Diversités magazine numéro 7

villedeliege

Diversités magazine le magazine de toutes les diversités

diversités

Magazine

La diversité

dans la presse

N°7 - octobre 2015


le débat

La diversité dans la presse

4

sommaire

N°7 - Octobre 2015

6

Rosa Parks

Le feuilleton

Suggestions

Lectures, films, musique

8


10

Culture

gastronomie

et recettes

Amérique du Sud

Focus

Monsieur

12

13

Figures

emblématiques

Frida Kahlo

& Melitta Bentz

+

7

7

14

15

La vidéo du mois

la parole est à vous

du côté du cripel

Agenda


LE débat

La diversité dans la presse

L’Association des journalistes professionnels

(AJP) a récemment

réalisé une étude analysant les

contenus des quotidiens belges en

matière de diversité (sexe, âge, origine,

professions, handicap). Nous

vous en proposons ci-dessous les

constats (souvent en comparaison

avec les résultats de la même

étude menée il y a quatre ans), et

des pistes de réflexion.

Les constats

• Les femmes sont peu représentées,

circonscrites à la sphère

familiale et décrites comme des

victimes

A peine 17,31% des intervenants

sont des femmes dans la presse

alors que celles-ci constituent 51%

de la population belge. Par rapport

à l’étude précédente, elles gagnent

4% de présence en politique et en

économie mais elles reculent ou

stagnent dans tous les autres domaines.

Par exemple, dans l’enseignement,

secteur majoritairement

féminin, elles n’atteignent que 37%

de représentation, contre 43% en

2001.

Il est par ailleurs interpellant de

constater que les femmes ne sont

bien souvent identifiées que par

leur prénom (41% des cas), alors

que les hommes bénéficient d’une

identification avec nom, prénom et

profession (84% des cas).

Si les femmes jouent un rôle principal

dans un article, c’est bien souvent

parce qu’elles sont cantonnées

à une posture de victime. Du

reste, elles sont régulièrement rattachées

à la sphère familiale (elles

sont présentées comme «femme

de», «mère de», «fille de») alors que

les hommes sont le plus souvent

associés à la sphère du travail.

Dans tous les cas, les fonctions

d’expert ou de porte-parole sont

remplies par des hommes à 86%,

tout comme en 2011. Aucune amélioration

de ce côté-là, donc.

• Les jeunes en dessous de 19 ans

sont sous-représentés. A partir de

19 ans, surreprésentation à travers

le sport

En général, les jeunes ont peu l’occasion

de s’exprimer dans la presse

quotidienne. (seulement 18%). Plus

l’intervenant est jeune, moins il est

interviewé (de 11% pour les 3-12

à 27% pour les 26-30 ans). Notons

cependant que si les enfants de 3

à 12 ans forment 34% de la population,

leur âge leur empêche souvent

de tenir des propos articulés.

Les 19-25 ans sont en surreprésentation

relative dans la presse (19%),

tout comme les 26-30 ans (16%),

alors qu’ils ne forment respectivement

que 8% et 6% de la population.

Les jeunes de 3 à 30 ans sont

présents dans 24% des articles de

presse quotidienne. Ils apparaissent

principalement dans les articles à

thématique sportive (50%).

Quand ils ne sont pas travailleurs

(les 19-30 ans) ou élèves (les 3-18

ans), les jeunes nous sont présentés

comme des usagers ou des

consommateurs. Ils sont rarement

montrés comme des acteurs responsables,

par exemple dans une

position engagée. En outre, plus

l’individu est jeune, moins il est

identifié.

Les intervenants sont en majorité

masculins (70%) et seulement 0,51

% des jeunes identifiés présentent

un handicap. Ceci nous amène au

point suivant.

• Les personnes avec handicap,

Le débat


minorité invisible

Des chiffres qui parlent d’euxmêmes

: à peine 0,16% de personnes

présentant un handicap ont

été identifiées parmi les intervenants

des média écrits.

• Surreprésentation des cadres

supérieurs et des sportifs

Les catégories socio-professionnelles

(en résumé, les métiers)

mentionnées dans les médias écrits

sont en grande partie en lien avec

les cadres supérieurs (56%) ou

avec le sport.

