LG 214

LGMagazine

Septembre 2018

SPECIAL ELECTIONS

LEGISLATIVES 2018


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Weishaupt Luxembourg.


EDITO

PAR JULIEN BRUN

Contre le ressentiment

Au fil des écrits et des contributions, se tisse au travers de nos pages,

une littérature qui modestement compose un tableau mensuel

des politiques économiques du pays. Il existe cependant un autre

Luxembourg dont les richesses ontologiques relèvent moins du

foisonnement de la Place que de ses paysages, sa culture et son

Histoire.

Ce Luxembourg-là est régulièrement victime de quelques-uns

qui fantasment à le réduire à une seule de ses composantes, en

l’occurrence linguistique. À l’aube des élections législatives,

quelques politiques pourraient succomber à la tentation d’une vision

étriquée de la nation qui juge la «luxembourgeoisie» d’un individu

selon sa faculté d’expression en luxembourgeois. La capacité ne

saurait pourtant être l’unique critère, sans quoi un Luxembourgeois,

Professeur de l’Université, spécialiste de Victor Hugo serait «plus

français» que la grande majorité d’entre eux. On entend pourtant

leur bonne foi comparer notre pays de 600.000 habitants aux 11

millions de Belges, aux 68 millions de Français, aux 80 millions

d’Allemands, sans tenir compte du facteur de masse locutrice qui à

nos différences francophones, lusophones ou anglophones, englobe

puis étouffe les minorités linguistiques. Dans cette conception

binaire où la langue serait l’alpha et l’omega de la citoyenneté, sont

culturellement Luxembourgeois ceux qui le parlent et étrangers tous

les autres; leur degré d’imperméabilité étant hiérarchisé selon leurs

statuts de résident-étranger ou de frontalier. Cette dichotomie, bien

que minoritaire, ravit les simples d’une caresse populiste écrasant

la complexité du réel, la diversité des individus, la subtilité des

sensibilités et la multiplicité des identités dans l’unicité d’un seul et

même rouleau compresseur: la sacro-sainte langue nationale. C’est

là, un obscurantisme d’exclusion qui prend racine dans l’amnésie de

notre propre Histoire.

Redescendons l’échelle du temps à un peu plus d’un siècle, lorsque

le Luxembourg s’échappa d’une longue période d’émigration,

notamment vers les Etats-Unis et Paris, pour devenir grâce à

l’exploitation des gisements de minerais de fer du début du XX e , un

lieu d’immigration. La promesse salariale des mines et des usines,

attira d’abord les paysans de la région qui quittèrent la misère de

leurs champs pour celle des villes, puis une immigration de l’Italie

qui de 1871 à 1906 quintupla la population de Dudelange. Dans le

quartier italien où l’humidité et l’insalubrité favorisent la propagation

de maladies comme la tuberculose, le choléra et le typhus, la

condition ouvrière fait solidarité. Les autochtones de la région aux

redécoupages géographiques de 1659, 1815 et 1839, s’intéressèrent

moins aux frontières mouvantes entre Arlon et Clemency, Longwy

et Esch, Thionville et Mondorf, ou Schengen et Sierck qu’à leurs

propres conditions de vie. Comment l’œil put-il distinguer la couleur

des drapeaux lorsque les corps eurent été ensevelis dans la Terre

Rouge du Minerai, de la Révolution Bolchévique, du Marxisme et

du Prolétariat? La condition ouvrière fut une nation à elle seule

et alors qu’en 1910 les immigrés représentaient déjà 15,3% de la

population nationale (pour comparaison, la France et la Belgique

comptent actuellement 11% d’étrangers, l’Allemagne 20%), il suffit

d’une seule année pour que l’immigré parle le luxembourgeois. Dans

le ventre sombre de la mine, dans la fournaise ferraillée des usines,

dans les mousses dorées des bières qui rincent quotidiennement

les gorges crassées de poussières, on parle, on rit, on pleure, on

s’esclaffe, on raille et on philosophe en luxembourgeois, ou tout du

moins dans une multitude de patois franciques faisant fonction de

ciment culturel, parlés de Bitburg à Arlon et de Metzig à Thionville.

Pas étonnant que si quelques jours après l’envahissement des troupes

allemandes du 2 août 1914, les Italiens appelés à servir sous leur

drapeau provoquent de nombreux départs, d’autres font le choix

de rejoindre les rangs de l’armée française. Que peut bien pousser

l’immigré Italien à suivre son camarade Luxembourgeois si ce n’est

la solidarité ouvrière?

Les patois franciques se sont depuis quasiment éteints laissant

quelques ravissants luxembourgismes comme «la clenche», «faire

bleu», «la farde»; derniers vestiges d’un sentiment d’appartenance

à une Grande et même Région. Si le vivre ensemble a su rester une

valeur luxembourgeoise capitale, force est de constater que ce n’est

plus le cas du travailler ensemble qui est une pierre angulaire de

l’usage des langues.

Espérons que dans le silence de son isoloir du 14 octobre, l’électeur

entende quelques voix muettes de ce patrimoine oublié lui murmurer

que le Luxembourg vaut bien mieux qu’une guerre linguistique. n


SOMMAIRE

SPÉCIAL ELECTIONS LÉGISLATIVES

10 | CLAUDE WISELER

CSV

CONSEIL

28 | SABRINA MARTIN

Martin Avocats

ICT

42 | GÉRARD JEITZ ET JONATHAN DA SILVA

Indigo

XXXXXX

MLO: votre avocat en ligne au Luxembourg

Le digital au service des clients

SPÉCIAL ELECTIONS LÉGISLATIVES

14 | XAVIER BETTEL

DP

CONSEIL

34 | SERGE QUAZZOTTI

IPIL

MOBILITÉ

50 | ROMAIN KRIBS

Emile Weber

XXXXXX

Un enjeu de taille pour tous les secteurs

La mobilité – une passion depuis 1875

SPÉCIAL ELECTIONS LÉGISLATIVES

18 | FRANÇOIS BAUSCH

déi gréng

ICT

38 | CHRISTIAN SCHARFF ET PHILIPPE PIERRE

PWC Luxembourg

MOBILITÉ

56 | LAURENT BRAVETTI

Volvo Bus

xxxx

Se former pour mieux se transformer

De l’analyse au perfectionnement

SPÉCIAL ELECTIONS LÉGISLATIVES

22 | ETIENNE SCHNEIDER

LSAP

ICT

40 | GILBERT REYLAND

SecuriTec

MOBILITÉ

58 | GEORGES CARBON

Carbon G.

XXXXXX

La domotique au service de votre sécurité

Un service d’une autre époque


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Publication éditée par Euro-Editions S.A.

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82 | RAYMOND ERPELDING ET

ROLAND BREYER — S.I.A.CH

DÉVELOPPEMENT DURABLE

88 | TIM SCHLINK

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Société éditrice

Euro-Editions S.A.

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

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86 | BRICE CERNIER

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RECHERCHE ET FORMATION

98 | ANNE OSWALD

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Rédaction

Julien Brun

julien@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Martina Cappuccio

martina@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Pierre Birck

pierre@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 24

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Conception et réalisation graphique

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PORTRAIT

104 | STÉPHANE PALLAGE

Recteur de l’Université du Luxembourg

Photographie

Marie De Decker

Eric Devillet

Mouvement

luxembourgeois

pour la Qualité

et l’Excellence

PERFORMANCE DURABLE

Impression

Imprimerie Centrale

Retour aux origines d’un parcours

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Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs. Les prix figurant dans cette revue

sont indicatifs et peuvent être sujets à des variations

dont l’éditeur ne pourrait nullement être tenu pour

responsable.


6

LG

SEPTEMBRE 2018

INDEX DES INTERVENANTS

10 | CLAUDE

WISELER

CSV

14 | XAVIER

BETTEL

DP

18 | FRANÇOIS

BAUSCH

déi gréng

22 | ETIENNE

SCHNEIDER

LSAP

28 | SABRINA

MARTIN

Associée fondatrice

Cabinet Martin Avocats

34 | SERGE

QUAZZOTTI

Directeur

IPIL

38 | PHILIPPE PIERRE

Associé en charge du secteur

public et responsable mondial

Institutions européennes

PwC Luxembourg

38 | CHRISTIAN

SCHARFF

Associé et People &

Organisation Leader

PwC Luxembourg

Copyright: Mike Zenari

40 | GILBERT

REYLAND

Directeur

SecuriTec

42 | GÉRARD

JEITZ

Directeur

Indigo

42 | JONATHAN

DA SILVA

HR & Communication Manager

Indigo

46 | STEEN FOLDBERG

Head of Luxembourg,

Managing Director

Aberdeen Standard

Investments

50 | ROMAIN

KRIBS

Attaché à la direction

Voyages Emile Weber

56 | LAURENT

BRAVETTI

Directeur

E-Bus Competence Center

Volvo Bus

58 | DENIS

GARIJO

Directeur général

Stoll Truks

60 | GEORGES

CARBON

Directeur

Carbon G.


8

LG

SEPTEMBRE 2018

INDEX DES INTERVENANTS

64 | MALIK

ZENITI

Manager

Cluster for Logistics

68 | ROLAND

FOX

Directeur

Administration des ponts et

chaussées

70 | PATRIC

MICHELIS

Directeur

Famaplast

74 | ANDREAS

HOCKE

Directeur technique

L-Travaux Sàrl

76 | MATHIEU

CANALE

Responsable

TheLuxLab

78 | LAURENT

DECKER

Directeur

Baucenter Decker-Ries

82 | RAYMOND

ERPELDING

Ingénieur-directeur

S.I.A.CH

82 | ROLAND

BREYER

Président

S.I.A.CH

84 | ALY

KAES

Président

SIDEN

84 | ROLAND

SCHAACK

Ingénieur-directeur

SIDEN

86 | BRICE

CERNIER

Ingénieur énergétique

Engie Cofely Services

88 | TIM

SCHLINK

Administrateur-délégué

CLOOS SA

98 | ANNE

OSWALD

Responsable du département

lifelong-learning.lu

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100 | ALINE

MULLER

Directeur général

LISER

104 | STÉPHANE

PALLAGE

Recteur

Université du Luxembourg


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10 LG

SEPTEMBRE 2018

SPÉCIAL ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

«Mir Hunn e Plang

Fir Lëtzebuerg»

PAR JULIEN BRUN

Vainqueur des élections communales, le bateau CSV a le vent

en poupe côté sondages, mais son capitaine Claude Wiseler

reste prudent. À 58 ans, le prétendant au poste de I er M. se

sent libre de faire ce dont il a envie et a la volonté de mener

un certain nombre de réformes. Interview.

Avec quel parti le CSV pourrait-il faire

une coalition et peut-on imaginer des

ministres Bausch, Bettel ou Schneider

dans un gouvernement Wiseler?

