Connect 06_2018

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CONNECT

by

06.2018 Business Media

Le magazine de la confédération

luxembourgeoise du commerce

N°02

GRAND FORMAT

LE COMMERCE

FACE À LA CROISSANCE

QUALITATIVE

ENTREVUE SOCIAL

PAROLES

DE PHARMACIEN

ENTREVUE TRANSPORT

LE RECRUTEMENT, PRÉOCCUPATION

DE TOUS LES TRANSPORTEURS

LES DESSOUS DE LA CLC

DES FORMATIONS SUR-MESURE

POUR LES MEMBRES DE LA CLC


06.2018

BUSINESS MEDIA

Edito

LE TEMPS DES PROMESSES ?

Chers Membres, Chers Lecteurs,

NICOLAS HENCKES,

DIRECTEUR clc

IMAGE: JULIAN BENINI

Le GDPR est entré en vigueur le 25 mai

dernier et a priori, tout le monde est encore

vivant. Si vous n’avez pas suivi l’une

des nombreuses formations organisées

par la clc pour ses membres, il est toujours

temps de vous manifester auprès

de notre DPO Gaëlle Lipinski (dpo@clc.lu)

qui se fera un plaisir de vous guider pour

vous amener en eaux sûres.

Si le GDPR n’a pas achevé les PME, peutêtre

que les prochaines élections législatives

y parviendront en fonction de ce

que les partis politiques promettront à

leur clientèle d’électeurs. La clc en tout

cas a fait part de ses revendications aux

partis disposant d’un groupe parlementaire

à la Chambre des Députés. Nous

avons été reçus, même écoutés, mais

avons-nous été compris ? La lecture des

différents programmes électoraux pendant

l’été devrait être instructive et nous

devrions pouvoir vous faire une petite

synthèse, non partisane, à temps pour

aller voter (du moins pour ceux parmi

vous qui ont cette chance). N’hésitez pas,

en tout cas, pour dire ce que vous pensez

par exemple de la hausse du salaire

social minimum à chaque candidat que

vous ne manquerez pas de croiser dans

les prochaines semaines. Ils sont désormais

tous de sortie et un peu contraints

de vous écouter.

Quant au serpent de mer des heures

d’ouverture, notre Secrétaire d’État à

l’Économie, Madame Francine Closener,

constatait dans nos colonnes du dernier

numéro que beaucoup de commerces

ne profitaient aucunement des plages

horaires autorisées. En admettant que

cette vision des choses soit correcte,

cela prouverait surtout qu’il n’existe

aucun risque à libéraliser les heures

d’ouverture comme la clc le demande.

Par ailleurs, Madame Closener a soigneusement

évité dans sa réponse la

question des ouvertures du dimanche,

ouvertures qui intéresseraient nos salariés

frontaliers… si elles n’étaient pas

limitées à 4 heures. En effet, avec une

journée de travail pleine de 8 heures,

avec les suppléments de salaires prévus

par le code du travail, avec le congé

compensatoire et avec une circulation

routière moindre, travailler le dimanche

serait une réelle aubaine.

En attendant, à l’heure où nous bouclons

ce magazine, la clc n’a toujours pas obtenu

de réponse officielle à sa demande

de dérogation pour les horaires d’ouverture

des commerçants conformément à

la jurisprudence récente. Seul un tweet

de notre Secrétaire d’État à la sortie

d’une réunion avec les syndicats révélait

qu’elle allait rejeter notre demande. À

suivre donc, mais heureusement que nos

autres dossiers avec Madame Closener

sont bien plus positifs avec notamment

le lancement prochain de la plateforme

Letzshop.lu ou la mise en place d’un Cadastre

du commerce qui devrait fournir

des informations précieuses pour toutes

les parties prenantes du commerce au

Luxembourg. Peut-être pourrons-nous

vous en dire un peu plus dans notre prochain

numéro.

« LA LECTURE

DES PROGRAMMES ÉLECTORAUX

DEVRAIT ÊTRE INSTRUCTIVE »

Enfin, vous n’avez pas pu rater le feuilleton

médiatique autour de la fameuse

« croissance qualitative ». Comme beaucoup

de gens encore, vous vous demandez

peut-être ce que cela recouvre

et si vous êtes concernés ? Eh bien votre

magazine est là pour vous fournir un

dossier synthétique sur la question en

relation avec nos trois piliers clc : commerce,

transport et services. Vous verrez

ainsi que les membres de la clc sont

actifs en la matière. Si votre entreprise a

également des projets en cours dans ce

domaine, surtout n’hésitez pas à nous

en faire part !

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 03


Sommaire

BUSINESS MEDIA

06.2018

SOMMAIRE

AGENDA

CARTE BLANCHE

« Comment choisir une agence de communication ? »

ENTREVUE COMMERCE

Cadastre Commercial

EN COULISSE COMMERCE

Marc Reiff : « Mettre en avant le nord du pays ! »

NEWS COMMERCE

L‘AVIS DE L’EXPERT // DROIT SOCIAL

GRAND FORMAT

Le commerce face à la croissance qualitative

3 QUESTIONS À… Claude Turping

L‘AVIS DE L’EXPERT // DROIT DES SOCIÉTÉS

ENTREVUE SERVICES

Fibre optique et 5G : le Luxembourg en avance sur ses voisins

EN COULISSE SERVICES

La 5G, une révolution à laquelle Orange Luxembourg et Tango se préparent

NEWS SERVICES

SOCIÉTÉ

« Sensibiliser les entreprises à la digitalisation, un enjeu crucial »

L‘AVIS DE L’EXPERT // FISCALITÉ

ENTREVUE SOCIAL

Paroles de pharmacien

EN COULISSE SOCIAL

Donner une valeur ajoutée au métier de pharmacien

NEWS SOCIAL

ENTREVUE DIGITAL

« Trop d’entreprises sont encore démunies face au digital »

EN COULISSE DIGITAL

Voir Luxembourg d’un œil nouveau grâce à la réalité augmentée

ENTREVUE TRANSPORT

« Le recrutement, préoccupation de tous les transporteurs »

EN COULISSE TRANSPORT

« Devenir un hub logistique à dimension européenne »

NEWS TRANSPORT

LES DESSOUS DE LA CLC

NETWORKING

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P.08

CARTE BLANCHE

« Comment choisir une agence

de communication ? »

P.32

SOCIÉTÉ

« Sensibiliser les entreprises

à la digitalisation, un enjeu crucial »

04 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Sommaire

P.16

GRAND FORMAT

Le commerce

face à la croissance qualitative

P.22

3 QUESTIONS À…

Claude Turping,

Directeur de Valorlux

P.28

EN COULISSE SERVICES

La 5G, une révolution à laquelle

Orange Luxembourg et Tango

se préparent

P.44

ENTREVUE DIGITAL

« Trop d’entreprises sont encore

démunies face au digital »

P.48

ENTREVUE TRANSPORT

« Le recrutement, préoccupation

de tous les transporteurs »

P.56

NETWORKING

OURS DEVENEZ MEMBRE !

EDITEUR

confédération luxembourgeoise du commerce

RÉDACTEUR-EN-CHEF

Nicolas Henckes

RÉDACTION

Géraldine Bélier / Alix Bellac / Claude Bizjak /

Sarah Braun / Aloïs Charpenet / Agnès Coupez

Xavier Delecroix / Quentin Deuxant / Alexis Glavasevic

Marc Haas / Nicolas Henckes / Sébastien Lambotte

Marie-Laure Moreau / Michael Peiffer /

Isabelle Phalippou / Jeanne Renauld / Mathieu Rosan

Marielle Stevenot / Silvia Teixeira

PHOTOGRAPHES

Julian Benini / Marie De Decker

SOCIÉTÉ ÉDITRICE

Wat Editions

74, rue Ermesinde

L-1469 Luxembourg

Tél.: +352 26 20 16 20

RÉGIE PUBLICITAIRE

Wat Editions

Maria Pietrangeli

maria.clc@wateditions.lu

DIRECTION ARTISTIQUE & MISE EN PAGE

Wat Editions

Julie Mallinger

julie.clc@wateditions.lu

Rendez-vous sur www.clc.lu sous l’onglet « Devenir membre »

et demandez votre membership directement !

NOUS CONTACTER

confédération luxembourgeoise du commerce

7 Rue Alcide de Gasperi, L-1615 Luxembourg

Tél.: +352 43 94 44 1 / info@clc.lu / / www.clc.lu

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 05


Agenda

BUSINESS MEDIA

06.2018

29.06 - 28.07

SOLDES D’ÉTÉ 2018

05.09 13.10 - 21.10

LES CLCNETWORKING,

LE MEILLEUR MOYEN

POUR DÉVELOPPER

SON RÉSEAU PROFESSIONNEL !

Ramborn

HOME AND LIVING EXPO

Quoi de mieux que d’aborder l’été

avec une nouvelle garde-robe ?

©Marie De Decker

La clc organise, pour ses membres,

des networking permettant de développer

son réseau, toujours dans une

ambiance chaleureuse, agrémentée de la

découverte d’une entreprise membre.

Le 3 e événement du genre aura lieu le 5

septembre chez Ramborn et il sera alors

question de cidre luxembourgeois avec

ce producteur unique !

Les événements clcNetworking

sont réservés aux membres !

Demandez votre membership sur

notre formulaire en ligne www.clc.lu !

Inscriptions sur www.clc.lu

à la rubrique clcNetworking

Les soldes d’été au Luxembourg

se dérouleront du vendredi 29 juin

au samedi 28 juillet 2018.

Plus d’informations sur

www.clc.lu

Home & Living Expo est le salon

du logement, de la construction,

de la rénovation, de l’ameublement

et de la décoration.

Du 13 au 21 octobre, Home & Living

Expo réunira l’essentiel de l’habitat

et tout ce qui va avec !

Pendant ces 9 jours, venez découvrir

ce nouveau concept et rencontrez

sous un seul toit,

plus de 300 spécialistes issus

du secteur de l’habitat : acteurs

du marché immobilier luxembourgeois,

de l’artisanat luxembourgeois

et allemand, commerçants du secteur

de l’ameublement luxembourgeois …

Plus d’informations sur

www.homeandlivingexpo.lu

06 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


Carte Blanche

BUSINESS MEDIA

06.2018

« COMMENT CHOISIR UNE AGENCE

DE COMMUNICATION ? »

A à Z après la sélection de l’agence. Les stratégies

et outils de communication sont devenus

si complexes et interconnectés que le processus

créatif nécessite aujourd’hui une collaboration

plus étroite entre le client et son agence afin de

pouvoir faire des ajustements en cours de route.

Lors d’une compétition, plusieurs agences développent

une multitude de solutions parmi lesquelles

le client devra choisir. Or, c’est un leurre

de croire encore en ces solutions clés en main.

Force est de constater qu’on arrive à un résultat

plus juste à travers une réelle collaboration que

sur base d’un pitch.

TEXTE : MARC HAAS, PRÉSIDENT

DE LA MARKCOM (ASSOCIATION

DES AGENCES DE CONSEIL EN MARKETING

ET COMMUNICATION DU LUXEMBOURG)

IMAGE : BINSFELD

T

ôt ou tard, chaque entreprise ou institution

a besoin de communiquer et d’entrer

en contact avec ses différents publics

cibles. Se pose alors le problème du recrutement

d’une agence, ou plutôt de LA bonne

agence qui saura répondre parfaitement aux

objectifs fixés. Pour entamer le processus, il

faut d’abord définir ses critères de recherche

par rapport au projet que l’on veut réaliser,

scanner le marché ou suivre les recommandations.

On peut décider d’inviter quelques prestataires

pour une présentation ou à un entretien

préalable sans engagement, histoire de se

faire une idée plus précise de chacun d’entre

eux. Il est également possible de demander un

Marc Haas

devis à plusieurs agences sur base d’un cahier

des charges ou de faire réaliser un projet

test avec quelques agences dans le cadre d’un

budget défini. Ça permet de juger en conditions

réelles l’approche créative, les méthodologies

et les équipes. Et ça donne l’occasion

de travailler avec des nouveaux acteurs du

marché pour pouvoir, in fine, faire un choix en

connaissance de cause.

Pour des projets d’envergure, une compétition

inter-agences peut être organisée. On parle

alors de « pitch » comme on dit dans le jargon.

Une méthode courante, sans doute un peu trop

selon les professionnels du métier. L’expérience

montre que cette approche est loin d’être la

meilleure pour arriver au résultat souhaité. En

effet, si la solution du pitch peut paraître facile, il

faut savoir que cette dernière entraîne une perte

de temps et d’argent assez considérable, autant

pour les agences que pour les clients euxmêmes.

Fréquemment, les concepts développés

dans le cadre d’un pitch doivent être revus de

Alors, comment bien faire si l’on prévoit un

réel projet d’envergure de type repositionnement

ou campagne de longue haleine, avec des

moyens conséquents ? Première étape : déterminer

ses objectifs et rédiger un briefing clair

avec un budget alloué. Dans ce budget, prévoir

également une rémunération, au moins symbolique,

pour les agences non retenues. Il faut

savoir que le temps qu’une agence investit dans

une compétition se situe en moyenne entre 100

et 200 heures (soit 10 000 à 20 000 €). Seconde

étape : évaluer quel type d’agence correspond

le mieux aux exigences du briefing, du cahier

de charges et du budget… Dernière étape : sélectionner

deux à trois agences, pas plus, et

démarrer. Ce n’est pas la quantité des projets

qui va augmenter la qualité de la solution finale.

Ce qui importe, c’est la concordance entre les

objectifs et la solution apportée.

La MarkCom recommande ainsi à tout un chacun

d’organiser au préalable une réunion de briefing,

indispensable pour bien expliquer le contexte et

les attentes. Il convient ensuite de faire part d’un

budget, car les agences vont développer des

solutions différentes en fonction de l’enveloppe

donnée, mais surtout, d’accorder le temps nécessaire

entre le briefing et la présentation. Au

minimum quatre semaines pour une présentation

d’envergure, et c’est dans l’intérêt même

des clients. Le processus créatif a besoin de

remettre en cause, de revoir et d’améliorer les

solutions. Il ne faut pas non plus oublier de planifier

une phase de présentation et de constituer

un organe d’évaluation disposant du réel pouvoir

décisionnel. Enfin, il est bienvenu de désigner

le gagnant du concours rapidement.

Plus d’informations et de conseils

sur www.markcom.lu

08 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


Entrevue Commerce

BUSINESS MEDIA

06.2018

CADASTRE COMMERCIAL

« UN OUTIL STRATÉGIQUE

POUR L’AVENIR DU COMMERCE »

Dans le cadre de l’initiative, Pakt PRO

Commerce, le ministère de l’Économie, la

Chambre de commerce et la clc vont unir

leurs efforts pour mettre en place un

Cadastre du Commerce. Celui-ci formera

à l’avenir le support de toutes les observations

du marché, analyses et autres

décisions en matière de politique de développement

au niveau local, régional et

national. Rencontre avec Gilles Scholtus,

Direction générale PME et entrepreneuriat

au sein du ministère de l’Économie,

et Tom Baumert, CEO de la House of Entrepreneurship

– One-Stop Shop.

TEXTE : MICHAEL PEIFFER

©Ville de Luxembourg

D’OÙ VIENT CETTE IDÉE

DE CONSTRUIRE UN NOUVEAU

CADASTRE COMMERCIAL

AU LUXEMBOURG ?

Tom Baumert : Au sein de la Chambre de

Commerce, un tel cadastre existait déjà

par le passé. Toutefois, par manque de

temps et de budget, nous n’avions plus

les moyens de le tenir à jour. De plus,

la technologie utilisée voici dix ans ne

permettait pas d’exploiter pleinement

les données, comme on peut le faire aujourd’hui.

Dès lors, quand l’opportunité

de participer à un nouveau projet répondant

aux besoins actuels nous a été présentée,

nous avons immédiatement sauté

sur l’occasion.

Gilles Scholtus : L’initiative Pakt PRO Commerce

se divise en cinq axes thématiques, le

premier étant « l’analyse et la connaissance

du marché ». Pour mener cette analyse, nous

avons besoin de données fiables et actuelles.

Cela passe par l’élaboration d’un nouveau

cadastre qui répond à toutes les questions

importantes que nous nous posons aujourd’hui.

Nous constatons par exemple que

le développement du chiffre d’affaires des

commerces physiques ne suit pas l’évolution

de la population. Actuellement, on estime

que les surfaces commerciales représentent

1 000 000 m 2 , avec une hausse attendue de

220 000 m 2 supplémentaires d’ici 2022, ce

qui va augmenter la pression sur les commerces

existants. À cela s’ajoute la concurrence

de la Grande Région…

10 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Entrevue Commerce

QUEL CONTENU

POUR LE CADASTRE ?

Le cadastre du commerce doit répertorier

des informations pertinentes

sur les magasins du pays : adresse,

branche, surface de vente, forme

d’exploitation (supermarché, magasin

spécialisé, etc.)… Il doit aussi intégrer

toutes les surfaces, y compris les

locaux vacants, qui peuvent être occupés

par de potentiels commerçants

intéressés.

Tom Baumert - ©Julian Benini

QUELS SONT LES OBJECTIFS

AUXQUELS DEVRA RÉPONDRE

CE CADASTRE DU COMMERCE ?

Tom Baumert : Ce cadastre est un outil stratégique

de premier plan. Nous manquions

jusqu’ici d’un outil capable de nous donner

une vue sur l’évolution du commerce, que ce

soit au niveau d’une ville ou d’un plus grand

espace… Pour nous, il est important de pouvoir

discuter avec les politiques sur base

d’arguments et de chiffres clairs. Avec notre

expérience passée, nous savons qu’il est primordial

que cette base de données soit mise

à jour régulièrement et nous permette de

comparer les informations année par année.

Gilles Scholtus : L’objectif ultime est de disposer

d’une connaissance exacte de l’offre

commerciale au Luxembourg, de pouvoir

gérer ce qu’il manque ou encore d’éviter les

locaux vides. L’autre point très important

est effectivement de pouvoir suivre d’assez

près l’évolution du commerce, pour agir en

connaissance de cause et prendre les bonnes

décisions au bon moment.

À QUOI VONT SERVIR

LES DONNÉES RÉCOLTÉES ?

Tom Baumert : Ce n’est qu’à partir de données

représentatives, sûres et facilement

Gilles Scholtus

utilisables que nous pourrons mettre en

place des actions rationnelles. Souvent

jusqu’ici, le politique a pris des orientations

sur base d’impressions, de sentiments,

de ressentis du terrain, sans disposer de

chiffres adéquats. Les villes se vident ? Estce

vrai ou non ? Les grandes surfaces commerciales

en périphérie tuent le commerce

de centre-ville ? Vrai ou faux ? Quels sont

les effets de la digitalisation sur les petits

commerçants ? Actuellement, nous ne disposons

d’aucun chiffre pour répondre à ces

questions de manière pertinente et étayée.

