Cités en Réseaux - 2018

villesinternet

Publication annuelle de l'association Villes Internet. Label national Territoires, Villes et Villages Internet 2018.

villes

internet

CITÉS EN RÉSEAUX

LABEL TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET

2018


"

Le Président de la République a fait de la cohésion numérique une des

grandes priorités de sa campagne, puis de son mandat. Et voilà pourquoi il

nous a demandé, quand je dis « nous », j'entends évidement l'ensemble du

gouvernement, (...) les opérateurs, les collectivités locales de nous mobiliser,

de gagner ce combat. (...) Si dans cinq ans, vous avez réussi, nous avons

réussi, je pense que nous pourrons dire qu'à notre manière, certes

modestement, mais significativement, nous aurons construit la France.

"

Édouard PHILIPPE

Premier ministre

Discours - Conférence nationale des territoires - Cahors (Lot) - 14 décembre 2017

"


PRÉFACE

Mounir MAHJOUBI

Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique

"

La transformation numérique doit être ancrée dans les territoires.

"

Notre ambition est de faire de la France une société numérique performante et humaine, qui permette à tous les

citoyens d’accéder à leurs droits, de s’approprier les usages et potentialités numériques, et de développer ainsi du lien

social et un sentiment d'appartenance citoyenne.

artout dans le pas, nos communes sont et doivent tre le reet de la transormation numérique, de ltat en général

et de l’administration en particulier, que nous menons avec le Gouvernement. C’est à l’échelon local que la modernisation

de l’action publique aura le plus d’impact pour les citoyens et nous devons accompagner cette transformation

partout sur le territoire au service des agents et des usagers. En se saisissant de toutes les opportunités

oertes par le numériue pour moderniser leurs pratiues, nos communes permettent à nos concitoens

de ouir de services pulics de ualité et de plus en plus innovants, tout en proposant un

accompanement personnalisé pour ceu ui en ont esoin es initiatives et epériences réussies

sont nomreuses dans notre pas

rce leurs efforts, les collectivités locales ont des nouvelles technologies un levier privilégié dune société plus

inclusive et d’une administration au contact et proche de chacun. C’est ensemble que nous construirons, dans chaque

territoire, les solutions pour guider ceux qui le peuvent vers l’autonomie numérique et maintenir un accompagnement

humain pour ceux qui en ont besoin.

ette année encore le lael erritoires, illes et illaes nternet récompense ces actions ui

doivent tre prises pour eemple partout en rance


PRÉFACE

LA TRANSITION NUMÉRIQUE DES TERRITOIRES : UNE AFFAIRE D'ÉTAT

Le Premier ministre Edouard PHILIPPE, ancien maire de la Ville du Havre, pionnière des Villes Internet 5@, montre

avec la désignation à ses côtés d'un secrétaire d'État au numérique, Mounir MAHJOUBI, combien la transition

numérique est au cœur de son projet.

Avec la récente nomination d’Olivier DUSSOPT au Secrétariat

d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics,

s'allonge la liste des anciens maires entrés au gouvernement après avoir

mené des politiques numériques locales solides. Pionner parmi les maires

de "Villes Internet", l'ardéchois a contribué largement à l’exemple historique

des « inforoutes de l’Ardèche », sujet également dans ses priorités

dans sa fonction de Président de l’association des Petites Villes de France.

D’autres anciens maires de collectivités labellisées Villes internet,

portent au gouvernement cette forte sensibilité aux territoires innovants

à commencer par le Ministre de la Cohésion des territoires,

Jacques MÉZARD, ancien président de la communauté d’agglomération

du Bassin d’Aurillac,


...et également,

Christophe CASTANER

Jacqueline GOURAULT

Sébastien LECORNU

Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement

Ancien maire de Forcalquier

Ministre auprès du Ministre de l'Intérieur

Ancienne maire de La Chaussée Saint-Victor

Secrétaire d'État auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire

Ancien maire de Vernon

La sphère législative n’est pas en reste avec le député du Val-de-Marne Luc CARVOUNAS, ancien maire

d’Alfortville, Olivier BECHT, député de la 5 e circonscription du Haut-Rhin, ancien maire de Rixheim, Éric

ALAUZET, député du Doubs et conseiller municipal de Besançon, la députée des Landes, Geneviève

DARRIEUSSECQ, ancienne maire de Mont-de-Marsan, députés également Marine BRENIER, adjointe au

maire de Nice, Geneviève LEVY, adjointe au maire de Toulon, Romain GRAU, adjoint à Perpignan…

Cette culture du territoire et de l'innovation territoriale de l’exécutif national et de la sphère

législative, ne peut que signer un engagement fort de l'Etat dans la reconnaissance du « capital

numérique territorial » produit par les collectivités locales.


SOMMAIRE

5

ÉDITO

7

PAROLES DE PARTENAIRES

14

LE CONSEIL DES PARTENAIRES

17

32

LE LABEL 2018 TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET

18 Les racines du réseau des Villes Internet

20 2018 / 2019 Un label pour chaque ville française

22 Le Jury 2018

25 Collectivités labellisées Territoires, Villes et Villages Internet 2018

LES SERVICES NUMÉRIQUES ESSENTIELS

33 20 ans de médiation numérique

37 Vers un modèle français de la ville intelligente

40 L’open data au service des collectivités

42 Tour de France de la culture numérique

44 L’Atlaas de la France numérique

46

OSONS L’INNOVATION

52

L’ASSOCIATION VILLES INTERNET

53 Les missions de l’association Villes Internet

54 Le programme d’actions Villes Internet 2018 / 2020


ÉDITO

Florence DURAND-TORNARE

Fondatrice et déléguée de l’association Villes Internet

La volonté des élus est essentielle pour construire le projet de société locale à moyen terme et contribuer

au projet global à long terme. Avec l’innovation numérique, il ne s’agit pas seulement de

construire de nouvelles infrastructures pour installer la bonne circulation de l’information, mais il

s’agit d’envisager une transformation ou plutôt une métamorphose* de la société humaine. De nouveaux

comportements, de nouvelles organisations et une ligne directrice qui reliera l’histoire avec

une ambition pour le futur.

Les agents territoriaux sont trop souvent les délaissés de cette “transition numérique” qui pourtant

s’ancre dans les territoires qu’ils administrent. En vaillants soldats de la fonction publique, les

agents territoriaux font leur possible pour assembler dans un geste cohérent le puzzle des 41

décrets d’application de la loi pour une République numérique (hormis les 20 dont la publication envisagée

en janvier 2017 semble abandonnée).

Leur responsabilité est impliquée indirectement par une quinzaine de ces textes, et directement par une dizaine : la

nature de l’accessibilité des “services de communication en ligne”, la liste des licences permettant la réutilisation des

données publiques, les obligations liées à la cryptographie des données personnelles, la déclaration préalable des

locations immoilires courtes durées, le cahier des charges de la ailité des moens didentication électronique,

la liste des pices justicatives que les personnes nont plus produire lorsqu'une administration détient déj ces

informations, les modalités de formation des personnels intervenant sur les services de communication au public en

ligne, etc. En 2017 cette abondance de règles, dont on ne discute pas ici le fond, s’ajoute à des dispositions

dont l’obligation arrive à échéance en 2018. Ainsi, la dématérialisation complète des marchés publics

avec ouverture des données dattriution et de modication de ces marchés a déuté en janvier 2012 et sera oligatoire

partir doctore 2018.

Et l’échéance est en mai pour la publication ouverte à tous des principaux documents, y compris leurs codes sources

et les algorithmes qui leurs sont liés, avec désignation d’un délégué expert dans la protection des données, avec une

sanction applicable par la CNIL** allant jusqu’à 3 millions d’euros. La direction des collectivités locales et la CNIL font

des efforts de pédagogie. ourtant, dans certaines collectivités, compris en ones uraines, les dicultés dapplication

freinent déjà la continuité du service public.

* Voir page 47 l’intervention de Patrick VIVERET (auteur de « Reconsidérer la Richesse », Editions de l’Aube, 2010)

lors des Rencontres de l’Internet Solidaire à Fontenay-sous- Bois, 7 décembre 2017

** www.cnil.gouv.fr

5


A cette étape d’acquisition de compétences juridiques et techniques nouvelles, nous avons choisi d’encourager

les agents territoriaux en leur dédiant le 19ème Label National Territoires, Villes et Villages

Internet, porté ce 8 février 2018 avec la Mutuelle Nationale Territoriale et la Banque Française

Mutualiste.

"

xperts métiers, aant passé des concours connus pour leur complexité,

ils doivent tre aujourdhui innovateurs pour dessiner les processus existants

"

et leur donner une nouvelle orme dans lespoir quelle sera simplicatrice.

ls deviennent aussi médiateurs de leur nouveau savoir en le partaeant et en lanant avec leurs

pairs, y compris dans des coopérations avec d’autres collectivités.

es emmes et hommes de la territoriale sont les garants de la conance des ranais dans leurs institutions. Ils

portent, avec leurs élus, les notions communes de la culture ranaise, une culture en évolution constante parois avec

des marches plus hautes ranchir. innovation propose un nouveau langage, quils doivent interpréter, et ranciser

pour appliquer la loi et surtout pour le rendre audile tous. e marché assume la demande populaire de nouveaux

outils, ou la provoque, et nos onctionnaires territoriaux euxmmes consommateurs, doivent proessionnaliser

lappropriation et la diffusion citoenne de ces ojets, de leurs supports, de leurs inrastructures de ux et de léner

gie quils consomment. ans oulier les modes demplois et les conditions dusage comprendre et traduire ien

souvent.

a culture ranaise avec son histoire et des contrecultures plus nomreuses en période dexpérimentation, et donc de

crise, est accompagner dans sa progression pour en aire un progrs. accompagner dans un pacte social, écologique

et démocratique, différent, aoutissant sans doute un changement constitutionnel. Il aut donc nourrir notre culture

de ces innovations pour assumer une période déducation instale o lignorance technologique risque de diminuer la

citoenneté. Une éducation, qui commence dans la famille avec les voisins, les commerçants et les enseignants.

Une éducation à tout âge, où conscience de soi et libre-arbitre sont les mots-clés protecteurs.

a n de ltat nest pas de aire passer les hommes de la condition raisonnale

celle de tes rutes ou dautomates.

pinoa 10 Traité théologicopolitique

6" "


PAROLES DE PARTENAIRES

Alain GIANAZZA

Président Général de la

Mutuelle Nationale Territoriale

Depuis plusieurs années maintenant, la première mutuelle des agents territoriaux, la Mutuelle Nationale Territoriale

(MNT Groupe VYV), est partenaire de l’association Villes Internet et participe activement à la remise des labels

« Territoires, Villes et Villages Internet ».

La remise de ces labels est le point d’orgue pour les collectivités, notamment pour les petites, de la

reconnaissance du travail uelles ont eectué pour ien utiliser les ressources numériues, les

mettre à disposition au service de la population.

Il y a bien sûr à la base de ces diverses actions la forte volonté des exécutifs territoriaux, aux côtés de l’Etat, de

donner à leur population accès à la ressource numérique, devenue indispensable dans une société de plus en plus

informationnelle.

ais cette volonté ne serait pas randcose sans la participation particulirement active et ecace

des agents de ces collectivités. Plusieurs études de l’Observatoire Social Territorial de la MNT montrent d’ailleurs

à quel point les agents de la Fonction publique territoriale sont dévoués au service public de proximité, entendu

comme le service à l’habitant*.

Ces agents sont de surcroît particulièrement appréciés par la population comme le révèle une étude de l’IFOP de mars

2017 commandée par la MNT, en collaboration avec SMACL Assurances et avec le soutien du Conseil supérieur de la

fonction publique territoriale*.

Néanmoins des inquiétudes subsistent : quid de ce service public local de plus en plus numérisé si les infrastructures de

communication électronique ne sont pas au rendez-vous ?

* disponibles sur le site : www.mnt.fr

7


PAROLES DE PARTENAIRES

"

Les pouvoirs publics s’accordent à dire qu’accéder au numérique dans

des conditions satisfaisantes (accès au très haut débit) est une question

prioritaire pour nos concitoyens et pour leurs territoires.