J’ai toujours dit qu’il n’y aurait pas de

coalition avec l’ADR car ils ne sont pas

compatibles avec nous sur un certain

nombre de points. Mais avec les trois partis

de coalition et sans préférence aucune,

je n’aurais aucun problème à travailler

avec Xavier Bettel, Etienne Schneider et

François Bausch. Certes, la politique n’est

pas une affaire d’enfants de cœur mais

les échanges que nous avons pu tenir ont

toujours été sur des sujets et contenus

politiques. Que cela soit rude sur les idées,

c’est tout à fait normal mais il n’y a jamais

eu d’attaque personnelle et c’est ce qui nous

permettra de travailler ensemble si le choix

des électeurs devait nous y amener.

Vous entendez élargir toutes les autoroutes

avec une troisième voie réservée

au covoiturage et aux transports en

commun. Avez-vous chiffré cette mesure

(l’élargissement de l’A3 coûte à elle seule

365 millions d’euros) et n’est-ce pas une

fausse bonne idée dans la mesure où la

capitale concentre les emplois?

Il faut tout d’abord rappeler que c’est un

projet à long terme avec un échéancier

et des priorités pour l’A3 et l’A6. J’espère

d’ailleurs que ces élargissements seront

poursuivis des côtés français et belge.

Ensuite, un groupe parlementaire n’a pas les

moyens techniques de réaliser des chiffrages

définitifs sur de tels investissements.

L’argument que cela ne ferait qu’élargir les

embouteillages n’est pas valable pour deux

raisons: d’abord parce qu’une grande partie

du trafic n’est que transitoire et ne concerne

pas la Ville de Luxembourg et ensuite parce

que toutes les études s’accordent à dire

que plus il y a de véhicules sur une portion

réduite et plus le risque accidentogène est

élevé, ce qui complique, complexifie et

densifie encore plus la circulation.

Enfin, avec une évolution telle qu’on la

connait aujourd’hui, il n’existe pas de

solution unique et l’élargissement des

autoroutes n’est qu’une mesure parmi

d’autres. Nous travaillerons sur toute la

chaîne de mobilité en mettant en place la

stratégie globale pour une mobilité durable

«MoDu» que j’avais développée lorsque

j’étais ministre des Infrastructures.

“Les PME sont

l’épine dorsale

de notre

économie”

Et pourquoi pas la gratuité des

transports publics qui est, quant à elle,

chiffrée à 30 millions par an?

Parce que je ne pense pas qu’elle nous serait

d’une grande utilité; le problème n’est pas

un manque d’attractivité des transports

publics mais bien au contraire, un manque

de capacité. Les trains et les bus sont

surchargés durant les heures de pointes

et je préfère réinvestir cet argent dans

l’augmentation des places.

Quel regard portez-vous sur les 120

millions qui vont être investis dans la

mobilité du côté français?

Je vois cela de manière positive. Lorsque

j’étais ministre des Transports, j’avais

financé la mise à deux voies d’une ligne

dont l’Allemagne avait moins besoin que

le Luxembourg, sans parler du TGV.

Je suis pour que l’on investisse dans des

infrastructures de l’autre côté des frontières

dès lors que les projets sont bien choisis et

je pense que ceux-là l’ont été.

Comment favoriser le télétravail dans

les méandres fiscales transfrontalières?

Je souhaite que les gens qui travaillent

à Luxembourg puissent le faire à

domicile et cela passe d’abord par une loi

luxembourgeoise. Trouver des accords

avec les pays frontaliers qui répondent à

leurs propres priorités nationales ne se


fera pas en quelques semaines. La loi sur le

télétravail doit être faite quelle que soit la

situation avec les pays voisins.

Je considère d’ailleurs que l’idée de

François Bausch, de construire des bureaux

sur le territoire luxembourgeois et aux

abords des frontières, afin de permettre

une décentralisation des entreprises est plus

réaliste que des accords avec les pays voisins

qui ont leurs propres obligations nationales.

Afin de lutter contre la spéculation

immobilière, vous voulez instaurer une

taxe sur les terrains et les logements

vides, non plus au niveau communal

mais national. Peut-on dire que le

Luxembourg passe d’une politique

d’influence à une politique de répression

en matière d’immobilier?

Je considère le logement comme le grand

problème social de Luxembourg car il

coûte beaucoup trop aux ménages. Pour

agir efficacement, il nous faut des moyens

politiques et notamment contraignants.

Nous constatons aujourd’hui que les taxes

communales sur les terrains constructibles

ne sont pas efficaces puisqu’elles ne sont

pas utilisées. Le logement étant une cause

nationale, il faut en faire une taxe nationale.

On ne peut plus tolérer que dans la situation

actuelle et pour des raisons de spéculation,

des terrains soient retenus alors qu’ils sont

dans des plans d’urbanisation construisibles

tout de suite.

L’expropriation, qui est déjà possible par

notre droit, ne doit pas être exclue pour des

surfaces définies et délimitées mais elle ne

doit être qu’un absolu et dernier recours.

«Augmenter l’offre pour faire baisser les

prix» était une formule de Jean-Claude

Juncker aux débuts des années 2000…

Mais quelle autre solution? Nous n’avons

pas réussi à augmenter le parc de logements

Claude Wiseler

au rythme de l’accroissement de la

population et c’est là le nœud du problème.

L’objectif n’est plus de faire baisser le prix du

logement mais de freiner son augmentation

annuelle de 6%. Augmentons le stock pour

freiner l’envolée des prix.

Vous dites que le Luxembourg doit

garder «un rythme de croissance à un

niveau où la capacité d’intégration,

nécessaire à la cohésion sociale, soit

toujours possible» mais la croissance

démographique n’est-elle pas liée aux

4,5% de croissance économique?

Non car nous connaissons depuis 15

ou 20 ans, plus de 50% d’évolution

démographique pour un ou deux pourcents

de productivité par tête. Il faut donc veiller

à ce que la croissance démographie, qui

nous est certes nécessaire, soit dirigée par

la productivité et que les investissements

en logements, routes ou infrastructures


12 LG

SEPTEMBRE 2018

SPÉCIAL ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

sociales, puissent suivre le rythme. Sans

quoi, nos capacités d’intégration seront

dépassées. Le Luxembourg réussit

l’intégration de l’immigration depuis 50 ans

et je suis fier du fonctionnement de notre

vivre-ensemble. Il faut le préserver.

Quels sont les autres secteurs économiques

que vous souhaitez développer?

Le gouvernement actuel développe, dans

la continuité du précédent, les secteurs

financiers, d’assurance, de logistique, d’IT,

des biotechnologies et des technologies

spatiales (terme que je préfère au «space

mining» et qui s’inscrit dans ce qui a été fait

il y a 20 ans par SES).

Je compte continuer le développement

de ces secteurs prioritaires mais

auxquels j’ajoute l’économie circulaire

et la construction verte. Les PME sont

également une priorité pour nous et il faut

leur réserver une place spéciale. Et puisque

l’Université du Luxembourg va proposer

un cursus en médecine, je vois là un secteur

à développer pour les techniques médicales.

Je souhaite aussi réorganiser de manière

plus cohérente et en fonction des

secteurs que l’on souhaite développer, la

prospection économique, la subsidiation,

la mise à disposition d’emplacements

et la fiscalité des entreprises. Les PME

sont l’épine dorsale de notre économie, il

faut leur donner priorité quant aux zones

d’activités économiques dans lesquelles

elles souhaitent s’implanter.

«Notre objectif principal est de restaurer

la paix dans l’éducation», y a-t-il eu des

guerres dans les lycées au Luxembourg?

(Rires). Restaurer la paix n’est pas la bonne

traduction de «roueg», je préfère le mot

«calme». Le ministre de l’Education

nationale a fait une avalanche de réformes

sans tenir compte de leurs influences

concrètes dans les salles de classes, sans

savoir si nous avions le personnel suffisant

pour les appliquer. On demande beaucoup

de travail administratif au personnel

enseignant et je souhaite que l’on arrête

de réformer pour réformer et rendre aux

enseignants le temps de faire leur travail,

c’est-à-dire, enseigner.

Le CSV était opposé au bilinguisme dans

les crèches car nous pensons qu’une seule

langue, le luxembourgeois, devrait être

utilisée avec des enfants de un ou deux ans.

Puis d’en faire au cycle 1, à la maternelle, un

apprentissage systématique avec du matériel

didactique et pédagogique lorsqu’ils ont

trois ou quatre ans. Je souhaite aussi

maintenir l’alphabétisation en allemand. Le

luxembourgeois n’a pas vocation à être une

langue de séparation mais d’intégration.

Quel est le système d’intégration que

vous prônez, est-ce l’assimilation de

l’étranger qui doit se séparer d’une

partie de sa culture afin d’épouser celle

des populations historiques ou plutôt

le multiculturalisme qui fait cohabiter

plusieurs cultures?

C’est une question théorique à laquelle le

nombre d’habitants non-luxembourgeois et

la diversité culturelle, en un mot la réalité,

répond d’elle-même. Je souhaite que

chacun se sente le bienvenu au Luxembourg

et que nous préservions notre identité

luxembourgeoise qui ne doit pas séparer

mais accueillir en se basant sur notre façon

de vivre, sur notre façon d’être et sur notre

langue.

Pour ce qui est de la participation des

résidents non-luxembourgeois à la vie

publique, je pense qu’il est absolument

nécessaire que sur le plan national, les

résidents non-luxembourgeois aient une

possibilité de s’exprimer de manière plus

cohérente. C’est pourquoi je souhaite

renforcer le Conseil national pour étrangers

(CNE) afin de lui donner les moyens

d’être plus connu, plus entendu et plus

représentatif de la population étrangère.

Mais les résultats du référendum étant ceux

qu’ils sont, il faudra faire extrêmement

attention à ce que les discussions ne

tournent plus, comme il y a trois ans, au

détriment de la cohésion sociale. n


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14 LG

SEPTEMBRE 2018

SPÉCIAL ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

«Zukunft op Lëtzebuergesch»

PAR MARTINA CAPPUCCIO

Fier des avancées réalisées par son gouvernement, Xavier

Bettel, Premier ministre et candidat à son propre poste en

tant que tête de liste DP, dévoile la vision de son parti pour le

pays, dans la continuité des projets menés à bien au cours des

cinq dernières années. A la veille des élections législatives, le

candidat s’exprime sur les défis qui attendent le Luxembourg

et sur les solutions proposées par le DP pour les relever.

Quel bilan tirez-vous de la coalition DPdéi

gréng-LSAP? La réenvisageriezvous

en octobre?

L’accord gouvernemental s’est fait à trois

partis et chacun a dû mettre de l’eau dans son

vin afin de pouvoir s’accorder sur les réformes.

