Haiti Liberte 18 Juillet 2018

haitiliberte

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

PETROCARIBE : EST-CE POUR SAUVER

DES GENS IRRÉCUPÉRABLES?

Deklarasyon Solidarite

Fanm Ayisyen (Sofa)

sou desizyon Leta a

pou te ogmante pri gaz

la !

Page 6

English

Page 9

Notre crayon n’a pas

de gomme!

Voir page 4

Page 7

De gauche à droite le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza et son homologue haïtien, Antonio Rodrigue,

le mercredi 11 juillet 2018 dernier à Caracas

RÉPRESSION CONTRE LES

MASSES SOULEVÉES!

L’Occident déteste

vraiment la Chine!

Page 10-11

Voir page 4

Des jeunes arrêtés par la police nationale, accusés d’avoir pillé un magasin vendant de l'huile moteur, à Port-au-Prince,

le lundi 9 juillet 2018

1918-2018 :

Centenaire de

Nelson Mandela.

Ce héros qu’on

n’oubliera jamais !

Page 17


Editorial

HAITI

LIBERTÉ

D’une révolte contre le FMI à une autre !

1583 Albany Ave

Brooklyn, NY 11210

Tel: 718-421-0162

Fax: 718-421-3471

Par Berthony Dupont

L

’impérialisme, ce système abject avec ses tristes alliés composés

des classes dominantes tarées, est trop borné pour

mesurer toute l’impulsion révolutionnaire que créent chez les

peuples les mauvais coups répétés qu’il leur porte. Le Fond

Monétaire International (FMI), pour sa part, n’a rien appris

de l’histoire des luttes des masses, puisqu’il continue aveuglément

sa politique rétrograde de façon à martyriser sans répit

les peuples.

Personne ne s’attendait à un tel mouvement de révolte le

6 juillet 2018 en Haïti; encore moins le gouvernement dont la

réaction officielle fut le désarroi, la panique et l’impuissance.

La gravité de la situation avait de grandes similitudes à ce qui

était arrivé au Venezuela sous la présidence de Carlos Andres

Perez, quand ce dernier s’était engagé dans une politique libérale

féroce contre son peuple, en parfait accord avec le FMI.

Le plus surprenant arriva le 27 février 1989, quand débuta

à Caracas l’un des évènements historiques les plus significatifs,

à savoir que les inexistants, les oubliés, les invisibles,

les laissés -pour-compte vénézueliens vivant majoritairement

dans les quartiers pauvres (soit 80% de la population) se révoltèrent

pour se faire justice. « Absolument tous les organismes

de police, de sécurité, […] les directions et sections de

renseignement de toutes les Forces Armées Nationales ont été

prises par surprise ». Le gouvernement avait ordonné à l’armée

de tirer sur la foule ; il y eut plusieurs milliers de morts.

Les militaires progressistes du Mouvement Bolivarien Révolutionnaire

(MBR-200) fondé en 1983 par le lieutenant colonel

de l’armée, Hugo Chavez avaient eux-mêmes refusé de participer

à ce bain de sang.

Selon certains observateurs politiques « Le facteur central

expliquant la spontanéité du mouvement est l’absence

de réelles forces de gauche, syndicales ou politiques, présentes

au Venezuela. La spontanéité du mouvement avait

posé directement la question de la réappropriation. Puisque,

sans aucun appel de mouvements politiques, de syndicats,

d’organisations populaires quels qu’ils soient, le peuple vénézuélien

avait fait preuve d’une incroyable cohérence. Ceci

a montré qu’une organisation propre aux quartiers vénézuéliens,

même naissante ou latente, existait bel et bien. Et

cette révolte spontanée marque le réel début du processus

révolutionnaire bolivarien et celui d’une longue série de révoltes

dans le monde contre le visage libéral du capitalisme »

Cette révolte appelée Caracazo de 1989 engendra une

autre, celle du 4 février 1992 baptisée « opération Ezéquiel

Zamora » « contre l’’incompétence du pouvoir » et « contre

la corruption et la misère » et sous la direction du MBR-200

de Hugo Chávez et du parti de gauche Causa Radical. Cette

tentative avait également échoué. Cependant Hugo Chavez

assuma la pleine et entière responsabilité de l’insurrection et

de son échec en affirmant à la télé vénézuélienne que « les

objectifs ne se sont pas atteints pour l’instant ».

Depuis lors, Chavez apparaît pour les masses populaires

vénézuéliennes comme une direction politique alternative et

révolutionnaire jusqu’à sa prise du pouvoir en 1998. Il est

prouvé que malgré un chemin long et ardu parsemé d’obstacles

et des dangers qui guettent quotidiennement la révolution

bolivarienne, son successeur, le président Nicolas Maduro

et le peuple vénézuélien continuent encore à tenir ferme le

flambeau de la lutte anti-impérialiste de la révolution bolivarienne

au socialisme du XXIe siècle.

Peut-on tirer une leçon de cette expérience vénézuélienne

du Caracazo de 1989 qui n’est pas seulement la date d’une

émeute populaire, mais le jour ultime, catalyseur du tournant

révolutionnaire de la lutte populaire au Venezuela ? Quel

sera donc l’avenir du 6 juillet 2018 pour nous autres de la

résistance haïtienne ?

Allons-nous laisser le champ libre aux candidats à la

présidence qui n’ont rien comme alternative sauf renforcer le

statu quo et réduire le train du changement en marche à un

simple remplacement de passagers? N’est-il pas évident de ne

jamais perdre de vue que la formation de certains individus

les prédispose à préférer les réformes capitalistes de vie que

prône le FMI à la vie socialiste. Ils n’ont aucune gêne à se laisser

utiliser cyniquement contre le peuple qui les a engendrés.

Déjà, ils jouent à l’équilibriste, en effet, les dirigeants de partis

dudit « Secteur démocratique et populaire de l’opposition »

dans une conférence de presse le 12 juillet 2018 n’ont-ils pas

condamné les actes de violence perpétrés, lors des légitimes

protestations contre l’augmentation des prix de l’essence ! «

La population doit continuer à se soulever pacifiquement afin

d’exiger le départ du Président Jovenel Moïse » a fait savoir

le candidat à la présidence, le « Dessalinien » Jean Charles

Moïse.

Il ne suffit pas d’invectiver les puissances exploitantes et

théoriser sur les méfaits de leurs laquais locaux ; les masses

populaires n’ont qu’un seul remède, il leur faut opposer à la

violence impérialiste la violence idéologiquement développée,

organisée et révolutionnaire des prolétaires.

Que la révolte du 6 juillet 2018 nous montre les sources

et les racines de nos malheurs de peuple exploité. Qu’elle soit

le symbole de la fin de la lutte opportune et le commencement

d’une lutte nationale, organisée, pleine d’espoir et de changement

pour les masses défavorisées haïtiennes !

3, 2ème Impasse Lavaud

Port-au-Prince, Haiti

Email :

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Website :

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DIRECTEUR

Berthony Dupont

RÉDACTEUR EN CHEF

Dr. Frantz Latour

RÉDACTION

Berthony Dupont

Wiener Kerns Fleurimond

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Frantz Latour

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EN HAITI

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Marie-Célie Agnant

J. Fatal Piard

Catherine Charlemagne

Pierre L. Florestal

Yves Camille

Jacques Elie Leblanc

Roger Leduc

Claudel C. Loiseau

Henriot Dorcent

Dr. Antoine Fritz Pierre

Jackson Rateau

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Ray Laforest

Edmond Bertin

Robert Garoute

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Ed Rainer

Ing. Roosevelt René

Robert Lodimus

ADMINISTRATION

Marie Laurette Numa

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2 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


A Travers Haiti

Cap-Haïtien : Une employée

de l’Immigration tuée

Mme Arnolda Joseph,

une Inspectrice de la

Direction de l’Immigration et

de l’Emigration (DIE) dans

le département du Nord a

été abattue sous des balles

assassines de bandits dans

l’après-midi du samedi 14

juillet 2018, à Babiole, une

localité de la ville du Cap-

Haitien.

Elle revenait de son

service à l’aéroport du Cap-

Haitien et était encore en

uniforme à bord de son

véhicule.

La victime Mme

Arnolda Joseph

PAR CES MOTIFS

Le tribunal après examen et sur les conclusions conformes du Ministère public

maintient le défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience précitée ; pour le

profit, déclare fondée la dite action; admet en conséquence le divorce du sieur

Clerveau ROMAIN d’avec son épouse née Augusta NICOLAS pour injures graves et

publiques aux torts de l’épouse; prononce la dissolution des liens matrimoniaux

ayant existé entre lesdits époux; ordonne à l’officier de l’état civil de Grande

Saline de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement

dont un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale sous

peine de dommages intérêts envers les tiers; commet l’huissier Phéconde VERTUS

de ce siège pour la signification de ce jugement ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Phemon DAMACY, juge. en audience civile,

ordinaire et publique en date du dix-huit aout deux mille seize, et en présence de

Me Soidieu TOUSSAINT, Substitut Commissaire du Gouvernement de ce ressort,

avec l’assistance du sieur Hugues D’HAITI, greffier du siège.

Il est ordonné…

En foi de quoi…

Ainsi signé…

Pour ordre de publication

Calet VINCENT, Avocat

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi, déclare que le défaut requis et

octroyé à l’audience susdite est maintenu ; ordonne la résiliation du contrat de loyer

liant les parties ; en conséquence ordonne le déguerpissement de la dame Wilmina

Jean Pierre de la maison louée ; accorde sur le chef de déguerpissement l’exécution

provisoire sans caution du présent jugement nonobstant appel ou pouvoir en

cassation conformément à l’acticle 276 du Code de Procédure annoté par Luc D.

Hector ; condamne la citée la somme de quinze mille gourdes de dommages

intérêts, honoraires des avocats, poursuivant, frais et dépens de l’instance, commet

l’huissier Ruland Francois de ce tribunal pour la signification du présent jugement.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Frantz MERENTUS juge en audience civile et

publique du lundi trente avril deux mille dix huit, An 215ème de l’Indépendance.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à

exécution; aux officiers du Ministère public près les tribunaux civils d’y tenir la main

; à tous commandants et autres officiers de la force publique d’y prêter main forte

lorsqu’ils en seront légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier

susdits.

Pour expédition conforme collationnée

Jean Eddy FREDERIC, greffier

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions conformes du

ministère public, accueille l’action de la demanderesse, la dame née Marie Jauzile LIGONDE, en

la forme ; maintient le défaut, faute de comparaitre, octroyé à l’audience du vendredi

vingt-sept avril deux mille dix-huit; admet en conséquence le divorce de ladite dame Marie

Jauzile Ligondé contre le sieur Patrick Louis Saul pour injures graves et publiques, faits prévus

à l’article 217 du Code Civil Haïtien; prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant

existé entre eux aux torts exclusifs de l’époux; ordonne à l’officier de l’Etat Civil de

Port-au-Prince, Section Sud de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent

jugement dont un extrait sera publié dans l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine

de dommages intérêts envers les tiers s’il y échet; compense les dépens vu la qualité des parties

; commet l’huissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la signification du présent jugement.

Rendu de nous, Gerty Léon ALEXIS, juge au Tribunal de première instance du ressort de

Port-au-Prince en audience civile, publique et ordinaire du vendredi quatre mai deux mille

dix-huit, en présence du substitut du Commissaire du Gouvernement Me Aménaide Pascale

RAYMOND, faisant office du Ministère Public et avec l’assistance de Me Jean Serge DUVERT

greffier du siège.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution; aux

officiers du Ministère public près les tribunaux civils d’y tenir la main ; à tous commandants et

autres officiers de la force publique d’y prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier susdits.

Ainsi signé : Gerty Léon -Alexis juge et Jean Serge Duvert greffier

Pour expédition conforme collationnée

Le FMI exige d’avaler la pilule

amère graduellement

La présidente du FMI, Christine Lagarde, et le

porte-parole Gerry Rice

Les responsables du Fonds

Monétaire International

(FMI) demandent que les

prix du carburant soient augmentés

définitivement pour

permettre si c’était vrai au

gouvernement haïtien de dégager

des fonds pour financer

des programmes sociaux

en faveur de couches vulnérables

de la population.

Le FMI pour justifier

son diktat conseille au

gouvernement de nous administrer

la dose de la pilule

amère progressivement pas

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré et au vœu de la loi, accueille en la forme

l’action initiée par la dame Mitha Plaisimond ayant pour mandataire spécial

Montilus Rodney Jean contre les nommés Addy Serette, Chance Myrlène, Jocelyne,

Jocecarme, Marc Evens, René Josué, Gesnel Oragène, Obeste ainsi connu pour être

juste et fondée ; se déclare compétent pour trancher sur le différend opposant les

cités, juge à charge d’appel ; maintient le défaut accordé contre les cités faute de

comparaitre ; déclare résilier le contrat de bail à ferme liant les cités au sieur

Gesnel Oragène qui était sensé agir pour le compte de la requérante ; ordonne le

déguerpissement des cités de la maison occupée illégalement ; réserve à la

requérante le droit d’ester par devant le tribunal compétent pour trouver les

redevances locatives dues ; accorde l’exécution provisoire sans caution sur le chef

de déguerpissement nonobstant appel, pouvoir en cassation et défense d’exécuter

; condamne les cités aux frais et dépens de l’instance ; commet l’huissier Joseph

Ulrick pour la signification du jugement.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me BELVU Pierre, juge, assisté du sieur Iguin

JEAN, greffier, à l’audience du mardi 12 mars 2018.

Il est ordonné…

En foi de quoi…

PAR CES MOTIFS

Sur les conclusions conformes du Ministère Public, maintient le défaut déjà accordé à l’audience

du vingt-neuf mars deux mille dix-huit et pour le profit se déclare compétent pour connaitre

l’action en divorce initiée par le sieur Patrick DAUPHIN ; reconnait l’abandon du toit conjugal

par l’épouse dans les circonstances sus-décrites ; prononce la dissolution des liens matrimoniaux

ayant existé entre les époux Patrick Dauphin et sa femme née Mona Saint Lot pour les causes

sus-énoncées ; ordonne l’officier de l’Etat Civil de la commune de St Louis du Sud de transcrire

et de rédiger l’acte de divorce des dits époux dans le registre destiné à cet effet ; et le dispositif

du jugement dont un extrait sera publié dans l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale sous

peine de dommages intérêts envers les tiers s’il y échet; compense les dépens; commet l’huissier

Fritz Bernard de ce siège pour la signification de la présente décision.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Louis Fils JOSEPH, juge, en présence de Me Gérard Joseph

DENIS substitut du Commissaire du Gouvernement et avec l’assistance du citoyen Jean Claude

NOVEMBRE greffier du siège en audience ordinaire, civile, et publique de ce jour cinq avril

deux mille dix-huit, An 215ème de l’Indépendance.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution; aux

officiers du Ministère public près les tribunaux civils d’y tenir la main ; à tous commandants et

autres officiers de la force publique d’y prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement a été signée du Juge et du Greffier susdits.

Ainsi signé : Me Louis Fils Joseph juge et Jean Claude Novembre greffier

Collationnée pour expédition conforme

Jean Claude Novembre, greffier

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen, maintient le défaut octroyé contre le défendeur à

l’audience précitée; pour le profit, déclare fondée la dite action; admet en

conséquence le divorce de la dame Johane JEAN d’avec son époux Jean Claude

JOSEPH pour injures graves et publiques aux torts de l’époux; prononce la dissolution

des liens matrimoniaux existant entre les dits époux; ordonne à l’officier de

l’état civil de la Section Sud de Port-au-Prince de transcrire sur les registres à ce

destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l’un des

quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers

s’il y échet; commet Elie MENTOR de ce siège pour la signification de ce jugement

; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous MARLENE BERNARD DELVA, juge en audience

civile, ordinaire et publique du jeudi vingt cinq janvier deux mille dix-huit, en

présence de Me Néhémie JEAN-BAPTISTE, Substitut Commissaire du Gouvernement

de ce ressort, et avec l’assistance du sieur MOZART TASSY greffier du siège.

Il est ordonné...

En foi de quoi…

Ainsi signé : MARLENE BERNARD DELVA et MOZART TASSY

Me Gédéon ABRAHAM, Avocat

« Bèl mache » incendié

Dans la journée du vendredi

13 juillet 2018 aux

environs de midi, un incendie

a éclaté à « Bèl Mache », une

section du Marché Hyppolyte.

Selon les riverains, des étincelles

de feu provenant d’une pile

d’immondices seraient à l’origine

de l’incendie. C’est le quatrième

marché public victime en

six mois. D’autres, perplexes, se

demandent si ce n’est pas une

revanche d’un certain secteur

criminel contre le peuple.

aussi forte comme il voulait

le faire ; de sorte que nous

puissions finalement l’avaler.

Gerry Rice, porte-parole du

Fond Monétaire International

au cours d’une conférence a

« Bèl mache » en flammes

rappelé que « Nous continuerons

de soutenir Haïti et de

coopérer étroitement avec les

autorités alors qu’elles développent

une stratégie de réformes

révisée »

PAR CES MOTIFS

Le tribunal après examen et sur les conclusions conformes du Ministère public

maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à la susdite audience;

pour le profit, déclare fondée la dite action; admet en conséquence le divorce de

la dame Joujou JOSEPH d’avec son époux Nicolson TITUS pour injures graves et

publiques; prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre lesdits

époux; ordonne à l’officier de l’état civil de Saint Michel du Sud de transcrire sur

les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera

inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine de dommages

intérêts envers les tiers s’il y échet; commet l’huissier Coder GESTE de ce siège pour

la signification de ce jugement ; compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Nerva VILMONT, juge-doyen en audience civile,

ordinaire et publique en date du jeudi douze avril deux mille dix-huit, en présence

de Me Raynold DUBOS, Substitut Commissaire du Gouvernement de ce ressort, et

avec l’assistance du sieur Willy BERNABE, greffier du siège.

Il est ordonné…

En foi de quoi…

Me Fritz-Nel Jean-Louis, Av.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions conformes du ministère

public, accueille l’action de la demanderesse, la dame née Tamara Orion, en la forme ; maintient le

défaut, faute de comparaitre, octroyé à l’audience du vendredi vingt avril deux mille dix-huit contre

le sieur Frantz GARAUD; admet en conséquence le divorce de la dame Tamara Orion d’avec son

époux Frantz GARAUD pour injures graves et publiques, faits prévus à l’article 217 du Code Civil

Haïtien; prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant existé entre eux aux torts exclusifs de

l’époux; ordonne à l’officier de l’Etat Civil de Port-au-Prince, Section Est de transcrire sur les registres

à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera publié dans l’un des quotidiens

s’éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers s’il y échet; compense les

dépens vu la qualité des parties ; commet l’huissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la signification

du présent jugement.

Rendu de nous, Gerty Léon ALEXIS, juge au Tribunal de première instance du ressort de

Port-au-Prince en audience civile, publique et ordinaire du vendredi vingt sept avril deux mille

dix-huit, en présence du substitut du Commissaire du Gouvernement Me Aménaide Pascale

RAYMOND, faisant office du Ministère Public et avec l’assistance de Me Jean Serge DUVERT greffier

du siège.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution; aux officiers

du Ministère public près les tribunaux civils d’y tenir la main ; à tous commandants et autres officiers

de la force publique d’y prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier susdits.

Ainsi signé : Gerty Léon -Alexis juge et Jean Serge Duvert greffier

Pour expédition conforme collationnée

Le greffier

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré conformément à la loi, jugement à charge d’Appel, se déclare

compétent pour connaitre cette affaire conformément à l’article 40 du code de procédure civil ; accueille

l’action intentée par le demandeur pour avoir formé dans l’année du trouble ce conformément à l’article

39 du CPC ; octroie défaut déjà octroyé à la barre contre le cité % ; ce conformément à l’article 49 du

PCP.

MAINTENANT EN POSSESSION

Le sieur Victor JOSEPH sur les vingt cinq centième de carreaux de terre occupée à Guirant 10è section

communale d’Aquin bornée avec le sieur Edmond Policarpe, les héritiers Blanc, Djerry, Marssan,

Prenord, Zamor, et Ricardo DESIR .

FAIT INJONCTION formelle au nommé Lormirand ILODAS de ne plus troubler tant présent qu’à l’avenir

la possession du sieur Victor JOSEPH ; le condamne à quinze mille gourdes à quinze mille gourdes de

dommages intérêt au profit du demandeur ce conformément aux articles 1168, et 1169 du code civil

haitien ; le condamne à quinze mille gourdes au profit du demandeur ce conformément aux arrticles

1168 et 1169 du code civil haitien ; le condamne également au frais et dépens de la procédure ; commet

l’huissier Dambrevil DIEUNETpour la signification de la présente sentence.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Sony DORANTE av,. juge (en) audience civile et publique en date du

jeudi cinq (5) avril deux mille dix-huit avec l’assistance du Me William Destin greffier du siège à dix

heures du matin.

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre la présente sentence à exécution; aux officiers du

Ministère public près les tribunaux civils d’y tenir la main ; à tous commandants et autres officiers de la

force publique d’y prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier susdits.

Collationnée pour expédition conforme

Me William Destin, Av, greffier en chef

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

3


Petrocaribe : est-ce pour sauver

des gens irrécupérables?

Répression contre les

masses soulevées

Par Marie Laurette Numa

Le gouvernement progressiste de

la révolution Bolivarienne au

socialisme du 21e siècle depuis leur

accession au pouvoir a établi avec

Haïti des rapports d’Etat à Etat sans

aucune ingérence et aucun diktat.

Nous autres progressistes haïtiens

nous n’avons aucun problème

avec un tel rapport manifesté dans

le cadre de l'Accord de Coopération

Energétique PetroCaribe qui garantit

à la République d’Haïti, depuis

septembre 2007, un approvisionnement

en produits pétroliers au prix

international du marché mais à des

conditions préférentielles de paiement.

Certes, depuis lors, le Venezuela

fournit à Haïti du pétrole à

des conditions avantageuses.

Il arrive qu’Haïti non

seulement n’a jamais honoré sa

facture à temps vis-à-vis du Venezuela

; mais aussi plus de trois milliards

de dollars américains en l'espace

de huit ans ont été détournés,

dilapidés par les dirigeants haïtiens

particulièrement et surtout sous le

régime du PHTK de Joseph Michel

Martelly et rien n’a été fait pour

l’amélioration des conditions de

vie des masses opprimées comme

l’explique clairement leur récent

soulèvement contre la corruption

et le pillage des ressources du pays.

Le ministre haïtien des Affaires

étrangères, Antonio Rodrigue,

actuellement démissionnaire

a été reçu le mercredi 11

juillet 2018 à Caracas par son homologue

vénézuélien Jorge Arreaza,

soit quelques jours après un

soulèvement populaire dénonçant

le régime de mercenaires, de trafiquants

de toute sorte et également

le Fond Monétaire International

(FMI). À l’issue de cette rencontre

le gouvernement de Nicolas Maduro

a accepté la demande de Jovenel

Moise de réactiver le comité binational

pour financer des projets sur

le territoire haïtien. « Nous avons

réactivé notre comité binational

afin de pouvoir (...) financer des

projets de développement en Haïti

», a fait savoir Arreaza lors d'une

conférence de presse, précisant que

la signature de cet accord intervient

dans le cadre de l'accord PetroCaribe,

un programme à travers lequel

le Venezuela fournit du pétrole à

des conditions avantageuses aux

pays des Caraïbes, dont Haïti, a

rapporté le journal vénézuélien El

Universal.

Mais pour nous autres haïtiens,

à quoi cela va servir cette

aide se demande plus d’un, si ce

n’est pour essayer de sauver l’intenable

et l’irrécupérable régime au

service des classes dominantes et

qui ne fait que réduire à leur portion

congrue les masses laborieuses

du pays. Le président Jovenel

Moïse a obtenu l’autorisation de

Caracas de puiser dans les fonds

mis de côté par Haïti depuis 2014

pour payer ses dettes dans le cadre

du programme PetroCaribe. (soit

un montant 16 à 17 milliards de

gourdes, équivalent à 80 millions

de dollars américains). Ces fonds

ne vont-ils pas être utilisés pareillement

et comme d’habitude par le

gouvernement haïtien qu’à dédommager

les propriétaires d’hôtels et

des commerçants de la bourgeoisie

compradore ?

N’est-ce pas involontairement

un appui quelconque de Caracas

à Jovenel Moise alors que le peuple

à travers les rues lui demande

publiquement de partir. Ce que nos

amis du Venezuela doivent savoir,

c’est que la mobilisation contre le

La délégation haïtienne conduite par le ministre haïtien des Affaires

étrangères, Antonio Rodrigue dialoguant avec les autorités Vénézuéliennes

Le gouvernement vénézuélien a accepté la demande de Jovenel Moise de

réactiver le comité binational pour financer des projets sur le territoire haïtien

régime pourri et corrompu d’Haïti et

supporté par les puissances impérialistes

n’a rien de semblable avec

les protestations orchestrées par les

forces occidentales pour saboter et

déstabiliser la révolution Bolivarienne.

Ce que nos amis du Venezuela

doivent se rappeler, c’est que

les Etats-Unis n’ont pas appuyé les

protestations légitimes haïtiennes

comme ils le font pour leurs hom-

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, après avoir délibéré conformément à la loi et sur les conclusions du Ministère public,

accueille l’action en divorce intentée par le sieur David Chang ARISTIL pour être régulière en la

forme, en se déclarant compétent; maintient le défaut accordé à l’audience du dix-huit (18)

février deux mille seize contre la dame née Noelvie FLEURISSANT pour défaut de comparaitre;

et quant au fond admet et prononce en conséquence la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre le sieur David Chang ARISTIL et de la dame Noelvie FLEURISSANT pour injures

graves et publiques; ordonne qu’un extrait du dispositif dudit jugement soit, à la diligence du

requérant, transcrit sur les registres à ce destinés de l'officier de l'Etat Civil de la commune de

Delmas après que toutes les formalités légales auront été remplies; compense les dépens en

raison de la qualité des parties; commet l’huissier de ce siège Clerbrun FAURE pour la signification

de ce présent jugement.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Widner THEANO, juge en audience publique et civile en ses

attributions de divorce, ce vendredi vingt-deux (22) juin deux mille dix-huit, en présence de Me

Michèle CHRISTOPHE, faisant office du Ministère Public, avec l’assistance du sieur Joseph Jean

JOSUE, notre greffier..

Il est ordonné à tous huissiers sur ce requis de mettre ce présent jugement en exécution, aux

officiers du Ministère public près le tribunal de première instance d’y tenir la main, à tous

commandants et autres officiers de la force publique de prêter main forte lorsqu’ils en seront

légalement requis.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du juge et du greffier

POUR EXPEDITION CONFORME COLLATIONNEE

JOSEPH Jean Josué, greffier

Le ministre de la justice et de la

sécurité publique du gouvernement

démissionnaire Jean Roudy Arly

Par Thomas Péralte

La police nationale pour satisfaire

les desiderata de son patron, la

bourgeoisie, s’adonne à une campagne

de répression systématique

contre les masses populaires de différentes

zones

qui ont exprimé leur ras le bol contre

le pouvoir en place et la bourgeoisie

rétrograde la semaine dernière.

C’est le ministre de la justice

et de la sécurité publique du gouvernement

démissionnaire Jean

Roudy Arly qui a lui-même déclaré

qu’à Port-au-Prince 101 personnes

sont déjà appréhendées et emprisonnées,

22 à la Croix des bouquets

et 7 dans la ville de Port de Paix.

