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Guide des bonnes pratiques - Comment préserver les portes en bois ?

Ce guide vous permettra de découvrir les conseils du Département de l'Urbanisme de la Ville de Liège pour préserver en améliorant les performances des portes en bois.

Ce guide vous permettra de découvrir les conseils du Département de l'Urbanisme de la Ville de Liège pour préserver en améliorant les performances des portes en bois.

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Les portes en bois

Comment les préserver en

améliorant leurs performances?


Préambule

Les portes d’entrée peuvent être perçues comme la carte

de visite des bâtiments. Par la richesse de leurs motifs, les

portes anciennes en bois confèrent ainsi un caractère particulièrement

original à nos immeubles.

Elles contribuent à la beauté et à l’équilibre des façades, que

leur style soit historiciste, Art nouveau, Art déco ou même

moderniste. A ce titre, elles méritent d’être conservées. Or,

les propriétaires se posent de nombreuses questions au sujet

des interventions à réaliser.

Un entretien régulier est souvent la clé pour une conservation

durable des portes anciennes. Le présent guide illustre donc

les conseils de base dans cette perspective : mise en peinture

et réparation.

Des solutions permettant d’améliorer les performances des

portes existantes en termes d’isolation ou de sécurité sont

également présentées. Par leur créativité et leur diversité, ces

portes anciennes préservées continueront à agrémenter notre

paysage urbain.

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Table des matières

La carte de visite de la maison

Entretenir et repeindre le bois

Restaurer - Réparer

Améliorer les performances thermiques

Sécuriser contre l’effraction

Adapter les vitrages

Reproduire à l’identique

Entretenir et conserver les grilles

Entretenir et conserver les ferronneries

Intégrer adéquatement les boîtes aux lettres

Comment trouver un professionnel ?

Obtenir des conseils et informations

Obtenir des aides financières

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La carte de visite de la maison

Les portes en bois ont été conçues dans un style en adéquation

avec le reste du bâtiment. Produites « sur mesure » par des

artisans pour un bâtiment spécifique, ce sont généralement des

pièces uniques, dont la disparition constituerait une perte dommageable.

Même les portes conçues dans les années ‘50 ou ‘60

ont une valeur artistique et/ou patrimoniale.

Les portes anciennes comportent de nombreux détails décoratifs intéressants

: moulures, boiseries sculptées, grilles ouvragées, quincailleries

ornementales, verres martelés, vitraux… Tous ces éléments

contribuent à l’identité particulière des façades liégeoises et

méritent à ce titre d’être préservés.

07

Les portes anciennes présentent des menuiseries d’une qualité exceptionnelle,

tant sur le plan esthétique que sur celui de la robustesse.

Elles doivent donc rarement être remplacées. Entretenue régulièrement,

une porte ancienne peut se maintenir très longtemps.

Les parties abîmées peuvent en outre être facilement réparées sans

nécessiter un remplacement total.

Un entretien régulier coûte toujours moins cher qu’un remplacement

total.

Des portes qui apparaissent défraichies et abîmées ne doivent pas

être remplacées d’office. Si elles présentent une valeur esthétique et

historique, il est vivement conseillé de les conserver, puisqu’il existe

des solutions pour les réparer et améliorer leurs performances en

termes d’étanchéité et de sécurité.


Entretenir et repeindre le bois

Les boiseries dont les finitions sont maintenues en bon état

peuvent se conserver très longtemps sans se dégrader. Il est donc

conseillé de nettoyer les côtés extérieurs des portes une fois par

an, ce qui fournit une occasion de vérifier de près l’état des peintures

et vernis.

Toutefois, il est déconseillé de maintenir dérochée une porte conçue

pour être peinte. S’il s’agit d’un bois de faible qualité comme le pin,

le vernis ne parviendra pas à la mettre en valeur (photo de gauche).

Si la porte était peinte à l’origine, mieux vaut donc maintenir une

peinture (photo de droite).

09

A contrario, il peut suffire de quelques années d’inattention pour

que s’installent des dégâts qui ne seront réparables qu’à grand frais.

L’observation régulière permet d’intervenir dès les premiers signes

de dégradation : peinture écaillée (exemple ci-dessus), élément déformé,

décollement, cassure, perte d’un morceau…

La plupart des portes vernies ont

été construites en chêne, un bois

régional particulièrement résistant.

