LG 211

LGMagazine

Juin 2018 | n˚ 211

www.gemengen.lu

Brice Lecoustey

Associé

EY Luxembourg

ANNE DESFOSSEZ ET PATRICK WIES

KPMG

Les techs au service de la santé

FERNAND HENGEN ET LAURENT BUSANA

B.E.S.T. Ingénieurs-Conseils

Vers une qualité optimale de l’eau

MARINA ANDRIEU

WIDE

Quand volonté et opportunités se rejoignent


DANS UN MONDE QUI CHANGE

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EDITO

PAR JULIEN MALHERBE

Mondial en Russie: l’assist diplomatique?

Le quadriennat de la Mannschaft arrivant à son terme, les champions

du monde en titre vont-ils conserver leur Graal face aux meilleures

équipes de la planète? Sans l’oracle d’Oberhausen, bien malin celui

qui prédira le lauréat de la 21 e édition de la Coupe du monde de

football. L’événement, prévu sur le gazon russe, s’immisce dans un

contexte diplomatique international particulièrement tendu aux

relents de guerre froide.

Nous sommes le 2 décembre 2010, la Russie est officiellement

proclamée pays organisateur du mondial. Sepp Blatter le président

de la FIFA se réjouit: «Nous allons vers de nouveaux pays». Pourtant,

de lourds soupçons de corruption pèsent sur les conditions des

attributions de la compétition à la Russie ainsi que de la suivante

prévue au Quatar. Heureusement pour le Grand Ours, c’est le

second lauréat qui fait couler le plus d’encre et attise la colère des

aficionados. La FIFA propose la bouillonnante idée de jouer le

mondial en hiver. Loin de plaire, la proposition enflamme l’opinion

publique et démasque la toute-puissance des pétrodollars face aux

critères sportifs.

A l’instar du Quatar, l’économie de la Russie est ultra dépendante

des recettes de l’or noir. Selon une analyse du FMI, les revenus liés

à la vente d’hydrocarbures représentent 30% du PIB et 50% du

budget de l’État. Dès l’arrivée de Poutine au pouvoir et sa chasse

aux oligarques, l’Etat s’assure la mainmise sur les fleurons pétroliers

(Sibneft, Rosneft, Ioukos,…). Des entreprises que l’on retrouvera

étonnement dans le monde du football. Ainsi, le géant gazier

Gazprom est le principal sponsor du Zénith Saint-Petersbourg, de

Schalke 04, du Red Star Belgrade mais aussi de l’UEFA Champions

League. Des investissements qui ne sont pas anodins. Le contrat

de sponsoring du club allemand (125 millions d’euros sur cinq ans)

a permis de faciliter et d’accélérer les négociations autour de la

construction du Nord Stream, un gazoduc géant reliant la Russie

à l’Allemagne. Le contrat de sponsoring avec le Red Star, coïncide

curieusement, lui aussi, avec le projet de construction du gazoduc

South Stream dont le parcours passe et traverse… Belgrade.

Consciente de la puissance géopolitique et diplomatique du football,

la Russie espère tirer profit du mondial en atténuant les tensions

internationales dont le pic a été atteint après l’empoisonnement

de l’ex-agent double Sergueï Skripal. L’espoir est fondé: le sport a

en effet déjà permis de nombreux rapprochements diplomatiques.

Lors de la Guerre Froide, les contacts directs entre les grandes

puissances étaient limités, frôlant parfois le néant. Dans ce contexte,

l’équipe américaine de ping-pong fut invitée en 1971 à se rendre

une semaine en Chine. Le tennis de table a ainsi ouvert la brèche

diplomatique, permettant à Nixon de rencontrer Mao Zedong

un an plus tard. Dernièrement, lors des jeux olympiques d’hiver à

Pyeong Chang, le monde fut surpris d’assister à la présence de la sœur

de Kim Jong-Un aux côtés du chef d’état sud-coréen. Cette rencontre

a engendré quelques mois plus tard une entrevue historique entre

les deux leaders coréens, accélérant le dégel des relations.

Si l’aphorisme de Dostoïevski blêmit l’actualité: «Il existe une loi

politique et peut-être naturelle qui exige que deux voisins forts

et proches, quelle que soit leur mutuelle amitié au début, finissent

toujours par en venir à un désir d’extermination réciproque»,

permettons-nous, le temps d’un mois, de céder à l’esprit repenti de

Tolstoï: «Ce n’est pas la violence, mais le bien qui supprime le mal». n


SOMMAIRE

DÉVELOPPEMENT DURABLE

40 | PAUL ZEIMET ET LAURENT WINKIN

Soler

COVERSTORY

8 | BRICE LECOUSTEY

EY Luxembourg

Pour un avenir énergétique

DÉVELOPPEMENT DURABLE

46 | MARION ZOVILÉ-BRAQUET

Commune de Contern

Du changement sur tous les fronts

L’avènement du Digital

SANTÉ

18 | ANNE DESFOSSEZ ET PATRICK WIES

KPMG

SANTÉ

22 | FRANCK BECHEREL

Tralux

DÉVELOPPEMENT DURABLE

50 | GILLES CHRISTNACH

Betic

Les techs au service de la santé

SANTÉ

20 | ANNICK SUNNEN ET MARTINE PETERS

AAA et UEL

La sécurité, mon vital combat!

SANTÉ

26 | CHRISTOPHE BESTGEN

Secolux

Concevoir les solutions de demain

QUALITÉ DE L’EAU

56 | FERNAND HENGEN

ET LAURENT BUSANA — B.E.S.T.

Stratégie nationale VISION ZERO

Pour une sécurité partagée

Vers une qualité optimale de l’eau


QUALITÉ DE L’EAU

60 | ROLAND SCHAACK ET ALI KAES

SIDEN

ALIMENTATION

70 | CLAIRE SERTZNIG

Institut Viti-Vinicole

LETZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Euro-Editions S.A.

www.gemengen.lu

Société éditrice

Euro-Editions S.A.

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

L’assainissement en région rurale:

une mission complexe

ALIMENTATION

68 | FREDY DE MARTINES

D’fair Mëllech

L’IVV veille au grain

ALIMENTATION

72 | PATRICK MULLER

Panelux

Régie publicitaire

Julien Malherbe

marketing@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 30

Camille Codron

camille@euroeditions.lu

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46-29 • Fax 58 49 19

admin@euroeditions.lu

Raouf Hatira • Tél. 58 45 46 23

secretariat@euroeditions.lu

Conception et réalisation graphique

Sophie Glibert

sophie@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 25

Buvez équitable!

Le choix de la qualité

Rédaction

Julien Brun

julien@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Martina Cappuccio

martina@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Christophe Chohin, Eric Harsch et Raouf Hatira

PORTRAIT DU MOIS

96 | MARINA ANDRIEU

WIDE

Photographie

Marie De Decker

Eric Devillet

Mouvement

luxembourgeois

pour la Qualité

et l’Excellence

PERFORMANCE DURABLE

Impression

Imprimerie Centrale

Quand volonté et opportunités se rejoignent

© Euro-Editions

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs. Les prix figurant dans cette revue

sont indicatifs et peuvent être sujets à des variations

dont l’éditeur ne pourrait nullement être tenu pour

responsable.


6

LG

JUIN 2018

Index

8 | BRICE

LECOUSTEY

Advisory Partner

EY Luxembourg

14 | PHILIPPE PIERRE

Associé en charge du secteur

public et responsable mondial

Institutions européennes

PwC Luxembourg

14 | THIERRY KREMSER

Associé en charge de la

Technologie pour le secteur

public

PwC Luxembourg.

18 | ANNE

DESFOSSEZ

Associate Partner en charge

du secteur de la santé

KPMG

18 | PATRICK

WIES

Partner responsable du

secteur public

KPMG

20 | ANNICK SUNNEN

Chef du département

prévention

Association d’Assurance

Accident (AAA)

20 | MARTINE

PETERS

Conseillère de direction

Union des Entreprises

Luxembourgeoises (UEL)

22 | FRANCK

BECHEREL

Directeur général-gérant

Tralux Construction

26 | CHRISTOPHE BESTGEN

Responsable de l’équipe de

coordination de sécurité et

de santé

Secolux

28 | JEAN-CLAUDE

REDING

Président

Chambre des salariés

32 | CHRISTOPHE

LEROY

Head of Digital Strategic

Planning

BGL BNP Paribas

Crédit photo: Luxembourg for Finance

34 | VÉRONIQUE

DE LA BACHELERIE

CEO

Société Générale Bank & Trust

38 | PIERRE-YVES

MEERT

Manager marketing,

stratégie et innovation

ALD Automotive

40 | PAUL

ZEIMET

Secrétaire général

SEO

40 | LAURENT

WINKIN

Conseiller de Direction

SEO


LG

JUIN 2018

7

© myenergy

44 | CAROLE

DIESCHBOURG

Ministre de l’Environnement

46 | MARION

ZOVILÉ-BRAQUET

Bourgmestre

Administration communale

de Contern

50 | GILLES

CHRISTNACH

Administrateur délégué

Betic

56 | FERNAND

HENGEN

Associé-gérant

B.E.S.T. Ingénieurs-Conseils

56 | LAURENT

BUSANA

Associé-gérant

B.E.S.T. Ingénieurs-Conseils

60 | ROLAND

SCHAACK

Directeur

SIDEN

60 | ALI

KAES

Président

SIDEN

64 | FERNAND

ETGEN

Ministre de l’Agriculture

68 | FREDY

DE MARTINES

Gérant

D’fair Mëllech

70 | CLAIRE

SERTZNIG

Gestionnaire de projets

Institut Viti-Vinicole de Remich

72 | PATRICK

MULLER

CEO

Panelux

76 | PHILIPPE

GIOT

Directeur

Golf de Preisch

78 | CLAUDE

PETIT

Directeur

Parc naturel Mëllerdall

84 | GILLES

HEMPEL

Directeur

AIS

90 | CAROLE

THOMA

Porte-parole

déi Lénk

96 | MARINA ANDRIEU

Executive Director

et Co-Founder

Women In Digital

Empowerment


Brice Lecoustey


LG

JUIN 2018

9

L’avènement du Digital

Semblablement au siècle des Lumières, l’avènement du monde digital se cherche, expérimente,

essaie, se trompe et se réinvente au travers de formidables accélérations. À la différence

près qu’«une évolution est préférable à une révolution». Brice Lecoustey, associé à la tête

du département Conseil pour le secteur commercial et public chez EY Luxembourg, nous

explique la transformation digitale du service public.

Quelle est l’importance de la

digitalisation pour le secteur public?

La digitalisation se compose de trois

grands domaines technologiques que

sont la connectivité, la robotisation et

l’intelligence artificielle. Ces technologies

sont aujourd’hui matures, accessibles à des

prix abordables et tendent crescendo à une

convergence. L’expérience client s’en trouve

transformée, chaque citoyen souhaitant

également voir son administration utiliser

les nouvelles technologies.

De la convergence technologique est

née une certaine exigence: celle d’une

réduction des temps de traitements des

démarches administratives relatives à la

justice, à la police, à la caisse de santé et

bien évidemment, aux communes. À l’instar

de ce qui se fait déjà dans de nombreuses

entreprises, la robotisation est un moyen d’y

parvenir.

Nous connaissons depuis deux ans une

formidable accélération, se matérialisant par

des initiatives qui se multiplient par réaction

mécanique, presque physique. Toutes les

conditions sont aujourd’hui réunies pour

que le probable devienne enfin réalité.

Quelles réponses apportez-vous aux

craintes de voir la robotisation remplacer

des emplois et par la même, les interactions

humaines?

Les interrogations sont en effet nombreuses,

mais légitimes. Il faut pouvoir les aborder

avec raison gardée en toute réflexion.

La robotisation est certes un moyen de

parvenir à des économies mais elle ne

diminue pas pour autant la demande

de services publics, c’est même tout le

contraire. La connectivité couplée à la

robotique fluidifie les traitements, créant

un niveau certain de qualité, une attente

plus exigeante, mais aussi une nécessité

de relations humaines. La robotisation

automatise les opérations répétitives et

les tâches dévalorisantes, réalisées pour

l’heure par la main de l’homme. Le

fonctionnaire d’Etat ou l’agent communal

peut alors consacrer plus de temps au cœur

de sa mission et au citoyen, constituant de

facto, une amélioration de la qualité de ses

conditions de travail.

“Une évolution

est préférable

à une révolution”

Lorsqu’un processus est compressé à

80% par la digitalisation, il doit être

régulièrement programmé. Celui qui le

réalise actuellement pourra alors gérer les

exceptions du mécanisme et réaliser un

travail de contrôle des traitements. Les

nouvelles technologies sont régulièrement

confrontées aux angoisses d’adaptabilité

des collaborateurs; certains pensant que des

compétences d’ingénierie sont nécessaires

à l’utilisation de la robotique. À l’image

du passage de la machine à écrire à Word,

quelques semaines d’entrainement suffisent

bien souvent, sans compter que les interfaces

sont toujours plus intuitives et que les

nouvelles générations s’adaptent bien plus

rapidement aux nouvelles technologies.

Quelle est la maturité actuelle de la

digitalisation des services publics au

Luxembourg?

Il faut reconnaître les avancées en

termes de connectivité. Les institutions

et les administrations ont en effet

grandement amélioré leurs processus

communicationnels, Guichet.lu ou encore

les fichiers des résidents et les dossiers

de soins partagés en sont quelques bons

exemples. Il n’y a pas si longtemps, les

démarches administratives d’un simple

changement d’adresse étaient encore

relativement lourdes mais aujourd’hui, le

citoyen n’a plus besoin de se rendre dans

son ancienne commune qui communique

directement avec la nouvelle. Il en va

de même avec le DSP qui accompagne

désormais le patient tout au long de

ses traitements médicaux. Dans ces

deux exemples, on remarque le soin

méthodologique à placer le citoyen et le

patient au centre des préoccupations, ce

qui, entre autres, implique la protection de

leurs données personnelles.

Si les progrès de connectivité sont

indéniables, il suffit néanmoins de se rendre

à la cité judiciaire pour constater que la

digitalisation n’est pas encore généralisée.

Force est de constater que les magistrats et

les avocats préfèrent leurs lourds dossiers

de papiers aux tablettes et autres supports

numériques. La digitalisation des données

et la dématérialisation des documents

pourraient pourtant simplifier bon nombre

de procédures judiciaires.

La prochaine étape devrait être

l’identification des zones publiques où la

robotisation peut apporter une amélioration

dans le traitement de l’information, et ce,

dans l’objectif d’augmenter la rapidité des

processus de traitement. Le secteur public

peut tirer ses pistes de réflexion du secteur

privé, comme avec l’automatisation des flux

de paiements dans la trésorerie qui pourrait

facilement être appliquée à la CNS.

Enfin, l’intelligence artificielle pourra

dans un autre temps, réaliser un premier

aiguillage du citoyen vers le bon service

qu’il requiert. Les agents conversationnels

ou «chatbot» sont des logiciels programmés

pour simuler une conversation en langage

naturel qui commence déjà à pointer leurs

algorithmes dans certaines sociétés.


10 LG

JUIN 2018

COVERSTORY

Au vu de la petitesse du territoire et par

conséquent des investissements limités

que nécessite la transformation digitale

du service public, ne devrions-nous pas

faire partie des meilleurs élèves de la

scène internationale?

La réactivité et la flexibilité du pays sont

clairement des avantages et de nombreux

chantiers sont déjà mis en œuvre par le

Centre des Technologies de l’Information

de l’Etat (CTIE). La motivation est

néanmoins un sujet d’importance capitale

dans la mesure où la transformation digitale

du service public ne se fera pas sans que les

acteurs de la fonction publique ne se sentent

totalement impliqués. La communication

seule resterait stérile à l’avènement de la

robotisation, il faut éduquer les consciences,

renseigner quant aux améliorations et

rassurer les inquiétudes.

Menaces de santé publique, des

libertés individuelles et démocratiques;

entendez-vous les méfiances quant au

tout digital?

Bien sûr. Et ce sont autant de choix

de société qu’il nous faut prendre avec

prudence et raison. La relation digitale

d’un professeur avec les parents d’élèves

n’est souhaitable que dans les classes

surchargées par exemple. Je ne pense pas

que le citoyen veuille d’une administration

où les automatisations remplaceraient les

liens humains et encore moins une société

où l’on capitaliserait financièrement sur ses

données personnelles.

L’imagerie cérébrale nous fait par exemple

savoir que plus tôt l’enfant est exposé aux

écrans, plus il a de chance de développer

une addiction digitale, de l’agressivité et des

troubles autistiques et bipolaires.

L’évolution digitale doit rester au service de

l’individu, ce qui requiert une intelligence

collective accrue.

Quid de la politique gouvernementale

«Digital Lëtzebuerg»?

Une stratégie nationale qui introduit

la modernisation technologique dans

les processus financiers, industriels, de

recherche ou de logistique va de pair avec

celle de l’administration. La transformation

digitale des services de l’Etat est l’une

des conditions à la réussite de la stratégie

économique du numérique et à l’attraction

des entreprises internationales du 4.0.

L’écosystème luxembourgeois est dynamique,

il multiplie les synergies, les partenariats

public-privé portent leurs fruits, les

incubateurs fusionnent et, dans un effet de

boule de neige, des acteurs internationaux

installés depuis moins d’un an sur le territoire

font venir d’autres acteurs de l’étranger.

Le Luxembourg ne met pas en place des

initiatives isolées mais est en passe de se

constituer un savoir-faire qui constituera

son ADN économique de demain.

Des terres noires du charbon, puis rouges

de l’acier sur lesquelles s’est construit

le secteur financier, il semblerait que le

Luxembourg soit en passe de se construire

une autre réputation internationale, celle

du digital. n

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12 LG

JUIN 2018

ICT

MARDI ET MERCREDI 15 ET 16.05.18

ICT Spring 2018

Evénement incontournable du monde des technologies, la onzième édition de l’ICT

Spring s’est déroulée les 15 et 16 mai derniers à l’European Conference Center

Luxembourg. Des conférences sur les thèmes du digital, de la FinTech et du spatial ont

rythmé ces deux journées au cours desquelles de nombreuses entreprises et startups

innovantes étaient également présentes pour aller à la rencontre des leaders de l’industrie.

Xavier Bettel, Premier ministre, a visité les différents stands établis par les entreprises

et s’est également exprimé lors du premier jour de conférences, à l’occasion du FinTech

Summit. Il est ainsi revenu sur les défis que la digitalisation implique pour le pays et sur

la stratégie opérée par le Luxembourg dans ce cadre.


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14 LG

JUIN 2018

ICT

Le secteur public

luxembourgeois

en mode digital

Aujourd’hui plus que jamais, la transformation digitale du

secteur public prend tout son sens. Dans un environnement

toujours plus digitalisé, le secteur public constitue le fer de

lance de la transformation digitale de l’économie toute entière.

Où se situe le Luxembourg en matière de modernisation

et de numérisation de son service public? Tour d’horizon

avec Philippe Pierre, associé en charge du secteur public à

Luxembourg et responsable mondial Institutions européennes

chez PwC et Thierry Kremser, associé en charge de la

technologie pour le secteur public chez PwC Luxembourg.

Dans un environnement de plus en plus

digitalisé, comment le secteur public

appréhende-t-il son développement

numérique?

PP: Le secteur public a entamé sa

digitalisation depuis quelques années déjà, en

contribuant à dynamiser la transformation

digitale de l’économie et à simplifier les

démarches administratives des citoyens.

La digitalisation de la société doit toutefois

s’appréhender à travers deux niveaux: au

niveau européen et au niveau local. Pour le

premier, l’Union européenne a développé

une stratégie dédiée pour permettre aux 28

Etats membres de coordonner leurs efforts

de digitalisation lorsqu’ils fournissent des

services publics aux citoyens et entreprises.

Le cœur de cette stratégie réside dans

le principe d’interopérabilité, qui vise à

définir une approche commune lorsque

les administrations mettent en ligne

leurs services. Pour les citoyens comme

pour les entreprises, ce nouveau cadre

d’interopérabilité européen favorisera la

communication avec leurs administrations

nationales et celles des autres Etats membres

de l’Union européenne. Il permettra

d’échanger les informations localement,

nationalement et dans l’ensemble de

l’Union européenne de manière plus fluide.

Un exemple concret dans lequel ce nouveau

cadre peut s’appliquer? On peut penser

notamment au remboursement de frais de

soins médicaux reçus dans un autre pays

que celui de sa résidence, ou encore à la

gestion des questions relatives à la fiscalité

et aux droits de douane.

TK: Au niveau national, l’ensemble des Etats

membres doivent s’aligner sur les directions

données par Bruxelles. Les administrations

doivent aussi faciliter les démarches qu’elles

rendent aux citoyens et aux entreprises. Pour

s’assurer que les pays membres de l’Union

européenne assurent une transition efficace

vers une économie et une société numérique,

la Commission européenne publie chaque

année le Digital Economy & Society Index (ou

DESI), un rapport dans lequel elle évalue les

28 pays membres en matière de digitalisation

du secteur public. Dans son rapport de 2017,

la Commission a positionné le Luxembourg

à la cinquième place. Un positionnement

plus qu’encourageant, surtout en matière de

connectivité, de compétences numériques

et d’utilisation d’Internet. Le pays progresse

aussi significativement en ce qui concerne

l’usage des technologies numériques par les

administrations publiques.

Justement, quelle est la démarche du

Luxembourg en ce qui concerne la

digitalisation du secteur public?

PP: La modernisation des services publics vise

bien sûr à simplifier l’expérience des citoyens

et des entreprises lors de leurs démarches

administratives, mais pas seulement.

La digitalisation du secteur public est aussi

une question de compétitivité: pour qu’un

pays reste attractif et compétitif au niveau

international, l’efficacité de l’administration

doit être au rendez-vous. Le Luxembourg

investit depuis plusieurs années déjà dans la

modernisation de ses outils informatiques et

dans la création de systèmes d’informations

innovants pour les utilisateurs. Le but est

d’attirer et de développer de nouvelles

activités sur son territoire. La démarche du

Luxembourg est clairement entrepreneuriale!

TK: Notre pays dispose de nombreux

atouts pour assurer une digitalisation de son

service public réussie. Les infrastructures

de communication de qualité et

l’hyperconnectivité des citoyens créent un

environnement favorable à la modernisation

de l’administration. À ce titre, le pays a lancé en

2016 le programme «Einfach Lëtzebuerg» qui

vise à simplifier les démarches administratives

des citoyens et des entreprises et à entamer

un dialogue plus direct entre l’administration

et les citoyens du pays. De plus, un certain

nombre d’initiatives ont vu le jour récemment,

notamment au travers du CTIE (le Centre

des technologies de l’information de l’Etat),

et montrent que le pays est sur la bonne voie

pour digitaliser le secteur public.


Thierry Kremser et Philippe Pierre

Quelles initiatives vous viennent à

l’esprit?

PP: Depuis le 1 er juillet 2016, un nouveau

règlement européen sur l’identification

électronique et les services de confiance

pour les transactions électroniques est entré

en vigueur – il s’agit du règlement eIDAS

(ou Electronic IDentification And trust

Service). Il contribue à faciliter les échanges

numériques en permettant, entre autres,

d’instaurer un cadre légal lors de la signature

électronique à distance de documents. La

technologie induite par ce règlement permet

d’améliorer considérablement l’expérience

utilisateur puisqu’elle simplifie largement les

procédures lors de signatures de documents à

distance. Elle offre la possibilité aux citoyens

et entreprises luxembourgeois de réaliser des

démarches en ligne dans n’importe quel pays

membre de l’Union européenne sans devoir

avoir recours à un moyen d’identification

électronique du pays en question.

“La digitalisation

du secteur public

est aussi

une question

de compétitivité”

TK: Citons également la récente ouverture

de la première ambassade digitale au

Luxembourg. L’Estonie a en effet décidé de

conserver ses données e-gouvernementales

dans un data centre basé au Luxembourg

– une première mondiale! Un exemple de

plus qui montre que la stratégie du pays en

matière de modernisation du service public

est payante et va dans la bonne direction. n

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16

LG

JUIN 2018

BRÈVES COMMUNALES - NORD

PAR ERIC HARSCH

VALLÉE DE L’ERNZ

Le FC Blo Wäiss Medernach a organisé

du 14 au 16 juin la 10 e édition du

tournoi de football de la «European

Customs Sports Association (ECSA)».

L’ECSA, établi en 1992, est une

organisation internationale comptant

désormais 22 états membres qui

vise à promouvoir les liens entre les

administrations douanières par le

biais d’activités sportives. Les matches

furent joués au Centre Sportif Stegen.


Source: medernach.lu

ETTELBRÜCK

En présence de Marc Hansen, ministre

du Logement, et de Jean-Paul Schaaf,

bourgmestre de la ville d’Ettelbrück,

la Fondation Cécile Ginter a amorcé

la construction de deux nouvelles

résidences d’appartements destinés

à la location sociale à la rue du Canal.

Comptant 12 unités de logements,

ce projet suit l’initiative lancée à

Differdange au début de cette année

et s’inscrit dans l’objectif de garantir

les droits fondamentaux des citoyens.

Source: fondationcecileginter.lu

SCHIEREN

Bonnievale-Projects asbl, à Schieren, a lancé un nouveau

projet intitulé «A Better Tomorrow» qui vise à améliorer

l’accès à l’éducation des enfants provenant des quartiers les

plus pauvres de Bonnievale, ville dans la province du Cap-

Occidental en Afrique du Sud. Il s’agit de leur premier projet

depuis l’obtention du statut d‘ONG. Conçu pour une durée

de trois ans, il sera cofinancé par le ministère des Affaires

étrangères et européennes.


Source: www.bonnievale.org

CLERVAUX

Le Hall Polyvalent de Clervaux héberge

du 10 mai au 24 juin l’exposition

«Lëtzebuerg an den Eischte

Weltkrich». Conçue originairement

par le Cercle Culturel Claus Cito pour

la commune de Bascharage, cette

exposition vise à mettre en relief une

période sous-représentée dans l’esprit

historique luxembourgeois, montrant

des photos, documents et courtmétrages

pour illustrer les événements

ayant marqué le Luxembourg ainsi

que la vie quotidienne pendant cette

période troublante.


Source: clervaux.lu

NORDSTAD

Le «Luxembourg Center for

Architecture», soutenu par le Centre

des Arts Pluriels Ettelbruck (CAPE),

le Musée d‘Histoire(s) Diekirch et

la Nordstad, a initié le concours

«SinCityPics Nordstad». L’objectif

serait de représenter la vie urbaine

dans l’espace public au sein des

six communes de la Nordstad, en

se focalisant sur le rôle primordial

du citoyen à cet égard. Le CAPE

exposera la collection des photos du

14 juin au 4 juillet.


Source: sincitypics.lu

WILTZ

Fondé en 1953, le Festival de

Wiltz s’approche désormais de sa

66 e édition. Cette manifestation

traditionnelle aura lieu du 27 juin

au 30 juillet et accueillera un large

éventail d’artistes nationaux et

internationaux qui proposeront

un mélange de styles musicaux

éclectiques, allant de l’opéra et

jazz à l’Electro et au Klezmer. Les

spectateurs seront hébergés par

l’Amphithéâtre du Château et son

pavillon et encadrés culinairement

par le «Foodvillage».


