Diversités magazine numéro 6

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Magazine

N°6 - septembre 2015


le débat

L’école : un outil de

démocratie ?

4

sommaire

N°6 - Septembre 2015

6

Rosa Parks

Le feuilleton

Suggestions

Lectures, films, musique

8


10

Culture

gastronomie

et recettes

Espagne

Focus

Tempo Color Festival

12

13

Figures

emblématiques

Benazir Bhutto

& Grâce Dotou

+

7

7

14

15

La vidéo du mois

la parole est à vous

du côté du cripel

Agenda


LE débat

L’école : un outil de démocratie ?

Qui a eu cette idée folle, un

jour d’inventer l’école ?

Contrairement à la croyance populaire,

Charlemagne n’est pas l’inventeur

de l’école.

On trouve des références à un enseignement

scolaire dès l’Egypte

ancienne. Les romains et les grecs

disposaient aussi de systèmes éducatifs,

mais réservés aux enfants

privilégiés.

Le rôle de Charlemagne s’est cependant

avéré fondamental puisque

c’est lui qui a décidé que l’instruction

serait accessible à tous,

y compris les enfants des familles

pauvres. A l’époque (le 8 e siècle),

il s’agissait surtout d’apprendre la

religion, la lecture et l’écriture. Pour

les riches, comme pour les plus démunis.

En effet, au Moyen-Age, l’église

joue un rôle primordial dans l’éducation,

qui va perdurer pendant

un millénaire. Elle se sent investie

du droit d’éduquer la jeunesse. Ce

n’est qu’avec l’avancée des découvertes

que l’on a commencé à enseigner

d’autres matières, et puis,

que l’école deviendra aussi laïque.

L’obligation scolaire en Belgique

Dans la lignée de Charlemagne et

de sa vision de l’école comme un

outil favorisant l’égalité, la Belgique

a, dès sa naissance, considéré l’éducation

comme un droit fondamental.

L’article 24 de la Constitution

belge le consacrera en instaurant

une obligation scolaire sur tous les

mineurs d’âge, dès l ‘année où ils

atteindront l’âge de 6 ans, domiciliés

ou résidant sur le territoire

belge. (pour tous les détails de

l’obligation scolaire, cliquez ici).

Signalons qu’en Belgique, obligation

scolaire ne veut pas dire obligation

d’aller à l’école. En effet, les

parents peuvent décider d’éduquer

leurs enfants à la maison et les exa-

mens peuvent être passés auprès

d’un jury central.

L’UNICEF insiste également sur le

fait que l’école n’est pas seulement

un devoir mais aussi un droit.

Les caractéristiques du système

éducatif belge

Le système éducatif belge tel qu’il

est actuellement conçu, résulte de

la paix scolaire coulée dans une

loi votée le 29 mai 1959, le Pacte

scolaire. Cette loi définit quelques

grands principes du système éducatif

belge : la liberté de choix de

l’éducation des enfants par les

parents, la fin des tensions entre

réseaux, la gratuité de l’enseignement

obligatoire, quel que soit le

réseau choisi.

Avant ce « pacte » il existait beaucoup

de tensions entre les écoles

dépendant de l’état ou des communes

(appelé « réseau officiel) »,

et celles relevant d’un organisme

de droit privé souvent catholique

(repris sous le nom « réseau libre »).

Les partis politiques discutaient

beaucoup sur le montant des subventions

à accorder aux uns et aux

autres et diverses manifestations

ont eu lieu. Un troisième réseau

existe également : le réseau privé.

Il n’est pas très développé en Belgique.

Il ne reçoit aucun subsides

de l’Etat et n’est pas soumis à la

gratuité. Pour un schéma de l’organisation

de l’enseignement général

en Belgique, cliquez ici

Quels éléments de démocratie ?

La liberté de choix (les parents

peuvent placer leurs enfants

dans l’école de leur choix et pas

en fonction de critères géographiques,

comme aux Etats-Unis,

par exemple) et la gratuité (l’école

ne peut exiger de paiement pour

ses services), associée à l’obligation

scolaire se révèlent être des

éléments fondamentaux d’une

école démocratique. Le concept de

neutralité de l’enseignement également,

puisqu’il tend à favoriser un

esprit de tolérance, le respect des

libertés, des droits fondamentaux

et des conceptions philosophiques,

idéologiques ou religieuses variées.