"

Il s’agit autant d’une exigence de qualité que d’une nécessité en termes de développement, d’attractivité et de qualité

de vie : participer à la « société numérique » suppose toutefois d’être connecté à des infrastructures

dédiées, ce qui est malheureusement loin d’être le cas : le Plan France Très Haut Débit (THD) de 2013, qui

prévoit une accessibilité THD en 2022 dans toute la France, risque de ne pas totalement aboutir et ce, malgré les

promesses récentes du Premier ministre, Edouard Philippe, lors de la Conférence de Cahors en décembre dernier.

Alors, si nous souhaitons un service public local de qualité aux missions renouvelées pour nos concitoens

avec, à leur service, des aents territoriau ecaces, attonsnous aussi pour une couverture

THD sur tout le territoire !

8


Médéric MONESTIER

Directeur Général de la Banque

Française Mutualiste (BFM)

Dématérialiser les démarches administratives, gérer et protéger les données personnelles des administrés,

promouvoir la démocratie participative, développer l’interactivité entre les collectivités territoriales

et les administrés… sont autant d’exemples de transformations numériques qui impactent l’organisation

des collectivités et par conséquent la nature des métiers des agents territoriaux.

"

La transition numérique doit être considérée comme une opportunité

pour la Fonction publique territoriale et pour ses agents, déjà concernés,

comme nous tous, par cette évolution dans leur vie personnelle.

"

En allégeant leurs tâches administratives grâce aux outils numériques, les agents vont développer leurs compétences,

se concentrer sur leur cœur de métier et faciliter ainsi le rapprochement entre les collectivités et les citoyens et de

garantir un service public de qualité.

Consciente de l’impact de ces évolutions et de l’importance d’un accompagnement du changement

pour les agents, la Banque Française Mutualiste a choisi de devenir partenaire – aux cotés de la

Mutuelle Nationale des Territoriaux* - de l’association Villes Internet, qui accompagne et valorise

depuis 20 ans les initiatives des collectivités et de leurs agents dans le cadre de cette transition.

est ce titre que la anque Franaise Mutualiste est re dtre présente la journée nationale des Territoires, illes

et illages Internet et de participer la tale ronde es agents territoriaux, acteurs de la transition numérique avec

la Mutuelle Nationale des Territoriaux. ette journée qui réunit les représentants des collectivités territoriales adhérentes

à l’association est également l’occasion de nombreux échanges autour d’un sujet qui touche non seulement les

collectivités territoriales, locales et mais aussi plus largement le tissu économique et social.

* La Banque Française Mutualiste compte dans son sociétariat exclusivement des mutuelles de la Fonction publique, dont la Mutuelle

Nationale des Territoriaux (MNT).

9


PAROLES DE PARTENAIRES

10

Olivier VALLET

Président-directeur général de DOCAPOST

LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ET LEURS AGENTS

AU CŒUR DE LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE DES TERRITOIRES

artenaire de lssociation illes internet, e roupe a oste, via sa liale ocapost, conrme son rle dacteur du

numérique de proximité. on ojecti est daccompagner collectivités territoriales et délégataires pour quils

ournissent les services numériques attendus par les usagers citoens, entreprises ou associations.

La promesse de la transformation numérique du secteur public est double :

- répondre aux enjeux majeurs d’évolution de notre société et garantir l’égalité d’accès aux services

sur tout le territoire ;

simplifier le uotidien des usaers, leur apporter plus de services tout en améliorant le travail des

agents des collectivités.

ocapost est porteur de cette promesse travers une vision la ois inclusive et omnicanal de la transormation

numérique des organisations et des usages.

Notre ojecti est plus que jamais de mettre en uvre avec le secteur pulic local des solutions qui

exploiteront de manire coordonnée toutes les possiilités de contacts et de services la ois numériques et

phsiques guichets en Mairie, ureaux de oste, visites domicile

accompagneront les usagers et les agents vers le numérique.

es solutions technologiques existent. ertaines dentre elles sont déj mises en uvre par les collectivités territoriales.

Nous les avons réunies sous une annire unique, ocapost olutions puliques. titre dexemple, la plate-

orme de estion de la elation itoen ocaleo acilite le dialogue entre les agents et les usagers tout en simpli-

ant nomre de démarches administratives en toute sécurité.

n plus de ournir les outils de cette transormation, a oste et ocapost accompagnent ce changement.

l sait autant de contriuer à la médiation numériue, pour ne laisser personne à lécart, ue de valoriser

les nouveau usaes et les initiatives locales, dans loecti de aire de la transormation numériue

de la elation itoens une réalité concrte et énéfiue pour tous

Consulter le Livre blanc Docapost Relation Citoyens : http://bit.ly/2qNAViB


Jean-Paul CARTERET

Vice-Président de l'Association des Maires Ruraux de France

Maire de Lavoncourt (Haute-Saône)

LA COMMUNE, CŒUR DE LA MUTATION CITOYENNE NUMÉRIQUE

Le monde rural change. Plus vite que ne le pensent certains. Et malgré les délais pour l’arrivée dans

une très large partie de notre pays, du très haut débit et d’une téléphonie mobile, conformes aux

usages d’aujourd’hui, les Maires ruraux agissent et innovent, parfois depuis bien longtemps. Le Label

en est un marqueur utile. Il témoigne d’une prise de conscience grandissante quant à la nécessité de

voir dans la commune un acteur clé de l’appropriation raisonnée de la mutation numérique.

C’est vrai de la commune pour et par elle-même en se saisissant des nouveaux possibles en vue d’améliorer le quotidien

des haitants via cet univers. es efforts aits par les communes sont importants pour déliser, accompagner et aider

les haitants dans une relation dune dimension complémentaire au contact humain qui ait la singularité de ces 0

de communes de France, rurales o la proximité prime. itons ampagnol.r, loutil que lMF développe pour

permettre à toute commune d’avoir une identité numérique et de rendre accessibles tous les services publics – locaux

et nationaux via le site internet de la commune. itons également le rle aussi crucial quanonme et discret des

secrétaires de mairie, qui jour aprs jour, aident le citoen mis distance par des opérateurs peu soucieux de la lutte

contre l’exclusion numérique.

aluons ce titre la prise de conscience de ltat qui souhaite sappuer sur les communes pour ce rle dintermédiaire

de proximité et ce tiers de conance pulic. a perspective de la création de la plateorme par ltat accélre le

déploiement doutils et dinnovation pour que tout citoen soit connecté. est aussi le dé commun quil nous aut

relever pour que cela se asse via les sites communaux.

Le label « Villes et Villages Internet » contribue à cette accélération bienvenue. Son ancrage dans les

esprits est la plus belle preuve de cette évolution positive du déploiement du numérique dans le quotidien

au service de tous.

"

elle et longue vie aux villages Internet

11


PAROLES DE PARTENAIRES

12

Caroline CAYEUX

Maire de Beauvais

Présidente de Villes de France

DE LA PLACE DU NUMÉRIQUE POUR BOOSTER

LES CŒURS DE VILLES DE FRANCE

Alors que l’année 2017 s’est terminée sur le lancement du plan Action Cœur de Ville qui accompagne les villes de taille

moenne pour rednamiser leurs centres, lassociation des illes de France porte une réexion sur la place des outils

numériques pour l’attractivité du territoire, le développement économique ainsi que la participation citoyenne. Le

plan aborde l’angle numérique essentiellement via trois actions à mener : mettre en œuvre un accès

prioritaire à la fire en cur de ville, accompaner le développement de tierslieu et espaces de

coorin et enfin financer des démarces dinnovation smart

Les villes et intercommunalités de France fourmillent de projets dans le cadre d’une stratégie globale de smart city ou

sur des domaines plus cilés. u i en centreville au développement dun réseau économique en passant par le

tierslieu dinnovation, lapplication de signalement et léclairage intelligent, les actions sont multiples pour avoriser

l’activité et les économies en cœur de ville. Dans une vision plus globale de la ville, le guide de Villes de France en parte

nariat avec Villes Internet, Orange, Veolia et Tactis, intitulé « En route vers des villes plus intelligentes », dresse un

mode d’emploi et un portrait type de la smart city en ville de taille moyenne, avant d’évoquer les impacts et risques, et

d’illustrer avec 12 portraits de territoires.

titre dexemple, la ville de eauvais avance pour un cur de ville connecté avec des espaces de cooring et une

application de paiement du stationnement. e ut un honneur de voir ma ville gratiée de au lael illes internet

2017. Le label Villes Internet est une vraie récompense pour les villes et intercommunalités engagées pour le dévelop

pement d’initiatives numériques car il permet de donner de la visibilité au chemin parcouru et il fait le lien entre les

territoires.

La collaboration de longue date de Villes de France et Villes internet permet un accompagnement des

communes et pour leurs politiues numériues afin davoir, ds auourdui, le reard porté vers

lavenir


Pierre JARLIER

Premier Vice-président délégué de l’Association des Petites Villes de France

Maire de Saint-Flour

LE NUMÉRIQUE AU SERVICE DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES

Le label « Territoires, Villes et Villages internet » démontre chaque année à quel point l’excellence numérique est une

réalité dans nos territoires. En valorisant des initiatives innovantes et des collectivités pionnières, ce label constitue

également un outil essentiel de diffusion de onnes pratiques en matire de politiques puliques numériques.

l sait de répondre à un défi essentiel omment disséminer les outils et les métodes de linnovation

numériue partout sur le territoire national, en dépassant les rontires des randes métropoles

ar la racture numériue demeure une réalité ais elle nest pas une atalité

Le numérique peut même constituer un levier essentiel pour réduire les fractures territoriales. n effet, travers son

développement, les haitants des territoires périphériques peuvent énécier dun accs acilité certains services. e

numérique permet également de renforcer l’attractivité de ces territoires, notamment par le biais du télétravail et de

nouvelles solutions de mobilité.

Le pouvoir public doit ainsi favoriser des initiatives privées en créant un cadre propice au développement de nouvelles

solutions numériques par des individus, des associations et des entreprises. Mais, en tant que garant de l’intérêt général,

il doit également exercer un contrôle pour s’assurer, par exemple, de la protection des données personnelles ou de

l’égal accès à certains services essentiels.

udel de loffre privée, le service pulic est en pleine de mutation. e nomre des services désormais disponiles en

ligne ne cesse daccrotre, au risque den éloigner certains pulics, notamment les plus gés et les plus ragiles. n effet,

si la dématérialisation est acteur de transparence et de simplication, elle doit aller de pair avec de nouveaux dispositifs

d’accompagnement humain.

vec illes nternet et lensemle des territoires pionniers, nous apportons donc notre pierre à lédifice

en contriuant au réeions autour de la mairie du e sicle, ui doit tre à la ois un espace de

dialoue et une plateorme de services, conuuant avec aileté citoenneté et usaes, umain et

numériue

13


LE CONSEIL DES PARTENAIRES

Le Conseil des Partenaires des Territoires de Demain, rassemble des élus du Conseil d’Administration,

un réseau fidèle de partenaires représentatifs de la société civile et de l’Etat.

Les services ministériels, les associations d’élus et ses autres partenaires praemium pluriannuels, se réunissent

régulièrement pour y exprimer les enjeux stratégiques liés à l’actualité du secteur et impliquant un coix

stratégique de la part des élus locaux.