Les artisans, les ouvriers, les vendeurs,

les étudiants sont pratiquement

absents.

• La présence de non-Blancs se

fait de plus en plus forte

Par rapport à 2011, le nombre d’intervenants

non blancs a presque

doublé (33% contre 11%).

En soi, ceci se profile comme une

bonne nouvelle. Elle reste toutefois

à nuancer puisque ces chiffres sont

surtout liés à une grande présence

dans l’information internationale

( 44% contre 29 en 2011) et dans

les sports (43%). Surtout ils apparaissent

pour 39, 39 et 41% des cas

dans les rubriques « politique »,

« faits divers » et « justice » et 56%

des auteurs d’actes répréhensibles

sont perçus comme non-blancs.

Rétablir l’équilibre

EGALITÉ DES GENRES DANS LE JOURNALISME

Quelques pistes de

solution :

• Un guide de bonnes pratiques

Afin d’améliorer la représentation

collective de la jeunesse et interagir

davantage avec elle, l’Association

des Journalistes Professionnels

(AJP) a publié un «Guide

de bonnes pratiques» qui recense

les initiatives déjà prises par des

jeunes, des médias ou des associations

pour améliorer la situation.

• Un annuaire d’expertes

« Si pour le choix d’un porte-parole,

un journaliste n’a pas d’influence,

lorsqu’il choisit un expert, c’est

totalement de son ressort », commente

Martine Simonis, secrétaire

générale de l’AJP. Afin de faciliter

l’interview de femmes, elle souhaite

proposer sous peu un annuaire des

femmes expertes. « Pour chaque

sujet, nous avons trouvé au moins

une femme experte » explique-telle.

Une base de données d’experts

En coopération avec le

Secteur de

la communication

et de l’information

Organisation

des Nations Unies

pour l’éducation,

la science et la culture

issus de la diversité

Selon le même principe que l’annuaire

d’expertes, une base de

données sera compilée avec des

experts issus de la diversité. En effet

l’amélioration de leur représentation

tient surtout du domaine de

l’international et du sport.

• Un travail dans les écoles et dans

les rédactions

Des actions de sensibilisation seront

menées au sein des différentes

rédactions et des hautes écoles et

universités qui dispensent un enseignement

en journalisme.

Aucune piste n’a été avancée pour

une meilleure représentation des

personnes avec handicap. Ceci

pourrait être inclus dans le travail

de sensibilisation et un travail

pourrait être réalisé avec l’AWIPH

pour changer les représentations

et constituer une base de données

d’experts et de personnages exemplaires.

En général, les constats de cette

étude s’avèrent assez décevants.

Espérons qu’avec les diverses initiatives

prévues, la prochaine étude

nous offrira un visage d’une presse

plus diverse. C’est l’affaire de tous !

Article basé sur l’étude de l’AJP

http://www.ajp.be/telechargements/diversite/diversite2015.pdf

et un article de JEAN-CLAUDE

MATGEN ET STÉPHANE TASSIN

publié le 06 août 2015 dans la libre

Belgique.

le débAT


Rosa Parks

Le feuilleton

Rosa Parks n’est pas la première à

refuser de céder sa place. Des militants

noirs ont commencé à préparer

la défense de Claudette Colvin,

étudiante de 15 ans, menottée et

arrêtée le 2 mars 1955, après qu’elle

eut refusé de céder son siège à un

homme blanc dans un bus public.

Elle clame que ses droits constitutionnels

ont été violés. Colvin est

alors membre active du groupe

de jeunes du NAACP (en français :

association nationale pour la promotion

des gens de couleur), dont

Rosa Parks était conseillère. Cette

dernière lève des fonds pour la défense

de Colvin. Mais peu après son

arrestation, cette dernière tombe

enceinte d’un homme marié plus

âgé, ce qui la décrédibilisera aux

yeux de sa communauté. Certains

pensent que la presse ségrégationniste

blanche ferait valoir la grossesse

de Colvin pour discréditer

tout boycott.