Par ailleurs, il existe aussi un enseignement

de promotion sociale qui

intervient aussi dans le cadre de la

formation personnelle et professionnelle

continue.

Le débat


Quelques chiffres sur

l’enseignement en

Fédération Wallonie-

Bruxelles (FWB)

L’école c’est 130 000 acteurs de

l’éducation et plus d’un million

d’élèves et étudiants en FWB.

Selon les indicateurs de l’enseignement,

la Fédération Wallonie-Bruxelles

a consacré en

2013 7,2 milliards € à son système

éducatif. La dépense intérieure

d’enseignement francophone

atteint 9,9 milliards €,

soit 6,7 % du PIB francophone.

Un élève scolarisé depuis le maternel

jusqu’à la fin du secondaire

sans redoublement coûte

aux autorités 79 031 €. S’il va

jusqu’au Master universitaire,

son parcours coûte 118 190 €

(chiffres 2012-2013).

Pour des élèves avec des besoins

éducatifs spécifiques (troubles des

apprentissages ou du comportement,

déficiences visuelles, auditives

ou physiques, retard mental,

maladie ou convalescence), l’enseignement

dit « spécialisé » a été

créé. Du personnel paramédical,

psychologique et social complète

l’équipe éducative, afin de permettre

à l’élève de poursuivre son

cursus scolaire en fonction de ses

besoins et de ses potentialités et

un encadrement pédagogique permet

une certaine individualisation

de l’enseignement.

La fin des inégalités ?

Selon le programme PISA (acronyme

pour « Programme international

pour le suivi des acquis des

élèves »), le système scolaire belge

reproduirait les inégalités sociales.

En partie à cause de son organisation.

En effet, les enfants des milieux

favorisés fréquentent presque

tous l’enseignement de général, les

enfants de milieux plus pauvres se

trouvent pour ainsi dire exclusivement

dans les filières de qualification,

dénonce l’APED (Appel pour

une école démocratique)

Qui obtient un diplôme de l’enseignement

supérieur, par exemple ?

19% des jeunes dont les parents ont

un diplôme de l’enseignement secondaire

inférieur, 37% des jeunes

dont les parents ont un diplôme de

l’enseignement secondaire supérieur

et 67% des jeunes dont au

moins un des parents a lui-même

un diplôme de l’enseignement supérieur.

A côté de sa qualité, la gratuité de

l’enseignement est bien souvent

mise à mal. Si les écoles ne peuvent

réclamer des frais d’inscription,

elles réclament parfois des frais

scolaires (livres, photocopies, excursions)

qui peuvent chiffrer.

Vers un pacte pour un enseignement

d’excellence

Face à tous ces constats, un processus

de réflexion est lancé en janvier

2015 par la ministre de l’Education,

afin d’accroître la qualité

de l’enseignement francophone en

Belgique, et l’adapter aux défis du

21 e siècle (pour tous les détails sur

le processus, cliquez ici). Il prend la

forme d’une grande consultation

ouverte à tous et construite autour

de quatre thématiques : gestion,

savoirs et compétences, élèves,

professeurs et direction.

Début juillet, les premiers groupes

de travail ont livré leur résultats et

proposé une série de propositions

de réforme, telles que la gratuité

totale de l’enseignement, l’abaissement

de l’âge de l’obligation scolaire

à 3 ans, un allongement de

la présence en classe, une redéfinition

des savoirs et compétences

à transmettre aux élèves. Il s’agit

de restimuler le désir d’apprendre

auprès des jeunes, et mettre l’accent

sur l’utilité des acquis. Il est

également proposé de développer

un tronc commun jusqu’à 15-16

ans. Il comprendrait des nouvelles

matières telle que le numérique, la

formation à la citoyenneté et à la

pensée critique.

Ce rapport intermédiaire préconise

également l’adoption d’une stratégie

pour parvenir à terme à la «gratuité

totale» de l’enseignement.

(Pour consulter tous les documents

relatifs au Pacte à les synthèses des

premiers travaux, cliquez ici)

Une fois approuvées par le gouvernement

en septembre prochain,

ces priorités seront soumises à

quatre nouveaux groupes de travail.

