Haiti Liberte 20 Juin 2018

haitiliberte

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

NOUVEAU PROCÈS CONTRE ROODLY

ETHEARD ET RÉNEL NELFORT!

Yon rapò sou pwojè

Mateli-Lamòt nan

zile Ilavach!

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English

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L’ONG Oxfam

Grande-Bretagne

bannie d’Haïti !

Voir page 4

Page 7

Les juges de la Cour de Cassation ordonnent que l’affaire opposant le commissaire du gouvernement à Woodly Ethéart, alias Sonson la

Familia, et Rénel Nelfort, alias le Récif soit à nouveau entendue devant le même tribunal avec une autre composition

LA CRISE CONTINUE

À L’OAVCT !

Mexique : Le 1er

juillet annonce un

bouleversement

politique

Page 10

Voir page 4

Le Syndicat des employés de l’Office d’assurance véhicules contre tiers, (SE-OAVCT), a lancé une mobilisation baptisée «

opération zéro » dans l’objectif de fermer tous les bureaux de l’institution à travers les 10 départements.

Les images

choquantes

d'enfants enfermés

et séparés de leurs

parents par les

Etats-Unis !

Page 17


Editorial

HAITI

LIBERTÉ

Le match que l’on doit gagner !

1583 Albany Ave

Brooklyn, NY 11210

Tel: 718-421-0162

Fax: 718-421-3471

Par Berthony Dupont

Les matches de la coupe du monde sont largement diffusés à

travers la planète. Ce n’est pas seulement le désir de plaire

à tout le monde qui a motivé certains gouvernements réactionnaires,

particulièrement celui d’Haïti qui exploite de façon

éhontée l'aspect sportif de cette compétition ; mais c’est plutôt

pour offrir aux masses populaires des moments de diversion et

de satisfaction des passions liées au ballon rond et qui ne leur

donnent guère à penser sur leurs conditions sociales.

Voilà les raisons pour lesquelles, le gouvernement haïtien

a octroyé à chaque parlementaire, au nombre de 29 sénateurs

et 118 députés chacun dix téléviseurs de 38 à 52 pouces ;

un heureux cadeau pour permettre à la population vivant

dans des endroits bien précis de regarder la Coupe du monde.

L’idée peut paraitre heureuse ; mais c’est rigoureusement faux

puisque la motivation cachée est malsaine, et que l’intention

pour l’heure est de détourner l’attention, de faire du football

un prétexte, l’occasion à ne pas rater. Point n’est besoin d’élaborer.

Le jeu est clair. C’est simplement une manipulation qui

mélange habilement le vrai, le partiellement vrai et le faux.

Le spectacle de la coupe du monde nous a pris au moment

où le peuple palestinien continue encore à être massacré

sous les bombes des colons israéliens. Des enfants aux Etats-

Unis sont en train d’être séparés de leurs parents immigrés ;

des ouvriers clandestins attendent leurs procédures d’expulsion

si même ils n’ont pas été déjà expulsés. Les 630 migrants

du navire de secours l'Aquarius au large des côtes maltaises

et italiennes.n’avaient pas encore trouvé d’hospitalité. C’est

le même combat des travailleurs haïtiens qui vivent dans des

conditions infrahumaines, pataugent toujours dans la boue

de la misère, alors que la caravane de promesses de Jovenel

Moise poursuit sa marche insouciante, parce que rien de concret

ne se produit et ne se produira jamais.

Il y a des matches qu’on ne diffuse pas : celui des peuples

auxquels on nie leurs droits légitimes. Celui des pays soumis

aux caprices des deux poids et deux mesures. Celui qui pose

les rapports de force entre les nantis et les ouvriers ; les pays

riches et les pays appauvris. C’est le combat international de

ceux-là qui souffrent de l’exploitation et de la répression et qui

résistent pour un monde meilleur.

Ces matches-là, l’on ne doit pas les perdre, puisque ce

sont ceux des êtres humains qui souffrent de la haine, du

mépris, du génocide et de l’exploitation. Il nous faut à tout prix

empêcher la victoire de nos ennemis de classe. Il nous faut

nous empresser de les dénoncer. C’est le match crucial pour

tous les peuples et toutes les forces qui luttent pour le progrès

social et le bien-être des exploités.

Les masses populaires haïtiennes vont naturellement

profiter des écrans géants mis à leur disposition ; mais elles

doivent comprendre qu'elles ont été placées justement pour

occulter certaines réalités ; particulièrement le match qui se

joue entre la bourgeoisie et les masses défavorisées du pays.

Le gouvernement, représentant authentique de cette bourgeoisie,

n’est pas aujourd’hui en position de force ; mais la

balle se retrouve trop et justement tout le temps dans le carré

du peuple. Ces régimes qui dénient à ses concitoyens les

droits les plus élémentaires se sont toujours renforcés avec des

joueurs de l’opposition traditionnelle de sorte que le danger

reste toujours dans le camp du changement.

Le football jadis, creuset de résistance face à l’ordre établi,

n’est-ce pas le moment de relancer le jeu et de le faire efficacement

puisque c’est un match que l’on ne doit pas perdre. C’est

le match du peuple, et jouer dans le camp du peuple doit se

faire sans équivoque, sans ambigüité aucune. C’est un match

irréversible à gagner. Face à cette situation, les revendications

ouvrières ne peuvent stagner au niveau de la simple parade

de mécontentement, mais doivent tisser des liens solides avec

les mouvements de masse pour le grand coup de balai de révolte

générale à la hauteur des intérêts et des aspirations des

travailleurs et de la jeunesse.

C’est le match d’une résistance populaire courageuse et

implacable. C’est un match qui exige une organisation et une

discipline d’équipe à toute épreuve pour que la balle reste

dans le camp de notre ennemi de classe. C’est le match de la

solidarité concrète des forces progressistes et révolutionnaires

pour la libération nationale et sociale du pays. C’est le match

d’une conscience internationale. Un match à ne pas céder

même un pouce de terrain à l’adversaire.

On ne peut pas se permettre de ne pas jouer ce match tant

attendu. C’est le match de la construction du socialisme, celui

de la poursuite de l’édification d’un Etat de droit sous la direction

d’un Parti des travailleurs, basé sur un projet national refusant

toute ingérence des forces réactionnaires impérialistes.

Nous devrons gagner ce match quoiqu’il en coûte, même

s’il ne sera pas télévisé. Nous devrons assumer notre responsabilité

historique et concentrer tous nos efforts pour résoudre

les problèmes organisationnels de sorte que nous soyons en

mesure d’évaluer convenablement le stade présent par rapport

à celui du passé pour pouvoir passer à un stade plus efficace,

celui de lutter inlassablement jusqu’à la victoire finale.

Cette ligne combative de la détermination populaire, nous

de Haïti Liberté sommes engagés à bâtir cette équipe de joueurs

avec tous ceux intéressés à être sur le terrain de cette compétition

pour gagner absolument contre les forces obscurantistes

anti-changement, anti-progrès, anti-nation, anti-peuple. La

patrie ou la mort, nous vaincrons !

3, 2ème Impasse Lavaud

Port-au-Prince, Haiti

Email :

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Website :

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DIRECTEUR

Berthony Dupont

RÉDACTEUR EN CHEF

Dr. Frantz Latour

RÉDACTION

Berthony Dupont

Wiener Kerns Fleurimond

Kim Ives

Frantz Latour

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EN HAITI

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Bissainthe Anneseau

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Marie-Célie Agnant

J. Fatal Piard

Catherine Charlemagne

Pierre L. Florestal

Yves Camille

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Roger Leduc

Claudel C. Loiseau

Henriot Dorcent

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Jackson Rateau

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Ray Laforest

Edmond Bertin

Robert Garoute

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2 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018


A Travers Haiti

Le Conseil supérieur des salaires un trait d’union entre les patrons et les travailleurs !

La plateforme syndicale des usines textiles-Batay Ouvriye, PLASIT-BO

en conférence de presse

Guerline Jean Louis présidente du

Conseil supérieur des salaires

Par Mona Péralte

Dans un communiqué daté du 15

juin 2018, le Conseil supérieur

des salaires (CSS) voulant tenir une

atmosphère de bon voisinage entre

les syndicats manifestants exigeant

l’augmentation du salaire minimum

à 1000 gourdes et les patrons, annonce

avoir engagé un processus

d’élaboration de son 5e rapport relatif

à la fixation du salaire minimum,

conformément aux dispositions de la

loi du 29 septembre 2009 qui stipule

que « Le Conseil supérieur des salaires

se réunit trois mois avant la

fin de l’exercice fiscal afin de réviser,

s’il y a lieu, le salaire minimum, en

fonction des indices macroéconomiques

» , dont la publication est

prévue pour le 1 er août 2018 prochain.

Le Conseil croit qu’un climat

de travail stable est la voie sûre

promettant de remplir sa mission

conformément à son calendrier qui

inclut des rencontres avec les différents

secteurs concernés par cette

dynamique ; ce en vue d’aboutir à la

publication du 5e rapport autour de

la fixation du salaire minimum.

En ce sens, le conseil formé

de Renan Hédouville, Guerline

Jean-Louis et de Louis Pierre Joseph

représentants du Ministère des Affaires

Sociales et du Travail (MAST),

Gilbert Durand, Hugo Elien et Jean

Max Bazin représentants du secteur

patronal, et Pierre Joseph Polycarpe,

Fritz Charles et le Coordonnateur

général de la Centrale nationale des

ouvriers haïtiens (CNOHA), Dominique

Saint-Eloi qui devraient être

les mandataires du secteur syndical

demandent aux manifestants de

se calmer pour ne pas perturber le

monde du travail.

Ce communiqué n’est pas l’avis

du syndicaliste Dominique Saint-Eloi

qui pourtant n’a jamais siégé au sein

de cette administration jouant le trait

d’union entre la classe ouvrière et

les patrons. La présidente du Conseil

supérieur des salaires, Guerline

Jean Louis, pour sa part a profité de

cette occasion pour essayer d’amadouer

les ouvriers comme quoi « une

promesse de réponse avec équité

aux attentes du syndicat et du patronat

est faite. Elle se penche sur

les conditions de travail de la classe

ouvrière »

Le porte-parole de la plateforme

syndicale des usines textiles-Batay

Ouvriye, Télémaque Pierre, pour sa

part rejette tout bonnement la note

Le Coordonnateur général de la

Centrale nationale des ouvriers

haitiens (CNOHA), Dominique

Saint-Éloi

du CSS. « Nous ne sommes pas liés

par ce processus enclenché par le

PAR CES MOTIFS

PAR CES MOTIFS

AVIS

JUDICIAIRE

On fait savoir à tous ceux et à

qui il appartiendra que, suivant

le jugement rendu par le

tribunal de Première Instance

du Cap-Haitien, l’officier de

l’Etat Civil de Limbé a tranché

le divorce des époux Witzer

Pierre SULLY, la femme née

Ginette SAINT CY.

Port-au-Prince, ce 7 Juin 2018

Pour ordre de publication

Frantz PIERRE-LOUIS, huissier

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions conformes du

ministère public, accueille lʼaction du demandeur, le sieur Pierre Marco JOSEPH en la forme

; maintient le défaut, faute de comparaitre, octroyé à lʼaudience du vendredi vingt-sept avril

deux mille dix-huit contre la dame née Régine AUGUSTE; admet en conséquence le divorce

des époux Pierre Marco JOSEPH la femme née Régine AUGUSTE pour incompatibilité de

caractères et injures graves et publiques, faits prévus à lʼarticle 217 du Code Civil Haïtien;

prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant existé entre eux aux torts exclusifs de

lʼépouse; ordonne à lʼofficier de lʼEtat Civil de Cazale de transcrire sur les registres à ce

destinés le dispositif du dit jugement dont un extrait sera publié dans lʼun des quotidiens

sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers sʼil y échet; compense

les dépens vu la qualité des parties ; commet lʼhuissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la

signification du présent jugement.

Rendu de nous Gerty Léon ALEXIS, juge au Tribunal de première instance du ressort de

Port-au-Prince en audience civile, publique et ordinaire du vendredi quatre mai deux mille

dix-huit, en présence du substitut du Commissaire du Gouvernement Me Aménaide Pascale

RAYMOND, faisant office du Ministère Public et avec lʼassistance de Me Jean Serge Duvert

greffier du siège.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution; aux

officiers du Ministère public près les tribunaux civils dʼy tenir la main ; à tous commandants

et autres officiers de la force publique dʼy prêter main forte lorsquʼils en seront légalement

requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier susdits.

Ainsi signé : Gerty Léon -Alexis juge et Jean Serge Duvert greffier

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions

conformes du ministère public, accueille lʼaction du demandeur, le sieur Maxco Soy, en la forme ;

maintient le défaut, faute de comparaitre, octroyé à lʼaudience du vendredi vingt-sept avril deux

mille dix-huit contre la dame née Jeanne Marie Durogène; admet en conséquence le divorce dudit

sieur Maxco Soy contre la dame née Marie Jeanne DUROGENE pour injures graves et publiques,

faits prévus à lʼarticle 217 du Code Civil Haïtien; prononce la dissolution des liens matrimoniaux

ayant existé entre eux aux torts exclusifs de lʼépouse; ordonne à lʼofficier de lʼEtat Civil de Cabaret

de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du dit jugement dont un extrait sera publié

dans lʼun des quotidiens sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers

sʼil y échet; compense les dépens vu la qualité des parties ; commet lʼhuissier Clerbrun FAURE pour

la signification du présent jugement.

Rendu de nous, Gerty Léon ALEXIS, juge au Tribunal de première instance du ressort de

Port-au-Prince en audience civile, publique et ordinaire du vendredi quatre mai deux mille

dix-huit, en présence du substitut du Commissaire du Gouvernement Me Aménaide Pascale

RAYMOND, faisant office du Ministère Public et avec lʼassistance de Me Jean Serge Duvert greffier

du siège.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution; aux

officiers du Ministère public près les tribunaux civils dʼy tenir la main ; à tous commandants et

autres officiers de la force publique dʼy prêter main forte lorsquʼils en seront légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier susdits.

Ainsi signé : Gerty Léon -Alexis juge et Jean Serge Duvert greffier

Pour expédition conforme collationné

Le Greffier

CSS, car le 5ème rapport sur la fixation

du salaire minimum aurait dû

déjà être publié », a-t-il fait savoir.

Fignolé St-Cyr secrétaire

général de la Centrale autonome des

travailleurs haïtiens, CATH, un ancien

membre du CSS sous la présidence

de Michel Martelly n’a pas

manqué lui aussi de critiquer la note

du Conseil supérieur des salaires en

annonçant prochainement de nouvelles

manifestations soit une grève

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions conformes du ministère

public, accueille lʼaction de la demanderesse, la dame née Emilène EMILE, en la forme ; maintient

le défaut faute de comparaitre octroyé à lʼaudience du vendredi quatre mai deux mille dix-huit

contre le sieur Max Audince SAINT JULIEN; admet en conséquence le divorce de la dame née

Emilène EMILE dʼavec son époux Max Audince SAINT JULIEN pour injures graves et publiques, faits

prévus à lʼarticle 217 du Code Civil Haïtien; prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant

existé entre eux aux torts exclusifs de lʼépoux; ordonne à lʼofficier de lʼEtat Civil de Delmas de

transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du dit jugement dont un extrait sera publié

dans lʼun des quotidiens sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers

sʼil y échet; compense les dépens vu la qualité des parties ; commet lʼhuissier Clerbrun FAURE de

ce siège pour la signification du présent jugement.

Rendu de nous, Gerty Léon ALEXIS, juge au Tribunal de première instance du ressort de

Port-au-Prince en audience civile, publique et ordinaire du vendredi vingt-cinq mai deux mille

dix-huit, en présence du substitut du Commissaire du Gouvernement Me Aménaide Pascale

RAYMOND, faisant office du Ministère Public et avec lʼassistance de Me Jean Serge Duvert greffier

du siège.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution; aux

officiers du Ministère public près les tribunaux civils dʼy tenir la main ; à tous commandants et

autres officiers de la force publique dʼy prêter main forte lorsquʼils en seront légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier susdits.

Ainsi signé : Gerty Léon -Alexis juge, et Jean Serge Duvert greffier

Pour expédition conforme collationnée

Le Greffier

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen et sur les conclusions conformes du ministère public,

maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à lʼaudience du trois

(03) octobre deux mille dix-sept (2017); pour le profit, déclare fondée la dite

action; admet en conséquence le divorce du sieur Joseph Bazelais PIERRE dʼavec

son épouse née Gerthie MENTOR pour injures graves et publiques; prononce la

dissolution des liens matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonne à

lʼofficier de lʼétat civil de Petite Rivière de Nippes de transcrire sur les registres

à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans

lʼun des quotidiens sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts

envers les tiers sʼil y échet; commet lʼhuissier Morale Jean Pierre de ce tribunal

pour la signification du présent jugement ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Marideline PAUL, juge en audience civile,

ordinaire et publique du quinze (15) janvier deux mille dix-huit (2018) en

présence de Me Kinsly BENJAMIN Commissaire du Gouvernement a.i de ce

ressort, avec lʼassistance du sieur Emmanuel DESIR, greffier du siège.

Il est ordonné... etc

En foi de quoi... etc

PAR CES MOTIFS

au niveau du parc industriel de

Caracol (Nord-Est), pour le 21 juin

2018 prochain. Selon lui il serait

impossible pour les ouvrières et ouvriers

d’accepter un salaire minimum

de moins de 700 gourdes.

Le Tribunal, après examen, sur les conclusions du ministère public entendu,

maintient le défaut octroyé contre Junior VERTUS à lʼaudience précitée; pour le

profit, déclare fondée

la dite action; admet en conséquence le divorce de la femme Shelle LOUIS dʼavec

Junior VERTUS pour injures graves et publiques aux torts de lʼépouse; prononce

la dissolution des liens matrimoniaux existant entre lesdits époux; ordonne à

lʼofficier de lʼétat civil de la commune de Cavaillon de transcrire sur les registres

à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans

lʼun des quotidiens sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts

envers les tiers sʼil y échet; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Michel GLAUDE, juge en audience civile,

ordinaire et publique en date du seize octobre deux mille dix-sept, en présence

de Me

Vana MANE, Av. Substitut Commissaire du Gouvernement de ce ressort, et avec

lʼassistance du greffier Me Jean Claude NOVEMBRE.

Il est ordonné…

En foi de quoi…

Pour ordre de publication

Me Frantz PIERRE-LOUIS, Huissier

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

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La crise continue

à l’Oavct !

Mobilisation des employés de l’(OAVCT) à l’avenue

Charles Sumner.

Les membres de la commission de gestion de l’OAVCT dont

on réclame la démission. De gauche à droite Frantz Fils

Bonhomme (Coordonnateur adjoint), Goethie Varnelle

Morency (membre) et Me Wolf Dubic (Coordonnateur)

Par Marie Laurette Numa

Le mercredi 13 juin dernier,

les employés de l’Office

d’assurance véhicules contre

tiers (OAVC) avaient organisé

un sit-in avec des barricades

de pneus enflammés devant les

locaux d’une annexe de cette

institution située à l’avenue

Charles Sumner.

La raison primordiale de

ce sit-in était de réclamer la

démission sans condition des

membres de la commission

technique de restructuration

puisqu’ils ne font rien d’autre

que de révoquer arbitrairement

des employés au sein de

l’OAVCT.

Aussi, ils ont profité de

l’occasion pour réclamer le

paiement de plusieurs mois

d’arriérés de salaire.

Par ailleurs le Syndicat

des employés de l’Office d’assurance

véhicules contre tiers,

(SE-OAVCT), a lancé, le vendredi

15 juin une mobilisation

baptisée « opération zéro ». «

L’objectif de cette opération est

de fermer tous les bureaux de

l’institution à travers les 10

départements géographiques

du pays », a fait savoir Ouanch

Luc l’un des porte-paroles du

syndicat.

Nouveau procès contre Roodly

Etheard et Rénel Nelfort!

Par Isabelle L. Papillon

La cour de Cassation

vient de rendre un brin

de justice au peuple haïtien,

quand elle a ordonné

le mercredi 13 juin dernier

d’annuler le jugement

rendu le 17 avril 2015

par « le juge zafra» Lamarre

Bélizaire en faveur

des membres du gang Galil

proche de l’ancien président

Michel Martelly tels

que : Woodly Ethéart, alias

Sonson la Familia, et Rénel

Nelfort, alias Le Récif. Ils

ont été poursuivis pour

enlèvement, séquestration

contre rançon, trafic illicite

de stupéfiants, blanchiment

des avoirs, assassinat

et association de

malfaiteurs.

Les juges de la cour de

Cassation qui ont pris cette

décision sont le président

de la cour Jules Cantave

assistés des juges Wendelle

Coq Thélot, Kesner

Le bâtiment de la Cour de Cassation

Michel Thermési, Franzi

Philémon et Louis Pressoir

Jean Pierre. Le ministère

public a été représenté par

Marie Joceline Casimir avec

l’assistance du greffier Me

Léonce Jean Baptiste.

L'arrêt de la Cour de

Woodly Ethéart, alias Sonson la Familia

Cassation stipule que les

deux accusés soient replacés

dans le statut où

ils étaient avant le procès.

Cela veut dire qu’ils

doivent retourner en prison.

Ce qui signifie selon

les déclarations du juriste

Samuel Madistin, le commissaire

du gouvernement

près le Parquet de Port-au-

Prince, en la personne de

Me Ocnam Clame Dameus,

doit mettre l'action publique

en mouvement afin

d'appréhender ces deux individus.

En examinant le dossier

à la lumière de l’article

12 de la loi du 26 juillet

1979 sur l’appel pénal, la

cour relève quelques écarts

graves commis par le juge

de siège Lamarre Bélizaire

traitant l’affaire en question.

Elle ordonne après

examen que l’affaire opposant

le commissaire du

gouvernement à Woodly

Ethéart et Rénel Nelfort

soit à nouveau entendue

devant le même tribunal

avec une autre composition.

Pierre Espérance, du

Réseau national de droits

humains (Rnddh) applaudit

des deux mains cette

décision courageuse de la

Cour de cassation et exige

tout comme Me Madistin

l’arrestation le plus vite

possible des malfrats qui

ont été libérés par Lamarre

Bélizaire en raison « d'insuffisance

de preuves » et

ce dernier pour couronner

PAR CES MOTIFS

le tout leur avait conseillé

de ne plus recommencer.

