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ON mag - Guide audio nomade & photo 2018

À l'essai : 8 écouteurs pour la musique et le sport ; 8 casques audiophiles, Bluetooth et antibruits ; 6 enceintes sans-fil nomades et boombastiques ; une source Hi-res universelle ; 6 appareils photo parmi les plus intéressants du moment

À l'essai : 8 écouteurs pour la musique et le sport ; 8 casques audiophiles, Bluetooth et antibruits ; 6 enceintes sans-fil nomades et boombastiques ; une source Hi-res universelle ; 6 appareils photo parmi les plus intéressants du moment

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mag

Edition 2018/4

30

écouteurs, casques,

enceintes, appareils

photo à l’essai

AUDIO

NOMADE &

PHOTO


3 ON mag - audio nomade & photo

SOMMAIRE

ECOUTEURS

p.6 - Cellularine Hide

p.8 - Etymotic Reasearch ER4XS

p.10 - Final E5000

p.12 - Fostex TE05

p.14 - Jabra Elite Active 65t

p.15 - Meters M-Ear BT

p.16 - PSB M4U TW1

p.18 - Sennheiser CX Sport

CASQUES

SOURCE

p.56 - iFi Audio xDSD

APPAREILS PHOTO

p.60 - Canon M50

p.62 - Nikon D850

p.64 - Panasonic Lumix DC-TZ90

p.66 - Sigma Sd Quattro

p.68 - Sony Alpha 7 mark III

p.72 - Sony RX10 mark IV

p.22 - Beyerdynamic Aventho Wireless

p.24 - Denon AH-D1200

p.26 - JBL E65BTNC

p.28 - JVC HA-S20BT

p.30 - Meters OV-1B (Bluetooth)

p.32 - MTX iX3

p.34 - Plantronics BackBeat GO 600

p.36 - Nad VISO HP70

ENCEINTES

p.40 - Cambridge YoYo (S)

p.42 - Como Audio Amico

p.44 - Dali Katch

p.46 - Dynaudio Music 1 & 3

p.50 - JBL Xtreme 2

p.52 - Soundcast VG7

Ce magazine vous est offert par ON-Mag.fr

Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans

restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf

autorisation préalable de notre part.

On participé à ce numéro :

Communication : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46

Rédacteurs : Alban Amouroux, Alexandra Bellamy, Manuel Courbo, Pierre Stemmelin


JaponaisetHigh-Techdepuis1973

TH

TE

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www.hamysound.com

Tél.:0147884702

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ÉCOUTEURS


6 ON mag - audio nomade & photo 2018

CELLULARLINE

Hide

Ces écouteurs «true wireless» Hide (que l’on

trouve aussi sous la référence Vibe) nous

sont proposés par la société Cellularline une

grosse société italienne spécialisée dans

les accessoires pour la téléphonie. Ils sont

accompagnés d’une batterie de forte capacité

pouvant recharger d’autres appareils et c’est

certainement là leur principal intérêt, car pour

ce qui concerne les performances sonores c’est

une autre histoire... par Manuel Courbo

Chez ON-mag, depuis la découverte de ce type

de produits, tout petits, légers, avec zéro fil, nous

attendons avec impatience la perle rare, à savoir un

produit qui en plus d’être pratique et fonctionnel

aurait un petit prix et un son juste. Lors de notre

comparatif de l’an dernier, nous ne l’avions pas

trouvé. Avec le Cellurlaline Hide, nous allons peutêtre

encore une fois rester sur notre faim, mais au

premier abord, il faut reconnaître que le produit est

plutôt prometteur.

Effectivement, réussir à caser dans un écouteur de

2 cm de long et 1 cm de diamètre, un transducteur,

un récepteur Bluetooth et une batterie est un tour

de force. Cellularline l’a réussi tout en proposant

un produit esthétiquement attirant. Ces petits

écouteurs alternent entre une finition noir mat et

chromée. Ils affichent un style à la fois sobre et

élégant.

«Accessoire» presque indissociable des écouteurs

«true wireless» en général, le petit boitier de

recharge et de rangement magnétique est ici un

palet rond, d’environ 8 cm de large pour 2,5 de

haut, dont la trappe se referme par rotation. Il

intègre une batterie de grosse capacité, 2200 mAh,

ce qui est bien utile, car avec 3 heures d’autonomie

annoncée (et plutôt 2 heures en pratique), les petits

écouteurs Hide ne peuvent aller loin tout seul. Cette

batterie autorise jusqu’à une quinzaine de recharges

des écouteurs et elle peut aussi être utilisée comme

«powerbank» pour un smartphone grâce à sa prise

USB dédiée.

Des écouteurs un peu trop volatiles et

maigrelets

Pour assurer la tenue en place de ces écouteurs

Cellularline Hide dans les oreilles, le choix de

la bonne taille d’embouts est primordial. Idem

d’ailleurs pour obtenir une restitution sonore

acceptable. C’est valable pour beaucoup d’autres

modèles intra-auriculaires, mais encore plus ici.

Pour ce qui est des performances à l’écoute, c’est

passable si l’on reste dans les lignes… à savoir ne

pas forcer le volume, car ces écouteurs saturent

très vite. Si l’on est sage donc, la scène sonore et la

définition sont plutôt moyennes, avec des aigus un

peu secs et relativement en avant et des timbres qui

paraissent un peu creux. Ce n’est pas transcendant

du tout, mais écoutable.

Bref, même si, avouons-le, le concept du zéro-fil

nous séduit énormément dans l’absolu, ce n’est pas

avec ce genre de produit que nous allons adhérer.

Les écouteurs Hide de Cellularline nous semblent

être encore plutôt des modèles d’appoint, plus

intéressants finalement pour leur batterie que pour

leurs performances sonores assez médiocres ou leur

autonomie assez limitée, ou leur liaison Bluetooth

parfois capricieuse.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires «true wireless»

•Transmission Bluetooth 4.2

•Autonomie annoncée en utilisation de 3 heures, temps

de recharge 2 heures

•Accessoires fournis : 3 tailles d’embouts en silicone,

boitier de recharge (batterie de 2200 mAh) et de rangement,

câble de recharge USB/micro-USB

•Poids : 5 g chaque écouteur

Notre avis

80 €


La Hi-Fi devient sans fil!

Avec le tout nouveau système d’enceintes DALI CALLISTO, vous pouvez

facilement diffuser et contrôler de la musique de presque n’importe quelle

source, tout en profitant de la reproduction incroyablement détaillée et

transparente de DALI.

Chaque enceinte CALLISTO est pilotée par un amplificateur classe D

signé DALI de 250W et dispose d’une connexion sans fil haute résolution

au Sound Hub. Il suffit de le brancher et d’appuyer sur “Connect”.

Le DALI SOUND HUB est le cerveau derrière votre système d’enceintes

CALLISTO, transférant sans fil l’audio en haute résolution à vos enceintes

et se connecte automatiquement d’une source à l’autre.

Plus d’informations sur DALI CALLISTO sur www.dali-speakers.com


8

ON mag - audio nomade & photo 2018

ETYMOTIC RESEARCH

Chaque pièce, en cas de pépin, peut-être

commandée en ligne de même que des embouts

en mousse d’autres types. Il existe même un

programme d’»upgrade» pour les possesseurs

d’anciens écouteurs ER4 qui peuvent les retourner

pour bénéficier d’un tarif préférentiel sur les

nouveaux ER4XR.

Des écouteurs à isolation profonde

ER4XR

400 €

Etymotic Research est une société américaine

totalement atypique du marché des écouteurs

intra-auriculaires. Très impliquée dans le

domaine médical et la recherche liée à l’audition,

elle propose des écouteurs moulés sur

mesure et une gamme d’une demi-douzaine

de modèles «standards». Les Etymotic ER4XR

(XR pour «eXtended Response») ciblent les

musiciens et mélomanes les plus puristes.

par Pierre Stemmelin

Dès le premier contact, ces écouteurs témoignent

de leur approche extrêmement professionnelle.

Très discrets, leurs corps sont formés de tubes très

fins (7 mm de diamètre) en aluminium usiné dans

la masse et gravé au laser. Chacun accueille des

transducteurs à armature balancée, du plus haut

grade de précision, réalisé sur mesure et appairé à

1 dB de tolérance. Etymotic garde secret le nombre

de voies utilisées.

Le câble, qui présente une partie supérieure très

fine et torsadée, est détachable, le raccordement

aux écouteurs se faisant par prises standards de

type MMCX. Il comporte une petite glissière afin

de le serrer sous le menton, ce qui peut-être utile

notamment pour les musiciens.

Le jeu d’accessoires fournis confirme l’approche

très pro, presque médicale. 4 paires d’embouts en

silicones à triple frange, de 2 tailles différentes, et 2

paires d’embouts en mousse à mémoire de forme,

d’une seule taille, sont fournies. Une première

mallette de rangement comporte un adaptateur jack

6,35 mm, une pince cravate, un jeu de quatre filtres

acoustiques de rechange et un tire-filtre vissant

pour les retirer des conduits des écouteurs et les

remplacer s’ils sont encrassés.

Une seconde pochette molletonnée, plus petite,

de rangement est également dans le package de

même qu’un certificat de performance avec résultat

de mesure de chaque écouteur numéroté.

Le principe des écouteurs Etymotic Research est

d’apporter une isolation phonique poussée par

rapport aux bruits extérieurs pour vous permettre

d’écouter la musique avec le moins de perturbation

possible, sans avoir à pousser le volume afin de

préserver votre audition. Avec les ER4XR, selon les

embouts, l’isolation phonique monte à des valeurs

records de 35 à 42 dB. Mais pour que çà marche, il

est impératif de bien enfoncer les écouteurs dans

les conduits auditifs. Une parfaite étanchéité est

requise, sinon pas d’isolation phonique correcte

et pas de grave non plus. C’est donc contraignant,

pas fait pour un usage en extérieur où l’on a

besoin par sécurité de rester un peu connecté

à l’environnement. Pour certains utilisateurs, les

embouts en mousse permettant de moins enfoncer

les écouteurs tout en obtenant la meilleure isolation

phonique et la meilleure réponse dans le grave,

seront une bonne solution.

Ces conditions réunies, on retrouve à l’écoute des

Etymotic ER4XR cette pureté et cette richesse qui

nous avaient tant charmés avec les ER4 microPro

avec un surcroît de chaleur dans le bas du spectre.

Les médiums et les aigus sont à la fois d’une grande

précision, donnant une présence remarquable sur

les voix tout en conservant une exquise douceur,

totalement inhabituelle sur ce genre de produit.

La sensibilité est modérée et la dynamique n’est

pas exacerbée, mais on touche à ce qu’il se fait de

mieux en matière de transparence, fluidité, beauté,

pureté et finesse des timbres sur des écouteurs

intra-auriculaires.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires filaires •Transducteurs

: à armature balancée •Réponse en fréquence :

20 Hz à 16 kHz •Impédance à 1 kHz : 45 ohms

•Sensibilité à 1 kHz pour 0,1 v : 98 dB •Niveau maximal :

122 dB SPL •Câble détachable à connecteurs MMCX

•Accessoires fournis : mallette et pochette de rangement,

adaptateur jack 6,35 mm, 7 paires d’embouts, 4

paires de filtres acoustiques de rechange et extracteur à

vis, pince cravate, certificat de performance.

Notre avis


10 ON mag - audio nomade & photo 2018

FINAL

250 €

E5000

Empruntant des voies atypiques, parfois

assez ésotériques, Final Audio Design est une

marque de casques et écouteurs audiophiles

haut de gamme qui ne cessent de nous

surprendre. Démonstration de son savoir-faire

avec les intra-auriculaires E5000 qui nous ont

laissés sans voix.

par Manuel Courbo

Nous avons testé l’année dernière la paire

d’écouteurs Final F7200 à un peu moins de 500

€ que nous considérons comme une référence

absolue dans son domaine. Mais la marque

japonaise nous prouve ici avec les E5000 qu’elle sait

aussi faire de « bonnes choses plus abordables ».

Tout comme leurs aînés, les Final E5000 sont de tout

petits écouteurs filaires, de moins de 25 g, en inox

poli usiné dans la masse, au look élégant et épuré,

mais avec des transducteurs électrodynamiques et

non plus des transducteurs à armature balancée.

Ils sont équipés d’un câble détachable torsadé à

gaine translucide, du plus bel effet et de qualité

audiophile haut de gamme.

Dans les accessoires nous trouvons également des

crochets tour d’oreille, utiles quand on est amené

à être en mouvement. Ces derniers, bien que

minimalistes, remplissent correctement leur office et

font qu’on peut porter les Final E5000 à la manière

«d’oreillettes de scène». L’isolation passive est

correcte ainsi que la tenue et le confort.

Du grave à l’aigu, une finesse et une rapidité

exceptionnelle

À l’écoute, rarement il nous a été donné d’entendre

autant de détails dans d’aussi bonnes conditions.

Rien ne manque, rien n’est en trop. Nous avons été

impressionnés par tant de clarté, par la foultitude

de nuances restituée, des petits sons insoupçonnés,

la découverte d’instruments sur des morceaux

pourtant écoutés des centaines de fois. Ce fut le cas

notamment sur «Fotzepolitic», de Cocteau Twins

(Album «Heaven Or Las Vegas»). Les Final E5000

sont aussi à l’aise sur de la musique classique avec

«Peer Gynt» Suite n°1 Op.46 : 4 «In The Hall Of

the Mountain King», que sur le morceau Electro

«Falling» de Digitalism. La restitution est franche.

Les basses sont percutantes. Elles disparaissent

aussi vite qu’elles sont apparues sans occulter les

sonorités plus aigües qui arrivent en simultané.

Il est totalement inhabituel de tomber sur des

écouteurs qui apportent autant de précisions sans

pour autant sacrifier l’équilibre tonal, être trop

analytiques ou «inexpressifs». Personnellement,

nous sommes fans. Les Final E5000 ont bien une

sensibilité un peu faible, qui oblige à pousser

pas mal le volume si l’on veut écouter fort dans

les transports en commun par exemple, mais en

dehors de cette petite limite, nous n’en voyons pas

vraiment d’autre. Ces écouteurs sont élégants et

fonctionnent à merveille.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires filaires

•Transducteurs : électrodynamiques de 6,4 mm

•Impédance : 14 ohms

•Sensibilité : 93 dB/mW

•Câble : détachable, à connecteurs MMCX, conducteurs

OFC plaqués argent

•Accessoires fournis : 5 tailles d’embouts, pochette de

rangement ronde en silicone, crochets tour d’oreille

•Poids : 24 g

Notre avis


Nouvelle gamme iFi Audio, nouveau Design.

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12

ON mag - audio nomade & photo 2018

FOSTEX

TE05

Fostex, à la fois marque grand public et

laboratoire du géant japonais Foster Electric,

emploie près de 20 000 personnes dans son

pays. Avec ces écouteurs TE05, le fabricant

propose à nouveau un excellent produit.

par Manuel Courbo

100 €

Régulièrement primé dans les tests de ON-Mag,

comme ce fut le cas avec les casques T20RP et

T40RP ou avec les écouteurs d’entrée de gamme

TE04, Fostex nous sert à nouveau un produit précis

comme une montre suisse et détaillé comme une

fresque de Michel Ange…

Ce modèle TE05 se présente sous la forme

d’écouteurs filaires on ne peut plus traditionnels,

au corps en métal, élégant et discret. L’une des

particularité de ce modèle, comme c’était le cas du

TE04, réside dans son câble interchangeable, ce

qui est globalement rare voire presque unique dans

cette gamme de prix. Cette option principalement

réservée aux oreillettes professionnelles et de scène

vous permettra ici, en cas de problème avec le

câble, de retrouver un ensemble neuf pour environ

1/3 du prix de l’appareil, soit 39€ pour un câble de

rechange. Cela est bien mieux et beaucoup plus

écolo que de jeter le tout.

Ces écouteurs sont très légers, leur tenue en place

dans les oreilles est excellente, tandis que l’isolation

phonique passive est correcte. Le Fostex TE05

dispose sur son câble d’une télécommande basique

et d’un microphone permettant d’accéder aux

fonctions essentielles : prise d’appel téléphonique,

avancer ou reculer d’un morceau - juste ce dont on

a besoin.

Une restitution d’une grande précision et

d’une grande vivacité

Quant à la restitution, elle est tranchante et

chirurgicale ; le son est précis, d’une netteté

impressionnante, rien ne traîne et on ne note pas

de superposition hasardeuse. Les basses étant

légèrement en retrait, les aigus et les médiums

s’expriment pleinement. Pour nous en assurer et

éliminer tout doute concernant une éventuelle

incompatibilité, nous avons testé ce modèle en

écoutant différents genres musicaux, pop, jazz,

classique, électro.

Sur le morceau «A Wither Shade of Pale» interprété

par Annie Lenox, nous n’avons rien relevé de négatif

à signaler. La voix très en avant est magnifique,

sans aucune agressivité. Le clavecin s’exprime en

haut à droite et la harpe est bien campée à gauche

au milieu. Quant à la rythmique basse de fond,

bien centrée, elle s’avère plus discrète qu’elle ne

l’a parfois été lors de tests d’autres écouteurs,

notamment le Fostex TE04 qui offre une restitution

beaucoup plus basseuse et charnue.

Sur le morceau «Summertime» interprété par Miles

Davis, la trompette, le violoncelle et tout le reste de

l’orchestre affichent une très belle présence, mais

malgré la clarté de la restitution, on ne note aucune

agressivité ou sensation désagréable dans l’aigu.

C’est la preuve d’une excellente définition.

Dans cette gamme de prix d’une centaine d’euros,

les écouteurs Fostex TE05 sont donc très différents

mais parviennent à nouveau, comme les TE04, à

offrir un très bon rapport performances/prix.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires fermés filaires

•Corps des écouteurs en aluminium

•Câble 1,2 m interchangeable avec microphone et

télécommande

•Réponse en fréquence 10 Hz – 25 000 kHz

•Accessoires fournis : 4 tailles d’embouts en silicone (XS,

S, M, L), pochette de rangement en tissu satiné

•Poids : 16 g

Notre avis


LA RÉFÉRENCE DES ENCEINTES HI-FI BLUETOOTH

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ELIPSON PRESTIGE FACET 6B BT

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14

ON mag - audio nomade & photo 2018

JABRA

Elite Active 65t

200 €

À l’instar de l’américain Plantronics, Jabra, qui est devenu depuis longtemps une marque danoise

de GN Netcom, est un spécialiste des produits audio Bluetooth visant des usages professionnels

ou très spécifiques comme le sport. L’année dernière, l’Elite Sport de Jabra avait été l’une des

premières paires d’écouteurs «true wireless» qui nous ait réellement convaincus. La marque réitère

en 2018, proposant une déclinaison Elite 65t ou Elite Active 65t, légèrement moins chère et plus

simple, mais toujours aussi sûre et sérieuse.

par Pierre Stemmelin

Par rapport au Jabra Elite Sport que nous avons

testé l’année dernière et qui figure toujours au

catalogue à 230 €, le nouveau Jabra Elite Active 65t,

à 200 €, perd le capteur de fréquence cardiaque et

ne conserve qu’un capteur de mouvements pour

guider les sportifs dans leurs entraînements. Son

indice de protection à l’eau et à la poussière est

aussi un peu plus faible, IP56 au lieu d’IP67.

Il faut ajouter qu’une déclinaison plus simple et

moins chère encore existe aussi. Référencée Jabra

Elite 65t (tout court) et positionnée à 180 €, elle

n’embarque pas de capteur de mouvements et

affiche un indice de protection IP55. Pour le reste,

elle est identique à la version «Active» et devrait

donc suffire à la majorité des utilisateurs.

La finition des Elite 65t et des Elite Active 65t est par

ailleurs plus recherchée que celle de l’Elite Sport,

misant plus sur l’élégance, grâce à une finition des

oreillettes bleu foncé mat, rehaussée de larges

boutons en métal anodisé champagne rosé.

Leur boîtier de rangement et recharge est en outre

fort compact et discret. Il assure deux recharges

supplémentaires, qui s’ajoutent à l’autonomie

initiale de 5 heures des oreillettes seules.