Au cours d’une conférence de

presse tenue, le mercredi 11 juillet,

dans les locaux du palais de justice,

le Commissaire du gouvernement

près le tribunal de première instance

de la capitale, Me Clamé Ocnam

Daméus a pour sa part indiqué

que 64 individus ont été arrêtés

chez eux après les événements du

6-7 juillet et informé que ces individus

arrêtés encourent des peines

allant de 10 à 15 ans de prisons

en référence des articles 64, 68,72

du code pénal haïtien. « Le parquet

entend sévir contre tous ceux

qui recourent à la violence et à la

mes de main au Venezuela. Les protestations

en Haïti et celles du Venezuela

ne servent guère la même

cause. Nos amis les Vénézuéliens

doivent savoir que les mercenaires

jouent sur deux tableaux pour

soutirer de l’argent. Idéologiquement,

ils sont contre les aspirations

du peuple vénézuélien et du peuple

haïtien. Ce ne sont pas des positions

de principe qui dictent leur

diplomatie mais bien le besoin de

l’argent pour s’enrichir qu’il vienne

de Taiwan, d’Israël. Qu’importe !

Me Clamé Ocnam Daméus

destruction pour faire passer leurs

revendications, a-t-il fait savoir

« On a arrêté quatre individus

dans une seule maison. On a

apposé les scellés sur cette maison

qui se situe à la rue Watson, à Pétion-Ville.

D’autres enquêtes sont

en cours afin de trouver les coupables

et fixer les responsabilités»

ajouta t-il.

Par ailleurs Odette Roy Fombrun,

malgré son âge avancée,

101, ans n’a rien perdu de ses pulsions

et déclarations scélérates. Elle

appelle la Justice haïtienne à sévir

contre les individus soupçonnés

d’implication dans des actes de pillage

et d’incendie.

Haïti Liberté demande la

libération de tous les détenus et que

cesse cette campagne de répression

sur les résidents des quartiers défavorisés.

Si le peuple a pillé, il l’a fait

au grand jour et aux yeux de tous

pour manifester son dégout pour

cette classe de gangsters, de bandits

qui ne cessent de voler toutes

les ressources et les biens de l’Etat

de sorte qu’il ne reste rien pour lui.

Combien de fonctionnaires, ministres,

directeurs généraux et autres

cadres, députés et sénateurs, sans

oublier les présidents ont tous réussi

en pillant l’Etat sur le dos du

peuple. Les fonds de Petro caribe en

sont un exemple concret. Combien

de ces hommes et femmes ont été

arrêtés ? Aucun !

Il est temps que notre pays ait

des gouvernements au service du

pays et du peuple en général pour

éviter ces confusions politiques.

Mais, c’est à nous que revient cette

tâche, peuple haïtien. A nous de

décider, de prendre nos responsabilités

en main afin de débarrasser

le pays de ces irresponsables

dirigeants anti-changement,

anti-pays et ennemis patentés de

l’émancipation des masses populaires.

« Jocelyne , ma sœur »,

le premier livre du Docteur Pierre M. Smith

Un beau livre, tout simple,

rédigé avec clarté et élégance,

sur les secousses du parcours

de sa sœur et les

complexités de la vie à Jérémie.

Un travail qui aura une

résonance profonde

pour chaque lecteur haïtien.

Un livre à lire. Publié par les

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4 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


Un rapport en souffritude

Twa Fèy, Twa Rasin O!

Par Fanfan la Tulipe

L

’expression «politiquement correct»

est d’usage courant. Dans cet ordre

d’idées, les esprits conservateurs

tiennent à rester dans le «correct».

D’autres, plus hardis, plus francs, plus

résolus, plus entreprenants, peut-être

même plus téméraires, refusent de se

plier aux exigences, aux servitudes,

aux contraintes, aux pressions, voire

même au despotisme du «politiquement

correct». Ainsi, M. Donald Trump,

milliardairement riche, businessman

véreux, politicien sui generis devenu

président des États-Unis pour le malheur

de son pays et du monde, est le

prototype du mec qui refuse de se plier

au carcan du «politiquement correct»,

même s’il doit dérailler à tout casser,

délirer, radoter, déconner.

Quoiqu’aux antipodes politiques,

idéologiques de M.Trump, il s’en trouve

aussi nombre de gens, analystes, intellectuels,

journalistes, hommes politiques

conséquents, écrivains qui

n’abondent pas dans le sens du «politiquement

correct» et préfèrent dire la

vérité telle qu’elle est, mettre les points

éthiques et déontologiques sur les i du

laisser-faire, du laisser-grainer de la

pensée unidirectionnelle, et tracer les

barres de rectitude morale sur les t de la

malhonnêteté de certains.

J’ai fait ce déviré introductif

pour en arriver à mes propres correctitudes.

Parallèlement au «politiquement

correct», je voudrais introduire la

notion du «grammaticalement correct»,

celle qui, sur les bancs de l’école, nous

enseignait que «la grammaire nous

enseigne à parler et à écrire sans faire

de fautes». Parfait. Pas besoin de se

quereller là-dessus, sauf que des fois,

mon sang dessalinien pulsant dans

mes veines, je sens monter en moi ces

effluves furtifs, ces élans fugaces de

rébellion contre les prescrits du «correctement

écrit». Question de me sentir

libre dans mes mouvements d’écriture

fréquemment interrompus par des pulsions

haïtiano-créolo-grammaticales.

De toute évidence, le titre de ce

texte montre que je me suis mis en état

de liberté grammaticale. J’ai délibérément

fait une entorse à la grammaire

française en lui tordant le cou, mais sans

pour autant lui rompre les vertèbres

cervicales. On dit bien altitude, attitude,

solitude, habitude, multitude, pourquoi

pas souffritude, en souffritude, au lieu

de en souffrance ? C›est déjà assez que

j›appartiens à un «peuple souffrant»,

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Jean Max Bellerive à l'ombre protectrice de l'orage épluché (loraj kale) et

grande fèzèz devant les hommes, Hillary Clinton

avec une conscience certes de ti soufri,

mais j’ai aussi une conscience politique

sur laquelle s’est greffée une conscience

grammaticale, rebelle, bousculatoire

du «correctement écrit». Souffrons

alors, pourvu que ce soit dans un esprit

de bousculance.

Alors, venons-en finalement

à ce rapport en souffritude. De quoi

s’agit-il ? Depuis le 17 août de l’année

dernière, la fameuse commission

Éthique et Anticorruption du Sénat

de la République surgie des véreuses

concoctions politiciennes à visée électorale

présidentielle future du caïd

Youri Latortue a remis son rapport au

président du Sénat, Ronald Larêche,

et a rendu public un « résumé exécutif

» dudit rapport sur l’utilisation des

fonds du programme PetroCaribe auquel

Haïti a adhéré le 12 avril 2006. La

commission avait, lors, affirmé que son

enquête avait permis entre autres de

«confirmer les soupçons de népotisme,

de prévarication et de corruption dans

la gestion de ce programme».

Depuis, on baigne dans une atmosphère

de soupçonnance, méfiance,

simulacrance, faux- semblance, fourberie,

mètdamerie, pitrerie, duperie,

rouerie, hypocrisie, à l’image même

du géniteur, de l’auteur intellectuel,

politicien du dit rapport. Certes, la Commission

n’a pas pu investiguer dans le

détail (c’est assurément un détail) chaque

contrat et chaque décaissement

(vu le poids des caisses de corruption),

mais elle a trouvé «suffisamment

d’éléments indiciels sur des opérations

douteuses pour justifier la saisine des

instances judiciaires compétentes».

Pourtant, la justice est encore à faire

la fine bouche, à faire son lasisin, à se

complaire dans une lasisinance fortement

suspecte.

Ointe du saint chrême moralisateur

du vertueux Youri, «la Commission

a recommandé que les investigations

soient approfondies sur pratiquement

tous les fonctionnaires qui, en raison

de la nature même de leurs responsabilités,

sont intervenus dans la gestion

du fonds PetroCaribe et que l’action publique

soit mise en mouvement contre

ceux dont l’implication s’est avérée

confirmée dans cette vaste supercherie

d’État». Ne devrait-on pas plutôt parler

de vacherie, rosserie, perfidie, scélératerie,

saloperie, filouterie, verminerie,

malandrinerie, vauriennerie, porcherie

?

Depuis un an ou presque, l’action

publique est en mouvement, mais

on a l’impression qu’elle est embrayée

en mouvement nul. On ne sait vraiment

pas à quelle cinétique, quelle dynamique,

quelle gymnastique, quelle

acrobatique, quelle pirouettique appartient

ce mouvement. Est-ce un mouvement

rectiligne ou curviligne, ellipsoïdal

ou hélicoïdal, trapézoïdal ou sinusoïdal,

horizontal ou vertical, convergent ou

divergent? Un mouvement géométrique,

algébrique, trigonométrique ou

elliptique, giratoire, ondulatoire ou oscillatoire?

On n’en sait rien sauf sans

doute le retors, le tortueux, le maniganceur,

le magouilleur, le fricoteur, l’emberlificoteur,

le comploteur, le renard,

le roublard, le vieux combinard Youri.

Les augustes sénateurs ont fait

paraître toute une liste de noms de

contrevenants aux principes d’éthique,

de déontologie, de rectitude, de dignité,

d’irréprochabilité, de moralité auxquels

on s’attend de la part des gouvernants.

Il n’y a pas à sortir de là, ces personnalités

aux mœurs douteuses sont de

fidèles disciples de Nicolas Fouquet, le

surintendant des finances que la justice

française fouqua pour concussion, malversations

à l’époque du cardinal Jules

Mazarin, ce ministre fourbe de la régence,

voleur patenté des richesses du

royaume, amant d’Anne d’Autriche et

parrain de Louis XIV.

Ces délinquants espèrent-ils se

soustraire au glaive de la déesse Thémis

et bénéficier d’une réhabilitation

posthume comme Alexandre Dumas

le fit pour Fouquet dans son roman

Le vicomte de Bragelonne ? Ou même

songeraient-ils à une réhabilitation

anthume – excusez ce barbarisme

– par quelque petit plumitif grassement

soudoyé pour écrire un vil texte

disculpatoire? Nous n’en savons rien,

n’empêche que depuis août de l’année

dernière, le rapport accablant du sénat

est en souffritude ; il n’y a aucune suite

sérieuse du côté de l’action publique

dont on dit, en privé, sous cape, qu’elle

est embrayée en marche arrière.

Marche arrière, tiens! C’est

bien le titre de cet ouvrage du regretté

Roger Dorsinville. Voilà qu’il m’inspire

une marche arrière vers cette funeste

année électorale 1957, à l’époque où

les virulents membres du bruyant groupuscule

Souverain inféodé à Duvalier

interpellait les bourgeois (sous-entendu

des déjoistes) et leur lançait pas mal

d’invectives, de menaces à peine voilées.

Les rodomontades, les fanfaronnades,

les galéjades, les gasconnades

pleuvaient drues et ça finissait toujours

par «Un tel, vous avez la parole». Une

certaine Mme Desquiron propriétaire

d’une poulaillerie, enfin, d’un élevage

de poules pondeuses, en a eu de

chaudes heures de sueurs froides avec

ces souverainistes de la parole.

Alors, mettons-nous à desquironner,

à interpeller ces macaques salés,

présumés prévaricateurs qui par décence

auraient dû se mettre aux ordres

de la justice pour se laver aux yeux du

public et prouver leur innocence. Appelons-les

à se présenter devant le tribunal

populaire d’une presse progressiste

et soucieuse du bien public, le bonum

publicum des Romains :

Jean-Max Bellerive, ancien

Premier ministre dont l’implication

dans un moulin de «forfaiture, concussion,

violations avérées de la loi de passation

des marchés de 2009, de la loi

d’urgence de 2010 art 7.5, népotisme,

s’est avérée confirmée», êtes-vous en

république dominicaine à vous prélasser

sur les plages de Punta Cana ou en

Haïti ? Où vous terrez-vous? Je parie

qu’on ne vous trouvera jamais sur les

belles rives de l’Artibonite, n’est-ce

pas? Jeanjean, vous avez la parole.

Laurent Salvador Lamothe,

ancien Premier ministre tètbòbèch,

violeur systématique de la loi de passation

des marchés de 2009, amateur

de contrats antidatés, grand fèzè en

Afrique que vous avez dû quitter en

vitesse pour malversations avérées,

ayez un peu de courage, mettez du

garçon sur vous. Oui, «Laurent le magnifique»,

le «magnifique» prévaricateur,

vous avez la parole.

Michael Lecorps, ancien directeur

général du Bureau de monétisation

du programme d’aide au développement

(BMPAD) de 2008 à 2015, vous

qui avez eu le diable au corps à parapher

plusieurs contrats évalués à plus

d’un milliard de dollars signés entre

Haïti et des firmes étrangères, reconnaissez-vous

que la Commission sénatoriale

au dard pointu a percé votre carapace

et qu’il en a giclé le sang rouge

vif d’un détourneur et décherpilleur

de fonds publics ? Vous avez la parole

d’autant plus que le rapport sénatorial

est en souffritude.

Et vous deux, beau Wilson

Laleau, belle Marie Carmelle Jean

Marie, ex-Ministres des Finances indexés

comme détourneur et détourneuse

de fonds publics, dissipateur et

dissipatrice de deniers publics, nous

n’allons pas détourner si vite de vous

nos regards interrogateurs, interpellateurs,

fouyapotteurs. Voyons, après

tout vous n’êtes pas si beaux que ça.

Allez, arrêtez de faire les vilains, dépêchez-vous,

vous avez la parole.

Florence Guillaume Duperval,

ex-Ministre de la Santé publique

a semblé vouloir manger le fromage

elle seule. Ausi, des renards tapis dans

des recoins sombres de la Commission

d’enquête sénatoriale lui en ont voulu,

et du coup lui ont trouvé de fortes tendances

forfaiturières, concussionnaires

et détournementaires, avec en plus une

aptitude marquée pour la soustraction

des deniers publics et l’addition du

magot ainsi obtenu à ses émoluments.

Florence semblait exceller aussi dans

le faux et l’usage de faux. Elle aurait

signé un contrat, sans doute juteux,

avec... un défunt. Non, ma chouette,

soyez gentille maintenant, excellez plutôt

dans le vrai et l’usage du vrai. Vous

avez la parole.

Stéphanie Balmir Villedrouin,

ex-Ministre du Tourisme est une sorte de

jumelle grimelle de Florence en matière

de tics forfaituriers, concussionaires et

détournementaires. Pour la soustraction

des deniers publics, leur addition

et leur multiplication dans son compte

Laurent Lamothe (à droite) en compagnie de son protecteur,

«l'honorable» Bill Clinton

en banque, là il semblerait qu’elle aurait

des leçons à donner à la Duperval.

Oui, Stéphanie, déballez-vous (je n’ai

pas dit déshabillez-vous), vous avez la

parole.

Hébert Docteur, ancien ministre

de l’Agriculture, des Ressources

naturelles et du Développement rural

s’était plutôt intéressé au développement

urbain, là où il lui était plus facile

de s’adonner à «l’usurpation manifeste

de titre». En effet, à cause de son patronyme,

Docteur se croyait médecin. Il

se substitua à l’ancien Premier ministre

Conille, lui un vrai disciple d’Esculape,

et signa une résolution à la place de

l’ancien PM, alors qu’il n’avait ni titre

ni qualité pour le faire. Il était sans

doute résolu à rafler quelques milliers

de dollars d’où la signature usurpante.

Docteur, swaye m byen, pa swaye m

isi, pa swaye m lòt bò, swaye m la. En

attendant, vous avez la parole.

Dr Max Rudolph Saint-Albin,

ancien Directeur General de l’Office Assurance

Accidents du Travail, Maladie,

Maternité (OFATMA), ancien titulaire

éphémère du ministère de l’Intérieur

et des Collectivités territoriales (mars

2017-avril 2018) n’a pas été trouvé

en état de sainteté par les fins limiers

de la commission Éthique et Anticorruption

du Sénat. Dòdòf, de son ti

non gate, serait un détourneur et un

suite à la page(15)

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

5


Kwonik Kreyòl

Ekstrè deklarasyon Evèk

Katolik Ayiti yo sou

soulèvman 6 Jiyè 2018 la!

Deklarasyon Solidarite Fanm Ayisyen

(Sofa) sou desizyon Leta a pou te

ogmante pri gaz la !

Frè ak sè nou yo nan Ayiti ak

toupatou, tout moun ki vle byen

pou Ayiti ak Pèp Ayisyen an, « Pran

kouraj! Rete fèm! Pa pè paske Bondye

Gran Mèt nou an toujou avèk

nou » (Deteronôm 31, 6).

Nou menm Evèk Katolik nan

peyi Ayiti nou salye nou tout nan

non Bondye lapè ki fè youn ak Jezi

Kri gran frè nou, «li menm ki se Papa

kè sansib ak tout konsolasyon; se li

tou k ap konsole nou nan tout tray

nou yo pou konsolasyon nou jwenn

nan men l nan ka tounen konsolasyon

nou pote bay lòt yo tou » (2

Korentyen 1, 3-4).

Legliz Katolik an Ayiti ansanm

ak tout reskonsab li yo ap swiv ak

anpil atansyon sa k ap pase nan peyi

a depi vandredi aprèmidi 6 jiyè lè

otorite Leta-a te pran desizyon pou

monte pri gaz la. Depi lè sa a, nou

nan yon sitiyasyon pèsonn pa t ap

tann. Tout peyi a bloke. Sa bay anpil

soufrans, lapenn ak dlo nan je anpil

kote nan peyi a.

[……]

Nou voye kondòleyans ak senpati

nou bay tout moun ki viktim nan

evènman sa yo, yon fason ou yon

lòt. N ap lapriyè pou repo nanm tout

moun ki jwenn lanmò nan sikonstans

sa a. Nou mande tout otorite

Leta nan peyi a pran reskonsablite

yo. Men nou pa ka rete sou konsekans

yo sèlman, fò nou gade kòz

yo tou dekwa pou nou rive jwenn

bon jan solisyon ki kapab mennen

peyi a nan estabilite, nan lapè ak nan

devlòpman materyèl, sosyal, ekonomik,

kiltirèl, moral ak espirityèl.

Sitiyasyon n ap viv jounen jodi

a se rezilta ireskonsabilite anpil moun

k ap gouvène nou yo. Mezanmi fòk

nou rekonèt popilasyon an ap soufri

anpil depi plizyè lane. Pèp la nan

mizè, li pa kapab ankò! Sa fè lontan

li bezwen e li vle chanje kondiyson

l ap viv la. Se pou sa li vle tou yon

Leta ak yon gouvènman k ap tande

rèl li e k ap travay toutbonvre pou li.

Nan kafou kote nou ye a nou

dwe prese prese aji ansanm kòm pèp

pou nou deside kote nou prale. E se

tout fòs viv peyi a ki dwe patisipe

nan chita pale sa a. Si tout moun pa

ladan l, l ap vin pi difisil pou nou

pran chimen devlopman ak lespwa

ansanm.

Nou menm Evèk Peyi Ayiti,

nou solidè e n ap toujou rete solidè

ak pèp Ayisyen an nan tout moman

difisil lap travèse, paske Bondye lavi

nap sèvi a ap toujou mache avèk

nou. Li pap janm lage nou (Izayi 43,

2). Ak sekou Granmèt la ki ba nou

fòs Lespri Sen an, nou pare pou nou

kontinye fè tout sa nou kapab pou

ede pèp la chanje kondisyon lavil. E

nou pap janm tounen dèyè sou angajman

sa a.

Nou konnen kominote entènasyonal

la ap swiv sitiyasyon

peyi a ak anpil atansyon. Li ta bon

pou yo kadre akonpayman yap bay

peyi a ak vrè bezwen majorite pèp k

ap soufri a. Nou pwofite remèsye yo

pou tout èd yap pote ak pou tout efò

y ap fè pou Ayiti ka pran wout devlopman

tout bon vre a.

Nou menm Evèk katolik peyi

Ayiti yo nou di pèp la ak tout fòs

konviksyon nou : « Nou pa bezwen

pè. Nou se yon pèp Bondye renmen

anpil. Anyen pa dwe fè nou pèdi

kouraj» (Danyèl 10, 19). Pèp Ayisyen

! Pèp vanyan !

[…………]

Bondye avèk nou e lap kontinye

veye sou nou ak konkou lapriyè

Manman Pèpetyèl Sekou, Patwòn

Peyi Ayiti.

Nòt sa a soti nan Konferans

Mgr Launay SATURNÉ, Evèk

Jakmel, Prezidan Konferans

Episkopal la fenk nonmen Achevèk

Kap Ayisyen

tout Evèk Katolik peyi Ayiti. Li pibliye

nan dat 9 Jiyè 2018 nan syèj

Konferans Evèk yo, Lilavois e tout

Evèk yo siyen l.

S.E. Mgr Launay SATURNÉ

Evêque de Jacmel

Président de la CEH

S. E. Mgr. Pierre-André DUMAS

Évêque du Diocèse de Anse-à-Veau/

Miragoane

Vice-Président de la CEH

S. E. Mgr. Joseph Gontrand DE-

COSTE, sj

Evêque de Jérémie

Secrétaire Général de la CEH

S.E. Mgr. Marie Erick Glandas

TOUSSAINT

Evêque Auxiliaire de Port-au-Prince

Econome de la CEH

S. Em. Cardinal Chibly LANGLOIS

Evêque des Cayes

S. E. Mgr Max Leroy Mésidor

Archevêque de port-au Prince

S. E. Mgr. Yves Marie PEAN, csc

Évêque du Diocèse des Gonaïves

S. E. Mgr Désinord JEAN

Évêque de Hinche

S. E. Mgr. Quesnel ALPHONSE,

smm

Evêque Emérite du Diocèse des Cayes

S.E. Mgr. Ducange SYLVAIN, sdb

Evêque Auxiliaire de Port-au-Prince

S. E. Pierre Antoine PAULO, omi

Évêque du Diocèse de Port de Paix

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Solidarite Fanm Ayisyen- SOFAmande

tout pwogresis yo makònen

fòs nou pou gen bonjan dirijan nan

tèt leta a ki kab travay pou konsilye

enterè tout kouch ak kategori nan

sosyete a.

Fanm nan Faktori soutretans yo k ap bourike pou yon pitans

Solidarite Fanm Ayisyen.-SOFA

konstate yon sitiyasyon tèt chaje

nan peyi a depi vandredi 6 jiyè malgre

gouvènman an fè bak sou desizyon li

te pran pou ogmante pri gaz la apre

gwo rezistans popilasyon an kont

mezi sa a. Sa montre aklè pwoblèm

popilasyon an ak fanm yo ale pi lwen.

Revandikasyon tankou jwenn manje,

swen sante, kay pou dòmi, travay,

ledikasyon, jistis poko janm jwenn

satisfaksyon.

Evènman ki sòt pase nan peyi

a, se konsekans mank responsabilite

ak mank vizyon gouvènman an, nan

moman kote sitiyasyon lavi yon gwo

pati nan popilasyon an ap depafini

chak jou pi plis. Yon sistiyasyon ki

pote jèn fanm ak jèn gason mete rèv

yo ant parantèz pou goumen pou lavi

chak jou yo senpman.

Se chwa politik pou favorize

yon ti kategori moun nan sosyete a,

nan ba yo tout privilèj pandan dirijan

yo ap pase dwa pou viv ak diyite pi

fò popilasyon an anba pye, ki menen

nou nan kafou tenten sa. Sitiyasyon

politik peyi a te deja sou lagraba depi

sou bidjè sanginè a, salè mizèrere,

pase pran mache kap boule ale pou

vini, san pa gen yon dezisyon politik

fèm ki pran pou kwape tout fenomèn

sa yo. Ogmantasyon pri gaz la , jou

ki te 6 jiyè a, vin mete abse sou klou.

Malgre tout pinga ak siyal popilasyon

an voye, gouvènman an fè

chwa ki depaman ak enterè majorite

moun k ap viv nan peyi a, nan pran

desizyon ekonomik ak anpil fòs kote.

Mete sou sa, fason gouvènman an

chita nan yon espas fèmen pou ekri

politik ki konsène avni peyi a, mete

popilasyon an nan yon sitiyasyon

kote vyolans vin parèt sèl mòd dyalog

ki ka tabli ant li ak dirijan yo.

Nou vle raple tout moun Palman

an ki gen wòl pou kontwole egzekitif

la yo gen responsablite pa yo tou

nan evènman ki pase yo. Palmantè

50tyèm lejislati yo toujou fè youn

ak egzekitif la pou pran yon bann

mezi kont enterè popilasyon an jan

sa te fèt lè ouvriyèz ak ouvriye t ap

reklame ajisteman salè minimòm, ak

lè Palmantè 50èm lejislati yo te vote

bidjè lanmò 2017-2018 la. Kidonk kit

egzekitif, kit palman an, yo fè yon

sèl nan montre mepri pou dwa moun

ki pi elemantè yo tankou : dwa pou

manje, deplase, al lekòl, gen swen

sante, dwa pou gen dizon yo sou avni

yo ak avni peyi yo, elatriye.

SOFA fè solidarite ak tout fanmi,

zanmi ki pèdi yon pwoch paran

yo nan kalte evènman ki te deklanche

nan finisman semèn pase a. SOFA

byen regrèt konstate nan yon peyi

kote travay pa fasil, iresponsablite dirijan

politik yo nan jesyon ogmantasyon

pri gaz la, lakòz anpil antrepriz

ak machin boule, anpil ti machann

pèdi machandiz yo epi yo pa kapab

soti nan lari pou okipe aktivite yo,

sa ki pral pwovoke yon sitiyasyon

ekonomik pi malouk toujou nan peyi

a. Lè nou konen pifò moun ki ap

vann andedan makèt sa yo se fanm,

pifo ki pwodwui manba, konfiti, like,

kasav, kafe elatriye se fanm. Kriz sa

pral lakòz sitiyasyon fanm yo vinn pi

malouk toujou. Se avèk anpil kè sote

pou nou wè nou tonbe nan yon lòt

sitiyasyon manman pitit mare vant

ankò. Piske rapò debalanse ant fanm

ak gason yo, bay medam yo pote yon

bann chaj sosyal ki lakòz mòd evènman

sa yo frape yo pi fò.

Evènman n ap viv nan peyi a

nan jou sa yo se yon repons politik

popilasyon an bay dirijan yo parapò

ak chwa ekonomik gouvènman an ki

chita senpman sou dappiyanp, pran

taks alòske kontrebann ap taye banda

sou fwontyè. Pa gen mekanis pou

rantre taks chif afè gwo komèsan tire

sou konsomatè ak konsomatèz san

konte tout franchiz dwanye yon ti

ponyen moun ap benefisye.

Noumenm nan SOFA, sitiyasyon

k ap devlope a ba nou anpil

kè sote sitou lè nou konnen konsekans

malouk sa genyen sou fanm

yo ki pi plis nan sektè enfomèl la epi

ki Madan sara. Sitiyasyon sa yo lakòz

fanm yo ap kontre ak plis vyolans

nan lavi chak jou. Eskperyans montre

nou, nan moman latroublay politik,

vyolans yo ogmante sou fanm

yo, patikilyèman sila yo ki bije mache

chache lavi yo nan lari a.

Yon lòt fwa anko nou konstate

dirijan yo pa montre yo konprann kriz

politik sa a nan tout dimansyon l lè

yo kwè sa k pase a se senpman manipilasyon

politik. komkwa lamizè,

grangou, ensekirite, enjistis, diferans

kalte lavi ki genyen ant youn ti

ponyen moun ak pifò rès popilasyon

an se pa yon reyalite pèp la, fanm yo

ap viv chak jou.

Antouka, nou konnen mak

fabrik leta sa a pa kapab adopte yon

politik ekonomik k ap pwoteje enterè

klas defavorize nan peyi a, ni pran

mezi pou favorize byenèt popilasyon.

Nan sans sa a, pa gen okenn solisyon

28 Jiyè 1915-28 Jiyè 1918

Nan okazyon 103zyèm anivèsè premye okipasyon

peyi nou Ayiti 28 jiyè 1915,

Ayiti Libète ak Konbit Ayisyen

pou Kore Lakay (KAKOLA) ap envite tout

moun ki enterese sèvi Ayiti nan yon fowòm sou

konsekans pèdi souverènte genyen.