En outre, nous avons de plus en plus besoin

de ce type de données pour répondre

aux attentes des institutions européennes

ou nationales. Un défi important, au-delà

de la mise à jour régulière, sera de pouvoir

interpréter ces données brutes et de pouvoir

délivrer des informations exploitables

par le plus grand nombre. L’analyse des

données devra profiter à tous.

Gilles Scholtus : On se rend notamment

compte que les communes ne disposent pas

d’une vue d’ensemble de leur offre commerciale

ou de quelles superficies sont vacantes.

Elles voudraient attirer de grandes

enseignes, mais leurs surfaces ne sont pas

en adéquation avec les besoins du marché…

Avec une meilleure connaissance du marché

et de l’offre commerciale, nous allons

pouvoir guider commerçants et communes

de manière plus fine et adéquate. Pourquoi

ne pas permettre à des commerçants de

tester leur business sous forme de pop-up

stores en utilisant des surfaces vides ? Pourquoi

ne pas donner un peu de place à des

industries créatives locales quand la place

s’y prête ? J’ai en tête l’exemple d’une maroquinerie

qui s’est installée provisoirement

à Ettelbruck. Après quelques mois, elle s’est

installée définitivement et vient renforcer

l’offre commerciale de la ville. Tout le monde

est gagnant. En combinant le cadastre à

d’autres données, comme les études sur

le comportement des consommateurs de

la Grande Région, nous pourrons par ailleurs

déterminer le type de commerce qui

manque dans telle ou telle région, mieux

comprendre pourquoi certains biens sont

achetés à l’étranger, à quelle fréquence. Au

final, l’idée est de mieux adresser l’offre en

fonction des besoins réels du consommateur.

CONCRÈTEMENT, A-T-ON

UNE IDÉE DE LA FORME QUE

POURRA PRENDRE CE CADASTRE ?

Gilles Scholtus : La première étape est de

rassembler les chiffres. Ensuite, nous devons

encore voir de quelle manière mettre

les bonnes informations à disposition de

tous. Nous sommes en contact avec l’administration

du cadastre qui dispose d’un outil

de pointe, à savoir le Géoportail. Le cadastre

commercial devrait à terme constituer une

couche supplémentaire de ce cadastre multifonctionnel

déjà très fourni.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 11


En coulisse Commerce

BUSINESS MEDIA

06.2018

MARC REIFF : « METTRE

EN AVANT LE NORD DU PAYS ! »

Soutenu par ses associés, Marc Reiff a été l’un des premiers à croire en l’attractivité commerciale du nord du pays.

Celui qui a participé au retour de la marque Gulf au Luxembourg dans les années 2000 est à présent également

à la tête du Nordstrooss Shopping Mile, à Marnach. Il évoque avec nous les avantages qu’offre le nord du pays.

TEXTE : MATHIEU ROSAN

Marc Reiff

L’HISTOIRE DU CENTRE COMMER-

CIAL A COMMENCÉ IL Y A PLUS

DE 30 ANS. QUELLES ONT ÉTÉ

LES GRANDES ÉTAPES

DE SON DÉVELOPPEMENT ?

Tout a débuté avec la construction du magasin

de meubles Oestreicher, par Monsieur

Wily Oestreicher en 1986. Ensuite, en 1996,

l’un de mes associés à ouvert un supermarché

: c’est à ce moment-là que nous avons

décidé d’installer notre première station-essence.

Cette station Total existe d’ailleurs

toujours. En 1999, nous avons créé une

nouvelle société afin, de développer tout le

reste du centre et en faire ce que vous pouvez

connaître aujourd’hui.

QU’EST-CE QUI VOUS A MOTIVÉ

À VOUS INSTALLER DANS LE NORD ?

Étant originaire du nord du pays, il nous semblait

logique de participer au développement

de cette région. Celle-ci offre une multitude

d’avantages, a fortiori depuis l’ouverture de

la Nordstroos qui a rendu la région nettement

plus attractive. De nombreux aspects

témoignent que le centre commercial est

bien placé au niveau stratégique. Le nord du

Luxembourg reste une région frontalière et

une région touristique : nous vivons donc non

seulement de notre clientèle régionale, mais

également des frontaliers qui traversent le pays

chaque jour. La Nationale 7 passe juste par le

centre et on voit défiler près de 15 000 voitures

au quotidien, ce qui fait autant de clients

potentiels. De nombreux frontaliers viennent

d’ailleurs faire leurs courses le dimanche, ce qui

est un grand avantage pour nous.

COMMENT LE CENTRE S’EST-IL ADAPTÉ

À L’ÉVOLUTION DES CONSOMMATEURS?

L’idée de départ était de dire que nous ne

voulions pas être une galerie commerciale où

les gens viennent uniquement pour faire leurs

courses alimentaires. Notre approche est

plutôt de proposer un commerce de proximité,

avec un accès rapide aux différentes

boutiques. L’offre est également extrêmement

diversifiée afin de satisfaire tous nos clients,

y compris au niveau des services que l’on

propose à nos visiteurs. On peut bien entendu

évoquer l’enseigne Cactus, Naturata, mais

également le grand magasin de meuble Oestreicher,

une librairie, une station-service avec

un lavage, une agence de la CNS et, en février

2019, nous allons ouvrir un centre médical qui

pourra accueillir une pharmacie, des laboratoires

ou encore une crèche.

POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX

D’OUVRIR UN CENTRE MÉDICAL AU

SEIN D’UNE ZONE COMMERCIALE ?

C’était initialement une opportunité qui s’est

présentée avec une pharmacie. Puis, j’ai

évoqué la possibilité d’installer une crèche

et nous avons échangé autour de ce projet.

Cela nous a paru naturel d’offrir aux gens

l’accès à une crèche, un centre de prise de

sang ou encore une pharmacie. Le client

est roi et souhaite, bien évidemment, faire

le minimum d’efforts pour un maximum de

confort et de services. C’était logique, pour

nous, de proposer ce genre d’établissement.

QUE PENSEZ-VOUS DES DISCUSSIONS

ACTUELLES AUTOUR DES HORAIRES

ET DES JOURS D’OUVERTURE ?

Les 20 dernières années, nous avons utilisé

l’amplitude maximale d’horaires autorisés.

Comme nous sommes situés en zone

touristique, nous bénéficions, d’ailleurs

du droit d’ouverture dominicale, nous

continuons à le faire. Il faut savoir que,

dans notre région, tous les supermarchés

sont ouverts le dimanche et, finalement,

les gens sont habitués à cela. Personne

n’est jamais venu me demander s’il pouvait

ne jamais travailler le dimanche : cela

fait partie du métier. Le fait d’être mieux

payé permet à ceux qui veulent travailler

plus le dimanche de compenser ceux

qui le veulent peut-être moins ce jour-là.

C’est un équilibre qui se fait assez naturellement,

finalement.

CONSEILLERIEZ-VOUS À D’AUTRES

COMMERÇANTS D’OUVRIR

LE DIMANCHE ?

Personnellement, je ne me verrais pas faire

autrement. La libéralisation des heures

d’ouverture est très importante. Prenons

l’exemple de Luxembourg-ville. Je trouve

cela un peu dommage de se balader le dimanche

et de ne voir que quelques boulangeries

ouvertes. Je n’ai pas de conseils à

donner, c’est plus un point de vue personnel

sur ce que je connais finalement.

QUE PENSEZ-VOUS DU DÉVELOPPE-

MENT DES CENTRES COMMERCIAUX

AU LUXEMBOURG ? SELON VOUS,

SE DIRIGE-T-ON VERS UNE SATURA-

TION DE CE TYPE DE COMMERCE ?

Quand j’ai débuté dans ce métier, à la fin des

années 90, il existait déjà au Luxembourg

énormément d’enseignes alimentaires et tout

le monde voulait venir. À ce moment-là, on se

posait déjà la question de savoir s’il y avait la

place pour autant de supermarchés. Finalement,

on se rend compte encore maintenant

qu’il existe toujours des possibilités. En 2017,

trois centres commerciaux ont d’ailleurs ouvert

dans le pays ! De nombreuses enseignes

continuent d’annoncer l’ouverture de différents

magasins. C’est une bonne nouvelle,

d’autant que, si l’on fait attention aux chiffres

démographiques, il faudra bientôt satisfaire

le million d’habitants que l’on annonce pour

les années à venir (rires).

12 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

News Commerce

NEUE HANDELSKONZEPTE

DIE FEEDBACK FACTORY - DER WELTWEIT ERSTE

STARTUP SUPERMARKT

Berlin – im Untergeschoss der Wilmersdorfer Arcaden ist im Frühjahr

ein neues Supermarkt-Konzept an den Start gegangen. Das Konzept

ist einfach wie innovativ: Es werden nur Marken angeboten, die

es noch gar nicht oder zumindest nicht flächendeckend auf dem

Markt gibt. Während Kunden die neuen Produkte testen und

kaufen können, wird im Hintergrund das Kaufverhalten genaustens

analysiert. Durch die Kooperation mit dem Berliner Institut für

Innovationsforschung (BifI) bekommen die Start-Ups detaillierte

Informationen, wie gut ihr Produkt bei den Kunden ankommt, zu

welchem Preis es angenommen wird, bei welcher Zielgruppe es am

meisten Aufmerksamkeit erzielt und was noch verändert werden

könnte. Dadurch soll den Start-Ups der Markteintritt erleichtert

werden. Das Wissen über die Erfolgsaussichten der eigenen Produkte

verschafft den jungen Unternehmern zudem eine deutlich bessere

Verhandlungsposition gegenüber potenziellen Geschäftspartnern.

VIRTUAL REALITY

DER LADEN ALS VIRTUELLES ERLEBNIS

Das stationäre Geschäft zum virtuellen Erlebnis machen? Wie

das geht, zeigt der Designmöbelhändler Cairo nun eindrucksvoll

auf – sogar mit geringem Aufwand. Bei der Verknüpfung der

realen und virtuellen Welt kommt eine hochmoderne Hightech-Kamera

vom Typ Matterport Pro-3D zum Einsatz – einem

in Europa kaum verbreiteten Hochleistungsgerät aus den USA.

Das Gerät, welches auch von Google genutzt wird, liefert präzise

visuelle und räumliche Daten, mit denen sich ein gestochen

scharfer Rundgang durch das Geschäft simulieren lässt. Mittels

Nachbearbeitung lassen sich an den präsentierten Produkten

Knöpfe anbringen, über die der Kunde direkt mit dem Onlineshop

verbunden wird. Die virtuelle Erfassung und Bearbeitung

des gesamten Geschäfts dauerte laut Julian M. Flockton,

einem der Projektpartner, höchstens zwei Tage. Die neue 3

D-Kamera ist schon ab 3.000 Euro zu haben.

SMART SHOPPING

KÜNSTLICHE INTELLIGENZ IM STORE

Getty Images

Unter dem Namen ‚Macy’s on Call‘ testet der US-Modelhändler Macy’s in ausgewählten Filialen

künstliche Intelligenz in Form eines Chatbots. Der Chatbot, der über eine mobile Webseite

aufgerufen werden kann, soll den Kunden dabei helfen, sich leichter im Laden zurechtzufinden.

Ladenbesucher können so Fragen über das Sortiment, den Service oder auch über

die Einrichtungen im Geschäft, wie z.B. Toiletten stellen und erhalten daraufhin individuelle

Antworten. Kunden können auch nach ganz bestimmten Produkten fragen und der Chatbot

liefert die korrekte Antwort. Das besondere dabei: Das System lernt stetig dazu und kann

dadurch immer besser auf Nachfragen reagieren.

“At Macy’s, we remain focused on identifying, testing and supporting new ideas and approaches

that will help elevate service to our customers through technology. With an eye

towards innovation, we are moving fast to test and scale up pilot programs that help enhance

their experience with us,” verkündet Peter Sachse, Chief Growth Officer bei Macy’s.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 13


L’avis de l’expert // Droit Social

BUSINESS MEDIA

06.2018

STAGES :

BIENTÔT DE NOUVELLES RÈGLES

L’absence de règles précises n’est pas

toujours une bonne chose et dans certains

domaines, cela peut permettre des

comportements jugés abusifs par la société.

C’est pour prévenir ces derniers, et

pour préciser les dispositions du Code du

travail, que le Ministère du Travail souhaite

réglementer les stages effectués par

les élèves et étudiants.

TEXTE : ME MARIELLE STEVENOT

ME ALEXIS GLAVASEVIC

IMAGE : JULIAN BENINI

L

es stages réalisés par les élèves et étudiants

au sein des entreprises ne font

actuellement l’objet d’aucune réglementation

spécifique. Le Code du travail ne

fait référence aux stages que pour mieux

les exclure de la législation sur l’occupation

des élèves et étudiants pendant les

vacances scolaires.

L’article L. 151-1 du Code du travail distingue

ainsi le travail étudiant du stage en

définissant ce dernier comme « un travail à

caractère essentiellement éducatif presté

dans le cadre d’un stage de formation ou

d’un stage probatoire, organisé et contrôlé

par un établissement d’enseignement,

luxembourgeois ou étranger, ou organisé

par un employeur sur base d’un contrat de

Me Marielle Stevenot et Me Alexis Glavasevic

stage entre l’employeur et l’élève ou l’étudiant

». Un règlement grand-ducal du 10

août 1982 s’est contenté de préciser que le

stage organisé librement par un employeur

doit « avoir un caractère d’information ou

d’orientation » et « ne pas affecter l’élève

ou l’étudiant à des tâches requérant un

rendement comparable à celui d’un travail

normal ». Une entreprise peut donc aujourd’hui

multiplier le recours à des stagiaires,

à peine ou pas rémunérés et sans

droit à congés légaux.

Afin de mettre en place un cadre approprié

à une réalité de terrain, le Ministère du Travail

a déposé le 19 mars 2018 le projet de

loi n°7265 qui vise à établir des « normes

claires et transparentes » en la matière.

14 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

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Droit Social // L’avis de l’expert

Le cadre juridique proposé varie selon que le

stage sera effectué à titre obligatoire dans le

cadre d’un cursus scolaire, ou à titre volontaire

à des fins d’orientation ou d’acquisition

d’une première expérience professionnelle.

La ligne directrice du Ministère du Travail

est néanmoins claire : l’embauche de stagiaires

ne doit pas dégénérer en abus, ce

qui ressort des dispositions communes aux

deux types de stages.

UN CADRE JURIDIQUE

PLUS OU MOINS FLEXIBLE

SELON LE TYPE DE STAGE

Le projet de loi distingue deux catégories

de stages : la première est constituée par les

stages faisant partie intégrante de la formation

de l’élève ou de l’étudiant conformément

au programme d’enseignement d’un

établissement luxembourgeois ou étranger,

et qui sont organisés et contrôlés par l’établissement

concerné.

La seconde catégorie vise les stages que les

élèves ou étudiants peuvent effectuer volontairement

« en vue de l’acquisition d’une expérience

professionnelle ». Pour éviter le recours

abusif aux stages dits « pratiques », le

stage ne pourra concerner que les personnes

inscrites dans un établissement d’enseignement

luxembourgeois ou étranger et qui suit

de façon régulière un cycle d’enseignement,

ou dont l’inscription scolaire a pris fin depuis

douze mois au maximum.

Le projet prévoit des dispositions moins rigoureuses

pour les stages « obligatoires » que

pour les stages pratiques. Selon l’exposé des

motifs du projet de loi, cette disparité tire son

origine des spécificités du stage obligatoire.

En effet, le défaut de réalisation d’un tel stage

empêche généralement l’élève ou l’étudiant

concerné de terminer avec succès son année

scolaire ou universitaire. Les dispositions du

projet de loi ne devaient donc pas constituer

des obstacles à la conclusion de conventions

de stage. Par ailleurs, la convention conclue

dans le cadre d’un stage obligatoire est tripartite

: l’établissement d’enseignement y est

parti, ce qui constitue un gage de sécurité

complémentaire pour le stagiaire.

Le régime juridique des deux types de stages

varie tant en ce qui concerne la durée maximale

des stages qu’en ce qui concerne la rémunération

du stagiaire et la formalisation de

la convention de stage.

« SI LES STAGIAIRES NE PEUVENT ÊTRE CONFONDUS

AVEC LES SALARIÉS, UN NIVEAU DE PROTECTION

MINIMUM LEUR SERA DÉSORMAIS CONFÉRÉ »

Ainsi, le projet de loi prévoit que les stages

obligatoires peuvent avoir une durée

maximale de 9 mois sur une période de référence

de 12 mois, sauf durée plus longue

prévue par le programme de formation. Il

est expressément prévu que les périodes

de stage sont fractionnables.

La durée des stages pratiques sera quant à

elle sujette à un double plafond plus rigoureux

: elle ne pourra dépasser 12 mois sur

une période de 24 mois ni 6 mois auprès du

même patron de stage. Le fractionnement,

bien qu’il ne soit pas expressément prévu

pour les stages pratiques, ressort implicitement

d’autres dispositions du projet.

La différence entre les deux formes de stage

est également notable en matière de rémunération

: celle du stage obligatoire demeure

facultative, et par conséquent laissée

à la discrétion du patron de stage (sauf le

cas où l’établissement d’enseignement ou

une disposition légale ou réglementaire indiquerait

expressément le contraire).

Dans le cas du stage pratique, une rémunération

minimale sera due en fonction de

sa durée : au moins un tiers du salaire social

minimum pour salariés non qualifiés

pour le stage dont la durée varie entre un

et trois mois, et au moins la moitié du salaire

social minimum pour celui d’une durée

supérieure à trois mois. Le stage d’une

durée inférieure à un mois ne sera pas

soumis à rémunération obligatoire.

Enfin, si pour les deux catégories de stage,

il est nécessaire qu’une convention de stage

soit conclue, le texte prévoit dans le cadre

du stage pratique un certain nombre de

mentions obligatoires : activités confiées

au stagiaire, dates de début et de fin du

stage, durée hebdomadaire maximale de

présence du stagiaire, modalités d’autorisation

d’absence, rémunération, désignation

d’un tuteur de stage, avantages

éventuels dont le stagiaire peut bénéficier

et régime de protection sociale applicable.

Pour le stage obligatoire, l’exigence de

mentions obligatoires n’existe qu’à défaut

de fourniture d’un modèle de convention de

stage par l’établissement d’enseignement.

DES DISPOSITIONS COMMUNES

PROPRES À PRÉVENIR LES ABUS

Comme dans le texte actuel, les stages devront

toujours avoir un caractère « d’information,

d’orientation et de formation professionnelle »

et les stagiaires ne devront pas accomplir des

« tâches requérant un rendement comparable

à celui d’un salarié normal ».