L’appli de pilotage comporte un égaliseur à cinq

bandes personnalisable et propose différents

modes d’écoute en fonction de votre activité,

ainsi que l’activation d’un bruit rose ou d’un son

de vagues de l’océan pour se concentrer, celui du

retour de la voix ou des bruits externes. Cette appli

peut aussi compter vos pas. Elle est plutôt bien faite

dans l’ensemble, mais pas exempte de quelques

bogues, ni totalement intuitive au premier abord.

Ça tient dans les oreilles comme par magie

et le son a également de la tenue

Les écouteurs Jabra Elite Active 65t sont

relativement gros et ne conviendront pas à toutes

les oreilles, notamment celles dont les conques sont

étroites. Par ailleurs, leurs performances sonores

sont assez sensibles au choix des embouts. Jabra

fournit seulement trois paires de tailles différentes,

de type EarGel. Pour l’exercice en extérieur, si vous

optez pour des embouts de taille un peu inférieure

à vos conduits auditifs, vous n’aurez quasiment

aucun retour parasite des bruits de vos pas, vous

entendrez mieux les bruits qui vous entourent, mais

aurez peu de grave. En choisissant des embouts

plus gros, on obtient un son plus équilibré, mais

alors on entend un peu les bruits de ses pas. Il aurait

été judicieux que Jabra fournisse d’origine plus

d’embouts de tailles intermédiaires.

Mais en dehors de ces éléments, ne boudons pas

notre plaisir, car les Elite Active 65t sont vraiment

excellents. La première fois qu’on s’apprête à les

positionner dans ses oreilles, on pense qu’ils ne vont

jamais y tenir. Puis on court 5 minutes, 15 minutes,

une demi-heure... ils ne bougent presque pas !

Leur forme et leurs petits tétons qui avancent sur le

dessus des tragus des oreilles sont vraiment bien

trouvés. Autre gros point fort de ces écouteurs, leurs

microphones destinés aux appels téléphoniques

fonctionnent à merveille.

La restitution sonore de la musique est également

de très bon niveau. La dynamique n’est pas

exacerbée, ni la puissance max, mais c’est fort

plaisant à écouter. L’équilibre tonal est agréable et

naturel. Les timbres sont propres et d’une bonne

définition. Ces écouteurs Jabra Elite Active 65t

constituent l’un des meilleurs choix dans leur

catégorie.

Spécifications

•Type : écouteurs «true wireless» •Transmission : Bluetooth

5.0 jusqu’à 10 m •Transducteurs dynamiques de

6 mm •Accessoires fournis : paires d’embouts EarGel de

trois tailles différentes, câble USB de recharge, boîtier de

rangement et de recharge

•Autonomie : 5 heures (+ 10 heures avec le boîtier de

recharge), temps de recharge total de 2 heures avec un

adaptateur 500 mA, 1 h 30 d’autonomie supplémentaire

avec une recharge de 15 min

•Poids : 6,5 g pour l’écouteur gauche et 5,8 g pour

l’écouteur droit

Notre avis


METERS

M-Ear-BT

Sur ces écouteurs intra-auriculaires, la nouvelle marque Meters,

émanation d’Ashdown Engineering connue pour ses amplis de

guitares et basses électriques à vumètres, n’a pas installé de

cadrans à aiguille, contrairement à ce que l’on trouve sur son

gros casque OV-1. Néanmoins, les M-Ear-BT ne manquent pas

d’originalité, tant dans leur présentation qu’à l’écoute.

par Manuel Courbo

ON mag - audio nomade & photo 2018

15

Aujourd’hui, nous testons les premiers intraauriculaires

de la marque, donc point de vumètre

à nous mettre sous les yeux ou sur les oreilles. Ces

écouteurs existent en version filaire M-Ear ou en

version Bluetooth, M-Ear-BT. C’est la seconde que

nous avons testée.

Esthétiquement, le produit est à la fois très propre

et très rock. Les écouteurs arborent des coques en

aluminium strié, pourvus d’une petite languette en

similicuir. Cette dernière n’est pas uniquement là

pour faire joli. Elle sert à déloger l’écouteur sans

tirer sur le câble et donc à préserver la longévité de

la connexion.

Dans leur version Bluetooth, les écouteurs Meters

M-Ear-BT sont reliés par un long câble faisant le

tour de la nuque. Deux petits cylindres se trouvent

sur ce câble, chacun de la taille d’une petite pile

AAA ; ils sont eux aussi recouverts de similicuir.

Ces cylindres intègrent le microphone pour la

prise d’appels téléphoniques, les commandes, la

batterie, l’amplification et les différentes puces de

réception et décodage Bluetooth, compatibles avec

le nouveau codec audio Hi-res AptX HD.

Une scène sonore extrêmement ample

et structurée

À l’écoute, ce qui nous a d’abord surpris avec ces

écouteurs Meters M-Ear-BT, c’est la scène sonore

et la disposition des différents plans d’où viennent

sons, voix et instruments. Au début, c’est un peu

déstabilisant d’entendre sur un morceau connu, un

son relégué à l’arrière ou «perché» tout en haut à

droite ou au contraire ramené à l’avant, puis on s’y

fait et on se prend au jeu. Ce phénomène n’impacte

d’ailleurs pas du tout la qualité de restitution, au

contraire. Quelle profondeur, quelle vaste scène

sonore ! Ça vient de tous les côtés (et on sait de

quel côté) avec clarté, précision et vivacité.

Sur le morceau électro du groupe hollandais Weval,

«Rooftop Paradise» (album «Half Age») les aigus

montent haut, entrecoupés d’autres sons perchés

et d’un fond de basses synthétiques… Les Meters

M-Ear-BT suivent parfaitement la cadence sans

s’emmêler les pinceaux sur ces enchaînements

130 €

pourtant compliqués.

Sur notre traditionnel «A Whiter Shade of Pale»

interprété par Annie Lennox, la voix de la chanteuse

est très en avant au centre (pas étonnant), on perçoit

les chuintantes de sa voix en début de phrase, on

retrouve les chœurs et la harpe un peu derrière à

gauche et le clavecin en haut derrière à droite. Les

écouteurs Meters M-Ear-BT délivrent à nouveau une

scène sonore étonnamment précise et spatialisée.

Ces écouteurs proposent également une écoute

filaire via un câble spécial, USB/mini-jack, option

utile en cas de panne de batterie. La restitution

semble proche de celle en BT, avec juste un peu

moins de grave.

Pour ceux qui aiment écouter leur musique très

fort, je ne suis pas le dernier de ce côté-là, avec

ces écouteurs Meters vous serez servi. La puissance

acoustique disponible est vraiment très élevée.

Seul petit bémol, les deux «petits tonnelets» de

chaque côté du tour de nuque peuvent avoir

tendance à se déséquilibrer lorsque l’on est en

mouvement. Hormis ce détail, les Meters M-Ear-

BT sont des écouteurs plaisants, pas fatigants, au

look original attachant. Leur restitution sonore est

excellente, précise et vivante.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires Bluetooth (compatible

AptX HD) •Transducteurs électrodynamiques de

7 mm •Impédance (mode filaire) : 32 ohms à 1 kHz

•Puissance admissible (mode filaire) : 1000 mW

•Sensibilité (mode passif) : 94 dB/mW

•Accessoires fournis : 3 tailles d’embouts S/M/L, pochette

de rangement en similicuir, câble de recharge

USB, câble adaptateur mini-jack/USB •Autonomie de 8

heures •Aimant pour tenue des deux écouteurs au repos

•Poids : 50 g (l’ensemble)

Notre avis


16

ON mag - audio nomade & photo 2018

150 €

PSB

M4U TW1

La marque PSB Speakers n’est pas très connue

en France. Pourtant, sa naissance remonte à

1974, ce qui lui fait 44 ans. Elle fait partie

du groupe canadien Lenbrook, également

propriétaire de la marque Nad et de l’étoile

montante de l’audio multiroom, Bluesound. On

peut donc imaginer qu’elle dispose de moyens

conséquents dédiés à la recherche et au

développement. Supposition qui se confirme

avec le test de ces écouteurs «true wireless»

ou «zéro fil» destinés aux sportifs.

par Manuel Courbo

Plus du tout de fil avec ce modèle PSB M4U TW1.

Chaque oreillette est totalement indépendante,

intégrant son propre récepteur Bluetooth et sa

propre batterie. Cette dernière est habilement

logée dans le fin arceau tour d’oreille de chacun des

écouteurs. L’ensemble est donc discret et surtout

très léger : moins de 10 grammes par oreillette.

Contrairement aux autres modèles «true wireless»

du marché, ces écouteurs PSB M4U TW1 sont livrés

sans boîte de rangement qui ferait aussi office

de boîtier de recharge. Cependant, grâce à leurs

arceaux tour d’oreille, ils peuvent embarquer des

batteries déjà conséquentes, assurant 5 heures

d’autonomie. Leur tenue est en outre parfaite, donc

idéale pour de l’activité physique. Le confort est

bon. L’isolation phonique passive est très honorable.

Seul petit bémol, sur un sol dur et avec des

chaussures mal amorties, on s’entend un tout petit

peu marcher, mais rien de rédhibitoire.

Plusieurs fonctions (prise d’appel, pause, stop,

morceau suivant…) sont accessibles sans avoir à

sortir le smartphone de sa poche. Les commandes

tactiles se pilotent via de petits tapotements sur

la partie extérieure des écouteurs, au niveau du

petit rond d’aluminium siglé PSB. C’est à la fois très

pratique mais aussi un peu agaçant parfois. Si l’on

a tendance à remettre régulièrement en place ses

écouteurs, une fausse manipulation est vite arrivée.

C’est une question d’habitude à prendre.

Une restitution sonore moelleuse et définie

Passons à la restitution maintenant… La scène

sonore n’est pas démesurée, on ne ressent pas

une grosse sensation d’espace, cette perception

est amplifiée par des aigus discrets au profit de

médiums et de graves plus présents et plus en

avant, sensation qui est encore plus prononcée à

bas ou très bas volume. À côté de cela, à l’écoute

de certains morceaux que nous connaissons bien,

ces écouteurs PSB M4U TW1 nous ont aussi paru

très doux, très définis et capables de faire ressortir

certains détails, jusque-là passés inaperçus, de

manière étonnante.

Même si nous avons un peu bataillé pour la mise en

service et l’appairage des deux oreillettes, ces PSB

M4U TW1 vont bien dans le sens du marché, offrant

une approche mixte urbaine et/ou sportive, en

Bluetooth, sans aucun fil. Ils sont à la fois pratiques,

légers et sonnent correctement, pour un budget

contenu de 150 €.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires zéro fil

•Bluetooth 4.1 «True Wireless»

•Transducteurs : électrodynamiques de 6 mm

•Réponse en fréquence : 20 Hz – 20 000 Hz

•Autonomie annoncée en utilisation de 5 heures, temps

de recharge 2 heures

•Résistants à l’eau : indice de protection IPX5

•Accessoires fournis : 4 tailles d’embouts silicone (SS, S,

M, L), câble de recharge USB/mini-USB, étui de protection

en simili cuir noir semi-rigide

•Poids : 9,4 g chaque oreillette

Notre avis


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匀 漀 爀 琀 椀 攀 猀 匀 礀 洀 琀 爀 椀 焀 甀 攀 猀 搀 攀 䠀 愀 甀 琀 攀 儀 甀 愀 氀 椀 琀 簀 刀 愀 瀀 瀀 漀 爀 琀 匀 椀 最 渀 愀 氀 ⼀ 䈀 爀 甀 椀 琀 ㈀アパート 搀 䈀 Ⰰ 吀 䠀 䐀 ⬀ 一 ⸀ ─ 簀 䈀 氀 甀 攀 琀 漀 漀 琀 栀 愀 瀀 琀 堀 簀 䨀 攀 琀 䔀 û 攀 挀 琀 㜀 ☀ 䈀 䈀 䔀 ⬀Ⰰ 㘀 㘀 倀 爀 攀 猀 攀 琀 猀

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18

ON mag - audio nomade & photo 2018

SENNHEISER

CX Sport

Sennheiser est un leader historique toujours incontesté du

marché des casques et écouteurs. Pourtant, il ne se précipite

pas sur les nouveaux segments tendance, laissant le soin à

d’autres marques d’essuyer les plâtres. Aussi ne trouve-t-on pas

de modèles «true wireless» dans le catalogue de Sennheiser, ni

pléthore d’écouteurs sans-fil pour le sport. Les seuls sont ces

Sennheiser CX Sport. par Pierre Stemmelin

Les oreillettes et transducteurs de ces

écouteurs CX Sport sont conçus sur une

base héritée de nombreux modèles de la marque,

dont certains eux aussi prévus pour l’activité

physique, mais filaires, existent depuis plusieurs

années. Aussi le remarque-t-on dès le déballage.

On a affaire à un produit qui, à défaut d’être très

original, paraît très sérieux. Au total, quatre paires

d’embouts intra-auriculaires et trois jeux d’ailettes

de maintien sont fournis, pour s’adapter à la plupart

des morphologies d’oreilles.

Le câble qui relie les deux écouteurs est fin, de

section aplatie et d’une matière qui agrippe

légèrement afin de limiter les ballotements lors des

mouvements. Un serre-fil donne la possibilité de

le «nouer» derrière la nuque. Il est aussi livré avec

une petite pince pour le fixer sur un vêtement si

nécessaire. Cette paire d’écouteurs comporte deux

boîtiers montés de façon symétrique, chacun à cinq

centimètres des oreillettes. Le premier embarque la

batterie qui fournit jusqu’à six heures d’autonomie

pour 1 h 30 de charge et peut reprendre une heure

d’autonomie en seulement 10 minutes. Le second

boîtier comporte le microphone pour la prise

d’appels téléphoniques ainsi que trois boutons bien

repérés. L’ensemble est annoncé comme résistant à

la sueur, et donc aux éventuels soucis d’oxydation,

ainsi qu’aux éclaboussures.

Des écouteurs clairs et francs sur lesquels on

peut compter

Sur le terrain, la paire d’écouteurs Sennheiser CX

Sport s’inscrit comme une valeur sûre. Elle est sans

histoire ni défaut rédhibitoire. Le maintien n’est pas

aussi stable que celui des écouteurs à crochets tour

d’oreille et tour de nuque. Cependant, pour une

séance de running à allure moyenne d’une trentaine

de minutes, cela convient déjà très bien. On note

juste que le boîtier de la batterie, plus gros, pèse

un peu plus d’un côté que celui des commandes, ce

qui a tendance à légèrement désaxer les oreillettes,

mais lorsque l’on a compris comment le replacer

d’un geste, ce n’est plus réellement un problème.

130 €

Avec les Sennheiser CX Sport, nous avons apprécié

la très grande discrétion des effets microphoniques

(bruits de pas) lorsque l’on court, l’isolation

phonique parfaitement dosée pour un usage en

extérieur, le son d’une grande clarté et intelligible

ainsi que la liaison Bluetooth d’une stabilité très

correcte (codec ACC et AptX Low Latency pris en

charge). On a noté quelques bruits parasites de

prise au vent, qui restent néanmoins modérés.

Sans faire dans le démonstratif, la restitution

sonore de ces écouteurs Sennheiser CX Sport est

franche, directe, concise, propre, d’une excellente

intelligibilité. Pendant le sport, c’est très appréciable

de ne pas avoir à augmenter le volume pour

bien entendre. Après l’effort et en lieu calme,

ces écouteurs sont également plaisants à utiliser,

déployant des médiums clairs et de jolies petites

rondeurs dans les basses.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires sans-fil pour le sport

•6 heures d’autonomie, 1,5 heure pour charge complète,

10 min pour 1 h d’autonomie

•Accessoires fournis : 4 paires d’embouts intra-auriculaires

et 3 paires d’ailettes de tailles différentes, câble de

recharge USB, pince de câble, pochette de rangement

•Transmission : Bluetooth 4.2, portée jusqu’à 10 m, compatible

AptX LL et AAC

•Réponse en fréquence : 17 Hz à 21 kHz

Notre avis


Polk Swimmer Duo

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l’aide d’une simple connexion Bluetooth. Au bord

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CASQUES


22

ON mag - audio nomade & photo 2018

BEYERDYNAMIC

450 €

Aventho Wireless

L’allemand Beyerdynamic est un leader incontesté du marché des casques, écouteurs, et

microphones. C’est aussi, certainement, le plus atypique. Tout en proposant une gamme assez

complète, très riche avec des tarifs variés, il semble en même temps faire totalement fi des modes

et des courants. Pour preuve, l’Aventho Wireless, que l’on teste ici, est, avec l’Amiron Wireless

annoncé sur le CES 2018 de Las Vegas, un des premiers casques Bluetooth de la marque ! On

n’a donc un peu envie de dire aux équipes R&D de Beyerdynamic «Eh oh, on est en 2018 là. Le

Bluetooth c’est seulement maintenant que vous vous y mettez ?» Çà peut donc faire sourire, mais

ce serait dommage de s’arrêter là. Car Beyerdynamic en adoptant le Bluetooth si tardivement

est finalement peut-être plus sérieux que beaucoup de ses concurrents tandis que son Aventho

Wireless est à la fois très original et innovant.

par Pierre Stemmelin

Original, le Beyerdynamic Aventho Wireless l’est

d’abord par son look et sa construction «fidèle aux

techniques ancestrales artisanales allemandes»...

du moins à l’échelle de l’histoire du casque audio.

Ses deux petites oreillettes supra-auriculaires sont

fixées sur un arceau relativement minimaliste fait de

plaques d’alliage métallique embouties, usinées et

cintrées. Cela paraît très solide, mais aussi un peu

rustique à l’instar du coussinet de l’appui-tête très

peu rembourré et des câbles apparents qui relient

les oreillettes à l’arceau.

Les oreillettes sont construites en un matériau

synthétique très dense, garant d’une bonne inertie

acoustique, chacune rehaussée d’un anneau

d’aluminium cranté qui renforce le style postfuturiste

ou steampunk de cet Aventho Wireless. Celle

de droite comporte le bouton d’allumage et

d’appairage Bluetooth ainsi qu’un panneau tactile

sur l’extérieur pour zapper, prendre un appel ou

ajuster le volume. Le maniement des commandes


ON mag - audio nomade & photo 2018

23

de ce dernier n’est pas toujours totalement évident,

mais il est correctement réactif et sa sensibilité est

réglable depuis l’appli de pilotage ce qui est une

bonne chose.

À l’intérieur des oreillettes, la batterie de 1050

mAh revendique une autonomie de 30 heures

(nous ne sommes pas allés jusque là, mais

nous avons remarqué pendant nos essais que

l’Aventho Wireless a beaucoup d’endurance).

Les transducteurs sont tout petits, environ 32 mm

seulement, mais ils sont de haute performance

utilisant la technologie de moteur Tesla qui décuple

la puissance, propre à Beyerdynamic.

Une application qui adapte l’acoustique

de vos oreilles à celle du casque... ou le

contraire

Le Beyerdynamic Aventho Wireless est d’une

conception qui parait durable et facilement

réparable. Ses coussinets d’oreillettes se remplacent

facilement et il peut fonctionner en liaison filaire

comme un casque passif. Sa restitution sonore est

d’ailleurs très convaincante dans ce mode avec

même un surcroit d’assise, fermeté et impact dans le

grave par rapport à la liaison sans-fil. En Bluetooth,

il est compatible avec le codec audio Hi-res Aptx

HD, ce qui est encore rare sur le marché. Il propose

surtout de personnaliser le son en fonction de vos

oreilles. Pour cela Beyerdynamic s’est adjoint les

services de la société MiMi Hearing Technologies

et a développé une application spécifique, MiY,

disponible sous iOS et Android. Cette application

intègre un test d’audition poussé qui prend environ

5 minutes, à faire dans un lieu très calme, pour

déceler, grâce à des séries d’impulsions de plus en

plus faibles, les fréquences que vous entendez le

mieux et celles que vous entendez moins bien.