Si une porte autrefois vernie

a été couverte de peinture, un

décapage peut lui rendre son aspect

initial. Une telle opération

impose néanmoins d’agir avec

précaution pour ne pas abîmer

le bois.

Il faut revernir ou repeindre complètement la porte lorsque cela

s’avère nécessaire, soit tous les 5 à 10 ans selon l’emplacement.

La fréquence des entretiens dépend

de la qualité de l’application

antérieure, de l’orientation

et de l’exposition à la pluie. Plus

exposées aux rebonds des gouttes

de pluies et aux chocs, les parties

inférieures imposent un entretien

plus fréquent, jusqu’à tous les 2

ou 3 ans si nécessaire.

La première étape de la remise

en peinture consiste à nettoyer les

supports. Un ponçage au papier

de verre à grains fins est généralement

suffisant pour enlever les

écailles de peinture ou les résidus

de vernis non adhérents et lisser

les aspérités.


Entretenir et repeindre le bois (suite)

Un décapage complet ne doit

être réalisé que si la finition

existante est irrégulière, boursouflée

ou fortement dégradée.

Les techniques trop agressives

comme la flamme ou le

sablage à gros grains sont à

proscrire, car elles rongent les

matériaux et peuvent accentuer

les irrégularités.

Plus la surface est lisse et plus

l’application sera résistante.

Les éléments décollés doivent

donc être refixés. Les fissures

et petits trous doivent être rebouchés

au moyen de pâte à

bois ou de résine, avant un

dernier ponçage d’égalisation.

Toutes les poussières doivent

être éliminées au chiffon avant

l’application des peintures.

Il convient d’utiliser les produits

adéquats, de type « laque

pour bois extérieur ». En cas de

mise en peinture, une couche

de primaire est appliquée avant

les deux couches de finition.

En ce qui concerne le choix de la

teinte, la solution la plus authentique

est de conserver la couleur

d’origine. Des sondages sont

parfois réalisés pour dégager les

différentes couches de peinture et

retrouver les pigments de la teinte

initiale (étude stratigraphique).

Rouge bordeaux, bleu marine, vert bouteille, brun, noir et blanc sont des

teintes traditionnelles. De nombreuses autres couleurs sont néanmoins

envisageables, pour autant que l’ensemble de la façade reste cohérent.

Plusieurs finitions existent : peinture brillante à effet miroitant, effet satiné…

Une couche de protection anti-tag peut également être appliquée.

11

Les parties qui ne sont pas à

peindre comme les vitrages

et les pierres d’encadrement

doivent être protégées contre

les risques de taches par des

« caches ».

Si la couleur d’origine n’est pas connue, le choix devra viser l’harmonie

en prenant en compte le style de la façade et les teintes des autres

matériaux, et en particulier la couleur des châssis de fenêtres. Sur la

photo de gauche, l’association du blanc et du bois teinté est typique

des années 1960. Il est aussi conseillé de réaliser des tests avant de

procéder à l’application définitive (photo de droite).


Restaurer - Réparer

Les bois cassés, les décors abîmés ou les pièces manquantes constituent

des points d’entrée d’eau qui menacent particulièrement la

préservation des structures. L’humidité piégée dans les portes et

châssis en bois peut en effet entraîner du pourrissement, le développement

de mousses ou de champignons, des gonflements et déformations,

des décollements et des cassures, voire des infiltrations

dans les murs… Il est donc important de réparer ces dégâts lors de

l’entretien d’une porte, en particulier avant la remise en peinture.

Les moulures détachées doivent

être refixées à l’aide de clous

discrets et/ou d’une colle

adéquate.

Après réparation, les dernières

anfractuosités doivent être colmatées

à l’aide de produits de

comblement, de type « pâte à

bois » pétrissable ou résine,

avant un ponçage lissant.

Lorsqu’une porte frotte au sol, il

convient de vérifier en premier

lieu le serrage des charnières.

Il est par ailleurs possible de

redresser les assemblages déformés

ou de raboter les parties qui

continueraient à frotter.

Les parties vraiment trop abîmées

(élément rongé, vermoulu…)

et les manques (comme

un ancien trou de boîte aux

lettres dans l’exemple cicontre)

peuvent faire l’objet de

remplacements ponctuels par

des « greffons », soit des morceaux

de bois sculptés à l’identique,

dans la même essence.

Comme les assemblages des

portes anciennes sont effectués

à partir de chevilles et de coins

de bois, leur démontage est relativement

aisé.