Le texte du projet de loi ajoute, dans le but

d’éviter une utilisation abusive des stages,

qu’ils ne peuvent ni « suppléer des emplois

permanents, ni remplacer un salarié temporairement

absent, ni être utilisés pour faire

face à des surcroîts de travail temporaire ».

Par ailleurs, le projet de loi prévoit, pour les

stages pratiques uniquement, une double

limite au nombre de stagiaires dans l’entreprise,

qui est limité à 10 % de son effectif,

sans jamais pouvoir dépasser cinquante

stagiaires. Un registre des stages pratiques

devra être tenu par l’entreprise.

Si les stagiaires ne peuvent être confondus

avec les salariés, un niveau de protection

minimum leur sera désormais conféré. Il

est en effet prévu que les dispositions du

Code du travail encadrant le repos hebdomadaire,

les jours fériés légaux, le congé

annuel payé et la sécurité au travail leur

seront applicables.

Ce projet de loi, qui vient déjà de faire l’objet

de vives critiques de la part de la Chambre

des Salariés, est susceptible d’amendements

au cours des travaux parlementaires.

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CONNECT - 15


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06.2018

16 - CONNECT

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GRAND FORMAT

LE COMMERCE

FACE À LA CROISSANCE

QUALITATIVE

S’interrogeant à juste titre sur son avenir et sur les limites de son modèle actuel,

le Luxembourg veut se lancer dans une nouvelle voie, pour un développement

économique plus durable et réfléchi. Si l’initiative est louable, il reste toutefois bien

du chemin à parcourir pour mettre en place un cadre propice à cette croissance

qualitative que tous appellent de leurs vœux. Directement touchés par la saturation

des axes routiers ou l’impossibilité de se loger à un prix décent et à distance

raisonnable de son lieu de travail, les secteurs du commerce, du transport et des

services se cherchent eux aussi un nouveau souffle, sans perdre de vue les besoins

de leurs clients.

TEXTE : MICHAEL PEIFFER

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CONNECT - 17


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06.2018

« L’avenir est dans la croissance, mais pas

n’importe laquelle », expliquait récemment

Jean-Jacques Rommes, administrateur délégué

de l’Union luxembourgeoise des entreprises

(UEL), dans un article paru dans

le Lëtzebuerger Land. Et de livrer son analyse

plus détaillée : « Notre économie aussi

doit changer. Elle doit produire plus avec

moins de ressources, y compris moins de

ressources humaines. Après quinze ans de

productivité du travail stagnante, il faut un

modèle de croissance qui génère des gains

de productivité. Pour cela, il nous faut promouvoir

une économie du savoir, car elle

est la richesse de demain et cette richesse

doit croître. L’ère de la digitalisation offre

des chances inespérées à cet égard. »

Le modèle luxembourgeois actuel, basé

sur une croissance quantitative, semble

atteindre ses limites. L’UEL comme la

Chambre de commerce le répètent régulièrement.

Depuis plus de 15 ans, nous vivons

dans une économie plate. Si le pays affiche

une croissance positive, ce n’est que parce

que la main-d’œuvre augmente. Mais

chaque personne prise individuellement

ne produit pas plus. « Nous ne pouvons ni

ne voulons renoncer à l’apport de femmes

et d’hommes nationaux, étrangers, frontaliers

ou non, mais nous ne pouvons pas

continuer à accroître leur nombre au même

rythme : d’abord, il n’y en a tout simplement

pas assez et ensuite, nous ne saurons

bientôt plus comment les amener ni les loger

», ajoute Jean-Jacques Rommes.

AUGMENTER LE NOMBRE DE CLIENTS

SANS ENCOMBRER LES ROUTES ?

Croissance débridée actuelle. Leurs salariés,

résidents et frontaliers, sont régulièrement

pris dans les embouteillages. Les

clients et les livreurs subissent le même

sort. L’augmentation très rapide de la population

contribue à faire exploser les coûts

du logement, alors que l’offre ne suit absolument

pas la demande. Les travailleurs

vont habiter plus loin et les entreprises, vu

leurs besoins, vont les chercher dans ces

zones de plus en plus éloignées. Les salaires,

pourtant plus élevés qu’ailleurs, ne

suffisent plus à compenser ce temps de

trajet toujours plus long. Cette pression sur

les salaires menace les marges déjà faibles

de ces secteurs très concurrentiels… Dans

ce contexte, comment ces secteurs clés de

l’économie locale peuvent-ils contribuer à

une croissance plus qualitative ?

La digitalisation de nombreux pans de

l’économie est souvent avancée comme une

piste à privilégier afin d’augmenter la rentabilité

des entreprises. Dans le commerce,

l’évolution n’est pas simple à appréhender

pour des petites PME qui n’ont pas toujours

les moyens d’investir à leur guise. Pour un

magasin physique, la croissance ne peut

venir que de l’augmentation du nombre de

clients qui en franchissent les portes. L’attractivité

de la rue, de la ville, ou du centre

commercial périphérique, est à soigner.

Pour augmenter cet attrait, et le chiffre

d’affaires qui l’accompagne, certains se

lancent dans l’e-commerce, modèle aujourd’hui

porté par des géants comme

Amazon, qu’il est difficile de bien cerner.

« Grâce à cette digitalisation, notre croissance

n’est plus limitée à un lieu géogra-

18 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018 BUSINESS MEDIA

Grand format

« COMMENT CES SECTEURS CLÉS DE L’ÉCONOMIE LOCALE

PEUVENT-ILS CONTRIBUER À UNE CROISSANCE PLUS QUALITATIVE ? »

phique et nous pouvons servir des clients

à travers tout le pays, confie Jacques Lorang,

co-fondateur de LuxCaddy.lu. Mais

cette croissance ne vient pas toute seule.

Il faut énormément investir dans le marketing.

Nous croyons très fort en ce modèle,

mais cela ne veut pas dire qu’il est facile

de faire de la vente en ligne et que le succès

est immédiat. » Sur le terrain, les clients

sont encore réticents à faire leurs courses

sur internet. « Certaines personnes nous

écrivent qu’elles préfèrent continuer à se

rendre en grandes surfaces pour ne pas

mettre en péril l’emploi. C’est plutôt trompeur,

dans le sens où nous avons besoin

d’au moins autant de salariés, voire davantage,

que dans le retail classique. Dans

ces conditions, difficile de dire que notre

modèle entraîne une augmentation de la

productivité. Il s’agit véritablement d’un

métier à part, qui exige des compétences

propres au commerce électronique, sans

compter le défi logistique qu’il entraîne. »

C’est le nombre de véhicules

autonomes qui seront testés

dès septembre dans la zone

artisanale et industrielle

de Contern.

Soutenu par l’Union européenne,

le projet en appelle d’autres.

ALLONGER LES JOURNÉES

POUR RÉPONDRE À LA DEMANDE

Chez LuxCaddy.lu, les livraisons sont effectuées

du lundi au samedi, de 10h à

19h30 sans interruption. Mais l’encombrement

des routes n’est pas sans poser

quelques problèmes au quotidien. « Nous

garantissons un créneau de livraison de

deux heures. Dans notre domaine, l’adage

« le temps, c’est de l’argent », prend tout

son sens. Une livraison retardée, ce sont

des charges plus lourdes à supporter et

rien ne vient simplifier notre tâche », témoigne

le chef d’entreprise. En ville, les

espaces dédiés aux livraisons sont rares,

pour ne pas dire inexistants. Rien n’a été

pensé pour intégrer ce mode de consommation

dans le concept de circulation. « Une

piste est d’augmenter la plage de livraison

plus tard en soirée, afin d’éviter les pics de

circulation, reprend Jacques Lorang. Nous

étudions actuellement la question, mais

cela pose des difficultés dans l’organisation

du travail. » De façon plus générale,

l’élargissement des heures d’ouverture des

commerces le soir et le week-end permet

d’attirer la clientèle à d’autres moments,

lorsque les routes sont moins encombrées.

Le service au client s’améliore et cela permet

de résister davantage à la concurrence

d’internet. Le débat est en cours et il devrait

animer la campagne électorale.

Pour les activités de services représentées

au sein de la clc, l’organisation du temps de

travail est un sujet crucial pour l’avenir du

pays. L’étude sur la troisième révolution industrielle

(TIR) illustre la nécessité d’une plus

grande flexibilité en la matière, ne fût-ce

que pour faire face à une demande volatile et

à un manque endémique de main-d’œuvre

qualifiée – ce dernier facteur est d’ailleurs

le principal défi identifié par les entreprises

luxembourgeoises dans l’enquête Euro-

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 19


Grand format

BUSINESS MEDIA

06.2018

S-Hub de Sodevam

chambres 2018. Là aussi, des pistes sont envisagées.

Le télétravail en est une. En marge

de la présentation du bilan intermédiaire des

travaux en lien avec l’étude, le ministre de

l’Économie s’est dit favorable à la promotion

« offensive » du télétravail. Outre la diminution

du trafic aux heures de pointe, la

démarche présente d’autres avantages dont

l’amélioration de la qualité de vie des frontaliers,

un soulagement pour les entreprises

et une réduction des émissions de carbone.

UN TÉLÉTRAVAIL DIFFICILE

À PROMOUVOIR

Jusqu’ici toutefois, le télétravail des frontaliers

se heurte à un mur, notamment en matière de

sécurité sociale. Le salarié, quel que soit son

pays de résidence, doit passer au moins 75 %

de son temps de travail au Grand-Duché pour

Wikibus de Sales-Lentz

rester affilié à la sécurité sociale luxembourgeoise.

Aussi, d’un point de vue fiscal cette

fois, pour que l’impôt reste dû au Luxembourg,

le temps passé en dehors du lieu de

travail ne doit pas dépasser 29 jours par an

pour les Français, et seulement 19 jours par

an pour un travailleur allemand et 24 jours par

an pour un frontalier belge. La proposition du

ministre de l’Économie consiste donc à trouver

un terrain d’entente avec les pays voisins.

En France, on n’a pas attendu d’éventuelles

évolutions règlementaires pour avancer. La

construction d’un bâtiment entièrement dédié

au télétravail a débuté à Yutz, le long de

l’axe autoroutier Metz-Thionville. Un salarié

frontalier français pourra, dès la fin de

l’année 2018, réserver son espace de travail

partagé ou privatif à la demi-journée ou à

la journée au sein du S-Hub. Si son employeur

l’y autorise, il pourra ainsi travailler

à distance, en toute légalité, dans de bonnes

conditions, à hauteur de 25 % de son temps

de travail global, autrement dit, l’équivalent

d’un jour par semaine. Ce service gagnant/

gagnant pour le frontalier comme pour son

entreprise permettra plus de flexibilité, d’efficacité

et de disponibilité.

Dans le même état d’esprit, de nouvelles solutions

de mobilité sont actuellement testées.

Sales-Lentz travaille sur un modèle B2B en

Belgique. « Le constat est simple : un quart des

navetteurs ressentent du stress lors de leurs

déplacements. La proportion passe même à

un tiers si on ne tient compte que des automobilistes

», explique Marc Sales. « Notre solution,

baptisée Wikibus, veut changer la façon

dont les gens se rendent à leur travail. Le but

est d’assurer le trajet entre un point A et un

point B, de minimum 50 minutes, dans le plus

grand confort et avec de nombreux services à

bord. La notion de trajet est en train d’évoluer.

Certaines entreprises réfléchissent à inclure ce

trajet dans le temps de travail, totalement ou

partiellement. Notre volonté est de développer

nos services, de nouer des partenariats pour

occuper les parkings de certains centres commerciaux,

en partie vides en semaine, d’offrir

des services de conciergerie. » L’entreprise

achète des sièges, non nominatifs, qu’elle met

ensuite à disposition des salariés qui le souhaitent.

Ceux-ci commencent leur journée de

travail dans le bus, préparent leur réunion, répondent

à leurs mails… sans le stress habituel

que connaît le navetteur. Tout se passe via une

application mobile, en toute simplicité.

Côté luxembourgeois, l’offre de transport

en commun atteint ses limites. « Même si l’on

constate une forte amélioration, il faut reconnaître

que les voies dédiées aux bus restent

trop rares. Difficile de convaincre les usagers

d’utiliser davantage les transports en commun

s’ils sont coincés comme les autres véhicules

dans les embouteillages », reprend Marc Sales.

Des parkings supplémentaires aux entrées du

pays ou chez les voisins, des voies de circulation

attribuées au covoiturage sont d’autres

pistes étudiées à l’heure actuelle, sans oublier

l’électro-mobilité. Aujourd’hui la flotte e-mobility

de Sales-Lentz se compose de 66 véhicules,

dont 45 bus hybrides, 15 bus électriques hybrides

et 6 bus électriques. Pour répondre aux

défis futurs, l’innovation doit être permanente.

« En juin 2017, nous avons participé au lancement

du nouveau système Diffbus à Differdange.

Il s’agit d’une exclusivité mondiale, avec

les 4 premiers bus électriques en opération au

Luxembourg (1 er réseau de transport public

communal) en partenariat avec Volvo. Ces bus

disposent d’une autonomie minimale de 50 km

et se rechargent complètement en 3 minutes. »

Par ailleurs, l’entreprise participe activement au

développement de la conduite autonome au

Luxembourg. Avec le soutien de l’Union européenne,

deux véhicules devraient circuler dans

les prochains mois dans le zoning de Contern.

Même si la loi doit encore être adaptée à ces

avancées technologiques, les tests sont en

cours et l’évolution est en marche…

20 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018 BUSINESS MEDIA

Grand format

Reste l’épineuse question du logement. Le

constat n’est pas neuf. Le Luxembourg manque

de maisons et d’appartements pour accueillir

les nouveaux arrivants et les prix flambent. Le

goulot d’étranglement ne se situe pas seulement

au niveau de la construction, mais également

de l’autorisation de construire. La procédure

d’autorisation de plus en plus complexe

constitue une problématique majeure due à

l’effet conjugué de l’allongement des délais, qui

ont un impact sur le coût de préfinancement,

et d’une inflation d’études et de rapports. « Le

problème a été créé en interne avec la mise en

place de procédures toujours plus compliquées.

Aujourd’hui, le défi est de construire plus, mais

aussi de penser le logement autrement en utilisant

mieux l’espace et en amenant de la modularité.

Un bâtiment n’a pas une seule vie. Il faut

changer les mentalités », constate Jean-Paul

Scheuren, président de la Chambre immobilière

du Grand-Duché de Luxembourg (CIGDL).

« L’un des freins à cette flexibilité du logement

vient de la rigidité contractuelle des actes notariés

et des frais liés. À mes yeux, la technologie

Blockchain peut apporter des solutions intéressantes.

En déplaçant l’acte de propriété dans un

smart-contract, l’ère de la blockchain pourrait

être celle de la désintermédiation, c’est-à-dire

des interactions directes authentifiées, sans recours

à des procédures juridiques lourdes. »

Pour améliorer la mobilité, il est tout aussi important

de diminuer la distance séparant le domicile

du lieu de travail. « Un grand challenge est

effectivement de rapprocher logement et travail.

Or, à l’heure actuelle, on privilégie l’éloignement.

Plus vous habitez loin, plus la déduction fiscale

est importante. Comprenne qui pourra… », souligne

Jean-Paul Scheuren. La pression récente

mise sur les communes pour qu’elles réalisent

leur Plan d’Aménagement Général (PAG) est un

pas dans la bonne direction. C’est l’outil principal

pour organiser l’habitat et les activités économiques.

Mais cela n’est pas suffisant.

Il devient urgent de revoir le mode de fonctionnement

entre les ministères et les administrations,

en instaurant le principe de l’unicité de la procédure,

pour dépasser les divergences d’approche

dues aux compétences partagées et accélérer

ainsi les procédures ayant trait à l’urbanisme et

à l’environnement. L’instauration d’un code de la

construction assurant notamment la cohérence

de tous les textes légaux en la matière peut être

lui aussi bénéfique. Un travail de longue haleine

dont le pays ne pourra faire l’économie.

CROISSANCE CONTINUE

DU TRAVAIL FRONTALIER

Fin 2017, l’emploi salarié intérieur

était de 406 104 individus,

dont 222 556 résidents

pour 183 548 frontaliers.

Sur un an, le nombre de travailleurs

frontaliers a évolué un peu

plus vite que celui des résidents :

+4,3 % contre 3 %.

Parmi les résidents, le nombre

de travailleurs issus de l’Union

européenne a augmenté de 3,3 %

quand celui des non-communautaires

a progressé de 12,1 %.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 21


3 questions à… BUSINESS MEDIA

06.2018

3 QUESTIONS À…

CLAUDE TURPING

Entretien avec Claude Turping, Directeur de Valorlux.

TEXTE : MATHIEU ROSAN

MONSIEUR TURPING,

POUVEZ-VOUS NOUS RAPPELER

LES MISSIONS DE VALORLUX ?

Créée en 1995 à l’initiative du secteur privé,

l’asbl Valorlux a tout d’abord pour mission

première de répondre aux obligations

légales de recyclage et de valorisation qui

incombent aux responsables d’emballages.

En effet, les entreprises responsables de la

mise sur le marché de produits emballés

doivent remplir des obligations légales

relatives aux emballages.

Ensuite, Valorlux a pour seconde mission de

promouvoir, de coordonner et de soutenir

financièrement la collecte sélective, le tri et

le recyclage des emballages ménagers et

assimilés au Grand-Duché de Luxembourg.

INFO

01

EN QUOI VOTRE ORGANISME

PEUT-IL AIDER

LES ENTREPRISES À REMPLIR

LEURS OBLIGATIONS RELATIVES

AUX EMBALLAGES ?

Adhérer à Valorlux, c’est s’inscrire dans

le système global de collecte, de tri et

de recyclage des emballages au Luxembourg.

Ainsi, les entreprises adhérentes

répondent aux obligations légales plus

facilement et à moindre coût que si elles le

faisaient individuellement.

En cas de non-conformité avec la loi sur

les emballages et déchets d’emballages du

27 mars 2017, l’Administration de l’environnement

peut être amenée à appliquer

des sanctions administratives et pénales.

Pour obtenir davantage d’informations sur les obligations légales du responsable d’emballage

et l’adhésion à Valorlux, rendez-vous sur www.valorlux.lu – rubrique Membres.

02

03

VOUS AVEZ ORGANISÉ,

LE 24 AVRIL DERNIER,

LA CÉRÉMONIE DE REMISE

DES PRIX DU CONCOURS

TROPHÉCO, LE PRIX DE L’EM-

BALLAGE ÉCORESPONSABLE.

POUVEZ-VOUS NOUS RAPPELER

LES OBJECTIFS DU CONCOURS

ET NOUS PRÉSENTER

LES GAGNANTS DE CETTE

SECONDE ÉDITION ?