Dans notre cas, une sensibilité moindre a

été relevée entre 2 et 4 kHz. L’application a

immédiatement proposé d’appliquer la correction

adaptée à la restitution du casque Aventho Wireless

avec la possibilité de faire varier son intensité de 0 à

100 % par pas de 20 %. À bas niveau d’écoute, c’est

très efficace. Les voix sont immédiatement devenues

plus intelligibles et lumineuses. En revanche à fort

volume nous avons préféré désactiver totalement

la correction afin d’obtenir un son plus neutre,

mat, moins coloré. En d’autres termes, on a là une

correction physiologique intelligente prenant en

compte le couplage entre vos oreilles et le casque

et dont on peut régler l’intensité selon le volume

d’écoute. Nous insistons sur la notion de couplage

entre les oreilles et le casque, car nous avons

recommencé les tests d’audition, cette fois-ci depuis

l’application originale de MiMi, avec différents

casques et écouteurs et les résultats peuvent varier

sensiblement d’un modèle à l’autre.

De la rigueur et de la précision

Pour ce qui est des performances propres au

Beyerdynamic Aventho Wireless, c’est un casque

extrêmement rigoureux et précis. Il ne cherche pas à

donner une sensation de fausse ampleur, mais n’en

est pas pour autant sec dans les basses fréquences.

Avec lui, on se prend à redécouvrir des morceaux

que l’on pensait déjà bien connaître. Il n’enjolive

pas artificiellement le son et met extrêmement

bien en valeur les différences d’acoustiques ou

le travail de mixage d’un morceau. Nous avons

été particulièrement étonnés par la richesse des

informations sur la chanson «Don’t Judge Me» de

Janelle Monaé. La section de violons symphonique

de l’introduction, le bruit de vagues de bord de

mer, les chœurs en écho dans les effets de réverb,

la guitare acoustique puis électrique funky... tous

ces éléments étaient transmis avec beaucoup de

concision et discernement.

Le Beyerdynamic Aventho délivre toujours un son

très direct et très proche tout en étant capable de

le tenir avec énergie, sens du détail et de la mesure,

une grande propreté même lorsque l’on pousse

fort le volume. C’est décidément un casque à part,

original, surprenant et plein de ressources.

Spécifications

•Type : casque supra-auriculaire, fermé, sans-fil

•Liaison filaire ou Bluetooth (compatible AAC et

AptX-HD)

•Autonomie de la batterie : 1050 mAh, 30 heures

•Impédance nominale (mode filaire) : 32 ohms

•Sensibilité : 105 dB SPL pour 1 mW à 500 Hz

•Réponse en fréquence : 10 Hz à 40 kHz

•Accessoires fournis : housse de rangement, câble minijack,

Performances

câble USB de recharge

•Poids : 238 g

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie/confort

Musicalité


24

ON mag - audio nomade & photo 2018

DENON

AH-D1200

Après une période un peu hasardeuse sur le

secteur des casques, avec des modèles aux

designs ébouriffants et aux tarifs défrisants,

Denon est revenu depuis deux ans à ce qu’il

sait faire de bien et à ses fondamentaux. On

s’en est rendu compte avec l’excellent haut de

gamme Denon AH-D7200 à qui nous avons

décerné un ON-topaudio Award 2018. Voici

maintenant l’AH-D1200 plus nomade qui

s’annonce très prometteur et nous rappel

furieusement une référence que nous avons

testée il y a presque dix ans, l’AH-D510, et

dont la restitution sonore est restée gravée

dans nos oreilles pour son grave dévastateur.

par Pierre Stemmelin

Pour un casque que l’on trouve à moins de 200 €,

le Denon AH-D1200 affiche une construction et une

finition qui paraissent très qualitatives et même très

chic notamment dans sa version crème et marron.

Pour cause, le châssis est le même, si ce n’est très

proche du modèle haut de gamme, antibruit et

sans-fil, Denon AH-GC20. On retrouve donc les

coussinets circum-auriculaires en mousse à mémoire

de forme habillée de cuir synthétique très doux, le

large arceau bien molletonné ou encore les solides

branches pliables toutes en métal moulé.

Par contre, l’équipage acoustique est différent.

Les transducteurs sont sur le Denon AH-D1200 de

50 mm et non de 40 mm. On remarque que ces

transducteurs électrodynamiques ont une très large

bobine mobile et un moteur très généreusement

dimensionné. Cela promet une haute tenue en

puissance et des graves musclés. Denon annonce

1300 mW admissibles et une réponse en fréquence

qui descend à 5 Hz ! On peut déjà vous dire que

d’après ce que nous avons entendu et mesuré, cela

ne semble pas être du pipeau.

Très confortable dans les basses et à porter

Sur le terrain, le Denon AH-D1200 s’annonce

d’emblée comme très confortable à porter. Il

n’isole que moyennement pour un modèle circumauriculaire

des bruits extérieurs, mais il tient

fermement en place et ses coussinets englobent

très bien les pavillons auditifs tout en leur laissant de

la place à l’intérieur des coques pour respirer.

Le bon volume intérieur, ainsi que l’inclinaison des

transducteurs légèrement vers l’avant apporte un

autre avantage à l’écoute. La scène sonore a de

belles dimensions. Elle est ample et aérée. Les

basses sont très présentes sur ce casque, mais

190 €

ne provoquent pas cette sensation d’oppression,

de confinement, de bourdonnement permanent

et d’effet trop «boomy» que l’on rencontre chez

beaucoup de concurrents. Le son est musclé, pêchu,

mais aussi très libéré et dynamique. Le Denon AH-

D1200 en rajoute, c’est clair, autant dans les basses

que les aigus où il affiche pas mal de brillance.

L’équilibre tonal est donc physiologique. Cela

pourrait être plus fin, moins cru dans l’aigu. Il faudra,

si c’est possible, éviter de l’associer à une source

trop incisive dans le haut du spectre sous peine de

quelques duretés sur certains morceaux. Tout le

monde n’adhérera pas à cette approche typée. A

contrario, certains adoreront, le caractère grandiose,

très généreux, ultra énergisant de ce Denon AH-

D1200. En tous cas, pour notre part, il nous a

totalement fait fondre sur la voix de Kadhja Bonet

sur le morceau «Delphine». Un casque enivrant à

consommer avec modération (pour ce qui est du

volume sonore) donc.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire fermé

•Transducteurs : électrodynamiques de 50 mm

•Réponse en fréquence : 5 Hz à 40 kHz

•Impédance : 24 ohms

•Sensibilité : 100 dB/mW

•Puissance admissible : 1300 mW

•Câbles : détachables, un avec microphone et commande,

l’autre classique

•Accessoire fourni : housse de rangement

•Poids : 260 g

Notre avis


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Avec Yoyo, nous souhaitions

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26

ON mag - audio nomade & photo 2018

JBL

E65BTNC

Le JBL E55BT, testé l’année dernière, nous

avait beaucoup plu, car offrant à la fois le

Bluetooth et des performances dignes du

monde audiophile pour un prix serré. Le JBL

E65BTNC est une version un peu plus haut de

gamme ajoutant essentiellement un système

antibruit et cela semble encore une fois une

bonne pioche. par Pierre Stemmelin

Disponible en noir, gris bleu et blanc, le JBL

E65BTNC reprend le même design que le E55BT.

C’est simple, avec beaucoup de plastique, mais

pas non plus dénué de charme ou de sérieux.

Au contraire, les formes arrondies sont joliment

travaillées. L’habillage textile de l’arceau ajoute

une touche fashion et de confort, bien que le

rembourrage ne soit pas très épais. La construction

apparait aussi d’une bonne solidité. Les glissières

de réglages de hauteur sont renforcées par des

lames métalliques. De même, les charnières, qui

permettent de mettre le casque à plat ou de le

replier sur lui-même, sont en métal.

Le JBL E65BTNC serre un peu fort les oreilles,

mais reste très agréable à porter même sur la

durée. Il tient très bien en place. C’est un vrai

casque urbain adapté à la mobilité. Ses coussinets

circum-auriculaires en mousse à mémoire de forme

sont d’une bonne épaisseur, apportent déjà un

niveau d’isolation phonique respectable (en mode

passif sans l’antibruit activé) et ne provoquent pas

d’échauffement excessif.

Les commandes JBL E65BTNC se font

classiquement par des boutons. Toutes les touches

sont alignées sur la bordure du montant de

l’oreillette droite. Il y en a sept au total de façon

à offrir des fonctions complètes. Elles sont un

peu serrées, mais on les trouve assez facilement à

l’aveugle.

Une restitution claire ou chaleureuse selon le

mode, mais toujours vivifiante

À l’intérieur du casque du JBL E65BTNC, les

transducteurs ne sont pas les mêmes que ceux du

E55BT. Ils sont de 40 mm de diamètre au lieu de

50 mm. Il en résulte en mode passif, par liaison

filaire, une esthétique sonore plus claire. Les graves

sont un peu pneumatiques et moins présents.

Néanmoins, cela ne manque pas d’ampleur et de

corps. L’équilibre reste agréable et l’on retrouve le

dynamisme, le côté vivant et spontané, que nous

avions tant apprécié avec le JBL E55BT, auquel

200 €

s’ajoute un agréable effet de présence dans le

registre médium tant sur les voix féminines que

masculines.

Toujours en liaison filaire, l’activation du système

ANC (Active Noise Canceling) donne un vrai gain

pour des écoutes en lieu bruyant. Il est d’une

efficacité dans la bonne moyenne et évite de vous

couper trop du monde extérieur. Il ajoute surtout

beaucoup de niveau dans les basses qui deviennent

alors particulièrement chaleureuses.

En liaison sans-fil Bluetooth, le son perd légèrement

en définition, ce qui est normal, tandis que le souffle

de fonctionnement demeure relativement discret.

L’esthétique sonore est grosso modo la même,

lorsque l’antibruit est désactivé. Par contre en le

mettant en marche, cela change du mode filaire.

On obtient alors le meilleur équilibre, une bonne

neutralité sans perdre le caractère vivant de la

restitution.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, fermé, sans-fil

et antibruit

•Transmission Bluetooth ou filaire

Transducteurs : électrodynamiques de 40 mm

•Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz

•Sensibilité (liaison filaire) : 95 dB

•Impédance (liaison filaire) : 32 ohms

•Pression sonore max. : 108 dB

•Batterie : polymère Li-ion, 610 mAh, temps de charge de

2 heures, de 15 à 30 heures d’autonomie

•Accessoires fournis : câble mini-jack, câble USB de

recharge, housse de rangement

•Poids : 258 g

Notre avis


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28

ON mag - audio nomade & photo 2018

JVC

HA-S20

JVC, marque emblématique japonaise, n’a

plus la même aura qu’autrefois, du temps où

elle était un cador du marché des téléviseurs.

Cependant, elle reste toujours très forte sur

le marché des casques et écouteurs à petits

prix ; dans ce secteur, elle figure même parmi

les leaders. Son petit casque Bluetooth (donc

sans-fil) HA-S20BT, lancé à moins de 40 €, est

notamment très attachant pour son look et

aussi pour sa restitution sonore.

par Manuel Courbo

40 €

Esthétiquement, ce modèle supra-auriculaire est

plutôt mignon, ses oreillettes arborent un design

simple mais rigolo, disponible en plusieurs teintes

(bleu, rose, blanc, noir). Il évoque le savant mariage

entre un jouet Playskool et un macaron.

L’arceau et les coques des oreillettes sont en

plastique mat, à l’exception d’une petite partie

brillante sur le tiers inférieur des oreillettes. C’est

surprenant, mais le résultat est plutôt sympathique

et contribue à rendre le look de ce casque attractif.

Autre détail esthétique, l’habillage des mousses

des oreillettes en matériau synthétique est blanche,

quelle que soit la couleur du casque. Cet aspect

bicolore renforce l’impression de petit jouet

attachant.

Le JVC HA-S20BT est léger – il pèse moins de 100 g

- et plutôt confortable. La tenue se fait par pression

sur les oreilles et l’arceau n’est absolument pas

rembourré. C’est un bémol donc pour les personnes

dégarnies, même si ce produit s’adresse plutôt aux

jeunes et plus particulièrement à la gente féminine

à la chevelure généralement bien fournie. En dehors

de ce détail, le casque est plutôt agréable et se

porte sans fatigue.

Des basses assez touffues et de beaux

détails à l’écoute

En ce qui concerne l’écoute, les curseurs ne sont

pas au maximum, ce qui est normal pour un produit

à moins de 40 €, mais ce petit JVC HA-S20BT s’en

sort plutôt honorablement. La scène sonore n’est

pas démesurée, on n’a pas l’ampleur que l’on peut

rencontrer sur des modèles plus haut de gamme et

certaines basses sont aussi un peu lourdes. Si nous

devions utiliser une image empruntée au tennis,

nous écririons que «quelques balles restent collées

au fond de la raquette». Mais à côté de cela, le JVC

HA-S20BT est également capable de mettre en

avant de beaux détails, d’une façon assez étonnante

pour ce prix et même au-delà, se montrer précis,

voire subtil dans les aigus.

De plus, le rendement de ce casque est très élevé.

Lorsque l’on pousse le volume à fond, les basses

«talonnent» un peu, mais le niveau que l’on peut

atteindre avant saturation est déjà confortable. La

restitution affiche une belle homogénéité et du

naturel.

J’ai honnêtement passé un bon moment avec

ce JVC HA-S20BT dans les deux sens du terme :

à la fois pour son confort et pour de longues et

agréables heures d’écoutes. JVC relève le challenge

de proposer un bon casque Bluetooth pour moins

de 40 €.

Spécifications

•Type : casque supra-auriculaire fermé Bluetooth 4.1

•Transducteurs : électrodynamiques de 30,7 mm

•Autonomie de la batterie : annoncée pour 11 heures

•Câble de recharge USB/mini-USB fourni

•4 coloris au choix : noir, bleu, blanc et rose pâle

•Casque pouvant se ranger à plat

•Poids : 96 g

Notre avis


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ON mag - audio nomade & photo 2018

METERS

OV-1B (Bluetooth)

Meters est une toute jeune marque, émanation

d’Ashdown Engineering, un constructeur britannique

spécialisé dans les amplis de guitare basse et qui a

une bonne côte auprès des groupes de rock. Sa gamme

d’accessoires audio comporte une microchaîne, une paire

d’écouteurs et ce gros casque équipé de vumètres !

par Pierre Stemmelin

Le Meters OV-1 existe en deux versions l’une

filaire et l’autre avec liaison sans-fil Bluetooth (que

l’on peut aussi utiliser en filaire) sous la référence

OV-1B. Toutes deux sont équipées de circuits

d’amplifications intégrés et d’un système antibruit

actif (ANC).

Contrairement aux casques Marshall qui sont

conçus sous licence par la société suédoise Zound

Industries, ici c’est, semble-t-il, bien l’équipe

d’Ashdown Engineering qui a présidé directement

à l’élaboration du Meters OV-1. Cela s’entend,

comme nous le verrons à l’écoute.

La première qualité que l’on peut par ailleurs mettre

à l’actif de ce casque est son originalité. On n’a

absolument pas l’impression de «déjà vu» et le

moins que l’on puise dire est que l’OV-1 ne peut

passer inaperçu. Les beaux vumètres incrustés sur

les faces externes des grosses oreillettes s’illuminent

dès que l’on est en mode actif (en Bluetooth et/ou

ANC) et leurs aiguilles s’agitent dès que l’on envoie

de la musique. Le look est massif, costaud. Idem

pour la construction. Même si de prés on remarque

beaucoup de pièces plastiques à la finition un peu

moins qualitative, cela paraît très solide notamment

au niveau des énormes branches portant les

oreillettes qui, elles, sont en métal et donnent la

possibilité de replier le casque sur lui-même.

Toujours beaucoup de grave, mais aussi plus

d’ouverture, aération et ampleur

Pour tout vous dire, nous avons eu l’occasion de

tester deux fois l’OV-1. La première fois, il y a

quelques mois, avec l’OV-1en version filaire. Il ne

nous avait pas du tout séduits, donnant un son

trop basseux et étouffé à notre goût. Nous avions

alors décidé de ne même pas en parler. Depuis,

la marque semble avoir revu sa copie. Le Meters

OV-1B, plus récent, que nous testons aujourd’hui,

sonne beaucoup mieux. Les basses sont toujours

là, ventrues, profondes, généreuses. Elles sont

cependant mieux maitrisées et ne se mettent pas

à baver de façon caricaturale lorsque l’on passe

en mode actif (ANC et/ou Bluetooth). L’équilibre

reste toujours physiologique, mais l’ensemble de

la restitution s’est ouvert. Le son est plus aéré, plus

ample. Pour ceux qui aiment les graves, la présence

des basses de défaut s’est transformée en qualité.

Le Meters OV-1 demeure typé, garde son caractère

tout en pouvant maintenant être fort agréable à

écouter.

Pour ce qui est du confort, il n’a pas changé.

L’OV-1 est assez lourd, mais ses coussinets sont

suffisamment moelleux et assurent un bon maintien.

Les commandes, de leur côté, bien qu’un repérage

en relief aurait été judicieux sur celles disposées

autour du vumètre de l’oreillette droite, sont d’une

ergonomie correcte.

Dernier bon point : le Meters OV-1 est compatible

avec le codec Bluetooth AptX HD.

Spécifications

• Type : casque circum-auriculaire, fermé, sans-fil

et antibruit

• Transmission : Bluetooth (compatible AptX HD) jusqu’à

10-15 m, ou filaire

• Autonomie de la batterie : annoncée pour 10 heures

• Transducteurs : électrodynamiques de 40 mm

• Impédance (en mode filaire) : 32 ohms

• Sensibilité (en mode filaire) : 94 dB/mW

• Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz

• Accessoires fournis : câble mini-jack, câble USB de

recharge, mallette en similicuir de rangement

• Poids : 380 g

Notre avis


DONNEZ DE LA VALEUR

À VOS HISTOIRES

L’EOS M50 est un appareil photo hybride qui offre les dernières technologies Canon, une

qualité et une vitesse dignes d’un reflex, le tout dans un boîtier adapté à la photographie

d’aujourd’hui et de demain. Doté de la vidéo 4K, d’un stabilisateur d’image à 5 axes et de son

écran orientable, l’EOS M50 permet de réaliser des photos et vidéos cinématographiques

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ON mag - audio nomade & photo 2018

MTX

iX3

De conception française, le MTX iX3 est un casque filaire

tout simple, mais qui ne manque pas de style. Ce pourrait

être un bon basique, classique, durable et indémodable.

Voyons s’il a tous les atouts pour cela et une restitution

sonore à la hauteur. par Pierre Stemmelin

te Le MTX iX3 est un casque dont la conception

apparaît immédiatement fort ingénieuse. Pour

commencer, son arceau se résume à sa plus simple

expression. C’est juste une lame d’acier inoxydable.

Mais rassurez-vous, ce n’est absolument pas un

défaut et au contraire une qualité. Cette lame est

tout d’abord extrêmement souple, élastique et

résistante. On peut ajuster la pression qu’elle va

appliquer aux oreillettes en la «tordant». Elle est par

ailleurs très légère, n’ajoutant que très peu de poids

au casque et conservant un bon confort grâce à son

bon petit molleton collé sur sa partie inférieure.

Les oreillettes sont également très simples et d’une

forme très classique. Leur matière plastique pourrait

être un plus chic. Cependant par l’alliance de l’inox

brossé, du câble rouge, plat et détachable, des

coques noires, le MTX iX3 ne manque pas de style.

En outre, les économies faites sur la structure ont

pu être investies ailleurs, notamment dans les

transducteurs qui sont des modèles de 40 mm, alors

que dans cette gamme de prix les unités de 30 mm

sont encore assez fréquentes.

On peut également décerner un très bon point

aux larges attaches en caoutchouc souple entre les

oreillettes et l’arceau, qui amortissent très bien les

vibrations, évitent les bruits mécaniques parasites

quand on marche par exemple, ainsi qu’aux

glissières qui «glissent» toutes seules quand on a

besoin d’ajuster la hauteur, mais ne bougent plus

ensuite même sur des mouvements brusques.

Une restitution sonore sage et

bien équilibrée

Sur le terrain, on apprécie les coussinets circumauriculaires

de ce casque MTX iX3 qui apportent

une bonne tenue et un semblant d’isolation

phonique. Le casque étant très léger, il n’a pas

tendance à tomber et il est d’un confort bien étudié.

La présence d’une prise mini-jack sur chaque

oreillette est également une sympathique attention.

