Haiti Liberte 16 Mai 2018

haitiliberte

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Atak kont Biwo

Elektrisite an Ayiti !

Page 6

English

Page 9

LE FMI POUR

UN NOUVEAU

PRIX DES

CARBURANTS !

Voir page 4

La PNH a-t-elle

demandé au gangster

Tèt Kale de liquider

Bougòy en échange de

sa libération?

Page 7

Le Fond monétaire international (FMI) s’est fait connaître comme l’un des principaux émetteurs de recommandations de

politiques néolibérales, actions criminelles à l'encontre des masses populaires

MINUJUSTH : MAMADOU DIALLO

REMPLACE SUSAN PAGE !

Révolution Bolivarienne

et lutte

paysanne : les défis

actuels !

Page 10

Voir page 4

Le Guinéen Mamadou Diallo revient à la tête de la Minujusth. Il est également chargé d’assumer les rôles de Coordonnateur

résident et Coordonnateur humanitaire de l’ONU et de Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le

développement (PNUD)

Grande Marche

du Retour : Israël

commet un

massacre dans la

bande de Gaza !

Page 17


Editorial

HAITI

LIBERTÉ

La cause haïtienne et ses traitres!

1583 Albany Ave

Brooklyn, NY 11210

Tel: 718-421-0162

Fax: 718-421-3471

Par Berthony Dupont

Le gouvernement haïtien s’apprête le vendredi 18 mai

2018 à commémorer le 215ème anniversaire de la

création du bicolore haïtien ainsi que l'établissement formel

d'une entité gérant l’enseignement supérieur qui,

depuis le décret du 16 décembre 1960 de François Duvalier,

a pris forme et corps avec la création de l’Université

d’Etat d’Haïti dont la finalité était en fait le contrôle

politique de l’institution universitaire après la grève des

étudiants la même année.

Pour l’histoire, rappelons que c’est Dantès Bellegarde,

alors ministre sous l'occupation américaine qui, grâce à une

décision ministérielle du 30 septembre 1919 confirmée par

la loi du 4 août 1920 inventa la fête de l’Université dans

l’optique de combattre : le déracinement intellectuel, l'artificialité

de l'élite nationale, l'inégalité devant l'éducation et

le désengagement civico-moral de l'école et de l'université.

Dans une autre perspective, en 1964, le dictateur

François Duvalier s’est servi de la vision bellegardienne «

L'Université, gardienne du drapeau » pour faire coïncider

le jour de l’Université avec celui du drapeau. C'est à se

demander le comment du véritable contenu de ce mariage

entre le symbolisme de souveraineté, d’indépendance que

représente le drapeau haïtien et le bouillonnement des

idées dans le monde des Universitaires, lieu du savoir

dépourvu pourtant de distinction de classe. On semble

nager dans la confusion quand il ne faudrait pas invoquer

purement et simplement une grande falsification de

l’histoire, puisque le pays est en fait, depuis 1915, sous

domination impériale !

N’est-ce pas plutôt un projet démagogique, illusoire

à la mode duvaliériste non seulement pour détourner

l’attention des vraies causes à défendre, mais justement

pour freiner tout combat étudiant contre l’impérialisme, le

colonialisme visant l’indépendance authentique du peuple

haïtien. C’est aussi un exutoire à peu de frais pour les

classes possédantes qui lutteront par tous les moyens pour

conserver leurs privilèges illégaux, mal-acquis et non-conformes

aux principes et aux idéaux progressistes.

Ce n’est pas une ironie du destin si Haïti a toujours

eu à sa tête des dirigeants qui ne sont autres que des valets,

des hommes de main au service des puissances capitalistes

; des aveuglés dans l’application des programmes

sans perspectives d’avenir pour nos jeunes cadres dont

nombre d’entre eux ont été forcés de se rendre en exil pour

éviter d’être massacrés par les tueurs à gages, les criminels

de grand chemin du régime sanguinaire des Duvalier.

Il nous faut faire la lumière sur les répressions et la

misère dans lesquelles ont vécu nos universitaires qui

ont été terriblement et systématiquement abattus sous le

régime féroce des Duvalier. La stratégie évidente était de

détruire et de stopper tout mouvement visant à la résistance

et de donner aux masses populaires, en particulier

aux ouvriers et aux paysans, une orientation révolutionnaire.

Quel est également le lien existant entre les crises

nationales qui persistent et continuent d’hypothéquer

lourdement toute possibilité réelle de progrès et l'avenir

de la nation? Des crises qui sont l’antithèse du Congrès

de l’Arcahaie le 18 mai 1803 et de l’esprit universitaire

à rapatrier puisque trop dépendante de l’étranger selon la

thèse de Bellegarde.

Cette élite universitaire laissée par Duvalier reste un

corps incapable de faire marche arrière, n'ayant aucun

sens d’avant-garde, aucun projet de développement et qui

pis est aucun lien organique avec le reste de la société,

particulièrement le pays en dehors. Ils ne sont que des

élites réactionnaires insatiables, exploiteuses et antinationales.

C’est dans ce contexte qu’il nous faut également comprendre

le régime Moise-Lafontant, quand il essaie d’utiliser

le projet de Conférence Nationale que prônait feu le

docteur Turneb Delpé pour agencer sa propre vision à travers

de soi-disant États généraux sectoriels de la nation.

Une sorte de tactique classique et trompeuse pour le maintien

de cette infrastructure de diversion néocoloniale sous

prétexte de montrer une certaine volonté de trouver une

solution politique conciliante. Pourtant, l’objectif visé est

de maintenir coûte que coûte le pays dans la même perception

de la souveraineté au bénéfice des intérêts étrangers,

au détriment de l'univers national.

Nous de Haïti Liberté sommes et demeurerons des

militants anti-impérialistes pour la libération nationale de

notre pays. Nous ne serons jamais partie prenante d’aucun

amalgame avec les traitres de la cause politique du pays.

Au contraire notre lutte restera basée sur l'élimination de

cette clique de traitres à la Nation de sorte qu’ils puissent

être jugés par un tribunal populaire révolutionnaire.

A ce compte, notre seule et unique proposition, celle

sur laquelle nous travaillons fermement, est qu’un jour

vienne et qu’émerge sur la base de la lutte de classes un

mouvement des travailleurs pour la libération nationale de

façon à garantir l’indépendance si durement gagnée par

nos ancêtres.

3, 2ème Impasse Lavaud

Port-au-Prince, Haiti

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DIRECTEUR

Berthony Dupont

RÉDACTEUR EN CHEF

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Frantz Latour

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EN HAITI

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Bissainthe Anneseau

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Marie-Célie Agnant

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Catherine Charlemagne

Pierre L. Florestal

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Jacques Elie Leblanc

Roger Leduc

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Henriot Dorcent

Dr. Antoine Fritz Pierre

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2 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


A Travers Haiti

Cabaret : 4 morts et 5 blessés !

Cette fois-ci, ce n’est pas un

accident de véhicule comme

celui qui s’est passé à Montrouis

faisant 17 morts et plus d’une

dizaine de blessés. A Cabaret,

dans l’après-midi du lundi 14

mai, 2018, des bandits armés

dont 8 à bord d’un « pick-up »

de couleur blanche ont ouvert

le feu, sur des commerçants au

marché de Cabaret.

Ils ont tué 4 personnes et

blessé 5 autres parmi lesquels

le père Reynold Joseph, c’est ce

qu’a rapporté le juge de paix de

Dossier Petro-Caribe le juge Paul

Pierre se déporte!

déjà acheminé au Greffe du Cabinet

d’instruction qui le transmettra au

Doyen Bernard St Vil pour les suites

de droit, c’est à dire pour la désignation

d’un autre Juge, a fait savoir Me

Le Commissariat de police de Cabaret

André Michel. Pour ajouter ensuite

que « L’histoire retiendra que le juge

Paul Pierre s’est déporté de l’Affaire

PetroCaribe pour avoir refusé de

pactiser avec les corrompus »

la commune, Mauril Lanneau.

Les bandits ont eu le temps de

prendre la poudre d'escampette ;

sauf que le commissaire de police

pour toute défense s’excuse

du fait que le seul véhicule dont

dispose le sous-commissariat de

la ville de Cabaret n`était pas disponible.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen et sur les conclusions conformes du ministère public,

maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à l’audience du vingt sept

(27) juin deux mille dix-sept (2017); pour le profit, déclare fondée la dite action;

admet en conséquence le divorce du sieur Luckson SOIRELUS d’avec son épouse

née Mariette FAUDOAS pour abandon du toit conjugal, ce, au vœu de l’article 217

du Code Civil Haïtien; prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant existé

entre les dits époux; ordonne à l'officier de l'état civil de St Michel du Sud de

transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un

extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine de

dommages intérêts envers les tiers s'il y échet; commet l'huissier Morale Jean

Pierre de ce siège pour la signification du présent jugement aux fins de droit tout

en compensant les dépens en raison de la qualité des parties.

Donné de nous Me Patrick LABBE, juge du Tribunal de première instance de

Miragoane, en audience publique et en ses attributions civiles de divorce du neuf

(09) janvier deux mille dix-huit (2018) en présence de Me Kinsly BENJAMIN, Av.,

Commissaire du Gouvernement A.I de ce ressort, avec l’assistance du greffier

Emmanuel DESIR, du siège.

Il est ordonné... etc

En foi de quoi... etc

Me André Michel

Le juge d`instruction, Paul Pierre,

qui a été chargé par le doyen du

Tribunal Civil de première instance

de Port-au-Prince de plancher sur

les plaintes déposées contre plusieurs

personnalités de plusieurs

régimes politiques, dont les noms

ont été cités dans la dilapidation des

fonds du programme Petro-Caribe

suivant le rapport du Senat vient de

se déporter de ce dossier.

Le juge Paul se plaint selon les

déclarations d’André Michel qu’il

n’a pas les moyens nécessaires et

appropriés au traitement du dossier

et surtout qu’il recevait des menaces.

Pour l’instant, le dossier est

18 mai :

manifestations

contre le

pouvoir !

Le Mouvement 22 janvier (M22)

dans une conférence de presse donnée

lundi 14 mai, annonce que le vendredi

18 mai, à l’occasion de la fête du

drapeau haïtien et de l’Université, une

mobilisation aura lieu contre le pouvoir

en place de façon à dénoncer la hausse

prochaine des prix du carburant dans

le pays.

Le mouvement profitera de cette

occasion pour remettre sur la table les

revendications des étudiants de l’Université

d’Etat d’Haïti (UEH) ainsi que

la réinsertion de ceux qui ont été exclus

parce qu’ils dénonçaient les mauvaises

conditions dans lesquelles ils étudient.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen et sur les conclusions conformes du ministère public,

maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à l’audience du huit (08)

mai deux mille dix-huit (2018); pour le profit, déclare fondée la dite action; admet

en conséquence le divorce du sieur Abel JEAN BAPTISTE d’avec son épouse née

Christina PIERRE pour injures graves et publiques; prononce la dissolution des liens

matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonne à l'officier de l'état civil de

Petite Rivière de Nippes de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du

présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s’éditant à

la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers s'il y échet; commet

l'huissier Morale Jean Pierre de ce tribunal pour la signification du présent

jugement ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Marideline PAUL , juge en audience civile,

ordinaire et publique du onze (11) mai deux mille dix-huit (2018) en présence de

Me Kinsly BENJAMIN Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort,

avec l’assistance du sieur Emmanuel DESIR, greffier du siège.

Il est ordonné... etc

En foi de quoi... etc

Pour la publication : Me Wilter LEGER, Avocat

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen et sur les conclusions conformes du ministère public,

maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à l’audience du trois (03)

octobre deux mille dix-sept (2017); pour le profit, déclare fondée la dite action;

admet en conséquence le divorce du sieur Liphete JOSEPH d’avec son épouse née

Nadine BEAUGE pour injures graves et publiques ; prononce la dissolution des liens

matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonne à l'officier de l'état civil de

Petite Rivière de Nippes de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du

présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s’éditant à

la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers s'il y échet; commet

l'huissier Morale Jean Pierre de ce tribunal pour la signification du présent

jugement ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Marideline PAUL , juge en audience civile,

ordinaire et publique du dix (10) octobre deux mille dix-sept (2017) en présence

de Me Mesner ELISME, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort,

avec l’assistance du sieur Emmanuel DESIR, greffier du siège.

Il est ordonné... etc

En foi de quoi... etc

Pour la publication : Me Wilter LEGER, Avocat

PAR CES MOTIFS

Nous Me Paul PIERRE juge en audience civile, ordinaire et publique du mercredi 14 mars

2018 après en avoir délibéré conformément à la loi, le Ministère Public entendu ; nous

déclarons compétent pour entendre cette affaire; maintenons le défaut déjà octroyé à

l’audience précitée ; déclarons fondée l’action en divorce de la demanderesse; admettons

en conséquence le divorce du sieur Arnouce SENEZIER d’avec son épouse Emenine BARJON

pour injures graves et publics ; prononçons la dissolution des liens matrimoniaux existant

entre les dits époux; ordonnons à l’Officier de l’Etat Civil de la commune de Carrefour de

transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait

sera publié dans l’un des journaux s’éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts

envers les tiers s’il y echet; commettons l’huissier Johnny JEAN de ce tribunal pour la

signification de ce jugement ; compensons les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Paul Pierre, juge au Tribunal de première instance de

Port-au-Prince en présence de Me Paul WESLEY, Substitut Commissaire du Gouvernement

de ce ressort et avec l’assistance de Me Homère RAYMOND, greffier, ce mercredi onze

(11) avril deux mille dix-huit, An 215e de l’Indépendance.

Il est ordonné…………

En foi de quoi………………

Me Kesny LEON, avocat

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen et sur les conclusions conformes du ministère public,

maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à l’audience du neuf (09)

février deux mille dix-sept (2017); pour le profit, déclare fondée la dite action; admet

en conséquence le divorce de la dame née Néus GANITE d’avec son époux le sieur Jean

PHARAMON pour injures graves et publiques; prononce la dissolution des liens

matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonne à l'officier de l'état civil de

Miragoane de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement

dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine

de dommages intérêts envers les tiers s'il y échet; commet l'huissier Morale Jean

Pierre de ce tribunal pour la signification du présent jugement ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Marideline PAUL , juge en audience civile, ordinaire

et publique du vingt trois (23) février deux mille dix-sept (2017) en présence de Me

Mesner ELISME Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort, avec

l’assistance du sieur Emmanuel DESIR, greffier du siège.

Il est ordonné... etc

En foi de quoi... etc

Pour la publication : Me Wilter LEGER, Avocat

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

3


Le FMI pour un nouveau

prix des carburants !

Minujusth : Mamadou Diallo

remplace Susan Page !

Par Isabelle L. Papillon

Outre l’électricité que le Fond

Monétaire International (FMI) exige

du gouvernement qu'elle ne soit

pas subventionnée, cette institution

met également le couteau sous la gorge

de l’Etat haïtien et lui ordonne d’augmenter

les prix des produits pétroliers.

Nous ne sommes pas surpris

de la position de l’administration

Moise-Lafontant qui par la filière du

ministre des Finances Jude Alix Patrick

Salomon annonce sans aucune

gêne, la hausse des prix du carburant

à la pompe sur le marché haïtien conformément

aux engagements pris par

le Gouvernement envers le FMI.

Par cette décision, cette administration

montre clairement que sa façon

d'opérer n’est nullement dans l’intérêt

du pays et du peuple en général, mais

bien au profit des potentats internationaux.

Ainsi, le ministre annonce

L`ex sénateur Edwin

« Edo » Zenny

qu’il va entrer en pourparlers avec les

acteurs économiques dont des syndicats

de transport pour leur faire comprendre

le bien fondé des diktats qui

Le député de Cerca-Carvajal

Antoine Rodon Bién-Aimé

seront appliqués dans les prochains

jours.

Cette déclaration du ministre a

suscité des réactions de part et d’autres

de la part des personnalités politiques

et des dirigeants syndicaux du

Eddy Labossière

pays. Déjà des manifestations sont

annoncées pour non seulement barrer

la route à cette décision criminelle,

mais pour dénoncer l’irresponsabilité

et l’incapacité de ce régime à diriger

le pays. Même certains alliés du régime

se montrent sceptiques. C’est le

cas de l`ex sénateur Edwin « Edo »

Zenny qui a tout bonnement déclaré

Le ministre des Finances Jude Alix Patrick Salomon annonce la hausse

prochaine des prix du carburant à la pompe sur le marché haïtien

que « Si Jovenel augmente les prix

du carburant, il perdra le pouvoir »

Le coordonnateur de l’Union national

des Normaliens haïtiens, Josué Mérilien

pour sa part, se prononce contre la

décision d’augmenter les prix des produits

pétroliers sur le marché local ce

qui ne fera qu’aggraver les conditions

socioéconomiques déjà très difficiles

des couches défavorisées.

L’économiste Eddy Labossière,

président de l’association haïtienne des

économistes avertit le gouvernement

sur les éventuelles conséquences de

la hausse annoncée des prix du carburant

et lui conseille de ne pas donner

suite favorable aux recommandations

du Fonds monétaire international.

L’ancien ministre délégué à la Sécurité

énergétique René Jean Jumeau, luimême

insiste que « l’État doit avoir la

capacité de mieux gérer ces situations

en vue d’éviter d’enfoncer davantage

dans la précarité les couches les plus

défavorisées de la population ».

Le député de Cerca-Carvajal Antoine

Rodon Bién-Aimé s’oppose à

l’augmentation des prix des produits

pétroliers et du tarif de l’électricité qui

pourrait grimper jusqu’à 40 à 50% et

appelle la population à se mobiliser

contre la décision du pouvoir d’augmenter

les prix de l’essence.

Joseph Lambert président du

Sénat haïtien et du Parlement très

proche du gouvernement appelle lui

au dialogue entre le régime PHTK et les

dirigeants des syndicats afin de trouver

un accord sur la hausse des prix de

l'essence qui devrait se concrétiser à la

fin du mois de juin 2018. En un sens,

il a pris position en faveur du gouvernement

vu qu’il parle de la hausse des

prix alors que pour les syndicats pas

un centime ne doit s’y ajouter.

Par ailleurs, le sinistre de la culture

et de la communication Guyler

Guyler C. Delva

C. Delva estime inévitable l’ajustement

des prix des produits pétroliers,

« L’Etat ne peut plus continuer à subventionner

le pétrole, alors que les retombées

ne sont pas en faveur des plus

vulnérables de la population », a-t-ilfait

savoir.

Haïti Liberté restera solidaire

Josué Mérilien

de la cause des syndicats tout en leur

signalant que la résistance coûtera totalement

moins chère que la collaboration

ou la capitulation avec le gouvernement

pour satisfaire les intérêts des

puissances financières internationales.

PAR CES MOTIFS

Nous Me Paul PIERRE juge en audience civile, ordinaire et publique du mercredi 22 novembre

2018 après avoir délibéré conformément à la loi, le Ministère Public entendu ; nous

déclarons compétent pour entendre cette affaire; maintenons le défaut déjà octroyé à

l’audience précitée ; déclarons fondée l’action en divorce de la demanderesse; admettons

en conséquence le divorce de la dame née Gertha AUGUSTIN d’avec son époux le sieur

Jean Vignais CHARLESSAINT pour injures graves et publics ; prononçons la dissolution des

liens matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonnons à l’Officier Civil de la section

Sud de Port-au-Prince de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du jugement

dont un extrait sera inséré dans l’un des journaux s’éditant à la Capitale sous peine de

dommages intérêts envers les tiers s’il y echet; commettons l’huissier Jean Joseph Donald

CADET de ce Siège pour la signification de ce jugement ; compensons les dépens, ce qui sera

exécuté.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Paul Pierre, juge au Tribunal de première instance de

Port-au-Prince en présence de Me Paul WESLEY, Substitut Commissaire du Gouvernement

de ce ressort et avec l’assistance de Me Homère RAYMOND, greffier, ce mercredi sept (7)

mars deux mille dix-huit, An 214e de l’Indépendance.

Il est ordonné, etc

En foi de quoi, etc

Par Thomas Péralte

Mamadou Diallo

La cheffe civile de la force d’occupation

haïtienne la Minujusth, l’américaine

Susan D. Page a été remplacée

à son poste par le Guinéen Mamadou

Diallo. Ce dernier avait déjà été nommé

à ce poste par le Secrétaire général de

l’ONU, M. António Guterres le 20 septembre

2017 pour être remplacé en novembre

dernier par Susan D. Page, qui

n’a dirigé que pendant quelques mois.

Ainsi, Mamadou Diallo revient à

la tête de la Minujusth. Il est également

chargé d’assumer les rôles de Coordonnateur

résident et Coordonnateur humanitaire

de l’ONU et de Représentant

résident du Programme des Nations

Unies pour le développement (PNUD).

Susan D. Page

C’est dans un communiqué PIO/

PR/04/02-2018, de la Mission des Nations

Unies pour l’appui à la justice en

Haïti (MINUJUSTH) que Susan D. Page

avait salué le fait que des juges avaient

été chargés d’instruire les plaintes concernant

le dossier PetroCaribe, déposées

par des particuliers devant le Tribunal

de première instance de Port-au-Prince

les 29 janvier et 20 février 2018 respectivement

et avait appelé les autorités à

faire de même pour les massacres de

Lilavois et de Grand Ravine.