Source: festivalwiltz.lu

KIISCHPELT

Les responsables communaux ont

décidé d’introduire des zones 30km/h

s’appliquant à toutes les petites rues au

sein de la commune. Comptant sur une

amélioration de la sécurité routière, une

protection contre le bruit et une baisse

des gaz d’échappement automobiles,

les responsables espèrent contribuer

à une meilleure qualité de vie dans la

commune.


Source: kiischpelt.lu

VIANDEN

Le Syndicat d’initiative de la Ville de Vianden a organisé la

‘Gruss Botz’, initiative pour procéder au nettoyage de Vianden

et de ses alentours. Les élèves et enseignants ont débuté le 11

mai, suivis par la population générale, avec la participation des

associations et clubs de la commune.


Source: vianden.lu

DIEKIRCH

Partie intégrante de la fête nationale, la parade militaire, ayant

lieu dans les rues de la ville de garnison, donnera le coup d’envoi

pour les festivités traditionnelles. Il s’agit d’un défilé de l’armée

luxembourgeoise, de la police et des forces civiles en l’honneur

du Grand-Duc à l’aube des célébrations dans l’intégralité des

communes du pays.


Source: diekirch.lu

© Copyright: eu2005.lu/Amis du château de Vianden

PUTSCHEID

Le 14 juin, le Parc Naturel de l’Our

a organisé une visite de la Société

électrique de l’Our (SEO) au Pavillon

Vallée de l’Our pour les enfants.

Ceci pour un exposé sur la centrale

hydroélectrique de Vianden,

l’une des plus grandes centrales

de ce type en Europe. Par le biais

d’expérimentations et d’explications,

la SEO a éduqué les enfants quant à

la provenance de l’eau, ses vocations,

ainsi que le processus qui mène à la

production d’énergie.

Source: agenda.naturpark.lu

ETTELBRÜCK

Du 29 juin au 1 er juillet, la ville

d’Ettelbrück servira de hub pour les

professionnels de l’environnement,

les commerçants et les chercheurs

en matière d’agro-/biotechnologie.

Ceci dans le cadre de la Foire agricole

organisée annuellement depuis 1983,

qui représente l’événement phare

de l’agriculture luxembourgeoise et

accorde une attention particulière à

l’avancement des produits du terroir et

de la région.


Source: fae.lu


14-29 June 2018

www.kpmg.lu

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#KPMGPlage

© 2018 KPMG Luxembourg, Société coopérative, a Luxembourg

entity and a member firm of the KPMG network of independent

member firms affiliated with KPMG International Cooperative

(“KPMG International”), a Swiss entity. All rights reserved.


18 LG

JUIN 2018

SANTÉ

Les techs au service

de la santé

Nos systèmes de santé entendent améliorer la prise en charge

des patients, la qualité et la sécurité des soins, les conditions

de travail du personnel soignant et les nouvelles technologies

sont autant d’outils qui portent des promesses d’efficacité et

de qualité. De la prévention individuelle jusqu’à l’échange

et l’étude des données médicales, notre système linéaire

de diagnostic et de traitement se métamorphose toujours

plus autour du patient. Interview croisée d’Anne Desfossez,

Associate Partner en charge du secteur de la santé, et de Patrick

Wies, Partner responsable du secteur public chez KPMG.

Comment expliquez-vous l’engouement

que suscite l’e-santé?

AD: On peut effectivement parler

d’engouement quand on considère que

depuis 2012, les investissements globaux

dans les startups «Health Techs» ont triplé.

Croissance démographique, vieillissement

de la population, maîtrise des coûts qui

font pression sur les systèmes: la santé doit

aujourd’hui faire face à des défis importants

alors que le risque de manquer de ressources

soignantes et médicales se fait toujours plus

ressentir. Le foisonnement des technologies

de la santé offre donc des opportunités

formidables pour répondre à ces challenges.

Toutefois, les stratégies de digitalisation

n’auront de succès que si elles s’inscrivent

dans des stratégies plus globales à l’échelle des

entreprises, des nations voire de l’Europe.

PW: L’essor des nouvelles technologies peut

être un formidable outil de mutation pour les

sociétés modernes et plus particulièrement

dans le suivi des maladies chroniques, le

maintien à domicile des personnes âgées, la

lutte contre les déserts médicaux, la prévention

et le transfert d’expertises.

Concrètement, comment la technologie

peut-elle améliorer la prise en charge

des patients?

AD: Peut-être un scenario d’anticipation

peut-il rendre les choses plus concrètes…

Imaginez madame Weber, personne

âgée, récemment veuve et qui habite une

commune isolée des centres urbains.

Avec son autorisation, son domicile a

été équipé d’un système domotique qui

étudie ses habitudes. L’augmentation

de la consommation peut renseigner

la possibilité d’une perte de mobilité,

d’insomnie ou de motivation et les capteurs

de mouvements peuvent détecter une chute

ou un changement dans sa démarche.

En cas d’alarme et si elle ne répond pas

à l’appel téléphonique des services de

secours, les proches de madame Weber ou

ses voisins sont prévenus. Si personne ne

peut vérifier son état, alors une équipe de

secours est envoyée sur les lieux. Durant le

trajet, dont l’itinéraire est calculé en temps

réel selon les conditions de circulation, les

secouristes lisent le Dossier numérique

de Soins du Patient dans lequel se trouve

son historique médical. Sur le chemin de

l’hôpital, les équipes médicales sur place,

son médecin traitant et sa famille sont

prévenus de la gravité de la situation.

Ce scénario ne relève encore que de la

science-fiction mais plusieurs éléments

sont déjà actuellement en cours d’implémentation.

PW: D’un processus linéaire de diagnostic

et de traitement, nous tendons vers un

système de santé qui se structure autour

du patient. Chaque individu disposera

bientôt d’un Dossier de Soins Partagé

qui offrira une vue globale de sa situation

médicale et de celles de ses ayants droits.

Le DSP, qui est alimenté par les prestataires

de soins et géré par le patient, entend le

responsabiliser pour qu’il devienne un

acteur de sa santé. Je pense qu’à terme,

d’autres protagonistes seront intéressés par

cette notion de responsabilité. Un peu à

l’image des boîtes noires que des sociétés

d’assurance proposent d’installer dans les

véhicules de leurs clients, ce qui mène à des

ajustements de la facturation en fonction du

mode de conduite.

L’avènement de l’e-santé trouve néanmoins

des adversaires, peut-il se faire

sans une large acceptation?

AD: Il existe aujourd’hui des objets

qui, n’étant pas reconnus comme des

dispositifs médicaux, échappent à toute

réglementation alors même qu’ils relèvent

du domaine médical: je pense, par exemple,

à certaines applications qui permettent

d’émettre des diagnostics sur base de

symptômes documentés par le patient luimême.

Il est naturel que les applications

existantes dans le domaine public, non

développées par des professionnels de la

santé et échappant à tout contrôle qualité,

puissent soulever certaines craintes. De

plus, à terme, l’introduction des nouvelles

technologies modifiera de manière

substantielle les modes traditionnels de

prise en charge. Dans ce nouveau contexte,

le rôle des professionnels de la santé sera

voué à évoluer; il est clair qu’une transition

culturelle devra se faire.


PW: Les interrogations sont nombreuses et,

pour un sujet aussi important que la santé,

souvent bien légitimes. D’un côté il y a les

utilisateurs de ces technologies qui aimeraient

les voir plus encore pénétrer le secteur et de

l’autre, les professionnels qui ne souhaitent

prendre aucun risque pour les patients.

La médecine occidentale est héritière de

son histoire, elle acceptera les disruptions

technologiques tant qu’ils respecteront

scrupuleusement les principes scientifiques.

D’où l’importance des discussions éthiques

et des décisions qui les accompagnent mais le

développement technologique doit avoir lieu.

L’utilisateur de ces technologies sera-t-il

un patient, un patient à risque, un citoyen,

un individu ou un consommateur?

AD: C’est une question intéressante

et tout dépend de ce qu’on entend par

«technologies de la santé». Il faut pouvoir

faire la distinction entre ce qui relève du

bien-être et ce qui appartient au médical.

Dans la mesure où moins de la moitié des

pays membres de l’Union européenne ont

déjà mis en place un cadre d’évaluation de

la fiabilité des objets connectés, on peut

dire que la frontière législative entre les

deux n’est pas encore bien définie mais tend

à le devenir.

D’une façon générale, toutefois, je dirais,

que la technologie sera utile à tous les

niveaux: pour l’individu, qui utilisera des

informations en ligne ou des applications

pour prendre soin, au quotidien, de sa santé,

et qui ce faisant, participera à l’effort de

prévention souhaité par les gouvernements.

La technologie facilitera aussi le quotidien

des patients et des patients à risque en

facilitant leur accès aux soins et aux

informations et en facilitant leur suivi.

PW: La technologie qui évolue à l’échelle

mondiale aura toujours un temps d’avance

sur les cadres juridiques nationaux voués à

la réglementer. Une montre connectée qui

donne des indications de rythme cardiaque

et d’activité sportive n’est pas un objet

KPMG Luxembourg

39, avenue John F. Kennedy

L-1855 Luxembourg

www.kpmg.lu

Anne Desfossez et Patrick Wies

médical à proprement parler mais permet

néanmoins un suivi chronique, incitant à des

comportements vertueux qui améliorent la

santé de son propriétaire. Est-ce un jeu ou

un outil? Qui recueille les données? Où

sont-elles stockées? À quoi servent-elles?

Sont-elles commercialisées? Voilà autant de

questions qui intéressent le législateur.

On entend de-ci de-là que les Américains

inventent une technologie que les Chinois

copient et que les Européens réglementent;

de sorte que l’Europe serait une Lumière

juridique pour le monde numérique.

Nonobstant la véracité du constat, une telle

ambition implique des consommateurs

avertis, et donc, des citoyens éclairés. n


20 LG

JUIN 2018

SANTÉ

Stratégie nationale

VISION ZERO

Lancée il y a un an par l’Association d’Assurance accident

(AAA), l’Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL)

et l’Institut national pour le développement durable et la

responsabilité sociale des entreprises (INDR), la stratégie

nationale VISION ZERO vise à réduire le nombre et la gravité

des accidents du travail, des accidents de trajet et des maladies

professionnelles au Luxembourg. Interview d’Annick Sunnen

et de Martine Peters, respectivement chef du département

prévention de l’AAA et conseillère de direction à l’UEL.

Quelles sont les avancées significatives

en matière de sécurité au travail?

AS: Le Luxembourg connait une croissance

salariale significative, et c’est pourquoi

nous préférons nous baser sur le taux de

fréquence qui est plus précis que le nombre

absolu d’accidents annuels. Aujourd’hui,

5% des travailleurs ont un accident de

travail, contre 9,53% en 2004 et 27%

en 1960. Pour descendre davantage ce

taux de fréquence qui reste relativement

stable, nous avons mis en place la stratégie

pluriannuelle VISION ZERO.

MP: Les accidents de trajet entre le

domicile et le lieu de travail comptent pour

20% des accidents, chiffre qui est lui aussi

en stagnation. La VISION ZERO vise à

faire baisser les taux en s’inscrivant dans un

effort national.

Avec 20.000 accidents de travail par an,

une vision zéro n’est-elle pas utopique?

AS: Nous n’avons pas le choix dans la

mesure où aucun mort, ni aucune blessure

grave ne saurait être acceptable. Nous

essayons de faire changer les mentalités et

d’instruire une culture de prévention dans

les entreprises. C’est une vision qui s’inscrit

dans un mouvement de réduction et qui

vise tout particulièrement les secteurs à

risques. Un accident de chantier est sujet

à des blessures graves ou mortelles, c’est

pourquoi nous avons élaboré une brochure

spécifique pour la sensibilisation des

ouvriers. Des images explicatives relèvent

les bonnes et mauvaises pratiques selon

différentes situations.

MP: La VISION ZERO part du principe

que les accidents liés au travail peuvent être

évités et qu’un monde sans accidents graves

ni mortels est possible. Elle repose sur quatre

principes: la vie est un bien non négociable,

l’homme est faillible, l’homme a des limites

de tolérance et chacun a droit à un lieu de

travail sain et sécurisé. Rappelons aussi que

la prévention coûte bien moins chère que les

conséquences d’un accident du travail.

“Pour une culture

de prévention dans

les entreprises”

Quelle approche a été choisie pour la

campagne de prévention VISION ZERO?

MP: Il était important que la campagne se

fasse par des témoignages réels de personnes,

qui ont été victimes d’un accident du travail

ou de trajet. En donnant des visages et des

voix à la campagne, le vécu des témoins

touche les gens et les sensibilise à prendre

davantage conscience des risques auxquels ils

sont confrontés. Tout le monde est concerné

par la sécurité et la santé au travail.

Comment peut-on améliorer les

pratiques au sein des entreprises?

AS: La mise en œuvre de la stratégie pour

réduire au maximum les sources potentielles

de risques est fondée sur les «7 règles d’or»

que sont:

• faire preuve de leadership et

d’exemplarité en matière de sécurité et de

santé au travail,

• analyser de manière systématique tous les

risques et dangers,

• mettre en place un programme

d’amélioration continue doté d’objectifs

mesurables,

• veiller à une organisation systémique

des aspects touchant à la sécurité et à la

santé au travail en insistant sur la clarté des

consignes,

• utiliser exclusivement une technologie

garante de sécurité et de santé,

• veiller à la qualification et au

développement des compétences des

salariés,

• investir dans la participation active et la

responsabilisation des salariés.


Les entreprises peuvent s’engager dans

la stratégie nationale en mettant en place

un plan d’action basé sur ces 7 règles d’or

et sur les recommandations de la VISION

ZERO. Les modalités de cette adhésion sont

consultables sur le site www.visionzero.lu où

les entreprises peuvent également trouver

une boîte à outils sur la prévention des

accidents du travail, de trajet et des maladies

professionnelles.

MP: Tous les deux ans, nous organisons

un grand forum national et le dernier en

date s’est déroulé le 19 avril à Luxexpo.

Nous y avons enregistré 1.300 visiteurs et

nous avons reçu des retours extrêmement

positifs des entreprises venues en nombre.

À travers 100 exposants mais aussi des

ateliers de travail qui comptent comme

formation continue pour travailleurs

désignés, de nombreux professionnels ont

pu être sensibilisés sur des sujets comme la

responsabilité pénale du dirigeant (la salle

était pleine), la prévention des troubles

musculo-squelettiques ou encore la norme

ISO 45001 (relative au management, à

la santé et à la sécurité au travail) et la

prévention des risques psychosociaux.

AS: A cette occasion, les ministères de la

Santé, de la Sécurité sociale et du Travail se

sont associés avec l’AAA, l’UEL et l’INDR

afin de décerner le Prix national Sécurité-

Santé au travail 2018. Cinq lauréats ont été

récompensés pour des mesures ou produits

particulièrement innovants dans le domaine

de l’amélioration de la sécurité, de la santé

et du bien-être au travail.

www.visionzero.lu

Annick Sunnen et Martine Peters

Quels sont les rôles du label ESR et du

label SGS?

AS: La responsabilité sociale qui est distinguée

par le passage de certification RSE et la remise

du label ESR porte aussi bien sur les domaines

techniques que sur le plan humain. Un des

volets, qui concerne la sécurité et la santé au

travail peut être couvert par l’obtention du

label «Sécher a Gesond mat System» de l’AAA,

lequel est destiné aux petites et moyennes

entreprises. La VISION ZERO encourage les

entreprises à suivre une procédure labellisante

SGS et/ou ESR pour mieux comprendre les

impacts de leurs activités. n


22 LG

JUIN 2018

SANTÉ

La sécurité,

mon vital combat!

Supporté par son initiative «Compagnon Acteur de la

Prévention Sécurité» (CAPS), Tralux Construction a reçu le

prix national de la sécurité pour les entreprises de plus de

50 personnes décerné par trois ministères: ministère de la

Santé, ministère de la Sécurité sociale et ministère du Travail,

de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire. Franck

Becherel, directeur général-gérant de Tralux Construction,

revient dans ce cadre sur les différentes initiatives mises en

place par l’entreprise pour améliorer la sécurité et la santé en

son sein et favoriser l’établissement d’un environnement de

travail bienveillant et épanouissant.

Quelle est la politique sécurité adoptée

par l’entreprise?

Tralux Construction a pour mission

d’apporter des solutions innovantes et surmesure

aux différents projets de ses clients

grâce à son professionnalisme et à son

expertise. Nous évoluons dans un secteur

d’activité à risques liés à notre métier.

Fondée également sur les remontées

d’informations, les bonnes pratiques et

les retours d’expérience, l’amélioration

continue concerne tous les acteurs de

l’entreprise, sans exception. C’est dans ce

contexte qu’une politique santé-sécurité a

été mise en place depuis plusieurs années.

Plusieurs actions, sur le sujet de la santé et

de la sécurité, établies en cohérence avec la

politique générale de Tralux Construction,

sont déclinées:

- Rendez-vous qualité-sécurité-environnement

mensuels animés sur chantier où sont abordés

des thématiques HSE, rappel des consignes,

bonnes pratiques et communication des

incidents survenus sur chantier.

- Challenge sécurité Tralux Construction

qui récompense le chantier avec la plus

faible accidentologie et le plus impliqué

dans la prévention et l’amélioration des

conditions de travail.

- Plan de formation permettant la

formation initiale et/ou le recyclage sur les

fondamentaux sécurité comme par exemple

les formations sauveteur-secouriste, port du

harnais, conduite en sécurité, ….

- Accompagnement des agences d’emploi

temporaire pour que les intérimaires qui

renforcent nos équipes soient sensibilisés

et impliqués aux risques inhérents à nos

chantiers, avec la même approche que pour

nos collaborateurs.

- Plan d’actions santé-sécurité annuel

qui vise à diminuer l’accidentologie et

l’exposition aux maladies professionnelles

en analysant chaque situation dangereuse et

presqu’accident.

Nous parlons de culture et d’un état

d’esprit sécurité au sein de Tralux

Construction. La sécurité santé, c’est un

combat de tous les jours et mon devoir en

tant que dirigeant.

“Elevons notre

niveau d’exigence

par le déploiement

d’une culture

sécurité partagée

par tous!”

Quand et pourquoi avez-vous adhéré à

la charte VISION ZERO?

Nous avons signé cette Charte visant

à promouvoir la sécurité et la santé dès

sa création sachant que nous appliquions

déjà plusieurs des mesures suggérées par

la charte. De plus, nous voulions devenir

un acteur de cette démarche commune

et intégrée qui regroupe des partenaires

nationaux en s’engageant à faire davantage

fléchir la courbe des accidents du travail.

Nous sommes tous concernés par la santésécurité

au travail et tout en poursuivant les

actions de sensibilisation à la prévention,

nous souhaitons poursuivre sur la voie de

l’implication et de la responsabilisation de

tous et proposer de la formation à tous les

niveaux de l’entreprise.


Franck Becherel, directeur général-gérant de Tralux Construction

Depuis plus d’une dizaine d’années, nous

parvenons à réduire nos taux de fréquence

et de gravité. La Charte nationale nous

permet aujourd’hui de nous améliorer et

d’échanger sur des questions telles que

la sécurité et les conditions de travail,

l’ergonomie, les accidents de trajets,

l’hygiène et la santé.

Notre engagement implique la présentation

d’un plan d’actions de la Vision Zéro pour

notre entreprise. Dans ce cadre, les sept

règles d’or de la Vision Zéro ont déjà été

communiquées au comité de direction et

aux encadrants qui y adhérent sans réserve.

Quelles sont les mesures ou produits

innovants qui vous ont permis d’être

récompensés par le prix national de la

sécurité pour les entreprises de plus de

50 personnes?

Au sein de Tralux Construction, nous nous

engageons à préserver la santé et la sécurité

de nos salariés et de nos intervenants

sur chantiers via une politique et un

comportement exemplaire. L’exigence de

Tralux Construction, à travers sa politique

et l’engagement de nos encadrants à tous

les niveaux est, que tout collaborateur

dispose d’un environnement de travail sain

et exerce en toute sécurité: organisation,

matériel, accès à la formation, protection

de la santé, de l’environnement etc.

Ainsi avons-nous décidé d’impliquer les

compagnons eux-mêmes en mettant en

place l’initiative du CAPS, Compagnon

Acteur de la Prévention et de la Sécurité,

sur l’ensemble des chantiers. Cette initiative

déployée sur nos chantiers depuis fin 2015,

implique et responsabilise directement des

compagnons dans la sécurité et la santé

au travail. Ainsi pendant une période

d’environ 15 jours, sur proposition du chef

de chantier, un compagnon devient CAPS.


24 LG

JUIN 2018

SANTÉ

Il peut libérer une partie de son temps de

travail pour prendre du recul par rapport

à ses tâches et à son environnement.

Revêtu d’un baudrier vert, le CAPS

effectue des visites de chantier, observe

l’environnement de travail et complète des

fiches d’auto-contrôle. Ainsi, il identifie,

analyse et corrige au besoin des situations

dangereuses qui peuvent survenir autour

de lui. Ce principe est fondé sur le travail

d’équipe, la solidarité, la bienveillance et

la vigilance partagée. Notre but est d’avoir

un relais d’information supplémentaire sur

le chantier et d’impliquer davantage les

personnes de terrain dans notre démarche.

Par ailleurs, les fiches d’autocontrôle

du CAPS sont également traduites en

portugais pour permettre à chacun d’être

nommé CAPS au fil du temps, estimant que

la langue ne doit pas être une barrière dans

l’implication dans la sécurité.

Ce prix récompense les équipes de Tralux

Construction qui, avec cette approche

«bottom up», vise à impliquer et à

responsabiliser tous les acteurs de la sécurité

qui sont les plus à même de suggérer des

mesures d’amélioration de la santé-sécurité

et du bien-être au travail. C’est aussi une

initiative parfaitement déclinable dans

toutes les entreprises.

“La sécurité santé,

c’est un combat

de tous les jours

et mon devoir en

tant que dirigeant”

Parlez-nous de votre label «Entreprise

Socialement Responsable» (ESR)…

Depuis 2012, Tralux Construction est effectivement

labelisée Entreprise Socialement

Responsable par l’INDR (Institut National

pour le Développement durable et la

Responsabilité sociale des entreprises). Audelà

de nos clients, nous nous attachons à

prendre en compte les attentes des parties

intéressées par notre activité. C’est en effet

par la compréhension et la satisfaction de

leurs besoins que nous pouvons améliorer

notre performance, assurer le développement

durable de l’entreprise et contribuer à celui de

la société au sens large en agissant de façon

responsable. Un comité RSE est chargé

d’assurer la cohérence de notre stratégie RSE

et de piloter nos actions.

Nos engagements sont, entre autres, de

créer un cadre de travail bienveillant dès

le recrutement et tout au long du parcours

professionnel du collaborateur, d’organiser

des événements d’entreprise pour favoriser

le partage, l’esprit d’équipe et la convivialité.

Notre management se veut participatif,

comme avec l’exemple du CAPS cité cidessus,

dans une logique d’amélioration

continue afin de rechercher les meilleures

pratiques dans chaque domaine. D’autre

part, pour les parties intéressées en externe,

nos efforts sont constants pour garantir la

satisfaction de nos clients et partenaires

en s’appuyant sur le respect de nos

engagements et des personnes. n

Tralux Construction

156, route de Luxembourg

L-3254 Bettembourg

contact@tralux.lu

www.tralux.lu


C.A.P.S.

COMPAGNON ACTEUR PRÉVENTION SÉCURITÉ

EXEMPLARITÉ | RESPONSABILITÉ | IMPLICATION | COMMUNICATION | BIENVEILLANCE

SOLIDARITÉ | VIGILANCE PARTAGÉE

BÂTIMENT | IMMOBILIER | TRAVAUX PUBLICS

LAUREAT 2018

Prix national sécurité-santé au travail


26 LG

JUIN 2018

SANTÉ

Pour une sécurité partagée

Une application mobile dédiée à la sécurité des chantiers de construction, c’est l’idée toute

simple, logique et presque naturelle de Secolux qui s’associant avec CityLity, s’est vu remettre

le prix national sécurité et santé 2018 dans la catégorie «organisation faisant fonction d’agent

multiplicateur en matière de sécurité». Prix remis par les ministres de la Santé, de la Sécurité

sociale et du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, et organisé conjointement

par l’A.A.A., l’I.T.M. et l’I.N.D.R. Interview de Christophe Bestgen, responsable de l’équipe

de coordination de sécurité et de santé de Secolux.

Christophe Bestgen


LG

JUIN 2018

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Comment est née la rencontre entre

Secolux et CityLity?

Au détour d’une conversation entre leurs

directeurs respectifs qui s’est tenue à l’été

2017 au sein de l’incubateur à startups

InCub. Notre directeur, Philippe Wetzel

a croisé André May, directeur de CityLity

dont l’application du même nom permet

de mettre un individu en rapport avec la

communauté de son immeuble, de son

entreprise ou de sa commune. En quelques

clics seulement, le citoyen peut signaler un

incident, le géo-localiser, le prendre en photo

et l’application se charge de transmettre les

informations aux personnes responsables et

d’alerter les personnes sur site.

Philippe Wetzel a de suite perçu le potentiel

que l’application pouvait apporter à la

coordination de sécurité sur les chantiers

de construction. Nous avons dès lors

travaillé en synergie afin de développer des

fonctionnalités spécifiques aux chantiers de

construction et en septembre de la même

année, l’application était lancée sur un

premier chantier, celui du Royal Hamilius.

Comment l’application améliore-t-elle

la sécurité des chantiers?

L’un des avantages majeurs, c’est la

réduction considérable du temps qui sépare

le repérage d’une faille de sécurité de sa

résolution. Il nous a en effet paru essentiel

que l’information puisse circuler à tout

moment, le plus efficacement et le plus

rapidement possible. Car si de nombreuses

personnes sont présentes quotidiennement

sur un chantier, le coordinateur de

sécurité ou tous les travailleurs désignés

des entreprises ne s’y trouvent pas

nécessairement en permanence.

Avec CityLity, les informations du danger,

sa localisation et sa nature sont transmises

à la personne en charge quelques secondes

seulement après sa détection. Dès que la

situation est assainie, le responsable peut

alors le signaler sur l’application, rassurant

ainsi chacun.

“0 risque,

0 accident

et 0 mort!”

L’idée est résolument innovante mais un

bureau de contrôle de la construction qui

lance une application telle que CityLity

semble, pour autant, tout à fait naturelle…

Porter une application mobile utilisable

par tous et aussi simple que CityLity

nous semble en effet tout à fait légitime

dans la mesure où Secolux a pour mission

de protéger les humains en évitant les

conséquences de la non-qualité de la

construction. L’entreprise possède pour cela

une branche «coordination de sécurité et de

santé des chantiers temporaires et mobiles»

composée d’une dizaine de coordinateurs

de sécurité de niveaux B et C.

Nous l’avons pensée avec la volonté

d’inclure un maximum d’intervenants et

l’app. est déjà utilisée sur une quinzaine

de nos chantiers en cours dont les grands

chantiers Royal Hmilius, les nouvelles

canalisation et station de traitement d’eau

potable SEBES, plusieurs résidences, des

projets publics et privés, etc.