On peut brancher le câble du côté que l’on veut et

utiliser l’autre prise pour partager sa musique avec

un autre casque.

À l’écoute, le MTX iX3 est un casque à la fois sage

et vivant. La définition n’est pas très poussée et

en dehors d’une légère brillance dans le haut du

spectre, il n’essaie pas d’en faire trop. La scène

80 €

sonore, sans être démesurée, ne parait pas confinée,

trop étriquée. Elle est d’une bonne aération avec

de la fraicheur et de la présence sur les voix dans

le registre médium. Les basses sont légères,

mais pas du tout anémiques. Elles ont quelques

rondeurs, sans lourdeurs et avec du peps, de la

vitalité. L’ensemble de la restitution est d’une bonne

homogénéité. On peut écouter le MTX iX3 pendant

des heures sans se lasser ni se fatiguer. Tous les

styles de musique passent avec égal bonheur.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire fermé

•Transducteurs : électrodynamiques de 40 mm

•Réponse en fréquence : 10 Hz à 25 kHz

•Impédance : 32 ohms

•Sensibilité : 113 dB/mW

•Câble : détachable, avec microphone et commande

•Accessoire fourni : housse de rangement

•Poids : 163 g

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PLANTRONICS

BackBeat GO 600

La marque américaine Plantronics

devient une habituée de nos tribunes de

l’audiophile nomade. L’année dernière,

nous avons déjà testé et apprécié ses

écouteurs dédiés au sport, BackBeat FIT

305, solides, efficaces, performants, aussi à

l’aise en extérieur qu’en salle. Cette fois, la

nouveauté est un gros casque à vocation

plus urbaine, confirmant la volonté de la

marque d’élargir sa clientèle en visant

une cible plus jeune et fashion, en ne se

cantonnant pas uniquement aux usages

pro ou au sport. par Manuel Courbo

100 €

Le BackBeat GO 600 est un casque fermé, circumauriculaire,

Bluetooth, au look et aux finitions

soignés. Les coques sont en plastique, de même

que l’habillage externe de l’arceau. Cependant,

les glissières comportant 10 crans de réglages de

hauteur bien marqués sont en métal massif.

Les larges coussinets des oreillettes sont habillés de

similicuir et formés de mousse à mémoire de forme.

L’arceau se voit également doté d’un bon petit

molleton de 15 cm de large au dessus du crâne,

épais d’environ un centimètre.

Le look général est à la fois sobre et légèrement

futuriste, le dessin alliant des courbes et des

arêtes anguleuses. C’est réussi, au détail près

que le revêtement caoutchouteux ne prévient pas

seulement les rayures, il agrippe aussi pas mal la

poussière.

Lorsque l’utilisateur est en mouvement, la tenue de

ce casque est également bonne. Quant au confort

sur plusieurs heures d’utilisation, il s’avère correct.

L’isolation phonique passive est normale sans se

montrer extraordinaire pour un casque fermé.

L’autonomie annoncée est de 18 heures : pour notre

part, nous n’avons pas réussi à en «venir à bout»…

Sur le terrain : un certain penchant pour les

basses en Bluetooth et plus de neutralité en

liaison filaire

La mise en fonction de ce casque est simplissime

: elle s’effectue en déplaçant le curseur marche/

arrêt du Bluetooth placé sur l’oreillette droite. Le

Plantronics BackBeat GO 600 est immédiatement

reconnu par notre smartphone et l’appairage se fait

sans encombre.

À l’écoute, ce casque sans-fil Plantronics s’est avéré

précis, offrant une restitution détaillée dans les

médiums et les aigus, il distille également une scène

sonore suffisamment vaste. On peut seulement lui

reprocher une mise en avant plutôt importante des

basses, que le mode «Bass Boost» soit enclenché

ou non. Ce type d’écoute peut plaire et même être

recherché. L’écoute filaire, toujours possible en cas

de batterie déchargée, nous a semblé un tout petit

peu plus aérée et moins «boomy».

Ce «petit» modèle Plantonics BackBeat GO 600 est

dans la lignée de ce que sait faire la marque, qui

propose traditionnellement des produits sérieux,

bien conçus, ergonomiques et endurants. Plutôt

destiné à une clientèle amatrice de gros son et

de basses bien campées, ce casque Bluetooth,

positionné à un prix inférieur à 100 €, est donc bien

dans la course.

Spécifications

•Type : casque Bluetooth circum-auriculaire fermé

•Transducteurs : 40 mm

•Autonomie annoncée en utilisation : 18 h, temps

de charge : 90 min

•Entrées : USB-C (recharge de la batterie), prise mini jack

stéréo de 3,5 mm

•Réponse en fréquence : 50 Hz à 20 kHz

•Accessoires fournis : câble mini-jack de 3,5 mm, câble

de charge USB, pochette de rangement en tissu

•Existe en 4 coloris : beige-kaki, bleu marine, gris

(réf. BackBeat GO 600) et noir (réf. BackBeat GO 605)

•Poids : 175g

Notre avis


ON mag c’est aussi...


36

ON mag - audio nomade & photo 2018

NAD

Viso HP70

À l’origine anglaise, NAD est une marque

iconique du secteur de la Hifi. Elle et très

connue pour ses petits amplis stéréo

audiophiles à la fois performants et

abordables. Faisant maintenant partie du

groupe canadien Lendbrook, en compagnie de

PSB et de Bluesound, elle ne s’est mise aux

casques et écouteurs audio que récemment.

Sa gamme est pour l’instant restreinte, mais

elle a le mérite de proposer des modèles de

conception originale, exclusifs NAD. Nous

avons pu nous en rendre compte avec les Viso

HP30 et HP50 et c’est encore une fois le cas

avec ce haut de gamme Viso HP70, à la fois

sans-fil et antibruit, qui cultive sa personnalité

et sa différence.

par Manuel Courbo

Esthétiquement, ce nouveau casque Viso HP70 ne

peut renier sa paternité. On retrouve comme pour le

HP50 la forme caractéristique des oreillettes NAD, à

panneau rectangulaire, courbé et aux coins arrondis.

Mais le style s’est un peu affiné, notamment au

niveau des rotules en acier poli beaucoup plus

discrètes reliant les oreillettes à l’arceau. Il est aussi

plus urbain, troquant la finition «glossy» contre un

revêtement mat, légèrement caoutchouteux et des

habillages de coussinets dans un cuir synthétique de

très belle qualité.

Les commandes du NAD Viso HP70 sont accessibles

sur la tranche arrière de l’oreillette droite. Trois

boutons poussoir et à pression sont disponibles.

Visuellement, ils ne sont pas très réussis (du moins,

pour notre goût) et pas tout à fait à la hauteur de

la classe de ce produit. Néanmoins, ces boutons

présentent l’avantage d’être facilement repérables

et reconnaissables à l’aveugle lorsque l’on porte le

casque sur les oreilles.

Un mix entre le flegme britannique et

l’esprit bucheron canadien

Sur le terrain, le Nad Viso HP70 paraît sérieux,

solide et tient bien en place. C’est vraiment un

casque rassurant et confortable. En mode passif, il

isole déjà pas mal des bruits extérieurs et le mode

antibruit actif est d’une bonne efficacité. Ce n’est

pas du même niveau que ce que l’on obtient à partir

de références comme celles de Bose ou du Sony

WH-1000MX2, mais les résultats sont au dessus de la

moyenne. Nos essais dans le Métro parisien ont été

tout à fait concluants.

Le système antibruit a aussi pour effet d’accroître

de façon assez prononcée la présence dans les

400 €

basses fréquences. Néanmoins, même lorsqu’il

est désactivé, des basses amples, profondes et

généreuses restent un des traits de caractère

distinctif du NAD Viso HP70. Certains trouveront

que ce n’est pas leur «tasse de thé». C’est normal,

NAD n’est plus anglais, mais canadien. Et au

Canada, la spécialité ce n’est pas le thé, mais le

sirop d’érable. Le parallèle avec la tessiture sonore

du Viso HP70 est facile. Les timbres sont très riches,

sucrés, avec beaucoup de saveur et d’énergie.

En même temps, cela rappe un peu. Il y a de la

matière, de l’ampleur, de l’amertume et du corps.

Le NAD HP70 est donc un casque de caractère.

Cela peut déplaire, mais aussi beaucoup plaire, car

son caractère n’est pas du tout monocorde. Il a des

nuances, des subtilités, de la finesse tout étant très

généreux et expressif.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaires fermé, sans-fil

et antibruit

•Transmission : Bluetooth (compatible AptX HD)

ou filaire

•Transducteurs : électrodynamiques de 40 mm

•Autonomie annoncée de 18 h, temps de charge de 1 h 30

•Réponse en fréquence (-3 dB) : 15 Hz à 20 kHz

•Accessoires fournis : câble mini-jack, câble de charge

USB, mallette de rangement en similicuir, pince cravate,

adaptateur avion et jack 6,35 mm

•Poids : 320 g

Notre avis


Ne tolérez aucun compromis

Vivez la musique

Bluetooth aptX TM

et AAC

Stéréo possible (TWS)

Photo non contractuelle

- Conception Positive World -

Résistante aux intempéries

Poignée de transport

Ambiance sonore immersive

Son à 360°

Autonomie: ±10h

Port USB de charge

VG 5


BACKBEAT PRO 2

Redécouvrez le son.

Savourez chaque instant.

©2016 Plantronics, Inc.


ENCEINTES


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CAMBRIDGE

180 €

YoYo (S)

Cambridge est une marque anglaise surtout connue pour ses électroniques Hifi, à la fois

audiophiles et accessibles, mais plutôt traditionnelles. Lorsqu’une marque de ce type se lance

dans la conception d’une petite enceinte Bluetooth nomade, il arrive souvent que son produit

soit totalement à «côté de la plaque» par rapport au marché, car trop cher, trop orienté vers

des lubies audiophiles, pas assez solide ou ergonomique... Mais la Cambridge Yoyo (S) est

peut-être l’exception qui confirme la règle.

par Pierre Stemmelin

Premier bon point : la Cambridge YoYo (S) est

très bien positionnée en terme de tarif pour une

enceinte Bluetooth nomade de moyen format. Elle

est plus chère (180 €) que les modèles de marques

«no name», de marques «B» ou «distributeur»

vendus quelques dizaines d’euros, mais tout à fait

compétitive face à ceux de JBL ou Bose, les leaders

du secteur.

Second bon point : sa batterie nous a permis de

faire une douzaine d’heures d’écoute (de niveau

modéré à élevé), ce qui correspond à peu près à

l’autonomie annoncée de 14 heures. Cette batterie

est d’une capacité de 2000 mAh.

Une enceinte sans-fil à la mode du fil du

Yorkshire

Pour continuer sur le positif, la Cambridge YoYo (S)

reprend l’excellente qualité de construction et la

finition très soignée de sa grande sœur la YoYo (M)

que nous avons testées l’an dernier. Son coffret en

matériaux plastiques synthétiques bien robuste,

inerte, sans résonance parasite, est habillé d’une

luxueuse laine de chez Marton Mills, une fabrique

anglaise du Yorkshire crée en 1931. On a le choix

entre des versions gris foncé, gris clair, bleu ou

vert agrémentées du drapeau britannique et de


ON mag - audio nomade & photo 2018

41

la mention «Great British sound since

1968».

Sur le dessus, les commandes sont

protégées par un habillage en

caoutchouc «soft touch». La Cambridge

YoYo (S) n’est pas étanche, mais résiste

bien aux éclaboussures. Son bandeau

de commande comporte des boutons

de sélection de la source, appairage

Bluetooth, réglage du volume et

prise d’appel téléphonique (grâce au

microphone intégré) ainsi qu’un témoin

de charge à cinq diodes témoins et une

puce d’appairage automatique NFC.

Il est aussi possible de piloter l’enceinte

de façon gestuelle. En passant la main

au-dessus de l’enceinte, on peut arrêter

ou relancer la musique ou encore passer

au morceau suivant. C’est rigolo, mais

parfois aussi agaçant, car pas très réactif

ni intuitif et surtout il arrive que l’on

interrompe la musique sans le vouloir

juste en approchant la main pour attraper l’enceinte.

C’est le seul petit point négatif que nous ayons

trouvé à cette YoYo (S).

Sur le terrain, la Cambridge YoYo (S) peut

fonctionner en Bluetooth, mais aussi en filaire grâce

à son entrée mini-jack logée dans un renfoncement

de son socle. Elle est livrée avec un petit câble

mini-jack ainsi qu’une alimentation externe pour la

recharge de la batterie interne et plusieurs prises

secteur aux différents standards internationaux.

À l’écoute : ne vous fiez pas uniquement à

son apparence flegmatique britannique

À l’écoute, cette petite Cambridge YoYo (S) nous

a totalement épatés. Avec ses deux transducteurs

large-bandes d’environ 4 cm et son boomer de

7,5 cm en façade, associé à un grand radiateur

passif rectangulaire de 4,5 x 16,5 cm à l’arrière, elle

n’est pas la plus puissante acoustiquement de son

espèce. Elle n’est pas faite pour «gueuler», mais elle

envoie du lourd pour sa catégorie, tout en ayant

un très bon équilibre à tout volume sonore, sans

saturer. C’est une des toutes meilleures enceintes

nomades que nous ayons écoutées à moins de

200 €. Pour une fois, Bose peut «aller se rhabiller»,

ses modèles de même type sont plus petits, moins

performants ou plus chers. La Cambridge YoYo (S)

affiche un excellent équilibre tonal, même s’il n’est

pas totalement parfait, une bonne articulation et de

la consistance dans le bas du spectre, sans excès

d’effet «boomy» ce qui est rare.

La Cambridge YoYo (S) nous a totalement charmés

sur la chanson «Delphine» de Kadhja Bonet. La

transcription était très harmonieuse donnant

beaucoup de présence, aération et fraicheur à la

voix de la chanteuse, sans oublier une petite pointe

de douce chaleur dans le bas-médium. Rares sont

les enceintes nomades, même bien plus chères,

capables de tant d’harmonie et de justesse tout en

étant en mesure d’avoir une sacrée pêche quand la

musique le demande.

Pendant nos essais de la Cambridge YoYo (S),

nous avons également noté l’absence de latence

(décalage) perceptible sur l’audio en Bluetooth à

partir des programmes vidéos ainsi qu’une distance

maximale de réception de bon niveau, ou encore le

réglage du niveau, pouvant se faire depuis la source,

suffisamment sensible et progressif. C’est une belle

et grosse réussite.

Spécifications

•Enceinte Bluetooth nomade

•Commandes gestuelles et par touches semi-sensitives

•Batterie d’une autonomie de 14 heures

•Haut-parleurs : 2x large-bandes de 4 cm, boomer de 7,5

cm, radiateur passif de 4,5 x 16,5 cm

•Connectique : Bluetooth avec appairage automatique

NFC, entrée auxiliaire sur mini-jack, port USB 5 V pour

recharger un appareil externe

•Recharge : par adaptateur secteur externe (18 V, 2 A)

fourni avec jeux de prises secteur internationales

•Finitions au choix : tissus en laine Marton Mills gris

foncé, gris clair, bleu ou vert

•Dimensions : 128 x 246 x 67 mm

•Poids : 1,2 kg

Notre avis

Construction

Ergonomie

Équipement

Son


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ON mag - audio nomade & photo 2018

COMO

AUDIO

500 €

Amico

Spécifications

•Type : poste de radio, enceinte sans-fil, nomade

•Batterie intégrée de 2200 mAh •Tuners FM et DAB

•Connectique : Bluetooth (AptX), Wi-Fi, entrée aux analogique,

prise casque, port USB Host, prise RCA pour une

seconde enceinte en configuration stéréo

•Services connectés : Spotify Connect, DLNA, webradios

•Haut-parleurs : tweeter de 19 mm, boomer de 7,5 cm

accordé en bass-reflex •Dimensions : 12,4 x 24,2 x 14,9 cm

•Poids : 2,06 kg

Notre avis

Como Audio est une marque américaine, au style «à l’italienne», toute jeune puisque

lancée en 2016 et qui propose une gamme de jolis petits postes de radio. Mais attention,

elle dispose d’une très solide expérience et expertise puisque son fondateur n’est autre

que Tom DeVesto, un poids lourd du secteur, à l’origine en l’an 2000, avec Henry Kloss, de

la désormais célèbre marque Tivoli Audio

par Pierre Stemmelin

Como Audio c’est une gamme de petits postes

de radio, microchaînes et mini enceintes qui

se ressemblent tous et, pour certains, peuvent

même s’assembler à deux pour former un système

stéréo. Tous ces produits adoptent des coffrets

parallélépipédiques aux arêtes bien franches et

habillés de bois véritable (teck, noyer clair ou foncé).

C’est élégant et chic à défaut d’être très résistants

aux chocs et rayures. D’ailleurs, ces coffrets ne sont

pas assemblés en bêtes panneaux d’aggloméré ou

de médium, ni en plastique, mais en bois multiplis

de 12 mm d’épaisseur (traité «marine») idéal pour

l’amortissement des vibrations acoustiques.

La Como Audio Amico est une version nomade

équipée d’une batterie facilement amovible et

remplaçable de 2200 mAh. Il est possible de

l’acquérir seule à 500 € ou avec son complément

stéréo, l’enceinte Amica, pour 620 € au total.

L’équipement est extrêmement complet. L’Amico

possède des liaisons WiFi et Bluetooth AptX ainsi

qu’une entrée auxiliaire sur mini-jack, une sortie

casque et un port USB Host. Elle est équipée de

tuners FM, DAB et webradios. Elle est aussi Spotify

Connect et peut lire les fichiers audio disponibles

sur le réseau local en DLNA.

Toutes les commandes sont accessibles depuis

les boutons en façade et l’afficheur couleur de 2,8

pouces. On apprécie la présence de six touches de

présélections pour les stations de radio et playlists.

La navigation dans les menus est aisée et assez

intuitive, même si les boutons rotatifs à pression

sont parfois un peu capricieux. Une fonction

radioréveil avec deux alarmes indépendantes

programmables est de la partie de même qu’une

appli iOS et Android de pilotage ainsi qu’une petite

télécommande.

À l’écoute du charme, de l’harmonie, mais

aussi du muscle

La Como Audio est équipée en façade d’un tweeter

à dôme textile de 19 mm et d’un boomer 7,5 cm

à membrane en papier, accordé en bass-reflex

par un évent arrière. À l’écoute, ces haut-parleurs,

protégés par des petites grilles métalliques rondes,

se distinguent immédiatement par leur sonorité

savamment équilibrée, leur richesse harmonique,

leur douceur, leur beauté des timbres. La patte d’un

des géniteurs de Tivoli Audio est immédiatement

reconnaissable. C’est vivant. Çà sonne bien. La

restitution a une belle ampleur et même une

bonne assise. La puissance acoustique disponible

(toutes proportions gardées) est assez surprenante.

L’équilibre tonal est excellent à bas niveau et il

faut vraiment pousser fort le volume pour qu’il se

désunisse et que des phénomènes de saturation

se manifestent. Sans tomber dans le travers du

démonstratif, la Como Audio Amico concilie

douceur et générosité. Ce petit poste de radio,

multimédia et stylé, est certes assez cher par rapport

à la concurrence, mais c’est aussi une incontestable

réussite.


VISO HP70

CASQUE SANS FIL AVEC RÉDUCTEUR DE BRUIT ACTIF

Libérez vous des câbles !

Le casque NAD VISO HP70 vous offre la restitution et les détails digne d'une performance musicale Live. Il est

équipé de la technologie Bluetooth® aptXTM HD qui vous permettra de profiter d'un son de qualité CD sans

fil, en toute liberté, et ce peu importe où vous écoutez. Équipe d'une fonction de réduction de bruit (Active

Noise Cancelling) et de RoomFeel , une technologie propriétaire qui permet de restituer le son qu'aurait une

enceinte haute performance à l'intérieur d'une pièce. A l’écoute, le NAD VISO HP70 vous transporte

instantanément dans une scène sonore plus vaste et plus détaillée que tout ce que vous aurez pu entendre

auparavant.