Ceux-ci auront pour mission

d’élaborer des plans d’action précis

qui seront soumis au début de l’été

2016 au gouvernement de la Fédération

pour adoption définitive. La

mise en oeuvre des premières réformes

devrait alors débuter peu

après. Même si tous les acteurs

tendent à s’accorder sur le besoin

de réviser le système, d’aucuns s’inquiètent

des délais très courts pour

la réflexion et la mise en oeuvre.

le débAT


Rosa Parks

Le feuilleton

Pour avoir refusé de se lever le 1 er

décembre 1955, Rosa Parks sera

arrêtée et inculpée pour trouble de

l’ordre public et violation des lois

locales. Cela va causer un raz-demarée

de protestations et amener

un pasteur, alors inconnu, Martin

Luther King, a diriger un boycott

des bus et lutter contre les discriminations.

Trois revendications immédiates

sont mises en avant :

1) que les Blancs et les Noirs

puissent s’asseoir où ils veulent

dans l’autobus

2) que les chauffeurs soient plus

courtois à l’égard de toutes les personnes

3) que des chauffeurs noirs soient

engagés.

Le boycott dure 381 jours. Beaucoup

de personnes se mirent à la

marche, des taxis conduits par des

Noirs font des trajets au tarif du

bus (10 cents). Quelques Blancs les

rejoignent, parfois par idéologie,

parfois simplement parce qu’ils ont

besoin de leur main d’oeuvre. Peu à

peu, grâce en partie à l’écho international

du mouvement, les fonds

commencent à arriver, permettant

de mettre en place un service

d’autobus parallèle, ou plus modestement

l’achat de paires de chaussures.

Finalement, le 13 novembre 1956,

la Cour suprême des États-

Unis statue par l’arrêt Browdler v.

Gayle que la ségrégation dans les

bus est anticonstitutionnelle. La

nouvelle ne parvient à Montgomery

que le 20 novembre. Le boycott

cesse dès le lendemain.

Si la ségrégation a été abolie dans

les bus de l’État, ce n’est pas encore

le cas pour les liaisons interétatiques.

Ce n’est qu’en 1964

que les lois ségrégationnistes

sont abrogées par le Civil Rights

Act qui interdit toute forme de

ségrégation dans les lieux publics,

puis en 1965 par le Voting Rights

Act qui supprime les tests et les

taxes imposées aux Noirs dans certains

états pour leur accès au statut

d’électeur.

Lyndon Baines Johnson signant le Civil Rights Act le 2 juillet 1964

La ségrégation a-t-elle tout à fait disparu aujourd’hui ?

Les Etats-Unis n’étaient pas le seul état à pratiquer la discrimination.

A travers l’histoire, de nombreuses nations y ont eu recours,

comme l’Australie, l’Allemagne nazie, la Rhodésie et l’Afrique du

Sud avec son apartheid.

Quelques sociétés modernes sont officiellement ségrégationnistes.

Par exemple, l’article 153 de la constitution de la Malaisie sépare

nettement, d’une part, les Malais et les autres population

indigènes de Malaisie, (collectivement désignés bumiputras c’està-dire

« enfants du territoire »), et, d’autre part, les non-Malais, en

accordant aux premiers des privilèges particuliers.

Cependant la plupart des pays désapprouvent la discrimination

raciale. Mais, cela ne veut pas dire que les inquiétudes exprimées

au sujet des différences de race, de religion et de culture

ne se manifestent plus. Elles prennent aujourd’hui la forme de

controverses sociales ou politiques. Ces débats servent de prétexte

officiel à une certaine forme de discrimination culturellement

acceptée ou de moyen socialement convenable de discuter

des frictions culturelles, religieuses et économiques, qui peuvent

résulter la discrimination raciale. Par exemple, les controverses

sur l’immigration cachent souvent des préoccupations en ce qui

concerne la culture ou la composition raciale des immigrants. Des

problèmes de relation raciale touchent également des sujets qui

n’y sont apparemment pas liés comme la pauvreté, la santé, les

impôts, la religion, l’imposition à tous de normes culturelles, et,

même, la mode.

rosa parks


La parole est à vous

Aujourd’hui, dans les transports en

commun à Bruxelles, deux hommes

sont venus s’asseoir en face de moi

et l’un deux a commencé par faire

des gestes obscènes à son copain.