Le NAACP a également étudié

mais rejeté d’autres cas antérieurs

à celui de Rosa Parks, jugés insuffisants

pour faire face aux pressions

des opposants dans un affrontement

légal avec les lois ségrégationnistes.

Par exemple, une autre femme,

Mary Louise Smith, n’a pas été

défendue, la rumeur voulant

que son père soit alcoolique. Au

contraire, Rosa Parks est une des

femmes les plus distinguées de la

ville, dont l’éducation ne souffre

aucune objection possible. Elle fait

donc office d’étendard parfait pour

la cause noire.

Tania de Montaigne nous en dit plus sur l’histoire de Claudette

Colvin dans son livre : Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin

dans la collection « Nos héroïnes » chez Grasset.

« Prenez une profonde inspiration, soufflez, et suivez ma voix,

désormais, vous êtes noir, un noir de l’Alabama dans les années

cinquante. Vous voici en Alabama, capitale : Montgomery. Regardez

vous, votre corps change, vous êtes dans la peau et l’âme de

Claudette Colvin, jeune fille de quinze ans sans histoire. Depuis

toujours, vous savez qu’être noir ne donne aucun droit mais beaucoup

de devoirs… » Seulement, le 2 mars 1955, dans le bus de

14h30, Claudette Colvin refuse de céder son siège à un passager

blanc. Malgré les menaces, elle reste assise. Jetée en prison, elle

décide de plaider non coupable et d’attaquer la ville. Avant elle,

personne n’avait osé et ce jour marque le début d’un itinéraire qui

mènera Claudette Colvin de la lutte à l’oubli.

Noire est l’histoire de cette héroïne de quinze ans, toujours vivante,

et presque méconnue. Noire est le portrait d’une ville légendaire,

où se croisent Martin Luther King, pasteur de vingt-six

ans et Rosa Parks, couturière de quarante ans, pas encore Mère

du mouvement des droits civiques. Noire est le récit d’un combat

qui dure encore contre la violence raciste et l’arbitraire.

Pour un entretien de Tania de Montaigne et plus de détails sur ce

livre, cliquez ici.

Tania de Montaigne sera

présente à Liège le 25

novembre à la Cité Miroir

& participera également

le 26 novembre aux

Ateliers de la Culture au

Musée des Beaux-Arts de

Liège.

rosa parks


La parole est à vous

Mon voisin me voit arriver avec une

robe bigarrée. Il me dit que j’aime

l’Afrique. Je ne comprends pas. Ce

n’est pas vraiment un style africain.

Je lui demande pourquoi. Il m’indique

qu’il m’a vu passer avec un

« Africain » dans la rue. Je souris et

je lui réponds que c’est mon chef.

Mon voisin s’exclame alors, « quelle

horreur, je ne serais pas capable de

travailler avec un Africain ». Surprise,

je lui demande pourquoi. Il

me répond qu’il n’y a pas d’explication,

que c’est comme cela, qu’ils

ne travaillent pas bien ... Ceci m’interpelle

d’autant plus que mon voisin

est pakistanais et sans travail...

Vous aussi, libérez-vous ! Parlez-nous

de votre expérience

de discrimination.

Contribuez à une oeuvre artistique.

Pour plus d’info, cliquez ici

la vidéo du mois

Achèteriez-vous des vêtements bon marché si vous saviez qu’ils sont réalisés en exploitant des êtres humains ?

la parole est à vous


Suggestions

S

U

G

G

E

S

T

I

Livres

ESsai • adulte

BD • Jeunesse

Roman • Adulte

Jeffrey Weeks

Sexualité, Presses universitaires de

Lyon, 2014

Première traduction française d’un

ouvrage de Jeffrey Weeks, ce «

manifeste intellectuel » est d’ores

et déjà un classique anglo-saxon

depuis plus de vingt ans, une introduction

de pointe aux débats sur

les sexualités, le genre et l’intime.

Jeffrey Weeks retrace l’histoire de

la sexualité, pensée comme une

construction sociale, culturelle et

plurielle. Cette approche pionnière

permet de couvrir un large champ

d’investigation : les traditions religieuses,

les politiques identitaires,

la mondialisation, l’impact social

du sida, l’influence de la génétique

et de la psychanalyse, la lutte des

sexes, les nouveaux modèles familiaux...

