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LCA-08042018

4 Dimanche 8 avril 2018

4 Dimanche 8 avril 2018 Le Chiffre d’Affaires ACTUALITÉ Visite du wali dans la daïra de Gouraya (Tipasa) 17 milliards de centimes pour le développement local Pour redynamiser les projets de développement local, le wali de Tipasa Moussa Ghellai a effectué sa 3e visite de travail dans la daïra de Gouraya. Par Mohamed Lalaoui Dans la commune de Messelmoune, première halte de cette tournée, le wali a inspecté le chantier de 510 logements (LPL). Ce projet est implanté dans un site accidenté qui accuse un taux d’avancement de 75%. Le responsable de l’exécutif a instruit l’entreprise de réalisation et l’OPGI d’accélérer la cadence des travaux, de renforcer le chantier en moyens humains et matériels pour sa livraison fin juillet prochain et de libérer les voies pour permettre à l’entreprise chargée de la viabilisation d’entamer les travaux en parallèle. Ce programme de logements a été notifié à la daïra pour sa distribution aux bénéficiaires avec toutes les commodités requises. Cette commune bénéficiera également d’un CEM lors de la prochaine rentrée scolaire et dont le taux d’avancement avoisine les 85%. «L’habitat précaire n’ouvre plus droit à un logement !» Au niveau du site du programme des 150 logements (LPL) destiné à l’éradication de l’habitat précaire, le wali a déclaré que «le simple fait d’habiter dans un bidonville ne donne plus le droit au résident de bénéficier automatiquement d’un logement. Celui-ci est soumis aux mêmes dispositions qui régissent l’attribution d’un logement social». Il ajoutera en substance que «cette formule de résorption de l’habitat précaire a été dévoyée de son objectif, si bien que des opportunistes et des affairistes profitent de cette brèche pour s’infiltrer entre les mailles du filet… Habiter dans une baraque n’est plus un sésame pour bénéficier d’un logement social, les dossiers des postulants seront étudiés au cas par cas». Dans le cadre du désenclavement, la commune montagneuse d’Aghbal a bénéficié d’une opération d’aménagement et de revêtement d’une route reliant le CW14 au douar Zedra sur un linéaire de 6 km. Ce projet confié à l’entreprise Enir sera livré dans un délai d’un mois. Les habitants de ce hameau ont saisi l’occasion de cette visite pour exprimer au wali leurs doléances. Il s’agit de leur raccordement au gaz de ville, et au déficit de l’alimentation en eau potable pour lequel des mesures d’urgence ont été prises. Dans le chef-lieu de daïra, le wali a passé en revue l’auberge de jeunes à Sidi Brahem, un projet en retard qui a bénéficié d’une rallonge de 80 millions de DA pour le parachèvement de tous les corps d’état secondaire, de la bâche à eau, du local technique et de la chaufferie. S’agissant des programmes de logements, le responsable de l’exécutif a inspecté le chantier des 300 logements (LSP) bois sacré confié à l’ENPI en 2006. Il a exigé de l’entreprise de relancer ce chantier en redoublant d’efforts. La commune de Gouraya a bénéficié d’un programme de 100 logements LPL destiné à la résorption de l’habitat précaire, qui sera attribué aux résidents de la localité de Zerrouka après un examen minutieux de la situation sociale de chaque demandeur par la commission de daïra. Par ailleurs, le wali a pris la décision de leur affecter un quota supplémentaire de 50 logements ruraux, à charge pour les autorités locales de délimiter un lotissement en octroyant les aides aux bénéficiaires individuellement. Il a été alloué à la daïra de Gouraya une enveloppe financière de près de 17 milliards de centimes dans le cadre des PCD de l’exercice 2018 pour la réalisation de 9 opérations dans les trois communes. Cette subvention a été décidée suite à une série de rencontres entre le wali, les responsables locaux des daïras et communes en présence des représentants de la société civile. Ces dotations ont été consacrées aux projets d’utilité publique dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et du cadre de vie des citoyens. Ces projets en cours de lancement doivent être achevés avant la fin de l’année 2018. Avec la participation des Etats-Unis Débat à Alger sur le financement du terrorisme en Afrique Une réunion de haut niveau sur «la lutte contre le financement du terrorisme en Afrique» se tiendra demain, lundi, et mardi à Alger