Ensuite il a commencé à parler de

choses sexuelles en essayant de les

maquiller avec un vocabulaire alimentaire.

Il le faisait exprès pour que je l’entende,

que je sois mal à l’aise et

peut-être que je réagisse. Je n’ai

rien fait, rien dit, d’une part je regardais

par la fenêtre, d’autre part

je devais parfois répondre à un sms

sur mon gsm donc j’étais «occupée».

Mais j’ai vécu cela comme un

exhibitionnisme verbal, une per-

sonne empiétait sur mon espace

sonore personnel avec ses obscénités.

Que devais-je faire? Réagir? Pour

dire quoi? Il voulait que je réagisse,

c’est certain, sûre de cela je n’ai pas

voulu le faire, mais il m’a dérangé

donc j’aurais dû faire quelque

chose. En tant que femme j’ai

réagi comme d’habitude, comme

on nous l’apprend, à savoir, faire

comme si de rien n’était. C’est un

automatisme chez nous les filles.

On repère quelque chose qui ne va

pas mais on nie. Dès le moment où

ils se sont assis en face de moi je

savais qu’ils étaient bizarres mais

j’ai nié. Parce que si il fallait réagir à

chaque fois qu’il se passe quelque

chose de bizarre dans les transports

en commun je ne sortirais

plus de chez moi. J’aurais dû aller

parler au conducteur et lui dire que

deux hommes m’importunaient...

Vous aussi, libérez-vous ! Parlez-nous

de votre expérience

de discrimination.

Contribuez à une oeuvre artistique.

Pour plus d’info, cliquez ici

la vidéo du mois

Une personne enveloppée peut-elle manger ce qu’elle veut sans se faire insulter ?

Cliquez ici pour plus d’info sur le contexte de cette vidéo et sur les phénomènes de discrimination au surpoids

la parole est à vous


Suggestions

S

U

G

G

E

S

Livres

ESsai • adulte

BD • adulte

album • jeunesse

Marie-Josèphe Bonnet

Adieu les rebelles, Flammarion,

2014.

La militante homosexuelle féministe

dénonce ce qu’elle considère

comme la fin de la conte-culture: le

mariage pour tous. Elle y voit une

régression de la cause des femmes

et le retour du patriarcat. Elle s’attache

également à la question du

« droit à l’enfant » par le recours à

des techniques médicales de filiation

et par un projet « d’émancipation

du biologique ».

Pour une discussion plus détaillée

de ce livre, cliquez ici

Une suggestion de Alliage.

Manu Larcenet & Patrice Larcenet

Lazarr - tome 1 de la série Les Entremondes,

Dargaud, collection

Poisson Pilote, 2000

L’histoire de deux personnages

dans le Mississipi des années 60

durant la ségrégation. Metzger,

un shérif violent et raciste et Bird,

un jeune noir américain. Suite à

un rebondissement, les deux personnages

sont projetés dans un

monde étrange où ils doivent coopérer

malgré eux.

Le thème dominant de l’album est

le racisme. Les fréquentes piques

qu’ils échangent servent à la fois

à détendre le lecteur et à souligner

leur irréductible opposition.

L’arrière-plan métaphysique, avec

référence à la Bible élargit la question

à celle de la haine en général.

Attention, humour noir, fantastique,

dialogues percutants, sauvagerie à

tous les niveaux.

Pour plus d’informations, cliquez ici

Une suggestion de l’Université de

Liège

Simon Martin

Ma grand-mère chante le blues,

Rouergue, 2011.

Quand la grand-mère du narrateur

était une jeune fille, il y avait

la guerre. C est à cette époque qu

elle rencontre Budy Slim, un soldat

afroaméricain débarqué en Normandie

avec pour seules armes, sa

guitare et sa voix profonde. Avec

Budy Slim, elle découvre le blues

et l’amour. Mais bientôt Budy Slim

repart aux États-Unis avec son régiment,

la laissant avec un grand

vide dans le coeur et un grand plein

dans le ventre... Depuis ce jour, elle

aussi, tous les jours, elle chante le

blues...