Peut-on imaginer qu’à terme, tous les

ouvriers des chantiers à Luxembourg

seront équipés de cette application?

C’est tout du moins notre objectif, oui.

Imaginons un chantier sur voirie un jour

de weekend où une barrière de sécurité

est tombée: un passant qui a l’application

pourra informer du danger, prendre

des photos et les autorités compétentes

et l’entreprise responsable seront alors

prévenus en temps réel.

Pour l’heure, nous sommes en train

d’analyser comment le même principe

peut être développé dans nos missions

de contrôle technique de constructions,

bureau agréé par l’ITM dans le cadre des

inspections de sécurité, etc. Lorsqu’une

remarque est indiquée par Secolux, chaque

personne en charge de la lever pourra

donner tous les éléments nécessaires

(photos, documents, preuves en tout genre)

via l’application. Ceci permettra l’action

en retardant le moins possible les travaux.

En outre, le stockage des informations au

sein du dossier chantier sera par ailleurs

simplifié de par un historique des actions

entreprises sur le bâtiment qui sera facile à

produire.

En tout cas Secolux compte utiliser

l’application City Lity pour acheminer

l’ensemble des chantiers qu’il suit vers

l’objectif de la campagne Vision Zero:

0 risque, 0 accident et 0 mort! n

Une vidéo explicative du système a été

tournée et est disponible sur https://

visionzero.lu/projectcandidats/citylity/

Secolux

1 Rue de la Poudrerie,

L-3364 Leudelange

www.secolux.lu


28 LG

JUIN 2018

SANTÉ

Accompagner les mutations

du monde du travail

Assumant sa mission d’information à l’intention des salariés et

du monde du travail, la Chambre des salariés (CSL) a créé la

newsletter «Better Work» afin de communiquer sur des sujets

touchant à la sécurité, à la santé et au bien-être au travail.

Son président, Jean-Claude Reding, revient avec nous sur les

dernières éditions de la newsletter ainsi que sur le «Quality of

work Index Luxembourg» examinant le ressenti des salariés

luxembourgeois par rapport à leur travail.

Parlez-nous de votre newsletter «Better

Work»…

La série «BetterWork» informe les salariés

et leurs représentants syndicaux, mais aussi

toute autre personne intéressée, sur des

sujets d’actualité en matière de sécurité, de

santé et de bien-être au travail.

Récemment, nous avons fait un numéro

sur le risque d’épuisement en lien avec

l’autonomie au travail ainsi que trois éditions

sur le thème de la numérisation du travail et

son impact sur les conditions de travail.

Nous avons constaté une hausse du risque

d’épuisement professionnel depuis 2014, et

parallèlement une diminution des facettes

Jean-Claude Reding, président de la CSL


LG

JUIN 2018

29

de l’autonomie au travail. Le manque

d’autonomie se traduit notamment par

de faibles marges de manœuvre dans la

manière de faire son travail, mais aussi des

contraintes de rythme de travail auxquelles

le travailleur ne peut se soustraire.

La numérisation concerne de loin ou

de près 89% des travailleurs, dont 55%

de réponses «dans une forte mesure» et

«dans une très forte mesure». Les métiers

dont le travail est principalement de

nature intellectuelle sont nettement plus

concernés par la digitalisation que les

métiers principalement manuels.

Comment est perçu l’avènement de la

numérisation par les travailleurs?

D’ores et déjà, les directeurs, cadres

de direction et gérants, les professions

intellectuelles et scientifiques, les

professions intermédiaires et les employés

de type administratif constatent que la

numérisation influence fortement leur

travail. Ce point de vue est plus modéré

parmi les salariés des services directs aux

particuliers, commerçants et vendeurs,

les artisans, ainsi que les conducteurs

d’installations et de machines et les ouvriers

de l’assemblage.

La peur de perdre son emploi du fait de la

numérisation et du progrès technologique,

un sujet souvent au cœur des débats, est

dans l’ensemble assez peu répandue, mais

cette peur semble toutefois affecter un peu

plus les conducteurs d’installations et de

machines, les ouvriers de l’assemblage et les

employés de type administratif.

Si la numérisation concerne dans la même

mesure les travailleurs plus jeunes et moins

jeunes, seulement la catégorie d’âge des

plus jeunes, en dessous de 35 ans, voit sa

performance au travail nettement améliorée

grâce aux technologies numériques.

Les connaissances numériques, les

compétences permettant de traiter,

analyser et interpréter des données sont

de plus en plus importantes, mais aussi les

activités créatives/intellectuelles et sociales/

interactives gagnent en importance. Un

développement adapté des compétences

de la population est donc indispensable

pour éviter l’accroissement d’inégalités

économiques et sociales qui pourrait

résulter du recours privilégié à des employés

disposant d’un profil précis de qualifications

et de compétences.

“Informer

sur des sujets

d’actualité en

matière de sécurité,

de santé et de

bien-être au travail”

De quelle manière la digitalisation

influence-t-elle la manière de travailler?

En ce qui concerne les dimensions positives

de la qualité du travail, les travailleurs

fortement concernés par la digitalisation

estiment être plus impliqués dans les prises

de décision de l’entreprise et avoir plus

de liberté de décision dans leur travail.

De plus, ils constatent une moins grande

charge physique et un risque d’accident

moins élevé.

En revanche, ils doivent faire face à plus

d’interruptions dans leur travail, constatent

une charge mentale plus élevée, effectuent

plus souvent leur travail dans l’urgence que

les travailleurs qui connaissent un faible

degré de digitalisation dans leur travail.

Un nouveau facteur de stress dû aux

nouvelles technologies de la communication

est la porosité des frontières entre la vie au

travail et la vie en dehors du travail.

Qu’est-ce que le «Quality of work Index

Luxembourg»?

Le «Quality of work Index» permet de

mesurer à intervalles réguliers (chaque

année) le vécu du travail auprès d’un

échantillon représentatif de salariés au

Luxembourg. Les aspects abordés sont,

entre autres, les exigences et les charges

liées à l’activité, les horaires de travail, la

collaboration entre collègues, les marges

de manœuvre au travail, les possibilités de

formation continue et de promotion, la

participation aux décisions d’entreprise, etc.

Les résultats de l’enquête sont rassemblés

chaque année dans un index destiné à

fournir une indication sur la façon dont

les personnes interrogées évaluent d’une

manière générale la qualité du travail au

Luxembourg.

Le but de ce projet est de mieux comprendre

la réalité du monde du travail en mutation

et de s’engager en faveur d’un meilleur

travail. n

Quels sont les profils les plus impactés

par la digitalisation?

Les salariés ayant un haut niveau d’études

sont plus nombreux à déclarer que leur

liberté de décision a augmenté, leur travail

est moins contraignant physiquement, et

leur performance au travail a augmenté.

En revanche, leurs tâches sont plus

nombreuses et ils doivent constamment

développer leurs capacités. Les professions

élémentaires apparaissent comme moins

concernées par les avantages, mais aussi par

les inconvénients de la numérisation.

Chambre des salariés

18, rue Auguste Lumière

L-1950 Luxembourg

csl@csl.lu

www.csl.lu


30

LG

JUIN 2018

BRÈVES COMMUNALES - CENTRE

PAR ERIC HARSCH

JUNGLINSTER

Le restaurant «La Distillerie» abrité par

le Château de Bourglinster s’est classé

à la quatrième place des 100 meilleurs

restaurants végétariens du monde par

le site web belge «We’re Smart World».

Le chef de restaurant René Mathieu

détient également une étoile Michelin.

Source: weresmartworld.com

LUXEMBOURG-VILLE

Inauguré en mars, la Ville de

Luxembourg a invité le public à une

journée porte ouverte au nouveau

repère architectural du Ban de

Gasperich, à savoir le nouveau château

d’eau. Les 9 et 10 juin, le Service des

eaux a organisé des visites guidées

qui ont permis aux visiteurs de se

familiariser avec les aspects techniques

du château et d’approfondir leurs

connaissances quant au sujet de l’eau.


Source: vdl.lu

LAROCHETTE

Le 9 juin, l’Administration de la nature et

de la forêt et le Parc naturel du Mëllerdal

ont organisé une séance de cuisine dans

la pleine nature. Les différents modes

de cuisine sans gaz ou électricité furent

présentés par le garde-forestier Tom

Scholtes, suivi par la dégustation des

créations culinaires tout à fait naturelles.

Source: agenda.naturpark.lu

FISCHBACH

Le Service des sites et monuments

nationaux a publié le rapport de son

exercice d’inventaire scientifique du

patrimoine bâti dans la commune de

Fischbach. Il a identifié 26 bâtiments et

50 monuments de petite taille, surtout

des croix de chemin. Les prochaines

communes visées dans le cadre de ce

projet sont Mersch et Helperknapp.


Source: ssmn.public.lu

Farn Naturpark Mëllerdall ©ORT MPSL Raymond Clement

STEINFORT

La commune de Steinfort, conjointement avec Aktikulti

asbl, a lancé un concours de sculpture. L’œuvre destinée à

Kleinbettingen devra notamment s’intégrer dans le contexte

historique, culturel et naturel du village, et les artistes intéressés

sont priés de déposer leur vision avant le 25 juin.


Source: aktikulti.lu

LUXEMBOURG-VILLE

Le 12 mai, l’ING Night Marathon a traversé la Ville de

Luxembourg pour une 13 e édition. La course, partie

intégrante de la vie sportive du pays, a offert aux coureurs un

parcours diversifié à travers la capitale, le départ et l’arrivée

étant traditionnellement situés sur le site de Luxexpo. Outre

l’encouragement des nombreux spectateurs, des bands

samba ont accompagné les athlètes sur différentes scènes

tout au long du parcours. Accueillant 16.000 participants

pour toutes les courses, le marathon fut remporté par Mark

Kangogo qui a réalisé un nouveau record de piste.


Source: ing-night-marathon.lu

HESPERANGE

Le weekend du 18 au 20 mai, le Parc communal d’Hesperange a

accueilli la plus grande exposition de jardins au Luxembourg, à

savoir Ambiance-jardins. Les enthousiastes de la nature ont pu

découvrir les produits surtout artisanaux de 90 exposants, ainsi

que des milliers de plantes qui représentent l’un des accents

primaires de l’exposition.


Source: hesperange.lu/ambiance-jardins.com

© Photo: ING Night Marathon Luxembourg, Norbert Wilhelmy © Photo: ING Night Marathon Luxembourg, Norbert Wilhelmy

LUXEMBOURG-VILLE

La ville de Luxembourg a accueilli

l’«Automotive Day 2018» le 7

juin, manifestation annuelle la

plus importante pour le secteur

automobile de la Grande Région.

Axé sur la digitalisation de la mobilité,

l’événement a rassemblé professionnels

et experts de l’industrie pour échanger

des idées sur les développements,

défis et opportunités liés à la conduite

automatisée, l’équipement raccordé ou

encore l’intelligence artificielle.


Source: luxinnovation.lu

HELPERKNAPP

L’initiative européenne «Liaison

Entre Actions de Développement

de l’Economie Rurale» (LEADER)

vise à connecter les projets et les

acteurs économiques dans les

territoires ruraux, à encourager

l’innovation, et à appuyer les gens

dans la mise en œuvre de leurs idées.

Le groupe d’action locale LEADER

Lëtzebuerg West, situé à Tuntange, a

récemment publié la nouvelle édition

du «Regionalmagasinn» biannuel

et présente les auto-pédestres et

randonnées nationales de la région

ouest du Luxembourg et fournit des

renseignements sur la randonnée.


Source: letzebuergwest.lu

BERTRANGE

L’exposition photo «L’agriculture

toxique et son prix pour l’humanité»

était exposée à la Belle Etoile du 5

au 16 juin. L’œuvre obsédante du

photographe Pablo E. Piovano met au

point les conséquences et effets parfois

catastrophiques de l’utilisation de

produits chimiques agraires au sein de

l’agriculture argentine.


Source: naturemwelt.lu

JUNGLINSTER

Les Journées Internationales des

Métiers d’Arts ont eu lieu les 16

et 17 juin. Organisées annuellement

par le Syndicat d’Initiative de Junglinster

à Bourglinster, cet événement traditionnel

réunit une gamme d’artisans

internationaux de différents domaines

comme la céramique, le métal ou le bois

et leur permet d’afficher leurs ouvrages.


Source: sijunglinster.lu


32 LG

JUIN 2018

ÉCONOMIE

La révolution

de l’open banking

D’application depuis janvier 2018, la directive européenne

PSD2 (Payment Services Directive 2) favorise l’innovation

dans le secteur bancaire en mettant en place des conditions

permettant de créer de nouveaux produits et services.

Dans ce contexte, BGL BNP Paribas se place au cœur de

ce nouvel écosystème digital et Christophe Leroy, Head of

Digital Strategic Planning, revient avec nous sur les projets

innovants et les démarches de la banque pour se conformer à

cette nouvelle directive et tendre petit à petit vers le concept

d’open banking.

D’un point de vue stratégique, qu’implique

la directive PSD2?

La directive PSD2 s’inscrit tout d’abord

dans un contexte d’évolution des usages

clients dont les attentes sont aujourd’hui

portées par les grands acteurs du

monde digital et par les innovations

technologiques. Les banques se retrouvent

aussi dans un contexte où l’économie

change, l’évolution réglementaire et

l’environnement de taux bas renforcent en

conséquence la pression économique sur

les marges.

La PSD2 s’inscrit comme un catalyseur

de ce changement. On l’associe souvent

à l’open banking car les banques se

retrouvent confrontées à l’obligation

d’ouvrir leurs données liées aux comptes

de paiement à de nouveaux acteurs comme

les FinTechs ou à d’autres acteurs majeurs

de l’économie digitale et ceci dans un

cadre défini et normé.

Christophe Leroy


LG

JUIN 2018

33

Les modèles économiques autour des services

financiers vont changer et même si personne

ne peut encore dire avec exactitude de quelle

manière et à quelle vitesse, nous avons la

certitude que la notion de plateforme va être

centrale. Tout l’enjeu est de se positionner

et de créer des partenariats de manière à

pouvoir accompagner les changements

relatifs à la PSD2 et à l’open banking.

Parlez-nous de la plateforme LUXHUB…

Le véritable impact de l’ouverture des

données dont disposent les banques

est attendu pour octobre 2019, lorsque

les Regulatory Technical Standards sur

l’authentification forte et l’accès aux

comptes de paiement seront appliqués.

Dans ce cadre BGL BNP Paribas, la

BCEE, la banque Raiffeisen et POST

Luxembourg ont lancé LUXHUB, une

société qui opérera la plateforme commune

de conformité PSD2.

La PSD2 impliquera en effet une

interconnexion forte entre les FinTechs

et les différentes banques. Avec cette

plateforme centrale de connectivité qu’est

LUXHUB, les banques luxembourgeoises

et européennes pourront d’une part se

connecter pour permettre l’accès à leurs

données et d’autre part, proposer un point

d’entrée unique aux «third party providers»

(TPP) – qui sont entre autres des FinTechs,

mais également de grands groupes qui

pourraient fournir des services dans le cadre

de la PSD2. LUXHUB se présente ainsi

comme une interface centrale au cœur de

cet écosystème de la PSD2 sur laquelle vont

venir se connecter l’ensemble des acteurs.

“Offrir à l’ensemble

des banques

luxembourgeoises

un moyen

de se conformer

à la PSD2”

Cette nouvelle directive demande donc

la mise en place d’infrastructures pour

l’ouverture des données comme des

interfaces de programmation (ou API)

disponibles 24h/7j, ce qui représente un

financement très lourd. BGL BNP Paribas a

voulu participer à ce projet pour mutualiser

cet investissement et plus largement,

nous voulions jouer notre rôle et offrir à

l’ensemble des banques luxembourgeoises

un moyen simple de se conformer à la PSD2.

En effet, pour de nombreuses banques, le

financement de ce type d’infrastructures est

trop lourd ou non stratégique. LUXHUB

se présente donc comme une alternative: en

devenant clientes, les banques bénéficient

des services proposés par la plateforme à un

coût sensiblement inférieur par rapport à

une approche stand-alone.

La PSD2 harmonise aussi les «règles du jeu»:

au niveau de la gestion du consentement,

de la sécurité et de l’authentification forte

des clients, tout le monde sera soumis aux

mêmes règles. Le client devra donner son

accord pour permettre l’ouverture de ses

données à un «third party provider», qui va

ensuite demander à la banque les données

dont il a besoin. La banque s’assurera à

ce stade que cet acteur est bien enregistré

auprès d’une autorité de surveillance –

la CSSF pour le Luxembourg – et que le

client a donné son consentement. Il reste

néanmoins encore des inconnues. A l’heure

actuelle, tous les cas pratiques d’application

de la PSD2 sont en cours de clarification

au niveau de l’EBA – l’autorité bancaire

européenne – et de groupes de travail

spécifiques.

Au travers de LUXHUB, nous nous

rendrons conformes à la PSD2. Notre

première priorité est cependant de répondre

aux attentes évolutives des clients. Pour

ce faire, nous intégrons déjà des services

proposés par des FinTechs lorsqu’ils

peuvent être intéressants pour nos clients,

et nous investissons dans la performance de

nos canaux digitaux et plus largement de

l’ensemble de nos points de contact avec les

clients.

Quels seront les impacts de la PSD2 sur

le fonctionnement de la banque?

Notre démarche de transformation

s’effectue à plusieurs niveaux dont

l’expérience client, les éléments de

connectivité comme LUXHUB, les

évolutions de nos systèmes d’information,

les modèles de distribution via des

partenariats,… La PSD2 marque la fin d’un

système traditionnel où la banque contrôle

toute la chaîne de valeur, mais elle aura

tout de même un rôle central à jouer grâce

à son expertise, son capital relationnel avec

les clients et son réseau. L’innovation et

la satisfaction des attentes-clients sont les

défis des banques à l’ère digitale.

La banque va dès lors adopter un modèle de

distribution plus diversifié. Nous proposons

déjà plusieurs canaux pour interagir et

servir nos clients et tous offrent des services

spécifiques pour que chaque utilisateur

puisse trouver le canal qui lui convient le

mieux en fonction de son besoin mais aussi

du contexte.

La PSD2, et au-delà le concept d’open

banking, va ouvrir et accélérer nos

perspectives puisque le cadre d’échange des

données est plus clair, et va donc permettre

de créer de nouveaux business modèles

grâce aux plateformes qu’elle favorise. n

BGL BNP Paribas

50, avenue J.F. Kennedy

L-2951 Luxembourg

www.bgl.lu


34 LG

JUIN 2018

ÉCONOMIE

Société Générale:

Why we chose

Luxembourg

French bank Société Générale Bank & Trust is the oldest

foreign banking institution in Luxembourg. We sat down with

Véronique de la Bachelerie, CEO, Société Générale Bank &

Trust to find out more about the bank’s history, activities and

long-term strategy.

For how long have you been based in

Luxembourg and what is the role of the

bank within the financial centre?

Société Générale Bank & Trust (SGBT),

a wholly-owned subsidiary of Société

Générale Group, has been present in

Luxembourg since 1893 and is the most

long-standing foreign banking institution

established in the Grand Duchy. For 125

years, we have contributed to the industrial

development of the Luxembourg financial

centre as a commercial and retail bank.

Through the years, we have played a key

role in the emergence of the Luxembourg

financial centre and developed know-how

in securities services and UCITS. We

have developed the expertise of a multispecialist

bank, offering services to business

customers, institutional investors through

our Securities Services and to high net

worth individuals through private banking

and built an active trading room in support

of all our client groups.

What are the benefits of being located in

Luxembourg?

First of all, as an international financial

marketplace, Luxembourg is located at the

heart of Europe. This strategic location

matches well with the international

dimension of Société Générale in

Luxembourg and suits our needs.

We can rely on a favourable ecosystem

with a stable political and economic

environment coupled with a multilingual

and multinational labour market as well

as regulatory institutions that have a deep

sense of business and highly developed

sense of responsibility as well as an openminded

approach to innovation. This

responsive and proactive approach to

business is perfect for our activities and

underlines the success of the securities

industry in Luxembourg.

“For 125 years,

we have

contributed

to the industrial

development

of the Luxembourg

financial centre

as a commercial

and retail bank”

This ecosystem supports the long-term

strategy of Société Générale group and

SGBT, known as “Transform to Growth”,

which reflects our identity as a trusted

partner for our clients, committed to the

positive transformation of our society and

economies.

Crédit photo: Luxembourg for Finance


Véronique de la Bachelerie


36 LG

JUIN 2018

ÉCONOMIE

What activities are you involved in and

how have you developed them?

We have two activities as our core business.

The first is our Private Banking services

where we assist international entrepreneurs

and high net worth individuals in their

development. We offer our clients the

benefits of a long tradition of private

banking services in the eurozone’s leading

centre for international private banking.

SGBT is a major asset for Société Générale

Private Banking’s setup.

Secondly, through Société Générale

Securities Services network, we provide

a full range of securities services that are

adapted to the latest financial markets and

regulatory trends ranging from clearing

services, liquidity management to fund

administration, fund distribution and

global issuer services.

In addition, we have developed a series

of additional activities such as corporate

services and structured finance. The bank

is a significant liquidity provider for key

institutions. We also play a key role in

supporting sustainable and positive impact

finance and the financing of projects in

emerging countries.

Our innovative trading room has become

the centre of expertise for structured

products for the entire Société Générale

Private Banking network.

To develop these services, we rely on the

diverse and solid ecosystem of Luxembourg

but also on the Group and its international

network.

How does the Luxembourg ecosystem

support your business?

In Luxembourg, public authorities, private

players and business associations are

ambitious to follow and develop a sector

that is evolving rapidly.

We are lucky to be able to rely on a

supportive and open-minded regulator

keen on innovation.

There is also a constructive cooperation

between the authorities and civil society

to promote and develop the country. We

work with major financial institutions

such as the European Investment Bank

(EIB), and business associations such as the

Luxembourg Bankers Association (ABBL)

and the Association of the Luxembourg

Fund Industry (ALFI).

In addition, we rely on government

initiatives and contribute to private-public

initiatives set up to support the country’s

development such as the Luxembourg

Sustainable Development Finance

Platform.

Finally, we collaborate with internationally

recognized actors such as the Luxembourg

Stock Exchange and the EIB for financing

new development models.

“Our first

concern

for our staff

is to preserve their

work-life balance”

How do you attract talents and create

a work environment able to sustain

employees?

In Luxembourg, we employ 1,400 people in

total making us the 4th largest employer of

the financial centre.

Our first concern for our staff is to preserve

their work-life balance. We were the first

employer from the financial centre to

develop telecommuting initiatives to cut

down on commuting time.

We continuously invest in our talent and

help them grow personally, professionally

and together as a team. This includes

setting up initiatives such as flex desks,

telecommuting and a large range of sport

and cultural activities.

All of our employees are also equipped with

a laptop while collaborative workspaces or

“silence” rooms are available to improve

flexibility and collaborative work.

All these initiatives are based on our

leadership model and corporate culture

to favour the sense of commitment of our

employees, their team spirit as well as

innovation and their creativity.

What do you need to develop further

your activities in Luxembourg?

Attracting new international talent to

Luxembourg and sustaining them is of

primary importance to our company.

To do so, the high level of quality of life

found in Luxembourg is a key factor.

However, there is still some work to be done

such as adding even more international

schools to welcome expatriate families.

Continuing efforts to promote the image

of Luxembourg abroad will also be key to

attracting new talent.

Digitalisation has become a key challenge

for the financial industry. What we need

is additional support, allowing us to adapt

successfully to this change and facilitate the

transition to the digital world for all our

employees by means of specific training and

programs to prepare them for tomorrow’s

jobs.

Additional initiatives towards more

flexibility and telecommuting will be

needed to facilitate the transition towards a

world in constant change and improve the

work-life balance of our employees.

What do you appreciate most about

living in Luxembourg?

Connectivity is available at so many levels.

First of all, the connectivity with Paris and

thus with our group. Paris to Luxembourg

takes only 2 hours 10 mins on the TGV,

which is fantastic.

Then there are the easy connections with

our peers thanks to business associations

such as the International Bankers Club for

example but also the open-mindedness of

decision makers.

Finally, the large offer of cultural events and

institutions, for example the Luxembourg

Philharmonie, which offers a wonderful

program and makes life in Luxembourg very

vibrant. I also have the honour of presiding

over the cultural association Victor Hugo,

which serves as a bridge between France

and Luxembourg. n

Communiqué par

Luxembourg for Finance


ALD BIKE, VOTRE SOLUTION DE MOBILITÉ DOUCE

«PARCE QUE NOUS CROYONS

EN UN LEASING DIFFÉRENT»

ALDAUTOMOTIVE.LU


38 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

«People, Profit, Planet»

Filiale de la Société Générale, ALD Automotive a développé

ses activités dans le leasing opérationnel, la gestion de parc

et la location courte durée. Représentant 29% de parts de

marché au Luxembourg, la société est numéro un du secteur

et gère 12.500 véhicules dans le pays, essentiellement en

leasing opérationnel. Pierre-Yves Meert, manager marketing,

stratégie et innovation, revient avec nous sur les projets en

mobilité douce de l’entreprise.

Parlez-nous de votre offre «ALD Switch»…

Afin d’améliorer la mobilité et de rendre

les trajets plus fluides, nous souhaitons

proposer le bon moyen de transport, au bon

moment et au bon endroit. Ainsi, notre rôle

évolue de celui d’un prestataire de services

automobiles à celui d’un prestataire de

services en mobilité.

Pour ce faire, nous avons tout d’abord

lancé le concept ALD Switch dont le

fonctionnement est basé sur l’établissement

d’un package avec une mensualité fixe qui

permet à l’utilisateur de choisir un véhicule

principal, éventuellement moins grand

et moins polluant, qui correspondrait à

la majorité de ses besoins. Le reste de sa

provision mensuelle serait mise de côté de

manière à lui offrir la possibilité d’accéder à

un véhicule courte durée – potentiellement

plus grand ou plus adapté à l’utilisation

qu’il souhaite en faire – de manière à

s’adapter à ses besoins ponctuels (vacances,

déménagement,…).

L’offre est ainsi flexibilisée et réduit

l’avantage en nature de l’employé ainsi

que son impact environnemental. De plus,

le véhicule principal est moins énergivore

et par là même moins onéreux pour une

entreprise. De cette manière, l’offre

correspond parfaitement à l’approche

«People, Profit, Planet» que nous

souhaitons promouvoir et qui trouve un

équilibre entre le confort de l’utilisateur,

le profit de l’entreprise et le respect de la

planète.

Cette offre est-elle combinable avec

l’offre ALD Bike?

Tout à fait! Depuis septembre 2016 la provision

mensuelle peut être allouée à l’utilisation d’un

vélo grâce aux produits Pool Bike et Company

Bike, nos solutions de leasing vélo.

“Trouver

un équilibre

entre le confort

de l’utilisateur,

le profit de

l’entreprise et le

respect de la planète”

Le Company Bike, à destination de

l’employé, met à disposition un vélo au choix

(VTT, électrique, pliable, de course ou une

combinaison de ces différents modèles). La

mensualité reprend la mise à disposition du

vélo, les entretiens, l’assurance, l’assistance,

l’accès à un vélo de remplacement en cas de

problème,… Le tout intégré dans un contrat

de leasing. A la fin du celui-ci, l’employé

pourra racheter son vélo à bon prix. De

plus, au Luxembourg, le vélo d’entreprise

est complètement défiscalisé et ne constitue

donc pas un avantage en nature.