Pour une discussion plus détaillée

de ce livre, cliquez ici

Une suggestion de l’Université de

Liège

suggestions

Marguerite Abouet & Mathieu

Sapin

Akissi - différents tomes, Gallimard.

Avec ses tresses dressées sur la

tête, sa bouille expressive et son

air effronté, Akissi est une fillette

pleine de vie, toujours prête à faire

les quatre-cents coups avec sa

bande de copains. Entre les tentatives

d’envoûtement du maître,

la recherche de sucreries, l’envie

d’avoir un animal doudou dans

son lit ou le désir d’éviter les longues

heures passées à être coiffée,

les occasions de s’amuser ou de

se mettre dans des situations cocasses

ne manquent pas.

Pour plus d’informations, cliquez ici

Une suggestion de l’Université de

Liège

Guillaume Chérel

Les pères de famille ne portent pas

de robe, Julliard, 2005.

Le 8 octobre 2001, Gregory Hemingway,

fils cadet d’Ernest, décède

dans une cellule de la prison pour

femmes de Miami. Agé de soixanteneuf

ans, ivre, vêtu d’une robe,

talons à la main, il hurlait des obscénités

aux passants quand il fut

arrêté par la police de Key Biscane.

Cet étrange fait divers va changer

le destin de Jack Hemrit, écrivain

et journaliste quadragénaire, qui

tente sans succès de rafistoler sa

vie amoureuse et artistique dans la

campagne toulousaine.

Découvrant la nouvelle, Jack se précipite

a Londres pour interviewer

une certaine Mrs Hicks. Cette mystérieuse

« vieille dame indigne « a

non seulement soufflé Pauline (la

mère de Gregory) à Hemingway,

quelques décennies plus tôt, mais

vécu en concubinage avec elle

jusqu’à sa mort. Elle séduit immédiatement

le jeune homme qui, de

révélation en révélation, va découvrir

les mystères de sa propre histoire

familiale...

Une suggestion de Alliage


O N S

Films

Théâtre

Musique

Youth

(Jeunesse/La Giovinezza)

L’Italien Paolo Sorrentino nous

offre avec ce film une fable onirique

et optimiste sur le temps qui passe

servie par trois monstres sacrés

en pleine forme. C’est l’histoire de

deux amis de +/- 80 ans, un chef

d’orchestre (Michael Caine) et un

réalisateur (Harvey Keitel) qui se

retrouvent dans un établissement

thermal en Suisse. Ils portent un regard

curieux et tendre sur les vies

décousues de leurs enfants, sur la

jeunesse flamboyante des scénaristes

qui travaillent pour Mick, et

sur les autres occupants de l’hôtel...

Tandis que Mick s’empresse de terminer

le scénario qu’il considère

comme son dernier film, Fred, lui,

n’a aucune intention de revenir à

la carrière musicale qu’il a abandonnée

depuis longtemps. Mais

quelqu’un veut à tout prix entendre

ses dernières compositions et le

voir diriger un orchestre à nouveau.

Actuellement en salle.

Visionnez un extrait en cliquant ici

Les Barbares, Compagnie Hamadi

Le comédien Soufian El Boubsi

interprète l’histoire d’un homme

terrassé par les difficultés de la

vie dans une terre de misère. Il est

pourtant debout, répondant coup

pour coup au mauvais sort qui

s’acharne sur lui depuis l’enfance.

Lorsque quelques beaux signes

se révèlent dans sa vie (un amour,

la naissance d’un enfant, l’espérance

qui revient), sans crier gare, il

tourne le dos à ce qu’il a été et décide

de tenter la grande traversée

vers l’Eldorado. Mais ni mendiant,

ni gentil faisant partie de l’immigration

choisie, cet homme, avec

tous les travers de celui qui a dû se

forger face à l’adversité, est violent,

irascible, parfois malhonnête.

Un spectacle puissant sur les exils

forcés ou choisis d’aujourd’hui, sur

ceux que ni mirador, ni mer démontée,

ni barrière naturelle dite

infranchissable n’arrêtent, sur ces

hommes et ces femmes que le désir

de pain et de liberté poussent

vers le Nord magnétique, l’Occident

repu.

