LA GAZETTE DE NICOLE 001

nicoleesterolle

PREMIER numero de la gazette de Nicole Esterolle !

THE NEWS OF MADAME ESTEROLLE

Nicole

N

U

M

É

R

O

CLOVIS TROUILLE VOLKER STELTZMANN FRED STONEHOUSE

ÉMILE MOREL JULIANE HUNDERTMARK PETER FERGUSON

SOPHIE HERNIOU STEFAN ZSAITSITS VICTOR BRAUNER

MARIE-NOËLLE PÉCARÈRE ANNE VAN DER LINDEN SILIO DURT


Nicole

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NICOLE VOUS DIT : « COCHEZ FOLLOW »! ;-)


Chacun de la dizaine d’artistes

présentés dans ce numéro ( tout comme les 3500 de ma collection

d’où ils sont extraits) n’a rien a voir avec quoi ou qui que ce soit d’autre

que lui-même. Rien à voir avec l’histoire de l’art, avec sa critique, sa

sociologie, sa science, sa philosophie, son marché, son progrès, sa

contemporanéité, sa modernité.

Chacun d’eux est un fait ou objet artistique en soi,

hors du temps, hors sol, sans preuve extérieure à lui, incriticable,

imparable, indémontable, irrécupérable, irréductible.

« La preuve du pudding, c’est quand on le mange »

disait Friedrich Engels

... Eux, c’est pareil !

Et il est écrit dessus : « Défense de déposer des

mots sur cette œuvre », pour ne pas en obstruer la

vue... ne pas en gâcher le plaisir.

Oui, le plaisir !

Nicole Estérolle


Victor Braun


Le divin borgne ultra-voyant

Je ne voudrais pas mettre trop de mots sur ces images de

peur d’en casser la magie… Seulement dire que je trouve

scandaleux qu’on puisse mettre Brauner et Duchamp dans

le même panier surréaliste… Seulement dire aussi qu’il

y a plein de Brauner dans les caves du Musée de Saint-

Étienne et qu’il ne les sortent pas parce qu’ils en ont peur…

Seulement dire enfin que le Centre Pompidou devrait faire

une rétrospective Brauner pour remonter le moral de

son personnel (Blistène, c’est pas un hilarant), son estime

de soi et celle du public… et ses finances aussi, compte-tenu

de l’immensité du public qui viendrait prendre du plaisir à

retrouver Victor.

er


Qui a la

trouille

de

Clovis ?

Je ne vous raconterai pas Clovis Trouille.

Vous le connaissez déjà, ce pré-surréaliste dissident

anarcho-érotogène, qui faisait peur à la cathosphère

de son époque, mais qui effraie encore plus les

gaucho-bigots du duchampisme actuel.

Je vous dis pas la tête d’un Blistène de directeur de

Beaubourg, quand il voit un Trouille bien salace : la

tête du mec à qui on vient d’apprendre que sa meuf

s’est tirée avec Tarik Ramadan !

Pépé Clovis, c’est l’aïeul de tous les lowbrow,

hyposurréalistes conchieurs de Buren et

compisseurs de Supports –Surfaces, anticontemporains

et anti-capitalistes du monde !

Alors, respect s’il vous plait !

Clovis

Trouille


Émile Morel


La trifouille à

berlingots

ré-enchanteuse

d’un monde de

l’art pas drôle.

Il se dit « volatilisateur d’échappée belle », et

ça, il ne pourrait pas l’être sans les merveilles

de la technique informatique et les logiciels de

traitement d’image, de peinture bidouillage et collage

numérique.

Champion du pixel-art, ses visions fantasmagoriques

et luxuriantes sont peuplées de personnages

hybrides, trans-genre, à mi-chemin entre

merveilleux tropico-médiéval et enfer dantesque,

et mettent en scène les pulsions primitives,

bestiales, perverses polymorphes et idylliques d’une

mythologie intimiste et enfantine.

C’est un lowbrow ( bas de plafond) qui s’assume,

un hypo-surréalisme bien plus profond que le

Potame, une ultra-figuration à faire jaunir les vieux

tromblons, enfin bref : un enchantement pour les

mirettes et le cortex de devant.


Fred Stonehouse


Un

merveilleux

agrégé de

peinture

Fred Stonehouse est un agrégé de

peinture enseignant actuellement à

l’Université de Wisconsin.

Des agrégés d’arts plastiques de cette

trempe, on n’en trouve guère dans les

FRACs ou dans les lycées français.

J’adore particulièrement cette

peinture… Et vous, Mr l’Inspecteur de

la création ou Madame la Ministre de la

Culture, qu’en pensez-vous ??