Attention ! Contrairement à ce que diront parfois certains fournisseurs,

il est rarement nécessaire de devoir remplacer toute la porte. Généralement,

seules certaines extrémités altérées doivent être remplacées, le

reste de la structure étant assez robuste que pour être conservé.

Des réparations et remplacements partiels coûtent moins

chers qu’un remplacement total.

L’application d’une nouvelle

couche de vernis ou de peinture

rend les réparations invisibles.

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Améliorer

les performances thermiques

L’intérêt des portes est lié à leur ancienneté et à la qualité de leurs

décors originaux. Même si un des objectifs est d’améliorer la performance

énergétique du bâtiment, il ne faut donc pas se précipiter

pour remplacer une porte d’entrée ancienne, vu que seule une

petite partie des pertes caloriques s’effectuent à ce niveau. Il faut

en réalité plusieurs décennies pour que les gains en consommation

d’énergie amortissent le coût du remplacement !

Un « joint à guillotine » (aussi

appelé kaltefein) est un

joint mobile, actionné par un

bouton-poussoir qui l’abaisse

lorsque la porte se ferme. Il peut

être ajouté sur des portes existantes

en incisant une rainure.

La conservation doit d’autant plus être envisagée qu’il existe

des solutions pour améliorer les performances des portes existantes.

Le bois possède des bonnes propriétés en matière d’isolation

thermique. Le principal enjeu est donc de réduire les défauts

d’étanchéité entre l’ouvrant et les parties fixes, pour limiter les

pertes de calories, éviter les courants d’air inconfortables et améliorer

l’isolation phonique.

Si le sol présente une surface irrégulière,

l’isolation peut aussi

être renforcée par l’ajout d’un

« joint-brosse » (aussi appelé

brossette), placé du côté intérieur

(ci-dessus) ou extérieur

(ci-contre, quasi invisible).

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Une première solution pour améliorer à peu de frais l’étanchéité

entre l’ouvrant et le cadre fixe consiste à ajouter des joints

souples sur le pourtour des structures, après avoir bien nettoyé les

surfaces. Cette solution présente une grande efficacité pour une

dépense minimale : ces produits s’achètent pour quelques euros

dans les magasins de bricolage. Attention à assurer une bonne

continuité des joints. Comme ils sèchent, il faut les remplacer au

bout de quelques années.

Des solutions existent également pour améliorer l’isolation dans

la partie inférieure de la porte. Outre les traditionnels « boudin de

tissu » et tentures, qui conservent toute leur utilité, des systèmes

peuvent être appliqués en complément sur des portes existantes.

Pour augmenter l’étanchéité

au niveau d’une porte d’entrée

sans devoir modifier les

structures originales, une solution

particulièrement efficace

consiste à créer un sas dans le

hall-couloir situé derrière la

porte par exemple, en aménageant

une paroi vitrée dotée

d’une seconde porte. Cet espace

tampon protège la cage d’escalier

et les pièces voisines des

courants d’air.

L’étanchéité au niveau des boîtes aux lettres enchâssées est traitée dans

des pages spécifiques (pages 26-27). Il est également possible d’améliorer

les performances thermiques des parties vitrées (voir pages 18-19).


Sécuriser contre l’effraction

La résistance des portes anciennes aux tentatives d’intrusion peut

être renforcée de différentes manières.

En cas de modernisation des

serrures, les adaptations apportées

doivent être effectuées

dans le respect de l’esthétique

d’ensemble de la porte. Les

éventuels ajouts doivent être

sobres et discrets. Dans cet

exemple, la petite plaque métallique

intègre le nouveau système

de serrure et décourage

les tentatives de forçage.

Vu le poids des anciennes

portes en bois, leurs charnières

sont généralement robustes.

Elles doivent néanmoins aussi

être contrôlées et entretenues

régulièrement. En cas de défaut,

une solution est de les

remplacer par des charnières

neuves.

Pour une sécurité renforcée, au

moins trois points d’accroche

sont recommandés entre le

dormant fixe et l’ouvrant. Il

est possible d’ajouter des verrous

ou une tringle avec plusieurs

points d’attache. Des

crochets peuvent également

être intégrés dans la tranche

de l’ouvrant. Avant Après

17

Les panneaux originaux peuvent constituer des points de fragilité,

comme le montre l’exemple ci-dessus. Le panneau qui avait été abîmé

a été reproduit à l’identique. La résistance peut être renforcée par

un doublage avec des panneaux compacts placés du côté intérieur,

comme cela a été réalisé dans l’exemple ci-dessous. L’adaptation

n’est pas visible de l’extérieur.