Avec trois modes d'écoute intégrés, vous pouvez utiliser votre casque en mode d'atténuation de bruit passif,

amplifié ou actif. Cela vous donne une flexibilité dans l'utilisation de votre casque et vous permet de l'utiliser

de la façon dont vous le souhaitez, que ce soit à la maison ou en déplacement avec jusqu'à quinze heures

d'autonomie pour la batterie pour une utilisation sans fil ou encore sans batterie en mode passif. Son design

élégant et léger sur l'oreille vous permet de rester à l'aise même pendant les plus longues sessions d'écoute.

Prenez des appels, écoutez de la musique et contrôlez le volume de vos morceaux préférés directement à

partir de votre casque grâce à des microphones omnidirectionnels à double faisceau ultra-transparent et à des

boutons intégrés dans les oreillettes.

distributeur exclusif

Z.A. La Géode - 20 rue des 4 vents - 91690 Guillerval - France - Tel. : + 33 1 60 80 95 77 - Fax : + 33 1 69 58 83 69 - contact@francemarketing.fr - www.francemarketing.fr


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ON mag - audio nomade & photo 2018

DALI

de l’école scandinave, mais Dali a réussi à lui donner

un style qui n’appartient qu’à elle.

La Dali Katch se présente comme une élégante

petite pochette, avec anse en cuir, dans un choix

de coloris à la fois original et sexy. Sa construction

est luxueuse. Le coffret est réalisé à partir d’un

solide cadre en aluminium avec deux baffles en ABS

renforcé. Chaque face accueille trois transducteurs

: un tweeter à dôme textile de 21 mm, un boomer

de course de 9 cm à dôme en aluminium et puissant

moteur néodyme ainsi qu’un radiateur passif de 7,3

x 5,2 cm. Le tout est alimenté par un ampli de 2 x 25

watts RMS en classe D.

La liaison Bluetooth AptX de la Dali Katch est

compatible avec l’appairage automatique sanscontact

NFC. Une entrée auxiliaire sur mini-jack

analogique est présente ainsi qu’une sortie USB 5 V

pour recharger un smartphone ou une tablette. Il est

aussi possible de faire fonctionner cette enceinte de

manière synchrone avec une seconde Dali Katch en

configuration stéréo.

Une son d’une haute définition

Katch

400 €

Dali est la marque danoise qui monte dans

le domaine des enceintes acoustiques haut

de gamme. Elle est surtout spécialisée dans

les haut-parleurs traditionnels pour la Hi-Fi

et le Home Cinéma, mais n’hésite pas à faire

aussi des incursions dans le secteur plus grand

public et fashion, tout en conservant une

approche très qualitative. Elle l’a montré avec

sa série Kubik, d’enceintes sans-fil sédentaires

et propose depuis un an un modèle nomade

particulièrement sexy. Il s’agit de la Katch, une

enceinte Bluetooth sur batterie qui a le style

et le répondant typique de l’esprit scandinave.

lle est à la fois belle, simple et très classe.

par Pierre Stemmelin

La Katch est la première et toujours la seule

enceinte nomade créée par Dali, spécialiste danois

des enceintes HiFi et Home Cinéma. Aussi, lpour

réussir son entrée sur ce marché, le constructeur est

parti d’une feuille blanche et n’a pas lésiné sur les

moyens tant en matière de design que d’acoustique

pointue. La Katch se pose en concurrente de ses

consœurs danoises, notamment la B&O Beoplay

A2, et la Vifa Helsinki, toutes deux également

positionnées à 400 €. C’est une fière représentante

À l’écoute, la Dali Katch propose deux modes

d’égalisation, «Clear» et «Warm», plutôt bien

vus pour s’adapter à différentes ambiances et

musiques. Sa restitution est d’une grande pureté et

d’une grande classe pour une enceinte Bluetooth

portable. Les timbres sont d’une superbe définition

avec profusion de détails et une belle aération.

Le rayonnement en bipôle (par les deux faces de

l’enceinte) procure une impression de spatialisation

très réussie. Le son est clair, net et précis, mais la

Dali Katch est également capable de délivrer de

bonnes petites basses, du punch et de l’énergie.

C’est un produit en tous points très raffiné.

Spécifications

•Type : enceinte Bluetooth nomade

•Batterie : 2600 mAh, 24 heures d’autonomie

•Connectique : Bluetooth 4.0 (AptX et NFC), entrée

auxiliaire sur mini-jack, sortie USB 5V (pour recharger un

appareil mobile externe)

•Haut-parleurs : 2x tweeters à dôme textile de 21 mm, 2x

boomers de 8,9 cm à membrane aluminium, 2x radiateurs

passifs de 7,3 x 5,2 cm

•Puissance : 2 x 20 watts RMS en classe D

•Réponse en fréquence : 49 à 23 kHz

•Accessoire fourni : housse de transport, adaptateurs

prises internationales

•Dimensions : 13,8 x 26,85 x 4,7 cm

•Poids : 1,1 kg

Notre avis


OV-BT TAN

M-EARS-BT

ROSE GOLD

M-EARS RED

WWW.METERSMUSIC.COM

314 rue Paul Milliez

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Tél : 01 55 09 18 35

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www.dea-international.com


46

ON mag - audio nomade & photo 2018

DYNAUDIO

Music 1 & 3

Dynaudio, comme beaucoup de ses confrères de l’audio, s’est lancé à son tour dans la petite

enceinte connectée et autonome. La réputation des enceintes Dynaudio n’est plus à faire

dans le monde des enceintes Hi-Fi traditionnelles. Mais qu’en est-il des mini enceintes

sans-fil ? Derrière un design au parti pris engagé, Dynaudio a appliqué ses quarante années

d’expérience dans la recherche de la meilleure qualité sonore. Pour une enceinte, le son est

bien sûr primordial. Mais face à une concurrence féroce, qu’en est-il des fonctionnalités de

ces Dynaudio Music et de leur usage au quotidien ?

par Alban Amouroux

Music 1 à Music 7, de 2 à 6 haut-parleurs, de

80 à 300 Watts

La gamme Dynaudio Music comporte quatre

modèles, du plus petit au plus gros : Music 1, 3,

5 et 7. Les Music 1 et Music 3 reçues pour ce test

embarquent toutes deux une batterie pour une

utilisation véritablement sans aucun fil. Les 5 et 7

sont plus imposantes et pas vraiment prévues pour

être déplacées.

Toutes ces enceintes présentent un design qui leur

permet de n’être confondues avec aucune autre. Le

boîtier mélange surfaces lisses et tissu. La couleur

est accordée sur les deux matériaux, laissant le choix

entre du gris foncé, du gris clair, du rouge et du

bleu.

Dynaudio est partisan des touches de fonction

et des indicateurs lumineux. Ce qui permet de

pouvoir se passer de son smartphone ou d’une

tablette pour piloter les enceintes Music. Sur les

Music 1 et 3, on trouve sept touches : volume,

play/pause, saut de plage, sélection de source et

on/off. Une première rangée de LEDs indique le

niveau sonore, la seconde permet de connaître la

source enclenchée. La Music 3 est également livrée

avec une télécommande infrarouge, pour régler le

volume depuis le canapé, toujours sans avoir à sortir

le smartphone de sa poche.

Côté acoustique, la Music 1 embarque un tweeter

et un boomer de 10 cm. La Music 3 est dotée d’un

second tweeter et d’un boomer plus grand (13 cm).

Dans tous les cas, chaque haut-parleur a droit à son

canal d’amplification dédié.

Côté sources externes, les Music 1 et 3 sont

équipées d’une entrée analogique sur fiche mini

jack, d’un port USB et du Bluetooth.


ON mag - audio nomade & photo 2018

47

Concernant le port USB, on peut l’utiliser pour

recharger un smartphone sur les 1 et 3. Il est alors

possible de lire le contenu de ces appareils. En

revanche, la lecture de clés USB ou de disques durs

externes n’est pas permise. Dommage.

Installation en chattant avec l’appli, mais un

choix de services connectés limité à ce jour

et une appli à revoir

Comme toujours avec les enceintes connectées,

l’installation passe par l’application mobile.

Celle concoctée par Dynaudio arbore un design

dans la même veine que les enceintes. Je suis

agréablement surpris par les premières étapes qui

prennent la forme d’un échange sous forme de

chat. L’application me demande de définir mes

goûts musicaux afin de me faire des propositions

musicales personnalisées.

Depuis un iPhone, la découverte de l’enceinte

et son raccordement au réseau passent par la

procédure AirPlay. L’iPhone partage le mot de passe

du réseau Wi-Fi pour ne pas avoir à le retaper.

Tout comme le HomePod d’Apple, les Dynaudio

Music intègrent un système de calibrage audio. Et

comme chez Apple, il est automatique et adapte

le son en temps réel selon l’emplacement de

l’enceinte (Room Adapt) et le bruit ambiant (Noise

Adapt). Il faut juste penser à l’activer dans les menus

de configuration.

Le design de l’app est agréable. La barre tout en

haut donne accès au menu et aux favoris (playlists

et webradios). Juste en-dessous a pris place le

classique moteur de recherche. Puis bien mis en

avant, le mix personnel «Music Now» se base sur vos

goûts musicaux précédemment renseignés ainsi que

sur vos habitudes d’écoute. Vous trouvez ensuite la

liste de vos artistes préférés. Enfin, l’accès à Tidal

complète cet écran d’accueil.

Il faut noter que pour l’instant dans le monde des

services musicaux, Dynaudio Music est compatible

uniquement avec Tidal. Pour compenser cette

limitation, Dynaudio offre 9 mois d’abonnement à

Tidal avec ses enceintes Music. Cela laisse le temps

de se faire une idée, et de patienter peut-être pour

l’intégration d’alternatives comme Qobuz, Deezer

ou Spotify.

Les webradios sont bien présentes. L’application

me propose par ailleurs une sélection basée sur

mes préférences. La liste est pertinente, ce point est

parfaitement réussi.

En revanche, l’application ne permet pas

d’accéder à sa musique stockée en réseau, sur un

serveur NAS par exemple. C’est un manque, car

absolument toutes les enceintes connectées du

marché le proposent. On remarque pourtant le

logo UPnP/DLNA sur l’emballage. Car il est bien

possible d’envoyer la musique de son réseau vers

une enceinte Dynaudio Music, mais depuis une

application tierce comme mConnect.

L’application de contrôle des enceintes Music,

propre à Dynaudio, a donc encore beaucoup

de lacunes. À l’usage, je me suis en outre

rendu compte qu’elle manque cruellement

d’ergonomie. La gestion de plusieurs enceintes

Music en configuration multiroom, groupées

ou indépendantes, est totalement à revoir. Les

applications des concurrents comme Sonos, HEOS,

MusicCast ou Bluesound font beaucoup mieux. Ici,

c’est impraticable. Heureusement, les enceintes

Dynaudio sont également AirPlay et cela sauve

tout (du moins pour les possesseurs d’appareils

iOS), car il est tout à fait possible de n’utiliser que

le protocole Apple pour faire des écoutes, de

n’avoir recours à l’appli Dynaudio que pour les

paramétrages et l’oublier le reste du temps.

À l’écoute : le haut de gamme de l’enceinte

sans fil

J’ai placé la Music 1 sur le rebord de fenêtre du

salon, situation classique utilisée pour tous mes

tests d’enceintes connectées. J’ai activé le Noise

Adapt et le Room Adapt. Je n’ai pas vraiment eu

l’occasion de tester le premier, étant seul dans le

Spécifications Dynaudio Music 1

•Haut-parleurs : tweeter 25 mm, boomer de 10 cm,

charge close

•Amplification : 2 x 40 W

•Réponse en fréquence : 50 Hz à 20 kHz

•Autonomie de la batterie : 8 heures

•Poids : 1,6 kg

•Dimensions : 220 x 229 x 142 mm

Spécifications Dynaudio Music 3

•Haut-parleurs : 2x tweeters de 25 mm, woofer de 13 cm,

charge close

•Amplification : 3 x 40 W

•Réponse en fréquence : 47 Hz- 20 kHz

•Autonomie de la batterie : 8 heures

•Poids : 3,7 kg

•Dimensions : 220 x 405 x 174 mm

Notre avis

Design/finition

Équipement

App & ergonomie

Son

500 €

650 €


48 ON mag - audio nomade & photo 2018

maison le jour du test. En revanche, après activation

du Room Adapt, j’ai ressenti un vrai apport, surtout

sur le grave, qui est devenu mieux tenu, beaucoup

moins traînant.

Le rendu de la Music 1 est détonnant. Le grave

est un peu en avant, comme sur la plupart des

enceintes de ce gabarit. Mais il joue vraiment

avec le reste du spectre, contrairement à ses

concurrentes. Les percussions sont bien reproduites

avec un commencement de descente vers l’infra,

le volume de l’enceinte étant plus important que la

moyenne. Il semble exister une sorte de loudness

automatique qui offre cette belle lisibilité dans le

grave et le bas médium à tout niveau de volume,

peut-être est-ce lié au Room Adapt.

J’observe une véritable liaison du grave avec

le médium et l’aigu. Le médium est par ailleurs

bien présent, propre et réaliste. Il y a du poids

sur les voix, de jolis timbres. Pas de son étouffé

ou caverneux grâce au médium/grave de 10

centimètres, mais un véritable respect du message

musical. L’aigu file haut sans engendrer de fatigue.

La scène sonore reste autour de l’enceinte car nous

sommes en mono, mais elle déborde bien plus

qu’avec toutes les enceintes connectées mono que

j’ai pu tester jusqu’ici. La tenue en puissance est

excellente. On peut monter à 75% du volume et

sonoriser de grandes pièces, l’enceinte suit sans

donner aucun signe de fatigue ou de talonnement

dans le grave. D’ailleurs, la Music 1 est donnée pour

descendre à 50 Hz à moins de 0,3% de distorsion.

Inutile de vous refaire le même tableau avec la

Music 3 : le rendu est de la même veine, avec

un niveau de grave/bas médium encore plus

conséquent, grâce au woofer un peu plus gros,

et une image sonore encore plus large grâce au

double tweeter. Elle descend à 47 Hz, toujours à

moins de 0,3% de distorsion. La Music 3 sera encore

plus à l’aise dans des pièces plus grandes. Le choix

entre ces deux modèles qui disposent des mêmes

qualités dépendra donc du volume de la pièce.

J’ai remarqué un temps de chargement des

morceaux bien plus long que ce que l’on constate à

l’utilisation de modèles concurrents. Quand on est

habitué à un lancement quasi immédiat, forcément

on s’en aperçoit tout de suite. Peut-être est-ce

une histoire de mise en mémoire tampon pour

l’application du traitement du signal sonore par le

DSP de l’enceinte.

En conclusion : un rendu sonore top niveau,

vivement les mises à jour de l’application

mobile

La Music 1 est plus chère que des enceintes

compactes à peine plus petites qu’elle. Par

exemple, elle coûte plus du double d’une Sonos

One. Et presque 50% plus cher qu’un Apple

HomePod. Alors qu’elle n’embarque pas d’assistant

vocal. La question à se poser est celle de la qualité

sonore. Oui, la Music 1 est incontestablement plus

performante que la Sonos One et le HomePod.

Dans ce cadre, le surplus financier est largement

justifié. La Dynaudio Music 1 se rapproche d’une

minichaîne HiFi tout-en-un de qualité, alors que les

Sonos One et le HomePod en sont loin.

La Music 3 est comparable en tarif et en

performances à la Paradigm PW 600 (voir test sur

on-mag.fr). On se trouve face à deux enceintes

qui font le lien entre haute-fidélité, compacité et

connectivité. La PW 600 propose un rendu rentre

dedans, avec des timbres peut-être moins fidèles

mais plus de chaleur. La Music 3 est plus droite, plus

réaliste, peut-être plus agréable sur le long terme.

Les enceintes Dynaudio Music au design multi

facettes présentent aussi deux facettes à l’usage :

un rendu audio de qualité rarement obtenu sur des

enceintes sans-fil, mais une application incomplète

voire incohérente. D’un côté, on se dit qu’elles sont

les championnes incontestées de la catégorie, de

l’autre on a envie de passer son chemin. Le positif

dans cette histoire, c’est que le blocage n’est que

software. Tous les problèmes rencontrés peuvent

facilement être corrigés dans de futures mises à

jour de l’application et avec éventuellement l’ajout

(prévu) des protocoles Spotify Connect et Google

Chromecast . Et là, les Dynaudio Music mériteront

leur première place dans le monde de l’enceinte

sans-fil et connectée.


50

ON mag - audio nomade & photo 2018

JBL

Xtreme 2

300 €

Contrairement à quelques marques

concurrentes qui essaient de réinventer «l’eau

chaude» à chaque nouveau produit, JBL affiche,

lui, une belle constance depuis quelques

années dans le domaine des enceintes

nomades. Il reprend les mêmes modèles d’une

saison sur l’autre, les peaufine et leur apporte

des améliorations. Cela semble beaucoup lui

réussir comme nous le prouve sa «boombox»

Xtreme 2, de seconde génération.

par Pierre Stemmelin

Par rapport au modèle JBL Xtreme de première

génération, déjà très réussi, que nous avons testé,

il y a un an, les changements sont extérieurement

subtils, mais bien présents. La JBL Xtreme 2 adopte

toujours la même forme de gros boudin, mais

elle est un peu plus ventrue. Elle est maintenant

totalement étanche, à la norme IPX7. Il n’y a plus à

craindre de la laisser tomber à l’eau. Elle s’est aussi

renforcée, comme en témoignent ses parechocs

en caoutchouc translucide et ses gros anneaux

en métal, qui font maintenant la moitié du tour

de l’enceinte et permettent d’accrocher la sangle

fournie pour la porter en bandoulière.

Une des vocations premières de la JBL Xtreme

2 est toujours d’envoyer du gros son pour faire

la fête au bord de la piscine ou sur la plage. Elle

est dotée d’une batterie de forte capacité, de 10

000 mAh, comme sa prédecesseure, qui lui donne

une autonomie de 15 heures. La connectique, par

contre, n’est plus fermée par un zip, mais placée

derrière une petite trappe étanche, ce qui est

plus classique. Elle comporte une entrée auxiliaire

sur mini-jack et un port USB pour recharger

un smartphone par exemple, au lieu de deux

auparavant.

L’habillage a également été retravaillé. La toile très

robuste qui habille l’enceinte n’est plus de couleur

totalement unie, mais comporte des fils croisés de

tons différents, formant de camaïeu de vert kaki,

bleu nuit ou gris foncé selon

la version choisie. Cela parait

toujours très solide et sérieux.

Plus sage, mais aussi beaucoup

plus entrainante et persuasive

L’armement acoustique de la JBL Xtreme 2 a

été modifié avec une approche plus qualitative

et audiophile. Il est désormais constitué de 2

tweeters de 20 mm ainsi que deux boomers de 7

cm boostés par deux radiateurs passifs de 9 cm, aux

membranes antichocs, installés aux deux extrémités.

L’amplification affiche 2 x 20 watts.

La puissance acoustique maximale est peut-être

un peu moins élevée qu’avec l’Xtreme de première

génération, mais l’ensemble de la restitution a

gagné en cohésion et définition. L’aigu est plus

précis et moins sec. Le registre médium est plus

riche. Le grave est plus profond et mieux articulé.

La JBL Xtreme 2 conserve un très gros son, un

point sur lequel presque aucun concurrent de

taille comparable ne peut rivaliser. Mais elle gagne

un sens de la musique et du rythme encore plus

persuasif. Il y a des signes qui ne trompent pas.

Nous avons lancé sans y penser la playlist «What’s

Good» de Pitchfork sur Spotify, qui était assez

groovy ce 16 juillet, et très rapidement la JBL

Xtreme 2 nous a donné envie de nous trémousser.

Vous savez, ce phénomène étrange qui, sans

savoir pourquoi, fait que vos fesses, vos bras,

vos jambes, tout votre corps se met à bouger de

façon syncopée... Nous avons vraiment passé

des moments jouissifs avec cette JBL Xtreme 2 et

eu un gros coup de cœur. Bravo à toute l’équipe

d’acousticiens de JBL pour cet excellent travail

d’optimisation.