Quelle affaire ! Ce juge ne

devrait-il pas accompagner

les deux compères quand

la police aura mis la main

sur eux.

Rappelons que

Woodly Ethéart fut copropriétaire

du restaurant La

Souvenance à Pétion-Ville

qui délivrait régulièrement

de la nourriture au Palais

National. Sa femme Marie

Taïssa Mazile Ethéart,

de nationalité canadienne,

elle, avait été arrêtée dans

ce restaurant le mercredi

26 Mars 2014.

Dans la soirée du samedi

29 mars, Ronald Nelson

alias Roro Nelson, bras

Le « juge zafra» Lamarre

Bélizaire

droit du président Martelly

et un certain Samuel Pierre

avaient procédé à sa libération

sur l’ordre du Palais

national et du ministre de

la justice pour être transportée

dans un véhicule

du palais national vers une

destination inconnue.

Nous Me Paul PIERRE juge en audience civile, ordinaire et publique du mercredi

11 avril 2018 après en avoir délibéré conformément à la loi, le Ministère Public

entendu ; nous déclarons compétent pour entendre cette affaire; maintenons le

défaut déjà octroyé à lʼaudience précitée ; déclarons fondée lʼaction en divorce

de la demanderesse; admettons en conséquence le divorce du sieur Marc Antoine

PIERRE-LOUIS dʼavec son épouse Myriam Daphné Dorinvil pour injures graves et

publics ; prononçons la dissolution des liens matrimoniaux existant entre les dits

époux; ordonnons à lʼOfficier de lʼEtat Civil de la commune de Carrefour de

transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un

extrait sera publié dans lʼun des journaux sʼéditant à la Capitale sous peine de

dommages intérêts envers les tiers sʼil y echet; commettons lʼhuissier Johnny

JEAN de ce tribunal pour la signification de ce jugement ; compensons les

dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Paul Pierre, juge au Tribunal de première

instance de Port-au-Prince en présence de Me Paul WESLEY, Substitut Commissaire

du Gouvernement de ce ressort et avec lʼassistance de Monsieur Homère

RAYMOND, greffier, ce mercredi vingt-cinq (25) avril deux mille dix-huit, An

214e de lʼIndépendance.

Il est ordonné…………

En foi de quoi………………

Me Kesny LEON, avocat

PAR CES MOTIFS

Sur les conclusions conformes du ministère public, Le Tribunal maintient le défaut requis

et octroyé à la barre contre la partie défenderesse ; admet le divorce des époux le sieur

Pierre Silencieux Altéus, dʼavec son épouse la dame née Marie Carmelle Fils; prononce

en conséquence la dissolution des liens matrimoniaux existant entre eux pour injures

graves et publiques aux torts de lʼépoux au terme de lʼarticle 217 du Code civil; ordonne

à l'officier de l'Etat Civil de la Croix des Missions de transcrire dans les registres à ce

destinés le dispositif dudit jugement dont un extrait sera publié dans l'un des quotidiens

sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers s'il y échet;

ordonne aussi à la dame Pierre Silencieux Altéus, la femme née Marie Carmelle Fils de

reprendre son nom de jeune fille ; commet Mede Jacob huissier de ce siège pour la

signification de la présente décision ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Sully L. GESMA, juge en audience civile, ordinaire et

publique, du lundi vingt-neuf (29) janvier deux mille dix-huit, en lʼAn 214ème de

lʼIndépendance, en présence de Mes Nelson Cilius, Eddy Dérice, et Micheline Belton V.

Substituts du Commissaire du Gouvernement de ce ressort, avec lʼassistance de Guillaume

Louis, greffier du siège.

Il est ordonné...

En foi de quoi…

Me Jonas Revange, Av

PAR CES MOTIFS

le Tribunal, sur les conclusions conformes du ministère public, accueille lʼaction intentée

par la dame Mercie Marie Michelle Maignan pour être juste tant en la forme quʼau fond

; quʼen conséquence maintient le défaut déjà octroyé à lʼaudience du jeudi huit mars

(8) deux mille douze contre les assignés ; dit que la requérante et ses cohéritières sont

incommutables propriétaires dʼun quart de carreau de terre situé à Sainthon quartier de

Fonds des Blancs, neuvième section communal dʼAquin ; ordonne le déguerpissement

des nommés Cédieu Joly, Occy Joly, et Bornélia Joly sur la propriété de la requérante et

consorts et sur ce chef accorde lʼexécution provisoire sans caution de la présente décision

; condamne les assignés à cent cinquante mille (150.000) gourdes de dommages-intérêts

; les condamne aussi aux dépens liquidés à la somme de…….. en ce non compris

le cout de la présente décision ; commet lʼhuissier Jean Mousson PLAISIR de ce siège

pour la signification du présent jugement.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Sauvilorme MATHURIN, juge en présence de Me

Wadson BROWN, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort et avec

lʼassistance du sieur Paulin CIVIL greffier du siège, en audience publique et en ses

attributions civiles ordinaires de ce jour douze avril deux mille douze An 209ème de

lʼIndépendance.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution;

aux officiers du Ministère public près les tribunaux civils dʼy tenir la main ; à tous

commandants et autres officiers de la force publique dʼy prêter main forte lorsquʼils en

seront légalement requis

PAR CES MOTIFS

Nous Me Paul PIERRE juge en audience civile, ordinaire et publique du mercredi 11 avril 2018

après en avoir délibéré conformément à la loi, le Ministère Public entendu ; nous déclarons

compétent pour entendre cette affaire; maintenons le défaut déjà octroyé à lʼaudience

précitée ; déclarons fondée lʼaction en divorce de la demanderesse; admettons en

conséquence le divorce de la dame Laurent Mario Charles née Sherley Magloire dʼavec son

époux Laurent Mario Charles pour injures graves et publics ; prononçons la dissolution des

liens matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonnons à lʼOfficier de lʼEtat Civil de la

commune de Carrefour de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent

jugement dont un extrait sera publié dans lʼun des journaux sʼéditant à la Capitale sous

peine de dommages intérêts envers les tiers sʼil y echet; commettons lʼhuissier Frisner

Saincilaire de ce tribunal pour la signification de ce jugement ; compensons les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Paul Pierre, juge au Tribunal de première instance de

Port-au-Prince en présence de Me Paul WESLEY, représentant du Ministère Public et avec

lʼassistance de Monsieur Homère RAYMOND, greffier, ce mercredi dix-huit(18) avril deux

mille dix-huit (2018), An 214e de lʼIndépendance.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution; aux

officiers du Ministère public près les tribunaux civils dʼy tenir la main ; à tous commandants

et autres officiers de la force publique dʼy prêter main forte lorsquʼils en seront légalement

requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier susdits

Ainsi signé : Paul PIERRE, juge et Homère RAYMOND, greffier

Il est ordonné...

En foi de quoi…

Me Jonas Revange, Av

4 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018


Pages Retrouvées

Juin 1960 : Discours de Patrice Lumumba lors de la cérémonie de

l’indépendance congolaise

Il s'agit d'un texte très pertinent puisqu’il

déterminait le programme de Lumumba,

signalait sa vision politique

et montrait sa détermination vis-à-vis

de l’ancien colonisateur belge. Ce discours

fut prononcé en présence même

du roi Baudouin lors de la cérémonie

de l’indépendance congolaise à Léopoldville,

le 30 juin 1960. Tragiquement,

il a signé la mise à l’écart puis

l’arrêt de mort de son auteur. Dans

une adresse forte traçant la voie d’une

véritable émancipation africaine, l’illustre

homme politique s'est adressé

non seulement à ses compatriotes,

mais encore, à travers la Belgique, aux

anciens colonisateurs des pays d’Europe.

« Congolais et Congolaises,

Combattants de l’indépendance aujourd’hui

victorieux, Je vous salue

au nom du gouvernement congolais.

A vous tous, mes amis, qui avez lutté

sans relâche à nos côtés, je vous

demande de faire de ce 30 juin 1960,

une date illustre que vous garderez ineffaçablement

gravée dans vos cœurs,

une date dont vous enseignerez avec

fierté la signification à vos enfants,

pour que ceux-ci, à leur tour, fassent

connaître à leurs enfants l’histoire glorieuse

de notre lutte pour la liberté.

Car cette indépendance du Congo,

si elle est proclamée aujourd’hui

dans l’entente avec la Belgique, pays

ami avec qui nous traitons d’égal à

égal, nul Congolais digne de ce nom

ne pourra jamais oublier cependant

que c’est par la lutte qu’elle a été conquise,

une lutte de tous les jours, une

lutte ardente et idéaliste, une lutte dans

laquelle nous n’avons ménagé ni nos

forces, ni nos privations, nos souffrances,

ni notre sang.

Cette lutte, qui fut de larmes, de

feu et de sang, nous en sommes fiers

jusqu’au plus profond de nous-mêmes,

car ce fut une lutte noble et juste, une

lutte indispensable pour mettre fin à

l’humiliant esclavage qui nous était imposé

par la force.

Ce que fut notre sort en 80 ans de

régime colonial, nos blessures sont trop

fraîches et trop douloureuses encore

pour que nous puissions les chasser de

notre mémoire. Nous avons connu le

travail harassant, exigé en échange de

salaires qui ne nous permettaient ni de

manger à notre faim, ni de nous vêtir

ou nous loger décemment, ni d’élever

nos enfants comme des êtres chers.

Nous avons connu les ironies, les

insultes, les coups que nous devions

subir matin, midi et soir parce que nous

étions des nègres.

Qui oubliera qu’à un Noir on disait

« tu », non certes comme un ami,

mais parce que le « vous » honorable

était réservé aux seuls blancs ?

Nous avons connu que nos terres

fussent spoliées au nom de textes prétendument

légaux qui ne faisaient que

reconnaître le droit du plus fort.

Nous avons connu que la loi

n’était jamais la même selon qu’il

s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir, accommodante

pour les uns, cruelle et

inhumaine pour les autres.

Nous avons connu les souffrances

atroces des relégués pour opinions

politiques ou croyances religieuses,

exilés dans leur propre patrie, leur sort

était vraiment pire que la mort ellemême.

Nous avons connu qu’il y avait

des maisons magnifiques pour les

Blancs et des paillotes croulantes, ni

dans les magasins dits européens,

qu’un Noir voyageait à même la coque

des péniches, aux pieds du Blanc dans

sa cabine de luxe.

Qui oubliera enfin les fusillades

où périrent tant de nos frères, les

cachots où furent brutalement jetés

ceux qui ne voulaient plus se soumettre

au régime d’une justice d’oppression et

Patrice Lumumba, souriant, digne,

nationaliste confiant en l'avenir du

Congo et de ses concitoyens.

d’exploitation.

Tout cela, mes frères, nous en

avons profondément souffert.

Mais tout cela aussi, nous

que le vote de vos représentants élus

a agréés pour diriger notre cher pays,

nous qui avons souffert dans notre

corps et dans notre cœur de l’oppression

colonialiste, nous vous le disons

tout haut, tout cela est désormais fini.

La République du Congo a été proclamée

et notre cher pays est maintenant

entre les mains de ses propres enfants.

Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous

allons commencer une nouvelle lutte,

une lutte sublime qui va mener notre

pays à la paix, à la prospérité et à la

grandeur.

Nous allons établir ensemble la

justice sociale et assurer que chacun

reçoive la juste rémunération de son

travail. Nous allons montrer au monde

ce que peut faire l’homme noir quand il

travaille dans la liberté, et nous allons

faire du Congo le centre de rayonnement

de l’Afrique tout entière.

Nous allons veiller à ce que les

terres de notre patrie profitent véritablement

à ses enfants.

Nous allons revoir toutes les lois

d’autrefois et en faire de nouvelles qui

seront justes et nobles. N o u s

allons mettre fin à l’oppression de la

pensée libre et faire en sorte que tous

les citoyens jouissent pleinement des

libertés fondamentales prévues dans la

Déclaration des Droits de l’homme.

Nous allons supprimer efficacement

toute discrimination quelle qu’elle

soit et donner à chacun la juste place

que lui vaudra sa dignité humaine, son

travail et son dévouement au pays.

Nous allons faire régner non pas

la paix des fusils et des baïonnettes,

mais la paix des cœurs et de bonnes

volontés.

Et pour tout cela, chers compatriotes,

soyez sûrs que nous pourrons

compter non seulement sur nos forces

énormes et nos richesses immenses,

mais sur l’assistance de nombreux pays

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen, sur les conclusions du ministère public entendu,

maintient le défaut

octroyé contre le défendeur à lʼaudience précitée; pour le profit, déclare fondée

la dite action; admet en conséquence le divorce de la dame Magalie DESCHINEAU

dʼavec son époux Maculus GUILLAUME pour injures graves et publiques aux

torts de lʼépouse; prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant eux;

ordonne à lʼofficier de lʼétat civil de Limbé de transcrire sur les registres à ce

destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera publié dans lʼun

des quotidiens sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers

les tiers sʼil y échet; commet lʼhuissier Fleurimond A. Paul de ce tribunal pour la

signification de ce présent jugement; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Linx JEAN, Av. Doyen, en audience

ordinaire, civile, et publique du seize aout deux mille dix-sept, en présence de

Hervé C. Hyppolite, Substitut Commissaire du Gouvernement, avec lʼassistance

du greffier Me Magloire DESIR.

Il est ordonné…

En foi de quoi…

Ainsi signé…

Pour ordre de publication

RAPHAEL Kins, Avocat

PAR CES MOTIFS

le Tribunal, après examen et sur les conclusions conformes du ministère

public, maintient le défaut octroyé contre la défenderesse à lʼaudience

précitée; pour le profit, déclare fondée la dite action; admet en

conséquence le divorce du sieur Jean Robert SILVER dʼavec son épouse

née Roselande FLOTTE pour injures graves et publiques aux torts de

lʼépouse; prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre

lesdits époux; ordonne à lʼofficier de lʼétat civil de Limbé de transcrire sur

les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait

sera publié dans lʼun des quotidiens sʼéditant à la Capitale sous peine de

dommages intérêts envers les tiers sʼil y échet; commet lʼhuissier Morale

Jean Pierre de ce tribunal pour la signification du présent jugement ;

compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Linx JEAN , juge en audience ordinaire

et publique du seize novembre deux mille dix-sept (2017) en présence de

Hervé C. Hyppolite Substitut Commissaire du Gouvernement a.i de ce

ressort, avec lʼassistance du greffier Magloire DESIR.

Il est ordonné... etc

En foi de quoi... etc

étrangers dont nous accepterons

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen et sur les conclusions conformes du ministère public,

maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à lʼaudience du trois (03)

octobre deux mille dix-sept (2017); pour le profit, déclare fondée la dite action;

admet en conséquence le divorce de la dame née Adovia LEONARD dʼavec son époux

Joseph Dit Dominique JOSEPH pour injures graves et publiques; prononce la dissolution

des liens matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonne à lʼofficier de

lʼétat civil de Petite Rivière de Nippes de transcrire sur les registres à ce destinés le

dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans lʼun des quotidiens

sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers sʼil y échet;

commet lʼhuissier Morale Jean Pierre de ce tribunal pour la signification du présent

jugement ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Marideline PAUL , juge en audience civile,

ordinaire et publique du vingt-trois Février deux mille dix-sept (2017) en présence

de Me Mesner ELISME Commissaire du Gouvernement a.i de ce ressort, avec

lʼassistance du sieur Emmanuel DESIR, greffier du siège.

Il est ordonné... etc

En foi de quoi... etc

Pour la publication, Me Jean Baptiste PIERRE, Avocat

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions conformes du ministère

public, accueille lʼaction de la demanderesse, la dame née Macula MERISE, en la forme ; maintient

le défaut, faute de comparaitre, octroyé à lʼaudience du vendredi quatre mai deux mille dix-huit

contre le sieur Nesly FLORESTAL; admet en conséquence le divorce de la dame Macula MERISE

dʼavec son époux Nesly FLORESTAL pour injures graves et publiques, faits prévus à lʼarticle 217 du

Code Civil Haïtien; prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant existé entre eux aux torts

exclusifs de lʼépoux; ordonne à lʼofficier de lʼEtat Civil de Delmas de transcrire sur les registres à

ce destinés le dispositif du dit jugement dont un extrait sera publié dans lʼun des quotidiens

sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers sʼil y échet; compense les

dépens vu la qualité des parties ; commet lʼhuissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la signification

du présent jugement.

Rendu de nous, Gerty Léon ALEXIS, juge au Tribunal de première instance du ressort de

Port-au-Prince en audience civile, publique et ordinaire du vendredi vingt-cinq mai deux mille

dix-huit, en présence du substitut du Commissaire du Gouvernement Me Aménaide Pascale

RAYMOND, faisant office du Ministère Public et avec lʼassistance de Me Jean Serge Duvert greffier

du siège.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution; aux

officiers du Ministère public près les tribunaux civils dʼy tenir la main ; à tous commandants et

autres officiers de la force publique dʼy prêter main forte lorsquʼils en seront légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier susdits.

Ainsi signé : Gerty Léon -Alexis juge et Jean Serge Duvert greffier

Pour expédition conforme collationnée

Le Greffier

PAR CES MOTIFS

suite à la page(18)

le Tribunal, après examen et sur les conclusions conformes du ministère

public, maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à la susdite

audience ; pour le profit, déclare fondée la dite action; admet en

conséquence le divorce du sieur Hubens LAFONTANT dʼavec son épouse née

Lydie JOSEPH pour injures graves et publiques; prononce la dissolution des

liens matrimoniaux existant entre lesdits époux; ordonne à lʼofficier de lʼétat

civil de Saint Michel du Sud de transcrire sur les registres à ce destinés le

dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans lʼun des

quotidiens sʼéditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les

tiers sʼil y échet; commet lʼhuissier Coder Geste, de ce tribunal pour la signification

du présent jugement ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Nerva VILMONT, juge-doyen en audience

civile, ordinaire et publique en date du jeudi dix mai deux mille dix-huit, en

présence de Me Raynold DUBOS Subtitut du Commissaire du Gouvernement

de ce ressort, avec lʼassistance du sieur Willy BERNABE, greffier du siège.

Il est ordonné... etc

En foi de quoi... etc

Me Fritz-Nel JEAN-LOUIS, Av

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

5


Kwonik Kreyòl

Yon rapò sou pwojè Mateli-Lamòt nan zile Ilavach!

Me 2013-me 2018, pwojè Mateli-Lamòt

nan zile Ilavach, 5 lane

aprè depi yon arete rete yon pikan kwenna

nan gòj pouvwa Tèt Kale a ak alye li

yo, sou do lajan petrocaribe a.

Nan dat 12 Jen pou rive 13 Jen

2018, Kolektif solidarite kont megapwojè

(KOSKOMEP) nan tèt kole ak

Konbit peyizan Ilavach (KOPI) reyalize

yon aktivite ki rele “pòt ouvè” pou

enfome laprès ak popilasyon lòt kote nan

peyi a tankou lòtbò dlo, sou yon ansanm

reyalizasyon pouvwa Mateli/ Lamòt te

vle mete kanpe sou zile a.

Depi nan lane 2013, kote gouvènman

an te pran desizyon sòti yon arete

pou deklare zile Ilavach la pou itilite piblik.

Anndan dokiman sa a te gen plizyè pwojè

ki ekri ladan l ki pou te reyalize tankou:

konstriksyon ayewopò entènasyonal,

konstriksyon wout, konstriksyon yon sitèn

dlo pou alimante plizyè zòn nan zile a,

ranfòsman agrikilti ak pèch, konstriksyon

plizyè chanm otèl.

Yo te rive avèk anpil fòs represyon

degèpi popilasyon an sou abitasyon yo

kote yo te rete, sou jaden yo te genyen,

nan menm lane a otorite lokal, ONG ak

Leta santral voye plizye kò nan lapolis

avèk gwo zam lou pou kòmanse yon seri

represyon ak arestasyon sou popilasyon

an nan lokalite a, paske yo t ap mobilize

Sant sante kay Madan Bernard, pi gwo sant sou zile, gen yon lòt men li

preske pa kapab fonksyone akoz pwoblèm ekipman

pou defann dwa yo, paske yo kraze kay

yo, jaden yo emenm rive detwi prèske

tout pyebwa ki te genyen nan zòn lan.

Yon peyizan ki rete nan lokalite

twou milye ki gen 85 lane konya, te fè

konnen: nan dat 4 oktob 2014, majistra

Fritz César debake ak 2 agwonòm sou

youn nan pwopriyete li gen nan zòn lan,

kote li fè manje pou l okipe fanmi l depi

plis pase 50 lane. Majistra Fritz César di

l, leta ap pran propriyete sa pou yo mete

yon lak sou li, san yo pa menm chita pale

avè l sou sa, se nan kontèks sa, yo te

arete l, bat li, ak tout madanm li ak pitit li.

paske li menm ak fanmil te di: tan pou yo

pran propriyete yo genyen konsa pito yo

pase traktè a sou yo tou vivan.

Kèk tan apre, otorite yo debake ak

materyèl yo koumanse fè kèk aktivite

pou montre y ap travay. Lè peyizan yo

vin konnen sa k ap fèt la pa gen anyen

pou wè ak devlopman otorite yo ap pale

a ; yo di : se pa zafè pa yo k ap regle, se

konsa yo vin lanse yon mouvman mobilizasyon

pou mande plis esplikasyon sou

kesyon pwojè a. Peyizan yo estime se

nan zile a yo rete, lavi yo makonnen ak

zile a, si gen yon pwojè k ap deplòtonen

nan zile a, yo dwe okouran epi patisipe

nan sa k ap fèt la. Nan sans sa a, otorite

yo dwe ba yo bonjan esplikasyon. Men,

olye otorite yo te chita pale ak peyizan

yo pou bay esplikasyon sou pwojè k ap

deplòtonnen yo, pran chimen represyon

ak arestasyon.

Jounen jodia 5 lane apre depi pwojè

sa nan zile a anyen pa janm regle se

gwo lajan k ap depanse sou do pwojè a

tandiske anyen pa janm regle sou zile a.

Eta zile a toujou rete menmjan, kondisyon

lavi moun yo pa janm amelyore.

Pou kesyon “port madame Bernard” se

kèk poto fè ki kanpe epi anyen ankò, pou

kesyon sitèn dlo ki te gen pou alimante

anpil kote nan zile a, li pa menm sifi pou

alimante ti lokalite kote li ye a ki rele Bwa

bouton. Menm pou kesyon ayewopò entènasyonal

la se tèt chaje anyen pa janm

regle jiskaprezan. Yo vini yo kraze tout

jaden peyizan yo, detwi preske tout pyebwa

ki te gen nan zòn lan. Epi Konpayi

yo pran materyèl li yo, li vire do l li ale.