Des « pênes anti-dégondages » peuvent être ajoutés sur des portes

existantes. Il s’agit de structures métalliques fixées à la fois sur l’ouvrant

et sur la partie fixe et qui présentent des formes géométriques

complémentaires. Elles empêcheront ainsi le déboîtement de la porte

en position fermée.


Adapter les vitrages

En cas de remplacement, il convient d’opter pour du verre de sécurité

« feuilleté ». Lors de chocs, ce verre se brise mais les morceaux

restent soudés et ne tombent pas au sol. Non seulement il est impossible

d’entrer, mais les risques de coupures sont ainsi évités, ce qui

présente un autre avantage en matière de sécurité.

Si le bois présente des performances thermiques favorables, les parties

vitrées constituent par contre des points de faiblesses en termes

de déperdition thermique, d’isolation acoustique et de sécurité. Or,

les portes réalisées jusqu’au milieu 20 e siècle intègrent souvent des

verres à textures en relief et/ou colorés qui contribuent à la beauté de

l’ensemble. Pour préserver l’esthétique d’origine, il convient d’envisager

leur conservation, tout en renforçant la sécurité et l’isolation,

par exemple en ajoutant un vitrage épais de renforcement.

Les nouveaux vitrages performants (verre feuilleté de sécurité,

double vitrage) peuvent être combinés avec des vitrages présentant

un aspect « à l’ancienne » qui permettent de conserver l’esthétique

originale de la porte.

19

Pour protéger les vitraux colorés

de l’imposte et améliorer l’isolation,

un survitrage en verre épais

a été placé du côté extérieur.

Le double vitrage isolant placé

du côté intérieur n’est pas perceptible

en façade.

Il est conseillé d’opter pour un verre texturé dont le caractère translucide

est généré par le relief comme dans l’exemple de gauche. Le rendu

sera plus cohérent avec le style original de la porte et de la façade

qu’un verre lisse opalescent comme c’est le cas dans l’exemple de

droite ( l’imposte a par contre conservé son vitrage texturé).


Reproduire à l’identique

Vu les possibilités de réparation et d’amélioration des performances

des portes anciennes, leur remplacement est rarement nécessaire.

Il n’est justifié que si l’état de dégradation est si prononcé que le

coût de la restauration serait supérieur à un remplacement qualitatif.

Deux solutions sont alors possible.

Avant

Après

La première consiste à remplacer uniquement l’ouvrant en conservant

les parties fixes, dont les fenêtres d’imposte. Après nettoyage et

remise en peinture, les grilles d’origine peuvent être refixées sur la

nouvelle structure.

Le remplacement du seul ouvrant

n’est pas efficace si l’encadrement

conserve des défauts

d’étanchéité. La seconde solution

consiste donc à remplacer

simultanément les parties

mobiles et les parties fixes par

des éléments neufs intégrant les

solutions d’étanchéité et de sécurité

actuelles. A nouveau, les

grilles d’origine peuvent être

remontées sur ces nouvelles

portes.

Voici des exemples de portes de différents styles reproduites à l’identique,

avec panneaux moulurés, verres imprimés en relief, grilles et

éléments de ferronnerie originaux remontés.

Avant

Après

Le modèle original (à

gauche) a été «transposé»

dans la copie (à droite).

Quoique différentes, les

moulures conservent l’esprit

du dessin initial et les proportions

restent équilibrées.

Si la porte d’origine a

disparu lors de transformations

anciennes (photo

de gauche), il peut être

intéressant d’en reproduire

une copie (photo de

droite. Les motifs d’origine

peuvent être identifiés

sur des photographies

anciennes ou sur les plans

du permis de bâtir. Ces

Avant Après

derniers sont consultables en introduisant une demande spécifique

auprès du Service des Archives de la Ville de Liège.

21


Entretenir et conserver les grilles

Le noir, le blanc et les nuances de gris sont les couleurs les plus fréquentes

des grilles de portes liégeoises.

23

Forgées artisanalement, les grilles de protection adoptent des motifs

décoratifs uniques : leur conservation valorise donc l’identité

de l’immeuble. Comme pour les boiseries, l’entretien est la clé de

leur préservation.