Concrètement, j’accorde peu d’importance à

mon épanouissement personnel tant que le

pays se porte mieux et force est de constater

qu’au terme de ce mandat, il se porte

effectivement mieux qu’il y a cinq ans et jouit

d’une bonne position à l’international.

Je suis satisfait du travail qui a été fourni et

je n’exclus aucune possibilité de coalition,

mais je ne pourrai m’allier qu’avec des partis

qui vont dans notre sens et ne remettraient

pas en question toutes les avancées que

nous avons réalisées. Je ne souhaite donc

pas faire partie d’un gouvernement qui

fait marche arrière. Le Luxembourg s’est

modernisé et se porte bien et j’ai envie de

continuer sur cette voie.

Dans votre programme et par votre

slogan «Zukunft op Lëtzebuergesch»,

on semble comprendre que l’identité et

la culture tiennent une place de choix…

Notre slogan dit «L’avenir en luxembourgeois»,

ce qui renvoie certes à la langue,

mais surtout à notre modèle de réussite et

de succès. Le modèle luxembourgeois allie

tradition et innovation: nous avons un côté

rural et sommes en même temps une capitale

internationale; nous travaillons encore le fer,

mais cela ne nous empêche pas de chercher des

minerais dans les astéroïdes! Ce modèle c’est

celui du luxembourgeois et du multilinguisme,

ce n’est pas l’un ou l’autre.

Cela serait une erreur de vouloir supprimer

le multilinguisme, de même qu’il serait une

erreur de croire que le luxembourgeois n’est

pas une langue d’intégration.

“Je ne souhaite pas

faire partie

d’un gouvernement

qui fait marche

arrière”

Vous avez introduit bon nombre d’actions

visant à promouvoir l’entreprenariat

et à accroître la compétitivité des

entreprises. Or le secteur privé est

majoritairement composé de travailleurs

étrangers, population non représentée

aux élections législatives. Pourquoi avoir

fait ce choix? Ce cas de figure n’illustret-il

pas justement le déficit démocratique

existant au Luxembourg?

Si je ne devais faire que ce qui est important

pour les élections, je n’aurais pas fait

grand-chose pour le pays. Si je n’avais

pensé qu’à ma réélection je n’aurais pas

organisé un référendum et je n’aurais

assuré qu’une gestion quotidienne du pays.

Malheureusement, le résultat a été négatif,

mais très clair, avec 80% de la population

contre le droit de vote pour les étrangers.

Je l’ai proposé et défendu, mais il est tombé

à l’eau. Certains diront qu’il est arrivé trop

tôt, mais c’est toujours ce que l’on dit quand

le résultat n’est pas celui escompté.

Par ailleurs, que les frontaliers ne puissent

pas voter me semble normal comme

ils n’habitent pas le pays. Les résidents

étrangers peuvent quant à eux donner

leur avis aux élections communales et

européennes. Toutefois on note que depuis

la réforme de l’accès à la nationalité,

ils sont de plus en plus nombreux à la

demander et à y accéder et pas uniquement

de l’autre côté des frontières. Beaucoup

de personnes prennent la nationalité pour

pouvoir participer aux grandes questions

de la société et c’est là que l’intégration est

la plus réussie! La langue luxembourgeoise

intervient alors comme une langue

d’intégration qu’il faut pouvoir parler pour

s’intégrer complètement dans la culture et

accéder à la nationalité. Et apprendre le

luxembourgeois ne dispense évidemment

pas d’apprendre le français et l’allemand qui

font également partie intégrante de notre

communication, il faut faire les deux!

Le Luxembourg connaît une crise

importante du logement qui engendre

également des difficultés d’inclusion

sociale, puisque les prix des logements

contribuent à creuser l’écart entre les

plus riches et les plus pauvres. Comment

y remédier?

Celui qui vous promet de trouver une

solution du jour au lendemain concernant le

logement vous ment. Ce qui est important,

c’est de réunir l’Etat, les communes et les

promoteurs autour d’un même projet.

Nous devons continuer dans la lignée des

grandes réalisations opérées par la main

publique par le biais de la Société Nationale

des Habitations à Bon Marché (SNHBM)

et du Fonds du Logement.

Nous devons aussi changer le paradigme

voulant que tout le monde devienne

propriétaire. Le gouvernement doit

mettre davantage de logements en location

et favoriser cette dernière de manière

générale. Nous devons également étudier

les différents modèles qui peuvent exister

au niveau de la cohabitation. De plus, il

faudrait se demander s’il n’est pas temps

de commencer à construire en hauteur, car

nous sommes limités en superficie.


Xavier Bettel


16 LG

SEPTEMBRE 2018

SPÉCIAL ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

Par ailleurs, j’ai fait de l’inclusion sociale

une bataille prioritaire depuis que je suis

entré en politique. Dans un projet de

logement étatique, nous devons veiller à

la mixité sociale, mais aussi à celle des âges

et des cultures afin de respecter le modèle

luxembourgeois.

Pour veiller à l’inclusion sociale, nous

avons déjà appliqué le crédit d’impôt et

devons continuer en ce sens en proposant

une nouvelle réforme fiscale équilibrée

où on aiderait les familles les plus fragiles

et où l’isolement serait pris en compte.

Toutefois si nous voulons vraiment aider

les plus démunis, l’aide pécuniaire n’est pas

toujours la meilleure solution. Nous voyons

qu’avec des aides matérielles comme des

subventions pour les crèches, les livres

ou les loyers, nous pouvons les soutenir

directement où cela est nécessaire.

Routes congestionnées, retards dans les

infrastructures… Comment venir à bout

des problèmes de mobilité du pays?

Nous voulons rendre les transports rapides

et gratuits pour les rendre davantage

attractifs aux yeux de futurs usagers. Tout en

les favorisant, nous ne voulons pas blâmer le

transport individuel car certaines personnes

exercent des métiers qui ne permettent

pas le recours aux transports en commun.

Il est aussi important de poursuivre les

travaux concernant le tram pour qu’il puisse

rejoindre Echternach et Esch-Belval.

Au niveau infrastructurel, nous pensons

qu’il faut reculer les P+R le plus loin

possible des centres-villes et en créer

davantage aux frontières. Nous voulons

également créer des contournements

à Bascharage, Dippach, Ettelbruck et

Feulen pour désengorger les routes. Nous

souhaitons par ailleurs favoriser la mobilité

électrique et relancer les débats sur le

covoiturage. Nous pourrions par exemple

utiliser les bandes d’arrêt d’urgence pour

leur réserver une voie.

Ces deux derniers défis seront accentués

par la croissance prévisionnelle de

4% attendue pour le Luxembourg dès

l’année prochaine. Comment la gérer?

La croissance n’est pas l’ennemi de la

société. Nous devons simplement veiller à

ce qu’elle soit intelligente et ne pas accepter

d’entreprises qui ne créent pas d’emplois et

polluent. Il faut aussi avoir une croissance

mieux répartie sur le territoire et sans

concentration à un seul endroit. C’est pour

cela que nous devons réétudier les plans

sectoriels.

“La croissance

n’est pas l’ennemi

de la société”

Nous comptons également poursuivre le

processus Rifkin, tout en ayant à l’esprit

qu’il ne s’agit pas d’une bible! Il s’agit

d’une ligne que nous devons suivre tout en

évoluant avec un Luxembourg ouvert et

acteur du digital sur la place internationale.

Nous pensons également à créer des postes

de bureaux aux frontières pour que les

frontaliers n’aient pas à se déplacer tous les

jours et revoir avec les pays frontaliers le

nombre de jours où l’on pourrait travailler

à domicile ainsi que les questions fiscales

qui y sont liées. n


18 LG

SEPTEMBRE 2018

SPÉCIAL ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

«Zukunft,

zesummenhalt,

Gutt Liewen»

PAR JULIEN BRUN

Au gouvernement depuis 2013, François Bausch est celui

par qui les Verts sont arrivés à l’exécutif et dans un ministère

pour le moins symbolique et complexe. Au portefeuille du

Développement durable et des Infrastructures, il mènera la

liste déi gréng en se présentant au centre. Interview.

Seriez-vous favorable à une reconduite

de l’actuelle coalition gouvernementale

ou plutôt à une CSV- déi gréng qui est,

selon les sondages, la plus plébiscitée

des électeurs?

Il serait dans la logique des choses qu’un

gouvernement affichant un bon bilan soit

reconduit et le programme du CSV n’est

pour l’heure, que publié en partie mais tout

dépendra des électeurs. Dans tous les cas, il

faudra négocier et trouver une entente de

programme.

Pourquoi êtes-vous défavorable à

l’élargissement de toutes les autoroutes

ainsi qu’à la gratuité des transports en

commun?

Pour chaque infrastructure, il faut se poser la

question du coût, du résultat et de l’efficacité.

Dire, comme le CSV, «nous allons élargir

toutes les autoroutes à 2X3 voies» sans

même connaître les données d’évolution, ne

sert à rien. Ayant travaillé cinq ans dans ce

ministère, je les connais et je ne pense pas

que cela soit partout nécessaire.

J’ai introduit le projet de loi de

l’élargissement de l’A3 avec une troisième

voie réservée au covoiturage et aux

transports en commun, mention votée à

l’unanimité par la Chambre des Députés,

parce que le multimodal de Bettembourg

attire de nombreux camions et que les

embouteillages sont au détriment des

bus. Mais dans la mesure où la Ville de

Luxembourg concentre les emplois, la

mobilité est aussi liée à l’aménagement du

territoire; élargir les autoroutes reviendrait

donc à élargir les embouteillages. C’est

pourquoi la création d’infrastructures va de

pair avec une décentralisation des emplois

vers le sud et le nord du pays.

C’est un réflexe du dernier siècle que de

considérer uniquement le nombre de

véhicules qui se déplacent sur les autoroutes.

Les américaines à huit voies, saturées aux

heures de pointes, en sont un bon exemple.

Une politique de mobilité moderne doit

penser en termes de capacité de déplacements

et avec un taux de remplissage actuel de

1,1 personne par véhicule, augmenter leur

nombre ne réglera pas les problèmes.

“Élargir

les autoroutes

reviendrait

à élargir les

embouteillages”

La ligne 90 des CFL reliant Thionville

à Luxembourg-Ville affiche un taux

d’occupation de 100% de 7 à 8 heures;

autrement dit, les travailleurs-frontaliers

voyagent debout…

Notre projet d’investissement qui s’étend à

700 millions d’euros, plus 120 millions pour

le co-financement de la ligne Zoufftgen-

Thionville, entend multiplier la capacité

actuelle de places assises de cette ligne par

2,5 d’ici 2028. Entre 2019 et 2021, la gare

de Luxembourg sera élargie d’un cinquième

et sixième quai, en 2023 le dédoublement

de la ligne Bettembourg-Luxembourg

devrait être effective à 70% de sa capacité

et en 2028 les modernisations de la gare

de Bettembourg et de la ligne Thionville-

Luxembourg seront achevées.

