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Anton Ocvirk | Monografija copy

slovenci

slovenci Anton Ocvirk est né le 23 mars 1907 dans le petit village de Žaga pri Bovcu, à proximité de l'ancienne frontière séparant l'Italie de l'Autriche-Hongrie. En raison du front de l'Isonzo, il a passé sa jeunesse dans les camps de réfugiés. Durant la première moitié des années vingt, sa famille s'installa à Ljubljana où le jeune Anton fréquenta le lycée classique, écrivit ses premiers poèmes et fit la connaissance de certains jeunes poètes (notamment de Srečko Kosovel). Après avoir réussi son bac en 1927, il passa deux semestres à l'Université de Vienne où il suivit des cours de philosophie, de psychologie et d'esthétique, approfondit sa connaissance de la littérature mondiale et assista à de nombreuses représentations théâtrales. Entre 1928 et 1931, il étudia à Ljubljana l'histoire de la littérature slovène et des autres littératures slaves du sud, la littérature comparée et la théorie littéraire ainsi que l'histoire de la langue slovène, l'histoire et l'allemand. Durant ses études, il écrivit également de nombreux poèmes de formes classiques (sonnets, tercets, stances) ainsi que des critiques de théâtre qui, par leur sévérité, provoquèrent la colère du directeur du Théâtre National. Excellent étudiant, il passa en 1930 sa maîtrise de littérature comparée. En effet, bien qu'il n'y eût aucun professeur habilité pour ce domaine, il était possible de suivre cette filière à Ljubljana depuis 1925. Dans son mémoire de maîtrise intitulé Introduction à la littérature comparée, Anton Ocvirk insiste tout particulièrement sur l’importance des comparaisons en négligeant le rôle des 243

Résumé influences. En 1931, il passa sa maîtrise de littérature slovène en soutenant deux mémoires consacrés respectivement à Fran Levstik et au baron Zois. * * * En 1931, Anton Ocvirk obtint une bourse du gouvernement français et partit pour Paris où il étudia durant deux ans (1931/32, 1932/33). D’après son témoignage, il fréquenta alors les cours dispensés à la Sorbonne par Fernand Baldensperger et Paul Van Tieghem. Comme le montrent ses publications et sa correspondance ultérieures, Ocvirk a été moins en contact avec les professeurs de la Sorbonne qu’avec Paul Hazard, chargé depuis 1925 de la chaire d’histoire des littératures comparées de l’Europe méridionale et de l’Amérique latine. Durant le séjour d’Ocvirk à Paris, Hazard enseignait les grands courants de la pensée européenne à la fin du XVII e siècle et les raisons d’ordre intellectuel de la crise intervenue aux XVII e et XVIII e siècles. Ces cours constituaient la matière brute de La crise de la conscience européenne, ouvrage de Hazard paru en slovène dans les années cinquante dans une édition précédée d’une longue préface d’Ocvirk. Hazard invita le jeune auditeur slovène chez lui, rue du Bac. Ocvirk effectua alors une interview du professeur français qui parut en 1933 dans ses Razgovori (Conversations), avec les interviews des hommes de lettres émigrés russes, d’André Maurois, Georges Duhamel et André Gide. Hazard parla alors à Ocvirk également de la littérature comparée qui, selon lui, étudiait les relations entre les différentes littératures et le rôle des grandes idées européennes dans la formation de chaque littérature. Le jeune Ocvirk semble avoir fait une excellente impression au professeur puisque ce dernier lui proposa bientôt de donner un cours au Collège de France. En accord avec la matière traitée par Hazard à cette époque, Ocvirk choisit un sujet ambitieux : de « La pensée européenne des XVI e , XVII e et XVIII e siècles et la littérature slovène ». Ainsi, le 13 mars 1933, Ocvirk dispensa un cours sur les courants européens (protestantisme, jansénisme, grands penseurs français du XVIII e siècle) ayant influencé la littérature de son pays. Comme il le souligne en conclusion, l’influence de ces mouvements a permis la formation des premiers fondements de la littérature slovène. Hazard, qui réserva à ce cours un accueil favorable, était convaincu que la littérature comparée devrait à l’avenir étudier également les littératures des « petits » peuples ; il mit bientôt cette idée en pratique lorsqu’ il codirigea la Revue de littérature comparée. En effet, en 1934, Baldensperger et lui-même consacrèrent à l’Europe centrale un numéro entier de la revue. À cette occasion, Hazard invita Ocvirk à publier son cours qui parut ainsi sous le titre « La pensée européenne du XVI e au XVIII e siècle et la littérature slovène ». 244

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