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1 week ago

2000 ans après… oser encore y croire

La christianisation est en recul en Europe. Un écart s’est progressivement installé entre les structures ecclésiastiques et le monde contemporain. Il faut, de toute urgence, dire autrement la foi chrétienne, se rapprocher des pratiques des origines, regarder le monde avec plus d’indulgence et concevoir le rôle du clergé de manière plus intégrée à la société. Gérard Bénéteau offre ici une série de propositions bien précises qu’il articule autour de citations évangéliques : accueil des pauvres, morale sexuelle plus tolérante, rapports clairs entre le politique et la religion, statut du prêtre, place des femmes dans l’Église, œcuménisme... Au point de départ de tout, la résurrection du Christ, qui module notre vie aujourd’hui et après notre mort.

Avis au lecteur O n ne

Avis au lecteur O n ne manquera sans doute pas de me reprocher d’introduire mes propositions à partir de citations bibliques. Faisant donc des choix. Et, de fait, je n’ai pas retenu l’injonction de Paul : « Femmes, soyez soumise à vos maris », ou l’avertissement rapporté par l’évangéliste Matthieu : « Il y aura beaucoup d’appelés mais peu d’élus. » Arbitraire ? Ou pire, détournement ? Je ne tenterai pas de dissuader ceux qui en jugeront ainsi. Mais à travers les devises de papes ou d’évêques, à travers les thèmes d’année choisis pour des diocèses, il y a aussi le désir de mettre l’accent sur une parole du Christ ou un moment de sa vie. Même si j’ai bien conscience que mes propositions — surtout certaines — entraîneront des commentaires peu enthousiastes, aucune ne me parait en contradiction avec l’esprit du message évangélique où domine l’importance du partage, du pardon, de l’égal amour de Dieu promis à chacun. Lorsque j’étais curé de Saint-Eustache, on y trouvait toujours une feuille d’accueil où l’on pouvait lire la parabole de l’enfant prodigue : l’histoire d’un fils qui, après avoir réclamé sa part d’héritage pour aller mener joyeuse vie, revient, ruiné pour solliciter 29