Depuis le 25 février dernier Susan

D. Page a été rappelée par le

Secrétaire général de l’ONU, M. António

Guterres pour consultation. Elle

a été nommée au poste de conseillère

spéciale du secrétaire général de l’ONU

sur l’État de droit.

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PAR CES MOTIFS

Nous Me Paul PIERRE juge en audience civile, ordinaire et publique du mercredi 22 novembre

2018 après avoir délibéré conformément à la loi, le Ministère Public entendu ; nous

déclarons compétent pour entendre cette affaire; maintenons le défaut déjà octroyé à

l’audience précitée ; déclarons fondée l’action en divorce de la demanderesse; admettons

en conséquence le divorce de la dame née Dieunie DARBOUZE d’avec son époux le sieur

Ronald JEAN PIERREpour injures graves et publics ; prononçons la dissolution des liens

matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonnons à l’Officier Civil de la commune de

Carrefour de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont

un extrait sera inséré dans l’un des journaux s’éditant à la Capitale sous peine de dommages

intérêts envers les tiers s’il y echet; commettons l’huissier Johnny JEAN de ce Siège pour

la signification de ce jugement ; compensons les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Paul Pierre, juge au Tribunal de première instance de

Port-au-Prince en présence de Me Paul WESLEY, Substitut Commissaire du Gouvernement

de ce ressort et avec l’assistance de Me Homère RAYMOND, greffier, ce mercredi vingt cinq

avril deux mille dix-huit (2018), An 215e de l’Indépendance.

Il est ordonné, etc

En foi de quoi, etc

Me Kesny LEON, avocat

4 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


Pages Retrouvées

Lettre au Ministre Résident par Frantz Fanon (1956) *

Monsieur le Docteur Frantz Fanon

Médecin des Hôpitaux Psychiatriques

Médecin-Chef de service à

L’Hôpital Psychiatrique de

BLIDA-JOINVILLE

A Monsieur le Ministre Résident

Gouverneur Général de l’Algérie

ALGER

Monsieur Le Ministre,

Sur ma demande et par arrêté en date

du 22 octobre 1953, Monsieur le

Ministre de la Santé Publique et de la

Population a bien voulu me mettre à la

disposition de Monsieur le Gouverneur

Général de l’Algérie pour être affecté à

un Hôpital Psychiatrique de l’Algérie.

Installé à l’Hôpital Psychiatrique

de Blida-Joinville le 23 novembre

1953, j’y exerce depuis cette date les

fonctions de Médecin-Chef de service.

Bien que les conditions objectives

de la pratique psychiatrique en Algérie

fussent déjà un défi au bon sens, il

m’était apparu que des efforts devaient

être entrepris pour rendre moins vicieux

un système dont les bases doctrinales

s’opposaient quotidiennement à une

perspective humaine authentique.

Pendant près de trois ans je me

suis mis totalement au service de ce

pays et des hommes qui l’habitent. Je

n’ai ménagé ni mes efforts, ni mon enthousiasme.

Pas un morceau de mon

action qui n’ait exigé comme horizon

l’émergence unanimement souhaitée

d’un monde valable.

Mais que sont l’enthousiasme et

le souci de l’homme si journellement

la réalité est tissée de mensonges, de

lâchetés, du mépris de l’homme ?

Que sont les intentions si leur

incarnation est rendue impossible par

l’indigence du cœur, la stérilité de l’esprit,

la haine des autochtones de ce pays

Frantz Fanon: psychiatre, philosophe, révolutionnaire et écrivain

martiniquais fortement impliqué dans la lutte pour l'indépendance de

l'Algérie et dans un combat international axé sur une solidarité entre

«frères» opprimés

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La Folie est l’un des moyens

qu’a l’homme de perdre sa liberté. Et

je puis dire, que placé à cette intersection,

j’ai mesuré avec effroi l’ampleur de

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Manifestation en soutien à la guerre de libération de l'Algérie par le FLN.

l’aliénation des habitants de ce pays.

Si la psychiatrie est la technique

médicale qui se propose de

permettre à l’homme de ne plus être

étranger à son environnement, je me

dois d’affirmer que l’Arabe, aliéné permanent

dans son pays, vit dans un état

de dépersonnalisation absolue.

Le statut de l’Algérie ? Une

déshumanisation systématique.

Or le pari absurde était de vouloir

coûte que coûte faire exister quelques

valeurs alors que le non-droit, l’inégalité,

le meurtre multi-quotidien de l’homme

étaient érigés en principes législatifs.

La structure coloniale existant en

Algérie s’opposait à toute tentative de

remettre l’individu à sa place.

Monsieur le Ministre, il arrive

un moment où la ténacité devient

persévération morbide. L’espoir n’est

plus alors la porte ouverte sur l’avenir

mais le maintien illogique d’une attitude

subjective en rupture organisée avec le

réel?

Monsieur le Ministre, les événements

actuels qui ensanglantent l’Algérie

ne constituent pas aux yeux de

l’observateur un scandale. Ce n’est ni un

accident, ni une panne de mécanisme.

Les événements d’Algérie sont

la conséquence logique d’une tentative

avortée de décérébraliser un peuple.

Il n’était point exigé d’être psychologue

pour deviner sous la bonhomie

apparente de l’Algérien, derrière

son humilité dépouillée, une exigence

fondamentale de dignité. Et rien ne sert,

à l’occasion de manifestations non simplifiables,

de faire appel à un quelconque

PAUL J. JOURDAN

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civisme.

La fonction d’une structure sociale

est de mettre en place des institutions

traversées par le souci de l’homme. Une

société qui accule ses membres à des

solutions de désespoir est une société

non viable, une société à remplacer.

Le devoir du citoyen est de le dire.

Aucune parole professionnelle, aucune

solidarité de classe, aucun désir de laver

le linge en famille ne prévaut ici.

Nulle mystification pseudo-nationale

ne trouve grâce devant l’exigence de la

pensée.

Monsieur le Ministre, la décision

de sanctionner les grévistes du 5 juillet

1956** est une mesure qui, littéralement,

me paraît irrationnelle.

Ou les grévistes ont été terrorisés

dans leur chair et celle de leur famille,

alors il fallait comprendre leur attitude,

la juger normale, compte tenu de l’atmosphère.

Ou leur abstention traduisait un

courant d’opinion unanime, une conviction

inébranlable, alors toute attitude

sanctionniste était superflue, gratuite,

inopérante.

Je dois à la vérité de dire que la

peur ne m’a pas paru être le trait dominant

des grévistes. Bien plutôt il y avait

le vœu inéluctable de susciter dans

le calme et le silence une ère nouvelle

toute de dignité et de paix.

Le travailleur dans la cité doit collaborer

à la manifestation sociale. Mais il

faut qu’il soit convaincu de l’excellence

de cette société vécue. Il arrive un moment

où le silence devient mensonge.

Les intentions maîtresses de l’existence

personnelle s’accommodent mal

des atteintes permanentes aux valeurs

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les plus banales.

Depuis de longs mois ma conscience

est le siège de débats impardonnables.

Et leur conclusion est la volonté

de ne pas désespérer de l’homme, c’està-dire

de moi-même.

Ma décision est de ne pas assurer

une responsabilité coûte que coûte, sous

le fallacieux prétexte qu’il n’y a rien

d’autre à faire.

Pour toutes ces raisons, j’ai l’honneur,

Monsieur le Ministre, de vous

demander de bien vouloir accepter ma

démission et de mettre fin à ma mission

en Algérie, avec l’assurance de ma considération

distinguée.

Ndlr.

* Lettre extraite de "Pour la révolution

Africaine". Edition Maspéro -

1964

** “Grévistes du 5 juillet 1956”. Fanon

fait allusion à cette grève nationale,

point culminant d'une série de grèves

et d'un mouvement de masse menés

par l’Union générale des travailleurs

algériens (UGTA) et qui fut un succès

total. La grève du 5 juillet 1956 a vu

la participation massive des petits commerçants

et des travailleurs, mais aussi

celle des étudiants algériens. Elle a mis

en évidence l’unité du peuple algérien

autour du FLN, mais aussi la pénétration

du FLN dans les couches citadines

et a constitué un test de l’efficacité des

organisations de l’UGTA et de l’Union

générale des Etudiants Musulmans Algériens

(UGEMA) qui venaient de se

constituer sous l’égide du FLN.

La création de l’UGTA répondait

à l’objectif stratégique de la Révolution

algérienne de se doter d’une organisation

syndicale ayant pour mission de

faire participer les travailleurs à la lutte

libératrice. L’UGEMA, quant à elle, visait

la défense des intérêts matériels et

moraux de l’ensemble des étudiants

algériens mais aussi la nécessité pour

l’étudiant algérien d’assumer sa responsabilité

historique et civilisationnelle

à l’égard du combat de son peuple

et de contrecarrer la propagande

française.

Cette grève n’a pas eu seulement

l’Algérie pour théâtre, mais elle a affecté

également la France où l’émigration

algérienne a constitué un barrage efficace

contre toutes les tentatives de la

contre-révolution et apporté une contribution

précieuse à la lutte du peuple

algérien.

https://www.memoria.dz/ao-2013/

guerre-liberation/gr-ve-g-n-raledes-alg-riens-france-dans-alger

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Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

5


Kwonik Kreyòl

DRAPO N

Nou damou w anpil drapo n manman

peyi n

Nou renmen w anpil drapo n manman

Ayiti n

Nou dolote w anpil drapo n manman

cheri n

Nou kajole w anpil drapo n manman lavi

n

Ces souvenirs si chers qui de tes flancs

fusent

Pensons souvent à tes jours glorieux refusent

Devraient rester graver sur la voûte des

cieux

Humm salut joli drapeau sang de nos

aïeux

Drapo n manman cheri n toujou kanpe

avè n

Drapo manman Ayiti n w konn gou

kalvè n

Manman libète n w galgari ak gou mizè n

Manman solèy leve lè zetwal vire lanvè n

Manman solèy kouche ki pa janm tenyen

Manman solèy ki pa janm peri ni fennen

Jodi a n ap fete w nan doulè lokipasyon

214 lane n fin kase chenn kolonizasyon

Labou anba bòt Minista fè w tounen ranyon

Douvan de nawè oligachi malediksyon

Men w toujou rete sewòm zantray nèg

lakay

Ki vle batay pou wete w nan deblozay

Lonmen non zansèt yo reyaksyonè tranble

Men m si n tonbe nou gen pou nou releve

Nou pa gen kè kase depi ou blayi nan

syèl la

Nou renmen tout tan drapo manman

patri a

Nou renmen w anpil drapo manman

chéri n

Nou renmen w anpil drapo manman Ayiti

n

Drapo n drapo n, manman cheri lapatri n

Nou fou pou w anpil drapo manman lavi

n

Martine Millard

Siklòn Gaz

Metewo Tèt Kale anonse n

Gwo siklòn gaz pral monte l

Pèp souvren menm deklare l

Si lwa monte gaz ta monte l

Pou giyon lavichè pèsekite l

Depatcha lespwa, matirize l

Pèp souvren pap pè montre l

Lwa dechoukay ka monte l

Pèp souvren pa ta demontre l

Lwa dechoukay ka dechouke l

Lwa dechoukay ka demonte l

Lwa dechoukay ka demaske l

Lwa dechoukay ka fè l poze l

Lwa dechoukay ka dekare l

Si siklòn Tèt Kale ta montre n

Deklarasyon

tètanba

Ministè Jistis

ak Sekirite

piblik la

Li ta kite lwa dechèpiye sele l

Pèp souvren pare pou montre l

Li pap kite lwa awousa souse l

Lwa Tèt Kale pap defilfware l

Okontrè li dwe menm fouke l

Pou lwa Tèt Kale pa dekare l

Pou lwa Tèt Kale pa fin fware l

Si siklòn Tèt Kale demontre n

Van Petwo ka fin dechèpiye n

Si siklòn Tèt Kale demontre n

Lwa 4 milya Karinbe ka souse n

Pèp souvren pap fèmen je gede l

Pèp souvren dwe louvri je gade l

Je fèmen pèp souvren obsève l

Tèt Kale fèk kare demontre l

Jean Roudy Aly

Pawòl diyite lonèkte pa koze l

Koze pèsonalite pa dwe regade l

Tèt Kale nan jimnastik anjandre l

Ta fè lwa monte gaz ta monte l

Ta fè erè fè lwa monte gaz sele l

Met apse kalvè sou klou mizèrere n

Met apse mizè sou klou ma swife n

Siwo si dechoukaj t ap monte n

Siwo si mobilizasyon anjandre n

Siwo si mobilizisasyon t ap sele n

Siwo si mobilizasyon t ap montre l

Solisyon siklòn gaz se dechouke l

J. Fatal Pya

Ministè Jistis ak Sekirite piblik

nan yon lèt minis Jean Roudy

Aly mete piblik, li fè konnen jou ki

te mèkredi 9 me a, plizyè medya ak

jounalis pran plezi toutlasent jounen

ap bay bandi, lapolis ap chache pale

nan emisyon lib tribin yo. Komkwa

jounalis sa yo ta konplis ak bandi yo.

Deklarasyon sa a pou mete

baboukèt sou bouch moun nan laprès,

sanble tèt koupe ak pawòl makout Divalyeris

yo. Jean Roudy Aly nou pa tan

pentad ankò

Bilan Premye sesyon òdinè ane lejislatif la

Bilan premye sesyon òdinè ane lejislatif

la te fèt lendi 13 me a an akò

ak dispozisyon ki nan Konstitisyon 87

amande a. 24 Senatè ak 99 Depite te reponn

prezan lè apèl la t ap fèt. Yo te reyini

an Asanble Nasyonal pou yo te fèmen

premye sesyon ane a lejislatif 2018. Se

nan mwa jen sètadi dezyèm lendi nan

mwa jen an selon preskri Konstitisyon an

depite yo ap retounen . Sena a limenm ap

kontinye travay kòm dabitid.

Men rezime bilan sesyon an:

Chanm Depite yo:

5 Konferans Prezidan;

24 sesyon plenyè;

6 pwojè lwa te vote

8 pwopozisyon lwa te vote

3 pwopozisyon lwa te transmèt

epi depoze

6 pwopozisyon lwa te transmèt men ki

poko depoze

7 enstriman entènasyonal;

2 de atelye travay

Chanm Sena a:

6 Konferans Prezidan yo;

21 seyans plenyè;

3 seyans pou kontwòle gouvènman an;

1 rezolisyon ki gen pou l wè ak rapò sou

fon PetroCaribe a;

2 pwopozisyon lwa prezante;

3 pwojè lwa prezante;

Asanble Nasyonal la

3 lwa vote nan tou de chanm yo epi yo

retransmèt yo bay Egzekitif la;

3 tèks lwa toujou sou konsiderasyon

Asanble a;

10 tèks lwa sou konsiderasyon nan

komisyon yo

30 diferan komisyon pèmanan yo te

reyalize 10 seyans travay

Atak kont Biwo

Elektrisite an Ayiti !

Lannuit jedi10 pou vandredi 11 me

2018 la, kèk endividi sanfwanilwa

atake lokal Elektrisite Ayiti ki nan Chareron

ak Boulva Harry Truman lan. Se

sa Hervé Pierre-Louis ki se direktè bwat

sa a te rapòte nan 42zyèm Konferans «

lendi pou laprès » ki te fèt nan Ministè

Kominikasyon ak Lakilti lendi 13 me a.

Direktè a fè konnen yo pa pèdi

moun men gen gwo domaj ki fèt sou

lokal la. Li te tou pwofite raple pwodiksyon

Konpayi elektrik ki gen yon

pisans 115 megawat disponib. Santral

Idrolik Pelig pwodui pou piti 34 megawat

elektrisite ; pwodiktè elektrisite endepandan

75 megawat.

Pierre-Louis te siyale tou pou

mwa janvye 2018 la kantite enèji achte

pase 47% pou rive nan mwa mas 2018

la 56% nan Kapital la Pòtoprens,

Nan vil pwovens yomenm 29,9%

nan mwa janvye 2018 pou 33,7 % nan

mwa mas la. Konbinezon Pòtoprens ak

vil Pwovens yo sòti 43,4 % nan mwa

janvye 2018, li pase 51% nan mwa

mas la.

Lajan ki antre menm nan kès

konpayi Elektrik nan mwa fevriye

Hervé Pierre-Louis

2017, yo te rantre 276 milyon goud,

pou ane sa a se 313 milyon yo fè. Mwa

mas 2017, yo te fè 362 milyon, mas

2018 390 milyon goud. Avril 2017 :

279 milyon ; avril 2018 : 443 milyon.

Si nou konprann sa direktè Hervé

Pierre-Louis di la, bwat la ap bay randman,

pèp Ayisyen dwe veye anwo,

veye anba pou Jovenel pa vann li sou

konsèy FMI.

6 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


Perspectives

La police nationale a-t-elle demandé au gangster Tèt Kale de

liquider Bougòy en échange de sa libération?

Par Robert Lodimus

« Ce qui arrive à l’humanité est la

conséquence des pensées et des actes

des hommes. À eux d’en analyser les

conséquences et d’en trouver les remèdes.

»

Albert Jacquard, J’accuse, page 171)

La République d’Haïti s’enfonce dans

un trou béant. Et les observateurs

se demandent comment va se produire

le miracle de sa remontée à la surface.

En vérité, la traversée du désert de la

population haïtienne est mortifère. Catastrophique.

Vraiment difficile pour ce

pays de 27 750 kilomètres carrés, avec

une population estimée à près de 11

millions d’habitants, de survivre à cette

triste et regrettable mésaventure qu’elle

a entreprise depuis le 1 er janvier 1804.

Pas un jour sans manifestation

de revendications politiques et salariales!

Les fonctionnaires de l’Office

d’Assurances des Véhicules Contre

Tiers (OAVCT) refusent de retourner à

leurs bureaux. Ils réclament le renvoi

du directeur de l’institution, Wolff Dubic,

qui exige des employés grévistes

une nouvelle soumission de leur curriculum

vitae, appuyé par une lettre de

recommandation. Une mesure que les

Décimus alias Tèt kale

membres du personnel qualifient de

farfelue. Et ils ont tout à fait raison.

Surtout lorsque l’on sait que la plupart

d’entre eux cumulent des années

d’ancienneté au sein de cette « boîte »

désorganisée. Entre temps, les usagers

sont aux abois. Des automobilistes

écopent des billets de contravention

parce que leurs pièces d’assurance

justificatives ne sont pas renouvelées.

Les policiers affectés au service de la

circulation ne tiennent pas compte de

cet état de fait.

Le chef de la police nationale

d’Haïti Michel-Ange Gédéon

méprisés. Frantz Fanon dirait luimême

des « damnés de la terre ».

L’âne peut imiter le cri du « tigre »,

mais jamais n’arrivera à changer son

apparence. Même avec une fortune

évaluée à des milliards de dollars US,

le singe ira toujours chercher sa banane

dans la forêt. Et c’est par là qu’on le

reconnaîtra. Aucune espèce animale

n’échappe à sa nature.

Et puis, quel mal y a-t-il pour

un individu d’avoir des souches rurales?

Ce sont les paysans qui avaient

l’habitude de nourrir ce pays. Ce sont

encore eux qui formaient les unités de

guérilla des « cacos » qui combattirent

vaillamment les forces de l’occupation

des États-Unis de 1915 à 1934.

Le tonnerre gronde

À travers le territoire national, les voix

s’élèvent contre la pénurie alimentaire,

la cherté de la vie, le chômage,

la dégradation de l’environnement…

Partout, les citoyens réclament et exigent

la fin du régime des Tèt Kale. Nous

voyons mal comment la présidence illégale,

antipeuple, prédatrice de Jovenel

Moïse, Jack Guy Lafontant, Wilson

Laleau, Guichard Doré…, puisse mener

à terme le mandant que lui a confié

Léopold Berlanger et ses ouailles.

Dans l’œuvre immortelle de

Shakespeare, Roméo et Juliette, le Frère

Laurent, en apprenant que le Frère

Jean, à cause de l’épidémie de la peste,

n’a pas pu transmettre son message à

Roméo, à propos de la mort affabulée

de Juliette, poussa ce soupir prophétique

: « Je pressens un très grand malheur.

» Effectivement, la fin de l’histoire

se referma sur une intense tragédie.

Sans être Nostradamus, n’importe

qui pourrait se permettre de se

lancer dans des prédictions apocalyptiques

par rapport à l’avenir de la République

d’Haïti. Il se dessine à l’horizon

une détresse indescriptible. Les

Haïtiens sont en train de faire face à la

pire des périodes de crise que leur pays

ait jamais traversées durant les 214 ans

de la création de l’État postcolonial. À

part l’oligarchie qui continue de s’enrichir,

en exploitant éhontément la classe

ouvrière, les petits agriculteurs, les

petits artisans, toutes les couches sociales

du territoire vivent des moments

de difficultés mordantes, incisives,

acrimonieuses. L’inflation forme une

courbe exponentielle. Les petites gens

ne meurent pas. Comme l’écrit Gorki à

propos de Vlassov : « Ils crèvent. »

Les ouvrières et les ouvriers de

l’industrie du textile se sont vu trahir

par l’un des leurs. Jovenel Moïse a préféré

se ranger aux côtés des « chacals »

qui dévorent leur « force de travail »,

au lieu de leur accorder cette petite

augmentation de salaire qui aurait

pu leur permettre d’ajouter quelques

branches de spaghetti, et un petit

poisson des chenaux dans les assiettes

des gosses mal nourris, sous-alimentés.