Ce conseil est présidé depuis 2015 par Claudy Lebreton, président honoraire de l’Assemblée des

Départements de France, auteur du rapport au gouvernement « Les territoires numériques de la France de

demain »

LES MEMBRES 2018

SERVICES MINISTÉRIELS

• Agence du Numérique

• Délégation pour l’Action Extérieure

des Collectivités Territoriales

• Commissariat Général à l'Égalité

des Territoires

• Direction du Numérique Éducatif

• Secrétariat Genéral à la

Modernisation de l'Action Publique

ASSOCIATIONS D'ÉLUS

• Association des Maires de France

• Association des Maires d'Ile-de-France

• Assemblée des Départements

de France

• Association des Maires Ruraux

de France

• Villes de France

• Association des Petites Villes

de France

• Association des Maires des Villes

et Banlieues

• Open Data France

SECTEUR PRIVÉ

• Mutuelle Nationale Territoriale

• Banque Française Mutualiste

• Groupe La Poste

14


Claudy LEBRETON

Président du Conseil des Partenaires de Villes Internet

INTERNET, UN DÉFI MAJEUR POUR LES ÉLUS LOCAUX

Ce qui est en train de se passer avec les réseaux, la relation entre les individus, ne fait pas que bouleverser

nos habitudes ; elle les révolutionne. On estime que cette évolution est pratiquement l’une des plus

importantes que l’humanité ait connue depuis cinq siècles. C’est dire que nous rentrons dans une période complexe et

dicile, qui porte avec elle des craintes, des interrogations, des astentions, des déances, tous les prolmes de la

politique, de la crise du sens, de la démocratie... Plutôt que de subir ce monde internet qui se construit, comment nous,

citoyens, acteurs économiques, représentants du gouvernement, membres de l’administration, allons-nous l’appréhender

et en être acteurs, et ne pas être sous la férule, voire la coupe réglée des quatre grands, Google, Amazon,

pple, Faceoo. Tout cela, pour les élus locaux, cest le dé majeur auquel nous sommes conrontés.

"

"

Les réseaux c’est bien, les usages c’est mieux, mais la révolution c’est maintenant.

Il faut avoir le souci de s’en préoccuper et voir comment apporter un certain nombre de solutions.

Comme c’est le cas pour les collectivités territoriales, on sait que l’action publique peut être attaquée, combattue,

notamment par la sphre économique, nancire, capitalistique. elleci peut prendre des parts entires des marchés

des services pulics, se sustituer aux tats voire aux collectivités territoriales. est donc un dé énorme léchelle du

monde, la ois complexe et passionnant. i les optimistes rvent toujours depuis le déut de lhumanité un avenir

radieux tandis que les pessimistes annoncent lapocalpse ou la n du monde, la prolématique se situe entre les deux,

il faut avoir une part de rêve, une volonté d’agir collectivement.

15


LE CONSEIL DES PARTENAIRES

Si l’on prend le secteur du tourisme pour illustration, en regardant ce que nous connaissons le mieux aujourd’hui,

c’est-à-dire notre passé proche, nous avons créé un environnement avec les acteurs économiques du tourisme, les

hteliers, les chamres dhtes, les sndicats dinitiatives, les oces de tourisme, les comités départementaux et

régionaux de tourisme nous avons progressivement développé des politiques de loffre alors quil aut se

préoccuper de la politique de la demande que pensent les hommes et les emmes qui viennent dans nos territoires,

pour le plaisir, pour se reposer, que veulentils Nous voons que dans certains endroits la politique de loffre ne

onctionne pas.

Regardons comment tout cela a été bouleversé ; Airbnb et bien d’autres sur le sujet montrent des acteurs qui

sont en dehors des circuits actuels bien que dans la légalité. Quelqu’un qui est dans une transaction de type Airbnb

na pas de T, pas de scalité, pas de taxe de séjour, donc nous allons tre conrontés un certain nomre de

grandes questions sur le plan législati en roit pulic national et européen, mais aussi sur des sujets de société. e

parlement aujourd’hui et demain aura des travaux essentiels : en quoi ces développements respectent les libertés

individuelles et collectives Il aut voir comment les choses sont en train de sorganiser. voquons un autre secteur,

celui de lalimentation, avec les ouleversements du commerce. maon, eonoin, qui nont aujourdhui rien

demandé personne, ont un nomre de transactions phénoménal... e chiffre daffaires dmaon dépasse la

centaine de milliards d’euros chaque année, avec la vente des livres d’abord, mais maintenant dans tous les

domaines. e posent ds lors les questions de territorialisation des entreprises, de la scalité quelles doivent paer et

à qui.

Aujourd’hui pour les élus locaux, pas un seul sujet de la vie quotidienne des concitoyens n’échappera à une approche

de mise en œuvre de procédures nouvelles sans avoir à l’esprit les réseaux, l’organisation des relations entre les

individus, ni mme les collectivités territoriales sur le plan de la démocratie. uelle sera la démocratie du utur

"

Certes la démocratie représentative a réussi mais maintenant la démocratie vivante

est à mettre en œuvre dans l’exercice des responsabilités.

"

udel des réseaux, des connexions, il a aussi les ojets connectés qui communiquent entre eux. e rigidaire, la

voiture sans chauffeur, limprimante qui est un ormidale ouleversement. Comment allons-nous pouvoir

réagir à tout cela ? Comment s’organiser avec cet internet au cœur de nos vies ? Il y a une forte

attente sur ce sujet.

Claudy LEBRETON

16


LE LABEL NATIONAL

TERRITOIRES

VILLES ET VILLAGES

INTERNET

2018

CITÉS EN RÉSEAUX2018


TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET 2018

1LES RACINES DU RÉSEAU DES VILLES INTERNET

Villes Internet existe depuis 1999 dans sa forme expérimentale et depuis 2000 au travers de son

label puis de l’ensemble de ses actions, qu’ils s’agissent des rencontres régionales, du Courrier de

l’Internet citoyen, de sa participation à de nombreux groupes de travail ministériels...

Le label, qui est ce qui nous réunit cette année encore, est un travail continu, conduit en partenariat avec des équipes

de recherche, des associations du monde d’internet, et ce travail se réalise grâce à l’accompagnement de plusieurs

ministres. epuis ses déuts, ce lael témoigne en permanence de laugmentation extrmement signicative de la

compétence et de la capacité d’innovation des collectivités locales. Les outils d’évaluation que nous avons développé

et perectionné au l des années permettent de mesurer asse précisément cette montée en compétences. Nous

disposons donc d’une série de données extrêmement précieuses sur le développement de l’Internet dans les

collectivités locales en France depuis quasiment les débuts de l’Internet en France.

Dès les premiers âges de cet Internet en France, il est apparu que les collectivités locales avaient un

rôle essentiel. Ce n’est pas vrai dans de très nombreux pays, notamment aux Etats-Unis où il s’est d’abord déployé,

mais pas davantage non plus dans les pays qui sont les premiers à l’avoir adopté. Dans la plupart des pays qui ont été

prompts rentrer dans le monde internet, la diffusion a été dautant plus rapide quelle sest appuée

préférentiellement sur le monde marchand. En France, Internet a rencontré un concurrent, déjà installé et

ceci ds la fin des années le ameu initel e sorte ue les ranais, ui étaient déà

éuipés de initel, ont été moins nomreu à acuérir un microordinateur puis à le connecter à ce

nouveau réseau. e modle économique du Minitel différait ondamentalement de celui dInternet. es usagers

étaient dotés à titre quasi gratuit d’un terminal Vidéotex (le Minitel) et payaient l’accès à l’information au travers

dune tarication étalie selon le principe de iosque. e monde trs particulier, et qui a ait rivement de la France

de la n des années 180 le pas le plus avancé au monde en matire de diffusion sociale de la communication

électronique, a été magniquement raconté dans le trs eau roman durélien ellanger, a théorie de

l’information ».

18

Emmanuel EVENO

Président de l’association Villes Internet

Président du Jury du Label Villes Internet


Avec Internet, c’est ce petit monde qui se trouve confronté à de nouveaux standards et à un nouveau

modle économiue ans nternet, linormation était réputée ratuite en ait, elle était financée

par la publicité) mais les usagers devaient acheter un terminal, le micro-ordinateur.

ntre 1 et la n de cette décennie, les Franais sont parmi les moins nomreux, si on compare avec les populations

de pas niveaux de vie comparales les pas européens en premier lieu acheter un microordinateur et le

connecter Internet. est ce quon a appelé le retard ranais et qui est dénoncé par de nomreux rapports

ociels de lépoque, au point de devenir une sorte dantienne.

C’est en 1998, avec le Plan d’Action Gouvernemental pour la Société de l’Information (PAGSI) que le

ouvernement ranais décide ociellement de renoncer à leception éopolitiue ue constituait

le Minitel pour entrer dans le monde d’Internet. Dès ce moment, pour en hâter l’émergence,

"

le ouvernement décide de sappuer sur le monde

des collectivités locales, en particulier en le aisant participer

la mise en place des lieux daccs pulics Internet "

.

es lieux avaient pour sens doffrir des alternatives lacquisition individuelle des microordinateurs connectés. Ils

avaient été inventés par quelques collectivités pionnires ds 1. vec les erases, dont il demande la aisse

des épts de conancer le déploiement, le ouvernement sollicite donc les collectivités locales qui, ds ce

moment, deviennent les acteurs de plus en plus incontournales dun Internet ranais .

n ait, ace aux réticences de ltat, les innovations sont effectivement venues des collectivités locales. est dailleurs

ce que reconnait le rapport de runo asserre, remis en 2000 au remier ministre e déploiement des technologies

de linormation et de la communication dans ladministration ranaise résulte dun doule mouvement daord,

depuis le milieu des années 10, une multiplication dinitiatives locales nées grce limplication personnelle délus

locaux ou dagents motivés par ces nouveaux outils, et ensuite limplication progressive du ouvernement .

e sont l des points importants audel des grands programmes dinrastructures qui relvent de la politique natio

nale daménagement des territoires, ce sont les collectivités locales qui sont devenus en France les acteurs

publics de référence dès lors qu’il s’agit de produire des services au travers d’Internet.

histoire de illes Internet, sur ces 1 dernires années, cest donc celle du rattrapage du retard ranais, ou, plus

ondamentalement, celui de lédication dun modle ranais de société de linormation puis de société de la

connaissance. récisément, lune des caractéristiques de ce modle, cest quil est ortement territorial.

Comme chaque année, la livraison de notre Palmarès 2018 est un moment important. Il témoigne du

renouvellement constant des innovations dont sont capables les collectivités locales. Et comme les

palmars depuis celui de se confirme une tendance orte les collectivités ui atteinent les

niveaux supérieurs du label, en particulier le label 5 arobases sont de plus en plus nombreux.

* Bruno Lasserre ; L’État et les technologies de l’information et de la communication : vers une administration « à accès pluriels » ;

rapport au Premier ministre Coll. des rapports ociels, La ocumentation française, 2000 p. 22.

19


TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET 2018

2018 / 2019 : UN LABEL NATIONAL POUR CHAQUE VILLE FRANÇAISE

Un autre défi nous semble devoir être affronté pour les années futures. Tandis que les grandes villes

ont pratiquement toute participé à notre Label, à un moment ou à un autre de notre histoire, on

constate, depuis récemment, une relative désaffection de ce type de collectivité, plus attirée par des

démarches de type « Villes intelligentes ».

Or, il existe bel et bien des classements de « villes intelligentes ». Ces classements peuvent être regroupés en trois types

bien distincts :

- ceux qui sont à l’initiative d’organes de la Presse, comme le magazine états-unien Forbes, ou comme les

« Prix européens Le Monde / Smart Cities »

- ceux qui sont promus par des opérateurs de services urbains ou de grandes firmes de services.

Même s’il ne s’agit pas au sens strict d’un classement, mais plutôt d’un catalogue de clients, le « Smarter Cities »

d’IBM a fixé les termes de ce modèle de référence.

- ceux qui sont pris en charge par des « think tanks » comme le concours « Intelligent Community of the year

» organisé par l’« Intelligent Community Forum » dont le siège est à New York, ou par des équipes de recherche

universitaire comme celle portée par des chercheurs de trois Universités européennes (Vienne, Delft et Ljubljana) au

travers de l’association des « European Smart Cities » et des différentes publications de son principal animateur, le

professeur autrichien Rudolf Giffinger.

L’un des classements parmi les plus anciens est celui fourni depuis 2002 par l’« Intelligent

Community Forum ». Il repose sur la candidature des villes qui doivent remplir un formulaire sur le site. Dans un

premier temps, 21 d’entre-elles sont retenues, puis 7. Depuis 2002, la géographie de ces nominations est tout à fait

intéressante. Si on retient le nombre de villes différentes par pays (plusieurs villes se sont présentées sur plusieurs

années), il faut alors admettre que les pays dans lesquelles ces « Villes intelligentes » se développent sont le Canada,

les Etats-Unis et Taiwan, puis, loin derrière mais de façon équilibrée, le Royaume-Uni, la Corée du Sud, le Japon et

l’Australie. Tous les autres pays (dont la France) n’apparaissent qu’à travers une seule ville.