Sur les 120 millions d’euros de cofinancement,

10 sont réservés à la

construction de parcs de stationnement

à la gare de Longwy, le long de l’A31 et

au centre de Thionville. Rajoutons à cela

l’élargissement de l’A3 d’une troisième voie

réservée au covoiturage et aux transports en

commun, d’une A31 bis, d’initiatives comme

l’application «CoPilote», le vélo pour le

dernier kilomètre, ainsi que plusieurs P+R

sur le territoire luxembourgeois (comme

par exemple celui de Rodange-Gare avec

1.800 places); seule une mobilité multiple

peut résoudre les problèmes actuels.


Les Verts entendent créer massivement

des logements locatifs publics mais

l’idée d’augmenter l’offre pour faire

baisser les prix était déjà celle de Jean-

Claude Juncker aux débuts des années

2000…

Il ne serait pas honnête de faire croire aux

électeurs que l’on peut fondamentalement

changer le marché, et par la même, le

prix de l’immobilier avec une croissance

économique à 4,5% et une croissance

démographique de 100.000 habitants

supplémentaires tous les huit ans. Toute la

question est de savoir comment l’Etat et les

communes peuvent acquérir des terrains

afin d’apaiser le marché du logement. Au

Limpertsberg, quartier le plus cher de la

capitale, l’Etat a délogé le Lycée Vauban

pour l’installer au Ban de Gasperich ainsi

que le Lycée Technique du Centre et le

Michel Lucius au Kirchberg. Les terrains

libérés seront valorisés en logements à

des prix abordables, non pas dans l’espoir

de faire baisser les prix mais de neutraliser

leur hausse tout en favorisant la mixité

sociale. Le plateau du Kirchberg compte

actuellement 6.000 habitants pour 42.000

emplois. Le solde emplois-habitants qui est

extrêmement négatif se répercute de facto

sur la mobilité. Mon but est de tendre à

33.000 habitants pour les 60.000 emplois

prévus dans dix ans.

La responsabilité de l’Etat et des communes

est de proposer des logements locatifs ou à

l’achat sur bail emphytéotique, financés par

les fonds publics et disponibles à 30 ou 40%

moins chers que le marché privé.

Meris Sehovic, porte-parole des jeunes

écolos dit de la politique gouvernementale

relative au logement qu’elle est «un raté»

François Bausch

et propose un changement de constitution

où le droit à la propriété individuelle serait

liée aux intérêts légitimes de la société.

Peut-on imaginer après l’incitation et la

taxation, des mesures d’expropriation?

Les jeunes exagèrent parfois et c’est de

bonne guerre (rires). La propriété est un

droit qui ne saurait être au-dessus des

intérêts de la société. Il n’est pas normal

qu’un propriétaire puisse spéculer sur

ses terrains de la Place de l’Etoile durant

trente années en se moquant de l’intérêt

général. En Suisse, pays connu pour son

libéralisme, ce même propriétaire aurait

eu cinq ans avant d’être sévèrement taxé.

Je suis favorable à une gradualité des

sanctions et pour une inscription dans la

Constitution que le droit à la propriété

doit aussi être lié à des obligations

d’intérêt général (comme c’est déjà le cas

en Allemagne ou en Suisse).


20 LG

SEPTEMBRE 2018

SPÉCIAL ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

Vous dites de la culture du pays qu’elle

ne soit pas être défendue par «l’arrièregarde»;

mais qu’elle est-elle selon vous?

L’ADR est une arrière-garde irresponsable.

Je viens d’une famille du milieu ouvrier sidérurgique

typiquement luxembourgeoise.

Et pour moi, la richesse de ce pays a toujours

été son ouverture d’esprit vers l’extérieur et

son multilinguisme. La culture luxembourgeoise

et la langue luxembourgeoise comme

langue d’intégration me sont très

importantes, mais aurions-nous moins de

chômage, des loyers plus abordables et

serions-nous à l’abri des crises économiques

si les 600.000 habitants du pays parlaient tous

le luxembourgeois? Bien évidemment que

non! Parlons alors des véritables problèmes.

Ces gens-là instrumentalisent la langue pour

exclure et non pour inclure, ils ont oublié

que nous sommes un pays d’immigration, ils

ont oublié notre Histoire.

Que penser d’une jeunesse luxembourgeoise

qui délaisse le secteur

privé au profit d’une fonction publique

qu’elle considère comme un eldorado

professionnel et qu’en est-il de la

cohésion par le travail dès lors que

les francophones travaillent entre eux

dans le secteur privé et les locuteurs

luxembourgeois entre eux dans le

secteur public?

C’est là, un risque sociétal dans lequel l’Etat

a sa part de responsabilité. Les Verts avaient

fait des propositions dans les années 90 afin

d’offrir plus de cours en luxembourgeois

dans le secteur privé. Dans une économie

comme la nôtre, qui fait appel à tant

de frontaliers et où les entreprises sont

majoritairement francophones, on ne

peut pas espérer qu’ils apprennent le

luxembourgeois sur leur temps libre. Nous

aurions dû financer depuis longtemps déjà,

des cours de luxembourgeois en entreprises,

et ce, durant le temps de travail. Je constate

une grande disposition des étrangers pour

l’apprendre mais il n’y a même pas assez de

cours, ni même d’enseignants.

Le deuxième point que vous soulevez

est démocratique et l’idée du droit de

vote pour les résidents étrangers visait à

combler ce déficit. Il y a eu un référendum,

certainement mal préparé et dont les

résultats doivent être respectés mais cela ne

règle pas le problème pour autant.

Je suis particulièrement fier d’avoir

défendu avec Félix Braz la réforme de

la loi sur la nationalité qui a permis de

quadrupler les demandes de naturalisation

et le Luxembourg a aujourd’hui la loi sur

la double nationalité la plus libérale en

Europe.

Avec 14.000 nouveaux habitants par an, il

est normal que la fonction publique ait un

besoin de recrutements important mais

il est extrêmement difficile pour l’Etat,

de suivre en termes d’infrastructures.

Notre dynamique infernale ne pourra

pas éternellement tenir et c’est pour

cela qu’il faut repenser notre croissance

démographique afin qu’elle ralentisse,

qu’elle soit moins quantitative et plus

qualitative. n


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22 LG

SEPTEMBRE 2018

SPÉCIAL ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

«Zesummen»

PAR MARTINA CAPPUCCIO

Quelques semaines avant les élections législatives, Etienne

Schneider Vice-Premier ministre, ministre de l’Economie et

tête de liste LSAP revient sur les opportunités que le pays

devra selon lui saisir au cours des cinq prochaines années.

Entre diversification économique, digitalisation, logement,

mobilité, télétravail et avancées sociales, le LSAP dévoile les

coulisses de son programme par la voix de son chef de file.

Interview.

Que retenez-vous de ces cinq années de

mandat?

Au niveau du ministère de l’Economie,

le projet dont je suis le plus fier est la loi

sur le Space mining. Nous avons réussi là

un grand exploit car cette initiative a fait

le tour du monde et prend de l’ampleur:

aujourd’hui, près de 150 entreprises de

ce domaine souhaiteraient s’installer au

Luxembourg!

A l’échelle gouvernementale, nous avons

par ailleurs réussi à rétablir la croissance, à

rééquilibrer le budget de l’Etat et à réduire

le chômage. Ce sont les trois grandes

avancées de cette législature qui, contre

toutes attentes, a réussi à redresser la barre

à ces niveaux.

Parmi les questions qui préoccupent

les électeurs, il y a celle de la crise du

logement. Que prévoyez-vous de mettre

en place pour l’endiguer?

Nous proposons, pour travailler plus

efficacement, de regrouper les ministères

du Logement, de l’Intérieur et de

l’Aménagement du territoire. Cela serait

à mon sens un moyen efficace de ne pas

mettre de freins administratifs entre les

différents décideurs. Pour le reste, je pense

qu’il faut davantage viabiliser et simplifier

les procédures – actuellement il faut une

dizaine d’années pour obtenir toutes les

autorisations de construire, ce qui est

inacceptable dans notre situation.

D’un côté, l’Etat doit augmenter considérablement

la construction de logements

et miser sur le logement social locatif; d’un

autre côté, notre programme prévoit de

distribuer des aides à hauteur de 10.000 euros

par enfant aux futurs acheteurs. Puisque

les subsides seront attribués de manière individuelle,

les promoteurs n’en connaîtront

pas le montant exact à l’avance et ne

pourront pas gonfler leurs prix. Ainsi, nous

pensons que cela favorisera les acheteurs sans

engendrer l’augmentation des prix sur le

marché de l’immobilier.

“Revoir la clé

de répartition

des impôts avec

les pays frontaliers

pour favoriser

le télétravail”

Nous voulons également instaurer une

taxe sur les terrains à bâtir inoccupés se

situant dans un périmètre de construction;

nous viserons ici les grands propriétaires

et promoteurs faisant de la spéculation

à grande échelle qui auront un délai de

plusieurs années pour viabiliser leurs

terrains, après quoi ils seront pénalisés par

des taxes supplémentaires ou bien verront

leur terrain reclassé en zone verte.

A la question du logement est fortement

liée celle de l’inclusion sociale.

Comment faire en sorte de réduire l’écart

se creusant dangereusement entre les plus

riches et les plus pauvres?

Notre première mesure serait tout d’abord

d’augmenter le salaire minimum de 100 euros

net par mois en gardant à l’esprit qu’il faudra

veiller à l’augmenter encore dans le futur.

En effet, les entreprises ne semblent pas se

plaindre de devoir verser le salaire minimum

le plus élevé de l’Union européenne à leurs

employés, elles le considèrent comme un

moyen d’attirer la main d’œuvre qui leur

manque dans les pays frontaliers. Toutefois ce

montant risque un jour de ne plus suffire face

aux problèmes de mobilité rencontrés chaque

jour par les frontaliers et à la perte de qualité de

vie que cela entraîne. L’augmentation du salaire

minimum permettrait donc de fidéliser ces

travailleurs. Nous voudrions également ne plus

taxer ces salaires minimums, ce qui augmentera

davantage le salaire net disponible.


xxxx

Ne faudrait-il donc pas prendre le

problème à la source et trouver des

solutions au niveau de la mobilité?

Pour résoudre ce problème, il faudra d’une

part continuer à investir dans les projets

d’infrastructures et de transport public

que ce gouvernement a initié et de l’autre

encourager le covoiturage pour réduire le

nombre de voitures sur les routes.