Quant au Pool Bike, il s’agit d’une formule

grâce à laquelle plusieurs vélos sont mis à

disposition d’un groupe d’employés. Ainsi,

le vélo électrique peut être utilisé pour se

déplacer de manière ponctuelle et pour de

petits trajets. Nous finançons dès lors un rack

de six emplacements – offrant une possibilité

de recharge et des espaces de rangement pour

l’équipement du cycliste – ainsi que le nombre

de vélos souhaités par le client. La formule,

prestée en collaboration avec Velo Center

Goedert, prévoit également le déplacement

d’un service d’entretien sur site, l’assurance et

un vélo de remplacement en cas de problème,

le tout dans un seul et même contrat.

Récemment, à la demande de nos clients,

nous avons élargi cette formule au leasing

de trottinettes électriques. Aussi surprenant

que cela puisse paraître, ce moyen de

transport ludique semble avoir séduit le

monde des entreprises et s’avère pratique

à utiliser et à transporter pour de petits

trajets. L’engin est par ailleurs équipé d’un

cruise control pour plus de confort. De plus,

que ce soit pour le vélo ou la trottinette,


nous intégrons un kit sécurité dans chaque

contrat qui comprend un gilet, un casque,

des réflecteurs et une pompe pour les vélos.

Nous constatons dès lors qu’il y a un retour

de la part du marché par rapport à nos

solutions et nous sommes bien entendu

ouverts à ce dialogue productif puisqu’il

nous permet de faire évoluer nos offres

en fonction des besoins du marché. Dans

le cas de l’offre ALD switch, selon le

véhicule principal choisi et les véhicules

secondaires demandés, la provision n’est

parfois pas entièrement consommée et est

alors reversée au client. Nous donnons

ainsi la liberté à l’utilisateur de choisir et de

composer lui-même son package mobilité.

Quelles sont les tendances automobiles

que vous observez?

Les dernières statistiques nous montrent

que le Diesel entame son recul par rapport

à l’essence et que la demande pour les

véhicules électriques ou hybrides augmente

sur le marché. Les moteurs Diesel sont

pourtant de bonnes motorisations et

peuvent être un bon choix pour certains

profils. Afin de proposer un véhicule adapté

à chacun en fonction son profil, nous

avons développé, en partenariat avec ALD

France et la startup Carcoach, un petit

questionnaire disponible gratuitement sur

notre site internet afin d’accompagner les

clients dans leurs choix de motorisation.

Une fois le profil déterminé, notre site

internet (https://energy.aldautomotive.lu)

redirige l’utilisateur vers la description

de véhicules que nous proposons et les

formules leasing correspondantes.

Vous possédez également plusieurs

labels témoignant de votre attachement

aux questions environnementales et

sociétales…

Notre label ESR est essentiel car nous

sommes leader sur le marché et avons à ce

titre une certaine responsabilité. Nous nous

devons de montrer l’exemple que ce soit

ALD Automotive

270, route d’Arlon

8010 Strassen

Tél.: 31 05 36 1

www.aldautomotive.lu

Pierre-Yves Meert

par la charte de diversité, par notre label

EcoVadis Gold ou par notre ancrage local.

Nous sommes par ailleurs à l’écoute des

attentes du marché et veillons à faire

évoluer nos pratiques et services. Dans ce

cadre, nous avons aussi créé un incubateur,

appelé le Shaker, où nous avons accueilli

les startups Carpay Diem et Carcoach.

Aujourd’hui nous sommes à la recherche

d’une nouvelle startup souhaitant rejoindre

nos rangs et nous aider à développer de

nouvelles solutions. n


40 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Soler:

pour un avenir énergétique

La Société Luxembourgeoise des Energies Renouvelables,

créée en 2001 et détenue à parts égales par la Société

Electrique de l’Our (SEO) et Enovos, entend doubler

sa production énergétique éolienne d’ici 2020. Après

l’installation de 40 nouvelles éoliennes réparties sur huit parcs

à travers le territoire, Soler produira environ 400 millions

de kWh, ce qui correspond à la consommation annuelle de

88.900 ménages. Explications de Paul Zeimet et de Laurent

Winkin, respectivement secrétaire général et conseiller de

direction chez SEO.

projets que nous sommes allés présenter,

ensemble avec nos partenaires locaux

respectifs, dans les conseils communaux et

les réunions publiques en question.

Des études sur l’environnement et les vents

doivent encore être menées à l’échelle

régionale et locale, avant que les procédures

d’autorisation, la construction et la mise en

service puissent être planifiées à l’horizon

2020. Tous nos projets seront soumis aux

seuils ainsi qu’aux normes nationales qui

garantissent la protection des habitants et de

l’environnement.

Peut-on dire que Soler participe à

l’objectif national des 11% d’énergies

renouvelables de la consommation

électrique finale?

PZ: L’éolien représente le plus grand

potentiel de production d’énergies vertes

au Grand-Duché, il est donc en effet un

outil majeur pour atteindre les objectifs

européens de 2020. Une éolienne de

nouvelle génération correspond à la

consommation électrique d’à peu près 1.400

ménages de quatre personnes.

Soler disposera à termes de huit parcs

éoliens à travers le territoire, quels sontils?

LW: De nombreux résultats positifs ont été

enregistrés au nord et à l’est du pays où des

centrales ont été installées en harmonie avec

les citoyens et la nature. Dans la continuité

de ces expériences, quatre projets que sont

le «Wandpark Garnich», le «Wandpark

Harel-Walter-Eeschpelt» dans l’ouest du

pays, le «Wandpark Duelem» dans le Sud

ainsi que le projet de repowering du parc

éolien «Windpower» dans l’Est sont en

cours de développement et déjà bien avancés

au niveau de la planification.

Quatre nouveaux projets de parcs éoliens

viennent d’être initiés en partenariat avec des

acteurs locaux et régionaux: le «Wandpark

Kanton Réiden», le «Wandpark Sudwand»,

le «Wandpark Miersch» et le «Wandpark

Aerenzdall».

La Soler donne aux habitants et aux

communes concernées la possibilité

d’investir dans le parc éolien afin d’en

faire un parc participatif pour assurer une

retombée économique aux citoyens et aux

collectivités locales.

Avez-vous rencontré des oppositions à

ces projets?

PZ: Nous savons que nos projets dépendent

d’une large acceptation des citoyens et des

responsables communaux. C’est pourquoi,

dans un esprit de transparence, nous

entreprenons un travail d’information des

citoyens sur le plan local, et ce, tout au

long du processus de développement, de

construction mais aussi d’exploitation.

Entre février et mars 2018, nous avons

mené douze soirées d’information durant

lesquelles nous avons présenté en détail

nos projets respectifs aux citoyens des

communes concernées. Nous avons répondu

aux nombreuses questions dans un esprit de

dialogue transparent et engageant.

Quelles sont les contraintes auxquelles

vous êtes confrontés?

LW: Les premières idées de développer les

quatre nouveaux projets remontent à 2016

et des études de faisabilité ont été réalisées

l’année suivante dans le but d’identifier

le potentiel selon une approche

régionale, indépendamment des

frontières communales. Des zones

tampons ont alors été définies

autour des territoires habités,

permettant de sélectionner des sites

précis. Voilà les éléments clés des

“La transparence

tout au long

du processus

de développement,

de construction

mais aussi

d’exploitation”

Pour quels résultats concrets?

PZ: En 2017, la production d’énergie

éolienne des parcs exploités par Soler était

de 170 millions de kWh. Les huit projets

en développement apporteraient quelques

111,95 MW supplémentaires, ce qui

amènerait une production annuelle totale

de 231,5 millions de kWh, l’équivalent de

la consommation de 51.450 ménages et

l’économie de 153.200 tonnes de CO 2

par an.

Après la mise en service des huit nouveaux

parcs, l’énergie éolienne produite par Soler

se situerait ainsi à environ 400 millions de

kWh, comparables à la consommation

annuelle de 88.900 ménages et à des

économies de 260.000 tonnes de CO 2

. n

Soler S.A.

Société Luxembourgeoise

des Energies Renouvelable

www.soler.lu

info@soler.lu


LG

JUIN 2018

41

Paul Zeimet et de Laurent Winkin

Sources photos d’éoliennes: Soler


42 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Le concept écologique

global du gaz vert

Entre Quatre-Vents et Kopstal, la station de biogaz Naturgas

Kielen accueille les communes, les cuisines de particuliers

ou de cantines, les entreprises du secteur agro-alimentaire

et tout autre client potentiel, soucieux de revaloriser ses

déchets organiques plutôt que de les éliminer. Explications

du directeur des lieux, Nico Godart.

Processus pour une très haute qualité

Fondée en 2004 par une coopérative

agricole de plusieurs agriculteurs, Naturgas

Kielen est une centrale biogaz innovante qui

injecte du biométhane dans le réseau de gaz

naturel grand-ducal existant. L’installation

fait fermenter des matières organiques: des

produits et sous-produits agricoles tels que

du fumier et du lisier, ainsi que des déchets

organiques qui viennent des villes ou bien de

l’industrie alimentaire et fourragère. «Nous

Nico Godart


LG

JUIN 2018

43

pouvons traiter les déchets alimentaires

périmés de restauration, de cantines

d’école, de garderies ou bien de cafétérias

d’entreprise, mais également les déchets des

collectes de poubelles organiques de plusieurs

communes et syndicats intercommunaux

ainsi que la tonte de gazon. Si une entreprise

ou une commune désire revaloriser ses

déchets, c’est un excellent moyen de s’y

prendre», explique Nico Godart.

Ce sont des bactéries qui, dans des cuves

digestives, transforment la matière

organique en biogaz. Ce processus

biologique requiert des contrôles et des

analyses réguliers pour que la transformation

se déroule correctement; «bien entendu

après la séparation des matières inertes

non-organiques des matière premières»,

précise le directeur.

Le biogaz obtenu à partir des matières

organiques fermentées est ensuite purifié

afin de devenir du biométhane, un “gaz

vert“ de très haute qualité. «Par rapport à

la cogénération, l’avantage du biométhane

est qu’il peut être transformé n’importe où,

en n’importe quelle énergie; soit thermique

pour chauffer les bâtiments, cinétique

pour permettre aux voitures de rouler, ou

électrique et ceci sans avoir de pertes».

Actuellement, Naturgas Kielen injecte ce

biométhane dans le réseau national de gaz,

c’est-à-dire dans la même conduite que

le gaz naturel qui est une source d’énergie

fossile, car ils sont de même qualité.

“Le biogaz obtenu

à partir des

matières organiques

fermentées est

ensuite purifié

afin de devenir

du biométhane”

Les déchets sont donc transformés en

énergie renouvelable et les dépôts laissés

après l’opération de fermentation sont

ensuite répandus sur les champs. Les surfaces

agricoles bénéficient ainsi des nutriments

restants. C’est un concept écologique global

qui contribue à l’économie circulaire. Rien

n’est donc superflu dans ce processus très

écologique.

«J’aimerais préciser qu’une des grandes

forces de notre installation réside dans le

fait que nous avons trois grandes chaînes

d’introduction pour trois gros types de

produits différents. Cela va du lisier agricole

aux éléments solides comme le fumier

mais aussi les déchets organiques (gazon

ou produits agroalimentaires). En tant que

propriétaires, exploitants et fournisseurs,

nous pouvons faire preuve d’une grande

flexibilité en nous adaptant à la demande,

en augmentant la production de l’une ou en

baissant celle de l’autre».

qui vaut pour les appareils électro-ménagers

mais aussi, «et c’est peut-être encore plus

choquant», pour les aliments. Ainsi sur le

même modèle, le consommateur jettera

un produit dont la date de péremption est

dépassée sans même l’avoir préalablement

gouté ou du moins senti. Cette perte de

bon sens se retrouve devant les étalages de

fruits où le consommateur palpe et fouille

pour trouver la perle rare, la pèche la plus

juteuse, la plus belle, celle qui a été la moins

manipulée par d’autres (ce qui a pourtant

déjà été fait cent fois dans la même journée).

Ainsi un grand nombre de fruits encore bons

à la consommation sont jetés, faute d’avoir

trouvé acheteurs ou parce qu’ils ont tout

simplement été abîmés.

Le gaspillage alimentaire est le résultat d’un

grand nombre de mauvaises habitudes, et

en attendant que le consommateur prenne

conscience que seul son portefeuille est le

véritable maître, la loi tente de prendre les

devants en limitant le gaspillage industriel.

À l’heure actuelle, la législation incite les

entreprises à recycler leurs déchets sans pour

autant en être une obligation.

Les entreprises ont des déchets dus à des

défauts de fabrication qui, sans détériorer

leurs valeurs réelles, les rendent pourtant

inconsommables mais le premier des

facteurs reste de loin les habitudes des

consommateurs. «C’est ce qui devrait être

notre ambition commune», conclut Nico

Godart. n

Causalité d’une société de consommation

débridée

Nos sociétés modernes fonctionnent sur un

modèle de consommation dans lequel on

préfère remplacer un appareil défectueux

plutôt que de le faire réparer. C’est un fait

Naturgas Kielen

Route Nationale 12

L-8295 Kehlen

www.ngk.lu


44 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

L’économie circulaire

au cœur de la 6 e Journée

du Pacte Climat

La 6 e édition de la Journée du Pacte Climat s’est tenue le

29 mai au centre culturel Prince Henri de Walferdange.

L’occasion pour le ministère du Développement durable et

des Infrastructures et myenergy de dresser un bilan sur les

avancées en matière des politiques énergétique et climatique

des communes et de dessiner de nouveaux projets pour l’avenir.

Cette 6e journée du Pacte Climat ne

pouvait débuter sans un hommage appuyé

à Camille Gira, pour lequel une minute de

silence empreinte d’émotion a été observée

(lire notre article en page 94). Acteur

incontournable de la politique climatique et

de la mise en place du Pacte Climat, Camille

Gira s’est engagé à l’inscrire dans la durée et

à le développer face aux nouvelles exigences

environnementales, et a ainsi largement

contribué au succès du pacte dont cette 6e

Journée du Pacte Climat a témoigné.

Une success story qui fête ses cinq

ans: 32 conseillers climat engagés, 55

millions d’euros investis

Force est de constater que depuis

juin 2017, l’ensemble des communes

luxembourgeoises a adopté le Pacte

Climat, qui compte de fait 102 signataires,

épaulées par pas moins de 32 conseillers

climat. Aussi, 88 communes, soit 86% de

l’ensemble des signataires, ont désormais

obtenu une certification.

Par ailleurs, les investissements entrepris

depuis les débuts du pacte représentent à

l’heure actuelle 55,2 millions d’euros: 31,5

millions d’euros de subventions obtenues

dans le cadre du pacte et 23,7 millions

d’euros d’aides engagées de la part du Fonds

pour la protection de l’environnement.

De nombreux projets ont ainsi été initiés à

travers le pays par le Pacte Climat, que ce

soit dans le domaine:

• du développement territorial, des

bâtiments communaux: élaboration des

concepts énergétiques et climatiques au

niveau communal;

• de l’approvisionnement et de l’assainissement:

planification et construction de

bâtiments à haute performance énergétique

et durables ou réseaux de chaleur avec

énergies renouvelables;

• de la mobilité: concepts de mobilité,

projets favorisant la mobilité douce et les

transports publics;

• de l’organisation interne: formation pour

les employés et fonctionnaires communaux;

• de la coopération locale: réalisation de

jardins communautaires, organisation

d‘événements de cocréation pour impliquer

les citoyens ou réseau d‘entreprises.

“Une nouvelle

catégorie de

certification

baptisée Pacte

Climat économie

circulaire”

Un instrument à valoriser dans le cadre

du plan national climat

Des résultats éloquents qui prouvent que

le Pacte Climat est devenu un vrai succès.

«En encourageant la communication

entre services communaux ainsi qu’entre

communes et citoyens, associations et

entreprises, le pacte a favorisé la prise

© myenergy

de conscience et contribué à la mise en

place d’une véritable gouvernance autour

des enjeux climatiques et énergétiques.

Nous allons valoriser cet instrument dans

le cadre de notre plan national climat en

préparation», souligne Carole Dieschbourg,

ministre de l’Environnement.

Depuis 2013, différents outils ont été mis

en place dans le but de faciliter la mise en

œuvre du pacte.

«Nous avons organisé de nombreuses

formations et séminaires destinés aux

conseillers climat et aux communes, créé

une hotline permanente, développé en

permanence le catalogue de mesures

en fonction des politiques climatiques

et énergétiques, introduit de nouvelles

thématiques et nous avons publié un guide

énergie et urbanisme pour les guider dans

leur travail. En 2016, l’outil Ecospeed

Region, développé en collaboration avec

le Klimabündnis, a permis l’élaboration de

bilans CO2 communaux et l’année dernière,

nous avons lancé une nouvelle version du

logiciel EnerCoach, en collaboration avec


le SIGI, ainsi qu’un calculateur d’émission

NO 2

, ensemble avec l’Administration

de l’environnement cette fois», rappelle

Gilbert Théato, directeur de myenergy.

L’année 2017 a permis à la commune de la

Vallée de l’Ernz d’atteindre les 40%, et aux

communes de Diekirch, de Bourscheid et de

Lenningen d’obtenir leurs certifications de

50%. La Ville de Luxembourg, certifiée au

niveau 50% en 2015, a reçu la certification

complémentaire “Pacte Climat Qualité

de l’Air”. En tant que première commune

certifiée en janvier 2014, Stadtbredimus a

bénéficié cette année d’un bilan réactualisé,

effectué quatre ans après le bilan initial. Une

vague de ré-audits de la sorte s’annonce

pour 2019.

Adopter le modèle de l’économie

circulaire en 2018

L’année 2018 sera quant à elle inscrite

sous le signe de l’économie circulaire, avec

l’instauration d’une nouvelle catégorie

de certification baptisée “Pacte Climat

économie circulaire”.

Pour rappel, l’économie circulaire est un

modèle économique visant à augmenter

l’efficacité de l’utilisation des ressources et

à diminuer l’impact environnemental tout

en développant le bien-être des individus,

et ce, à tous les stades du cycle de vie des

produits. En adoptant ce modèle, une

commune pourrait notamment réduire ses

coûts, favoriser la cohésion sociale grâce

à l’implication des citoyens, recycler ses

déchets et ses matières premières, mais

également créer des emplois locaux et

durables tout en offrant une meilleure

qualité de vie à ses habitants.

«L’économie circulaire est souvent

assimilée au recyclage de produits alors

qu’elle va bien au-delà du principe de

valorisation des déchets», affirme Carole

Dieschbourg. Voilà pourquoi l’aprèsmidi

de la Journée du Pacte Climat a été

dédiée à la présentation de projets phares

par des représentants de la région Venlo

aux Pays-Bas, du hotspot de la commune

Wiltz, du Wood Cluster de Luxinnovation,

de la SuperDrecksKëscht ainsi que par les

partenaires du pacte comme CELL, IMS,

EBL, Klimabündnis et SIGI.

Carole Dieschbourg

Pour aider les communes à prendre ce

tournant, objectif affiché de myenergy, un

catalogue de mesures à adopter a été mis

à disposition des communes. Planification

de bâtiments démontables, acquisition de

matériaux à certification circulaire, mise

en pratique de l’économie de partage,

exploitation de ressources renouvelables

locales au sein de circuits locaux, initiatives

citoyennes de cocréation, font partie,

entre autres, des exemples cités. “Pour

promouvoir la prise de conscience, d’autres

supports ont été élaborés, comme par

exemple une affiche sur les principes

clés accompagnés d’exemples concrets.

Parallèlement, des formations spécifiques

pour les conseillers climat sont en

cours. Reste à voir quelle commune sera

pionnière et se fera décerner la certification

complémentaire “Pacte Climat économie

circulaire”, s’interroge Gilbert Théato. n

LG / ministère

du Développement durable

et des Infrastructures


46 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Du changement

sur tous les fronts

Mobilité, logement, environnement et encadrement des

enfants: Marion Zovilé-Braquet, bourgmestre de la commune

de Contern depuis novembre dernier, s’attaque à toutes les

difficultés rencontrées par la commune ces dernières années

afin d’améliorer la qualité de vie des habitants. Bénéficiant

d’une expérience de plusieurs années au sein du conseil

communal, la bourgmestre nous présente aujourd’hui les

dossiers prioritaires qui l’attendent au cours de son mandat.

Rencontre.

1,5 km sépare la gare de la zone industrielle

et aucun moyen de transport en commun

ne leur permet de se rapprocher. A ce sujet,

nous avons rencontré François Bausch,

ministre du Développement durable et des

Infrastructures, pour mettre en place une

phase test d’un projet mettant à disposition

des travailleurs une navette aux heures de

pointes, financée à la fois par le ministère

et la commune, permettant de relier la zone

industrielle à la gare. Si le projet fonctionne,

alors nous chercherons une solution à long

terme dans cette direction.

Parlez-nous de votre parcours politique

avant de devenir bourgmestre de Contern…

La commune compte 47 associations bénévoles,

de nombreuses personnes s’engagent

donc quotidiennement pour faire évoluer

leur commune. Très tôt, je me suis engagée

dans la vie associative, notamment en tant que

présidente de l’association des parents d’élèves

pendant quinze ans. C’est par le biais de mes

engagements dans nos quatre villages que j’ai

été approchée par le milieu politique.

Quand j’ai choisi Contern comme ma

commune de résidence, c’était parce qu’elle

était proche de la capitale tout en étant à

la campagne. Depuis lors, la région s’est

beaucoup développée au point de perdre

petit à petit son caractère naturel et de

rendre la circulation insupportable aux

heures de pointe. Mes prédécesseurs ont en

effet décidé de collaborer avec l’Etat pour

créer et développer la zone industrielle de

Contern car elle se situait stratégiquement à

proximité de l’aéroport du Findel. Toutefois,

malgré les points positifs, le développement

de cette zone a eu un effet néfaste sur

la circulation dans la commune, qui est

maintenant devenue très difficile.

J’ai alors participé pour la première fois aux

élections communales en 2005, sans être

élue, mais deux ans plus tard, je suis entrée

au conseil communal.

Quels sont les dossiers les plus urgents à

traiter dans la commune?

Mon objectif en tant que bourgmestre est

de rendre la vie plus agréable aux habitants

de la commune, car la qualité de vie s’y est

vraiment dégradée ces dernières années.

Je souhaiterais notamment créer des «shared

space» dans les villages et nous collaborons

à ce titre avec des bureaux d’études pour

leur mise en place; pour commencer nous

voudrions rétrécir les bandes d’accès

à la commune et créer des bandes de

stationnement décorées d’arbres aux entrées

des villages afin de réduire la vitesse de

circulation et la densité du trafic au sein de

ceux-ci.

“Au cours des cinq

prochaines années,

nous pensons

accueillir plus

de 1.000 nouveaux

habitants”

Nous comptons par ailleurs plus de 400

entreprises dans la commune et je souhaite

faire en sorte que nous puissions cohabiter

harmonieusement. De plus, la zone

compte encore 18 hectares appartenant au

ministère de l’Economie, ce qui signifie

qu’au terme de son développement,

la commune comptera près de 6.000

travailleurs quotidiens. Pour résoudre les

problèmes de trafic que cette situation

engendre, la gare de Sandweiler, a été

déplacée sur le terrain de notre commune

le long de la rue principale vers Contern.

Les travailleurs de la zone industrielle

utilisent peu le train car un trajet d’environ

Parmi les priorités, nous devons également

faire face à une crise du logement; nous étions

d’ailleurs une commune prioritaire au niveau

des plans sectoriels pour l’agrandissement de

l’offre à ce niveau. Aujourd’hui nous avons

pour projet, en collaboration avec la Société

Nationale des Habitations à Bon Marché

(SNHBM), de construire dans le centre 180

unités de logements sociaux, appartements

et maisons confondus. En effet, tous les

travailleurs de la région doivent se loger

et s’ils habitaient à proximité de leur lieu

de travail, les problèmes de circulation en

seraient également réduits. Toutefois, nous

sommes conscients du trafic supplémentaire

que ce projet engendrera et nous

réfléchissons notamment à la création d’un

accès stratégique à cette zone résidentielle.

De plus, les prix de l’immobilier sont

très élevés et nous essayons de créer des

logements plus accessibles. Des maisons

et appartements sont en constructions

au centre de Contern et il y a également

plusieurs projets en planification à Moutfort

et à Oetrange. Au total, au cours des cinq

prochaines années, nous pensons accueillir

près de 1.000 nouveaux habitants.

En vue de de ces nouvelles arrivées, nous

devons également adapter notre réseau

routier pour ne pas l’encombrer davantage.

En effet, plusieurs milliers de voitures

transitent déjà par Contern pour rejoindre

leur travail, sans même s’arrêter dans la

commune, ce qui encombre inutilement nos

routes. Nous devons dès lors nous attaquer

à ce problème pour que les habitants

vivent leurs trajets plus sereinement, qu’ils

cessent de pâtir de la pollution sonore

et que la qualité de l’air soit améliorée.

En collaborant davantage avec la zone

industrielle, nous souhaitons trouver des

solutions qui conviennent à tous.


Marion Zovilé-Braquet


48 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Au-delà de ces priorités, quelles sont les

initiatives qui vous tiennent à cœur?

Ma priorité concerne les enfants et leur

éducation, car ils représentent le futur.

Sur un même site, nous retrouvons notre

école, qui a dix ans, un hall sportif et une

maison relais. Nous sommes déjà obligés

de penser dès aujourd’hui à la construction

d’une nouvelle école et d’une maison relais

ainsi qu’à des infrastructures culturelles

et sportives dans le futur. Nous devons

nous en soucier dès maintenant, car avec

les nouvelles constructions de logements,

la population va augmenter et le trafic

également. Nous devons donc penser à

l’accueil de tous les enfants dès aujourd’hui

pour garantir un nombre de places suffisant

à la fois à l’école et en maison relais. Il est

important de fournir un bon encadrement

et une qualité d’enseignement optimale

à nos enfants pour les accompagner et

leur proposer du repos afin qu’ils puissent

s’épanouir.

Quels sont vos projets en matière

d’environnement?

Nous sommes une commune très engagée

au niveau de l’environnement. Certifiés

à plus de 50% dans le cadre du Pacte

Climat, nous avons développé une charte

donnant des indications pour aider la

commune à respecter ses engagements

environnementaux. Ainsi nous

encourageons nos associations à utiliser

moins de plastique dans leurs pratiques

et nous leur donnons les moyens de trier

correctement leurs déchets.

“Ma priorité

concerne

les enfants et

leur éducation,

car ils représentent

le futur”

Actuellement nous tentons de développer

des actions de sensibilisation dans les écoles

car nous pensons qu’en touchant les plus

jeunes, les bonnes pratiques se répandront

plus rapidement dans les familles et dans la

communauté. Nous voudrions par exemple

créer une journée dont le thème serait axé

sur le tri déchets, en rassemblant les jeunes

de l’école et de la maison des jeunes. Avec

l’aide du ministère de l’Environnement,

nous voudrions créer une partie théorique

avec des présentations numériques et

interactives, puis proposer une activité dans

les bois où nous pourrions tous ensemble

collecter les déchets et leur expliquer

comment chacun est recyclé et dans quel

but.