Le concours Trophéco vise à récompenser

et mettre en avant, via un jury d’experts,

les emballages durables et écoresponsables

mis sur le marché luxembourgeois.

Il offre une occasion unique aux entreprises

lauréates de valoriser leurs produits.

Lors de cette seconde édition, quatre

prix ont été remis. Le prix « Réduction du

poids/volume » a été décerné au marquage

au laser naturel sur fruits et légumes de

Delhaize, le prix « Origine des matériaux »

aux produits 100 % recyclés de la gamme

Frosch de Werner et Mertz, le prix « Fin

de vie » à la bouteille de bière réutilisable

d’Artisan’ale et enfin un « Prix d’encouragement

» au sac réutilisable pour fruits

et légumes ‘’Veggie Bag’’ de Cactus.

Une présentation détaillée des gagnants et des

nominés est disponible sur www.tropheco.lu.

22 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


DES AVOCATS

À VOTRE ÉCOUTE

POUR DES CONSEILS AVISÉS

ET PERSONNALISÉS

20 ANS

D’EXPÉRIENCE

>Droit du travail

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de créances

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Carmen Rimondini | carmen.rimondini@barreau.lu

Frédéric Frabetti | frederic.frabetti@barreau.lu


L’avis de l’expert // Droit des sociétés

BUSINESS MEDIA

06.2018

PME INNOVANTES :

QUELLE PROTECTION

POUR QUELLE CRÉATION ?

Votre PME a développé une idée ou un

concept inédit qui dans quelque temps

constituera un nouveau produit ou permettra

d’offrir un meilleur service. La mise en

forme ou la concrétisation de cette activité

intellectuelle peut être protégeable par des

droits spécifiques : les droits de Propriété

Intellectuelle (PI).

TEXTE :XAVIER DELECROIX,

RESPONSABLE D’UNITÉ

SERVICES PROPRIÉTÉ

INTELLECTUELLE, IPIL

IMAGE : JULIAN BENINI

M

ais cela n’est pas aussi simple; combien

de fois avons-nous déjà entendu

« Je vais breveter mon idée » ? L’idée

en tant que telle, aussi bonne soit-elle, n’est

pas protégeable par la PI; sa mise en œuvre,

son incarnation sous forme de produit, de

processus ou de création originale pourront

probablement faire l’objet d’une protection.

Il faut tout d’abord savoir qu’un même produit

peut être protégé par plusieurs droits

de PI conférant une protection sur des éléments

différents. Ainsi, un téléphone, une

automobile ou un flacon de parfum peuvent

avoir une forme particulière, un nom ou un

logo et des éléments fonctionnels innovants

qui sont respectivement protégeables

par l’enregistrement d’un dessin (2D) ou

modèle (3D), par l’enregistrement d’une

marque verbale (nom) ou d’une marque figurative

(logo), par le dépôt d’un ou plusieurs

brevets d’invention.

Sans oublier qu’un certain nombre d’éléments

connexes à ce produit ou service

pourront également faire l’objet d’une protection

par les droits de PI. Il s’agit plus particulièrement

des contenus créatifs utilisés

pour la publicité ainsi que les contenus d’un

site web éventuellement protégeables par

les droits d’auteur, des bases de données

certainement protégeables par les droits

d’auteur ou par le droit sui generis sur les

bases de données et enfin des logiciels protégeables

par les droits d’auteur et dans certains

cas via le dépôt le brevet d’invention.

VERS UNE VRAIE STRATÉGIE DE PI

Une protection complète par les droits de

PI pour une couverture géographique large

peut évidemment se révéler très onéreuse.

Il est indispensable de préparer au préalable

une stratégie de PI visant à identifier les différents

objets à protéger, l’étendue de cette

protection et les modes de valorisation à y

associer. Il faut alors se poser les questions

suivantes : Est-il judicieux de protéger cet

élément ? Dans quels pays demander la protection

? Suis-je susceptible d’enfreindre les

droits de quelqu’un d’autre ? Suis-je prêt à

attaquer d’éventuels contrefacteurs ? Est-ce

que je souhaite transférer mon innovation

ou en concéder des licences ? Me servira-t-elle

d’élément de négociation avec des

partenaires industriels ou financiers ? …

Toutes les réponses à ces questions constitueront

la stratégie de Propriété Intellectuelle

de votre entreprise.

INFOS

L’Institut de la Propriété Intellectuelle

Luxembourg (IPIL GIE –

www.ipil.lu) travaille en étroite

coopération avec l’Office

de la Propriété Intellectuelle

du Ministère de l’Économie

qui a la propriété industrielle

et les droits d’auteur dans ses attributions,

et les professionnels

de la propriété intellectuelle via

leurs associations www.fcpil.lu

et www.aippi.lu.

Avant de vous lancer sur le terrain

semé d’embûches de la PI, n’hésitez

pas à consulter gratuitement les

experts de l’IPIL qui vous renseigneront

sur les démarches, les enjeux,

les coûts et les professionnels

à consulter pour progresser

dans vos projets et activités.

24 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


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Entrevue Services

BUSINESS MEDIA

06.2018

FIBRE OPTIQUE ET 5G :

LE LUXEMBOURG EN AVANCE

SUR SES VOISINS

À côté de la fiscalité avantageuse qu’offre

le pays, la qualité de la connectivité offerte

par le Luxembourg est devenue un

atout non-négligeable pour attirer ou

conserver des entreprises sur le territoire

du Grand-Duché. Qu’il s’agisse de

fibre optique ou de réseau 5G, le Luxembourg

semble à cet égard conserver une

longueur d’avance sur ses voisins, notamment

grâce à l’attitude proactive de

ses responsables politiques. Les différents

opérateurs évoquent aujourd’hui la

possibilité de collaborer pour développer

l’infrastructure qui soutient ces réseaux.

TEXTE : QUENTIN DEUXANT

Cliff Konsbruck,

directeur de POST Telecom

Thierry Iafrate, chief marketing officer

d’Orange Luxembourg

L’évolution technologique se poursuit à un

rythme effréné et, dans de nombreux secteurs,

l’intégration rapide de ces développements

récents est une priorité. Or, pour

faire fonctionner au mieux un nouveau programme,

un data server, un centre logistique

robotisé… il faut un réseau internet proposant

un débit très élevé. Au Luxembourg, cet

enjeu a été identifié il y a plusieurs années

déjà. Dès 2010, une « stratégie ultra haut débit

» avait ainsi été mise en place. Son objectif

était de couvrir entièrement le pays avec

un réseau fixe permettant un débit de 100

mégabits par seconde à l’horizon 2015 et

d’un gigabit par seconde en 2020.

DÉPLOYER LA FIBRE OPTIQUE

PARTOUT

Si la première étape fixée par ce plan a été atteinte

sans trop de problèmes dès la mi-2015,

la seconde suppose le développement du réseau

de fibre optique sur tout le territoire. POST,

l’opérateur historique du Luxembourg, a déjà

investi des centaines de millions d’euros dans le

déploiement de ce réseau. Début 2018, 61,8 %

des ménages luxembourgeois étaient ainsi

couverts par la fibre optique, ce qui, selon la

fiche statistique internet publiée en décembre

2017 par l’ILR (Institut Luxembourgeois de Régulation),

donne au Luxembourg une longueur

d’avance sur ses voisins européens.

Dans cette même fiche statistique, l’ILR relève

que la part de marché des opérateurs alternatifs

(Tango, Orange Luxembourg, Cegecom,

SFR, Eltrona) actifs dans le très haut débit

est en constante augmentation. Aujourd’hui,

ces opérateurs occupent ainsi 34 % du marché,

contre 27,7 % il y a cinq ans. Une situation

qui, par le jeu de la concurrence, devrait être

avantageuse pour tous les consommateurs.

Cela dit, le déploiement de l’infrastructure

étant coûteux, surtout en ce qui concerne les

26 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Entrevue Services

« AVEC LA 5G, UN ARCHITECTE POURRA FAIRE VISITER

UN CHANTIER EN MONTRANT EN RÉALITÉ VIRTUELLE

CE QUE LA MAISON DONNERA UNE FOIS TERMINÉ »

« Au-delà des intérêts économiques, je trouve

qu’il est intéressant de discuter entre opérateurs

pour envisager un développement cohérent

du réseau 5G au Luxembourg », indique

ainsi Thierry Iafrate, Chief Marketing Officer

au sein d’Orange Luxembourg. Par contre, « si

la collaboration permettait de faire des économies

en réduisant les coûts, cela réduirait

aussi la possibilité pour les opérateurs de se

différencier et amoindrirait la flexibilité pour

chacun des opérateurs participant », estime

Jean-François Willame, CEO de Tango.

Luc Tapella,

directeur de l’ILR - ©Julian Benini

travaux de génie civil et le prix de la fibre ellemême,

nombreux sont les opérateurs à plaider

pour une forme de collaboration.

LA 5G, UN ENJEU PLUS COMPLEXE

La question se pose également pour le

déploiement du réseau 5G, qui devrait

commencer à être actif en 2020, avec

une date-butoir en 2025. « Ces dates sont

celles qui ont été imposées par la Commission

européenne, explique Luc Tapella,

directeur de l’ILR. Il faudra qu’au moins

une ville du Luxembourg dispose d’un

réseau 5G fonctionnel en 2020, et que

toutes les zones urbaines ainsi que tous

les grands axes de transport – autoroutes,

routes nationales et chemins de fer –

soient couverts en 2025. En attendant,

notre travail est de se coordonner aux

niveaux technique et réglementaire avec

nos collègues européens et mondiaux

Jean-François Willame,

CEO de Tango

pour mettre à disposition du marché un

nombre suffisant de bandes de fréquences

pour le réseau 5G. »

Le réseau 5G fonctionnera probablement sur

trois fréquences élevées, 700 MHz, 3,6 GHz

et, plus tard, 26 GHz. Les fréquences les plus

hautes (3,6 GHz et 26 Ghz) sont celles qui permettront

d’échanger le plus données, plus

rapidement. Mais elles n’ont pas une grande

portée. Il faudra donc multiplier les antennes

pour assurer le fonctionnement du réseau 5G

dans tout le pays. « Pour déployer un seul réseau

dans la ville de Luxembourg, il faudra y

déployer beaucoup de petites antennes supplémentaires

», précise Cliff Konsbruck, Directeur

de POST Telecom. « C’est une des raisons

qui font que nous discutons en ce moment

avec d’autres opérateurs sur l’opportunité de

partager ces antennes. »

Du côté d’Orange Luxembourg, on n’est pas

fermé non plus à une forme de collaboration.

UN INTÉRÊT POUR LES ENTRE-

PRISES, MAIS PAS TOUT DE SUITE

Si tous les opérateurs proposent aujourd’hui

un accès très haut débit à internet, ils sont

également tous prêts à lancer le déploiement

d’un réseau 5G au moment voulu. De nombreux

secteurs pourront en effet profiter d’une

5G fonctionnelle sur tout le territoire. Cela dit,

au-delà des effets d’annonce, le nouveau réseau

mobile est encore loin d’être une réalité.

« Les avantages de la 5G sont l’augmentation

des débits, la possibilité de connecter un

nombre très important d’objets et la réduction

des latences, estime Cliff Konsbruck. Avec un

service 5G, un architecte pourra ainsi faire

visiter un chantier en montrant en réalité virtuelle

ce que la maison donnera une fois terminée.

Cependant, le réseau 4G actuel permet

déjà de répondre à la plupart des besoins en

connectivité mobile, et cette technologie évoluera

encore dans les années à venir. Nous

préparons dès aujourd’hui la 5G, qui apportera

certes des évolutions majeures, mais cela ne

signifie pas la fin de la 4G. Les deux technologies

vont coexister pendant plusieurs années

après le lancement de la 5G. »

Pour les autres opérateurs aussi, la mise en

application de cette technologie n’est pas encore

conçue comme une absolue nécessité.

« On parle souvent de la croissance exponentielle

de la quantité de données échangées

pour invoquer le passage imminent à la 5G,

évoque Jean-François Willame. Mais en réalité,

la 4G et la 4G+ peuvent, elles aussi, assurer

la transmission de beaucoup de données.

Évidemment, la 5G permettra de réduire la

latence, mais il reste à voir si les utilisateurs

– autres que les grands industriels qui développent

des robots médicaux ou des voitures

autonomes – seront prêts à payer plus pour

avoir une latence moindre. »

Le Luxembourg est donc aligné sur les ambitions

qu’il affichait il y a quelques années. Dans

les temps, le pays continue à offrir un environnement

télécom privilégié pour les entrepreneurs.

Ce sera le cas aussi pour la technologie

mobile… lorsqu’elle sera vraiment d’actualité.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 27


En coulisse Services

BUSINESS MEDIA

06.2018

LA 5G, UNE RÉVOLUTION

À LAQUELLE ORANGE LUXEMBOURG

ET TANGO SE PRÉPARENT

Par la quantité de données dont il permet la circulation et sa rapidité, le réseau 5G offrira

de nouvelles opportunités tant aux consommateurs qu’aux industries. Les opérateurs

Tango et Orange Luxembourg ont pris les devants, depuis quelques années déjà, pour

parvenir à déployer ce réseau sur tout le territoire luxembourgeois lorsque la technologie

sera rentable.

TEXTE : QUENTIN DEUXANT

12,3

Selon le cabinet IHS Markit,

c’est le montant, en trillions d’euros,

des retombées économiques

mondiales, tous secteurs confondus,

que pourrait avoir la 5G d’ici 2035.

I

l y a un peu plus d’un an, le cabinet d’audit

américain IHS Markit estimait que, d’ici

2035, l’impact de la 5G sur l’économie

mondiale se chiffrerait à 12,3 trillions d’euros.

Il n’est donc pas étonnant de voir le

monde politique ainsi que les acteurs industriels

plaider pour un développement rapide

de ce nouveau réseau mobile. Si la 5G a un

tel potentiel, c’est parce qu’elle utilise des

fréquences bien plus élevées que celles des

réseaux mobiles antérieurs. Ainsi, la quantité

d’informations qui peuvent circuler sur le

réseau ainsi que la rapidité avec laquelle elles

s’échangent sont bien plus importantes.

La 5G permet aussi une ségrégation des

données qui offre la possibilité de gérer la

connexion simultanée d’un nombre de plus en

plus important d’objets. « La 5G utilise la technique

du slicing, explique Jean-Christophe

Bayet, IT & Network Director au sein d’Orange

Luxembourg. Cela signifie que le réseau est

séparé en couches : on utilisera une couche

moins rapide pour sa montre connectée, en

laissant disponible la couche ultra haut débit

pour les voitures autonomes ou les robots médicaux

qui ont besoin d’un temps de latence

très réduit. Avec ces différentes techniques, la

5G permettra aussi à l’éclairage public de s’allumer

seulement au passage d’une voiture, à

l’arrosage des plantations ou à la gestion des

poubelles d’être mieux gérés, etc. »

LE DÉPLOIEMENT SUR TOUT LE

TERRITOIRE, UN INVESTISSEMENT

COLOSSAL

Pour pouvoir utiliser cette nouvelle technologie

au Luxembourg, les équipements devront

toutefois être modifiés. « La technologie 5G

ne constitue pas seulement une évolution de

la 4G, indique Jean-Christophe Bayet. Pour

supporter ce réseau reposant sur de nouvelles

fréquences, nous devrons mettre en place de

nouvelles antennes. Nous souhaitons évidemment

maintenir les équipements qui peuvent

l’être, mais ceux-ci ne seront pas suffisants. »

Cet avis est partagé par Jean-François Willame,

CEO de Tango. « Nous sommes actuellement

en phase de test pour voir quelles sont les

antennes que nous pourrons conserver pour

activer du « massive MIMO » permettant du

« beam forming », une technique de traitement

du signal utilisée dans les réseaux d’antennes

et de capteurs pour l’émission ou la réception

directionnelle de signaux, explique-t-il. Il

s’agit de techniques incontournables en 5G et

qui peuvent être déjà mises en place dans le

contexte de la 4G. Mais de nouveaux investissements

seront inévitables » En effet, en utilisant

de plus hautes fréquences, la 5G perd

beaucoup en portée. « Déployer le réseau 5G

sur tout le territoire luxembourgeois représentera

donc un investissement très important,

poursuit Jean-François Willame. Nous

devrons installer un nombre important de

« small cells », ces petites antennes de faible

portée qu’on peut par exemple placer sur du

mobilier urbain. Avant de nous lancer, il faut

que nous soyons sûrs que cet investissement

sera rentable. »

« LES NORMES D’ÉMISSION

STRICTES DU LUXEMBOURG

DEVRONT ÊTRE REVUES

SI L’ON VEUT UTILISER

TOUT LE POTENTIEL DE LA 5G »

EN ATTENTE DES FRÉQUENCES…

ET D’UNE RENTABILITÉ SUFFISANTE

A l’heure actuelle, les smartphones 5G

étant encore absents du marché, cette

rentabilité minimale n’est pas atteinte. « La

première étape est de fixer les normes en

ce qui concerne les fréquences et les émissions,

estime Thierry Iafrate, Chief Marketing

Officer au sein de Orange Luxembourg.

Tant que celles-ci n’ont pas été établies par

les organismes compétents, nous restons

en stand-by. » « Les normes d’émissions

très strictes du Luxembourg – 3 volts par

mètre maximum – devront d’ailleurs être

revues si l’on veut utiliser tout le potentiel

de la 5G », embraye Jean-François Willame.

« L’installation de small cells proches

des endroits où les gens vivent ainsi que le

beam forming risquent en effet de constituer

un problème. Ensuite, il faudra que les

prix auxquels les fréquences 5G sont mises

à disposition restent raisonnables... »

28 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


News Services

BUSINESS MEDIA

06.2018

CONSOMMATION

NEW DEAL FOR CONSUMERS POUR PLUS

DE PROTECTION DES CONSOMMATEURS

La Commission européenne a proposé, le 11 avril 2018, le New Deal

for Consumers, un package visant principalement à renforcer

les droits des consommateurs avec en contrepartie quelques

assouplissements en faveur des e-commerçants.

Cet ensemble de propositions prône davantage de transparence

des marketplaces ainsi que l’uniformisation européenne

du recours collectif. Pour contrebalancer ces dispositions en faveur

des consommateurs, les e-commerçants bénéficieront de quelques

modifications en vue d’assouplir le droit de rétractation

et les moyens de communication à sa disposition.

Ces propositions, après adoption par le Parlement européen

et le Conseil, prendront la forme de directives. Ensuite, à charge

des États membres de les transposer en droit national ! La clc se

concerte étroitement avec l’UEL pour définir une position patronale

nationale à ce sujet.