Le gouvernement du PHTK mise

sur la prolifération des gangs armés de

Grand-Ravine, et d’autres quartiers défavorisés

de Port-au-Prince, des villes

de province et des bourgs pour s’accrocher

aux remparts du palais de la présidence.

Il distribue des armes et des munitions

aux « enfoirés » analphabètes,

malveillants, méchants, pour qu’ils

contraignent les individus à se terrer

chez eux comme des lapins. Des tirs

d’armes automatiques ponctuent les

heures de la journée et de la nuit.

Obligeant les familles à se préoccuper

encore plus de leurs conditions de

sécurité que de leur situation de

pauvreté.

La direction de la police nationale,

jusqu’à présent, n’est pas en

mesure d’informer la population du

sort qui a été réservé au photojournaliste

Vladjimir Legagneur. Et pourtant,

le pays entier raconte que le « pauvre

Vladjimir » a été exécuté par balles

et son cadavre mutilé par l’assassin

Bougòy et ses cannibales. Aucune unité

du corps policier n’ose affronter ces vanu-pieds

de la criminalité qui tiennent

l’État en otage. Voilà donc ce qu’il en

est de placer des trafiquants de drogue,

des blanchisseurs de l’argent sale, des

dilapidateurs des fonds PetroCaribe à

la tête du pays fondé par Jean-Jacques

Dessalines, Alexandre Pétion, Catherine

Flon, Henri Christophe…!

Le jeudi 24 juillet 2014, un chef

de gang, Mackendy François alias « Ti

Kenkenn » est sauvagement assassiné

par deux de ses lieutenants, dont Joseph

Kénold Junior, surnommé Junior Dòy, à

Grand-Ravine, un quartier misérable de

la zone de Martissant située au Sud de

la capitale haïtienne, Port-au-Prince.

Au micro de la presse, le tueur principal,

qui sera exécuté lui aussi trois mois

après par le redoutable Tèt Kale, avait

révélé impunément les « mobiles » du

meurtre : « Lorsque les ONG ou les partis

politiques octroyaient des montants

d’argent à « Ti Kenkenn » notre chef,

celui-ci refusait de les partager avec

nous. Il gardait tout pour lui… Il se

permettait même de coucher avec nos

femmes, et nous ne pouvions pas protester.

Ses chiens étaient mieux nourris

que nous. Il nous obligeait tous les

jours à prendre la rue pour aller braquer

les individus qui revenaient de la

banque, et à lui remettre tout le montant

du vol.»

Le photojournaliste Vladjimir

Legagneur

Le 3 décembre 2018, après l’assassinat

de Junior Dòy, le puissant chef

de gang, Tèt Kale, en partance pour

les États-Unis avec sa petite amie, a

été harponné à l’aéroport international

Toussaint Louverture.

Depuis son arrestation, le dangereux

hors-la-loi est gardé dans une

prison de la capitale. Il avait en sa possession

un visa de 5 ans estampillé sur

son passeport valide. Le tueur à gage

était-il en mission commandée? La

question a toute son importance. Elle

ouvre la porte à un questionnement.

Dans quelle mesure des instances de

la communauté internationale présente

en Haïti, des acteurs du gouvernement

haïtien, des parlementaires, des clans

de la bourgeoisie compradore n’utilisent-ils

pas les bras des gangs armés

du Village-de-Dieu, de Grand-Ravine,

de Cité Plus, de toutes les zones dites

de non-droit, aux fins de commettre

des meurtres extraterritoriaux? Serions-nous

encore dans la méthode et

la pratique des crimes commandités par

la raison d’État, et dans lesquels sont

impliqués les services d’intelligence

comme la CIA, le KGB, la mafia...? Les

ennemis du régime politique des Tèt

Kale, qui vivent dans les milieux de la

diaspora, ne devraient-ils pas prendre

le temps d’y réfléchir?

Nos sentiments de doute sortent

encore plus renforcés, lorsque nous

avons appris la semaine dernière

que le juge d’instruction, Bredy Fabien,

s’apprêtait à renvoyer hors des

liens de la prévention le « Caïphe »

de Grand-Ravine, celui qui a exécuté

publiquement son associé Junior Dòy,

et qui s’en est vanté, pour « insuffisance

de preuve ». Ce Bredy Fabien

attend-il que ce Junior Décimus assassine

toute la population de Grand-Ravine,

ou son épouse et ses enfants,

avant de reconnaître que ce « voyou »

est effectivement un criminel, et par

conséquent, mérite un procès digne

et équitable, comme cela se fait dans

toutes les sociétés de droit ?

Et si l’on poussait plus loin

cette analyse sur la compréhension

de cette affaire nébuleuse. Pourquoi le

juge Bredy Fabien prenait-il brusquement

la décision controversée d’ouvrir

la cellule de Tèt Kale, et de renvoyer

l’animal paître dans son pâturage de

délinquance? Au départ de Décimus,

le hideux Bougòy combla le vide de la

chefferie. Libéré de prison Tèt Kale allait

devoir liquider son remplaçant de facto

pour reprendre possession du trône. Un

véritable feuilleton cinématographique

à la Hollywood. Bougòy, désarçonné

par la drogue et le clairin, parle trop. Sa

langue reste pendante sur plusieurs stations

de radiodiffusion. Ses « Grands

Patrons » craignent que, noyé sous

l’effet des narcotiques, il se mette à citer

des noms. C’est l’une des explications

plausibles du communiqué publié par

le ministère de la Justice, à propos

des conversations qui se déroulaient

entre des animateurs comme Guerrier

et les chefs de gangs. Les autorités

judiciaires et policières n’auraient-elles

pas conclu un accord secret avec Junior

Décimus, alias Tèt Kale, pour qu’il liquidât

Bougòy et ses lieutenants? En

échange, il aurait obtenu un montant

d’argent pour sa réinsertion sociale et

celle de ses partisans. Leurs crimes auraient

été blanchis.

suite à la page(16)

Une Nation à la dérive

Rien ne fonctionne dans ce gouvernement

dirigé par deux néophytes sans

conscience. Jovenel Moïse et Jack Guy

Lafontant multiplient l’insouciance,

l’incompétence, l’ignorance et l’inexpérience

pour en obtenir des produits

de l’absurdité. Même son grand frère,

un certain Gabriel Moïse, est venu

dénoncer le cynisme, le mépris de cet

homme à l’égard de ses proches parents.

Quelqu’un qui délaisse les membres

de sa famille, du côté aussi bien

utérin que consanguin, ne saurait se

montrer sensible aux souffrances des

masses populaires. Pourtant, l’escogriffe

idolâtre la petite classe possédante.

« La Grenouille qui se prend pour un

Bœuf. » Jovenel Moïse devrait savoir

que cette pseudo-bourgeoisie, composée

de la clique de commerçants du

bord de mer, nourrit des préjugés sociaux

graves envers les masses issues de

la paysannerie.

En qualité de fils et fille naturels

des campagnes et des mornes,

Jovenel et Martine Moïse croient à

tort qu’ils sont épargnés du lot des

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Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

7


La Tribune de Catherine Charlemagne (18)

Électricité d’Haïti, bientôt la fin !

Calmement ! Mais sûrement la compagnie

nationale de l’électricité

d’Haïti (ED’H) marche vers la fin de

son cycle de vie. Le Président Jovenel

Moïse, dans son obsession de respecter

l’une des promesses de sa campagne

électorale la plus attendue par la population,

passe à une nouvelle offensive.

Dans le cadre de sa « Caravane

du changement », il s’attaque de front

à une entreprise publique extrêmement

décriée : Électricité d’Haïti. Il se

souvient de la promesse non tenue

de l’ancien Premier ministre, Laurent

Lamothe, de l’Administration de Michel

Martelly sur l’électricité 24/24 en

Haïti. Lui, il veut tenir sa parole et sa

promesse dans ce domaine : électrifier

tout le territoire haïtien 24 heures sur

24 heures avant la fin de son quinquennat,

soit en février 2022. Même si

aucun Haïtien n’y croit. Lui pour y arriver,

il est prêt à manger avec le diable

en personne s’il le faut.

Surtout dans ce dossier de l’énergie

électrique, il a deux soutiens de

taille : Fonds Monétaire International

(FMI) et Banque Mondiale (BM).

Or, ce sont ces deux Institutions financières

internationales qui tiennent

en vie l’ED’H sous perfusion depuis

des années. A bout de nerf, ces deux

bailleurs de fonds ne cessent de réclamer

la privatisation totale de cette entreprise

publique totalement déficiente

avec seulement 600.000 abonnés en

2017 pour une population estimée à

12 millions d’habitants. Ainsi, prenant

prétexte de la fameuse « Caravane » et

de sa volonté d’avancer sur le dossier,

le Président haïtien s’est fait une raison.

Il accepte dans le moindre détail

les conditions imposées par le Fonds

Monétaire International et de la Banque

mondiale pour se défaire de la Compagnie

d’Électricité. Il y a quelques jours,

une partie de la presse haïtienne s'est

fait l'écho d’un courrier du ministère

haïtien de l’Economie et des Finances

aux autorités de ces institutions internationales

leur annonçant l’engagement

du gouvernement haïtien d’ouvrir

le secteur de l’énergie à la concurrence

des entreprises privées. Les autres médias

de la capitale n’en parlent presque

pas. Et pour cause.

Le dossier n’est pas aussi simple.

Et surtout une bonne partie d’entre

eux sont liés aux différents secteurs de

l’énergie en Haïti par des contrats de

publicité concernant d’autres activités

des groupes en question. Mais les vraies

raisons de ce silence demeurent la confidentialité

à laquelle évoluent les tractations

entre les autorités haïtiennes et

ces deux bailleurs de Fonds, principalement

le FMI, qui imposent leur dictat

sur Port-au-Prince à propos de l’ED’H.

Dans un premier temps, il était question

de privatiser cette entreprise du

secteur public qui au demeurant vit aux

crochets de l’Etat par des subventions

énormes sans jamais arriver à servir

la population du précieux bien qu’est

le courant électrique. Eternellement

déficitaire, l’ED’H, par une gestion désastreuse,

devient un fardeau pour tous

ceux chargés de la maintenir en vie. Et

de fait, cette entreprise publique s’est

retrouvée dans l’œil de la Banque Mondiale

posant des conditions drastiques

pour qu’elle continue de supporter

l’Etat haïtien dans son soutien financier

à une entreprise qui devient au fil des

ans un gouffre financier pour le budget

de la nation.

Tous les gouvernements des

trente dernières années ont résisté aux

pressions du FMI et de la Banque mondiale

ou plutôt ont dû trouver des parades

pour ne pas avoir à apporter le

chapeau de la privatisation officielle de

l’ED’H. Ils ont dépensé des millions de

dollars chaque année afin de permettre

à l’entreprise de survivre sans aucune

perspective de sortir dans le rouge.

Mais le pire dans cette affaire, c’est

que l’ED’H, en dépit des sommes considérables

injectées chaque année par le

Trésor public haïtien et la Communauté

Internationale, n’arrive pas à satisfaire

le besoin de la population qui vit continuellement

dans le noir. Finalement,

La Sogener est la plus ancienne fournisseuse privée d’électricité à ED’H

Le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM) ne

cessent de réclamer la privatisation totale de cette entreprise publique

totalement déficiente avec seulement 600.000 abonnés en 2017 pour une

population estimée à 12 millions d’habitants

l’Administration de Michel Martelly,

pour calmer un peu les institutions financières

internationales qui aident

Haïti à subventionner sa compagnie de

l’électricité, avait fait un premier pas

vers l’ouverture du secteur à la concurrence

sans jamais y parvenir faute de

temps et aussi la pression du puissant

syndicat des employés de l’ED’H.

En 2015, un décret avait même

été publié dans le Moniteur, le journal

officiel de la République, en vue de

permettre aux entreprises privées de

l’énergie de venir concurrencer l’ED’H

sur son terrain. Mais ce décret n’était

pas assez clair ni assez libéral pour le

FMI et la BM qui en demandaient toujours

plus, c’est-à-dire la privatisation

pure et simple de l’entreprise publique.

Surtout les compagnies privées

qui fournissent déjà de l’électricité à

l’ED’H n’étaient pas pressées de perdre

leur manne financière qu’elles tirent de

l’Etat haïtien par des contrats juteux

défiant toute concurrence. Du coup,

le gouvernement ne pouvait rien faire

de cohérent puisque non seulement la

concurrence ne se pressait pas de venir

sur un marché certes prometteur - plus

de dix millions - d’habitants à éclairer

mais un marché tout de même compliqué

compte tenu du très faible pouvoir

d’achat de la majorité de la population

et du système de vol de courant appelé

en Haïti (Priz kouran) ou « Konbèland/

Cumberland ».

Seulement 13% des abonnés

payent leurs factures à ED’H. D’ailleurs,

c’est l’un des problèmes de la

Compagnie Nationale d’Électricité, la

gestion de son courant électrique à travers

le pays et dans les bidonvilles et

les ghettos en particulier où les gens se

contentent de se connecter sur les pilonnes

électriques passant juste devant

leurs maisons. Ce sera aussi l’un des

gros problèmes à résoudre par les compagnies

privées qui vont prendre sous

peu le relais de l’ED’H qui, pour tous

les spécialistes, ne pourront pas tenir

le cap face à des compagnies privées

dont le but premier demeure le profit.

L’Électricité d’Haïti, malgré les critiques

qu’elle encaisse au quotidien, reste

avant tout une entité du service public.

De ce fait, sa politique peu agressive

envers les consommateurs peu fortunés

entre dans la philosophie même d’un

service public bien qu’elle soit une entreprise

commerciale à caractère public.

Avec l’arrivée bientôt sur le marché des

entreprises qui, certes, existent déjà

mais cantonnées seulement à la fourniture

de l’électricité à l’ED’H qui la commercialise

auprès des consommateurs,

la donne va forcement changer.

Pour revenir à la fameuse lettre

du ministre de l’Economie et des Finances

et du Gouverneur de la Banque

centrale à madame Christine Lagarde, la

Directrice générale du Fonds Monétaire

International annonçant l’intention

du Président Jovenel Moïse de mettre

à plat le secteur de l’énergie en Haïti

à commencer par l’augmentation du

tarif de l’électricité avec une facturation

qui va passer à plus de 10% plus

cher, le gouvernement veut démontrer

sa détermination à appliquer les

recommandations des experts du FMI.

Mais il souhaite aussi raviver l’appétit

des entreprises privées de l’énergie

pour se lancer dans la course sur ce

marché réputé difficile dans la mesure

où l’infrastructure dans ce domaine

est obsolète ou quasiment inexistante.

La teneur du courrier ne peut évidemment

que soulever l’enthousiasme du

FMI et de la Banque Mondiale qui n’en

demandent pas moins et ce, depuis

qu’elles ont constaté la faillite de l’ED’H

malgré les millions dépensés pour l’aider

à sortir la tête de l’eau. L’ED’H coûte

aux contribuables haïtiens pas moins

de 35 à 40 millions de dollars américains

chaque année. Cette fois-ci, le

gouvernement haïtien ne fait pas dans

le difficile et ne cherche plus à se cacher

derrière un rideau transparent.

Sa lettre aux responsables de

ces organismes internationaux sonne

comme un aveu d’échec et de faiblesse

en utilisant exactement tous les termes

que le FMI et la BM attendaient depuis

longtemps. Même si le gouvernement

ne le dit pas explicitement dans sa

missive, c’est bien la mort de l’ED’H

telle qu’on la connaît qui est en ligne

de mire. Ce simple extrait de la correspondance

signée du ministre Jude Alix

Patrick Salomon et du Gouverneur Jean

Baden Dubois nous donne le ton de la

démarche des autorités haïtiennes: «

Dans le cadre du Staff monitored program,

nous publierons un budget complet

pour l’ED’H, nous augmenterons

le taux de facturation de 40 à 50 % et

avant fin août, le gouvernement sélectionnera

des opérateurs à offres viables

pour la « Fourniture d’électricité par

la Production, la Distribution, la Commercialisation

», afin de remplacer les

contrats de fourniture d’électricité déjà

arrivés à terme ».

Le vocabulaire a été bien choisi

afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté

sur la démarche ni pour les instances

internationales ni pour les entreprises

privées d’électricité qui souhaitent

partir à l’aventure. Car, si produire de

l’électricité en Haïti n’est à première

vue pas un réel problème si l’on a les

moyens, l’acheminer pour la commercialiser

demeure pour le moins problématique.

Mais apparemment cela

n’effraye guère les fournisseurs historiques

comme la Sogener et E-Power

qui s’enthousiasment en apprenant

la nouvelle. Les responsables de ces

deux entreprises qui produisent du

courant depuis des années pour leur

unique client qui est ED’H, donc l’Etat

haïtien, se pressent de manifester leur

contentement en disant qu’ils attendaient

depuis des années cette décision

qui va leur permettre de commercialiser

leur produit comme ils l’entendent.

Les responsables de ces deux fournisseurs

d’électricité, Dimitri Vorbe pour la

Sogener et Carl Auguste Boisson pour

E-Power, s’impatientent de pouvoir entrer

sur le marché de l’énergie électrique

selon le partage qui sera effectué dès le

mois d’août prochain si l’on se réfère au

courrier du gouvernement.

Puisque les contrats qui les lient

avec l’Etat haïtien arrivent à terme,

Deux techniciens de l’EDH

donc les négociations vont certainement

démarrer sous peu si elles ne sont

pas encore commencées secrètement.

La Sogener qui fait partie du groube

Vorbe & Fils qui évolue dans le BTP

(bâtiment et travaux publics) est déjà

très ancrée dans le domaine. Les Vorbe

connaissent du monde dans le milieu

politique haïtien et sont très proches du

parti Fanmi Lavalas de l’ancien Président

Jean-Bertrand Aristide. La Sogener

est la plus ancienne fournisseuse

privée d’électricité à ED’H. Donc, ce

groupe connaît bien les difficultés du

terrain non seulement pour acheminer

son produit mais pour le commercialiser

auprès de la population. Quant à

E-Power, appartenant au groupe que

dirige l’homme d’affaire Daniel Gérard

Rouzier, l’ancien Premier ministre

désigné de Michel Martelly et Directeur

Fondateur de Sun Auto, c’est l’un des

gros fournisseurs de courant de la région

métropolitaine pour l’ED’H. Cette

compagnie d’électricité est aussi l’une

des plus modernes des entreprises

d’énergie en Haïti.

Elle ne devrait pas avoir de difficultés

à obtenir sa licence pour fournir

et commercialiser sa production de courant

jusqu’aux portes des résidences.

Car ses responsables disposent d’un

très bon carnet d’adresse auprès du Palais

national. Ces deux entreprises sont

en position de force pour négocier avec

le gouvernement leur part du gâteau

d’un marché qui va être très concurrentiel

puisqu’elles ne sont pas les seules à

être sur le terrain. Il y a aussi Haytrac

Power, issue du groupe Haytian Tractor,

de l’entrepreneur Raynold Bonnefil,

le dernier venu dans ce secteur,

suite à la page(16)

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8 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


This Week in Haiti

As Haiti’s Flag Day Approaches:

University Students

Demonstrate for Investment

in Education

Ending TPS for Haitians, Salvadorans, and

Hondurans Was the “Result of an Overtly

Political Process,” Senate Democrats Find

by Kim Ives

Haitian university students peacefully protested in front of the Prime Minister's

office under the muzzles of police guns on May 11, 2018

by Kim Ives

civilians wearing T-shirts of the ruling

Haitian Bald Headed Party (PHTK)

carrying submachine guns.

Undeterred, on May 15, the

COJEUEH held a picket-line in front

of the Court of Accounts to demand

that the judges there investigate and

explain what happened to the millions

of dollars embezzled from state

coffers filled with revenues from a tax

on phone calls and money transfers,

donations to the international earthquake

relief authority (CIRH), and the

PetroCaribe fund, which has money

from 40% of the nation’s fuel sales.

The students plan demonstrations

each day for the rest of the week

On May 8, the Washington Post

broke a story that the U.S. embassies

in Haiti, El Salvador, and Honduras

warned against ending Temporary Protected

Status (TPS) for some 300,000

immigrants from those countries, but

then-Secretary of State “Rex Tillerson

dismissed the advice and joined other

administration officials in pressuring

leaders at the Department of Homeland

Security [DHS] to strip the immigrants

of their protections.”

In a May 4, 2018 letter to the

Government Accountability Office

(GAO), Sen. Bob Menendez (D-NJ),

the ranking Democrat on the Senate

Foreign Relations Committee, said that

he was “concerned” that Tillerson had

told DHS to “terminate the TPS designations

for El Salvador, Haiti, and

Honduras in deliberate disregard of the

counsel and expertise of State Department

officials in Washington and at the

U.S. Embassies in all three countries.”

Former DHS Chief Elaine Duke,

who announced her April resignation

in February after less than a year in the

post, was brow-beaten (particularly by

White House Chief of Staff John F. Kelly)

into reluctantly ending TPS for Haiti

and El Salvador, the Post reported. She

gave Hondurans a six-month evaluation

period, at the end of which TPS

was revoked earlier this May.