Nous voulons également favoriser le

télétravail. Si chaque personne pouvait

travailler en moyenne une journée par

semaine depuis son domicile, cela réduirait

le trafic de 20% sans besoin d’investissement

dans les infrastructures.

Nous sommes par ailleurs en train de

construire des bureaux partagés aux

frontières pour permettre aux frontaliers

de ne plus devoir traverser le Luxembourg.

Au niveau fiscal, nous devrons trouver

des accords avec les pays frontaliers pour

augmenter le nombre de jour de travail à

domicile autorisé par an. Je suis ouvert à la

révision de la clé de répartition des impôts

avec les pays concernés pour les journées

y étant prestées, car cela serait moins cher

que d’investir dans les infrastructures ou les

transports en commun.

Quel est pour vous le levier d’une croissance

qualitative?

Avec le développement de l’automatisation

et de l’intelligence artificielle, le pays

pourra créer davantage de valeur ajoutée

en créant moins d’emplois. Nous allons

un jour pouvoir augmenter la croissance

sans générer davantage de trafic lié à

la main d’œuvre. Dans des secteurs

comme l’industrie, ce phénomène est

déjà observable: Goodyear va construire

Etienne Schneider

une usine 4.0 à Dudelange prévue pour

fabriquer 250.000 pneus avec un effectif

total de 70 personnes, s’alternant 24h/24.

Il y a plusieurs années, 600 personnes

auraient été nécessaires! Comme l’indique

le rapport réalisé par Jérémy Rifkin, toute

l’économie évoluera dans cette direction,

vers une croissance qualitative.

Quels seront les défis et opportunités

que créeront la digitalisation dans ce

contexte?

La digitalisation permettra le télétravail,

favorisera ainsi le désengorgement de nos

routes et augmentera notre productivité.

Pour répartir équitablement ce gain, nous

proposons de réduire le temps de travail à

38 heures par semaine, sans changement de

salaire, puisque les bénéfices des entreprises

resteraient au moins équivalents grâce à


24 LG

SEPTEMBRE 2018

SPÉCIAL ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

l’augmentation de la productivité. De plus

les finances de l’Etat sont excellentes, de

même que les prévisions de croissance,

si nous n’opérons pas ce changement

aujourd’hui, alors nous ne le ferons plus. La

digitalisation est donc synonyme d’avancées

sociales.

Dans ce même ordre d’idée, nous

souhaitons généraliser la sixième semaine

de congé à tous les secteurs. En outre, plus

les travailleurs auront du temps libre, plus

ils consommeront, ce qui sera également

bénéfique pour l’économie du pays. Tous les

secteurs ne seront toutefois pas égaux à ce

niveau et il faudra analyser chaque situation

au cas par cas pour que la transition soit

efficace.

Toutes ces questions mobilisant les

électeurs touchent également les

résidents étrangers constituant à eux

seuls 47,9% de la population. De tels

enjeux ne devraient-ils pas être débattus

par tous les acteurs concernés?

Un pays où seulement la moitié de la

population est entendue au moment des

votes, ce n’est pas très sain. Nous avons

été les premiers à vouloir proposer un

referendum à ce sujet car nous étions de

l’avis que ces résidents étrangers habitent

le pays, y travaillent, y placent leurs

enfants à l’école, sont engagés dans sa

vie associative,... Je pense que si le vote a

tranché par la négative, c’est aussi parce que

nous avons réalisé ce référendum au début

de notre mandat. Les électeurs ont sans

doute voulu prendre leur revanche car nous

n’avions pas fait alliance avec le CSV pour

qui ils avaient voté.

“La digitalisation

est synonyme

d’avancées

sociales”

Aujourd’hui nous avons encouragé les

résidents étrangers à prendre la double

nationalité en réformant son accès et à

voter aux élections législatives. Mais on

ne peut pas faire de référendums tous les

jours jusqu’à obtenir la réponse souhaitée,

nous n’en reproposerons donc pas

prochainement…

Quels sont vos espoirs pour ces

élections? Seriez-vous séduit par l’idée

du renouvellement de la coalition DP -

LSAP - déi gréng?

Cette coalition a très bien fonctionné: si

l’on compare l’état du pays à celui d’il y a

cinq ans, les résultats macroéconomiques

et sociaux sont très bons. La décision

revient bien sûr aux électeurs mais je pense

personnellement qu’il ne faut pas changer

une équipe qui gagne! Nous sommes par

ailleurs ouverts à toutes les coalitions, sauf

avec l’ADR avec qui nous n’avons aucun

point commun.

Ces cinq dernières années, nous avons

remis de l’ordre dans les affaires de l’Etat,

au cours des cinq prochaines nous devons

veiller à ce que la société n’éclate pas

et à réduire l’écart entre ceux qui n’ont

pas beaucoup et ceux qui ont trop. Les

transferts sociaux sont donc pour moi une

priorité pour la prochaine législature. n


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26

LG

SEPTEMBRE 2018

BRÈVES MINISTERIELLES

PAR RAOUF HATIRA

Ministère de l’Environnement

Le ministère de l’Environnement a

présenté le programme international

“Vanishing Treasures”, financé par

le gouvernement luxembourgeois.

Le programme entend créer une

synergie maximale entre l’adaptation au

changement climatique et la conservation

de la biodiversité. Le gouvernement s’est

engagé à soutenir l’action climatique

dans les pays en développement par

l’intermédiaire d’une contribution de 120

millions d’euros entre 2014 et 2020.

Source: ministère de l’Environnement

Ministère de l’Economie

Pendant la législature actuelle, les

régimes d’aides du ministère de

l’Économie ont été renouvelés et leurs

enveloppes budgétaires revues à la

hausse pour soutenir l’investissement

privé, l’innovation et la recherche.

Pour l’ensemble des différents régimes

d’aides, le ministère a alloué pendant

la période 2014-2018 une enveloppe

de 440 millions d’euros sous forme

d’aides aux entreprises pour soutenir

des investissements privés réalisés au

Luxembourg à hauteur de près de 1,5

milliard d’euros. Source: SIP

Ministère de l’Agriculture

Dans le cadre du pacte national

contre le gaspillage alimentaire,

le ministère de l’Agriculture, de

la Viticulture et de la Protection

des consommateurs, a signé deux

conventions de collaboration sous

forme de formation spécialisée, avec

des entreprises spécialisées dans

les domaines de la sécurité et du

gaspillage alimentaire. Intitulée “Lutte

contre le gaspillage alimentaire: Que

peut faire notre commune?”, cette

formation sera mise à la disposition

du personnel communal à partir de

l’automne 2018. Source: SIP

Ministère de l’Economie

“La levée de capitaux de KLEOS Space

reflète le succès de la stratégie spatiale

luxembourgeoise, qui vise à créer un

écosystème favorable aux entreprises

spatiales”, s’est félicité Etienne Schneider,

ministre de l’Economie, après l’introduction

à la bourse d’Australie de la société Kleos

Space S.A., basée au Luxembourg, et une

levée de fonds de près de sept millions

d’euros.

Source: SIP

Ministère de la Santé

Selon le ministère de la Santé, les maladies cardiovasculaires

représentent la première cause de décès au

Luxembourg avec 31,8%. Ce chiffre est en hausse de

6,5% comparativement à l’année 2015. Le cancer reste la

deuxième cause, avec 28,2% de tous les décès. Enfin, les

maladies du système respiratoire sont la troisième cause

avec 7,5% du total des décès.

Source: SIP

Francine Closener

Secrétariat d’Etat à l’Economie

Lors de la présentation du bilan touristique du premier semestre

2018, globalement positif, la secrétaire d’État à l’Économie Francine

Closener a fait un état des lieux des projets touristiques actuellement

en cours. Dans le cadre du «Tourism Innovation Award», 31

dossiers ont été soumis pour les deux catégories “Smart Tourism” et

“Économie circulaire et tourisme durable”. Le grand public sera invité

à voter en ligne jusqu’au 9 septembre pour leur projet préféré. Les

lauréats de cette première édition seront désignés lors de l’”Awards

Night” prévu fin septembre.

Source: SIP

Ministère du Développement durable

et des Infrastructures

La campagne de maintenance et de nettoyage des tunnels

autoroutiers a commencé au mois d’août et s’achèvera à la

fin du mois d’octobre, indique l’Administration des ponts et

chaussées. Il s’agit de la maintenance préventive et curative des

équipements de sécurité, du contrôle du fonctionnement et de

la remontée des alarmes jusqu’au CITA, ainsi que le nettoyage

des parois des tunnels. L’actualité internationale douloureuse

vient parfois nous rappeler l’importance de telles actions sur nos

autoroutes. Source: Administration des ponts et chaussées

Ministère du Logement

Afin de pallier le manque de logements sur le marché, le Conseil

de gouvernement a approuvé le règlement grand-ducal arrêtant

le programme de construction d’ensembles de logements

subventionnés ainsi que les participations de l’État y relatives. Ainsi,

depuis octobre 2014, 411 nouveaux projets ont été approuvés par

le Conseil de gouvernement pour un total de 4.370 unités, dont

1.638 sont destinées à la vente et 2.732 à la location. Source: SIP

Ministère

de l’Education nationale

Dans l’optique de favoriser

l’intégration des nouveaux arrivants,

le ministère de l’Éducation nationale

et la fondation Caritas, ont signé

la convention visant la création

de classes de 5 e d’intégration en

formation d’adultes. Une qualification

et la maîtrise des langues du pays sont

les prérequis permettant à un adulte

de s’intégrer de façon durable sur le

marché de l’emploi du pays d’accueil.

Cette mise en commun des ressources

et du savoir-faire des deux acteurs

permettra une offre élargie à partir de

septembre 2018. Source: SIP

Ministère de l’Economie

Dans le cadre de la fin du contrat de

bail de LuxExpo The Box en 2027

et dans une volonté de réaffecter le

site actuel de LuxExpo au Kirchberg,

le ministère de l’Économie a analysé

les possibilités d’implantation future

d’un nouveau centre de congrès

et d’expositions. L’étude conclut

que la construction d’un nouveau

bâtiment à la pointe de la technologie,

comprenant 25.000 m 2 de surface

multifonctionnelle et modulable

de congrès et expositions s’avère

indispensable. Le site se caractérisera

notamment par la proximité du

centre-ville et de l’aéroport et par une

excellente accessibilité. Source:SIP

Conseil de gouvernement

Le Conseil de gouvernement a

approuvé le contrat d’objectifs et de

moyens 2019-2021 entre l’État, la

Caisse Nationale de Sécurité sociale

et l’Agence eSanté. Cette convention

a pour objet de fixer les principaux

objectifs à atteindre par I’Agence

jusqu’en 2021 et de confirmer les

moyens financiers mis à disposition

par l’État et la CNS. Source: SIP

Ministère des Finances

L’heure des bilans a sonné avant

les échéances électorales d’octobre

prochain. Le ministre des Finances,

Pierre Gramegna a, en effet, présenté

devant la Commission du contrôle de

l’exécution budgétaire de la Chambre

des députés la situation des finances

publiques pour le premier semestre

de l’année 2018. Une amélioration

sensible de 69 millions d’euros a été

enregistrée par rapport à la même

période en 2017, constituant le

meilleur résultat à mi-année depuis

2011. Source: SIP


28 LG

SEPTEMBRE 2018

CONSEIL

MLO:

votre avocat en ligne

au Luxembourg

Poser une question juridique et recevoir, sans se déplacer,

une réponse en moins de 48 heures de la part d’un avocat

spécialisé et exerçant au Luxembourg: jusqu’il y a peu, ce

scénario semblait relever de la pure science-fiction. Ce n’est

plus le cas aujourd’hui avec Martin Lawyers Online (MLO), la

première plateforme de conseils juridiques au Grand-Duché.