Dimanch 22 Jiyè 2018 apati 7 tè diswa

lokal Ayiti Libète a

Nou pral reflechi ansanm sou:

• Objektif okipasyon 2004 la, e nan ki pwen li ye kounye

a apre okipan yo mete 2 sousou tèt kale kòm prezidan Ayiti Toma.

• Pèp la di li p ap kite gaz la touye l. E noumenm kisa nou di?

• Kisa patriyòt Ayisyen yo dwe fè pou Ayiti vin LibeLibè ankò?

Dimanch 22 Jiyè 2018, 7 tè p.m.

Nan lokal Haïti Liberté

1583 Albany Ave (kwen Glenwood Road)

Brooklyn, NY 11210

Antre Gratis!

kosmetik/makiyaj kab rive satisfè revandikasyon

fondamantal fanm yo,

popilasyon an.

Pou noumenm nan SOFA, evènman

6 jiyè yo ta dwe fè nou chanje

fason nou fè politik, viv politik, konprann

politik, pran dezisyon politik ak

ekonomik, pou nou ka koupe fache

ak politik anti-moun, anti lavi, san

makiyaj ki ap valè teren nan peyi depi

leta ayisyen rantre tèt bese nan aplike

plan lanmò ajisteman estriktirèl.

Nan konjonkti sa, SOFA kwè

li enpòtan pou gen yon jès politik ki

poze. Yon pawòl ak nanm ki di pou

mete popilasyon an, an konfyans

e ki voye yon siyal klè sou volonte

pou chanje modèl Leta ak fason li

dwe pran desizyon nan peyi a. SOFA

mande tout sektè demokratik popilè

a, tout fòs pwogresis peyi a pou kontinye

reziste kont remèd chwal tout

enstititisyon anti dwa pèp yo vle fè

pase anba tab, pandan y ap kontinye

konstwi fòs yo pou mete dirijan nan

tèt leta a ki kab travay pou ekilibre

distribisyon richès yo nan sans enterè

tout moun nan peyi a kelkeswa sèks

li, koulè l ouswa klas sosyal li.

LIT FANM NAN SE LIT TOUT

MAS PEP LA !

Pòtoprens 12 jiyè 2018

Sabine Lamour

Kòdonatris jeneral

Marie Monique Jeanty

Sekretè Jeneral

Pou plis enfòmasyon rele (917) 251-6057, (718) 421-0162

Osnon e-mail konbitla@yahoo.com

6 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


Perspectives

Notre crayon n’a pas de

gomme!

60 organisations demandent à l'ONU de

respecter ses promesses envers Haïti !

Par Junold Saint-Cyr

Rien, rien ne pourrait être pire que

la sauvagerie duvaliériste

Hier, une entrevue avec un journaliste

de la Voix de l’Amérique largement

diffusée sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, une adresse à la nation

dans la foulée du «dechoukaj» qui a

fait tomber la tête du très inefficace

Premier ministre Jack Guy Lafontant

suite à l’augmentation déraisonnée

des coûts du carburant sur le marcher

national. À regarder aller François

Nicolas Duvalier, il semblerait bien que

les duvaliéristes aient déjà trouvé en

lui leur candidat pour les prochaines

élections présidentielles, même quand

le principal concerné n’a encore fait

aucune annonce formelle en ce sens.

Ce n’est qu’une question de temps.

En effet, on peut justement

se demander quel serait l’objectif de

cette adresse à la nation si ce n’était

pas dans l’optique de se positionner

comme acteur sur l’échiquier politique

national ? Ce qui nous interpelle dans

la démarche de l’individu, c’est cette

posture de jeune leader moderne et

rassembleur qu’il semble vouloir se

donner pour plaire et conséquemment

nous amener à oublier les exactions

et les multiples violations des droits

humains dont son grand-père et son

père se sont rendus coupables. À cela,

nous souhaiterions lui dire d’ores et

déjà que le peuple haïtien n’acceptera

que personne vienne réécrire l’histoire

pour lui faire croire que la situation

du pays était meilleure avant. Ni faire

passer des assassins monstrueux pour

des grands nationalistes défenseurs du

peuple. Car rien, mais rien, ne pourrait

être pire que la sauvagerie duvaliériste.

Dans ce sens, notre crayon n’a

pas de gomme et aucune concession

ne pourrait être accordée à un système

marqué par l’obscurantisme poussé à

l’extrême, la terreur, les assassinats

politiques et le vol caractérisé des

fonds publics.

Si aujourd’hui Haïti patauge

dans le «trou à merde» de la misère

abjecte, le duvaliérisme est en grande

partie responsable. Car même après sa

chute, et digérant fort mal la gifle populaire

de 1986, le secteur macouto-duvaliériste

a toujours manœuvré pour

torpiller le processus démocratique en

perpétrant nombre de massacres et en

soutenant des coups d’État. Un nazi

reste un nazi. Un esclavagiste reste un

esclavagiste. Cela ne saurait être différent

pour un duvaliériste, peu importe

la portée de son discours. Le duvaliérisme

ne gouverne que par l’autoritarisme.

Jeunesse de mon pays, prenez

donc garde au discours mielleux et

faussement rassembleur de ce rejeton

balancé au devant de la scène et qui

tente une rédemption pour un régime

démoniaque, responsable des pires

atrocités.

Essayons d’imaginer ensemble

que les ouvrages, entre autres, « Radiographie

d’une dictature » de Gérard

Pierre-Charles et « Fort-Dimanche, fort

la mort » de Patrick Lemoine étaient

étudiés et commentés dans nos écoles

dès le secondaire. Imaginons que la

prison de Fort-Dimanche, ce lieu sinistre

de tortures et d’exterminations

n’avait pas été rasée mais qu’on

l’avait plutôt transformée en lieu de

mémoire pour que les générations

futures se souviennent de l’horreur.

Imaginons un instant que la justice

haïtienne avait été en mesure, par des

procès retentissants, de condamner

les bourreaux et leurs complices pour

crime contre l’humanité, et aussi permettre

de dédommager les victimes. Si

tout ce travail avait été fait, le petit-fils

du tyran se terrerait dans la honte de

porter un patronyme entaché de sang

d’un psychopathe sanguinaire, agent

de la CIA, traître à sa patrie et initiateur

d’une dynastie dictatoriale massacreuse

de près de 50 000 de nos compatriotes,

hommes, femmes, enfants,

vieillards…

« Notre vie commence à

s’arrêter le jour où nous gardons le

silence sur les choses graves », disait

Martin Luther King. Ce qui se profile

lentement mais sûrement à l’horizon

c’est la projection de cette idéologie

déshumanisante comme une alternative

politique au PHTK et à la mal

nommée «opposition démocratique et

populaire». « Pitit tig se tig », dit le

dicton. Nous ne croyons guère au renouvellement

démocratique de l’idéologie

duvaliériste qui n’a jamais manifesté

de compassion pour le peuple

haïtien. Aussi, sommes-nous consternés

de voir avec quelle légèreté les

nostalgiques du régime « peze souse

» tentent de comparer l’incomparable

dans leurs démarches de séduction : «

sou Duvalier peyi a te pi bon ».

La vérité est prise en otage.

L’histoire est tronquée. Falsifiée. On

confond allègrement la paix de cimetière

à la sécurité, ne comprenant pas

que sous cette apparence de paix sociale

se lamentait une société tyrannisée,

étranglée par un régime totalitaire.

Certains appellent même au retour du

terrorisme d’État pour mater l’homme

haïtien devenu trop revendicateur. Il

faut vite remettre le « baboukèt » à

la parole libérée. Il faut de nouveau

instaurer la terreur en créant une nouvelle

milice répressive. Il faut un chef

suprême ayant droit de vie et de mort

sur chaque haïtien.

La démocratie. Les droits de

l’homme. La liberté. Ce n’est pas pour

nous. Il faut revenir à l’état de la bête.

Le seul état qui nous sied parfaitement

bien. Nous estimons très dangereux ce

discours que l’haïtien ne peut fonctionner

correctement que sous un régime

dictatorial. Les acquis démocratiques

sont des trésors que nous devons préserver

à tout prix. Notre envolée sur

le chemin du développement, si on

s’en donne les moyens, passe inévitablement

par le renforcement de ces

acquis.

L’école haïtienne, malheureusement,

n’a jamais joué pleinement son

rôle de gardien de la mémoire collective.

La preuve, des étudiants de l’école de

droit des Gonaïves, sans aucune gêne,

avaient choisi en 2011 l’ex-dictateur

et président à vie Jean-Claude Duvalier

comme parrain de leur promotion. Les

jeunes générations sont sans repères

historiques. Donc facilement manipulables

par des duvaliéristes aguerris.

Cette tranche d’histoire n’étant pas

enseignée, ce qui était hier intolérable

devient aujourd’hui souhaitable. Le

duvaliérisme qui, pendant 29 ans de

règne, a étouffé dans le sang avec une

barbarie sans nom la voix des progressistes

porteurs d’espoir et de changement

est définitivement en mode

come back. Après l’aventure « Sweet-

Micky », le scandale Petro caribe et

la venue de « Nèg Bannan Nan » qui

s’avère être un bonimenteur, il nous

faut un réveil citoyen dès aujourd’hui

et s’armer de vigilance pour éviter que

nous-mêmes et la génération post 86

qui n’a pas vécu cette période horrible

de notre histoire nationale ne soyons

pas plus… bananés.

Junold Saint-Cyr.

Dans une lettre adressée à António

Guterres, le Secrétaire général

de l'Organisation des Nations Unies

(ONU), 60 organisations engagées

dans la promotion des droits de l’homme

et la protection des droits universels,

demandent à l’ONU de respecter

ses promesses envers Haïti concernant

la situation des victimes du choléra en

Haïti, et leurs droits d'accès à des recours

efficaces. Pour l’édification de nos

lecteurs, nous publions l’intégralité de

la lettre suivie des Organisations Signataires.

« Cher Monsieur le Secrétaire

Général,

Nous vous écrivons en tant qu'organisations

qui partagent l'objectif de l'ONU

de promouvoir les droits de l'homme

pour exprimer notre préoccupation

concernant la situation des victimes du

choléra en Haïti, et leurs droits d'accès

à des recours efficaces.

Depuis 6 ans, l'ONU a nié toute

responsabilité légale dans le déclenchement

de l'épidémie de choléra en Haïti,

malgré les preuves scientifiques accablantes

selon lesquelles les casques bleus

de l'ONU avaient introduit la maladie.

Ce déni a, à juste titre, rencontré un

tollé mondial ; le Rapporteur Spécial des

Nations Unies sur l'Extrême Pauvreté

et les Droits de l'Homme l'a qualifié de

“moralement déraisonnable, juridiquement

indéfendable et politiquement

autodestructeur”. Le refus d'accepter la

responsabilité en Haïti a nui aux victimes

et à la crédibilité de l'ONU dans le

monde entier.

En tant qu'organisations engagées

dans la protection des droits universels,

y compris le droit fondamental

à un recours, nous avons été heureux

de voir les Nations Unies commencer à

réparer en 2016 en présentant des excuses

au peuple haïtien et en lançant un

nouveau plan pour éliminer le choléra.

Les Nations Unies s'engagent à fournir

un “ensemble d'assistance matérielle”

aux personnes touchées par le choléra,

à “placer les victimes au centre de l'effort”

et à les consulter lors de l'élaboration

du programme d'assistance.

L'ONU a également pris l'engagement

d'aider les victimes non seulement en

adoptant une approche communautaire

mais aussi en “versant de l'argent aux

familles des personnes décédées du

choléra” et en consultant les victimes

sur cette question. Pris ensemble, ces

engagements représentaient des progrès

importants vers l'accomplissement

du droit des victimes à un recours.

Pour s'acquitter de ses devoirs

envers les victimes et leurs familles,

l'ONU doit maintenant veiller à ce que

ces promesses soient tenues et que les

Droits de l'homme soient au centre de

son nouveau plan. Pourtant, près de

dix-huit mois après le lancement de la

Nouvelle Approche, nous sommes de

plus en plus inquiets du fait que l'ONU

se détourne de ses responsabilités. Des

consultations significatives avec les

victimes n'ont pas encore été menées

et pourtant, l'ONU semble favoriser

des solutions communautaires pour les

victimes sans un plan d'action pour explorer

les paiements individuels. Cela ne

correspond pas à votre assurance d'une

approche participative dans votre Op-

Ed du Miami Herald en novembre 2017

où vous avez promis un “nouvel esprit

de partenaires” avec le peuple haïtien et

“des consultations communautaires et

individuelles significatives avec les victimes

du choléra” ainsi que “renseigner

de notre réponse et notre travail futur

en apportant un soutien aux personnes

touchées par la tragédie.”

Une réponse axée sur les droits

et centrée sur les victimes exige une

participation significative des dernières

à chaque étape du processus. Les victimes

doivent être consultées sur toutes

Les casques bleus Népalais de l'ONU qui avaient introduit l’épidémie du

Choléra en Haïti

les décisions concernant la réponse,

y compris l'équilibre entre les projets

communautaires et les paiements individuels

aux victimes. Les décisions

doivent être mises en œuvre conformément

aux priorités et aux perspectives

des victimes. L'interaction limitée de

l'ONU avec les victimes à ce jour est

loin de répondre à cette norme.

Alors que le “Track 2” (volet

ou facette) “assistance matérielle” de

l'ONU commence à prendre forme, il

est troublant que l'ONU n'ait engagé

aucune discussion publique sur la rémunération

individuelle et qu'elle ait

plutôt fait état des défis de la mise en

œuvre d'une telle approche pendant

qu'elle poursuit son modèle préféré de

développement communal. Ceci est

particulièrement inquiétant étant donné

la responsabilité de l'ONU d'assurer un

recours complet, efficace et transparent,

y compris une indemnisation significative

des victimes, conformément aux

principes établis des droits de l'homme,

y compris les Principes fondamentaux

et directives sur le droit à un recours et

à la réparation des victimes des violations

graves du droit international humanitaire.

L'indemnisation des morts et

des blessés est également prévue par la

loi haïtienne et le cadre juridique des

Nations Unies régissant les réclamations

des tiers.

Alors que l'établissement de

projets collectifs peut constituer une

forme de réparation, les projets seuls

ne répondent suffisamment ni aux

dommages individualisés des victimes

ni aux restitutions adéquates. Huit ans

après le début de l'épidémie, les victimes

continuent de souffrir gravement.

Des milliers de familles qui ont perdu

leurs revenus ou leurs moyens de subsistance

et qui ont été obligées de payer

des frais médicaux et d'inhumation

élevés à cause du choléra sont plongées

PAUL J. JOURDAN

ATTORNEY AT LAW

107 Kenilworth Place

Brooklyn, NY 11210

Phone:

(718) 859-5725

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plus profondément dans la pauvreté

Antonio Guterres,“U.N. est engagé à un

partenariat avec Haïti qui fonctionne”

(Miami Herald, 1er novembre 2017).

Les enfants orphelins ou forcés de

quitter l'école sont condamnés à une

autre génération de pauvreté. La compensation

individuelle est l'un des éléments

principaux du droit à un recours

et à des réparations, et les victimes du

choléra l'ont recommandé depuis longtemps.

Bien qu'il y ait sans doute des

défis à cette approche d'engager les victimes

en tant que partenaires dans le

plan de la Nouvelle Approche [ce qui]

aidera probablement l'ONU à surmonter

ces obstacles. En fin de compte, une

décision d'abandonner la compensation

ne peut être prise sans les victimes.

L'ONU a la possibilité de reconstruire

la vie de milliers de victimes du

choléra grâce à la Nouvelle Approche

et de donner l'exemple d’une ONU

qui incarnera les principes des Droits

de l'homme et de l'autorité de la loi

qu'elle promeut pour les autres. D'un

autre côté, le succès de la Mission des

Nations Unies pour l'Appui à la Justice

en Haïti (Minujusth) pourrait être très

compromis si l'ONU ne reste pas fidèle

à ses promesses.

Dans le contexte de la publication

par l'ONU du rapport de suivi sur

la Nouvelle Approche, nous vous encourageons

fortement à exercer votre

direction afin de maximiser cette opportunité

et de transformer les promesses

de l'ONU en résultats concrets, pour le

peuple d'Haïti et pour l'ONU.

Sincèrement, »

Organisations Signataires :

1. AIDS-Free World

2. Allard K. Lowenstein International

Human Rights Clinic, Yale Law School

3. Alternative Chance

suite à la page(18)

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Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

7


La Tribune de Catherine Charlemagne (28)

Jack Guy Lafontant, la énième victime des barricades !

Jusqu’au bout le Premier ministre

Haïtien, Jack Guy Lafontant, aura

tenté de garder la Primature, siège officiel

du gouvernement. Mais sa situation

était devenue intenable. Les demandes

de démission venues de toute

part l’obligeaient à partir. Il fallait qu’il

démissionne. C’était le fusible, il devait

sauter pour sauver le Président.

Plus résistant que politique, celui qui

est désormais à la tête d’un gouvernement

démissionnaire en exécutant

les affaires courantes en attendant que

le Président de la République, Jovenel

Moïse, lui trouve un successeur, étonne

plus d’un pour sa combativité afin de

sauver son poste. Mais la conjonction

des forces en présence - opposition et

son propre camp - et la conjoncture

politique ont eu raison de sa ténacité.

Après les violentes émeutes populaires

des trois jours qui ont ébranlé le socle

présidentiel, tout le monde pensait que

la démission du Dr Jack Guy Lafontant

aura été une simple formalité. Erreur

infinie !

L’homme est apparu plus coriace

que prévu et même très politicien.

Un défaut ou une qualité qu’on ne lui

soupçonnait guère. Depuis sa parution

à la télévision (TNH) le samedi 6 juillet

au deuxième jour des manifestations

populaires pour justifier les hausses

des prix du carburant et où des actes

de pillages et d’incendies ont été enregistrés,

on le disait dépassé par les

évènements. De fait, il devait jouer son

rôle de tampon afin de protéger le Président

de la République. Mais l’homme

ne semblait pas disposé à assumer seul

ses responsabilités quitte à mettre en

difficulté Jovenel Moïse que l’opposition

tient pour responsable des émeutes

d’une violence inouïe depuis la chute

de la famille Duvalier en 1986. Durant

une semaine, Jack Guy Lafontant avait

multiplié les rencontres en faisant des

promesses mirobolantes à presque tous

ceux qu’il pensait pouvoir le sauver

d’une humiliation à la Chambre des

députés où des parlementaires de l’opposition

et surtout une bonne partie

de sa propre majorité réclamaient sans

détour sa démission.

De l’autre côté, au Palais national,

le chef de l’Etat, lui aussi ébranlé par

ces trois jours qui ont failli lui coûter sa

présidence, a enchaîné rencontres sur

rencontres avec des personnalités de

tous les secteurs. Partis politiques, Société

civile organisée, les organisations

patronales, le monde des affaires victimes

des actes de pillages et de sabotages,

les syndicats, les représentants

de la Communauté internationale en

Haïti, les institutions nationales, Organisations

Populaires (OP), etc, en

vue de trouver une issue honorable à

une période de tension loin de dire son

dernier mot. Car, l’opposition qui n’a

pas su prendre son envol durant les

manifestations tente de ressurgir ou de

prendre le train en marche, bien que

celui-ci soit déjà loin, et pense trouver

le maillon faible d’un Président dont

elle n’a jamais reconnu l’élection. Durant

toutes ces rencontres, le chef de

l’Etat n’a entendu qu’une seule chose :

le départ immédiat de son Premier ministre

et le soutien de ceux qui l’ont mis

dans ce pétrin.

Les différentes Chambres de

commerces et d’associations des

gens du Secteur d’affaires l’ont dit de

manière formelle: Jack Guy Lafontant

est incompétent et est donc inapte à

conduire les affaires du pays. Elles

réclamaient purement et simplement

sa tête au Président de la République

qui, il faut le dire, était très réticent à

laisser partir son joker qui en réalité ne

peut plus lui être utile. Discrédité aux

yeux de tous les acteurs économiques

et méprisé par la classe politique, le

chef du gouvernement devenait le boulet

dont il fallait se débarrasser au plus

vite. Même au sein du pouvoir, certains,

non des moindres, croyaient qu’il

fallait décharger le Président Jovenel

Le Premier ministre démissionnaire

Jack Guy Lafontant au Parlement

Moïse de cet encombrant colis dont

la présence était plus nuisible qu’utile

dans le processus de rétablir la confiance

dans le pays. Mais, pendant tous

ces remue-ménages au Palais national

en vue de le conduire vers la sortie, Jack

Guy Lafontant qui ne voulait pas perdre

sans se battre ne lâcha pas prise. Il a

tenté, disons-le en vain, de constituer

sa propre majorité à la Chambre basse.

D’où des rumeurs et même des déclarations

de certains sénateurs faisant

croire qu’il y a eu distribution de fortes

sommes d’argent auprès de certains

députés durant toute la semaine précédent

l’interpellation du PM.

L’ex-titulaire de la Primature a

aussi apporté un certain crédit dans les

rumeurs au sein de l’opinion publique

quand il disait « Peuple haïtien ! Je serai

au rendez-vous de l’histoire, au Parlement,

le samedi 14 juillet dès 10 heures

». Entre provocation et non sens,

Jack Guy Lafontant a tout fait pour semer

la confusion sur son sort après le

soulèvement. Surtout quand il a déclaré

sur son compte twitter : « C’est la vérité,

la bonne foi, le travail et l’honnêteté qui

doivent faire la différence. Peuple haïtien,

aujourd’hui, votre espoir est entre

les mains des députés ». Une façon de

prendre la population à témoin alors

qu’il est vilipendé par cette même population

qui réclame sa tête. Pourtant, en

dépit de toutes les manœuvres du patron

de la Primature, son sort était déjà

scellé devant le Parlement et devant la

Nation qui demandaient des comptes ou

qui avaient besoin d’un bouc émissaire

faute d’avoir dans l’immédiat la peau

de Jovenel Moïse. Du coup, ce Premier

ministre sans base populaire dans les

bidonvilles et les ghettos ni assise politique

dans le pays, encore moins dans

la capitale et dans les milieux diplomatiques,

ne faisait que gagner du temps.

En plus d’une séance d’interpellation

fixée pour le samedi 14 juillet

2018 à la Chambre des députés,

séance, d’ailleurs, qui était mise en

continuité justement pour un vote de

confiance ou une motion de censure,

les leaders de l’opposition, quoique totalement

en dehors du coup, faisaient

monter la pression sur le Président Jovenel

Moïse avec l’espoir de commencer

par chasser son Premier ministre

qu’ils jugeaient totalement inefficace et

pas à la hauteur des enjeux du moment

et des revendications de la population.

Donc, la présidence s’est retrouvée

devant un choix cornélien. Soit elle

soutient le PM contre vents et marrées

et donc fragilise davantage la position

du Président de la République en donnant

du grain à moudre à l’opposition

qui cherche désespéreraient à quoi s’accrocher.

Soit elle lâche le PM quitte à

l’épargner de l’humiliation d’un vote de

censure en trouvant avec lui une porte

de sortie, une sorte de paix des braves,

dans lequel tout le monde y compris le

Parlement aurait sauvé la face. Surtout,

le Président du Sénat, Joseph Lambert,

piaffant d’impatience de jouer au Président

de la République se verrait bien à

la place du Calife.

Bien que en public il joue à l’apaisement

et à l’homme de consensus républicain

après la rencontre qui s’est

tenue au Palais national entre les trois

pouvoirs - exécutif, législatif et judiciaire

- codétenteurs de la souveraineté

nationale. Signalons aussi que dans le

cafouillage généralisé qui a eu lieu durant

cette semaine de pure folie en Haïti,

le Sénat de la République s’était dit prêt

à assumer ses responsabilités constitutionnelles.

En clair, si le chef de l’Etat

devait quitter le pouvoir, le Président

de l’Assemblée Nationale comblerait le

vide constitutionnel. Dans la foulée, un

groupe de sénateurs avait lancé l’idée

d’une convocation pour interpeller le

Premier ministre si la séance fixée à la

Chambre basse avait échoué ou n’avait

pas pu avoir lieu. Mais, même abandonné

par tous, Jack Guy Lafontant

n’entendait pas se faire sacrifier comme

un agneau que l’on conduit sur l’autel

d’un bûcher fumant. La tradition de la

corruption politique en Haïti veut qu’on

se batte à coup de millions de gourdes

pour garder son poste quand on conduit

les affaires de l’Etat.

Ainsi, jusqu’à la veille du jour-J

de la reprise de la fameuse séance

auprès des députés, Jack Guy Lafontant

et son équipe n’avaient pas perdu l’espoir

de se maintenir à la Villa d’Accueil,

siège du gouvernement. Le rendez était

prévu pour 10h ce 14 juillet 2018 au

bord de la mer. Le PM n’avait que le

boulevard Harry Truman à traverser

au Bicentenaire pour rejoindre le Parlement.

Mais, compte tenu de la largesse

de la Primature ces derniers jours

vis-à-vis de certains députés, le doute

s’est répandu au milieu de l’opinion

et auprès des observateurs politiques.

Surtout le Premier ministre n’arrêtait

pas de jouer à la provoc en faisant

croire qu’il a la confiance du chef de

l’Etat. Sauf que, au milieu de tout cela,

il y a un groupe de députés proches du

pouvoir qui n’entendait pour rien au

monde apporter leur confiance à un

chef de gouvernement qui semblait ne

pas comprendre que le sable se dérobait

sous ses pieds au fur et à mesure que

l’heure fatidique approchait.

Si les députés de l’opposition

montaient au fur et à mesure au

créneau dans les médias pour clouer

au pilori Jack Guy Lafontant à cause

de son inefficacité, ce qui devait attirer

l’attention de l’équipe du PM ce sont

les déclarations de certains députés de

son camp ou le silence de ceux pourtant

prompts à venir défendre la politique du

gouvernement dans les médias. Arrive

le moment tant attendu par les uns

et redouté par les autres. Prévu pour

10h, la séance a fini par débuter aux

environs de 13h. Ce n’est pas une nouveauté.

C’est même devenue une habitude

en Haïti, les séances d’interpellation

ne démarrent jamais à l’heure. Les

tractations des derniers moments entre

différents groupes d’élus et le pouvoir

en sont généralement responsables.

Ce samedi 14 juillet 2018, la tension

est à son paroxysme à la Chambre des

députés. Ame sensible, s’abstenir. Sur

les 117 députés, seulement 61 étaient

présents à l’appel nominal. La séance

peut reprendre car il en faut 60. Avec

un quorum atteint de justesse, c’est le

premier doute pour Jack Guy Lafontant

qui croyait avoir tout fait afin qu’il n’y

ait pas de quorum. Qu’importe, à tout

moment ce quorum peut être infirmé.

Il suffit qu’un député quitte la

salle pour que tout bascule en sa faveur.

Sauf que, à la grande déception du PM,

plusieurs autres députés viennent renforcer

le quorum pour finalement arriver

à 67 élus présents. Curieusement,

malgré ce changement de tactique

ou de stratégie du groupe majoritaire

proche du pouvoir, dont tout indique

qu’ils sont sur la même ligne que les

députés de l’opposition, Jack Guy Lafontant

qui était arrivé au Parlement à

la tête de son gouvernement presqu’au

complet, garde un sourire qui en dit

long sur la confiance qu’il avait en son

Président de la République qui, croyaitil,

contrôle les députés du groupe majoritaire.

Tout est fin prêt pour l’ouverture

des hostilités. Le Président de la

Chambre des députés, Gary Bodeau,

ouvre donc la séance. Sans perdre de

temps, un membre du camp du PM, le

flamboyant député de Kenskoff, Alfrédo

Antoine, monte à la tribune. Il est

en colère pour le non respect, selon lui,

de la procédure. Il s’accroche au Pupitre

refusant de céder sa place à un de ses

collègues de l’opposition qui a sollicité

la parole.