Plus d’informations sur

www.ecom.lu/new-deal-for-consumers-ue/

COMMUNICATION

NOUVELLE PRÉSIDENTE POUR LA FÉDÉRATION MARKCOM

Le Conseil d’Administration de la MarkCom a élu en cette fin mai 2018

une nouvelle Présidente en la personne de Laure Elsen de l’agence

accentaigu. Laure fait partie depuis de nombreuses années

du conseil d’administration de la fédération et occupait jusqu’à présent

le poste de secrétaire.

Elle prend la suite de Marc Haas, de l’agence Binsfeld, qui occupait ce poste

depuis 2 années. Les dossiers de la MarkCom pour la fin 2018 et 2019

sont nombreux : organisation du Summer Drink 2018, la tournée

de roadshows avec notamment la table ronde ALMAC, la mise en place

d’une documentation pour les roadshows sur la sélection d’agence, la loi

sur les marchés publics et la constitution d’un groupe de travail pour avancer

sur le sujet, le Creativity Camp 2019 et enfin l’organisation de rendez-vous

entre responsables des agences pour échanger sur les défis du métier.

Plus d’informations sur www.markcom.lu

E-COMMERCE

PLATEFORMES EN LIGNE :

VERS PLUS DE TRANSPARENCE ET D’ÉQUITÉ

Le 26 avril 2018, la Commission européenne a présenté un ensemble

de règles visant à clarifier la relation entre professionnels et

plateformes en ligne. Dans le viseur, les géants du web tels qu’eBay

et Amazon aux pratiques souvent floues et peu prévisibles.

Leurs premières victimes : les petits commerçants qui leur sont

fortement dépendants. Ceux-ci subissent bien trop souvent

ce qu’ils considèrent comme des abus de pouvoir » tel qu’un

blocage intempestif de compte.

Afin de mettre fin à leurs préoccupations, le règlement préconise

une transparence accrue des plateformes garantissant que « les

modalités et conditions qui les lient aux utilisateurs professionnels

soient aisément compréhensibles et aisément accessibles ».

Aussi, il leur faudra « indiquer à l’avance les motifs permettant

de mettre fin au référencement d’un utilisateur professionnel ou

de le suspendre d’une plateforme » et mettre en place un « système

interne de traitement des réclamations ».

Commission européenne - Communiqué de presse du 26 avril 2018

Plus d’informations sur www.europa.eu

30 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


Société

BUSINESS MEDIA

06.2018

« SENSIBILISER LES ENTREPRISES

À LA DIGITALISATION,

UN ENJEU CRUCIAL »

Initié en mars dernier par la House of Entrepreneurship,

le programme Go Digital

propose d’accompagner les petites et

moyennes entreprises dans leur parcours

vers la digitalisation. Tom Baumert, Chief

Executive Officer de la House of Entrepreneurship,

et Laurent Lucius, Project Manager

de Go Digital, nous expliquent l’importance

de la transformation digitale pour

ces acteurs luxembourgeois et mettent en

lumière le soutien qu’ils peuvent trouver

auprès de la House of Entrepreneurship et

de Luxinnovation.

TEXTE : JEANNE RENAULD

IMAGE : JULIAN BENINI

Laurent Lucius et Tom Baumert

32 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Société

EN QUOI EST-IL AUJOURD’HUI

ESSENTIEL, POUR LES TPE ET PME

INSTALLÉES AU GRAND-DUCHÉ

DE LUXEMBOURG, DE S’IMPLIQUER

DANS LE PROCESSUS

DE TRANSFORMATION DIGITALE ?

Tom Baumert Les TPE et PME, non seulement

au Luxembourg, mais également dans

l’ensemble de l’Europe, sont aujourd’hui

confrontées à d’importants défis en matière

de digitalisation. Elles sont encore trop

nombreuses à ne pas comprendre ou saisir

les opportunités offertes par le numérique.

Certaines ne voient pas la nécessité d’évoluer

ou ne sont pas ouvertes à ces nouvelles

solutions, car elles pensent qu’elles sont

trop coûteuses ou trop difficiles à implémenter.

Or, ces mêmes entreprises voient

leur chiffre d’affaires diminuer et l’expliquent

en grande partie par la concurrence

provenant d’autres acteurs, digitaux

cette fois, qui grignotent sur leurs parts de

marché. La situation est donc contradictoire

: d’un côté, les petites et moyennes

entreprises sont conscientes des défis de

la digitalisation, mais de l’autre, elles ne

semblent pas ouvertes à cette transformation.

Laurent Lucius Il en résulte, pour l’instant, une

certaine incohérence, un décalage entre d’une

part, une offre de produits ou de services

proposés par les petites et moyennes entreprises

luxembourgeoises peu digitalisées, et

d’autre part, une demande, venant de la part

des consommateurs qui, elle, l’est de plus en

plus. À l’heure actuelle, où l’afflux de clients

en magasins physiques diminue, ces sociétés

doivent impérativement entrer dans l’ère du

digital si elles veulent pouvoir répondre aux

nouvelles attentes de leurs clients et leur offrir

une expérience enrichie. Une situation d’autant

plus vraie pour les sociétés actives dans le

commerce de détail et l’horeca.

QUELLES SONT LES OPPORTUNITÉS

AINSI OFFERTES

PAR LA DIGITALISATION ?

Laurent Lucius De nombreuses TPE et PME

pensent que la transformation digitale

ne s’applique qu’aux grandes structures.

Pourtant, la digitalisation d’une activité,

d’une société, n’implique pas forcément de

devenir une fintech ou de déployer d’importants

efforts. Cela peut concerner, tout

simplement, le fait d’être bien référencé sur

Google, de développer sa présence sur les

réseaux sociaux ou de communiquer ses

offres promotionnelles via une newsletter.

Tom Baumert Pour les plus petites sociétés,

la digitalisation sert en effet dans la plupart

des cas le marketing et la promotion de leur

activité. En disposant d’une page Facebook

par exemple, l’entreprise peut cibler très facilement

un grand nombre de personne, et

à un prix bien moins élevé qu’une publicité

dans les médias traditionnels. Au-delà de

cet aspect, la transformation digitale doit

également permettre aux entreprises de

mieux gérer leur organisation interne et de

gagner un temps précieux. La digitalisation

d’une TPE ou d’une PME peut ainsi se traduire

par la mise en place d’un outil CRM

– un outil de gestion de la relation client

pour traiter plus facilement les informations

relatives aux clients et aux prospects – ou

bien d’un progiciel de gestion intégré, pour

mieux gérer les questions opérationnelles

et administratives telles que l’envoi des factures

aux clients. Des programmes gratuits

et « user-friendly », spécialement conçus

pour les petites structures, permettent encore

de gérer son stock ou d’avoir une vue

globale sur ses chiffres au quotidien.

Laurent Lucius Les avantages de la transformation

digitale sont donc nombreux.

Elle peut ainsi contribuer à développer sa

visibilité et sa réputation, recruter des collaborateurs,

acquérir de nouveaux clients

ou fidéliser ceux déjà existants à moindre

coût, vendre différemment, réduire les

tâches administratives et développer des

business modèles disruptifs. En d’autres

mots, la digitalisation des entreprises doit

leur permettre de devenir plus efficaces,

plus rentables et plus attractives pour leurs

clients, notamment en vendant plus facilement,

davantage et mieux.

Tom Baumert Des études ont également

démontré un lien entre digitalisation et

VOUS SOUHAITEZ ENGAGER

VOTRE ENTREPRISE

DANS LA TRANSFORMATION

DIGITALE ?

Testez le degré de digitalisation

de votre entreprise en répondant

à un court questionnaire sur

www.godigital.lu.

Découvrez également le programme

des workshops organisés dans le cadre

du programme Go Digital

et inscrivez-vous en ligne.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 33


Société

BUSINESS MEDIA

06.2018

« LA DIGITALISATION DES ENTREPRISES

DOIT LEUR PERMETTRE DE DEVENIR

PLUS EFFICACES, PLUS RENTABLES

ET PLUS ATTRACTIVES POUR LEURS CLIENTS »

taux de survie des entreprises face à un

changement externe. Un article publié dans

la revue « Harvard Business Review » explique

ainsi que face à une hausse du salaire

minimum d’un dollar aux États-Unis,

les restaurants qui disposaient d’une note

moyenne de 3,5/5 avaient une probabilité

de + 14 % de fermer leur restaurant, alors

que cette même augmentation du salaire

minimum n’avait aucun impact sur les restaurants

disposant d’une note de 5/5. Alors

qu’il s’agit d’une activité très traditionnelle,

la restauration est aujourd’hui fortement

influencée par Internet. Les comportements

des consommateurs changent. Ils sont prêts

à recourir au web et à l’e-commerce pour

toutes leurs activités. Par conséquent, les

business modèles doivent eux aussi évoluer.

POURQUOI LES TPE ET PME

NE SE DIGITALISENT

ALORS PAS DAVANTAGE ?

QUELLES SONT LES PROBLÉMATIQUES

AUXQUELLES ELLES SE TROUVENT

CONFRONTÉES ?

Laurent Lucius Les petites et moyennes

entreprises peinent encore à bien cerner

ces nombreux avantages pour leur activité.

Certaines se sentent dépassées et ne

savent pas par où commencer. Bien sûr, le

coût lié à la transformation digitale freine

certains chefs d’entreprise. C’est normal

et compréhensible, d’autant plus pour des

petites structures. Pour autant, il s’agit

d’un investissement essentiel, qui permet

de réellement améliorer son business

à moyen terme. Les dirigeants, ainsi que

l’ensemble des collaborateurs, doivent

également être prêts à accorder un peu

de temps à cette transformation, surtout

au début. Il faut accepter d’y consacrer

quelques heures, chaque semaine, pour

véritablement initier la transformation. Il

faut aussi que ces personnes disposent des

compétences et de la volonté nécessaires

pour embrasser ce changement. Et c’est là

que le bât blesse encore fortement. Tous

doivent s’impliquer et comprendre en quoi

la digitalisation facilite leur quotidien. Il y a

tout un volet de « change management » à

prendre en compte.

Tom Baumert De nombreux acteurs sont

en effet à la traîne en ce qui concerne les

compétences digitales. C’est un constat

que l’on fait dans tous les secteurs –

commerce de détail, restauration, hôtellerie…

– , même chez les personnes

les plus hautement qualifiées. Leurs

principaux atouts ne sont pas l’informatique

ni la technologie, car ils n’ont pas

reçu la formation adaptée. À ce niveau,

certains pays européens sont beaucoup

plus avancés que nous et proposent,

dès le plus jeune âge, une ouverture et

une formation solide au digital. Pour

contrer ce manque de compétences,

les responsables de TPE et PME doivent

pouvoir s’appuyer sur des consultants

ou des structures spécialisés, capables

de leur expliquer l’importance de cette

transformation, d’analyser leur situation

propre et les difficultés qu’ils rencontrent,

de trouver les solutions qui

peuvent être mises en place pour y remédier,

à des coûts raisonnables et, enfin,

de les aider à implémenter ces outils

technologiques. L’outil Letzshop, mis

en œuvre par le ministère de l’Économie,

est un premier pas vers ce changement

que l’on se doit de souligner. Cette

plateforme de vente en ligne partagée,

sans commission sur les ventes, devrait

faciliter l’accès à l’e-commerce aux acteurs

luxembourgeois.

COMMENT, AU SEIN DE

LA HOUSE OF ENTREPRENEURSHIP,

SOUTENEZ-VOUS LES ENTREPRISES

DANS LEUR DÉMARCHE

DE TRANSFORMATION DIGITALE ?

Laurent Lucius Dans le contexte que

nous venons d’évoquer, l’enjeu le plus

important consiste à sensibiliser les TPE

et PME à la digitalisation, leur permettre

de comprendre ce qu’il en ressort et

leur démontrer que ce n’est pas si difficile

à mettre en place. Pour ce faire, la

House of Entrepreneurship a lancé le 20

mars dernier le programme Go Digital.

Il s’articule au travers de trois grands

axes : sensibiliser et informer à la digitalisation

des TPE et PME, évaluer ensuite

leur maturité digitale, pour, enfin,

les conseiller et les accompagner dans

cette transition.

Tom Baumert L’idée était de proposer

un programme « step by step », allant de

l’information à l’implémentation d’une

technologie, d’une solution digitale.

De nombreux programmes développés

dans d’autres pays ne portent pas leurs

fruits, car ils sont axés sur les solutions

concrètes à mettre en œuvre, sans avoir

cette couche de sensibilisation en pre-

34 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Société

Laurent Lucius A travers cette initiative,

96 workshops d’information vont être

organisés cette année, en allemand et en

français. Ces ateliers gratuits, d’une durée

de 1h30 à 2h, permettent d’échanger

sur différents aspects de la digitalisation

avec des experts, de comprendre son intérêt

et d’aborder quelques pistes de solutions

concrètes.

Tom Baumert Les entreprises peuvent

dans un second temps se tourner vers

Luxinnovation qui, dans le cadre de son

programme Fit 4 Digital, les aide à développer

un plan d’actions. Cette démarche

est cofinancée par le ministère

de l’Économie à hauteur de 5000 euros

et les frais de consultance sont pris en

charge à 50 % (maximum 850 euros/jour

HTVA, logiciels et matériel pris en charge

sous forme d’aide à l’investissement à

taux inférieur). Ce voucher a spécialement

été mis en place pour répondre à

l’éventuelle problématique de financement

auxquelles sont confrontées les

plus petites structures et leur permettre

de se lancer dans la digitalisation.

À QUI S’ADRESSE LE PROGRAMME

GO DIGITAL ?

Laurent Lucius Go Digital est destiné à

soutenir les sociétés encore peu matures

au niveau technologique, en vue de transposer

la transformation digitale dans leurs

business modèles. Il ne s’agit pas d’une

approche sectorielle. Toutes les entreprises,

quel que soit leur secteur d’activité

– artisanat, petite industrie, commerce,

horeca,… –, peuvent être concernées.

Tom Baumert L’objectif à travers ce

programme n’est pas d’offrir un conseil

détaillé sur la digitalisation aux TPE et

PME, mais de leur montrer les possibilités

qu’elle offre, de comprendre son

intérêt, de les encourager et les motiver

à s’engager dans cette voie, puis de les

mettre en relation avec les structures

qui leur permettront d’implémenter des

solutions concrètes. À la House of Entrepreneurship,

nous agissons comme

un facilitateur.

FIT 4 DIGITAL,

UN ACCOMPAGNEMENT

SUR MESURE

DANS VOTRE DIGITALISATION

Développé par Luxinnovation

et soutenu par le ministère de l’Économie,

Fit 4 Digital est un programme visant

à aider les PME à profiter des technologies

numériques afin de gagner en compétitivité.

Il s’adresse aux entreprises

qui occupent moins de 250 employés

et justifient d’un chiffre d’affaires annuel

inférieur à 50 millions d’euros

ou d’un bilan inférieur à 43 millions

d’euros. Le diagnostic, élaboré par un

consultant agréé, permet dans un premier

temps de transcrire le potentiel d’amélioration

de l’entreprise en matière

de digital sous forme d’un plan d’actions.

La seconde phase est consacrée

au développement du projet,

en impliquant l’ensemble des collaborateurs.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 35


L’avis de l’expert // Fiscalité

BUSINESS MEDIA

06.2018

RÉFORME DE LA TVA

SUR LE COMMERCE EN LIGNE :

DES SIMPLIFICATIONS RELATIVES

Près de trois ans après la mise en place

des nouvelles règles de TVA applicables

aux services électroniques en vigueur

depuis le 1 er janvier 2015, la Commission

Européenne a introduit une série de mesures

qui visent à alléger les contraintes

administratives des acteurs du secteur

à compter de 2019. Dans la même veine,

des simplifications prévues pour l’ensemble

du secteur de l’e-commerce,

à savoir d’autres règles qui tendent à faciliter

les obligations relatives à la vente

de biens en ligne, verront le jour en 2021.

TEXTE : ALOÏS CHARPENET, PWC

IMAGE : JULIAN BENINI

L

a Commission Européenne a officiellement

validé la mise en place de mesures

qui visent à encourager le développement

du commerce en ligne au sein de

l’Union Européenne, lequel souffrait déjà des

lourdeurs administratives dues aux règles de

TVA applicables et qui avait été mis à mal par

l’arrivée de nouvelles règles de TVA en 2015.

La Commission qui, dans le cadre de son

plan d’action, prévoit de simplifier et rendre

le système de TVA plus robuste, propose la

mise en place de règles selon lesquelles les

formalités relatives à la collecte et au paiement

de la TVA sur les opérations transfrontalières

des e-commerçants devraient être

assouplies. Ces règles visent également une

simplification pour les administrations fiscales

et à limiter le risque de fraude tout en

Aloïs Charpenet

garantissant une répartition équitable des

revenus de TVA entre les États membres.

Soulager à la fois les entreprises et garantir

une bonne redistribution de l’impôt n’est cependant

pas chose facile et il convient alors

de s’interroger sur les véritables atouts de

cette réforme.

L’objectif qui était de garantir une répartition

juste des revenus de TVA entre États

membres avait été majoritairement rempli

en 2015 quand les règles de TVA ont évolué

en ce sens que la TVA due sur les services

électroniques (par exemple les e-books, les

MP3 ou encore l’accès aux jeux en ligne)

devenait celle du pays du consommateur et

non plus celle du pays d’établissement du

fournisseur du service.

36 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Fiscalité // L’avis de l’expert

Si l’objectif de répartition équitable de l’impôt

avait été efficacement atteint, ce fût

non sans tenir compte des contraintes afférentes

aux nouvelles règles qui se firent très

vite ressentir par les opérateurs concernés.

Même s’il est vrai que la possibilité d’utiliser

un guichet unique pour la collecte et le

paiement de la TVA due dans chacun des

États membres a été introduite en 2015 pour

les entreprises européennes, cette simplification

est restée relative pour ces dernières.

Elles ont en effet dû, entre autres, collecter

un bon nombre d’informations sur leurs

clients afin de s’assurer de leur pays de résidence

et ainsi se plier non seulement au

taux, mais aussi à toutes les autres règles

de TVA y applicable. Contrairement aux

leaders du secteur qui ont pu facilement

s’entourer ou s’équiper de ressources et

bénéficier des conseils et recommandations

nécessaires pour faire face au mieux à cette

révolution fiscale, les acteurs plus modestes

et les jeunes entreprises étaient moins préparés

pour affronter ces changements. C’est

pourquoi ces derniers sont les premiers visés

par les changements proposés. La meilleure

illustration de ces allègements est la

mise en place d’un seuil de ventes en dehors

du pays d’établissement en deçà duquel les

règles et obligations introduites en 2015 ne

seront plus applicables, et ce, à partir du 1 er

janvier 2019.

