LA GAZETTE DE NICOLE 008

nicoleesterolle

VOICI le numéro 8 de la Gazette de Nicole Esterolle, enjoy !

La

THE NEWS OF MADAME ESTEROLLE

N

U

M

É

R

O

8

DENicole

VERY PALMER CAROLINE SECQ CÉCILE PERRA

LAUDE BOLDUC ÉVELYNE POSTIC HUBERT DUPRILLOT

URENT DACHET MARC BELL MARC DAILY

ARIUS VAN DOKKUM MARYAN


Pour

POUR NE RATER AUCUN NUMÉRO DE LA GAZETTE DE NICOLE

SUIVEZ-NOUS EN VOUS ABONNANT LÀ :

https://www.yumpu.com/fr/la_gazette_d

NICOLE VOUS DIT : « COCHEZ FOLLOW »! ;-)


un retour au sens premier.

Le choix des 10 artistes figurant dans ce numéro 8,

tout comme celui des 4000 figurant dans le nicolemuseum.

fr, d’où ces dix présents sont extraits, est certifié par nous

sans intervention d’aucun conseiller artistique, inspecteur

de la création ou autre sbire du Ministère de la Culture

hexagonale.

Car il s’agit bien pour nous, de proposer un art de contenu,

qui se passe de mots pour exister en soi, au lieu d’un art

« ministériel » vide de sens et de substance, qui n’existe

aujourd’hui que par son emballage discursif de plus en plus

cuistre, insensé et délirant.

Il s’agit ici de nous donner du plaisir visuel immédiat…

tout simplement.

Et de revenir au sens premier…

Nicole Estérolle

e_nicole_esterolle

Et puis je vous suggère d’aller faire un tour sur

mon site

www.schtroumpf-emergent.com


Maryan


Gigantesque

Maryan

Il a été mesuré par sondage spécial,

que 0,5% seulement des agents de la

bureaucratie duchamposphérique de l’art,

connaissent l’existence de cet immense

artiste, quand 100% connaissent le petit

Lavier et sa Ferrari accidentée…

Il faut dire que ce gigantesque artiste ne peut

s’inscrire dans le champ de vision rétréci

de l’artocratie identitaire et radicalisasée au

contemporainisme pinaltesque, qui règne

toujours dans l’hexagone.

Son parcours n’a rien, en effet, de celui

d’un post-diplômé de la Villa Arson, en voie

d’émergence, ou bien d’un Buren sophicalisé.

Déporté à Auschwitz durant la guerre, après

avoir été dans plusieurs camps, blessé

une première fois, Pinchas Burstein est

le seul de sa famille à revenir. À l’arrivée

des russes, les nazis décident de fusiller

les survivants ; il reçoit huit balles dans le

corps. Il n’est pas mort. Il est amputé d’une

jambe et part à Jérusalem après être resté

deux ans dans un camp de réfugiés en

Allemagne. Maryan vécut principalement à

Paris et New York, où il mourut.


Avery Palmer


La vie est incroyablement

complexe

« Mon travail cherche à explorer la

nature de l’humanité et à exprimer la

complexité et le mystère inhérents à nos

relations avec le monde dans lequel nous

vivons et entre nous. En combinant des

images familières de manière inhabituelle,

j’invente des scénarios qui peuvent être

considérés comme des puzzles sans

solutions correctes ou incorrectes - et peutêtre

qu’aucune solution n’est possible pour

eux. Ces énigmes sont analogues à la nature

changeante et perpétuellement non résolue

de la vie elle-même.

Les espaces mystérieux, cachés et

intérieurs de mes sculptures parlent de la

disparité entre nos apparences extérieures

et les aspects de notre moi intérieur qui ne

peuvent être connus des autres.

La vie est incroyablement complexe et

perpétuellement remplie de questions sans

réponse. C’est cette compréhension limitée

de la réalité qui nous pousse à rêver ».


