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Education pour un monde nouveau - Maria Montessori

lequel cet immense

lequel cet immense trésor a été donné à l’homme. Incidemment l’art antique de la chiromancie est basé sur la reconnaissance de la main comme organe psychique ; ses praticiens prétendent que l’histoire entière de l’homme est inscrite dans la paume de ses mains. En conséquence, l’étude du développement psychique de l’enfant devrait être intimement liée à l’étude du développement de la main. Il est certain que l’intelligence de l’enfant atteindra un certain niveau de développement sans le concours de la main mais, avec ce concours, elle atteindra un plus haut niveau encore et l’enfant qui s’est servi de ses mains a toujours une personnalité plus forte. Si les circonstances sont telles qu’il ne peut se servir de ses mains, l’enfant demeure une personnalité mineure, incapable d’obéissance ou d’initiative, paresseux et triste, tandis que l’enfant qui peut travailler avec ses mains affirme son caractère. Une remarque intéressante au sujet de la civilisation égyptienne c’est que, durant la période où le travail manuel a été le plus important dans les domaines de l’art, de la force physique et de la religion, le plus bel éloge inscrit sur les tombeaux était : « C’était un homme de caractère. » On a établi clairement en étudiant le langage que la parole est spécialement reliée à l’audition ; d’une façon similaire, on a trouvé que le développement du mouvement est lié à la vue. Le premier stade du mouvement est celui de saisir ou préhension ; aussitôt que la main saisit quelque chose, il y a appel de la conscience vers la main et la préhension se développe ; ce qui était instinctif au départ devient un mouvement conscient. À six mois le mouvement est pleinement intentionnel. À dix mois l’observation de son environnement a éveillé l’intérêt de l’enfant et il peut tout attraper, aussi la préhension est-elle maintenant accompagnée du désir. Il commence à exercer sa main en changeant les objets de place autour de lui, en ouvrant et fermant les portes, en tirant les tiroirs, en mettant des bouchons aux bouteilles, etc. Grâce à ces exercices il acquiert de l’habileté. À cette période, en ce qui concerne les autres membres, il n’a été fait appel ni à l’intelligence, ni à la conscience, bien qu’il y ait un développement rapide du cervelet qui est le centre de l’équilibre. L’environnement n’a rien à y voir ; le cervelet donne des ordres et l’enfant, avec effort et de l’aide, s’assied puis se met debout tout seul. Au début l’enfant se tourne sur le ventre et marche à quatre pattes et si pendant cette période un adulte lui offre deux doigts à tenir pour l’aider il fera aller ses pieds l’un devant l’autre pour se tenir debout,

mais sur les orteils seulement. Quand enfin il se tient debout tout seul, il pose la plante du pied sur le sol et peut marcher en se tenant à la jupe de sa mère ; puis il arrive bientôt à marcher seul et se réjouit de sa nouvelle indépendance. À ce moment, si l’adulte continue à l’aider, ce sera un obstacle sur le chemin de son développement. Nous ne devons pas aider l’enfant à marcher et si sa main veut travailler nous devons lui offrir des motifs d’activité et le laisser s’avancer de conquêtes en conquêtes sur la voie de l’indépendance. Une caractéristique importante et visible de l’enfant dès dix-huit mois, est sa force à la fois dans les mains et dans les pieds et, en conséquence, son besoin irrésistible quand il fait quelque chose de faire l’effort maximum. L’équilibre et l’usage des mains se sont jusqu’ici développés séparément mais, à ce stade, ils se coordonnent et l’enfant aime marcher en portant un fardeau souvent tout à fait disproportionné à sa taille. La main qui a appris à saisir doit s’exercer à porter un poids. Aussi peut-on voir l’enfant de cet âge avec un grand pot d’eau chercher son équilibre en marchant lentement. Il y a aussi une tendance à défier la loi de gravité ; non content de marcher il faut qu’il grimpe en s’accrochant à quelque chose pour se hisser. Puis vient la période d’imitation : l’enfant qui est libre de ses mouvements aimera faire ce que font les adultes autour de lui. Ainsi apparaît la logique du développement naturel : l’enfant prépare d’abord ses instruments, mains et pieds, puis il acquiert de la force par l’exercice, ensuite regarde ce que font les autres et se met au travail en les imitant ; c’est ainsi qu’il se prépare à la vie et à la liberté. À ce stade de son activité, l’enfant est un grand marcheur ; il a besoin de longues marches et les adultes préfèrent le porter ou le mettre dans une poussette, si bien que le malheureux enfant ne peut marcher qu’en imagination. Il ne peut pas marcher : on le porte ; il ne peut pas travailler : on le fait pour lui ! Au seuil de la vie, nous adultes, nous lui donnons un complexe d’infériorité.

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