Représentations du 27 au 31 octobre

au théâtre de Liège

Maria Mazzotta

L’une des voix les plus émouvantes

des Pouilles et des musiques du

monde !

Dès son plus jeune âge, elle étudie

le piano et la harpe au Conservatoire

de Lecce, apprend le chant

d’opéra, la polyphonie et le chant

traditionnel du Salento : ce petit

bout de terre où se sont mêlées les

communautés italiennes, grecques

et albanaises.

Passionnée de musique salentine et

balkanique, elle rejoint, en soliste,

leCanzoniere Grecanico Salentino,

l’un des groupes-phares de la

world-music, puis le célèbre Notte

della Taranta dirigé par Goran

Bregović, véritable star de la scène

internationale.

Elle rencontre Redi Hasa, violoncelliste

albanais de Ludovico Einaudi.

Ensemble, ils créent un duo qui

offre une plongée dans la mémoire

des traditions du sud de l’Europe :

un bijou de virtuosité, d’exigence et

d’émotion.

En concert le 16/10 à 20h à la Caserne

Fonck dans le cadre du Festival

Voix de Femmes. 14€/18€ (en

prévente), 18€/22€ (sur place).

suggestions


Culture, gastronomie et recettes

Amérique latine

Empanadas

Vous aimez partir à la découverte

de nouveaux horizons et d’autres

cultures ? Vous aimez les couleurs,

la chaleur, la musique… ? Alors la

découverte des très chaudes ambiances

et spécialités culinaires

d’Amérique Latine vous comblera !

Faites ressortir votre âme de globetrotter

et laissez-vous embarquer

pour un voyage culturel et gastronomique

aux destinations plus succulentes

les unes que les autres !

Rendez-vous le 18 octobre à la

Maison de la laïcité de Liège, dans

ses nouveaux locaux du boulevard

d’Avroy, 86 (anciennement Territoires

de la mémoire, entrée par la

cour).

A partir de 12 h, repas avec des

spécialités de divers pays d’Amérique

latine au profit d’un voyage

solidaire au Chili et d’associations

chiliennes

14h30 : Trio Suriyé (Paola Marquéz,

Ann Vancoillie, Juan Antonio Caffiero

Jorquera)

Suriyé signifie « soleil » en sanskrit,

car une chose est sure, leur

musique est pleine de chaleur !

Mélange de musique latine et classique,

reprises et improvisations.

16h : Danses traditionnelles (Danzas

Raices del Mundo)

Spectacles gratuits, prix variés

pour les spécialités.

Pour en savoir plus sur la

culture latino-américaine,

voici quelques suggestions

disponibles au PointCulture

Musique

• Le tour du monde en chansons

: Amérique latine

• Ambiances du monde 1 :

Amérique latine

• Musique et cinéma du

monde : Amérique latine

(Argentine et Mexique)

• Musique et cinéma du

monde : Amérique latine

(Brésil et Cuba)

• Un solo camino : harpe en

Amérique latine

Documentaire

• Amérique latine : l’autre

Amérique

Sorte de hachis parmentier africain

Temps de préparation

25 minutes

Temps de cuisson

20 minutes

Ingrédients (pour 2 personnes)

• 1 pâte brisée (ou de la pâte à pain)

• 5 oignons

• 1 bol de viande (poulet ou boeuf),

soit environ 250 g

• 3 cuillères à soupe de farine

• 1 grosse poignée de raisins secs

• persil, thym (ou basilic)

• bouillon

• huile olive

• olives vertes ou noires

Préparation

La pâte : les Sud-Américains la font

avec de la pâte à pain, mais cela

marche très bien avec une pâte brisée.

La farce : faire revenir dans un peu

d’huile d’olive les oignons émincés.

Ajouter la viande émincée elle-aussi,

puis assaisonner.

Epaissir avec farine et bouillon puis

ajouter les raisins (variante : ajouter

des oeufs durs émiettés)

Vérifier l’assaisonnement et parsemer

de thym ou basilic en été ou

selon le goût de persil ou autre.