Caroline Secq


Au bout du voyage

« Non, je ne vois pas dans l’œuvre de Caroline

Secq de message de dénonciation de la

pollution des mers, je ne vois pas non plus de

« récup’art » de type « brut » ou « singulier »…

Je vois seulement un magnifique et très

personnel travail de composition, intelligent,

ludique et sensible, plein d’inventivité et de

plaisir dans la mise en forme, entièrement

dédié à la seule sublimation d’un matériau

d’une grande richesse sensuelle, chargé

certes fantasmatiquement par des années de

macération au gré des courants marins, mais

qu’il faut prendre pour ses qualités plastiques

immédiates, pour sa beauté intrinsèque et non

pour ses aventures passées.

Et c’est dans ce dépassement de l’histoire

vécue des objets qu’elle assemble, dans leurs

retrouvailles au bout d’un long voyage, sur une

autre histoire, que la création de Caroline Secq

est forte, distanciée et unique. »

Pierre Souchaud


Cécile Perra


je désapprends,

éternellement.

« Les formes s’épurent, les normes disparaissent, la

représentation devient parfois grossière et maladroite,

mais me semble juste. Je raconte avec nostalgie le passage

de l’enfant à l’adulte, souvent confus, prématuré, parfois.

J’aborde la transmission et l’héritage ou l’absence de

légèreté de l’enfance. Je crée des identités métissées,

profondes et complexes, mais mises à nue. Je reprise

les blessures et redonne une seconde chance à ces

personnages… je leur donne la vie jusqu’à dire: « Mais qui

sont-ils ? Je ne le sais pas mais ils me plaisent ».

J’ai eu la chance d’animer durant deux années consécutives,

un atelier d’arts plastiques en direction d’un public d’adultes

handicapés mentaux. Mieux qu’une seconde école, et dotés

d’une richesse artistique et humaine

hors du commun, ils m’ont alors

révélé, sans le savoir, à quel point la

simplicité et la spontanéité dans l’acte

de créer m’étaient primordiales.

Cette expérience merveilleuse

influença profondément mon

approche artistique. Depuis ce jour, je

désapprends, éternellement. »

Cécile Perra


Claude Bolduc


Merci facteur

pour vos divines missives !

Vers huit ans, en regardant un film sur la vie de

Van Gogh à la télévision, il a la révélation que

Dieu l’a envoyé sur terre pour transmettre son

message aux humains à travers la peinture.

Le peintre dit « naïf » Arthur Villeneuve, dont il

devient le voisin, lui transmet les rudiments de

la peinture. À l’instar de son maître qui exerça le

métier de barbier pendant 30 ans, Claude Bolduc

sera facteur jusqu’à sa retraite. Chacun de ses

tableaux est comme une lettre en souffrance qui

attend d’être lue.

Claude Bolduc prétend que les nouvelles voies

empruntées par l’art contemporain s’éloignent

dangereusement de leur essence humaine…

Aussi sa réflexion s’étend-elle maintenant, dans

un état d’esprit proche de Jérôme Bosch, aux

grandes questions existentielles. Il explore, à

travers les thèmes éthiques contemporains les

plus ambigus, les avenues sombres ouvertes

par la progression exponentielle des récentes

découvertes scientifiques (pollution, essoufflement

des ressources, menace nucléaire, tentatives

de contrôle absolu sur la vie et les maladies...)

Pour lui, le bilan du règne annoncé de l’Homme-

Dieu est inquiétant. C’est pourquoi ses tableaux

confrontent sans retenue Eros à Thanatos…

Merci facteur !


Evelyne Postic


Bienvenue au paradis

des cœurs purs !