Tout gwo lajan sa yo gaspiye,

peyizan nan zile a pa gen yon bon lekòl

pou voye pitit yo, pou kesyon sante a

menm, pa gen yon bon sant sante pou

peyizan yo ale ak pitit yo, lè yo bezwen

Projè lokalite

Lokalite

Kantite projè

Madame Bernard 3

Lahatte 2

Trou milieu 1

Kay kok 4

Verne 1

Grande plainer 1

Balai raz 1

Toute L’ile 10

TOTAL 23

Akote tout sa, gen 17 fim ki te

jwenn kontra san apèldòf, pou travay

sou zile a. Nan tablo sa a, w ap jwenn

Maître d’oeuvre

Kantite projè

SODADE 4

WASTEK. S.A 1

Infinity construction 1

CHRAD 2

Petits frères et petites soeures de l’ 1

incarnation (PFI/PSI)

Quality couriers international S.E.A 1

La compagnie appenheim architecture 1

design (CAD)

administration communale de l’ Ile - a - 1

vache

Fondation verte 1

PANEXUS 1

SDECO S.A 1

MARNDR/SEPV 2

PV engeneering et services 1

G.K Import-Export 1

TRUXTON S.A 2

GRADES 1

INFP 1

non ak kantite sèvis fim sa yo te dwe

bay sou zile a.

Projet par maître d’oeuvre

Sitèn dlo sa ki te dwe alimante plizyè zòn sou zile a, malerezman li pa

menm sifi pou bay popilasyon an nan lokalite li ye a dlo

Yon plas ki te nan pwojè pou te reyalize nan lokalite yo

rele KAY KÒK la, pa janm fini jiskaprezan

Lak la nan lokalite peyizan 85 lane a

yon ti moso laswenyaj, se 2 sant sante

pou tout zile a ki gen anviwon 19.700

moun. Sant sante kay Madame Bernard

kreye depi lane 1986, li pa menm byen

ekipe pou bay sèvis ak popilasyon an, pa

gen menm yon lopital pou tout popilasyon

an nan zile a malgre gwo lajan kap

depanse pasi pala, si yon fanm ansent ta

rive nan moman pou l akouche, se yon

grenn doktè ki sou zile a ki regle kesyon

matènite a. Si li pa la fanm ansent lan pral

oblije pran chemen lanmè a wè pa wè pou

l rive Okay menm si lanmè ta rive monte,

nan ka kontrè se mouri l ap mouri ak tout

pitit la.

Fas ak tout sitiyasyon sa yo, popilasyon

Ilavach ap mande prese prese:

Enfòme yo sou tout pwojè gouvènman

an vle reyalize sou zile a

Rantre arete 10 me 2013 la ki se

yon pwojè lanmò sou do popilasyon ki

nan zila a

Pou leta ayisyen dedomaje tout

moun ki viktim nan kad pwojè Mateli ak

Lamòt yo t ap fè depi nan lane 2013.

Popilasyon an fè yon apèl solidarite

ak kominote nasyonal tankou: sektè

dwa moun nan, legliz, laprès, tout fòs viv

nasyon, fas ak yon ansanm pwojè ki pa

respekte lavi moun nan zile a.

Elysée Luckner Vil

6 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018


Perspectives

L’ONG Oxfam Grande-Bretagne

bannie d’Haïti !

Par Thomas Peralte

Il est difficile de croire ou de faire

crédit aux décisions prises par les

corrompus qui dirigent les destinées

du pays. Ainsi, le mercredi 13 juin

2018, au cours d’une conférence de

presse conjointe des ministres de la

Planification et de la Coopération externe,

Aviol Fleurant, de l’Intérieur

et des Collectivités territoriales, Jean

Marie Reynaldo Brunet, de la Culture

et de la Communication, Joseph Guyler

C.Delva au Ministère de la culture

et de la communication, le ministre

de la planification et de la coopération

externe, Aviol Fleurant a annoncé

que le gouvernement haïtien

a décidé le retrait définitif du statut

d’ONG d’aide au développement octroyé

à Oxfam Grande Bretagne pour

violation de la législation haïtienne et

atteinte grave au principe de la dignité

de la personne humaine.

Cette décision a été prise à la

suite d’abus sexuels commis sur des

mineures haïtiennes, par certains

de ses employés, particulièrement

le directeur d’Oxfam pour Haïti, à

l’époque, le Belge Roland van Hauwermeiren

en Haïti, juste après le

terrible séisme du 12 janvier 2010. «

L’ONG Oxfam Grande-Bretagne est

ipso facto déclarée persona non grata,

c’est-à-dire n’est plus autorisée à

fonctionner sur le territoire national,

car cette ONG a violé la législation

haïtienne et a porté atteinte grave

au principe de l’éminente dignité de

la personne humaine. » a fait savoir

le ministre.

Le retrait de la reconnaissance

de cette organisation entraîne la dissolution

de l’institution fautive et la

liquidation de son patrimoine conformément

aux lois et règlements

régissant la matière.

Suite à cette décision du gouvernement

haïtien de retirer d’Oxfam

le droit d’opérer sur son territoire,

les responsables de cette institution

ont exprimé leur profonde déception,

mais ont déclaré comprendre cette

décision puisque le « comportement

de certains employés travaillant en

Haïti au lendemain du séisme de

2010 fut complètement inacceptable.

»

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718.922.2537 office

917.681.6531 cell

Blanchardernst@gmail.com

L’ONG Oxfam Grande-Bretagne est ipso facto déclarée

persona non grata en Haiti

Conférence de presse conjointe des ministres de la Planification et de la

Coopération externe, Aviol Fleurant, de l’Intérieur et des Collectivités

territoriales, Jean Marie Reynaldo

Brunet, de la Culture et de la Communication, Joseph Guyler C.Delva

au Ministère de la culture et de la communication le 13 juin 2018 pour

sanctionner l’ONG Oxfam

Roland Van Hauwermeiren, ancien

directeur d'Oxfam en Haïti

Ils ont profité pour rappeler que

la direction d’Oxfam avait présenté

des excuses au gouvernement et

peuple haïtiens pour ce qui était arrivé.

Cependant les dirigeants d’Oxfam

ont tenu à préciser que ses autres

branches (Italie, Espagne et Québec)

continueront à travailler sur des projets

de développement et de reconstruction

en Haïti tout en indiquant

que l’ONG aide 750.000 personnes

pour qu’elles puissent sortir de la

pauvreté et à être mieux préparées

pour faire face aux désastres et à se

récupérer de ceux-ci.

Autour du Sommet

du G7 : Aider Haïti à

sortir des dynamiques

d’appauvrissement et non

le contraire !

Par Denise Gagnon et Jean-Claude Icart

La Concertation pour Haïti (CPH)

est un regroupement d’une vingtaine

d’organismes québécois qui

participent activement au mouvement

de solidarité avec le peuple haïtien

depuis 1994. La CPH s’inquiète

depuis plusieurs années des politiques

imposées par les pays riches

qui nuisent à la lutte contre la pauvreté

et qui aggravent les risques environnementaux

dans la région. Il est

temps que ça change !

Contexte

Au cours de la seconde journée

du Sommet du G7, des personnes

représentant d’autres pays et des

organisations internationales ont été

invitées à participer à une séance

élargie. Cette année, les changements

climatiques, les océans et l’énergie

propre ont été à l’ordre du jour, le

Canada en ayant fait des thèmes centraux

de sa présidence. Étaient donc

invités une douzaine de chefs d’État

et de gouvernements de différentes

régions du monde ayant un intérêt à

discuter de ces enjeux.

Haïti a été invitée à participer

à cette séance élargie, parce

qu’elle assure la présidence de la

communauté caribéenne (CAR-

ICOM) depuis octobre 2017, mais

aussi parce que c’est un des pays

au monde les plus vulnérables aux

changements climatiques. C’est un

petit État insulaire dont quasiment

toutes les grandes villes sont menacées

par la montée des eaux. De

plus, il est traversé par deux importantes

failles sismiques et est situé en

plein sur la route des ouragans de la

Caraïbe. Enfin, c’est un pays densément

peuplé, montagneux et fortement

érodé. Haïti pourrait aussi être

victime de l’exploitation de ses mines

métalliques.

Droit à l’alimentation et

développement minier ne font

pas bon ménage !

Au cours des dernières années, plusieurs

compagnies canadiennes ont

prospecté les ressources d’Haïti au

point où le gouvernement canadien

estimait dans sa stratégie d’engagement

en Haïti (2015-2020) que le

développement du secteur minier

est crucial pour Haïti. Aujourd’hui,

les principaux droits d’exploitation

appartiennent à des compagnies

américaines, mais des compagnies

canadiennes en sont devenues actionnaires.

Rappelons aussi que

la plupart des grandes compagnies

minières dans le monde sont

généralement inscrites à la Bourse de

Toronto. La Chambre de commerce et

d’industrie haïtiano-canadienne, qui

compte parmi ses membres les plus

actifs des compagnies minières, s’intéresse

beaucoup à ce dossier.

L’État haïtien, reconnu

comme un État faible (affaibli), a eu

l’appui de la Banque mondiale pour

la rédaction d’un projet de loi sur les

mines, grâce à un fonds largement

soutenu par le Canada. Ce projet de

loi a été déposé devant le Sénat haïtien

en juillet 2017, une deuxième

version sera étudiée cette année. Il

contient cependant de très grandes

faiblesses aux chapitres de la transparence,

de l’évaluation et de la protection

environnementales, de la gestion

de l’eau et de la remise en état

des sites.

Les risques environnementaux

qui découleraient de l’exploitation

des mines métalliques, qui utilisent

beaucoup de produits chimiques,

sont extrêmement importants. Par

exemple, les principales réserves d’or

sont situées sur des bassins versants

densément peuplés par des agricultrices

et des agriculteurs, le long de la

faille septentrionale.

Il n’y a toujours pas eu de

consultation de la population sur ce

projet de loi, contrairement à ce que

recommande la Banque mondiale en

la matière. Les questions relatives

aux redevances sont renvoyées à

une réglementation à venir, selon

un processus non encore précisé.

En bref, le projet de loi semble viser

principalement l’octroi d’avantages

aux compagnies minières. Il y a en

Haïti d’importants défis à relever en

matière de gestion publique avant

de pouvoir exploiter ces ressources

au bénéfice de l’ensemble de la population,

notamment pour assurer la

sécurité alimentaire dans le pays.

L’agriculture joue un rôle déterminant

dans toute stratégie de lutte

contre la faim et la pauvreté : « Il a

été démontré que la croissance du PIB

générée par l’agriculture est quatre

fois plus efficace pour la réduction de

la pauvreté que la croissance générée

par d’autres secteurs, car elle produit

ses effets sur les gens directement sur

le terrain », affirme la FAO. Selon elle,

il faut en priorité améliorer le rendement

des petites exploitations agricoles

dans les régions touchées par la

pauvreté, pour faire reculer la faim.

Cette approche permettrait également

de mieux faire face aux énormes défis

environnementaux auxquels sont

confrontés les petits États insulaires.

Un appui en ce sens permettrait

la mise en place, parallèlement, de

programmes administratifs et éducatifs

grâce auxquels Haïti pourra

reprendre en mains les rênes de sa

destinée et développer pleinement ses

riches potentialités. C’est un prérequis

pour « stimuler une croissance

économique durable qui profite à tout

le monde et en particulier à ceux et

celles qui risquent le plus d’être laissés

pour compte ». La coopération canado-haïtienne

doit être conséquente

à cet égard et ne pas compromettre

nos engagements réciproques pour le

droit à l’alimentation et le développement

durable.

Concertation pour Haïti (CPH

Montréal, le 12 juin 2018

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

7


La Tribune de Catherine Charlemagne (24)

Unité dans la division, quelle tristesse !

En lisant l’éditorial de Haïti Liberté

de la semaine dernière sous la

plume de Berthony Dupont, n’importe

qui peut se faire une idée de ce que

prépare l’opposition haïtienne pour la

succession du Président Jovenel Moïse

dans quelques années. C’est clair et précis.

Le groupe se présentant sous le joli

label de : « Unité du secteur Démocratique

et Populaire » veut lancer dès

maintenant la machine à perdre. Selon

le calcul de ses concepteurs, le plus tôt

serait le mieux pour brouiller les cartes.

Déjà, face à une population qui vit à

des années-lumière de la préoccupation

d’une opposition sans projet, sans

perspective et in fine sans avenir. Comment

des gens sans mémoire et comme

des novices du système politique et

électoral haïtien pensent pouvoir réussir

avec les mêmes méthodes et pratiques

qui ont causé leur perte lors du dernier

processus électoral, face au pouvoir Tèt

Kale? Quelle pauvreté d’esprit ! Même

en choisissant le nom de ce regroupement,

on souligne un manque terrible

d’originalité et de paresse intellectuelle

de ces responsables d’opposition.

Qu’est-ce que cela signifie «

Secteur Démocratique et Populaire »

? Absolument rien. Sinon un plagiat

de l’ancienne opposition datant de

l’époque du Président Jean-Bertrand

Aristide. Ce n’est certainement pas en

rajoutant le mot « populaire » derrière

« démocratique » que cela apportera

une certaine originalité dans la démarche

et dans l’action que ces leaders

de l’actuelle opposition comptent

mener en vue, selon eux, de renverser

le Président Jovenel Moïse qui, en

somme, demeure leur principale cible.

Une vision à courte vue qui, là aussi,

est une grave erreur dans leur agenda.

Depuis les années 2000, l’appellation «

Secteur démocratique » appartient à la

droite et l’extrême droite haïtienne en

vue de renverser tout régime conduit

justement par la Mouvance lavalas. Les

deux coups d’Etat militaire (1991) et

civil (2004) contre les gouvernements

légitimes de la présidence de Jean-Bertrand

Aristide ont été exécutés par ce

secteur dit démocratique.

S’il y a eu deux intermèdes de

l’Administration de René Préval, c’est

le soi-disant « Secteur démocratique »

qui a hérité du pouvoir à travers l’élection

de Michel Martelly dit Sweet Micky

en 2011 ou en 2017 avec l’avènement

de Jovenel Moïse qui poursuit l’œuvre

de combattre la politique que ce nouveau

groupe entend mener en lieu et à

la place du PHTK. Donc, aujourd’hui,

faute d’inspiration et d’alternative,

le vocable « Secteur démocratique »

change de camp pour être accaparé

par les vaincus d’hier. Quelle misère !

Maintenant, voyons le fond de cette affaire

d’« Unité du Secteur Démocratique

et Populaire ». A première vue, il n’y

a rien d’unité, encore moins d’union.

Dans la mesure où un pan entier des

anciens acteurs d’hier qui étaient sur le

macadam a décliné, avec raison d’ailleurs,

l’offre de monter dans un train

dont tout le monde sait qu’il va dérailler

dès le premier virage électoral, en clair,

dès l’annonce des premières joutes

électorales de l’Administration Moïse/

Lafontant. Trop de malentendus et de

divergences séparent les membres de ce

regroupement pour être crédibles aux

yeux de l’opinion publique.

Une opinion qui en a vu d’autres

durant ces dix dernières années en

matière d’union et d’unité ratée. Mal

conçue et trop hâtivement mise en place

avec des arrières pensées politiques légitimes,

l’on mettra la main au feu que

cette structure dont on ne sait pas si

c’est un front commun ou une sorte

de «G8» à la manière du regroupement

conduit par l’ancien candidat à la présidence,

Jude Célestin, ne fera pas long

feu sur la scène politique haïtienne.

Trop d’ambition personnelle aussi. Le

premier handicap, et non des moindres,

pour la survie de l’« Unité du Secteur

Démocratique et Populaire » c’est l’absence

du Parti Fanmi Lavalas dans le

dispositif. Certains pourraient épiloguer

sur ce point et même croire que ce parti

ne pèse plus son pesant d’or au sein

de la population. Donc, son absence ne

peut pas nuire à l’épanouissement de

l’« Unité du Secteur Démocratique et

Populaire ». Grosse erreur de jugement.

Car, c’est vite oublier le poids

psychologique de l’homme qui se

cache aujourd’hui derrière Maryse

Narcisse pour piloter le parti. Fanmi

Lavalas est certes en perte de vitesse

depuis longtemps. En clair depuis l’arrivée

du Dr Maryse Narcisse à sa tête.

Mais le sigle Fanmi Lavalas est une

AOC (Appellation Origine contrôlée).

Le sénateur de l’Ouest Antonio Cheramy (Don Kato), le 12 juin 2018 au

Rassemblement de l’unité du secteur Démocratique et Populaire

Des gens sans mémoire et comme des novices du système politique et

électoral haïtien pensent pouvoir réussir avec les mêmes méthodes et

pratiques qui ont causé leur perte lors du dernier processus électoral, face

au pouvoir Tèt Kale !

Elle demeure un symbole pour lequel

il faut du temps pour abattre ou faire

oublier dans la mémoire collective de la

masse des bidonvilles et des ghettos où

ce parti trouve sa source. Or, sans ces

entités populaires dans le sens le plus

large, aucun mouvement politique et

autres structures populaires ne peuvent

vraiment s’imposer face à un pouvoir

quelconque installé au Palais national.

L’homme qui se cache derrière Maryse

Narcisse qui se nomme Jean-Bertrand

Aristide est loin d’être une quantité

négligeable politiquement parlant.

Même s’il n’est plus en capacité de faire

gagner un scrutin présidentiel ou de

faire réussir un regroupement politique,

il demeure une capacité de nuisance.

C’est-à-dire qu'il peut faire capoter une

initiative politique sans même prendre

la parole. En maintenant son parti

Fanmi Lavalas loin de toute autre mouvance,

plateforme ou alliance politique,

l’ancien Prêtre de Saint Jean Bosco peut

les conduire à un échec certain.

L’épilogue du long processus

électoral de 2016 et du G8 de Jude

Célestin et les autres sont des témoins

encore vivants prouvant la capacité de

Fanmi Lavalas d’empêcher la réussite

d’un candidat ou d’un regroupement

sans sa participation. L’échec du G8

face à Jovenel Moïse jusqu’à sa dissolution

quelques semaines avant l’élection

présidentielle de 2016 est en grande

partie un coup de la non participation

du Parti Fanmi Lavalas à cette organisation

éphémère. L’initiative de certains

responsables politiques haïtiens de

lancer l’ « Unité du Secteur Démocratique

et Populaire » pratiquement sans

l’accord de leurs militants ou de la base

de leurs partis nous rappelle l’histoire

récente de « La Belle Alliance Populaire

» de la gauche lancée en France en

2015 par le Parti Socialiste sous la direction

de Jean-Christophe Cambadélis

qui, en panne d’idées et de perspectives

face aux échéances électorales, n’a eu

finalement aucun effet sur la population.

Alors que tous les partis de la

gauche française prennent leur distance

avec un PS totalement coupé de sa base

électorale, donc de l’électorat populaire,

les socialistes, en lançant cette « belle

machine » qui tournait à vide sans

l’adhésion ni de ses propres électeurs

potentiels ni de l’accord des militants

des autres partis de gauche, n’avaient

aucune chance de réussir ni de combler

l’échec social de la présidence de

François Hollande. Résultat : avant

même l’ouverture des campagnes de la

« Primaire », tous les autres partis de

gauche avaient présenté leurs propres

candidats à la présidence de la République.

On connaît la suite. Un outsider

nommé Emmanuel Macron, sans parti

ni base électorale, a remporté haut la

main la compétition. La morale de l’histoire

: il ne suffit point de s’affubler du

titre « populaire » ou « démocrate » pour

penser convaincre les plus sceptiques.

D’ailleurs, avant même de parvenir à la

signature de ce que les initiateurs de l’«

Unité du Secteur Démocratique et Populaire

» appellent « Accord de Principe

et d’engagement », il y a eu une telle

confusion entre les signataires, les partis

ou les plateformes que les observateurs

finissent par s’y perdre.

Il faut bien maitriser la scène

politique haïtienne pour comprendre

et s’y retrouver tant les choses sont

chaotiques et laborieuses pour les acteurs

eux-mêmes. Tout d’abord, c’est

au sein de la Fanmi Lavalas qu’on a

enregistré les premières casses. Ceux

qui se croient plus légitimes en tant que

membres de la famille et ceux ayant un

mandat du peuple se sont entredéchirés

ouvertement sur la place publique.

Entre Dr Maryse Narcisse et Dr Schiller

Louidor prenant l’opinion publique

et la presse à témoins à coup de communiqué,

cette guerre des docteurs est

l’une des premières conséquences de

cette unité introuvable. Des polémiques

qui laisseront certainement des traces

et des morceaux qui seront difficiles à

coller. Des vétérans de la première heure

reprochent à d’autres leur manque

de légitimité pour les avoir empêchés

de signer un document dont leur parti

n'est pas partie prenante. Finalement,

on a compris que la division fait rage au

sein du parti du Dr Jean-Bertrand Aristide,

le père fondateur.

Or, quoique désavoués par la Direction

(Comité exécutif) du Parti, des

élus et autres responsables ont bien

apposé leurs signatures au bas dudit «

Accord de Principe et d’engagement »

mettant ainsi les dirigeants au pied du

mur et leur faire passer comme ceux

qui veulent barrer la route à l’union

de l’opposition. Même cas de figure

pour la Plateforme Pitit Dessalines dont

l’on ne sait plus qui est le véritable patron.

Après l’ultimatum et la brillante

polémique mettant face à face Jean-

Charles Moïse et quelques leaders et

élus lavalas, c’était au tour du Secrétaire

général de Pitit Dessalines d’affronter

les mises en garde et le défit des quatre

autres dirigeants de cette plateforme lui

interdisant de signer quoi que ce soit au

nom du parti sans l’accord de l’ensemble

des autres responsables.

Du coup, l’on a du mal à identifier

le vrai leader de la plateforme

Pitit Dessalines ou s’il existe un autre

parti dénommé Pitit Dessalines.

Aux dernières nouvelles, Jean-Charles

Director: Florence Comeau

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Moïse a bel et bien signé ce fameux «

Accord de Principe et d’engagement ».

