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Anton Ocvirk | Monografija copy

slovenci

slovenci d’Ocvirk France Bernik, à se développer selon les principes de départ et comporte aujourd’hui plus de 200 volumes. L’éditeur souhaitait obtenir un panorama représentatif des auteurs slovènes classiques, à la fois élitiste et accessible à tous. Ces exigences paradoxales conféraient à la collection un caractère hybride qui s’estompa peu à peu au profit d’un concept scientifique et critique. En tant que directeur de collection, Ocvirk insista pour que soient commentés de manière approfondie les textes que certains auteurs, notamment dans les premiers temps, avaient modernisés sur le plan orthographique et lexical de façon à le rendre plus accessible au lecteur contemporain alors que les spécialistes, eux, auraient davantage apprécié la publication de textes originaux non corrigés. Au départ, le choix des auteurs inclus dans la collection, de même que l’ordre de parution des volumes, ne furent probablement fixés qu’en partie et restèrent donc ouverts. En effet, Anton Ocvirk ne voulait pas opter pour le principe chronologique selon lequel la collection aurait en premier lieu proposé aux lecteurs les œuvres des « classiques » les plus anciens. Cette organisation qui, du moins à première vue, pouvait paraître plus claire et systématique, aurait été sans aucun doute difficilement réalisable et probablement aussi moins attrayante. En effet, l’édition d’œuvres plus anciennes est précisément en bien des points plus exigeante que celle des œuvres plus récentes et nécessite la participation de spécialistes des périodes les plus éloignées dans le temps, beaucoup moins nombreux que ceux travaillant sur les périodes postérieures ; par ailleurs, de façon générale, les lecteurs s’intéressent davantage aux auteurs plus récents. Anton Ocvirk décida donc, en fonction des spécialistes pouvant prendre en charge la rédaction et l’annotation des œuvres de tel ou tel auteur, de commencer à éditer simultanément les premiers volumes concernant plusieurs poètes et écrivains d’époques différentes. Ceux-ci étaient censés apparaître sous un jour nouveau grâce à la publication d’œuvres encore inédites et d’un appareil critique accompagnant le texte. Dans les pages désignées sous la dénomination modeste de « Notes », les rédacteurs ne se contentaient pas de commenter les éléments des textes nécessitant d’être expliqués, mais décrivaient avec précision la genèse et la réception des œuvres, publiant également les éventuels brouillons, publications partielles et variantes. Il réunit dans son équipe un cercle appréciable de slavistes expérimentés ayant déjà étudié à fond « leurs » auteurs. Ceux-ci se mirent à travailler parallèlement, mais en suivant une méthode commune à tous. Anton Ocvirk préféra au strict ordre chronologique de parution d’œuvres bien souvent hétérogènes le principe plus clair de mise en relation des œuvres en fonction des genres littéraires dont elles relèvent au sein de catégories organisées selon l’ordre chronologique. Ainsi, les rédacteurs commençaient par les œuvres 255

Résumé poétiques (depuis les plus précoces jusqu’aux dernières), puis présentaient de la même manière le théâtre et la prose, cette dernière étant, selon les auteurs, subdivisée en regroupements de nouvellettes, nouvelles, récits et romans, auxquels s’ajoutaient tous les autres genres (récits de voyage, essais, articles, discours, journaux, ...). Dans les derniers volumes, à la suite des œuvres à proprement parler, les rédacteurs proposaient aux lecteurs la correspondance dont ils disposaient, de sorte que l’œuvre de chaque poète ou écrivain était présentée dans son intégralité. Le projet ainsi conçu, avec des collaborateurs peu nombreux mais compétents et motivés, fut rapidement mis en place : dès 1946 virent le jour les quatre premiers volumes d’une collection qui, en 1980, en comprenait déjà plus de 100. La première génération de collaborateurs, constituée de spécialistes soit plus âgés et conservateurs que le directeur de la collection, soit du même âge que lui mais parfois en désaccord avec ses idées, céda le pas à une nouvelle génération, plus jeune et mieux adaptée. Bien que ce type de travail ingrat, jugé peu créatif, suscitât de moins en moins de vocations et que l’éditeur dût progressivement réduire le tirage des volumes (en raison de l’impopularité croissante des projets nationaux au sein de la Yougoslavie fédérative), Anton Ocvirk parvint, en choisissant judicieusement ses collaborateurs et en assurant une bonne coordination entre eux, à garder un rythme de travail progressivement moins soutenu, certes, mais régulier. Ainsi, jusqu’à la fin des années cinquante, la collection s’enrichit de quatre volumes en moyenne par an, puis de trois par an durant les années soixante et soixante-dix. Anton Ocvirk suivait de près la préparation des volumes, relisant jusqu’aux épreuves précédant la sortie de chacun d’entre eux. Pourtant, il ne fut pas mentionné comme directeur de la collection ; il faudra attendre son successeur, France Bernik, pour que cette donnée figure dans les livres. De ce point de vue, eu égard à leur ampleur, les œuvres complètes d’Ivan Cankar font figure d’exception : contrairement aux autres volumes de la collection, toujours préparés par un seul rédacteur, et contrairement aussi à la première édition des œuvres de l’écrivain en vingt tomes préparée avant la guerre par Izidor Cankar, la nouvelle édition en trente volumes – intégralement publiée entre 1967 et 1976 – fut préparée par cinq rédacteurs différents d’après le plan de travail proposé par un directeur unique, Anton Ocvirk, mentionné cette fois-ci comme rédacteur en chef du projet. Celui-ci écrivit pour le premier volume (1967) une contribution expliquant les principes appliqués pour l’élaboration des trente volumes et, pour les volumes 6 et 7 (1967, 1970), deux longues études ayant trait à l’évolution du style de Cankar dans ses premières œuvres en prose. Les études de ce type n’étaient pas systématiquement incluses dans l’appareil critique commun aux volumes de la collection. En réalité, nous pouvons les 256

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