Juliane

Hundertmark


Une peinture

militant

pour

l’antispécisme

L’antispécisme est un mouvement datant

des années 70 qui affirme que l’espèce à

laquelle appartient un animal n’est pas

un critère pertinent pour décider de

la manière dont on doit le traiter et

de la considération morale qu’on doit

lui accorder. L’antispécisme s’oppose

au spécisme qui place l’espèce humaine

avant toutes les autres.

En pratique, selon l’antispécisme,

le spécisme justifie l’exploitation et

l’utilisation des animaux par les humains

d’une façon qui ne serait pas considérée

comme acceptable s’il s’agissait d’humains.

Ainsi, selon l’antispécisme, le spécisme

est une idéologie condamnable,

et un « mouvement de libération

animale » est nécessaire pour y mettre

un terme.

Mais qu’à cela ne tienne, cette peinture

est fabuleuse.

http://macadamgallery.com/artists.

php?lienText=julianehundertmark


Peter Ferguso


Le pétrole comme médium

Peter Ferguson est né à Montréal en 1968.

Il a choisi une carrière d’illustrateur après

avoir vu le film Star Wars, et décidé qu’il

aimerait dessiner des vaisseaux spatiaux.

Après avoir obtenu son diplôme de

l’Ordre des arts et du design à Toronto en

1992, il a commencé sa carrière comme

illustrateur professionnel en utilisant le

pétrole comme médium de prédilection.

Depuis sa signature avec Three in a Box

Inc, la carrière de Peter a explosé. Ses

clients comprennent Marvel Comics, The

Royal Shakespeare Company, le Wall Street

Journal, Report on Business , Washington

Times, Mojo, Dow Jones Magazine, Chicago

Tribune, MacLaren McCann, Business Week,

Los Angeles Times, TBWA Chiat Day, Nelson

ITP, Prentice Hall, Labatt, et Ammirati

Puris Lintas. Peter a également illustré

les couvertures de la collection populaire

Sisters Grimm.

Ils en ont de la chance les canadiens d’avoir

un illustrateur comme ça, qu’on oublie

même ce qu’il illustre!

http://peterfergusonart.com/

n


Sophie Herniou


La fille du

tambour-major

«J’ai de vieux souvenirs de mon

père, qui était tambour-major au

Carnaval de Nantes. J’ai donc connu

des grosses têtes dès mon plus

jeune âge»… Alors, est-ce cela qui

a déterminé sa brillante carrière

de conceptrice de personnages de

carnaval à la mords-moi l’oreille?

On se le demande.

Plus sans doute que la fréquentation

de l’école des Beaux-Arts de Nantes,

mais qu’importe. Il y a dans ce défilé

de voraces, un vivifiant cannibalisme

et de l’exquise auto-dévoration.

Sophie Herniou est née à Nantes en

1971 et vit et travaille à Guéméné-

Penfao en Loire Atlantique.


Stefan

Zsaitsits


Portraits

d’enfants

sages

Ce jeune autrichien né en

1981 a délaissé la peinture

en 2010 pour créer

cette fabuleuse et joyeuse

galerie de portraits

dessinés en noir et blanc.

Un dessin porté à son plus

haut degré de nécessité,

de liberté, d’opportunité,

d’incandescence. Des

images divinement belles

pour récompenser les

enfants sages.


Thomas Dubief


Un art post–contemporain

L’artiste numérique Thomas

Dubief, qui vit à Dijon, fait surgir

des cendres encore fumantes

de quelques bûchers inutiles de

l’art une nouvelle humanité de

guerriers farouches qui sentent

le cuir, la graisse de phoque,

la poussière, la transpiration,

le cambouis, le sang, l’alcool, la

fumée, le froid, la pluie, la terre et

la bête sauvage.


Volker

Stelzmann


Bravo Art Paris !

Volker Stelzmann est né à Dresde en 1940. Il a donc

vécu dans sa prime enfance le bombardement et

la destruction de cette ville. Il est possible que cette

épreuve ait quelque écho dans son œuvre.

Nous avons découvert en France ce magnifique

peintre, grâce à la foire Art Paris où il était présenté

par la galerie Die Galerie de Francfort sur le Main.

Remercions donc Art Paris pour cela, et pour l’effort

que cette foire semble faire vers un retour au sens

et à l’art au vrai sens du terme, face à une FIAC

de plus en plus dédiée à l’argent, à l’arrogance,

au délire, à la stupidité, au mépris pour l’art, des

richissimes oligarques destructeurs de ce monde.

Pourquoi n’y a-t-il pas de galeries parisiennes ou

françaises pour présenter ce type d’œuvre ?


Nicole !

je t’aime !


