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6 months ago

La leçon du figuier. Billets d’encouragement 

Les hivers nous semblent souvent longs et nous apprécions que quelqu’un vienne nous rappeler que les temps obscurs touchent à leur fin, que les jours sont en train de s’allonger et que le soleil fait ses préparatifs. Jésus savait accueillir cet enseignement de la nature et il invitait ses disciples à avoir confiance, à vivre éveillés, à observer et à déchiffrer les langages silencieux de la vie. Son immense confiance et ses paroles d’encouragement nous aident à supporter les intempéries et les nuits, pour attendre patiemment l’arrivée du Royaume sans perdre courage, pour guetter les signes du printemps.

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la leçon du figuier « Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte » (Mc 13, 28-29). Son immense confiance et les paroles d’encouragement de son Évangile nous donnent la force de supporter les intempéries et les nuits, pour attendre patiemment l’arrivée du Royaume sans perdre courage, pour guetter les signes du printemps. Les voix des prophètes et des poètes nous apportent également un soutien dans notre attente pendant que nous murmurons les uns aux autres, comme un secret de famille : « Le Seigneur arrive, il n’est pas loin, il est aux portes… » L’objectif des brefs articles qui suivent est de venir s’ajouter à cette bonne nouvelle. Ils sont parus dans Vida Nueva, Alandar, 21RS ou El Ciervo, et pour les assembler, je n’ai pas trouvé de meilleur critère que cet ordre désordonné que nous appelons « aléatoire » et qui correspond si bien à la vie elle-même. •

Des génériques Ce qui suit, je vais le dire à voix basse et l’écrire au crayon en petits caractères, pour que cela reste entre nous : je crois que Dieu est un « générique ». Je vais le redire d’une autre façon, plus nuancée, pour éviter d’éventuelles représailles mafieuses de la part d’une quelconque multinationale pharmaceutique : Dieu a choisi d’être parmi nous sous forme de générique. Au lieu d’introduire le principe actif et la biodisponibilité de sa présence dans une quelconque corporation reconnue et puissante — pharisiens, prêtres ou scribes, qui étaient alors les Bayer, Merck ou Roche de nos jours —, il s’est passé de la protection de leurs patentes et, pour se mettre à la portée de tout le monde, il a pris le risque de se commercialiser à un prix infime et avec une marge bénéficiaire proche de zéro. (Si quelqu’un trouve bizarre cette histoire de la commercialisation, je lui rappelle cette très vieille antienne de la liturgie de Noël qui appelle l’incarnation admirabile commercium entre Dieu et nous.) De nos jours, il est décisif d’assurer le lancement promotionnel de tout et n’importe quoi : un médicament, un artiste, un film ou un livre, et la façon dont est conçue 7