The Senate Foreign Relations

Committee (SFRC) Democratic Staff

was responsible for the revelations

and wrote in a May 11, 2018 email

that “Tillerson's recommendation” to

“terminate the TPS designations for El

Salvador, Haiti, and Honduras was the

result of an overtly political process.”

The SFRC Democratic Staff said

that “Tillerson ignored a body of evidence

about the negative consequences

for U.S. national security and risks

“in front of other public institutions in

the country to push the authorities to

assume their responsibilities to build

a good public policy linked with integration

and employment to prevent

the youth from leaving the country,

to ask where [disappeared journalist]

Vladjimir Legagneur went, to say ‘no’

Haitians demonstrating for TPS outside DHS Washington headquarters in

October 2017. “Why do we need more Haitians?” asked President Trump

to the physical safety of TPS beneficiaries

and the U.S.-citizen children that

may accompany them to their country

of origin.”

The three countries’ TPS holders

have about 273,000 U.S.-born children

who will be torn either from their

parents or from their homeland.

President Donald Trump has a

signature anti-immigrant and patently

racist agenda. On Jan. 11, a bipartisan

Congressional delegation tried to

convince President Donald Trump to

allocate the 50,000 “diversity visas”

granted annually to all nations instead

to Haitians who had just seen their TPS

yanked. In response, Trump asked:

“Why do we need more Haitians?...

Take them out.” In the same meeting,

he referred to Haiti, El Salvador, and

African nations as “shithole countries,”

and “suggested that the United

States should instead bring more people

from countries such as Norway,”

according to a bombshell story in The

Washington Post.

On Sat., May 19, 2018, a multinational

coalition called the 1804

Movement for All Immigrants, in

the hike in gas prices, and ‘yes’ to

the involvement of the youth in the

country’s decisions.”

“The Constitution, the flag,

and the national hymn are the three

fundamental elements which make

up the spinal column of the nation,”

COJEUEH said. “Today, we cannot

concert with organizations from Massachusetts

to Florida, is holding a national

rally in front of the White House

in Lafayette Park and on Pennsylvania

Avenue to demand permanent residency

for all 400,000 immigrants from 10

countries who currently hold TPS. Six

of those countries’ immigrants have

had their TPS cut, effective in 2019 or

2020.

In November, Rep. Nydia

Velazquez (D-NY) introduced the

American Promise Act of 2017, to allow

TPS holders, or those with deferred

enforced departure (DED), to apply

for permanent residency, if they do so

within three years of enactment of the

bill.

The May 19 rally in Washington,

DC is also demanding that Trump

apologize for his “shithole” statement

and back off from his aggressive

war-threatening policies against Iran

and Syria. The coalition also calls for

U.S. and UN reparations to Haiti, an

end to police profiling and terror in the

U.S., and the pull-out of the UN occupation

forces deployed in Haiti since

2004.

be proud ... because each day these

symbols of the Haitian people are losing

their meaning.”

The COJEUEH concluded by

saying: “We will not go to Chile, we

will not go to Brazil, and we say to

the authorities: stop pushing us to go,

stop burning up our dreams.”

Heavily armed civilians in PHTK

shirts have threatened student

demonstrators in Port-au-Prince

May 18, 2018 will mark the

215th anniversary of the creation

of the blue-and-red Haitian flag,

a day when Haitians worldwide display

their national pride.

But this year, there is not much

to be proud about because the Haitian

government is neglecting the nation’s

educational system resulting in over

100,000 young people fleeing to

South American nations, particularly

Chile, over the last year.

That was message in a May

14th statement of the Engaged University

Youth of Haiti (COJEUEH) as

it launched a week of demonstrations

leading up to May 18.

“When we consider the meager

money in the university budget, we

see that higher education is not a priority

of this State, which rather maintains

the status quo so that college

kids have to pack their bags and flee

overseas,” the COJEUEH wrote.

When the university students

held their first protest in the capital

on May 11, they were threatened by

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Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

9


RÉVOLUTION BOLIVARIENNE ET LUTT

Le 9 avril dernier, le Président

Nicolas Maduro a pris

fermement position contre

la criminalisation de la lutte

paysanne et la vague d’expulsions

dénoncées par les

organisations de ce secteur. Il

a ordonné de créer une commission

spéciale au sein de

l’Assemblée Nationale Constituante,

afin d’enquêter sur

les faits les plus récents et

d’identifier les responsables

ainsi que leurs complices à

l’intérieur des institutions.

Dans son discours, le Président

a affirmé avec force «

Cette Révolution n’est pas

complice des propriétaires

terriens! C’est la Révolution

des paysans et des paysannes,

de la Justice ». Le 28

avril Maduro a renforcé les

aides économiques au secteur

paysan et communard.

Pour ceux qui sont directement

concernés, la

question est de savoir qui

est derrière la recrudescence

actuelle du harcèlement contre

le secteur paysan. Quelles

devraient être les actions à

entreprendre suite à la récente

déclaration de Nicolas Maduro?

Comment le soutien apporté

par la Révolution aux

organisations paysannes

pourrait-il se concrétiser.

Les luttes paysannes,

point cardinal de la

Révolution

Depuis ses débuts, la Révolution

Bolivarienne a fait sienne

la lutte historique de la paysannerie

pour la démocratisation

des terres, des intrants

et des ressources nécessaires

à la production agricole. C’est

écrit de façon explicite dans la

Constitution de la République

Bolivarienne du Venezuela de

1999, et dans la Loi sur les

Terres et le Développement

Agricole, l’une des 49 lois

approuvées par voie d’habilitation

par le Président Hugo

Chavez en 2001, afin d’inscrire

les principes constitutionnels

les plus urgents dans

un cadre juridique et d’application

concrète.

Selon un recensement

réalisé en 1998, sur les presque

30 millions d’hectares

de terres cultivables dénombrées,

24 millions environ

(c’est-à-dire 60%) sont regroupées

dans des latifundios

dont les propriétaires ne

représentent que 1% de la

population. L’agriculture paysanne

familiale et de petite et

moyenne production constituent

75% des exploitations

agricoles mais ne couvre qu’à

peine 6% des terres cultivables.

La lutte contre le latifundium

a immédiatement

suscité de violentes réactions

(1) de la part de l’oligarchie,

selon laquelle elle serait «

contraire à l’intérêt social

». Les puissants intérêts

économiques de cette caste,

liés à la concentration de la

propriété des terres -plutôt

qu’à la production agricole vu

son rendement limité- sont

à l’origine de la violence et

de la persécution envers les

communautés paysannes

protagonistes de la récupération

des terres non cultivées

au bénéfice de la souveraineté

et de la sécurité alimentaire

du pays. Tout au long de ces

années de Révolution, il y a

eu environ 300 assassinats

de paysans commis par des

sicaires, dont la plupart au

cours des premières années

d’application de la loi. Aujourd’hui,

plus de 16 ans après,

nous assistons à une recrudescence

des attaques contre

les paysans organisés. Menaces,

expulsions violentes,

judicialisation et criminalisation

de la lutte paysanne

se répètent et se poursuivent

selon un même scénario dans

différents Etats du pays. La

gravité de la situation a requis

l’intervention du Président

Maduro.

Pour mettre en évidence

les différents facteurs en jeu,

nous avons recueilli depuis

Albar TV, l’analyse et les apports

de la Plateforme de la

Lutte Paysanne, qui intègre

différentes commissions et

coopératives paysannes et

des petits producteurs de divers

Etats du pays (2).

Une paysanne dans son champ

Je ne veux pas de grands propriétaires, de corrompus ni de

complices de grands propriétaires dans le gouvernement

bolivarien ! Qu'on les chasse tous !

1) Adopter une politique

agricole pertinente et

cohérente

A l’origine de la criminalisation

de la lutte paysanne, il y

a de puissants intérêts liés à la

concentration de la propriété

foncière. Pour s’imposer, ils

agissent à différents niveaux

et ils tirent actuellement profit

d’une matrice d’opinion

qui désigne le secteur paysan

comme responsable des

difficultés économiques que

connaît le pays. Cette matrice

d’opinion prend pied jusque

dans les institutions d’état.

Bien que dans la conjoncture

économique actuelle,

70% des aliments consommés

par les foyers vénézuéliens

proviennent de l’agriculture

paysanne familiale, on met la

crise que nous traversons sur

le dos des paysans et ce parti

pris se renforce, parce qu’au

sein même des différentes institutions

on ne croit pas au

modèle de production paysan.

Ils se justifient en disant que

l’Etat a donné des terres et

accordé des crédits mais que

le paysan « n’a jamais su produire

», nous explique-t-on à

la Plateforme.

« Ce qu’il faut reconnaître,

c’est qu’en réalité

l’Etat n’a pas mené de politiques

judicieuses qui auraient

pu contribuer au développement

agricole. Car c’est un

mensonge que d’affirmer que

la plupart des terres sont aux

mains des paysans : la plus

grande partie d’entre elles, de

même que la majeure partie

des équipements et du capital

disponible pendant la Révolution

ont été aux mains de

l’Etat, d’entreprises d’Etat

qui appartenaient auparavant

à la Corporation Vénézuélienne

d’Aliments (CVAL) et

qui se retrouvent aujourd’hui

en partie dans la Corporation

du Développement Agricole

(DelAgro) et de l’entreprise

agricole des Forces Armées

Nationales Bolivariennes

(AgroFANB) ».

Même si les grands projets

de l’Etat issus de la Révolution

ont eu des résultats remarquables

dans le domaine

de la production, la guerre

économique de ces dernières

années ont compromis ces

efforts et montré leur fragilité,

que ce soit par le fait d’être

devenus l’objet de la contrebande

et du détournement

de denrées alimentaire, ou

par les difficultés liées à l’entretien

des machines et à la

préservation technologique,

ou encore par des erreurs de

gestion, entre autres facteurs.

Le discours qui attribue

la responsabilité de la crise à

l’agriculture paysanne à des

répercussions très graves : «

car une telle logique amène

à dire que les entrepreneurs,

eux, savent produire, et par

grandes quantités », et c’est

pourquoi il faudrait établir

des accords à cette fin. Mais

il s’agit là d’une logique perverse,

qui mène à la restauration

du latifundium sous

un discours prétendant que

des entreprises privées pourraient

s’allier à l’Etat pour «

faire produire la campagne ».

Ce qui signifierait déloger le

petit producteur, le paysan,

comme on le constate avec

les tentatives d’expulsion

actuelles et serait une trahison

au legs paysan laissé par

Chavez, à tout ce qui a été

réalisé et à tous les morts qui

sont tombés au cours de ces

années. Nous nous trouvons

donc face à un grand danger,

celui d’une politique restauratrice

».

Les pratiques de monoculture

intensive propres aux

grandes entreprises de l’agrobusiness

sont illégales au

Venezuela. C’est ce qu’établit

la Loi Organique de Sécurité

et de Souveraineté Alimentaire

(2008) qui, tout au contraire,

reconnait l’importance

qu’a pour le pays le développement

d’une agriculture

durable. Dont les bases sont :

l’agricuture paysanne, familiale

et des petits producteurs,

comme l’a défini l’Organisation

des Nations Unies pour

l’Alimentation et l’Agriculture

(sigle anglais FAO), qui met

en évidence l’importance cruciale

de la petite production

du fait qu’elle répond au triple

défi de produire plus d’aliments,

de créer plus d’emplois

et de conserver les ressources

naturelles.

A l’inverse, la mal

nommée « révolution verte

» de l’agrobusiness n’a non

seulement pas atteint son

objectif affiché (réduire la

faim dans le monde), mais a

démontré qu’elle avait des impacts

négatifs considérables

en épuisant la terre, en instaurant

une dépendance au

monopole des grandes corporations

mondiales sur les

instrants et en provoquant le

déplacement de la population

paysanne et son appauvrissement

culturel.

« La production paysanne

et la production familiale

fournit 80 à 90% des

aliments des pays d’Amérique

du Sud. Ce que produisent les

grandes surfaces de l’agro-industrie

aux mains du capital

étranger ou national ne sont

que des « commodities ».

Nous avons là deux points de

vue antagonistes » prévient la

Plateforme.

Des paysans dialoguant avec le président Maduro

2) Garantir la

sécurité juridique des

récupérations

Selon des informations

présentées par le Président

Maduro, les terres reprises au

latifundium ont atteint 6 millions

d’hectares. Cependant, «

il y a environ 6 000 cas de

récupération pour lesquels la

procédure juridique a commencé

mais n’a jamais été

achevée, « selon les indications

de la Plateforme de la

Lutte Paysanne.

Par exemple, dans

le cas de la commune El

Maïzal, dans l’Etat de Lara,

« une récupération a eu lieu

en 2008 (avec le Président

Hugo Chavez en personne).

Ce fut une opération spectaculaire,

en présence même

du propriétaire. Mais cette

récupération n’a jamais été

finalisée par l’INTi devant les

tribunaux. Le résultat a été

qu’en 2013 le TSJ a ordonné

de rendre ces terres à l’ancien

propriétaire. Comme à

ce moment-là avait lieu une

rencontre extraordinaire des

Communes, il y a eu toute

une protestation au niveau

national et le Président Nicolas

Maduro a pris les devants

et a annulé cette décision ».

Des milliers de cas de

récupération ont été engagés

sans jamais aboutir ou être

clos juridiquement, d’où leur

précarité. N’étant pas fondés

sur des actes juridiques définitifs,

une décision du pouvoir

judiciaire peut à tout moment

les annuler. La responsabilité

retombe, dans ces cas-là, sur

l’INTi, qui effectue toutes les

démarches légales concernant

les récupérations. Nombre

de récupérations font l’objet

de plaintes de la part des

prétendus propriétaires, mais

l’INTi n’a jamais donné suite

aux convocations des tribunaux.

Il y a un risque de de

perdre ainsi jusqu’à 90% des

récupérations », affirment-ils.

10 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


E PAYSANNE : LES DÉFIS ACTUELS !

Tout cela se traduit par

une absence de sécurité juridique,

y compris pour le

secteur paysan qui a reçu

son outillage agricole. « Un

processus de récupération

dure au minimum de six mois

à un an. Mais dans les faits,

il peut prendre plus de cinq

voire dix ans. Si cela est dû

en bonne partie à l’inertie

bureaucratique, il faut savoir

aussi que des avocats de l’IN-

Ti perçoivent des pots de vin

en contrepartie de leur inaction

et que de cette façon, les

délais légaux sont dépassés et

on aboutit à une péremption

administrative. Bien entendu,

à l’expiration de la procédure,

tout document fourni est invalidé,

que ce soit une carte

foncière ou une adjudication

».

En effet, au Sud du Lac

nous avons un cas de 300

hectares récupérés dans lequel

le tribunal des affaires

agricoles a reçu une plainte

lui demandant d’annuler la

carte foncière qui avait été

octroyée à la communauté

paysanne l’année dernière.

Si le tribunal invalide la carte

foncière, les paysannes et les

paysans seront mis dehors.

Ce n’est qu’un exemple parmi

d’autres. Dans le scénario

d’un changement de gouvernement,

ils n’auraient même

pas besoin de dire « nous allons

annuler les récupérations

», il suffira simplement d’activer

ces cas de péremption judiciaire,

c’est-à-dire qui n’ont

pas été menés à terme et les

terres seront rendues aux latifundistes.

3) Rechercher et

sanctionner les

responsables et les

complices du harcèlement

et des expulsions

Suite à l’appel du Président

Maduro, le Vice-Ministre des

Terres et président de l’INTi,

Luis Soltedo, est intervenu

ce mardi au siège régional de

cette institution dans l’Etat

de Mérida après l’affaire, qui

a fait beaucoup de bruit, de

l’expulsion de l’exploitation

La Magdalena, dans la localité

d’Obispo Ramos Lora. C’est

là que le 16 mars dernier, 32

personnes de la communauté

paysanne, accusées d’effraction

bien qu’elles aient été en

possession d’une autorisation

de l’INTi pour récupérer ces

terres non cultivées, ont été

arrêtées.

Soltedo a destitué 17

fonctionnaires rattachés au

Bureau Régional des Terres

de l’Etat de Mérida suspectés

d’avoir commis des actes de

corruption et a désigné un

nouveau directeur. Mais nous

ignorons toujours si outre le

fait d’avoir été destitués, ils

seront poursuivis en justice

et si les destitutions sont en

rapport avec les harcèlements

envers les organisations paysannes

ou avec le sabotage

des procédures administration

des récupérations. Dans

cette même localité, a été

dénoncée la complicité des

fonctionnaires de l’INTi avec

les propriétaires terriens dans

le but de faire obstacle à la

procédure de récupération de

400 hectares de terres non

cultivées du Fundo el Carmen

engagée par deux conseils paysans.

Les enquêtes devront

être complètes. « Sur le plan

judiciaire, la Défenseure publique

devra enquêter sur des

procureurs et des juges qui

font preuve de partialité envers

les propriétaires fonciers

et qui prêtent main forte aux

expulsions et à l’emprisonnement

des paysannes et paysans

», affirme-ton à la Plateforme

en évoquant l’existence

d’un réseau de corruption.

De son côté, le Procureur

Général de la République,

Tarek William Saab, qui livre

une grande bataille contre la

corruption depuis qu’il assume

sa charge (août de l’année

dernière), a déclaré que le

Ministère Public affrontera les

propriétaires terriens au moyen

de la Loi et qu’il assurera

la défense des droits humains

des paysannes et des paysans

victimes de ces tentatives de

restauration du latifundium.

Une enquête sur les autorités

régionales et municipales est

nécessaire « parce que leurs

services de police ont été

utilisés dans les expulsions

». C’est le cas, par exemple,

pour Hato Las Mercedes de

la municipalité de Pedraza

(Etat de Barinas) où environ

450 familles, qui sont venues

travailler ces terres dès 2011

avec l’autorisation de l’INTi,

ont été victimes d’une expulsion

brutale le 7 mars 2017.

Dans un autre contexte, nous

avons aussi le cas de la commune

Minas de Buria, située

dans le massif de Nirgua (Etat

de Yaracuy) où 277 petits exploitants

agricoles sont poursuivis

en justice et se trouvent

sous la menace d’une expulsion

des terres sur lesquelles

ils vivent depuis 50 ans, sous

l’accusation d’occupation

illégale bien qu’ils soient en

possession d’une carte foncière

de l’INTi. La commune

a dénoncé à plusieurs reprises

que derrière tout cela œuvrent

en réalité les intérêts de l’exploitation

sablière et minière

de la région.

« Il faut aussi enquêter

à l’intérieur du secteur militaire,

car les Forces Armées

Bolivariennes ont également

été utilisées pour prêter mainforte

aux expulsions des

communautés paysannes. »

Comme exemple, on cite le

cas de Hato Gavilan – La Chaqueta

(Etat de Barinas) où

depuis le 17 avril dernier, les

paysannes et les paysans qui

avaient été expulsés de force

de leurs terres, ont pu revenir

au bout de 80 jours environ.

Au moment de l’expulsion, ils

venaient de passer dix mois

à produire des aliments sur

ce latifundio. « Ce Hato est

protégé par la GNB. Que fait

là la GNB ? Sans doute existet-il

des intérêts pour l’appropriation

politique ou militaire

de ces terres. On n’en parle

pas, mais il faut enquêter, il

ne peut y avoir d’impunité ».

4) Combattre le

paramilitarisme et ses

bailleurs de fonds

« Dans beaucoup d’Etats, les

propriétaires terriens ont de

nouveau recours à des paramilitaires

et à des sicaires

pour harceler et menacer la

communauté paysanne et lui

faire quitter les terres qu’elle

travaille », dénonce la Plateforme

de la Lutte Paysanne.

« C’est une méthode qui a

été utilisée durant les cinq

Nicolas Maduro avec Angel Prado, un des leaders de la

commune paysanne El Maizal, le 28 avril 2018

premières années de la mise

en application de Loi sur les

Terres ; c’est pendant ces années

qu’ont eu lieu la plupart

des assassinats de paysans »

qui, rappelons-le, ont dépassé

les 300.

Quelques jours avant le

discours du Président Maduro

sur les expulsions, des

bandes armées au service des

propriétaires terriens venaient

d’attaquer le Conseil paysan

Guasimal – Los Caribes,

dans la communauté de Las

Bateitas de la municipalité de

Papelon, Etat de Portuguesa.

« Au cours de cette attaque,

ils ont incendié une maison,

brûlé un tracteur, détruit les

plantations des paysans qui

avaient passé huit ans à occuper

et cultiver ces terres ».

Le Conseil paysan Guasimal

– Los Caribes est présent

sur un latifundio de 24 000

hectares, nommé Hato Garzon

et signalé comme terres

non cultivées à l’INTi. Depuis

huit ans, 80 familles lui donnent

vie en produisant du

maïs, des fèves, des haricots,

de la banane plantain et de

la yuca, en plus de faire de

l’élevage de bétail à double

fonction (viande et lait). Durant

toute cette période, ils ont

reçu des menaces de la part de

groupes armés au service de

Ali Torrealba, qui prétend être

le propriétaire de ces terres

non cultivées », nous dit-on.

