfumés, tendance<br />

du moment pour les dames… auxquelles on peut offrir<br />

le beau calendrier de l’Avent, version un Damman surprise par<br />

jour. Lhôte propose aussi du thé bio aux arômes naturels et<br />

un thé cappuccino, ou le goût du café sur un thé vert. Anaïs<br />

et Didier sont aussi fiers de leurs assemblages de grands crus<br />

d’arabicas, signés des deux Caron Meilleur Ouvrier de France<br />

en torréfaction.<br />

Amboise<br />

c Leonardo Cafés<br />

69, rue Nationale<br />

Elle aussi en sait long sur l’art du thé et du café. Aussi douce<br />

qu’un moka, Maryse Thibault est la cinquième propriétaire de<br />

ce gros torréfacteur à gaz avec lequel elle torréfie au moins<br />

cent kilos de café chaque semaine, puisqu’elle fournit maints<br />

restaurants alentour. Pas moins de onze variétés en vrac, dont<br />

un suave maragogype du Nicaragua et le prestigieux black<br />

mountain de Panama, qu’on peut servir dans une cafetière<br />

Cristel made in France. En rayons aussi, de jolies tasses et<br />

théières, dont nombre en porcelaine, très british, les touristes<br />

poussant volontiers la porte de cette plaisante boutique qui,<br />

côté thés, décline la gamme Damman en cent cinquante versions.<br />

Loches<br />

c Les Flaveurs de la Terre<br />

7, rue Balzac<br />

Pour le Larousse, le terroir est « l’ensemble des terres d’une<br />

région, considérées du point de vue de leurs aptitudes agricoles<br />

et fournissant un ou plusieurs produits caractéristiques ».<br />

On comprend dès lors que Jean-Christophe Laplanche, caviste<br />

de référence en Lochois, se soit aussi intéressé à la richesse<br />

aromatique de cet autre produit de terroir par excellence<br />

qu’est le café. En torréfiant sept variétés, il les propose à la<br />

vente et à la dégustation sur place, dans un chaleureux cadre<br />

voué à Bacchus.<br />

c Le Moulin à Thé<br />

18, rue de la République<br />

Thé à volonté ! Pas moins de cent soixante références dans la<br />

petite boutique d’Amandine Perrot, qui a choisi Damman pour<br />

www.tourangl-mag.fr #11


l Tendance<br />

Ne représentant guère qu’1% de la vente de café en France, la<br />

torréfaction artisanale joue essentiellement sur les deux meilleurs<br />

niveaux de qualité d’une classification qui en compte six.<br />

honorer cette boisson noble qui inspire les poètes et revendique<br />

le privilège d’être la boisson la plus ancienne, de près<br />

de 5000 ans d’âge. La plus consommée aussi : au moins 1000<br />

milliards de tasses par an. Vantant les vertus anti-fatigue de<br />

son ginseng pencha et les qualités pâtissières de son matcha,<br />

la Théophile propose aussi théières, tasses, plateaux et autres<br />

article autour de ce mythique breuvage.<br />

Montlouis-sur-Loire<br />

c Il Barista<br />

49, rue Descartes - ZI du Saule-Michaud<br />

Il est là, le vrai gringo tourangeau. Incollable sur le sujet, Alain<br />

Carrière s’investit dans toute la filière, de la plantation à la<br />

tasse. Son rutilant torréfacteur en cuivre, à placage or, torréfie<br />

des cafés de bonnes origines. Une dizaine pour sa gamme<br />

classique et autant pour celle de grands crus : sinouk du Laos,<br />

panwamba du Malawi, moka sidamo d’Ethiopie… Tous remarquables,<br />

voire rares, tels le sky bury australien, légèrement salin.<br />

Plus confidentiels encore, les cafés français de Guadeloupe<br />

et de La Réunion, son bourbon pointu rappelant les grains de<br />

riz, à 60 € les 100 g ! Et en passionnant découvreur de crus,<br />

le barista promet pour bientôt un galapagos. De quoi attiser la<br />

curiosité des aficionados de ses ateliers découverte, certains<br />

samedis matin, la dégustation étant proposée à la carte.<br />

Corinne Herdhuin, son amie, elle, en connaît autant sur le thé.<br />

Noir, jaune, vert ou blanc, elle vous en parlerait des heures, le<br />

must étant pour elle ce thé blanc dit de l’empereur et tiré des<br />

premières feuilles. Pas moins de deux cents en rayons, sous<br />

marques Damman, Compagnie Coloniale et Comptoir Français<br />

du Thé. En rayons encore, maints rooibos, ce broyé d’arbustes<br />

d’Afrique du Sud pouvant initier des enfants au thé, puisque<br />

sans théine, et ces carcadets qui fleurent bon les fleurs d’hibiscus.<br />

De quoi justifier un aller-retour à Montlouis.<br />