«Je suis avocate au Luxembourg depuis 22

ans et, au fil des années, je me suis rendu

compte que la profession a énormément

évolué», explique Sabrina Martin,

l’associée fondatrice du cabinet Martin

Avocats à l’origine de cette initiative. «De

plus en plus d’avocats s’installent au Grand-

Duché, la concurrence est devenue plus

rude et les clients ont beaucoup changé

dans leurs attentes et leurs demandes. Le

pays compte de plus en plus d’expatriés,

à savoir des personnes plutôt jeunes,

mobiles et exigeantes. De par leur travail,

celles-ci n’ont pas le temps de se déplacer

ou de prendre congé pour se rendre dans

un cabinet d’avocats et recevoir une

réponse à une question purement juridique

comme, par exemple, la relecture d’un

contrat de travail, l’ajout d’une clause ou

l’interprétation d’un jugement concernant

le droit de garde des enfants. Sur base de ce

constat, nous avons eu l’idée de créer une

plateforme de conseils juridiques en ligne

où les visiteurs auraient la possibilité de

poser leurs questions via leur ordinateur ou

leur tablette en dehors des heures de travail

et de recevoir des réponses dans un délai

rapide et présentant les mêmes garanties

de professionnalisme que si elles avaient

été fournies lors d’un rendez-vous dans

un cabinet d’avocats. Nous avons passé

de nombreux mois à identifier les besoins

des clients potentiels, évaluer les risques

au niveau de la responsabilité et formuler

les demandes les plus fréquentes. Nous

avons également mis l’accent sur le respect

des règles déontologiques et éthiques et

obtenu l’aval du bâtonnier François Prum.

En novembre 2017, notre plateforme

interactive était officiellement lancée».

Un service en ligne rapide, efficace et

compétent

Disponible en français et en anglais, Martin

Lawyers Online dispose d’une interface

très conviviale. Il suffit simplement de

se laisser guider dans l’arborescence des

demandes préformatées. Après avoir cliqué

sur le bouton «Posez votre question»,

l’internaute doit faire son choix entre

différents domaines spécifiques du droit:

droit du travail et droit social; droit

commercial et droit des contrats; droit des

sociétés; droit de la protection des données

personnelles et e-réputation; droit de la

propriété intellectuelle; droit immobilier,

droit du bail et droit de la construction;

droit de la propriété: dons, legs, testaments,

successions et indivision; droit de la famille

et des personnes, droit de la santé et droit

des assurances.

A chaque domaine correspond une série

de questions. Ainsi, pour le droit du travail

et le droit social, sont proposées plusieurs

situations en fonction du statut du demandeur

(salarié ou employeur): de la démission aux

élections sociales en passant par la sanction

disciplinaire, le harcèlement sexuel ou

moral, la retenue sur salaires ou l’accord

transactionnel. Chaque situation comprend

une ou plusieurs demandes spécifiques.

Concrètement, la première situation sous le

statut de salarié «Je souhaite démissionner»

comprend deux demandes: Je souhaite

obtenir un avis juridique et Je souhaite être

assisté(e) dans la rédaction de ma lettre de

démission. Et ainsi de suite. La plupart des

demandes sont accompagnées d’un tarif

défini à l’avance et totalement transparent.

Le client est parfaitement au courant des

honoraires et peut maîtriser plus facilement

son budget. A titre d’exemple, un avis

juridique sur un projet de démission ou une

sanction disciplinaire coûte 250 euros.

“La plateforme

garantit

la transparence

avec des tarifs

définis

à l’avance”

Si aucune demande proposée ne correspond

à ce que recherche le client, celui-ci peut

poser sa question dans le champ «Message»

prévu à cet effet. Dans ce cas, la question

sera soumise à un devis.

Une fois la demande sélectionnée, le client

remplit un formulaire avec ses identifiants

(email et mot de passe), ses informations

personnelles et son adresse de facturation,

s’acquitte par carte bancaire du montant

correspondant au tarif de la demande

et reçoit une réponse en moins de 48

heures (jours ouvrables) dans son interface

privative. Le client peut avoir accès

24h/24 à son dossier virtuel, stocké sur la

plateforme.

«Nous garantissons à nos clients le secret

professionnel ainsi que la confidentialité

des échanges, dans le respect des règles

déontologiques qui régissent notre

profession», poursuit Sabrina Martin.

«Toutes les données personnelles de nos

clients stockées dans leur dossier virtuel

bénéficient des mêmes garanties de sécurité

que dans une banque. De plus, les clients

peuvent décider à tout moment de ne

plus partager certaines données, voire de

supprimer toutes les données partagées

avec nous».


Sabrina Martin


30 LG

SEPTEMBRE 2018

CONSEIL

Un outil virtuel proposé par un cabinet

traditionnel

«Dans tous les métiers qui touchent

à l’humain et c’est le cas pour notre

profession, il y a une grande méfiance

vis-à-vis du digital», commente Sabrina

Martin. «Personnellement, je ne pense pas

que ces craintes soient justifiées, surtout

dans le cas d’une plateforme comme la

nôtre. Les conseils en ligne que nos avocats

prodiguent relèvent de la pure technique

juridique. De plus, cette technologie

permet à mes collaborateurs de dégager

du temps pour davantage travailler sur

des dossiers qui nécessitent des contacts

réguliers et approfondis avec les clients.

Et financièrement, tout le monde y gagne.

Comme mes collaborateurs épargnent

du temps dans les rendez-vous et les

appels téléphoniques, la facturation est

plus attractive et plus facile à déterminer

à l’avance. Du coup, les clients en ligne

savent exactement ce qu’ils vont payer.

Il n’y a pas de surprise et la relation est

saine».

Une relation saine mais aussi respectueuse

du client. «Notre plateforme est loin

d’être un gadget technologique destiné

uniquement à attirer les clients. Toutes

les réponses sont personnalisées, adaptées

à la situation des clients et formulées

par des avocats spécialisés et exerçant au

Luxembourg. Martin Lawyers Online est

un outil virtuel proposé par le cabinet

d’avocats traditionnel Martin Avocats.

“Tous nos conseils

sont personnalisés

et adaptés

à la situation

des clients”

Sur notre plateforme sont clairement mentionnées

les coordonnées de notre étude

et notre site Internet martin-avocats.lu

présente les différents membres de notre

équipe avec leur photo, leur parcours

professionnel et leurs spécialités. Les

clients en ligne savent ainsi que les conseils

juridiques qu’ils reçoivent présentent

toutes les garanties de sérieux et de

professionnalisme. De plus, pour donner

vie à cette plateforme et montrer que

derrière elle se trouvent des femmes et

des hommes compétents, nous y publions

régulièrement – ainsi que sur notre

site Internet – des articles de fond qui

commentent l’actualité juridique».

«Nous sommes également à l’écoute de nos

clients et essayons sans cesse d’améliorer

nos services», conclut Sabrina Martin.

«Actuellement, nous sommes en train de

mettre au point un tutoriel destiné à aider

nos clients à déterminer quelle branche

du droit s’applique à leur situation. Ils

pourront ainsi trouver plus rapidement et

plus facilement la question qui correspond

le mieux à leurs besoins. Nous sommes

dans une société connectée où tout va de

plus en plus vite et il n’y a pas de raison

que la profession d’avocat échappe à cette

évolution. A condition bien entendu de

garder sa déontologie et son éthique

intactes». n

Martin Lawyers Online/Martin Avocats

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L-1330 Luxembourg

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32 LG

SEPTEMBRE 2018

CONSEIL

Die Digitalisierung

der Gemeinden

voranbringen

Im Februar 2017 gegründet, hat das junge luxemburgische

Startup Orga50 mittlerweile 3 Gemeinden ein eigenes

Vereins-Portal erstellt mit dem über 60 lokale Vereine und

Organisationen verbunden sind. Weitere Gemeinden stehen

in den Startlöchern. Lëtzebuerger Gemengen hat sich mit

der Mitgründerin Axelle Feider (24) getroffen und mit ihr

über ihr junges Unternehmen gesprochen.

Der Begriff der Digitalisierung ist in aller

Munde. Was bei großen Unternehmen

oder Finanzinstituten längst begonnen

hat, steht bei kleineren Unternehmen,

Gemeinden und zuletzt auch unseren

Vereinen, egal ob sportlicher, kultureller

oder gemeinnütziger Natur, noch bevor.

Das luxemburgische Startup Orga50 hat

sich als Ziel gesetzt Gemeinden sowie ihren

zahlreichen Vereinen und Organisationen

beim Schritt zur Digitalisierung zu

unterstützen und somit ihre Kommunikation

nach außen zu optimieren.

Dazu hat das innovative Unternehmen eine

web-basierte Plattform entwickelt, welche den

Vereinen einerseits eine zeitgemäße Webseite

und andererseits zahlreiche Funktionen

bietet, die den Vereinen bei ihrer alltäglicher

administrativer Arbeit unterstützt.


LG

SEPTEMBRE 2018

33

Dazu bietet Orga50 den Gemeinden Pakete

an, durch die sie ihren lokalen Vereinen oder

Organisationen aktiv unter die Arme greifen

können. Dadurch können Gemeinden jedem

lokalen Verein und jeder Organisation die

Orga50-Plattform zur Verfügung stellen und

ihnen dabei helfen sich zu modernisieren.

Zudem erhält die Gemeinde ein Gemeinden-

Portal über das sie direkt mit ihren lokalen

Vereinen verbunden ist und auf dem aktuelle

Neuigkeiten zusammenkommen.

Somit haben die Bürger eine zentrale

Anlaufstelle, auf der sie alle neuesten

Informationen zu ihrer Gemeinde, den

Vereinen, Sportveranstaltungen oder

kulturellen Events finden.

Warum haben Sie sich entschieden

Vereinen zu helfen?

