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Date : 08/03/2018 Heure : 09:54:08 www.agrisalon.com Pays : France Dynamisme : 0 Trier ses vaches et faire du cas par cas Se pose ensuite la question des vaches qu’on estime guérissables ou à surveiller. L’antibiotique, à choisir avec son vétérinaire, est utile pour guérir des vaches qui ont des bactéries dans la mamelle au moment du tarissement. « Une vache infectée c’est celle qui a eu plus de 150 000 cellules, sur ses trois derniers contrôles et/ou plusieurs mammites sur ses trois derniers mois », rappelle la vétérinaire. Une vache à la mamelle basse a aussi plus de risques de faire des mammites. Est-ce que sur ces vaches il faut prendre le risque de se passer d’antibiotiques. Se passer à tout crin de traitement serait risqué. « Même si l’objectif est de réduire l’utilisation d’antibiotiques, il faut d’abord guérir et protéger des nouvelles infections. Mettre des tubes intramammaires au tarissement (12 à 15 €) et un obturateur (10 €) coûtent moins cher que de guérir une mammite, qui exigera sûrement plus d’antibiotiques », reconnait Ivanne Leperlier. Une vache à moins de 150 000 cellules ne nécessite pas forcément d’antibiotiques au tarissement. Avec une bonne hygiène à l’application, l’injection d’obturateurs la protégera physiquement des nouvelles infections. C’est bien au cas par cas et selon la saison qu’il faut décider du traitement au tarissement : tube intramammaire d’antibiotique + obturateur, l’un ou l’autre, antibiotique sur tous les quartiers ou un seul, voire rien. « La première étape d’un changement de pratiques peut être antibiotique pour les infectées, obturateur pour tout le monde. Puis en évaluant l’impact de ce premier changement, l’éleveur verra s’il peut, s’il veut franchir une marche supplémentaire ». Sa stratégie peut aussi différer selon la saison et le logement : il y a plus de risque en hiver qu’en été. Dans l’optique de réduire l’utilisation des antibiotiques, certains testent des médecines alternatives, comme l’homéopathie, avec des granules décongestionnantes de salvia officinalis. Certains éleveurs utilisent des huiles essentielles aux propriétés bactéricides et décongestionnantes. Leur usage, qui n’est pas encadré car ce ne sont pas des médicaments vétérinaires, demande une formation préalable. Page 2/2 Visualiser l'article Tous droits réservés à l'éditeur GDSBRETAGNE 308902549

Date : 08/03/2018 Heure : 09:54:53 Journaliste : Cécile Julien www.web-agri.fr Pays : France Dynamisme : 0 Page 1/3 Réduire l'utilisation des antibiotiques au tarissement Visualiser l'article Est-il possible de concilier réduction des antibiotiques au tarissement et prévention efficace contre les mammites ? Des éleveurs bretons se forment pour relever ce challenge. réduire l'utilisation des antibiotiques au tarissement, il faut penser à réformer les vaches infectées chroniques, les hautes en cellules et celles aux trayons abîmés. (©Terre-net Média) Pour « Avant je traitais systématiquement. Maintenant, je ne mets des antibiotiques qu'à un tiers des vaches », explique Régis Badier, éleveur à Argentré du Plessis (35). « Est-ce qu'il y a des risques à moins traiter ? », s'inquiète Aurélie Veillé. « Moi, j'ai fait machine arrière quand j'ai vu le nombre de mammites réaugmenter », regrette Hervé Catheline. Pour améliorer leurs pratiques de tarissement et dans l'optique de réduire l'utilisation d'antibiotiques, ces trois éleveurs et quelques collègues du pays de Vitré (35) ont suivi la formation « gestion de la période sèche », proposée par GDS Bretagne, en association avec le GTV. « La période sèche est un moment clé pour gérer la production, la reproduction et le sanitaire », rappelle Ivanne Leperlier, vétérinaire de GDS Bretagne. Donc les mammites, première pathologie en élevage laitier. 20 % des mammites subcliniques guérissent seules grâce à l'involution naturelle de la mamelleProfiter du tarissement pour se débarrasser des mammites, c'est récupérer des vaches en bonne santé qui peuvent pleinement exprimer leur potentiel laitier. C'est aussi économiser du temps et de l'argent. Soigner une mammite demandera 4 heures à l'éleveur et lui coûtera au minimum 150 €, entre les traitements, le lait non produit et celui jeté. Si l'arrêt de la lactation permet aux cellules sécrétrices de se régénérer, cette période Tous droits réservés à l'éditeur GDSBRETAGNE 308902327