avec la participation des représentants des Etats africains, des organisations et des experts internationaux qui se pencheront sur les questions d’ordre stratégique préoccupant collectivement les Etats, ainsi qu’aux moyens et méthodes de lutte contre le terrorisme. La rencontre, co-organisée par l’Algérie et l’Union africaine (UA), regroupera les délégués des pays membres de l’UA, de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l’Union européenne (UE) et d’autres organisations internationales et régionales activant dans la lutte contre le terrorisme et son financement. Ces assises, dont l’ouverture des travaux sera présidée par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, verront également la participation des représentants des cinq pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU et du Canada. La décision de tenir cette réunion à Alger a été prise en septembre 2014 par le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, et entérinée par un sommet de l’Union africaine. «Cette conférence est très importante dans le contexte actuel pour que nous ayons des positions africaines, essayer d’échanger nos vues autour des législations de nos pays, et d’identifier le rôle de nos institutions qui luttent contre le blanchiment d’argent et le trafic de tout genre», avait déclaré M. Messahel. A cette occasion, les participants discuteront des défis réels dans la lutte contre le financement du terrorisme, ainsi que de plusieurs thématiques d’actualité en Afrique comme l’assèchement des sources du radicalisme violent et le terrorisme, les connections entre les trafics de drogue, d’armes et des êtres humains avec le phénomène du terrorisme. En outre, la réunion s’inscrit, , dans le cadre des efforts de l’Algérie, d’une part, pour lutter contre le terrorisme dans la région du Sahel et l’épuisement de ses ressources, et d’autre part, pour renforcer la coordination et la concertation entre les pays africains autour des questions sécuritaires, à l’instar de la lutte contre le terrorisme, la dé-radicalisation, le trafic des êtres humains, de drogue et de la contrebande. Dans le sillage de lutte contre ce phénomène, une rencontre avait eu lieu en février dernier à Alger entre M. Messahel et le coordonnateur adjoint de la lutte contre le terrorisme au département d’Etat américain, Alina Romanowski. APN Installation du groupe d’amitié Algérie-Russie Un groupe parlementaire d’amitié Algérie-Russie a été installé à l’Assemblée populaire nationale (APN) en vue de promouvoir les relations parlementaires entre les deux pays, et coordonner les positions dans les instances parlementaires internationales, indique un communiqué de l’APN. Présidée par le viceprésident de l’APN chargé des relations avec le Conseil de la nation, le gouvernement et les institutions constitutionnelles, Abdelkader Hadjoudj, la cérémonie d’installation s’est déroulée en présence de l’ambassadeur russe à Alger, Igor Beliaev, et du vice-président de l’APN chargé des affaires étrangères, Djamel Bouras, ainsi que des présidents des groupes parlementaires et du représentant du ministère des Affaires étrangères. Intervenant à cette occasion, M. Hadjoudj a indiqué que «les relations liant les deux pays sont historiques et privilégiées et portent sur différents domaines politiques et économiques», mettant en avant «la convergence des vues sur différentes questions internationales». Il a relevé que ces relations sont marquées par «un développement et un échange de visites de haut niveau entre les deux pays, outre la signature d’un accord de coopération stratégique et des mémorandums d’entente dans plusieurs secteurs économiques». Pour sa part, l’ambassadeur russe a salué «les bonnes relations historiques liant les deux pays», rappelant «les efforts consentis à promouvoir la coopération bilatérale et à diversifier ses domaines au mieux des aspirations des deux pays pour davantage de réalisations communes». De son côté, le président du groupe parlementaire, Touahria El Miliani Abdelbaki, a réitéré «l ‘importance qu’accorde l’Algérie à la promotion de sa coopération stratégique avec la Russie», soulignant que ce groupe «contribuera à la consolidation des relations dans le cadre du développement de la diplomatie parlementaire à l’instar de l’échange des expertises entre les deux pays, selon la même source.