Meine Partner, Gilles Mangen, Tim

Wiltgen und ich sind schon lange wie viele

andere in verschiedenen Vereinen aktiv

und kennen das Vereinsleben sehr gut.

Kulturelle Organisationen, Sportvereine

und auch gemeinnützige Assoziationen,

sie alle sind sehr wichtig für unsere

Gesellschaft und sind ein Grundpfeiler

für den sozialen Zusammenhalt in unseren

Dörfern, Städten und den Gemeinden. Sie

sollten im Digitalisierungsprozess nicht

vergessen werden.

Wie können Vereine von der Digitalisierung

profitieren?

Die Digitalisierung bringt den Vereinen

neue Möglichkeiten. Der administrative

Aufwand in einem Verein ist enorm und

wird immer größer. Diese Arbeit wird

immer von Freiwilligen durchgeführt.

Durch die Digitalisierung wird es ihnen

ermöglicht ihre Präsenz nach außen, und

ihre internen, administrativen Abläufe zu

verbessern und zu optimieren.

Inwiefern kann die Orga50-Plattform

einem Verein helfen?

Durch die Orga50-Plattform kann ein

Verein sich effizient und präzise verwalten,

seine virtuelle Präsenz wird gesteigert und

somit wir die Attraktivität des Vereins und

des Vereinslebens erhöht. Die Orga50-

Plattform kann auch als effizientes

Marketing-Tool angesehen werden um

neue Mitglieder und Helfer zu finden,

wobei auch die interne Kommunikation

zwischen Verwaltung und Mitgliedern

verbessert wird. Die Autonomie eines

Vereins wird zusätzlich noch gesteigert, da

die extrem benutzerfreundliche Plattform

dem Verein ermöglicht sich ganz autonom,

ohne externe Hilfe zu verwalten. Die große

Flexibilität der Plattform, gepaart mit einer

Technologie die immer auf dem letzten

Stand der Technik ist, übernimmt die

eher lästigen und zeitintensiven Aufgaben

innerhalb eines Vereins, während die

Mitglieder sich somit auf die schöneren

Seiten des Vereinslebens konzentrieren

können.

Beispiel: einem Verwaltungstool für die

Vereinsmitglieder, einer Funktion für die

Zahlung der Mitgliedsbeiträge, einem

Kalender, ein Social-Media Management,

ein Event Management-Tool, eines

Presslinks und noch vielem mehr.

Inwiefern ist Orga50 für Gemeinden

interessant?

Orga50 bietet Gemeinden maßgeschneiderte

Packages an, die es ihnen erlauben ihre lokalen

Vereine und Assoziationen zu unterstützen

und gleichzeitig ihre Kommunikation mit den

Bürgern zu verbessern.

Das Orga50 Gemeinde-Portal ist mit allen

lokalen Vereinswebseiten verbunden und

wird voll automatisch mit den neuesten

Events und Informationen der einzelnen

Vereine synchronisiert. Des Weiteren,

kann die Gemeinde eigene Neuigkeiten

über die Plattform veröffentlichen. Somit

wird das Gemeinde-Portal das zentrale

Element für das Vereinsleben und

kulturelle Veranstaltungen innerhalb einer

Gemeinde. Das Gemeinde-Portal schafft

es demnach die Gemeinde, die lokalen

Vereine und die Bürger miteinander zu

verbinden.

Wie können Gemeinden sich mit Ihnen

in Verbindung setzen?

Gemeinden, die interessiert sind ihre

Vereine über diesen Weg zu unterstützen,

können uns gerne für eine Vorstellung

kontaktieren. Unser Team stellt dem

Bürgermeister oder dem Schöffenrat dann

das Projekt sowie die verschiedenen Abläufe

vor und steht ihnen Rede und Antwort. n

Welche Funktionen bietet Orga50...?

Die Orga50-Plattform beinhaltet einerseits

eine moderne Webseite, die jeder Verein

einzeln verwalten kann und die auch für

Smartphones angepasst ist. Andererseits

besteht die Plattform aus mehreren

nützlichen Funktionen wie zum

Orga50 S.àr.l

5, Heienhaff

L-1736 Senningerberg

info@orga50.com

www.orga50.lu


34 LG

SEPTEMBRE 2018

CONSEIL

Un enjeu de taille

pour tous les secteurs

Dans le cadre de sa mission publique de promotion, de

sensibilisation et de formation aux différents aspects de

la Propriété Intellectuelle (P.I.), l’Institut de la Propriété

Intellectuelle Luxembourg (IPIL) organise différents

événements et campagnes touchant des publics variés à l’aide de

formations ou de messages ciblés. Serge Quazzotti, directeur

de l’IPIL, revient avec nous sur les afterworks prochainement

organisés par l’Institut, les formations et la campagne métier.

Vos prochains afterworks se dérouleront

les 11, 16 et 24 octobre prochains. En

quoi consistent ces événements?

Ce sera la troisième édition de nos

afterworks. L’objectif est toujours de

sensibiliser à la P.I. différents publics

par le biais de séances ciblées grâce à des

partenaires œuvrant dans des domaines

ou secteurs précis, de manière à adresser

les bons messages au bon public. Nous

organisons donc pour chacun d’entre

eux des tables rondes auxquelles nous

invitons des entrepreneurs qui partagent

leurs expériences par rapport à différents

sujets de la propriété intellectuelle ainsi

que deux experts, qui sont des conseils

en propriété industrielle et des avocats

spécialisés.

La première séance aura lieu le 11 octobre

prochain à la Chambre des Métiers et a

été conçue en collaboration avec cette

dernière, Luxinnovation et le Luxembourg

Serge Quazzotti et Sigrid Kohll


LG

SEPTEMBRE 2018

35

Creative Industries Cluster afin de cibler

les métiers de l’artisanat et de la créativité.

Le 16 octobre, la deuxième séance aura

lieu à la Chambre de Commerce, cette

fois en partenariat avec la House of

Entrepreneurship, afin de rassembler

les créateurs d’entreprises. Toutefois

nous ne visons pas ici exclusivement les

entreprises innovantes dont l’activité

tourne uniquement autour de la haute

technologie, mais également les sociétés

au corps de métier plus terre à terre. Il

est important de leur faire savoir que la

propriété intellectuelle les concerne aussi et

de leur apprendre, par exemple, comment

elle impacte leur processus de digitalisation.

Le dernier afterwork prévu aura lieu le

24 octobre au forum da Vinci et a été

organisé en partenariat avec Paul Wurth

InCub, l’Association da Vinci (Association

Luxembourgeoise des Ingénieurs,

Architectes et Industriels) ainsi que le

FNR (Fonds National de la Recherche)

et l’Université du Luxembourg. Cet

événement a pour vocation d’attirer un

public composé d’entrepreneurs et de

startups du domaine industriel.

Parlez-nous de vos formations…

Nous avons défini un catalogue de

formations avec différents modules qui

couvrent tous les aspects de la propriété

intellectuelle des plus basiques aux plus

spécifiques. Nous voulons l’implémenter

en collaboration avec des experts de la

place luxembourgeoise. Les premiers

modules, dispensés en partenariat avec

la House of Training, sont à présent en

cours de promotion. Nous en avons créé

le programme et trouvons nous-mêmes les

experts dispensant les formations. Notre

catalogue est à disposition de toutes les

institutions ou partenaires, souhaitant

intégrer des formations sur la P.I. dans

leur offre. Les prochaines formations sont

prévues au mois de novembre et ont pour

thèmes «Faire usage de ses droits d’auteur

et droits voisins», «Brevets d’invention –

protéger vos développements techniques»

et «Défendez vos droits face à vos

concurrents». Elles ont une durée allant de

quatre à huit heures.

“Couvrir

tous les aspects

de la propriété

intellectuelle

des plus basiques

aux plus spécifiques”

sont référencés dans le catalogue de la

Bibliothèque Nationale. Notre bibliothèque

est également dépositaire de l’Organisation

Mondial de la Propriété Intellectuelle.

Quels sont les métiers de la Propriété

Intellectuelle?

Notre campagne de promotion des métiers

de la P.I. a été créée en collaboration avec

l’Office de la propriété intellectuelle du

ministère de l’Economie, l’Association

Internationale pour la Protection de la

Propriété Intellectuelle (AIPPI) et la

Fédération des Conseils en Propriété

Industrielle au Luxembourg (FCPIL) et a

comme objectif principal de présenter ces

métiers aux jeunes de nos régions. Nous

présenterons d’ailleurs cette campagne

au salon Unicareers.lu le 28 septembre

prochain.

Nous avons identifié huit métiers en

relation avec la P.I., dont la moitié concerne

les profils techniques, soit des profils

d’ingénieurs ou scientifiques ayant acquis

une spécialisation en propriété industrielle.

L’autre moitié est relative aux profils légaux,

donc des juristes qui se sont spécialisés dans

le domaine de la propriété intellectuelle.

Les débouchés se trouvent aussi-bien dans

les institutions de la P.I., les cabinets de

conseil spécialisés, les études d’avocats,

les entreprises, les universités et centres

de recherche. Les huit fiches métiers

présentant également des informations sur

les cursus de formation sont disponibles

sur le site Internet www.ipil.lu. Des

renseignements complémentaires peuvent

être demandés auprès de l’IPIL. n

Nous proposons également la formation

de 60 heures en e-learning «DIPS», initiée

dans le cadre d’un projet co-financé par la

Commission européenne et dont le contenu

a récemment été réadapté par nos soins et

mis en ligne sur la plateforme Moodle.

Ce cours complet couvre tous les aspects

de la propriété intellectuelle et va de la

définition des droits de P.I. jusqu’à leur

usage, leur valorisation, leur exploitation,

leur défense,… Cette formation est ouverte

aux inscriptions deux fois par an et permet

un accès de six mois à la plateforme.

De plus, depuis l’année dernière, nous avons

mis en place une bibliothèque spécialisée

rassemblant des ouvrages de la P.I. et qui

IPIL

134, route d’Arlon

L-8008 Strassen

info@ipil.lu

www.ipil.lu


36

LG

SEPTEMBRE 2018

BRÈVES COMMUNALES – NORD

PAR PIERRE BIRCK

RÉDANGE

Le «Kropemann», figure légendaire

du folklore local fera son retour à

Rédange pour la septième édition de

«La fête du Kropemann» organisée

par le «Kropemannfest asbl» le 30

septembre prochain. Cette fête sera

centrée autour de ce personnage sousmarin

fantastique et mythique et d’une

ambiance conviviale et chaleureuse.

Des exposants de l’artisanat local ou

encore de produits régionaux seront

également de la partie.


Source: kroppemannfest.lu

SAEUL

La commune, en collaboration avec la

Landakademie, organisera des cours

d’anglais pour les débutants à partir

du 9 octobre 2018 qui auront lieu

tous les mardis entre 18h30 et 20h30.