Au niveau de la mobilité douce, nous devons

continuer à promouvoir les pistes cyclables

mais aussi favoriser les trajets à pieds. En

effet, les routes sont actuellement mal

reliées entre elles et nous voudrions créer

une jonction piétonne entre les différents

quartiers pour que l’accès pédestre dans

la commune soit facilité. Enfin, au cours

des six dernières années, la verdure a petit

à petit disparu dans nos localités. Nous

souhaitons dès lors mettre en place un

«plan vert» favorisant la création d’espaces

verts qui contribueraient au bien-être

et à la qualité de vie des habitants de la

commune. n

Administration communale de Contern

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L-5310 Contern

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50 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Concevoir

les solutions de demain

PAR JULIEN BRUN

Le pays vient à peine de passer la barre symbolique des

600.000 habitants que l’hypothèse du million laisse déjà

nos spéculations à l’inquiétude. Le marché de l’emploi

promet d’assimiler la croissance démographique à condition

qu’elle soit qualitative mais qu’en sera-t-il de la mobilité

déjà congestionnée, de l’offre du logement saturée et des

infrastructures scolaires, sportives, culturelles et médicales?

Rencontre avec un concepteur de solutions mises au service

de la qualité de vie des citoyens. Interview de Gilles Christnach,

administrateur délégué de Betic, bureau d’Ingénieurs-

Conseils qui propose la conception, le suivi et la réception

de toutes les installations techniques du bâtiment.

Le pays connait une forte croissance

démographique qui engendre, de fait,

des problématiques d’infrastructures;

peut-on dire que le Luxembourg n’a pas

finit de voir les chantiers de construction

pousser comme des champignons?

Assurément oui, et la réussite de ces défis

dépend des choix de projets que nous

prenons aujourd’hui. Ils doivent être adaptés

aux besoins et prendre le contrepied

des solutions techniques usuelles. Ceci

implique une contribution plus importante

des bureaux d’études dans les processus de

réflexions actuelles, car plus tôt nous sommes

intégrés au projet et plus rapidement nous

pouvons orienter nos concepts en prenant

aussi en compte les évolutions futures.

Je pense d’ailleurs que les politiques pourraient

intégrer encore davantage les ingénieurs

et les architectes dans leurs prises de

décisions.

Notre métier d’ingénieur consiste à pousser

nos réflexions afin de trouver non pas

les solutions par défaut mais celles qui

sont adéquates aux enjeux. Nous pouvons

concevoir un parking de 1.000 places

mais nous pouvons aussi aider à étudier la

pertinence de tel ou tel projet.

À l’image des architectes qui sont régulièrement

consultés pour définir une esthétique

architecturale, souhaiteriez-vous

peser plus encore dans les choix des

installations techniques?

Le léitmotiv de Betic – et je pense plus

largement, celui de tout bon ingénieur – est

«la technique est morte vive la technique».

Nous aimons penser de manières différentes

et au-delà des conceptions habituelles.

Nous constatons en effet que plus tôt

nous contribuons aux projets, mieux ils

s’enchainent.

Le plaisir que nous tirons de notre travail

réside en la concrétisation de nos concepts

innovants et nous ne connaissons de limites

que celles des lois de la physique – et aussi

parfois celles des budgets qui nous sont

confiés. Je pense que dans chaque cœur

d’ingénieur et de modeleur, réside une

essence créative qui, exploitée comme il se

doit, se met au service de l’innovation et

donc de la société.

De toute évidence, votre philosophie

trouve des adeptes, puisque de six

collaborateurs en 2002, vous comptez

aujourd’hui quelques 50 Béticiens…

Si notre développement est en effet régulier

et constant, il n’en est pas moins sain. Certes,

à nos débuts en 2000, nous ne voulions pas

recruter plus de deux collaborateurs par an

contre trois ou quatre aujourd’hui, mais nous

apportons une attention toute particulière à

leur intégration. Chaque nouvelle recrue

est parrainée et doit suivre un programme

d’accompagnement personnalisé afin de

s’imprégner de la culture de l’entreprise.

La gestion de projets implique une parfaite

synergie entre les ingénieurs, les modeleurs,

l’équipe administrative, mais aussi

l’ensemble des personnes impliquées dans

le projet: architectes, maîtres d’ouvrage,

installateurs, exploitants... La machine doit

donc être parfaitement huilée!

“Nous ne

connaissons

de limite

que les lois

de la physique”

Vos domaines d’activités sont variés et

les projets sur lesquels vous travaillez,

tous aussi différents les uns que les

autres; ne risquez-vous pas que vos

collaborateurs développent une forme

de schizophrénie professionnelle?

(Rires) non, puisqu’on adore ça! La

conception énergétique, les audits techniques

ainsi que les études des installations

de chauffage, de ventilation, de climatisation

et d’électricité sont des domaines intellectuels

passionnants. Maternités, crèches

et écoles, gares, lycées, installations sportives,

bâtiments résidentiels ou de bureaux,

morgues; comment ne pas être enthousiaste

à l’idée d’accompagner toutes les étapes de

la vie? Même sur un marché du recrutement

où les compétences techniques se font rares,

nous mettons un point d’honneur à trouver

des personnes engagées et motivées!

Nous recherchons moins un ingénieur qui

aura appliqué dix fois la même technique

que celui qui en aura conçues dix différentes.

La «vue hélicoptère» et l’œil nouveau nous

sont indispensables.


Gilles Christnach


52 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Permettez-moi d’illustrer mon propos par

l’exemple du nouveau Lycée Technique

pour Professions de Santé d’Ettelbruck.

Cela fait huit années que nous conceptualisons

des installations spécifiques aux

lycées selon un modèle déjà innovant mais

nous avons encore voulu nous réinventer.

Le bâtiment s’est inscrit dès les premières

réflexions dans une philosophie de recyclage

de ses matériaux de construction en

prévision du jour de son démantèlement.

Nous nous sommes alors demandés pourquoi

nous devions installer des gaines de

ventilation dès lors que le couloir pouvait

remplir la même fonction. Un lycée est constitué

de salles de classes et de longs couloirs

qui ne se remplissent qu’entre les cours et que

nous avons dans ce cas utilisés pour amener

de l’air frais dans les salles de classes.

Parlez-nous de l’union de l’esthétique

et de la technique…

Comme dans la vie, une union doit être

harmonieuse et si les projets architecturaux

tendent à la modernité et à la durabilité, ils

remplissent également certaines fonctions

afin de répondre aux besoins de leurs usagers.

Toute notre mission consiste à trouver des

solutions pour que les techniques soient

efficaces et simples d’utilisation.

“La technique

est morte

vive la technique”

L’architecture résolument moderne de la

gare de Belval-Université en est un bon

exemple: elle ressemble à un mille-pattes en

mouvement mais son enveloppe a été conçue

afin d’éviter la surchauffe, de protéger du

soleil, tout en restant lumineuse.

Au Luxembourg, les niveaux de conception

des bâtiments sont relativement élevés, ce

qui assure un bon équipement. Mais dans la

mesure où il faut deux ans pour paramétrer

un bâtiment, cela laisse tout le temps à

l’exploitant de perdre sa motivation si la

technique est trop complexe.

La technique ne devrait jamais imposer des

comportements à l’utilisateur mais c’est à

l’utilisateur d’imposer son comportement à

la technique.

Ceci est peut-être encore plus important

pour les personnes à mobilité réduite…

Certainement et là plus qu’ailleurs, la

technique doit servir les usagers. Je pense

tout particulièrement à l’extension du

Tricentenaire à Heisdorf qui héberge des

personnes en situation d’handicap ainsi

que des enfants dans le cadre d’un foyer de

jour. Regarder un fauteuil roulant passer

du couloir à la chambre puis à la salle de

bain, met en évidence l’importance de la

motorisation des portes, par exemple.

Notre métier est sublime dès lors que nous

pouvons rendre la vie des gens plus simple

et nous sommes conscients que c’est aussi

une grande responsabilité. n


54 LG

JUIN 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Stratégie de mobilité

Modu 2.0

En date du 30 mai, François Bausch a présenté la stratégie de

mobilité “Modu 2.0, Mobilitéit zesummen errechen”.

François Bausch, Christoph Reuter, Yan Steil et Frank Vansteenkiste lors de la conférence de presse

©MDDI

Si les principes fondamentaux de la stratégie

MoDu de 2012 restent de vigueur (la

multimodalité et le renforcement des

transports en commun et des modes actifs),

Modu 2.0 met en évidence les progrès faits

depuis 2012, fournit des chiffres actuels, fixe

des objectifs pour l’horizon 2025, intègre

les progrès technologiques récents, assure

la cohérence avec de nouvelles stratégies

globales et nationales (accord de Paris sur le

Climat, Troisième Révolution Industrielle),

étoffe la stratégie d’une boîte à outils de la

mobilité et s’adresse plus explicitement aux

quatre acteurs de la mobilité que sont les

citoyens, les communes, les employeurs et

l’État. En effet, l’un des messages principaux

de Modu 2.0 “Mobilitéit zesummen

erreechen” est le suivant: pendant que l’État

continue à rattraper le retard en matière

d’infrastructures, les trois autres acteurs de

la mobilité (les citoyens, les employeurs et

les communes) peuvent mettre en œuvre un

certain nombre de mesures concrètes qui

rendront, même à court et à moyen terme,

la mobilité plus agréable, plus efficace et plus

économe. Modu 2.0 est complémentaire au

projet de Plan sectoriel transports tel qu’il a

été déposé par le gouvernement en date du 27

avril 2018. n

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durable et des Infrastructures

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56 LG

JUIN 2018

QUALITÉ DE L’EAU

Vers une qualité

optimale de l’eau

PAR MARTINA CAPPUCCIO

Avec ses équipes spécifiquement dédiées d’une part à

l’alimentation en eau et d’autre part à son assainissement,

B.E.S.T. Ingénieurs-Conseils offre son expertise dans ces

domaines aux communes, aux syndicats de communes et à

l’Etat. Fernand Hengen et Laurent Busana, associés-gérants,

reviennent avec nous sur les difficultés et les défis que

représente ce type de projets ainsi que sur les particularités

techniques et les normes à respecter concernant de tels

chantiers. Interview.

Quels types de services proposezvous

en matière d’alimentation en eau

potable?

LB: La sécurisation de l’approvisionnement

en eau potable du Luxembourg passe par

la protection des sources et des forages

existants ainsi que par la recherche de

nouvelles ressources. Notre équipe

hydrogéologie réalise les études pour la

délimitation des zones d’alimentation et

la mise en application des programmes

de protection pour une cinquantaine de

points de prélèvement répartis dans le pays.

En plus, nos clients entendent pérenniser

leur service d’alimentation en valorisant

de nouvelles sources dont l’identification

et le captage constituent une tâche

supplémentaire de cette équipe.

Vous n’êtes pas sans savoir que la qualité

de l’eau potable luxembourgeoise n’est

pas toujours optimale, puisqu’à grande

échelle, les eaux accusent des teneurs

tant en nitrates qu’en pesticides. Pour

y remédier, les opérateurs poursuivent

activement la délimitation des zones de

protection. Toutefois, des améliorations ne

sont perceptibles qu’à long terme et cette

démarche doit parfois être complétée par

la mise en place temporaire de stations de

traitement afin de se conformer aux normes

de qualité.

C’est précisément dans le domaine de la

production et de la distribution de l’eau

captée que nous mettons à disposition une

véritable expertise en matière d’équipements

électromécaniques des composants du

réseau, tels que les stations de pompages, les

installations de traitement et les réservoirs

de stockage. Nos spécialistes dédiés à

l’ingénierie de l’eau potable sont parmi

les plus expérimentés au Luxembourg. En

collaboration avec nos services d’études

constructives, nous élaborons des solutions

complètes et modernes, de la conception

constructive aux systèmes de télégestion en

passant par les équipements hydrauliques.

Dans le domaine hydraulique, nous offrons

également des diagnostics détaillés des

réseaux de distribution avec élaboration de

plans directeurs pour que l’infrastructure

soit à même de répondre aux besoins

d’une population croissante. Le service eau

potable, fort de huit collaborateurs, couvre

ainsi le spectre entier d’études en matière

d’infrastructures d’approvisionnement

en eau. Nous planifions chaque année

environ quatre réservoirs à travers le

pays. Récemment, nous avons clôturé les

chantiers des réservoirs d’Echternach et

de Syren, et nous venons d’entamer la

construction de celui de Beaufort.


Quels types de prestations proposezvous

concernant l’assainissement des

eaux?

FH: Notre équipe de 22 personnes se

charge de la planification des composants

d’infrastructures de dépollution des eaux

urbaines, tels que des réseaux de collecte

et des bassins de retenue d’eaux. Au niveau

des stations d’épuration, nous collaborons

étroitement avec des partenaires

allemands très expérimentés au niveau des

équipements techniques spécifiques à ce

domaine. En l’occurrence, nous sommes

en train de réaliser des stations d’épuration

à Bous, à Consdorf et à Hoscheid. Tout

récemment, nous venons de terminer la

construction d’une station à Junglinster.

L’assainissement de zones habitées et la

construction de stations d’épuration vont de

pair et demandent un suivi vigilant à chaque

étape pour obtenir un résultat optimal.

Le service assainissement génère un chiffre

d’affaires deux fois supérieur à celui de

l’alimentation en eau potable, et ce, pour

un nombre équivalent de projets à traiter.

Ceci s’explique par l’envergure des projets

que le pays est obligé de réaliser en raison

de son retard dans la mise en application

des directives européennes.

Une dépollution efficace et durable

tant au niveau qualitatif qu’au niveau

organisationnel requiert un certain niveau

de centralisation. Ce principe se heurte

dans bien des cas à une topographie

désavantageuse qui nécessite des

investissements considérables pour assurer

l’acheminement des effluents vers une

station d’épuration commune. En cas de

situation très défavorable, les communes,

souvent de faible taille, sont obligées

de recourir à des petites stations locales

qui doivent composer autant avec les

fluctuations de la charge polluante à traiter

qu’avec la faible capacité autoépuratoire

des cours d’eau récepteurs pour lesquels

le rejet représente une charge difficile à

absorber. Leur gestion est confiée à un

syndicat expérimenté dans l’exploitation de

tels systèmes.

Fernand Hengen et Laurent Busana

Quels sont les prochains défis dans ces

domaines?

FH: L’objectif de notre travail dans le

domaine de l’assainissement est le bon

état des eaux de surface, en respectant les

critères qualitatifs fixés par les directives

cadres pour le rejet dans le milieu naturel.

Sachant qu’il y a urgence de combler le

retard en matière d’épuration des eaux, le

prochain défi pour les communes va être de

trouver les capacités financières nécessaires

à la mise en place rapide des infrastructures

de dépollution. Et ceci dans le contexte

d’une révision à la baisse des subsides

alloués par le ministère du Développement

durable et des Infrastructures.

Autre difficulté à laquelle nous sommes

confrontés: aussi bien le marché de

l’approvisionnement en eau potable que

celui de l’assainissement connaît une

forte demande au niveau des équipements

techniques. Or, seules trois à quatre

entreprises spécialisées dans le montage et la

mise en place de tuyauteries, d’installations


58 LG

JUIN 2018

QUALITÉ DE L’EAU

de pompage, d’adduction, de traitement et

d’épuration d’eaux agissent sur le marché

national. Avec pour conséquence que les

prix pratiqués sont élevés.

LB: D’autre part, l’Administration de la

gestion des eaux pousse les opérateurs

communaux à clôturer l’audit technique

de leurs infrastructures d’eaux potable et

usée comprenant un diagnostic relevant les

points faibles et les déficiences de celles-ci.

A ce titre, nous sommes par exemple en train

de réaliser les calculs liés à la vérification de

maints réseaux de distribution et de collecte

des eaux.

Ces dossiers techniques sont complétés

par des plans directeurs traçant

le renouvellement par étapes des

infrastructures dans le but de pouvoir

répondre aux besoins d’une population

toujours plus nombreuse. Les dossiers

techniques débouchent d’ailleurs

souvent sur des demandes de projets de

renouvellement de la part de nos clients.

“L’assainissement

de zones habitées

et la construction

de stations

d’épuration

vont de pair”

Comment garantissez-vous la sécurité

des intervenants sur un chantier?

FH: Lors de l’exécution des travaux,

nous assurons également des missions de

coordination de la sécurité et de la santé

sur les chantiers. Nous mandatons ainsi un

collaborateur possédant un agrément de

l’ITM afin qu’il suive le chantier pour le

maître d’ouvrage et détermine si toutes les

normes de sécurité y sont bien respectées

par tous les intervenants. Ainsi, chaque

entreprise sur chantier doit remettre son

dossier de sécurité au coordinateur qui

vérifiera si toutes les normes de sécurité et

de santé sont bien en voie d’être respectées

par les travailleurs. Le coordinateur

intervient ensuite sur terrain et notifie par le

biais de rapports les situations dangereuses

observées dans l’objectif de les éliminer et

d’améliorer la sécurité sur les chantiers. n


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60 LG

JUIN 2018

QUALITÉ DE L’EAU

L’assainissement

en région rurale:

une mission complexe

Créé en 1994, le SIDEN est un syndicat rassemblant 35

communes luxembourgeoises et la commune allemande de

Südeifelwerke AöR. Notamment responsable de l’exploitation

et de l’entretien des équipements d’évacuation et de

dépollution des eaux, le syndicat se charge en particulier de

la collecte et de l’assainissement des eaux usées du nord du

pays. Ali Kaes et Roland Schaack, respectivement président

et directeur, reviennent avec nous sur les défis que le SIDEN

devra relever ces prochaines années.

Parlez-nous de la station d’épuration de

Bleesbruck?

RS: La loi de financement a été votée en

décembre 2013 par le gouvernement et les

travaux de la nouvelle station ont déjà débuté

en avril 2014 avec la construction prioritaire

de la filière épuratoire. Actuellement, nous

sommes en train de finaliser les différents

bassins biologiques et veillons à prévoir une

voie en réserve pour assumer une charge

plus grande à l’avenir. Pour mémoire, le

Luxembourg avait été condamné en 2013 car

il ne respectait pas les normes européennes de

rejet de l’azote.

AK: La conformité de la station à ce niveau

a été obtenue le 11 avril dernier, et ce, huit

mois avant la date prévue, ce qui représente

une économie de l’ordre de 700.000 euros

de pénalités pour l’Etat. Nous n’étions pas la

seule station d’épuration à être condamnée et

sommes fiers aujourd’hui d’avoir obtenu cette

conformité anticipée.

RS: Nous allons ensuite entamer la

construction du hall logistique et des

ateliers, puis nous étofferons notre filière du

traitement des boues. A la fin présumée en

2021, la construction de la station d’épuration,

laboratoire inclus, aura nécessité un budget de

81 millions d’euros.

AK: En dernier lieu, le comité vient de valider

la construction d’une station complémentaire

pour l’élimination des micropolluants tels

que les médicaments ou les pesticides par

exemple, et ce, afin de se conformer à la

directive européenne 2013/39/CE obligeant

les stations de grande taille à prévoir un

traitement de ces éléments. Notre ministère

vient d’ailleurs de lancer une campagne à ce

sujet et les premiers à présenter des projets

en ce sens bénéficieront de subsides pouvant

atteindre 100% du coût total de l’installation,

soit dans notre cas environ 8 millions d’euros.

Quels sont les problèmes d’infrastructures

rencontrés par les petites communes du

nord du pays?

AK: Dans le bassin tributaire du SIDEN, les

entités épuratoires sont petites et nombreuses

et par ce fait spécifiquement plus onéreuses

en investissement et en entretien. Or, pour

que les communes soient traitées de manière

égale, chacune devrait recevoir des subsides

davantage proportionnels à ses dépenses. A

l’heure actuelle, nous sommes désavantagés

par l’obligation de construire de petites

stations plus onéreuses sans bénéficier d’une

augmentation des aides étatiques. Avec les

nouveaux systèmes de subsides de l’Etat, les

aides accordées ne pourraient finalement

couvrir que 35% des coûts d’une petite

station décentralisée. Il y a plusieurs mois,

le gouvernement a également procédé à une

réorganisation financière des communes

ayant défavorisé une trentaine d’entre elles,

or ce sont ces mêmes petites communes qui

ont subi cette défavorisation, le budget y

devient donc difficile à gérer. Cela implique

notamment qu’elles ne peuvent offrir qu’un

service de base aux habitants.

RS: Les raisons techniques du nombre élevé

de petites stations réside dans la topographie

accidentée du nord du pays et par le fait

que nous avons également plusieurs petits

ruisseaux à côté desquels nous ne sommes pas

autorisés à installer de trop grands dispositifs,

étant donné que la relation entre les eaux

épurées et celles du ruisseau ne serait plus

équilibrée. Toutefois, une petite station est plus

fragile et éprouve des difficultés à traiter une

pollution de pointe importante et à maintenir

les valeurs de rejets très basses imposées. La

protection du cours d’eau risque par ailleurs

de n’être que marginalement assurée puisque,

contrairement à une station à capacité élevée,

si la station de faible taille subit une surcharge,

cela nécessitera un procédé biologique de

réhabilitation de trois à quatre semaines

pendant lesquelles les rejets ne seraient pas

conformes. Les petites stations demandent

en sus un plus grand investissement dans la

mise en place et dans l’exploitation, puisque

cela nécessite davantage d’équipements de

maintenance et une réactivité plus grande pour

garantir le bon état du cours d’eau récepteur.

AK/RS: Nous entretenons toutefois de bonnes

relations avec le ministère de l’Environnement

et avec l’Administration de la Gestion de l’eau,

très à l’écoute de nos demandes et qui ont déjà

fait de nombreux efforts pour améliorer la

qualité de l’eau de nos ruisseaux et rivières.


Nos propositions évoquées en ce qui concerne

la taille des stations pourraient faire évoluer

le système en place vers davantage d’égalité

entre les communes et d’efficacité concernant

le traitement des eaux.

Quels sont les prochains défis que le

SIDEN devra relever?

RS: Nous devrons nous conformer au plus

vite aux directives concernant la charge

azotée pour toutes les stations sous notre

responsabilité et respecter les nouvelles

contraintes liées aux micropolluants sûrement

bientôt appliquées aux plus petites stations.

Par ailleurs, nous remarquons de plus en plus

souvent que nos boues épuratoires, soit le

produit final du procédé de dépollution, sont

contaminées par des pollutions industrielles de

type hydrocarbures aromatiques polycycliques

(HAP) et des pollutions par des halogènes

organiques adsorbables (AOX). Il va donc

falloir que tous les acteurs du Grand-Duché, et

pas uniquement le SIDEN, réorganisent leurs

filières de réutilisation des boues épuratoires.

Que penser d’un prix unitaire pour l’eau

au Luxembourg?

RS: Environ 40% du prix de l’eau usée est lié à

l’amortissement des infrastructures, donc plus

les installations sont chères, plus ce prix est

élevé. Fonctionner avec un système de stations

décentralisées fera donc augmenter le tarif par

habitant.

AK: Le prix de l’eau dans les villages de la

région du Nord est forcément plus élevé

car les besoins en infrastructures sont très

grands, les habitants peu nombreux et le

PAG souvent restreint pour des raisons liées

à l’environnement.

SIDEN

Bleesbruck

L-9359 Bettendorf

www.siden.lu

Roland Schaack et Ali Kaes

Pour éviter une si grande inégalité entre les

communes selon leur densité de population

et leur topographie, nous proposons

régulièrement des pistes visant à tendre vers

un prix unitaire des eaux, surtout usées. Les

communes rassemblées au SIDEN font déjà

preuve d’une telle solidarité, par le biais d’un

prix unique syndical, que nous souhaiterions

étendre d’abord au niveau communal de

la région du Nord puis ensuite à toutes

les communes du pays, pour davantage

d’égalité. n


62

LG

JUIN 2018

BRÈVES ÉCONOMIQUES

PAR RAOUF HATIRA

DU NOUVEAU CHEZ KPMG

Jean-Luc Brach, figure bien connue de la

scène technologique luxembourgeoise

rejoint KPMG. Lauréat du ‘’CIO of the year’’

en 2016/2017, ce dernier sera en charge

de KPMG Regulatory Services (PSF), aux

côtés de Pascal Denis, Head of Advisory.

Jean-Luc Brach supervisera également le

développement technologique de KPMG

pour être en phase avec les attentes

numériques des clients de la société.


Source: KPMG

BIO GREEN BEEF PAR CACTUS

Un nouveau projet pour une viande bovine

biologique de très haute qualité a vu le

jour. Initié en 2010 par l’Administration

des Services Techniques de l’Agriculture

(ASTA) dans le cadre du plan d’action

national pour la promotion de l’agriculture

biologique, le projet ‘’Bio Green Beef’’

est le fruit de la création de synergies

entre Cactus et Convis, la coopérative

d’élevage et de conseil. Bien-être animal et

environnemental, durabilité, traçabilité et

qualité gustative ont été les mots d’ordres

dans la mise en place de la nouvelle filière

de production.

Source: Cactus

CDCL SUR LE CHEMIN

DE LA CONSTRUCTION HYBRIDE

La compagnie de construction CDCL

se lance dans un partenariat avec CREE

by Rhomberg, pour des projets de

constructions hybrides en bois. CREE,

entreprise basée en Autriche a révolutionné

le monde de la construction en proposant

un système modulaire bois-hybride. Ce

système est utilisé dans de nombreux

projets de construction d’envergure qui

offre de nombreuses garanties en matière de

constance de qualité, de respect des délais et

de maîtrise des coûts. Source: CDCL

LA MOBILITÉ DIGITALE

Les professionnels du secteur de

l’automobile de la Grande Région

ont eu rendez-vous le 7 juin dernier à

Luxembourg à l’occasion de l’édition

2018 de l’Automotive Day. Organisé

par Luxinnovation, en partenariat avec

Autoregion, le cluster de la Grande région

et Goodyear, cet événement a eu pour

thème central la digitalisation de la mobilité

et a mis en avant l’e-mobilité, l’expérience

utilisateur et la production intelligente.


Source: Luxinnovation

SALES-LENTZ S’ENGAGE DANS UN PROJET

EUROPÉEN DE MOBILITÉ

MaaS4EU est un projet initié par la Commission européenne,

financé et soutenu par le programme de recherche et d’innovation

Horizon2020. Le projet, intitulé MaaS4EU et mené par

17 partenaires sur trois ans, consiste à développer une application

mobile permettant à l’usager de planifier ses déplacements en

puisant dans l’ensemble de la chaîne de mobilité existante, tout

en payant une seule fois. Sales-Lentz a été choisi dans ce cadre

pour représenter le Luxembourg.


Source: Sales-Lentz

SOLAR SCREEN DÉMÉNAGE

Solar Screen, leader européen de la distribution de films

adhésifs pour vitrages, a inauguré son nouveau siège rue du

Commerce, à Foetz. Selon la société, ce nouveau bâtiment

vient répondre aux besoins d’une croissance à deux chiffres

sur les trois dernières années. La société, qui se pose en leader

européen de la distribution de films adhésifs pour vitrages

réalise une grande partie de son chiffre d’affaires à l’export

dans une cinquantaine de pays.