Disponible dans toutes les bibliothèques

de la Ville de Liège.

suggestions


T

I

O N S

Films

Musique

roman • jeunesse

Trio Tibidi

Malorie Blackman

Boys don’t cry, Milan, 2011.

Dante, 17 ans, vient de passer le

bac et se destine au métier de

journaliste. Mais un beau jour, son

ex-copine, Mélanie, dont il n’a plus

entendu parler depuis des mois arrive

avec un bébé. Le sien. Le leur.

Elle prétexte une course et s’en va

pour ne plus revenir. Etre père à 17

ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les

garçons ne pleurent jamais..

Épaulé par son père et son frère

Dante va se découvrir père et va

revoir ses plans d’avenir.

A partir de 14 ans.

Disponible dans toutes les bibliothèques

de la Ville de Liège.

Dheepan

Dheepan est un ancien soldat du

mouvement indépendantiste tamoul

écrasé par le pouvoir sri-lankais

en 2009. Il gagne la France en

se joignant à une femme et une fille

inconnues afin de passer pour une

famille parfaite. Il se retrouve dans

une cité offrant un décor de désolation

et de violence urbaine. Face

à l’agression, il reprend peu à peu

sa posture de combattant.

Chronique d’un phénomène social

Dheepan n’est pas le premier film à

évoquer le sort des migrants chassés

de leur terre vers des contrées

qui ont oublié jusqu’au sens du mot

« hospitalité », et l’on retrouvera la

confrontation avec une administration

incompréhensible, la découverte

de mœurs étranges. À ceci

près que chacune de ces étapes

est ici le rouage d’une mécanique

dramatique puissante, qui force

l’intérêt.

Palme d’or au festival de Cannes.

Actuellement en salle.

Visionnez un extrait en cliquant ici

Un trio en chanteuses. Partant du

la, elles accordent leur voix. Le

diapason donne le premier son.

Les cils battent, les pommettes

saillent. Trois fleurs, une vibration,

un regard. Les langues se délient,

donnant aux doigts le clic... que les

pieds claquent.

Ariane, Julie et Muriel chantent

d’une seule voix, en choeur, a cappella.

On ne sait plus... qui donne

le ton, qui sonne l’aigu. De Gainsbourg

à Purcell, de Buenos Aires à

Madras, du grommelot au français

acrobatique, l’humour de ces donzelles

fait sonner l’harmonique.

Surprenant voyage dans la chanson,

revisitée de fond en comble.

Le joyeux trio de comédiennes

chanteuses manie à merveille l’art

du clin d’oeil et métamorphose le

plus classique des originaux.

Concert gratuit le dimanche

13 septembre à 12h30 sur la Place

du XX Août.

Ecoutez un morceau en cliquant ici

suggestions


Culture, gastronomie et recettes

Espagne

Soupe de lentilles au

chorizo

Il suffit de voir le nombre de mots

espagnols relatifs à la nourriture

utilisés couramment dans la langue

française pour comprendre qu’on

ne rigole pas avec la gastronomie

en Espagne. Tapas, chorizo, paella,

tortilla, gaspacho, serrano, autant

de concepts que nous avons intégrés

en nous léchant les babines.

A côté des incontournables, la cuisine

espagnole fait preuve d’une

incroyable diversité, chaque région

ayant sa et même ses spécialités.

L’Espagne étant bordée par la mer,

de nombreux plats sont à base de

poissons et de fruits de mers, mais

dans les montagnes, des plats plus

ruraux sont apparus, à base de

fèves par exemple

La gastronomie espagnole a été

influencée par ses nombreuses

découvertes, lors des différentes

conquêtes en Amérique latine,

en Asie, en Afrique : diverses épices

et nouveaux aliments en sont rapportés

comme les tomates, les

pommes de terre, la vanille, différentes

sortes de pois, le chocolat.

Les diverses occupations (phénicienne,

grecque, romaine et surtout

maure) ont également apporté leur

lot de changement, par exemple à

travers les amandes, les oranges,

les citrons et de méthodes alternatives

de préparation.