Combattre le paramilitarisme

et ses bailleurs

de fonds ainsi que les propriétaires

terriens représente

donc une tâche urgente pour

l’Etat Vénézuélien. « Il doit y

avoir une réaction de la part

des forces de sécurité, mais

aussi au niveau politique

et juridique contre les propriétaires

terriens qui financent

et protègent les sicaires

et les paramilitaires. Il faut

rappeler aussi que beaucoup

de propriétaires terriens sont

impliqués dans les garimbas

et restent impunis ».

Prenons pour exemple

le cas de Julio « Cesar Ronco

» Garcia à Socopo (Etat de

Barinas) qui a mis à la disposition

de groupes violents

une tractopelle pour attaquer

et démolir des édifices publics.

Cet individu a, de plus, viré à

coups de fusil des paysannes

et des paysans de Hato El

Diamante – Cajarito, terres

appartenant à la Nation qu’ils

se sont appropriés par favoritisme

selon les dénonciations

de fonctionnaires de l’INTi luimême.

« L’impunité est un

facteur qui contribue à la

poursuite de pratiques paramilitaires

de la part des latifundistes

et de l’utilisation de

sicaires pour harceler, menacer,

expulser et assassiner les

paysans. L’Etat a une dette

historique envers le mouvement

paysan, et doit rendre

justice aux centaines de paysans

assassinés par les tueurs

à gages. Une assistance a été

apportée à 20 ou 30 familles,

mais on ne leur a pas encore

fait justice ».

5) Renforcer la production

paysanne

Comme nous l’avons déjà dit,

c’est la production paysanne

qui nourrit pour l’essentiel

les Vénézuéliennes et les

Vénézuéliens actuellement.

Cependant, « la plupart des

politiques d’intrants sont

destinées aux grands groupements

de producteurs. A ce

jour, il n’existe pas de politique

appropriée concernant

les financements et les intrants

au bénéfice de la production

des petits exploitants

agricoles et des paysans pauvres.

Il faudrait avant tout

contrôler les coûts des intrants

agricoles et garantir leur

fourniture aux producteurs ».

La question des intrants agricoles

est centrale pour la production,

et leur prix a flambé.

L’urée par exemple, un intrant

que l’on fabrique au Venezuela,

est passé de 60 000 à 500

000 bolivars. C’est un coup

dur porté au petit producteur

et à la production nationale ».

« L’Institut National de

la Santé Agricole Intégrale

(INSAI) compte environ 12

laboratoires de production

d’intrants au niveau national.

Tous les laboratoires sont

à l’arrêt, par conséquent celui

qui veut produire de manière

agro-écologique ne dispose

pas d’intrants », nous dit-on.

« Nous sommes déjà miavril,

le cycle des semailles va

bientôt commencer et nous

n’avons pas d’intrants. A

moins que l’Etat ou des secteurs

du Gouvernement ne

veuille donner la priorité et

ne préfèrent travailler avec les

grands groupements de producteurs

et non pas avec les

petits, qui sont pourtant ceux

qui produisent réellement.

Que vont devenir les familles

de ces derniers, et qu’adviendra-t-il

de la souveraineté et

de la sécurité alimentaire du

Venezuela? »

Dans le contexte actuel

de la guerre économique, il

est primordial de renforcer la

production. « Et pour ce faire,

on a besoin d’une sécurité

juridique, d’un financement

approprié et d’un accès aux

intrants pour les petits producteurs.

La priorité doit être

donnée à l’accès aux équipements

et à la viabilité agricole

».

Une autre question importante

est celle de la sécurité

de la production face aux

vols de récoltes, de machines

et d’intrants qui se généralisent.

« Il semble qu’une part

de la guerre menée contre la

Révolution consiste à détruire

la production limitée qui

existe dans nos campagnes

et qui a permis d’atténuer les

conséquences de la guerre

économique. Ce que nous

mangeons, la yuca, la banane

plantain, les fèves, les haricots,

le maïs, la patate douce,

le riz, ce sont les paysannes et

les paysans qui le produisent.

Mais si on te vole ta motopompe,

tu ne peux plus arroser.

Si on te vole un transformateur,

un tracteur…cela met fin

à la production et la guerre

économique s’aggrave ».

Notes :

1) C’est ce qu’a rappelé

le Commandant Chavez luimême

: »Savez-vous ce qu’ont

fait les représentants de l’oligarchie

terrienne quand la loi

a été approuvée et est parue

dans la Gazette Officielle?

Ils ont organisé un évènement

public et ont déchiré le

texte de Loi lors d’une cérémonie,

publiquement, devant

le pays entier. Un journaliste

vénézuélien a dit qu’un propriétaire

terrien qui déchire

la Loi sur les Terres peut être

comparé à un narcotrafiquant

qui déchire laLoi Antidrogue.

(Discours fait au Forum Social

…« Cette Révolution n’est pas complice des propriétaires

terriens! C’est la Révolution des paysans et des paysannes,

de la Justice »

Mondial de Porto Alegre, le

26 juin 2003).

2) La Plateforme de la

Lutte Paysanne comprend

plusieurs Conseils et Coopératives

paysannes, ainsi que

des petits producteurs et productrices

des Etats de Aragua,

Guarico, Cojedes, Barinas,

Portuguesa, Mérida, Tachira,

Trujillo, Lara, Yaracuy, Carabobo,

Vargas et Zulia.

Source : Alba TV/2018

Traduit par Frédérique

Buhl pour Venezuela Infos

Investig’Action 14 Mai

2018

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Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

11


Perspectives

Défilé de la Victoire : c’est l’URSS qui a vaincu le nazisme !

Vladimir Poutine au défilé de la Victoire

Discours de Vladimir Poutine à la parade

militaire marquant le 73e anniversaire

de la Victoire de l’URSS sur le

nazisme, le 9 mai 2018.

Chers citoyens de Russie, anciens

combattants, soldats et marins, sergents

et sergents-chefs, adjudants et

adjudants-chefs, officiers, généraux et

amiraux,

Félicitations en ce Jour de la Victoire

!* Cette fête a toujours été et sera

toujours le jour le plus cher et le plus

sacré pour chaque famille, pour tout

notre immense pays, une journée de

fierté nationale et d’infaillible mémoire

éternelle.

Il y a soixante-treize ans, la

grande guerre patriotique a pris fin, le

nazisme a été écrasé, ses atrocités, ses

outrages et sa barbarie ont pris fin et

ses plans de domination mondiale ont

été vaincus.

La défaite des nazis fut une

énorme Victoire triomphale. Ce mot

attendu depuis longtemps a immédiatement

fait le tour de la planète. Tous

les pays, tous les peuples à l’époque

comprenaient que l’issue de la Seconde

Guerre mondiale avait été déterminée

par l’Union soviétique, que ce grand

exploit sacrificiel avait été accompli par

nos soldats et notre peuple.

L’URSS a gagné la victoire au

prix des pertes les plus dures, des

pertes irremplaçables ; elle a défendu

l’honneur et l’indépendance de notre

Patrie grâce à un courage inégalé sur

les lignes de front et sur le front intérieur.

Cependant, des tentatives sont

faites aujourd’hui pour occulter cet acte

du peuple qui a sauvé l’Europe et le

monde de l’esclavage et des horreurs de

l’Holocauste, pour déformer les événements

de la guerre, enterrer les vrais

héros dans l’oubli et forger, réécrire et

corrompre l’histoire elle-même.

Nous ne laisserons jamais cela

se produire. Nous devons chérir la

mémoire du courage des guerriers qui

ont donné leur vie, de tous nos soldats

et des combattants courageux

du Deuxième Front, de la contribution

apportée par les pays de la coalition

antihitlérienne, de la fraternité d’armes

de ceux qui se sont dressés contre le

nazisme.

Nous serons toujours fiers du

fait que le peuple soviétique a tenu

bon et n’a pas cédé à l’ennemi cruel,

tandis que certains pays ont préféré la

disgrâce de la capitulation, le compromis

hypocrite ou la coopération directe

avec les nazis [la palme d’or du collaborationnisme

revient à la France, haut

la main].

Notre peuple s’est battu jusqu’à

la mort. Aucun autre pays n’a repoussé

une telle invasion, évacué sous le feu

de l’ennemi des millions de personnes

et des milliers d’usines, qui ont presque

immédiatement commencé à fabriquer

des équipements et des munitions pour

le front.

L’impossible a été atteint. Personne

n’a pensé à soi et tout le monde

a œuvré héroïquement, y compris les

femmes et les enfants. Pour la Patrie,

pour la Victoire. Pour ceux qui défendaient

notre pays, leurs familles au

cœur de la guerre.

Le courage de nos guerriers est

incommensurable. Tous, du simple soldat

au général, se sont battus dans le

froid et dans la chaleur, dans de petits

et de grands champs de bataille. Chaque

ligne militaire faisait partie de la

Patrie, et pour cette raison, chacune

d’elles était la plus importante.

Nos troupes ont remporté de

grandes victoires dans les batailles

décisives de Moscou et de Stalingrad,

dans les batailles près de Koursk et

sur le Dniepr, ont brisé le siège de

Leningrad et libéré les capitales européennes.

Elles ont pris Berlin dans

l’assaut décisif.

Leur origine n’avait pas d’importance

durant tout ce temps : d’où

ils venaient, quelle était leur appartenance

ethnique ou leur religion, dans

quelle région du vaste pays ils habitaient

avant la guerre, et s’ils avaient

été enrôlés pour rejoindre l’armée ou

s’étaient portés volontaires pour le

front.

Chacun avait une Mère Patrie.

Chacun a combattu autant qu’il le pouvait,

jusqu’à la dernière balle, jusqu’à

la dernière goutte de sang. Le 9 mai

unit les générations à travers une histoire

de courage. Chaque famille a ses

propres héros, qui vivent dans nos

cœurs. Ils sont avec nous dans les

rangs du Régiment Immortel.

Nous nous inclinons devant la

mémoire chérie de tous ceux qui ne

sont pas revenus de la guerre, des fils,

des filles, des pères, des mères, des

grands-pères, des maris, des épouses,

des sœurs, des camarades, des parents

et des amis. Nous pleurons les anciens

combattants qui sont décédés.

Observons une minute de silence.

(Une minute de silence.)

Chers amis,

En juin 1941, la guerre est entrée dans

tous les foyers, séparant les êtres chers,

beaucoup d’entre eux pour toujours.

Elle a rendu orphelins et dépossédé des

centaines de milliers d’enfants, détruisant

les espoirs et les plans, incinérant

les villes et les villages.

La guerre est toujours un défi

pour la vie elle-même et tout ce qu’elle

offre de mieux. Nous nous souvenons

des tragédies des deux guerres mondiales

; les leçons de l’histoire nous

empêchent de « devenir aveugles ».

Les nouvelles menaces ont les mêmes

vieux traits hideux : l’égoïsme et l’intolérance,

le nationalisme agressif et

les revendications d’exceptionnalisme.

Nous sommes conscients de la

gravité de ces menaces. Il est important

que tous les pays, toute l’humanité

réalisent que la paix est très fragile et

que sa stabilité est renforcée par notre

engagement commun à nous entendre,

à nous faire confiance et à nous

respecter les uns les autres.

La Russie est ouverte au dialogue

sur toutes les questions liées à la

garantie de la sécurité mondiale ; elle

est prête à un partenariat égal et constructif

visant à l’entente, à la paix et

au progrès sur la planète.

Honorables vétérans,

Notre gratitude envers vous est sans

limites ; nos cœurs en parlent en ce

moment. Un défilé militaire aura lieu

en l’honneur de vos services rendus à

la Patrie.

Vos vies, brûlées par la guerre,

sont un exemple éternel pour toutes

les générations. Nous nous inclinons

devant votre féroce loyauté envers la

Mère Patrie.

Nous sommes honorés d’être vos

héritiers. Nous comprenons l’étendue

de cette responsabilité et nous ne serons

jamais indignes de vous.

La fierté dans votre action nous

rend plus forts. Maintenant, une nouvelle

génération de vainqueurs est

dans les rangs, et ils vont marcher à

travers la place principale du pays.

Nous suivrons toujours votre

testament, vos traditions. Nous continuerons

à travailler dur, pour réussir

dans l’intérêt de la prospérité et de la

puissance de la Russie. La lumière de

vos victoires, votre bravoure et vos

paroles nous encourageront dans cette

voie.

Bonne fête ! Félicitations en ce

jour de la Grande Victoire ! Hourrah!

LGS 10 mai 2018

NDLR.

Le Jour de la Victoire célébré

le 9 mai en Russie et dans la plupart

des pays de l’ancienne Union soviétique,

est le jour de commémoration de

la signature à Berlin de l’acte de capitulation

de l’Allemagne nazie face aux

troupes alliées (États-Unis, Royaume-

Uni et Commonwealth, France libre,

Pologne libre, Union soviétique, entre

autres) et donc la fin pour les Soviétiques

de la Grande Guerre patriotique.

Terme par lequel l’Union soviétique

désigne le conflit qui l’opposa à l’Allemagne

nazie, de juin 1941 à mai

1945.

Un premier acte

Parade militaire marquant le 73e anniversaire de la Victoire de l'URSS sur le nazisme, le 9 mai 2018

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(718) 282-4033

Email: rincherexpress@gmail.com

de reddition de l’armée allemande fut

signé à Reims (France) le 7 mai 1945

à 2h41 du matin. Cet acte de reddition

reconnaissait la capitulation sans

condition du Troisième Reich et ordonnait

la cessation des combats le 8 mai

à 23h01.

Staline ayant demandé que

l’acte fût signé à Berlin, une seconde

signature de l’acte de capitulation eut

lieu donc à Berlin dans la soirée du 8

mai 1945, à 23 h 01 (heure d›Europe

centrale), mais le 9 mai à 01 h 01,

heure de Moscou, compte tenu du décalage

horaire.

Director: Florence Comeau

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12 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


Perspectives

Notre Mémoire se souvient!

James Connolly: révolutionnaire irlandais marxiste oublié

(5 juin 1868 - 12 mai 1916)

Par Frantz Latour

André L. F.

Dorismond

n’est plus

André Dorismond

James Connolly, syndicaliste,

révolutionnaire marxiste irlandais

James Connolly est un marxiste,

révolutionnaire et syndicaliste

irlandais. S’il fut un infatigable

rédacteur d’articles et auteur d’essais,

il fut aussi un militant proche

des ouvriers dont il défendait la

cause que ce soit en Écosse, aux

États-Unis ou en Irlande. Il est

l’un des principaux dirigeants de

l’insurrection de Pâques 1916, à

Dublin, les fameuses «Pâques sanglantes».

Dirigeant républicain et socialiste

irlandais qui avait pris fait

et cause pour le syndicalisme et les

travailleurs industriels à travers

le monde, James Connolly est né

dans la région de Cowgate, à Édimbourg,

en Écosse, de parents immigrants

irlandais. Le quartier où

il vivait était l’un des bidonvilles

de la ville. Il eut une enfance très

difficile. Mary, la mère de Connolly,

est morte prématurément à

la suite de la privation dont elle

avait été victime. Connolly avait

quitté l’école pour commencer à

travailler à l’âge de 11 ans. Autodidacte,

il était devenu l’un des

principaux théoriciens marxistes

de son époque. Il a également joué

un rôle dans la politique écossaise

et américaine.

Connolly avait bien exprimé

la réalité des rapports capitalistes

entre le pouvoir britannique et les

masses irlandaises: “

Si demain vous retirez l’armée

anglaise et hissez le drapeau

vert [irlandais] au haut du château

de Dublin, à moins d’une organisation

établissant une République

socialiste, vos efforts seraient

vains. L’Angleterre vous gouvernerait

toujours. Elle vous dirigerait

à travers ses capitalistes, à

travers ses propriétaires, à travers

ses financiers, à travers toutes les

institutions commerciales et individualistes

qu’elle a plantées dans

ce pays et arrosées des larmes de

nos mères et du sang de nos martyrs.»

Dans Irish Worker et Workers

Republic, Connolly n’a pas

arrêté d’exprimer sa façon de

comprendre les difficultés inhérentes

aux rapports de classe et

les solutions à y apporter: “Oui,

mes amis, les gouvernements en

société capitaliste ne sont que

des comités de riches gérant les

affaires de la classe capitaliste”

(Irish Worker, 29 aoùt 1915).

Dans Workers Republic, Connolly

affirme: “ En temps normal, nous

croyons en des actions constitutionnelles;

dans des temps exceptionnels,

nous croyons dans

l’action révolutionnaire, ce sont

justement ces temps que nous vivons”

(4 décembre 1915).

Durant le XIXe siècle, la population

irlandaise fragilisée par

une misère atroce, subit de terribles

famines de 1845 à 1847,

difficultés qui contribuèrent à

exacerber un sentiment anti-britannique

déjà fortement ancré

dans la population. Le désespoir

était tel que certaines statistiques

avancent les chiffres de près

d’un million de morts et de deux

millions d’émigrés.

C’est dans le contexte de

cette situation de calamité sociale

qu’est apparue en mars 1858, à

Dublin et à New York l’Irish Republican

Brotherhood (IRB), une

organisation révolutionnaire républicaine

dont le but était la

préparation d’un soulèvement

général en Irlande. Dans la même

optique, James Connolly, chef de

l’Irish Labour Party et les chefs

syndicaux républicains fondaient

également de leur côté l’Irish

Citizen Army pour protéger les

participants des grandes grèves de

1913.

Connolly se trouva être

un acteur de premier plan dans

l’insurrection qui devait démanteler

l’autorité despotique britannique.

Le lundi de Pâques, le

24 avril 1916, 120 membres de

l’Irish Citizen Army et 700 de

l’Irish Volunteers Force défilent

dans O›Connell Street à Dublin.

Soudain, c’est la ruée et l’occupation

de la Poste centrale, ainsi que

de divers bâtiments stratégiques,

tels le Palais de justice, les moulins

Boland et la gare de Westland

Row. Parmi les révolutionnaires

on trouve Constance Markievicz,

nationaliste et révolutionnaire irlandaise

qui dirige la brigade féminine

de l’ICA. Des armes sont dérobées

à l’armée britannique. Les

femmes, de leur côté, amassent

des vivres et des médicaments.

Cette insurrection est passée

à l’histoire sous le nom de “

Pâques sanglantes”. Conformément

au programme élaboré,

Patrick Pearse l’un des chefs du

mouvement insurrectionnel proclame

la République irlandaise.

Quelques actions ont lieu dans

des villes de province, mais on est

loin d’une insurrection générale,

comme cela avait été envisagé.

Durant toute l’après-midi, les assauts

de l’armée britannique sont

systématiquement repoussés et

plusieurs casernes sont même attaquées

par les Volunteers.

Toutefois, les insurgés commettent

une erreur importante en

ne prenant pas le Castel, siège de

l’autorité britannique et centre des

communications. Les Britanniques

ayant conservé la maîtrise du téléphone,

ceci leur permit d’alerter

des unités additionnelles totalisant

finalement quatre divisions,

soit plus de 50 000 homme s. Le

lendemain, mardi 25 avril, alors

que les insurgés radiodiffusent la

proclamation de la République, la

contre-attaque britannique obtient

d’indéniables succès militaires.

Dublin est le lieu de véritables

batailles de rue. Les Britanniques

bombardent les bâtiments

aux mains des Républicains provoquant

de multiples incendies,

des centaines de morts et de blessés..

Après cinq jours de violents

combats, les insurgés sont acculés

à une situation désespérée. Le 29

avril Patrick Pearse, président du

gouvernement provisoire, décrète

l’arrêt des combats. La reddition

sans condition est signée le même

jour.

En raison de son rôle de

leader de premier plan dans l’insurrection

de Pâques de 1916, en

raison aussi de ses prises de position

marxistes, révolutionnaires,

son incessant combat aux côtés

de la classe ouvrière, Connolly fut

condamné à mort. Les plus zélés à

réclamer la peine capitale pour lui

furent ces grands patrons d’usine

qu’il n’avait pas arrêtés de dénoncer

durant le “Great Lock-Out” de

1913. Un peloton d’exécution britannique

le fusilla le 12 mai 1916.

Sources:

James Connolly. The History

Learning Site; historylearningsite.

co.uk. March 25, 2015

James Connolly. Irish Labour

Leader and Revolutionary. Encyclopedia

britannica. Last updated

5-8-2018.

https://fr.wikiquote.org/

wiki/James_Connolly

Haïti Liberté annonce la nouvelle

de la mort du grand

chanteur des Orchestres Nemours

Jean-Baptiste et Wébert Sicot, André

Dorismond survenue le 4 mai

2018 à Miami, en Floride, à l'âge

de 89 ans.

Né le 10 octobre 1928 à

Port-au-Prince, Haïti, ses parents

étaient feu Carmen Bruno et Marcel

Dorismond.

De son premier mariage

avec feue Jacqueline Roland en

Haïti, ils ont eu trois garçons; Pierre

Antoine Dorismond, Charles André

Dorismond et Jhony Dorismond. Du

second avec la regrettée Marie Rose

Dorismond, ils ont eu 2 enfants :

Marie Andrée Dorismond et le regretté

Patrick Dorismond qui a été

assassiné le 16 mars 2000 par un

policier à Manhattan.

André laisse derrière lui ses

enfants mais aussi 8 petits enfants

et 2 arrière-petits-enfants.