Source: Solar Screen

CARLEX GREVENMACHER

RENOUVELLE L’OUTIL DE PRODUCTION

Une nouvelle ligne de production de pare-brises de Carlex

Grevenmacher a été inaugurée. Pas moins de 25 millions d’euros

ont été nécessaires pour aménager 3.400 m 2 supplémentaires.

L’objectif de Carlex Grevenmacher est d’être à la pointe de la

technologie au cœur de l’Europe, pour satisfaire une clientèle

de plus en plus exigeante. En effet, l’entreprise fournit les plus

grandes marques automobiles européennes en pare-brises.


Source: Carlex

ING LUXEMBOURG NOMMÉE

“BEST FOR PRIVATE BANKING SEVICES 2018”

Après avoir été élue tout récemment «Private Bank/Wealth

Management Company of the Year – Europe» et récompensée

d’un «Award for innovative technology-Client experience», ING

vient d’être nommée «Best for Private Banking Services 2018 –

Luxembourg» par Wealth & Finance International. Ces derniers

ont été particulièrement séduits par l’approche personnalisée

d’ING en matière de services dédiés au Private Banking.


Source: ING Luxembourg

Source photo: Solar Screen

LE SECTEUR FINANCIER

EN BAISSE

En 2017, la valeur ajoutée du secteur

financier a chuté de 3,3% ce qui a

pesé sur la croissance économique

du pays. Selon le STATEC, ce résultat

est assez décevant au regard de la

confiance du secteur et des marchés,

ainsi que du résultat de la zone

euro (-0.2%). Les taux faibles, les

restructurations et l’adaptation à la

règlementation continuent à peser sur

la performance des activités financières

luxembourgeoises.


Source: STATEC

LE GÉANT DU PAIEMENT

EN LIGNE

Le français Worldline et le suisse Six ont

annoncé la signature d’un accord ferme

consacrant un partenariat stratégique

dans le cadre duquel Six obtient une

participation de 27% dans Worldline. La

division Six Payment Services sera intégrée

dans Worldline pour former un véritable

géant européen du paiement. Au terme

de l’opération, dont la finalisation est

estimée pour la fin de l’année, le nouvel

ensemble pèsera 2,3 milliards d’euros.

L’unité combinée donnera naissance au plus

grand prestataire européen du secteur des

paiements.


Source: Six-Payment

LES RÉFUGIÉS, UN POTENTIEL

POUR L’ARTISANAT

L’artisanat luxembourgeois a besoin de

forces vives. Dans ce contexte, le Speed

Dating organisé le 16 mai dans le cadre

de l’initiative MeetADEM Artisanat a été

un grand succès. Dans l’ensemble, une

cinquantaine de réfugiés «bénéficiaires

de protection internationale» ont pu

rencontrer une trentaine d’entreprises

artisanales intéressées.

Source: Chambre des Métiers

LE LUXEMBOURG,

LE BON ÉLÈVE DU NUMÉRIQUE

La Commission européenne a publié son

rapport annuel DESI, l’indice européen qui

mesure la performance de l’économie et de

la société numériques des pays de l’Union

européenne. Le pays a su confirmer son

classement en cinquième position, ceci

dans un contexte des plus compétitifs. Il

figure ainsi parmi le groupe des pays les

plus performants de l’Union européenne en

termes d’avancement numérique, derrière

les pays scandinaves (Danemark, Suède,

Finlande) et les Pays-Bas.


Source: SIP


Vue générale / Gesamtübersicht

MODERNISATION DE LA STATION DE BLEESBRUCK

Modernisierung der Kläranlage Bleesbruck

La station de traitement de la «Nordstad»

Die Kläranlage «Nordstad»

Vue du ciel / Luftaufnahme

Plan technique /

technische Draufsicht

« Werkhofebene »


64 LG

JUIN 2018

ALIMENTATION

Promotion

de l’agriculture biologique

Le 8 mai 2018, le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture

et de la Protection des consommateurs, Fernand Etgen, a

dressé un bilan de la mise en œuvre du plan d’action national

en faveur de la promotion de l’agriculture biologique. Ce plan

d’action vise à soutenir de manière active, via des actions et

des mesures concrètes, le développement et la promotion

de l’agriculture biologique nationale. De même, ce plan a

pour objectif d’équilibrer davantage l’offre et la demande de

produits biologiques.

Monique Decker, ASTA,

Fernand Etgen, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs

et André Loos, MAVPC, lors de la conférence de presse

Rétrospective 2016 & 2017

Fernand Etgen a rappelé que le gouvernement

a mené depuis 2009 une panoplie d’actions

et d’études pour promouvoir le mode de

production agricole biologique.

Un certain nombre d’actions a été repris

des années précédentes, à savoir le réseau

des fermes de démonstration, l’organisation

de réunions d’information sur la conversion

vers l’agriculture biologique et la remise

du Bio-Agrar-Präis. Le guide d’achat de

produits biologiques ainsi que le mémento

sur la conversion vers l’agriculture

biologique sont régulièrement mis à jour.

Ces deux années ont été aussi très

marquées par les préparatifs en vue de la

commercialisation de la viande de jeune

bovin sous la marque “Cactus Bio Green

Beef” en début de 2018.

“Rapprocher

les consommateurs

et les groupes

d’élèves

de l’agriculture

biologique”

État des lieux de l’agriculture biologique

nationale

Le Luxembourg dénombre selon les

chiffres de 2017, 132 exploitations

agricoles biologiques, qui se répartissent

en 75 agriculteurs, 12 maraîchers, 15

viticulteurs, 12 fruiticulteurs, 14 apiculteurs

et 4 élevages de petite envergure. De ces

132 exploitations sous contrôle, seules

100 peuvent être retenues au niveau des

statistiques officielles selon les critères de

l’enquête de la structure des fermes; elles

exercent leurs activités sur une superficie de

5.446 hectares.

En plus des producteurs, 127 opérateurs

étaient enregistrés auprès de l’Administration

des services techniques de l’agriculture, avec

une activité principale dans le domaine de

la transformation, de la distribution ou de

la commercialisation. Trois opérateurs sont

actifs dans le domaine de l’importation de

produits biologiques de pays tiers.

© MAVPC

Par la suite, Daniela Noesen, directrice

de “Bio-Lëtzebuerg” a présenté leurs

activités dans le cadre du plan d’action pour

l’agriculture biologique en 2016 et 2017.

Bio-Lëtzebuerg a présenté le secteur de

l’agriculture biologique au Haff-Fest du

Kass-Haff en 2016 et au Biodiversum dans

le cadre du Birdwatchday à Remerschen en

2017. En outre, l’association a coordonné le

projet “Foire agricole” afin de donner une

plateforme aux opérateurs du secteur de

l’agriculture biologique de présenter leur

offre de produits très diversifiée.

Ces présences auprès du public étaient

complétées par la participation du ministère

à la dernière édition de l’Oekofoire en

septembre 2016.


www.panelux.com

UN SAVOIR-FAIRE

GARANTI PAR NOS ÉQUIPES SPÉCIALISÉES


66 LG

JUIN 2018

ALIMENTATION

Fernand Etgen, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs,

lors de la conférence de presse

Pour la suite, le plan d’action mettra

son accent sur les volets qui vont être

identifiés comme nécessitant une

attention ou un soutien particuliers lors

d’une étude comparative que le Service

d’économie rurale est en train de dresser

entre les exploitations conventionnelles et

biologiques du pays.

Projets financés par le ministère de

l’Agriculture

Stéphanie Zimmer, directrice de

l’Institut fir biologësch Landwirtschaft an

Agrarkultur Lëtzebuerg (IBLA) a ensuite

donné un aperçu des projets soutenus par le

plan d’action pour l’agriculture biologique.

Le SMART (Sustainability Monitoring

and Assessment RouTine)-Farm Tool, un

outil d’analyse du niveau de développement

durable des exploitations agricoles et des

entreprises de la branche alimentaire,

permettra d’examiner et de comparer la

situation de douze exploitations biologiques

et conventionnelles au Luxembourg en

2017.

En outre, l’objectif du réseau de fermes

biologiques de démonstration, comptant

désormais neuf exploitations, est de

rapprocher les consommateurs et les groupes

d’élèves de l’agriculture biologique et de

promouvoir les échanges professionnels

entre les agriculteurs, les conseillers et

les autres experts. En coopération avec

d’autres institutions européennes, l’IBLA

a contribué à la rédaction de brochures

spécialisées sur l’agriculture biologique. Les

champs d’essais sur la pomme de terre ont

débuté en 2016, tandis que des excursions

thématiques ont été organisées en 2016 et

2017.

Perspective 2018

Parmi les actions continuant en 2018, il

faut citer le Bio-Agrar-Präis qui vise à

récompenser les mérites en agriculture

biologique. Cette année, le jury est à la

recherche de projets intéressants dans

le cadre de l’utilisation de produits

biologiques dans la restauration collective.

Le public aura aussi l’occasion de voter

pour son favori parmi les candidats lors de

la Foire agricole à Ettelbruck.

“Promouvoir

le mode

de production

agricole

biologique”

Certains projets, comme les essais de

variétés de pomme de terre, la préparation

de fiches techniques et le soutien du réseau

des fermes de démonstration continueront

également en 2018. Un évènement-phare

de cette année sera la forte représentation

du secteur de l’agriculture biologique

à la Foire agricole, à l’occasion du 30e

anniversaire de Bio-Lëtzebuerg. Parmi les

projets de recherche prévus, c’est surtout le

champ d’essai sur les variétés de soja qui est

particulièrement intéressant, vu la nécessité

de développer davantage la culture de

cette légumineuse dans nos régions en vue

d’assurer une meilleure autosuffisance des

fermes en aliments pour leur bétail.

© MAVPC

Le ministère de l’Agriculture, de la

Viticulture et de la Protection des

consommateurs cofinance indépendamment

du plan d’action le projet “Legutec” qui

vise à développer des méthodes mécaniques

pour la régularisation des adventices dans

les cultures de légumineuses.

Par ailleurs, le ministère a repris le

cofinancement des champs d’essais des

variétés de blés d’hiver et de légumineuses à

graines depuis 2016.

À partir de cette année, le financement

partiel des redevances de contrôle des

producteurs sera repris. Il est prévu que

les frais de contrôle incombant aux petites

exploitations comme par exemple les

apiculteurs, qui ne sont pas bénéficiaires

de primes à l’hectare, puissent si possible

être entièrement pris en charge afin de les

maintenir dans la production biologique.

En outre, une multitude de modules

de conseil, financés jusqu’à hauteur de

100% sont à disposition des agriculteurs

biologiques aussi bien que de ceux

qui veulent le devenir ou bien de ceux

qui veulent s’adonner petit à petit aux

techniques utilisées en mode de culture

biologique. n

LG / ministère de l’Agriculture, de

la Viticulture et de la Protection des

consommateurs


68 LG

JUIN 2018

ALIMENTATION

Buvez équitable!

Le prix du lait est actuellement à 30 centimes d’euros le litre avec une tendance à la baisse, alors

qu’un minimum de 44 centimes serait nécessaire afin que les exploitants agricoles gagnent

leur pain. La chaine de valeur se développe depuis des décennies toujours plus au détriment

des producteurs de lait; D’fair Mëllech est née du refus de subir sans agir. Rencontre avec son

gérant, Fredy de Martines.

Fredy de Martines

décence du revenu des producteurs. C’est

pourquoi nous réalisons régulièrement des

opérations de dégustation et d’information

en grandes surfaces. Depuis les premières

commercialisations de nos produits en

2011, nous avons réussi à fidéliser une large

clientèle, ce qui explique en partie notre

croissance annuelle de 25%.

C’est pourquoi nous mettons un soin

tout particulier au développement d’une

production durable. Nos 48 fermes qui sont

toutes de tailles familiales, sont soumises à

des bilans annuels qui prennent en compte

tout ce qui entre (fourrages et engrais,..) et

tout ce qui sort (lait et viande), et ce, dans

le but de réduire nos émissions de CO 2

. n

Dans quel contexte a été créé D’fair

Mëllech?

Suite à la crise du lait de 2008 qui a conduit

les grèves dans les rues, 48 producteurs

de lait luxembourgeois ont décidé de

créer leur propre marque. Notre objectif

était de redonner un pouvoir d’influence

au producteur agricole sur les marchés.

Nous avons donc souhaité inscrire notre

démarche dans un projet européen en nous

basant sur le concept de «lait équitable» de

l’«European Milk Board» qui nous permet

aujourd’hui de commercialiser nos propres

produits laitiers. D’fair Mëllech est partie

intégrante de l’économie solidaire.

L’un de nos objectifs permanent est d’unir

la confiance des consommateurs à la

D’où vient le lait et pour quels produits?

Le lait provient de 48 fermes qui

sont réparties sur tout le territoire

luxembourgeois. D’fair Mëllech compte

neuf produits différents dont par exemple

des laits chocolatés, du beurre, de la crème

fraîche, des glaces à sept parfums et bien sûr,

le lait. Nous travaillons aussi à l’élaboration

de notre premier fromage qui sera un brie

luxembourgeois. Enfin, l’emballage et la

distribution sont assurés par Luxlait et la

laiterie Thiry de Schouweiler.

“D’fair Mëllech est

partie intégrante

de l’économie

solidaire”

Vous êtes en première ligne pour constater

le changement d’habitudes des consommateurs;

peut-on dire que la qualité et

les circuits courts en sont des conditions?

Le milieu agricole en général et celui du lait

en particulier est ravi de constater que les

consommateurs sont toujours plus soucieux

de soutenir l’agriculture locale et de la

qualité des produits qu’ils achètent. Nos

agriculteurs cherchent un contact direct

avec le consommateur et le commerçant et

nous savons que leur solidarité pour un prix

juste est intrinsèque à la transparence d’un

produit de qualité.

Produits D’fair Mëllech

Lait chocolaté frais

Fairtrade (0.5 litre)

Lait chocolaté UHT

Fairtrade (1 litre)

Lait UHT

3.5% de matière grasse

et 1.5% de matière grasse

(1 litre)

Beurre

(250 gr)

Crème fraîche

(0.5 litre)

Lait frais écrémé

3,5% de matière grasse

et 1,5% de matière grasse

(1 litre)

Glaces à 7 parfums

FAIRKOPERATIV LETZEBUERG

8, Duerfstrooss

L-9669 Mecher

info@fairmellech.lu

www.fairmellech.lu


LG

JUIN 2018

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70 LG

JUIN 2018

ALIMENTATION

L’IVV veille au grain

Créé en 1925 suite à une propagation du phylloxéra, voici

presqu’un siècle que l’Institut Viti-Vinicole de Remich veille

sur les vins et crémants de la Moselle luxembourgeoise.

Aujourd’hui organisme moderne, l’IVV est un important

centre d’expérimentation dans de nombreux domaines.

Explications d’une amoureuse de sa région et de ses trésors

en cave, Claire Sertznig, gestionnaire de projets à l’Institut

Viti-Vinicole de Remich.

Quelles sont les activités de l’Institut?

Notre tâche principale est d’assister et de

conseiller les vignerons. Pour cela, nous

réalisons des essais et testons de nouvelles

techniques dans le but de les mettre au

service des vignerons. Une grande partie

de nos recherches se fait également avec

d’autres organismes, comme par exemple le

LIST. Avec six hectares de vignobles, l’IVV

constitue un point de jonction entre théorie,

pratique, recherche, développement,

orientation et formation continue.

L’Institut Viti Vinicole a été créé en 1925,

en réponse à la propagation du phylloxéra

et d’organismes nuisibles qui sévissaient

dans les exploitations viticoles locales. À

l’époque, l’Institut était chargé d’appliquer

des mesures concrètes dans tous les

domaines de l’industrie viticole afin d’aider

les vignerons à surmonter les défis auxquels

ils étaient constamment confrontés et de

leur fournir des conseils et une assistance

pratique. Cette mission de proximité n’a pas

changé et l’IVV se spécialise aujourd’hui

dans la recherche appliquée et les essais

pratiques en ce qui concerne la protection

des végétaux, les cépages résistant aux

maladies fongiques, le développement de

techniques de production écologiques,

la nutrition des vignes, la viticulture, le

traitement du vin et l’œnologie.

L’Institut est aussi un organisme de

contrôle et de formation continue…

En effet, et ce, dans le cadre de la certification

«AOP – Moselle luxembourgeoise».

L’Institut joue un rôle décisif dans le

contrôle et la surveillance des critères

de qualité pour les mousseux et les vins.

L’Appellation d’Origine Protégée implique

un cahier de charges rigoureux qui assure

la qualité des produits. Tous les vins, et pas

seulement les crus de qualité, font l’objet

d’un contrôle systématique qui se traduit

par des expertises sensorielles, des analyses

chimiques, des contrôles des registres

viti-vinicoles ainsi que le contrôle de

l’application du cahier de charge.

L’IVV se veut aussi un interlocuteur

privilégié pour tout ce qui a trait à la

formation initiale, mais aussi, et surtout,

à la formation continue des vignerons.

Des conférences, des séminaires et des

cours de formation continue relatifs aux

questions et thématiques clés du secteur

leur sont ainsi proposés afin de les tenir

informés des dernières avancées en matière

de production et gestion vinicole. De cette

manière, l’Institut satisfait à l’objectif d’une

viticulture durable et permet à la filière

locale d’améliorer sa compétitivité sur le

marché.

La proximité avec les producteurs vous

est-elle importante?

Je dirais même indispensable car dans

le cadre de la politique agricole, l’IVV

assure la gestion de parcelles de vignes,

de divers instruments d’aide publique et

de programmes de soutien de l’Union

européenne destinés au secteur viti

vinicole


Conformément à la politique en matière

de viticulture, l’organisme public joue un

rôle de trait d’union entre les vignerons

professionnels, le ministère de la Viticulture

et la Commission européenne. Sa tâche

consiste à appliquer les dispositions légales

nationales et les règlements européens,

mais aussi à contrôler et à surveiller leur

mise en pratique au sein des exploitations

viticoles.

Quelle est la qualité des vins et mousseux

luxembourgeois?

Elle est excellente! Nous sommes

une petite région viticole mais à la

diversité impressionnante. La Moselle

luxembourgeoise est dominée par neuf

cépages: L’Elbling qui donne des vins

bas en alcool et agréables en arômes; le

Rivaner, cépage blanc le plus répandu

donnant des vins aux notes fruitées allant

vers le Muscat; l’Auxerrois et ses vins

gastronomiques d’une grande diversité,

tantôt floraux, tantôt fruités; le Pinot blanc

pour les mousseux et le Crémant; le Pinot

gris pour des vins gastronomiques épicés;

le Pinot noir pour le rosé, les rouges et le

Crémant; le Chardonnay offrant des vins

frais et le Crémant; le Riesling aux arômes

complexes, sec, sucré ou en vin de glace et

le Gewürztraminer, sec ou moelleux.

D’ailleurs le Luxembourg est l’un des

meilleurs élèves au monde en ce qui

concerne le traitement des vignes sans

pesticides et les 300 vignerons que compte

le Luxembourg ont une grande conscience

de cette problématique.

Plus de la moitié de notre production est

exportée, principalement en Belgique, en

Allemagne et en France.

Claire Sertznig

La création d’une image commune

est actuellement en cours de développement…

Dans le but d’offrir plus de visibilité à

nos produits, nous souhaitons en effet

rassembler les vins et mousseux de la Moselle

luxembourgeoise sous un même logo. Au

Luxembourg, les Portugais et les Français

comptent pour les deux communautés

étrangères les plus importantes, ce sont

aussi deux cultures viticoles importantes;

leur permettre d’apprécier les productions

locales prend dès lors tout son sens… n

Institut Viti-Vinicole

8 Rue Nic Kieffer

L-5551 Remich


72 LG

JUIN 2018

ALIMENTATION

Panelux, le choix de la qualité

Depuis 50 ans, la marque Panelux fournit le Luxembourg en pains, viennoiseries et pâtisseries.

La priorité de la marque est le choix de matières premières locales de qualité garantissant leur

bon goût. Patrick Muller, CEO de Panelux, revient sur ces choix forts.

Patrick Muller


LG

JUIN 2018

73

L’histoire de Panelux S.A. suit celle des

familles Muller et Fischer qui se sont

alliées pour devenir le premier acteur du

secteur de la boulangerie au Luxembourg.

Depuis 2010, Fischer et Panelux sont

deux entités séparées. La première gère

un réseau de boulangeries qui rayonne

sur toute la grande région. Panelux

produit de son côté pains, viennoiseries

et pâtisseries pour les collectivités et

la grande distribution comme marque

régionale. «Notre production se divise

en deux parties, une surgelée destinée à

l’exportation, et une autre fraîche pour le

marché régional», détaille Patrick Muller.

Dans les deux cas, la qualité et les filières

courtes priment, sans jamais y déroger. «Nous

nous fournissons auprès de producteurs et

distributeurs locaux, avec une seule priorité: la

qualité du résultat à la sortie du four, même

si c’est un peu plus cher. Le blé, issu de

l’agriculture raisonnée luxembourgeoise, signe

une volonté de proposer au consommateur

le programme Produits du terroir», continue

Patrick Muller.

Au rythme des saisons

Cette quête de l’excellence n’est pas

toujours simple mais Panelux en a fait

sa marque de fabrique. «Lorsque nous

comparons, par exemple, les qualités

des beurres ou des crèmes de fabrication

locales que nous utilisons aux autres

marques internationales, le résultat est

sans appel».

Labellisé «Made in Luxembourg», Panelux

se veut une marque de choix, qui s’adapte à

tous ses clients. «Nous tentons d’identifier

le plus précisément possible notre public

pour répondre au mieux à leurs goûts».

Avec une très large gamme de produits,

Panelux profite de sa taille pour mêler

quantité et qualité. «Notre fabrication

s’effectue selon une méthode traditionnelle,

avec une intervention manuelle tout au

long du processus de production».

“Notre fabrication

s’effectue selon

une méthode

traditionnelle”

années déjà. Elle est une preuve

supplémentaire du soin que nous

apportons à notre fabrication». Un service

qualité suit au quotidien la fabrication des

produits pendant que les équipes exercent

tous les contrôles nécessaires. «Le facteur

humain est très important. Dans nos

ateliers, nous prenons le pain en main

pour nous assurer de sa cuisson parfaite et

de son croustillant».

450 points de livraison

La qualité ne serait rien sans la fraîcheur.

C’est là qu’entrent en piste les 30 tournées

matinales des camions de la marque.

«Nous avons 450 adresses à livrer chaque

matin». Entre 4 et 8 heures du matin,

pains, viennoiseries et pâtisseries arrivent

ainsi dans les supermarchés, épiceries,

crèches, hôpitaux, maisons relais et autres

écoles du pays.

Au total, uniquement pour le marché

régional, 15 tonnes de pains par jour

confectionnés par les 500 salariés de

l’atelier de Mensdorf, sont ainsi écoulés.

Et pour accompagner la population du

Grand-Duché, Panelux développe des

outils d’analyse de plus en plus précis. «La

structure de la population évolue. De plus

en plus de Français s’installent au Grand-

Duché et les Portugais restent la première

communauté étrangère. Ce constat nous

pousse à nous interroger sans cesse sur les

besoins, les goûts et les envies de chacun».

Entreprise moderne qui n’a pas oublié

ses origines, Panelux compte poursuivre

son développement sans jamais renoncer

à ce qui fait sa marque de fabrique: la

régionalité et la qualité. n

Une certification internationale

Panelux suit aussi les saisons et les traditions

luxembourgeoises tout au long de

l’année: bûches de Noël, galettes des rois,

verwuerleters, schnecks, kichelchers…

rien n’est négligé pour accompagner au

mieux les familles. Les 500 salariés de

l’entreprise se mettent ainsi «en quatre»

pour satisfaire la clientèle, notamment à la

fin de l’année, lors des pics de productions

liés à la confection de bûches, de son lot de

viennoiseries et sucreries spéciales.

Cela demande nécessairement une

organisation optimale et des procédures

de fabrication parfaitement rodées.

«Nous avons obtenu la certification

IFS (International Food Standard),

extrêmement exigeante, depuis quelques

Panelux

Rue Strachen

6933 Mensdorf

Tél.: 779 077 1


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JUIN 2018

BRÈVES COMMUNALES - EST

PAR ERIC HARSCH

REMICH

L’Ironman 70.3 est une série de

courses de triathlon à longue distance

avec une centaine d’événements ayant

lieu à travers le monde. L’Ironman

70.3- Luxembourg Région Moselle

avec départ et arrivée à Remich a

connu sa 6 e édition le weekend du

15 au 17 juin. En plus de la course

principale, à laquelle participent plus

de 1.000 athlètes, et l’Iron Kids, l’Iron

Girl, une course à pied de 6,5 km, ont

été les nouveautés de cette édition.


Source: eu.ironman.com

REMERSCHEN

La Valentiny Foundation, qui a pour

objectif de préserver et de partager

l’héritage du travail de l’architecte

François Valentiny, a organisé le

30 mai une conférence intitulée

«Escaping the Real». Les intervenants

étaient Emmanuel et Ralitza Petit de

Jean Petit architects.

Source: valentiny-foundation.com

SCHENGEN

La Schengen asbl a organisé le 9

mai, la Journée de l’Europe, une

marche de Remich à Schengen sous

la devise «Ensemble pour l’Europe».

La randonnée a mené les marcheurs

le long de la Moselle et à travers les

vignobles et la réserve naturelle «Haff

Réimech». Il s’agit de la deuxième

édition de cet événement, le premier

ayant coïncidé avec la réouverture

officielle du Musée européen de

Schengen l’année dernière.


Source: visitschengen.lu

BEAUFORT

Le 13 mai, l’INECC a offert l’opportunité de s’engager avec le

patrimoine musical luxembourgeois dans le cadre du «Nationale

Sängerdag». Organisé dans les prémisses des châteaux de

Beaufort, cette journée a offert un mélange d’informations et de

performances par plusieurs interprètes et chorales.


Source: inecc.lu

ECHTERNACH

La Procession dansante d’Echternach reste l’un des événements

culturel et religieux les plus connus au Luxembourg. Déclaré

patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNSECO en

2010, ce phénomène culturel attire 12.000 à 14.000 pèlerins

annuellement et les amène à la tombe de St. Willibrord, patron

de l’église et du monastère auquel la procession est dédiée.


Source: mullerthal.lu

MONDORF-LES-BAINS

Le «Freeshop» de Mondorf-les-Bains constitue un projet visant à

diminuer le fardeau sur l‘environnement. Plutôt que de le jeter,

tout citoyen qui possède un objet toujours fonctionnel peut

désormais laisser une annonce au tableau d’affichage de la mairie

afin de le déposer gratuitement, réduisant ainsi la production des

déchets.


Source: mondorf-les-bains.lu

© Copyright: eu2005.lu/Guy Jallay/Luxemburger Wort

STADTBREDIMUS

Le Conseil communal a donné son

accord pour la phase initiale du projet

pilote «Bredibus». Ce «Ruffbus», concept

moderne de transport pour les distances

courtes, effectuera ses premiers trajets dans

les meilleurs délais et sera à la disposition des

citoyens pour le prix de 2 euros. L’initiative

sera évaluée après une période de six mois

et pourra être renouvelée en cas de succès.