L’assemblage : étaler la pâte sur 1/2

cm et y découper des ronds de la

grandeur d’une soucoupe.

Mettre de la farce sur une moitié

ainsi que des olives, mouiller les

bords, replier et souder pour obtenir

un chausson.

Faire une cheminée pour laisser

échapper la vapeur. Eventuellement

dorer à l’oeuf.

Cuire 20 minutes à four chaud

(thermostat 8/240°C).

© VectorOpenStock.com

culture, gastronomie et recette


culture, gastronomie et recette


focus

Monsieur

Dans son spectacle, le personnage

«Monsieur» nous invite dans son

quotidien. Et sa vie à lui, comme

celle de beaucoup de monde d’ailleurs,

est pleine d’embuches. Solitude,

manque d’argent, secrets

bien cachés… sont autant de difficultés

qui compliquent son quotidien.

Face à cela, Monsieur résiste! Il

enjambe les obstacles, dépasse les

pièges de la vie. Pour rester debout,

il se crée tout un univers joyeux, un

peu fou, un peu magique, juste ce

qu’il lui faut pour colorer ce monde

rarement simple.

La diffusion de «Monsieur» entre

2015 et 2016 est un projet commun

du Théâtre de la Communauté et

du Réseau Wallon de Lutte contre

la Pauvreté. Symboliquement, la

première a lieu à l’occasion de la

journée internationale pour l’élimination

de la pauvreté, le 17 octobre

2015. Le spectacle permet de présenter

le sujet de l’appauvrissement

sous un regard artistique et

alternatif, loin des stéréotypes et

de l’apitoiement.

Afin que cette journée ne soit pas

qu’un épisode bref, où chacun se

soucierait de l’appauvrissement de

manière éphémère avant de passer

au jour suivant, le projet «Monsieur»

est répété, de 17 en 17, tous

les mois, jusqu’au 17 octobre 2016.

A chaque fois, «Monsieur» est accueilli

dans une province wallonne

différente. Au départ des représentations,

nous proposons aux publics

de prendre, dans chaque ville,

une place, de développer, d’imaginer

des réponses au personnage

du spectacle. Chacun pourra, en

fonction de qui il est, de ses envies,

de ses talents, prolonger le

spectacle à sa manière : du slam,

du chant, du théâtre, de la photo,

une dédicace, des installations… les

possibilités sont infinies. L’aboutissement

de ces différentes propositions

artistiques sera rendu visible

lors de la journée de clôture festive

en octobre 2016.

Première le 17 octobre 2015 à

20h à l’occasion de la journée

internationale pour l’annulation

de la pauvreté

au Centre culturel Les Chiroux

6€ ou art. 27

infos/réservations :

0498 86 55 20

Au Th. de la Communauté

Place Sainte Barbe, 16

Du 22 au 30 octobre

Du 20 au 28 novembre

lundi, mardi et jeudi : 10h et

14h

vendredi et samedi : 20h

mercredi : 10h et 15h (excepté

le 25 nov.)

6€ ou art. 27

infos/réservations :

0498 86 55 20

focus


figures emblématiques

Frida

Kahlo

Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón

ou Frida Kahlo, née le 6 juillet 1907, morte

le 13 juillet 1954 à Coyoacán au Mexique

est une artiste peintre. Elle joue un rôle

révolutionnaire à beaucoup de niveaux. En

peinture, par exemple. André Breton dira

même : « l’art de Frida Kahlo est un ruban

autour d’une bombe ». Elle est considérée

comme une des représentantes du surréalisme,

même si elle ne partage pas cet avis.

Elle trouve qu’elle peignait simplement sa

réalité. Dans la sphère privée, Frida kahlo

fait aussi preuve de subversivité. Elle décide

dès son jeune âge qu’elle ne veut pas suivre

le parcours traditionnel des femmes mexicaines.

Son mariage est très libre et elle s’intéresse

à l’émancipation de la femme dans

une société mexicaine encore très machiste

à l’époque.

Extrait de Résistants, Publics ou anonymes,

à travers le monde et à travers le temps,

CP_CR éditions.