Elle nous dit : « J’ai inventé un monde, où les humains s’identifient

dans la forme au monde animal et végétal, tout en gardant

l’intégrité d’être humain. Pourquoi n’y aurait-il pas d’autres

mondes présents et invisibles à nos perceptions, avec des

morphologies différentes, des vies ayant évolué autrement que

les nôtres ? Ce sont des mondes imaginaires que je dessine,

peins et sculpte, avec l’espoir que la vie peut exister ailleurs et

répondre à cette question angoissante : « pourquoi suis-je sur

cette planète ? »

Ainsi, Evelyne, nous retricote, nous rebrode, nous ré-enchantet-elle

le monde, au fil du parcours de ses crayons de couleur

guidés par quelque mystérieuse force médiumnique.


Hubert Duprilot


Une vision aussi jubilatoire

qu’hallucinatoire de la vie quotidienne.

La représentation de l’humain en ses

différentes postures amoureuses,

militaristes, bricoleuses, domestiques ou

socio-professionnelles, telle que nous la

propose Hubert Duprilot, n’est pas de tout

repos pour l’œil ni pour l’esprit.

Entre joyeuse exaltation et profond

désespoir, entre bonne santé et

furonculose généralisée, la puante

pourriture y arbore les flamboyantes

médailles du mérite agricole, militaire ou

culturel. L’oiseau y copule sans vergogne

avec la limace. Ça s’hybride et fornique

dans tous les coins. C’est un joyeux

lupanar, une cour des miracles à taille

métaphysique… C’est de l’expressionnisme

débridé, bref , c’est de la pure et très

nauséabonde décadence esthétique pour

certains.

N’empêche… il y a de l’enthousiasme et

de la positivité là-dedans. Il y a une bonne

humeur de fond dans cette mise en forme

capable de se nourrir des pires de nos

fantasmes, de les transcender, et d’en

faire de la beauté… si vous me permettez

l’emploi de ce terme.


Laurent Dachet


La figure dévisagée

Laurent Dachet (alias Laudac) fouille le

visage, le regard, l’expression humaine

au plus profond. Une sorte d’interrogation

radicale, brutale, métaphysique, scabreuse,

toujours sur le fil du scalpel ou de la hache

à vivisection. Un exercice de vérité de la

représentation, avec et par la « peinturepeinture

», envisagée, dévisagée elle aussi.


Marc Dailly


Somptuosité de la peinture pour

un enchantement du quotidien

Les peintures de Marc Dailly, nous invitent à décrocher

un peu de la réalité pour goûter au plaisir du flottement

insouciant au-dessus de celle-ci. Elles nous emportent

dans un état de semi-éveil, aux bords du rêve, là où

la banalité quotidienne peut basculer dans une sorte de

fantastique familier.

C’est une peinture de proximité, de constat immédiat,

une peinture envoûtante, sans ambition messianique ou

démonstrative, sans référence historique, sans volonté

de s’inscrire dans une tendance, un mouvement, une

histoire… Un plaisir absolu.

Chez Marc Dailly, ce léger trouble tant intellectuel que

sensoriel et affectif, qui donne à la fois lumière et lucidité

aux images peintes, n’est plus de l’ordre de la rencontre

de l’aléatoire, mais possède la nécessité et la logique des

associations rêvées, des visions hypnagogiques, pour cette

opération de sublimation et d’émerveillement du quotidien.


Marius Van Dokkum


Sociéto-Critique

Il peint à merveille des natures

mortes aux fruits, des portraits de

ses amis, parents et voisins, des

paysages hollandais… et puis il peint

aussi ces images sociéto-critiques

en diable, bourrées d’un humour

si populaire qu’un conceptualoduchampiste

en avale sa glotte.


RIGOLE, PICOLE, BR

Cette Nicole en papiers découpés a été réalisée par les

élèves de Madame Dubeaux, institutrice de l’école de Sannac-sur-

Masse dans l’Indre et Loire, lors d’une résidence de Jean-Daniel

Burné, immense artiste qui a su rester trés simple malgré son non

moins immense compte en banque au Luxembourg.

Il est admirable que des artistes de cette envergure daignent, avec

toute l’humilité qui les caractérise, répondre aux appels de la DRAC

pour faire bénéficier le petit peuple des campagnes françaises de

leur immense, toujours immense, personne.

