Diversités magazine numéro 19

villedeliege

Diversités magazine le magazine de toutes les diversités

DIVERSITÉS

Magazine

NOUS SOMMES BEAUX !

19 - décembre 2017, janvier, février 2018

L’écriture inclusive


EDITO

Liège, ville hospitalière ?

Une fierté.

Le 27 novembre dernier le conseil

communal de la ville de Liège a

voté, à l’unanimité, une motion

instituant Liège en tant que « Ville

hospitalière ».

Nous sommes la première grande

ville de Belgique à adopter cette

charte qui prescrit une série de

mesures pour faciliter le meilleur

accueil et le séjour des migrants.

Mais il s’agit aussi pour la ville de

poursuivre son travail de sensibilisation

sur la thématique du rapport

à l’autre auprès de la population.

4

Focus

Campagne ‘Et si on

travaillait ensemble’

Conférence générale ECCAR

à Liège

Mars Diversités : appel à

participation

La charte contre le racisme, les

appels à projets, « Mars Diversités »

et l’accueil en avril prochain de la

conférence générale de la Coalition

européenne des villes contre

le racisme sont quelques-uns des

marqueurs d’une volonté politique

de jouer la partition de la solidarité.

sommaire

Modestement, nous prenons notre

part à cette dynamique en proposant

cette nouvelle édition du « Diversité

Magazine ». Le cercle de nos

lecteurs s’élargit pour mieux partager

notre volonté de déconstruire

les idées nauséeuses de rejet.

Plus que jamais, il convient de se

rappeler le slogan de la campagne

du CNCD : C’EST DES PRÉJUGÉS

QU’IL FAUT AVOIR PEUR, PAS DES

RÉFUGIÉS NI DES ÉTRANGERS.

L’Échevin de la Culture,

de l’Urbanisme et des Relations

interculturelles de la Ville de Liège

Le feuilleton

Afrique du Sud

6

8

Suggestions

Lectures, films, musique


10

gastronomie

et recettes

Le Japon

12

LE DÉBAT

L’écriture inclusive

Creahm

Rigoletto à l’Opéra

au profit du Créahm

14

+

7

7

14

15

La vidéo

Les outils de la diversité

coup de projecteur :

Sirius School

Agenda


focus

Et si on travaillait ensemble ?

Mini websérie

« Diversité » : on entend beaucoup

ce terme dans les médias, au travail,

dans la vie de tous les jours. Mais au

fond, ça veut dire quoi ? Au sens

large, il s’agit de l’ensemble des

caractéristiques qui construisent

l’identité et la personnalité d’un

individu : genre, âge, culture, apparence,

croyances, convictions, etc.

Gérer la diversité, c’est travailler sur

le vivre ensemble afin que ces particularités

deviennent une richesse

pour tous.

Ainsi, le projet « Campagne Diversité

» lancé en 2015, est mené par

le CRIPEL, en collaboration avec le

Consortium Diversité en Wallonie

et les Centres Régionaux d’Intégration.

Les acteurs se réunissent

régulièrement pour planifier et

concrétiser les actions liées à la

problématique, les études, les nouveaux

services, etc.

Dans le cadre de ce projet, la campagne

de sensibilisation « la diversité,

c’est l’histoire de tous » a démarré

concrètement à la rentrée

scolaire 2016 ; une nouvelle plateforme

internet riche en informations,

dates et autres supports, des

brochures à destination, notamment,

des services publics et des

employeurs, sont déjà disponibles

afin d’informer, d’accompagner,

d’inspirer.

En 2017, la campagne a pris une

nouvelle tournure avec la réalisation

d’une mini websérie « Et si on

travaillait ensemble ? » contant

le parcours d’une dizaine de personnes

issues de la diversité, success

stories accompagnées du

récit écrit dans une brochure à

destination des employeurs et du

grand public. Ces supports ont

été diffusés pour la première fois

lors du colloque « L’apport des

Migrants en Question : Constats et

Enjeux » organisé à Liège le 23 mai

2017, qui a rassemblé plus de 250

personnes.

Pourquoi ? Parce que le marché

du travail est sans cesse en train

d’évoluer. Il y a de plus en plus de

diversité parmi les demandeurs

d’emploi et les salariés. En pratique

donc, la gestion de la diversité en

ressources humaines s’attèle à l’intégration

professionnelle de tout

groupe possiblement discriminé

sur le marché du travail, à cause de

son apparence, ses convictions, ses

origines, son genre, son orientation

sexuelle ou son état de santé. Ainsi,

la gestion de la diversité vise à

tirer le meilleur de cette mixité de

main d’œuvre en s’inscrivant dans

le principe de l’égalité des chances,

en offrant à chacun des opportunités

d’emploi et de carrière selon ses

compétences et en permettant à

l’organisme d’améliorer sa relation

avec les usagers ou bénéficiaires.