Le café doit être noir comme le diable,<br />

chaud comme l’enfer,<br />

pur comme un ange, doux comme l’amour<br />

(Talleyrand)<br />

"<br />

#12


La peine capitale :<br />

thé, café ou chocolat ?<br />

« Le gouvernement anglais a permis de disposer de la vie<br />

de trois condamnés à mort, auxquels on a donné l’option ou<br />

d’être pendus suivant la formule usitée dans ce pays, ou de<br />

vivre exclusivement l’un de thé, l’autre de café, l’autre de<br />

chocolat, sans y joindre aucun autre aliment de quelque nature<br />

que ce fût, ni de boire d’autres liquides.<br />

Les drôles ont accepté. Peut-être tout condamné en eût-il<br />

fait autant. Comme chaque aliment offrait plus ou moins de<br />

chances, ils on tiré le choix au sort.<br />

L’homme qui a vécu de chocolat est mort après huit mois.<br />

L’homme qui a vécu de café a duré deux ans.<br />

L’homme qui a vécu de thé n’a succombé qu’après trois ans.<br />

L’homme au chocolat est mort dans un effroyable état de<br />

pourriture, dévoré par les vers. Ses membres sont tombés un<br />

à un, comme ceux de la monarchie espagnole.<br />

L’homme au café est mort brûlé, comme si le feu de Gomorrhe<br />

l’eût calciné. On aurait pu en faire de la chaux. On l’a proposé,<br />

mais l’expérience a paru contraire à l’immortalité de l’âme.<br />

L’homme au thé est devenu maigre et apaisé diaphane, il est<br />

mort de consomption, à l’état de lanterne : on voyait clair à<br />

travers son corps ; un philanthrope a pu lire le Times, une lumière<br />

ayant été placée derrière le corps. La décence anglaise<br />

n’a pas permis un essai plus original. Je ne puis m’empêcher<br />

de faire observer combien il est philanthropique d’utiliser le<br />

COFFEE<br />

5, rue du Change - Tours<br />

09 82 61 67 12<br />

columbuscafe.com<br />

l Tendance<br />

SHOP<br />

condamné à mort au lieu de le guillotiner brutalement. Que<br />

les condamnés soient donc livrés aux savants au lieu d’être<br />

livrés au bourreau. »<br />

Honoré de Balzac, « Traité des excitants modernes », 1839<br />

Stimulant la vigilance et atténuant la fatigue, le café a d’autres vertus.<br />

Très riche en antioxydants, il lutte contre le vieillissement de la peau,<br />

améliore la mémoire et apporte magnésium et vitamines B.<br />

www.tourangl-mag.fr #13


Place<br />

à la mode<br />

Tours, le 5 octobre 2017<br />

tourang’<br />

MAG<br />

#14<br />

Princesse Circa<br />

15, place de la Résistance Tél : 02 47 64 88 01<br />

Laine by Tours<br />

7, place de la Résistance - Tél : 02 47 05 72 23


A Cappela<br />

2, rue des Fusillés - Tél. : 02 47 20 30 53<br />

Atelier Laurence Baudoin<br />

9 Bis, rue de Chantepie - Joué-lès-Tours - Tél : 02 47 53 65 8<br />

Carré d’As<br />

8, place de la Résistance - Tél : 02 47 61 42 15<br />

www.tourangl-mag.fr #15


l Mode<br />

Le Trophée UNACAC<br />

Couture, Art & Savoir-faire<br />

# Nolwenn Lavanant fait ses premiers pas dans le monde<br />

de la couture parisienne le 6 octobre 2017, remportant le<br />

premier prix national étudiant du Trophée UNACAC* dans<br />

la catégorie « Tailleur jupe ».<br />

Danielle Douel, présidente de la chambre artisanale de la couture<br />

Région Centre Val de Loire, a organisé, ce 12 juillet 2017, le<br />

concours du « Trophée UNACAC Couture Art & Savoir-faire » à la<br />

chambre des métiers et de l’artisanat d’Indre-et-Loire. L’objectif<br />

est d’encourager et valoriser les artisans de la couture mais<br />

aussi les élèves en formation. À cette époque, Nolwenn est<br />

encore étudiante en première année au centre de formation aux<br />

arts de la mode (CFAM), quand elle décide de se lancer dans<br />

cette nouvelle aventure.<br />

Elle remporte le premier prix du concours régional dans la section<br />

« Tailleur jupe » en proposant une création sur le thème<br />

imposé du «romantisme». La modéliste s’inspire de la mode du<br />

XIX e siècle, notamment, les mousselines, les dentelles, les soies<br />

brodées, les corsets... Les costumes des hommes romantiques<br />

sont aussi une source d’inspiration pour son choix de matières<br />

et de couleurs. Sa précision, sa technique, sa créativité lui ont<br />

permis de remporter le premier prix et d’être sélectionnée pour<br />

le concours national à Paris.<br />

Le 6 octobre 2017, elle présente son modèle à Paris. Celuici<br />