En guise de funérailles, un

rassemblement aura lieu le samedi

19 mai 2018 de 14h00 à 16h00

avec un service qui débutera à

16h00 au Haisley Tribute & Cremation

Center 2041 SW Bayshore

Boulevard Port Saint Lucie, Floride

34984. Une réception suivra le service.

EN MÉMOIRE DE

MYRIAM DORISMÉ

Une messe d’action de grâce sera

célébrée le Vendredi 18 Mai en

cours à 10 heures du matin à

l’Eglise des Saints Innocents, coin

Océan Avenue et East 37 à

Brooklyn, New York. Cette

annonce tient lieu d’invitation !

Pour toutes informations,

appelez Gladys T. Phillpotts :

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Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

13


Perspectives

Plusieurs milliers de manifestants à Paris, le 13 mai, pour

dire : « Macron, un an, ça suffit ! »

l’appel du Mouvement pour la rupture

avec l’Union européenne et la

À

Ve République, plusieurs milliers de travailleurs

et de jeunes ont manifesté de

la place de la République au cimetière

du Père-Lachaise.

Aux cris de « Ce n’est pas les

étudiants qu’il faut sélectionner, c’est

le gouvernement qu’il faut virer » et de

« Les cheminots ont raison ; non, non

aux privatisations », les manifestants

ont exprimé leur volonté de voir balayées

toutes les remises en cause des

droits ouvriers et démocratiques par le

gouvernement et avec elles, Macron et

ses ministres.

« Personne ne veut, personne ne

peut attendre 2022 », ce mot d’ordre

exprimait le sentiment de tous. Mais

par-dessus tout, c’est l’exigence de

l’unité des rangs ouvriers qui s’est

exprimée dans toute la manifestation.

Exigence de l’unité de la jeunesse avec

la classe ouvrière comme le proclamait

Une vue de la manifestation du 13 mai à Paris

Le POID (Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique) a été l’épine dorsale

de cette manifestation rapporte Jean-François Charlot de Agora vox

la banderole de tête suivie par une

masse de lycéens et d’étudiants. Unité

des travailleurs et de leurs organisations

réclamée partout dans le cortège.

Unité à l’image des dix-huit

orateurs de toutes tendances du mouvement

ouvrier et démocratique qui

ont conclu la manifestation : militants

politiques du PCF, de La France Insoumise,

du POID, de Génération.s,

du Groupe socialiste universitaire,

militants syndicaux, cheminots, travailleurs

sans papiers, médecins, enseignants,

paysans, étudiants, élus…

Après la lecture de l’appel ci-dessous

appelant à constituer partout des

comités pour l’unité pour en finir avec

Macron, la manifestation s’est terminée

au chant de L’Internationale à

quelques mètres du Mur des Fédérés

où ont été fusillés les derniers communards

qui, en 1871, ont instauré

le premier gouvernement ouvrier de

l’histoire.

Paris, le 14 mai 2018

Déclaration lue à la fin de la

manifestation

« Dans tout le pays grandit l’aspiration

à l’unité : Macron doit partir.

La grève des cheminots le dit :

la réforme ferroviaire doit partir, retour

au service public et au statut des

cheminots.

Hospitaliers mobilisés pour la

défense de la santé publique, étudiants

dressés contre la sélection, ouvriers et

personnels de Carrefour combattant

les licenciements, paysans frappés par

la politique de l’Union européenne,

petits artisans, retraités soumis à l’infâme

augmentation de la CSG, toutes

et tous, nous aspirons à l’unité pour en

finir avec cette politique.

Nous avons dit, il y a plusieurs

mois, qu’il y aura une manifestation

nationale à Paris pour l’unité pour

chasser Macron. Nous avons multiplié

les démarches, certaines ont abouti,

d’autres pas.

Aujourd’hui, nous sommes ici

par milliers, travailleurs, jeunes, militants

appartenant aux tendances les

plus diverses du mouvement ouvrier

et démocratique, rassemblés pour dire

: la volonté de la majorité doit s’imposer,

Macron doit partir, et le plus tôt

sera le mieux !

Cette manifestation n’est pas la

seule. Il y en a eu d’autres avant. Il y

en aura d’autres après. La vague grandit,

celle de l’unité qui, quelles qu’en

soient les formes, quels que soient les

obstacles, finira par l’emporter.

Macron revendique l’hé ritage

des versaillais de 1871. Nous sommes,

nous, rassemblés au cimetière du

Père-Lachaise, là où ont été fusillés les

derniers communards.

Entre Versailles et la Commune,

entre les fusilleurs et les fusillés, entre

les exploiteurs et les exploités, entre le

monde du capital et le monde ouvrier,

le fossé est infranchissable.

Partout, et sous toutes les

formes, organisons nos comités pour

l’unité , l’unité des rangs ouvriers et

démocratiques qui en finira avec Macron,

sa politique, sa Ve République et

l’Union européenne.

Dehors Macron ! Place à la

démocratie !

Place aux exigences du peuple

travailleur !

Unité ! Macron doit partir ! Macron

partira ! »

Source : Mouvement pour la

rupture avec l’Union européenne

et la Ve République

« Masterstroke » le plan du Coup d’Etat des Etats-Unis au Venezuela

Par Stella Calloni *

Stella Calloni révèle le plan secret du

SouthCom pour renverser la République

bolivarienne du Venezuela. Ce document,

que nous avons publié, contredit

les engagements du président Trump de

mettre fin aux changements de régime

qui caractérisaient la politique impériale

US. Il atteste que l’image internationale

de chaos du Venezuela est entièrement

fabriquée et ressort exclusivement de la

propagande anglo-saxonne.

Les États-Unis et leurs alliés préparent

en silence un plan brutal pour « en

finir avec la dictature » au Venezuela. Ce

« Coup de Maître » (“Masterstroke”) déjà

en marche verrait une première partie se

mettre en place avant les prochaines élections,

et, s’ils ne parviennent pas à chasser

le président Nicolás Maduro lors de la

nouvelle offensive, qui sera accompagnée

de tout l’appareil de la propagande et des

médias, outre des actions violentes « pour

la défense de la démocratie », le Plan B est

prêt, et il impliquera plusieurs pays, pour

imposer une « force multilatérale » d’intervention

militaire.

Le Panama, la Colombie, le Brésil et

la Guyana jouent un rôle clé, avec l’appui

de l’Argentine et d’autres « amis » sous

le contrôle du Pentagone. Les bases à occuper,

les pays frontaliers qui fourniront

un soutien direct, dont leurs hôpitaux et

réserves de vivres pour les soldats, tout

est prêt.

Tout cela est spécifié dans un document

de 11 pages qui porte la signature de

l’amiral Kurt Walter Tidd, actuel commandant

en chef du SouthCom des États-Unis,

non encore divulgué [1].

Le document analyse la situation

actuelle et valide une guerre de contre-insurrection

contre le Venezuela, ainsi

que le schéma pervers de la guerre psychologique

qui permet de comprendre la

persécution, le harcèlement, le dénigrement,

le mensonge utilisés pour en finir

non seulement avec les dirigeants populaires,

mais aussi avec les peuples en tant

que tels.

Le rapport affirme que « la dictature

chaviste chancelle au Venezuela, suite à

ses problèmes internes, à la grave pénurie

d’aliments, à l’assèchement des revenus

extérieurs et à une corruption effrénée, qui

a gagné le soutien international, à coup

de pétrodollars ; le pouvoir acquisitif de la

monnaie nationale est en train de plonger

».

Cette situation, ils admettent l’avoir

créés de toutes pièces, avec une impunité

choquante, et considèrent qu’elle ne va pas

changer. Ils justifient leurs actions en affirmant

que le gouvernement vénézuélien

prendra de nouvelles mesures « populistes

L’amiral Kurt W. Tidd, commandant

en chef du SouthCom

» pour se maintenir au pouvoir.

On peut s’étonner du traitement

réservé à l’opposition, opposition manipulée,

conseillée et payée par les États-Unis,

car on peut lire que « le gouvernement

corrompu de Maduro s’effondrera, mais

malheureusement les forces d’opposition

qui défendent la démocratie et le niveau

de vie de la population n’ont pas la capacité

requise pour mettre fin au cauchemar

vénézuélien », à cause de leurs disputes

internes, et d’une « corruption semblable

à celle de leurs rivaux ; ils partagent le

même manque de racines » qui « ne leur

permettent pas de tirer le meilleur parti de

cette situation et de prendre les décisions

nécessaires pour exagérer l’état de pénurie

et de précarité dans laquelle le groupe de

pression qui exerce la dictature de gauche

a plongé le pays ».

Ils considèrent qu’on se trouve face

à « une action criminelle sans précédent

en Amérique latine », alors que le gouvernement

du Venezuela n’a jamais agi à

l’encontre de ses voisins, manifestant au

contraire une intense solidarité régionale

et mondiale. Le plan états-unien soutient

que « la démocratie se propage en

14 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


Gaza : des cerfs-volants contre des fusils

Par Ahmed Al-Naouq

« Les peuples qui vivent sous l’oppression saisissent toutes les occasions

d’exprimer leur défi, même à travers des moyens symboliques » : Les cerfsvolants

Alors que les médias israéliens

dénoncent l’utilisation de

cerfs-volants pour soit-disant envoyer

des cocktails Molotov au-delà de la

clôture de la bande de Gaza, leur utilisation

la plus courante par les Palestiniens

est pacifique.

Les cerfs-volants sont apparus

tout au long des six semaines de protestation

le long de la clôture israélienne

de séparation, débutées le 30

mars. L’écrivain palestinien Ramzy

Baroud, qui a grandi dans l’un des

camps de réfugiés de Gaza, avait jadis

écrit : « Les peuples qui vivent sous

l’oppression saisissent toutes les occasions

d’exprimer leur défi, même à

travers des moyens symboliques ».

Les cerfs-volants ont longtemps été

l’un de ces symboles parce que, contrairement

aux Palestiniens de Gaza,

ils peuvent voler librement au-dessus

des frontières qui sont bloquées.

Récemment, un groupe de

jeunes Palestiniens a entrepris de fabriquer

et de faire voler mille cerfs-volants

aux couleurs de leur drapeau

national (rouge, vert et blanc). « Je

voulais montrer au monde que nous

protestons pacifiquement et rejetions

toute idée de violence », explique

Rami Siam, âgé de 29 ans, un père de

trois enfants qui vend des jouets pour

enfants sur un stand dans la ville de

Gaza. L’idée du projet de cerf-volant

était la sienne, et qui lui est venue

quand il a entendu certains Israéliens

prétendre à la télévision que la Marche

du retour était violente et manipulée

par le mouvement Hamas.

Siam a recruté 15 autres volontaires,

âgés de 12 à 60 ans, qui se sont

rencontrés dans la cour de la mosquée

Alajame, vieille de 800 ans et située

au cœur de la vieille ville de Gaza, afin

de fabriquer des cerfs-volants et envoyer

un message de paix et d’espoir.

« Nous avons choisi la mosquée parce

que nous avons grandi dans ce quartier

et nos familles ont passé beaucoup

de temps ici », raconte Siam. « Cela

nous ramène des souvenirs de notre

enfance et nous rappelle nos ancêtres,

qui ont prié ici aussi ».

C’était aussi le seul endroit possible

pour se rencontrer toute la journée

pendant une semaine, gratuitement.

Un groupe parmi eux s’est activé en

commençant juste après la prière de

l’aube (6h du matin) et jusqu’à ce

qu’il fasse sombre, ne s’interrompant

que pour le déjeuner. D’autres, qui

vendent des marchandises dans les

chariots de rue, viennent après leur

travail ou pendant les pauses. D’autres

viennent après l’école.

Les participants se regroupent

dans différents coins de la cour de la

mosquée, chacun ayant en charge une

partie du travail : couper les bâtons,

mesurer les espaces entre eux et les

attacher de façon à former le squelette

du cerf-volant; y coller le papier coloré

qui forme le corps; attacher la queue;

fabriquer et attacher le sharasheeb (les

ailes au-dessus de la queue).

Sur certains cerfs-volants, ils

peignent les drapeaux des pays arabes

pour solliciter leur soutien. Sur

d’autres, un artiste en calligraphie

écrit les noms des villes palestiniennes

effacées ou des Gazaouis qui

ont été tués par des tireurs israéliens

pendant les rassemblements. Leur

projet : couper leurs « attaches » une

fois qu’ils sont dans le ciel, afin que

les cerfs-volants puissent naviguer

au-delà de la clôture de séparation et

dans le pays qui leur appartient. Les

martyrs étaient dans l’impossibilité de

voir la Palestine de leur vivant, mais

les cerfs-volants les y porteront, par

l’esprit. « Puisque nous ne pouvons

pas atteindre les terres qui nous ont

été volées, nous allons y faire voler

nos cerfs-volants », nous dit Moab

Fazaa, âgé de 19 ans. « Nous écrivons

ces noms pour rappeler au monde et

à nous-mêmes que nous n’oublierons

jamais nos martyrs ou nos villages. »

Ce rêve unit tous les Palestiniens,

en les rassemblant au-delà de

toutes les factions et croyances religieuses.

Et la tradition de la fabrication

de cerfs-volants les rassemblent aussi.

« Je me souviens que je faisais souvent

des cerfs-volants quand j’étais petit, et

ce sont mon père et mon grand-père

qui m’ont appris cela », raconte Abou

Mohammed, qui a près de 60 ans.

Siam ajoute que, même s’il peut

sembler facile de faire un cerf-volant,

cela demande beaucoup de concentration

car toute erreur peut le rendre

inutilisable. « Lorsque nous avons

commencé à mettre en œuvre ce projet,

j’ai été surpris par le niveau de

soutien que nous obtenions. Tout le

monde dans le quartier faisant l’éloge

de notre travail et nous aidaient même

du mieux qu’ils le pouvaient», a ajouté

Siam.

Certains jours, le nombre de personnes

impliquées a atteint 40. « Nous

partions seulement quand nous étions

trop fatigués pour faire plus. Nous aimons

ce travail et nous pensons que

nous envoyons un message important

», explique Abu Alabed, âgé de 40

ans, l’un des organisateurs.

À la fin, l’équipe a fabriqué environ

300 cerfs-volants, et le premier

jour où ceux-ci ont été amenés à la

Marche du retour, les enfants étaient

tellement excités sur le site qu’ils ont

piétiné la plupart d’entre eux. Cependant,

Siam et ses recrues en ont sauvés

et en ont fabriqués de nouveaux

… et cette fois, ils ont volé ! Leurs

cerfs-volants ont navigué au-delà de

la clôture, vers la Palestine et la liberté.

Chronique de Palestine

8 mai 2018

Des cerfs-volants aux couleurs du drapeau national de la

Palestine (rouge, vert et blanc)

Amérique, continent dont le populisme

radical était destiné à prendre le contrôle ».

L’Argentine, l’Équateur et le Brésil seraient

des exemples à ce titre. « Cette renaissance

de la démocratie se base sur des choix

courageux, et les conditions régionales

sont favorables. C’est le moment pour les

États-Unis de montrer qu’ils sont impliqués

dans ce processus, dont la chute de

la dictature vénézuélienne marquera un

virage à l’échelle continentale ».

Ils poussent par ailleurs le président

état-unien Donald Trump à agir, au motif

que « c’est la première occasion pour l’administration

Trump de mettre en œuvre sa

vision de la démocratie et de la sécurité, et

pour le convaincre que c’est crucial pour le

continent et pour le monde entier. Le moment

d’agir est arrivé ».

Cela implique, outre l’éradication

définitive du chavisme et l’expulsion de

son représentant, de travailler à « intensifier

l’insatisfaction populaire, en favorisant

plus d’instabilité et de pénurie, afin de

rendre irréversible le désaveu du dictateur

actuel ».

Si l’on veut pénétrer l’art de la perversion

contre-insurrectionnelle, il suffit

de lire la partie du document qui recommande

de « harceler le président Maduro,

le ridiculiser et le présenter comme un exemple

de maladresse et d’incompétence,

un fantoche aux ordres de Cuba ».

Il est également suggéré d’exacerber

les divisions entre membres du groupe

au pouvoir, en soulignant les différences

de niveau de vie entre eux par rapport à

celui des dirigeants, et de veiller à ce que

les divergences s’amplifient.

L’idée consiste à mener des opérations

fulgurantes, à la façon dont Mauricio

Macri en Argentine et Michel Temer

au Brésil ont pris certaines mesures chez

eux, ces deux majordomes aux ordres de

Washington étant par ailleurs des personnalités

corrompues mais devenues par la

grâce impériale des « avant-gardes de la

transparence » qui ont pris des mesures

avec la précision d’un tir de missiles, en

quelques heures, pour la destruction des

États nationaux.

Le document signé par le chef du

SouthCom exige de rendre insoutenable le

gouvernement de Maduro, pour le forcer à

hésiter, à négocier ou à prendre la fuite. Ce

plan qui devrait en finir à brève échéance

avec la dite dictature au Venezuela appelle

à « augmenter l’instabilité interne jusqu’à

des niveaux critiques, en intensifiant la

dé-capitalisation du pays, la fuite des

capitaux étrangers et la dégringolade de

la monnaie nationale, par l’application de

nouvelles mesures inflationnistes ».

Autre objectif : « faire obstruction à

toutes les importations et en même temps

démotiver les éventuels investisseurs

étrangers », le tout afin de « contribuer

à rendre plus critique la situation pour la

population ».

On trouve aussi dans ce plan

présenté en 11 pages « l’appel à des alliés

internes et à d’autres personnes bien insérées

dans le panorama national afin

qu’ils génèrent des manifestations, des

troubles et de l’insécurité, des pillages, des

vols et des attentats ainsi que des saisies

de bateaux et autres moyens de transport,

pour perturber la sécurité nationale dans

les pays limitrophes ». Il convient aussi de

« faire des victimes » et d’en accuser les

gouvernants « en augmentant les dimensions

de la crise humanitaire, aux yeux du

monde entier » ; il faut pour cela manier le

mensonge et parler de corruption généralisée

parmi les dirigeants et « lier le gouvernement

au narcotrafic afin de dégrader

son image tant au plan intérieur que face

à l’opinion internationale » ; cela sans oublier

de « promouvoir la fatigue parmi les

membres du Parti socialiste unifié (PSUV),

l’irritation entre eux, afin qu’ils rompent

avec fracas leurs liens avec le gouvernement

et qu’ils refusent les mesures et

restrictions qui pèsent sur eux comme sur

tous ;[…] L’opposition est si faible, qu’il

faut créer des frictions entre le PSUV et Somos

Venezuela ».

Ce n’est pas tout, il faut « structurer

un plan pour obtenir la désertion des

cadres les plus qualifiés, de façon à priver

le pays de tous ses professionnels hautement

qualifiés ; cela aggravera encore plus

la situation interne, ce dont on fera porter

la responsabilité au gouvernement ».

L’ingérence militaire

Comme dans un roman à suspense, le

document appelle à « utiliser les officiers

de l’armée comme alternative pour une

solution définitive » et à « rendre encore

plus dures les conditions au sein des Forces

armées pour préparer un coup d’État

avant la fin de l’année 2018 si cette crise

ne suffisait pas à provoquer l’effondrement

de la dictature, ou si le dictateur se

refuse à laisser la place à d’autres ».

Considérant que tout ce qui précède

peut ne pas aboutir, et avec un mépris

criant pour l’opposition vénézuélienne le

plan préconise « d’alimenter continuellement

la tension sur la frontière avec la

Colombie, d’alimenter le trafic de combustible

et d’autres biens, les menées des

paramilitaires, avec des incursions armées

et du trafic de drogues, pour provoquer des

incidents armés avec les forces de sécurité

frontalières » et en outre de « recruter des

paramilitaires principalement dans les

camps de réfugiés de Cúcuta, La Guajira

et le nord de la province de Santander,

vastes zones peuplées de citoyens colombiens

qui avaient émigré au Venezuela et

maintenant rentrent au pays, pour fuir un

régime qui a augmenté l’instabilité aux

frontières, en mettant à profit l’espace

vide laissé par les FARC, l’ELN toujours

belligérant, et les activités [paramilitaires]

dans la région du cartel du Golfe ».

Et voici la structuration du coup final

à asséner : « favoriser l’engagement

de forces alliées pour appuyer les officiers

[rebelles] de l’armée ou pour contrôler la

crise interne au cas où l’initiative serait

retardée, […] empêcher sur une période

courte le dictateur de continuer à élargir

sa base pour contrôler l’échiquier interne.

Si nécessaire, agir avant les élections

prévues pour le prochain mois d’avril ».

En fait, ces élections auront lieu le

20 mai et les États-Unis ainsi que leurs

comparses refusent à l’avance d’en reconnaître

le résultat. Le nœud de la question,

c’est « d’obtenir le soutien et la coopération

des autorités alliées de pays amis

(Brésil, Argentine, Colombie, Panama et

Guyana). Organiser l’approvisionnement

des troupes, l’appui logistique et médical

depuis le Panama. Faire bon usage

de tout ce que permettent la surveillance

électronique et les signaux intelligents,

des hôpitaux et des fonds déployés au

Darién (dans la jungle panaméenne) ;

mettre à profit l’équipement en drones du

Plan Colombie, ainsi que les terrains des

anciennes bases militaires de Howard et

Albroock (Panama) de même que celles

qui appartiennent à Rio Hato. Et aussi

dans le Centre régional humanitaire des

Nations Unies, conçu pour des situations

de catastrophe et d’urgence humanitaire,

qui comporte une piste d’atterrissage et

ses propres magasins ».