Vous désirez en savoir plus ? N’hésitez

plus et consultez la plateforme

internet via www.diversitewallonie.

be ou www.facebook.com/diversitewallonie

Amnesty International

Le marathon des lettres

Le 16 novembre, Amnesty a lancé

sa traditionnelle Campagne

« bougies », qui culminera le 10

décembre avec la Journée internationale

des droits humains.

Rendez-vous le 9 décembre sur

le stand d’Amnesty place St Lambert

et le 10 décembre de 12 h à

20 h au cinéma Sauvenière pour le

marathon des lettres. ‘écrire pour

sauver des vies’. Venez signer une

lettre pour la défense des droits

humains. Amnesty International a

choisi de mettre un accent sur le

soutien à Hamid Babaei, doctorant

à l’Université de Liège, et emprisonné

en Iran depuis presque quatre

ans pour avoir refusé d’espionner

en Belgique. Pour plus d’infos sur

le cas d’ Hamid Babaei, cliquez ici.

focus


focus

Mars Diversités

Appel à participation

Conférence générale

d’ECCAR à Liège

Save the date

Des manifestations culturelles engagées

1 > 31 MARS 2018

La Ville de Liège organise la conférence

générale de la coalition européenne

des villes contre le racisme

les 26 et 27 avril 2018 à la Cité Miroir

sur le thème « Culture, Sports, Diversités

: Comment faire société ? ».

La coalition européenne des villes

contre le racisme (ECCAR, de son

acronyme en anglais) voit le jour en

2004 sous l’égide de l’UNESCO. Elle

se fédère au niveau européen au sein

d’une coalition mondiale. Elle entend

lutter contre toutes les formes de

racisme et de discrimination. Liège

fut la première ville wallonne à y adhérer,

elle fait partie de son comité

directeur depuis de nombreuses années

et assure une vice-présidence

depuis 2015.

Depuis 2011, le mois de mars est

devenu celui de la diversité grâce à

l’édition d’un programme reprenant

une série de manifestations sur le

thème de la lutte contre les discriminations.

Mars Diversités, c’est un mois de

concerts, d’expositions, de théâtre,

de conférences, de projections de

films ou d’animations pour les enfants

autour du thème des diversités,

qu’elles soient ethniques, de

genre, d’orientation sexuelle, d’âge,

etc.

La Ville de Liège lance un appel

à toutes les contributions utiles

pour définir une programmation

illustrant ces valeurs d’égalité dans

les diversités.

Nous vous invitons à nous rejoindre.

Comment ? Il suffit de nous renseigner

une action mise en œuvre par

votre organisme au mois de mars

prochain qui participe de cette logique.

Inscription avant le 15 janvier 2018

via le formulaire en ligne.

C’est de cet engagement toujours

plus actif que résulte le choix de

Liège pour accueillir au printemps

2018, non seulement un comité directeur

et une assemblée générale

(réservée aux membres de la coalition),

mais une conférence générale

ouverte à tou.t.e.s. les 26 et 27 avril à

la Cité Miroir.

Réservez d’ores et déjà ces dates à

vos agendas.

Une opération organisée en collaboration

avec l’Université de Liège, les

Territoires de la Mémoire et le Centre

d’Action laïque de la Province de

Liège.

Appels à projets interculturels

Lauréats 2017

Comme chaque année, la Ville de Liège a lancé en avril 2017 deux

appels à projets.

Le premier intitulé « ÉGALITÉ » récompense un projet qui favorise

le vivre ensemble dans la société multiculturelle liégeoise.

Le second «Solidarité Liège-Monde» encourage les initiatives qui

renforcent la solidarité entre les peuples.

Découvrez ici les projets des différentes associations primées.

Focus


Afrique du Sud

L e feuilleton : Mandela après la présidence

Dès 1996, Mandela laisse la gestion

quotidienne à Thabo Mbeki et il

ne se présente pas à un deuxième

mandat en 1999. Il reste cependant

très actif dans la vie sociale et politique.

Il se dote d’outils pour tendre

vers un monde plus égalitaire et

plus empreint d’humanité. En 1999,

le Fondation Nelson Mandela voit

le jour pour favoriser l’éducation,

le devoir de mémoire et la lutte

contre le SIDA. En 2007, Nelson

Mandela, Graça Machel et Des-

mond Tutu organisent organisent

à Johannesburg une assemblée

de dirigeants influents du monde

entier qui veulent contribuer, à

l’aide de leur expérience et de leur

sagesse, à résoudre les problèmes

les plus importants de la planète.