20


i on sefforce de aire la snthse de la plupart des classements qui sont puliés années aprs années, la plupart des

palmars ont émerger un groupe asse consensuel de villes ingapour, arcelone, ongdo Inchéon, Masdar,

ondres, msterdam, openhague, Montréal arois, cest tout un pas qui se distingue lstonie, voire Isral la

startup nation notamment. n dépit du caractre peu prs consensuel de cette courte liste, lensemle constitué

pose de nomreux prolmes en raison des différences de tailles, damitions, dorientations, de sstmes dacteurs

moilisés...

e que lon oserve dans ces différents classements, cest quils survalorisent trs généralement les villes du monde

anglophone ou de sa périphérie géopolitique. n n trouve pas de villes latinoaméricaines, en dehors de celles qui

sont les principales clientes de la rme I..M., comme io e aneiro notamment. t les villes ranaises sont quasi

ment invisiles.

Akim Oural, conseiller communautaire à la Métropole Européenne de Lille, à qui la Commission

ationale de la oopération écentralisée puis le inistre des aires tranres a demandé de

réaliser un rapport sur la uestion dun modle ranais de ville intelliente a ien voulu nous

associer, durant toute l’année 2017, à la réalisation de ce rapport. urant tout le travail que nous avons

réalisé ces ctés, notre préoccupation a porté sur la nécessaire réarticulation des villes internet dans le

modle ranais des villes intelligentes .

"

Notre lecture de ce modle ranais, cest que les villes intelligentes ont

une histoire, déj ancienne, qui puise la ois dans le onds dexpérience

des villes internet et de celles engagées dans le développement durale.

"

n ait, les villes internet sont un pan dhistoire trop peu visile des villes intelligentes . i les villes ranaises sont

trop peu visiles dans les classements internationaux des villes intelligentes , cest aussi parce que ces classements

ont des iais culturels et géopolitiques. Il est ds lors important de porter le déat, ce niveau, sur les méthodes déva

luation. Nous espérons, par des événements comme celui du 8 évrier, contriuer.

L’Association Villes Internet propose à toutes les communes un réseau et un ael eceptionnel pour

montrer larement leception numériue ranaise, alors ue souvre en sa me version à

leure des ilans municipau

Emmanuel EVENO

21


TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET 2018

LE JURY 2018 DE SCIENTIFIQUES ET D’EXPERTS

Armony ALTINIER

Jean-Gervais BIART

Danièle BOURCIER

Patrice CARRÉ

Laurent CHARREYRON

Jérôme CHIAROMANTI

Tatiana DE FERAUDY

Marcel DESVERGNE

Alain DOYEN

Gabriel DUPUY

Emmanuel EVENO

Anne FAURE

Leda GUIDI

Yannick LECHEVALLIER

Vittoria LOGRIPPO

Pierre MORELLI

Jean-Baptiste PIACENTINO

Valérie REINER

Alain RENK

Cédric VERPEAUX

Mathieu VIDAL

22

Tiphaine ZETLAOUI

Vice-présidente du CINOV-IT

Inspecteur général CGIET – MINEFI

Directrice de recherche CNRS, membre du conseil scientifique

Président du conseil scientifique de Décider Ensemble

Expert au CXP Group

Chargé de communication à l’EPA Paris-Saclay

Chercheure à l’IDDRI

Vice-président d’An@é

Secrétaire général de la MNT

Professeur à l’Université Panthéon-Sorbonne – Paris 1

Professeur à l’Université Toulouse 2, Directeur du LISST-Cieu, Président du Jury

Chargée de mission au CGET

Professeure à l’Université de Bologne – Italie

Directeur général de l’agence du Monde Commun

Déléguée régionale MedNum

Maître de conférences à l’Université de Lorraine

Directeur adjoint de Qwant

Directrice du Développement des Relations Extérieures chez Berger-Levrault

Architecte urbaniste

Responsable du pôle Villes et territoires intelligents à la Caisse des Dépôts

Maître de conférences en géographie à l’Université de Toulouse

et l’INU Champollion

Maître de conférence à l’Université Catholique de Lille


LES MEMBRES DU JURY

2018

23


TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET 2018

RÉUNION DU JURY DU LABEL “TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET” 2018

1 ER DÉCEMBRE 2017 - BANQUE FRANÇAISE MUTUALISTE - PARIS

24


COLLECTIVITÉS FRANÇAISES LABELLISÉES

TERRITOIRES, VILLES & VILLAGES INTERNET

2018

Retrouvez toutes les données de chaque collectivité,

les acteurs et le détail des actions sur www.villes-internet.net

AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

1 2 3 4 5

LA CÔTE-SAINT-ANDRÉ

PORTE-LÈS-VALENCE

AMPLEPUIS

FONTANIL-CORNILLON

MARCOUX

MAURS

SAINT-GERVAIS-LES-BAINS

VIC-LE-COMTE

VINAY

GUILHERAND-GRANGES

LE TEIL

MOGNENEINS

SATOLAS-ET-BONCE

OULLINS

RIVE-DE-GIER

SAINT-CHAMOND

SAINT-ÉGREVE

AIX-LES-BAINS

BRON

GRENOBLE

LAMASTRE

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

1 2 3 4

LA-CHAPELLE

SAINT-ANDRÉ

SAINT-LOUP

SUR-SEMOUSE

LE CREUSOT

CC DU GRAND

AUTUNOIS MORVAN

CUISERY

LA ROCHELLE

SENNECEY-LÈS-DIJON

DIJON

GUEUGNON

LAVONCOURT

5

BESANÇON

En orange sont indiqués les établissements publics de coopération intercommunale

CA communauté d’agglomérations CC communauté de communes

En gris sont indiquées les villes En vert sont indiqués les villages

25


TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET 2018

BRETAGNE

1 2 4

CESSON-SÉVIGNÉ

LE JUCH

PENMARCH

PLOURIN

FRÉHEL

SAINT-SULPICE

LA-FORÊT

5

ELVEN

VANNES

CENTRE-VAL DE LOIRE

1 2 3

LE FAVRIL

PORTS

BOULLERET

BENGY-SUR-CRAON

CHAILLY-EN-GÂTINAIS

4

CEPOY

CORSE

2

CA DE BASTIA

5

CA DU PAYS AJACCIEN

26


GRAND EST

1 2 3

4

5

FROMERÉVILLE-

LES-VALLONS

HOMBOURG-HAUT

VACHERAUVILLE

VILLERS-SEMEUSE

GANDRANGE

MAREUIL-LE-PORT

SAINT-ÉTIENNE-AU-TEMPLE

HOERDT

AIGLEMONT

OTTMARSHEIM

THIONVILLE

BRAS-SUR -MEUSE

ÉPERNAY

PONT-À-MOUSSON

SAINT-AVOLD

GUADELOUPE

2 5

LE GOSIER

BAIE-MAHAULT

CA LA RIVIERA DU LEVANT

HAUTS-DE-FRANCE

1 2 3

4

ÉVIN-MALMAISON

HAZEBROUK

WINGLES

WORMHOUT

BEUVRAGES

FRESNES-SUR-ESCAUT

LEFOREST

ONNAING

SAINT-AMAND-LES-EAUX

ARRAS

LA GORGUE

MARCK

NOYELLES-GODAULT

SAULZOIR

ANZIN

CA AMIENS

MÉTROPOLE

HAUBOURDIN

LAMBRES-LEZ-DOUAI

MERVILLE

SOISSONS

5

BEAUVAIS

BOULOGNE-SUR-MER

LA MADELEINE

MAING

MARCQ-EN-BAROEUL

VILLENEUVE-D’ASCQ

27


TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET 2018

ILE-DE-FRANCE

1 2 3 4

5

BONNEUIL-

SUR-MARNE

CARRIÈRES-

SOUS-POISSY

DUGNY

LE RAINCY

LIVRY-GARGAN

ARPAJON

FONTENAY-

LE-FLEURI

GARGES-

LÈS-GONESSE

SAINT-MAURICE

BAGNEUX

BOURG-LA-REINE

BREUILLET

CHEVREUSE

FONTAINEBLEAU

GAGNY

HOUILLES

L’HAŸ-LES-ROSES

LE PLESSIS-BOUCHARD

LE PLESSIS-PÂTÉ

VERSAILLES

VILLEJUIF

VILLENEUVE-

LA-GARENNE

VIROFLAY

MARTINIQUE

1

LES-TROIS-ÎLETS

CACHAN

CHOISY-LE-ROI

GIF-SUR-YVETTE

L’ISLE-ADAM

MAGNY-

LES-HAMEAUX

PRESLES

TRAPPES

TRILPORT

ALFORTVILLE

CHARENTON-

LE-PONT

FONTENAY-

SOUS-BOIS

GENTILLY

IVRY-SUR-SEINE

LEVALLOIS-PERRET

MAUREPAS

MONTROUGE

PUTEAUX

SAINT-GERMAIN-

EN-LAYE

SÈVRES

VILLIERS-LE-BEL

VITRY-SUR-SEINE

1 2 3 4

5

LONGCHAMPS

OUISTREHAM

SAINT-ANDRÉ-DE-L’EURE

SIERVILLE

CC DU VEXIN NORMAND

NORMANDIE

BOIS-GUILLAUME YQUEBOEUF BERNAY

CC

CAUX VALLÉE

DE SEINE

VERNON

FLEURY-SUR-ORNE

FORGES-LES-EAUX

PONT-AUDEMER

VAL-DE-REUIL

28


NOUVELLE AQUITAINE

1

3

4

5

JAUNAY-CLAN

LAGUENNE

AUBAZINES

CA DU GRAND DAX

SOYAUX

OCCITANIE

AYEN

CANÉJAN

OBJAT

PUGNAC

SAUTERNES

AGEN

BASSENS

BAYONNE

BOÉ

MÉRIGNAC

CC DE

PARTHENAY-GÂTINE

1 2 3 4 5

CARBONNE

NOÉ

SAINTE-MARIE

LADEVÈZE-RIVIÈRE

TRÈBES

CASTANET-TROJAN

CASTELNAUDARY

FLOURE

FRONTIGNAN

TARBES

SÈTE AGGLOPÔLE

MÉDITERRANÉE

PAYS DE LOIRE

1 2 3 4 5

NOUANS

LE LION-D’ANGERS

CHALLANS

ÉVRON

BEAUCOUZÉ

CC DU PAYS FLÉCHOIS

LA LANDE-CHASLES

LA TURBALLE

SAINT-SÉBASTIEN-SUR-

LOIRE

CC DU PAYS DES

ACHARDS

CHANGÉ

SUCÉ-SUR-ERDRE

TRÉLAZÉ

PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR

1 2 3 4 5

PORT-SAINT-

LOUIS-DU-RHÔNE

COURTHÉZON

LE LUC

LE PRADET

SAINTE-MAXIME

CARNOULES

LA VALETTE-DU-VAR

ROGNAC

DIGNE-LES-BAINS

LA LONDE-LES-MAURES

ROQUEFORT-LES-PINS

SAINT-MARTIN-DE-CRAU

LA GARDE

MARTIGUES

29


TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET 2018

COLLECTIVITÉS LABELLISEÉS AVEC MENTIONS EN 2018

6 MENTIONS

En 2018, six mentions sont attribuées au vu d’actions spécifiques

SOLIDARITÉ NUMÉRIQUE

HANDI-ACCESSIBILITÉ

COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE

NUMÉRIQUE ÉDUCATIF

GOUVERNEMENT OUVERT

VILLE INTELLIGENTE PARTAGÉE

1Mention SOLIDARITÉ NUMÉRIQUE

1Mention

domicile

GENTILLY

• Meilleure coordination des

parcours de soin et CCAS à

• Aide à l’ouverture des droits

en facilitant les démarches

aux usagers

FLEURY-SUR-ORNE

• Expérimentation d'aide au

maintien à domicile, utilisant

TV et internet

VERSAILLES

• aisons de quartiers

accueillant un espace public

numérique

2

2Mention

HANDI-ACCESSIBILITÉ

2VILLENEUVE D’ASCQ

• Développement du site

internet de la ville respectant

les normes d’accessibilité W3C

• Contenu textuel et accès

adaptés aux déplacements

pour les déficients visuels

• ornes audios pour les déficients

visuels et patrimoine

présenen vidéos illustrées

en langue des signes.