Pour autant, il ne défend pas le

bilan du gouvernement. Ce partisan zélé

du Président Jovenel Moïse se contente

du strict point de droit. Finalement,

le Président de la Chambre, Gary Bodeau,

fait appel à la sécurité (Huissiers)

pour l’arracher de la tribune. Après,

c’est l’un des porte-parole de l’opposition

à la Chambre basse, le député de

Petit-Goâve, Marcel Lumérant, qui a

planté le décor avec un constat amer

de la politique conduite depuis près de

deux ans par Jack Guy Lafontant. Sans

appel, son réquisitoire est une condamnation

pour violation de la Constitution

du fait que le Premier ministre

n’avait pas jugé bon de renvoyer les

quatre ministres épinglés par la Cour

Supérieure des Comptes depuis leur

nomination. Certains n’auraient pas eu

de décharge alors qu’ils avaient géré

les deniers de l’Etat. Vu le contexte de

l’interpellation du PM, l’assistance a été

surprise de l’intervention du député de

Petit-Goâve qui pratiquement n’a pas

dit un mot sur les événements récents

qui ont secoué le pays et la région de

Port-au-Prince en particulier avec au

moins une vingtaine de morts et des

dégâts chiffrés à plusieurs millions de

dollars américains.

Fait insolite, durant toute l’intervention

à charge du député Lumérant

contre Jack Guy Lafontant, celui-ci

se contentait de sourire comme si le

député était en train de perdre son

temps en élucubration sans rien dire de

sérieux. Selon certains observateurs et

éditorialistes présents ce samedi 14 au

Parlement, l’attitude du Premier ministre

prouve qu’il avait la parole du Président

Jovenel Moïse et celles des députés

de son camp. Du coup, il a pêché par

excès de confiance. Puisque, à aucun

moment, pas un élu n’est venu lui apporter

son soutien jusqu’à ce que le chef

du groupe Alliance Parlementaire pour

Haïti (APH), le groupe majoritaire, Jean

Wilson Hyppolite, monte au Pupitre et

réclame une suspension de séance sans

rien dire en faveur du Premier ministre

qui reste inconscient de la scène qui

était en train de jouer en sa présence.

Il avait continué avec son sourire moqueur.

Au retour dans l’hémicycle, le

public a accueilli un tout autre Jack Guy

Lafontant. Visage totalement fermé.

Trait foncé et l’air contrarié,

le Premier ministre apparut comme

quelqu’un qui venait d’apprendre une

mauvaise nouvelle. En effet, Jack Guy

Lafontant avait totalement perdu son

sang froid en prononçant son discours

devant les parlementaires qui, il est

vrai pour la plupart, avaient déjà été

mis dans la confidence du mauvais tour

qu’ils avaient joué à l’homme souriant

sans arrêt il y a quelques minutes.

Après des attaques en règle contre presque

tout le monde et des gens de la

bourgeoisie de Pétion-Ville et de Kenscoff

et particulièrement contre la Police

Nationale d’Haïti (PNH) qu’il accusa

d’être quasiment responsable de ce qui

s’est passé lors des émeutes du 6, 7 et

8 juillet 2018, celui qu’il faut désormais

considérer comme un ex-Premier

ministre crut même détecter en l’institution

policière les germes de l’ancienne

FAD’H (Forces Armées d’Haïti). Il

conseilla même au Parlement de prendre

au plus vite tous les pouvoirs que

détient la Police nationale ou peut-être

le Directeur général de la police. Sauf

qu’il y a un problème, un gros problème

dans cette demande.

Dans la mesure où c’est le chef

du gouvernement, donc le Premier

ministre en fonction, qui préside le

Conseil Supérieur de la Police Nationale

(CSPN) entouré du ministre de la Justice

et de la Sécurité Civique, du ministre de

l’Intérieur et des Collectivités Territoriales,

du Commandant en chef des forces

de police et de l’Inspecteur général en

chef de la police nationale. Jack Guy

Lafontant, comme quelqu’un qu’on a

contrarié dans son plan et dans ses projets,

a tiré des flèches dans toutes les directions

quitte à s’en prendre à certains

Haïtiens dont il faut se méfier et qui ne

doivent pas être à la tête des affaires

de l’Etat. Un discours aux accents purement

démagogiques. Enfin, après un

suspens insoutenable, celui qui s’accrochait

désespérément au pouvoir et ne

voulait pas quitter l’or des Palais de la

République a fini par dire qu’en réalité

il n’était plus Premier ministre. Puisque

avant même de venir au Parlement il

avait déjà remis sa démission au chef

de l’Etat qui l’avait acceptée.

En gardant le secret jusqu’au

bout, c’est une sorte de pied de nez

que le médecin a fait aux parlementaires.

Histoire de dire que ce n’est pas

vous qui m’avez chassé du pouvoir

mais c’est de mon propre chef que j’ai

décidé de partir. Si dans un premier

temps les députés ont applaudi ce qui

suite à la page(15)

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8 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


This Week in Haiti

The Story of How PM Lafontant Reluctantly Resigned

by Catherine Charlemagne

Until the bitter end, Haitian Prime

Minister Jack Guy Lafontant tried

to hold on to his post. But his situation

had become untenable. Demands for

his resignation from all sides forced him

to leave. He had to resign to save the

President. But he surprised many with

his reluctance to leave his post. After

three days of violent popular protests

that shook the government, everyone

thought that Dr. Lafontant’s resignation

would be a simple formality. But it was

not!

The former gastroenterologist appeared

more ambitious than expected

and even quite the politician, a defect

or quality that was hardly suspected.

Since his appearance on Haitian National

Television (TNH) on Sat., Jul. 7, the

second day of popular demonstrations

over fuel price hikes, it was said he was

already overtaken by events. In fact, he

had to play his role of buffer in order to

protect the President. But the man did

not seem to be willing to assume his

responsibilities alone thereby putting in

trouble President Jovenel Moïse whom

the opposition holds responsible for riots,

the violence of which was unprecedented

since Jean-Claude “Baby Doc”

Duvalier’s fall in 1986.

For a week, Jack Guy Lafontant

had many, many meetings in which he

made far-reaching promises to almost

everyone whom he thought could save

him from humiliation before the Chamber

of Deputies, where members of the

opposition and even his own party were

demanding his immediate resignation.

Meanwhile, at the National Palace,

the head of state, also shaken by

the three days that had rocked his presidency,

held meeting after meeting with

representatives from all sectors (political

parties, “civil society” organizations,

employers' organizations, business

owners whose businesses had been

looted and burned, trade unions, international

community representatives,

national institutions, popular organizations,

etc.) in search of an honorable

way out of a tense period which was

clearly far from over.

Opposition leaders failed to take

leadership of the demonstrations and

were running to catch up with the

masses, who were way ahead, all

while looking for a chink in the armor

of the President, whose election they

had never recognized. During all these

meetings, the President heard only one

thing: his Prime Minister had to go with

all those who had helped put the country

in this mess.

Various Chambers of Commerce

and business associations repeated

that Jack Guy Lafontant was incompetent

and therefore unfit to conduct the

country’s affairs. They demanded his

head from the President, who, it must

be said, was very reluctant to let go of

his joker, even though he was clearly

no longer useful.

Discredited in the eyes of everyone

and despised by the political class,

the prime minister had become a liability

to be disposed of as quickly as possible.

Even within the presidential circle,

some influential voices argued that

President Jovenel Moïse had to ditch

Lafontant to restore confidence in the

country. But during the hullabaloo at

the National Palace, Jack Guy Lafontant

did not want to go out without a fight.

He tried, in vain, to cobble together his

own majority in the lower house. Hence

rumors and even statements by some

senators that large pay-off were given

to some deputies during the week leading

up to the PM’s summoning.

Lafontant fueled rumors that he

might hang on by tweeting on Friday

morning: "Haitian people! I will be at the

historic rendezvous with the Parliament

this Sat., Jul. 14, at 10 a.m., to respond

Prime Minister Jack Guy Lafontant

before the House of Deputies on Jul.

14, 2018. It is doubtful he resigned

beforehand. He was forced to do so

during the session’s break

to the summons of the opposition deputies

and talk about the achievements

of the Moïse/Lafontant administration.”

With a mix of provocation and

nonsense, Jack Guy Lafontant did everything

possible to sow confusion over

his fate after the uprising, especially

when he tweeted: "It's truth, good faith,

hard work, and honesty that must

make the difference. Haitian people, today,

your hope is in the hands of the

deputies."

Here he was calling to be

his witness the very same population

which was demanding his head. Yet,

despite these maneuvers, the Prime

Minister’s fate was already sealed because

there needed to be a scapegoat to

save Jovenel Moïse’s skin. With no popular

base in the shantytowns, countryside,

or even diplomatic circles, Lafontant

was only delaying the inevitable.

By summoning Lafontant on

Sat., Jul. 14, 2018 to appear before

the Chamber of Deputies for a vote of

confidence or a motion of censure, the

leaders of the opposition were squeezing

President Jovenel Moïse to jettison

his prime minister.

So the President was faced with

a tough choice. Either supports his PM

through thick and thin, thereby weakening

his own position and providing

grist to the opposition’s mill, or let go of

the PM to spare him the humiliation of

a vote of censure and save face.

The latter solution would also stymie

Senate President Joseph Lambert,

who is clearly impatient to become the

President of the Republic, although he

postures as a man of appeasement and

republican consensus. After a meeting

held at the National Palace between the

three powers (executive, legislative and

judicial), Lambert said he was ready

to assume his constitutional responsibilities,

which are that, if the head of

state leaves power, the Speaker of the

National Assembly (Senators and Deputies)

would fill the constitutional void.

In the discussions, a group of senators

came with the idea of summoning the

Prime Minister if the session in the lower

house did not take place.

But, even when abandoned by

all, Jack Guy Lafontant did not intend

to be a sacrificial lamb. Until the eve of

D-day, Jack Guy Lafontant and his team

had not lost hope of staying in power.

Given the Prime Minister’s largesse in

recent days vis-à-vis some deputies,

doubt had spread among some political

observers. Above all, the Prime Minister

kept up the pretense of having the

President’s confidence. Nonetheless,

there was a group of pro-government

deputies who had no intention of voting

for the Prime Minister, especially when

he refused to see the ground dissolving

beneath him.

While opposition MPs pilloried

Jack Guy Lafontant for inefficiency,

what should have caught his attention

was the silence of pro-government deputies,

who are usually quick to leap to

the government's defense in the media.

Finally the long-awaited moment

arrived. The session was scheduled for

10 a.m. on Jul. 14 at Bord de Mer. The

PM had only to cross Harry Truman

Boulevard to join the Parliament at Bicentennaire.

But the session didn’t start

until around 1 p.m.. This is not new. It

has even become a habit in Haiti. The

sessions for no-confidence votes never

start on time. Last minute negotiations

between different groups of elected officials

are generally responsible.

Tension was high in the Chamber

of Deputies. Of the 117 deputies, only

61 were present at the roll call. But the

meeting could begin because 60 make

a quorum. This was the first sign of

trouble for Jack Guy Lafontant, who

thought he had done everything so that

there would be no quorum. But still,

he may have thought, there will be no

quorum if one deputy leaves the room.

However, to the PM’s great disappointment,

several other deputies arrived

to strengthen the quorum which

finally reached 67.

The successful quorum suggested

a change of tactics by the majority bloc

close to the administration. Although

they appeared to be on the same page

as the opposition MPs, Jack Guy Lafontant

arrived at Parliament with almost

all of his ministers and a smile that

hinted he had the confidence of the

President, who, he thought, controlled

the deputies of the majority bloc. Everything

was ready for the opening of

hostilities.

The President of the Chamber of

Deputies, Gary Bodeau, opened the session.

Without wasting time, a member

of the PM’s camp, the flamboyant deputy

of Kenskoff, Alfrédo Antoine, went

to the podium. He was angry for the

lack of respect, according to him, of procedure.

He clung to the podium refusing

to make way for one of his opposition

colleagues who asked for the floor.

However, Antoine did not defend

the government's record. This zealous

supporter of President Jovenel Moïse

was content with the strict point of law.

Finally, Bodeau, called on security (the

ushers) to tear him from the podium.

Next, it was one of the opposition

spokesmen in the lower house, the Petit-Goâve

deputy, Marcel Lumérant,

who made a scathing review of Jack

Guy Lafontant’s government over the

past 17 months. He charged that Lafontant

had violated the Constitution

by not seeing fit to dismiss the four

ministers whom the Superior Court

of Accounts had flunked during their

appointments. Some people should

not have been cleared after they had

managed the state’s money. The audience

was surprised by the Petit-Goâve

deputy’s intervention because he practically

said not a word about the recent

events that shook the country and

caused at least 20 deaths and damage

amounting to several million U.S. dollars.

Throughout Lumérant’s intervention,

Jack Guy Lafontant smiled

as though the deputy was wasting

his time pontificating without saying

anything serious. According to some

observers and editorialists present, the

PM’s attitude proved that he had the

backing of President Jovenel Moïse and

the deputies in his camp. As a result,

his sin was perhaps overconfidence

because, at no time, did an elected

official come to support him. Finally,

Jean Wilson Hyppolite, the leader of

the Parliamentary Alliance for Haiti

(APH), the majority bloc, went to the

lectern to ask for a suspension of the

session without saying anything in

favor of the Prime Minister, who remained

oblivious to the scene that was

playing out in front of him. He maintained

the same mocking smile.

But when the deputies returned

to the Chamber after the break, Jack

Guy Lafontant wore a very different

expression.

Dark and bothered, the Prime

Minister appeared to be someone who

had just heard some bad news. Indeed,

Jack Guy Lafontant totally lost his

temper when he delivered his speech

to the parliamentarians who, it is true

for the most part, had already been

in on the secret, dirty trick they had

played on the smiling man of only a

few minutes ago. He attacked almost

everyone, including the bourgeoisie

of Pétion-Ville and Kenscoff, and especially

the National Police of Haiti

(PNH), which he accused of being

responsible for what happened during

the riots of Jul. 6, 7, and 8, 2018.

The now former prime minister even

ominously detected in the police the

seeds of the former Armed Forces of

Haiti (FAd'H) . He even advised the

Parliament to take as soon as possible

all the powers of the National Police or

perhaps the Director General of Police.

Except there was a problem, a

big problem, with this proposal. The

Prime Minister presides over the Superior

Council of the National Police

(CSPN), which includes the Minister of

Justice and Civic Security, the Minister

of the Interior and Territorial Communities,

the Commander-in-Chief of the

Police Force, and the Chief Inspector

General of the National Police.

Pained that his plans had been

foiled, Jack Guy Lafontant shot arrows

in all directions, even attacking

certain Haitians of whom one should

indeed be wary and who must not be

in charge of state affairs. Hence it was

a demagogic speech.

Finally, the man who had desperately

clung to power dropped his

bomb. He said that in fact he was no

longer Prime Minister. Before coming

to Parliament, he had supposedly already

submitted his resignation to the

President, who had accepted it.

Keeping this secret to the end

was a kind of snub that the doctor

gave the parliamentarians. It was a

way of saying: “it was not you who

drove me from power, but I who decided

to leave on my own.”

At first some deputies applauded

what appeared to be a wise decision,

but the applause quickly ended They

realized the political blow, even the affront,

made to Parliament by the doctor.

They did not appreciate the gesture

at all. All or nearly all sharply criticized

him.

Something happened in Parliament’s

diplomatic salon during the

break. Noting Lafontant’s resistance

to leaving his post, some influential

pro-government deputies forced the

hand of President Jovenel Moïse to

have his PM resign by threatening to

remove him in a humiliating way on

their return from the break.

As a result, a ploy was set up by

the three parties involved: the President,

the Parliament, and Lafontant,

who said he had already submitted

his resignation letter to President Jovenel

Moïse. This consensus was able

to unblock a situation where Jack Guy

Lafontant had taken almost everyone

hostage. The parliamentarians would

have had oust him following the

events of a week earlier because the

whole society, including the famous

“international community,” wanted

him to step down. This “international

community,” particularly the International

Monetary Fund (IMF), wanted

at all costs to protect Jovenel from

the situation that it had caused and

thought it appropriate that Jack Guy

Lafontant play the role of fuse. Therefore

they asked for his immediate resignation.

It appears that the resignation

was concocted or decided on during

the break. Under the Constitution,

if the prime minister had already resigned,

he should not have come to

speak to the parliamentarians. If he

had submitted his resignation, which

The popular uprising of Jul. 6-8 force President Jovenel Moïse to sacrifice

his prime minister to save himself, at least for now

had been accepted, the ex-PM would

have committed an act of fraud. But

we think he did not resign beforehand.

Otherwise, he would have just

forwarded a copy of the letter to the

President and Vice President of the National

Assembly, respectively Joseph

Lambert and Gary Bodeau, to confirm

his decision.

So it took a lot of pressure to pry

Jack Guy Lafontant from the Prime

Minister’s chair. Now the country

must find a successor. Whether man

or a woman, his replacement faces an

enormous challenge. The country’s

political, economic, and social situation

is in chaos.

As for the population, it is at

a crossroads, looking for a leader or

leaders who will know how to take

into account its distress.

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

9


L’OCCIDENT DÉTESTE

Par ANDRE VLTCHEK

L’Occident répand un nihilisme antichinois

malsain et raciste

Il semble que l’opinion publique occidentale,

à la fois relativement « éduquée

» et profondément ignorante, pourrait,

après quelques efforts de persuasion,

tomber d’accord sur certains faits de base

– par exemple que la Russie a été victime

d’innombrables agressions européennes

au cours de son histoire, ou que des pays

comme le Venezuela, Cuba, l’Iran ou la

Corée du Nord (RPDC) n’ont jamais, dans

l’histoire moderne, franchi les frontières

de nations étrangers dans le but de les attaquer,

de les piller ou de renverser leurs

gouvernements.

D’accord, il y faudrait de la « persuasion

» mais, au moins dans des cercles

spécifiques de la société occidentale par

ailleurs désespérément endoctrinée, un

certain dialogue limité reste possible en

certaines occasions.

La Chine est différente. Il n’y a pas

de « clémence » pour la Chine en Occident.

La plus grande et l’une des plus anciennes

cultures sur la terre selon de nombreux

standards a été systématiquement dénigrée,

insultée, ridiculisée et jugée avec arrogance

par les faiseurs d’opinion, les propagandistes,

le « monde universitaire » et

la presse dominante qui siègent à Londres,

New York, Paris et dans de nombreux autres

endroits que l’Occident qualifie, lui, de

centres de l’« érudition » et de la « liberté

de l’information ».

Les messages antichinois sont parfois

manifestes, mais la plupart du temps

légèrement voilés. Ils sont presque toujours

racistes et basés sur l’ignorance. Et

l’épouvantable réalité est qu’ils fonctionnent

! Ils fonctionnent pour de nombreuses

raisons. L’une d’elles est que tandis que

les Asiatiques du Nord en général, et les

Chinois en particulier, ont appris avec zèle

tout ce qui concerne le monde, l’Occident

est profondément ignorant de presque

tout ce qui est asiatique et chinois.

J’ai personnellement mené une

série d’« expériences » simples mais

révélatrices en Chine, en Corée et au Japon

ainsi que dans plusieurs pays occidentaux

: alors que presque tous les enfants

d’Asie du Nord peuvent facilement

identifier au moins quelques « icônes » de

base de la culture occidentale, y compris

Shakespeare et Mozart, la plupart des professeurs

d’université européens titulaires

de doctorats ne pourraient pas nommer

un seul cinéaste coréen, un compositeur

de musique classique chinois ou un poète

japonais.

Les Occidentaux ne savent rien de

l’Asie ! Aujourd’hui, cela ne concerne pas

50% d’entre eux, ni même 90%, mais

très probablement quelque chose comme

99.9%. Et il va sans dire que la Corée

produit quelques-uns des meilleurs films

d’art et d’essai au monde, tandis que la

Chine et le Japon sont renommés pour leur

art classique raffiné ainsi que pour leurs

chefs-d’œuvre modernes.

En Occident, la même ignorance

s’étend à la philosophie chinoise, à son

système politique et à son histoire. L’Europe

et l’Amérique du Nord vivent dans

l’obscurité totale et l’ignorance crasse à

propos de la vision chinoise du monde. À

Paris ou à Berlin, la Chine est jugée exclusivement

selon la logique occidentale, par

des « analystes » occidentaux, avec une

arrogance absolue.

Le racisme est la seule explication

fondamentale bien qu’il y ait beaucoup

d’autres raisons secondaires à cet état de

choses. Le racisme occidental, qui a humilié,

attaqué et ruiné la Chine pendant

des siècles, a progressivement changé de

tactiques et de stratégies. D’ouvertement

et gravement insultant et vulgaire, il s’est

peu à peu transformé en quelque chose de

plus « raffiné » mais toujours manipulateur.

La nature malveillante du vocabulaire

occidental de la supériorité n’a pas

disparu. Autrefois, l’Occident dépeignait

les Chinois comme des animaux crasseux.

Peu à peu, il a commencé à dépeindre la

Révolution chinoise comme animale, tout

comme l’ensemble du système chinois,

jetant dans la bataille contre la République

populaire et le Parti communiste de Chine

des concepts et des slogans comme les «

droits de l’homme ».

La Chine est détestée principalement par les pays impérialistes occidentaux

(et par leurs États clients, comme le Japon et la Corée du Sud), alors

qu’elle est aimée par les Africains, la plupart des Asiatiques et des Latino-

Américains

Nous ne parlons pas des droits de

l’homme qui pourraient et devraient s’appliquer

partout dans le monde (comme

le droit à la vie), de la protection de tous

les peuples de la planète. Parce qu’il est

évident que ceux qui ont violé ces droits

de la manière la plus flagrante ont été,

pendant de nombreux siècles, les pays

occidentaux.

Si tous les humains devaient être

respectés comme des égaux, tous les

pays occidentaux devraient être traduits

en justice et inculpés, puis occupés et

sévèrement punis pour les innombrables

génocides et holocaustes commis dans le

passé et le présent. Les chefs d’inculpation

seraient clairs : barbarie, vol, torture, ainsi

que massacre de centaines de millions de

gens en Afrique, au Moyen-Orient, dans

ce qu’on appelle aujourd’hui l’Amérique

latine et bien sûr presque partout en Asie.

Certains des crimes les plus odieux de

l’Occident ont été commis contre la Chine

et son peuple.

Le concept des « droits de l’homme

» que l’Occident utilise constamment contre

la Chine est « ciblé ». La plus grande

partie des accusations et des « faits » ont

été sortis du contexte de ce qui s’est passé

à l’échelle mondiale (aujourd’hui et dans

l’histoire). Seule des points de vue et des

« analyses » euro-centriques ont été appliqués.

La philosophie et la logique chinoises

ont été totalement ignorées ; n’ont

jamais été prises au sérieux. Personne

en Occident ne demande aux Chinois

ce qu’ils veulent vraiment (seuls les soidisant

« dissidents » sont autorisés à parler

au public occidental par le biais des médias

de masse). Une telle approche n’est pas

censée défendre ou aider qui que ce soit

; au contraire, elle est dégradante, conçue

pour causer le maximum de torts au pays

le plus peuplé sur la terre, à son système

unique, et de plus en plus à son importante

position mondiale.

Il est évident que les universités et

les médias occidentaux sont financés à

coups de millions et de milliards de dollars

pour censurer les principales voix chinoises

et promouvoir un sombre nihilisme anticommuniste

et anti-RPC.

Je connais un universitaire irlandais

vivant en Asie du Nord, qui enseignait

en Chine. Il m’a dit, avec fierté, qu’il

avait l’habitude de provoquer les étudiants

chinois : « Savez-vous que Mao était

pédophile ? » Et il ridiculisait ceux qui le

contestaient et trouvaient ses discours répugnants.

Des travailleurs chinois en Afrique

Une telle approche est tout à fait

acceptable pour l’université occidentale

basée en Asie. Mais inversez les rôles et

imaginez un universitaire chinois arrivant

à Londres pour enseigner la langue

et la culture chinoises et commençant son

cours en demandant aux étudiants s’ils

savent que Churchill était zoophile. Que se

passerait-il ? Serait-il viré immédiatement

ou à la fin de la journée ?

L’Occident n’a aucune vergogne,

et il est temps que le monde entier comprenne

ce simple fait. Dans le passé, j’ai

souvent comparé cette situation à un

village médiéval attaqué et pillé par des

brigands (l’Occident). Les épiceries ont

été mises à sac, les maisons brûlées, les

femmes violées et les enfants forcés à l’esclavage,

puis soumis à un profond lavage

de cerveau.

Toute résistance était écrasée, brutalement.

On disait aux gens de s’espionner

mutuellement, de dénoncer les «

terroristes » et les « éléments dangereux

» dans la société, afin de protéger le régime

d’occupation. Seuls deux « systèmes

économiques » étaient autorisés ; le féodalisme

et le capitalisme. Si les villageois

élisaient un maire prêt à défendre leurs

intérêts, les brigands l’assassinaient, sans

cérémonie. Le tuer ou le renverser, pour

que le statu quo perdure. Mais il devait y

avoir une notion de justice, n’est-ce pas ?

De temps en temps, le conseil des

brigands attrapait un voleur qui avait

dérobé quelques concombres et quelques

tomates. Et ils se vantaient de protéger les

gens et le village. Alors que tout avait déjà

été réduit en cendres par leurs soins.

Etant donné l’histoire et le présent

de la Chine, étant donné la nature horrible

et génocidaire du passé de l’Occident,

ancien et moderne, étant donné le fait que

la Chine est, selon toutes les définitions, la

grande nation la plus pacifique sur la terre,

comment quelqu’un en Occident peut-il

même prononcer des mots comme « droits

de l’homme », sans parler de critiquer la

Chine, la Russie, Cuba et tout autre pays

qu’il a mis sur sa liste ?

Bien sûr, la Chine, la Russie ou

Cuba ne sont pas des « pays parfaits » (il

n’y a pas de pays parfait sur la terre et il

n’y en aura jamais), mais un voleur et un

meurtrier de masse devrait-il être autorisé

à juger qui que ce soit ?

Evidemment oui ! Cela arrive, constamment.

L’Occident est sans vergogne.

Parce qu’il est ignorant, profondément mal

informé sur ses propres actions passées et

présentes, ou conditionné à être mal informé.

C’est aussi parce que l’Occident

est vraiment une société fondamentaliste,

incapable d’analyser et de comparer. Il ne

peut plus voir.

Ce qui est offert par ses politiciens

et repris par les universités et les médias

de masse serviles est totalement tordu.

La presque totalité du monde est dans la

même situation que le village que je viens

de décrire. Mais c’est la Chine ainsi que la

Russie, Cuba, le Venezuela, la Syrie, l’Iran

et d’autres pays qui sont décrits comme

des méchants et des bourreaux du peuple.

Le noir devient blanc. La guerre c’est la

paix. L’esclavage c’est la liberté. Un violeur

de masse est un pacificateur et un flic.

Encore une fois : l’Occident déteste

la Chine. Soyons tout à fait honnêtes.

La Chine doit le comprendre et agir en

conséquence. Le plus tôt sera le mieux.

Comme nous l’avons déjà déterminé,

la haine à l’égard de la Chine est irrationnelle,

purement raciste ; basée principalement

sur le complexe de supériorité de

« penseurs » occidentaux.

Mais aussi, elle est basée sur la

crainte subconsciente des Occidentaux

que la culture chinoise et son système socialiste

(avec toutes ses « imperfections »)

sont de très loin supérieurs à la culture de

terreur et de brutalité répandue sur toute

notre planète par les Européens et ensuite

par les Nord-Américains.