Ils se nomment Global Elders (les

anciens, ou sages, universels).

Mandela continue également à

intervenir dans la vie politique.

Au niveau national, il continue

à soutenir l’ANC. Au niveau

international, il prend position dans

le conflit israelo-palestinien (1999),

il joue le rôle de médiateur au

Burundi (2000), il prend position

contre George Bush et la guerre

en Irak (2002-2003), il essaie de

persuader Robert Mugabe de

quitter le pouvoir au Zimbabwe

(2007), etc.

À l’âge de 85 ans, en juin 2004,

Mandela annonce qu’il se retire de

la vie publique : sa santé décline et

il veut passer plus de temps avec

sa famille. Il déclare souhaiter pouvoir

se manifester plutôt que d’être

appelé. À mesure que les années

passent, Nelson Mandela prend de

moins en moins position sur les

problèmes internationaux et nationaux.

Une infection pulmonaire récidivante

le fait souffrir énormément et

il doit être placé en juin 2013 sous

assistance respiratoire. Le président

sud-africain Jacob Zuma fait

part de son décès le 5 décembre

2013 lors d’une allocution solennelle.

Il annonce la tenue de funérailles

nationales et demande la

mise en berne des drapeaux nationaux

jusque-là.

Reportage sur la cérémonie d’hommage à Mandela

La cérémonie officielle d’hommage

de Nelson Mandela a lieu le

10 décembre 2013 au FNB Stadium

de Soweto. Une centaine de chefs

d’État et de gouvernement a fait

le déplacement afin de lui rendre

un dernier hommage, notamment

le président Obama qui est le seul

chef d’État étranger à pouvoir prononcer

un discours officiel. Les

funérailles nationales ont lieu le 15

décembre 2013. Il est inhumé dans

le village de Qunu situé à une trentaine

de kilomètres de son lieu de

naissance et dans lequel il passa

une partie de son enfance.

Reportage de la BBC retraçant la vie de Nelson Mandela

rosa parks


Les outils de la diversité

Combien y a-t-il d’immigrés en Belgique

? Occupent-ils les emplois

des Belges ? Peut-on fermer les

frontières ?

Jean-Michel Lafleur, sociologue

et directeur adjoint du CEDEM

(Centre d’Etudes de l’Ethnicité et

des Migrations), et Abdeslam Marfouk,

collaborateur scientifique, publient

« 21 questions que se posent

les Belges sur les migrations internationales

au XXI e siècle ». Un livre

pour dépasser les clichés.

télécharger gratuitement

la vidéo

Cette vidéo du CNR, le Collectif pour une Nation Refuge, a été écrite et réalisée gracieusement par le réalisateur

Matthieu Tribes, et jouée par deux grands noms du cinéma français : Marina Foïs et Mathieu Kassovitz.

la parole est à vous


Suggestions

S

U

G

G

E

S

T

I

Livres

essai • adulte

Roman • Adulte

album • jeunesse

Gabrielle Deydier, On ne naît pas

grosse, Ed. La goutte d’or, 2017.

Partant de sa propre histoire, l’autrice

entreprend un travail d’enquête

sur l’obésité et particulièrement

la « grossophobie », peur

viscérale vis-à-vis des personnes

obèses. Les exemples personnels,

conjugués à des études et témoignages,

nous montrent efficacement

la violence à laquelle ces personnes

font face au quotidien (en

famille, à l’école, au travail, dans les

médias, ou encore exercée par les

médecins eux-même…). Elle soulève

beaucoup de questions sur

cette société qui pousse des milliers

de gens, et principalement des

femmes, à envisager des chirurgies

lourdes presque aussi banalement

qu’un régime. Ce récit est plus

qu’un exutoire, il ouvre les yeux

sur une situation que nous prenons

soin de garder dans l’ombre.

Une suggestion de Barricade

Véronique Biefnot et Francis

Dannemark, La route des coqueliquots,

Editions Castor Astral, 2015.

Un roman positif, qui fait du bien,

plein de sensibilité et d’émotion.

Une histoire gaie et pétillante. La

route des coquelicots parle de la

vie difficile des sans-papiers, de la

terrible douleur de la séparation, et

de la peur constante d’être repéré

et expulsé. Il parle aussi du regard

triste porté par des personnes

âgées sur les rêves qu’elles n’ont

pu accomplir durant leur vie,

des regrets, des mensonges et

dissimulations comme une ultime

tentative d’avoir vécu tout de

même, avec des mots, le bonheur

vers lequel elles tendaient dans

leur jeunesse. Mais l’histoire que

racontent Véronique Biefnot

et Francis Dannemark est une

aventure gaie, légère, un voyage

vers le bonheur.

