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syndicom magazine - Tous ont droit à se former

Le magazine syndicom aborde des thèmes syndicaux et politiques avec des explications de fond, sans oublier les domaines de la culture et du divertissement. Il entretient le dialogue au travers des médias sociaux et informe surles prestations, événements et offres de formation du syndicat et de ses organisations affiliées.

26 Loisirs Suggestions

26 Loisirs Suggestions Pour se défendre : se former et s’informer Lors de permanences syndicales ou d’inscriptions au chômage, nous avons pu constater que trop de personnes méconnaissent leurs droits. Par exemple, le rôle et les limites des conventions collectives ne sont pas clairs pour tou·te·s. Il est parfois difficile de trouver les infos utiles dans un temps acceptable et de ne pas se laisser impressionner par le jargon juridique. Lors du séminaire des 4 et 5 juin, un avocat spécialiste du droit du travail traitera des sources (Code des obligations, loi sur le travail) et des rapports entre elles. Face à des discours politiques qui confinent trop souvent au mensonge et à une démagogie crasse, il est important d’avoir les clés pour décrypter le message, ainsi que des repères historiques. Voilà ce dont traitera le cours du 6 juin « Propagande politique – apprendre à déceler la manipulation ». Des CCT, fort bien. Mais comment les faire appliquer sur son lieu de travail ? Le 20 juin il sera question du rôle du syndicat et du partenariat social, ainsi que des limites dudit partenariat. Cas pratiques à l’appui, les participants apprendront à identifier les situations dans lesquelles il faut absolument faire appel à un syndicat. Inscription à ces trois cours : par my.syndicom ou sur le site de Movendo. Pour prendre un bol d’air on peut s’inscrire, sur le site d’Helias, à l’atelier « Fabricants d’images » qui aura lieu le 6 juillet. C’est l’occasion de se réapproprier les outils tels que crayons, colle ou ciseaux, et d’ envoyer valser le « virtuel » . movendo.ch et helias.ch Jardinons ensemble dans les villes Avec le retour des températures printanières, les amateurs de jardinage se remettent à bichonner leurs lopins de terre : dans un chariot à commissions échoué sur un trottoir, une vieille baignoire, des sacs de jute, des palettes CFF ou des friches. Le jardinage urbain (ou urban gardening en anglais), né dans les quartiers défavorisés de New York dans les années septante, s’est répandu à travers le monde jusque dans nos villes suisses. Il vise à promouvoir le développement durable, la production locale et la diversité biologique. Mais plus encore : pour le jardinier urbain, le jardin n’est pas un refuge privé, mais un laboratoire pour développer de nouvelles formes de vie citadine. De Saint-Gall à Genève, le jardin communautaire est un point de rencontre : entre voisins de différentes cultures, entre générations, entre divers milieux sociaux. Ceux qui souhaitent parler semences, philosopher ou refaire le monde tout en jardinant peuvent monter leur propre projet ou s’associer à un jardin communautaire près de chez eux. A Bâle, l’association Urban Agriculture a répertorié 50 initiatives – des jardins intergénérations aux projets de permaculture, en passant par les initiatives de protection des abeilles – et offre son soutien à la réalisation de projets individuels. A Zurich, le Merkurgarten offre bien plus qu’un espace communautaire à cultiver ; des concerts, des spectacles de théâtre, des expositions ou des lectures en plein air s’y déroulent aussi. A Genève et Lausanne, l’ONG Equiterre a notamment contribué à la création d’un jardin dans un centre d’accueil pour réfugiés. equiterre.ch, merkurgarten.ch et urbanagriculturebasel.ch © Fotolia La Poste doit être renationalisée « Ce fut le début d’un changement néfaste, le début de la fin d’une entreprise attachée jusqu’alors au développement économique et social, à la réduction des disparités ainsi qu’à l’égalité de traitement des habitants de notre pays, indépendamment de leur lieu de domicile. » Le début auquel se réfère Graziano Pestoni dans son excellent livre sur la privatisation de La Poste est l’année 1997. Cette année-là, La Poste Suisse cessa d’être un service public et devint une entreprise comme les autres. Ce fut le début de la fin. Pestoni explique les étapes de ce choix et ses conséquences. Les secteurs rentables (télécommunications ou remise de colis en milieu urbain) furent privatisés ou libéralisés. Les services déficitaires, tels que la distribution dans les régions périphériques, furent laissés à La Poste, à laquelle on imposa toutefois de réaliser des bénéfices. Cette décision fut prise de manière autonome par nos représentants politiques imprégnés du dogme néolibéral. Le livre explique comment notre Poste s’est transformée en cette société anonyme antipathique d’aujourd’hui et pourquoi ces choix politiques se sont répercutés sur le service public et les conditions de travail. Aujourd’hui, pour remplir le mandat de réaliser des bénéfices, La Poste est devenue l’entreprise qui a maquillé les comptes de CarPostal au détriment de la collectivité, qui en détient pourtant toujours la propriété (voir scandale CarPostal). Ce livre arrive à point. Au moment où il faut réfléchir à un changement d’orientation. Un changement qui, selon l’auteur, peut être résumé en un mot : renationaliser. Graziano Pestoni: Privatisations. Editions d’en bas, à paraître en avril

1000 mots Ruedi Widmer 27