Mais personne ne sait s’il l’a fait en son

nom propre ou au nom de la plateforme

Pitit Dessalines ou encore s’il avait

trouvé un « accord » avec la bande des

quatre à savoir : Dr Frantz Perpignan,

Jean Gilus Aristil, Dénor Atus et Jose

Benoît Louissaint. Bref, l’opposition est

la première victime de sa propre initiative

sans que l’unité recherchée soit à

l’horizon. L’opération qui devait être

une grande victoire pour l’opposition

en termes de visibilité et de clarification

à court, moyen et long terme afin de

mener le front contre le Président Jovenel

Moïse s’est soldée en source de

division et de guerre des chefs.

Ce sont les deux maux responsables

de l’effritement et de la balkanisation

de l’opposition haïtienne face à un

pouvoir établi depuis bientôt dix ans et

qui n’en demande pas tant. En fait, au

lieu d’apporter une certaine cohérence

dans la démarche de l’opposition afin

de définir une stratégie de lutte et une

méthode pour porter la présidence haïtienne

à démissionner puisque c’est le

Certaines personnalités politiques membres du Secteur

Démocratique et Populaire

principal but de cette alliance introuvable,

c’est une ligne de fracture qui a

été créée entre les principaux leaders

politiques de l’opposition. D’une côté,

il y a le camp mené par Fanmi Lavalas

de Maryse Narcisse qui s’oppose à

toute union qui serait mal ficelée dont

il ne reconnaît pas l’existence et d’autre

part il y a le camp dont on n’identifie

pas très bien le chef. Car, c’est bien

beau de constituer un groupe, une alliance

ou une union politique. Mais ceci

ne peut se faire ni dans l’anarchie ni

avec des vices cachés. Qui dirige cette

suite à la page(16)

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8 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018


This Week in Haiti

Global Capitalism, Haiti, and Paramilitarism

by Jeb Sprague-Silgado

(The second of three parts)

There are four different phases of

contemporary paramilitarism in

Haiti: 1) the Tonton Macoutes (officially

known as the Volontaires de la Sécurité

Nationale or VSN), 1959–1986;

2) the Attachés, 1987–1991; 3) the

FRAPH (Front révolutionnaire pour

l’avancement et le progrès haïtien),

1992–1994; and 4) the FLRN (Front

pour la libération et la reconstruction

nationale), 2000–2005.

The size of each successive organization

in comparison to its predecessor

has decreased. By the mid-1980s,

during the late days of the Duvalier

regime, the army numbered around

10,000, the police force had around

6,000 officers, and another 36,000

were believed to be in the Macoute

paramilitary force, with some of these

and others serving as rural section

chiefs and their assistants. Following

the fall of the Duvalier dictatorship in

1986, as Kim Ives explains “the Attachés

(1986–1989) came to number

somewhere around 5,000, with the

FRAPH numbering maybe slightly

less under the [Cédras] defacto regime

(1991–1994).”

As Peter Hallward observes,

Maggie Steber

A Tonton Macoute brandishing an

Uzi machine gun. The force was

used to violently repress potential

dissidents

the most recent paramilitary formation,

the FLRN (2000–2005), numbered

only around a few hundred but then

in the months surrounding the 2004

coup swelled to one or two thousand,

some of whom were from the disbanded

army.

1. The Tonton Macoutes

(1959–1986)

The construction of Haiti’s modern

military force and the strengthening

of its rural auxiliary forces had already

occurred under the U.S. occupation

(1915–1934). That occupation ended

only after these forces could reliably

continue the occupation by proxy and,

by the mid-20 th century, these forces

were used at different points to crush

rising labor and popular political movements.

With the rise of the authoritarian

Duvalierist regime in the late 1950s,

the Tonton Macoutes (VSN) were

formed as a countrywide paramilitary

force to solidify the regime’s rule and

violently repress potential dissidents.

The VSN was formed at a key historical

juncture, when leftist movements

were on the rise in the Caribbean region

following the Second World War.

In reaction, U.S. policymakers sought

to prop up the security forces of its allied

regimes.

Between 1961 and 1962, the

FRAPH gunmen attacking pro-Lavalas demonstrators in 1994. The

FRAPH “served the anti-popular agenda in the short run but complicated

the long-term transnational elite agenda for Haiti.”

U.S. Marine military training mission

provided training and weapons to the

VSN, but by 1963, the mission was expelled

by François Duvalier when its officials

began to disapprove of the VSN’s

challenge to Haitian army supremacy.

Even still, U.S. officials came to tacitly

support the death-squad apparatus that

foiled several Cuban-inspired revolutionary

invasions and uprisings.

As the regime’s brutal monopolization

of power halted the ability of the

country’s leftist and democratic forces

to advance, it also solidified a violent

web of nepotism and networks of patronage

that reached from the top to the

bottom of society.

Whereas repressive militias had

existed in the past, what set the Tonton

Macoutes apart is that the Macoute

paramilitaries became a much more

permanent and institutionalized force,

setting up stations throughout the

country’s urban and rural communities.

Stations in cities and towns across the

country could call upon anywhere from

a few dozen to a few hundred Macoute

paramilitaries. The group’s reproduction

in society was tied directly to its

operating and profiting as a repressive

apparatus and as an ideological mechanism

for the Duvalierist state. Similarly,

the section chiefs and their assistants,

who came mostly from landed peasant

families, operated across the country

as an arm of the regime. Tens of thousands

were tortured and murdered by

the VSN, with many others driven into

exile as refugees.

As a social group, mostly from

poor backgrounds, the Macoutes also

included individuals from middle- and

upper-class backgrounds who rose to

the higher ranks. In an ethnographic

study of one Port-au-Prince neighborhood

(Bel Air), Michel Laguerre found

that initially Macoutes had been gathered

from a secret society, a literary association

and a group of civil servants.

Over time many of its forces came from

poor urban and rural communities, the

working class and peasantry. Laguerre

observed that: “The salaries of the Tonton

Macoutes vary depending on their

positions in the hierarchy and their

connection with officials in the government.”

Some Tonton Macoutes worked

for city officials or were higher paid if

they worked directly for the National

Palace. A secret network of informants

and police within the Macoutes were

remunerated by regime leaders behind

closed doors and expected to monitor

the force from within.

Some Macoute paramilitaries

also served in Haiti’s army at different

points in their career – forming a

symbiotic relationship with the FAd’H

(Forces Armées d’Haïti). As Jean-Germain

Gros has explained, in some cases,

“the sons of high-ranking Tonton

Macoutes, who were not qualified to

enter the military academy, or did not

wish to submit to rigorous exercises,

became officers anyway, after taking

crash courses at camp d’application.”

By the 1970s and 1980s,

some of the top echelons of Haiti’s

military came to control and profit tremendously

from transshipment points

in the country for the narco-trade.

Importantly, following Francois Duvalier’s

death in 1971, the U.S. business

investment and government aid to his

son’s regime, Jean-Claude Duvalier,

dramatically increased over the next

15 years, shifting the center-of-gravity

of Haiti’s principal mode of production

from semi-feudalism with some capitalist

inroads, based on small peasant

sharecroppers, to a client capitalism,

based on assembly plants. These rapid

and profound changes to Haitian society

occurred alongside rising tensions

from below, resulting in the breaking

apart of Haiti’s authoritarian political

scene. These changes occurred also

as U.S. policymakers began to shift

toward promoting new polyarchic political

models, seen as more stable in

the long- term. As such, the U.S. did

nothing to stop Duvalier’s 1986 fall

from power, while also recognizing his

service by providing a C-130 to evacuate

him with his fleet of sport cars to

France.

The fall of Jean-Claude Duvalier

in February 1986 was followed by a

military regime which had to accept,

in March 1987, a highly popular new

constitution. While a victory over the

old forces of reaction, the new constitution

was also influenced in part by

ideologues of Haiti’s bourgeoisie and

landed oligarchy. While being forced to

give in to some demands of the popular

classes, dominant political and

economic sectors now sought ways to

steer a political transition away from

despotism and toward a new bourgeois

democracy. Even as the Haitian

people mobilized in ways that fostered

democratic inroads, powerful forces

(such as U.S. government agencies)

sought to slow and subvert this forward

movement. The Tonton Macoute

paramilitary force was disbanded, and

the new constitution was promoted

popularly on the basis of a clause that

barred “zealous” Duvalierists (i.e. VSN

leaders) from public office for a decade.

These democratic advances would not

have been achieved if not for the mass

demonstrations and the fact that people

were now refusing to accept the

violent role of paramilitaries in their

communities. Powerful supporters of

Haiti’s state apparatus (such as within

the U.S. foreign policy establishment)

realized they needed to help facilitate

a more palatable and stable political

climate within the country. While most

public and high-ranking supporters of

Duvalier were forced out of political office,

many of the old order’s networks

and allies (though operating under new

circumstances) remained burrowed

within the state and powerful circles.

Even though the Macoute force was

formally disbanded, the importance of

paramilitary forces would continue on

but in a new phase.

2. The Attachés (1986–1991)

The Attachés, as they were dubbed

under the regimes of Generals Henri

Namphy and Prosper Avril following

the fall of Jean-Claude Duvalier, were

decreased-in-size and non-uniformed.

These paramilitaries (“attached” to the

Police) no longer operated under the

regalia and publicized marches that

the Duvalier dynasty had bestowed

upon them. Nevertheless, they worked

even more closely with the police and

military (which were institutionally

linked), especially because it became

increasingly risky for the rightist paramilitaries

to operate alone as the population

began to mobilize and defend

themselves and, in some instances,

retaliate. The Attachés, as an apparatus

for holding back the country’s

burgeoning popular movements, conducted

massacres and targeted killings

(often operating alongside state forces).

Most infamous of these were: the 1986

massacre of 15 people at Fort-Dimanche,

the 1987 Jean-Rabel massacre of

139 peasants, the 1987 election day

massacre at Ruelle Vaillant in which

34 were killed (with another 60 massacred

in the Artibonite alone), and

the 1988 massacre of 13 at Saint-Jean

Bosco (launched against the church of

a young parish priest, Jean-Bertrand

Aristide).

After failed attempts at military-run

“elections,” significant domestic

and international pressure had built

pushing for free and fair elections in

the country. However, the reactionary

nature of the paramilitaries and their

sponsors was such that following the

first widely hailed fair and free election

in the country’s history on Dec. 16,

1990, in January 1991 the Attachés attempted

(unsuccessfully) a coup to stop

the inauguration of the newly elected

government. With this coup attempt

having failed and with the country’s

re-energized pro-democracy movement

catapulting itself and Aristide to political

power, the Attachés were forced underground.

Some of the paramilitaries

left the country, as the military (at least

publicly) distanced itself from them.

The new constitutional government

began to disband the Section Chiefs

(chefs de section) and their network

of assistants, who were the long-time

rural auxiliaries that had enforced the

rule of authoritarian governments for

generations in Haiti’s countryside and

border areas.

The move from dictatorship

to democracy needs to be understood

in light of the major socio-economic

and political changes taking place

with the winding down of the Cold War

and the onset of the globalist phase of

capitalism. Eventually, under growing

pressure, both domestically and from

abroad (especially from U.S. officials),

and with an emergent transnational

policy network exerting more influence,

political and army elites in Portau-Prince

moved toward a transition

process that would be overseen by

the so-called “international community.”

The plan was for elected governments

(elected through the confines

of an elite-run polyarchic system) to

replace the unelected military regimes

of the past. By backing carefully managed

elections, U.S. technocrats with a

slew of local allies, sought the stability

through which they could create a welcoming,

long-term climate for global

capital. These neoliberal policies were

supposed to bring about state austerity

measures, privatization of public assets,

the liberalization of trade, and the development

of export processing zones.

Since transnationally-oriented elites

could not countenance electoral victories

by political currents from the left,

they have worked through various institutional

apparatuses to promote their

local elite counterparts (from among

a strata of politicians, professionals,

industrialists, agro-industrialists, and

subcontractors). Segments of the dominant

groups in Haiti, for instance, have

undergone a transition from being internationally-oriented

(such as being

involved in forms of older traditional

market activities) toward a transnational

orientation (inserted into global

systems of finance and production networks

functionally integrated across

borders). With Haiti’s grassroots popular

forces successfully mobilizing in the

country’s new open elections, different

strategies (deploying both consensual

and coercive forms of hegemony)

would be needed to usher along an elite

Police Attachés in front of Récherches Criminelles in 1988. The Attachés

conducted massacres and targeted killings

Jean-Pierre Cloutier

dominated transition.

In the 1990 election, a former

World Bank economist Marc Bazin

had been the preferred presidential candidate

of top elites and the U.S. embassy.

However, he was trounced in the

elections by a social justice activist and

former liberation theologian Jean-Bertrand

Aristide. This necessitated the

next make-over of Haiti’s paramilitary

forces, although many figures were salvaged

and retreaded from the previous

two phases cited.

3. The FRAPH (1992–1994)

Only eight months after the inauguration

of President Aristide’s administration

in Haiti, in September 1991, the

military carried out a coup d’état against

his government. CIA officials, Haiti’s

military brass, and some within les familles

(a small collection of extremely

wealthy families that make up the uppermost

tier of Haitian society, many

of Haitian-Levantine backgrounds)

decided early during Aristide’s time in

office that his reform agenda would not

be tolerated. It then took some months

to lay the groundwork for a coup that

took place on Sep. 30, 1991.

Aristide’s election represented

a challenge to the polyarchy model,

suite à la page(16)

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

9


MEXIQUE : LE 1ER JUILLET ANNONCE

UN BOULEVERSEMENT POLITIQUE !

Par Manuel Aguilar Mora

un peu moins d’un mois avant

A les élections présidentielles du 1er

juillet, le deuxième débat télévisé des

candidats n’a pas changé les tendances

du vote. Les moteurs tournant à plein

régime, la course des trois principaux

candidats à la présidence de la République

entre dans la dernière ligne droite

de ce qui promet d’être un tournant

dans l’histoire politique du Mexique.

AMLO président

Les coalitions des trois partis en lice

qui présentent les principaux candidats

mettent tout leur poids dans une lutte

électorale inter-bourgeoise dont les résultats

sont déjà annoncés, dès maintenant,

comme étant décisifs pour la

configuration du pouvoir au Mexique et

pour leurs conséquences sur l’ensemble

du système politique. Andrés Manuel

López Obrador (AMLO) [ndlr. du nouveau

parti de gauche MORENA (Mouvement

de régénération nationale] a

un ample avantage dans les sondages

face à ses deux rivaux: Ricardo Anaya

du PAN (Parti d’action nationale), qui

est en deuxième position, et José Antonio

Meade du PRI (Parti révolutionnaire

institutionnel), loin derrière. L’avantage

d’AMLO a été maintenu et s’est

amplifié au cours des six derniers mois

et plus. Dans tout autre pays ayant une

démocratie bourgeoise plus ou moins

développée, ce serait suffisant pour le

considérer comme le prochain président

de la République mexicaine.

Aux sommets du pouvoir bourgeois,

il y a des indications qu’une telle

conclusion a déjà été tirée et que la victoire

d’AMLO est irréversible. Les deux

réseaux nationaux de télévision, Televisa

et TV Azteca, ont été moins que

discrets à cet égard en donnant au dirigeant

du Mouvement de régénération

nationale (Morena) un espace lui permettant

d’exposer largement ses positions.

Ce qui ne lui avait pas été accordé

lors des deux candidatures présidentielles

précédentes, en 2006 et 2012.

D’importants hommes d’affaires ont

voulu répéter ce traitement médiatique

en caractérisant AMLO comme «un

danger pour le Mexique». Ce projet n’a

pas pu prendre forme. L’impopularité

et le rejet du président Peña Nieto ont

conduit son parti, le PRI, dans l’abîme

actuel d’où il lui sera très difficile de

sortir. L’autre parti bourgeois traditionnel,

le PAN, est divisé et son candidat

Anaya est accusé par le gouvernement

lui-même de fraudes portant sur plusieurs

millions de dollars. La conclusion

tombe d’elle-même, l’hégémonie politique

bourgeoise est en difficulté et les

risques que court le «PRI» et le «PAN»,

si ces formations sont «contraintes» de

se trouver pendant encore six ans à la

tête du gouvernement. Morena prend

donc le relais d’une crise qui s’aggrave

de manière dangereuse. Dès lors, son

leader AMLO ne cesse d’assurer aux

capitalistes qu’il continuera à favoriser

leurs intérêts prioritaires.

Pratiquement la même chose

est répétée dans la plupart des médias

internationaux. On y tient pour acquis

que les rivaux d’AMLO se battent

déjà pour le droit d’arriver en seconde

position dans les sondages afin de se

profiler comme le principal concurrent

du leader de la coalition Morena. Un

exemple caractéristique de ce point de

vue est celui émis par Felipe González,

l’ancien président du gouvernement espagnol,

qui a déclaré avec force depuis

Madrid que «simplement, comme disent

les Mexicains, même en nageant

comme un mort, AMLO atteindra le rivage.»

(La Jornada, 23.05.2018)

Un article de fond du magazine

économique Bloomberg Businessweek,

édition mexicaine (17.05.2018), est

illustré avec l’image d’AMLO qui, la

tête enserrée dans ses bras et, avec

un geste ironique, presque moqueur,

pointe avec l’index de sa main gauche

vers le seul mot en lettres majuscules

sur la couverture: «DISRUPTION». Cela

dit beaucoup de choses sur ce que sont

Le candidat à la présidence du Mexique Andrés Manuel López Obrador (AMLO) a un ample avantage dans les

sondages face à ses deux rivaux

aujourd’hui la préoccupation et le sentiment

des milieux financiers et industriels,

du monde des affaires de Monterrey,

la ville du nord où se trouvent

les sociétés financières et industrielles

les plus puissantes du Mexique [centre

de gravité historique du PAN]. Ville qui

au cours des 25 dernières années s’est

transformée pour rendre ses banlieues

occidentales identiques aux quartiers

haut de gamme du sud de la Californie.

La rupture politique

Quelle est la rupture, selon ces journalistes,

porte-parole des médias financiers?

Dans le long article principal

à l’intérieur du magazine, qui porte le

titre révélateur «Les gens lui [AMLO]

pardonnent tout parce qu’ils sentent

qu’il est l’instrument pour se venger

d’une classe politique corrompue» et

qui commence par les mots significatifs

suivants: «Tout indique que le dirigeant

de Morena sera le prochain président

du Mexique et cela rend les hommes

d’affaires du pays assez nerveux.» Par

la suite, les raisons de cette préoccupation

sont expliquées sans détour: «Ce

n’est pas une question de droite ou de

gauche. Pas même du sud contre le

nord [du Mexique]. Il s’agit pour beaucoup

d’électeurs de trouver par le biais

la croix apposée sur le bulletin à côté du

nom de celui qui qualifie les dirigeants

de «cochons, de porcs» ou simplement

de «mafia du pouvoir» la manière la

plus directe de dire au gouvernement,

aux hommes d’affaires et même aux

médias: «Allez vous faire foutre.» Une

façon très mexicaine de dire que tout le

monde dégage!

Pour quelles raisons les entrepreneurs

et les hauts fonctionnaires

sont-ils nerveux? Si nous appelons

un chat un chat et que nous allons au

cœur du problème, la question centrale

est d’empêcher le mécontentement de

masse qui s’accumule d’atteindre des

niveaux incontrôlables. Ce sont des

millions de Mexicains en colère qui se

rendront aux urnes le 1er juillet: plus de

80 millions sont sur les listes de l’INE

(Institut national électoral). Si nous

estimons l’abstention à 30% parce que

lors des élections présidentielles elle est

toujours inférieure à la moyenne de

40% ou plus, environ 50 millions de

Mexicaines et Mexicains voteront ce

jour-là. Tous les sondages donnent la

majorité à AMLO. Précisément les deux

derniers publiés ce début juin indiquent

qu’AMLO réunit plus de la moitié des

intentions de vote. Le quotidien Reforma

montre qu’AMLO obtiendrait un

peu plus de 50% des suffrages (Reforma,

30.05.2018). L’institut Parametría

a publié les résultats de son sondage à

la télévision le 31 mai dernier: elle a

attribué 54% des voix à AMLO, contre

24% pour Ricardo Anaya et 17% pour

José Antonio Meade. C’est un véritable

tsunami électoral qui doit se produire le

1er juillet.

Alors qu’au cours des dix

dernières années, beaucoup d’éléments

ont changé dans les positions les plus

radicales d’AMLO comparativement à

celles qu’il présente aujourd’hui, suite

à un tournant clair et notoire vers la

droite. Ce qui ressort de ses discours

et écrits actuels. Une analyse socialiste

de son dernier livre Le départ de 2018.

De la décadence à la renaissance du

Mexique aboutit à la conclusion suivante:

«Le gouvernement d’AMLO sera

un gouvernement d’entrepreneurial

néolibéral». (Cuahtémoc Ruiz, Unidad

Socialista-El Socialista-La Gota, maijuin

2018)

Les préoccupations des secteurs

bourgeois – aussi bien de ceux qui acceptent

déjà la victoire d’AMLO que

de ceux qui résistent encore à le reconnaître

comme une alternative – ne

résident pas tant dans la personnalité

du leader que dans la crainte qu’il ne

pourra pas faire face à l’énorme avalanche

sociale qui accompagne sa candidature

et qu’il sera submergé après sa

victoire qui paraît inévitable. Le régime

politique est plongé dans une crise profonde,

comme en témoigne la situation

des deux principaux piliers qui l’ont

soutenu jusqu’à présent: le PRI et le

PAN. Le conservatisme traditionnel des

sommets bourgeois considérait AMLO

comme un facteur étrange et dangereux.

Mais à mesure que la crise s’est aggravée,

les choses ont changé et une

bonne partie des secteurs bourgeois et

AMLO lui-même se sont mis d’accord

entre eux.

Le président de la très conservatrice

Confederación Patronal de la

República Mexicana (Coparmex), le

plus grand et le plus ancien syndicat

du pays (40’000 entreprises membres

avec cinq millions d’emplois formels,

à l’origine de 39% du PIB), Gustavo

Adolfo de Hoyos, sans prendre de

gants, reconnaît que son candidat José

Antonio Meade n’a aucune chance de

gagner. Il affirme ceci: «Ce que nous allons

voir dans cette élection […], c’est

que les meilleurs candidats perdent

parce qu’ils portent le mauvais logo.»

Le «mauvais logo» est le PRI pour lequel

Meade est candidat. Il déclare

également qu’il respecte et mise sur le

résultat des élections («nous faisons

confiance à l’INE») qui se traduira par

la mise en place d’un organe législatif

«équilibré» (Proceso, 27.05.2018).