Source: stadtbredimus.lu

GREVENMACHER

Le collège échevinal de la ville de

Grevenmacher, avec l’appui du ministère

de l’Agriculture, de la Viticulture et de la

Protection des consommateurs, a organisé

au mois de mai deux workshops portant

sur le développement de la commune.

Après la présentation des priorités

de développement de la commune

dans le cadre des PAG et du PDC, la

deuxième réunion s’est attaquée à des

sujets spécifiques comme le logement, la

mobilité, les infrastructures et la qualité.

SAR la Princesse Marie-Astrid a fourni le

cadre approprié pour ces réflexions.


Source: grevenmacher.lu

ECHTERNACH

L’initiative «Stadtmarketing Echternach»

a organisé le 13 juin le sixième forum

des citoyens. Instigateur d’un projet de

marketing urbain dynamique qui vise à

présenter la ville d’Echternach dans toutes

ses dimensions avec la participation de

multiples parties prenantes, le forum

permet aux citoyens de contribuer à cette

initiative portée principalement par les

Epternaciens eux-mêmes.


Source: stadtmarketing.lu

ROSPORT-MOMPACH

La première édition du Tour de

Luxembourg, course cycliste à

plusieurs étapes, remonte à l’année

1935. Evoluant d’une course pour les

indépendants, puis pour les amateurs,

elle fait maintenant partie de l’UCI

Europe Tour depuis 2005. Disputée du

30 mai au 3 juin, la ville de Rosport a été

l’hôte du départ de la deuxième étape.


Source: aotdl.com


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JUIN 2018

Le meilleur du golf à Preisch

PAR CHRISTOPHE CHOHIN

LOISIRS

Fort de ses 27 trous répartis en trois parcours, le Golf de

Preisch, idéalement situé sur les trois frontières, est un

des plus beaux domaines de la région. Philippe Giot, son

directeur, explique comment ce sport est accessible au plus

grand nombre.

Cette année, le site accueillera les

Championnats de France seniors, après

avoir déjà organisé l’événement par équipes.

Une reconnaissance pour un club que les

joueurs aiment à parcourir. «Certaines

personnes n’osent pas franchir les portes

des clubs de golf en raison des apriori qui

existent autour de ce sport. Je les invite à

venir, le dimanche après-midi, découvrir

notre club.»

Du golf, le grand public conserve l’image

ouatée d’un sport de gentlemen anglais,

inaccessible et hors d’atteinte. Pourtant,

la révolution Tiger Woods a ébréché cette

image jusqu’à faire basculer la petite balle

blanche dans un nouveau monde.

Le golf de Preisch appartient à cette

vision moderne de ce sport codifié en

Ecosse au XVIII e siècle. Sorti de terre en

1998, il possède trois parcours de neuf

trous, logiquement nommés Allemagne,

France et Luxembourg. Trois parcours qui

permettent de renouveler, lors de chaque

visite, l’expérience d’un par 72 dessiné par

les meilleurs concepteurs.

L’idée forte du lieu est de rendre le golf

ludique et de susciter de nouvelles vocations.

«Ce sport évolue et les comportements

changent avec cette évolution», note

Philippe Giot, son directeur. «De plus

en plus, les golfeurs veulent découvrir de

nouveaux parcours sans nécessairement

rester fidèles au même club».

Un emplacement idéal

Le golf de Preisch s’inscrit ainsi dans son

époque, avec l’organisation d’événements

d’entreprise, de renforcement d’équipe ou

encore de séminaires, mais aussi de journées

d’initiation, le dimanche, pour permettre

à tous de découvrir des installations de

premier ordre. Entre les pièces d’eau, les

bois et des fairways d’un vert puissant,

l’expérience ne saurait laisser indifférent.

«Nous disposons ici de conditions

exceptionnelles pendant près de huit mois

par an.» Vue plongeante sur la Moselle au

Sud, sur le Luxembourg au Nord et sur

l’Allemagne à l’Est, le club dépayse dès

les premiers pas. Sur la route, un terrain

de cricket transporte dans l’Angleterre,

tandis que le château des lieux lorgne sur

les greens.

Ceux qui n’ont jamais tenté un swing ne

devraient pas hésiter à le faire sur le practice

du club, ludique et parfaitement exposé.

A ses côtés, un putting range et un chipping

range complètent les possibilités de

s’améliorer, à quelques pas du club house.

“Ce sport

évolue et les

comportements

changent”

Une école de golf de haut niveau

«Trois entraîneurs professionnels travaillent

aujourd’hui au club pour permettre à tous

les niveaux de se développer, des débutants

aux joueurs confirmés», continue Philippe

Giot. Le Preisch Performance Golf Center

se taille ainsi une jolie réputation, tout

comme l’école de golf, le Club junior et ses

70 membres, qui émergent ainsi parmi les

meilleures de la Grande Région.

Les espoirs européens aiment à venir

s’affronter dans le Citadelle Trophy, étape

du circuit de l’Alps Tour. Le jeune anglais

Matt Wallace, aujourd’hui 88 e joueur

mondial, s’était ainsi fait remarqué sur les

greens de Preisch avant de grimper les

échelons de la hiérarchie internationale.

Modularité et services

Un club équipé d’un restaurant accessible

à tous mais aussi d’un lounge avec billard,

d’une salle de musculation et de deux

simulateurs pour parfaire sa technique pour

les adhérents. Une salle permet d’accueillir

des séminaires de toute dimension, de

quatre à deux cents personnes, tandis que le

Bistrot swing est le lieu idéal pour organiser

mariages, fêtes de famille et banquets.

Moderne, idéalement situé à 20 minutes

de Luxembourg et 45 minutes de Metz, le

Golf de Preisch est un espace de tranquillité

facilement accessible par l’autoroute A13.

En quelques minutes, vous serez transportés

dans un monde à découvrir. n

www.golf-de-preisch.com

1 rue du vieux moulin

F-57570 Basse-Rentgen

Tél: +333 82 83 00 00


LG

JUIN 2018

77

Philippe Giot

Source photos du parcours: Golf de Preisch


78 LG

JUIN 2018

LOISIRS

La quête du développement

régional durable

PAR ERIC HARSCH

Le Parc naturel Mëllerdall qui a reçu ce label en 2016 représente

le plus jeune des trois parcs naturels luxembourgeois et

englobe onze communes dans l’est du pays. Structure qui

avance le développement régional durable, le parc est un

acteur à visages multiples. Claude Petit, directeur du parc,

présente un tour d’horizon de la nature multidimensionnelle

du Parc naturel Mëllerdall.

Claude Petit

«Bien que l’idée d’un parc naturel dans

la région du Mëllerdall ait circulé depuis

plus de quinze ans, cette conception doit

se développer au sein de la région. Ce sont

notamment les communes elles-mêmes

qui doivent s’emparer d’une telle vision

et avancer dans ce processus par un effort

collaboratif», raconte Claude Petit qui a

rejoint le projet en 2012.

Projet dirigé par le «Syndicat Mullerthal» à

partir de 2009, les études, l’une préparatoire

et l’autre détaillée, prévues par la loi

relative aux parcs naturels de 1993, ont fixé

les cadres thématiques et financiers du parc.

Le directeur explique: «Ces études ont

bénéficié d’une approche très participative

réunissant des parties prenantes diversifiées.

Dans le cadre de l’étude détaillée, réalisée

au bout d’un an et demi, nous avons tenu

une soixantaine de réunions, tables rondes

etc. sans compter les meetings internes. Ce

fut une période très intense et excitante».

Tout au long de ce processus, le projet a

pu compter sur l’expérience et le savoir des

homologues des autres parcs: «Leur conseil

primordial était de réaliser des projets

dès le début afin d’acquérir la visibilité

nécessaire et de rendre le concept abstrait

de parc naturel plus tangible au public».

Une quête à visages multiples

En effet, la vocation d’un parc naturel s’avère

assez vague pour un néophyte. Claude

Petit éclaircit: «L’objectif primaire d’un

parc naturel est le développement régional

durable. Contrairement à son nom, les

aspects économiques et sociaux sont mis sur

un pied d’égalité avec l’environnement et la

protection naturelle, soulignant l’approche

holistique adoptée pour concrétiser le

développement durable. A travers ces trois

volets, l’homme et la population régionale

sont mis au cœur des efforts».

Alors que la vision globale et la gestion

des trois parcs naturels sont presque

identiques, les priorités thématiques

divergent selon le contexte spécifique des


LG

JUIN 2018

79

Felsen Naturpark Mëllerdall © Naturpark Mëllerdall Uli Fielitz

Larochette Felsen ©Naturpark ©ORT MPSL Mëllerdall Joelle Uli Mattias Fielitz

Felsen ©ORT MPSL Joelle Mattias

©Naturpark Mëllerdall Pierre Haas

Echternach©Naturpark Mëllerdall Raymond Clement


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JUIN 2018

LOISIRS

Bongerten ©Naturpark Mëllerdall Anna Voelske

©Naturpark Mëllerdall Anna Voelske

différentes régions. «L’étude détaillée a

relevé six fils thématiques qui sont censés

guider le travail du parc suivant les trois

volets, ainsi qu’un sujet spécial. Chaque

thème et ses projets concomitants, comme

l’agriculture et l’exploitation forestière,

tentent de concilier les divers volets du

développement durable et portent le

message qu’un parc naturel œuvre bien audelà

de la protection naturelle». Quant au

sujet spécial, l’accent est actuellement mis

sur la géologie, qui est d’ailleurs une partie

intégrante de la marque du Mëllerdall et

incarne une valeur touristique.

Le succès de la candidature déposée auprès

de l’UNESCO en novembre dernier

pour obtenir le label de géoparc mondial

amplifierait la renommée internationale

et l’attrait touristique de la région. Le

directeur précise: «Tout comme le parc

naturel, l’objectif d’un géoparc consiste

dans le développement régional, avec

une emphase sur la géologie. Au vu des

objectifs similaires des deux labels, il

importe d’en assurer la complémentarité

et de communiquer cette constellation

parallèle de façon claire».

La communication revêt une importance

majeure pour présenter la vocation du parc

aux divers publics et pour rapprocher des

perspectives différentes: «Outre les voies de

communication traditionnelles et en ligne,

notre projet phare est l’offre d’un large

éventail d’activités. Il s’agit de transmettre

l’idée du développement durable par le

biais d’une activité attrayante à un public

très diversifié et d’ainsi transporter les

messages de la vocation du parc de manière

interactive».

Une quête collaborative

Plateforme pour élaborer des projets

régionaux, le parc naturel permet également

aux communes de participer à des projets

européens, comme le projet «LIFE-IP

Zero Emission Protection Areas» qui est

réalisé conjointement avec onze partenaires

allemands: «Il met en relief la protection

climatique dans toutes ses dimensions,

cherchant avant tout un usage d’énergie

efficace et identifiant les opportunités pour

la population régionale d’entrer dans la

production d’énergies renouvelables».

“Les aspects

économiques

et sociaux sont

mis sur un pied

d’égalité avec

l’environnement”

«Ce projet révèle d’ailleurs la volonté des

communes de coopérer dans la mise en

œuvre du Pacte Climat, bien que celuici

n’ait pas été abordé au niveau régional

comme le font les Parcs naturels de l’Our et

de Haute-Sûre. La protection climatique,

tout comme les efforts en faveur du

développement durable, s’inscrivent dans

le cadre socio-économique avancé par

l’étude stratégique de 2016 réalisée par le

ministère de l’Economie».

Sa genèse, son mode de gestion par le

biais d’un syndicat mixte composé de

représentants communaux et étatiques,

ainsi que ses projets qui sont souvent

coordonnés avec d’autres acteurs régionaux

comme LEADER ou l’Office Régional

du Tourisme Région Mullerthal – Petite

Suisse Luxembourgeoise, témoignent

d’une approche axée fortement sur la

coopération et la collaboration. Selon

Claude Petit: «Vu l’incorporation du

parc dans un réseau d’acteurs multiples,

l’ouverture d’esprit et la volonté de

coopérer sont incontournables et

constituent l’un des facteurs contribuant

au succès d’un tel projet».

Regardant vers l’avant, Claude Petit

espère renforcer et mener à bien les projets

entamés et réaliser des résultats tangibles

sur le terrain en faveur de la population

régionale, tout en consolidant davantage

la coopération à tous les niveaux. Et, dans

ce cadre, il souhaite que le parc serve

d’exemple de ce qui peut être atteint par

le biais d’une collaboration efficace sur le

plan régional. n


82

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JUIN 2018

BRÈVES COMMUNALES - SUD

PAR ERIC HARSCH

DIFFERDANGE

Le «Jugendhaus Déifferdeng» a créé avec

un groupe d’adolescents un projet de

randonnée qui servira une bonne cause.

Partant de Wäisswampech, l’objectif était

de traverser le pays, parcourant environ

100 km, et d’arriver à Differdange

dans un délai de quatre jours. La

randonnée s’est effectuée fin mai et les

donations bénéficieront aux associations

Kannerwonsch ASBL, Wonschkutsch

ASBL et Amiavy ASBL.


Source: differdange.lu

SCHIFFLANGE

Le «Fairtrade Grupp Schëffleng» avait

invité les citoyens à la deuxième édition

du «Gratis Fairen Kaffi». Cet événement

s’inscrit dans l’objectif des responsables

de la commune et du Groupe Fairtrade

de renseigner les citoyens sur les

produits provenant du commerce

équitable et d’encourager leur achat.

Le bourgmestre Paul Weimerskirch

a également dévoilé le nouveau

partenariat avec la ville de Marcala en

Honduras, geste unanimement accepté

par le Conseil communal.


Source: schifflange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

Le nouveau Plan d’aménagement général

(PAG) de la ville d’Esch rentre dans sa

phase décisive. De ce fait, l’administration

municipale prévoit d’envoyer une

brochure sur le nouveau PAG à chaque

ménage, d’organiser une présentation

publique et notamment d’assurer

l’exposition du matériel pertinent, qui

sera également accessible en ligne.

Hormis les analyses environnementales

stratégiques, une attention particulière

est accordée à la protection du patrimoine

bâti. Les citoyens sont invités à participer

au processus et aux discussions.


Source: Escher

DUDELANGE

Le Conseil communal a récemment

approuvé le devis ainsi qu’un crédit

extraordinaire relatif à l’extension de

l’école Gaffelt, qui prévoit l’aménagement

de quatre salles de classes additionnelles.

Le Conseil a également voté en faveur

du renouvellement des installations

extérieures de la maison des jeunes.


Source: dudelange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

A la lumière du succès des éditions précédentes, le «Rock against

Cancer» était de retour à la Rockhal le 31 mai pour une sixième

année successive. Inspirée cette fois-ci par la devise «Ladies on

the Rock», la soirée a réuni une nouvelle fois le spectacle et la

bonne cause. Les performances de Lady Cover, Just Combo ou

The Brunettes se sont inscrites dans le soutien à la Fondation

Cancer Luxembourg et la «Fondatioun Kriibskrank Kanner».


Source: rockhal.lu

By MMFE from Wikimedia Commons

BETTEMBOURG

Dans le cadre d’un événement portant sur les droits de

l’enfant, le Parc Merveilleux de Bettembourg a ouvert ses

portes gratuitement au début du mois de mai. Cette journée

a été conçue avec la collaboration de «End Child Prostitution

and Trafficking Lëtzebuerg» et du ministère de l’Education et

cherchait à sensibiliser les enfants et leurs parents au sujet des

abus sexuels sur mineurs, y compris par le biais d’un parcours

didactique.


Source: ecpatlux

DIPPACH

L’administration communale de Dippach a hébergé du 4 au 15 juin

l’exposition itinérante «Antigaspi» qui tourne autour du gaspillage

alimentaire. S’inscrivant dans la stratégie de l’organisation, qui

comprend également le pacte solidaire avec plusieurs communes,

cette exposition cible spécifiquement les jeunes pour les sensibiliser

à cette problématique et pour encourager un changement de

comportement quant aux aliments.


Source: antigaspi.lu

BETTEMBOURG

Tout comme Esch, la ville de Bettembourg s’approche de

l’adoption de son nouveau PAG. Afin de garantir la compréhension

de ce document important qui est à la base du développement

urbain, la commune a publié un guide pour faciliter la participation

citoyenne aux délibérations et a également organisé une réunion

d’information à cet égard le 17 mai.


Source: bettembourg.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

L’hôtel de Ville d’Esch a accueilli une exposition portant sur la vie

et l’impact des femmes au sein du journalisme luxembourgeois

au 20 e siècle. Réalisée par l’asbl Femmes Pionnières au

Luxembourg, l’exposition fut complétée par une soirée de

témoignages de femmes journalistes qui ont partagé leurs

expériences et leur œuvre journalistique.


Source: femmespionnieres.lu

PÉTANGE

Dans le cadre de la campagne «En

Dag an der Natur» de natur&ëmwelt,

le Syndicat Intercommunal pour

l’Assainissement du Bassin de la Chiers

a organisé cette année des visites

en groupe de la station d’épuration

de Pétange. Les participants ont

pu découvrir le fonctionnement de

la station en apprenant les bases

théoriques et appréhender les

différentes étapes impliquées dans

l’assainissement de l’eau.


Source: siach.lu

DUDELANGE

Le 17 juin, Dudelange accueillera pour

la 24 e fois une variété de musiciens

et d’artistes luxembourgeois et

internationaux dans le cadre de la Fête

de la musique. Cette manifestation

qui offre des influences musicales

diverses sur douze scènes différentes

est devenue partie intégrante de

l’ADN de la ville et ne cesse de gagner

en popularité. Le nouveau «The Folk

and Blues Stage» situé à «Am Duerf»

augmente davantage l’offre musicale de

cet événement qui transforme le centreville

en jungle musicale.


Source: fdlm-dudelange.lu

ROESER

La maison de la nature située à la

Kockelscheuer accueillera le 16

et 17 juin de la fête de la nature.

Organisée par natur&ëmwelt asbl,

les visiteurs pourront s’informer sur

l’environnement et la nature et trouver

une large gamme de produits naturels,

artisanaux et locaux, accompagnée

d’une cuisine à base biologique.


Source: haus-natur.lu

SANEM

Faisant partie du plan d’aménagement

particulier «Geessewee», la Commune

de Sanem et la société Nationale des

Habitations à Bon Marché (SNHBM)

réaliseront un projet de construction à

coût modéré. En vue de l’initiation de

la première phase de vente, la SNHBM

a tenu une séance d’information à

Belvaux le 30 mai pour présenter les

détails de ce projet aux personnes

intéressées.


Source: Sanem


Restaurateur

de collectivités

Tel : 26 51 74 20

www.aresto-hk.lu


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JUIN 2018

SOCIÉTÉ

L’AIS innove

pour le logement

Toujours en quête de logements pour accomplir au mieux sa

mission, l’Agence immobilière sociale (AIS) s’attaque aujourd’hui

au dossier des Baulücken, ces friches urbaines constructibles.

Gilles Hempel, directeur de l’AIS, revient sur ce projet.

En 2018, l’Agence immobilière sociale

(AIS) a franchi la barre symbolique des

500 logements en gestion. Un jalon dans le

développement de l’Agence créée en 2009,

instrument de lutte contre l’exclusion sociale

par le logement. «Nous transformons des

logements vides en logements sociaux. C’est

le cœur de notre métier. Nous essayons

de trouver des logements inoccupés, par

exemple de personnes qui sont parties

en maison de retraite ou qui ont reçu un

héritage mais qui n’en ont pas besoin, pour

mettre ce bien à disposition des personnes à

revenus modestes», détaille Gilles Hempel,

directeur de l’AIS.

Trouver des logements au Luxembourg

est une mission de haut vol, tant les biens

sont rares et profitent en premier lieu

au secteur privé. Pourtant, les avantages

de proposer un logement à l’AIS sont

nombreux: l’agence est inscrite sur le bail

et elle garantit le versement des loyers.

Les propriétaires n’ont aucune relation

directe avec les occupants. Tout est géré

par l’AIS et les services sociaux.

Loyers et entretien garantis

«Nous sommes les interlocuteurs des

propriétaires, nous payons tous les

mois le loyer. Mais nous garantissons

aussi l’état du logement, son entretien

et, éventuellement, sa rénovation. Le

propriétaire peut aussi récupérer son

bien en cas de besoin», continue-t-il.

«Les propriétaires ont la garantie d’une

location sans soucis, sans risques. Depuis

2017, ils ont aussi un avantage fiscal avec

une exonération à 50% sur les revenus

locatifs. Cela compense une bonne partie

de la perte par rapport au marché dit

classique. Ils n’ont également jamais

de perte lorsque le logement est vacant

puisque le loyer continue d’être versé».

Reste que le parc de logements est

limité, d’où l’idée de se pencher sur les

Baulücken, friches constructibles qui

sont souvent laissées à l’abandon par leurs

propriétaires. Ces derniers attendent

souvent de réaliser une plus-value lors de

leur vente, ou bien le bon moment pour y

construire. «Nous proposons aujourd’hui

de louer ces Baulücken, de les entretenir

et d’en assurer la gestion», explique Gilles

Hempel. Quel intérêt pour l’AIS de gérer

de simples terrains? Tout simplement en

les valorisant de manière temporaire.

Des préfabriqués bien intégrés

«Nous avons développé avec Polygone et

Banice Architectes une solution d’habitat

préfabriqué qui pourrait être installé ou

démonté en très peu de temps». Sur le

modèle des préfabriqués de chantier,

mais avec un habillage pour parfaitement

s’insérer dans l’environnement urbain,

ces conteneurs aménagés permettraient

de valoriser les friches et, surtout, de

loger ceux qui en ont le plus besoin

«Nous nous proposons d’utiliser le

terrain tant que le propriétaire n’en a pas

le besoin et, comme dans le cadre de nos

locations classiques, de le lui rendre dans

les meilleurs délais quand il en fait la

demande», continue le directeur de l’AIS.


Une belle opportunité pour les

propriétaires de fonciers qui verraient

ainsi les réseaux d’eau et d’électricité

arriver sur leurs terrains, les trottoirs

entretenus, avant d’en reprendre

possession.

“Nous proposons

de louer

les Baulücken”

«Nous recherchons aujourd’hui des

Baulücken dans tout le pays. Cela

permettra également aux propriétaires

d’éviter d’éventuelles taxes sur les

logements et terrains vacants». Une

alternative positive pour mobiliser des

terrains et favoriser l’intégration du plus

grand nombre. «Notre objectif est d’en

faire des logements qui ressemblent à

des constructions classiques, pour ne pas

déranger le voisinage».

L’autonomie au cœur du projet

Une fois le cofinancement de ce projet

validé par l’Etat, les premiers Baulücken

sociaux devraient pousser dans tout le pays.

«L’idée est de poser les premier modules

cette année. Ils s’inscriront en plus dans

le cadre de l’économie circulaire, car ils

pourront être récupérés, déplacés et seront

fabriqués en matériaux recyclables».

Comme toujours avec l’AIS, les occupants

resteront accompagnés, dans leur

quotidien, par un encadrement social.

«Nous ne faisons pas du logement social

classique mais de l’inclusion sociale. Le

logement est un tremplin vers l’autonomie

pour ces personnes qui ne gagnent

souvent que le salaire social minimum.

En leur enlevant le poids du logement,

elles peuvent se consacrer à la recherche

d’un emploi. Notre travail commence

vraiment quand nous remettons les clés à

un locataire et il s’achève lorsqu’elles nous

sont rendues. Depuis huit ans, plus de 200

locataires nous ont ainsi quittés et 10%

d’entre eux sont devenus propriétaires».

Maisons individuelles, appartements ou

modules temporaires sur les Baulücken:

l’AIS met tout en œuvre aujourd’hui pour

dépasser les objectifs ambitieux qu’elle se

fixe. n

Agence Immobilière Sociale

202b rue de Hamm

L-1713 Luxembourg

Tél: 26 48 39 52

www.ais.lu


86 LG

JUIN 2018

SOCIÉTÉ

L’inclusion sociale comme

symbole de l’engagement

Le spécialiste de l’éclairage MINUSINES S.A. soutient une

fois par an une association dont le projet lui tient à cœur.

Cette année, le conseil d’administration de l’entreprise a ainsi

remis un chèque à l’Agence Immobilière Sociale (AIS) dont

l’objectif principal est de lutter contre l’exclusion sociale par

le logement.

De plus, les propriétaires bénéficient d’une

exonération fiscale de 50% sur les revenus

locatifs. Les logements sociaux sont ensuite

loués à des personnes à revenus modestes

afin de favoriser leur inclusion sociale par

le logement.

“Minusines tient

à renforcer

son engagement

sociétal fort

en venant en aide

à des associations”

En tant que PME d’une certaine

envergure dans le paysage économique

luxembourgeois, le spécialiste de l’éclairage

tient à renforcer son engagement sociétal

fort en venant en aide à des associations. En

2017, l’entreprise avait légèrement modifié

sa démarche en collaborant avec l’Adem et la

Fedil dans le cadre de l’intégration de deux

collaborateurs ayant obtenu le statut de

bénéficiaires de protection internationale.

Un an plus tard, alors que le bilan

d’intégration de ces employés au sein de

l’entreprise était très positif, l’inclusion

sociale des réfugiés dans le pays restait

une étape plus difficile à franchir. En effet,

Minusines a pris conscience que pour un

bénéficiaire de protection internationale,

trouver un logement à un prix abordable

relevait parfois d’un vrai parcours du

combattant. En effet, le marché de

l’immobilier luxembourgeois connaît une

crise importante à l’heure actuelle et le prix

du logement atteint de ce fait des sommes

faramineuses.

Dans le souci d’approfondir sa démarche

d’inclusion sociale pour tous les réfugiés

ayant trouvé leur place au Luxembourg,

le conseil d’administration de Minusines a

ainsi décidé, sur les conseils de l’Adem, de

rencontrer Marco Hoffmann, le président

du conseil d’administration de la Fondation

pour l’Accès au Logement dirigeant la mise

en œuvre de l’Agence Immobilière Sociale.

L’objectif de l’Agence est simple, elle se

charge dans un premier temps de trouver

des logements inoccupés et propose à leurs

propriétaires leur mise en location à tarif

réduit moyennant certaines garanties. En

effet, l’AIS se porte garante du versement

du loyer, que l’habitation soit occupée ou

non, et propose sa remise à neuf ainsi que

son entretien pendant toute la durée du bail.

Source photo: MINUSINES S.A.

Séduite par ce concept s’inscrivant dans la

continuité de sa démarche d’intégration,

Minusines a remis à Marco Hoffman un

chèque visant à soutenir les initiatives de

l’Agence Immobilière Sociale, le 23 avril

dernier. En franchissant cette nouvelle étape

dans l’intégration des personnes bénéficiant

de la protection internationale et en

participant à son échelle à l’endiguement

de la crise du logement du pays, Minusines

a su se différencier des autres entreprises de

par son engagement sociétal fort. n

Communiqué par MINUSINES S.A

À propos de MINUSINES S.A.

Fondée en 1925, MINUSINES S.A. est leader

sur le marché luxembourgeois dans le domaine

de la distribution de matériel électrique et de

la technique d’éclairage. Grâce à sa longue

expérience et à son savoir-faire dans la

conception, la réalisation et la représentation

des grandes marques de l’industrie électrique,

MINUSINES S.A. se révèle être le partenaire

indispensable pour les architectes, les bureaux

d’études, les électriciens, les installateurs et

maîtres d’ouvrage.