Une suggestion de l’Université de

Liège.

Thomas Scotto. Illustrations de Olivier

Tallec, Jérôme par coeur, Actes

Sud, 2009.

Le jeune Raphaël aime Jérôme.

Partout, tout le temps. C’est comme

ça et puis c’est tout.

Le narrateur nous raconte son

quotidien de petit garçon : visite de

musée avec l’école, jeu de football

en compagnie du père, petit

déjeuner en famille… Un quotidien

banal si ce n’est qu’il est envahi par

le dénommé Jérôme, camarade

de classe qu’on devine sensible

et généreux. Raphaël n’analyse

pas vraiment sa relation avec lui :

une forte amitié, teintée ou non

d’amour ? Le père finira par se

sentir gêné de la fixation de son

fils sur un garçon. Mais Raphaël,

lui, après moult tergiversations en

rond sur le tapis de sa chambre,

continuera à vivre son affection

comme il l’entend, sans se soucier

du regard des autres.

Une description de Ricochet et une

suggestion de Alliage

suggestions


O N S

Films

Théâtre

Musique

Wayang hip hop

La pirogue de la vie

C’est l’histoire d’une pirogue sculptée

dans un arbre majestueux

d’Amazonie et de son long parcours

pour rejoindre Paris. Le symbole

d’un peuple vivant au cœur de

la forêt, en harmonie avec elle. Une

pirogue-messagère, envoyée à la

COP 21 (conférence mondiale sur le

changement climatique), pour rappeler

que la nature est un tout dont

nous faisons partie et que « la forêt

est vivante, la mer est vivante, les

montagnes sont vivantes, les glaciers

sont vivants ». La projection

du film (30 mn – ss-titré français)

sera suivie d’un débat avec le réalisateur.

23/11, ULiège, Salle Gothot, Place

du 20 Août

Prix unique : 5€

Gratuit sur présentation d’un justificatif

pour les étudiants, personnel

de l’ULiège et article 27 (réservation

obligatoire via cette page).

Pour plus d’infos, cliquez ici

Invasion

Invasion !, c’est un peu comme ce

furet qui court, qui est passé par ici

et repassera par là.… Une rumeur

qui peu à peu se transforme en

réalité. C’est une bande de mecs

un peu nazes, boutonneux, qui

ne savent pas vraiment parler ni

s’exprimer, et essaient de draguer

les filles. Pour s’inventer une existence,

ils ont imaginé un personnage

qui s’appelle Abulkasem tout

droit sorti des tréfonds du 18 e siècle

pour envahir une Suède assez raciste.

Une pièce de théâtre féroce et

efficace qui nous interpelle avec

un humour tranchant sur le racisme

présent en chacun de nous et

cette espèce d’intolérance cachée.

Tous les vendredis et samedis à

20h30 jusqu’au 16 décembre 2017

et le dimanche 10/12 à 15h

Prix des places: 12€, 10€ pour les

pensionnés et les étudiants, 8€

pour les comédiens sur présentation

d’une carte et 7€ pour les enfants

de moins de 12 ans.

http://www.proscenium.be/invasion

Wayang Hip Hop est la combinaison

improbable de deux cultures

qu’apparemment tout sépare :

l’ancienne tradition du wayang kulit

(théâtre d’ombre) javanais et le hip

hop des jeunes indonésiens urbains

et globalisés. Avec humour et irrévérence,

Wayang Hip Hop adapte

des anciennes histoires et sagesses

javanaises pour aborder les problèmes

dans la société actuelle.

Ainsi, vêtus de costumes mi traditionnels,

mi-grunges, les chanteurs

critiquent en rappant les habitudes

toxicomanes d’une de leurs marionnettes.

Brisant les règles millénaires

du wayang kulit, Wayang

Hip Hop a réussi à attiser l’intérêt

de toute une génération de jeunes

pour cet art.

9/12, La Boverie, 18h30. Dans le

cadre de Europalia Indonésie. Événement

: 5€ – Événement + exposition

: 15€

Pour plus de détails, cliquez ici

suggestions


Culture, gastronomie et recettes

Japon

Le Japon est un pays asiatique au

large de la Chine et de la Corée dont

la capitale est Tokyo (ancien nom

Edo). L’archipel japonais couvre

370 000 km 2 . Le Japon est aussi

appelé « pays du soleil levant »,

parce qu’il se trouve sur un archipel

à l’est du continent asiatique. Pays

montagneux, le Japon renferme de

très nombreux volcans et est régulièrement

secoué par des séismes.