suscite beaucoup d’intérêt. Les professionnels de la couture<br />

remarquent le talent et le savoir-faire de la jeune créatrice.<br />

Elle est récompensée par le premier prix national étudiant dans<br />

la catégorie « Tailleur », remis par la présidente de l’UNACAC et<br />

le président de la chambre des métiers de Paris.<br />

Frédérique Payat, son professeur (responsable du CFAM), présente<br />

à ses côtés, est émue, fière de la réussite de son élève.<br />

Cette récompense la conforte dans son projet d’avenir. L’étudiante<br />

poursuit sa deuxième année en pensant aux belles<br />

créations qu’elle va réaliser pour sa collection de fin d’année<br />

scolaire au CFAM.<br />

Depuis son enfance Nolwenn, Lavanant se découvre une passion<br />

pour les travaux manuels. À l’âge de 11 ans, elle commence par<br />

créer des bijoux en pierre semi-précieuse. Elle développe par<br />

la suite sa créativité en se tournant vers le dessin de modèles.<br />

Soutenue par sa famille, Nolwenn se lance dans un BAC pro<br />

métiers de la mode option vêtements au lycée à Saint Paul<br />

Bourdon Blanc à Orléans. Durant sa formation, elle a la chance<br />

de découvrir le métier de modéliste en effectuant des stages,<br />

dont deux au CFAM.<br />

Après obtention de son diplôme, elle s’intéresse aux grandes<br />

écoles comme Paris, Nantes... après mûre réflexion, elle choisit<br />

de s’inscrire en première année au centre deformation aux Arts<br />

de la mode à Saint-Cyr-sur-Loire.<br />

Sa première année au CFAM est une révélation, elle veut devenir<br />

styliste. Durant sa formation, elle développe ses dessins,<br />

travaille le tissu avec agilité, manie l’aiguille avec précision,<br />

trouve un style bien à elle à travers des touches de broderie.<br />

Ambitieuse et déterminée Nolwenn Lavanant entame sa nouvelle<br />

collection très « Couture » qui sera présentée le 9 juin<br />

2018 au défilé organisé par le CFAM.<br />

CFAM - Centre de Formation aux Arts de la Mode<br />

48 rue Calmette 37540 Saint Cyr Sur Loire - 07 87 07 20 37<br />

artsetmode@laposte.net - http://artsetmode.fr<br />

#16


Société<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

Jolies fôtes !<br />

www.tourangl-mag.fr #17


l Société<br />

A fauté…<br />

Non non, madame la professeure, ne continuez pas comme<br />

ça : les verbes du premier groupe ne prennent pas de s à<br />

l’impératif. Mais puisque même les ministres donnent le mauvais<br />

exemple. Quelle calamité, en effet ! Loin du « cinq fautes<br />

zéro », l’orthographe a du plomb dans le l, les illettrés s’étant<br />

multipliés. Jadis présenté comme le « Jardin des Lettres », avec<br />

Rabelais, Ronsard, Descartes et Balzac pour têtes d’affiche, la<br />

Touraine n’échappe pas à la règle en vogue du « j’écris à la va<br />

comme j’te pousse ».<br />

« Une faute d’orthographe est une faute de goût », assénait<br />

le général de Gaulle, rivé à ce carcan qui nous structure, tant<br />

il est vrai que l’orthographe, c’est la langue, donc notre identité.<br />

Laquelle langue n’est pas dans son assiette, notamment<br />

sur les marchés et chez les restaurateurs, où les fautes font<br />

recette. Aussi, avons-nous mis les pieds dans les plats. A s’en<br />

régaler tant c’est gratiné. Maints professionnels des métiers<br />

de bouche cuisinent en effet le français avec une étonnante<br />

désinvolture, leurs cartes et ardoises étant truffées de fautes.<br />

Chaud devant : la double lettre hachée menue, le féminin<br />

tranché net et le pluriel avec supplément. De quoi avaler sa<br />

langue tant notre addition est salée, ainsi qu’on le constatera<br />

dans ces pages, qui devraient inciter maints restaurateurs à<br />

investir dans un dictionnaire, sans faute !<br />

#18<br />

Jean-Luc Pechinot


www.tourangl-mag.fr #19


l Tendance<br />

Jusqu’aux panneaux de signalisation ! Car il ne faut<br />

pas d’accent circonflexe sur coteaux. Les fautes ? On<br />

le les compte plus. Les mails professionnels en sont<br />

truffés pour 90 % du flux. Même les courriers et CV<br />

de motivation n’y échappent pas.<br />

#20


l Tendance<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

U & ME<br />

# Trouver son alter ego... en gagnant du temps. En ces temps de zapping à tout vent, cette agence<br />

matrimoniale se révèle « new style », créneau vidéo : « souriez, c’est pour vYou and me, me and<br />