Profitez d’une exonération

de 50 % de vos impôts

sur les revenus locatifs

Vous êtes propriétaire d’un logement inoccupé ?

Vous voulez investir dans l’immobilier ?

Le partenaire des communes dans la lutte contre la pénurie du logement vous offre plein d’avantages :

Loyer garanti

Remise en état du logement

Récupération en cas de besoin

Encadrement de l’occupant

Avantages fiscaux

Nous recherchons des logements que nous prenons nous-mêmes en location afin de vous garantir le

paiement régulier du loyer. Votre bien sera mis à disposition d’un ménage à revenu modeste.

Contactez-nous au :

26 48 39 52

ou consultez notre site internet :

www.ais.lu

pour plus d’informations !


88 LG

JUIN 2018

SOCIÉTÉ

Fir méi Klimaschutz

a Klimagerechtigkeet

Zwee vun dräi Awunner wunnen an enger vun den 37 Klima-

Bündnis Lëtzebuerg Gemengen. Ob senger Vollversammlung

den 14. Mäi huet de Klima-Bündnis Lëtzebuerg seng

Wahlfuerderungen fir verbessert Rahmebedingung fir

t’Gemengen verabschiedet. Den Cercle de Coopération huet

mam Dietmar Mirkes vun der Klima-Bündnis-Koordination

iwwert t’Wahlfuerderungen 2018 vom Klima-Bündnis

Lëtzebuerg geschwat.

Wat erwaart sech de Klima-Bündnis

vun der néier Regierung zum Thema

Klimaschutz?

T’Reduzéierung vum Energieverbrauch

muss eng absolut Prioritéit sinn. Dat

mussen mir hei erreechen an net duerch

den Akaf vun Emissiounsrechter. Juristesch

Blokaden, déi t’Gemengen beim Ausbau

vun erneierbaren Energien hunn, mussen

opgeléist ginn. Et misst e Mediationsbureau

fir Konflikter teschent Klima- a

Naturschutz ageriicht ginn. Fir dass si sech

dem Klimawandel besser upassen kennen,

fuerderen t’Gemengen regional a national

Upssungspleng wéi och Monitoring- a

Finanzéierungsinstrumenter.

Klimawandel ass e globalen Problem.

Dofir sollten et ökologesch a sozial

Kriterien bei der Akaaftspolitik an

beim Pensiounsfong ginn. Betriber

mat Setz hei missten Verantwortung fir

ganz Lieferungsketten huelen. t muss

een sech op klimabedengt Migratioun

virbereeden a t’Entwécklungslänner och

no 2020 enerstetzen fir hier Zäregasen zu

reduzéieren an sech un den Klimawandel

unzepassen.

onbedegt änneren. Dofir soll bis 2025

20% vun den Bauerbetrieber biologesch

produzeieren. Öffentlech Kantinen sollen

méi regional, biologesch a fairt Iessen

ubieden. Mer brauchen méi öffentlesch

Personenverkéier, a t’Regierung soll

an Etappen aus dem Tanktourismus

erausklammen.

Wéi eng Roll fir t’Gemengen?

T’Regierung ass sech bewosst dass t’Klimaa

Nohaltegkeetsziler vum Paräisser Accord

an der Agenda 2030 net ouni t’Gemengen

erreecht kennen ginn. Dowéinst soll

Klimaschutz eng formal Pflichtopgab fir

t’Gemengen sinn. Dofir brauchen mer méi

Fachkräften op kommunalem a regionalem

Niveau. De Klimapakt soll no 2020 weider

geféiert ginn mat effizienzorienteierten

Zielen.

Global denken – lokal handelen

Säit iwwert 20 Joer engagéiert sech

de Klima-Bündnis Lëtzebuerg fir

t’Protektioun vum Klima, den tropeschen

Reebësch a hir indigenen Bewunner.

Et versteet sech ass Porte Parole vun

de Gemengen fir Klimaschutz a global

Nohaltegkeet. De Mouvement Ecologique

an t’ASTM koordinéieren des Netzwierk.

Méi Informatioun op:

www.klimabuendnis.lu n

Op waat fir eng Sektoren bezeihen sech

des Forderungen?

T’Becher sinn e wichtegen CO 2

Späicher,

awer si sin grondsätzlech als komplex

Ökosystemer mat Lierwensgemeinschaften

ze behandelen. Eis Ernährung muss


LA CONSTRUCTION

AU SERVICE DU CITOYEN

« Les Terrasses » - Differdange

info@fondsdulogement .lu

www.fondsdulogemen t.lu


90 LG

JUIN 2018

INTERVIEW POLITIQUE

Créer des perspectives

positives

PAR MARTINA CAPPUCCIO

Le 22 mai dernier, déi Lénk a dévoilé son programme électoral

provisoire. Quelques jours plus tard, Carole Thoma, son porteparole,

a prêté sa voix au parti afin de nous communiquer ses

ambitions pour le Luxembourg. A quatre mois des élections

législatives, le parti de gauche s’attaque aux questions sociales,

économiques, écologiques et démocratiques qui touchent le

pays. Explications.

Quels sont les priorités de votre

programme en vue des prochaines

élections législatives?

Nous estimons que le Luxembourg a

besoin de transitions sociales, écologiques,

économiques et démocratiques; ce sont les

quatre piliers sur lesquels notre programme

est fondé.

Au Luxembourg certaines personnes

travaillent 40 heures par semaine et vivent

tout de même sous le seuil de pauvreté.

Une de nos priorités est donc de relever

le salaire social minimum pour que les

personnes travaillant à temps plein puissent

vivre dignement grâce à leur salaire.

Nous voulons également réduire le taux de

chômage et à ce titre, l’Etat a un rôle majeur

à jouer en se positionnant comme employeur

en dernier ressort. Pour ce faire, l’offre de

services publics au niveau de l’Etat et des

communes devrait être développée pour offrir

un travail, rémunéré au salaire minimum,

à l’ensemble des personnes pour lesquelles

l’Adem n’aurait pas trouvé d’emploi.

Peut-on parler de déficit de démocratie

lorsque l’on analyse le système électoral

luxembourgeois?

Effectivement et c’est la raison pour

laquelle nous aimerions également relancer

la discussion sur le droit de vote pour les

résidents étrangers. Ces derniers sont

également des travailleurs, locataires ou

propriétaires au Luxembourg et sont donc,

à ce titre, concernés par les évolutions

législatives du pays. Nous devrions déjà

commencer par donner davantage de

pouvoir aux délégations en entreprises,

les salariés pourraient ainsi mieux se faire

entendre à ce niveau.

“Relever le

salaire social

minimum pour

que les personnes

travaillant à temps

plein puissent vivre

dignement grâce

à leur salaire”

Le volet démocratique de la campagne

déi Lénk est par ailleurs mis en évidence

dans notre programme électoral puisque

nous invitons tous les citoyens à prendre

connaissance de sa version provisoire

et à la commenter pour la faire évoluer.

Nous sommes par ailleurs le seul parti à

avoir créer une proposition de nouvelle

constitution, comprenant de nombreuses

alternatives. Nous pensons qu’un débat

public avec une participation active de la

population est en tout cas nécessaire pour

revoir en profondeur la constitution.

Pensez-vous que le pays puisse assumer

une croissance prévue à 3,1% d’ici

à 2021 au regard des problèmes de

mobilité et de logement déjà existants à

l’heure actuelle?

Nous ne critiquons pas la croissance en soi,

mais nous ne pouvons pas la faire dépendre

essentiellement de la place financière car

cette situation n’est pas durable. Nous

voudrions que la croissance concerne

davantage de secteurs économiques et qu’elle

débouche sur une meilleure répartition

des richesses dans tous les secteurs et dans

toutes les classes sociales. De plus, cette

croissance n’a pas été planifiée, il devient

donc urgent de se pencher sur des sujets tels

que le logement et la mobilité.

Nous pensons qu’il faut investir dans les

transports en commun afin de développer

une plus grande offre et de les rendre

gratuits pour tous dans le but de réduire

l’impact de la mobilité individuelle sur

le trafic. De plus, les infrastructures de

mobilité doivent se développer au-delà des


frontières luxembourgeoises et au sein de

la Grande Région pour créer davantage

d’offre de transport en commun frontaliers.

Au niveau du logement, nous travaillons

depuis des années sur un projet à trois

facettes. Tout d’abord, nous voudrions

augmenter les taxes sur les logements

et terrains inoccupés pour éviter la

spéculation et inciter les propriétaires à leur

mise sur le marché. Ensuite, nous devons

dédier davantage de terrains publics à la

construction. Enfin, nous devons renforcer

les droits des locataires et leur information;

par exemple, beaucoup ne savent pas que les

loyers sont plafonnés par les commissions

de loyer. De plus, nous avons émis une

proposition de loi visant à donner la

charge des frais d’agence immobilière

aux propriétaires plutôt qu’aux locataires,

mais elle n’a pas été retenue par les autres

partis. Le Luxembourg a besoin de 6.500

nouveaux logements par an et le marché ne

peut pas supporter une telle charge à l’heure

actuelle, l’Etat doit donc jouer un rôle dans

la construction massive de logements.

Comment opérer une transition écologique

dans le pays?

Nous voudrions arriver à long terme

à 100% de consommation d’énergies

renouvelables. Pour cela, nous voulons

commencer par inscrire les objectifs de la

COP21 dans la législation. Par ailleurs nous

estimons que nous pourrions fournir des

efforts supplémentaires et pousser notre

engagement plus loin. Par exemple, le

Luxembourg pourrait produire davantage

d’énergies renouvelables et pousser à la

consommation des produits de l’agriculture

biologique locale afin de réduire son

export. Nous avons en effet une agriculture

importante, mais peu consommée, nous

voulons donc encourager la population à

consommer davantage les produits locaux.

Comment trouver les ressources économiques

pour financer de tels projets?

Nous souhaitons également une nouvelle

réforme fiscale pour financer nos meures

Carole Thoma

sociales. Par exemple, nous voudrions

élever les taxes sur le capital et les rendre

ainsi plus importante que celles sur les

salaires. Nous voudrions également élever

les taxes sur les entreprises et baisser en

contrepartie les impôts sur les ménages.

En mettant en place ces éléments, nous

libérerions suffisamment de ressources

pour nos projets. n


92

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JUIN 2018

BRÈVES MINISTÉRIELLES

PAR RAOUF HATIRA

Ministère de l’Education

nationale

Le ministre de l’Éducation nationale,

de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude

Meisch, et le ministre des Sports, Romain

Schneider, ont présenté un nouveau

concept pour une éducation motrice,

physique et sportive des enfants de 0 à

12 ans. Au-delà du concept lui-même, le

plan quinquennal d’équipement sportif

2018-2023 prévoit pour la première fois la

possibilité de subventionner des salles de

motricité dans les maisons relais pour les

enfants de 4 à 12 ans. Source: SIP

Ministère des Affaires étrangères

Suite aux violences jugées inacceptables

commises dans la bande de Gaza, le

chef de la diplomatie luxembourgeoise

Jean Asselborn a décidé de convoquer

l’ambassadrice d’Israël au ministère des

Affaires étrangères et européennes à

Luxembourg. Le ministre a évoqué à cette

occasion l’usage disproportionné de la

force contre des civils palestiniens, qui a

fait plus de 50 morts dans la seule journée

du 14 mai 2018, et les propos publics tenus

à cet égard par l’ambassadrice d’Israël sur

les ondes d’une radio belge. Source: SIP

Ministère de la Justice

Le ministre de la Justice, Félix Braz,

a présenté avec le président de la

Chambre des notaires, Maître Frank

Molitor, le projet de loi portant réforme

du notariat. Il s’agit d’une réforme

fondamentale du notariat qui l’adapte

aux nouvelles réalités au niveau de

l’Union européenne et modernise la

profession dans son ensemble. Cette

nouvelle réforme permet, en outre,

l’accès des ressortissants de l’Union

européenne à la fonction notariale au

Grand-Duché.

Source: SIP

Ministère de l’Agriculture

Le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture

et de la Protection des consommateurs,

Fernand Etgen, s’est félicité de la mise

en œuvre du plan d’action national en

faveur de la promotion de l’agriculture

biologique. Ce plan d’action vise à soutenir

de manière active, via des actions et des

mesures concrètes, le développement et

la promotion de l’agriculture biologique

nationale. De même, ce plan a pour objectif

d’équilibrer davantage l’offre et la demande

de plus en plus soutenues de produits

biologiques.

Hommage

Le secrétaire d’Etat au Développement durable Camille Gira, 59 ans,

n’est plus. Homme engagé, il a œuvré durant sa carrière politique,

d’abord en tant que bourgmestre de Beckerich et ensuite en tant

que secrétaire d’Etat, à mettre en pratique sa vision écologique et

du développement durable. Camille Gira a été terrassé par une crise

cardiaque, face aux parlementaires, alors qu’il défendait un projet

de loi relatif à la protection de la nature et des ressources naturelles.

Toute l’équipe de LG Magazine salue la mémoire de cet homme

de conviction et présente, à sa famille ainsi qu’à ses proches, ses

condoléances les plus sincères.

Source: LG

Signature de la convention conclue entre l’État du Grand-Duché de

Luxembourg et l’Établissement public de radiodiffusion socioculturelle

Ministère des Communications

et des Médias

Le Premier ministre et ministre des Communications et des

Médias, Xavier Bettel, et les responsables de l’Établissement

public de radiodiffusion socioculturelle (ERSL), ont signé

la nouvelle convention entre l’État et Radio 100,7. Cette

convention pluriannuelle couvrira la période 2019-2023. Elle

accorde à la radio une hausse budgétaire globale de 12% sur

toute la période, soit une dotation nette de 6,8 millions d’euros

pour l’exercice 2023.

Source: SIP

Ministère de la Fonction publique

et de la Réforme administrative

Le ministère de la Fonction publique et de la Réforme

administrative a participé activement à l’édition 2018 de la

conférence ICT Spring des 15 et 16 mai. Conscient depuis

quelques années de l’enjeu stratégique de la transformation

digitale, le gouvernement a déjà implémenté et mis en place de

nombreuses actions concrètes dans cette direction pour amener

les ressources humaines à s’adapter et à se développer dans un

environnement qui évolue sans cesse.

Source: SIP

Ministère de l’Economie

Le ministre de l’Economie, Etienne Schneider a rencontré les

grands dirigeants de Guardian à Michigan aux Etats-Unis. Les

discussions ont porté sur l’avenir du site de Dudelange. Le

maintien de l’activité au Luxembourg passe par la modernisation

de l’outil de production. Le chiffre de 100 millions d’euros a été

avancé pour assurer l’avenir du site. Selon la secrétaire d’Etat

Francine Closener, la fermeture des sites de Bascharage ou

de Dudelange ne serait pas à l’ordre du jour. Affaire à suivre.


Source: SIP

©SIP / Emmanuel Claude, tous droits réservés

Ministère du Développement

durable et des Infrastructures

En présence du ministre du Développement

durable et des Infrastructures, François

Bausch, ainsi que de plusieurs personnalités,

la onzième édition du MVOS2018, initiative

nationale pour encourager l’utilisation du

vélo en ville, fut officiellement lancée par

Andy Schleck, sur la nouvelle piste cyclable

du Kirchberg. Longue de 3,4 km, elle

permet de traverser le plateau du Kirchberg

en seulement 15 minutes. Actuellement,

les cyclistes profitent d’un réseau cyclable

d’environ 160 km sur le territoire de la ville

de Luxembourg.


Source: SIP

Ministère des Finances

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna,

a présenté la situation budgétaire de

l’État pour le premier trimestre de l’année

2018. Alors que les recettes au niveau

de l’Administration centrale affichent

une progression de 6,4% par rapport

au 1 er trimestre 2017, les dépenses ont

fait un bond de 8,5% par rapport à la

même période, ce qui n’a pas échappé

à l’opposition en cette année électorale.

Selon le ministre, cette évolution s’explique

par l’accroissement des investissements qui

ont augmenté de 11,7% en comparaison

avec le premier trimestre 2017.


Source: SIP

Ministère du Développement

durable et des Infrastructures

En coopération avec leurs homologues

allemands et français, les représentants

du ministère de l’Économie et du

ministère du Développement durable

et des Infrastructures ont élaboré un

cahier d’intentions commun sous forme

d’appel à projets, afin de promouvoir le

développement et l’expérimentation des

technologies de conduite automatisée

et connectée dans un contexte réel et

transfrontalier. Sur une longueur totale

de 214 km, le site expérimental couvre

le réseau routier des régions du sud du

Luxembourg, de la région de Metz en

France ainsi que du Land de Sarre en

Allemagne.

Ministère de la Sécurité sociale

Sur proposition du ministre de la Sécurité

sociale, Romain Schneider, le Conseil de

gouvernement a décidé le 9 mai 2018

de proposer à S.A.R. le Grand-Duc la

nomination de Fernand Lepage en tant que

président de la Caisse nationale d’assurance

pension (CNAP). Fernand Lepage

succédera le 1 er juillet 2018 à Robert Kieffer,

qui a fait valoir ses droits à la retraite.


Source: SIP


2017


94 LG

JUIN 2018

HOMMAGE

Adieu Monsieur

le secrétaire d’Etat

PAR JULIEN BRUN

L’information est tombée brutalement dans la nuit du 16 mai,

Camille Gira, le secrétaire d’Etat au Développement durable

et aux Infrastructures est mort. Plus tôt dans l’après-midi,

durant la séance plénière de la Chambre des députés, alors

qu’il portait la parole écologique du gouvernement au sujet

du projet de loi concernant la protection de la nature et des

ressources naturelles, Camille Gira a été pris d’un malaise.

Tout un symbole de l’homme engagé qu’il était, le fer de lance

des politiques environnementales du gouvernement revenait

souvent entre nos pages, c’est pourquoi toutes les pensées de

la rédaction vont à son épouse et à ses deux fils.

Honneurs et mémoire

Le gouvernement est en deuil et toute la

classe politique dans son ensemble se dit

émue par ce décès. Les bâtiments et édifices

publics ont été invités à mettre les drapeaux

en berne du jeudi 17 au samedi 19 mai.

«Dans ses mandats politiques, que ce soit

au niveau communal ou au niveau national,

Monsieur Gira a toujours fait preuve d’un

dévouement exemplaire. Il s’est également

engagé tout au long de sa carrière politique

pour les valeurs fondamentales de tolérance,

de solidarité et de respect. Outre cet

engagement, il a été un porte-parole passionné

par ses convictions écologiques, notamment

la protection des ressources naturelles et

l’environnement», a déclaré le Premier

ministre, ministre d’État, Xavier Bettel.

SAR, le Grand-Duc Henri, a quant à

lui rappelé «l’homme de conviction, de

droiture et d’engagement».

Biographie

Né en 1958 à Luxembourg, Camille

Gira avait 59 ans. Il avait fait ses études

secondaires à l’Athénée de Luxembourg

et au Lycée Robert Schuman et était

contrôleur aérien au Findel de 1977 à 1994.

Il fait ses premières armes en politique dans

sa commune de Beckerich qu’il voulait,

un modèle de développement durable,

d’abord comme échevin en 1982, puis en

tant que bourgmestre en 1990. Il est élu

pour la première fois à la Chambre des

députés dans sa circonscription Nord en

1994 puis est reconduit par les électeurs

aux scrutins suivants. Il fait son entrée au

gouvernement Bettel-Schneider suite aux

élections législatives de 2013, et prend ainsi

part à la coalition DP-LSAP-déi Gréng. Il

était en outre le président de la Fédération

luxembourgeoise de handball de 2008 à

2013.

Désigné tête de liste du Nord aux côtés de

François Folmer, il se préparait à défendre

les couleurs des Verts pour les législatives

d’octobre 2018.

“Un homme

de conviction,

de droiture et

d’engagement”

Hommage national

Un dernier hommage s’est tenu le samedi

2 juin, dans la cour du ministère d’Etat,

en présence du couple grand-ducal, du

gouvernement, des députés, des membres

de la famille et de nombreuses personnalités

publiques.

Alors que plusieurs citoyens s’étaient réunis

derrière les grilles du ministère, le Premier

ministre a déclaré le douloureux et pourtant

inévitable adieu à cet homme de dialogue,

«défenseur de la communauté, des citoyens,

de sa région et de tout le pays», et d’ajouter

qu’«il a vécu selon des valeurs telles que la

solidarité, la tolérance, le respect et la justice».

Devant un arbre planté dans la cours, une

plaque commémorative a été apposée en

son nom. Le samedi 2 juin, Camille Gira

aurait eu 60 ans. n


Camille Gira


96 LG

JUIN 2018

Quand volonté et opportunités

se rejoignent

PAR MARTINA CAPPUCCIO

PORTRAIT

Avide de nouvelles expériences, Marina Andrieu, Executive Director et Co-Founder de

l’association Women In Digital Empowerment (WIDE), est arrivée à la tête de son entreprise

suite à un parcours pour le moins atypique. Avec détermination et dynamisme elle partage

avec nous sa volonté de faire partie intégrante des changements qui secouent la société et nous

livre les détails de son cheminement, de ses succès mais aussi de ses espoirs.

Le changement au cœur

Les technologies de l’information et de la

communication ont connu un véritable

essor dans les années 90. L’invention du

circuit intégré et du microprocesseur

améliorant grandement la puissance des

ordinateurs et l’ouverture de l’Internet au

commerce ont fortement contribué à la

démocratisation des ordinateurs, si bien

que petit à petit, ils se sont immiscés dans

l’intimité des foyers.

L’adolescente qu’elle était alors se souvient

de ces bouleversements: «Au lycée, j’étais

parmi les premières à avoir accès à la maison

à un ordinateur connecté à internet», se

souvient-elle. Très intéressée par ce secteur,

c’est pourtant vers un bac en économie

qu’elle se tournera et ne reviendra à son

amour pour la technologie que bien des

années plus tard…

A 18 ans, la jeune femme a besoin de

changement. Décidée à apprendre une

nouvelle langue, elle part pour le Royaume-

Uni pour parfaire son anglais et travaille dans le

secteur de l’hôtellerie. Elle y restera finalement

plusieurs années. Observant déjà dans ce

secteur l’importance d’une bonne gestion des

ressources humaines pour l’épanouissement du

personnel et celui de l’entreprise, elle revient

en France à l’âge de 24 ans pour reprendre des

études dans ce domaine.

Luxembourg, pays d’opportunités

En 2008, Marina Andrieu débute sa

carrière dans les ressources humaines et

le recrutement au Luxembourg. Pendant

cinq ans, elle observe les modes de

fonctionnement de son métier et dresse

un état des lieux: «Avec l’avènement des

nouvelles technologies, j’ai vite constaté

que nos pratiques étaient vouées à évoluer

et ai immédiatement voulu faire partie

intégrante de ce changement», nous

explique-t-elle.

“J’ai cherché

des cours de code et

de programmation

au Luxembourg,

sans succès”

A 32 ans, elle décide alors de concrétiser

l’un de ses plus vieux rêves, à savoir

fonder sa propre entreprise: «A ce

tournant de ma vie je me suis dit que si

je ne trouvais pas le courage de monter

mon projet, je ne le ferais jamais. Je me

suis alors lancée».

Mais la jeune entrepreneuse prend

rapidement conscience des compétences

techniques qu’elle doit acquérir avant de

voir aboutir ses ambitions. «J’ai cherché

des cours de code et de programmation

au Luxembourg, sans succès. Pourtant,

à l’étranger, ce type d’initiatives existait

déjà!», raconte-t-elle. Inspirée par ces

projets et venant déjà du monde de la

formation, Marina Andrieu esquisse alors

les premières ébauches de son projet…

La mise en place d’une collaboration

Il y a cinq ans, au détour d’un forum en

ligne, Marina fait la connaissance de Marie-

Adélaïde Gervis qui partage alors avec elle

sa volonté d’organiser des événements pour

les femmes dans les nouvelles technologies.

«Nos objectifs étaient complémentaires: je

m’intéressais plutôt aux formations de code

et elle à l’organisation d’événements, nous

avons donc très vite décidé de nous associer

et de créer, la même année, l’association

WIDE», se souvient-elle.

Et le succès est vite au rendez-vous: dès le

premier événement en janvier 2014, une

liste d’attente a dû être créée tellement

l’engouement général était grand! Depuis,

l’association redouble d’efforts et organise

de nombreuses activités pour donner plus

de visibilité aux femmes dans le secteur des


Marina Andrieu


98 LG

JUIN 2018

PORTRAIT

technologies, notamment des ateliers de

code ou sur d’autres sujets plus ciblés comme

la blockchain ou les ICO. WIDE organise

par ailleurs des conférences dédiées aux

femmes entrepreneuses ou travaillant dans

le domaine des technologies et met en place

des collaborations dans le cadre de projets

nationaux, européens et internationaux.

On note également parmi leurs activités la

mise en place de formations ou de projets

éducatifs, seuls ou en partenariats. Les

possibilités offertes par l’association sont

presque infinies… «Nous développons

nos activités en fonction des demandes des

parties prenantes, ensuite nous cherchons

à construire des projets qui pourraient

répondre à ces besoins», précise-t-elle.

Un engagement parallèle

Son engagement pour la promotion

du secteur des technologies va audelà

de l’association WIDE puisqu’elle

a été mandatée par la Commission

européenne pendant quatre années en

tant qu’ambassadrice au Luxembourg

pour la promotion des compétences

informatiques dans le cadre de l’initiative

EU Code Week. «Cette expérience m’a

permis de rencontrer des ambassadeurs

d’autres pays et de voir quelles étaient les

pratiques et difficultés rencontrées». Elle

poursuit: «Cet échange de pratiques est très

enrichissant. On note par exemple que les

pays de l’est de l’Europe comptent un taux

de 50% d’acteurs féminins dans ce domaine

alors que les pays plus à l’Ouest atteignent

seulement 10 à 15%».

“Nous développons

nos activités

en fonction

des demandes

que nous recevons

du marché”

Opérer un changement de mentalités

L’association WIDE a noué de prestigieux

partenariats depuis sa création, notamment

avec des lycées luxembourgeois et le

LIST pour la création d’une plateforme

en ligne, ou encore avec l’ONU pour

des événements tels que le «Girls in ICT

day». Persévérante et déterminée, Marina

Andrieu considère son travail comme une

passion et elle n’entend pas changer de voie

aussitôt: «Nous pensons qu’il est nécessaire

de poursuivre nos efforts et de ne pas

s’arrêter en si bon chemin».

Les stéréotypes présents dans la société

éloignent les acteurs féminins de ces

professions. Les études réalisées à la suite

des ateliers organisés par WIDE montrent

qu’au-delà de l’initiation qu’ils proposent,

leur premier apport est d’encourager

les participantes et de leur insuffler une

certaine confiance en elles, car à l’heure

actuelle, la seule caractéristique qui semble

manquer aux jeunes femmes pour accéder à

ces métiers est le courage d’entreprendre. n


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Depuis 2001, nous développons,

planifions, construisons et exploitons

des installations de production d’énergie

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Nos sites témoignent de l’importance

que nous accordons à un développement

de nos activités dans le respect de la

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Grâce à nos nouveaux projets de

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seulement aux objectifs européens en

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assurons également la mise en place

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Lëtzebuerger Gemengen 211 Juin 2018

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