Il y a quelques années, j’ai été interviewé

par divers médias chinois, dont

le légendaire Quotidien du peuple, par

L’Europe et l’Amérique du Nord vivent dans l’obscurité totale et l’ignorance

crasse à propos de la vision chinoise du monde

China Radio International et CCTV (aujourd’hui

CGTN). Tous voulaient savoir

pourquoi, malgré tous les grands efforts

de la Chine pour se lier d’amitié avec le

monde, il y a tant de sinophobie dans les

pays occidentaux. J’ai été confronté à la

même question, encore et encore : « Que

pourrions-nous faire d’autre ? Nous avons

tout essayé… Quoi d’autre ? »

En raison de son immense optimisme

héréditaire, la nation chinoise n’a

pu saisir un fait simple mais fondamental

: plus la Chine fait pour le monde, moins

elle se comporte agressivement, plus elle

sera haïe et diabolisée en Occident. C’est

précisément parce que la Chine, contrairement

à l’Occident, essaie d’améliorer la vie

sur toute la planète Terre qu’elle ne sera

jamais laissée en paix, ne sera jamais appréciée,

admirée ou étudiée dans des endroits

comme Londres, Paris ou New York.

J’ai répondu à ceux qui m’interviewaient

: « Ils vous détestent, donc vous

faites quelque chose de bien ! » Peut-être

ma réponse a-t-elle semblé trop cynique

aux Chinois. Pourtant, je n’essayais pas

d’être cynique. J’essayais seulement de

répondre honnêtement à une question

sur le psychisme de la culture occidentale,

qui a déjà assassiné des centaines de

millions d’êtres humains, dans le monde

entier. Après tout, c’est le plus grand psychologue

européen de tous les temps, Carl

Gustav Jung, qui a diagnostiqué la culture

occidentale comme « pathologie ».

Mais qui hait vraiment la Chine et

à quel point ? Mais penchons-nous sur les

chiffres : qui hait la Chine et à quel point

? Principalement les Occidentaux, Européens

et Nord-Américains. Et le Japon,

qui a en effet tué des dizaines de millions

de Chinois, plus le principal rival régional

de la Chine, le Vietnam.

Seuls 13% des Japonais ont une vision

favorable de la Chine, selon un sondage

du Pew Research Center réalisé en

2017. Quatre-vingt-trois pour cent des Japonais,

un pays qui est le principal allié de

l’Occident en Asie, voient la Chine « négativement

». En Italie, qui est hystériquement

antichinoise et scandaleusement

raciste, le ratio est de 31% d’opinions

favorables, et 59% défavorables. Choquant

? Bien sûr. Mais l’Allemagne ne

s’en sort pas beaucoup mieux avec 34%

contre 53%. Les États-Unis 44% – 47%.

La France 44% – 52%. Toute la moitié de

l’Espagne voit la Chine défavorablement

– 43% – 43%.

Et maintenant, quelque chose de

vraiment choquant : le « reste du monde

». Les chiffres sont tout le contraire !

L’Afrique du Sud : 45% ont une opinion

favorable de la Chine, 32% défavorable.

L’Argentine, 41% – 26%. Même les Philippines,

qui sont constamment poussées

par l’Occident à la confrontation avec la

Chine : 55% favorables – 40% défavorables.

L’Indonésie, qui a perpétré plusieurs

pogroms antichinois et a même interdit la

langue chinoise après le coup d’État parrainé

par les États-Unis en 1965 : 55%

favorables – 36% défavorables. Le Mexique

: 43% – 23%. La République bolivarienne

du Venezuela : 52% – 29%. Le Chili

: 51% – 28%. Ensuite cela devient encore

plus intéressant. Le Liban : 63% – 33%.

Le Kenya: 54% – 21%. Le Brésil : 52% –

25%. La Tunisie : 63% – 22%. La Russie

: 70% – 24%. La Tanzanie : 63% – 15%.

Le Sénégal : 64% – 10%. Et le pays le plus

peuplé d’Afrique subsaharienne, le Nigeria

: 72% – 13%.

Le sondage de 2017 du Service

monde de la BBC, Visions de l’influence de

la Chine, par pays, donne des résultats encore

plus choquants. Aux deux extrêmes,

en Espagne seuls 15% voient l’influence

de la Chine comme positive, tandis que

68% la voient comme négative. Au Nigeria,

83% d’avis positifs contre seulement

9% d’avis négatifs.

Réfléchissez un moment à ce que

disent vraiment ces chiffres. Qui profite

réellement de l’importance croissante de la

Chine sur la scène mondiale ? Les damnés

de la terre, la majorité, bien sûr ! Qui sont

ceux qui tentent d’empêcher la Chine

d’aider les peuples colonisés et opprimés ?

Les anciennes et les nouvelles puissances

colonialistes !

La Chine est détestée principalement

par les pays impérialistes occidentaux

(et par leurs États clients, comme

le Japon et la Corée du Sud), alors qu’elle

est aimée par les Africains, la plupart des

Asiatiques et des Latino-Américains, ainsi

que par les Russes. Racontez à un Africain

ce qu’on dit aux Européens sur l’influence

négative, ou même « néo-impérialiste »

de la Chine sur le continent africain, et il

mourra de rire.

Juste avant de soumettre cet article,

j’ai reçu un commentaire du Kenya

de mon camarade Booker Ngesa Omole,

secrétaire national à l’organisation du

Parti social-démocrate SDP) du Kenya :

« La relation de la Chine avec le Kenya

en particulier, et avec l’Afrique en général,

a non seulement conduit à un immense

développement dans l’infrastructure mais

également à un véritable échange culturel

entre les Chinois et les Africains ; ce qui a

également permis aux Africains de comprendre

les Chinois de première main,

loin des semi-vérités et des mensonges

quotidiens contre la Chine et le peuple

chinois diffusés massivement dans le

monde entier par des usines à mensonge

comme CNN. Elle a également montré

qu’il existe une façon différente de s’associer

à ce qu’on appelle les partenaires de

développement et au capital international

; les Chinois ont mené une politique de

non-ingérence dans les affaires intérieures

10 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


VRAIMENT LA CHINE!

Le président chinois Xi Jinping et son homologue vénézuélien Nicolas

Maduro à Caracas

d’un pays souverain, au contraire des

États-Unis et des pays occidentaux, à travers

le FMI et la Banque mondiale qui ont

imposé des politiques destructrices sur le

continent, conduisant à la souffrance et

à la mort de nombreux Africains, comme

cet infâme Plan d’ajustement structurel,

qui était un plan meurtrier. Après sa mise

en œuvre, le chômage des Kényans est

monté en flèche, et notre pays a également

fait faillite.

Une autre comparaison est la vitesse

à laquelle les projets sont réalisés ;

autrefois, nous avions un processus bureaucratique

épouvantable et coûteux,

cela pouvait prendre plusieurs années

avant qu’un travail sur le terrain puisse

commencer. Cela a changé avec l’arrivée

du capital chinois, nous voyons que les

projets sont réalisés à temps, nous voyons

un travail de très grande qualité, contrairement

à ce que les médias occidentaux

veulent montrer, soit que tout ce qui vient

de Chine et de Russie est faux avant d’arriver.

»

Les systèmes chinois (le communisme

ou le socialisme avec des caractéristiques

chinoises) est dans son

essence véritablement internationaliste.

Comme le président Mao Zedong l’a écrit

dans « Patriotisme et Internationalisme »

: « Un communiste, qui est internationaliste,

peut-il être en même temps patriote

? Nous pensons que non seulement il le

peut, mais il le doit. (…) La victoire de la

Chine sur les envahisseurs impérialistes

sera une aide pour les peuples des autres

pays… »

Le président Mao a écrit ceci pendant

la lutte de libération de la Chine contre

les envahisseurs japonais. Cependant,

peu de choses ont vraiment changé depuis

lors. La Chine est résolument prête et capable

de remettre sur pied une grande partie

du monde dévasté par l’impérialisme

occidental. Elle est assez grande pour le

faire, elle est assez forte, elle est déterminée

et pleine d’optimisme.

L’Occident produit, fabrique directement

crises et confrontations, comme celle

qui s’est produite sur la place Tienanmen

à Pékin en 1989, ou celle qui n’a jamais

vraiment réussi à « décoller » à Hong

Kong en 2014 (principalement en raison

du dégoût de la majorité de la population

locale pour les égoïstes manifestants

pro-occidentaux).

Ces implants et mandataires occidentaux

sont cependant ce que la plupart

des Européens et des Nord-Américains

Des jeunes penseurs africains et chinois racontent leurs histoires à la «

Semaine de l'Afrique » à Beijing

connaissent de la Chine (RPC) : « droits

de l’homme », Falun Gong, Tibet, Dalaï

Lama, « Nord-Ouest du pays » (ici, ils ne

se souviennent pas ou ne peuvent pas

prononcer les noms, mais on leur a dit

dans les grands médias occidentaux que

la Chine fait « quelque chose de sinistre »

là-bas, donc c’est ce qu’ils répètent), place

Tiananmen, Ai Wei-Wei et quelques autres

aboiements, « événements » et noms

épars.

C’est ainsi que ce colosse avec des

milliers d’années d’histoire, de culture

et de philosophie est perçu, jugé et (mé)

compris. Toute cette situation serait risible

si elle n’était pas si tragique, si effroyable

et dangereuse.

Qui déteste vraiment la Chine devient

clair : ce n’est pas le « monde » et ce ne

sont pas ces pays sur tous les continents

qui ont été brutalisés et réduits en esclavage

par les impérialistes occidentaux. Làbas,

la Chine est aimée.

Ceux qui détestent la Chine sont

les pays qui ne sont pas prêts à lâcher

leurs colonies de facto. Les pays qui sont

habitués à une vie bonne, trop bonne et

trop facile, aux dépens des autres. Pour

eux, la Chine, historiquement égalitaire et

maintenant socialiste/communiste (avec

des caractéristiques chinoises), représente

une menace vraiment importante. Une

menace non pour leur survie ou leur existence

pacifique, mais une menace pour

leur pillage et leur viol du monde.

L’attitude internationaliste de la

Chine à l’égard du monde, son égalitarisme

et son humanisme, l’accent qu’elle

met sur le travail acharné et l’immense

optimisme de son peuple pourraient bientôt,

très bientôt, briser l’affreuse inertie

et la léthargie injectées par l’Europe et les

États-Unis dans les veines de toutes les

nations violées, pillées et humiliées.

La Chine a déjà assez souffert !

Dans son livre révolutionnaire “China

Is Communist, Damn It!”, (La Chine est

communiste, bon sang !), un éminent

spécialiste de la Chine, Jeff Brown (qui

vit actuellement à Shenzhen), écrit sur le

traitement déshumanisant que les Chinois

ont subi de la part des Occidentaux pendant

des siècles : «… des nombres incalculables,

au XIXe siècle… ont été enrôlés

et enlevés pour être envoyés dans le Nouveau

Monde comme coolies esclaves.

Le racisme exercé sur ces coolies

chinois a été instructif. Pendant la traversée

de l’océan de la Chine à Vancouver,

au Canada, ils étaient étroitement entassés

et maintenus dans des cales sombres et

mal aérées pour un voyage de trois semaines,

de sorte qu’ils n’aient aucun contact

avec les Blancs voyageant aux ponts

supérieurs. Pas de soleil, pas d’air frais.

L’équipage des bateaux parlait couramment

de ces alliés chinois en termes de

« bétail » et ils étaient traités comme tel.

En effet, ils étaient traités plus mal que du

bétail, les porcs, les moutons et les chevaux,

puisqu’il y a des lois qui exigent que

les animaux aient tant d’air libre et d’exercice

quotidien pendant le transport…

Ce genre de traitement inhumain

de citoyens chinois est capturé sans passion

dans le journal d’un officier britannique,

chargé de les surveiller : “Quand

nous étions enfants, on nous a appris que

Caïn et les coolies étaient des meurtriers

dès le commencement ; on ne pouvait

faire confiance à aucun coolie ; c’était un

chien jaune… La tâche de ranger les coolies

est fatigante. Dans les ordres, on y fait

allusion comme à un « embarquement ».

Mais pour ceux qui ont l’expérience de ce

boulot, il est connu davantage comme «

emballage ». Les coolies ne sont pas des

passagers capables de trouver chacun sa

cabine. Les coolies sont tellement une

cargaison, du bétail, qui doit être emballé.

Alors que les expériences ne cessent de

faire pression sur lui, son attitude envers

l’existence est celle d’un animal domestique.”

Le sous-lieutenant britannique Daryl

Klein, dans ses mémoires, « With the

Chinks » (Avec les Chinetoques), parle

comme vrai raciste impérial occidental.

Bien sûr, chinetoques est le pire mot

d’insulte utilisé contre les Chinois. C’est

l’équivalent de nègre jaune. Le terme coolie

n’est pas mieux. C’est comme appeler

un ressortissant d’Amérique latine un «

dos mouillé » (allusion à la traversée à

la nage du Rio Grande par les Mexicains

entrant clandestinement aux États-Unis,

NdT). Le Lt Klein était au moins honnête

dans sa déshumanisation totale de l’Autre

redouté. »

Il y a d’innombrables exemples de

discrimination et d’humiliation à l’égard

des Chinois par les colonialistes occidentaux

sur le territoire de la Chine. Les

Chinois ont été littéralement massacrés et

réduits en esclavage sur leur propre territoire

par les Occidentaux et les Japonais.

Des crimes odieux ont toutefois

aussi été commis contre des Chinois sur

le territoire des États-Unis, y compris des

lynchages et d’autres types d’assassinats.

Travaillant dur, de nombreux

hommes chinois ont été amenés comme

travailleurs esclaves aux États-Unis et

en Europe, où ils étaient souvent traités

plus mal que des animaux. Sans raison,

à part celle d’être chinois. Il n’y a jamais

eu aucune excuse ni compensation pour

de tels actes de barbarie ; même pas des

décennies et des siècles plus tard. Jusqu’à

maintenant, ce sujet est recouvert de silence,

bien qu’il faille se demander si c’est

vraiment un simple « silence » qui naît de

l’ignorance ou si c’est quelque chose de

beaucoup plus sinistre ; peut-être de la défiance

et un refus conscient ou inconscient

de condamner les fruits de la culture occidentale,

qui sont l’impérialisme, le racisme

et, par conséquent, le fascisme.

Gwen Sharp, un universitaire, a

écrit le 20 juin 2014 dans son article pour

Sociological Images « Old “Yellow-Peril”

Anti-Chinese Propaganda » (La vieille

propagande antichinoise du « péril

jaune ») : « Les hommes chinois étaient

décrits de manière stéréotypée comme des

héroïnomanes dégénérés dont la présence

encourageait la prostitution, le jeu et

d’autres activités immorales. Un certain

nombre de villes sur la côte Ouest ont

connu des émeutes au cours desquelles

les Blancs ont attaqué les Asiatiques et

détruit les quartiers chinois. Des émeutes à

Seattle en 1886 ont conduit à ce que pratiquement

toute la population chinoise soit

raflée et envoyée de force à San Francisco.

Des situations semblables dans d’autres

villes ont encouragé les travailleurs chinois

dispersés dans tout l’Ouest à s’installer

ailleurs, ce qui a conduit à la croissance

des quartiers asiatiques dans quelques

grandes villes de la côte Ouest. »

Tout au long de l’histoire, la Chine

et son peuple ont souffert aux mains des

Occidentaux, qu’ils soient européens ou

nord-américains. Selon plusieurs sources

universitaires et d’autres, dont une publication,

“History And Headlines” (History:

October 9, 1740: Chinezenmoord,

The Batavia Massacre) : « Le 9 octobre

1740, les maîtres coloniaux hollandais

sur l’île de Java (aujourd’hui une des île

principales de l’Indonésie), dans la ville

portuaire de Batavia (aujourd’hui Djakarta,

la capitale de l’Indonésie) se sont livrés

à une folle tuerie de nettoyage ethnique et

ont assassiné environ 10 000 Chinois de

souche. Le mot hollandais, « Chinezenmoord

» signifie littéralement « meurtre

des Chinois ».

Des massacres antichinois ont

également été commis par les occupants

espagnols des Philippines, et il y a eu

d’innombrables autres cas de nettoyage

ethnique antichinois et de massacres

commis par les administrations coloniales

européennes dans différents endroits du

monde.

Le sac du Palais d’été de Pékin par

les forces françaises et britanniques a été

un des crimes les plus atroces commis

par les Occidentaux sur le territoire de la

Chine. Un romancier français, indigné,

Victor Hugo, écrivait alors : « Nous, Européens,

nous sommes les civilisés, et

pour nous, les Chinois sont les barbares.

(…) Voilà ce que la civilisation a fait à la

barbarie. »

L’Occident ne peut plus traiter les

Chinois de cette manière, mais s’il pouvait

s’en tirer à bon compte, il le ferait quand

même.

Le complexe de supériorité en Europe

et en Amérique du Nord est puissant

et inexcusable. Il y a un réel danger, s’il

n’est pas contrôlé et si on ne s’y oppose

pas, qu’il achève bientôt toute vie sur la

planète. L’holocauste final serait accompagné

de discours moralisateurs, d’une

arrogance débridée, d’une ignorance suffocante

de l’état du monde et, en général,

d’aucun regret.

On ne peut plus battre les Chinois

dans les rues d’Europe ou d’Amérique

du Nord ; on ne peut plus, au moins

théoriquement, les insulter directement en

pleine face uniquement parce qu’ils sont

La Chine, contrairement à l’Occident, essaie d’améliorer la vie sur toute

la planète Terre qu’elle ne sera jamais laissée en paix, ne sera jamais

appréciée, admirée ou étudiée dans des endroits comme Londres, Paris

ou New York

chinois (même si cela arrive encore).

Mais il y a de nombreuses façons

de blesser et de faire souffrir profondément

un être humain ou son pays. Mon

ami proche, un brillant pianiste chinois,

Yuan Sheng, m’a dit un jour juste après

avoir quitté un poste d’enseignant bien

rémunéré à New York pour retourner définitivement

à Pékin : « Aux États-Unis,

je pleurais tard la nuit, presque toutes les

nuits… Je me sentais si impuissant. Les

choses qu’ils disaient sur mon pays… Et

c’était impossible de les convaincre qu’ils

se trompaient totalement ! »

Plusieurs années après, lors du

« Premier forum culturel mondial », qui

s’est tenu à Pékin, un collègue intellectuel

franco-égyptien, Amin Said, a affirmé que

nous étions tous des victimes du capitalisme.

Je n’étais pas du tout d’accord et je

l’ai contesté là-bas, à Pékin, et plus tard à

Moscou où nous avons de nouveau parlé

côte à côte.

(Selon lui) l’intolérance, la brutalité

et l’impérialisme occidentaux sont beaucoup

plus anciens que le capitalisme. Je

pense que c’est précisément le contraire :

la culture occidentale violente est le cœur

du capitalisme sauvage.

Récemment, alors que je m’adressais

à des étudiants et à des enseignants

d’une ancienne école alternative et officiellement

progressiste en Scandinavie,

j’ai fini par comprendre l’ampleur des

sentiments antichinois en Europe. Lors de

ma présentation sur les conflits mondiaux

alimentés par les États-Unis et l’Europe,

l’auditoire était silencieux et attentif. Je

parlais à une immense salle, m’adressant

à 200 ou 300 personnes, pour la plupart

de futurs éducateurs.

Il y a eu une sorte d’ovation. Puis

des questions. Puis une discussion autour

d’un café. C’est précisément à ce moment

que les choses se sont très mal passées.

Une jeune fille est venue et m’a demandé,

avec un sourire angélique : « Désolée, je

ne sais rien de la Chine… Mais qu’en est-il

du nord-ouest du pays ? »

Le nord-ouest de la Chine est

suite à la page(16)

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

11


Perspectives

Le manifeste de Lula, destiné

à ses amis étrangers !

Argentine : Ce que Macri a fait, il ne l’a

pas fait tout seul

Par Luiz Inácio Lula da Silva

Ci-dessous, le manifeste pour la

démocratie, écrit par l’ex-président

Lula da Silva et lu publiquement par

la présidente du PT, Gleisi Hoffmann,

le mardi 3 juillet. Ce manifeste, dévoile

une séquence de manœuvres contre lui,

de la part de quelques juges de la Cour

suprême, qui ont reproduit la farce

du juge Moro et du Tribunal Fédéral

– TRF4. Il les défie à prouver qu’il ait

commis un quelconque délit, réaffirme

sa candidature aux prochaines élections

présidentielles d’octobre et demande

le respect de la Constitution.

Il nomma le même jour, son équipe de

campagne aux prochaines élections.

Chères amies et chers amis,

L’heure est venue à tous les

démocrates compromis avec la défense

de l’État Démocratique et de Droit, à

rejeter les manœuvres dont je suis victime,

de façon à ce que la Constitution

l’emporte et pas la fourberie de ceux

qui la maltraitent par peur des infos qui

passent à la télévision.

La seule chose que je veux,

c’est que la « force opérationnelle » de

l’opération Lava Jato – intégrée par la

Police fédérale, le Ministère public, le

juge Moro et le TRF4 – montre à la société,

une seule pièce à conviction, qui

prouve que j’ai commis n’importe quel

crime. Les mots d’un délateur ne peuvent

pas suffire, ni même les convictions

contenues dans une quelconque

présentation PowerPoint. Si impartialité

et sérieux il y avait pendant mon jugement,

le procès n’aurait pas des milliers

de pages comme c’est le cas, car une

seule page pourrait prouver que je serais

le propriétaire du soi-disant appartement

au Guarujá.

Le journal « O Globo » a publié un

mensonge, qui m’attribue la propriété

d’un appartement au Guarajá. La Police

fédérale a reproduit ce mensonge et a

ouvert une enquête. Le Ministère public,

en prenant le même mensonge, m’a

mis en accusation et finalement, basé

toujours sur ce même mensonge jamais

prouvé, le juge Moro m’a condamné. Le

TRF4, suivant le même scénario débuté

par un mensonge, a confirmé la condamnation.

Tout cela m’amène à penser, qu’il

n’y a pas de raison de croire que justice

sera faite. Ce que je constate dans

l’action publique de certains juges appartenant

à la Cour suprême, c’est la

pure reproduction de ce qui est arrivé

en première et seconde instance.

RINCHER

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80 jours de résistances, Liberté

pour Lula !

D’abord, le juge Fachin a retiré

au Second groupe de la Cour suprême,

en l’envoyant en plénière, le jugement

de l’habeas corpus qu’aurait empêché

mon emprisonnement. Cette manœuvre

a évité que le Second groupe – dont

l’opinion majoritaire contre mon emprisonnement

avant la fin des procès

en appel, était bien connue de tous –

m’accorde l’habeas corpus. Cela a été

démontré pendant la séance plénière,

dans laquelle 4 des 5 juges du Second

groupe ont voté pour l’octroi de l’ordre.

Ensuite, quand ma défense a

présenté une injonction préliminaire,

qui postulait l’effet suspensif d’un recours

extraordinaire, le même juge a

décidé d’amener le procès directement

au Second groupe, programmant le

jugement pour le 26 juin. La question

posée dans cette injonction préliminaire,

n’a jamais été évaluée par la

plénière ou par le Second groupe. Elle

permet en effet, d’examiner si mes arguments,

présentés dans mon recours,

sont capables de justifier la suspension

de la décision du TRF4 et ainsi pouvoir

répondre aux accusations en liberté.

Cependant et avant qu’ils éteignent

les lumières des bureaux, le vendredi

22 juin, la décision de rejet à la

suite de mon recours du TRF4 était déjà

publiée – ce qui est arrivé à 19:05 –

comme s’ils m’avaient tendu un piège.

L’injonction a été refusée et le procès

a été éteint par un artifice, une fois de

plus et qui a évité que mon cas fût jugé

par le corps judiciaire compétent –décision

communiquée à 19:40.

Ma défense à fait appel à la

décision du TRF4 et à la décision

qui a éteint le procès de l’injonction

préliminaire. Cependant, étonnamment,

une fois de plus, le rapporteur a

suite à la page(18)

Director: Florence Comeau

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Tel: 718-363-1585

899 Franklin Avenue,

Brooklyn, NY 11225

Par Leandro Grille

L’Argentine de Macri est un reflet de ce

qui peut nous arriver. Comme un miroir

qui avance, il a la vertu du récit dystopique

: il nous raconte un futur possible

tragique que nous sommes encore

à temps d’éviter. On a rarement vu un

programme de destruction économique

porté en avant avec autant d’efficacité

et en si peu de temps dans un contexte

démocratique. Macri l’a fait.

Il a converti l’un des pays les plus

désendettés du monde en un record

mondial d’endettement externe. Il a

réduit le pouvoir d’achat des salaires et

la retraite moyenne la plus élevée du

Au Salvador, montée en puissance d’un nouveau

mouvement social contre la privatisation de l’eau !

Par Pedro Cabezas

Le président argentin

Mauricio Macri

continent jusqu’à les submerger dans

la liste de la précarité. Il a porté les

tarifs subventionnés de son minimum

historique à son maximum en un peu

plus de 30 mois, au point de les rendre

impayables pour la population en

générale. Il a dévalué la monnaie de

300 %, en faisant passer le dollar de

peine six semaines ont passé depuis

À que la nouvelle Assemblée législative,

dominée par la droite, est entrée en

fonction. Mais, déjà, de récents accrocs

entre forces de l’ordre et étudiants s’opposant

à la potentielle privatisation de

l’eau donnent une sinistre image de ce

qui attend les mouvements sociaux du

Salvador.

Durant le mois de mai, les parlementaires

ont ratifié l’interdiction des

mines de métaux approuvée en mars

2017, et enterré toutes les demandes en

suspens. Au même moment, la Commission

sur l’environnement et le changement

climatique a rouvert l’interminable

débat autour de la législation sur l’eau,

avec une inclination à la privatisation.

Depuis 2006, des organisations

écologistes du Salvador ont fait pression

sur les législateurs pour approuver des

lois reconnaissant l’eau comme un droit

humain et un bien commun dont la gestion

doit être publique et se concentrer

sur la durabilité, un usage domestique

accessible et une régulation des usages

industriels et commerciaux.

Le débat n’a pas toujours été

courtois. En 2007, dix-sept membres

de l’Association pour le développement

du Salvador (Cripdes) ont été arrêté et

poursuivi, tombant sous le coup des lois

antiterroristes du gouvernement d’Elías

Antonio Saca [2004-2009, parti Arena,

droite, ndt], pour avoir fait obstruction

au lancement d’une politique nationale

de décentralisation des services de l’eau.

Cette politique marquait le nouveau pas

en avant d’une stratégie économique

néolibérale, fondée sur la privatisation

des services publics et des communs naturels,

mise en place par les quatre gouvernements

consécutifs du parti pro-patronat

Arena [1].

Pendant plus de vingt ans, les Salvadoriens

ont subi la dollarisation de la

devise locale et la signature d’accords de

libre-échange, conçus afin de faciliter la

privatisation de sociétés nationales telles

que les télécommunications, la banque,

les retraites et les usines à sucre, entre

autres.

Les organisations écologistes ont

connu un certain répit après l’accession

du FMLN [2] à l’exécutif. Le nouveau

ministre de l’environnement et des ressources

naturelles présenta un projet

de loi inspiré des diverses propositions

soumises par les organisations écologistes

et les soumit aux successives commissions

parlementaires multipartites

sur l’environnement et le changement

climatique.

En 2012, une importante avancée

a lieu lorsque l’Assemblée approuve un

projet de loi pour réformer l’article 69 de

la constitution, pour reconnaître la nourriture

et l’eau comme des droits humains

fondamentaux, en attendant un vote de

ratification à la majorité des deux tiers

de l’Assemblée législative suivante. À

la fin de l’année 2013, les membres de

la commission parlementaire avaient

déjà débattu quelque 96 articles recouvrant

divers aspects d’une loi générale

de l’eau, conçue à partir des propositions

présentées par les organisations. Mais

une impasse apparut autour du débat

sur les mécanismes d’administration de

l’eau.

Les lois présentées par les organisations

sociales proposaient une

structure autonome et inclusive, qui soit

publiquement nommée et formée par des

représentants de divers secteurs, incluant

des organisations professionnelles, des

comités régionaux de l’eau, des universitaires

et le gouvernement. Les partis

de droite avancèrent l’argument que le

secteur privé devrait être représenté dans

l’organe d’administration de l’eau et

développa une série de tactiques d’ajournement

pour bloquer le débat pendant

plus de trois ans, jusqu’à ce qu’une nouvelle

proposition de loi fût introduite par

un bloc de partis de droite non unifiés, en

juin 2017.