you... Forever ?<br />

Tout comme le tramway, les revoilà. Tombées en désuétude<br />

à la fin du siècle dernier, les agences matrimoniales<br />

reprennent des couleurs. Celles, par exemple, de U & Me,<br />

dont le concept se veut « du XXIe siècle ». Foin de la jungle<br />

des sites, de leurs beaux parleurs et de leurs photos souvent<br />

datées, et que l’image fixe se mette à bouger !<br />

Faut voir ? C’est tout vu… Avec U & Me, la quête de l’être<br />

aimé passe par un « accompagnement personnalisé »<br />

dans l’air du temps, Phech Lang, sa conceptrice, prenant<br />

le temps de rencontrer autour d’un café ses (éventuels)<br />

futurs abonnés : question de feeling, seuls celles et ceux<br />

les plus “vrais” accédant à l’inscription. Laquelle génère<br />

la singularité de cette agence, à savoir cette vidéo par laquelle<br />

on découvre le (la) postulant (e) qu’elle a filmé(e) et<br />

interrogé(e) chez lui, sur ses goûts, désirs et autres affinités.<br />

Plus parlant qu’une photo, ces minutes d’intimité permettent<br />

de se montrer intéressé, voire charmé… ou pas. A chaque<br />

mois, sa nouvelle proposition, l’abonnement, en offre de<br />

lancement, n’étant encore facturé mensuellement que 70<br />

€. Certes, l’amour n’a pas de prix, mais autant gagner du<br />

temps et dès lors tenter d’aller plus vite à l’essentiel.<br />

Jean-Luc Pechinot<br />

PHECH LANG 07 69 90 80 37<br />

HTPP://WWW.FACEBOOK.COM/UANDME.TOURS<br />

HTPP://WWW.INSTAGRAM/U.AND.ME.TOURS<br />

www.tourangl-mag.fr #21


l Lochois Rabelaisie<br />

Impassible<br />

Alfred<br />

# « On est du pays où l’on est né et où l’on a été<br />

remué dans son premier berceau. » Etincelant<br />

prosateur et poète d’exception, Alfred de<br />

Vigny naquit à Loches, où il ne revint jamais,<br />

mais que la ville a à jamais « lochisé » avec<br />

une magistrale statue de Sicard. Représenté<br />

dans son manteau, dans une pose méditative<br />

et fière, le plus illustre natif du Lochois s’est<br />

drapé dans son quant-à-soi : « Seul le silence<br />

est grand, tout le reste est faiblesse. »<br />

Copenhague a sa Petite Sirène, Bruxelles son Manneken Pis, le<br />

pont de l’Alma son Zouave et Loches… sa statue d’Alfred. Erigée<br />

dans sa ville natale en 1909, au pied de la tour Saint-Antoine,<br />

à l’initiative du député Chautemps, l’inauguration avait<br />

été présidée par le ministre des Colonies et l’écrivain Alfred<br />

Capus. Signée par le plus illustre des sculpteurs tourangeaux,<br />

François Sicard, la haute silhouette de bronze du poète allait<br />

vite devenir le nombril de la cité.<br />

Debout à son carrefour stratégique, qui fut aussi celui de l’histoire<br />

de Loches, le plus illustre natif du Lochois (en 1797) en<br />

aura vu, couler de l’eau, face à la cascade de la minoterie, en<br />

témoin impassible des grandes heures de la cité : les mobilisations<br />

de 1914 et 1939, les fêtes grandioses de 1910 et 1929,<br />

les comices agricoles et les défilés du 14-Juillet, l’exode puis<br />

la débâcle, le passage furtif du maréchal Pétain et l’entrée<br />

moins discrète des Allemands. Lui-même faillit être victime de<br />

la guerre. Condamné à être fondu, il ne dût son salut qu’au<br />

courage de quelques Lochois, qui l’enlevèrent pour le transporter<br />

à l’abri dans une cave toute proche. C’est dire si, à Loches,<br />

on a toujours tenu à Alfred.<br />

« La vie n’a qu’une chose de bonne en soi, c’est sa brièveté »,<br />

écrira Vigny, immortalisé place de la Marne par l’illustre sculpteur<br />

François Sicard.