On a affaire à la mise en place

d’une intervention comportant « le stationnement

d’avions de combat et d’hélicoptères,

de véhicules blindés, de postes

de Renseignement et d’unité militaires

spéciales pour la logistique (policiers, responsables

militaires et prisons) ». […]

Il faudra « déployer l’opération militaire

sous drapeau international, avec l’aval

de la Conférence des Armées latino-américaines,

sous la protection de l’OEA et

la supervision, dans le contexte légal et

médiatique, du secrétaire général de ladite

Organisation des États américains, Luis

Almagro ». ll conviendra de « déclarer la

nécessité pour le Commando continental

de renforcer l’action, en se servant des

outils de la démocratie interaméricaine,

avec l’objectif d’éviter la rupture démocratique

». Et surtout il s’agit de « faire l’unité

du Brésil, de l’Argentine, de la Colombie

et du Panama pour qu’ils contribuent

à renforcer les troupes, à faire usage de

leur proximité géographique, et de leur

expérience en matière d’opérations en

régions boisées et dans la jungle. Le côté

international sera renforcé par la présence

d’unités de combat des États-Unis et des

nations mentionnées ; le tout sous le gouvernement

général de l’état-major conjoint

dirigé par les États-Unis ».

On s’étonne de l’impunité dans

laquelle tout cela se trame, dans le dos

des peuples, dans une illégalité absolue,

et alors que cela seul rend compréhensibles

les récentes manœuvres militaires des

États-Unis à la frontière entre le Brésil et

le Venezuela (Brésil, Pérou, Colombie),

dans l’Atlantique-Sud (États-Unis, Chili,

Royaume-Uni, Argentine) ; dans le cas

de l’Argentine, cela se fait sans la moindre

autorisation du Congrès national depuis

octobre-novembre 2017.

« Utiliser les facilités du territoire

panaméen pour l’arrière-garde et les capacités

de l’Argentine pour sécuriser les

ports et les positions maritimes […],

- proposer au Brésil et à la Guyana

de faire servir leur situation migratoire, sur

laquelle nous avons l’intention de peser à

la frontière avec la Guyana ;

- coordonner l’appui à la Colombie,

au Brésil, à la Guyana, à Aruba, à Curaçao,

Trinidad et Tobago et à d’autres États face

à l’afflux de migrants vénézuéliens provoqué

par les avancées de la crise ».

On prévoit en outre de « favoriser

la participation internationale à cet effort,

comme partie de l’opération multilatérale

avec la contribution d’États, d’organismes

non gouvernementaux et de corps internationaux

et de fournir ce qu’il faudra en

matière de logistique, de renseignement ;

il faudra anticiper les évènements particulièrement

sur les points choisis à Aruba,

Puerto Carreño, Inirida, Maicao, Barranquilla

et Sincelejo en Colombie, ainsi qu’à

Roraima, Manaos et Boavista au Brésil ».

C’est ainsi que se dessine la carte d’une

guerre d’intervention annoncée.

Information stratégique

Quant à la perspective stratégique, il va

falloir « étouffer la symbolique chaviste

avec sa représentativité et son soutien

populaire » tout en poursuivant le

harcèlement du dictateur « comme seul

responsable de la crise dans laquelle il

a plongé la nation » ainsi que ses plus

proches exécutants, auxquels on imputera

la crise et l’impossibilité d’en

sortir.

Dans un autre paragraphe, on appelle

à « intensifier le mécontentement

contre le régime de Maduro, […] à signaler

l’incompétence des mécanismes

d’intégration mis en place par les régimes

de Cuba et du Venezuela, tout particulièrement

l’ALBA (Alliance Bolivarienne des

Peuples de Notre Amérique) et Petrocaribe

».

Pour ce qui est des médias, le plan

dessiné par les États-Unis appelle à augmenter

la diffusion, à l’intérieur du pays,

dans les médias locaux et étrangers, de

messages bricolés et basés sur des témoignages

et des publications issues du pays

lui-même, en faisant usage de toutes les

capacités de dissémination, ce qui inclut

les réseaux sociaux, de messages «

véhiculant sur tous les médias la nécessité

de mettre fin à la situation parce qu’elle

suite à la page(18)

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

15


Suite de la page (8)

compte tenu du contrat alléchant passé

avec l’ED’H. Bien que selon son Directeur

il n’a jamais eu de contrat avec l’Etat

haïtien, en clair Haytrac travaille sans

aucune garantie, seulement sur la base

de confiance.

Cette compagnie privée d’électricité

évolue exclusivement dans le Sud,

entre Miragôane et Port-Salut en passant

naturellement par Les Cayes. Mais

l’on peut être certain que l’ouverture à

100% du secteur de l’énergie au secteur

privé va susciter d’autres vocations et

rien ne dit que ces trois entreprises haïtiennes,

pionnières dans la production de

courant durant ces décennies passées,

vont pouvoir résister face à la concurrence

étrangère qui pourrait s’intéresser

au marché haïtien. Une chose est sûre,

l’ED’H actuelle ne pourra pas résister si

elle n’entreprend pas dès maintenant sa

restructuration, sa transformation et sa

modernisation. On a vu que même avec

trois fournisseurs différents de courant

cette entreprise publique n’arrive pas à

assumer son rôle de service public et de

garantir une couverture universelle de

l’électricité pour toute la population.

Si chacun de ces producteurs de

courant décroche une grande zone de

couverture comme le gouvernement

prévoit de le faire, quel sera le rôle de

l’ED’H dans cette histoire ? Le pays serat-il

divisé en quatre (4) grandes zones

de couverture - Nord, Sud, Centre et le

grand Ouest - et par compagnie ? Ou

pourront-elles couvrir les zones qui les

intéressent, c’est-à-dire les zones urbaines

les plus riches donc les plus rentables

? L’Electricité d’Haïti restera-t-elle

dans le giron de l’Etat ? Beaucoup d’interrogations

sur ce dossier d’intérêt collectif.

Pour le moment on ne connaît

pas encore la part qui sera réservée à

la compagnie publique qui changera

certainement de statut afin de pouvoir

survivre au milieu des entreprises concurrentes

dont le but sera de gagner par

tous les moyens des parts de marchés.

C’est l’avenir de la compagnie nationale

qui se joue dans cette ouverture à la concurrence.

Le Président Jovenel Moïse qui

promet d’électrifier le pays 24/24 heures

durant sa présidence a finalement décidé

de faire ce qu’aucun de ses prédécesseurs

n’avait osé faire : démanteler l’Electricité

d’Haïti. Naturellement, il ne privatise pas

officiellement l’entreprise publique par

un décret. Mais en décidant de livrer le

secteur à la concurrence en tant qu’homme

d’affaire avisé, il doit savoir qu’en

l’état actuel des choses, ED’H ne pourrait

résister. Dès que les deux ou trois

entreprises privées, E-Power, Sogener

et Haytrac Power cesseront de livrer du

courant à cette vieille dame, plus rien ni

personne ne pourra la tenir en vie. Même

en achetant les surplus de courant des

autres compagnies elle ne tiendrait pas.

Elle s’effondrera dans les mois qui suivront

sauf si des garde-fous sont mis en

place pour la protéger de ces prédateurs

qui ne lui feront aucun cadeau.

Bien sûr le chef de l’Etat, dans

un souci de protéger l’Etat dans un domaine

stratégique qu’est l’énergie, peut

trouver des moyens légaux pour faire de

l’entreprise publique la gardienne de la

sécurité de l’Etat en matière de l’énergie

en l’absence d’un organisme public

chargé de réguler et de protéger le secteur.

Sinon, il est difficile de croire que

notre bonne vieille ED’H survivra à ce

changement brutal. Ce d’autant plus que

la population peut réserver le même sort

qu’elle avait fait à l’ancienne Compagnie

des Télécommunications S.A (Téléco) en

l’abandonnant du jour au lendemain dès

l’arrivée des compagnies de téléphonie

privée. Car, comme pour la communication

hier, la demande et l’attente en

courant électrique sont fortes, sinon plus

encore. La population ne veut plus vivre

dans l’obscurité (blackout). Elle entend

et veut regarder la télévision, connecter

son téléphone portable, son ventilateur,

son ordinateur portable, etc. De même,

elle veut sortir le soir se promener en

toute sécurité, prendre de l’air frais sur

les places publiques. La menace qui pèse

sur l’ED’H dans ce fameux programme

de l’électricité 24/24 qui est certes un

droit plus qu’une nécessité au 21e siècle,

pour les populations, c’est de passer pour

une quantité négligeable et donc brader

pour une peccadille comme l’ancienne

« Téléco » dans le Cahier de charges qui

sera soumis par le gouvernement aux

nouveaux fournisseurs d’électricité.

Le Président Jovenel Moïse qui a

fait choix de Taïwan aux dépends de la

Chine continentale pour 150 millions

de dollars pour investir dans le secteur

de l’énergie a tout intérêt de commencer

dès maintenant la restructuration de

cette entreprise publique avec cet argent

avant même qu’il ouvre officiellement le

secteur. Après, il sera trop tard. Puisque

les autres auront le temps de récupérer

le marché comme cela s’était passé dans

le secteur de la communication au début

des années 2000. On le voit encore aujourd’hui,

la Natcom qui est une entreprise

mixe - publique/privée - peine à remonter

la pente face au mastodonte Digicel.

Trop de temps perdu ! Le marché est donc

accaparé par la concurrence. Au mieux,

avec la privatisation du secteur de l’énergie,

l’Etat haïtien gardera une petite part

du secteur en associant l’ED’H avec un

autre groupe local ou étranger. Au pire,

l’ED’H disparaitra à jamais du paysage

haïtien comme la Téléco dont les anciens

employés se battent encore et toujours

pour leur intégration. Une chimère !

C.C

Suite de la page (7)

En clair, M. Michel-Ange Gédéon pensait-il

utiliser les services de Tèt Kale

pour tenter de pacifier les zones dites de

non-droit ? N’avons-nous pas le droit de

poser la question?

Un combat difficile

En observant les agissements et les comportements

controversés de la soi-disant

« classe politique » en Haïti, n’avezvous

l’impression d’être en présence de

« maîtres tailleurs » qui tentent de faire

décoller un Boeing 737, avec des passagers

éreintés et impatients à son bord.

Ces gens-là n’ont jamais appris à piloter.

Une pareille situation – aussi cocasse

qu’invraisemblable – laisse présager que

l’appareil restera cloué au sol, jusqu’à ce

que l’on trouve des individus qui soient

capables d’accomplir la tâche d’emmener

l’engin à une destination finale. Si rien

n’est fait pour pallier les difficultés, les

voyageurs enfermés dans la carlingue

risquent de mourir de faim, de soif et de

froid sur la piste d’envol. Il ne faut pas

non plus qu’ils attendent trop longtemps.

Surtout dans une période hivernale. « Sinon,

c’est sans espoir », pour reprendre

l’écrivain britannique d’origine indienne,

Ahmed Salman Rushdie.

Avec des individus comme ceuxlà

qui évoluent sur la scène politique

nationale, l’espoir de décollage de la République

d’Haïti s’amincit journellement.

L’entreprise est rendue même – sans être

pessimiste – quasi-improbable. La population,

comme les passagers qui nous ont

servi de symboles analogiques, va devoir

prendre son mal en patience – bien

entendu, si elle reste les bras croisés –,

car tout indique qu’elle attendra longtemps

ces rayons de soleil qui doivent se

pointer dans le ciel de ses tribulations sociales,

où il pleut de tout : famine, analphabétisme,

maladie, viol, insécurité,

prostitution, assassinat, exode, gabegie,

corruption, népotisme, coercition, pédophilie…

Ce qui dérange les observateurs

de cette tragédie qui annonce une apocalypse

à l’ampleur noéenne, et qui

inspire généralement une pensée pessimiste,

nettement fataliste par rapport

à l’avenir des Haïtiens, c’est le constat

du phénomène de l’aggravation journalière

des difficultés socioéconomiques,

multiplicatrices des souffrances morales

et physiques. Les nerfs de résilience de

la population sont grugés en profondeur.

Tout cela n’inquiète aucunement les

mercenaires, les affairistes, – ces espèces

de bandits à cravate ou en tailleur pour

femme –, qui usurpent la présidence, le

parlement, la primature, les ministères,

les mairies, au moyen des opérations de

vote frauduleuses.

Après la deuxième guerre mondiale,

les vainqueurs de Berlin se sont

réunis à Yalta pour se partager la Terre

et les populations pauvres. Ils étaient à

la fois juges, ministère public et bourreaux

à Nuremberg et à la Haye. Ils ont

répudié. Maudit. Condamné. Incarcéré.

Exécuté. Pour « crimes contre l’humanité

». Ils détiennent même le pouvoir de

« faire disparaître, de kidnapper ou de

voler des cadavres ». Et pourtant, les

historiens de la guerre de 1939-1945

ont dénoncé des cas d’exécutions sommaires

de militaires allemands, de viols

de femmes allemandes commis par les

G.I états-uniens pendant la libération

de la France. Même après la reddition

du Japon, des femmes japonaises continuaient

d’être abusées sexuellement

par les soldats des États-Unis. Tous ces

cas de crimes de guerre sont bien relevés

et bien documentés. Malheureusement,

les « Lions » sont intouchables. Et

c’est un privilège pour les bergers et les

brebis de se faire manger par ces félidés.

Nuremberg a été institué pour les nazis

et leurs alliés. Comme la Cour pénale

internationale de La Haye pour les

Charles Taylor, les Laurent Gbagbo, etc.

Mais pas pour les Bush ou les Sarkozy.

Qu’est-ce qui est à la base de l’esprit

de ploutocratie, d’autoritarisme, de

« dictatorialisme » qui caractérise

toujours les gouvernements haïtiens

de 1804 à nos jours?

La maîtrise du concept de la « démocratie

» advient par un cumul de

connaissances théoriques et pratiques

dans les domaines intellectuels y

afférents. Il faut donc explorer, à ce sujet,

les voies philosophiques tracées par les

immortels de la pensée universelle.

Plus on est informé, plus on est critique

et exigeant envers soi-même, sage,

tolérant et charitable envers les autres.

C’est par la théorie que les philosophes

de gauche, tels que Karl Marx, Lénine,

Engels, Gramsci arrivent à opposer au

capitalisme exploitationniste d’autres

modèles de société qui répondent aux

intérêts des peuples misérabilisés. Nous

avons eu des exemples en Russie avec la

révolution bolchévique, en Chine populaire

avec Mao, à Cuba avec Fidel, Raoul

et Guevara, au Chili avec Allende, au Nicaragua

avec Ortega, au Vénézuela avec

l’immortel « Commandante » Chavez…

Les actes que nous posons viennent de

nos idées. Les idées sont fonction de

notre degré de perception intellectuelle,

de compréhension et d’interprétation

des faits sociaux, des événements

politiques, des données économiques et

des manifestations culturelles.

Tous ces tâtonnements qui dévoilent

le dysfonctionnement des organes

de l’État haïtien ne proviendraient-ils

pas d’une méconnaissance,

d’une ignorance, et même chez certaines

espèces cultivées, d’un mépris des formules

de base de la méthode rationnelle,

scientifique qui définissent les principes

de fonctionnement d’une société de droit

? En clair, une société où les citoyens

évolueraient dans un état de grande

quiétude et de sécurité béate, en exerçant

leurs droits, et en s’acquittant de

leurs devoirs... Le rôle de l’université est

de transmettre à l’individu des connaissances

utiles, indispensables, de lui fournir

des notions essentielles de savoir être,

de savoir faire, afin qu’il puisse adapter,

transformer son environnement naturel

aux conditions idéales de son bien-être à

lui, et de celui de ses semblables.

Lénine répétait : « Sans théorie

révolutionnaire, pas de mouvement

révolutionnaire… Seul un parti guidé

par une théorie d’avant-garde peut

remplir le rôle de combattant d’avantgarde.»

Quiconque entreprendrait un

mouvement de révolution sociétale

avec des paysans haïtiens commettrait

l’erreur fatale et irréparable. Ceux-ci

ne sont pas préparés à cette tâche colossale

et délicate. D’ailleurs, n’est-ce

pas la raison pour laquelle les populations

de l’arrière-pays se montrent vulnérables

aux hâbleries politiciennes?

Le seul mot « communiste » les fait

trembler. Beaucoup de jeunes militants

révolutionnaires ont été dénoncés au

régime duvaliériste par des montagnards

qui les ont démonisés, par ignorance

due à l’analphabétisme. Dans les campagnes,

dans les endroits bidonvillisés,

le « socialisme », le « communisme »

deviennent synonymes de « spoliation

» et de « corvée ». Le « marxisme-léninisme

» véhiculerait donc une idéologie

antipeuple! Un système d’État qui

prêcherait la dépossession des pauvres

de leurs lopins de terre, pour les réduire

ensuite à l’esclavage! Aucun Cubain

n’avancerait un pareil raisonnement. La

société révolutionnaire de la République

de Cuba est scolarisée au moins à 99%.

Il sera donc difficile pour les États-Unis

d’ébrécher le système castriste pour

y introduire des bribes de changement

idéologique, « convictionnel » et

conventionnel dans le sens des intérêts

du « Capital impérial ».

Le capitalisme est un « tort »,

le communisme est une

« réparation ».

À Montréal, au début des années 1980,

nous croisâmes un jeune adulte dans

la vingtaine comme nous. Cela arriva

dans une circonstance particulière.

Quelqu’un nous l’avait présenté, et

il était devenu l’un des chanteurs de

notre petit orchestre. Les répétitions

musicales du samedi et du dimanche

après-midi servaient de prétexte à des

moments de détente, de retrouvailles,

et surtout de déconnexion des dures

réalités de l’exil, faites de chagrins,

constituées de douleurs nostalgiques…

Éric prit l’habitude de passer souvent à

la maison. Un soir, il voulut connaître

les raisons de notre présence au Canada.

Nous lui fîmes savoir que nous

étions, en principe, un militant antiduvaliériste,

un exilé politique. Il n’ajouta

rien. Et quitta l’appartement. Le lendemain,

un musicien du groupe nous

apprenait qu’Éric était très étonné de

nos révélations. « Je ne savais pas que

Robert était communiste », justifiait-il.

Éric accusait un déficit intellectuel.

Nous ne manifestions point de rancœur

à sa réaction ignorante et débilitante. Par

la suite, nous eûmes l’occasion de nous

entretenir avec lui sur la lutte de la classe

ouvrière mondiale, sur le matérialisme

historique et le matérialisme dialectique,

sur le phénomène de paupérisation

du salariat… Nous abordâmes aussi

les grandes œuvres qui soutiennent

la doctrine du socialisme et du

communisme : Le Capital, Le Manifeste

du Parti Communiste, L’Impérialisme,

stade suprême du capitalisme, etc.

Éric ne cachait pas sa satisfaction

personnelle. Nous lui prêtâmes quelques

ouvrages sur le sujet. Le compatriote

m’appela un matin et me dit : « Camarade,

moi aussi, je suis communiste. »

Pour sortir de l’enclos « d’exister

», et franchir la barrière « de vivre »,

il faut que chaque individu accomplisse

dans son existence propre une minirévolution.

C’est seulement ainsi que

nous parviendrons à réaliser une

« Grande Révolution » qui abolira

la propriété privée, fera dépérir l’État

bourgeois, et libérera les prolétaires de

tous les pays.

Robert Lodimus

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16 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


A Travers le monde

Grande Marche du Retour : Israël commet

un massacre dans la bande de Gaza !

Au moins 52 Palestiniens ont été

assassinés à Gaza et plus de 2400

autres blessés alors que l’armée israélienne

tirait à balles réelles, avec des gaz

lacrymogènes et des grenades incendiaires

sur les manifestants rassemblés le

long de plusieurs points près de la barrière

avec Israël.

La manifestation de lundi précède

les commémorations annuelles de la

Nakba, ou « catastrophe », lorsque l’État

d’Israël a été établi le 15 mai 1948,

après l’expulsion de centaines de milliers

de Palestiniens de leurs villes et villages.

Les manifestations ont également

été planifiées de façon à coïncider avec

le déménagement de l’ambassade américaine

de Tel-Aviv à Jérusalem, conformément

à la reconnaissance par les

États-Unis de Jérusalem comme capitale

d’Israël en décembre dernier, renforçant

les tensions et provoquant la colère des

Palestiniens.

Depuis lundi matin, les Palestiniens

de la bande de Gaza assiégée tentent

dans le cadre de la Grande Marche

de Retour, de franchir la barrière hautement

fortifiée qui sépare l’enclave d’Israël.

Des dizaines de milliers de Palestiniens

sont arrivés pour participer

au rassemblement. Des manifestations

ont également débuté dans les villes de

Ramallah et d’Hébron, en Cisjordanie

occupée, en réponse à la décision de

déménagement de l’ambassade américaine

à Jérusalem. A Ramallah, les

Palestiniens devraient protester depuis

le centre-ville jusqu’au poste de contrôle

militaire de Qalandia, le principal

barrage militaire séparant Ramallah de

Jérusalem.