Pour en savoir plus sur la

culture espagnole, voici

quelques suggestions disponibles

au PointCulture

Gastronomie

DVD Sur la route des Saveurs

Musique

• Espagne : guitarra flamenca

• Espagne : musique de Castilla

y León

• Espagne : rondes, comptines

et berceuses

• Chants et musiques du

monde : Espagne

• Tonos humanos : Espagne

baroque

Sorte de hachis parmentier africain

Temps de préparation

10 minutes

Temps de cuisson

25 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes)

• 300 g de lentilles

• 1 gros oignon

• 1 chorizo

• 4 tomates (ou 1 boîte

de tomates pelées)

• 2 gousses d’ail

Préparation

Faire tremper vos lentilles quelques

heures avant cela les rendra plus

tendres.

Faire revenir ail et oignon avec un

peu d’huile d’olive dans la cocotteminute.

Rajouter les tomates découpées et

un 1/2 verre d’eau, saler, poivrer, et

ajouter si vous voulez un bouquet

garni.

Laisser cuire à feu doux jusqu’à obtention

d’un beau coulis.

Essorer vos lentilles, ajoutez-les

dans la cocotte et mouillez avec

l’équivalent des lentilles en volume

d’eau.

Faites cuire 15 min à partir du chuchotement

de la soupape.

Ouvrez la cocotte, goûtez, assaisonnez,

et rajoutez un peu d’eau si

elle s’est trop évaporée (c’est une

soupe).

Ajoutez des rondelles assez

épaisses de chorizo et faites cuire

10 mn encore.

Servez chaud, accompagné d’un

oeuf poché si vous voulez.

© www.samples.es

culture, gastronomie et recette


© cocinando con neus

culture, gastronomie et recette


focus

Tempo Color

du 25 au 27 septembre

Ce festival urbain, rendez-vous

incontournable du 4e WE de septembre,

fait vibrer la cité liégeoise

aux enjeux des solidarités Nord-

Sud et du développement durable

depuis 2002. Concerts, exposition,

spectacles de rue, animations, petit

déjeuner solidaire, ateliers, rencontre-débat,

marché de producteurs…

sont ici autant d’invitations,

conviviales et surprenantes, à une

réflexion pour un monde plus solidaire

et équitable.

Pour cette 15e édition, une thématique

: la protection sociale universelle,

et la garantie des droits

humains fondamentaux (l’accès à

l’alimentation, aux soins de santé,

au travail, au logement… décents).

Au programme du week-end :

* Ve 25/09 : concerts sur la place

des Carmes avec e.a. La Fanfare

du Belgistan, La Gallera Social Club

(VE), Asagaya (F-J)…

* Sa 26/09 : interpellations, animations,

marché des producteurs, fanfares

et théâtre de rue sur diverses

places du Centre-Ville dont un focus

« famille » sur la place Saint-Paul

avec e.a. : La Complet’Manfingue

(F), La Preuve par Neuf (F), « De

l’or dans les mains », la Manège de

l’arbre nomade, Sysmo…

* Di 27/09 : petit déjeuner solidaire

et rencontre-débat sur le droit au

logement pour tous au Musée de la

Vie Wallonne / Repair café et spectacle

« Los Heroes del Viento » à la

Tchicass place Sainte-Barbe

En plus de ce week-end phare, le

TempoColor propose durant toute

l’année des projets citoyens pour

les publics scolaires.

ACCES GRATUIT à toutes les activités

- www.tempocolor.be

Le TempoColor est organisé par le CNCD

-11.11.11, Les Chiroux – Centre culturel de Liège,

les Jeunesses Musicales de la Province de

Liège, Annoncer la Couleur, la Régionale PAC-

Liège ; en collaboration avec la Ville de Liège ;

et en partenariat avec de nombreuses associations.

L’exposition TOUS POUR TOUS.

est pour sa part accessible du

18 septembre au 21 octobre au

Centre culturel de Liège. Elle

présente les travaux d’artistes

contemporains qui témoignent

des révoltes et des menaces

liées à la protection de tout un

chacun mais aussi de la solidarité

de chacun pour tout le monde.

Vernissage le jeudi 17 septembre

dès 18h00, en ouverture du Tempocolor.