Mais Coparmex a également

critiqué le gouvernement Peña Nieto

pour l’échec de sa politique contre la

violence [25’339 homicides, reconnus,

en 2017], soulignant des données qui

montrent la détérioration colossale de

la sécurité de ses entreprises: le vol de

carburant par les huachicoleros [professionnels

du vol d’essence et de diesel]

a atteint 30 milliards de pesos en 2017,

soit 50% de plus qu’en 2016. Depuis

le début de cette année, il y a eu 852

braquages de trains et de transports

routiers et 3357 vols massifs dans des

dépôts de marchandises. «L’insécurité

provoque de graves dommages

économiques, a un impact sur la capacité

de notre pays à attirer les investissements,

à créer des emplois et à développer

un cercle vertueux de pacification

au moyen de la création de richesses»,

a déclaré Coparmex dans un communiqué.

D’autres groupes, comme le Consejo

Coordinador Empresarial (CCE),

expriment les mêmes préoccupations et

considèrent que les autorités ont ignoré

la lutte contre la violence criminelle.

Si les hommes d’affaires opportunistes

et égoïstes ont dû prendre leurs

distances par rapport à la politique de

Peña Nieto en matière de criminalité,

c’est parce que ses conséquences

touchent leurs poches. Au milieu de la

campagne électorale, les assassinats se

poursuivent sans relâche: 70 meurtres

de femmes ont été commis seulement

en avril dernier. Plusieurs candidats ont

été tués. Dans le Chihuahua, l’un des

Etats les plus violents, des dizaines de

candidats ont renoncé à se présenter

par crainte d’être exécutés. Les journalistes

travaillent dans un pays qui n’est

pas officiellement en guerre, mais dont

le bilan des meurtres dans cette profession

fait concurrence à celui de la Syrie

dans ce domaine. En mai 2018, des

dizaines de meurtres de gens ordinaires

ont eu lieu chaque jour. Depuis que Felipe

Calderón [président de décembre

2006 à décembre 2012, membre du

PAN] a décidé de sortir l’armée et la

marine de leur caserne pour «déclarer la

guerre au crime», 2017 a été l’année la

plus violente. Mais cette année électorale

sera probablement encore pire.

Si Coparmex représente le conglomérat

majoritaire du patronat, de la

grande et moyenne bourgeoisie, le CCE

est l’institution supérieure qui rassemble

les groupes les plus puissants et les

plus riches parmi les capitalistes mexicains.

Par exemple, il réunit des hommes

qui, avec Carlos Slim [détenteur de

67,1 milliards de dollars selon Forbes

en mars 2018], représentent le trio des

capitalistes les plus riches du pays: Germán

Larrea (Ferromex et Grupo Mexico

Mining Company) et Alberto Bailléres

(El Palacio de Hierro, finance et industries

diverses). Ce sont les secteurs du

CCE qui appellent publiquement leurs

employés à ne pas voter pour López

Obrador en recourant, avec peu de

succès il est vrai, aux arguments selon

lesquels AMLO est le Nicolas Maduro

mexicain ou que le Mexique deviendra

un autre Venezuela. Ils en viennent

même à sortir des discours poussiéreux

anticommunistes et antisoviétiques.

[…]

Le fantôme de la fraude

Pas au Mexique. La tradition de la

fraude électorale est beaucoup plus

enracinée que celle de la démocratie,

y compris de la démocratie bourgeoise.

Par conséquent, cette incertitude qui

subsiste dans de larges secteurs de la

population n’est en aucun cas gratuite.

Des personnages du monde de la politique

bourgeoise endurcis et cyniques,

à l’image d’un Porfirio Muñoz Ledo

[qui a occupé de nombreux postes dans

l’appareil d’Etat mexicain et dans sa

représentation dans des organismes de

l’ONU et est candidat de Morena à la

Chambre des députés], déclarent qu’il y

a des bruits annonçant la fraude à l’Institut

national électoral (INE), en raison

de l’influence notable que le PRI maintient

parmi ses principaux conseillers.

Quel serait le scénario possible de cette

opération que réaliseraient les organismes

électoraux mexicains, proverbialement

fraudeurs?

Santiago Nieto Castillo – qui a été

licencié par le gouvernement Peña Nieto

(en place depuis décembre 2012) en

tant que directeur du Bureau du Procureur

spécial pour les infractions électorales

(FEPADE) – est maintenant un allié

d’AMLO. L’affrontement avec Peña Nieto

qui a conduit à son «licenciement»

avait trait à l’enquête qu’il a menée sur

la somme de 16 millions de dollars de

pots-de-vin de la société brésilienne de

construction Odebrecht, recueillie par

Emilio Lozoya Austin. Ce dernier était

le directeur de Pemex et, en 2012, le

chef de la campagne électorale de Peña

Nieto. Dans un entretien publié dans

le magazine Proceso (27.05.2018), il

décrit ce que l’on sait depuis toujours

sur la manière dont le gouvernement,

à travers le PRI, réalise les fraudes

électorales, de manière répétée. Selon

lui, aujourd’hui une fraude se prépare

suite à l’affaiblissement des institutions

en charge des élections, telles que la

FEPADE, l’INE et le Tribunal électoral

fédéral.

Le financement des organes de

supervision des élections a diminué de

façon spectaculaire entre 2012 (93,6

millions de pesos) et 2018 (18 millions

de pesos). Il cite l’exemple du plus important

du programme officiel de lutte

contre la pauvreté, le Prospera, qui est

passé de 14,313 milliards de pesos

au premier trimestre 2017 à 20,532

milliards de pesos au cours des trois

premiers mois de 2018, cela en pleine

campagne électorale et avec des augmentations

plus importantes dans les

Etats où il y aura aussi des élections

aux postes de gouverneur et où le PRI

cherche à défendre son vote «dur». Le

gouvernement fédéral est l’exploitant

de 6491 programmes sociaux. La principale

institution chargée d’administrer

ces énormes ressources est le Secrétariat

du Développement Social (Sedesol)

dont le célèbre Rosario Robles (ancien

président du PRD – Parti de la révolution

démocratique, scission du PRI en

1989 –, aujourd’hui un collaborateur

connu de Peña) et José Antonio Meade

lui-même étaient secrétaires sous le

gouvernement actuel. Grâce à ces ressources,

les méthodes de «conditionnement»,

autrement dit achat, des votes

sont mises en pratique: délivrance de

carte d’électeur, ou documents photocopiés,

voter directement pour un

candidat, assister à un rassemblement

contre la remise, sans vergogne, de

sommes d’argent.

Traditionnellement, sous l’empire

du PRI, on savait que le «vote vert», le

vote en milieu rural, était le leur. Dans

la mesure où la population du pays a

cessé d’être essentiellement rurale et

qu’au cours des trois dernières décennies,

le Mexique est devenu un pays

à prédominance urbaine, le déclin du

PRI a été notoire, jusqu’à atteindre sa

situation présente qui le place au bord

d’une implosion qui en fera un parti accessoire.

Le vote du PRI est estimé à environ

six millions. Il est clair qu’au

vu du glissement de terrain attendu

le 1er juillet, ce chiffre est légèrement

supérieur à 10%, mais inférieur à 15%.

Parmi le pourcentage d’indécis, le PRI

n’a pas beaucoup de chances d’en

capter une fraction significative. Cela

explique cette troisième place, qui ne

suite à la pae(15)

10 Haiti Liberté/Haitian Times

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Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

11


Perspectives

Ramenez Julian Assange à la maison !

Par John PILGER

Voici une version abrégée du discours

de John Pilger lors d’un rassemblement

à Sydney, en Australie, pour marquer

les six années de détention de Julian

Assange à l’ambassade d’Équateur à

Londres.

La persécution de Julian Assange doit

cesser. Ou ça finira en tragédie. Le

gouvernement australien et le premier

ministre Malcolm Turnbull ont une occasion

historique de décider de l’issue.

Ils peuvent garder le silence, pour lequel

l’histoire leur sera impitoyable. Ou

bien ils peuvent agir dans l’intérêt de

la justice et de l’humanité et ramener

ce remarquable citoyen australien chez

lui.

Assange ne demande pas un

traitement de faveur. Le gouvernement

a des obligations diplomatiques et morales

claires pour protéger les citoyens

australiens à l’étranger de toute injustice

flagrante : dans le cas de Julian,

d’une erreur judiciaire flagrante et du

danger extrême qui l’attend s’il sort

sans protection de l’ambassade équatorienne

à Londres.

Nous savons depuis l’affaire

Chelsea Manning ce à quoi il peut

s’attendre si un mandat d’extradition

américain est couronné de succès - un

rapporteur spécial des Nations Unies

l’a qualifié de torture.

Je connais bien Julian Assange ;

je le considère comme un ami proche,

une personne d’une résilience et d’un

courage extraordinaires. J’ai vu un tsunami

de mensonges et de calomnies

l’engloutir, sans fin, vindicativement,

perfidement ; et je sais pourquoi ils le

calomnient.

En 2008, un plan de destruction

de WikiLeaks et d’Assange a été

présenté dans un document top secret

daté du 8 mars 2008. Les auteurs

étaient la Cyber Counter-intelligence

Assessments Branch du département

de la Défense des États-Unis. Ils ont

décrit en détail combien il était important

de détruire le "sentiment de confiance"

qui est le "centre de gravité" de

WikiLeaks.

Cela se ferait, écrivent-ils, avec

des menaces d’"exposition [et] de

poursuites criminelles" et une attaque

incessante contre leur réputation. Le

but était de faire taire et de criminaliser

WikiLeaks, son responsable. C’était

comme s’ils planifiaient une guerre

contre un seul être humain et sur le

principe même de la liberté d’expression.

Leur arme principale serait des

calomnies personnelles. Leurs troupes

de choc seraient enrôlées dans les médias

- ceux qui sont censés rétablir les

faits et nous dire la vérité. L’ironie, c’est

que personne n’a dit à ces journalistes

quoi faire. Je les appelle les journalistes

de Vichy - d’après le gouvernement de

Vichy qui a servi et permis l’occupation

allemande de la France en temps

de guerre.

En octobre dernier, la journaliste

de l’Australian Broadcasting Corporation,

Sarah Ferguson, a interviewé Hillary

Clinton, qu’elle a fait passer pour «

l’icône de notre génération ».

C’est cette même Clinton qui a

menacé d’"éradiquer totalement" l’Iran

et qui, en tant que secrétaire d’État

américain en 2011, a été l’une des

instigatrices de l’invasion et de la destruction

de la Libye en tant qu’État

moderne, avec la perte de 40 000 vies

humaines. Comme l’invasion de l’Irak,

cette guerre fut basée sur des mensonges.

Lorsque le président libyen fut

assassiné publiquement et horriblement

avec un couteau, Clinton a été

filmée en train de se trémousser et

d’applaudir. Grâce à elle, la Libye est

devenue un terreau fertile pour Daech

et d’autres jihadistes. Grâce à elle, des

dizaines de milliers de réfugiés ont fui

Julian Assange

au péril de leur à travers la Méditerranée,

et beaucoup se sont noyés.

Les courriels publiés par

WikiLeaks ont révélé que la fondation

d’Hillary Clinton - qu’elle partage avec

son mari - a reçu des millions de dollars

de l’Arabie Saoudite et du Qatar, les

principaux bailleurs de fonds de Daech

et du terrorisme au Moyen-Orient.

En tant que secrétaire d’État,

Mme Clinton a approuvé la plus importante

vente d’armes de tous les temps -

d’une valeur de 80 milliards de dollars

- à l’Arabie Saoudite, l’un des principaux

bienfaiteurs de sa fondation. Aujourd’hui,

l’Arabie Saoudite utilise ces

armes pour écraser des gens affamés et

malades dans une attaque génocidaire

contre le Yémen.

Sarah Ferguson, une journaliste

très bien payée, n’en a pas parlé à Hillary

Clinton qui était assise devant elle.

Au lieu de cela, elle a invité Clinton à

décrire les "dégâts" que Julian Assange

vous a fait "personnellement". En

réponse, Clinton a diffamé Assange,

un citoyen australien, comme "très

clairement un outil des services de renseignement

russes" et "un opportuniste

nihiliste au service d’un dictateur".

Elle n’a présenté aucune preuve

- et on ne lui en a pas demandée - à

l’appui de ses graves allégations. A aucun

moment, Assange n’a eu le droit de

répondre à cette interview choquante,

que le radiodiffuseur d’Etat australien,

financé par les deniers publics, avait le

devoir de lui accorder.

Comme si cela ne suffisait pas,

la productrice exécutive de Ferguson,

Sally Neighour, après l’interview

a enchaîné avec un tweet vicieux : «

Assange est la salope [bitch] de Poutine.

Nous le savons tous ! » Il existe

de nombreux autres exemples de ce

journalisme de Vichy. Le Guardian,

autrefois réputé comme un grand journal

progressiste, a mené une vendetta

contre Julian Assange. Tel un amant

éconduit, le Guardian a dirigé ses attaques

personnelles, mesquines et inhumaines

contre un homme qu’ils ont

publié et dont ils ont tiré profit.

L’ancien rédacteur en chef du

Guardian, Alan Rusbridger, avait qualifié

les révélations de WikiLeaks, que

son journal avait publiées en 2010,

comme "l’un des plus grands scoops

journalistiques de ces 30 dernières

années". Des prix furent distribués

et célébrés comme si Julian Assange

n’existait pas.

Les révélations de WikiLeaks

sont devenues partie intégrante du

plan marketing du Guardian pour augmenter

le prix de vente du journal. Ils

ont gagné de l’argent, souvent beaucoup

d’argent, tandis que WikiLeaks et

Assange luttaient pour survivre.

Sans un sou reversé à WikiLeaks,

un livre du Guardian publié à grand

battage médiatique a donné lieu à un

film hollywoodien lucratif. Les auteurs

du livre, Luke Harding et David Leigh,

s’en sont pris gratuitement à Assange

en le qualifiant d’"être endommagée" et

"impitoyable".

Ils ont également révélé le mot

de passe secret que Julian avait confié

au Guardian en toute confidentialité

et qui a été conçu pour protéger un

fichier numérique contenant les câbles

de l’ambassade des États-Unis. Alors

qu’Assange se trouvait piégé dans

l’ambassade équatorienne, Harding,

qui s’était enrichi sur le dos de Julian

Assange et d’Edward Snowden, s’est

tenu parmi les policiers à l’extérieur

de l’ambassade et a jubilé sur son

blog que "Scotland Yard allait peut-être

avoir le dernier mot".

La question est pourquoi. Julian

Assange n’a commis aucun crime. Il

n’a jamais été accusé d’un crime. L’épisode

suédois était faux et grotesque et

il a été innocenté. Katrin Axelsson et

Lisa Longstaff de Women Against Rape

[Femmes contre le viol] l’ont résumé

en ces termes : « Les allégations contre

[Assange] sont un écran de fumée

derrière lequel un certain nombre de

gouvernements tentent de réprimer

WikiLeaks pour avoir audacieusement

révélé au public leur planification

secrète de guerres et d’occupations

avec leurs viols, meurtres et destructions....

Les autorités se soucient si

peu de la violence contre les femmes

qu’elles manipulent les allégations de

viol à volonté. »

Cette vérité a été perdue ou enterrée

dans une chasse aux sorcières

médiatique qui associait honteusement

Assange au viol et à la misogynie.

La chasse aux sorcières comprenait

des voix qui se décrivaient comme

étant à gauche et féministes. Elles ont

délibérément ignoré les preuves d’un

danger extrême si Assange devait être

extradé vers les États-Unis.

Selon un document publié par

Edward Snowden, Assange figure sur

une « liste de cibles ». Un mémo officiel

qui a fait l’objet d’une fuite dit : "Assange

fera une belle mariée en prison.

J’emmerde le terroriste. Il mangera de

la nourriture pour chat pour le reste de

ses jours."

À Alexandra, en Virginie – le

foyer suburbain de l’élite américaine

qui fait la guerre - un grand jury secret,

une réminiscence du Moyen-âge - a

passé sept ans à essayer de concocter

un crime pour lequel Assange pouvait

être poursuivi.

Ce n’est pas facile : la Constitution

américaine protège les éditeurs,

les journalistes et les lanceur d’alerte.

Le crime d’Assange est d’avoir brisé

un silence. Aucun journalisme d’investigation

de mon vivant ne peut égaler

l’importance de ce que WikiLeaks a fait

en défiant le pouvoir rapace pour lui

faire rendre des comptes. C’est comme

si un écran moral à sens unique avait

été déchiré pour exposer l’impérialisme

des démocraties libérales : les engagements

dans des guerres sans fin et la

division et la dégradation de vies "indignes"

: de la tour Grenfell à Gaza.

Lorsque Harold Pinter a reçu le

prix Nobel de littérature en 2005, il a

fait référence à « une vaste tapisserie

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de mensonges dont nous nous nourrissons

». Il a demandé pourquoi « la

brutalité systématique, les atrocités

généralisées, la répression impitoyable

de la pensée indépendante » dans

l’Union soviétique étaient bien connues

en Occident alors que les crimes

impériaux de l’Amérique « ne se sont

jamais produits... même quand [ils] se

produisaient, ils n’ont jamais eu lieu ».

Dans ses révélations sur les

guerres frauduleuses (Afghanistan,

Irak) et les mensonges éhontés des

gouvernements (les îles Chagos),

WikiLeaks nous a permis d’entrevoir

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John Pilger devant l’ambassade d’Équateur à Londres

comment le jeu impérial se joue au

21ème siècle. C’est pourquoi Assange

est en danger de mort.

Il y a sept ans, à Sydney, j’ai pris

des dispositions pour rencontrer un

éminent député libéral du Parlement

fédéral, Malcolm Turnbull.

Je voulais lui demander de

remettre une lettre de Gareth Peirce,

l’avocat d’Assange, au gouvernement.

Nous avons parlé de sa fameuse victoire

- dans les années 1980, quand,

en tant que jeune avocat, il avait combattu

les tentatives du gouvernement

britannique de supprimer la liberté

d’expression et d’empêcher la publication

du livre Spycatcher - à sa manière,

un WikiLeaks de l’époque, car il a

révélé les crimes du pouvoir d’Etat.

Le premier ministre australien

était alors Julia Gillard, une femme politique

du parti travailliste qui avait déclaré

WikiLeaks "illégal" et voulait annuler

le passeport d’Assange - jusqu’à

ce qu’on lui ait dit qu’elle ne pouvait

pas le faire : qu’Assange n’avait commis

aucun crime : que WikiLeaks était

un éditeur, dont le travail était protégé

par l’article 19 de la Déclaration universelle

des droits de l’homme, dont

l’Australie était l’un des premiers signataires.

En abandonnant Assange, un citoyen

australien, et en étant complice

de sa persécution, le comportement

scandaleux du Premier ministre Gillard

a imposé la reconnaissance, en vertu

du droit international, de son statut de

réfugié politique dont la vie était en

danger. L’Équateur a invoqué la Convention

de 1951 et a accordé le refuge

à Assange dans son ambassade à Londres.

Gillard a récemment participé à

un concert avec Hillary Clinton ; elles

sont considérées comme des féministes

pionnières.

S’il fallait retenir une chose de

Gillard, c’est le discours guerrier, sociopathe

et embarrassant qu’elle a

prononcé devant le Congrès américain

peu de temps après avoir exigé l’annulation

illégale du passeport de Julian.

Malcolm Turnbull est maintenant premier

ministre de l’Australie. Le père de

Julian Assange a écrit à Turnbull. C’est

une lettre émouvante, dans laquelle il a

demandé au premier ministre de ramener

son fils à la maison. Il parle de la

possibilité réelle d’une tragédie.

J’ai vu la santé d’Assange se

détériorer au cours de ses années d’enfermement

sans soleil. Il a une toux implacable,

mais on ne lui permet même

pas de se rendre à l’hôpital en toute

sécurité pour une radiographie. Malcolm

Turnbull peut rester silencieux.

Ou bien il peut saisir cette opportunité

et utiliser l’influence diplomatique de

son gouvernement pour défendre la vie

d’un citoyen australien, dont le courageux

service public est reconnu par

d’innombrables personnes à travers le

monde. Il peut ramener Julian Assange

à la maison.

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Counterpunch 18 juin 2018

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12 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018


Perspectives

Notre Mémoire se souvient!

16 juin 1976: émeute et bain de sang à Soweto

En hommage à la glorieuse jeunesse de Soweto

levée contre l’apartheid

Par Frantz Latour

Hector Pieterson, jeune collégien de 13 ans gravement touché lors

de la brutale charge policière, dans les bras de son camarade Mbuyisa

Makhubu, et sa propre sœur, Antoinette (Tiny) qui court à ses côtés. Le

visage ravagé par la douleur. Hector succombera quelques heures plus

tard à ses blessures

Il y a quarante-deux ans, dans les

rues de Soweto, banlieue de Johannesburg,

le mercredi 16 juin 1976,

plusieurs milliers d’élèves s’apprêtent

à manifester pacifiquement contre

l’imposition de la langue afrikaans

dans l’enseignement de certaines

matières. Une énième loi discriminante…

Celle de trop.

Dans la matinée, à l’appel de

leur leader, Tsietsi Mashinini, ils

sont 15 à 20 000 manifestants à être

présents devant l’école Morris Isaacson.

Le défilé organisé par le mouvement

Black Consciousness de Steve

Biko doit s’achever par un meeting au

stade d’Orlando. Dans l'esprit de Steve

Biko, l'usage de l'anglais représente

une forme de résistance à l’apartheid.

C'est un cortège manifestement

pacifique, les écoliers dansent, chantent

et brandissent des pancartes en

carton où il est écrit «L’Afrikaans pue»,

«Au diable l’Afrikaans!». Aux abords

du stade d’Orlando, la foule se retrouve

face aux policiers, elle refuse de

se disperser. L’émeute gagne Soweto

malgré la répression sauvage et aveugle

à laquelle se livre le gouvernement.

Elle s’étend à d’autres banlieues noires

autour de Johannesburg et, très vite, à

quasiment l’ensemble du pays.

Fait significatif, des étudiants et

élèves blancs manifestent à leur tour

au centre de Johannesburg et expriment

leur solidarité aux émeutiers de

Soweto. La police lance alors des grenades

lacrymogènes, lâche ses chiens

et finit par tirer à balles réelles dans la

foule. Hector Pieterson, jeune collégien

de 13 ans est gravement touché et

succombera quelques heures plus tard

à ses blessures.

Le township de Soweto s’embrase

malgré la répression sanglante

du gouvernement de John Vorster. Très

vite, tous les townships de la banlieue

de Johannesburg et du pays sont le

théâtre de scènes d’une rare violence.