P

ourquoi voudrais-je des

pieds puisque j’ai des ailes

pour voler

Frida Kahlo

Et Melitta Bentz inventa le filtre à café

Amalie Auguste Melitta Bentz naît le 31 janvier 1873 à Dresde en Allemagne.

Elle trouve que les percolateurs infusent trop le café. Les machines

à expresso de l’époque ont tendance à laisser des dépôts dans le

liquide et les filtres à manche en lin sont difficiles à nettoyer. Elle expérimente

plusieurs techniques et finit par utiliser du papier buvard des

cahiers d’école de son fils Willi et un pot de cuivre perforé avec un clou

pour filtrer le café. Ce café moins amer rencontre l’enthousiasme général

et elle décide de monter son entreprise.

A la mort de Melitta en 1950, l’entreprise vaut 4,7 millions de marks allemands.

L’entreprise emploie aujourd’hui 8000 personnes dans 18 pays

différents avec un revenu annuel de 950 millions de dollars.

figures emblématiques


Du côté du

Pourquoi se

radicalisent-ils ?

La sociologue Farhad Klostrrokhavar

définit le radicalisme

comme « le processus par lequel

un individu ou un groupe adopte

une forme violente d’action, directement

liée à une idéologie extrémiste

à un contenu politique, social

ou religieux qui conteste l’ordre

établi sur le plan politique, social

ou sulturel » 1 . Le radicalisme n’est

donc pas l’apannage d’une religion

en particulier et ne concerne pas

que la religion. Cependant, le radicalisme

qui nous préoccupe dans

cet article est celui véhiculé par

un discours religieux islamiste qui

se caractérise par une multitude

de courants idéologiques dont le

point commun est une interprétation

radicale de l’Islam qui permet

de légitimer le recours à la violence.

En effet, nous vivons une période

où de plus en plus des citoyens

partagent le sentiment que davantage

des jeunes sont touchés par

la radicalisation violente. Ceci est

renforcé d’un côté, par la découverte

choc de la présence sur le

territoire syrien de quelques milliers

de jeunes djihadistes venus des

pays européens dont la Belgique,

et de l’autre côté les attentats qui

ont touchés des villes européennes

comme Bruxelles ou Paris et dernièrement

le carnage évité dans le

Thalys Amsterdam/Paris.

Pourquoi se radicalisent-ils ? La

réponse n’est pas simple car plusieurs

facteurs déclencheurs

entrent en ligne de compte pour

que certains jeunes passent à un

acte violent ici ou ailleurs. À ce jour,

les études menées sur le sujet ne

présentent pas un profil typecar

ces djihadistes sont issus de toutes

les couches de notre société dans

la tranche d’âge de 16 à 30 ans.

Même si les fondamentalistes religieux

(salafistes) sont majoritaires

on retrouve aussi bien de jeunes

d’origine maghrébine ou afri-

caines en mal d’existence que des

européens de souche issus de la

classe moyenne (parfois chrétiens)

converti à l’Islam.

Aussi, il ressort des différentes

études, Mc Cauley et Moskalenko

(2008), Mellis (2007) et Moghaddam

(2005) … que le processus de

radicalisation violente a plusieurs

facettes : bottom-up, auto-radicalisation,

adhésion à un courant déterminé

ou recrutement en prison,

dans la rue, etc. Ainsi, les sources

de motivations peuvent être liées

aussi bien aux facteurs psychologiques

individuels qu’environnants,

aux événements critiques de la

vie qu’internationaux et géopolitiques,

à l’internet et la formation

des groupes. Elles englobent ainsi

le sentiment de non appartenance

et le rejet du système occidental

considéré ou ressenti comme la

domination politique, économique,

religieuse et culturelle. D’autres déclencheurs

sont cités : le sentiment

d’humiliation, d’injustice, de discrimination

ou d’exclusion, le racisme

et la montée de l’islamophobie ainsi

que le contenu haineux de sites

web qui proposent des réponses

simplistes aux frustrations sociales,

etc.

Pour prévenir ce phénomène le travail

est complexe car il devra mobiliser

tous les acteurs de la société :

les pouvoirs publics, la société civile

et les familles. Ensemble, il faudra

relever ce défi car chaque jeune

a besoin de perspectives dans sa

vie ; l’enseignement, les formations

et surtout le travail sont les chantiers

d’un grand projet à construire

pour demain.