La nouvelle proposition était aussi

soutenue par des organisations du secteur

privé, telles que l’Association nationale

privée pour le commerce (Anep,

équivalent local du Medef, en France,

ndt), l’Association salvadorienne des

industriels (Asi) et l’ambassade étasunienne

au Salvador qui, pendant des

années, avaient fait pression pour inclure

l’administration de l’eau dans le

cadre des lois de partenariat public-privé,

conçues comme un prérequis du « Millennium

Fund II Aid Package » [3].

La loi intégrale sur l’eau proposée

par la droite était conçue pour refléter les

principes clés de la loi générale sur l’eau,

avec une différence fondamentale, l’organe

principal de décision devant être

Non à la privatisation de l’eau

9 pesos à plus de 28. Il a augmenté le

chômage, la pauvreté, l’indigence, la

mortalité infantile. Macri l’a fait.

Il a perverti la croissance

économique et a détruit la consommation,

en installant la récession et en

produisant même la chute de la vente

de biens de consommation courante,

comme le lait et les aliments. Il a détruit

les médias publics, en les vidant de leur

contenu, en les plongeant dans l’audience

et des considérations populaires et

a remis à des sociétés privées comme

le Groupe Clarin, le contrôle effectif de

l’information circulaire, de l’opinion et

le dessin idéologique de la société. Il

a détérioré la démocratie, il a réintroduit

la prison politique, la répression

suite à la page(18)

composé seulement de cinq membres :

l’un nommé par le gouvernement, deux

par des gouvernements municipaux et

deux par le secteur privé.

Des mouvements sociaux ont

répondu par un déluge de déclarations

et de conférences de presse, dénonçant

le fait que la structure administrative

proposée pourrait fournir au secteur

entrepreneurial le contrôle de l’entité

responsable de la gestion de l’eau et,

in fine, conduire à une privatisation ultérieure

des ressources d’eau.

Des manifestations ont alors été

étouffées par la campagne électorale législative,

qui battait son plein. Les résultats

des élections législatives du 4 mars

ont renforcé, dans le rapport de forces du

pouvoir, la position d’Arena et d’un bloc

de droite pro-entrepreneuriale au sein de

l’Assemblée. Avec un total de 61 sièges

sur 84, la droite dispose de plus de 50%

des votes pour passer une simple loi

sans débat et de plus de la majorité des

deux tiers requis pour approuver le budget

national, rendre constitutionnels des

amendements, nommer des personnes à

la tête d’institutions étatiques clés et des

membres de l’appareil judiciaire, rejeter

des vétos présidentiels et même inculper

le président.

Deux semaines à peine après les

élections et un mois avant que la nouvelle

assemblée n’ouvre sa législature,

la Chambre américaine du commerce,

accompagnée par des transnationales,

a tenu une conférence de presse pour

annoncer des initiatives privées pour la

conservation de l’eau dans le cadre d’un

partenariat public-privé et pour appeler à

poursuivre la discussion pour légiférer sur

l’eau. Au terme de la législature 2015-

2018, les partis de droite ont refusé de

débattre de la ratification de la réforme

constitutionnelle visant à reconnaître

le droit à la nourriture et à l’eau avant

son terme, tuant ainsi toute possibilité de

suite à la page(15)

12 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


Perspectives

Notre Mémoire se souvient!

La mémoire au service des luttes

L’objectif de cette chronique est de

faire connaitre des hommes, des

femmes et des événements qui ont

marqué, en particulier, l’histoire des

pays du Tiers-Monde. L’approche

historique est certes schématique,

mais nous espérons qu’elle amènera,

tous ceux et toutes celles que cela intéresse,

à approfondir le sujet. Plusieurs

textes sont tirés de l’organisation

Front Uni des Immigrations

et des Quartiers Populaires (FUIQP).

Nous avons révisé et ajouté des éléments

d’information dans certains

d’entre eux.

Un

grand nombre de ces personnalités

qui ont joué un rôle important dans

l’histoire des luttes des peuples du

Sud ont été méconnues ou ignorées

par l’histoire officielle et l’idéologie

dominante. Il s’agit aujourd’hui de

les faire connaitre le mieux possible,

et ainsi de comprendre l’importance

de leur héritage pour les luttes d’aujourd’hui.

Alain Saint Victor

La « dette » odieuse de

l’indépendance

Il y a 193 ans, le 11 juillet 1825,

Haïti se voyait imposé par la France

une indemnité de 150 millions de

francs-or, la dette odieuse de l'indépendance.

L’histoire de ce vol remonte

à la révolte d’esclave de 1791

sur l’île d’Haïti appelée alors Saint-

Domingue. Conduit par Toussaint

Louverture, le mouvement aboutit en

1793 à l’abolition de l’esclavage par

la Convention. Mais sous pression

des grands planteurs et du club esclavagiste

Massiac, Napoléon rétablit

l'esclavage en 1802.

Une guerre sans pitié est alors

déclenchée dans toutes les colonies

françaises pour rétablir le régime

esclavagiste, tel qu'il a été pratiqué

sous la monarchie.

Débarqué à Saint Domingue

avec une armée de plus de 22 000

hommes, le général Leclerc est obligé

d'abdiquer devant l'insurrection indigène

dirigée par le général Jean-

Jacques Dessalines.

Haïti, le premier État noir à se

libérer de l’esclavagisme et du colonialisme

simultanément, était né.

Cette liberté et cette indépendance

sont au prix de combats multiples,

atroces et de la vie de dizaines

de milliers de combattants haïtiens,

morts pour l'honneur et pour la dignité

d'une nouvelle nation.

En 1825, sous pression d'un

blocus maritime, le roi Charles X

contraint Haïti à payer une « indemnité

de dédommagement » de 150

millions de francs or (renégociée en

1838 à 90 millions, une équivalence

de 17 milliards d'euros aujourd'hui.)

Cet argent, extirpé de force

à l'État haïtien, sert à "rembourser"

les planteurs et propriétaires d'esclaves.

14 vaisseaux équipés de 528

canons sont envoyés au golfe de

Port-au-Prince. Devant le déséquilibre

des forces et pour éviter la famine

que peut causer le blocus, le gouvernement

haïtien est contraint d’accepter.

Pour payer sa "dette", le jeune

Etat emprunte des sommes considérables

aux banques parisiennes

qui imposent, bien sûr, des intérêts

faramineux.

Paradoxalement, après avoir

versé leur sang pour construire une

nation souveraine, les Haïtiens font

face, 20 après leur indépendance, à

une double "dette" qui hypothèque

l'avenir de leur pays: l’indemnité et

les intérêts des emprunts.

Si la dette est soldée en 1883,

le paiement des intérêts se poursuivra

jusqu’au XXe siècle.

La première république noire

commence ainsi son existence avec

un immense problème structurel,

constituant un obstacle majeur à tout

développement.

Aujourd’hui, cette spoliation

(de plus de 100 ans de notre économie)

que représente l'odieuse « dette

de l'indépendance » est l’un des facteurs

importants qui expliquent l'état

de la situation de notre pays.

La France doit certes rembourser

Haïti cette dette qui n'est rien d'autre

qu'un vol et un pillage, mais pour

que ce remboursement soit efficace et

utilisé pour le développement réel du

pays, il faut remplacer l'État néocolonial

actuel qui dirige dans l'intérêt

de l'impérialisme et de la bourgeoise

antinationale,

Texte: FUIQP

(révision et ajouts ASV)

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DÉCÈS DE MME FLAVIE ELYSÉE

Haïti Liberté et le Club des Amis d’Haïti Liberté (CAHL) annoncent

avec peine la mort de Mme Flavie Elysée survenue le 11 juillet

dernier en son domicile.

Sympathies à ses frères et sœurs : notre cher ami Espa Elysée et

famille, Mme Anna Victor et famille, Julienne Apollon et famille,

Juansito Elysée, André Elysée, Ronald Elysée,

Dr Serge Elysée et famille

Aux familles Elysée, Menard, Eustache, Pierre, Paul, Hyacinthe,

et à tous ceux et celles que ce deuil afflige, nous présentons nos

sincères condoléances.

Les funérailles de Mme Flavie Elysée seront chantées en Haïti le

samedi 21 juillet 2018 en l’Eglise Saint Alexandre à

Port-au-Prince.

Paix à son âme !

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Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

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13


Perspectives

Cuba soutiendra toujours les justes

revendications de la région !

Brésil : Lettre de Lula

au Forum de Sao Paulo

Discours de Miguel Diaz-Canel Bermudez,

président du Conseil d'État et

du Conseil des ministres de la République

de Cuba, à l'occasion de la 39e

Réunion ordinaire de la Conférence du

Comité des gouverneurs de la Caricom,

en Jamaïque, le 5 juillet 2018, « Année

60 de la Révolution ».

TRÈS honorable Andrew Michael Holness,

Premier ministre de la Jamaïque ;

Honorables chefs d'État et de gouvernement

des États membres de la Caricom;

Excellence Ambassadeur Irwin La Rocque,

Secrétaire Général de la Caricom ;

Mesdames et Messieurs les chefs de

délégation, ministres et invités spéciaux

:

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Chers chefs d'État et de gouvernement

et invités : Le défi pour nos

petits États de parvenir à un développement

durable n'est pas nouveau, mais il

s'accroît, car les obstacles et les dangers

posés par un ordre international injuste

qui a duré trop longtemps sont encore

plus grands et plus complexes.

Un monde de plus en plus inégal,

dans lequel l'accès aux marchés pour

nos produits est entravé, et où nous

sommes privés des ressources technologiques

et financières indispensables

au développement, tandis que

nous assistons à un gaspillage énorme

d'argent et de ressources en dépenses

militaires et dans des guerres sans fin

en dehors des frontières de leurs promoteurs,

où il y a peu de place pour les

Canel Bermudez

espoirs des pays qui, comme nous, ont

A

perdu des siècles de progrès, au profit

de celui de nos métropoles.

C'est la raison pour laquelle Cuba

soutiendra toujours les justes revendications

des Caraïbes pour un traitement

équitable et différencié dans l'accès

au commerce et à l'investissement.

Et nous appuierons sans réserver la

revendication légitime d'indemnisation

pour les horreurs de l'esclavage et de la

traite négrière, tout en rejetant l'inclusion

des États membres de la Caricom

dans les listes unilatérales de soit disant

juridictions non coopératives établies

par les centres du capital financier international.

Nous réaffirmons également qu'il

est nécessaire et juste de promouvoir

une coopération fondée sur les besoins

des pays en développement et sur la

dette historique héritée du colonialisme,

et non sur une évaluation mécanique et

incomplète du revenu national.

Comme je le rappelais, les effets

du changement climatique et la destruction

progressive de l'environnement

menacent la survie de l'Homme et

provoquent des phénomènes naturels

et des catastrophes de plus en plus

fréquents et destructeurs qui affectent

les petits États insulaires. Il est donc

urgent que nous trouvions des réponses

communes pour y faire face et que

nous exigions un traitement équitable,

spécial et différencié.

Les buts et les principes de la

Charte des Nations Unies, tels que le

règlement pacifique des différends, l'interdiction

du recours et de la menace

du recours à la force, le respect de l'autodétermination,

de l'intégrité territoriale,

de l'égalité souveraine des États et

de la non-ingérence dans leurs affaires

intérieures, sont continuellement bafoués,

ce qui constitue un danger réel

qui exige notre respect le plus strict et la

volonté d'appliquer la Proclamation de

l'Amérique latine et des Caraïbes comme

Zone de paix, un engagement signé

à La Havane en 2014 par les chefs

d'État et de gouvernement de la région.

Nous ne pouvons ignorer les

messages graves et alarmants d'arrogance

et de mépris avec lesquels les

autorités des États-Unis s'adressent à

nos nations.

L'intention déclarée de revenir à

la doctrine Monroe, expression directe

de leurs ambitions de domination, ainsi

que les actes d'intervention qui provoquent

la violence, les crises humanitaires

et l'instabilité, méritent une répudiation

ferme, tout comme l'application

de mesures coercitives unilatérales et

les tactiques de guerre non conventionnelle

qui sont devenues une menace

directe pour la stabilité et la véritable

intégration de nos nations.

Chers chefs d'État et de gouvernement

: Il y a déjà 45 ans, dans le cadre

d’une décision historique, les quatre

premières nations indépendantes des

Caraïbes ont rétabli des relations diplomatiques

avec Cuba.

suite à la page(18)

Le président du Conseil d'État

et du Conseil des ministres de la

République de Cuba, Miguel Diaz-

C

'est un honneur pour nous de saluer

les dirigeants de notre Caraïbe,

une mer que nous partageons comme

un berceau et un foyer plein de défis,

où nous comptons les heures avec la

plus grande hâte, animés de la passion

qui émane de sa chaleur et de sa force

pour enrayer les ouragans, toujours

plus fréquents et destructeurs, et aussi

devant la montée du niveau de la mer,

conséquence du changement climatique,

que nous ne nous provoquons

même pas nous-mêmes.

J'obéis au cœur de mon peuple,

qui m’a confié la mission émouvante

de remercier d'abord les hôtes, parce

que nous sommes en Jamaïque, où, à

la fin du XIXe siècle, trouva asile, loin

de la haine de la métropole espagnole,

Mariana Grajales, la plus courageuse de

nos femmes et Mère de la Nation, que

« Dieu a investie du grade de général »,

selon les mots d'une autre combattante

de première ligne, l'épouse de son fils

Antonio, l'insurmontable Maceo.

Ici, elle trouva refuge et reçut José

Marti, notre Mariana, morte sur le sol

jamaïcain il y a 125 ans et qui repose

aujourd’hui au Cimetière Patrimonial à

Santiago de Cuba.

La Jamaïque est très proche

géographiquement, historiquement et

humainement. Je voudrais donc exprimer

notre gratitude au peuple et

aux autorités du gouvernement de la

Jamaïque, en particulier au Premier

ministre Andrew Holness, pour la gentillesse

d'avoir organisé cette réunion et

l'occasion qu'elle nous offre de partager

ce moment de fraternité caribéenne.

J'interprète également cette invitation

et l'accueil que nous recevons

comme une démonstration sans équivoque

de l'excellent état des relations entre

les nations membres de la Caricom

et Cuba, dont les bases solides reposent

sur une amitié à toute épreuve, et la reconnaissance

mutuelle que nous partageons

des défis tellement énormes,

qui ne peuvent être relevés avec succès

qu'en travaillant et en coopérant ensemble.

Je suis honoré de vous transmettre

le message fraternel d'amitié et

de solidarité du camarade Raul Castro

Ruz, Premier secrétaire du Comité central

du Parti communiste de Cuba, et de

réitérer l'engagement indéfectible qu'il

a pris avec vous en décembre dernier,

lors du 6e Sommet Caricom-Cuba, tenu

à Antigua-et-Barbuda, en affirmant que

« les Caraïbes pourront toujours compter

sur l'amitié, la gratitude et le soutien

éternels de Cuba ».

« Cuba ne va pas dans le monde

en quémandeur : elle se présente comme

une sœur et travaille avec l'autorité

qui lui revient en tant que telle.

En cherchant son salut, elle cherche

le salut des autres », avertit José Marti

lorsqu'il organisait la guerre nécessaire.

Et la Révolution cubaine, qui a fait de

son héritage une loi, n'a pas hésité à

partager ce que nous avons à offrir, ce

que nous savons ; à soutenir dans la

mesure de notre possible, plus dans les

moments difficiles que dans les moment

heureux, comme elle l’a toujours fait.

Avec une seule priorité : venir d’abord

en aide à celui qui souffre le plus et à

plus forte raison s’il s’agit d’un frère.

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La XXIVème réunion du Forum de Sao Paulo qui a débuté le dimanche 15

juillet à Cuba

près avoir salué le président

du Conseil d'Etat et du Conseil

des Ministres Miguel Díaz-Canel, la

secrétaire générale du Forum, Mónica

Valente, et les délégations présentes,

Lula écrit :

« Je vous remercie pour le soutien

et la solidarité que vous avez apportés à

ma personne, à mon parti PT et aux autres

camarades persécutés par la droite

au Brésil. Celle-ci ne sait pas cohabiter

avec la démocratie et, avec le soutien

des médias et du pouvoir judiciaire,

veut nous empêcher de revenir au Gouvernement

et de rendre sa dignité, sa

liberté et ses droits au peuple brésilien.

Quand Fidel et moi, en 1990, avions

proposé que la gauche latino-américaine

et caribéenne se réunisse pour

évaluer les transformations profondes

que le monde avait subi à ce moment-là

avec l'ascension du néolibéralisme en

économie et en politique, avec al fin

des régimes du socialisme réel en Europe

orientale et la fin de la bipolarité

du système international, nous avions

clairement conscience de l'importance

de cette initiative.

Ce que nous ne prévoyions pas,

c'était que le Forum de Sao Paulo,

prendrait l'importance qu'il a prise et

qu'il continuera à avoir car ça a été le

plus important, le plus large er le plus

durable des forums de débat de la

gauche latino-américaine et caribéenne

tout au long de ces 28 années.

Cet événement extraordinaire a

contribué à la mise en place, au début

du XXI° siècle, dans plusieurs de nos

pays, de programmes de lutte contre la

pauvreté, de la participation populaire

et de l'intégration de nos pays.

Cependant, malgré l'arrivée

de Gouvernements qui cherchent à

protéger les droits de notre population,

en particulier des parties les plus pauvres

et les plus vulnérables en gouvernant

pour tous et en générant des

opportunités pour que tous bénéficient

de nos politiques de développement national

et régional, nos élites n'ont pas

toléré la gauche ni l'accès du peuple

exclu à ses droits les plus élémentaires

comme les aliments, la santé, l'éducation

et le logement.

Nous avons souvent sous-estimé

cette intolérance et le fait que les élites

étaient prêtes à nous affronter à tout

prix et par tous les moyens, même les

coups d'Etat comme au Honduras, au

Paraguay et au Brésil.

J'ai toujours dit que s'ils veulent

se confronter avec nous, qu'ils le

fassent politiquement, qu'ils soient

candidats et qu'ils nous vainquent

démocratiquement. Parce que nous

n'en avons pas peur et nous saurons

les affronter et discuter avec le peuple

de l'avenir qu'il veut : si c'est la développement

souverain avec la justice ou

la « collaboration » et la concentration

des revenus.

Nous condamnons les sanctions

appliquées au Venezuela et les menaces

d'intervention armée du président

des Etats-Unis que, malheureusement,

la droite, sur notre continent,

ne condamne pas. Au contraire, dans

la pratique, elle cherche à exclure le

Venezuela des forums auxquels il a le

droit de participer comme l'OEA ou le

MERCOSUR.

Sans parler de la poursuite du

blocus criminel de Cuba et de la façon

dont l'impérialisme traite Porto Rico et

d'autres îles des Caraïbes.

Les difficultés que nous affrontons

aujourd'hui plus que jamais demandent

la présence, les positions et

les actions du Forum de Sao Paulo. De

la même façon, la discussion sur la situation,

l'importance des propositions de

la gauche pour affronter ses difficultés

en élargissant le dialogue avec le peuple

et sa participation dans la recherche

de solutions nationales et internationales.

Un élément essentiel en ce moment,

c'est l'unité de la gauche dans

cet affrontement avec les élites réactionnaires,

collabos et intolérantes

d'Amérique Latine et avec l’Impérialisme.

La défense de l'intégration latino-américaine,

pas seulement en tant

qu'héritage des idées progressistes de

différentes époques, est plus nécessaire

que jamais en tant que facteur de

développement et pour affronter la crise

économique. Nous devons résister aux

attaques contre les droits sociaux et les

droits du travail qui ont lieu dans plusieurs

de nos pays.

Nos partis doivent défendre une

politique étrangère avec des points

communs qui privilégient notre souveraineté

nationale et régionale, la réduction

des conflits et une vision humaniste

du problème des migrants et des

réfugiés.

Quand nous avons entrepris cette

tâche, personne n'a promis que ce serait

facile mais nous avons déjà démontré

que nous pouvons vaincre et mettre en

place des changements de très grande

importance.

Cependant, une valeur fondamentale

que les intérêts économiques

et les élites cherchent à réduire et à

soumettre, c'est l'Etat démocratique et

de Droit. Notre réponse doit être le renforcement

et le perfectionnement de la

démocratie pour que la justice, la liberté

et légalité puissent prospérer pleinement.

Je vous souhaite une bonne

rencontre et je veux réaffirmer mon

mécontentement d'être ici, empêché

d'apporter personnellement ce message

à cause de la persécution politique à

laquelle je suis soumis à cause d'une

condamnation absurde et kafkaïenne

pour un crime qui n'existe pas.

Ils veulent m'empêcher de participer

aux élections de cette année

mais jamais ils ne me feront taire ni ne

m'empêcheront de lutter pour les droits

du peuple brésilien, latino-américain et

caribéen.

Une grande accolade de Lula. »

Cubadebate 15 Juillet 2018

Traduction : Françoise Lopez

Bolivar Infos 16 Juillet 2018

14 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


Suite de la page (12)

reconnaissance constitutionnelle.

Lors de sa première réunion en mai 2018,

la commission parlementaire sur l’environnement

et le changement climatique

a enterré toutes les demandes d’exploitation

minière en suspens et réaffirmé l’interdiction

des mines de métaux. Une décision

qui a en a surpris beaucoup, mais

les organisations environnementales

ont suspecté qu’il ne s’agissait pas d’un

simple « bon » acte, mais du début d’un

projet dur, visant à approfondir l’agenda

économique néolibéral. Encouragée par

le nouveau rapport de forces politique,

la commission parlementaire a rejeté

toutes les demandes publiques visant à

soumettre une information et débattre les

lois sur l’eau, notamment une requête

commune de l’Église catholique et de

l’Université centre-américaine [privée

et catholique, alliée des mouvements

sociaux sur le plan environnemental,

ndt], qui avaient soumis leur proposition

d’administration institutionnelle de

l’eau. En outre, les 92 articles négociés

lors de la précédente législature ont été

rejetées. Quand les débats ont repris, la

proposition du secteur entrepreneurial a

été admise comme base des débats : huit

articles ont été d’emblée approuvés, notamment

l’article 14, qui prévoit un contrôle

implicite des ressources d’eau par le

secteur privé.

Cette nouvelle orientation de l’activité

législative, la perte des avancées

antérieures relatives à avec la reconnaissance

du droit à l’eau, ainsi que l’imminente

cession du contrôle des ressources

en eau au secteur privé ont ouvert un

nouveau chapitre d’une bataille latente

depuis 2005.

Le rejet rapide et unitaire de la

part de l’exécutif, de l’Église catholique

et d’organisations de la société civile ont

porté la bataille dans la rue, donnant à

penser que la privatisation ne serait pas

une tâche aisée pour Arena.

Le mois de juin a vu les mobilisations

publiques atteindre un niveau

sans précédent depuis des décennies.

Le 7 juin, une marche organisée par des

organisations écologistes afin de célébrer

le Jour international de l’environnement

a mobilisé plus de 4000 personnes

devant l’Assemblée législative pour exiger

de la commission parlementaire sur

l’environnement d’accepter la participation

publique aux débats sur l’eau. Le

même jour, autour de mille membres de

syndicats du système national de distribution

d’eau ont marché en direction

de l’Assemblée. Une semaine plus tard,

le 14 juin, environ 4000 étudiants de

l’Université nationale ont défilé jusqu’à

l’Assemblée pour exiger également de

prendre part aux débats. Le rassemblement

a tourné à la violence lorsque la

sécurité de l’Assemblée nationale a gazé

des étudiants qui tentaient d’accéder à

l’édifice. Dimanche 24 juin, plus de 10

000 personnes ont parcouru les rues

principales de San Salvador, à l’occasion

d’une marche auto-organisée. Des

dizaines d’actions décentralisées continuent

d’avoir lieu à travers le pays.

Toutes celles-ci sont coordonnées à

travers une nouvelle coalition émergente,

l’Alliance nationale contre la privatisation

de l’eau, constituée de plus de 70

organisations du mouvement social. Elle

réunit une diversité d’organisations environnementales,

étudiantes, syndicales,

religieuses, de paysans et de femmes, qui

ont juré de continuer le combat jusqu’à

ce que la menace de la privatisation ait

été repoussée.

À cette opposition publique, les dirigeants

politiques de droite ont répondu

avec une campagne médiatique intense,

en promettant de ne pas privatiser les

ressources d’eau. Mais, dans un nouveau

scénario politique où un mouvement social

fort et unifié a trouvé une cause commune

à défendre – les ressources en eau

limitées d’un pays souffrant une crise

écologique –, les hommes et femmes

politiques vont devoir faire plus que de

simples promesses pour apaiser les militants.

Ils auront besoin d’une législation

qui protège clairement l’eau des intérêts

privés.

NOTES

[1] L’Alliance républicaine nationaliste

(Arena) a été fondée en 1981 par

Roberto d’Aubuisson, figure éminente de

l’extrême-droite contre-révolutionnaire

du Salvador. Quatre présidences successives,

chacune d’un mandat de quatre

ans, voient Arena gouverner le pays de

1989 à 2009, organisant en 1992 la signature

des Accords de paix de Chapultepec,

qui mettent officiellement fin à la

guerre civile débutée en 1980. Dans un

contexte institutionnel (relativement) «

normalisé », Arena est un parti de droite,

néolibéral sur le plan économique et

conservateur sur le plan social, d’un esprit

proche du Parti républicain aux États-

Unis.

[2] Fondé en 1980, alors que

débute la guerre civile, le front Farabundo

Martí de libération nationale (FMLN) est

une alliance de forces révolutionnaires

de la guérilla. À l’issue des Accords de

paix de Chapultepec, le mouvement

se constitue en parti politique. Ce n’est

qu’en 2009, avec l’élection de Mauricio

Funes et après vingt ans de politiques

néolibérales d’Arena, que le FMLN accède

au pouvoir. Au terme de son mandat

(2009-2014), c’est un autre candidat

du FMLN, l’ancien guérillero Salvador

Sánchez Cerén, qui est élu président. Son

mandat arrivera à terme en 2019. L’affaiblissement

de la gauche dans l’opinion,

à renfort de campagnes médiatiques,

et dans l’Assemblée législative après le

scrutin d’avril 2018, ainsi que le départ

de sa jeune figure émergente, Nayib

Bukele, conduit beaucoup à pronostiquer

un retour d’Arena à la tête du pays et

l’élection de son candidat, l’oligarque

Carlos Calleja, lors du prochain scrutin.

[3] Créé en 2004 par l’administration

du président étasunien George W.

Bush, le plan « Millennium Challenge Account

» se veut une initiative de soutien à

la croissance économique visant à réduire

la pauvreté. Il conditionne des prêts à

l’adoption de politiques économiques favorables

à l’investissement, notamment

à travers des partenariats public-privé.

Stopesmining.org 25 juin 2018

Traduction et notes :

Mikaël Faujour

Mémoire des luttes 13 juillet 2018

Suite de la page (8)

paraissait être une sage décision,

le moins que l’on puisse dire, c’est

qu’après quelques minutes d’applaudissement,

ils ont vite repris leur esprit.

Ils ont réalisé le coup politique, voire

l’affront fait au Parlement par le docteur.

Ils n’ont pas du tout apprécié le geste.

Tous ou presque ont critiqué vertement

cette attitude anticonstitutionnelle de

celui qui a eu l’honneur de conduire

les affaires de la Nation durant plus de

17 mois. Tout se serait passé dans les

coulisses du Salon Diplomatique du Parlement

au moment de la suspension de

séance. Constatant la résistance de Jack

Guy Lafontant pour ne pas abandonner

la Primature, certains députés influents

et partisans du pouvoir auraient forcé

la main non seulement au Président

Jovenel Moïse de mettre son PM en demeure

de démissionner mais ils auraient

menacé de le destituer de manière humiliante

au retour dans l’hémicycle.