Devant l'ampleur de la rébellion, le

Premier ministre sud-africain, John

Vorster décrète l’état d’urgence, et

met en œuvre une stratégie purement

militaire pour écraser l’insurrection.

N'empêche, la révolte se poursuit dans

le pays. Éventuellement, le régime

raciste sera contraint d'annuler sa réforme.

Le bilan officiel des émeutes sera

de 575 morts et de centaines de blessés.

Le gouvernement se résout à retirer

sa loi en juillet 1976. La révolte des

jeunes Sud-Africains noirs contre une

énième loi de ségrégation est ainsi le

signe avant-coureur de l’effondrement

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du régime de l’apartheid fondé sur la

théorie « du développement séparé »

élaborée par les idéologues afrikaners.

Il se révélera que les événements du

16 juin auront marqué «une nouvelle

ère dans laquelle les Blancs auront

cessé de contrôler exclusivement le

pouvoir politique »

De fait, les émeutes de la mijuin

1976 représentent un vrai séisme

révélateur de la résistance et de la

conscience des masses noires et annonciateur

de la débâcle du pouvoir

ségrégationniste. En effet, les derniers

pays occidentaux à soutenir encore,

même en sous-main, le régime sud-africain

finiront par le lâcher. L'ONU

sera amenée à prendre position en

adoptant un embargo sur les ventes

d'armes. L'isolement sera quasi total

sur la scène internationale. Un boycott

politique et économique atteindra son

apogée dans les années 1980.

Les événements sanglants de

l’été 1976 qui furent à l'origine de

l'émergence d'une nouvelle génération

militante allaient renforcer le

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mouvement de résistance de Steve

Biko et l’assise populaire de l’ANC.

Dix-sept ans plus tard, l’apartheid rendait

l’âme, c'était la libération de Nelson

Mandela, la fin de l’apartheid et

l’organisation des premières élections

démocratiques en 1994.

Nous n'oublierons pas cette

vaillante jeunesse de Soweto courageusement

soutenue par les masses

sud-africaines. Au bout de leur résistance:

leur décisive et claire victoire

qui fera tomber les murailles de l'apartheid.

L'Histoire les a déjà placés aux

premières loges de la conscience universelle

reconnaissante.

Sources:

16 juin 1976 Massacre de lycéens

à Soweto (au moins 575 morts).

Midi insoumis, Populaire et Citoyen,

18 juin 2017.

Il y a 40 ans, Soweto éclatait,

tournant dans la lutte anti-apartheid.

Huffpost, Algérie.16/06/2016.

Le 16 juin : le jour où tout a basculé

à Soweto. Africanews, juin 2016.

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Il est important de porter à la

connaissance du monde des

affaires, des ressortissants étrangers

et du public en général que le

Tribunal de Première Instance

Saint-Marc a rendu, en audience

ordinaire et en ses attributions

civiles de divorce le 16 mars 2017,

un jugement admettant le divorce

de la dame Cynthia PIERRE-LOUIS

contre son époux Mathurin

JOSEPH pour injures graves et

publiques aux torts de l’époux ;

prononçant du même coup la

dissolution des liens matrimoniaux

existant lesdits époux.

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Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

13


Perspectives

Le Brésil en grève : les camionneurs et les ouvriers

du pétrole ne marchent plus !

Par Vijay Prashad

La plus grande économie

d’Amérique latine – le Brésil – est

au bord de la faillite. Les camionneurs

et les ouvriers du pétrole ne

sont pas au travail. Les premiers

ont fait une grève de dix jours,

tandis que les seconds de 72 heures*.

Les deux groupes sont en

colère contre le gouvernement de

Michel Temer. Ce gouvernement,

disent-ils, a mal géré l’économie

et commencé à privatiser le secteur

crucial de l’énergie. Un haut

niveau de conscience politique

parmi ces ouvriers les amène à

pointer du doigt le gouvernement

Temer et sa complaisance vis-àvis

du capital financier interna-

de croissance de l’économie brésilienne

est de 0,4%. En d’autres termes,

pendant que l’économie est en

faillite, les prix augmentent. C’est

monstrueux pour les Brésiliens ordinaires.

Les prix du carburant ont

augmenté de 50%, ce qui a eu un

impact sur les prix de denrées alimentaires.

Les camionneurs sont

en grève à cause de cette flambée

des coûts énergétiques. Les ouvriers

du pétrole sont en grève pour

des raisons similaires. Ils sont en

colère contre la mauvaise gestion

de la société énergétique brésilienne

Petrobras.

Depuis que le gouvernement

putschiste de Temer a pris le pouvoir

en 2016, l’économie a connu

une sérieuse chute. La priorité

donnée aux banques internatio-

« Sans camion le Brésil s'arrête »

Les ouvriers ne se sont pas présentés au travail sur les plates-formes

pétrolières du bassin de Campos ni dans les raffineries de pétrole de

l’Amazonie

tional.

Récemment, l’OCDE (Organisation

de coopération et de

Depuis que le gouvernement

putschiste de Temer a pris le

pouvoir en 2016, l’économie a

connu une sérieuse chute

développement économiques) a

publié une enquête qui vantait

l’augmentation d'1% du taux de

croissance du Brésil. Mais ce rapport

est totalement trompeur. Il ne

comprend pas l’économie brésilienne

du point de vue du Brésilien

moyen.

Les prix des produits de base

ont grimpé en flèche. Le taux d’inflation

est d’environ 4,2%. Le taux

nales a signifié que les dépenses

budgétaires du Brésil sont plus

axées sur le paiement des intérêts

de la dette publique (16%) que sur

l’éducation (12%) et les soins de

santé (12%). Ce gouvernement n’a

pas tenté de repousser les créanciers,

n’a pas de volonté politique

pour mobiliser des ressources

auprès des super-riches parmi les

Brésiliens. Le coût de la mauvaise

gestion est donc supporté par les

travailleurs pauvres.

Prix du pétrole

Le syndicat des ouvriers du pétrole

a compris assez tôt que la politique

du gouvernement Temer est d’attirer

les investissements directs

étrangers au Brésil par la privatisation

de la compagnie pétrolière

nationale. En octobre 2016, le

gouvernement de Temer a mis en

place une politique de prix qui garantissait

que les prix intérieurs

seraient indexés sur les prix du

pétrole importé. Cette politique est

entrée en vigueur en juillet 2017.

Cela a entraîné une hausse irrationnelle

des prix du pétrole domestique

– de 230%, avec l’essence et

le diesel augmentant de 50% et le

gaz de cuisine de 60%.

C’est ce qui a créé une crise

dans le secteur pétrolier. La solution,

pour le gouvernement Temer,

est la privatisation du pétrole. Les

arguments en faveur de la privatisation

ne viennent pas du secteur

lui-même, mais d’une mauvaise

gestion intelligente et délibérée

qui livre le secteur à des mains

privées. Regardez, dit le ministre

du Pétrole, le secteur est en mauvais

état. Solution: la privatisation.

Le Brésil est le plus grand

producteur de pétrole brut en

Amérique latine. La capacité de

production de Petrobras est de 2,2

millions de barils par jour, plus que

suffisant pour la consommation

domestique. La direction a réduit sa

capacité de raffinage – à 2 millions

par jour – de 70%. Il importe du

pétrole à des prix exorbitants pour

satisfaire la demande intérieure.

Il achète du pétrole étranger à 75

dollars le baril, soit 40 dollars le

baril de plus que le pétrole des

réserves offshore pré-salifères.

Petrobras pendant ce temps exporte

son pétrole à l’étranger.

L’importation de pétrole et

la mauvaise gestion de Petrobras

poussent le gouvernement vers une

dérive de privatisation – d’abord il

va remettre les raffineries au secteur

privé, puis les pipelines et terminaux

et finalement la totalité de

Petrobras. La souveraineté du Brésil

dans le secteur de l’énergie sera

bientôt complètement compromise.

Politique

Les ouvriers savent ce qui se passe.

Leur grève est politique. C’est

pourquoi le tribunal du travail l’a

déclaré illégale. Ils disent que ce

n’est pas une grève sur les salaires

ou les conditions de travail. La

cour a raison. Les ouvriers ont un

objectif plus large. Ils croient que le

gouvernement putschiste de Temer

détruit non seulement leur gagnepain

– pour lequel ils seraient autorisés

à faire la grève – mais aussi

leur société.

Les ouvriers ne se sont pas

présentés au travail sur les platesformes

pétrolières du bassin de

Campos ni dans les raffineries de

pétrole de l’Amazonie. Les camionneurs

ont bloqué les autoroutes.

Le secteur de l’énergie contre ce

gouvernement alimentera les élections

d’octobre. Le principal candidat

de l’opposition, Lula du Parti

des travailleurs, est en prison. Les

ouvriers ont cela à l’esprit quand

ils font la grève. Mais l’oligarchie

permettra-t-elle au nom de Lula

d’être sur le bulletin de vote (pour

une discussion complète de la situation

au Brésil, voir le dernier

dossier de Tricontinental: Institut

pour la recherche sociale – Lula

and the Battle for Democracy in

Brazil (Lula et la bataille pour la

démocratie au Brésil)).

Les actions de Petrobras ont

chuté non pas à cause de la grève,

mais parce que les investisseurs

privés craignent que les ouvriers

ne forcent le gouvernement à faire

machine arrière. Ce qui est bon

pour les investisseurs n’est bon

ni pour le Brésil ni pour les ouvriers

brésiliens. Moody’s, le cabinet

d’analyse pour les investisseurs,

prévient qu’une « grève prolongée

créerait un stress de crédit sévère

dans tous les secteurs d’activité ».

Moody’s gère un racket de protection

pour les argentiers. Ils bénissent

les entreprises et les pays qui

se plient à la volonté du capital

financier. Moody’s punit toute entreprise

ou pays qui tente de construire

un chemin alternatif. Le

crédit peut se tarir comme résultat.

Les armées de Moody’s ont aligné

leurs tanks autour du périmètre

du Brésil. Leurs menaces sont

réelles. Temer dit qu’il n’enverra

pas de militaires pour chasser les

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grévistes des autoroutes. Mais le

vrai militaire ne viendra pas des

casernes. Il vient des gratte-ciel de

verre et d'acier qui abritent les argentiers.

Les ouvriers ont la volonté

de rester en grève. Le syndicat a

présenté trois revendications fondamentales

: le limogeage du directeur

de Petrobras (Pedro Parente*),

la destitution du président

(Temer) et le maintien de Petrobras

dans les mains de l’État. Les ouvriers

du pétrole ont qualifié leur action

de « grève d’avertissement ».

C’est un avertissement parce que

d’autres sont prévus – un ensemble

d’actions politiques en cascade

qui mèneront aux élections d’octobre.

Impossible de croire que les

Brésiliens vont se faire voler leur

démocratie sans rien faire.

*Il a démissionné peu après la

parution de l'original de cet article

[Note de Tlaxcala]

The dawn 1er Juin 2018

Traduit par Vlad

Tlaxcala 13 juin 2018

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14 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018


Des travailleurs d’un restaurant Wendy’s du Wisconsin

débrayent et exigent un salaire décent

Par Jacob Crosse

Le 31 mai, huit travailleurs ont fermé

un restaurant Wendy's dans le village

de Weston, juste à l'extérieur de Wausau,

au Wisconsin. Collectivement, les travailleurs

ont décidé qu'ils ne pouvaient plus

tolérer des conditions de travail dangereuses,

des salaires bas et des heures excessives.

Les travailleurs ont laissé une lettre

à la direction pour expliquer pourquoi ils

ont quitté le travail. «En raison du refus

de cette société de payer un salaire décent

et de régler les problèmes avant qu'il

ne soit trop tard, les employés que vous

auriez vu aujourd'hui ont tous quitté le

travail. Nous vous souhaitons la meilleure

des chances». La note a été signée:

«L'équipe de Wendy’s».

La Wendy's Company, qui gère

les franchises de la chaîne internationale

de restauration rapide, a réalisé un chiffre

d'affaires de 1,4 milliard de dollars

en 2017. Todd A. Penegor, président

et chef de la direction de Wendy, a dépassé

les 5 millions de dollars en 2016.

Cela prendrait à un «membre d’équipe»

de Wendy's à Weston, payé 8 $ l'heure,

environ 308 ans pour gagner le même

montant. Plus de 77% des restaurants

de Wendy's ne sont pas directement détenus

par l'entreprise, mais comme c'est

courant dans l'industrie de la restauration

hyperexploitante, ils sont détenus par des

franchisés.

Le restaurant Wendy’s à Weston,

dans le Wisconsin, appartient à Starboard

Group Management, situé à Coral

Springs, en Floride. Starboard Group

exploite 180 restaurants à travers les

États-Unis avec 5 restaurants au Brésil,

La Wendy's Company, qui gère les franchises de la chaîne internationale

de restauration rapide, a réalisé un chiffre d'affaires de 1,4 milliard de

dollars en 2017

et revendique fièrement des ventes annuelles

de 260 millions de dollars sur

son site Web. Ni la direction de Starboard

Group, ni son PDG, Andrew Levy, n'ont

formellement répondu aux demandes des

travailleurs ou aux demandes des médias

de commenter le geste de revendication

des travailleurs.

L'industrie de la restauration

rapide aux États-Unis compte actuellement

3,65 millions de travailleurs, parmi

les plus exploités du pays. Beaucoup de

ces travailleurs sont forcés de travailler

à temps partiel, de manière irrégulière et

pendant de longues heures, et ont peu ou

pas d'avantages sociaux.

Isis Hunter, âgée de 19 ans, l'une

des huit travailleuses Wendy’s de Weston

qui a débrayé, a expliqué à la presse la

lutte qu'elle avait menée pour aller à

l'école tout en travaillant des heures

excessives. Alors qu'elle fréquentait le

Wausau High School, Hunter travaillait

souvent chez Wendy’s jusqu'à minuit

et avait du mal à trouver un moyen de

transport pour rentrer chez elle à la fin de

son quart de travail. «Et vers la fin du semestre»,

a-t-elle dit au USA Today, «il est

arrivé un point où j'ai choisi le sommeil

au lieu d'aller à l'école».

Incapable de combler les postes

vacants, la directrice adjointe, Kimberly

Manteuffel, a été forcée de programmer

des journées de 12 heures aux employés

et à elle-même et parfois pendant 14

jours de suite. En rejoignant sa fille Isis

dans l’arrêt de travail, Manteuffel a expliqué

l'indifférence de l'entreprise aux

demandes modestes des travailleurs,

telles que l'embauche d'un nombre suffisant

d'employés. Manteuffel a déclaré

que plus de 30 employés avaient démissionné

au cours des six derniers mois, invoquant

des salaires insoutenables et des

conditions de travail dangereuses comme

principaux motifs de départ.

Nathan Brown, un ancien employé

de dix-huit ans, a montré aux journalistes

des marques de brûlures d'huile

sur ses bras, causées par une friteuse

défectueuse. D'autres travailleurs, contraints

de rester debout douze à quatorze

heures par jour, ont dû se faire soigner

pour des douleurs dorsales et thoraciques.

La lutte de Manteuffel pour diriger

le restaurant a finalement atteint un point

de rupture la semaine dernière. Ses appels

répétés à la direction, leur demandant

une augmentation salariale pour les

employés, même à son détriment, ont été

laissés sans réponse. Après le départ des

employés, Manteuffel a déclaré à USA

Today qu'elle avait reçu des textos du directeur

du district l'implorant de retourner

dans la «famille Wendy’s» et offrant aux

employés une augmentation insultante

d'un dollar. Manteuffel n'a pas fait confiance

aux offres de la direction, notant

que dans le passé les augmentations

promises ont pris des mois à se concrétiser,

voire ne l’étaient jamais.

Alors que les travailleurs sont

obligés de sacrifier leur santé et leur travail

pour une entreprise indifférente à

leur vie, l'industrie est «en plein essor».

Les ventes de la restauration rapide

sont estimées à plus de 200 milliards de

suite à la page(18)

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Suite de la page (10)

dépasse pas les 20%, dans laquelle

José Antonio Meade s’est définitivement

installé, selon les sondages.

Ainsi, une fraude lors du 1er juillet

devrait être directement électronique

et apparaîtrait immédiatement comme

telle. Ce serait une provocation colossale

dans un pays qui ressemble à un

barrage dont le débit est sur le point

de déborder.

La nouvelle élite du pouvoir

Les fraudes et attentats les plus scandaleux

(Luis Donaldo Colosio, candidat

à la présidence du PRI qui fit un

discours contre l’orientation du président

Carlos Salinas de Gortari, sera

assassiné en mars 1994) avaient la

marque du PRI. Aujourd’hui, ce n’est

plus ce parti qui décide de la politique

du pouvoir bourgeois basé dans la

présidence de la République. La nouvelle

élite du pouvoir constitue l’équipe

conjointe des politiciens (ceux

placés au sommet) et des magnats déjà

mentionnés. L’entrée de ces derniers

dans le réseau serré de la politique du

pouvoir est un développement récent.

C’est après le tournant néolibéral des

années 1980 que l’empire du PRI a

commencé de décliner.

Bien que le Mexique ait été pendant

la plus grande partie du XXe siècle

le pays de l’«empire du PRI», cette

dictature s’est exprimée de manière

contradictoire par une succession

régulière d’élections «démocratiques»

que le parti dominant a remportées

sans difficulté. Ainsi, pendant près

d’un siècle, la politique nationale a

fait des élections présidentielles, tous

les six ans, les moments clés d’un

système qui, dans la pratique, était

un parti unique, presque totalitaire.

C’est ce qui explique l’oxymoron de

la formule qui définissait le système

comme «révolutionnaire institutionnel»,

également décrit par Mario Vargas

Llosa comme la «dictature parfaite».

La perpétuation au pouvoir de

cette oligarchie politique, avec son

contrôle ferme de l’armée, s’est faite

à travers les élections présidentielles,

définies et présentées avec force comme

«démocratiques», alors qu’en fait,

depuis 1924, le successeur au pouvoir

était la figure choisie par le président

sortant. La conscience populaire a fini

par identifier ces «compétitions», tous

les six ans, comme les moments décisifs

de leur participation politique, où

leur destin national allait être forgé.

La stabilité proverbiale du PRI, durant

près d’un siècle, a maintenu inchangée

cette péripétie aliénante.

L’importance des élections du

1er juillet réside dans le fait que la

crise sociale et économique – que le

gouvernement et ses partisans bourgeois

n’ont pas réussi à surmonter

– a rompu cette longue tradition. Le

point de rupture a été atteint. Aujourd’hui,

les conditions et les besoins

des masses populaires se heurtent de

plus en plus violemment à ces fictions

démocratiques. La bourgeoisie a tenté

de trouver un moyen répondant à ses

intérêts pour sortir de cette situation.

En 2000, ce fut la transition

convenue qui a conduit Vicente Fox du

PAN à la présidence avec l’accord tacite

du président du PRI Ernesto Zedillo,

comme l’a récemment reconnu Francisco

Labastida [ancien gouverneur de

l’Etat de Sinaloa de 1987 à 1992, de

2006 à 2012 sénateur du même Etat],

qui a été le premier candidat perdant à

la présidence du PRI.

Les conséquences des gouvernements

désastreux du PAN, celui de

Fox de 2000 à 2006 et celui de Felipe

Calderón de 2006 à 2012, ont permis

la réhabilitation du PRI avec l’élection

Peña Nieto. Avec ce «succès», le PRI a

précipité sa chute vertigineuse actuelle

et probablement définitive.

Contexte international

La rupture qui est en train de se produire

au Mexique est contemporaine

des événements qui déterminent le

chaos politique dont nous sommes

témoins dans le monde entier. Tout

d’abord, bien sûr, il y a le facteur du

puissant voisin du Nord. L’arrivée de

Trump à la Maison-Blanche a complètement

disloqué l’harmonie traditionnelle

et stable que la bourgeoisie

mexicaine a maintenue pendant

des décennies en tant que partenaire

privilégié de Washington. Peut-être

qu’après son lien stratégique avec

l’Etat sioniste d’Israël, les relations

de Washington avec Mexico étaient

parmi les plus stables et les plus importantes.

C’était le voisin du sud avec

lequel les Etats-Unis partagent une

frontière de 3000 kilomètres. Un voisin

qui assure la source de travailleurs

migrants bon marché et sûrs. A quoi

s’ajoute le statut de partenaire, avec le

Canada, de l’Accord de libre-échange

nord-américain (ALENA), un traité

avec lequel cette association a atteint

son plus haut niveau. L’arrivée de

Trump a complètement perturbé cette

configuration.

Le mur à la frontière, la remise en

question de l’ALENA et la propagande

xénophobe et anti-mexicaine du locataire

de la Maison-Blanche ont brisé

l’ancienne relation et entravé l’émergence

d’une nouvelle donne entre les

deux pays. Bien que timides, les réactions

de Peña Nieto et de son secrétaire

aux Affaires étrangères, Luis Videgaray,

face aux agressions absurdes de

Trump ont suscité une confrontation

évidente. Aujourd’hui, le poste d’ambassadeur

des Etats-Unis au Mexique

reste vacant. En conclusion, les élections

du 1er juillet se dérouleront dans

un contexte de détérioration marquée

des relations entre les deux pays.

Ce qui se passe dans les espaces

de la frontière sud est important parce

que le Mexique est le voisin direct

d’une des régions les plus violentes du

monde, le triangle du Guatemala, du

Honduras et du Salvador. Au Honduras,

le coup d’Etat contre le président

Manuel Zelaya, en 2009, a montré

que le gouvernement démocratique de

Barack Obama et de sa secrétaire d’Etat

Hillary Clinton n’a pas «démérité»

comparé à leurs prédécesseurs républicains.

La conséquence en a été

l’arrivée de Juan Orlando Hernández,

dont la dictature a été perpétuée par

une fraude colossale lors des élections

de 2017.

Et cette année, un autre pays

d’Amérique centrale, également très

proche du Mexique, est secoué suite

l’irruption de la rébellion populaire

contre le gouvernement Daniel Ortega

et de son épouse Rosario Murillo. Les

flammes de la rébellion au Nicaragua

sont aussi un facteur centraméricain

qui a un impact dans la situation mexicaine.