Ses habitants sont les Japonais, qui

sont environ 127 millions. La natalité

étant très faible et l’immigration

quasi inexistante, la population

japonaise commence à diminuer.

Très grand pays industriel, le Japon

est l’un des États les plus riches et

les plus développés du monde

A la croisée des cultures

Rendez-vous le 20 janvier à 18h

à la Maison de la laïcité d’Angleur

pour voyager au Japon le

temps d’un bon repas.

Pour plus de détails sur le

menu et le programme, merci

de consulter la page Facebook

https://www.facebook.com/

Maison.Laicite.Angleur/

Karè

Le Karè ou curry japonais est l’un

des plats les plus populaires au

Japon. Il peut être cuisiné avec

toutes les viandes (boeuf, porc ou

poulet). La sauce est épaissie et

aromatisée par un « roux de curry

», mélange de farine, beurre et

curry.

Temps de préparation

25 minutes

Temps de cuisson

25 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes)

• 600g de blanc de poulet, coupés

en dés.

• 2 cuillières à soupe d’huile d’olive,

sel, poivre

• 2 oignons

• 1 cuillère à soupe de miel

• 800g de carottes

• 4 pommes de terre

• 1/2 litre de bouillon de poule

Pour la sauce «roux de curry japonais»

: 40g de farine, 40g de beurre

et 3 cuillères à café de curry

en accompagnement : riz japonais

Préparation

• Eplucher et découper les légumes

en dés, dans une cocotte ou un

wok, chauffer l’huile d’olive et

y faire revenir les dés de poulet,

jusqu’à ce qu’ils soient dorés,

ajouter les oignons et le miel.

• Laisser cuire quelques minutes

avec la viande, verser le bouillon,

ajouter les carottes et les pommes

de terre.

• Laisser cuire doucement durant 15

minutes, dans un bol, préparer le

roux en mélangeant farine, beurre

fondu, curry et un verre d’eau

tiède, verser ce roux à la préparation

en le mélangeant bien.

• Dès que le plat est à ébullition, la

sauce d’épaissit.

• Corriger l’assaisonnement (sel et

poivre), faire cuire le riz, servir en

disposant, dans chaque assiette,

une part égale de riz et de curry.

Recette issue de comptoir-desepices.com

Pour en savoir plus sur la

culture japonaies, voici

quelques suggestions disponibles

chez PointCulture

Musique

• Musique traditionnelle du

Japon

DVD

• Le Japon – Maureen LEMIRE

• J’irai dormir chez vous :

Japon

• Le Japon – Carnets de

voyage

culture, gastronomie et recette


culture, gastronomie et recette


Le débat

L’écriture inclusive

L’écriture inclusive, c’est quoi ?

En 2015, en France, le Haut conseil à l’égalité entre les

femmes (HCE) et les hommes avait publié un guide

incitant les pouvoirs publics à adopter « une communication

sans stéréotypes de sexe ». Pour aller plus

loin, un Manuel d’écriture inclusive a été récemment

édité par l’agence de communication Mots-Clés. On

y trouve une définition simple. L’écriture inclusive est

décrite comme un «ensemble d’attentions graphiques

et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des

représentations entre les hommes et les femmes». En

résumé, l’écriture inclusive souhaite mettre fin à l’invisibilité

des femmes dans la langue française.

S’appuyant sur les recommandations du Haut Conseil

à l’égalité entre les femmes et les hommes (France) le

Manuel d’écriture inclusive la résume en trois grands

principes:

• Accorder les fonctions, les métiers mais aussi les

titres et grades en fonction du genre. On écrira ainsi

une «pompière», «maire», «auteure», «présidente», «sénatrice»,

«directrice», «professeure», «chroniqueuse»,

«entrepreneure», «footballeuse», «programmeuse»,

« ingénieure», «consommatrice», «agricultrice»...

• User à chaque fois du féminin et du masculin, «que ce

soit par l’énumération par ordre alphabétique, l’usage

d’un point milieu, ou les recours aux termes dont la

forme ne varie pas au masculin ou au féminin. On écrira

par exemple «les électeur·rice·s», «les citoyen·ne·s»

• Ne plus employer les antonomases (quand un nom

commun est utilisé comme un nom propre) des substantifs

«femme» et «homme». Est clairement ciblée ici

la graphie «Homme» dans des expressions désignant

les hommes et les femmes. Ainsi, les tenants de l’écriture

inclusive préfèrent l’expression «droits humains»

ou « droits des personnes » à «droits de l’Homme».

