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N°22 - Mars 2018

p a g e 6 S o c i é t

p a g e 6 S o c i é t é L ' é c h o d e l a R é h a b - n ° 2 2 Autorités Nous ne pouvons pas vivre sans dépendre d’une autorité. Encore faut-il que nous acceptions d’en dépendre. Lorsque nous reconnaissons l’autorité sous laquelle nous sommes placés, lorsque nous l’acceptons, nous faisons avec. Seulement nous dépendons de plusieurs autorités à la fois qui sont parfois imbriquées les unes dans les autres et il est parfois difficile d’accepter cette implication. A nous de décider, nous-mêmes, de l’accepter ou non, même si elle nous porte préjudice. JACQUES Le bien collectif et le bien individuel C’est important de savoir qui gouverne un pays. Un gouvernement peut protéger un pays ou lui nuire. Les Catalans veulent être indépendants, mais cela sera-t-il bon pour eux ? Et en France, que feront les Bretons, les Basques ? D’ailleurs, un petit bout de la Catalogne est en France. A une période où on essaie de construire l’Europe, et que chacun demande son autonomie, comment fait-on pour vivre ensemble ? C’est important de se connaitre pour bien s’entendre. Dans les Pyrénées, on a réintroduit les ours, des gens armés et cagoulés veulent les éliminer. Il y a le bien collectif, et le bien individuel : pour que les deux marchent ensemble, ce n’est pas simple. Certains sont menaçants, armés, et font valoir leur opinion par la violence. Les islamistes veulent créer une psychose, font peur à beaucoup. COLLECTIF Question d'identité Les trois religions ne sont pas contradictoires : elles peuvent coexister et ne sont pas incompatibles. S’il y a un Dieu universel, tous les êtres humains sont des enfants de Dieu. On est parti de la question de l’identité : Connaitre son identité, est-ce forcément connaitre ses origines ? On n’a pas besoin de connaitre ses racines pour vivre. Pour d’autres, connaitre ses racines, ses ancêtres, aide à se construire. Finalement, la construction de l’identité, c’est pas si simple. On peut ne pas connaitre ses parents biologiques et pourtant se construire à travers le nom qui nous est attribué, qui nous est donné. Qui on est, ce n’est pas que les gènes, la couleur de la peau. C'est aussi la façon dont on est reconnu, par nos parents, par ceux qui nous reconnaissent. Chacun se construit avec les moyens qu’il a. Il y a des tas de façon de s’approprier son identité et de la faire valoir. Mais finalement, génétiquement ou symboliquement, on se construit toujours à partir d’un Autre ? Nos chromosomes, notre ADN, notre identité, c’est notre richesse interne. Par la suite, on évolue et les expériences de la vie continuent de nous forger. Je ne suis pas né avec ma maladie. Fait-elle partie de mon identité ? COLLECTIF

L ' é c h o d e l a R é h a b - n ° 2 2 S o c i é t é p a g e 7 Question de statut Question d'altérité A l’horizon, l’immensité du regard, un regard nouveau sur l’immensité de l’avenir, un mouvement en marche. A hauteur d’entre nous, l’espoir du futur est à travailler. A la rencontre de l’autre, la parole succède, l’autre ouvre son regard et parle de l’histoire d’une vie. La domination dans le monde existe. L’homme prend des décisions, soumet son désir, son pouvoir, de devoir faire ce que l’homme veut. Imposer son droit alors que chaque personne a son droit ! de dire un « oui » ou un « non ». L' Homme n’a pas à imposer quelque chose que Monsieur a décidé. L’homme doit respecter l’autre ! Peu importe son parcours si l’homme fait des efforts pour comprendre l’autre. Il n’a pas à faire son dominant. Je ne lui donnerais jamais ce pouvoir. Tu as beau me faire mal ça ne marchera pas. Mon effort est là et oui j’ai du pouvoir aussi. Moins important mais là. Change ton regard La femme t’accueillera peut-être mieux. Pas besoin d’être dominant, violent, vulgaire, imposer ta voix. Te cacher derrière cette image. Ne pas regarder la personne. S’efforcer d’admettre quelque chose. Remets-toi en cause et admets ta souffrance et différence. Au travers de tes yeux… INGRIDE Comment la société utilise-t-elle la différence comme prétexte à l’exclusion ? Est-ce que supprimer l’exclusion supprime la différence ? L’uniforme à l’école stigmatise tout le monde. Cela fait de chacun l’équivalent de l’autre comme si la différence de classe sociale n’existait pas car on ne la voyait pas. On dit que la femme est l’égale de l’homme pour dire qu’elle a les mêmes droits. Mais elle n’est pas égale à l’homme. Une femme n’est pas un homme et un homme n’est pas une femme. Le problème est qu’en annulant la différence, on nie ce qui fait d’une femme, une femme et non pas un homme. Reconnaitre l’autre comme son semblable inclurait de reconnaitre les différences de chacun, ce qui le rend autre. Hors, cela ne va pas de soi. La différence est souvent un handicap. Un handicap devient une différence qui entraine l’exclusion. Mais le handicap n’est-il pas aussi une construction sociale en plus d’être un empêchement ? On est ce que la société nous dit qu’on est. Il y a des sociétés qui sont plus tolérantes que d’autres par rapport au handicap et à la différence. COLLECTIF

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