5 Dimanche 8 avril 2018 Le Chiffre d’Affaires ACTUALITÉ Le Dr Fethi Benchenhou tire la sonnette d’alarme «Notre alimentation est… dangereuse pour la santé !» L’Algérien consomme n’importe comment et n’importe quoi ! Un constat amer, mais, néanmoins, une réalité que les pouvoirs publics doivent prendre au sérieux. Dans ce cadre, le docteur Fethi Benachenhou, médecin de la santé publique a tiré, hier à Alger, la sonnette d’alarme. Il a, en effet, appelé le gouvernement à rectifier le tir avant que les choses ne s’aggravent, en ce qui concerne le modèle de consommation des Algériens. Par Zahir Radji. S’exprimant lors d’une rencontre de sensibilisation sur «l’alimentation saine entre qualité et prix», coïncidant avec la journée mondiale de la santé placée cette année sous le thème : «La couverture sanitaire pour tous», organisée par l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca), le Dr Benachenhou a préconisé aux autorisés d’accorder une grande importance à la prévention pour lutter efficacement contre l’apparition de nouvelles maladies comme les cancers, maladies cardiaques (AVC) et diabète. «Nous avons un modèle de santé efficace,qui nous a permis d’éradiquer plusieurs maladies dans le passé, malheureusement, certaines parties appellent à sa révision ! Moi je dis qu’il faut revoir les mentalités et s’investir dans la prévention et également participer à l’éducation du consommateur. C’est à travers cette stratégie nationale qu’on pourra réduire l’ampleur des maladies et réduire les dépenses allouées à la prise en charge des malades», a- t-il préconisé. Et d’ajouter : «L’investissement d’un dollar dans la prévention économisera 15 dollar à l’avenir pour le Trésor public». Dans ce cadre, le Dr Benchenhou a largement critiqué l’attitude des pouvoirs publics qui, selon lui, ont donné plus d’importance à la L ’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé, à l’occasion de son 70e anniversaire et pour la Journée mondiale de la santé célébrée le 7 avril, un appel aux dirigeants du monde entier pour qu’ils prennent des mesures concrètes destinées à améliorer la santé de tous. «Une bonne santé est la chose la plus précieuse pour chacun d’entre nous», a rappelé Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, cité par un communiqué de l’organe onusien. «Lorsque les gens sont en bonne santé, ils peuvent apprendre, travailler et subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Lorsqu’ils sont malades, rien n’a plus d’importance. Les familles et les communautés passent après. C’est pourquoi, l’OMS est si attachée à garantir à chacun une bonne santé», a-t-il ajouté. Le mois prochain, lors de l’assemblée mondiale de la santé, l’OMS proposera médecine curative, tout en abandonnant la médecine préventive. Des sommes colossales sont déboursées uniquement pour les soins et importations de médicaments. A titre d’exemple, la surconsommation du sucre provoque, ajoute-til, le diabète, qui est une maladie à trois dimensions (insuffisance rénale, AVC et cécité). «La prise en charge d’un amputé des jambes est coûteuse pour l’Etat, elle est estimée à près de deux milliards !», a-t-il ironisé. Par ailleurs, le Dr Benchenhou, qui ne cesse d’appeler à une consommation variée et équilibrée, a alerté contre la surconsommation de la viande rouge (ovine) et Amélioration de la santé à l’échelle mondiale L’OMS en appelle à des mesures concrètes un nouveau programme ambitieux bâti sur les enseignements tirés et l’expérience acquise au cours des 70 dernières années. L’objectif du programme est de faire bénéficier 1 milliard de personnes supplémentaires de la couverture-santé universelle, de protéger 1 milliard de personnes supplémentaires face aux situations d’urgence sanitaire et de permettre à 1 milliard de personnes supplémentaires de bénéficier d’un meilleur état de santé et de bien-être d’ici à 2023. Air Algérie Perturbations sur les vols vers la France La compagnie aérienne nationale Air Algérie a annoncé, hier, samedi, de «fortes perturbations» sur ses vols vers la France et survolant la France suite à un mouvement social des aiguilleurs du ciel du secteur de Marseille, a-t-elle indiqué dans un communiqué. En conséquence, tous les vols de/et vers la France sont touchés, a-t-elle avisé. Pour rappel, une grève a été initiée par onze syndicats de tous métiers de la compagnie Air France pour obtenir des hausses de salaires. Six autres journées de grève sont d’ores et déjà programmées, dont deux, la semaine prochaine, mardi et mercredi. sucre. De son côté, Tahar Hadj Boulenouar, président