Il est indispensable d’utiliser

une peinture spéciale pour métaux,

avec au moins une couche

d’antirouille. A nouveau, le support

doit être bien préparé : ponçage,

enlèvement des écailles et

de poussières. Les vitrages et

les boiseries sont protégés par

des caches.

Lorsqu’il n’y a pas d’autre solution

que de remplacer les parties

en bois, nous avons déjà vu

que les grilles d’origine peuvent

être nettoyées, repeintes, puis

remontées sur la nouvelle structure

conçue avec des proportions

identiques à celles d’origine.

Des charnières discrètes permettent

l’ouverture lors du nettoyage

(ci-contre).


Entretenir et conserver

les ferronneries

Les portes anciennes comportent souvent des ferronneries aux motifs

variés, dont le style est en adéquation avec le reste des décors :

poignées, boîtes aux lettres, charnières, heurtoirs, grilles de vasistas,

contours de sonnettes... Il est recommandé de les conserver, car jamais

les éléments contemporains n’auront le charme de ces détails anciens.

Il est indispensable d’utiliser

une couleur spéciale pour métaux,

avec au moins une couche

d’antirouille. A nouveau, le support

doit être bien préparé : ponçage,

enlèvement des écailles et

de poussières. Les vitrages et

les boiseries sont protégés par

des caches.

Il est conseillé de démonter

ces éléments lors d’une remise

en peinture de la porte. Le démontage

permet également de

nettoyer les décors métalliques,

par exemple en les trempant

dans des bains spéciaux.

Les décors en fer oxydable

exposés à la pluie doivent être

repeints régulièrement pour ne

pas rouiller et se dégrader. Les

matières comme le bronze, le

cuivre, l’aluminium ou l’acier

inoxydable ne s’altèrent par

contre pas.

Vissées depuis l’intérieur,

les garnitures de serrures

offrent de bonnes garanties

de sécurité. Il est parfois nécessaire

d’agrandir le trou de

clé pour intégrer un nouveau

barillet (structure à droite de

l’image). La taille du cylindre

est choisie pour affleurer du

côté extérieur et ne pas donner

de prise aux tentatives

d’effraction.

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Les nouvelles sonnettes doivent

être intégrées discrètement pour

ne pas dénaturer les décors. Les

solutions de petite dimension sont

les plus judicieuses. (sonnette présente

dans le coin inférieur droit

de l’image).

Si le remplacement d’une porte ne peut être évité, il est cependant

possible de conserver tous les décors de ferronnerie originaux et de les

remontrer sur la nouvelle porte.


Intégrer adéquatement

les boîtes aux lettres

Le Code du logement impose que chaque domicile bénéficie d’une

boîte aux lettres individuelle. Il est donc parfois nécessaire d’adapter

les portes existantes pour y ajouter des boîtes supplémentaires.

Lorsque la porte comporte

des décors de valeur, avec

par exemples de nombreuses

moulures, une alternative

consiste à placer les boîtes

aux lettres à côté de l’entrée,

avec un design de qualité

sobre.

Dans ces exemples malheureux, la qualité des décors a été complètement

dénaturée. De nombreux points d’infiltration d’air froid ont en

outre été créés.

Il est important d’adopter une solution minimaliste, avec des formes

sobres et discrètes qui s’inscrivent en harmonie avec la porte initiale

sans perturber ses qualités esthétiques.

Les ouvertures des boîtes aux lettres constituent des points de faiblesse

dans la barrière d’étanchéité. L’isolation peut être renforcée à ce niveau

en fixant des brossettes à poils serrés ainsi qu’en plaçant des caissons

fermés étanches du côté intérieur (photo de droite).

Les dimensions minimales des boîtes aux lettres sont fixées par un arrêté

ministériel : largeur de l’ouverture, positionnement en hauteur. En

cas de non-conformité (ouverture trop petite, trop haute…), la Poste

peut demander une adaptation. Notons que si l’immeuble contient plus

de trois logements, les boîtes aux lettres peuvent être placées dans un

sas d’entrée intérieur accessible au facteur.

27

Les nouvelles boîtes aux lettres peuvent être intégrées sobrement dans

une porte en bois ancienne. Ces exemples montrent six ouvertures séparées

en disposition verticale (à gauche) et six ouvertures en insertion

horizontale qui passent inaperçues (à droite).