Avec à 19h00, un concert

gratuit des Callas s’Roles.

focus


figures emblématiques

Benazir

Bhutto

Benazir Bhutto est une femme politique pakistanaise

née à Karachi le 21 juin 1953. Elle

a été dirigeante du Parti du Peuple Pakistanais

(PPP) de 1984 à 2007 et a été deux fois

Premier ministre du Pakistan. Elle est ainsi

la première femme élue démocratiquement

à la tête d’un pays à majorité musulmane.

Elle a été l’une des principales opposantes

au pouvoir des présidents Muhammad Ziaul-Haq

et Pervez Musharraf, raison pour laquelle

elle a du vivre en exil de nombreuses

années. Chef de l’opposition, elle est alors

préssentie pour redevenir Premier ministre.

Le 27 décembre suivant (2007), deux semaines

avant les élections, elle meurt en

pleine campagne, victime d’un attentatsuicide

à l’issue d’un meeting. Sa mort provoque

d’importants troubles, trois jours de

deuil national et le report des élections qui

seront finalement gagnées par son parti.

Elle a obtenu le Prix des droits de l’homme

des Nations Unies à titre posthume en

2008.

Extrait de Résistants, Publics ou anonymes,

à travers le monde et à travers le temps,

CP_CR éditions.

La démocratie est ...

la meilleure revanche

Benazir Bhutto

Et Grâce Dotou inventa l’artisanat en sacs

de plastique recyclé.

Grâce Dotou habite Porto-Novo (Bénin). Elle en a marre de voir tous les

sachets en plastique qui jonchent sa ville et décide de les recycler de

manière ingénieuse. Elle met six mois à confectionner un premier sac

à partir des morceaux de sacs plastiques ramassés dans la rue, lavés,

désinfectés et découpés en fines bandes, puis tissés. Elle perfectionne

son art puis le partage afin de créer des objets artisanaux divers. Elle

apprend ensuite à des jeunes filles et à des femmes des communautés

locales comment vendre ces produits, leur permettant ainsi de gagner

de l’argent tout en nettoyant l’environnement. Elle reçoit le prix de l’élimination

de la pauvreté du Programme des Nations Unies pour le développement

en 2002, après avoir recyclé deux millions de sacs en plastique.

figures emblématiques


Du côté du

Le 1 er janvier 2013 a marqué l’entrée

en vigueur de la réforme du code

la nationalité belge. Le nouveau

code instaura des critères plus

stricts en vue de l’acquisition de la

nationalité par déclaration et par

naturalisation, La complexité et la

sévérité de cette nouvelle loi ont

fait chuter le nombre de demandes

d’acquisition de la nationalité belge

de plus de 65% entre 2012 et 2013.

Cette réforme et les nouveaux critères

qu’elle impose a créé pas mal

de confusion auprès des demandeurs,

mais aussi opérateurs issus

du milieu associatif, notamment

concernant les critères d’intégration

sociale qui posent encore de

nombreuses difficultés.

Afin de faire le point sur les implications

de cette réforme et d’apporter

des réponses aux questions récurrentes

à la matière, le CRIPEL et

l’asbl Objecti(e)f organiseront le

jeudi 1 er octobre 2015 une journée

d’étude et d’information intitulée

« Devenir belge en 2015». Cette

journée s’articulera en deux parties.

La matinée sera consacrée à une

table ronde réunissant experts et

praticiens autour de cette thématique

qui tenteront d’identifier les

implications majeures de la réforme

et les questions qu’elle continue de

soulever. Lors de cette table ronde,

le CRIPEL et Objectief auront le

plaisir d’accueillir Mme Julie Fernandez

Fernandez, échevine de

l’État Civil de Liège et membre de

la commission naturalisation de la

chambre ; Mme Nathalie Gobin,

substitut du procureur du Roi de

Liège ; M. Patrick Wauthelet, professeur

de Droit à l’ULg ; Mme Caroline

Apers, juriste à l’ADDE, ainsi

qu’un représentant du Ministre wallon

de l’Action sociale et un représentant

du SPF Justice. Les travailleurs

sociaux, juristes, étudiants

et toute personne intéressée par

la thématique sont invités à nous

rejoindre afin des profiter des analyses

de nos intervenants et leur

poser toutes leurs questions.

L’après-midi laissera place à des

ateliers thématiques à destination

des –futurs- demandeurs afin de

leur fournir une information claire

à propos des différentes conditions

à remplir afin d’introduire une

demande. La visite des ateliers se

déroulera par groupes composés

sur inscription.