l Lochois<br />

Réinstallé sur son socle à la Libération,<br />

le poète n’a depuis cessé de<br />

vieillir paisiblement, sans même<br />

avoir sourcillé en 1971, quand la<br />

municipalité prit l’initiative, pour<br />

fluidifier la circulation à l’entrée de<br />

la ville, et malgré les oppositions,<br />

de transférer Alfred sur la place de<br />

Verdun, face à la longue façade<br />

néoclassique du palais de justice. Il<br />

faudra attendre 1998 pour que l’emblématique<br />

statue retrouve toute sa<br />

stature, à son emplacement initial,<br />

ô combien plus visible, au pied de<br />

l’altière tour Saint-Antoine.<br />

Drapé dans son mépris pour les<br />

choses d’ici-bas, le poète semble interroger<br />

les nues de son regard profond,<br />

dédaignant le va-et-vient des<br />

humbles mortels qui s’agitent autour de lui, comme indifférent<br />

aux outrages que lui font parfois subir des fêtards éméchés,<br />

puisqu’on l’a vu certains matins couvert de bien étranges couronnes<br />

ou, pire, barbouillé de vives couleurs. Alfred, quoi qu’il<br />

arrive, reste de bronze.<br />

Jean-Luc Pechinot<br />

Le 15 août 1909, l’inauguration de la statue<br />

de Vigny déplaça la foule et pas moins de<br />

sept fanfares du Lochois. Un feu d’artifice et<br />

l’embrasement des monuments clôturèrent<br />

cette journée millésimée.<br />

« Un pays où l’on respire un air si pur »<br />

« Connaissez-vous cette contrée que l’on a surnommée le<br />

Jardin de la France, ce pays où l’on respire un air pur dans<br />

des plaines verdoyantes arrosées<br />

par un grand fleuve ? Si vous avez<br />

traversé, dans les mois d’été, la<br />

belle Touraine, vous aurez longtemps<br />

suivi la Loire paisible avec<br />

enchantement, vous aurez regretté<br />

de ne pouvoir déterminer, entre les<br />

deux rives, celle où vous choisirez<br />

votre demeure, pour y oublier les<br />

hommes auprès d’un être aimé…<br />

Les bons Tourangeaux sont simples<br />

comme leur vie, doux comme l’air<br />

qu’ils respirent, et forts comme le sol puissant qu’ils fertilisent.<br />

On ne voit sur leurs visages ni la froide immobilité<br />

du Nord, ni la vivacité grimacière du Midi ; leur visage a,<br />

comme leur caractère, quelque chose de la candeur du vrai<br />

peuple de saint Louis : leurs<br />

cheveux châtains sont encore<br />

longs et arrondis autour des<br />

oreilles comme les statues de<br />

pierre de nos vieux rois ; leur<br />

langage est le plus pur français,<br />

sans lenteur, sans vitesse, sans<br />

accent ; le berceau de la langue<br />

est là, près du berceau de la<br />

monarchie. »<br />

Alfred de Vigny<br />

« Cinq Mars ou une conspiration sous Louis XIII »<br />

www.tourangl-mag.fr #23


l Rabelaisie<br />

Le marché de Chinon<br />

# Chaque jeudi, entre le quai de la Vienne et la vieille ville, il prend ses aises au pied de la monumentale<br />

statue en bronze d’une flamboyante Jeanne d’Arc guerroyant à cheval. De ses quelque cent exposants,<br />

une cinquantaine font dans l’alimentaire, à raison de 1,46 € le mètre linéaire. De galipettes en chèvres<br />

fermiers et d’huile de cameline en caramel de beurre salé, on y remplit son panier de bons produits.<br />

Pietro Guadagno<br />

Tutto va bene… Assurément optimiste quant au<br />

bien-fondé de son « extradition » de sa trop pauvre<br />

Sardaigne natale, Pietro donne de la couleur à ce<br />

marché avec sa pasta italiana. De fagottini en tortelloni<br />

et de tagliolini en agnoletti, rouges, vertes ou<br />

blanches, on en prend plein les yeux, les crevettecourgette<br />

et les citron-ricotta étant particulièrement<br />

appréciées. De pancetta en coppa et de bresaola<br />

en mortadelle, on a aussi là de la charcuterie buonissima,<br />

ainsi qu’un excellent parmigiano de vingtquatre<br />

mois d’affinage.<br />

Chantal Guillemain<br />

Des lustres qu’elle fait des galipettes !<br />

A Langeais, Bourgueil et Chinon, Chantal<br />

a ses fidèles de ce gros champignon<br />

de Paris, vendu 4,20 € le kilo, à griller<br />

et à farcir : « Vous le faites un peu<br />

suer au four, puis vous le garnissez de<br />

rillettes, de fromage de chèvre ou de<br />

beurre persillé. Et vous le remettez au<br />

four un quart d’heure à 180°. C’est un<br />

délice », assure la champignonniste, qui<br />

cultive ce paris en maison de culture, à<br />

Bourgueil. Son étal propose aussi des<br />

pleurotes, pieds blonds et shii-takés<br />

d’un petit producteur de la Vienne.<br />

Stéphanie et Emmanuel Faye<br />

De leurs parcs à huîtres de la Baie du Chapus, à<br />

Bourcefranc, Stéphanie et Emmanuel Faye tirent de la<br />

marennes-oléron fort bien affinée en claire, à la gloire<br />

du premier bassin ostréicole d’Europe, de 45 000 à<br />

60 000 tonnes d’huîtres étant commercialisées chaque<br />

année. Sur leur étal aussi, une vraie perle : l’exceptionnelle<br />

« spéciale Irlandaise » importée de là-haut et à<br />

laquelle on prendrait vite goût.<br />

Vincent Rafault<br />

Il a le look, ce coco de la lentille ! Cheveux de rasta, ce cordial néobaba cultive sur ces<br />

terres de Crouzilles de la céréale bio qu’il transforme lui meme en farine avec son petit<br />

moulin à meule de pierre. Blé, épeautre, seigle, maïs, seigle ou sarrasin, Vincent veille<br />

au grain. Sur son étal encore, des lentilles, haricots et patates de sa production, ainsi que<br />

ses huiles, de colza, tournesol et cameline, cette dernière, au goût d’asperge, ayant « de<br />