Il est possible d’élargir l’ouverture existante en remplaçant la quincaillerie

de manière qualitative (photo de gauche). Pour conserver les ferronneries

décoratives anciennes, une autre solution est de bloquer l’ouverture d’origine

(photo de droite) et de placer une nouvelle boîte à côté de la porte.


Comment trouver un professionnel ?

Obtenir des conseils et informations

Méfiez-vous de certains fabricants ou placeurs spécialisés dans la pose

de châssis neufs, qui peuvent dire qu’une porte ne peut pas être restaurée

alors qu’elle est pourtant tout à fait réparable. C’est peut-être

tout simplement qu’ils ne sont pas eux-mêmes compétents pour ce

type de chantier. Les travaux de restauration et d’entretien des portes

anciennes en bois doivent en effet être réalisés par des menuisiers ou

artisans spécialisés. Pour trouver leurs coordonnées, une solution est

de repérer des restaurations récentes de qualité et d’interroger les propriétaires.

Le bouche à oreille est un autre moyen efficace : des personnes

de votre entourage connaîtront peut-être des exemples réussis.

Enfin, il existe des répertoires spécialisés dans les métiers du patrimoine,

comme par exemple :

www.patrimoine-metiers.be

www.uniondesartisansdupatrimoine.be

La précipitation est mauvaise

conseillère : il faut consacrer

du temps aux démarches préalables

: se poser des questions

sur les travaux à effectuer, dialoguer

avec les entrepreneurs

quant aux avantages et inconvénients

des différentes solutions

proposées… Il est recommandé

de demander plusieurs devis.

Les spécialistes compétents

doivent proposer des solutions

sur mesure et fournir des réponses

précises qui faciliteront

votre prise de décision.

Le Département de l’Urbanisme peut vous conseiller au sujet des

éventuelles démarches et des solutions à adopter pour conserver les

portes anciennes.

La Batte n°10 à 4000 Liège

04 221 90 57 urbanisme@liege.be

Heures d’ouverture de l’accueil : voir le site internet www.liege.be

Attention : un permis est nécessaire pour modifier la porte

d’un bâtiment classé ou inscrit dans un périmètre d’ensemble

protégé. La demande est dans ce cas instruite conjointement

auprès des services de la Région wallonne et de la Ville.

Le Service des Archives de la Ville de Liège conserve les dossiers de

demande de permis anciens, dans lesquels peuvent se trouver les plans

initiaux du bâtiment avec le dessin des portes d’origine.

04 221 66 55 archives@liege.be

Introduire une demande par l’e-guichet : www.liege.be

29

Le prix ne doit pas être le seul critère de choix. Des prix trop bons

marchés peuvent en effet se traduire par des travaux réalisés « à

l’économie », avec un résultat de piètre qualité et peu durable.

Il est conseillé de contrôler la qualité des finitions à la fin des travaux :

fonctionnement des charnières, peintures homogènes et sans griffes, ferronneries

correctement fixées... De la qualité de la réalisation et des finitions

dépend en effet la durée de vie des réparations. Pour une inspection

visuelle détaillée, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un proche

expérimenté : deux regards valent mieux qu’un !

Les recommandations formulées dans cette brochure consacrée aux portes

d’entrée s’appliquent également aux portes de garage traditionnelles en bois.


Obtenir des aides financières

Colophon

Certains travaux d’entretien et de conservation des portes anciennes de

grande qualité peuvent être soutenus financièrement par les aides pour le

petit patrimoine populaire de Wallonie.

Cellule du Petit patrimoine populaire de Wallonie

081 33 21 70

philippe.buxant@spw.wallonie.be

Source

Une partie de cette brochure a été inspirée par la brochure « Porte ancienne

en bois. Entretien et rénovation » préparée par Jérôme Bertrand et

éditée par le Centre urbain de Bruxelles.

Rédaction et mise en page

Département de l’Urbanisme de la Ville de Liège

La Batte n°10 à 4000 Liège

04 221 90 81

urbanisme@liege.be

Photographies

© Département de l’Urbanisme de la Ville de Liège

Éditeur responsable

Échevinat de la Culture et de l’Urbanisme

Juillet 2018

Imprimé sur les presses de l’imprimerie communale de Ville de Liège.

31


Éditeur responsable :

Échevinat de la Culture et de l’Urbanisme, Féronstrée, 92 B-4000 Liège

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