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86 LG FÉVRIER 2018 PORTRAIT À l’Alfi depuis 2012, elle en est aujourd’hui la directrice générale adjointe et ses dossiers de prédilection sont entre autres la microfinance, les fonds d’investissements socialement responsables et les fonds d’investissements verts. «Leader dans la microfinance, le Luxembourg a ouvert la voie aux investissements socialement responsables et a montré qu’on peut faire de l’argent tout en faisant du bien», dit-elle. Elle a pu constater que dans les pays où les enfants peinent à manger à leur faim, il est très difficile de parler d’écologie et sur les rives des fleuves, jonchant le sol des bidonvilles et jusqu’aux cimes des arbres, les détritus sont partout. On sait déjà que l’argent public des pays riches ne pourra pas suffire au financement du développement durable des régions défavorisées et tous les experts s’accordent à dire que les 100 milliards annuels avancés suite aux Accords de Paris sont sous-évalués. L’une des solutions réside peut-être dans les fonds d’investissement verts qui connaissent de plus en plus de succès et Anouk Agnes peut l’observer quotidiennement: «les investisseurs constituent des portefeuilles qui leur rapportent des rendements financiers et préfèrent les entreprises qui ont des impacts positifs sur l’environnement parce qu’ils savent dorénavant qu’investir dans des entreprises polluantes, c’est perdre de l’argent». Un attrait… Soyons honnête, Anouk Agnes serait politiquement intéressante à plusieurs aspects. L’hypothétique candidature aurait la crédibilité d’un parcours de poids; sa batterie de diplômes et son lourd CV attestent d’une vision internationale de la Place et d’une connaissance des marchés financiers qui changeraient du traditionnel «candidat-enseignant». “Faire de la politique ne se résume pas à une carte de parti et à des campagnes électorales” La maman quadragénaire a ensuite une personnalité qui mériterait d’être connue avec des valeurs humanistes et sociales de terrain, une fibre écolo (avec entre autres une aversion pour les sachets en plastique) et une culture autrement sortie des fiches Wikipédia puisque sensible à la littérature, la poésie, l’art moderne, la danse classique et le cinéma d’auteur. Enfin, la dame a un physique plus qu’avantageux, ce qui n’est pas sans déplaire à l’électorat de tous bords confondus. Pourquoi dès lors celle qui pourrait parfaitement répondre à un mandat européen ou même à un poste ministériel ne s’est-elle jamais présentée? Elle nous promet que «ce n’est pas d’actualité». Certes, elle s’est toujours intéressée à la politique de son pays et tant ses évolutions que son sort la concernent intimement mais «l’intérêt ne suffit pas, faut-il encore s’identifier à un programme et s’engager dans un parti», rappelle-telle et d’ajouter dans une presque fausse modestie que «rien ne dit qu’une famille politique voudrait de moi». Pour l’heure, ses engagements écologiques et sociaux s’incarnent parfaitement dans son activité professionnelle et comme elle aime à le rappeler, «faire de la politique ne se résume pas à une carte de parti et à des campagnes électorales». Assurément, mais les caresses du temps qui passe renforceront peut-être plus encore son intérêt. n

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