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Monumenta linguae

Monumenta linguae Dacoromanorum. Biblia 1688 (une monumentale édition critique) | 187 Monumenta linguae Dacoromanorum Biblia 1688 Une monumentale édition critique Le projet Monumenta linguae Dacoromanorum (mld) a été initié en 1988, sur une proposition de Paul Miron et suite à une collaboration entre les Universités ‘Alexandru Ioan Cuza’ de Iaşi et ‘Albert‐Ludwig’ de Fribourg-en-Brisgau. Il avait comme objectif l’accomplissement d’une édition critique de certains textes anciens importants pour la culture roumaine, le premier choisi étant la Bible de 1688. Conformément au plan initial, elle devait paraître dans une édition comprenant 25 volumes. Suite à la proposition de N. A. Ursu, l’un des philologues impliqués dans le projet, le texte de l’Ancien Testament de la Bible de Bucarest a été édité à côté des deux autres versions de l’Ancien Testament qui lui étaient contemporaines : les versions comprises dans le manuscrit roumain 45 de l’Académie Roumaine, Filiale de Cluj, fonds Blaj, et dans le manuscrit roumain 4389 de l’Académie Roumaine, à Bucarest. Les 25 volumes de la série Monumenta linguae Dacoromanorum. Biblia 1688 (1988-2015) contiennent, dans une première section, sur des colonnes parallèles, les textes de la Bible de 1688, du manuscrit 45 et du manuscrit 4389, en transcription phonétique interprétative, de même qu’une nouvelle traduction de la Septante de Francfort, ce qui rend plus facile la comparaison des textes ; la transcription est suivie par une section de notes philologiques qui répertorient les graphies erronées ou incertaines, les formes graphiques non-usuelles et les notes transcrites en marge des manuscrits. La troisième section de chaque volume comprend une série de commentaires concernant les versions édités. Cette comparaison des textes édités avec leurs sources (principales et secondaires), avec d’autres traductions roumaines de la Bible, d’autres textes religieux roumains et des traductions de la Bible dans dʼautres langues, met en évidence le caractère unique des premières traductions de la Bible en roumain. Elle cumule nombre d’informations de divers domaines d’étude : histoire de la traduction du texte sacré, histoire biblique, herméneutique, traductologie, histoire de la langue roumaine, onomastique, etc. À partir du volume vii (Regum I, Regum II, 2007), les éditions sont accompagnées d’un index général de mots et de formes généré par les moyens de la linguistique computationnelle. Cet index comprend tous les noms communs du livre biblique en question, leurs formes, la première attestation du mot en roumain et leurs gloses allemandes et françaises. La méthode de travail est fondée sur la lemmatisation et sur l’analyse morphologique des mots dans leur contexte. Le programme d’analyse syntaxique et d’annotation a été élaboré pour mld. Pars vii. Regum i, Regum ii par l’Institut de Philologie Roumaine ‘A. Philippide’ de Iaşi, en collaboration avec l’Institut de Recherches pour l’Intelligence Artificielle de l’Académie Roumaine. Ce ‘corpus électronique annoté’ facilite lʼétude des différents aspects de la langue du texte. Pour compléter les huit premiers volumes (l’ancienne série), Vasile Arvinte a élaboré un volume supplémentaire, consacré à l’étude comparative des phénomènes linguistiques qui caractérisent les trois textes, ayant le rôle d’établir une image fidèle du stade de développement de la langue roumaine littéraire reflété par chacun des textes qui ont été utilisés dans la comparaison. Le mérite principal de l’édition philologique de la Bible de 1688, publiée dans la série Monumenta linguae Dacoromanorum, est celui de mettre à la disposition de ses lecteurs trois textes parallèles qui datent de la même époque (xvii e siècle), dont deux étaient jusqu’ici inédits, et qui témoignent de nombre de types de filiations, dont certaines demeurent encore peu connus. Un autre mérite est sans doute celui de proposer deux instruments (les commentaires et lʼindex électronique) fondamentaux pour des recherches ultérieures. Centre d’études bibliques-philologiques ‘Monumenta linguae Dacoromanorum’ : https://consilr.info.uaic.ro/~mld/monumenta/ Email : centrulmld@gmail.com

188 | Monumenta linguae Dacoromanorum. Biblia 1688 (une monumentale édition critique) Quelques informations : La première traduction intégrale roumaine de l’Ancien Testament est due à Nicolae Spătarul Milescu (1636-1708), qui a eu comme source principale l’édition aldine de la Bible grecque publiée à Francfort, en 1597. Les sources secondaires de Milescu étaient la version slavonne d’Ostrog, (1581) et plusieurs éditions latines non précisées dans la préface au lecteur (f. 908 /2 ). Initialement, Milescu avait l’intention de traduire également l’appareil critique du texte source et de noter sur les marges de son texte les différences entre la source principale et les sources secondaires utilisées, un projet qu’il n’a pas réussi à mener à bout. Cette traduction (littérale), effectuée dans la deuxième partie du xvii e siècle, a été revue par un autre érudit moldave, possiblement le métropolite Dosoftei de Moldavie (1624-1693). Après une deuxième révision, réalisée par un groupe d’érudits valaques, le texte de la traduction de Nicolae Milescu a été publié dans la Bible de Bucarest (1688). La version de Milescu, revue sans doute par le métropolite Dosoftei de Moldavie et copiée par un certain Dumitru de Câmpulung pour le métropolite Teodosie Veştemeanul de la Valachie (c. 1620-1708), est conservée dans le manuscrit roumain 45 de la Bibliothèque de la Filiale de Cluj de l’Académie Roumaine. La critique considère que la traduction de l’Ancien Testament a été faite entre 1661-1664. La transcription de la copie serait faite entre 1683-1686. Le manuscrit roumain no. 4389 de la Bibliothèque de l’Académie Roumaine de Bucarest contient une autre traduction de l’Ancien Testament, datée du même milieu du xvii e siècle. Elle appartient à un érudit anonyme (Daniil Andrean Panoneanul ?), qui précise dans sa préface (f. 1 v ) qu’il a fait son traduction d’après la Bible slave publiée à Ostrog, en 1581, mais aussi qu’il s’est servi de la Vulgate publiée à Anvers, en 1565 (ou, peut-être, d’une réédition ultérieure), voire de la version de Nicolae Milescu. Pour la traduction du Ms. 4389, la critique a proposée une datation autour de 1665-1672.

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