Le CRIPEL et Objecti(e)f se réjouissent

donc déjà d’accueillir

chacun dans le cadre d’une journée

citoyenne qui se voudra riche en

informations et accessible à tous.

La participation à cette journée est

entièrement gratuite, l’inscription

est obligatoire.

Infos pratiques

1 er octobre 2015

Musée des transports en commun

rue Richard-Heinz, 9

4000 LIEGE

9h-12h Table ronde

13h30-18 Ateliers

Infos et inscription (obligatoire)

nationalite@cripel.be

04 220 01 20

le cripel


agenda

5 septembre

Séance d’information

atelier d’écriture Maternances

Se construire une identité féminine

dissociée de la norme de la maternité,

permettre à d’autres expériences

de s’écrire - animé par Brigitte

Liébecq

Barricade - 10h30 - Gratuit.

17 septembre

Vernissage de « TOUS

POUR TOUS »

Exposition accessible du 18 septembre

au 21 octobre. Elle présente

les travaux d’artistes contemporains

qui témoignent des révoltes

et des menaces liées à la protection

de chacun et la solidarité entre tous

Centre culturel Les Chiroux. 18H

vernissage, 19h, concert des Callas

s’Rolles.

27 septembre > 9 octobre

Blockbuster

Nicolas Anciaux / Collectif Mensuel

Prenant conscience de la violence

de la classe dominante à son

égard, le peuple décide de mener

la riposte.

Théâtre de Liège, salle de la

grande main. Entre 22 et 4€.

5 septembre

Conférence Homosexualité

et prostitution

aison Arc-en-Ciel - 16h30 - Gratuit.

5 & 6 septembre

Retrouvailles

écouvrez les programmes, engagements

et activités d’associations

nombreuses et variées.

Parc d’Avroy, gratuit. 11h-19h. Restauration

au village gourmand prolongée

en soirée. .

12 septembre

Gay Street

Manifestation festive et musicale

proposant diverses activités telles

que des défilés, des spectacles

transformistes, des podiums musicaux,

tout cela sous l’emblême du

drapeau arc-en-ciel.

Place cathédrale, dès 11h30

25 > 27 septembre

Tempo Color

Concerts, exposition, spectacles

de rue, animations, petit déjeuner

solidaire, ateliers, rencontre-débat,

marché de producteurs…

Centre ville et Place des Carmes.

Gratuit.

27 septembre

Vernissage de l’exposition

Eric Derkenne

Atteint d’une trisomie sévère, il ne

pouvait s’exprimer par la parole.

Découvrez sa méthode précise et

immuable : un réseau de circonvolutions,

de cercles et de serpentins

de traits, plus ou moins serrés, donnant

naissance à d’énigmatiques

portraits.

Exposition du 28/09 au 10/12, du

mardi au vendredi, de 12 à 18h et les

dimanches et soirs de représentation.

Théâtre de Liège. 13h.

30 septembre

Les Belges des Congolais,

les Congolais des

Belges

Cet atelier vise à initier une réflexion

partagée et actualisée sur

les principales représentations qui

trament les relations entre Congolais

et Belges, leurs ressorts et leurs

dynamiques.

Cité Miroir, Espace Francisco Ferrer.

Gratuit sur réservation : 04/230

70 50, reservation@citemiroir.be

13 septembre

Picnic urbain

Avec diverses activités dont le trio

Tibidi et spectacle « L’appartement

à trous ».

Dans le cadre de CU Festival

Place du XX Août, rendue aux piétons

pour l’occasion. Dès 10h. Gratuit

Merci à nos partenaires qui ont collaboré

à ce numéro : PointCulture - La Maison

des Sciences de l’Homme (ULg) - le

Cripel - Les Bibliothèques de la Ville de

Liège - l’Université de Liège - le CPCR -

Les Jeunesses musicales - Les Chiroux,

centre culturel de Liège - Alliage - CNCD

11.11.11. - Annoncer la couleur - Pac Liège

agenda


diversités

Magazine

Cabinet de l’échevin de la Culture

et des Relations interculturelles

04 221 93 33

www.liege-diversites.be

Mensuel - N°6 - Septembre 2015

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