30

MAUREPAS

• Accompagnement des

personnes aveugles et déficientes

visuelles

• Adaptation des outils et

applications informatiques

synthèse vocale et braille.

ANZIN

• Site internet de la ville conçu

selon le principe de

responsive web design

• Solutions alternatives

d’accès au contenu


3

3Mention

3THIONVILLE

• Réseau de coopération

transfrontalière développant

des synergies entre villes

Mention COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE

FRONTIGNAN LA PEYRADE

• Plateforme web de mise en

relation des habitants avec

ceux des villes jumelées

IVRY-SUR-SEINE

• Co-production de

cartographies communales

4

4Mention

CA PAYS AJACCIEN

• Carto-parties organisées avec •

des collégiens et des lycéens

alimentant une base de données

4Mention NUMÉRIQUE ÉDUCATIF

OULLINS

Accompagnement pédagogique

des scolaires dans les

usages des outils numériques

variés

MAGNY-LES-HAMEAUX

• Portail de services en ligne

dédié aux directeurs d’école

5SÈTE AGGLOPÔLE

MEDITERRANÉE

5Mention

GOUVERNEMENT OUVERT

5SÈTE AGGLOPÔLE

MOGNENEINS

• Ouverture des données pour

approfondir la démocratie

• Développement de la transparence

de l’action publique

communale

BEAUVAIS

• Observatoire de l’habitat,

outil partenarial de partage

de données

6

6Mention

VILLE INTELLIGENTE PARTAGÉE

CC CAUX VALLÉE DE SEINE DIGNE-LES-BAINS DIJON GRENOBLE

Pour la création de cette nouvelle mention issue du rapport ‘’Vers une ville intelligente partagée’’

4 grandes collectivités se distinguent parmi les participants au label 2018.

31


LES SERVICES

NUMÉRIQUES

ESSENTIELS

CITÉS EN RÉSEAUX2018


20 ANS DE MÉDIATION NUMÉRIQUE

Dans le contexte du lancement le 16 novembre 2017 par l'Etat de la Scic « La MedNum », deux

acteurs historiques de la médiation numérique, Emmanuel VANDAMME, son Président et

cofondateur, et Michel BRIAND, donnent leur point de vue sur la situation actuelle des acteurs

et des lieux de l'accompagnement aux usages et à la culture numérique.

1

Emmanuel VANDAMME

Président et cofondateur ‘’La Mednum’’

« Les enjeux de construction d’une culture numérique commune n’ont jamais été aussi importants. Dans notre

société numérique, la maîtrise des outils, des nouveaux espaces de socialisation et des pratiques sociales qui s'y

inventent devient une condition nécessaire à la citoyenneté et à la réalisation de soi.

Il existe en France un réseau solide d'acteurs de la médiation numérique, qui œuvre depuis près de

20 ans pour le développement actif de cette culture au sein de lieux dédiés. Depuis quelques

années, ils sont rejoints par de nouveaux acteurs de l’innovation sociale numérique qui parlent de

tiers-lieux plutôt que d’EPN, d’entrepreneuriat social plutôt que d’action publique, de makers et de

hackers plutôt que d'animateurs.

Ces nouveaux acteurs font souvent de la médiation numérique sans s'en revendiquer.

"

Ils sortent du référentiel de la « fracture numérique »,

dans lequel les acteurs historiques sont parfois enfermés malgré

"

eux.

Ils participent à faire bouger les représentations des collectivités. Les élus locaux ont tendance à se raccrocher

à ce concept de fracture numérique sans aller vraiment plus loin. Pour ma part, c’est un

concept auquel je n’ai jamais complément adhéré, je le trouve trop simpliste et réducteur, et je

pense que les acteurs historiques de la médiation numérique ne se retrouvent pas non plus dans

cette expression réductrice. C’est une notion assez simple pour mobiliser de l'argent public mais

pas asse étaée pour arantir la pérennité de ces financements et répondre au eneu actuels

Nous sommes aujourd’hui dans un moment où les acteurs publics sont plutt en repli sur le nancement de la

médiation numérique, et où en même temps les enjeux de développement de la culture numérique n’ont jamais

été aussi importants, parce que la société est de plus en plus numérique - que ce soit les services publics qui se

dématérialisent, les nouveaux modes de socialisation, d’apprentissage, de travail. Tout ça fait que la culture

numérique est quelque chose d’absolument essentielle aujourd’hui, et dans ce contexte de repli des acteurs

publics, les nouveaux acteurs permettent d’envisager de nouveaux modes d’action.

33


LES SERVICES NUMÉRIQUES ESSENTIELS

Nous vivons un moment important, cristallisé par la création de la SCIC La MedNum : la convergence entre des

réseaux historiques, ancrés dans l’éducation populaire, forts de sens et d’action collective, et de nouveaux acteurs

marqués par une culture d'entrepreneuriat social et de disruption. Dans mon parcours, j’ai vécu les deux côtés. J’ai

co-fondé et présidé pendant plusieurs années ANIS, une association qui travaillait notamment avec les acteurs de

la médiation numérique sur le territoire des Hauts-de-France, j’ai accompagné des politiques publiques «

classiques », puis j’ai plutôt participé à des projets d’innovation sociale autour du numérique (Catalyst, le Mutualab,

puis la création du groupe POP en septembre 2015), et en parallèle j’ai travaillé à amener des acteurs de l’éducation

populaire vers le numérique.

Ce qui rapproche ces deux univers, c’est une vision partagée du potentiel de transformation positive du numérique,

de sa capacité à libérer l’intelligence collective. De nouveaux modes d’action vont naitre de cette rencontre et c’est

très positif. J’ai pris vraiment à cœur en tant que Président de La MedNum de considérer qu’il n’y a pas qu’une

seule conception des modes d’action en faveur du développement. Je pense qu’aujourd’hui les sociétaires sont

d’accord sur le constat qu’il faut faire évoluer en permanence le référentiel de la médiation numérique.

En créant une coopérative autour de la médiation numérique, nous avons posé un acte fort, qui signifie ue

nous croyons à l’action entrepreneuriale collective pour répondre aux enjeux sociaux du numérique. Nous

sommes dans une logique d’une économie plus « mixte » pour les acteurs de la médiation numérique : on

peut panacer du financement pulic et des recettes propres, on peut essaer de trouver une loiue

économiue, sans doute pas compltement éuilirée comme le serait celle dune entreprise compltement

déconnectée de laction puliue, mais avec par eemple de financement pulic et de recettes

propres onc une orme de modle économiue ui la rend plus rouste, parce uauourdui la médiation

numériue financée uniuement par laction puliue est raile

Pour répondre à ces enjeux-là, il faut prendre en considération que le numérique est un levier de transformation

de la société, en mettant lintellience collective au cur de ce proet, en cominant les cultures, les

manières de faire, les compétences, les réseaux, les envies de chacun. Je suis convaincu que nous rassemblons

assez de volontés et de compétences pour mettre en œuvre des dispositifs intelligents, innovants, robustes et

agiles, qui combinent la puissance de l’action publique et la souplesse de l’initiative privée, au service d’une société

numérique plus inclusive et plus créative. Avec cette entreprise nous disposons d’un outil pour faire, qui renforce

notre capacité à dire et notre pouvoir de transformation.

Nous visons un moment assez excitant, où nous allons pouvoir inventer ensemble quelque chose de nouveau.

34

"

On ne sait pas à quoi ça va ressembler mais on a mis

assez d’intelligence autour de la table pour être très optimistes "!

Emmanuel VANDAMME


20 ANS DE MÉDIATION NUMÉRIQUE

2

"

"

Michel BRIAND

Membre honoraire du Conseil National du Numérique

ujourdhui nous sommes 20 ans de distance de laccompagnement de laccs pulic, de la médiation numérique,

et ces milliers de lieux qui accompagnent les personnes au quotidien continuent tre un esoin essentiel,

parce quau ur et mesure que le numérique se déploie dans la société, il devient de plus en plus indispensale de

savoir utiliser cet outil, en particulier pour des démarches administratives mais aussi pour laccs de nomreux

services. e ilan qui a été ait dernirement sur la centaine de points pulics rest a montré une nette évolution

sociale des demandes.

Alors que l’accès public au départ était une découverte

quand internet est apparu, aujourd’hui des centaines de milliers de personnes

ont des dicultés réaliser des démarches administratives.

est ce premier point que je voudrais souligner. orsque ltat souhaite multiplier les démarches administratives

en ligne, dans la plupart des cas, il oulie ces personnes. estdire quaujourdhui il n a pas de moens humains

et nanciers dégagés lorsque la dématérialisation permet des économies, pour aire en sorte que les personnes en

diculté par rapport au numérique, peu laise avec les outils, puissent les utiliser.

es enqutes récentes, en particulier celle de mmas onnect, ont montré le désarroi de centaines de milliers de

travailleurs sociaux qui sont amenés remplir des ormulaires, et on a esoin que tous ces travailleurs sociaux

mais aussi que tous les acteurs pulics soient ormés la médiation numérique ou puissent tre accompagnés

leur tour dans cette mutation qui est indispensale.

e deuxime point qui est un peu un corollaire, cest que,

"

le numérique étant de plus en plus présent dans la société,

les compétences associées, par exemple la capacité retrouver de linormation,

avoir un avis sur leur pertinence, les compétences de créativité

et desprit critique, sont une donne importante.

"

e crois quil aut effectivement trouver les ormes permettant dagir avec le numérique, qui ne sont pas réservées

des personnes qui sont plus laise avec loutil de par leur histoire personnelle, leur environnement culturel.

onc l aussi, il a esoin aujourdhui de aire en sorte qu travers ce qui est mis en place travers les Fa las,

travers toute une série dactivités autour de la création, laccs pulic accompagné et la médiation numérique

puissent se développer. Malheureusement lheure actuelle la plupart des collectivités qui avaient des programmes

35


LES SERVICES NUMÉRIQUES ESSENTIELS

importants en ce sens se sont retirées. onc se pose la question dun nancement de laccs pulic accompagné

qui permette que dans les maisons pour tous, les centres sociaux, les associations, les iliothques, cet accs

pulic puisse tre réalisé.

Dernier élément, moi-même ayant été responsable de l’association Créatif, je pense que la mise en réseaux

des initiatives, la coopération entre les acteurs du numérique, sont des éléments essentiels. On a besoin de

donner à voir ce qui se fait, de mettre en réseau les acteurs.

Alors que j’étais au Conseil national du numérique, nous avons proposé quil ait un réérent de laccs pulic,

quil ait une orme de médiation au numérique par pas, cestdire par regroupement de communautés de communes,

par assins demploi, an quil ait partout quelquun qui ait en charge danimer le réseau. ela existe en

retagne par exemple pour léconomie sociale et solidaire, il a un réérent pour la vingtaine de chacun de ses

pays.»

"

e pourrait tre la mme chose pour le numérique, avoir une personne

réérente en charge de lanimation, de sorte que les gens se rencontrent,

se connaissent et travaillent en réseau.

"

Michel BRIAND

36


VERS UN MODÈLE FRANÇAIS DE LA VILLE INTELLIGENTE

Voilà lintitulé du rapport commandé par le inistre de lEurope et des Aaires

Etrangères à Akim Oural, , Président du Groupe "Numérique" de la Commission

Nationale de la Coopération Décentralisée, adjoint au maire de Lille.

La rédaction de ce rapport de près de 200 pages, issu de plus de 100 auditions et

autant d'entretiens dans plusieurs pays d'Europe, d'Amérique et d'Afrique, a été

coordonnée par Emmanuel EVENO, Professeur des Universités à Toulouse 2, Prési-

dent de l’association Villes Internet. Elle s'est terminé en ce début d'année 2018 dans la perspective

d'un "rapport ouvert" qui est fait pour évoluer au cours des années d'innovation encore à venir.

Nous livrons ici son introduction.

« Il faudrait s’entendre sur ce dont il s’agit quand il est question de « villes intelligentes », or, ce n’est pas

simple, la question est compliquée du ait mme de son succs. Il existe une multitude de dénitions différentes,

selon les contextes, les acteurs qui s’en emparent, sans compter qu’il existe aussi de nombreuses

déclinaisons géographiques.