Du coup, un stratagème a été

mis en place avec les trois parties :

présidence de la République, Parlement

et l’intéressé pour dire qu’il avait déjà

présenté sa lettre de démission au Président

Jovenel Moïse. Ce consensus a pu

débloquer une situation où Jack Guy Lafontant

prenait quasiment tout le monde

en otage. Puisque, si les parlementaires

s’étaient résolus à lui voter une motion

de censure suite à la mauvaise conduite

des événements qui se s’étaient déroulés

une semaine auparavant, finalement

c’est toute la société dans son ensemble

y compris d’ailleurs la fameuse Communauté

internationale qui voulaient

son départ de la Primature. Cette Communauté

internationale, particulièrement

le Fonds Monétaire International

(FMI) qui voulait à tout prix protéger

son ami Jovenel d’une situation qu’elle

a en grande partie provoquée estimait

opportun que Jack Guy Lafontant joue

son rôle de fusible et donc avait sollicité

sa démission immédiate. Au regard de

la Constitution, si le Premier ministre

était déjà démissionnaire, il n’aurait pas

dû venir s’exprimer devant les parlementaires.

Si vraiment il avait présenté

sa démission qui d’ailleurs avait été

acceptée, le PM a posé un acte de forfaiture.

Mais on pense qu’il ne l’avait

pas fait auparavant.

Sinon, il aurait acheminé une

copie de la lettre au Président et au

vice-Président de l’Assemblée Nationale

respectivement Joseph Lambert et Gary

Bodeau pour confirmer sa décision. Finalement,

c’est sous de fortes pressions

que le pays a fini par arracher Jack Guy

Lafontant de la Primature ce 14 juillet

2018. Maintenant le pays attend avec

impatience son successeur. Souhaitons

qu’il soit à la hauteur des enjeux qui

l’attendent. Qu’il soit un homme ou une

femme, le défi est énorme. La situation

politique, économique et sociale du pays

est dans un état plus que chaotique.

Quant à la population, elle est dans

l’impasse. Elle attend celle ou celui qui

saura prendre en compte sa détresse.

En conclusion, la tentative des hausses

des prix du carburant et du transport en

commun a fait une énième victime. Elle

se nomme, Jack Guy Lafontant.

C.C

Suite de la page (5)

dissipateur de deniers publics. Gageons

qu’il n’a pas échappé à la scrupuleuse

attention des pères conscrits

que l’OFATMA accumulait encore, en

juillet de l’année dernière, une dette

de plus de 260 millions de gourdes

envers des centres hospitaliers chargés

de prodiguer des soins de santé

aux assurés du programme d’auto-assurance

des agents de la fonction

publique. Dòdòf, frè m, vous

avez la parole.

Jacques Rousseau, ex-ministre

des Travaux publics, Transports

et Communications du régime

Tèt Kale fait aussi partie de la bande

à concussionnaires. Malheureusement,

son prénom n’étant pas Jean-

Jacques, Rousseau n’a aucune idée

de «l’origine et les fondements de

l’inégalité parmi les hommes». Alors,

il maintient le statu quo d’inégalité

sociale et économique en se laissant

porter sur des vagues de forfaiture,

concussion, détournement,

dissipation de deniers publics. Il ne

reste à Jako Tòlòkòtòk qu’à faire ses

«Confessions» et nous lui disons volontiers:

Rousseau papa, vous avez

la parole.

Il est vrai que nous ne portons

pas dans notre cœur ces messieurs

les sénateurs, mais il faut avouer

qu’ils ont vraiment débusqué un

grand nombre de contrevenants aux

règles d’éthique et de moralité les

plus fondamentales dont «l’implication

s’est avérée confirmée dans

cette vaste supercherie d’État». Aux

personnalités sus-citées, ajoutons

d’autres noms « confirmés» :

Josefa Gauthier et Yves

Germain Joseph, deux anciens

ministres de la Planification, deux

mètdam rompus aux malversations

planificationnelles pour forfaiture,

concussion, détournement de deniers

publics, selon la Commission, bien

entendu

Hervé Day, Lionel Grand

Pierre et Jules Content, des asòs

de Germain, planificateurs de leur

compte en banque, toujours selon les

membres de la Commission Éthique

et Anticorruption.

Nonie H. Mathieu, ancienne

prsidente de la Cour supérieure des

comptes et du contentieux administratif

(CSC/CA), impliquée dans une

vaste opération de détournement de

quelque 37 millions de gourdes. C’est

le RNDDH qui a vendu la mèche. Elle

semble avoir développé le «syndrome

de la longidactylie», un euphémisme

du jargon médical pour dwèt long.

Elle n’est d’ailleurs pas la seule longidactyle

du sérail détournemental.

La liste des actionnaires de

firmes impliquées dans des transactions

malversationnelles pour ne pas

dire criminelles est aussi longue que

celle des présumés malfrats et malfrates,

malandrins et malandrines

plus haut cités. Tous des aksyonè

contre qui a été dressé un rapport

incriminant, accablant, inculpatoire,

dénonciateur, mais toujours

en souffritude. Il est à remarquer

que personne ne s’est senti humilié,

profondément blessé dans sa dignité

humaine. Personne n’a eu recours à

une batterie d’avocats pour réparer

des soupçons avérés l’irréparable outrage.

Une simple et boiteuse déclaration

d’innocence a suffi, face à de

lourdes accusations. Après audition

par le sénat, tous les auditionnés se

sont déclarés blancs comme neige.

Une déclaration de l’ancien ministre

Jacques Rousseau illustre la blanchitude

et la neigitude de ces messieurs

et dames: « Bò kote pa m, m klè »,

comme de l›eau de coco. N’avait-il

rien à reprocher dans sa gestion ? «

Pa gen sa menm ».

De façon étonnante, aucun

juge d’instruction disposant, comme

on le sait, des moyens de coercition

que la loi met à sa disposition n’a

encore saisi le dossier brûlant de ce

rapport sénatorial de façon à faire ce

que de droit. De façon encore plus

étonnante et, surtout, inattendue, le

rapport sur l’utilisation de l’argent

de PetroCaribe a été transféré à la

Cour supérieure des comptes et du

contentieux administratif dont les

directeurs ont été nommés gwoponyètman

par… le corrompu Jovenel.

On peut être sûr que c’est le conspirateur,

le machinateur, le magouilleur,

l’intrigant, le combinard, le fèzè

Youri Latortue qui a manigancé ce

transfert pour en finir avec la souffritude

de ce dossier qui finira certainement

en queue de poisson.

Youri, anciens ministres,

actionnaires de firmes coupables,

directeurs de la CSC/CA nommés

par Jovenel, finalement Jovenel luimême,

tous des pourris!

15 juillet 2018

Greater Brooklyn

Gastroenterology Care

Michel Jose Charles MD, FACG, AGAF

Board Certified Gastroenterology

Dr. Kesler Dalmacy

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Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

15


Suite de la page (11)

plusieurs fois plus grand que la Scandinavie.

Pourrait-elle être plus précise ? Non,

elle ne pouvait pas : « Vous savez, les

droits de l’homme… Les minorités… »

Une jeune fille italienne s’est approchée,

disant qu’elle étudiait la philosophie.

Le même genre de questions : «

Je ne sais pas grand-chose sur la Chine,

mais… » Puis ses questions sont devenues

agressives : « Que voulez-vous dire

quand vous parlez de l’”humanisme de

la Chine” ? » Elle ne questionnait pas,

elle attaquait. Je l’ai rabrouée : « Vous ne

voulez pas écouter, vous voulez simplement

vous entendre répéter ce avec quoi

ils vous ont lavé le cerveau. »

L’une des organisatrices de la conférence

a détesté mon interaction avec

ses sales gosses gâtés, grossiers, égocentriques

et mal élevés. Je m’en fichais

totalement. Je le lui ai dit en face. « Alors

pourquoi avez-vous accepté l’invitation à

être un conférencier principal ? », a-t-elle

demandé. J’ai répondu, honnêtement : «

Pour étudier les Européens, d’un point de

vue anthropologique. Pour être confronté

à votre racisme et à votre ignorance. »

Le lendemain, pareil. J’ai montré

mon film documentaire choquant,

“Rwanda Gambit”, sur la manière dont

l’Occident a créé le récit totalement faux

sur le Rwanda, et comment il a déclenché

un véritable génocide, celui dans la République

démocratique du Congo (RDC).

Mais tout ce dont le public voulait

débattre, c’était de la Chine ! L’un d’eux a

dit : « J’ai vu qu’une entreprise du gouvernement

chinois construisait deux stades

sportifs en Zambie. N’est-ce pas étrange

? »

Vraiment ? Étrange ? Le système

de santé chinois est principalement basé

sur la prévention et il a du succès. Construire

des stades est un crime ? Un autre

a rappelé qu’en Afrique de l’Ouest, « la

Chine plantait des noix de cajou ». C’était

supposé égaler des siècles d’horreurs du

colonialisme occidental, les tueries de

masse et l’esclavage de centaines de millions

d’Africains aux mains des Britanniques,

des Français, des Allemands, des

Belges et autres.

À l’aéroport, retournant en Asie,

je voulais vomir et en même temps crier

de joie. Je rentrais à la maison, laissant

derrière moi ce continent endoctriné, ce

bordel intellectuel. L’Occident était audelà

du salut. Il ne s’arrêtera pas ni ne se

repentira. Il peut seulement être arrêté, et

il doit être arrêté.

Jeff Brown, dans son livre “China

Is Communist, Damn It!”, a relevé une

différence fondamentale entre les mentalités

chinoise et occidentale : « La Chine

et l’Occident ne pourraient pas être plus

différents. La civilisation occidentale

est fondée sur la philosophie, la culture,

la politique et l’économie grecques. La

Grèce ancienne était composée de centaines

de villes-États indépendantes et

assez petites, qui, au quotidien, étaient

relativement isolées les unes des autres.

Elles étaient séparées par de l’eau ou des

chaînes de montagnes, encastrées dans

des baies et des vallées. Les populations

de chaque ville-État pouvaient se compter

en milliers, pas en millions. Il y avait

un grand nombre de dialectes différents.

Avec des degrés variables de compréhension

mutuelle, allant du familier à l’incompréhension

totale. Les contacts des

unes avec les autres étaient basés sur le

commerce et l’échange, ancrant l’économie

occidentale dans les préceptes du

capitalisme. La notion d’action individuelle

en Occident est fondée sur ce système

économique, où les paysans, les

propriétaires fonciers, les marchands et

les artisans pouvaient travailler et prendre

des décisions d’affaires individuellement,

entre eux. Chaque ville-État avait son

propre gouvernement indépendant et, au

cours des siècles, il y a eu des phases de

monarchie, d’oligarchie, de tyrannie et de

démocratie. Les guerres locales étaient

fréquentes, pour régler les différends. Ces

batailles se produisaient constamment,

car la production agricole de l’ancienne

Grèce n’était pas abondante, en raison des

sols pauvres et des terres cultivables limitées.

Lorsque la nourriture devenait rare

en raison des sécheresses, les échanges

agricoles pouvaient être interrompus à

cause des pénuries, ce qui alimentait le

besoin de guerre pour récupérer les achats

de nourriture perdus.

La Chine ancienne et la Chine moderne

ne pourraient pas être plus radicalement

différentes. La vie, l’économie et le

développement tournaient tous autour

d’un grand gouvernement central, dirigé

par l’empereur. Au lieu d’être basé sur

l’échange et le commerce, l’économie

de la Chine a toujours été fondée sur la

production agricole et les récoltes étaient,

et sont toujours, largement vendues à

l’État. Pourquoi ? Parce qu’on attend du

gouvernement qu’il maintienne le Mandat

céleste, ce qui signifie qu’il s’assure

que tous les citoyens ont assez à manger.

Par conséquent, les paysans savaient

toujours que les céréales qu’ils cultivaient

pourraient très facilement se retrouver

dans une autre partie de la Chine à cause

de sécheresses lointaines. Tout cette idée

de planification centrale s’étendait au

contrôle des inondations. Les communautés

dans une région de la Chine étaient

chargées de construire des digues ou des

canaux, non pour contribuer à réduire le

risque d’inondations pour elles-mêmes,

mais pour d’autres citoyens éloignés, en

aval, tout cela pour le bien commun.

L’idée de cités-Etats indépendantes

est un anathème en Chine, car cela a

toujours indiqué un effondrement dans la

cohésion du pouvoir central et du gouvernement,

d’une frontière à l’autre, menant

aux seigneurs de guerre, aux conflits et

à la faim. »

Le système socialiste (ou appelez-le

communiste) chinois est clairement

enraciné dans l’histoire ancienne

de la Chine. Il est basé sur le partage et

la coopération, sur la solidarité et l’harmonie.

C’est un système beaucoup plus

adéquat pour l’humanité que ce que l’Occident

a répandu par la force dans tous les

coins du monde.

Lorsque l’Occident réussit quelque

chose, il sent qu’il a « gagné ». Il plante le

piquet de sa bannière dans la terre, boit un

peu de liquide fermenté pour célébrer et se

sent supérieur, unique. La Chine pense

différemment : « Si nos voisins vont bien

et sont en paix, la Chine prospérera aussi

et jouira de la paix. Nous pouvons commercer,

nous pouvons nous rendre visite,

échanger des idées. »

Dans l’Antiquité, les navires chinois

se rendaient en Afrique, ce qui est

aujourd’hui la Somalie et le Kenya. Les

navires étaient énormes. À l’époque,

l’Europe ne disposait de rien de si énorme.

Les navires chinois étaient armés contre

les pirates, mais ils naviguaient principalement

avec des scribes, des érudits,

des médecins et des chercheurs.

Quand ils ont atteint la côte africaine,

ils ont établi des contacts avec

les autochtones. Ils se sont étudiés mutuellement,

ont échangé des cadeaux

(on trouve encore quelques poteries et

céramiques chinoises près de l’île de

Lamu).

Il n’y avait pas beaucoup de points

communs entre ces deux cultures, à cette

époque. Les scribes chinois ont noté : « Ce

n’est pas encore le bon moment pour des

contacts permanents. » Ils ont laissé les

cadeaux sur la rive, et sont repartis chez

eux. Personne n’est mort. Personne n’a

été « converti ». Personne n’a été violé.

La terre d’Afrique appartenait toujours

aux Africains. Les Africains étaient libres

de faire ce qu’ils choisissaient.

Un siècle ou deux plus tard, les

Occidentaux sont arrivés… Je connais la

Chine, mais, mieux encore, je connais le

monde dans lequel la Chine agit. Plus je

vois, plus je suis impressionné, je veux

que la Chine soit partout, aussitôt que

possible !

J’ai travaillé dans toutes les petites

et les grandes nations d’Océanie

(Polynésie, Mélanésie et Micronésie)

sauf à Niue et Nauru. Là-bas, l’Occident

a divisé cette partie du monde magnifique

et autrefois fière, a créé des frontières

bizarres, a littéralement forcé les gens à

manger de la merde (déversement de

nourriture animale dans les boutiques locales),

les a accablés de prêts étrangers et

a introduit une culture de dépendance et

de destruction (essais atomiques et bases

militaires). En raison du réchauffement

climatique, RMI, Kiribati et Tuvalu ont

commencé à « couler » (en réalité, c’est

l’eau qui monte).

La Chine est venue, avec une véritable

détermination internationaliste. Elle

a commencé à faire tout ce qu’il fallait

– planter des mangroves, construire des

installations sportives dans des pays où

plus de la moitié de la population doit souvent

vivre avec le diabète. Elle a construit

des bâtiments gouvernementaux, des

hôpitaux, des écoles. La réponse de l’Occident

? Ils ont encouragé Taïwan à venir,

à soudoyer les gouvernements locaux et

à leur faire reconnaître Taipei comme la

capitale d’un pays indépendant, forçant

la Chine à rompre les relations diplomatiques.

En Afrique, j’ai vu des Chinois construire

des routes, des voies de chemin de

fer, même des trams urbains, des écoles,

des hôpitaux, combattre la malaria. Ce

continent était seulement pillé par l’Occident.

Les Européens et les Nord-Américains

n’ont rien construit là-bas. La Chine

a fait, et fait toujours, des miracles. Par

solidarité, en vertu des principes internationalistes

si clairement définis il y a des

décennies par le président Mao.

Et je me fiche vraiment de ce que

les propagandistes et les idéologues occidentaux

pensent du Parti communiste

chinois, de Mao et du président Xi Jinping.

Je vois les résultats ! Je vois la Chine,

immense, compatissante et confiante

grandir et, avec ses proches alliés comme

la Russie, prête à défendre le monde.

La Chine a sauvé Cuba. Les intellectuels

« de gauche » occidentaux n’ont

rien dit à ce sujet. Je l’ai fait. J’ai été attaqué.

Puis Fidel a personnellement confirmé

que je disais vrai. La Chine a aidé le

Venezuela et elle a aidé la Syrie. Pas pour

le profit mais parce que c’était son devoir

internationaliste.

J’ai vu la Chine en action au Timor

oriental (Timor Leste), un tout petit pays

pauvre que l’Occident a sacrifié, le livrant

sur un plateau d’argent au dictateur indonésien

meurtrier Suharto et à ses sbires

militaires. Trente pour cent de la population

ont été brutalement massacrés. Après

l’indépendance, l’Australie a commencé à

priver le fragile nouveau gouvernement

de gaz naturel dans une zone contestée.

La Chine est arrivée, a construit le secteur

énergétique et un excellent hôpital

moderne (public), l’a doté de chirurgiens

chinois de haut niveau (tandis que Cuba

envoyait des médecins de terrain).

L’Afghanistan ? Après 16 ans

d’occupation monstrueuse par l’OTAN, ce

pays autrefois fier et progressiste (avant

que l’Occident y fabrique des mouvements

terroristes pour combattre le socialisme)

est l’un des plus pauvres sur la

terre. L’Occident a construit des murs, des

clôtures de barbelés, des bases militaires

et une misère totale. La Chine ? La Chine

a construit une immense aile d’hôpital

moderne, en fait la seule structure médicale

correcte et qui fonctionne dans le

pays.

Ce ne sont là que quelques-uns des

nombreux exemples dont j’ai été témoin

au cours de mon travail partout dans le

monde. Lorsque je vivais en Afrique (j’ai

habité Nairobi pendant plusieurs années),

de l’autre côté du palier habitaient quatre

ingénieurs chinois.

Alors que les Occidentaux sont

presque toujours secrets, snobs et arrogants,

ce groupe de constructeurs chinois

était bruyant, enthousiaste et toujours de

bonne humeur. Ils descendaient dans le

jardin, ils mangeaient, plaisantaient ensemble.

Ils ressemblaient à une bonne

vieille affiche du « réalisme socialiste ».

Ils étaient clairement en mission. Ils construisaient,

essayant de sauver le continent.

Et il était tellement clair combien ils

étaient confiants.

Ils construisaient et je réalisais des

films documentaires sur ce que l’Occident

a fait à l’Afrique, dont mon Rwanda

Gambit évoqué plus haut. Où je me tenais

était clair. Où se tenaient les ingénieurs

chinois était clair. Nous étions avec les

Africains. Fermement. Peu importe ce que

la propagande, l’université et les médias

occidentaux continuent à inventer, c’était

là que nous étions, et c’est là que nous

nous tenons en ce moment, bien que

nous soyons éloignés géographiquement.

Et si nous tombons, c’est ainsi que nous

tombons – sans regrets, en construisant

un monde meilleur.

Et les peuples d’Afrique, d’Océanie,

d’Amérique latine et de plus en plus d’Asie

commencent à réaliser, à comprendre. Ils

apprennent ce qu’est l’Initiative Une Ceinture

Une Route (BRI). Ils apprennent la

“civilisation écologique”. Ils apprennent

lentement que tout le monde n’est pas

identique ; que chaque pays a une culture

et des objectifs différents. Ils apprennent

que dans la vie tout n’est pas mensonge

ou pour le profit. Oui, bien sûr, les ressources

ne sont pas illimitées et il faut parfois

couvrir les dépenses, mais la vie est beaucoup

plus que de froids calculs.

L’Occident et ses États clients ne

peuvent pas comprendre cela. Ou ils

peuvent, mais ne veulent pas. En tant

qu’entité morale, ils sont finis. Ils peuvent

seulement lutter pour leurs propres

intérêts, comme leurs ouvriers à Paris ne

luttent que pour leurs propres intérêts,

certainement pas pour le monde. L’Occident

essaie de salir tout ce qui est pur

et il répète que « tout le monde dans ce

monde est fondamentalement le même »

(un voleur).

Leur académie (principalement

occidentale, mais aussi sud-coréenne,

taïwanaise, de Hong Kong et japonaise)

est profondément impliquée. Elle a déjà

infiltré le monde entier, en particulier

l’Asie, y compris la Chine elle-même.

Elle enseigne aux jeunes Chinois que leur

pays n’est en fait pas ce qu’ils pensent

qu’il est ! À un moment donné, les étudiants

chinois allaient en Occident pour

étudier… la Chine !

Les universités nord-américaines

et européennes distribuent des fonds et

essaient de manipuler les meilleurs esprits

chinois. Dans d’autres parties de l’Asie,

de nouveau avec des financements et des

bourses d’études, les universitaires locaux

sont « jumelés » avec des homologues

anti-communistes et pro-occidentaux qui

opèrent dans les universités de la RPC.

Heureusement, ce problème a été

identifié en RPC et les attaques éhontées

contre le système éducatif chinois sont

en train d’être traitées. Les médias et les

librairies ne sont pas en reste. La propagande

anti-chinoise est partout. La propagande

anti-communiste est partout.

Pourtant, la Chine monte. Elle monte

malgré le racisme, les mensonges et les

fausses nouvelles.

La Chine socialiste, internationaliste,

avance lentement mais avec confiance,

sans affronter quiconque, sans faire

trop de bruit sur le traitement injuste et

agressif dont elle fait l’objet en Occident et

de la part de pays comme le Japon.

Il semble que ses dirigeants aient

des nerfs d’acier. Ou peut-être que ces

longs milliers d’années de grande culture

sont tout simplement autorisés à parler

d’eux-mêmes. Lorsqu’un grand dragon

vole, vous pouvez aboyer, crier des

insultes, et même lui tirer dessus. Il trop

grand, trop ancien, trop sage et déterminé

: il ne s’arrêtera pas, ne reculera pas ni ne

tombera du ciel. Et lorsque les gens sur

la terre auront assez de temps pour l’observer

dans toute sa gloire et en plein vol,

ils pourront enfin comprendre que la créature

n’est pas seulement puissante mais

aussi extraordinairement belle et gentille.

L’article original a été publié dans

NEO – New Eastern Outlook]

Traduit de l’anglais par Diane

Gilliard pour Investig’Action

Investig’Action 25 Juin 2018

CATERING &

TAKE-OUT

Immaculeé Bakery

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Now 2 Locations in Brooklyn

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(entre Hawthorne & Winthrop)

Tél: 718.778.7188

1411 Nostrand Avenue

(entre Linden & Martense)

Tél: 718.941.2644

16 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


A Travers le monde

Lafarge produisait le ciment

utilisé par Daesh !

De nouvelles pièces ont été versées

au dossier judiciaire de Lafarge à

Paris. Elles attestent qu’en Syrie, Daesh

était demandeur du ciment et était prêt

à acheter l’usine pour continuer luimême

la production.

Rappelons que le ciment produit

par Lafarge durant la guerre contre la

Syrie ne pouvait être vendu que dans

la zone occupée par les jihadistes et

l’Otan, pas dans celle contrôlée par la

République arabe syrienne. Les seules

constructions importantes qui ont été

réalisées dans la zone jihadiste sont des

fortifications militaires souterraines.

Dès lors, il est improbable que

Lafarge ait ignoré produire le ciment

destiné à ces fortifications [1].

[1] « Révélations : le jihad de

Lafarge-Holcim », par Thierry Meyssan,

Réseau Voltaire, 24 mars 2017.

Réseau Voltaire 11 juillet 2018

Rencontre historique entre

Vladimir Poutine et Donald

Trump à Helsinki

Vladimir Poutine a rencontré Donald Trump le lundi 16 juillet à Helsinki,

en Finlande, pour leur premier sommet bilatéral. De nombreux dossiers

diplomatiques étaient à l'ordre du jour de leur entrevue historique.

1918-2018 : Centenaire de

Nelson Mandela. Ce héros

qu’on n’oubliera jamais !

Par Yacouba Dao

Le 11 février 1990 à 16h15, Nelson

Mandela sort de la prison de Pollsmoor

dans la banlieue du Cap, après vingtsept

(27) ans de détention. La libération

de Madiba a été saluée dans de

nombreux pays dans le monde entier.

Mandela restera dans la tête de

l’humanité comme une référence des

valeurs morales. Il restera aussi comme

une source d’inspiration pour toute personne

qui a des objectifs de vie et qui

ne doit les abandonner. Il ne faut jamais

abandonner dans la vie tant que ce que

vous faites est noble. Condamné le 12

juin 1964, Mandela a passé 27 ans en

prison avant de devenir le président de

l’Afrique du Sud de 1994 à 1999.

En avril 1964, Mandela affirme :

« Je poursuis l’idéal d’une société libre

et démocratique dans laquelle toutes

les personnes vivent en harmonie et

disposent de chances égales. C’est un

idéal pour lequel je vis et que j’espère

atteindre. Mais s’il le faut, c’est un

Un siècle après la naissance du

premier président de l’Afrique du

Sud démocratique Nelson Mandela

18 juillet 1918-18 Juillet 2018

idéal pour lequel je suis prêt à mourir.

»

Les 27 ans passés en prison

corroborent cette assertion de Madiba.

Toute société dans laquelle les femmes

et les hommes n’ont pas de chances

égales selon les mérites est appelée à la

destruction. Car, ceux qui n’auront pas

cette force de pardonner vont adopter

la voie de la violence pour se faire entendre.

suite à la page(18)

RUSSIE : 2,5 millions de pétitions contre la

réforme des retraites déposées à la Douma !t

Le 5 juillet, il a fallu une camionnette

entière pour porter à la

Douma d’État (Parlement fédéral)

des dizaines de cartons contenant

deux millions et demi de pétitions

contre le projet de loi augmentant

l’âge de départ à la retraite, pétitions

collectées par la Confédération

du travail de Russie (KTR).

Profitant de l’ouverture de

la Coupe du monde de football, le

Premier ministre Medvedev avait

annoncé son intention d’augmenter

l’âge de départ à la retraite, de

60 à 65 ans pour les hommes, et

de 55 à 63 ans pour les femmes.

Le vote du projet de loi doit avoir

lieu le 19 juillet à la Douma.

Des dizaines de rassemblements

ont eu lieu dans de nombreuses

villes, à l’appel des syndicats

et de divers partis politiques.

À Irkoutsk, la grande ville proche

du lac Baïkal en Sibérie, plusieurs

rassemblements ont déjà eu lieu à

l’appel des syndicats : « Nous participons

à tous les rassemblements,

organisons la diffusion de tracts,

et nous préparons activement la

journée nationale de mobilisation

qui aura lieu le 18 juillet. Pour le

Situacion en haiti

Las izquierdas junto a la justa rebeldía

del pueblo haitiano!

El pueblo haitiano estalló contra sus

verdugos a raíz de un abusivo aumento

de los combustibles impuesto

por su opulenta clase gobernante-dominante

en contubernio con el FMI. La

indignación soterrada no pudo dejar de

expresarse con un profundo sentido de

clase explotada y pueblo oprimido.

Saludamos ese gesto de insumisión

y condenamos la perversa

campaña de descredito montada posteriormente

por quienes han sumido

a ese pueblo hermano en la extrema

miseria.

Nos alegra ese despertar mientras

luchamos también aquí contra

los ladrones y depredadores de las

riquezas creadas por nuestro pueblo

y del valioso patrimonio natural de

nuestra isla.