de l’Anca, s’est interrogé sur le rôle des associations des consommateurs qui se préoccupent uniquement de la hausse des prix. Pour lui, ces associations font tout sauf œuvrer à la protection des consommateurs ! Il a, en outre, pointé du doigt certains producteurs et transformateurs en particulier du café et biscuits. Ils procèdent, en effet, à l’augmentation du taux du sucre qui est subventionné en tant que composant de ces produits, et ce, pour gagner plus d’argent au détriment de la santé du citoyen qui consomme sans modération. Ainsi, M. Boulenouar a fait savoir que le pain fabriqué sur la base d’une farine blanche n’apporte aucune valeur ajoutée au consommateur, bien au contraire, il contient une matière chimique et cancérogène (l’améliorant). Dans ce cadre, il a tenu à rappeler que son projet proposé au ministère de l’Agriculture en 2008, à savoir la fabrication d’un pain complet à travers une farine mixé est tombé à l’eau. Couverture sanitaire en Algérie Des efforts considérables mais aussi des insuffisances… L ’Algérie, qui a célébré, hier, samedi, la Journée mondiale de la santé, a consenti de «grands efforts»» en matière de couverture sanitaire pour l’ensemble de sa population répartie sur un large territoire. La Journée mondiale de la santé, placée cette année sous le thème générique de «Couverture sanitaire universelle : pour tous et partout», est l’occasion pour l’Algérie de passer en revue les importants acquis et grands efforts consentis pour assurer un accès universel aux soins à tous ses citoyens. La gratuité des soins dans les structures de santé publique est ainsi instituée depuis 1974 alors que le principe de la garantie de «l’accès aux soins» a été intégré dans la Constitution de 1976, rappelle le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, notant qu’il s’agit d’un «droit fondamental consacré» et d’un «déterminant majeur du développement social, économique et individuel». Ceci, tout en insistant sur la notion d’«équité» pour tous en matière de soins. «Les stratégies et les politiques de santé publique adoptées, priorisant la prévention, le développement des infrastructures et des équipements de santé, la formation des ressources humaines qualifiées, la disponibilité du médicament, ont permis à l’Algérie, d’enregistrer des résultats «significatifs», est-il également souligné. En dépit des insuffisances existant toujours notamment en matière d’accès aux soins pour l’ensemble de la population dans les zones enclavées, le manque de formation, de structures et de moyens même dans les régions du nord du pays et les problèmes survenus ces dernières années en matière de vaccins et de disponibilité du médicament, ces stratégies ont permis l’augmentation de l’espérance de vie des Algériens, la baisse sensible des mortalités maternelle et infantile, ainsi que l’incidence des maladies transmissibles, dont certaines ont été «totalement éradiquées». «La couverture sanitaire est assurée de façon homogène par les structures de santé, dans le cadre de l’offre de soins et de la prévention, avec un maillage de l’ensemble du territoire national», indiquet-on, alors que la prise en charge des problèmes de santé se fait de manière «intégrée et hiérarchisée», au niveau des différentes structures de santé publique et privée. Les soins de proximité sont assurés par 273 Etablissements publics de santé de proximité (EPSP), 1 706 polycliniques, 6 207 salles de soins, et 534 maternités de proximité intégrées à des polycliniques. Au niveau de ce palier de soins, il existe 6 643 lits dédiés aux maternités intégrées et à la mise en observation au niveau des points de gardes assurés par des polycliniques. Dans les hôpitaux référents de wilaya, il est développé un plus large éventail de spécialités, allant de l’anesthésie-réanimation, de la cardiologie, de l’orthopédie, à la neurochirurgie, la gynéco-obstétrique, la rhumatologie, la chirurgie infantile, l’ophtalmologie, la psychiatrie, la pneumologie, etc. Le secteur privé comptabilise, pour sa part, 7 298 cabinets médicaux de généralistes, 9 042 de spécialistes, 6 514 de chirurgiens-dentistes et enfin, 10 260 officines pharmaceutiques. Il y a lieu de noter, en outre, l’existence de 15 Centres hospitalo-universitaires (13 755 lits), 81 établissements hospitaliers spécialisés (13 124 lits), 206 établissements publics hospitaliers (40.506 lits) et 1 établissement hospitalier universitaire (770 lits). Le secteur privé offre, quant à lui, 197 établissements hospitaliers et 365 établissements de santé ambulatoire.

LCA-PDF11032018