Spécifications

•Enceinte Bluetooth nomade, étanche IPX7 •Bluetooth

•Connectique : entrée auxiliaire sur mini-jack, port

USB pour recharger un appareil externe •Batterie : 10

000 mAh, autonomie annoncée de 15 h, 3 h 30 pour la

recharge complète, recharge par adaptateur secteur

externe fourni (19 V, 3 A) •Application «JBL Connect»

pour écoute en stéréo avec une seconde enceinte ou

fonctionnement synchronisé jusqu’à 100 enceintes

•Réponse en fréquence : 55 Hz à 20 kHz •Haut-parleurs :

2x boomers de 7 cm, 2x tweeters de 20 mm •Amplification

: 2 x 20 watts •Dimensions : 13,6 x 28,8 x 13,2 cm

•Poids : 2,393 kg

Notre avis


NeozOne (F): ”Un Sans faute” ”Du

packaging à la prise en main, tout

est flatteur” ”Il est aussi performant

que léger à porter” ”Le son

du MTX Audio iX3 est clairement

parmi ce qui se fait de mieux sur

le marché actuellement” ”Coup

de coeur 4,7/5”.

UpTech (F) : ”Le iX3 offre une

qualité audio impressionnante”

”Le MTX iX3 est aussi performant

sur le plan audio, qu’il est léger

à porter et robuste dans sa

conception” ”Un casque filaire au

rapport qualité/prix imbattable”.

EarIn (D) : ”Le iX3 est un casque

que l’on ne peut qu’aimer” ”Il est

agréable à porter sans jamais

rien sacrifier au son” ”Très bon

rapport qualité/prix”.

Distributeurs : SonVideo.com

(Web), musiquepointcom (67),

Electronique Service (88), Studio23

(67)...

twitter.com/

MTXFrance

mtxaudio.fr

facebook.com/

MTXFrance


52

ON mag - audio nomade & photo 2018

SOUNDCAST

VG7

En général, une enceinte Bluetooth nomade est plutôt un petit produit

d’appoint, facile à emporter et à caser un peu partout, et dont la puissance et

les performances sont forcément assez limitées. Cette Soundcast VG7 est tout

le contraire. Massive, pesant prés de 10 kg, elle est conçue pour délivrer un son

d’enfer et envoyer suffisamment de décibels pour animer une grosse fête au

bord de la piscine ou sur la plage. par Pierre Stemmelin

1000 €

La Soundcast VG7 pèse lourd, elle n’est pas faite

pour être portée sur l’épaule, mais cela reste un

produit tout à fait transportable. Elle est sûrement

bien moins lourde que la glacière pleine de

boissons pétillantes que vous pourrez emmener

avec elle à la plage pour faire la fête en nombre.

Ses proportions ainsi que sa très grosse poignée

sur le dessus permettent de facilement l’attraper,

la soulever et marcher quelques dizaines voire

centaines de mètres avec.

La construction est robuste. Le coffret en plastique

épais ne craint pas les chocs ni les éclaboussures.

La batterie amovible de 10 450 mAh est installée en

dessous derrière une plaque dévissable étanche.

De même, l’entrée auxiliaire sur mini-jack, le port

USB pour charger un appareil externe et le panneau

de commande sur le dessus sont protégés par des

caches en caoutchouc étanches.


ON mag - audio nomade & photo 2018

53

Diffusion sonore à 360°

Pour diffuser un son à 360°, la Soundcast VG7 est

équipé de quatre transducteurs de 7,5 cm installés

en haut de ces quatre faces. Il s’agit d’unités

large-bandes de qualité dotées de membrane

en aluminium et de moteur haut de gamme

à aimants en néodyme. Elles sont épaulées

dans les basses par un woofer de grande taille,

un 17,8 cm, à cône en polypropylène moulé

par injection et large suspension en butyle

permettant de longues excursions. Ce woofer

est monté tête tournée vers le bas, au-dessus

de la batterie et des circuits, faisant face à un

déflecteur acoustique bombé et rayonnant par

les biais des quatre ouvertures ménagés dans les

côtés. Tous ces haut-parleurs sont protégés par de

grands caches en plastique amovibles, avec grilles

en métal, bien costauds.

Une enceinte lumineuse avec un grave

très physique

Sur le terrain, la Soundcast VG7 propose deux

modes de restitution sonore : un pour une écoute

en intérieur qui appuie un peu moins sur les

graves, l’autre pour une utilisation en extérieur et

qui en donne un maximum. Elle est un peu moins

puissante, acoustiquement parlant, qu’on aurait pu

l’imaginer, mais elle délivre néanmoins un niveau

sonore déjà très impressionnant avec des basses

qui ont un véritable impact physique, propre à faire

trembler le plancher lorsque l’on est en intérieur ou

sur une terrasse perchée. Le son est propre, ferme

et velu jusqu’au volume maximal. La saturation se

fait en douceur, sans talonnage ni remontée acide

des haut-parleurs dans l’aigu. La Soundcast VG7 ne

fait pas totalement dans la dentelle audiophile, ni

dans l’ultra haute définition, mais ses timbres sont

très bien équilibrés. Le son est sans bavure, il a une

très belle dynamique et une belle ampleur spatiale.

Si vous voulez encore plus de puissance acoustique

et d’ampleur, il est possible de synchroniser

une seconde enceinte SoundCast VG7 et faire

fonctionner les deux en stéréo. Un petit bouton de

son panneau de commande est spécialement prévu

à cet effet. Il n’est pas nécessaire de télécharger et

utiliser une application spécifique sur smartphone

pour lancer la synchronisation en stéréo.

Autre petite attention sympathique : pour les

soirées en extérieure, des éclairages, que l’on

peut activer et changer de couleur à sa guise, sont

implantés au pied de l’enceinte. Nous avons aussi

noté pendant nos essais que la Soundcast VG7

a toujours été relativement facile à utiliser avec

pour unique bémol une distance de transmission

Bluetooth un poil courte. C’est donc une enceinte

solidement et sérieusement conçue, positionnée à

un bon tarif.

Spécifications

•Type : enceinte Bluetooth, portable

•Haut-parleurs :

- Boomer de 17,8 cm à double aimant ferrite, moteur à

haut rendement conçu pour augmenter l’autonomie de la

batterie, membrane en polypropylène moulé par injection

et suspension butyle

- 4x transducteurs large-bandes de 7,5 cm, rayonnants à

360°, à membranes en aluminium, suspension butyle et

moteurs à aimants en néodyme

•Amplification : 2 x 15 + 30 watts en classe D

•Réponse en fréquence : 55 Hz à 20 kHz à ±3 dB

•Transmission Bluetooth 4.2 (compatible AAC et AptX),

circuit Qualcomm TrueWireless Stereo (TWS), puce

d’appairage automatique NFC, DSP propriétaire 24 bits

•Chargeur de batterie de 150 watts fournis

•Sortie USB 5 V pour recharger un appareil externe,

entrée auxiliaire sur mini-jack

•Batterie de 10 450 mAh, autonomie de 10 à 20 heures

•Dimensions Performances : 28 cm de diamètre pour 48 cm de haut

•Poids : 9,5 kg

Notre avis

Construction

Équipement

Ergonomie

Son


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SONORO.FR


SOURCE


56

ON mag - audio nomade & photo 2018

iFi AUDIO

450 €

xDSD

Nous vous présentons régulièrement des casques et des écouteurs audiophiles

haut de gamme. Nous vous parlons très souvent de l’audio Hi-res. Mais comment en

profiter à la maison et en mobilité alors que beaucoup de smartphones n’ont plus

de sortie casque et que celles qui restent encore sur les smartphones, les tablettes

et les ordinateurs sont rarement de grande qualité ? La solution est un petit

appareil tel que cet iFi Audio xDSD.

par Pierre Stemmelin

Sur certains aspects techniques, le xDSD n’est

pas une totale nouveauté pour iFi Audio.

Néanmoins, la marque spécialisée du laboratoire

anglais Abbingdon Music Research nous avait

plutôt habitués à des appareils qui se suivaient

et se ressemblaient. Avec le xDSD, par contre, le

changement esthétique est radical. Pour ce premier

modèle de la nouvelle Generation X de iFi Audio, le

traditionnel petit coffret en aluminium «sablé», qui

était déjà très qualitatif, est remplacé par un profilé

fait d’un alliage plus haut de gamme d’aluminium et

magnésium. Les vagues et arrondis de ce coffret lui

confèrent une excellente rigidité et un bon blindage

face aux perturbations extérieures. Sa finition «poli

miroir» est superbe, mais aussi particulièrement

sensible aux marques de doigts.

Un couteau suisse audiophile multisource

L’iFi Audio xDSD est pour commencer un Dac

Hi-res. Vous pouvez le brancher en USB à la sortie

de votre ordinateur, mais aussi à une source

traditionnelle de salon. Il est doté de deux ports

USB, l’un pour l’alimentation électrique, l’autre

pour le signal audio, ainsi qu’une entrée S/PDIF

optique et coaxiale. Les câbles USB traditionnels et

un adaptateur Toslink vers mini-jack optique sont

fournis avec l’appareil.

En complément, le port USB audio accepte aussi le

signal de votre tablette ou de votre smartphone. Il

suffit d’acquérir un câble en option OTG ou Lightning

selon que vous soyez sous Android ou iOS.

Enfin si les câbles vous enquiquinent, il est possible

d’attaquer le xDSD en sans-fil en Bluetooth. Il

intègre pour cela une antenne et un circuit de

réception CSR, compatible avec les codes AAC et

AptX. L’AptX HD, n’est pas au programme, c’est la

seule lacune.

Un convertisseur qui comprend tous les

formats de l’audio Hi-res

La puce de conversion audionumérique intégrée

à l’iFi Audio xDSD est une Burr Brown DSD1793

de Texas Instruments. Elle limite son travail à une

résolution effective de 24 bits/192 kHz, ce qui est

déjà élevé. Cependant, l’entrée USB de l’appareil

permet de monter au-delà : jusqu’en 32 bits/768

kHz et DSD512 à 22,6 ou 24,6 MHz. Il n’y a donc pas

de restriction d’autant que le xDSD est également

en mesure d’exploiter le format de codage MQA

qu’utilise notamment le service de musique en ligne

Tidal pour le streaming en qualité «Master».

Les autres circuits de l’iFi Audio xDSD font appel à

des recettes typiquement audiophiles. On retrouve

une topologie assez similaire à celle du Nano iDSD

Black Label que nous avons déjà testé. Le xDSD est

une version améliorée, utilisant plus de composants

de surfaces, une horloge maitresse de précision

femto, des circuits tampons spéciaux pour limiter le

jitter, un nouveau réglage de volume analogique à

contrôle numérique (W990VST), des étages de sortie

semi-symétrique S-Balanced selon une structure

propre à iFi Audio... La partie ampli casque est

équipée d’amplis opérationnels de type FET à très

faible bruit, exclusifs, conçus sur cahier des charges,


ON mag - audio nomade & photo 2018

57

référencés OV4627. Sa puissance est légèrement

accrue par rapport à celle du Nano iDSD Black Label.

Aussi bien pour la chaîne Hi-Fi du salon que

nomade

L’iFi Audio xDSD fonctionne sur batterie. Celle-ci

est d’une capacité de 2200 mAh et offre de 6 à 10

heures d’autonomie. On a la possibilité de faire

fonctionner l’appareil lorsqu’il est en charge. Le port

micro-USB de charge n’est pas le même que pour

l’entrée USB Audio. C’est un peu contraignant, mais

iFi Audio justifie ce choix par la volonté d’isoler le

signal audio de l’alimentation afin d’éviter toute

pollution. Et en effet, sur le terrain, même avec des

écouteurs de très haute sensibilité, nous n’avons

noté aucun souffle parasite à la sortie du xDSD.

Ce petit DAC/ampli casque, peut en outre aussi

bien servir à attaquer une chaîne Hi-Fi qu’un gros

casque gourmand ou de petits écouteurs. On a le

choix de configurer sa prise mini-jack à l’avant en

sortie Ligne de niveau fixe ou en sortie casque à

niveau variable. Dans le second cas l’impédance

de sortie est très basse (environ 1 ohm) donc

bien adaptée à des écouteurs intra-auriculaires.

La puissance est par ailleurs suffisante pour des

casques Hi-Fi exigeants. Elle monte jusqu’à 500 mW

(2,82 V) sous 16 ohms et atteint encore 24 mW (3,8

V) sous 600 ohms.

L’iFi Audio xDSD est un concurrent tout trouvé

à un modèle de référence dans la catégorie des

DAC/amplis casque nomades comme le Chord

Mojo déjà testé dans ON mag. Ce dernier vient

justement de voir son prix baissé à 450 €, s’alignant

sur celui du xDSD. Il n’offre pas exactement les

mêmes fonctions, mais présente une similitude :

ses boutons qui changent de couleur en fonction

des modes. Sur l’iFi xDSD la plupart des opérations

se font avec la molette centrale à pression. Celleci

s’éclaire de différentes couleurs, selon la source

ou le niveau de volume. Ce n’est pas totalement

évident au début de s’y retrouver d’autant que la

notice en anglais est certes complète, mais très

synthétique. Il nous a fallu par exemple plusieurs

minutes pour comprendre comment basculer

du mode sortie Ligne au mode ampli casque.

Heureusement, la phase d’apprentissage n’est pas

trop longue et l’on acquiert rapidement les bons

réflexes, les couleurs d’éclairage du xDSD obéissant

à des codes logiques : par exemple bleu lorsque

l’on est en Bluetooth ou rouge quand on est proche

du volume maximal.

Une restitution qui a du peps et de la finesse

Nous avons fait l’essai de l’iFi Audio xDSD, entre

autres, avec des écouteurs Final F7200 et un casque

orthoplanar Final D8000 (histoire de ne pas changer

de marque). Il s’est adapté avec aisance à toutes les

situations. Il est moins typé, moins dans l’énergie

brute qu’un Chord Mojo. Ses timbres affichent une

douce matité. La définition de la source est bien

mise en valeur. La différence de qualité lors du

passage d’une source en liaison Bluetooth à une

autre en audio Hi-res par USB se perçoit facilement.

Le xDSD ne force pas pour autant le trait. Il sait

être défini tout en restant doux. Son équilibre tonal

favorise la neutralité tout en évitant la froideur. La

restitution a du peps et beaucoup de naturel. Les

basses ont de la tenue et de la puissance. L’image

sonore est précisément posée, avec des dimensions

et des acoustiques réalistes.

Le xDSD ne cherche pas à dénaturer le signal audio

ou à le parer de couleurs artificielles. Cependant si

la source manque un peu de mordant, notamment à

partir des fichiers très compressés, il est en mesure

de la booster, lui redonner de la vie et de l’aération.

Il propose pour cela deux modes DSP, 3D+ et

XBass+, désactivables et combinables à votre guise,

à l’action bien dosée et pas caricaturale.

Spécifications

•Type : DAC Hi-res et ampli casque nomade

•Entrées : USB audio (compatible Mac, PC, Android, iOS),

S/PDIF optique et coaxiale sur mini-jack

•Sortie mini-jack commutable en sortie Ligne fixe ou

casque variable

•Résolutions supportées : jusqu’en 32 bits/768 kHz ou

DSD512 en USB, jusqu’en 24 bits/192 kHz par S/PDIF

•Plage dynamique : >113 dB(A)

•Puissance ampli casque : 500 mW sous 16 ohms, 270

mW sous 50 ohms, 48 mW sous 300 ohms, 24 mW sous

600 ohms

•Impédance de sortie : > 1 ohm

•Batterie : 2200 mAh, 6 à 10 heures d’autonomie

•Accessoires fournis : 2x élastiques, 4x scratchs adhésifs,

câble USB pour l’audio, câble USB de charge, 2x adaptateurs

USB-A/USB-B

•Dimensions Performances : 95 x 66,5 x 19 mm

•Poids : 127 g

Notre avis

Construction

Ergonomie

Équipement

Son


Le moment est venu.

Les objectifs SIGMA en monture E pour

les boîtiers Sony Plein Format sont prêts.

Bénéficiant de la réputation sans faille des objectifs SIGMA Art,

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PHOTO


60

ON mag - audio nomade & photo 2018

CANON

700 €

EOS M50

Canon a investi tardivement le segment des appareils photo hybrides. Le constructeur japonais

a cependant déjà pas mal rattrapé son retard sur les trois ténors du segment que sont Sony, Fuji

et Panasonic. Le Canon EOS M50 est le petit dernier de la série M à voir le jour. Installé en milieu

de gamme, il est à mi-chemin entre le M5, son vaisseau-amiral et le M100, l’hybride d’entrée de

gamme dépourvu de viseur, mais dont l’interface tactile et accessible nous avait séduits. Comme

les autres hybrides de la série M, le Canon M50 repose sur un capteur APS-C de 24 Mpx et sur

l’autofocus Dual Pixel pour acquérir ses photos. Il s’en démarque cependant par le nouveau

processeur d’image Digic 8, qui ouvre les portes tant attendues de la 4K. par Luc Halard

Autant le dire tout de suite : le Canon

M50 ressemble techniquement à un M100

légèrement dopé, auquel on aurait ajouté un

viseur électronique, une molette de réglage

supplémentaire ainsi que la possibilité de filmer

en 4K. Esthétiquement, il puise au contraire

son inspiration chez son grand frère Canon M5,

vaisseau-amiral de la gamme des hybrides Canon

aux lignes sportives. Un mélange assez inspiré qui

nous a séduits.

Une prise en main aux petits oignons pour

un boîtier compact et séduisant

Le Canon M50 loge, dans son petit boîtier compact

aux lignes futuristes tout en courbes, un capteur de

24 Mpx au format APS-C, un viseur Oled de 2,36

Mpx et un écran tactile orientable de 1,04 Mpx.

Petite déception, l’appareil photo ne possède

qu’une seule molette de réglage. Il ravira sans doute

les amateurs, mais nous aurions bien aimé disposer

d’une seconde molette pour régler l’exposition

sans avoir à appuyer sur une touche située sur le

dos de l’appareil. La prise en main reste cependant

très agréable et nous retrouvons tout ce qui fait

le succès de l’ergonomie des appareils photo

Canon : une interface claire sans être trop épurée,

des commandes bien situées qui tombent sous

les doigts, ainsi qu’une poignée bien prononcée

qui assure une bonne tenue en main. Que cela

concerne le look ou les sensations, nous avons

véritablement eu le sentiment d’avoir un petit reflex

de poche entre les mains. Le viseur électronique a

su se montrer très confortable, suffisamment large

et défini pour ne pas se faire remarquer. Quand

à sa réactivité, même si elle ne s’est pas toujours

montrée parfaite, elle a cependant rarement été

prise en défaut et conviendra très bien à la plupart

des utilisateurs. L’écran tactile monté sur rotule,

identique en tous points à celui du M100, s’est

également avéré très agréable à l’usage.

Comme sur tous les derniers appareils photo, les

connexions sans-fil Wi-Fi, NFC et Bluetooth sont de

la partie, permettant de transférer les photos sur un

smartphone, ou de prendre le contrôle de l’appareil

photo. Petite innovation : il est dorénavant possible


ON mag - audio nomade & photo 2018

61

de transférer automatiquement les images au fur et

à mesure des déclenchements.

Qualité d’image et réactivité de haute volée

La qualité d’image est extrêmement proche, si ce

n’est identique, à celle des autres appareils photos

de la série M. C’est très propre, la colorimétrie est

agréable, en particulier sur les tons chair. La qualité

d’image en haute sensibilité reste cependant

légèrement en retrait par rapport à ce que Sony

peut proposer. Il est possible d’activer sur les jpeg

les profils de correction de l’objectif. Les jpeg sont

alors particulièrement propres. L’autofocus Dual

Pixel fonctionne également toujours aussi bien,

avec très peu de déchets lors de la mise au point.

Un mode de mise au point eye-focus est disponible

; lorsque l’appareil détecte un visage, il réalise la

mise au point en continu sur les yeux. Même s’il ne

s’enclenche pas systématiquement, c’est un plus

pour s’assurer que la netteté a bien été faite au

bon endroit. Question réactivité toujours, le M50

enchaîne des rafales de 10 images par seconde

avec la mise au point verrouillée et de 7.4 ips en

autofocus continu, ce qui est bien supérieur à ce

que le M100 peut faire et cela satisfera la plupart

des utilisateurs.