bonnes propriétés pour la peau ».<br />

#24


Marie-Christine Hamet<br />

Ils fleurent bon le terroir, les rustiques fromages<br />

de chèvre au lait cru de Marie-Christine,<br />

agricultrice à Ceaux-en-Loudun et fidèle<br />

au marché de Chinon depuis trente ans.<br />

Nourries aux céréales et à la luzerne de la<br />

ferme, ses quarante Alpines lui offrent de<br />

quoi façonner des « pur bique » si prisés<br />

qu’ils ne se vendent qu’en frais, nature, au<br />

poivre ou aux « saveurs du jardin ». Il est<br />

prudent de ne pas attendre midi…<br />

l Rabelaisie<br />

Cathy Deffontaines<br />

Ils ne se comptent guère que sur une main, les apiculteurs<br />

tourangeaux à vivre de leurs ruchers. En l’occurrence<br />

du pays de la Maulne pour Cathy et Olivier<br />

Deffontaines qui, de leurs mille colonies d’abeilles,<br />

tirent des miels de châtaignier, tilleul, acacia, tournesol<br />

et toutes fleurs. Du nectar à partir duquel ils<br />

fabriquent un pain d’épices des plus fondants, celui<br />

au gingembre confit étant un pur régal.<br />

Lydie Fievre<br />

De toutes les couleurs, elles ont bonne<br />

mine, les carottes de Lydie. La souriante<br />

maraichère de Varennes sur<br />

Loire la bien nommée, fait valoir ses<br />

beaux légumes bio avec un succès<br />

dont atteste l’incontournable file d’attente.<br />

Laquelle laisse le temps d’admirer<br />

tomates, aubergines, navets,<br />

cardes et autres radis noir qui respirent<br />

la santé. A en devenir végétarien !<br />

Catherine Chudeau<br />

Il a de l’allure, le vieux Tub Citroën<br />

de Catherine. La jolie crêpière de<br />

Saint-Rémy-la-Varenne y joue de la<br />

spatule pour des crêpes et galettes<br />

préparées sur une base bio de blé<br />

et sarrasin, et essentiellement vendues<br />

par six (4,25 €), à réchauffer<br />

et garnir chez soi. On peut aussi se<br />

faire plaisir illico presto avec une<br />

galette saucisse-oignons-fromagesauce<br />

moutarde, ou avec une<br />

crêpe caramel au délicieux beurre<br />

salé maison.<br />

Maria Ag<br />

Le rouge, le vert et le jaune<br />

du drapeau portugais arrêtent<br />

l’œil et renvoient aux<br />

« deliciosas portuguesas »<br />

de Maria et Lucia, qui rappellent<br />

l’importance de la<br />

communauté portugaise en<br />

Touraine : accras de morue,<br />

beignets de crevettes et de<br />

légumes, saucisses de pain<br />

et viande, gâteaux de Noël<br />

et autres « pasteis de nata ».<br />

Du « comme là-bas ».<br />

www.tourangl-mag.fr #25


l Amboisie<br />

Amboise en<br />

mode fifties<br />

# Loin des danses de cour... Ce week-end-là, au parc des<br />

Mini-Châteaux, la cité royale s’est habillée à la mode<br />

Amérique des fifties. Avec son festival Hillbilly Bop, le<br />

seul en France à glorifier ce genre musical, Amboise<br />

confirme que la musique s’y décline sur tous les tons.<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

#26


l Amboisie<br />

Welcome America !<br />

De Chevrolet 1947<br />

en Chrysler 1948 et<br />

d’Oldsmobile 1953 en<br />

Cadillac 1956…, que<br />

d’antiquités sur roues :<br />

de la belle bagnole américaine<br />

et de la moto non<br />

moins vintage, dont maintes<br />

Harley-Davidson, rutilantes à<br />

merveille, pour fond de décor d’un<br />

festival qui trace sa route. Lequel, pour sa<br />

deuxième édition, aura encore déplacé de<br />

toute la France des centaines d’aficionados<br />

de cette musique proche du rockabilly et du<br />

western-swing, et ramenant à une époque<br />

où Elvis Presley, Johnny Cash, Carl Pertkins<br />

et Buddy Holly commençaient à se faire un<br />

nom.<br />

Autant de stars mythiques adulées par les groupes, très lookés,<br />

qui se sont succédé sur scène, dans une ambiance à se croire<br />

revenu au temps des pin-up, nombre de festivaliers ayant<br />

joué le jeu de la tenue d’époque. Clou de la programmation,<br />

importé de Suède et de renom international, The Country side<br />

of harmonica Sam aura particulièrement enthousiasmé ces<br />

« bopistes » en pleine cure de nostalgie. Vivement l’année<br />

prochaine au Pays des rois !<br />

Jean-Luc Pechinot<br />

www.tourangl-mag.fr #27


l portfolio<br />

Tours du trottoir à la cave<br />

Photos Colette Gauthier<br />

Elle a l’œil ! Jouant au pied levé de son basique Olympus et de son Canon de poche, Colette Gauthier s’est muée depuis<br />

sa retraite en photographe éclairée. Saisissant, parfois au vol, tout ce sur quoi notre regard ne prend pas le temps de<br />

s’arrêter, elle se fait découvreuse d’images de notre quotidien. Sa récente exposition quartier Velpeau nous ayant régalés,<br />

la voilà donc auteur d’un premier portfolio sublimant des ouvertures de caves, remarquées çà et là sur les trottoirs d’un<br />