Comme toi je partage un goût certain du

partage, ça aide, pour les artistes dont le travail me

fascine et me façonne, dont le quelque chose en plus

se situe vers la magnifique facture, vers l’imagination

débridée, vers l’irrévérence absolue, vers l’expression

libre de la liberté liberatrice et vers lea poésie visuelle

absolue.

Je me fiche de savoir de quelle discipline ou de quelle

technique ils usent, je n’ai jamais pu faire de distingo

qualitatif et encore moins hiérarchique entre des

créateurs sincères et qui savent transmettre leur

amour de la vie, des images, du travail et de la poésie.

Qu’ils viennent de la peinture, scupture, illustration,

dessin, bande-dessinée, décoration, graphisme,

typographie, street art... qu’ils soient issus de n’importe

quel courant et de n’importe quelle bande m’indiffère,

seul m’importe le supplément d’âme qu’ils nous confient

par leur travail et leur vérité.

Ce sont de ceux là que je voudrais parler dans les

quelques pages que je squatterai dans ta gazette, en

misérable opportuniste contemporain que je suis, et

avec toute l’amitié que je te porte et voue. YEAH!

Jean-Jacques Tachdjian


Marie-Noëlle

Pécarrère


C’est de l’art, ce sont des histoires

Marie-Noëlle Pécarrère cultive une

forme d’irrévérence éffrontée envers

les poncifs de l’histoire de l’art qu’elle

tartine avec une maîtrise érudite sur

la toile du quotidien (WOW! ça c’est de

l’intro!).

Ses factures savantes, qu’elle puise

dans l’histoire officielle du Beau depuis

le Quattrocento jusqu’aux tromblons du

XIX e et du classicisme au pop-art, sont

délicieusement malmenés et finissent

par éclore de nouvelles beautés

hybrides et rigolotes. Mais on est loin

de l’innocence apparente, car sous la

beauté relative à l’art, il y a tout l’art de

la relativité!

Marie-Noëlle tape dans le quantique,

dans le sexuel joyeux, bref, dans le

sublime non sublimé, une joie et un

éclat de rire poétique à la face d’un

monde coincé de suffisance et de

prétention.


Anne Van Der L


Satan l’habite!

Anne Van Der Linden est connue et

reconnue dans un cercle magique qui

va de l’underground radical à l’édition

parallèle, sa réputation sulfureuse lui

vient de son incroyable productivité et

des sujets qu’elle mélange allègrement

dans ses œuvres, sexe, violence,

satanisme d’opérette, quotidien salace et

lumineux.

Cette éternellement jeune artiste produit

des images d’une force incroyable qui

laissent pantois les plus sensibles et

fouettent le sang de ses admirateurs,

qui sont légions! Elle flirte sans cesse

entre fausse naiveté et sérieux papal, et

si quelque chose doit être retenu de son

énorme et merveilleux travail, c’est qu’il

respire une totale liberté, TOUTES les

libertés les plus totales, et vous dévoile

une façette crue et fantastiquement réelle

de notre gai savoir.

http://annevanderlinden.com

inden


Silio Durt


DUMB

DUMB

BOY

Bruxellois prolifique et adepte de l’art qu’il nomme

«idiot», Silio Durt dépote des œuvres brutales et

joyeuses, iconoclastes et hilarantes comme le gaz

du même nom. Inutile de tenter de lui coller une

étiquette ou de le coller dans une catégorie-tiroir, il

est partout à la fois et bouillonne comme son travail

sous amphètes. Grands éclats bruyants,ses images

se voient comme on écoute du rock saignant avec

la tête dans les châteaux d’enceintes d’un concert

(et sans acouphènes). Ses images semblent dire :

«Merde à celui qui les verra!», potacherie suprème

ou calcul machiavélique de déstabilisation joyeuse?

Demandez-lui !

siliodurt.com


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Mon livre « L’ABC de l’Art

dit Contemporain»

vient de paraître aux

Éditions Jean-Cyrille Godefroy.

Cet ouvrage se propose comme remède

reconstituant, régénérant, reconstructif,

pour panser les plaies vives résultant de

quarante années de « déconstruction »,

de « burénisation », de « désartification »

systématique de l’art, et de persécution de la

peinture.

Il apportera, je l’espère, informations et

éléments de réflexion, de façon aussi ludique

et roborative que possible, afin de nettoyer

le paysage de l’art de ses monstrueuses

enflures dites contemporaines, lesquelles,

en obstruant la vue, la vie de la pensée,

et la respiration des citoyens, empêchent

la révélation de la création d’aujourd’hui,

qui n’a jamais été aussi belle, abondante et

diversifiée.

Lire la chronique sur le

www.schtroumpf-emergent.com

http://www.nicole-esterolle.com

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