Enfin la 4K mais avec un facteur de

recadrage

La présence du nouveau processeur d’image Digic

8 permet au M50 de filmer en Full HD en 120p

mais également en 4K UHD en 24p, une première

chez Canon. Les vidéos en 4K se font cependant

au prix d’un facteur de recadrage de 1,6. Ce n’est

certainement pas le point fort de l’appareil, même si

ce dernier est le seul de la gamme à proposer la 4K.

La prise en main lors de la réalisation des vidéos est

cependant très agréable et le montage sur rotule de

l’écran tactile prend alors tout son sens.

Une autonomie vraiment faiblarde

L’autonomie est, comme sur la majorité des hybrides

Canon, un peu faiblarde, le fabricant annonce

seulement 235 déclenchements par charge. Ce n’est

clairement pas beaucoup et franchement pas au

niveau de la concurrence. Il est donc nécessaire de

prévoir une seconde batterie. Il n’y a pas de secret,

en contrepartie de la compacité de l’appareil,

l’autonomie de sa batterie est bien trop réduite.

C’est dommage !

Un parc optique trop restreint

trouve son véritable défaut, mais à l’extérieur. Il

s’agit de son optique de série EF-M 15-45mm f/3,5-

6,3, dont l’ouverture loin d’être extraordinaire ne

permet pas dans la pratique de mettre en valeur son

capteur. Elle a beau être stabilisée, les performances

en basse lumière ne sont pas folichonnes. Pour ceux

qui voudraient faire un autre choix, le parc optique

en monture M est malheureusement toujours aussi

mince : 4 ou 5 zooms et quelques optiques fixes…

Pour ceux qui possèdent déjà des optiques Canon,

une bague d’adaptation pour objectifs EF et EF-S

existe également.

En conclusion

Le Canon M50 est un appareil photo séduisant. La

qualité d’image est très bonne et ce petit hybride

sait se montrer véloce et réactif. Avec son format

rikiki et sa prise en main réussie, il aurait même

pu se montrer incontournable. Cependant, ses

performances en vidéo légèrement en retrait, son

autonomie décevante et son parc optique encore

trop restreint ternissent quelque peu le portrait

de cet appareil photo hybride convaincant. Les

inconditionnels de Canon, ceux pour qui la vidéo

n’est qu’une option parmi d’autres et qui n’ont pas

peur de s’encombrer d’une seconde batterie seront

facilement séduits, à condition qu’ils ne soient

pas trop exigeants sur les optiques disponibles en

monture M.

Spécifications

•Capteur : CMOS APS-C de 24 Mpx

•Autofocus : système Dual Pixel

•Processeur : DIGIC 8

•Viseur : Oled de 2,36 Mpx

•Ecran : LCD de 1,04 Mpx orientable

•Sensibilité : 100 – 25600 ISO

•Rafale : 7,4 ips en AF-C et 10 ips en AF-S

•Vidéo : UHD 4K / 24p (1,6 x recadrage) 1080 / 60p et 720

/ 120p vidéo HD

•Connectivité : Wi-Fi et NFC avec Bluetooth

•Autonomie Performances : 235 déclenchement (norme CIPA)

•Prix : 700 € avec l’objectif EF-M 15-45 mm f/3,5-6,3 IS

STM

Notre avis

Construction

Qualité photo

Ergonomie

Qualité vidéo

Ça n’est pas à l’intérieur du Canon M50 que l’on


62

ON mag - audio nomade & photo 2018

NIKON

D850

Le Nikon D850 est un reflex numérique plein

format qui unit très haute résolution et grande

vitesse de prise de vue. Un couple exigeant

qu’il n’est pas facile à réussir. par Luc Halard

Le Nikon D850 vient prendre la relève du Nikon

D810 et ce n’est pas seulement son électronique qui

évolue. La prise en main du D850 a été repensée.

Son boîtier, toujours en alliage de magnésium,

est désormais tropicalisé et les commandes sont

enfin éclairées afin d’offrir une meilleure visibilité

dans l’obscurité. Un nouveau joystick AF fait son

apparition à l’arrière et permet de tirer le meilleur

parti possible de son nouveau système d’autofocus.

Il se trouve juste à coté de l’écran tactile orientable

de 3.2 pouces, d’une définition de 2.36Mpx. Si

les photographes experts et les habitués de la

marque jaune seront ravis par ces nouveautés,

les photographes amateurs, eux, se retrouveront

rapidement perdus et facilement déboussolés

devant la pléthore de commandes possibles.

Une qualité d’image hors du commun

Dans les entrailles de la bête, on trouve un capteur

de 45,7 Mpx rétro-éclairé. Celui-ci offre une

excellente qualité d’image dans toute la gamme

ISO, qui s’étend nativement de 64 à 25 600 ISO.

La sensibilité est même extensible de 32 à 102 400

ISO. C’est tout simplement ce qui se fait de mieux

dans le domaine. En dépit du nombre très élevé de

mégapixels, qui réduit inévitablement leur taille et

leur propension à bien capter la lumière, les niveaux

de bruit restent très bien contrôlés à des valeurs

ISO très élevées : même à 6400 ISO, le bruit est

presque inexistant. La dynamique à 64 ISO est tout

simplement remarquable et il est fort difficile de

trouver un capteur qui puisse rivaliser (sauf peut-être

chez Sony, celui de l’Alpha 7R Mark III…). En un mot

: une qualité d’image juste bluffante ! Les optiques

qui tirent vraiment parti d’une telle définition ne

sont en revanche ni légères, ni données. Le prix à

payer pour une telle qualité d’image est finalement

un encombrement conséquent : le Nikon D850 et

son 24-70 tiennent bien en main, c’est le moins que

l’on puisse dire !


ON mag - audio nomade & photo 2018

63

de la vidéo 4K en 24, 25 et 30p, le tout sans facteur

de recadrage. C’est en effet le seul reflex numérique

Nikon à offrir une vidéo 4K sur toute la largeur

du capteur. Les performances de mise au point

automatique en mode vidéo ne sont en revanche

pas spectaculaires, en tout cas, pas à la hauteur

des autres spécifications du boîtier. Ce dernier est

également doté d’une sortie HDMI 4K 4 bits non

compressée et de prises microphone et casque. Les

vidéastes apprécieront.

En conclusion

3800 €

Un autofocus à toute épreuve mais difficile à

prendre en main

Mais manier des images de grande résolution peut

rapidement conduire le boîtier à s’essouffler après

quelques prises de vue. Ce n’est pas le cas du D850,

qui capte en rafale 7 images par seconde avec

l’autofocus activé et monte même jusqu’à 9 images

par seconde, associé au grip MB-D18 disponible

en option. Le Nikon D850, qui hérite de l’excellent

système autofocus du modèle D5, ne montre

d’ailleurs aucun problème dans le suivi de son sujet.

Ce système AF de 153 points transforme le D850 en

un outil incroyablement flexible, et donne accès à

un niveau pro pour la photo de nature ou de sport.

Le seul bémol concerne le mode de suivi de sujet

3D Tracking, idéal pour des prises de vue uniques,

mais parfois un peu à la peine pour des prises de

vue en rafale. En revanche, maîtriser l’autofocus

dans toutes ses subtilités s’avérera un vrai défi pour

le photographe qui ne s’attarderait pas un peu sur la

question. Une bête de course, mais à ne pas placer

entre toutes les mains.

Le D850 améliore également la capacité vidéo du

Nikon D810, dont il prend la relève, avec la gestion

Le Nikon D850 est sans conteste le reflex le plus

complet disponible à ce jour. La qualité d’image, la

dynamique, la montée en ISO, le système de mise

au point sont particulièrement impressionnants,

surtout quand l’on sait que le défi est d’autant plus

compliqué à relever quand la taille des images est

importante, et qu’elles font ici pas moins de 46

Mpx ! Particulièrement polyvalent, il se montrera

parfaitement à l’aise tant pour la photo sportive que

pour le portrait ou le paysage. Il doit cependant

être dompté pour révéler pleinement son potentiel

et n’est pas destiné à tomber entre toutes les

mains : les photographes aguerris et experts seront

aux anges mais les néophytes risquent d’être

déboussolés par la technicité de la bête et les

subtilités de réglages de son autofocus.

Spécifications

•Type : reflex plein format

•Capteur : CMOS retro-éclairé de 45.4 Mpx

•Sensibilité : 64 - 25600 ISO, mode étendu jusqu’à 102400

•Obturateur : 1/8000 s

•Rafale : 7 ips ou 9 ips avec grip

•Ecran Performances : orientable et tactile de 8 cm

•Vidéo : 4K sans facteur de recadrage

•Autonomie : 1800 déclenchements

Notre avis

Construction

Qualité photo

Ergonomie

Autonomie


64

ON mag - audio nomade & photo 2018

PANASONIC

450 €

Lumix DC-TZ90

L’argument phare du Panasonic Lumix DC-TZ90 est d’embarquer un zoom 24-720mm de marque

Leica dans un boîtier conçu pour être facilement transportable partout avec soi. En quelques mots,

le compagnon de voyage idéal pour les amateurs de gros gros zoom qui cherchent un appareil

photo qui tient dans la poche (dans une bonne poche tout de même). Muni d’un capteur de 20

Mpx, il est capable de filmer en 4K et possède une ergonomie bien pensée avec un écran tactile

orientable et un viseur électronique. De quoi faire face à toutes les situations ou presque...

par Luc Halard

Le Panasonic TZ90 ressemble à une petite brique

bien compacte et relativement légère. Ses finitions

sont de bonne qualité et sa construction inspire

confiance. Son ergonomie est semblable à celle

des autres appareils compacts de la marque, les

habitués ne seront donc pas dépaysés. L’anneau

de contrôle situé autour de l’objectif et les quatre

boutons physiques sont personnalisables, tout

comme les menus à l’écran. Les néophytes seront un

peu déboussolés au départ, du fait de la multitude

de paramètres à gérer, mais une fois maîtrisée,

l’interface se montre particulièrement efficace. Par

ailleurs, il est très facile de se refugier dans le mode

automatique, qui fonctionne très bien.

Un compact bien fini doté d’un écran tactile

orientable et d’un viseur électronique

Les ingénieurs de Panasonic ont réussi le tour de

force d’intégrer un viseur électronique dans un

boîtier de si petite taille. Il s’avère assez étriqué,

et sujet à un effet arc en ciel au grand angle, mais

il faut admettre qu’il est bien agréable de pouvoir

de temps en temps porter l’appareil à son œil

pour composer son image, plutôt que d’utiliser

l’écran tactile. D’une dimension de 3 pouces, ce

dernier pivote maintenant de 180 degrés vers le

haut. 2018 oblige, Panasonic succombe à la mode

des selfies (c’est de nos jours inévitable), avec en

prime des fonctions de retouches intégrées (beauté,

maquillage, flou d’arrière plan...) qui s’activent

lorsque l’écran est retourné à 180°. Les amateurs

apprécieront, mais la valeur ajoutée par rapport à un

smartphone n’est pas criante.

Gros zoom mais petit capteur

Le Panasonic Lumix DMC-TZ90 dispose donc

d’un très gros zoom embarqué dans un boîtier

particulièrement léger. Son objectif est équivalent

à un zoom de 24-720mm soit un zoom 30x, avec

une plage d’ouverture maximale de F3.3-6.4. Le

secret pour intégrer un si gros zoom dans un boîtier

compact réside dans l’usage d’un tout petit capteur.


ON mag - audio nomade & photo 2018

65

Pour le Panasonic TZ90, il s’agit d’un capteur au

format 1/2,3 pouce, soit l’équivalent de ce que

l’on trouve dans un bon smartphone. Le revers

de la médaille pour l’utilisation d’un petit capteur

est une qualité d’image qui s’amenuise très vite

lorsque la lumière diminue. En effet, les photosites

du capteur de 20 Mpx étant particulièrement petits,

ils peinent à capter beaucoup de lumière. Or, dès

que l’on utilise de longues focales (c’est-à-dire que

l’on zoome beaucoup) il est justement nécessaire

d’avoir beaucoup de lumière pour éviter les flous

de bougé. Heureusement, le TZ90 peut compter sur

un système de stabilisation intégré pour pallier au

problème. Mais est-ce suffisant ?

À l’aise en extérieur, mais pas en intérieur

Après des tests intensifs et répétés, il faut se rendre

à l’évidence : en extérieur, le Panasonic DMC-TZ90

se montre particulièrement à son aise et fait très

proprement le boulot, son autofocus sait se montrer

réactif et accroche décemment son sujet même

quand on zoome beaucoup. Mais en intérieur, ou

dès que la lumière vient à manquer, le Panasonic

n’est pas à son avantage, montrant une perte de

détails due au lissage du bruit et une teinte jaune

peu agréable peut faire son apparition. Dans les

hautes sensibilités, le lissage pourtant conséquent

ne parvient plus à masquer le bruit qui devient alors

assez prononcé. L’usage du téléobjectif est donc

clairement réservé à l’extérieur.

Il faut bien avouer que la portée du zoom est

particulièrement impressionnante. Alors certes

la qualité d’image est un peu moins bonne

au téléobjectif qu’au grand angle, mais les

performances au téléobjectif restent tout à fait

honorables.

Autre dommage collatéral découlant de l’utilisation

d’un petit capteur : le flou d’arrière plan reste

relativement discret même aux longues focales et il

est relativement difficile de bien séparer le sujet de

son arrière plan. À moins de l’éloigner beaucoup de

son arrière plan.

Les fonctions traditionnelles de Panasonic

sont de la partie

On retrouve dans le Panasonic Lumix DC-TZ90

tout ce qui fait l’ADN de la marque, à savoir la

reconnaissance faciale, la fonction Photo 4K, qui

permet d’extraire une image de 8 Mpx depuis une

rafale à 10 images par seconde, la fonction post

focus pour réaliser la mise au point après la prise

de vue, la fonction focus stacking pour maximiser

la profondeur de champ… Le TZ90 est, comme ses

prédécesseurs, également parfaitement à l’aise en

vidéo, ayant la capacité de filmer en 4K / 30p ou

1080 / 60p, de débrayer les réglages, le tout avec

une bonne qualité.

En conclusion

Le Panasonic TZ-90 est un excellent choix pour les

voyageurs qui veulent partager photos et vidéos de

leurs périples sans s’encombrer, tout en embarquant

avec eux un zoom de grande ampleur. Nous avons

particulièrement apprécié le système d’autofocus

qui a su se montrer efficace même quand on

zoome beaucoup, la possibilité de filmer en 4K,

et de personnaliser les contrôles, que ce soit avec

la bague de contrôle, les boutons ou les menus

tactiles. Si le viseur électronique étriqué nous a

moins séduits, le principal défaut du Lumix TZ-90

provient du couple petit capteur, ouverture à f/6.3

aux longues focales qui rend le boîtier difficilement

utilisable en intérieur dès que l’on zoome un peu,

et qui réduit considérablement les flous d’arrière

plan. Le Panasonic TZ-90 se destine très clairement

à un public qui privilégie un zoom de grande

ampleur et bonne compacité à la qualité de l’image.

En revanche, son prix très doux de 450 € joue

clairement en sa faveur. Pour trouver mieux, à taille

de zoom égale, il faudra se tourner vers un modèle

plus gros et plus cher.

Spécifications

•Type : appareil photo compact à gros zoom

•Capteur : 20,3 Mpx de 1/2,3 pouce

•Zoom : 24 - 720 (30x) ouverture glissante f /3.3 - 6.4

•Stabilisation : optique sur 5 axes

•Sensibilité

•Viseur : électronique

•Ecran : Écran LCD TFT (1 040 000 points) de 7,5 cm

orientable et tactile

•Vidéo : 4k à 30 ips

•Fonctions : post focus, focus stacking, photo 4K

•Batterie

Performances

Li-ion (7,2 V, 1025 mAh, 7,4 Wh)

•Dimensions : 112,0 x 67,3 x 41,2 mm

•Poids : 322 g

Notre avis

Construction

Qualité photo

Ergonomie

Qualité vidéo


66

ON mag - audio nomade & photo 2018

SIGMA

1000 €

Sd Quattro

Sigma est connu du grand

public pour ses optiques pour

appareils photo reflex et

hybrides, et en particulier pour

sa série Art, qui propose des

optiques fixes à très grandes

ouvertures. Mais l’entreprise

japonaise réalise également des

appareils photo hybrides. Ils se

démarquent de la concurrence

en raison de leur capteur un

peu particulier de marque

Foveon. Nous nous attardons

aujourd’hui sur le Sigma Sd

Quattro, l’appareil photo hybride

à optique interchangeable de la

marque, intégrant un capteur au

format APS-C.

par Luc Halard

Le design du Sigma Sd Quattro ne manque pas

d’originalité, avec ses courbes inhabituelles et

sa poignée très prononcée. La construction du

boîtier est de très bonne qualité et les finitions

irréprochables. Malgré sa taille conséquente, le

boîtier s’avère relativement léger. Les commandes

tombent facilement sous les doigts et la prise en

main est facile, presque immédiate. Les commandes

sont juste suffisamment nombreuses pour être

efficaces. L’écran de visualisation arrière de 1,63

Mpx est large et lumineux, et ses couleurs sont

justes. Il est doublé d’un écran de contrôle sur

lequel s’affichent les principaux réglages : vitesse,

ouverture, sensibilité, nombre de photos restantes…

Le viseur électronique large et confortable de 2,36

Mpx est également de bonne facture. Il couvre

100% de l’image avec un agrandissement de 1.10x.

Une qualité de construction irréprochable

Une chose est sûre, c’est un vrai plaisir de

photographier avec le Sd Quattro. On a le

sentiment d’avoir entre les mains un appareil photo

haut de gamme et c’est fort agréable. En quelque

sorte, cette expérience se rapproche plus du moyen

format que du vulgaire reflex APS-C. Et dans une

certaine mesure, c’est bien là la spécificité du Sd

Quattro : contrairement à bon nombre d’appareils

photo hybrides, il n’espère pas concurrencer les

reflex mais venir chasser sur les terres du moyen

format. Pour cela, il possède un véritable atout : son

capteur Foveon, qui délivre des photos de 29 Mpx

très détaillées.

Un capteur Foveon X3 unique en son genre

Le capteur Foveon dispose d’une structure unique.

Alors que les capteurs conventionnels possèdent

une seule couche et doivent utiliser une matrice

de Bayer pour gérer le vert, le rouge et le bleu, le

capteur Foveon possède trois couches de pixels

superposées - une par couleur. Chaque pixel d’un

capteur conventionnel ne capte qu’une couleur

et rien d’autre. Il s’ensuit une perte d’information

colorimétrique, compensée après coup par

interpolation. Le capteur Foveon possédant trois

couches superposées, chaque pixel capte chacune

des trois couleurs. Le capteur Foveon est le seul

au monde à utiliser cette technique de séparation

verticale des couleurs, qui rend alors inutile

l’interpolation artificielle pour reconstituer les

informations manquantes. La promesse est une

image détaillée foisonnante de détails, sans moirage,

et une colorimétrie juste, toute en nuances.


ON mag - audio nomade & photo 2018

67

Une qualité d’image impressionnante mais

des jpeg très accentués

La théorie c’est bien, mais au final seul le résultat

compte. Et le résultat est un peu plus mitigé que

ce que l’on pourrait espérer. Autant l’écrire tout

de suite, les images sont en effet très détaillées et

fourmillent bien de détails. Nous avons utilisé le

Sd Quattro pour réaliser les photos des produits

en test à la rédaction et le moins que l’on puisse

dire, c’est que nous n’avons pas été déçus par le

résultat. Certains trouveront sans doute les jpeg

un peu trop accentués à leur goût. Si le résultat est

plaisant pour les natures mortes et les paysages, il

est moins séduisant sur les portraits. Le rendu des

couleurs, n’abusant pas d’une prédominance des

rouges comme c’est souvent le cas, est également

plus adapté au paysage qu’au portrait ; un parti

pris un peu inhabituel. Bonne nouvelle, pour ceux

qui veulent shooter en raw, le format 12-bit DNG

est disponible depuis la version 1.04 du firmware

datant d’avril 2017. Il est donc désormais possible

de contourner le format x3f et le logiciel propriétaire

permettant de le dématricer (pas spécialement

réputé pour sa rapidité) et de passer par Photoshop

ou Lightroom pour développer en toute tranquillité

ses DNG.