Tours dont elle aime esthétiser maints détails, son arrêt sur rues nous rappelant que la photo est affaire d’œil plus que<br />

de technique : « L’appareil photo n’a jamais fait une grande photo, pas plus qu’une machine à écrire n’a fait un grand<br />

roman. »<br />

© Colette Gauthier<br />

#28 www.tourangl-mag.fr


l portfolio<br />

© Colette Gauthier © Colette Gauthier<br />

www.tourangl-mag.fr #29


l portfolio<br />

© Colette Gauthier<br />

© Colette Gauthier<br />

#30


l portfolio<br />

© Colette Gauthier<br />

© Colette Gauthier<br />

www.tourangl-mag.fr #31


l Agenda Bu et approuvé<br />

#32


l Agenda<br />

Nourri de<br />

Rabelais<br />

# Rabelais, du vin, des idées... Du 9 au 12<br />

novembre, la Rabelaisie vivra à l’heure de ses<br />

Nourritures Élémentaires. . Bons vivants et<br />

aventuriers de l’esprit, ne pas s’abstenir.<br />

Construit comme un hymne à la pensée rabelaisienne dans ce<br />

qu’elle a de résolument contemporain, le festival Les Nourritures<br />

Élémentaires remet le couvert en Rabelaisie. Après la nourriture<br />

et le rire, place à la guerre, une quinzaine d’écrivains, philosophes,<br />

seiziémistes et artistes devant converger vers la « petite<br />

ville de grand renom » pour des conférences, concerts et autres<br />

spectacles… et dégustations, le « céleste piot » devant bien sûr<br />

irriguer ces quatre jours d’humanisme.<br />

De quoi doper les méninges de tous ces penseurs, tel le philosophe<br />

Pascal Tarrano, qui « conférencera » sur le thème « Drôles<br />

de guerres, ou comment le rire triomphe de l’horreur », en s’appuyant<br />

sur l’intervention de frère Jean des Entommeures lors du<br />

sac de l’abbaye de Seuilly. Chapitre dans lequel Rabelais réussit<br />

à nous faire rire à la description du traitement infligé aux soldats,<br />

alors que le spectacle des corps démembrés susciterait de l’horreur<br />

dans un contexte réaliste. Drôle de guerre ou guerre pour de<br />

rire, cet épisode permet dès lors de s’interroger sur la façon dont<br />

le rire peut s’emparer de la guerre pour la dénoncer.<br />

Combien d’autres conflits d’ailleurs, narrés sur un mode burlesque,<br />

dans l’œuvre d’un Rabelais en guerre contre l’obscurantisme, les<br />

censeurs et la pensée dogmatique. Des batailles à coups de lancers<br />

de poules du « Gargantua » à l’assaut des Dipsodes contre le<br />

royaume d’Utopie dans le « Pantagruel », en passant par le conflit<br />

contre les Andouilles dans le « Quart Livre ».<br />

Nourri d’une vingtaine de rendez-vous, ce troisième festival se<br />

déploiera de l’abbaye de Seuilly à la forteresse de Chinon et de<br />

la maison de Max Ernst à la Devinière, où son conservateur, Alain<br />

Lecomte, commentera l’exposition Rabelais versus Nostradamus,<br />

en prélude d’une dégustation des vins tirés des vignes voisines.<br />

Car avec notre moine-médecin, on en revient toujours à la « purée<br />

septembrale », une autre exposition, « Paroles à boire » étant<br />

à voir absolument au musée Le Carroi, avec la deuxième plus<br />

grande collection de verrerie au monde.<br />

Le verbe, le verre… et l’assiette, l’inévitable banquet théâtral des<br />

Caves Painctes étant prévu lui aussi sur le thème de la guerre,<br />

tant sur scène que sous la fourchette. Au-delà de Rabelais, on y<br />

citera peut-être Carmet : « La seule arme dont se soient servis les<br />

Tourangeaux est le tire-bouchon. »<br />

www.facebook.com/lesnourritureselementaires<br />

au Cinéma CGR centre-ville<br />

4, place François-Truffaut - T0URS<br />

Mardi 21 novembre à 14h30, 17h45, et 20h30<br />

Mercredi 22 novembre à 14h30 Jeudi 23 novembre à 14h30<br />

Gratuité pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés d’un parent<br />

Renseignements : 06 16 49 92 72<br />

www.tourangl-mag.fr #33


l gens en vue<br />

La<br />

Jet<br />

37<br />

Jean-Luc Péchinot<br />

Alain Oller, Didier Edon, Philippe Briand, Olivier Arlot, Henri Leclerc<br />

City’halles en fête<br />

Que la lumière soit… et que votre volonté soit fête ! Soirée haute en couleur…<br />

et en saveurs, le 5 octobre, « au cœur des halles », où Citya a régalé quelque<br />

trois mille invités jusqu’au couvre-feu de 2h. Organisée par Nathalie Molisson<br />