Dans une optique de simplification plus

large du secteur du commerce en ligne

et ayant tiré des leçons sur les problématiques

opérationnelles liées aux changements

de 2015, un même seuil sera applicable

aux opérateurs actifs dans la vente

de biens en ligne à compter du 1 er janvier

2021. En effet, une entreprise qui vend

des biens en ligne est soumise au régime

connu sous le nom des « ventes à distance »

et doit appliquer le taux de TVA en vigueur

dans l’Etat membre de son client si le total

des ventes dans ce pays dépasse le seuil

que ce dernier a fixé (les seuils prévus par

la directive européenne étant 35 000 ou

100 000 euros). Si le seuil est dépassé, l’entreprise

doit alors s’immatriculer à la TVA

et payer la taxe dans le pays en question.

Selon les nouvelles règles, à l’instar de la

simplification qui sera disponible pour les

prestataires de services électroniques en

2019, un vendeur pourra continuer à appliquer

le taux de TVA de son pays si le total

« LES SIMPLIFICATIONS NE SOULAGENT PAS

COMPLÈTEMENT OU DURABLEMENT LA CHARGE

ADMINISTRATIVE DES ENTREPRISES QUI CONSTITUENT

L’AVENIR DE NOTRE ÉCONOMIE »

de ses ventes à destination d’autres États

membres ne dépasse pas le seuil prévu.

En outre, un système de guichet unique tel

que celui en place pour les services électroniques

sera disponible afin d’éviter une

immatriculation à la TVA dans le pays du

consommateur si le seuil est dépassé.

Mais qu’en est-il de ce seuil qui dispenserait

nombre de PME et start-ups des multiples

contraintes administratives connues

jusque-là par les entreprises impactées

par le régime des ventes à distance et/ou

les nouvelles règles de 2015, et qui, selon

la Commission, contribuerait à réduire

leurs coûts administratifs relatifs à la TVA

de 95% ?

Le montant retenu par le législateur européen

a été fixé à 10 000 euros. Concrètement,

cela signifie qu’une entreprise luxembourgeoise

active dans le commerce en ligne

et dont le montant total des ventes de biens

ou de services électroniques à des particuliers

résidents dans d’autres États membres

ne dépasse pas 10 000 euros par an pourra

continuer à appliquer la TVA luxembourgeoise

sur ces ventes. Elle pourra ainsi

être déchargée de toute obligation et

contrainte administrative afférente à l’application

de la TVA au taux et selon les

règles des pays concernés.

Si ce seuil vise effectivement les PME et les

start-ups, nous ne pouvons alors que leur

souhaiter de bénéficier de ces simplifications

de manière temporaire et uniquement

dans le cadre du lancement de leurs activités

à l’échelle européenne. Car il est vrai

que si cette mesure a pour but d’encourager

le commerce en ligne transfrontalier,

elle limite très largement la possibilité de

bénéficier des nouvelles mesures aux acteurs

du secteur dont le chiffres d’affaires

se doit alors d’être principalement local. Le

paradoxe n’est cependant pas nouveau et

découle de la difficulté à réconcilier la politique

d’un marché unique avec la nécessité

de répartir l’impôt équitablement.

Il est néanmoins essentiel de retenir qu’un

autre seuil, celui-ci fixé à 100 000 euros

et que nous qualifierons alors d’intermédiaire,

vise à alléger les obligations administratives

sans pour autant que l’opérateur

puisse déroger à la règle selon laquelle la

TVA est due dans le pays du consommateur.

Il semblerait alors qu’un juste milieu

a peut-être été trouvé pour accompagner

les jeunes entreprises dans leur expansion

à l’international en leur permettant de se

préparer progressivement à des obligations

fiscales et administratives contraignantes

et souvent coûteuses.

Au final, il s’agit d’un résultat mitigé. Si

les simplifications ont la vertu de limiter

le nombre d’obligations liées à la TVA et

de garantir une juste répartition de l’impôt

au sein de l’UE, elles ne soulagent pas

complètement et durablement la charge

administrative des entreprises qui constituent

l’avenir de notre économie. En revanche,

l’évolution constante du secteur

laisse croire que d’autres réformes seront

nécessaires. Reste à espérer que ces dernières

tireront des enseignements des réformes

précédentes.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 37


Entrevue Social

BUSINESS MEDIA

06.2018

PAROLES DE PHARMACIEN

Dans un monde en constante mutation,

l’enjeu de la survie de la pharmacie dépasse

de loin celui des seules officines et

de ceux qui y exercent leur activité. Il y a là

un enjeu social et de santé publique. Nous

avons rencontré le Président du Syndicat

des Pharmaciens Luxembourgeois (SPL),

Alain de Bourcy, afin de faire un point.

TEXTE : ALIX BELLAC

A

Alain De Bourcy

lain de Bourcy est un homme pressé.

Il répond volontiers à nos questions

mais tout en contresignant ordonnances,

distribuant conseils et se rendant

disponible pour un entretien téléphonique.

Soucieux de ne pas parler en son seul nom,

il reprécisera plusieurs fois pendant l’entretien

s’exprimer en qualité de Président

du SPL : face aux évolutions du métier et

à ses défis pour demain, l’union fera toujours

la force.

La santé est une préoccupation majeure,

en tête de tous les sondages d’opinion. Or,

d’emblée, Alain de Bourcy le martèle, « Le

médicament n’est pas un produit comme

les autres. Face à la concurrence des

grandes surfaces, des parapharmacies et

des ventes par internet (rappelons au passage

qu’il est estimé que plus de 60 % des

médicaments achetés sur le net par les

particuliers, sont des contrefaçons), les

pharmacies, elles, sont régies par un code

de déontologie restrictif les empêchant

de faire de la publicité. « Nous subissons

toutes les adversités possibles alors

même que les pharmacies du Grand-Duché

(toutes membres du SPL) emploient

du personnel de qualité, selon le contrat

collectif en vigueur. Or, l’un n’allant pas

sans l’autre, la qualité a un coût et le prix

de vente au consommateur est calculé au

plus juste sur cette base. Nous misons

sur la qualité (formation continue) et les

desiderata de la clientèle. Il n’y a plus de

vente simple qui n’exige pas de conseil »,

résume Alain de Bourcy.

38 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Entrevue Social

« AUJOURD’HUI ET ENCORE PLUS DEMAIN,

PROPOSER COÛTE QUE COÛTE DES CONSEILS

ET DES SOINS DE QUALITÉ EN ADÉQUATION

AVEC LES VALEURS DE NOTRE PROFESSION »

Nous l’aurons compris, la gestion d’une

officine requiert, face à une clientèle de

plus en plus exigeante, à une population

vieillissante et à une numérisation poussée

des données et des actes, une solide

organisation, des compétences multiples

- telles la gestion des ressources humaines

et économiques – en plus du trio

écoute-analyse-conseil. Et demain plus

que jamais, poursuit Alain de Bourcy : « On

ne peut nier que les officines sont fragilisées

par l’alourdissement des charges

et la baisse des marges. Nous subissons

la pression constante des charges locatives

et salariales ainsi que d’importants

frais de financement courant et de fortes

contraintes administratives. Néanmoins,

nous nous devons de rester dédiés à notre

mission première, celle qui fait la noblesse

de notre exercice : la pharmacovigilance;

une connaissance fine de la médication des

patients à des fins d’assimilation optimale

des produits sans effets indésirables. »

« En février 2019, tous les médicaments devront

être scannés avec un QR code unique

garantissant une sécurité supplémentaire

contre la contrefaçon. Cela induira, au moins

dans les premiers temps, une surcharge de

travail pour le pharmacien mais qui n’impactera

ni le coût des médicaments ni l’attente

pour le client. Nonobstant, même si le

risque de lots de médicaments falsifiés est

extrêmement faible au Luxembourg, cette

mise en place est justifié par la nécessité

d’une harmonisation européenne », se résigne

le Président du SPL.

Le métier de pharmacien semble être

contraint à la mutation : alors que la population-patientèle

va en se développant

(augmentation du nombre de maladies

chroniques comme le diabète, vieillissement

de la population, arrivée en masse

de médicaments très coûteux requérant un

suivi scrupuleux par les pharmaciens…), il

semble qu’une génération entière de pharmaciens

sera à remplacer alors même qu’il

n’existe plus de formation en pharmacie

au Grand-Duché et que le métier suscite

toujours moins de vocations. « Les problématiques

sont nombreuses mais il faudra

évoluer afin de proposer coûte que coûte

des conseils et des soins de qualité en adéquation

avec les valeurs de notre profession.

» Ces changements à mener seront

importants voire difficiles mais il est de la

responsabilité du SPL d’accompagner ses

adhérents avec tact et professionnalisme.

Les diverses formations continues proposées

seront un plus. Mais il y a sans doute

un travail de réflexion à mener car il faudra

pouvoir compter sur des recrues efficaces

et motivées : de nombreux défis se

profilent pour le pharmacien de demain. Le

dossier de soin partagé (DSP), la prescription

électronique ou encore la blistérisation

sont autant d’enjeux pour l’avenir.

Toutes ces évolutions des technologies

de santé, ces problématiques évoquées

constituent cependant une opportunité

considérable, celle de réaffirmer le rôle

prépondérant du professionnel d’officine.

Alain de Bourcy le rappelle avant que nous

le quittions : « En tant que Président du SPL,

ma confiance envers les autorités sanitaires

demeure, afin que demain le pharmacien

reste un professionnel de santé à

part entière et un interlocuteur privilégié

pour le public. »

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 39


En coulisse Social

BUSINESS MEDIA

06.2018

DONNER UNE VALEUR AJOUTÉE

AU MÉTIER DE PHARMACIEN

Développer les soins pharmaceutiques au Luxembourg et ainsi accompagner le patient

dans la médicamentation la plus ajustée autour de sa pathologie chronique est la mission

de Pharmacare.

TEXTE : ALIX BELLAC

IMAGE : JULIAN BENINI

Claude Hostert-Pfeiffer

C

omme le souligne Claude Hostert-Pfeiffer,

Secrétaire Générale

et l’une des co-fondatrices du

projet Pharmacare, la notion de « soins

pharmaceutiques » est née en 1990,

avec l’idée de recentrer l’acte pharmaceutique

sur le patient et non sur le

médicament et de permettre au patient

de devenir un acteur à part entière de

son traitement médicamenteux. Claude

Hostert-Pfeiffer souligne un fait important

: « Le statut du pharmacien clinicien

en hôpital vient d’être ancré dans une

nouvelle loi hospitalière effective au 1 er

avril 2018. Notre but est d’instaurer en

officine les services pharmaceutiques

permettant un suivi personnalisé du patient.

Nous sommes en effet convaincus

que l’entretien ciblé, l’écoute et la mise

en place du bon usage du médicament

amélioreraient non seulement la qualité

de vie du patient, mais engendreraient

également des diminutions notables de

coûts liés aux hospitalisations ou absences

au travail. Des études montrent

que chez les patients chroniques et pour

diverses raisons, 50 % des médicaments

ne sont pas assimilés ou alors de façon

non efficiente. PHARMACARE a pour objectif

une optimisation du traitement et

ses corollaires vertueux. C’est là que le

rôle du pharmacien est prépondérant. »

Ainsi donc, dans un cas d’asthme chronique,

l’objectif sera d’aider le patient

asthmatique à mieux comprendre sa maladie,

à améliorer l’utilisation et la manipulation

des dispositifs d’inhalation afin

d’augmenter son adhérence au traitement,

de prévenir les crises d’asthme et de diminuer

ainsi les hospitalisations en relation

avec cette maladie.

Ce système vertueux, à bien des égards

existe déjà en France et en Belgique. Claude

Hostert-Pfeiffer ne doute pas de l’efficacité

d’un tel programme et milite ardemment

pour l’instauration d’une approche similaire

au Luxembourg. Pour ce faire, en association

avec l’Institut Universitaire International

de Luxembourg (IUIL), PHARMACARE

« PHARMACARE SOUTIENT

LE PHARMACIEN POUR RELEVER

LES DÉFIS DE LA PROFESSION

AU 21 ÈME SIÈCLE »

met en place pour la troisième année sous

l’égide du Professeur émérite Jean Calop de

Grenoble (France) et de son équipe, une formation

de 80 heures en soins pharmaceutiques

qui s’adresse aux pharmaciens d’officine.

Sûre du bien-fondé de cette formation

pour avancer efficacement vers les défis que

doit relever le pharmacien du 21 ème siècle,

Claude Hostert-Pfeiffer offre son temps et

sa conviction acquise en plusieurs années

d’exercice : « Il est primordial que les politiques

reconnaissent la valeur ajoutée du

pharmacien et utilisent le capital scientifique

et les connaissances du pharmacien

afin de les impliquer davantage dans la

prévention de certaines maladies et d’en

faire pleinement des acteurs de la santé

publique. Dans cette dynamique, PHARMA-

CARE est sur le point de lancer son premier

projet-pilote sur l’entretien pharmaceutique

pour patient asthmatique, projet en collaboration

avec le LIH (Luxembourg Institute

of Health) et soutenu par le Ministère de la

Santé, l’Oeuvre Grande-Duchesse Charlotte

et le Syndicat des Pharmaciens Luxembourgeois.

Le projet sera effectif dès sa validation

par le CNER (Comité National d’Ethique

de Recherche). Nous espérons pouvoir débuter

cet automne. »

40 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


News Social

BUSINESS MEDIA

06.2018

LE NOUVEAU SITE INTERNET DE L’AAA

Totalement modernisé avec une navigation simplifiée, le site

« AAA.lu » offre une meilleure vue d’ensemble et un menu mieux

structuré. Les actualités, les publications, les formulaires, l’agenda

et les informations concernant la stratégie nationale de prévention

« VISION ZERO » sont accessibles en un seul clic depuis la page

d’accueil. Actuellement disponible en langue française,

une traduction allemande du site est prévue pour 2019.

Le site présente les procédures à suivre en cas d’accident

ou de maladie professionnelle avec un accès facile aux nouveaux

formulaires de déclaration d’accident. Il fournit les informations

en matière de sécurité et de santé au travail ainsi que celles relatives

aux indemnisations, cotisations et au système bonus-malus

qui entrera en vigueur au 1 er janvier 2019. Ces informations peuvent

également être retrouvées dans le nouveau « Guide de l’assuré ».

Plus d’informations sur www.aaa.lu

L’INDR A EU 10 ANS !

L’INDR a célébré ses 10 ans d’existence le 7 mars 2018 ! Michel

Wurth a souligné le rôle déterminant des entreprises dans la contribution

au développement durable : « Les entreprises sont au cœur

de la transition vers une croissance qualitative. La RSE n’est plus un

trade-off, mais la seule stratégie gagnante. » et le Premier Ministre,

Xavier Bettel, a vivement félicité l’engagement de l’INDR qui œuvre

au quotidien pour l’enracinement de la RSE au Grand-Duché, tout

en remerciant les entreprises sensibilisées et labellisées ESR.

On retiendra qu’il est important pour les entreprises de faire

la transition entre la pensée économique du 20 e siècle ( Quelle

valeur financière peut-on extraire de ses activités ? ) vers celle du

21 e siècle ( Combien de bénéfices pour l’entreprise et la société

pouvons-nous générer en repensant la nature de nos activités ? ),

et ce, à tous les niveaux de leur mission.

Plus d’informations sur www.indr.lu

CONSULTATION DU SOLDE DES JOURS DE CONGÉ

POUR RAISONS FAMILIALES SUR MYGUICHET.LU

Chaque assuré peut désormais consulter son solde des jours de congé pour raisons familiales

24h/24 et 7j/7 en se connectant à MyGuichet. Un certificat établissant ce solde peut

également y être demandé et sera ensuite déposé sous format PDF dans la boîte de réception

eDelivery de l’onglet caisse de maladie sous « Données » du MyGuichet.

Pour rappel, le nouveau congé pour raisons familiales est entré en vigueur début 2018.

Ainsi, la durée du nouveau congé pour raisons familiales dépend de l’âge de l’enfant

et s’établit comme suit :

• Pour l’enfant âgé de 0 à moins de 4 ans accomplis : 12 jours

• Pour l’enfant âgé de 4 accomplis à moins de 13 ans : 18 jours

• Pour l’enfant âgé de 13 accomplis à moins de 18 ans et hospitalisé : 5 jours

Plus d’informations sur www.guichet.lu

42 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


Entrevue Digital

BUSINESS MEDIA

06.2018

« TROP D’ENTREPRISES SONT

ENCORE DÉMUNIES FACE AU DIGITAL »

Deux ans après la création d’eCOM.lu,

l’association qui fédère les entreprises

vendant des produits et services en ligne,

l’e-commerce peine encore à être intégré

par de nombreux acteurs luxembourgeois.

Pierre Friob, président d’eCOM.lu,

nous livre son regard sur cette situation.

TEXTE : QUENTIN DEUXANT

IMAGE : BECOMMERCE

Pierre Friob

ADHÉREZ GRATUITEMENT

À ECOM.LU

Pour permettre à toute société,

quel que soit son secteur, de mieux

comprendre et intégrer les enjeux

de l’e-commerce à son activité,

eCOM.lu offre l’adhésion gratuite

à sa fédération en 2018 à toutes

les entreprises déjà membres de la clc

(hors fournisseurs de services B2B).

QUELLES SONT LES AVANCÉES

CONSTATÉES DANS LE DOMAINE

DE L’E-COMMERCE AU LUXEM-

BOURG AU COURS DE CES DEUX

DERNIÈRES ANNÉES ?

Nous sommes désormais entrés dans la phase

de maturité de l’e-commerce. Aujourd’hui,

le marché s’écrème naturellement. Certaines

entreprises purement e-commerçantes disparaissent,

d’autres sont absorbées ou se réorientent

pour ne pas péricliter. On voit ainsi

de plus en plus de pure players se mettre au

retail physique. Alors qu’ils étaient pionniers

de l’e-commerce, ces acteurs s’orientent

vers des modèles de vente plus classiques,

qu’ils réinventent en y apportant davantage

de digital, au service du client. Parallèlement,

toutes les grandes entreprises qui vendaient

de manière physique sont désormais aussi

actives sur le web. On voit donc apparaître

une certaine convergence entre les acteurs

et une fusion des différents canaux de vente.

La frontière entre commerces physique et en

ligne est en train de s’effacer.

DANS CE CONTEXTE, QUELS SONT

LES GRANDS ENJEUX LIÉS AU DÉVE-

LOPPEMENT DE L’E-COMMERCE ?

Parce qu’il est pleinement lié au digital, le secteur

de l’e-commerce évolue en permanence.