En Belgique, un décret impose aux autorités publiques

francophones de « féminiser » leurs textes officiels

depuis 1993. Et au sein même de ses services, la Fédération

Wallonie-Bruxelles encourage l’égalité écrite

entre femmes et hommes à travers un guide d’écriture

inclusive, réédité pour la troisième fois en 2014, nous

rappelle Clara Van Reeth dans Le Soir.

Que disent les détracteurs de l’écriture inclusive ?

On a toujours fait comme cela

« On a toujours fait comme ça », ne touchez pas à ma

langue française, celle qui porte notre patrimoine tout

entier, reprend un article de « Pile de livres » .

L’Académie française y voit une aberration et un péril

mortel et pose la question « Comment les générations

à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre

patrimoine écrit ? » .

Cela complique les choses

Illustration d'un manuel de grammaire

«Je me considère comme un homme féministe» mais

«je suis très réservé» car «cette écriture inclusive, elle

morcèle les mots», disait récemment le ministre de

l’Education en France, Jean-Michel Blanquer, sur LCI,

repris par Europe 1.

Plus virulent, le philosophe Raphaël Enthoven, chroniqueur

sur Europe 1, s’élève contre une «agression

de la syntaxe par l’égalitarisme» qui donne «des mots

illisibles».

Pour l’Académie française, «la démultiplication des

marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit

aboutit à une langue désunie, disparate dans son

expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité».

En Belgique, Marie–Martine Schyns, Ministre de l’Education

trouve que le respect du genre est un beau

combat mais qu’il ne faudrait pas que cela rende la

langue française plus compliquée alors que l’objectif

en Fédération Wallonie Bruxelles est d’asseoir un

apprentissage de la langue française chez tous les

élèves.

Le langage ne doit pas être un lieu de luttes

Dans un entretien avec le Figaro, Alain Bentolla trouve

que travailler sur langage n’est pas le bon moyen

pour contrer les inégalités de genre.

« J’ai bien conscience du caractère inadmissible de

la discrimination sexuelle. Il est absolument insupportable

qu’elle sévisse encore aujourd’hui dans la vie

politique, professionnelle ou familiale. Mais choisir le

terrain linguistique pour mener cette bataille nécessaire

en confondant règle arbitraire et symbole social

c’est confondre les luttes sociales et le badinage de

salon » dit-il.

Le débat


Que disent les partisans de l’écriture inclusive

On a pas toujours fait comme cela

Danielle Bousquet et Françoise Vouillot, deux

membres Haut Conseil à l’égalité entre les femmes

et les hommes nous rappellent dans Le Monde que

« Le masculin l’emporte sur le féminin » n’est pas une

règle intemporelle ». « Elle est au contraire relativement

récente puisqu’elle n’est entrée en vigueur qu’au

XVIII e siècle, pour des raisons qui n’ont rien de linguistique

: il fallait asseoir la supériorité masculine dans

la langue, comme l’indiquait Claude Favre de Vaugelas

(1585-1650), membre de l’Académie française à

l’époque. »

C’est ainsi que disparut la règle de proximité en matière

d’accord, qu’utilisait par exemple Jean Racine

en 1691 : « ces trois jours et ces trois nuits entières ».

C’est ainsi que disparut, aussi, l’utilisation au féminin

de nombreux métiers et de nombreuses fonctions :

autrice, doctoresse, administresse, etc.

Certains situent ce changement au XVII e siècle déjà,

mais ce qui est important, c’est que «Si, à un moment

donné, notamment avec l’Académie française, on a

basculé dans ce sens-là, c’est tout simplement parce

que les académiciens et les gens cultivés de cette

époque ont considéré qu’il y avait deux genres grammaticaux,

un masculin et un féminin, explique à la

RTBF, Michel Francard, linguiste et professeur émérite

de l’UCL. L’un des deux, le masculin, l’emportait, parce

que, ‘Le mâle l’emporte sur la femelle’, c’est aussi net

que cela.»

Le langage formate le monde dans lequel nous vivons

Le langage est porteur de normes et de représentations,

il exprime notre vision du monde et il a la puissance

d’agir sur nos pensées, nos représentations,

nous rappelle Le Monde.

Michel Francard insiste sur le rapport de la langue

à la société. C’est la langue qui nous permet de dire

le monde dans lequel nous vivons et on construit le

monde par les mots, avance-t-il dans un débat sur le

sexisme de la langue française à la RTBF.