Je remercie les vénérables institutions chargées de veiller à la

prolofération en vase clos de la culture de l’élite auprés des gens

de peu d’avoir ainsi pensé à saupoudrer le peuple de leur carnet

d’adresses aux numéros de téléphone quasi-divins.

Certains parmi les aigris qui continuent à penser que la peinture

ou d’autres «techniques» des temps anciens peuvent être

interressantes, ont cru bon de décrier les émoluments de J-D-B,

mais ces esprits limités ne pourront jamais saisir que leurs

triviales bassesses ne frôlent qu’à peine la surface inaltérable de

l’immense talent d’immenses artistes majeurs tels que lui.

L’art content pour rien et satisfait de lui-même vaincra!

S

O

Y

O

N

S

C

LAIRS

Martial Champêtre, curateur des basses fosses de la culture des gens.

75% de

copinage,

100%

d’informations

Jean-Jacques Tachdjian


ICOLE ET NICOLE !!!





Marc BELL


PLURIMULTITOUTDELICIEUX

ET EN COULEURS!

MARC BELL est connu des afficionados de

l’underground, où il a fait ses premières armes

dans les années 1990/2000, ainsi que des

amateurs de BD surréalisto-fun où il excelle

avec des titres comme comme «Shimpy et Paul»

ou «Stroppy», traduits et publiés en France

par les Maiiissieurs de Cooorrnélius, éditeurs

de bon goût mais trés parisiens, hélas). C’est

aussi un immense artiste, canadien anglophone

des environs de Toronto, ville sympathique et

décontractée que ses habitants appellent TO

histoire de faire un raccourci sémantique,

sonore et minimaliste à la fois.

MARC BELL est né en 1971, mais son style jaillit

en droite ligne de l’underground US de la fin des

sixties, on pense à Robert Crumb notamment,

mais un Crumb qui aurait fait bouillir l’intégrale

de Jacovitti dans une bassine de Philip Guston, de

psychedelia punkoide grunge à la sauce Jeff Keen

(à ne pasconfondre avec Jeff Koons hein, qui est

un guignol de l’art financier). Ses peintures sur

bois et supports divers rappellent les délires

de son compatriote francophone, Henriette

Valium. Un régal pour tous ceux qui, comme

moi, adorent passer un temps fou à surfer sur

les millimètres carrés d’images ouvragées et

remplies de détails, un narratif non séquentiel

comme on dit au ministère, ce que je vous

traduirais par « une putain de poésie visuelle qui

déchire sa mère grâve!!!.»


UN

MESSAGE

DE

JJ

PERMACULTURAL

INTERNATIONAL

et à faire

mes courses

DÉJÀ 8 NUMÉROS de cette Gazette que

je bricole avec bonheur pour Nicole.

C’est un travail que je fais bénévolement

pour elle, car j’en suis secrètement

amoureux. Mais l’amour ne fait pas

bouillir la marmite triviale du frigo vide

comme on dit à la Caisse d’Allocations

Familiales quand on vous envoie paître.

J’ai donc ouvert un compte de mécénat

individuel sur PATREON.COM.

Patreon est une solution intéressante de

mécénat collectif pour les artistes. Si vous

décidez de me soutenir, vous pouvez

opter pour me donner un euro par mois,

ou deux ou trois ou plus, chaque montant

équivaut à des contreparties et vous

pouvez interrompre les versements quand

vous voulez. Sur Patreon, vous pourrez

suivre mon travail, connaître les étapes de

réalisation, recevoir des goodies, avoir

des bonus et des remises sur l'achat de

mes images.

SI VOUS M’AIDEZ

VOUS NE SEREZ

PAS DÉFISCALISÉS

MAIS MON CŒUR

SERA À VOUS !

JJT

http://www.patreon.com/jeanjacquestachdjian

More magazines by this user
Similar magazines