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2 Les Échos de la Foire

2 Les Échos de la Foire • N° 1 • 06 avril 2018 FILT 2018 Tous les publics du livre La Tunisie célèbre le livre Le rideau se lève aujourd’hui sur l’édition 2018 de la Foire internationale du livre de Tunis. Comme chaque année, pour une dizaine de jours, le palais des expositions du Kram va vivre au rythme du livre, ce vecteur de savoir et de culture. Evénement très attendu par le public, la FILT devrait comme toujours brasser un public important, pluriel, représentatif de tous les lecteurs tunisiens. Car, avec ses nombreux exposants et ses contenus culturels, la Foire internationale du livre de Tunis est avant tout une fête, un moment de retrouvailles entre le public et l’écrit, un temps fort dans la vie littéraire et intellectuelle. Cette dimension donne à la FILT une grande partie de son rayonnement et l’inscrit dans une relation forte avec ses publics. Notre foire est aussi le rendez-vous annuel le plus important pour les professionnels du livre. Editeurs, diffuseurs et libraires se retrouvent pour des échanges fructueux et durables. La FILT constitue en effet une plateforme idéale dans la diffusion du livre et le tissage de liens commerciaux entre les professionnels. Conjuguant de la sorte une identité culturelle et une autre commerciale, la Foire du livre se caractérise aussi par sa claire vocation internationale et sa capacité à réunir tous les continents du livre sous un même toit. Après l’ouverture officielle et le coup d’envoi du programme culturel de la foire, le grand public viendra amplifier la dimension festive de la FILT. A la puissance 34, c’est parti pour dix jours de fête et une pleine célébration du livre! Si vous êtes en train de lire ce papier, c’est que vous êtes au rendez-vous. Aujourd’hui ou moment où la foire ouvre ses bras pour accueillir ses 25000 visiteurs quotidiens, vous êtes parmi cette multitude attendue et en attente de ces retrouvailles livresques annuelles. Sous l’œil bienveillant de Virgile et de ses muses, avec son Énéide qui célèbre l’irrésistible Carthage et sa Didon, entrez dans cette terre de joie, où durant 10 jours, lire, partager débattre et apprendre rythmeront vos journées. Cette saison des renaissances printanières est désormais le rendez-vous annuel de tous les amoureux du livre, ceux qui le vivent en pratique auctoriale ou éditoriale, en lecture, en écriture ou en édition : tous ceux qui suivent les traces de cette aventure humaine qui relie l’Homme au livre, aux lettres, à la connaissance, mais surtout à la vie. Ce public, vivant, assoiffé, passionné ou curieux, est celui qui patientera dans les files d’attente pour accéder à l’antre joyeux du parc des expositions du Kram transformé en une immense librairie. Ici point de commerçants, mais ce sont 775 éditeurs, des auteurs, des artistes, des amoureux des lettres, des poètes qui accueilleront les lecteurs assoiffés de culture et de savoir, les étudiants en quête de références, les enfants initiés par leurs parents ou par leurs professeurs... Comme chaque année, c’est un pèlerinage festif qui rassemble les Tunisiens venus de toutes les villes, de toutes les régions, en familles, en excursions organisées, en voyage scolaire ou seul en quête solitaire. De Bizerte à Ben Guerdane, du Kef à Djerba, chaque année le record d’affluence est battu rallumant l’espoir de faire de la Tunisie une nation qui lit. Et il est permis de l’espérer. En ces temps moroses, où les lourds nuages d un hiver social mouvementé tardent à se dissiper, la Foire internationale du livre vient avec ses 34 printemps insuffler un vif désir de vivre : vivre doublement, intensément. Vivre la mémoire, s’ancrer dans le présent et questionner l’avenir. Le programme de la foire est un projet de construction pour des êtres « lisant et pensant » ! En effet cette année, les visiteurs auront outre le choix entre les 259 exposants, une multitude d’activités culturelles, entre débats, rencontres, hommages et conférences. Au total, 80 rencontres animeront les journées des visiteurs, sans compter la riche programmation dédiée aux enfants. Une programmation dense, et des formats innovants mettront le public au contact du livre intellectuel et l’auteur face au lecteur dans un espace exceptionnellement « démocratique » où les débats sont passionnés et constructifs. La question

Les Échos de la Foire • N° 1 • 06 avril 2018 3 de la femme comme élément central du développement social rejoint le débat mondial autour du genre, la « tunisianité » et la singularité nationale, seront également en débat. La cause palestinienne et les 100 ans des accords de Balfour feront l’objet d’une série de conférences. Cette année c’est un pays frère, l’Algerie, qui sera célébré à travers des hommages et des rencontres avec les auteurs. Les hommages se succéderont en signe de gratitude et de reconnaissances aux artistes et écrivains tunisiens disparus trop tôt, mais également aux penseurs et écrivains tels que Youssef Seddik et Mahmoud Tarchouna (Tunisie), Mohamed Hassen Alouane (Arabie Saoudite) Rabai Al Madhoun et Yayha Yakhlef de Palestine. C’est donc un festival littéraire, un lieu de vie avec une programmation riche, diversifiée et exigeante qui mettra en lumière la littérature, la philosophie, les grandes questions qui secouent la société tunisienne et le monde. Des rendez–vous inédits entre intellectuels, éditeurs, libraires et lecteurs ou futurs lecteurs. Un espace de bouillonnement de vie où aux gré des stands, la lecture nourrira l’écriture, où les lecteurs mettront enfin pour certains des visages sur des noms d’auteurs, un lieu de rencontre inédit où se brise la glace qui longtemps semblait éloigner le Tunisien du livre. La foire est comme chaque année un espace d’ouverture, de transmission des savoirs, de découverte du plaisir de lire, presque oublié par les Tunisiens.. Mais qui est donc cette foule de lecteurs ? Elle est celle de la Tunisie qu’on aime, ouverte, curieuse et, qui même ensevelie sous les multiples difficultés sociales, politiques et économiques, gardera cette soif de l’autre et ce désir de connaitre, d’apprendre et de se cultiver. Une Tunisie qui fait le pari du progrès, qui offre à l’enfant la promesse d’un lendemain plus serein et meilleur. Une Tunisie qui met en avant ses jeunes filles et ses jeunes femmes, belles parce que cultivées et instruites. Une Tunisie qui voyagera en bus ou en voiture familiale, parcourant le temps d’un dimanche, des centaines de kilomètres pour plonger dans ce bain sacré de la culture. Une Tunisie debout, qui fait le choix du progrès et des Lumières. Une Tunisie vivante… qui lit pour vivre plus intensément, deux fois et autant de fois que le nombre de rencontres entre un lecteur et un livre. Car, c’est bien cette question que l’on se pose depuis Gutenberg jusqu’à l’ère du livre électronique : pourquoi faut-il lire ? Quel est l’intérêt : se distraire, se former, apprendre ? Flaubert a répondu : « Lisez pour vivre », et nous ajouterons : « Lisez pour vivre deux fois, d’autres vies que la vôtre ». Il faut lire pour sortir de l’étroitesse quotidienne, pour ramener le monde dans la tête de votre enfant, ou pour visiter une Palestine rêvée et une Espagne amie. Pour toutes ces raisons et pour d’autres encore, entrez en lecture comme on entre en résistance ou en imagination, avec responsabilité et passion. Bonne fête à nous tous, foule bibliophage !

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