Tout avance très vite. Les questions, les sujets,

qui nous occupaient il y a deux ans ne sont

plus les mêmes aujourd’hui. Dans ce domaine

en mutation constante, l’enjeu, pour les entreprises

qui vendent des produits ou des services,

est de parvenir à adapter leur modèle

économique à cette transformation, à identifier

et choisir les outils de demain qu’elles devront

44 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Entrevue Digital

«LE LUXEMBOURG DOIT RAPIDEMENT METTRE

EN PLACE UN PLAN MASSIF DE FORMATION

ET D’ADAPTATION DES COMPÉTENCES AU DIGITAL »

merce. La réforme du système de la TVA, par

exemple, va permettre de simplifier les procédures

administratives pour les entreprises qui

souhaitent vendre leurs produits ou services

sur le marché unique européen. De nouvelles

règles vont aussi permettre de protéger le

marché européen d’une concurrence déloyale

provenant notamment de la Chine, qui profitait

encore d’anciens accords pour envoyer des

produits commerciaux à des tarifs préférentiels.

Aujourd’hui, les freins concernent davantage

les pratiques en entreprise.

utiliser pour être en phase avec les attentes de

leurs propres clients, leur offrir une expérience

d’achat unique et mieux répondre à leurs nouveaux

besoins. Au-delà de l’e-commerce, c’est

surtout autour de la digitalisation des points

de vente que de nombreux outils et services

innovants peuvent encore être déployés afin

d’enrichir la visite en magasin.

FACE AUX GÉANTS INTERNATIO-

NAUX, LES PME E-COMMERÇANTES

ONT-ELLES ENCORE UNE PLACE ?

Si ces plateformes sont des concurrents certains

pour les plus petits acteurs, elles constituent

également un outil essentiel leur permettant

de développer leur business et leur chiffre

à l’international. Comme dans un point de vente

physique, l’importance pour un commerçant

est d’être situé à un endroit stratégique, où le

passage est important. C’est la même chose

pour le commerce en ligne. Les plateformes

internationales, parce qu’elles bénéficient d’un

énorme trafic, sont devenues incontournables,

malgré les commissions qu’elles prennent.

CERTAINS FREINS LIMITENT-ILS EN-

CORE LE DÉPLOIEMENT DE L’E-COM-

MERCE AU GRAND-DUCHÉ ?

Les freins sont petit à petit en train de disparaître.

Le Luxembourg a longtemps été

confronté à certaines limites logistiques, de par

la petite taille de son marché. Mais aujourd’hui,

les e-commerçants peuvent s’appuyer sur des

acteurs externes et locaux qui leur apportent

les solutions nécessaires. Les nouvelles règlementations

européennes qui vont entrer en

vigueur à l’horizon 2020-2022 devraient également

faciliter le développement de l’e-com-

COMMENT ENCOURAGER

LA MONTÉE EN PUISSANCE

DE L’E-COMMERCE AUPRÈS DES

ENTREPRISES LUXEMBOURGEOISES ?

Un travail important de sensibilisation a été

mené ces deux dernières années. Mais le

grand défi aujourd’hui reste la formation,

l’adaptation du programme éducatif pour renforcer

les e-skills. Si elles ont le mérite d’exister,

les initiatives en la matière sont encore

trop timides. Nous sommes davantage dans

une position de suiveur en matière d’e-commerce,

nous avons toujours une guerre de

retard. Je ne parle pas ici des multinationales

ou des grandes entreprises qui ont choisi de

s’implanter au Grand-Duché, mais plutôt des

PME locales. Nombreuses sont celles qui se

retrouvent démunies face au défi et aux enjeux

de l’e-commerce. Elles ne disposent pas

des ressources humaines nécessaires pour

prendre ce tournant à bras-le-corps.

Pour y remédier, il faut rapidement mettre en

place un plan massif de formation et d’adaptation

des compétences. Nous devons sans plus

attendre développer des programmes qui ne

sont pas figés dans le temps et qui répondent

aux évolutions constantes du secteur. Les dirigeants

ne peuvent plus se contenter d’auto-formation

en matière de digital. L’objectif

est de former un réservoir important de jeunes

capables d’utiliser les outils digitaux et de s’y

adapter en permanence afin de pouvoir aider

les entreprises à prendre réellement le virage

de l’e-commerce. Le Portugal, par exemple,

qui a déployé de vastes programmes de formation,

en touche pleinement les dividendes

aujourd’hui, et ce, dans tous les secteurs, y

compris au sein des entreprises artisanales.

Une démarche similaire au Grand-Duché

permettra non seulement aux commerçants

d’améliorer leur business et de proposer des

services en phase avec les aspirations des

clients, mais elle sera également bénéfique

pour l’économie de l’ensemble du pays. Nous

allons d’ailleurs interpeller les politiques à ce

sujet en vue des prochaines législatives.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 45


En coulisse Digital

BUSINESS MEDIA

06.2018

VOIR LUXEMBOURG D’UN ŒIL NOUVEAU

GRÂCE À LA RÉALITÉ AUGMENTÉE

La Ville de Luxembourg a lancé il y a quelques mois une application pour smartphone

permettant de découvrir plusieurs sites iconiques de la Ville de Luxembourg en réalité

augmentée. Photos, films et informations diverses sont ainsi diffusés par votre smartphone

lorsque vous le braquez sur un monument pris en charge par cette application

nommée « VdL AR ». Une vraie révolution de l’expérience touristique.

TEXTE : QUENTIN DEUXANT

IMAGE : VILLE DE LUXEMBOURG

C’est le nombre de sites

aujourd’hui pris en charge

par l’application VdL AR.

L

e smartphone est devenu en quelques

années l’un des objets les plus communément

partagés. Alors pourquoi

ne pas l’utiliser pour repenser l’expérience

touristique à Luxembourg-Ville ? C’est au

départ de ce constat que la Ville de Luxembourg

a développé, sur le principe de la réalité

augmentée, une application appelée

« VdL AR ». Son fonctionnement est simple :

lorsque vous arrivez face à un site pris en

charge par l’application, il vous suffit de

pointer vers lui l’appareil photo de votre

smartphone pour voir s’afficher sur votre

écran des informations liées au lieu.

« Nous visitions un salon à Berlin, il y a environ

un an, quand nous avons vu qu’un

projet de ce genre avait été développé en

Scandinavie, explique Guy Breden, IT Specialist

au sein du service des Technologies

de l’Information et de la Communication de

la Ville de Luxembourg. Je connaissais la

réalité augmentée en indoor, mais le développement

d’une solution de ce genre en

extérieur est plus compliqué en raison des

variations de luminosité. Il faut savoir que

les informations affichées sur votre smartphone

vont venir se superposer de manière

précise au bâtiment pointé par la caméra. Il

faut donc que l’application puisse correctement

détecter le bâtiment via l’appareil

photo du smartphone, quelles que soient

les conditions. »

LA PHOTOTHÈQUE DE LA VILLE

MISE À CONTRIBUTION

Suite à l’intérêt de la Ville pour un projet de

ce type, la société DDG Benelux, déjà active

sur l’expérience en réalité virtuelle du « Bus

Time Travel » du Pfaffenthal, s’est alors

manifestée. « Ils avaient la technologie nécessaire

pour mener à bien ce projet, poursuit

Guy Breden. Nous avons donc sélectionné

sept sites emblématiques – la Place

d’Armes, le Palais, la Mairie, la Chambre

des Députés, le Marché aux Poissons, le

Royal-Hamilius et le Cercle municipal – et

nous avons parcouru la photothèque de la

Ville pour trouver des clichés de ces bâtiments

à différentes époques. L’application

permet en effet de voir s’afficher ces photos

anciennes, ainsi que des vidéos et différentes

informations, sur l’image du bâtiment

prise par votre smartphone. »

Une première version unilingue, déjà en

ligne, sera remplacée dans le courant des

mois de juin et juillet. « Elle fonctionne

toujours sur base du GPS, mais on pourra

l’utiliser hors ligne et elle sera disponible

en quatre langues – anglais, français,

luxembourgeois et allemand, précise Guy

Breden. En outre, l’application fournira

plus d’informations et sera plus précise

dans sa détection des bâtiments. »

« L’APPLICATION PERMET

D’AFFICHER DES INFORMATIONS,

PHOTOS OU VIDÉOS QUI

SE SUPERPOSENT À L’IMAGE

DU BÂTIMENT PRISE

PAR VOTRE SMARTPHONE »

BIENTÔT PLUS DE SITES

ET UN AFFICHAGE VIRTUEL

DES HORAIRES DE BUS

L’application VdL AR devrait bientôt couvrir

d’autres sites, notamment le Château du

Bock. Elle pourrait aussi intégrer une sorte

de jeu éducatif. En attendant ces développements

futurs, VdL AR a déjà un rôle

pratique très intéressant pour les navetteurs.

« Dans certains arrêts de bus de la

ville, on trouve un QR code qui, une fois

scanné, permet d’afficher, en superposition

à l’image prise par la caméra, les horaires

des bus et d’autres informations sur l’état

du réseau, et ce en temps réel, poursuit

Guy Breden. Dans les prochains mois, nous

souhaitons étendre cette fonctionnalité à

d’autres arrêts de bus. Notre application

constituera ainsi une vraie plus-value pour

les usagers des transports en commun. »

46 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


PUBLIREPORTAGE

DILIGENCE,

UNE NOUVELLE APPROCHE

DU MÉTIER DE CONCIERGERIE

Nouveau venu dans le cercle très fermé et très prisé des Conciergeries de luxe au Grand-Duché,

Diligence se démarque par une approche innovante et visionnaire et son rayonnement à l’international.

Partant du constat que Luxembourg

était un pays résolument

cosmopolite, peuplé de résidents

qui n’hésitent pas à passer les

frontières pour leur travail ou

d’expatriés en transit, Diligence

a fait le choix de s’entourer de

prestataires internationaux, afin

de répondre aux mieux aux demandes

de sa clientèle, qu’ils

soient au Grand-Duché, en voyage

d’affaires ou de loisirs.

Ainsi, chaque client peut trouver

une solution dans l’offre de

prestations de Diligence. Qu’il

soit un expatrié cherchant à

s’installer au Grand-Duché et

qui ne connaît pas le pays et

son mode de fonctionnement,

un business man qui voyage régulièrement

et qui a besoin de

services au Luxembourg comme

à l’étranger, Diligence a la réponse

adéquate.

UNE OFFRE PERSONNALISÉE

POUR CHAQUE CLIENT

Pour ce faire, pas de package ni

d’offre toute faite, mais des prestations

personnalisées, adaptées

au profil de chacun de leur client.

« Chacune des personnes pour qui

nous travaillons est unique et a des

besoins et des attentes différentes.

C’est pourquoi nous travaillons sur

base d’un tarif horaire et non avec

des packages comme la plupart

des conciergeries. »

«NOTRE SEUL OBJECTIF

EST LA SATISFACTION

TOTALE DE NOS CLIENTS »

Quels que soient la demande, le jour

et l’heure, Diligence met ainsi au

service de ses clients son très large

réseau de prestataires afin de pouvoir

combler toutes ses attentes.

Besoin d’un voiturier pour se rendre

à une soirée ? De se créer un réseau

en vue de créer une société à

Luxembourg ? D’être conseillé dans

une recherche d’un bien immobilier

ou simplement de gérer un dîner

pour un retour de voyage ? Tous

vos souhaits deviennent possibles

grâce à Diligence.

EXPÉRIENCE

HAUT DE GAMME,

RÉACTIVITÉ, DISCRÉTION

Tels sont les trois maîtres-mots de

l’équipe de Diligence dont la première

mission est le bien-être et la

sérénité de sa clientèle.

Ainsi, chacun des prestataires avec

lesquels la conciergerie luxembourgeoise

travaille a été rigoureusement

sélectionné pour son

savoir-faire et son professionnalisme

et parce qu’il partage les valeurs

de la société.

t.: +352 691 72 13 84

contact@diligence.lu

www.diligence.lu


Entrevue Transport

BUSINESS MEDIA

06.2018

« LE RECRUTEMENT, PRÉOCCUPATION

DE TOUS LES TRANSPORTEURS »

Depuis 2016, Willy Hein est en charge

de l’activité journalière de la société

Transports Hein. Il nous parle de son

entreprise et du principal défi auquel

les transporteurs routiers doivent aujourd’hui

faire face.

TEXTE : JEANNE RENAUD

IMAGE : JULIAN BENINI

Willy Hein

POUVEZ-VOUS NOUS PRÉSENTER

LA SOCIÉTÉ TRANSPORTS HEIN

EN QUELQUES MOTS ?

QUELLES SONT SES ACTIVITÉS ?

Aux côtés de Sablière Hein et Hein Déchets,

la société Transports Hein constitue l’une

des trois entités du groupe dirigé par la troisième

génération de notre famille, à savoir

Alphonse et Jean-Pierre Hein.

Spécialisée dans le transport de marchandises

en vrac et de déchets sur tout le territoire

de la Grande Région, l’entreprise a été

créée en 1980, initialement pour répondre

aux besoins de nos sociétés-sœurs ou

d’autres entités dans lesquelles nous avons

des participations. Aujourd’hui, Transports

Hein S.à.r.l. regroupe 110 collaborateurs,

dont 90 chauffeurs.

Nous nous appuyons sur une flotte de 75 camions

de différentes catégories, tels que des

camions quatre axes pour les chantiers de

terrassement, des porte-containers ampliroll,

des fonds mouvants, des chargeurs

frontaux et des camions multibennes pour

les déchets, des semi-remorques bâchées

ainsi que des tracteurs semi-remorques

adaptés aux besoins des chantiers, du transport

de la ferraille et de l’agriculture.

IMPLANTÉE AU BORD DE LA

MOSELLE, À BECH-KLEINMACHER,

VOTRE SOCIÉTÉ EST DIRECTEMENT

CONNECTÉE AU TRANSPORT FLU-

VIAL. QUELS AVANTAGES RETI-

REZ-VOUS DE CETTE SITUATION ?

Nous avons effectivement investi en 2016 afin de

réhabiliter notre quai en bord de Moselle qui datait

des années 1960. Nous y accueillons des péniches

pouvant transporter jusqu’à 3000 tonnes

de marchandises, soit l’équivalent de quelque

120 voyages en camion. Grâce au transport fluvial,

nous contribuons à désengorger les routes

et à réduire la pollution atmosphérique.

48 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018

BUSINESS MEDIA

Entrevue Transport

« LE RECRUTEMENT DES CHAUFFEURS EST DEVENU

PRATIQUEMENT IMPOSSIBLE AU LUXEMBOURG ET EST

DE PLUS EN PLUS DIFFICILE DANS NOS PAYS VOISINS »

Ce quai constitue également un avantage

compétitif pour notre groupe et vis-à-vis de

nombreux concurrents du marché. Il est en effet

la seule alternative privée, sur le territoire

luxembourgeois, au Port de Mertert.

Nous y recevons et stockons de nombreux

matériaux, à la fois pour nos clients, mais

également pour nos propres sociétés – du

sable provenant du Rhin par exemple, pour

Sablière Hein. Grâce à ce quai, nous pouvons

optimiser nos voyages. Prenons un

exemple pour illustrer ces propos. Supposons

qu’un client nous demande de livrer

des matériaux d’Esch-sur-Alzette vers

l’Allemagne. Plutôt que de rouler à vide de

notre dépôt jusqu’à Esch, nous pouvons

transporter dans cette direction un produit

que nous stockons déjà, tel que du sable,

et être davantage rentable. En 2020, nous

prévoyons d’investir dans notre infrastructure

sur notre site à Bech-Kleinmacher afin

de pouvoir entreposer encore davantage

de matériaux.

Enfin, cette connexion fluviale nous permet

de capter une clientèle élargie qui, après

avoir reçu sa marchandise par bateau, a besoin

d’un transporteur routier pour la livrer.

QUELLES SONT VOS AMBITIONS

EN TANT QUE VICE-PRÉSIDENT

DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

DU GROUPEMENT TRANSPORTS

LUXEMBOURGEOIS ?

En tant que société active dans différents types de

transport, nous sommes confrontés, au quotidien,

à une large palette de soucis ou de demandes,

concernant notamment les réglementations nationales

et européennes. Nous pouvons donc

mettre de nombreux sujets sur la table. Au sein

du groupement, mes ambitions sont les mêmes

que dans mon travail quotidien. Je souhaite me

tenir au courant et discuter, avec mes confrères

du secteur, des problèmes que nous rencontrons

afin de pouvoir, ensemble, les résoudre.

QUELS SONT LES GRANDS DÉFIS

AUXQUELS DOIVENT FAIRE FACE

LES ENTREPRENEURS DE TRANS-

PORT ROUTIER AU NIVEAU NA-

TIONAL ? ET QUELLES SONT VOS

REVENDICATIONS AUX PARTIS PO-

LITIQUES EN VUE DES ÉLECTIONS

LÉGISLATIVES 2018 ?

Le plus grand défi à relever concerne le recrutement

des chauffeurs, qui est devenu

pratiquement impossible au Luxembourg

et devient difficile dans nos pays voisins. Et

ce, pour plusieurs raisons. La plupart des

chauffeurs vont partir en retraite dans les

15 prochaines années et, en même temps,

on constate que de moins en moins de

jeunes se dirigent aujourd’hui vers notre

secteur. D’une part, nous faisons face à un

problème d’image du transporteur, qui n’est

plus vu comme un métier attirant. D’autre

part, passer son permis poids lourd représente

un investissement financier important.

Nous peinons à recruter non seulement

au Luxembourg, mais également dans

l’ensemble de la Grande Région. Les récents

changements de charges sociales et de fiscalité

pour les frontaliers rendent en effet

aujourd’hui le Luxembourg moins attrayant

pour les travailleurs frontaliers. Nombreux

sont ceux qui préfèrent alors être employés

dans leur pays de résidence. Le sujet du recrutement

préoccupe aujourd’hui tous les

transporteurs routiers au Luxembourg et

même dans toute l’Europe.

Dans ce contexte, nous travaillons, au sein

du Groupement Transports, à lancer une

campagne pour redorer l’image des métiers

du transport et de la logistique. Parallèlement

à cette démarche, nous aimerions que

l’Etat, en partenariat avec l’ADEM, organise

et encourage la formation des chauffeurs,

afin de satisfaire la demande du marché.

La clc a communiqué aux partis politiques

leurs messages politiques et je ne peux

maintenant que leur conseiller de profiter

des connaissances de nos membres et des

difficultés mises en avant pour prendre les

bonnes décisions dans le futur.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 49


En coulisse Transport

BUSINESS MEDIA

06.2018

« DEVENIR UN HUB LOGISTIQUE

À DIMENSION EUROPÉENNE »

Inauguré en juillet dernier, le nouveau terminal multimodal, projet porté par CFL

multimodal – la filiale des Chemins de Fer Luxembourgeois regroupant les activités fret

du groupe – est une véritable plaque tournante du transport au Luxembourg.

Barbara Chevalier, Director Strategy and Business Development de CFL multimodal,

nous explique les atouts de ce hub logistique dont profitent de nombreuses industries.