Une montée en sensibilité décevante

Si à faible sensibilité les images sont

particulièrement détaillées, la montée en sensibilité

n’est pas le point fort du Sigma Sd Quattro. Bruit

et artefacts font rapidement leur apparition, à tel

point qu’au-delà de 640 ISO, l’appareil perd de sa

superbe et tous les avantages de son capteur si

particulier. La dernière image de la galerie ci-dessus

est un recadrage sévère dans une image qui montre

le type d’artefacts qui peuvent faire leur apparition à

800 ISO.

Une réactivité en berne

Le Sigma Sd Quattro n’est pas un appareil photo

particulièrement réactif. Le temps d’affichage des

photos est relativement long, la rafale de 4,2 images

par seconde n’est pas très impressionnante, et la

mise au point, d’une célérité toute relative, peut se

mettre à patiner. Pas de quoi s’extasier donc. Il ne

ravira certainement pas les adeptes de la photo de

reportage. En contrepartie, le focus peaking présent

sur le boîtier constitue une bonne alternative à

l’autofocus. Il donne accès à une mise au point

manuelle précise et fiable.

pertinente est donc celle-ci : sait-il bien faire ce pour

quoi il est fait ? La réponse est indéniablement oui. Il

excelle dans la prise de vue sur trépied ou en pleine

journée, et révélera tous ses atouts lorsqu’il s’agira

de réaliser photos de paysages et d’objets. Une fois

sur trépied, nul besoin de monter dans les ISO. Le

focus peaking disponible sur le boîtier remplacera

avantageusement l’autofocus. En matière de

définition, le Sigma Sd Quattro vient bien empiéter

sur le terrain du moyen format. Pour le flou d’arrière

plan et le portrait, c’est une autre histoire. Les prix

non plus n’ont rien de comparable.

Uniquement compatible avec les optiques

Sigma

Sigma est le seul constructeur à proposer des

optiques pour son Sd Quattro. Le constructeur

proposant une vaste gamme d’optiques, dont les

modèles haut de gamme de la série Art, ce n’est

pas véritablement un problème. Nous avons testé le

Sd Quattro avec l’objectif Sigma 18-35 mm f/1.8 DC

HSM, qui s’est révélé très polyvalent et offrant une

qualité d’image étonnante.

En conclusion

Le Sigma Sd Quattro est un appareil photo

atypique. Il ne plaira très certainement pas à tout le

monde. Ses arguments, une image foisonnante de

détails, une construction irréprochable et une prise

en main des plus agréables feront très certainement

oublier ses défauts (une réactivité en berne et une

montée en sensibilité décevante) aux adeptes de la

photo sur trépied. D’autant que son prix très doux

le rend particulièrement attractif. Les nomades en

quête de réactivité et de photo nocturne passeront

en revanche leur chemin.

Spécifications

•Type : appareil photo hybride à objectif interchangeable

•Capteur : Foveon X3 Quattro de 33,2 Mpx au format

APS-C

•Sensibilité : 100 – 6400 ISO

•Viseur : électronique de 2,36 Mpx, grossissement de 1,1x

•Ecran : non tactile non orientable de 1,36 Mpx

•Vidéo Performances : sans

•Stabilisation : non

•Poids : 625 g

Notre avis

Un concurrent accessible aux moyens

formats ?

Vous l’aurez compris, le Sigma Sd Quattro n’est pas

l’appareil photo polyvalent à l’extrême qui vous

accompagnera dans toutes vos sorties. La question

Construction

Qualité photo

Ergonomie

Réactivité


68

ON mag - audio nomade & photo 2018

SONY

2300 €

Alpha 7 mark III

Sony, dernier venu sur le marché de la photo, a pourtant su en quelques années s’y tailler

une part de lion. Non content de sa suprématie affichée sur le secteur des capteurs pour

smartphones, le maître japonais de l’électronique règne également en maître incontesté depuis

plusieurs années sur le segment des appareils photo hybrides plein format. Avec le Sony Alpha

9, il parvient même à rivaliser sans peine avec les meilleurs reflex haut de gamme du moment.

Après avoir attaqué avec succès le haut de la pyramide, la firme nippone entend également

se faire une place au soleil sur le segment des hybrides plein format d’entrée de gamme avec

son Alpha 7 III. Les constructeurs historiques n’ont qu’à bien se tenir ! Blindé d’électronique

denier cri et vendu un peu plus de 2200 €, le Sony Alpha 7 III a de nombreux arguments pour

convaincre les derniers adeptes du reflex de passer aux appareils photo mirrorless. Nous avons

réalisé un long test terrain afin de le vérifier.

par Luc Halard

À leurs débuts, les appareils photo hybrides

souffraient d’un certain nombre d’inconvénients

qui restreignaient considérablement leur usage

professionnel. Ils avaient beau offrir un gain certain

en compacité et des capacités en vidéo des plus

appréciables, ils n’arrivaient pas à rivaliser avec

les reflex en termes d’autofocus, d’autonomie et

de prix. Oui mais ça, c’était avant. Sony affiche

désormais sans complexe sa volonté de dépasser

Canon et de devenir leader sur le marché de la

photo. Déclaration prétentieuse afin d’épater la

galerie ? Au vu de la fiche technique du Sony Alpha

7 III, il est permis d’en douter !

Le Sony Alpha 7 III est bâti autour d’un capteur

CMOS Exmor R plein format de 24,2 Mpx.

Si aujourd’hui sa définition n’a plus rien de

véritablement extraordinaire, sa montée en

sensibilité jusqu’à 51 200 ISO extensible jusqu’à 204

800 ISO et sa gamme dynamique de 15 paliers a de

quoi faire pâlir un Canon 6D Mark II ou un Pentax

K-1 II.

Son système de mise au point automatique n’est

pas en reste. Il est dérivé de celui de l’Alpha 9,

l’appareil sportif haut de gamme de la marque, et

Sony affirme qu’il est bien plus rapide que celui de

son prédécesseur le Sony Alpha 7 II. Affranchi des

contraintes d’un miroir qui limitent la surface qui

peut être couverte par les collimateurs autofocus


ON mag - audio nomade & photo 2018

69

sur les reflex, il dispose de pas moins de 693 points

d’autofocus automatique à détection de phase

couvrant 93 % du cadre et 425 points de détection

de contraste. Cerise sur le gâteau, il intègre la

technologie de mise au point automatique et de

suivi de l’œil du sujet, dénommée Eye AF.

Enfin, avec sa rafale de 10 images par seconde en

AF-C, le Sony Alpha 7 III se paie même le luxe de se

placer au-dessus d’un Canon 5D Mark IV. Le boîtier

est également stabilisé sur cinq axes, technologie

qui fait défaut au 6D Mark II ou au Nikon D750.

Un champion sur le papier qui résiste à

l’épreuve intensive du terrain

Alors sur le papier, pas de doute, que ce soit en

qualité d’image, en réactivité de l’autofocus ou en

rafale, le Sony Alpha 7 III écrase la concurrence.

Mais qu’en est-il sur le terrain ? Lors d’un mariage,

nous avons apporté le Sony A7 III, monté d’un 85

mm 1.8 et l’avons utilisé pour réaliser plus de 2000

photos, tout au long de la journée. Nous en avons

tiré un certain nombre d’enseignements.

Tout d’abord la prise en main du Sony Alpha 7 III est

arrivée à maturité. Là où Canon et Nikon disposent

de dizaines d’années d’expérience, Sony a dû partir

de zéro ou presque. La prise en main s’en ressentait

quelque peu sur les premiers appareils de la série.

Force est de constater que les petites imperfections

ont été corrigées : le grip est plus prononcé et

autorise une meilleure préhension, le bouton

d’enregistrement vidéo, dont l’emplacement

a suscité l’incompréhension de bon nombre

d’utilisateurs sur le précédent modèle a été déplacé

à un endroit plus adéquat, les prises micro et casque

sont mieux disposées afin de ne plus pouvoir être

confondues, et un joystick fait son apparition, pour

sélectionner le collimateur autofocus. La prise en

main est donc très agréable et nous a permis de

réaliser tous nos réglages sans encombre.

Ensuite la qualité d’image est tout bonnement

extraordinaire en termes de dynamique ou de

sensibilité. Que ce soit dans des conditions de

forts contrastes ou de faible lumière, le Sony

Alpha 7 III s’en sort admirablement bien. À notre

connaissance, il n’y a que le Sony A7 II S - bien plus

onéreux et taillé pour les hautes sensibilités, mais

dont le capteur ne dépasse pas les 12 Mpx - qui

s’en tire mieux. Le constructeur nippon confirme sa

suprématie en matière de construction de capteurs.

bougé. Couplé à la montée en sensibilité affolante

du boîtier, elle donne accès à des photos de très

bonne qualité, même en cas de faible luminosité. En

témoignent ces quelques photos réalisées en 1250

et 5000 ISO, non retouchées, mais compressées

pour s’afficher sans peine sur le Web.

Un peu plus étonnant, l’autofocus s’est également

montré particulièrement performant. Le taux

de déchet sur les 2000 photos réalisées est

particulièrement faible. Même en situation

complexe, comme un contrejour violent à grande

ouverture (par exemple lors de l’entrée dans

l’église), le Sony A7 III s’en tire à merveille. La

technologie Eye Focus, qui autorise le suivi de l’œil

Spécifications

•Type : appareil photo hybride plein format à optiques

interchangeables

•Capteur : BSI CMOS de 24 Mpx

•Sensibilité : 100 – 32000 ISO (extensible 50 à 409 600

ISO), AUTO (100 – 12800 ISO, limite inférieure et limite

supérieure sélectionnables)

•Stabilisation : du capteur sur 5 axes

Rafale : 10 i/s

•Ecran taille/résolution : 3 ‘’ - 921 000 px

•Viseur électronique OLED XGA 3 cm (0.5’’) de 2,359

millions de points

•Dimensions : 126,9 x 95,6 x 673 mm

•Poids : 650 g

Notre avis

Une stabilisation d’image ultra efficace et

une montée en sensibilité affolante

La stabilisation d’image intégrée sur cinq axes est

des plus appréciables et permet de réaliser des

clichés en limitant la vitesse, sans risquer de flou de

Construction

Qualité photo

Ergonomie

Autonomie


70 ON mag - audio nomade & photo 2018

du sujet en autofocus continu une fois la mise au

point verrouillée, s’est montrée assez agréable à

utiliser. Si un seul sujet est présent dans le cadre, le

Sony A7 III s’en sort alors très bien. Dans la plupart

des cas, il reconnaît l’œil, et adapte la mise au point.

La situation se complique si plusieurs sujets sont

présents dans le cadre. L’appareil a alors tendance à

ne pas toujours se verrouiller sur la bonne personne,

même si le collimateur est parfaitement placé

dessus. Un peu frustrant… Une fois la mise au point

verrouillée sur la personne désirée, la mise au point

est en revanche précisément réalisée sur l’œil,

même si le sujet ou le photographe se déplacent.

Réaliser des portraits avec une faible profondeur de

champ devient d’une simplicité enfantine.

Une autonomie surprise

Le point le plus surprenant concerne l’autonomie.

Sony annonce environ 800 déclenchements, ce qui

nous faisait craindre de nous trouver rapidement

en panne. À notre grande surprise, il n’en fut rien.

Certes, nous avons désactivé Wi-Fi, Bluetooth,

les commandes tactiles et diminué légèrement la

luminosité de l’écran arrière, dont nous ne nous

servons guère en situation de reportage. Mais le

Sony A7 III a encaissé plus de 1400 déclenchements

avant que la batterie atteigne son dernier cran ;

nous avions donc encore un peu de marge. Si cette

autonomie demeure inférieure à celle d’un reflex,

elle s’avère tout à fait confortable et pleinement

compatible avec une utilisation intensive.

Dernier point : si le parc optique en monture E est

vaste et très qualitatif, il est également relativement

onéreux et encombrant. Mais l’annonce de Sigma

de proposer neuf de ses optiques de la série Art

en monture E change la donne, faisant entrer sur le

marché des optiques fixes à grande ouverture de

qualité, dont le rapport qualité-prix est intéressant.

La volonté de Sigma de sortir ses optiques en

monture E montre bien que Sony a réussi à

s’imposer comme le nouvel acteur incontournable.

Canon et Nikon ont de quoi se faire du souci.

En conclusion

Le Sony Alpha 7 III a de quoi s’imposer sur un

marché photographique en pleine mutation.

Alors que ses premiers hybrides plein format

souffraient d’une autonomie trop légère et d’un

prix conséquent, la marque japonaise propose

maintenant, et sans conteste, un produit mature

et très concurrentiel, qui ne laisse pas beaucoup

d’arguments aux reflex full frame d’entrée de

gamme. Un peu plus cher que le Canon 6D Mark

II ou que le Nikon D750, il dispose d’un meilleur

capteur, d’un autofocus qui tient sans aucun

problème la comparaison, d’une rafale plusieurs

crans au-dessus et de la stabilisation du capteur.

Autant dire qu’il n’y a pas vraiment photo. Le Sony

Alpha 7 III est bien l’appareil photo full frame du

moment. Il est même si performant qu’il soutient la

comparaison sans rougir avec un Canon 5D Mark IV,

vendu bien plus cher. C’est sûr, le Sony Alpha 7 III

va faire mal, très mal, à la concurrence et peut-être

inciter Canon à moins se reposer sur ses lauriers.


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72

ON mag - audio nomade & photo 2018

SONY

RX10 mark IV

2000 €

Blinder d’électronique dernier cri le moindre

de ses appareils photo et ne pas lésiner

sur l’innovation sont devenus les signes

distinctifs du constructeur nippon et ce n’est

pas nous qui nous en plaindrons. Le Sony

Cyber-shot RX10 IV en est l’exemple même,

puisqu’il s’offre un zoom 24-600mm F2.4-F4,

une rafale de malade de 24 images par

seconde et le tout nouveau système de mise

au point du constructeur japonais : de quoi

séduire les amateurs les plus exigeants de

gros zoom intégrés à leur appareil photo.

par Luc Halard

Au premier regard, on prendrait sans peine le

Sony RX10 IV pour un petit reflex surmonté d’une

grosse optique. Que nenni ! Il s’agit d’un appareil

tout-en-un (ou bridge), incorporant un capteur de

seulement 1 pouce (ce qui est déjà pas mal), dont

l’objectif, un méga zoom 25x est intégré à l’appareil.

Le Sony RX10 IV est à mi-chemin entre les appareils

compacts de la marque, comme le Sony RX100

V dont il reprend le capteur Exmor RS CMOS de

20 Mpx et une partie de l’électronique, et le Sony

Alpha 9, l’hybride sportif de la marque duquel il

hérite son système d’autofocus.

le nec plus ultra de l’appareil photo tout-enun

avec méga zoom

La petite taille du capteur est un choix délibéré

de Sony qui évite que le zoom intégré, conçu par

Zeiss, ne soit un véritable mastodonte impossible

à transporter. Cette optique Vario-Sonnar 24-600

mm F2.4-F4 est une petite merveille qui avait déjà

fait le succès du RX10 III. Polyvalente à l’extrême,

dotée d’une ouverture particulièrement importante,

notamment aux longues focales, elle s’est révélée

extrêmement convaincante pendant nos tests, que

ce soit au grand angle ou au téléobjectif.

Outre le fait que ce zoom propose une allonge

considérable, et qu’il ne démérite pas en intérieur

tant que l’on ne zoome pas trop, la qualité d’image

est vraiment bluffante. Le résultat est bien bien

supérieur à celui offert par le Panasonic TZ-90. Il est

certes vrai que les deux appareils ne boxent pas

dans la même catégorie d’encombrement et de

prix. Mais la qualité d’image du Sony RX10 IV aux

longues focales est tout simplement irréprochable,

là où elle n’était que médiocre sur le modèle de

Panasonic. L’optique Vario Sonnar est en outre

stabilisée, ce qui offre un grand confort d’utilisation


ON mag - audio nomade & photo 2018

73

Spécifications

•Capteur : Cmos Exmor RS empilé de 1 pouce (13,2 x 8,8 mm), 20,1 Mpxl

•Vidéo : XAVC S ; 4K (3840 x 2160p) 25 images / secondes à 100 Mbps

•Zoom : Zeiss Vario Sonnar T* 24-600 mm f/2,4-4, éq. 24 x 36 (18 éléments

dont 6 asphériques en 13 groupes)

•Mode macro : 3 cm grand-angle, 72 cm au téléobjectif

Mise au point : AF hybride à 315 points à détection de phase

•Stabilisation : oui (optique)

•Écran : LCD tactile de 3 pouces/ 1,22 Mpx ; inclinable à 107° vers le haut et

42° vers le bas

•Viseur : Oled 2,36 Mpx, 0,70x, correcteur dioptrique -4 à +3, dégagement

oculaire 23 mm

•Sensibilités : 64-25 600 Iso

•Vitesses : 30s-1/2 000s ; obturateur électronique à 4s-1/32 000s

•Rafale : 24 im/s (249 Jpeg, cadence inaccessible en Raw)

•Flash : Intégré (mode sans fil) et griffe porte-flash

•Stockage : SD, SDHC, SDXC, Memory Stick Pro Duo /Pro-HG/XC-HG

•Connectivité : NFC et Wi-Fi, Bluetooth, microHDMI (compatible 4K en

photo), Multi/Micro USB, minijack stéréo 3,5 mm, casque

•Poids : 1095 g avec batterie et carte

aux longues focales.

Pour le reste, la qualité d’image est conforme à ce

que l’on peut attendre d’un capteur de 1 pouce

de 20 Mpx. Le bruit et le lissage commencent à se

faire sentir à 800 ISO - une sensibilité rapidement

atteinte, même en extérieur, lorsque l’on shoote

au 600 mm - et devient vraiment visible audessus.

C’est finalement la seule limite du concept

développé par Sony afin de proposer un gros zoom

de qualité à l’encombrement restreint. En ce qui

concerne le flou d’arrière plan, s’il n’est facilement

présent au grand angle, aux longues focales, on

se retrouve bien avec un sujet qui se détache très

agréablement de l’arrière plan, et ce malgré la

petite taille du capteur.

Un appareil très véloce presque sportif

L’autofocus hybride à détection de phase et ses

315 points d’AF, qui atteint une vitesse de mise au

point de 0,03 seconde, s’est révélé particulièrement

efficace sur le terrain. La mise au point tactile sur

l’écran est un plus indéniable pour qui ne veut pas

mettre son œil dans le viseur électronique, très

confortable au demeurant. On regrettera seulement

de ne pas pouvoir zoomer tout en conservant la

mise au point.

La vitesse de prise de vue monte à 24 images par

seconde, grâce au processeur BionZ inauguré sur le

Sony Alpha 9 et ce avec la mise au point en continu.

Le Sony RX10 IV est une véritable petite mitraillette

! De quoi être sûr d’obtenir la bonne image. Reste

ensuite à trier les images…

Le Sony RX10 IV tire également son épingle du

jeu en vidéo, grâce à l’enregistrement 4K avec

affichage complet sans perte de pixels. Encore une

fois, l’autofocus de détection de phase constitue un

atout non négligeable qui garantit un bon suivi du

sujet. Prises microphone et casque sont intégrées,

histoire de combler les désirs des vidéastes.

En conclusion

Le Sony RX10 IV est sans doute l’appareil photo

tout-en-un le plus performant du marché, que ce

soit par son objectif 24-600 mm excellent d’un

bout à l’autre, sa rafale de folie ou son autofocus à

détection de phase très efficace. Le résultat est une

qualité d’image de très haute volée pour un appareil

de ce type. C’est un formidable appareil tout-en-un

pour la photo de sport, d’action et de nature. Le

tout, allié à ses performances en vidéo 4K, en fait un

appareil versatile. Ses seuls défauts : ne pas pouvoir

zoomer tout en maintenant la mise au point sur un

sujet en mouvement, ainsi que la taille du capteur

qui limite quelque peu la qualité d’image dans les

hautes sensibilités. Mais bon, on ne peut pas tout

avoir…

Notre avis

Construction

Qualité viédo

Qualité photo

Réactivité


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