Dans La libre Belgique, Raphaël Haddad, fondateur de

l’agence de communication Mots-Clés, argue : « Nous

nous représentons le réel par le biais d’une langue

qui entretient la relégation du féminin par rapport au

masculin. C’est quelque chose qu’il faut faire évoluer

pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les

hommes ».

Conclusion : l’écriture inclusive ouvre un débat sur

nos représentations et l’égalité

Quoi qu’on en pense, l’écriture inclusive montre à quel

point le langage se profile comme un lieu de pouvoir

et comme un lieu de crispations identitaires. Le débat

à au moins l’avantage de poser les questions du niveau

d’égalité atteint dans notre société et des outils

les plus adapté pour favoriser l’équité.

L’écriture inclusive en trois minutes : vidéo

Le débat


Le creahm

RIgoletto à l’Opéra

En date du 18 décembre prochain

à 20 h, l’Opéra Royal de Wallonie

de Liège présentera en Avant-Première

« RIGOLETTO - Giuseppe

Verdi » et met des places en vente

au profit de la Fondation Créahm

qui souhaite collecter des fonds

pour la création d’un nouveau bâtiment.

À Mantoue au 16 e siècle, le bossu

Rigoletto est le fou d’un duc à la

morale dépravée. Détesté de la cour

pour sa perfidie, il cache un autre

visage, celui d’un père affectueux

qui dissimule l’existence de sa fille

Gilda. Lorsque les aristocrates apprennent

son existence, ils la livrent

au duc en guise de vengeance. Le

bossu, fou de rage, projette l’assassinat

du duc…

Les places sont en vente au prix de

85 € / 64 € / 44 € / 22 € selon la

catégorie.

Pour la réservation de vos places

ou pour tout renseignement, merci

de contacter Benoît Henrard :

0473 86 84 39 ou benoit@creahm.

be

Coup de projecteur

SIRIUS – Liège Coding

School

< SIRIUS – Liège Coding School >

est un laboratoire d’innovations

sociales numériques créé à Liège,

dans le quartier du Longdoz. SIRIUS

offre une formation en développement

web aux jeunes migrants et

migrantes motivé(e)s qui désirent

progresser et affiner leurs aptitudes

numériques.

Outil collaboratif fondé sur l’intelligence

collective des stagiaires, le

projet SIRIUS est consacré à l’apprentissage

des langages HTML,

CSS, WordPress et Javascript. De

plus, Sirius propose des cours de

français (orienté métier du codage)

pour ceux qui le souhaitent, ainsi

qu’une initiation au graphisme

orienté web. Langue française et

langages informatiques sont ici

combinés afin de faciliter l’intégration

des nouveaux arrivants, en vue

de favoriser leur autonomisation

financière.

Le projet est proposé gratuitement

aux femmes et aux hommes de

moins de 35 ans issus de l’immigration.

Initiée par l’ASBL « Le Monde des

Possibles », cette action d’inclusion

socioprofessionnelle est soutenue

par le programme Digital Belgium

Skills Fund.

Formation préparatoire au

projet Sirius durant le mois de

décembre 2017

Nouvelle session du projet

Sirius : début 2018

le cripel


agenda de décembre

Chaque mois, l’agenda des diversités sur le site www.liege-diversites.be.

> 8 décembre

Tribulations d’un

musulman d’ici

Que signifie être un « musulman »

et « ici » ? Ismaël Saïdi, auteur, scénariste

et metteur en scène va tout

déballer ! Dans son spectacle seul

en scène, véritable ouverture vers

la communauté musulmane, il nous

raconte avec une verve incroyable

ce qu’a été sa vie. Théâtre de Liège

Tarif plein 22 €

2 décembre

Fête de la soupe de

Bressoux

Une rencontre conviviale autour

d’une tasse de soupe. 1€ pour les

adultes - gratuit pour les enfants.

Hall ominsport de Bressoux dès 11h

2 décembre

A la croisée des cultures

Cultures dans l’assiette... Mais

pas seulement ! Repas, musiques,

échanges... Soirée de clôture avec

un voyage à Liège. Maison de la

Laïcité d’Angleur Repas 15€

5 décembre

Femmes contre Daesh

La journaliste et reporter belge

Pascale Bourgaux viendra nous

présenter son film documentaire

Femmes contre Daesh et partager

son expérience de terrain. 20h à la

Cité Miroir - 5 €

6 & 7 décembre

À vif

Kery James pose son histoire lors

de la finale d’un concours d’éloquence

entre deux élèves avocats

qui se font face. Soulaymaan, interprété

par Kery James lui-même, est

issu des banlieues et Yann, incarné

par le comédien Yannik Landrein,

vient des beaux quartiers.Théâtre

de Liège - Tarif plein 30 €

9 décembre

Fête de la soupe du

Thier-à-Liège

Une rencontre conviviale autour

d’une tasse de soupe. 1€ pour les

adultes - gratuit pour les enfants.