TEXTE : JEANNE RENAUD

IMAGE : JULIAN BENINI

Barbara Chevalier

207 millions d’euros.

C’est le chiffre d’affaires prévu

en 2017 pour les activités fret

des CFL.

À QUELS BESOINS RÉPOND

LE NOUVEAU TERMINAL MUL-

TIMODAL IMPLANTÉ À BET-

TEMBOURG ? QUELS SONT

SES SPÉCIFICITÉS ET AVAN-

TAGES STRATÉGIQUES ?

À travers ce terminal multimodal, nous souhaitons

offrir aux entreprises de production

luxembourgeoises les infrastructures logistiques

nécessaires à leur développement et

à la croissance économique du pays, leur

permettre d’être connectées aux ports et

grands centres économiques européens.

Nous nous définissons comme un onestop-shop,

offrant une gamme de services

couvrant toute la chaîne logistique : un

terminal multimodal, le transport combiné

rail-route, le transport ferroviaire conventionnel,

l’entreposage de marchandises,

le dédouanement… Grâce à ces différents

services, le site est amené à devenir un

hub logistique à dimension européenne.

Il contribuera notamment à positionner le

Luxembourg comme un acteur logistique

central et majeur.

QUELS SONT LES PRINCIPAUX

ATOUTS DU TRANSPORT FER-

ROVIAIRE ? LES ENTREPRISES

LUXEMBOURGEOISES EN PRO-

FITENT-ELLES PLEINEMENT ?

Quand il est possible de regrouper les

flux, le transport ferroviaire présente de

nombreux avantages. Ainsi, sur certains

axes, Bettembourg-Le Boulou (France)

par exemple, le rail est plus rapide que la

route. Il est également plus écologique –

un train pollue sept fois moins qu’un camion

– et plus sûr. De son côté, le transport

routier doit faire face à de plus en plus de

contraintes, telles que les péages ou la pénurie

de chauffeurs.

Bien conscientes des opportunités offertes

par le transport ferroviaire, les grandes

industries installées au Luxembourg sont

clientes du train depuis longtemps. Nombreuses

sont celles qui ont d’ailleurs organisé

l’ensemble de leur logistique sur

cette base. D’autres sociétés cherchent des

solutions pour adopter le transport ferroviaire

à l’avenir, mais le changement de

mentalités prend du temps. Parallèlement,

même si ce n’est pas évident sur certains

axes, nous devons continuer à améliorer

notre compétitivité par rapport au transport

routier, principalement sur les trajets

de moyenne et de longue distance. Pour

les derniers kilomètres, le camion sera

toujours nécessaire. Les deux modes de

transport sont complémentaires.

QUELS SONT LES FUTURS PRO-

JETS DE DÉVELOPPEMENT DE

VOTRE SITE ? AVEZ-VOUS PRÉVU

D’ÉLARGIR VOTRE GAMME DE

SERVICES ?

Au niveau de l’infrastructure, il ne nous

reste plus qu’à finaliser la transformation

de l’ancien terminal en un centre routier

sécurisé à l’horizon 2019-2020. Il aura pour

vocation d’accueillir de manière idéale les

transporteurs clients du terminal multimodal

et du parc logistique. Ce site regroupera

des parkings, des sanitaires, un magasin

de première nécessité ainsi qu’un atelier de

réparation pour semi-remorques.

Dans l’optique de vouloir offrir à nos clients

toutes les prestations dont ils ont besoin,

nous réfléchissons également à développer

des synergies avec de nouvelles entreprises.

Elles pourraient s’installer au sein d l’Eurohub

Sud afin de proposer des services complémentaires

à ce qui existe déjà.

Enfin, en ce qui concerne notre développement

stratégique, notre volonté est de toujours

mieux relier Luxembourg aux autres

pôles européens. Nous souhaitons augmenter

la fréquence des trains existants et ouvrir

de nouvelles connexions vers l’Europe

du nord et de l’est en priorité afin d’étoffer

notre réseau de trains combinés et placer

Bettembourg au cœur des axes de transport.

50 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


PUBLIREPORTAGE

mission excellence

Chez Benière, l’amour de la bonne chair et le souci d’excellence se conjuguent en famille,

à l’unisson. Lancée par Antoine, le père, il y a 21 ans, la société est désormais sous l’égide

de Yann, le fils, qui a repris le flambeau, avec en fil rouge la ferveur, l’amour du métier

et l’envie d’aller toujours plus loin.

« J’adore relever les défis, et plus

les demandes sont folles, plus cela

stimule ma créativité et celle de mon

équipe… Ces projets sont encore plus

stimulants ! » Comprenez : rien l’effraie

et son imagination n’a (presque) pas de

limite. Un atout qui fait forcément de

Benière Traiteur le partenaire privilégié

des plus belles occasions.

Une Christmas Party à thème, un

mariage bucolique et romantique, un

cocktail au faste ostentatoire… qu’à

cela ne tienne, Benière Traiteur vous

séduira en alliant menu fin et créatif,

organisation parfaite et service haut

de gamme pour faire de ce moment

un événement unique et exceptionnel.

« Nous avons déjà réalisé un repas

gastronomique dans un hangar

complètement vide, situé au milieu de

nulle part », plaisante le dynamique

et jeune chef d’entreprise, avide de

challenges et de nouvelles opportunités

d’exprimer son talent.

Une prestation de A à Z

Que ce soit pour 20 ou 2000 personnes,

Benière Traiteur s’occupe de tout : du

mobilier à la décoration (la maison

dispose de sa propre société de location,

Party Loc), en passant par le personnel

de service, et le menu, bien sûr, la

société travaille de façon autonome

afin de veiller au bon déroulement de

chacune des étapes, et de vous offrir une

prestation parfaite.

Des lieux de prestige

Parce que le cadre contribue au succès,

Benière Traiteur propose également à

ses clients deux lieux d’exception en

France, qui contribueront à faire de

votre événement un moment magique

et merveilleux : le Domaine du Moulin

et le Château de Puxe. Au Luxembourg,

Benière Traiteur compte parmi ses

fastueux prestataires le magnifique

Domaine de Preisch, qui n’a de cesse de

lui renouveler sa confiance.

«J’adore relever les défis,

et plus les demandes

sont folles,

plus cela stimule ma créativité

et celle de mon équipe»

Des saveurs inimitables

Au-delà de ses qualités organisationnelles

hors pair, Benière Traiteur c’est avant tout

l’amour des bonnes choses et des produits

frais et de tradition, la passion des mets

raffinés et la recherche du goût parfait, des

saveurs qui sauront réveiller les papilles

de vos convives et les éblouir. Autant de

qualités qui seront le sel de votre événement.

Laissez-vous guider par le chef et ses menus

inspirés ou soumettez-lui vos envies pour

une prestation unique… Tout est permis :

traditionnel walking lunch, dîner à table

intimiste, show cooking bluffant, savoureux

menu 100% vegan… Quels que soient vos

envies et vos impératifs, Benière Traiteur

comblera vos papilles avec des plats raffinés

et originaux, qui conjuguent les saveurs et

ravissent le regard.

www.beniere-traiteur.com | yann@beniere-traiteur.com |


News Transport

BUSINESS MEDIA

06.2018

TRANSPORT

ARTHUR WELTER TRANSPORT LANCE LA 1 ÈRE

LETTRE DE VOITURE ÉLECTRONIQUE (E-CMR)

Camille Gira, secrétaire d’Etat au Ministère de Développement

durable et des Infrastructures, a signé la première lettre de

voiture électronique pour un transport routier par la société

Arthur Welter pour le compte de Cargolux entre les aéroports

de Luxembourg et de Schiphol.

René Gloden de l’entreprise Arthur Welter fait savoir

qu’« en pratique, un ordre de transport, reçu en format digital

de notre client, est transmis au conducteur en temps réel

sur son ordinateur de bord ou son smartphone.

Lors de l’enlèvement des marchandises, le conducteur

et l’expéditeur signent de manière sécurisée sur le smartphone. »

Plus d’informations sur www.awelter.com

Avec des conditions de circulation de plus en plus difficiles, les grandes métropoles

voient l’arrivée des bus autonomes comme une solution intéressante leur permettant

de palier à la pénurie de conducteurs de bus. Des essais sur les sites de certaines

grandes villes sont d’ailleurs en cours (Berlin, Hambourg...)

L’IRU, organisation mondiale du transport routier a présenté à ce sujet sa position

lors de l‘Assemblée Générale du 4 mai 2018 à Genève. L’organisation promeut l’innovation

et propose une stratégie en 3 « s » pour Safety, Security et Sustainability.

L’IRU veut soutenir une transition sûre et durable qui doit d’une part assurer

l’harmonisation des normes, la sécurité des données, mais aussi encourager les jeunes

conducteurs professionnels à rejoindre le secteur.

Plus d’informations sur www.iru.com

TRANSPORT

VÉHICULES AUTONOMES :

UN CHANGEMENT RADICAL À PRÉVOIR

POUR LES DEUX PROCHAINES DÉCENNIES

TRANSPORT

L’AUTOOCCASIOUNSFESTIVAL 2018

Du 11 au 13 mai dernier s’est tenue la septième édition de l’AutoOccasiounsfestival

qui est synonyme de plusieurs centaines de véhicules d’occasion proposés

à des conditions exceptionnelles, contrôlés et garantis par les professionnels

de l’automobile, membres de l’ADAL et la FEGARLUX. L’événement qui a connu un franc

succès s’est tenu dans 51 garages à travers tout le pays ainsi qu’en collaboration

avec les organisations régionales AutoMotoNordstad et l’Association des Garages

du Sud qui, de leur côté avaient organisé des expositions de véhicules d’occasion

sur de vastes parkings à Ettelbruck et Belval. Les véhicules proposés

lors de l’AutoOccasiounsfestival sont soumis à des contrôles rigoureux et garantis

au moins un an.

52 - CONNECT Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


Les dessous de la clc

BUSINESS MEDIA

06.2018

LA CLC ET VOUS :

DES FORMATIONS SUR-MESURE

POUR LES MEMBRES

de diverses sessions sur la thématique.

La MarkCom (agences de communication),

la CIGDL (secteur immobilier) ou encore

l’ADAL (secteur automobile) ont d’ores et

déjà manifesté leur intérêt. A noter aussi

que la clc développe une formation destinée

aux entreprises membres ne faisant pas

partie d’une fédération. Celle-ci délivrera le

strict nécessaire pour se conformer au RGPD

et se limitera uniquement aux traitements

de données relatifs aux prospects, clients

et fournisseurs (CRM) ainsi qu’aux salariés.

Lors de l’édition précédente du Connect

by clc (mars 2018), nous vous parlions

des précieux conseils juridiques apportés

par l’équipe expérimentée en place.

La clc guide et accompagne ses membres

en fonction des besoins du secteur ou de

nouvelles lois. Pour ce faire, l’équipe de

conseillers assure un niveau de services

qualitatifs et proactifs adaptés au secteur

dont ils ont la charge. Focus sur les

formations sur-mesure mises en place

pour vous.

TEXTE : MARIE-LAURE MOREAU

PROTECTION DES DONNÉES -

RGPD

La protection des données – RGPD, sujet

sur lequel nous avons consacré le Grand

Format du CONNECT by clc de mars, fait

l’objet de beaucoup d’appréhensions.

À partir du 25 mai 2018, les entreprises

devront être en conformité avec la nouvelle

réglementation européenne en assurant

une protection optimale des données

et en étant en mesure de la démontrer, en

documentant sa conformité. Basé sur les

besoins spécifiques des secteurs, la clc

développe un programme individualisé :

une formation concentrée sur les seuls

aspects pertinents avec une offre optionnelle

de suivi sur le terrain. La clc met en

contact ses fédérations avec des consultants

externes spécialisés dans le domaine,

sélectionnés par ses soins, définit ensuite le

programme et négocie des prix de groupe.

Les fédérations du Syndicat des Pharmaciens

(SPL) et la FELSEA ont déjà bénéficié

ADEM –

FACILITATEUR POUR L’EMPLOI

Signé en mars 2015, le par tenariat entre l’ADEM

et l’Union des entreprises luxembourgeoises

(UEL) a pour objectif principal de faciliter

l’insertion professionnelle des demandeurs

d’emploi sur le marché du travail au

Luxembourg. Dans le cadre de cet accord,

la clc fait partie du comité de pilotage

et travaille alors en étroite collaboration

avec l’ADEM pour ses membres. Grâce aux

conseillers sur place, spécialisés dans les

secteurs représentés (commerce, transport

et service), des candidats peuvent être

présélectionnés (sous forme d’ateliers avec

présence du chef d’entreprise par ex.) et une

formation terrain chez les membres, avec

embauche à la clef, peut être mise en place

et financée intégralement par l’ADEM (Fond

pour l’Emploi).

FEMACO –

FORMATION CAMION-GRUE

La fédération luxembourgeoise des négociants

en matériaux de construction a initié

en coopération avec un organisme national

une formation fortement recommandée

destinée aux chauffeurs salariés des entreprises

membres, et leur a offert de nombreux

avantages tels que la gestion de la mise en

place de la formation, la communication de

celle-ci et un tarif préférentiel.

54 - CONNECT Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


06.2018 BUSINESS MEDIA

Les dessous de la clc

En juillet 2017, la Fédération de la Mode

a été la première fédération sectorielle

à signer avec l’ADEM le « Partenariat

pour l’Emploi ». Ce projet pilote initié

par l’ADEM a pour but de faciliter le recrutement

des demandeurs d’emploi

par les entreprises du secteur de la mode,

chaussures, maroquinerie, équipement

de sports, de réduire le nombre

de personnes sans emploi et de préparer

le demandeur d’emploi à sa nouvelle

carrière professionnelle. Ainsi et depuis

lors, la FEMO en s’appuyant sur son expérience

terrain, a collaboré avec l’ADEM

COMMERCE

COLLABORATION FÉDÉRATION DE LA MODE (FEMO)

ET ADEM

pour identifier les meilleurs profils

correspondant aux critères de recherches

des entreprises du secteur de la mode.

Les critères de sélection ont été mis en

place d’un commun accord, l’avantage

résidant au niveau du temps gagné dans la

procédure de recrutement pour les deux

parties. Au cours d’ateliers regroupant

chefs d’entreprises et demandeurs d’emploi,

des candidats sont alors identifiés

et en quelque sorte « labellisés » comme

répondant aux critères de profils recherchés.

Ils sont alors directement proposés aux entreprises

étant à la recherche de personnel.

COMMERCE

MOBILITÉ

LA « CULTURE DU SERVICE »

PAR LA FEMACO

La fédération luxembourgeoise

des négociants en matériaux

de construction (FEMACO) a organisé,

en collaboration avec la « House

of Training », une formation

sur la « culture du service »

qui ne s’est pas seulement adressée

aux collaborateurs des sociétés

membres, mais aussi à la totalité

des fédérations de la clc.

Afin de répondre au mieux aux

exigences spécifiques des différentes

entreprises, les contenus ont été

adaptés avec un formateur expert

du secteur. Les formations se sont

déroulées en français et pour certains

modules également en allemand,

à raison d’une ou deux fois par mois.

TRANSPORT

4 cycles de formation sur-mesure assurés

par l’entreprise Emile Weber pour 2018

afin de former ses chauffeurs de bus

avec une embauche à la clef.

COMMERCE

FORMATIONS ET EMPLOIS

À LA CLEF CHEZ AUCHAN

ET LA PROVENÇALE

Grâce à la mise en contact facilitée entre

ses membres et l’ADEM, dans le but d’une

collaboration plus étroite, la clc a permis

par exemple à deux de ses entreprises

membres, Auchan et La Provençale,

de recruter des demandeurs d’emploi,

afin de leur donner une formation surmesure

dans les domaines de la boucherie

et la poissonnerie dans leur entreprise.

Les stagiaires ont alors bénéficié

d’un encadrement et d’un suivi privilégié,

et se sont vu engagés à l’issue de la période.

Les modules de cours ont été élaborés

de manière à traiter la culture

du service en général, le marketing,

la vente directe et le merchandising,

la gestion des stocks et le conseil

lors de la vente.

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 55


Networking

BUSINESS MEDIA

06.2018

23.04.2018

BAUCENTER DECKER-RIES :

LA VIE DE FAMILLE

DEPUIS CINQ GÉNÉRATIONS

Pour son second networking, la clc a convié ses membres dans le sud du Grand-Duché,

afin d’y découvrir l’une des plus anciennes entreprises du pays, et qui, actuellement,

peut être fière d’être également le plus grand centre intégré de la construction

de la Grande-Région : Baucenter Decker-Ries.

À

la tête de cet empire du bâtiment,

Laurent Decker, qui a repris, en 2009,

le flambeau de la société familiale.

Fondée en 1899, la maison Decker-Ries a

su renaître après deux guerres mondiales

et traverser autant d’épreuves et de générations

– cinq à l’heure actuelle – tout

en n’ayant de cesse de se moderniser et

d’élargir ses prestations. Pour sûr, la satisfaction

du client, voire l’anticipation de

ses aspirations font partie des valeurs hissées

au rang de leitmotiv pour la « grande

famille Decker-Ries » qui englobe tous les

collaborateurs de la société. « Dans notre

entreprise, la notion de famille ne se résume

pas aux successeurs ‘Decker’, mais

à l’ensemble de nos quelque 130 salariés

qui, chaque jour, mettent tout leur cœur à

l’ouvrage et s’investissent avec engagement

et enthousiasme » confie Laurent Decker,

quand on l’interroge que les clés du succès

de la maison Decker-Ries, avant de souligner

« la culture d’entreprise, le professionnalisme

de son équipe, l’expérience, la qualité

du service, et bien sûr l’impressionnante

gamme de vente ». Pour autant, le CEO ne

se repose pas sur les lauriers acquis par ses

aïeux s’investit cœur et âme les faire perdurer

en mettant un point d’honneur à être au

fait des dernières innovations et à, cent fois

sur le métier remettre l’ouvrage. Ainsi, après

la création d’un département « Cuisine » lors

de son arrivée à la tête de la maison familiale,

il mise à présent sur la rénovation de

l’incroyable showroom de 20 000m 2 , dont

les mises en situation permettront à ses

clients de voir encore plus loin dans leurs

projets de construction et de rénovation.

Avoir toujours une longueur d’avance, tel

est, à n’en pas douter, son mantra, garant

de belles années à venir.

Membre

de la clc

TEXTE : SARAH BRAUN

IMAGES : MARIE DE DECKER

56 - CONNECT

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


BUSINESS MEDIA

Networking

Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 57


Networking

BUSINESS MEDIA

06.2018

58 - CONNECT Le magazine de la confédération luxembourgeoise du commerce


LE LOUEUR DE MOBILIER, DE VAISSELLE ET DE NAPPAGE AU LUXEMBOURG ET EN GRANDE-RÉGION

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