Pour se concentrer dans un premier temps sur le territoire français, on pourrait soit considérer que les

dénitions des villes intelligentes sont étalies sur la ase dun ensemle de critres susamment

consensuel et qu’il s’agit de voir si les villes qui s’en réclament le font à bon droit en comparant leurs scores,

autrement dit leur capacité acher une onne tenue autour de chacun de ces critres. Mais on chercherait

en vain une dénition ocielle ou consensuelle. est ien que, en parallle, les villes intelligentes

existent aussi sur le mode de l’auto-proclamation et qu’elles sont fortement tributaires des logiques

d’acteurs qui sont à l’initiative de la démarche. Les « villes intelligentes » sont donc également les fruits des

innovations produites au sein des expérimentations en cours. Pour le moment, il n’existe aucune institution

pour imposer une norme, aucun référentiel précis qui ait donné naissance à une politique publique, aucun

accord global dans lequel l’ensemble des démarches pourrait se retrouver.

Si on tente de cerner les contours des projets français qui s’imposent avec le plus d’évidence, ceux qui sont

cités en exemple dans les médias, dans les documentations ocielles ainsi que dans les différents travaux

scientiques, ceux qui ournissent une aondante argumentation pour se revendiquer de lexpression ville

intelligente il reste ien dicile de discerner les traits communs entre eux. a comparaison de ce qui

se passe dans les quelques villes concernées on, aris, Nice, Mulhouse, esanon, IssesMoulineaux,

ijon, ille, Toulouse, Nantes, ordeaux, Montpellier laisse apparatre de grosses différences, que ce soit

en termes de conception, de méthode, de mises en œuvre, d’ambitions ou de réalisations. Force est de

constater que les projets se dessinent en avançant, à l’épreuve des faits et dans le dialogue avec d’autres.

37


LES SERVICES NUMÉRIQUES ESSENTIELS

La difficulté à s’en tenir à une définition claire est encore accrue lorsqu’il s’agit d’aborder les initiatives

éparses, en dehors de toute formalisation ou de tout affichage d’une ambition politique. Dans de nombreux

cas, le recours à une technologie dite « intelligente » semble valoir légitimité à faire partie de ce

type de ville.

A étendre l’expression de « ville intelligente » à ces cas, on court le risque de la vider de son sens. Or,

devant le succès médiatique de l’expression, le risque est réel. Il suffit pour s’en convaincre de mettre

en regard la courte liste que nous venons d’évoquer et les résultats présentés par l’enquête réalisée par

IDC pour le Synthec numérique et qui portait sur 102 collectivités locales (communes de plus de 5 000

habitants, communautés urbaines et communautés d’agglomérations). Cette enquête révèle en effet «

que 93 % des communes interrogées “ont déjà lancé une initiative de ville intelligente” mais elles s’inscrivent

dans un périmètre large de smart city ».

Ce constat d’une tendance apparente à la diffusion tous azimuts de la « ville intelligente » est corroboré

par l’enquête réalisée par « La Gazette des communes » et m2oCity entre le 23 mars et le 13 avril 2017

: « La ville intelligente aurait-elle dépassé le stade des pionniers ? Révélant qu’une collectivité sur deux

a entamé une réflexion sur la smart city, une étude « La Gazette » - m2oCity (…) permet de le penser.

Près de la moitié des répondants ont élaboré une stratégie de ville intelligente ou comptent le faire,

même si 15 % seulement ont engagé des projets concrets. Des chiffres qui pourraient présager une

large progression des projets à court terme, estiment les auteurs de l’étude ». L’enquête révèle en outre

que la « ville intelligente » pourrait même exister sans en passer par un projet politique, qu’elle pourrait

exister sans même que les acteurs de la ville le revendiquent, voire en aient conscience : « à l’instar de

Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, des collectivités pratiquent déjà des démarches

« smart city » : 48 % des collectivités qui n’ont pas encore de stratégie, mais comptent en adopter une,

et 24 % de celles qui ne l’envisagent pas utilisent des objets connectés : eau, énergie, capteurs de pollution

».

Ces enquêtes laissent penser que le phénomène des « villes intelligentes » pourrait être à la portée de

tous types de collectivités. L’Observatoire Smart City lancé par la société Tactis en 2015 a ainsi considéré

qu’il fallait élargir son champ d’observation : « d’abord centré sur les politiques déployées par les

villes et les agglomérations, l’Observatoire a élargi en 2016 son champ d’analyse aux territoires, en

incluant les projets portés par les structures intercommunales (syndicats mixtes, groupements de communes,

entreprises locales de type SEM, SPL, SICAE…) ».

On retrouve là un schéma d’argumentation qui va au-devant des attentes de la population des élus

locaux qui sont à l’écoute des évolutions sociétales et à l’affut de nouveaux modèles de développement,

de signes de la modernité. Ce schéma est notoirement alimenté par les acteurs économiques,

soucieux d’augmenter la taille de leur marché potentiel.

38


INTRODUCTION DU RAPPORT « VERS UN MODÈLE FRANÇAIS DE LA VILLE INTELLIGENTE»

C’est ce même schéma qui avait prévalu au moment où le concept de « technopole » avait diffusé en

France, soit à partir des années 1980. Initialement considérées comme indissociable d’un campus universitaire

et d’un milieu industriel à la fois dynamique et fortement investi dans la Recherche & Développement,

les technopoles étaient a priori vouées à essaimer dans les principales villes universitaires et industrielles.

Or, le concept a eu un tel succès qu’il s’est peu à peu dilué en diffusant dans des territoires où ces

acteurs-clés étaient absents ou quasi absents. Au début de la décennie 1990, la DATAR avait réalisé un

atlas des technopoles dans le monde, dans lequel, chose très étonnante, on constatait que la France en

avait un nombre très supérieur à n’importe quel autre pays au monde.

Dans la mesure où il s’agira de promouvoir un « modèle français de la ville intelligente », il sera tout à fait

fondamental d’éviter d’en démultiplier les occurrences, et ceci afin d’éviter cet effet de dispersion et de

dilution. Il n’est pas question ici de défendre le principe d’une « inégalité » des territoires, nous considérons

plutôt que les innovations du type de la « ville intelligente » sont une forme de compensation aux effets de

surconcentration, de congestion, de pollutions de toutes sortes que subissent les habitants de grandes

villes et métropoles.

Outre ses difficultés à se rendre lisible à l’échelle nationale, le modèle français est aussi peu identifié et

donc peu reconnu à l’étranger. Dans les travaux scientifiques consacrés au sujet, on trouve de nombreuses

études de cas, un peu toujours les mêmes, mais, quand ce ne sont pas des travaux scientifiques qui incluent

des chercheurs français, il est bien rare que des cas français soient mentionnés…

De façon assez symptomatique, l’auteur étasunien Benjamin R. Barber, dans son ouvrage : « Et si les maires

gouvernaient le monde ? », ne cite aucun exemple français alors même qu’il prend bien garde à diversifier

géographiquement ses incarnations de maires modernes et entreprenants.

De même que pour les Universités françaises dans le (trop) fameux « classement de Shanghai », cette faible

exposition des modèles ou solutions françaises est évidemment liée à des critères peu favorables aux spécificités

françaises et qui, de fait, favorisent de façon assez systématique les cas des pays anglo-saxons ou

dans la sphère d’influence anglophone.

Bref, tout semble conspirer pour amener vers la conclusion que ce modèle français n’existerait pas.

Nous faisons toutefois le pari inverse, non pas parce qu’il s’agirait de répondre à une commande (la lettre

de mission d’ailleurs ne mentionne pas explicitement les « villes intelligentes »), mais parce que tout est là

pour qu’il existe, la généalogie des projets qui contribuent à la construction d’un tel modèle, qu’il s’agisse

de projets de type « numérique » ou de projets en matière de « développement durable » ; la compétence

technologique des professionnels de la ville ; le développement très significatif de foyers urbains/métropolitains

de « start-up » (stimulés notamment par la French Tech) ; la richesse du monde associatif ; le dynamisme

et la notoriété d’équipes de recherche travaillant, soit en recherche fondamentale, soit en recherche

appliquée sur les « villes intelligentes »….

Il ne s’agit donc pas ici de l’inventer, mais de le révéler.»

39


LES SERVICES NUMÉRIQUES ESSENTIELS

L’OPEN DATA AU SERVICE DES COLLECTIVITÉS

La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique rend obligatoire la mise en ligne des principales

données publiques des administrations. Cette obligation s’appliquera aux collectivités

locales de plus de 3 500 habitants, à compter d’octobre 2018.

Cette démarce douerture des données publiques des fins de transparence démocratique et

d’amélioration des services publics, est accompagnée par Villes Internet partenaire d' Open Data

France (ODF, créée à Toulouse en 2003).

La diusion des données ouvertes, dont l’application du principe est en pleine expansion, se fait à travers une

licence garantissant son libre accès et sa réutilisation par tous, sans restriction tecnique, juridique ou financière.

Cela correspond à une tendance qui considère l’information publique comme un bien commun et sa diusion

d’intért public et général. éoriquement sans restriction, certaines conditions peuvent néanmoins tre imposées

par l’usage de formats propriétaires ou de licences restrictives, parfois payantes. Ces données peuvent

concerner par exemple le transport, la cartograpie, les statistiques, la géograpie, la sociologie, l’environnement

ou encore le juridique.

La démarce de transparence et de participation des citoyens est principalement soutenue par le principe de

gratuité, ses camps d’applications multiples trouvant leurs racines dans le monde universitaire. Ces initiatives

gouvernementales correspondent à l’émergence des nouvelles tecnologies et d’internet. Le meilleur exemple,

qui dépasse le simple accès aux documents administratifs, universellement reconnu, est celui de l’encyclopédie

en ligne iipédia dont les contenus sont oerts sous licence libre CCSA Creative Commons License, qui

permet de copier les informations, les transformer, les adapter, les distribuer et les communiquer par tous

moyens et sous tous formats. Portée au démarrage par les tatsnis et les pays anglosaxons, la libération des

données publiques peut mme dans certains cas devenir une obligation légale.

Si de nombreuses collectivités françaises se sont montrées intéressées par le processus, il faut

rappeler que l’article XV de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 déclarait

déjà que les citoyens ont le droit de demander des comptes à tout agent public de son

administration !

40


ITTI DT C

opendatarancenet

fin daccompagner les collectiités locales dans cette démarce, des propositions ont été ormulées

par lassociation pendata rance dans un rapport remis le octobre elle emaire,

ecrétaire dtat cargée du umérique et de lInnoation, et stelle relier, ecrétaire dtat

au Collectiités territoriales

ur la base de ce rapport, le ouernement a confié lassociation pendata rance lanimation

dune pase de préfiguration et depérimentation des dispositis daccompagnement

lopendata Dans neus territoires pilotes, une grande collectiité telle quun Conseil régional ou

une intercommunalité accompagnera les petites et moennes communes louerture des données

publiques.

Les territoires sélectionnés bénéficieront du support métodologique et tecnique d’Opendata rance, qui assurera

notamment la mutualisation des ressources et l’émergence d’un socle commun de données prioritaires. La

capitalisation de cette expérimentation permettra un déploiement généralisé des dispositifs au niveau national.

Suite à un appel à candidature fin 20 et compte tenu de leur motivation et de leur capacité à soutenir les petites

et moyennes collectivités dans leur périmètre, les neufs territoires et regroupements à tre engagé dans ce

projet d’expérimentation en 20 sont

retagne groupement rassemblant la Région, EALIS, Rennes métropole, le département des Ctes

d’Armor, Stalo, orbian Energie

ccitanie cef de file la Préfecture de région avec oulouse étropole, la Région et le Syndicat ixte S

SICA

uergnenelpes cef de file la Préfecture de région avec plusieurs partenaires dont Annecy et

renoble, d’autres à venir dans le cadre du projet Arcipel

C cef de file la Région avec le S SICIA, les départements des autesAlpes 0 et des Alpes de aute

Provence 0, le CRIE, ice étropole et la I

oire tlantique cef de file le épartement de Loire Atlantique avec Libertic

Carente aritime cef de file le S SOLRIS avec La Rocelle agglomération et ville

ourgognerance Comté cef de file le IP ourgogne avec evers agglomération et le département de

la ièvre

ulouse gglomération

le ndicat ite InoCom dans la couronne parisienne.