1. F. Klostrrokhavar, Radicalisation, Paris, Ed. de

la Maison des Sciences de l’Homme, collection

Interventions, 2014.

le cripel


agenda

1 er octobre

Journée internationale

des personnes âgées

12 h : Ricki and the Flash • 14 h : Le

Petit Prince • 17 h : Floride – projection

suivie d’une rencontre autour

du thème : l’évolution technologique

au service des seniors • 20 h :

Youth – avant première

Cinéma Sauvenière, Gratuit sur

réservation • sans réservation, prix

habituels des séances

>7 octobre

Tous dans le même

bateau

Une péniche fait escale à Liège. Elle

vous propose de participer à des

activités de détente et de réflexion

pour un mieux vivre ensemble.

Ports des Marcatchous (Outremeuse)

et de Coronmeuse

8 octobre

Vardan Hovanissian &

Emre Gültekin

Vardan Hovanissian, d’origine arménienne,

et Emre Gültekin, d’origine

turque, proposent un concert

en duo, symbole de réconciliation.

Cité miroir - 20h

9 octobre

Souper de l’oasis des

contes

Avec le spectacle Monstres de la

Compagnie du Singe nu.

Hall Omnisports de Bressoux (5€/

enfant et 10€/adulte).

9 octobre

Cumbia Club de Liège

Leur cumbia est celle des campagnes

et des villages, un son de

danse et de transe…

Casa Nicaragua 5€

11 octobre

Voix sur Meuse

Festival international de groupes

vocaux.

Quai Van Beneden et Bd Saucy,

gratuit.

>13 octobre

Exposition Notr e

Congo/Onze Congo

Décodage de la propagande coloniale,

seule représentation de ce

que pouvaient être le Congo, le

Rwanda , le Burundi et l’Afrique à

l’époque. Ses répercussions se font

encore sentir de nos jours dans

certains stéréotypes et préjugés.

Point Culture, 2€

13 > 22 octobre

Festival Voix de

Femmes

10 jours pour explorer le meilleur

de la création féminine actuelle,

toutes disciplines et toutes origines

confondues !

Lieux & prix divers

17 > 30 octobre

Monsieur

Ce spectacle permet de présenter

le sujet de l’appauvrissement sous

un regard artistique et alternatif,

loin des stéréotypes et de l’apitoiement.

Voir page 12 ou ici

18 octobre

Culture et Gastronomie

spécial Amérique latine

Plats typiques, musique et danse

(voir page 10 pour plus d’infos)

Maison de la laïcité de Liège. Spectacles

gratuits, prix divers pour les

plats.

20 octobre

Woods of Yore & Sangre

de Muerdago

Concerts folk.

La Zone, 6€

21 octobre

Les Parlantes : Voluptés

d’Eros et de Lesbos

Lectures de textes de l’Antiquité

greco-latine, projection de photos,

de peintures et de statuettes érotiques,

grecques et romaines.

Maison Arc-en-Ciel de Liège, 19h30.

Entrée libre. Drink offert.

27 > 31 octobre

Les Barbares

Spectacle de la Compagnie Hamadi.

Voir description page 9.

Théatre de Liège.

>10 décembre

Exposition Eric

Derkenne

Atteint d’une trisomie sévère, il ne

pouvait s’exprimer par la parole.

Découvrez sa méthode précise et

immuable : un réseau de circonvolutions,

de cercles et de serpentins

de traits, plus ou moins serrés, donnant

naissance à d’énigmatiques

portraits.

Théâtre de Liège. Gratuit.

Merci à nos partenaires qui ont collaboré

à ce numéro : PointCulture - La Maison

des Sciences de l’Homme (ULg) - le

Cripel - Les Bibliothèques de la Ville de

Liège - l’Université de Liège - le CPCR -

Alliage....

agenda


diversités

Magazine

Cabinet de l’échevin de la Culture

et des Relations interculturelles

04 221 93 33

www.liege-diversites.be

Mensuel - N°7 - OCtobre 2015

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