Plus au sud, la crise du prétendu

«progressisme» au Brésil, en Argentine,

et même en Bolivie, ainsi que

la «crise» gouvernement de Nicolás

Maduro au Venezuela sont des expériences

qui renvoient à la situation au

Mexique. Tout aussi important est ce

qui se passe en Espagne, peut-être le

pays européen le plus connu et le plus

influent du Mexique. La défenestration

de Mariano Rajoy et la chute de

son gouvernement conservateur, aux

nombreuses relations avec le gouvernement

Peña Nieto, est un fait majeur

dans le jeu des facteurs internationaux

qui sont présents aujourd’hui dans la

conjoncture politique mexicaine.

Perspectives

Comme il ressort de tout ce qui

précède, la représentation des travailleurs

et travailleuses, des paysans

et des opprimé·e·s et exploité·e·s du

Mexique est absente de ces importantes

élections. La tentative frustrée

d’enregistrer la candidate indigène et

indépendante María de Jesús Patricio

(choisie par le Congrès national indigène

comme porte-parole pour les

élections présidentielles), connue sous

le nom de Marichuy, a empêché que

son nom apparaisse sur les millions de

bulletins de vote. Le courant de masse

qui va s’exprimer dans le vote pour

AMLO cherche de la sorte à faire valoir

politiquement ses intérêts. C’est un

vote qui ne correspond pas, de facto,

aux intérêts immédiats et historiques

de ces masses, mais qui renvoie plutôt

à la politique traditionnelle qui place

les masses laborieuses et leurs alliés,

comme pratiquement durant tout XXe

siècle, dans une position de subordination

aux directions bourgeoises.

Toutefois, contrairement au XXe

siècle, nous ne sommes pas confrontés

aujourd’hui à un scénario dans lequel

l’hégémonie bourgeoise est basée sur

la croissance économique, la stabilité

et le bien-être. L’époque actuelle

du capitalisme mondial est celle de la

concurrence intercapitaliste durcie, de

l’exploitation des travailleurs ayant

des traits du XIXe siècle et de l’absence

totale d’un horizon de liberté, d’égalité

et de fraternité. Il y a là des signes

qui indiquent un potentiel de recrudescence

de la lutte de classe. Il n’y aura

plus de longues décennies de stabilité

du type de celle connue au XXe siècle.

Contrairement aux mouvements

de travailleurs en Amérique du Sud

et de manière similaire à la situation

des travailleurs du voisin du nord,

le prolétariat mexicain, considéré au

sens large du terme, est orphelin d’une

représentation politique à l’échelle du

pays. Combien de temps va perdurer

une telle situation? De très nombreux

facteurs vont déterminer la disparation

de cette situation ou sa permanence.

Mais une chose est certaine, quels que

soient les résultats des élections du 1er

juillet, il y a des courants de milliers et

de centaines de milliers de travailleurs

qui cherchent une véritable alternative

pour défendre leurs intérêts et mettre

en œuvre leurs objectifs de classe.

Cette anomalie – pour autant

que l’on puisse la qualifier ainsi – sera

«corrigée» dans un avenir proche et

précisément le signalent les conditions

de la constitution du très large

soutien électoral obtenu par la candidature

d’AMLO. «Notre» candidature

n’est pas celle d’AMLO, mais des

milliers, des millions de travailleurs

la considèrent comme la leur. Notre

attitude à leur égard est une attitude

de respect. Ce qui n’exclut pas une

explication critique ferme, de manière

fraternelle et simple, que nous exprimons

dès aujourd’hui et après le 1er

juillet. Cela en prévision du découragement,

prévisible, qui sera ressenti

lorsqu’il deviendra évident qu’AMLO

ne va pas occuper la présidence de la

République pour tracer une nouvelle

voie, mais pour essayer de réparer et

d’atténuer les problèmes qui minent le

capitalisme au Mexique.

La responsabilité est grande

pour les nombreux groupes socialistes

indépendants et révolutionnaires qui

existent déjà et qui, soit dit en passant,

ont été très actifs dans les forums et

les réunions en ces jours où la fièvre

politique actuelle dans le pays a éclaté.

Elle sera essentielle pour contribuer

aux tâches de définition idéologique,

aux expériences politiques et aux

pratiques organisationnelles qui s’accumulent

déjà à l’horizon, dans les

jours à venir. Face à ce défi, la seule

possibilité de victoire réside dans une

orientation unitaire qui s’oppose au

sectarisme stérile. L’unification déjà

en cours entre certains groupes est un

bon signe pour l’avenir.

Quels que soient les résultats des

élections du 1er juillet, ils ouvriront la

perspective d’une situation politique

nouvelle et prometteuse pour la cause

et les intérêts des travailleurs et travailleuses

du Mexique.

Mexico, le 2 juin 2018

Traduction A l’encontre

15-16 juin 2018

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

15


Suite de la page (8)

union ? Tout le monde. Impossible. La

politique doit se faire dans la transparence

tout en évitant toute démagogie.

Il ne saurait avoir une entité appelée

« Unité du Secteur Démocratique et

Populaire » sans qu’il y ait une adresse

commune, un responsable ou un

Coordonnateur unique sur une base de

consensus. Sinon c’est introduire encore

plus de confusion dans la tête de la population

qui croit de moins en moins aux

choses publiques.

On le sait, dans cette affaire Jean-

Charles Moïse se positionne déjà pour

être le nouveau leader devant mener

cette « Unité du Secteur Démocratique

et Populaire ». D’où, d’ailleurs, la méfiance

du Dr Maryse Narcisse pour rester

en dehors de cette mouvance afin de

disposer de toute sa liberté de parole et

de mouvement. Mais, l’ancien sénateur

et candidat à la présidence, Jean-Charles

Moïse, doit se préparer à affronter

d’autres leaders et concurrents qui ont

intégré l’« Unité du Secteur Démocratique

et Populaire » en dépit du refus

de leurs partis pour être le chef de ce

groupe informel. Les sénateurs Evalière

Beauplan et Nènel Cassy, l’ex-ministre

Marjorie Michel et tant d’autres signataires

n’ont pas dit leurs derniers mots

dans cette course au leadership. Bien

entendu, l’ancien sénateur du Nord, déjà

chef incontesté de l’opposition au pouvoir

du Parti Haïtien Tèt Kalé (PHTK),

occupe largement l’espace. Mais, Jean-

Charles Moïse dont la place de leader

est contestée par des collègues de son

propre parti se dit conscient qu’il reste

du chemin à faire avant de parvenir à

une candidature unique de l’opposition.

Peut-être même à une candidature de

l’« Unité du Secteur Démocratique et

Populaire » dans le cadre des objectifs à

atteindre.

Tout cela, bien entendu, après le

départ de Jovenel Moïse qui sera remplacé

par un Gouvernement de Consensus

National (GCN) selon le 5e point de

l’« Accord de Principe et d’engagement

» qui a été signé le mardi 12 juin 2018

à Port-au-Prince. Quid du Rassemblement

de l’Arcahaie pour la Reconstruction

et l’Unité du Mouvement Démocratique

et Populaire conclu le 19 août 2017.

Place maintenant à l’Unité du Secteur

Démocratique et Populaire. On n'en revient

pas. Quelle affaire !

C.C

Suite de la page (9)

as the popular mobilizations and demands

did not fit with a smooth elitist-transition

to a more consensual form

of upper-class rule. The coup then represented

both a clumsy attempt by the old

order to re-impose itself, and an attempt

by some U.S. policymakers to reset the

country’s local political dynamics.

Following the military coup, people

from the “same collection of elites that

had been cultivated by the U.S. political

aid programs since the 1980s” (Robinson,

Promoting Polyarchy) were put in

charge of a new de facto regime. Yet,

even with these new technocrats in place,

the de facto regime failed to gain legitimacy

in the eyes of the Haitian people.

As multiple human rights teams

and journalists documented, the de facto

regime imprisoned and massacred large

numbers of youth and pro-democracy

activists that organized against the coup.

The military regime relied increasingly

on paramilitary forces. Reconfigured

at a reduced size, paramilitary forces

came out of hibernation. The main new

paramilitary force came to be known

as the FRAPH, a group used across the

country to carry out assassinations and

intimidation against activists from the

Lavalas movement, many of whom were

involved in liberation theology, urban

and rural anti-coup organizations, and

militant popular organizations. U.S. journalists

and filmmakers documented how

the CIA’s station chief in Port-au- Prince,

John Kambourian, was providing direct

cash payments to the FRAPH leadership

and working as an interlocutor between

the local bourgeoisie, the FRAPH, and the

U.S. embassy. The illegality of the coup,

the extreme violence and corruption of

its enforcers, and the pro-democracy organizing

of many Haitians (and international

campaigns of solidarity as well as

media and human rights reports) resulted

in the de facto regime becoming widely

and accurately recognized as a pariah

and narco-state. Fragmentation among

the country’s upper class heightened as

some began to distance themselves from

the regime. As a warning to bourgeoisie

members turning publicly against the

regime, democracy advocate and businessman

Antoine Izméry was assassinated

in September 1993. Faced with the

unrestricted and embarrassing violence

of a CIA-backed death-squad (and with

increasing media attention), the U.S.

State Department publicly backpedaled

earlier “constructive engagement” with

the regime.

While some dominant groups saw

the permanent out-in-the-open paramilitary

campaign as useful for re-solidifying

the old authoritarian order, this clashed

with the more sophisticated strategy of

many transnational elites seeking a more

stable and less brittle system of polyarchy.

As William I. Robinson explains:

“FRAPH added a new element to the

Haitian political scene that served the

anti-popular agenda in the short run but

complicated the long-term transnational

elite agenda for Haiti.”

While the FRAPH became a

“well-organized instrument of repression,

operating in a death-squad manner

to continue the process of decimating

popular sector organization, [it] also constituted

the political institutionalization of

forces bent on preserving an authoritarian

political system,” Robinson wrote.

In late 1994, with the de facto regime

facing mass demonstrations and increasing

international isolation, the Clinton

administration and UN intervened,

pressuring its leaders to step down. U.S.

intervention allowed for the elected government

to return to office, but under a set

of neoliberal conditions. These included

the near elimination of agricultural tariffs,

which would have the effect of continuing

the destruction of local small-scale/

family/peasant agricultural production in

Haiti due to the inability of local farmers

to compete with U.S. agribusiness. The

de facto regime had already stopped enforcing

the country’s tariffs, as “imported

rice entered as contraband with bribes

replacing customs duties.” (Theriot, “To

Help Haiti.”) The U.S. and its allies essentially

forced the returned government

to codify a fact already accomplished on

the ground.

The transition though did allow for

an end to the paramilitary terror and allowed

for Haiti’s popular movements to

once again mobilize. Paramilitary groups

went underground, with much of their

top leadership going into hiding or exile.

Haiti’s returned government instituted a

truth-and-justice process, which though

facing many setbacks, began to hold

members of the paramilitary and military

accountable for their crimes. As previously

documented, a number of paramilitaries

and high-profile financiers were

arrested and for the first time in Haitian

history faced trial and jail time.

In its most popular act, the Aristide

government disbanded the country’s brutal

army and rural Section Chiefs (both

having become deeply entwined with the

paramilitaries). Mobekk argues that the

demobilization of the country’s military

for the time being “removed the threat of

institutionalized violence and diminished

the possibility of military interference

in the democratization process ... also

decreased the possibilities of organized

FRAPH violence, since they had been

closely connected with FAd’H.” In spite

of this victory, the ex-army, paramilitaries,

and their elite backers secretly maintained

back channels among themselves.

Some backers and top-tier leaders of the

paramilitary forces remained active, even

if no longer operating directly through

Haiti’s state apparatus.

It soon became clear that U.S. officials

were not pleased with the newly

returned President’s move to demobilize

Haiti’s armed forces, promote justice for

the victims of paramilitary violence, and

build a new police force. U.S. officials

opposed Aristide’s preference for a police

force made up of civilian trainees. They

preferred instead to maintain a large

part of the army and recycle other ex-

FAd’H, by inserting them into the new

police force. Importantly, some of Haiti’s

army personnel had for many years held

connections with the Pentagon and U.S.

intelligence. A UN report concluded that

“President Aristide’s decision in January

of 1996 to dismantle the FAd’H was met

with displeasure by the U.S.,” as the U.S.

Defense Department wanted to maintain

at least half of the force.

Consequently, the U.S. was successful

in pushing dozens of ex-FAd’H,

who remained in close contact with the

U.S. embassy and intelligence, into Haiti’s

new police force. Haiti’s reconstituted

government also brought in around 100

ex-FAd’H members that it believed had

left their old ways. Among the ex-FAd’H,

some would cause significant problems in

the years to come.

The disbanding of the military,

while hugely popular with Haiti’s poor

and securing the government’s stability,

also set into motion some new problems.

The first was that a portion of the

ex-army was unwilling to reintegrate into

society, feeling they would lose their privileged

social position. Some of these became

involved in private security agencies,

others went into the private sector,

while others continued to be involved

in narco-trafficking, with some plotting

against the constitutional government

(finding benefactors among segments of

the elite right-wing opposition). Attempting

to manage this situation, UN officials

(and, briefly, some U.S. officials) worked

with the Haitian state promoting a training

and placement program to set into

motion a reintegration of ex-army men

into Haitian society. However, as Mobekk

explains: “The feeling of possessing power

cannot easily be substituted, or channeled

into retraining.”

Following the country’s first democratic

transition of power, with René

Préval’s first administration coming

to office (1996–2001), there occurred

(under U.S. pressure) a heightened insertion

of ex-FAd’H into police ranks.

A few of these individuals, from middle

strata backgrounds, had attended Portau-Prince’s

prestigious upper-class school

Saint-Louis de Gonzague, and had received

military training by the U.S. in

Ecuador.

A lack of resources, low pay, the

machinations of the U.S.(which had

helped facilitate former FAd’H allies

present inside the police forces) and the

corrupting influence of narco-traffickers

led to continued crises within the police.

These consisted of infighting and disorganization

within the police, as narco-syndicates

benefitted from bribing

some within the police to secure their

trafficking operations. As Brian Concannon,

a U.S. attorney who began working

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1990s, points out: at least a third of the

police force could be counted on as professional

officers loyal to the civilian government.

Another third could be bought

off or paid to turn their heads, with some

of these sympathetic to those advocating

for the return of the disbanded military.

For the rest, it was less clear where their

loyalties lay, with many wanting to avoid

risk or waiting to see who would come

out on top.

Such divisions appear to have

been one factor for the failure of Haiti’s

government to stave off a new concerted

paramilitary campaign that was unleashed

in the early 2000s. The paramilitary

campaign benefitted from efforts by

local opposition political parties, the U.S.,

Canada, and France, and officials within

powerful international financial institutions

(such as the World Bank) to further

undermine the elected government.

Next week: the FLRN

and Conclusion

(This article was adapted from

Sprague-Silgado’s longer, foot-noted article

earlier this year in the British scholarly

journal, Third World Quarterly.)

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16 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018


A Travers le monde

Les Etats-Unis quittent le Conseil

des droits de l'homme de l'ONU !

Les images choquantes d'enfants enfermés et

séparés de leurs parents par les Etats-Unis !

Nikki Haley et Mike Pompeo ont annoncé mardi le retrait des Etats-Unis

du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Les Etats-Unis ont décidé mardi de se

retirer du Conseil des droits de l'homme

de l'ONU, en qualifiant cette institution

de « cloaque de partis pris

politiques ».

Les Etats-Unis se sont retirés mardi

du Conseil des droits de l'homme

de l'ONU en accusant l'institution

basée à Genève d'"hypocrisie" et de

parti pris contre Israël. "Nous prenons

cette mesure parce que notre engagement

ne nous permet pas de continuer

à faire partie d'une organisation hypocrite

et servant ses propres intérêts, qui

fait des droits de l'homme un sujet de

moquerie", a lancé devant la presse à

Washington l'ambassadrice américaine

à l'ONU Nikki Haley, aux côtés du

secrétaire d'Etat Mike Pompeo. "Pendant

trop longtemps, le Conseil des

droits de l'homme a protégé les auteurs

de violations des droits de l'homme et a

été un cloaque de partis pris politiques",

a-t-elle ajouté.

Nikki Haley et Mike Pompeo ont

insisté sur le fait que les Etats-Unis resteraient

un héraut des droits de l'homme

dans le monde mais, pour beaucoup,

cette décision reflète la défiance

de Donald Trump envers les organismes

multilatéraux. Cette annonce intervient

au lendemain de vives critiques

du Haut-Commissaire de l'ONU aux

droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein

contre la politique "inadmissible"

et "cruelle" des autorités américaines de

séparation d'enfants de leurs parents

sans-papiers à la frontière mexicaine.

Boris Johnson avait aussi accusé

ce conseil de partialité à l'encontre

d'Israël

Mais Nikki Haley et Mike Pompeo ont

assuré que la décision était liée à l'échec

des tentatives de réforme du CDH. "Malheureusement,

il est maintenant clair

que notre appel à la réforme n'a pas été

entendu", a dit Nikki Haley. Le CDH a

été créé en 2006 pour promouvoir et

protéger les droits humains à travers le

monde mais ses rapports ont souvent

contredit les priorités américaines.

En particulier, le fait qu'Israël

soit le seul pays au monde ayant un

point fixe (appelé point 7) à l'ordre du

jour de chaque session, soit trois fois

par an, provoque la colère des Etats-

Unis. Lundi, le ministre des Affaires

étrangères Boris Johnson avait lui aussi

accusé le Conseil des droits de l'Homme

de l'ONU de partialité à l'encontre

d'Israël. "Nous partageons l'avis que le

point 7 consacré à Israël et aux territoires

palestiniens occupés est disproportionné

et préjudiciable pour la cause

de la paix", avait déclaré Boris Johnson,

à l'ouverture de la 38e session du Conseil

des droits de l'Homme à Genève.

suite à la page(18)

Depuis le 5 mai, plus de 2300 mineurs

ont été séparés de leurs

parents migrants à la frontière américaine.

Pour avoir franchi illégalement

la frontière américaine, des familles

entières ont été arrêtées puis séparées

; les enfants d'un côté, les parents

de l'autre. Depuis le 5 mai, plus de

2300 mineurs ont ainsi été séparés

de leurs parents migrants, a indiqué le

ministère de la sécurité intérieure, soit

une moyenne de plus de 66 par jour.

Ces données démontrent une

accélération du rythme des séparations

des mineurs, parfois très jeunes,

depuis que le ministre de la Justice,

Jeff Sessions, a annoncé haut et fort

cette politique de tolérance zéro à la

frontière avec le Mexique le 7 mai. «

J'ai vu des tonnes d'enfants massés

ensemble dans de grands enclos grillagés,

séparés de leurs mamans et de

leurs papas », a témoigné le sénateur

démocrate, Chris Van Hollen, après

avoir visité un centre, dimanche, au

Texas. Le site américain ProPublica a

mis en ligne un enregistrement audio

où l'on entend des enfants en pleurs

appeler leurs parents.

Trump rejette la faute sur les

démocrates

Donald Trump a encore revendiqué

cette pratique lundi, affirmant qu'il ne

laisserait pas les Etats-Unis devenir

"un camp pour migrants". S'il s'est dit

attristé par le sort de ces enfants, il rejette

la faute sur les démocrates qu'il

accuse de bloquer une réforme sur

l'immigration.

Au nom de la "tolérance zéro"

face à l'immigration clandestine, l'administration

Trump a décidé d'incarcérer

systématiquement les sans-papiers,

qu'ils soient accompagnés

d'enfants ou non. Ces derniers ne

pouvant pas être détenus avec eux, ils

sont séparés et envoyés dans des centres

d'hébergement. Face à l'affluence

des dernières semaines, les autorités

sont en train d'installer en urgence de

nouveaux refuges près de la frontière,

au Texas.

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Des enfants immigrants séparés de leurs familles

Les enfants de migrants séparés de leurs parents à

la frontière mexicaine

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du silence

L'idée que la Maison Blanche utilise

ces enfants pour faire avancer le débat

sur l'immigration indigne jusque dans

les rangs républicains. "Les enfants ne

devraient pas être utilisés comme un

outil de négociation", a jugé Jeb Bush,

ex-rival de l'homme d'affaires, lors des

primaires républicaines en 2016. "Certains

dans l'administration ont décidé

que cette politique cruelle renforçait

leur pouvoir d'influence" au Congrès,

a souligné sur Facebook un sénateur

républicain, Ben Sasse. "C'est inacceptable.

Les Américains ne prennent pas

les enfants en otage. Point".

L'ONU a dénoncé cette politique

"inadmissible" et "cruelle". Melania

Trump elle-même, fait rarissime, a dit

dimanche "détester voir des enfants

séparés de leur famille". Si elle reprend

dans sa déclaration l'argument rejetant

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la responsabilité sur la paralysie du

Congrès, son intervention témoigne

du malaise au sein-même de la Maison

Blanche. L'ex-Première dame Laura

Bush a elle aussi rompu sa traditionnelle

discrétion avec des mots forts, en

dénonçant dans la presse une politique

"cruelle". Un message relayé par Michelle

Obama sur Twitter, accompagné

de la phrase: « parfois, la vérité transcende

les partis »

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Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

17


Revue du disque de Shirlee Skai: « Toutouni »

Par Ed Rainer Sainvill

Comme un éclair inattendu, une musicalité

apte à vous atteindre aux tripes.

Shirlee Skai s’est intronisée avec clarté;

auréolée d’un gosier infaillible qui tangue

et jazze à souhait. Voix précise et imperméable,

scat filtré qui enfilent les octaves

comme des perles rares. Après les ascensions

des: Ruthshelle, Riva etc; et au razde-marée

de voix féminines provenant

des initiatives de Yole Dérose à travers

“Haïti Cœur de femme’’. La galerie de voix

féminimes du terroir s’amplifie et se bonifie

amplement. D’autant plus qu’on a le

numéro un du jazz vocal dans notre légion

étrangère en la personne de Cécile Salvant,

sans oublier Leyla Mc. Calla qui fait aussi

du chemin. Il est temps de faire place pour

Shirlee Skai cette surprenante diva pour

sa singularité. Même si elle semble plus

rapprochée de Mélanie Charles et de la regrettée

Ginou Oriol de par son orientation

jazzée. Evidemment, les tics interprétatifs

de Emelyne sont aussi repérables.