LES SERVICES NUMÉRIQUES ESSENTIELS

TOUR DE FRANCE DE LA CULTURE NUMÉRIQUE

La société de la connaissance annoncée depuis l'an 2000 est encore réservée à une communauté trop restreinte.

Elle devrait naître à l'école mais commence seulement à s'épanouir dans certains établissements scolaires.

Avec la Direction du Numérique éducatif du Ministère de l’Education Nationale, la Caisse des

dépôts, Qwant et Villes Internet, nous sommes sur les places des mairies, pour accompagner

les citoyens des plus jeunes aux plus âgés, dans la découverte des opportunités du numérique,

et des vigilances indispensables.

La forte volonté politique marquée par les pouvoirs publics doit inciter chaque directeur d'établissement, chaque

enseignant, chaque animateur à se mettre en réseau afin de bénéficier du partage des expériences autour du

numérique et d'identifier des usages essentiels pour l'organisation et la pédagogie qui devront être assurés dans

chaque école, dans chaque classe. Les collectivités territoriales, partenaires essentiels de l'éducation – et non pas

seulement fournisseurs d'équipements – peuvent renforcer l'indispensable réseau de leur communauté éducative

locale, dédiée à l'intégration et à l'autonomie des enfants, ainsi qu’à la solidarité entre parents et familles,

avec le souci de promouvoir l'éducation critique et le libre arbitre. Et contribuer ainsi à constituer une "citoyenneté

numérique".

Villes Internet soutient et participe au Tour de France de la Culture Numérique avec le MAIF

NUMERIQUE TOUR. Après l'inauguration nationale qui s’est déroulée le 2 octobre 2017 au pied

du Panthéon à Paris, le camion numérique continue sa tournée des classes et des familles dans

les villes étapes, nombreuses Villes Internet !

Vous rêviez d’inviter les scolaires accompagnés de leurs enseignants à écrire sur un sol interactif, à réfléchir face

à l’écran tactile ? Et d’accueillir le grand public pour parler avec le robot Nao et comprendre que l’intelligence

artificielle est d’abord humaine ? Maintenant faites-le en accueillant ce dispositif, prêt à faire étape sur une place

de votre ville.

Un programme solide et accompagné avec 2 jours d’ateliers pédagogiques et ludiques, animés par le professeur

de la classe autour du codage, de l’identité numérique, de la classe inversée et une journée de “village numérique”

avec des activités ludiques démultipliées, et des séminaires de formation pour les élus, agents territoriaux et

médiateurs numériques.

42


Dans le camion, scolaires accompagnés et familles pourront marcher sur un sol interactif, avec des applications

disponibles permettant de projeter sur le sol et de se plonger par exemple dans une carte géographique, parler

avec les murs interactifs, ouvrez les manuels scolaires numériques avec leurs objets interactifs, travaillez sur la

table collaborative,... Pour vous souvenir de cette expérience, des outils de prises de son et d'image sont à votre

disposition ! Et n'oubliez pas de dicter au robot NAO ce qu'il doit faire et dire, car l'intelligence c'est vous !

Pour aller plus loin des ateliers sont proposés aux enseignants particulièrement : codage et Open Source, découvertes

scientifiques, classe inversée, pédagogie diérenciée,...

Villes Internet et son partenaire Gestions Locales vous proposent d'accueillir à cette occasion, une visite particulière

du camion complétée d'un temps de séminaire des élus et agents, pour répondre à vos questions sur : la ville

"intelligente", l'ouverture des données publiques, la transition numérique de l'administration, l'impact du numérique

sur la démocratie locale,...

Un événement facile à organiser qui aidera vos concitoyens à se familiariser aux enjeux du numérique dans la

société d’aujourd’hui et à découvrir les bons usages, et bien sûr… vos services publics numériques locaux !

POURQUOI DEVENIR UNE VILLE ÉTAPE DU MAIF NUMÉRIQUE TOUR ?

Les Villes et villages Internet sont prioritaires pour l’accueillir, en partenariat avec la DNE/MEN, et organiser à

cette occasion une véritable Rencontre régionale.

Dans un environnement original, composé notamment d’un camion et d’un village numériques, proposant des

ateliers et des animations accessibles à tous, les objectifs du Maif Numérique Tour sont :

- de promouvoir les « bons » usages du digital en faisant vivre des expériences numériques concrètes aux publics

rencontrés ;

- de sensibiliser et d’acculturer ces publics aux nouveaux outils et usages numériques ;

- de valoriser les acteurs dans ce domaine dans les territoires, et les startups créatrices de valeur économique et

d'emploi en France, en faisant vivre l’esprit French Tech et Edtech en région ;

- de réduire la fracture numérique en apportant, au plan local, les outils dont les acteurs ne disposent pas toujours

au sein de leurs propres structures (en premier lieu dans les écoles) ;

- de contribuer à construire une société plus responsable par la promotion du « mieux vivre ensemble », notamment

par la création/promotion de nouveaux liens sociaux via le numérique.

Pour accueillir une escale :

coordination@villes-internet.net - 01 47 68 53 76

43


LES SERVICES NUMÉRIQUES ESSENTIELS

L’ATLAAS DE LA FRANCE DES SERVICES NUMÉRIQUES

T est un dispositi pour agir dans les territoires urbains, périurbains et rurau afin de

mutualiser le développement des services numériques aux citoyens. Il permet de favoriser la

connaissance des enjeux sociaux des politiques publiques numériques en présentant des

milliers d’actions locales et nationales. Pour les décideurs, il constitue un observatoire orant les arguments

de la réalité pour les inciter à soutenir les projets numériques pour les populations les plus éloignées, culturellement

et économiquement, selon les principes républicains de continuité et d’égalité d’accès aux services

publics.

Conçu avec le Commissariat énéral à l’Egalité des erritoires CE et produit avec l’inventeur des arbres de la

connaissance Michel Authier, cet annuaire territorial de liaison des acteurs, actions, et services numériques, peut

relier les acteurs par les projets qu’ils portent plus que constituer un observatoire national.

L’ATLAAS présente une approche républicaine de la révolution numérique qui doit servir

quatre objectifs prioritaires :

4- Développer la démocratie continue citoyenneté active, ecacité des services

publics, protection de la vie privée ;

- Vivre mieux ensemble : services pour la cohésion sociale, les dynamiques solidaires, la

qualité de vie quotidienne, l’éducation de tous et la santé publique ;

- Accéder à la connaissance et à l’émancipation culturelle partage des ressources,

protection et valorisation des patrimoines, laïcité ;

- Créer des richesses communes : développement économique durable, création d’emploi,

employabilité et plaisir au travail, attractivité du territoire, activité tout au long de la vie,

patrimoine culturel, diasporas, etc.

44


out au long de l’année, les ficesaction publiées par les collectivités sont géolocalisées et classées dans un

référentiel tématique de

16

ENJEUX DE

DÉVELOPPEMENT

DU TERRITOIRE

138

SERVICES

NUMÉRIQUES

En décembre 2017 on en compte plus de 19 350 sur les trois dernières années ; les précédentes

sont archivées et accessibles.

Les données ouvertes proposées par nos partenaires sont également référencées

- les agences postales connectées base La Poste

- les espaces publics numériques base Agence du umérique

- les tiers lieux base eonomade

- les MSAP base CE

- les entreprises partenaires de Villes Internet qui référencent leurs villes clientes.

Le programme peut tre Régional, comme par exemple l’Atlaas

retagne produit pour egalis qui présente acteurs, 2 lieux et 2

collectivités, ou Thématique comme l’Atlaas du télétravail produit pour

le CE, avec collectivités présentant actions et colieux.

Pour référencer vos données dans l’Atlaas http://atlaas.fr


OSONS

L’INNOVATION

CITÉS EN RÉSEAUX2018


Intervention de Patrick VIVERET,

Philosophe et ancien conseiller référendaire à la Cour des Comptes

Colloque internet solidaire, ‘’OSONS L’INNOVATION’’, Fontenay-sous-Bois, 7 décembre 2017

« Sur le thème de l’internet solidaire, je vois trois grandes questions : le rapport entre numérique

et fracture sociale (alternative à la fracture sociale liée à l’inclusion), l’aspect politique (manipulation

ou au contraire aide au pouvoir créateur, voire à la capacité de simplification et du

même coup de plus grande implication citoyenne), l’aspect anthropologique (les rapports entre

les humains et les nouvelles machines) qui est intéressant car il se produit au même moment où

le nouveau débat sur les rapports entre les humains et les animaux prend une importance considérable.

Donc c’est à la fois la question intergénérationnelle, mais aussi celle des rapports entre les non humains.

Pour avancer sur ces trois questions, il peut être utile de repartir de la toute première interrogation concernant

des doutes sur l’usage même de termes aujourd’hui récurrents, tel que par exemple celui de « révolution numérique

». Il y a là une clé, car il faut bien voir que ce terme, qu’on a pris l’habitude d’utiliser en permanence, a un

côté très réducteur. Les acteurs qui ont été les premiers à anticiper cette formidable mutation disaient des

choses qui étaient potentiellement beaucoup plus larges et profondes que ce seul terme. Le terme de « révolution

numérique » déclenche immédiatement sur les groupes et les personnes qui l’entendent une réaction de

type adaptative : est-ce que je suis dans le coup ou non de ce mouvement ? Si je n’y suis pas, cela déclenche

immédiatement, soit de la peur de sortir de l’histoire, soit de la logique compétitive pour malgré tout ne pas

être trop dépassé par le système. Alors que quand on parlait d’« information », de « connaissance » a fortiori, ou

« d’intelligence », le nombre d’acteurs qui y trouvaient leur place, même s’ils maitrisaient mal le smartphone, la

tablette, l’ordinateur ou de n’importe quel autre outil, cette inclusion-là dont on a beaucoup parlé sur le plan

social, sur le plan politique, elle pose aussi question sur le plan sémantique. C’est d’autant plus paradoxal que,

si on fait un arrêt sur image sur le terme de « révolution numérique », on peut dire qu’on est en présence quasiment

de ce qu’on appelle un oxymore (quand deux termes sont a priori contradictoires l’un avec l’autre).

"

Parce que rien n’est moins révolutionnaire que le langage numérique.

"

47


OSONS L’INNOVATION

Le langage numérique qui remonte à plusieurs siècles et même à plusieurs millénaires. Par

exemple, vous le trouve dans le ameux inang, o le numérique peut sexprimer aussi ien par des chiffres

tel que le 1 et le 0, mais ça peut être des creux et des bosses, des blancs et des noirs, des mâles et de femelles,

etc. et c’est pourquoi le yin-yang est le premier langage numérique, avec y compris une composante très intéressante

qui est une composante cosmique et anthropologique, puisque s’il renvoie à la fois au masculin et au féminin,

mais aussi au ciel et à la terre, etc., c’est quelque chose qui va nous intéresser. Mais le numérique de ce point

de vue-là n’a rien de révolutionnaire, et s’il a un double avantage qui est celui de sa simplicité et de sa possible

universalité (parce que de fait tout peut potentiellement s’exprimer par des éléments binaires), il a eu pendant

des siècles et des millénaires un énorme inconvénient et c’est pour cette raison-là qu’il

n’était pratiquement pas utilisé, c’est qu’il prenait beaucoup d’espace et beaucoup de temps.

Beaucoup d’espace : faites simplement l’essai de transformer une base 10 en base binaire, dès que vous arrivez

au chiffre 2 vous tes oligé de prendre plus despace, et si vous aites pas simplement du chiffre mais de

l’alphanumérique, des lettres, alors ça va être beaucoup plus considérable, et si vous voulez rajouter des images

et des sons, évidemment vous ne vous en sortez pas.

Donc, pendant très longtemps, malgré sa simplicité et son universalité potentielles, le numérique

n’a pas été utilisé. Qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné il est utilisé, c’est une révolution

qui est, elle, une « vraie » révolution mais qui n’est pas celle du numérique, c’est la révolution

qui a été introduite par la physique quantique et par les conséquences de la physique quantique

qui ont permis notamment que la question de l’espace et du temps a été réglée.