Conseils, cette soirée de prestige entendait faire valoir les bons produits de<br />

cette vitrine tourangelle haut de gamme que sont les halles de Tours, divers<br />

« toqués » de Touraine, dont Didier Edon, Olivier Arlot et Henri Leclerc, ayant<br />

apporté leur concours à cette grand-messe du palais. A la gloire surtout du<br />

troisième acteur français de l’administration de biens, Citya pesant, selon le<br />

journal « Les Echos », 245 millions d’euros de chiffre d’affaires. Reposant sur<br />

2900 personnes et 150 agences immobilières en propre, le groupe tourangeau<br />

s’est enrichi ce printemps du réseau de franchises Laforêt, qui s’appuie lui sur<br />

700 agences et 3000 collaborateurs. Un géant orchestré par Philippe Briand,<br />

par ailleurs l’incontournable président de Tours Métropole, accompagné dans<br />

sa tournée-dégustation de Frédéric Augis, son vice-président, et d’un aréopage<br />

de VIP du cru.<br />

Frédéric Augis, Olivier Arlot, Philippe Briand<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

#34


l gens en vue<br />

Laurence Perez, Sandrine Vallée<br />

Klaus Rinke au CCC OD<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

Un angle glamour<br />

« All you need is love this winter » : la nouvelle accroche pub de la lingerie<br />

Valege s’exprime en vitrine de la 75ème boutique inaugurée, à l’angle des rues<br />

Jules-Favre et de la Scellerie par Sandrine Vallée, sa gérante, et Laurence Perez,<br />

créatrice de cette marque milieu de gamme. Laquelle se veut « glamour, sexy et<br />

pour toutes les silhouettes ». Jusqu’au bonnet G, la taille moyenne de la Française<br />

étant désormais un 90 C.<br />

De chair en enchères…<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

Klaus Rinke, Alain Julien-Laferrière<br />

Figure majeure de l’art contemporain allemand et international,<br />

« Jules Verne de l’art visuel », Klaus Rinke a inauguré la<br />

nouvelle exposition du Centre de création contemporaine<br />

Olivier Debré, mené par Alain Julien-Laferrière. Pièce maîtresse<br />

de cette rétrospective, l’Instrumentarium, exposé dans la Nef,<br />

se veut un arsenal d’instruments de récupération, de mesure<br />

et de circulation de l’eau, l’artiste ayant mélangé les eaux de<br />

douze fleuves et rivières traversant l’Europe, du Pô au Danube<br />

et du Tage à la Loire. Présentée en 1985 à Beaubourg, cette<br />

monumentake composition sculpturale entend « laisser place<br />

à notre réflexion sur le monde ». Jusqu’au 1er avril au CCC OD.<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

Aymeric Rouillac, Christine Gaumain-Massé, Noémie Caillault,<br />

Léa Perrier, Denis Gannay<br />

Noble dessein que celui d’Au sein des femmes, cette association<br />

accompagnant les femmes touchées par un cancer qui frappe près<br />

d’une femme sur huit. Menée à Tours par Christine Gaumain-Massé,<br />

on lui doit de s’être investie dans la vente aux enchères qui, à l’hôtel<br />

de ville, lui a permis de réunir 3 300 € par le marteau d’Aymeric<br />

Rouillac. Une vente ayant porté sur les photographies de l’exposition<br />

L’ombre des fleurs, construite par le photographe Denis Gannay et la<br />

fleuriste Léa Périer, qui ont su poétisé dans un onirique univers floral<br />

des poitrines opérées ou reconstruites. Comédienne victime de la<br />

maladie, Noémie Caillault l’aura, elle, raconté dans une émouvante<br />

conférence qui fut un moment fort de cet Octobre rose.<br />

Julien Lavergne, Virginie Briand, Matthieu Régnier<br />

AZ Prod. : tout un programme !<br />

Tapis rouge et tentures noires pour l’inauguration des nouveaux locaux d’AZ Prod. et<br />

MS multi sceni, avenue Maginot, à Tours. Ayant lancé AZ Prod. il y a seize ans dans le<br />

garage de sa maison, Julien Lavergne aura fait prospérer son entreprise au point d’en<br />

faire l’un des leaders de son créneau spectacles dans l’Ouest, quelque 150 spectacles<br />

étant ainsi programmés pour la saison 2017-2018. De Laurent Gerra à Julien Clerc<br />

et d’Indochine à Camille et… Petit Ours brun, un plateau éclectique rehaussé par<br />

la sonorisation et les éclairages de MS multi sceni, Matthieu Régnier dirigeant cette<br />

performante filiale. Promues par Virginie Briand, ces deux enseignes font référence<br />

dans le monde du spectacle, de Tours à Bourges et d’Orléans à Blois, Châteauroux,<br />

Niort, Châtellerault, Bressuire,ou encore Trélazé et Mouilleron-le-Captif.<br />

© Jean-Luc Péchinot<br />

www.tourangl-mag.fr #35

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