Les manifestations dans la bande

de Gaza font partie d’une initiative qui

dure depuis plusieurs semaines et qui

réclame le Droit au Retour des réfugiés

palestiniens dans les zones d’où ils ont

été expulsés en 1948. « Le nombre de

personnes qui se présentent pour participer

est sans précédent par rapport aux

sept dernières semaines de protestation

», a déclaré à Al Jazeera le journaliste local

Maram Humaid.

Environ 70% des deux millions

d’habitants de la bande de Gaza sont des

descendants de réfugiés. Depuis le début

des manifestations le 30 mars, les forces

israéliennes ont assassiné au moins 100

Palestiniens dans l’enclave sous blocus

et en ont blessé plus de 11000.

Un drone israélien cible des

journalistes

Un drone israélien équipé d’une cartouche

de gaz lacrymogène a pris pour

cible un groupe de journalistes à Gaza,

notamment une équipe de télévision

d’Al Jazeera. La correspondante d’Al Jazeera,

Hoda Abdel-Hamid, était dans les

rangs des médias avec plusieurs autres

journalistes quand elle a été touchée par

la bombe lacrymogène. Abdel-Hamid a

été envoyée à l’hôpital pour être traitée

pour les effets secondaires du gaz lacrymogène.

Au moins 52 tués, plus de 2400

blessés

Le ministère de la Santé a publié une

déclaration disant que plus de 2400 Palestiniens

ont été blessés jusqu’à présent.

Quelque 918 personnes ont été blessées

avec des tirs à balles réelles, tandis

que beaucoup d’autres ont été blessés

par l’inhalation de gaz lacrymogène et

des balles en acier recouvertes de caoutchouc.

Au moins 39 personnes sont dans

un état critique, ce qui signifie que le

nombre de morts devrait augmenter. « Il

y a un état d’anxiété dans les hôpitaux,

les ambulances ne cessent d’arriver, les

réfrigérateurs se remplissent de corps et

des centaines de personnes se pressent

autour d’eux, angoissés par la nouvelle

de l’assassinat de leurs proches », a déclaré

Humaid, un journaliste local depuis

Des affrontements ont lieu entre l'armée israélienne et des manifestants à la

frontière. Les soldats de l'État hébreu ont ouvert le feu dans la bande de Gaza

Un infirmier porte un enfant palestinien lors d'une manifestation dans la

bande de Gaza, dans le cadre de la Grande marche de retour, le 14 mai 2018

Un des nombreux manifestants blessés par l'armée israélienne d'occupation

ce lundi 14 mai à Gaza - Photo : Middle East Eye

l’hôpital indonésien au nord de la bande

de Gaza.

Les Palestiniens de Gaza se

préparent à traverser la clôture de séparation

avec Israël [Palestine de 1948

Les organisateurs de la Grande

marche du retour disent s’attendre à ce

qu’un million de personnes rejoignent

la manifestation et tentent de franchir

la barrière avec Israël depuis différents

points de la clôture de séparation.

Une brochure distribuée par les

organisateurs dit comme suit : « Le

comité national pour la Grande marche

du retour vous invite à participer à la

manifestation populaire pacifique, « Un

million pour le Retour et briser le siège ».

Un porte-parole de la Grande marche du

retour, Ahmad Abou Artema, a déclaré

lundi à Al Jazeera que le but d’essayer

de franchir la barrière est « d’envoyer

un message que le peuple palestinien ne

s’adaptera jamais à ses 70 ans de statut

de réfugiés et à ses difficiles conditions

de vie. »

« Nous sommes déterminés à

revenir, quoi qu’il arrive. C’est ce que

veulent les habitants de Gaza, c’est la

volonté populaire, et c’est leur droit ».

Le droit au retour est consacré

par la résolution 194 des Nations

Unies.

Tôt lundi, l’armée israélienne, qui a imposé

un blocus terrestre, maritime et

aérien sur la bande de Gaza pendant

plus d’une décennie, a largué des tracts

avertissant les Palestiniens de rester loin

de la clôture.

Un adolescent palestinien

succombe à ses blessures

Jamal Afanah, un garçon de 15 ans, est

mort samedi dans le sud de la bande de

Gaza à la suite des blessures infligées

par les forces israéliennes d’occupation

la veille, selon des responsables de la

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Donald Trump et Kim

Jong-un se rencontreront le

12 juin à Singapour !

santé palestiniens.

Les forces israéliennes ont tiré sur

Afanah vendredi lors d’une des manifestations

qui se sont déroulées pour

le septième vendredi consécutif dans le

cadre de la Grande marche de retour. La

mort d’Afanah amène à au moins 49 le

nombre de Palestiniens assassinés par

les forces israéliennes depuis que les

protestations ont commencé.

L’Égypte ouvrira le passage

frontalier de Rafah

L’ambassade palestinienne au Caire a

annoncé que l’Égypte ouvrirait le passage

frontalier de Rafah pendant quatre

jours et permettrait la traversée dans les

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Donald Trump et Kim Jong-un

C

'est l'un des sommets les plus attendus

de cette année 2018 : la date et

le lieu de l'événement ont finalement

été annoncés par le président américain

sur Twitter. Il rencontrera le président

de la Corée du Nord à Singapour le 12

juin prochain.

Dans un message publié sur

Twitter, le président américain Donald

Trump a annoncé qu'il rencontrerait le

président nord-coréen à Singapour le

12 juin prochain. «La rencontre très attendue

entre Kim Jong-un et moi aura

lieu à Singapour le 12 juin. Nous allons

tous deux essayer d'en faire un moment

très important pour la Paix dans

le Monde!», a écrit le président américain.

Ce sommet annoncé de longue

date marquera la première rencontre

entre un chef d'Etat américain et un

chef d'Etat nord-coréen de l'Histoire.

Il a d'ores et déjà été qualifié d'«historique»

par le dirigeant nord-coréen. Il

s'inscrit dans le contexte relativement

rapide du réchauffement des relations

entre les deux Corées. Le 27 avril, au

terme de leur sommet historique au

cours duquel ils ont multiplié les symboles,

le président sud-coréen Moon

Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim

Jong-un avaient en effet pris des engagements

forts pour avancer dans la

résolution du conflit qui déchire la péninsule

depuis 1950.

La veille, le secrétaire d'Etat

américain Mike Pompeo s'était déjà

rendu à Pyongyang pour finaliser les

préparatifs de ce sommet. En outre, la

Corée du Nord avait relâché trois prisonniers

américains en signe de bonne

volonté – un geste vivement salué par

Donald Trump lui-même.

Russia Today 10 mai 2018

deux directions. L’ouverture est destinée

à traiter les cas humanitaires, ainsi que

ceux dont les noms sont enregistrés en

attente de quitter la bande de Gaza.

Des centaines de personnes pleurent

la mort de Jaber Salem Abu Mustafa

Des centaines de Palestiniens du

sud de la bande de Gaza ont assisté aux

funérailles de Jaber Salem Abu Mustafa,

âgée de 40 ans, qui a été tué par les

forces israéliennes. Mustafa a été abattu

d’une balle dans la poitrine près de la

clôture israélienne, à l’est de Khan Younis,

le vendredi 11 mai.

Al-Jazeera 14 mai 2018

Traduction : Chronique de Palestine

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Haiti Liberté/Haitian Times

17


Pleins feux sur : Claude Marcelin (Port-au-Prince -?)

Par Ed Rainer Sainvill

«Un magicien de la guitare»

Guitariste prodigieux, inclassable,

soliste ou accompagnateur, la carrière

hâtive du ’’ guitariste au doigt

d’or”, débuta très tôt avec les «Difficiles»

de Pétion Ville, comme doublure

de Eddy Woolley au début des années

soixante- dix. Puis, il fut repéré après

dans une formation des «Gypsies» en

déclin, privée de Martino, en compagnie

de “Toto” Laraque et de “Tipolis”.

Pour ensuite entamer une ascension

fulgurante avec le «D. P Express», à

côté de Wooley, donnant cette fois-ci,

la mesure de son inventivité, dans un

jeu ‘’free’’, avec parfois la complicité

de « Tipolis », s’employant à créer des

sonorités ‘’pianistiques’’. A la fin des

années soixante-dix, il laissa le «D. P»

et prit du recul avec la musique ambiante,

pour collaborer avec Gérald Merceron

dans sa musique expérimentale.

Explorant : jazz, bossa-nova et autres

paramètres métissées, incorporées aux

rythmes multiples natifs. Il se retrouva

encore au devant de la scène, avec

Claude Marcelin

le «Caribbean Sextet» pour imposer

sa touche expressive agrémentée

d’arpèges et d’une sonorité féconde.

Parallèlement, il contribua à

l’élaboration du groupe « Zèklè »,

lequel contribua aux nouvelles approches

des groupes caraïbéens. En

1985 il se plaça à l’avant-garde de

la nouvelle vague, avec son album:

“Lakòl”, qui marqua un tournant

dans l’épopée de la nouvelle génération,

dans une musique innovatrice,

émaillée de ‘’katas’’, de ferveur atavique,

imprégnée de technologie et

des textes à la couleur de renaissance,

dans une atmosphère pré-déchoukaj

au cours de laquelle Jean Robert

Cius, Daniel Israel, Makinson Michel

donnèrent leur vie, tout en se muant

en vocaliste: ‘’Mwen santi vi m ap

chanje, menm jan mizik la ap chanje.

Li dim konsa li pral fè on ti moun

pou mwen, li dim nou pral met tèt

ansanm pou n wè. Li dim konsa li

pral lè po nou rekòmanse’’. Débarrassé

des barrières psychologiques de la

dictature moribonde C.M emboita les

pas en dénonçant les structures traditionnelles

et l’ingérence étrangère :

« Voye manje, fè charite, se pa sa n

vle...depi lè kolon yo debake moun

ap soufri. Pandan prè de twa san

zan ou fè m travay pou anyen. Jodya

ou tou pisan, ou di m ou pat jwenn

anyen » .

Entre temps, il continua sa randonnée

de guitariste syncrétique et devint

le professionnel le plus demandé

du milieu. Ce qui lui valut une boutade

de son maestro au «Caribbean», Réginald

Policard, qui composa à son intention

le morceau: “Dr. Claude” qui le

mit très en colère, pour avoir été décrit

comme une sorte de mercenaire des

cordes. Puis, il rallia le «Magnum», à

côté du superlatif “Dadou” Pasquet,

continuant à peaufiner son talent.

Sur ses lancées, il fit un disque avec

le «Top Vice» de Miami et, collabora

avec les «Super Stars» de “Dòf” Chancy.

Appelé sans cesse dans les studios

pour apporter son jeu complexe et coloré,

“Ti clod” continua de faire preuve

d’indépendance. Pour s’installer à demeure

avec le groupe «Djakout Mizik»

qui a tenu à son guitariste précieux,

lequel n’a pas pu résister à d’autres

aventures dont une initiative parallèle

avec le groupe «Take 5», essentiellement

instrumentale, faite de guitares

acoustiques et de percussions; qu’il

réalisa avec Reynold.”sensen” Nader.

Mais, au comble de multiples décades

à sillonner le monde, il n’a pas

su faire la sourde oreille à aller s’installer

au Canada qui n’est certainement

pas l’ultime demeure de ce musicien

aventurier. Guitariste épatant,

toujours rayonnant dans ses précieux

coups de cordes. Il finit par la suite,

par prendre part à d’autres tentatives

fugaces et, tout en refaisant la ronde

des collaborations éphémères. Et des

réunions avec le « Caribbean Sextet »

et le « Zeklè », en attendant d’autres

percées appropriées à son statut de

rénovateur. De même d’autres productions

personnelles, permettant de

juger sa progression ou le cas échéant

sa régression. Afin de mettre en reste

l’argument de ses critiques qui avancent

que le fait de trop rouler sa bosse

le prive d’une marque déposée. Au

lieu de jauger ses capacités à s’adapter

à tous les coups.

(*)Indisponible.

Salut mon Drapeau

Salut drapeau si beau que notre amour

enlace

Le souffle des aïeux s’exhale de tes plis

hélas

Et se mêle à l’air immense toujours imprécis

De la lutte des esclaves pour engendrer

Haïti

Les parfums d’encensoirs escarpés de

notre race

Aujourd’hui ta fête en mon être prend

place

Au fronton de nos luttes contre le crime

blanc

Pour hisser l’étendard de la liberté au

levant

Sur les ourlets de tes bannières mystiques

Où s’agitent incompris les rêves

héroïques

De tes soldats sur les fronts de la liberté

Dont l’histoire se passe comme page

oubliée

Pour perpétuer notre foi inébranlable

en toi

Chétive, succombe à petit feu tant de

fois

A genoux à ton ombre racontant ton

passé

Nous revoyons Arcahaie où l’on t’avait

crée

Nous hélons ta dignité tant de fois

souillée

Nous luttons pour ta souveraineté

réhabilitée

Salut joli drapeau de mon rêve si beau

Salut joli drapeau globules de nos héros

Martine Milard

Suite de la page (19)

(8h00 AM) Angleterre - Panama, à

Nijni Novgorod

(11h00 AM) Japon - Sénégal, à Ekaterinbourg

(2h00 PM) Pologne - Colombie, à Kazan

Lundi 25 juin

(10h00 AM) Arabie Saoudite - Egypte,

à Volgograd

(10h00) Uruguay - Russie, à Samara

(2h00PM) Espagne - Maroc, à Kaliningrad

(2h00PM) Iran - Portugal, à Saransk

Mardi 26 juin

(10h00AM) Danemark - France, à

Moscou (Loujniki)

(10h00 AM) Australie - Pérou, à

Sotchi

(2h00 PM) Nigéria - Argentine,

Saint-Petersbourg

(2h00 PM) Islande - Croatie, à Rostov-sur-le-Don

Mercredi 27 juin

(10h00 AM) Corée du Sud - Allemagne,

à Kazan

(10h00 AM) Mexique - Suède, à Ekaterinbourg

(2h00 PM) Serbie - Brésil, à Moscou

(Spartak)

(2h00 PM) Suisse - Costa Rica, à Nijni

Novgorod

Jeudi 28 juin

(10h00 AM) Japon - Pologne, à Volgograd

(10h00 AM) Sénégal - Colombie, à

Samara

(2h00 PM) Angleterre - Belgique, à

Kaliningrad

(2h00 PM) Panama - Tunisie, à Saransk

Dr. Kesler Dalmacy

Suite de la page (15)

est en essence insoutenable ».

Dans l’un des derniers paragraphes

du document, on parle d’assurer

ou de montrer l’usage de moyens

violents de la part de la dictature pour

obtenir le soutien international, en mettant

en œuvre « toutes les capacités de

la guerre psychologique de l’armée des

États-Unis ».

En d’autres termes, il s’agit de

monter les mêmes scénarios à base de

mensonges, de montages de nouvelles,

de photos et de vidéos truquées, tout

ce qui a été mis en œuvre pendant les

guerres coloniales du XVI° siècle.

Autre question, « Les États-Unis

devront soutenir au plan interne les

États américains qui les soutiennent »,

relever leur image et « l’ordre multilatéral

d’institutions du système interaméricain,

comme instruments pour la

solution des problèmes régionaux ; enfin

promouvoir l’idée de l’envoi indispensable

d’une force militaire de l’Onu

pour imposer la paix, une fois que la

dictature corrompue de Nicolás Maduro

aura été balayée ».

NDLR.

* Stella Calloni. Journaliste argentine

et correspondante dans son pays

du journal La Jornada. Elle est l'auteure

de “Los años del Cóndor” (Les années

du Condor).

Traduction Maria Poumier

Note

[1] En voici l’intégralité : « Plan

to overthrow the Venezuelan Dictatorship

– “Masterstroke” », Admiral Kurt

W. Tidd, Voltaire Network, 23 février

2018.

Réseau Voltaire | Buenos Aires

(Argentine) | 11 mai 2018

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18 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018


Sport

La coupe du monde de football en moins d’un mois

Par Frantz Pierre-Solon

Les fans du foot ne font que maintenant

compter des jours pour la

grande ouverture de la 21ème Coupe

du monde de la Fédération Internationale

de Football Association (FIFA)

qui aura lieu du 14 juin au 15 juillet

prochain en Russie. Les plus grands

joueurs des différents clubs vont pour

la plupart rejoindre très prochainement

leur sélection respective ; sauf les blessés

et les non-retenus.

Pendant 32 jours, le monde sera

au mode de la Coupe du monde de

football 2018, les 38 matches seront

retransmises en direct par les chaines

Fox, Telemundo et NBC Universo.

Voici le Calendrier et l’horaire des

rencontres

Jeudi 14 juin

(11h00 AM) Russie - Arabie Saoudite,

à Moscou (Loujniki)

Vendredi 15 juin

(8h00 AM) Egypte - Uruguay, à Ekaterinbourg

(11h00 AM) Maroc - Iran, à Saint-Petersbourg

(2h00 PM) Portugal - Espagne, à Sotchi

Samedi 16 juin

(6h00 AM) France - Australie, à Kazan

(9h00 AM) Argentine - Islande, à Moscou

(Spartak)

(12h00 PM) Pérou - Danemark, à Saransk

(3h00 PM) Croatie - Nigéria, à Kaliningrad

Dimanche 17 juin

(8h00 AM) Costa Rica - Serbie, à Samara

(11h00 AM) Allemagne - Mexique, à

Moscou (Loujniki)

(2h00 PM) Brésil - Suisse, à Rostov sur

le Don

Lundi 18 juin

(8h00 AM) Suède - Corée du Sud, à Nijni

Novgorod

(11h00 AM) Belgique - Panama, à Sotchi

(2h00 PM) Tunisie - Angleterre, à Volgograd

Mardi 19 juin

(8h00 AM) Pologne - Sénégal, à

Moscou (Spartak)

(11h00 AM) Colombie - Japon, à Saransk

(2h00 PM) Russie - Egypte, à Saint-Petersbourg

Mercredi 20 juin

(8h00 AM) Portugal - Maroc, à Moscou

(Loujniki)

(11h00 AM) Uruguay - Arabie Saoudite,

à Rostov-sur-le-Don

(2h00 PM) Iran - Espagne, à Kazan

Jeudi 21 juin

(8h00 AM) France - Pérou, à Ekaterinbourg

(11h00 AM) Danemark - Australie, à

Samara

(2h00 PM) Argentine - Croatie, à Nijni

Novgorod

Vendredi 22 juin

(8h00 AM) Brésil - Costa Rica, à

Saint-Petersbourg

(11h00 AM) Nigéria - Islande, à Volgograd

(2h00 PM) Serbie - Suisse, à Kaliningrad

Samedi 23 juin

(8h00 AM) Belgique - Tunisie, à Moscou

(Spartak)

(11h00 AM) Allemagne - Suède, à

Sotchi

(2h00 PM) Corée du Sud - Mexique, à

Rostov-sur-le-Don

Dimanche 24 juin

suite à la page(18)

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Bilingue. Fondateur : Jean L. Vallon,

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Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

19


TRUMP MUST GO!

GET ON the bus to WASHINGTON, DC

Rally in front of the White House in Lafayette Park

SAT, MAY 19 !

12:00 - 4:00 p.m.

WE DEMAND: ! Trump apologize to countries he called “shitholes”

! Permanent residency for all TPS holders ! U.S. & UN reparations to Haiti

! Stop police profiling & terror against black & brown communities

! UN occupation police out of Haiti ! Stop U.S. meddling in Haiti elections

! STOP U.S. AGGRESSION against Palestine, Venezuela, Iran, & Syria

th

On Jan. 11, the eve of the 8 anniversary of Haiti’s 2010 earthquake, President Donald Trump

called Haiti a “shithole” country, along with El Salvador and African nations. He continues racist

and anti-immigrant policies and provocative statements, especially against black and brown peoples.

In response, Haitians, Africans, and Latin Americans from New York, New Jersey,

Massachusetts, Pennsylvania, Florida, Georgia, and Canada will converge on Washington, DC the

day after May 18, Haitian Flag Day, on the anniversary of Malcolm X’s birthday.

Bus tickets: NY: $40 (discounts/free for students, unemployed, seniors) 718.421.0162

! NJ: 201.836.4738 ! FL/GA: 305.756.8050 ! MA: 857.615/9895

Supported by: FANM, Veye Yo, Boston Bus Drivers Union, NEHRO, Fondasyon Mapou, and Konbit Lakay, among others.

Initiated by: 1804 Movement for All Immigrants, 1583 Albany Ave., Bklyn, NY ! 718.421.0162 ! 1804movement.org

1804 Movement = 1199SEIU, Black Alliance for Just Immigration (BAJI), Club des Amis d’Haïti Liberté (CAHL), Dec. 12

Coalition, Equality for Flatbush, Fanmi Lavalas, Free Mumia Coalition, Haïti Liberté, Haitian Enforcement Against Racism (HEAR),

Haiti Solidarity Network of the NorthEast (HSNNE), International Support Haiti Network (ISHN) Konbit Ayisyen pou Kore Lakay

(KAKOLA), Konfederasyon Vodou Ayisyen (KNVA), Party for Socialism & Liberation (PSL), Peoples Power Assemblies (PPA),

Refuse Fascism, Socialist Action, Tout Haiti, Voix & Tambours, Workers World Party (WWP) & many individual activists

20 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 45 • Du 16 au 22 mai 2018

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