Quand on a été capable d’inventer le laser, le transistor, le micro-processeur, etc., on a été capable du même

coup en miniaturisant, dans l’espace et le temps, de régler cet énorme problème qui empêchait le plein usage

du numérique. Mais cette révolution de la physique quantique qui a ouvert à des technologies telles que le

micro-processeur, le laser, le transistor, etc., d’où vient-elle elle-même ?

Elle vient d’un changement radical dans la vision même des rapports entre les humains et l’univers,

dans la vision qu’ils avaient classiquement de la distinction entre le matériel et l’immatériel,

du sujet et de l’objet, et si on avait à résumer d’une façon un peu brutale la grande découverte

de la physique quantique,

"

c’est de nous faire comprendre que nous sommes dans un univers

vibratoire et que nous sommes nous-mêmes des êtres vibratoires.

"

48


Une table qui semble solide et qui est un pur objet extérieur à soi-même, c’est un ensemble vibratoire où il y a

99,999 % de vide et c’est la nature des fréquences vibratoires qui fait que, à un moment donné, il va y avoir soit

des ux de transmission soit au contraire des ux de rétractation et dopposition.

Si je prends cela au sérieux, et si au lieu de dire « révolution numérique » je dis « métamorphose

» (parce que c’est beaucoup plus qu’une simple révolution), si je dis c’est une « métamorphose

vibratoire » parce que c’est fondamentalement la compréhension du caractère vibratoire de

l’univers et des êtres qui le composent, évidemment là où je disais révolution numérique, vous

pensez « adaptation aux nouvelles machines », et si vous n’êtes pas parmi les spécialistes de

l’adaptation, vous allez vous sentir en dehors du coup.

Tandis que si je vous pose la question : « à quel moment de votre vie vous vous sentez le plus en vibration ? », il

est probable, et on peut l’espérer, que ce sera autant dans le rapport à la beauté, à l’amour, à la poésie, à la

musique, que quand vous tes simplement devant un smartphone ou une talette. t mme quand je suis

devant ma tablette, ce qui m’intéresse c’est moins le codage informatique qui la permet, ou en dehors de la

partie technique de ce codage, la partie politique (ai-je envie comme citoyen que les algorithmes prennent le

pouvoir, quune nouvelle technocratie prenne le pouvoir derrire les algorithmes . C’est la question politique

plus que la question technique qui m’intéresse, et pour l’essentiel 90 % de l’intérêt que je

vais accorder aux machines,

"

c’est l’accès à des contenus qui ont le formidable avantage

de me mettre moi-même dans un rapport vibratoire à

des cultures, des connaissances, une mémoire extraordinaire.

"

Pour avancer sur les trois grandes questions, comment on aide à ce que le numérique ou le vibratoire soit un

appui vers des sociétés inclusives plutôt qu’un renforcement de la fracture sociale, sur la question politique,

comment c’est un levier au service de la citoyenneté et non pas une aggravation de nouvelles formes de pouvoir

manipulateur, et sur la grande question anthropologique, comment a nous aide mieux dénir ce quil va

avoir de spéciquement humain dans nos rapports sociaux, politiques et culturels. arce que si on prend un

débat évidemment fondamental qui est par exemple celui sur la question du chômage et le risque que les

nouveaux outils produisent des effets de destruction demplois massis, la grande question de l’avenir

c’est : qu’est-ce que les humains savent faire de mieux que les robots, que les robots même sophistiqués

seront incapables de prendre en charge ? C’est une question qui est beaucoup plus intéressante

pour aller régler la question de la fracture sociale et la question de la fracture politique.

49


OSONS L’INNOVATION

Par exemple, un robot même sophistiqué ne sera pas capable de s’émerveiller. Donc tous les métiers qui ont un

rapport à la beauté. Le mot « métier » est ici entendu au sens fort qui n’est pas « emploi », qui veut dire « être

plié à ». Métier vient du XIIe siècle, du compagnonnage, c’est la contraction de deux mots latins qui veulent dire

ministère et mystère. Un métier c’est un « ministère mystérieux », donc c’est beaucoup plus qu’un emploi et a

fortiori qu’un travail, c’est ce qui correspond à du projet, à de la vocation. La grande question de l’avenir ce

n’est pas celle des emplois, parce que les robots c’est parfait pour « être plié à », c’est la question

des métiers, ou ce que la grande philosophe Hannah Arendt appelait « le passage des civilisations

du travail aux civilisations de l’œuvre ».

Autre catégorie de vécu que les robots ne peuvent prendre en charge, c’est les métiers qui ont un rapport à

l’amour, au sens large du terme. n le voit de plus en plus dans les lms de ction, des roots hpersophistiqués,

androïdes, sexuels, qui témoignent d’une incapacité anthropologique d’aimer pour les robots.

"

Donc il y a une grande question pour les humains, c’est comment

progresser dans l’art d’aimer, là-dessus nous en sommes encore

quasiment à l’âge de pierre et la marge de progression est formidable.

"

Mais aussi tous les autres métiers qui intègrent la qualité relationnelle comme un élément fondamental.

En évoquant la question des « aidants », celle des rapports intergénérationnels où le contact interhumain a une

spécicité radicale, et que cest trs ien davoir pe ou nimporte quel outil qui peut permettre de la communication

à distance, mais il y a toujours un moment où le rapport humain est fondamental. Dans le politique

et dans l’enjeu de la citoyenneté, c’est toujours la même chose : ce sont tous les métiers qui

intègrent le rapport à la relation et à l’amour au sens le plus large du terme. Les métiers du care,

les métiers du soin, les métiers de la relation… tous ces métiers-là sont des métiers d’avenir.

Et puis vous avez tout ce qui est lié au sens, parce qu’un robot ne se posera pas la question du sens de sa naissance,

de sa vie et de sa mort, tout simplement parce qu’il n’est pas né et qu’il ne va pas mourir. Il a été fabriqué,

il tombera en panne, éventuellement on l’enverra dans une déchetterie, ce n’est pas la même chose que se poser

des questions du sens. Donc tous les métiers de l’éducation, ceux de la culture, ceux de la spiritualité

(au sens laïc, indépendamment de traditions religieuses), sont des métiers d’avenir.

50


i on raisonne en ces termesl, la grande perspective qui est éminemment positive, qui permet aux tres

humains de grandir en humanité et denvisager un pacte social qui est justement eaucoup plus du cté de

luvre que du travail terme qui vient du latin tripalium pouvant désigner un instrument de torture.

"

est ien dhumaniser le travail, mais cest encore mieux de dépasser

la logique du travail comme dépendance pour aller vers la logique

de luvre du métier comme pleine réalisation de lhumanité.

"

Alors il me semble que si on se place dans cette perspective, qui est beaucoup plus justement celle de la méta-

morphose viratoire que de la simple révolution numérique, on va se donner effectivement les moens davoir

des sociétés pleinement inclusives parce que pleinement humaines, des sociétés qui vont donner la citoenneté

sa pleine onction, notamment sa pleine onction de discernement, parce que lun des enjeux majeurs quon

va avoir en permanence, cest quel est le on usage que lon va aire de ces différentes mutations technologiques,

que ce soit celle dite du numérique, ou que ce soit celle, eaucoup plus importante encore par ses conséquences,

des iotechnologies, qui est en train darriver. Cela veut dire que la question du discernement,

donc à la fois la question éthique et la question politique de la qualité démocratique. La question

du bon usage et celle du mésusage est la question fondamentale du discernement. Ces

éléments-là peuvent nous permettre à mon sens d’avancer positivement dans les trois termes

fondamentaux du débat. »

Patrick VIVERET Colloque internet solidaire ‘’OSONS L’INNOVATION ‘’

51


L’ASSOCIATION

VILLES INTERNET

CITÉS EN RÉSEAUX2018


LES MISSIONS DE L’ASSOCIATION VILLES INTERNET

ÉVALUER METTRE EN RÉSEAU ACCOMPAGNER

LABEL NATIONAL

TERRITOIRES, VILLES

VILLAGES INTERNET

Auto-évaluer

son programme

d’actions, recevoir

une marque territoriale

et se comparer dans un

palmarès annuel

BILAN TERRITORIAL

DU NUMÉRIQUE

La cartographie

commentée de votre

territoire numérique

avec nos experts

ATLAAS

Repérer les actions et

acteurs du service

numérique local français

#ELUNUM

Espace réservé à

l’échange entre élus

ANIMER

SON RÉSEAU

Du présentiel

au distanciel,

Villes Internet transfère

ses compétences

RENCONTRES

RÉGIONALES

DE LA TRANSITION

NUMÉRIQUE

Une méthode éprouvée

avec plus de 80

rencontres ou assises

territoriales

VOS SÉMINAIRES

D’ÉLUS

Expérimentez le

référentiel national de

formation des élus à la

culture numérique, avec

le Conseil des

Partenaires des

Territoires de Demain

53


L’ASSOCIATION VILLES INTERNET

LE PROGRAMME D’ACTIONS VILLES INTERNET 2018-2020

2018

DE FÉVRIER À DÉCEMBRE

• Tous les membres de l’association peuvent demander leur Atlaas local : une cartographie

dynamique des services, des acteurs et des lieux à mettre sur le site internet municipal.

• Poursuite de la démarche « Elunum » les élus en réseau, l’ouverture d’un espace

d’information dédié aux décideurs locaux, proposé par Villes Internet et développé par Qwant.

DE FÉVRIER À SEPTEMBRE

• Une campagne de communication nationale et dans les pays francophones, sur l’exemple du

dynamisme « numérique » des collectivités françaises lancée à l’occasion de la promotion

internationale du rapport « Vers un modèle français de la Ville Intelligente ».

DE MARS À NOVEMBRE

• 20 ans du Label National Territoires, Villes et Villages Internet : toutes les collectivités

françaises ayant déposé des actions dans l’Atlaas, se verront proposer le Label National

Territoires, Villes et Villages Internet

54


LE PROGRAMME D’ACTIONS VILLES INTERNET 2018-2020

2019

Début de la campagne des élections municipales :

les membres de l’Association Villes Internet volontaires sont accompagnés pour réaliser leur

bilan de mandat sur le projet numérique local.

EN FÉVRIER

Congrès national des Territoires , Villes et Villages Internet

À l’occasion de la Cérémonie de Remise du 20ème Label avec une exceptionnelle VILLES’EXPO.

Les Villes et Villages internet contribuent au déploiement du plan national « usages et services

numériques dans les territoires » qui ne manquera pas d’accompagner le plan d’aménagement

numérique des territoires de l’Etat.

2020

Objectif pour les nouvelles équipes municipales :

organiser la fin de la transition numérique des territoires !

Pour stabiliser les administrations et peaufiner les services publics numériques locaux, toutes

les collectivités françaises ont un élu à l’internet citoyen et au numérique urbain et un

médiateur interne pour la culture numérique des élus et des agents. L’association Villes

Internet se mobilise pour les accompagner.

55


RENDEZ-VOUS EN FÉVRIER 2019

POUR LE CONGRÈS NATIONAL

DES TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET

À L’OCCASION DES 20 ANS DU LABEL

villes

internet

www.villes-internet.net


villes

internet

Février 2018

2 000

collectivités

inscrites

1 200

élus

38 720

communes et EPCI

ayant leur page Atlaas

19 352

actions

12 000

acteurs de l’Internet Citoyen

référencés dans l’Atlaas

450

territoires, villes et

villages adhérents

2 135

référents des

collectivités


villes

internet

MINISTÈRE

DE LA COHÉSION

DES TERRITOIRES

Direction éditoriale :

Florence DURAND-TORNARE

Édition : Géraud BARITOU

Création graphique : CTA

Contributions : l’équipe

et les partenaires de Villes Internet

Contact, information et adhésion, partenariat :

01 47 68 53 76 - coordination@villes-internet.net

Impression offerte par la MNT / Février 2018

EDITIONS

VILLES

INTERNET

Merci aux collectivités qui par leurs adhésions et

leurs témoignages ont contribué à cet ouvrage,

ainsi qu'aux experts, journalistes, élus,

agents territoriaux et médiateurs numériques.

Merci aux partenaires avec lesquels nous

menons des actions tout au long de l'année.

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