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moment, beaucoup d’ouvriers ont

l’espoir que Poutine finira par intervenir

contre ce projet de loi »,

indique un groupe de militants

sibériens. Ces rassemblements – «

les plus importantes protestations

sociales en nombre depuis plus de

dix ans » –, selon un journaliste de

Vedomosti, inquiètent les autorités

locales. Ainsi, le gouverneur de la

région d’Irkoutsk vient d’annoncer

qu’il ne soutiendrait pas le projet

de loi, de même que celui de la

région de Magadan (Extrême-Orient),

pourtant membre du parti

Russie unie de Poutine-Medvedev.

De premiers rassemblements

ont eu lieu depuis dix jours dans

les villes de la Russie d’Europe ;

ils sont toutefois interdits dans

toutes les villes qui accueillent des

matchs de la Coupe du monde. À

Dzerjinsk, ville industrielle proche

de Nijni Novgorod, « nous étions

cinq cents rassemblés sur la place

Lénine, ce qui est important pour

une ville comme la nôtre. Mais ce

rassemblement n’était pas exempt

de problèmes. Les représentants

du Parti communiste de la Fédération

de Russie (KPRF) ont interdit

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aux militants de la section syndicale

des enseignants Outchitel

de prendre la parole, sachant que

ceux-ci comptaient poser le problème

d’une grève nationale pour le

retrait du projet de loi. Cette interdiction

a toutefois provoqué une

réaction inattendue : les militants

du KSM (Jeunesses communistes)

ont décidé collectivement de rendre

leurs cartes en guise de protestation

», indique notre correspondant.

Ailleurs, c’est Alexeï

Navalny, le chef de l’opposition

« libérale », qui tente de s’autoproclamer

représentant des manifestants,

alors que lui-même se

prononçait pour l’augmentation

de l’âge de départ à la retraite, lors

des élections de 2014. Malgré tous

ces obstacles, dans des centaines

de villes, dont Moscou, se préparent

les rassemblements du 18 juillet

pour le retrait du projet de loi.

Source: Lettre d’information

du Comité Ouvrier

International (COI) 13 juillet

2018

Así se tiene que forjar la unidad

necesaria entre dos pueblos espoliados

y maltratados, a quienes sus opresores

pérfidamente procuran confundir y enfrentar

a base de racismo y xenofobia.

Apostamos a que este sea un

gran paso para crear poder desde abajo

en ambas partes de la isla, para decirle

a las voraces oligarquías y a los imperios

saqueadores e interventores que

basta ya de abusos impunes.

Alertamos frente a las amenazas

de EEUU, FRANCIA y CANADÁ de

volcar sus fuerzas militares contra estas

luchas impregnadas de soberanía

popular y autodeterminación, y anunciamos

que enfrentaremos todo intento

de esas potencias imperialistas de hacer

uso del territorio dominicano para

agredir al pueblo haitiano, apoyándose

en un ominoso MEMORANDUM,

firmado por el Gobierno de Balaguer

con el Gobierno estadounidense, concediéndole

perversamente el derecho a

usar nuestro territorio para desplazar

fuerzas militares hacia Haití.

¡SOLIDARIDAD CON EL PUEB-

LO HAITIANO y SU AUTODETERMI-

NACIÓN!

IZQUIERDA REVOLUCIONARIA

–IR (Movimiento Popular Dominicano-MPD,

Movimiento Caamañista–

MC), Liga Socialista de los Trabajadores-LST-CURR,

FEPAV, FALPO,

FELABEL y FPD) y MOVIMIENTO DE

ACCIÓN POR UNA NUEVA REPUBLI-

CA DOMINICANA-MANDO.

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Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018

Haiti Liberté/Haitian Times

17


Suite de la page (17)

Mandela se caractérise par son objectivité

et son sens d’humanisme. Il savait

pourquoi il menait son combat. Contrairement

à des politiciens qui ne pensent

qu’à être glorifiés du titre du pouvoir et

se faire de l’argent, Mandela a montré

l’exemple de l’alternance en cédant le

pouvoir après son mandat. Un exemple

qui doit être suivi par les des chefs

d’Etat actuels qui n’ont qu’un seul

souci : changer la constitution pour se

maintenir au pouvoir comme s’il y avait

un deal entre eux et la mort.

La promotion de la non-violence

pour asseoir la paix était le chemin

emprunté par Nelson Mandela. Il

faut rappeler que l’apartheid a fait pas

mal de victimes en Afrique du Sud. Il a

combattu ce mal anti humaniste pour

que règne la justice sociale. Cette justice,

elle souffre de la partialité et de la

corruption dans de nombreux pays africains.

Elle se fait au détriment des pauvres.

Elle est réservée aux personnes

riches et au pouvoir en place.

Madiba a aussi prôné l’éducation

comme étant le passage obligé pour

un peuple qui aspire à la liberté. Les

africains ont intérêt à apprendre de ce

grand homme qui a laissé des traces

indélébiles pour le monde tout entier.

Quand on dit que les morts ne sont pas

morts, Madiba est un exemple.

Source : Le Dénonciateur

Suite de la page (7)

4. American Jewish World Service

5. Amnesty International

6. Avocats sans frontières Canada

7. Bertha Foundation

8. Bureaux des Avocats Internationaux

9. Center for Applied Legal Studies

10. Center for Constitutional Rights

(CCR)

11. Center for International Law

(CenterLaw), Philippines

12. Centre Europe Tier Monde (CE-

TIM)

13. Centre Tricontinental (CETRI)

14. Church World Service (CWS)

15. Comisión de Derechos Humanos

del PIT-CNT

16. Comité Exécutif Régional de l'Assemblée

des Peuples de la Caraïbe

(CER_APC)

17. Corporación Colectivo de Abogados

"José Alvear Restrepo" (CCAJAR),

Colombia

18. Environmental Justice Initiative

for Haiti

19. EqualHealth

20. Family Action Network Movement

21. Fondasyon Mapou

22. Foundation for Fundamental

Rights Pakistan (FFR), Pakistan

23. France Amérique Latine (FAL)

24. Franciscans International

25. Frank C. Newman International

Human Rights Clinic, University of

San Francisco

26. Fundación Mario Benedetti

27. Fundación Vivián Trías

28. Gender Action

29. Gillis Long Poverty Law Center,

Loyola University New Orleans

30. Global Justice Clinic, NYU School

of Law2

31. Health and Human Rights Clinic,

Indiana University, Robert H. McKinney

School of Law

32. Human Rights Advocates

33. Human Rights Clinic, University

of Miami School of Law

32. This communication does not

purport to represent the institutional

views, if any of NYU.

34. Human Rights Research and Education

Centre, University of Ottawa

35. Institute for Justice & Democracy

in Haiti

36. International Association of

Democratic Lawyers

37. International Federation for Human

Rights (FIDH)

38. International Fellowship of Reconciliation

(IFOR)

39. International Human Rights

Clinic, Western New England University

School of Law

40. International Service for Human

Rights (ISHR)

41. International Youth and Student

Movement for the United Nations

(ISMUN)

42. Jubileo Sur / Americas

43. Konbit Lakay

44. Legal Resources Centre (LRC),

South Africa

45. Li, Li, Li! Read

46. Mennonite Central Committee

United Nations Office

47. Mujeres de Paz Uruguay

48. National Human Rights Defense

Network (RNDDH)

49. National Lawyers Guild

50. National Lawyers Guild, International

Committee

51. Plateforme Haïtienne de Plaidoyer

pour un Développement Alternatif

(PAPDA)

52. Proyecto de Derechos Económicos,

Sociales y Culturales, A.C

(ProDESC), Mexico

53. Quixote Center

54. Red de Economistas de Izquierda

de Uruguay (REDIU)

55. Robert F. Kennedy Human

Rights

56. Servicio Paz y Justicia / Uruguay

57. Sociedad de Economía, Política

y de Pensamiento Crítico de América

Latina (SEPLA)

58. The Canada-Haiti Information

Project

59. The Center for Gender & Refugee

Studies (CGRS), University of California

Hastings

60. The United Methodist Church,

General Board of Church and Society

Suite de la page (14)

Cet acte serait décrit par le chef historique

de la Révolution cubaine, Fidel

Castro Ruz, comme « d'un courage

politique incontestable, (dans la mesure

où) il constitua une étape fondamentale

pour briser le blocus diplomatique

et commercial de Cuba dans la

région (...). Cuba n'oubliera jamais le

geste noble de ses frères et sœurs des

Caraïbes », déclara Fidel, et nous le

répétons aujourd'hui.

Nous poursuivrons, avec nos

modestes ressources et malgré les difficultés

actuelles, les projets communs

de coopération. Nous avons l'occasion

d'approfondir encore davantage nos

liens.

Nous poursuivrons nos efforts

pour que l'École régionale des arts, dont

la conception est le résultat d'un intérêt

commun et d'une volonté politique,

commence ses activités.

Dans le même temps, nous devons

faire en sorte que les progrès du

Centre pour la stimulation du développement

des enfants, des adolescents et

des jeunes ayant des besoins éducatifs

spéciaux, situé dans la République

coopérative de Guyana, soient durables.

Cuba réaffirme sa décision de

continuer à coopérer dans le domaine

de la formation des ressources humaines,

en particulier la possibilité

d'études de spécialisation dans le domaine

de la santé.

Nous réitérons notre volonté de

partager nos expériences et nos bonnes

pratiques en matière de gestion intégrale

des risques de catastrophe et de

lutte contre les effets du changement

climatique et à explorer d'autres domaines

d'intérêt commun.

Nous disposons également d’instruments

novateurs que nous devons

continuer à promouvoir, tels que l'élargissement

de l'Accord de commerce et

de coopération entre la Communauté

des Caraïbes et Cuba, qui permet de

promouvoir le développement du commerce

et des investissements, la possibilité

d’œuvrer au développement

du tourisme multi-destination et des

échanges culturels. En d'autres termes

: faire un usage plus systématique et

plus utile de nos modestes mais puissants

avantages partagés pour tous.

Chers Présidents et

Premiers ministres :

À Cuba, nous avançons dans un

processus de perfectionnement du

modèle socialiste de développement

économique et social, et nous travaillons

à la réforme de notre Constitution.

Nous le faisons dans un contexte de

difficultés économiques et de tensions

financières énormes, exacerbées par le

durcissement du blocus économique,

commercial et financier et le recul des

relations bilatérales avec les États-Unis.

Malgré ces énormes obstacles,

le peuple cubain persiste dans la construction

d'une nation souveraine, indépendante,

socialiste, démocratique,

prospère et durable, sans renoncer à

aucun des principes qui ont guidé l'histoire

digne de sa Révolution.

Dans ce contexte, Cuba voudrait

exprimer son appréciation pour le soutien

permanent et l'amitié des peuples

des Caraïbes.

Et devant vous, je souhaite ratifier,

au nom de notre histoire commune,

des générations présentes et futures

de Cubains, l'invariable solidarité, la

gratitude éternelle et l'engagement indéfectible

de Cuba envers ses frères les

plus proches, ses égaux dans le besoin

et l'espoir, pour la chance et le défi de

partager la Caraïbe qui nous embrasse.

Merci beaucoup!

Granma 12 Juillet 2018

Suite de la page (12) Argentine : Ce que Macri a fait, il ne l’a pas fait tout seul

violente, le harcèlement des adversaires,

et grâce à une ingénierie perverse

et inconstitutionnelle, il s’est assuré

un pouvoir judiciaire complaisant

et complice. Macri l’a fait.

Il s’est auto pardonné des dettes

des millions de pesos avec l’État, il a

octroyé à des entreprises propriétés de

sa famille comme Lecsa des travaux

publics gigantesques et a permis à ses

amis et parents de blanchir des fortunes

mal acquises ou en fuites sans même

les obliger à réintroduire cet argent

dans le pays. Il a détruit le système de

recherche scientifique, il a paralysé les

programmes les plus innovateurs, il

a gelé les sources de revenus pour le

boursiers et en a diminué le nombre.

Il a dilué le pouvoir d’achat des aides

sociales, il a augmenté le nombre de

travailleurs touchés par l’impôt sur les

revenus, il a réduit l’investissement

public dans l’éducation et la santé, il

a viré, viré et viré des fonctionnaires

de l’État, par des mécanismes d’une

insensibilité étudiée, les empêchant

d’être admis à leurs postes de travail,

en mettant des policiers aux portes

des bâtiments publics munis des listes

noires et d’armes de guerre. Tout cela

Macri l’a fait. En seulement 30 mois.

Mais il ne l’a pas fait tout seul.

Pour pouvoir appliquer un programme

aussi dévastateur Macri a

disposé depuis le début de la protection

d’un système parfait de désinformation.

Un dispositif de propagande

et de verrouillage qui a été capable de

cacher presque tout, et ce qui n’a pas

été possible d’étouffer, qui a réussi à

filtrer par le concours des médias internationaux

ou de courageuses investigations

de très rares journalistes,

la presse majoritaire s’est chargée de

le justifier ou de travestir comme des

rois Midas qui opèrent sur la réalité,

transformant la catastrophe en vertu

et vantardise.

Si on prouve que Macri a plus

de cinquante sociétés offshore et qu’il

a caché dans toutes ses déclarations

sous serment, alors on le justifie en

disant qu’elles étaient à son père et

qu’elles ne sont pas illégales. Si on

prouve que ses ministres favorisent

des entreprises leur appartenant,

alors on nie le conflit d’intérêts, si

toute l’équipe gouvernante a placé

sa fortune à l’extérieur, on l’explique

comme une pratique habituelle dans

le secteur privé. Si le président a plus

de deux cents procès, on les attribue

aux persécutions des gouvernants

précédents. Si tous les indicateurs

de l’économie coulent à pique vers

les abysses, on présente ce désastre

comme la conséquence d’une bombe

qu’ils lui ont laissée et Macri fait des

efforts pour la désamorcer. Jusqu’au

fait désastreux de livrer du pays au

Fonds monétaire international est habillé

comme une prise de crédit dans

des conditions spectaculaires, louant

jusqu’aux exigences draconiennes

stipulées dans la lettre d’intention qui

exige littéralement la rigueur, plus de

licenciements, plus de mega augmentations

des prix et une plus grande réductions

des salaires et des pensions.

Macri est un gouvernant

cynique. Mais il ne possède pas le

cynisme vulgaire d’homme politique

ambitieux et sans-gêne, mais arbore le

cynisme insultant, magnanime, superlatif.

C’est le type le plus cynique du

monde. Au moment où les indicateurs

statistiques montrent que le chômage

a augmenté au-dessus de 9 %, Macri

se fait faire une interview aimable,

où il dit qu’avec beaucoup d’effort ils

ont réussi à créer des centaines de

milliers de postes de travail, et raconte

un monde de merveilles qui se cogne à

la réalité immédiate et que les journalistes

cooptés ne discutent même pas,

mais acquiescent comme des idiots ou

des fanatiques d’un culte à l’épreuve

de toute intervention rationnelle.

Il est évident qu’il y a un président

au service des secteurs les plus

riches et plus concentrés de l’Argentine.

Et il est évident qu’il y un journalisme

d’enveloppes sous la table,

financé par le pouvoir pour le bienfait

du pouvoir. Tous ceux qui ont osé

discuter dans le domaine de l’information

ont été poursuivis, censurés,

jetés, et même emprisonnés, comme

les dirigeants du Groupe Indalo,

propriétaires du canal d’information

d’opposition, C5N. Ensuite, tandis

que se déroule la Coupe du monde de

football, 354 journalistes de la septuagénaire

Agence étatique Télam [AFP

argentine] ont été sèchement licenciés

via un télégramme, qui est arrivé à

la maison des infortunés à la même

heure ou l’Argentine jouait son classement

en huitièmes de finale dans un

match à infarctus contre le Nigeria. De

plus, toutes les terribles décisions de

ces derniers jours ont été adoptées les

mêmes jours et à la même heure où

joue la sélection argentine, dans une

manœuvre de distraction qui de grotesque

n’en n’est pas moins effective,

et propre à une fripouille. L’argument

de la suppression massive des postes

de travail au sein Télam est à peine

moins que maccartiste, accusant les

licenciés d’être kirchneristes, quand

parmi eux il y a des gens qui travaillent

dans l’agence depuis plus de 20

ans et des votants de tous les bords

politiques. Pendant ce temps, ceux qui

ne sont pas jetés dehors reçoivent un

télégramme souhaitant la bienvenue à

une nouvelle agence Télam de la pluralité

et du professionnalisme, dans

une démonstration du cynisme féroce

qu’ils exercent.

Tout ce qui se passe en Argentine

peut arriver à l’avenir ici. Les mêmes

dispositifs de propagande sont prompts

pour mettre un programme tragique en

application dans notre pays. Et le pouvoir

dispose de ses candidats pour le

porter en avant. L’unique chose dont

ils ont besoin pour l’obtenir est de

tromper une majorité de citoyens avec

des fausses promesses et des opérations

multiples qui contaminent la

discussion politique et assombrissent

la raison du peuple, au point que des

centaines de milliers finissent par voter

gaiement, avec des ballons de couleurs,

pour leurs propres bourreaux.

Caras y Caretas. Uruguay.

Dimanche, 1er juillet 2018

Traduit de l’espagnol pour El

Correo de la Diaspora par : Estelle

et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora. Paris, le

11 juillet 2018

Suite de la page (12)

renvoyé le jugement du recours directement

en plénière. Avec cette manœuvre,

nous avons encore assisté, à la

soustraction des compétences naturelles

du corps judiciaire, supposé juger mon

cas. Comme cela a été démontré dans

la séance du 26 juin – pendant laquelle

devrait être jugé mon injonction préliminaire

– le Second Groupe de la Cour

suprême a le clair entendement sur la

possibilité d’attribution d’un effet suspensif,

basé sur des appels extraordinaires,

similaires au mien. Mais les

manœuvres ont bien fonctionné et ma

demande de liberté n’a même pas été

jugée.

On doit donc se demander : Pourquoi

est-ce que dans un premier temps,

le rapporteur a référé le jugement d’injonction

directement au Second groupe

et avoir envoyé juste après, l’appel

en plénière à l’encontre des règles de

la Cour ; alors, que selon la loi, l’appel

doit être analysé par le même corps

compétant qui juge l’injonction ?

Des décisions tyranniques ont été

prises, pour choisir le collège de juges

qui convenait le mieux en fonction du

cas jugé, comme s’il y avait un quelconque

intérêt dans le résultat du jugement.

Ceci s’explique, comme étant une

stratégie procédurale et pas comme un

instrument de Justice. Un tel comportement,

au-delà de me priver du Juge naturel,

est admissible seulement aux accusateurs

et aux défenseurs ; mais il est

complètement inapproprié aux magistrats,

dont la fonction exige impartialité

et éloignement de l’arène politique.

Je ne demande pas une faveur,

je demande d’être respecté. Au long

de ma vie, et j’ai déjà 72 ans, j’ai cru

et j’ai prêché, que plus tôt ou plus

tard, la Justice l’emporterait toujours,

pour les personnes qui sont victimes

d’irresponsabilités ou de fausses accusations.

Encore plus dans mon

cas, où les fausses accusations sont

corroborées seulement par quelques

délateurs, qui ont confessé avoir volé,

condamné à plusieurs années de prison

et désespéramment à la recherche de

marchander l’agrément de leur plaidoyer.

Ils obtiennent ainsi, la liberté et conservent

une partie de leur argent volé.

Ce sont des personnes, qui seraient

capables d’accuser leurs propres mères

pour se soutirer des bénéfices.

C’est dramatique et cruel, le doute

qui me traverse l’esprit, entre continuer

à croire que Justice puisse être faite et le

refus de participer à une farce.

S’ils ne veulent pas que je sois

Président, la forme la plus simple d’y

arriver, est d’avoir le courage de pratiquer

la démocratie et de me battre

dans les urnes.

Je n’ai commis aucun crime. Je

répète : Je n’ai commis aucun crime.

C’est pour cette raison, jusqu’à ce

qu’ils présentent au moins une preuve

matérielle qui puisse ternir mon innocence,

que je suis candidat à être Président

de la République. Je défie mes

accusateurs à présenter cette preuve,

jusqu’au 15 août de l’année courante,

quand ma candidature sera enregistrée

à la Cour électorale.

Curitiba, le 3 juillet 2018

Traduit du portugais et de l’anglais

par Paulo Correia

Investig’Action 5 Juillet 2018

18 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 12 # 02 • Du 18 au 24 Juillet 2018


Pleins Feux sur: Isnard Douby (Pétion-Ville, 1950?)

Par Ed Rainer Sainvill

« Le troubadour du konpa »

Ayant été dès l’adolescence atteint

d’une vocation d’artiste, Isnard s’est initié

à la musique de la fanfare du Lycée de

Pétion-Ville où il avait pour condisciples

les frères : Lyonel, Fred, André, Philippe

et Camille Déjean .De même que Herman

Nau ; faisant partie d’une génération qui

allait changer les sonorités des années 70s

aux 90s. C’est ainsi que dès le début, il

s’est placé à l’avant poste, en compagnie

de Lyonel, saxe (premier maestro), Fred,

saxe, André, trompette et trombonne, et

Isnard, trompette et chant ; constituant

le noyau d’un groupe qui allait bousculer

quelques idées reçues. Tout en composant

un duo de vocalistes drolatiques avec Bab

Cadet, frère ainé de Shoubou. Pourtant,

après avoir durement trimé pour mériter

le respect du public qui s’entichait plutôt

des groupes mini, privés de cuivres. Finalement

« Les Frères Déjean » sortit son

premier album doté des morceaux tels :

Packard, infidélité, Filibè, vive la musique

etc.

A cette étape, c’est le remue-ménage,

suite au départ du maestro Lyonel

Déjean, et l’intégration sussesive des :

Réginald Benjamin, Ernst Ramponneau,

Tico Pasquet, et Yvon Louissaint qui

vient en tamdem partager la section vocale

avec Isnard. Lequel était seul maitre

à bord après le désistement de Bab Cadet,

en faisant montre de flair et capacité, dans

sa double fonction de chanteur et trompettiste.

Eventuellement,, c’est la sortie des

sentiers battus avec l’offrande du second

microsillon :’’Pa gen pann’’, doté de :

Marina, Joyeuses vacances, La foi, Léogane,

Alleluia qui propulsent Isnard et le

groupe à l’avant scène de la musique du

terroir. Sur cette lancée, c’est la conquête

des frontières étrangêres. Notamment, les

Antilles, et New-York qui devinret leur homestead.

C’est de là que l’ensemble a fait

la production de deux disques à succès :

‘’International’’, contenant : kote mennaj

ou, kèlè kèkè, beauté de la nature,

Haiti, Latibonit, mon amour.

Et ‘’Bouki ak Malis’’, avec des

hits comme : arete, qu’est-ce que la vie ?

mots créoles, debake, zòt etc. Malgré la

présence musclée de Yvon Louissaint,

Douby toujours suffisant, donne la mesure

de son talent et de son pitch expressif.

Au sein d’un groupe où il s’est acquitté

comme le porte-voix emblématique, tout

en constituant comme souffleur, le trio

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Isnard Douby

du ‘’horn section’’ le plus tonitruant des

Antilles. Entre temps, « Les Frères Déjean

» sont de retour au pays ; profitant

de la réussite de leurs deux derniers microsillons

qui pulvérisent les hit-parades

locaux. Pourtant, tout tourne en eau

de boudin au bercail, lorsque quelques

membres comme : Réginald, Ramponneau

et Yvon Louissaint commencent à

donner des signes d’insurbodination. A

ce carrefour, Harold Joseph (Ex Super 9)

est appelé pour pallier aux incartades de

Louissaint comme le nouveau partenaire

vocal de Isnard. Ainsi que Tipolis (DP Express),

venu aussi à la rescousse ; pour un

retour qui s’avère amer.

De retour au state. Le groupe fit

peau neuve avec les venues de : Ernst

Vincent, Tuco Bouzi, Lucien Céran, J.

Lhérisson etc pour la suite de l’aventure.

Et éventuellement la sortie de l’album :’’

L’univers’’et là encore Isnard est encore

au rendez-vous, égrennant des titres comme

: l’humanité, conviction, Expérience,

l’univers. Lesquels les renoueront avec le

triomphe, en devenant le groupe préféré

de New-York (Il est vrai qu’à ce moment

précis, que le « Tabou » était en baisse et

le « Skah-Shah » en crise).Mais « Frères

Déjean », en voulant trop brùler les étapes

reprit la route des tournées internationales,

pendant que la majorité de ses membres

était en situation irrégulière aux E.U. D’où

l’éclatement inévitable à la frontière Canado-U.S

, après que Isnard et d’autres sont

refoulés vers New-York.

Alors se trouvant sans groupe pour

s’extérioser. Les membres restants et ceux

de retour : Harold, Tinès, Réginald, Ti-Céran

et l’inclusion de Ronald Smith; se sont

regroupés autour du revenant Ramponneau

qui a suggéré la formation d’un nouvel

ensemble musical. Quelques mois plus

tard, le « System Band » a fait son baptême

de feu. Le premier disque :’’Ban m

pase’’ est bien ovationné. Et Isnard a dû

se muer en maestro, souffleur, chanteur et

compositeur pour colmater les brèches. A

cette phase, Isnard fait figure d’idole, fort

de ce timbre de ‘’rocker’’ enrhumé ; que

ses fans assimilaient à celui d’un hougan

: torride, tempestueux, évocateur et

chaleureux. Et le « System » s’est bien accommodé

de son maestro dont la double

fonction de vocaliste-souffleur a pris fin

à cette époque. Lorsqu’il a dû faire face

à une délicate opération chirurgicale ; lui

interdisant de ne plus jouer la trompette.

Sans coup férir, il reprit son bâton

de pèlerin en galvaniseur de foules. En

s’imposant en compagnie de : Cubann,

Shoubou, Zouzoul comme les voix référencielles

du konpa évolutif. Dans

une quinzaine d’albums attelés des hits

tels ;Pita pitris, Gladya, woula woup,

manman, vacances, pa pile,sam fè yo,

ou lage kow, dyol alèlè, kotew te ye, fierté

nationale, moun moun lan, roule m debo,asorosi,

moun sou moun,jan l pase l

pase, lakay se lakay, Anita, avèg, beeper,

bèl kado,mwen jwen lanmou, ou fè m rele,tyeke

sa a, pilon, rankont inoubliyab,

César,madan Popo, moun mele, do m laj,

viagra, konbèlan, nan bilding lan,etc.

Aussi bien que dans une réunion subite

avec « Les Frères Déjean », dans : Belle

déesse, malere, Haiti, zanmi etc ; Et autant

d’œuvres collectives auxquelles il est sollicité

pour apposer sa marque singulière,

ses thèmes créolisants et slogans particuliers.

Bien qu’il ait aussi délivré son lot de

pétards mouillés. Lorsque dans un excès

d’animation, son phrasé donne des signes

d’essoufflement et de détonation.

En effet, la fin du dernier millénaire

a vu un « System band » en lambeaux, au

sein duquel Isnard a du faire face à tant

de rébellions et de désertions. Perdant ses

meilleurs partenaires qui ont dû muter

ailleurs face à une administration délinquante.

C’est ainsi que le groupe a pris de

l’eau et n’a pu jamais être remorqué. Et

pour rendre la situation plus compliquée,

les vocalises d’Isnard commençaient à

s’éffriter et son registre élevé avait disparu

; le mettant souvent en déroute.

Le contre-coup de plusieurs décades à

prendre des risques et les vissicitudes du

métier, et d’honorer la vocation d’un trouvère

dans l’âme. En fin de compte, c’est

à contre cœur qu’il a dû jeter le tablier.

En annonçant sa retraite musicale durant

l’année 2017 au cours d’une soirée

d’adieux; mettant fin à une carrière bien

remplie. Après avoir fait vibrer les fans

du konpa à travers le monde durant plusieurs

décades. Au gré de sa personnalité

envahissante, de son gosier notable ‘’off

tempo’’, l’ayant campé comme l’un des

chefs de file vocal les plus patentés, du

konpa contemporain.

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