Comme Rushdelle, elle s’inronise

elle même mais, sous une allure tempérée,

à sa manière, profilant le négatif et le

positif, à cœur ouvert; en ultimatum

:’’Me voice ; Pran m ou byen kite m ‘’(à

prendre ou à laisser), sans ambigüités,

‘’Toutouni’’, avec des arguments à faire

valoir, révèle une artiste en pleine possession

de son art. En effet, cette valeur

sûre qui semble n’être pas à une croisée

des chemins, sait comment naviguer son

timbre articulé à travers les contours : du

jazz, blues, pop, r&b, paramètres haïtiens

et afro; pour en faire de merveilleuses

pièces musicales. Garnies d’arpêges

de guitares en plus d’arrangements et de

tournures allégoriques, claviers en pianissimo

et chorus adapté. Très clair.’’Jwem’’

nous surgit sur des pointes de bossa-nova,

percussions latines, guitare électrique

et piano libre et swinguant ; galvanisant

un pitch d’une tonalité illimitée. Et puis

la poésie est débordante :’’..Fè mizik avè

m, fè bèl akòm sou kòm…/konkou yon

melodi, yon refren ki pap janm fini/peze

La m peze Do m , peze Re m /Mwen se

enstriman nan men w’’.

« Sonj » est un rituel en plus émotionnel,

de lamentations en plus déchirantes,

avec ses tambours furtifs et son

accompagnement discret. Ce qui a permis

à Shirlee de mettre à nu sa capacité

de soliste patentée. ‘’Prière du monde’’

débute sur des chapeaux de roue, avec

ses katas enflammés, et comme pièce

centrale, l’Hymne à Damballah, qu’elle a

réinventé sous d’autres écritures. Tout à

fait imagé, infusé d’un lyrisme rédempteur:’’

M’anonse …Peyi a bezwen chanjman,

medikaman tretmam/…Nou bezewn

chanjman’’. Pendant qu’elle se fait

en même temps, vocale et verbale, sur

l’allure d’un rabòday souverain. Cette

superbe artiste, chanteuse, compositrice

arrangeuse et productrice qui sait si bien

chanter la misère de son peuple; ainsi que

claironner la gloire de Dessalines sait de

quoi il revient quant à son option à l’égard

de la canaille lyrique. En se démarquant

du contenu à l’eau de rose.’’Boutilye’’ est

une ode traduisant son état d’âme concocté

à partir d’une simple ballade sur un

piano inspiré au gré d’un soul versatile.

’’Ou manke m’’ c’est la nostalgie

de la terre natale, lorsqu’on est obligé de

vivre en parias en pays étranger parfois

sans avoir d’autre choix:’’ Ayiti ou manke

m /mwen reziye m..’’. Ce qui a résulté sur

des notes noires, en symbiose d’un tempo

jazzant à profusion. Et la voix de Shirlee

qui domine encore l’ensemble et l’espace

sonore de par sa musicalité expressive. «

File m an kreyòl », veut faire montre de sa

prépondérance à arranguer la foule, prouvant

qu’elle à l’étoffe pour la chaude ambiance.

En s’associant avec Princess Eud

dans un rap en tout attrayant. Elaboré à

partir d’un clavier se propageant en saule

pleureur; tout en se mariant à un sax implorant‘’Lakansyèl

aprè lapli’’est assorti de

nappes sonores. Pour une aubade sulfureuse

planant au dessus de la brume. Etalant

cette voix multicolorée qui a su amplement

s’élever dans ce blues créolisant

et épatant.

’’Ochan’’ débute sur une guitare

chanterelle, transcendant un flot de sonorité

impromptue: percussions exaltantes

au gré d’un synthé orchestral, et soudaine

transposition qui chavire dans un paso

doble aux furies d’une tauromachie. Imprégné

de textes combattifs, ce morceau

est surtout un hommage populaire. A

ceux fourmillant dans les rues chaque jour

pour manger et survivre’’…M ap di Ochan

pou ou/M ap di Ochan pou mwen tou…/

Pou tout sa mwen akonpli/ Sèl mwen ki

konnen ki barikad mwen te franchi/…Lari

a gen yon mòd lipran lipran, li pa bay/…

Pou tout sa ki fèb ou merite repo/Chak

jou n ap travay san mèsi, san bravo…’’.

‘’I want more ‘’ est une autre facette de

Shirlee qui fait preuve de sa capacité à

chanter aisément dans plusieurs langues.

Ce qui reste un atout considérable dans le

melting pot de la world music.

En effet, cette prestation montre

son aura et, combien elle est prête

pour prime time. Il suffit qu’elle évite les

chemins étroits de la facilité et du’’ b.s

prod’’. Pour trouver des avenues et institutions

à la mesure de son talent. Afin

d’atteindre ce public global pour tous les

goûts, et la qualité. Ce que renferme ce

timbre accessible et attrayant.’’Se ou/

Anba tonèl’’ démarre en slowmotion

pour transitioner sous l’entrain de vives

exentricités vocales, duo pétillant et dialogue

en sous-main; avec comme toile de

fond un anbatonèl ou graje exquis, bien

émaillé d’éloquentes chorégies. Aussi bien

que, My praise poem, un chant vocal qui

célèbre les racines maternelles de Sherlee,

qui y épure pathétiquement toute son

émanation pour dire merci à celle qui l’a

mise au monde. Mais, il n’y a pas que

ça, car la musique demeure d’une telle

qualité, qu’on reste à chaque fois à la renverse.

Notamment, au niveau des cordes;

claviers et guitares qui constituent les

structures harmoniques de cette œuvre.

Dans l’utilisation des consonances, mais

aussi des intervalles dissonantes qui permettent

une audition à la fois complexe et

avenante. En plus d’une voix conquérante,

sans barrières, pour bousculer les frontières.

Cette revue vous est parvenue

grâce à la courtoisie de Mario de Volcy de

Triumph Music.

Suite de la page (15)

dollars aux États-Unis et 570 milliards

de dollars à travers le monde en 2018.

Alors que les travailleurs génèrent

d’immenses revenus pour ces restaurants,

leur salaire demeure incroyablement

bas.

Selon un rapport de Statista,

la rémunération moyenne d'un travailleur

de la restauration rapide à

temps plein est seulement de 13.501

$. Le revenu généré par employé de

la restauration rapide est quant à lui

de 55.650 $, soit plus de quatre fois

leur rémunération. Ce maigre salaire

oblige les travailleurs à demander

l'aide du gouvernement pour répondre

à leurs besoins fondamentaux. On

estime que plus de 50% des employés

de la restauration rapide, soit près de

2 millions de personnes, utilisent des

programmes d'assistance publique.

La position courageuse des travailleurs

de Wendy’s au Wisconsin

souligne l'opposition croissante de

larges sections de travailleurs qui ont

vu leur niveau de vie baisser pendant

des décennies. Comme chez les enseignants

et les travailleurs de l'automobile,

ces travailleurs sont déterminés à

se lever et à se battre pour de meilleures

conditions de travail, une rémunération

équitable et des avantages sociaux. Le

soutien aux actions des travailleurs de

Wendy’s était visible sur les médias sociaux:

des lecteurs leur ont exprimé leur

soutien et écrit qu’ils étaient d’accord

avec leurs demandes.

Pendant ce temps, l'Union internationale

des employés des services

(SEIU) a cherché à canaliser la rébellion

à Weston derrière la campagne

frauduleuse du «Combat pour 15$»

(Fight for Fifteen) et l'impasse du Parti

démocrate.

Alors que les travailleurs de la

restauration rapide veulent de plus en

plus lutter contre leurs conditions d'hyperexploitation,

le SEIU n'a pas l'intention

de lutter pour une expansion

du niveau de vie de ces travailleurs.

Comme tous les autres syndicats aujourd'hui,

le SEIU cherche à augmenter

sa base de cotisations tout en travaillant

en tant qu’associé de la direction

dans l'exploitation de ces travailleurs.

Les emplois à bas salaires se sont

multipliés à travers les États-Unis à la

suite de la crise financière de 2008 et

du renflouement des banques qui a entraîné

un gigantesque transfert de richesse

de la classe ouvrière à l'aristocratie

financière. L'administration Obama

et le Parti démocrate ont joué un rôle

de premier plan dans ce processus en

travaillant en étroite collaboration avec

les syndicats, qui ont artificiellement

réprimé les grèves.

Malgré les efforts des syndicats

et du Parti démocrate pour saboter et

contenir la lutte des classes, les travailleurs

entrent de plus en plus en conflit

avec ces organisations. Les travailleurs

de l'industrie de la restauration rapide,

tout autant que les enseignants, les

travailleurs de l'automobile, les travailleurs

des transports en commun et

d'autres encore, font face à la même

agression contre leur niveau de vie. Ce

qu'il faut, c'est l'unification de toutes

ces luttes, en opposition aux syndicats

et aux partis des grandes entreprises,

dans la lutte pour les intérêts de toute

la classe ouvrière.

Wsws 8 juin 2018

Suite de la page (5)

la collaboration chaque fois qu’elle sera

loyale et ne cherchera pas à nous imposer

une politique quelle qu’elle soit.

Dans ce domaine, la Belgique qui,

comprenant enfin le sens de l’histoire,

n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance

est prête à nous accorder

son aide et son amitié, et un traité vient

d’être signé dans ce sens entre nos deux

pays égaux et indépendants.

Cette coopération, j’en suis sûr,

sera profitable aux deux pays. De notre

côté, tout en restant vigilants, nous

saurons respecter les engagements librement

consentis.

Ainsi, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur,

le Congo notre chère république

que mon gouvernement va créer, sera

un pays riche, libre et prospère.

Mais pour que nous arrivions sans

retard à ce but, vous tous législateurs et

citoyens congolais, je vous demande de

m’aider de toutes vos forces.

Je vous demande à tous d’oublier

les querelles tribales qui nous épuisent

et risquent de nous faire mépriser à

l’étranger. Je demande à la minorité parlementaire

d’aider mon gouvernement

par une opposition constructive et de

rester strictement dans les voies légales

et démocratiques.

Je vous demande à tous de ne reculer

devant aucun sacrifice pour assurer

la réussite de notre grandiose entreprise.

Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement

la vie et les biens de

vos concitoyens et des étrangers établis

dans notre pays.

Si la conduite de ces étrangers

laisse à désirer, notre justice sera

prompte à les expulser du territoire de la

République. Si par contre, leur conduite

est bonne, il faut les laisser en paix, car

eux aussi travaillent à la prospérité de

notre pays.

L’indépendance du Congo

marque un pas vers la libération de tout

le continent africain.

Voilà, Sire, Excellences, Mesdames,

Messieurs, mes chers compatriotes,

mes frères de ma race, mes frères

de lutte, ce que j’ai voulu vous dire au

nom du gouvernement en ce jour magnifique

de notre indépendance complète

et souveraine.

Notre gouvernement fort,

national, populaire, sera le salut de ce

pays. J’invite tous les citoyens congolais,

hommes, femmes et enfants, à se

mettre résolument au travail en vue de

créer une économie nationale prospère

qui consacrera notre indépendance

économique.

Hommage aux combattants de la

liberté nationale !

Vive le Congo indépendant et souverain

! »

VIENT DE PARAÎTRE : LES CAPSULES DESSALINIENNES

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Dessalines, cet homme fascinant, conséquent, et exceptionnel

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significatifs documents authentiques.

Bonne Lecture

Suite de la page (17)

"Et à moins que les choses ne changent,

nous voterons l'année prochaine

contre toutes les résolutions

présentées au titre du point 7 de l'ordre

du jour", avait-il annoncé.

Les Etats-Unis se sont également

retirés de l'Unesco

Washington, dont le mandat au Conseil

s'achevait en principe en 2019,

avait aussi réclamé que l'exclusion

des Etats membres commettant de

graves violations des droits de l'homme

soit votée à la majorité simple et

non aux deux tiers, et que le processus

de sélection des Etats membres

soit renforcé.

« Les pays (membres) se sont

entendus pour saper la méthode actuelle

de sélection des membres »,

a déclaré Mike Pompeo. "Et le biais

continu et bien documenté du Conseil

CONFÉRENCE SUIVIE D’UN DÉBAT

SUR THOMAS SANKARA

Avec Peter Thierjung

Vendredi 29 Juin 2018 7h PM

Haïti Liberté

contre Israël est inadmissible. Depuis

sa création, le Conseil a adopté plus

de résolutions condamnant Israël

que contre le reste du monde", a-t-il

ajouté.

Depuis l'arrivée début 2017 du

républicain Donald Trump à la Maison

Blanche, les Etats-Unis se sont retirés

de l'Unesco, ont coupé plusieurs financements

à des organes de l'ONU

et ont annoncé notamment leur retrait

de l'accord de Paris sur le climat et de

l'accord nucléaire avec l'Iran endossé

par les Nations unies. Le départ des

Etats-Unis du Conseil des droits de

l'homme n'est pas une première. Il y a

douze ans, l'administration du républicain

George W. Bush avait déjà boycotté

le CDH, avant que le démocrate

Barack Obama ne décide d'y faire participer

son pays à nouveau.

JDD 20 juin 2018

1583 Albany Ave Brooklyn, NY 11210

Information : 718-421-0162

18 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018


Suite de la page (20)

Même constat pour le Brésil qui

n’a concédé qu’un match nul avec

la Suisse, l’Espagne et le Portugal

se contentant également d’un

match nul de 3 buts partout. Mais,

la grande surprise, que les allemands

n’arrivent pas encore à

digérer est la défaite étonnante de

la Mannschaft avec huit champions

du monde dans le onze de départ,

s'est inclinée 1-0 contre un Mexique

survolté. Les victoires de la

Belgique, la Russie, l’Uruguay et la

France n’ont pas pour autant élevé

le niveau de jeu qui reste équilibré.

Tout n’est pas fini, la compétition

vient à peine de commencer, les

grandes équipes européennes et

Américaines peuvent se reprendre.

Par ailleurs une des représentantes

de l’Afrique, le Sénégal en

battant la Pologne par 2 buts contre

1 a non seulement fait un bon

match ; mais également un pas significatif

vers sa qualification pour

les huitièmes de finale.

Signalons qu’au cours de

cette coupe du monde 2018, l’assistance

vidéo à l'arbitrage (VAR)

est utilisée pour la première fois

pour éviter des erreurs d’arbitrage

graves. Cependant la Confédération

brésilienne de football (CBF) vient

d’écrire à la Fifa pour se plaindre

du but que le Brésil a encaissé, estimant

que le Suisse Steven Zuber

avait poussé son défenseur Joao

Miranda. Ce n’est pas que la VAR

n’a pas été utilisée, au contraire,

les arbitres de la VAR n’ont pas signalé

de faute à l’arbitre officiel du

match. Le but en toute honnêteté

n’avait été entâché d’aucune irrégularité.

Le pays organisateur, la

Russie, avec ses deux victoires

est le premier qualifié pour les

huitièmes de finale du Mondial.

Suite de la page (20) Conscience : Argentine 1 - Israël 0

sélection palestinienne), sept des

meilleurs joueurs de son équipe

furent assassinés pendant l’invasion

de Gaza, en 2014.

Comment ne pas avoir de

peur, alors, quand dans la récente

Grande Marche pour le Retour,

sont morts assassinés Ayman

Alkurdm, de la sélection palestinienne,

subissant le même sort que

Wajeh Moshtahe et Shadi Sbakhe,

en plus de Khalil Abed Jaber, du

Comité Olympique Palestinien ?

Fais le compte et suit. Comment

ne pas avoir peur en face

d’un régime d’occupation qui vit

en se victimisant, et qui seulement

parce qu’ils jouaient au ballon sur

une plage de Gaza, a assassiné en

2014 quatre enfants de 10 et 11

ans ? Comment, de ne pas l’avoir

en face du soldat israélien qui a tiré

sur Mohammed Khalil (joueur de

l’Al-Salah FC), parce qu’il filmait

une marche pacifique, et maintenant

a besoin d’une prothèse pour

recommencer à marcher ?

Et avec la peur, l’injustice.

Hawda rappelle qu’en 2011,

quand son équipe a joué pour la

première fois un match éliminatoire

contre l’Afghanistan, il a

gagné et est passé au deuxième

tour. Mais dans les jours préalables

à la finale, plusieurs joueurs ont

été retenus par le régime sioniste

aux frontières de Gaza et de Cisjordanie

et, sans la moitié de l’équipe,

la Palestine a perdu la finale en

Thaïlande.

À la veille du Mondial de

Russie, les joueurs argentins ont

élevé haut leur conscience politique

et sportive. Ce qui n’a pas

surgi d’un fait ponctuel comme

on l’a commenté. Avec une moyenne

d’âge de moins de 30 ans,

ses intégrants ont grandi dans

la décennie 1990, et ont gagné

leurs lauriers pendant la décennie

kirchnèriste.

L’époque à laquelle ils entendaient

leur idole, Diego Armando

Maradona, parler du génocide de

la dictature civico militaire (1976-

83), de la cause anticoloniale

des Malouines et de l’impact des

ajustements du Fonds monétaire

international dans leurs familles,

parents, amis. Ainsi, comme des

connotations macabres du Mondial

de 1978, quand l’Argentine gagna

la Coupe alors qu’à quelques

mètres du stade de River Plate, les

avions de l’Armée jetaient vivants

à la mer des milliers de militants

sociaux.

Terrorisme ? Pure merde de la

hasbará (propagande sioniste). Sur

le même ton que les fake news et

le dépit du président Mauricio Macri

et du premier ministre Benjamin

Netanyahu, la hasbará a accusé

dans les réseaux sociaux le sélectionneur

Sampaoli (ami des Mères

et Grand-mères de Place de Mai),

d’abus sexuel contre une employée

de l’Association du Football Argentin

(AFA).

Roger Waters, le fondateur de

Pink Floyd, a célébré la suspension

du match Israël - Argentine par le

biais de son compte Twitter : Heureux

! Amour à tous nos frères et

sœurs d’Argentine. Ceci pourrait

être le point d’inflexion.

Simultanément, à Tel Aviv, la

contre-attaque du perdant ne s’est

pas non plus fait attendre. Selon

le journal Haaretz, le ministre israélien

de la Sécurité Publique, Gilad

Erdan, a ordonné au chef du

service pénitentiaire que les prisonniers

palestiniens ne voient pas

les matches de la Coupe du Monde.

Pour cela, il a fallu modifier la loi

qui leur permettait de voir la télévision.

Le monde du football est loin

de briller dans des affaires de conscience

et de dignité. Après tout,

il s’agit d’un sport de masses qui

draine des milliers de millions de

dollars. Mais demain, à la cérémonie

inaugurale, la sélection

argentine défilera dans le stade

Luzhniki de Moscou et le monde

entier lui rendra une ovation spéciale,

pour avoir exalté la mémoire

du peuple palestinien.

Argentine 1 - Israël 0. Un

grand triomphe contre les provocations

du sionisme. Match amical

? Dans mon quartier, quand

les garçons qui parlaient mal le

français s’irritaient avec les impondérables

du football, ils s’exclamaient

: amical, mes couilles !

* José Steinsleger Ecrivant et

journaliste argentin. Editorialiste

de La Jornada de México. Traduction

: Rose-Marie LOU

La Jornada. Méxique,

13 juin 2018

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Vol 11 # 50 • Du 20 au 26 Juin 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

19


Coupe du monde: début équilibré

pour ne pas dire décevant !

Par Frantz Pierre-Solon

Le jeudi 14 juin dernier au

stade Loujniki de Moscou

a été lancé la 21ème Coupe du

monde de la Fédération Internationale

de Football Association

(Fifa) avec la rencontre inaugurale

Russie-Arabie saoudite

en présence du président Russe

Vladimir Poutine et de plusieurs

autres chefs d’Etat parmi eux,

le président de la Bolivie Evo

Morales et le président de la Fifa

Gianni Infantino pour ne citer

que ceux-là.

Le début de la compétition

reste quant à présent équilibré

pour ne pas dire décevant

pensent certains observateurs

puisque les grands géants de

la Coupe du Monde comme

le Brésil, l’Argentine, l’Allemagne,

la France et l’Espagne

qui ont l’habitude de dominer

le jeu avec un football plaisant,

chatoyant puis des scores larges

n’ont pas encore charmé leurs

partisans.

La piètre performance

de ces ténors ne passe pas inaperçue

et n’a pas tout à fait

convaincu leurs fans. Cette

déclaration de Diego Maradona

grande légende du football argentin,

à la chaîne sud-américaine

Telesur illustre une immense

déception « Je crois

qu’en jouant comme ça, Sampaoli

ne peut pas rentrer en

Argentine, c’est une honte »,

a-t-il fait savoir. De toute façon,

cette équipe d’Argentine va

payer très cher la non-sélection

du buteur patenté Mauro Icardi

et de l’absence sur le terrain du

jeune prodige Paulo Dybala.

suite à la page(19)

L'attaquant mexicain Hirving Lozano portant le numéro 22

exulte après son but contre l'Allemagne

Les Belges après leur victoire sur le Panama

Les joueurs Sénégalais après leur victoire

méritée sur la Pologne

Conscience : Argentine 1 - Israël 0

Par José Steinsleger *

L’attaquant Gonzalo Higuaín,

a dit cinq mots : « Lo correcto

era no ir » (La correction

était de ne pas y aller)

Avec le refus de la sélection

argentine de jouer une rencontre

amicale de football sur

les tombes palestiniennes de

Jérusalem, l’équipe dirigée par

Jorge Sampaoli a déjà gagné le

Mundial. Le mundial de la conscience

et de la dignité.

Fleur d’un jour parmi les

médias alignés sur le récit sioniste,

la nouvelle résonna dans

les rangs des supporters de la

planète. Cependant, après avoir

été surpris hors-jeu, le perdant a

choisi de lancer une contre-attaque

pathétique, laissant en

évidence son hypocrisie et - sa

perversité.

L’attaquant Gonzalo

Higuaín, a dit cinq mots : « Lo

correcto era no ir » (La correction

était de ne pas y aller). Cela

ne pouvait pas être autrement.

Parce que pour le 70ième anniversaire

de la Nakba (génocide

du peuple palestinien), son

équipe a senti que jouer à Jérusalem

était une manière de légitimer

la criminelle judaïsation de

la Ville sainte.

A Buenos Aires, l’ambassadeur

de Tel Aviv, Ilan Sztulman,

a commenté la décision

historique avec cinq autres mots

: "Los jugadores argentinos

tuvieron miedo" (Les joueurs

argentins ont eu peur). Et il a

parlé des menaces terroristes.

En omettant, naturellement, le

massacre récent perpétré par les

Forces de Défense (sic) de son

pays dans la bande de Gaza

(135 morts, 14 700 blessés).

La rencontre/sans rencontre

entre Israël et l’Argentine

a été d’un classique authentique.

Puisque tout ce qui était

relatif à Israël s’est converti en

synonyme de peur. Comme l’a

bien rappelé le Chilien Nicola

Hadwa (ex-entraîneur de la

suite à la page(19)

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