À l’école Communale Du Thier-à-

Liège - Dès 11h

9 décembre

Natale con Mimosa

L’association italienne Mimosa

vous propose de fêter Noël avec un

concert, un atelier de dégustation

de vins italiens ainsi que une animation

musicale pour les enfants.

Dès 13h30 chez Mimosa, rue des

Wallons. 3 € enfant / 8 € adulte

10 décembre

Marathon des lettres

Amnesty international

Venez signer une lettre pour la défense

des droits humains au cinéma

Sauvenière de 12h à 20h

13 décembre

Chemin

Dans le cadre de ses activités

destinées à favoriser la rencontre

entre familles d’ici et familles d’ailleurs,

Parents en exil organise une

après-midi pour parents et enfants

avec le spectacle de contes et jeux

de doigts (2 à 5 ans). A 14h30 au

CPCR, Jonruelle.

13 > 22 décembre

Égalité. L’appel à projet

fête ses 20 ans

Depuis 20 ans, la Ville de Liège

organise un appel à projets qui

récompense des associations

œuvrant dans le domaine de l’interculturalité

et de la lutte contre

les intolérances. Cette exposition,

intitulée «Égalité» reprend 27 illustrations

des différentes associations

lauréates. Espace culture

- Antenne communale de Jupille.

Gratuit

16 > 23 décembre

Ateliers de confection

de Batik

Une occasion unique de confectionner

vous-même cette magnifique

étoffe indonésienne. Des instructeurs

venus du Museum Tekstil

de Jakarta vous initieront aux rudiments

de cet art ancestral. A La

Boverie dans le cadre d’Europalia

Indonésie. En semaine de 15 à 18h,

le week-end de 10h à 18h, durée 1

heure. 5 €

18 décembre

Rigoletto au profit du

Créahm

Une avant-première de l’opéra ‘Rigoletto’

de Verdi au profit de la fondation

du Creahm.

20h à l’Opéra Royal de Liège

Merci à nos partenaires qui ont collaboré

à ce numéro : les Bibliothèques de la

Ville de Liège, le Creahm, la Maison de

la laïcité d’Angleur, Chênée et Grivegnée,

Point Culture, Alliage, Barricade, Sirius,

Liège coding School, le Cripel, ECCAR, le

Cedem, Amnesty International.

agenda


Ce Magazine est destiné à être lu en ligne.

Consultez la version électronique sur www.liege-diversites.be

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diversités

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DIVERSITÉS

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genre et droits des

femmes

Le rôle des villes

dans la lutte

contre le racisme

homophobie et

droits des lgbt

le harcèlement de rue

N°5 - juillet-août 2015

tourisme et migrations

: quelle égalité dans

les mobilités

diversités

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diversités

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Dialogues

sur

diversités

Magazine

La diversité

dans La presse

LA

Diversité

N°6 - septembre 2015

L’école : un outil de

démocratie ?

N°7 - octobre 2015

N°8 - novembre 2015

les jeux au service du

Les jeux au service du ?

handicap

N°9 - décembre 2015

sexistes les

SexiSteS, noS jouetS ?

jouets ?

N°10 - janvier 2016

dialogues sur la

diversités

diversités

Magazine

faut-il avoir

Faut-il avoir peur des

stéréotypes ?

peur des

stéréotypes

diversités

le langage

Le Langage codé des

partis d’extrême droite

codé des partis

d’extrême

droite

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diversités

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diversités

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promo

N°11 - février 2016

N°12 - mars, avril, mai 2016

70 ans

d’immigration

italienne

N°13 - juin, juillet, août 2016

70 ans

d’immigration italienne

N°14 - septembre, octobre, novembre 2016

Zoos humains

L’invention du sauvage

N°15 - décembre 2016 - janvier, février 2017

10 décembre : journée

internationale des droits humains

diversités

Paniques identitaires

Magazine

diversités

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N°16 - mars, avril, mai 2017

Le débat : représentations

Liées à L’immigration en WaLLonie

N°17 - juin, juillet, août 2017

Le débat

Les Lois antiracisme et

antidiscrimination ont 10 ans

N°18 - septembre, octobre, novembre 2017

Paniques identitaires

L’échevin de la Culture et des Relations interculturelles

04 221 93 33

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