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6 days ago

La route du Soleil

En 1997, Francesco Lorenzi créait le Sun Eats Hours, qui devien- dra en quelques années le meilleur groupe de punk rock dans le monde. Sur scène, les satisfactions sont énormes, mais leur vie privée se délite : drogue, alcool, sexe... Francesco entre alors dans une crise profonde : il sent que cela ne peut pas continuer, que le lien entre les membres du groupe est en train de disparaître, qu’il lui manque une véritable source d’inspiration. Mais tout va basculer. À travers une série de « Dieuincidences », il rencontre Jésus et renaît en tant qu’homme et en tant qu’artiste. Il réussit à recréer une véritable amitié entre ses musiciens et à les délivrer de leurs dépendances. Le groupe prend alors le nom de The Sun, car ils se sentent désormais conduits par un soleil qui illumine leur cœur. « Une autobiographie passionnée et passionnante. Une expérience sur la “route du Soleil” que l’auteur souhaite à tous les jeunes qui marchent dans les rues de nos villes avec des écouteurs dans les oreilles » (extrait de la préface de Mgr Gianfranco Ravasi).

la

la route du soleil Adolescents, il nous est plus difficile de répondre, parce que nous identifions le Mal avec ce qui fait que les choses vont de travers et le Bien avec ce qui nous apporte du plaisir… même quand en réalité cela pourrait être Mal. Nous arrivons donc à l’âge adulte avec une perception du Mal et du Bien plutôt confuse, parfois même bizarre, et dans beaucoup d’autres cas, changeante. Pensons aux excuses fantaisistes avec lesquelles nous justifions les retards au travail, ou bien aux conversations téléphoniques interrompues brutalement en prétextant une absence de réseau, ou encore à ces situations où un policier nous arrête et, où pour nous en sortir, nous prétendons avoir un parent à l’hôpital. Rien de mal, seulement de petits mensonges. Mais les petites choses ouvrent la voie à d’autres, plus grandes. En ce qui me concerne, établir la frontière entre le Bien et le Mal, et en avoir une perception consciente, ça a été un long parcours, bien difficile, nullement prévisible, et aujourd’hui encore, des difficultés et des chutes ne sont pas à exclure. Pourtant, ce même parcours m’a permis de faire l’expérience de la véritable liberté personnelle présente en chacun de nous, donc de l’authentique capacité de choisir. Nous aspirons tous au bonheur, mais comment pouvons-nous le saisir, l’interpréter et l’incarner si nous ne sommes pas capables de distinguer le Bien du Mal ? En notre for intérieur, nous savons bien qu’aller au fond des choses demande des efforts, parce qu’on court le risque de se trouver face à face avec justement ces vérités dont nous ne voudrions même pas percevoir l’ombre. Alors, nous nous attelons tellement à nous les cacher à nous-mêmes, par toutes sortes d’arguties, que lorsqu’elles cherchent à surgir, nous nous écartons aussitôt de l’examen intérieur pour quelque chose qui nous semble plus urgent. En outre, beaucoup de choses du monde qui 20

l’expérience du bien et du mal nous entoure sont conçues pour faire de la recherche du vrai, dans l’espace de notre conscience, un exercice démodé. Distinguer le Bien et le Mal n’est donc pas aussi simple, surtout pour celui qui se trouve bombardé par une myriade d’informations confuses et contradictoires. Et c’est le cas de la plupart des personnes. Au cours de mon expérience de 1997 à 2007, j’ai vécu dans un milieu qui ne brillait vraiment pas par la mise en valeur des vertus de l’esprit humain. Lorsque nous avons mis sur pied notre groupe, les Sun Eats Hours, je venais d’avoir quinze ans ; Ricardo Rossi, « Ricky Trash », le batteur, en avait seize, tout comme Marco Auriemma, bassiste jusqu’en 2002 ; mais c’est Andrea « The Huge » Barone, showman et choriste jusqu’en 2005, qui était le plus jeune, avec ses treize ans. Grâce aux liens d’amitié qui unissaient nos familles respectives, moi, Marco et Ricky, nous nous connaissions avant même de savoir parler. Nous avions grandi ensemble et la passion pour la musique n’était qu’une des nombreuses choses qui nous rapprochaient. En 1995, j’avais reçu une cassette audio avec l’album Smash des Offspring et j’en étais tombé amoureux ; dès ce moment, j’ai commencé à suivre et à aimer la scène punk californienne, en même temps que Marco et Ricky. Lorsque nous avons commencé à jouer ensemble, aucun de nous n’étudiait vraiment la musique, car nous voulions seulement nous amuser et essayer de reproduire les chansons de ces groupes qui nous faisaient rêver. Néanmoins, malgré mon jeune âge, j’ai senti nettement après quelques mois que la musique allait devenir ma vie, ma voie, ma profession. C’était une certitude folle basée sur un manque total d’expérience. Grâce à la force ce cette intuition, j’ai vécu de quinze à vingtcinq ans un parcours musical très riche en événements. À cette 21

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