Ces cours permettront d’acquérir

les bases de la langue anglaise afin

d’apprendre à se présenter et réussir

à communiquer de façon très simple,

cela dans différentes situations

rencontrées au quotidien.


Source: saeul.lu

ESCH-SUR-SÛRE

Les CFL ont entamé les travaux sur la

ligne 10 entre Ettelbruck et Diekirch

le 25 août dernier et ce tronçon sera

fermé jusqu’au 7 octobre 2018. La

société nationale des chemins de

fers luxembourgeois a pour objectif

de moderniser cette infrastructure

ferroviaire. Des bus de substitutions

seront mis à disposition des personnes

et circuleront entre les deux villes afin

de faciliter la mobilité et répondre,

au mieux, aux besoins des usagers le

temps des travaux.


Source: esch-sur-sure.lu

BETTENDORF

Les numéros de téléphone et fax

des services de l’Administration

communale de Bettendorf ont

changé. Le nouveau numéro pour

contacter la centrale téléphonique

est le 28 12 54. Les autres numéros

des différents services sont toujours

disponibles sur le site internet de la

commune.


Source: bettendorf.lu

LAC DE LA HAUTE-SÛRE

La commune du Lac de la Haute-Sûre continue ses démarches

de développement durable avec l’installation de bornes

Chargy visant à encourager les alternatives de mobilité, ici,

en l’occurrence l’électromobilité. D’ici 2020, le réseau Chargy

comptera environ 1.600 points de charge sur l’ensemble du

territoire, soit 800 bornes électriques publiques.


Source: lac-haute-sure.lu

WILTZ

La ville de Wiltz a invité l’ensemble de ses citoyens à

commémorer le 76 e anniversaire de la grève le 31 août dernier.

Une grande grève avait eu lieu dans l’usine Ideal en 1942,

celle-ci avait pour but de protester contre l’instauration du

service militaire obligatoire pour les Luxembourgeois, menée

par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre

pavoisement des maisons avec le drapeau national et sonnerie

aux morts, la ville a tenu à rendre hommage à ses martyrs.


Source: wiltz.lu

PREIZERDAUL

L’Irlande s’est installée à Prezerdaul le temps d’une journée, le

1 er septembre dernier lors de la 21 e édition du festival

«Musique dans la vallée» pour un programme intitulé « The

high road to Kilkenny» dans l’Eglise de Bettborn. Avec comme

invité les musiciens de Saint-Julien, des chansons en gaélique

et des représentations chorégraphiques du baroque irlandais.


Source: preizerdaul.lu

TANDEL

Des travaux routiers ont été entrepris à Bastendorf du 20 août

au 15 septembre dernier entraînant quelques modifications de

la circulation. Certaines routes ont également été interdites à

la circulation comme à «Haapstross» près de la mairie. Quant à

la déviation, elle a notamment été interdite aux poids-lourds,

excepté pour les transports publics et les véhicules agricoles.


Source: tandel.lu

MERTZIG

L’Administration communale a

recommandé à ses résidents de limiter

sa consommation en eau potable lors du

mois d’août dernier en raison des fortes

chaleurs et de la sécheresse générée par

la canicule cet été. L’objectif? Eviter tout

gaspillage et favoriser la consommation

en eau potable uniquement pour les

besoins essentiels comme l’hygiène ou

l’alimentation. Les autres usages tels

que l’arrosage des espaces verts, le

remplissage des piscines ou encore le

lavage des véhicules ont été quant à eux

fortement déconseillés.


Source: merzig.lu

BOULAIDE

Des cyanobactéries appelées plus

couramment «algues bleues» ont été

découvertes lors d’un contrôle régulier

des eaux de baignade dans le Lac de

la Haute-Sûre en juillet dernier. Ces

algues peuvent notamment provoquer

divers symptômes tels que des irritations

cutanées, des nausées, de la fièvre

ou encore des douleurs articulaires et

musculaires. Par mesure de précaution les

baignades ainsi que les activités nautiques

ont été interdites sur l’ensemble du lac.


Source: boulaide.lu

TROISVIERGES

Comme à Saeul, la commune de

Troisvierges va collaborer avec la

Landakademie et offrir cette fois-ci des

cours de luxembourgeois également

pour les débutants à partir du 11 octobre

de cette année. Les cours auront lieu de

19h15 à 21h15 et permettront, là-aussi,

d’acquérir les notions de base de la

langue nationale.


Source: troisvierges.lu

USELDANGE

Le Château d’Useldange s’est mué en

terrain d’entraînement pour l’Unité

Cynotechnique de la Croix-Rouge

luxembourgeoise dans le cadre d’une

formation le 14 juillet dernier. Ce nouveau

terrain de jeu a notamment permis aux

équipes de s’entraîner lors des descentes

en rappel. Les chiens y ont eux aussi

réalisé différents entraînements avec

leurs maîtres-chiens.


Source: useldange.lu


Ihr Partner in Sachen Bauen

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38 LG

SEPTEMBRE 2018

ICT

Se former

pour mieux se transformer

Les nouvelles technologies se développent à vitesse grand V,

non sans conséquences sur la compétitivité, les emplois et

notre manière de travailler. La majorité des professions se

transforment pendant que certaines disparaissent et d’autres

émergent. Philippe Pierre, associé en charge du secteur

public à Luxembourg et responsable mondial Institutions

européennes chez PwC et Christian Scharff, associé et People

& Organisation Leader chez PwC Luxembourg, reviennent

sur les défis de la digitalisation sur le marché du travail au

Luxembourg.

La transformation digitale révolutionne

notre manière de travailler. Est-on

déjà en mesure de déterminer si, à

long terme, les nouvelles technologies

seront plutôt créatrices ou destructrices

d’emplois?

PP: Il est clair que la digitalisation de notre

économie et, plus largement, du monde

dans lequel nous vivons, n’est pas sans

conséquences sur le marché du travail. Ces

dernières années déjà, on a vu émerger

des métiers qui nous étaient inconnus

auparavant – citons les «data analysts» ou

encore les «UX designers». Aujourd’hui,

avec le développement toujours plus rapide

et pointu des nouvelles technologies, ce

phénomène s’accélère et nous pousse à

repenser notre manière de travailler. Un

constat confirmé par la récente étude

«Workforce of the Future» réalisée par

PwC à l’échelle internationale. Si 37% des

sondés craignent que l’automatisation ne

détruise des emplois, 74% semblent avoir

bien compris les enjeux de la digitalisation

et sont prêts à se former pour pouvoir

acquérir de nouvelles compétences et rester

compétitifs dans le futur.

CS: Les nouvelles technologies vont certes

mettre à mal certains secteurs, mais elles

vont aussi transformer et créer de nouveaux

emplois. Dans son rapport de juillet 2018 sur

les perspectives économiques du Royaume-

Uni, PwC UK a indiqué que l’intelligence

artificielle créera autant d’emplois qu’elle

n’en détruira dans les 20 prochaines années,

avec 7,2 millions d’emplois créés pour 7

millions détruits.

Voit-on cette même tendance émerger

au Luxembourg?

CS: Les petites économies sont très

touchées par les conséquences de la

digitalisation sur l’emploi car elles sont

pour la plupart dépendantes des ressources

extérieures. Au Luxembourg, on voit que

beaucoup de métiers sont “upgradés” et

sont en train de migrer, ce qui implique

pour les employés de se transformer afin de

pouvoir répondre aux enjeux posés par les

nouvelles technologies.

“L’intelligence

artificielle créera

autant d’emplois

qu’elle n’en

détruira dans les

20 prochaines

années”

Le big data, la cybersécurité ou encore

l’Internet of Things (IoT) font émerger

de nouveaux métiers mais aussi de

nouvelles problématiques que nous ne

connaissons pas encore. Il en est de

même des nouvelles législations comme

le RGPD. La priorité pour le pays est de

préparer les personnes actives comme

celles sans emploi à ces nouveaux métiers,

aussi bien sur le plan technique avec des

efforts de formation qu’au niveau des

compétences comportementales (ou «soft

skills»). Il est clair que la digitalisation va

détruire des emplois, mais elle en créera

d’autres en parallèle, et les gagnants

économiques seront les personnes dotées

des compétences adéquates pour répondre

aux défis posés par ces nouveaux métiers.

Justement, quelles actions concrètes

sont mises en place pour préparer le

marché du travail luxembourgeois à

cette vague digitale?

PP: Le ministère du Travail a récemment

lancé le programme Digital Skills

Bridge, qui a pour objectif d’investir

dans la formation des employés et

l’accompagnement des entreprises

touchées par les effets de la digitalisation.

Cette initiative innovante permettra à

terme de préparer les entreprises et leurs

employés à la transformation de leurs

métiers. Une phase pilote est actuellement

en cours avec une quinzaine d’entreprises

au Luxembourg de plusieurs secteurs et

quelques 600 employés.

CS: Aujourd’hui, près de 8.000 postes sont

ouverts au Luxembourg et n’arrivent pas

à être pourvus. Dans un contexte où les

nouvelles technologies se développement

à une vitesse fulgurante, ce sont les

initiatives qui favorisent la formation et

la requalification qui garantiront la bonne

marche de notre économie sur le long

terme. n

PwC Luxembourg

2 Rue Gerhard Mercator

L-1014 Luxembourg

www.pwc.lu


Christian Scharff et Philippe Pierre


40 LG

SEPTEMBRE 2018

ICT

La domotique

au service

de votre sécurité

Le jour de l’interview qui a précédé la rédaction de ces

lignes, les équipes de SecuriTec ont été appelées au

domicile d’un particulier, victime durant ses vacances d’un

cambriolage; il était pourtant équipé d’un système d’alarme

mais malheureusement trop vétuste. Experte en système

d’alarme d’intrusion et d’incendie, vidéosurveillance HD,

vidéoparlophonie et coffres-forts, SecuriTec œuvre depuis

huit ans, à la sécurité de ses clients, tant professionnels que

privés. Interview de son directeur, Gilbert Reyland.

Convergence des technologies

Si les nouvelles technologies de sécurité

relèvent moins d’une révolution que d’une

évolution, les systèmes ne cessent pourtant

de se perfectionner. Comme par exemple

avec les caméras de vidéosurveillance 4K,

de très hautes résolutions (plus de 8

millions de pixels) et dont l’agrandissement

des images permettent de repérer des

détails sans aucune pixellisation. «La

transmission des vidéos se fait aujourd’hui

via des routeurs 4G et bientôt 5G, ce qui est

très utile pour les zones isolées», rappelle

le directeur.

La démocratisation des appareils numériques

mobiles offre également de nouvelles

possibilités comme la consultation et la gestion

des données à distance. À partir d’un seul

Capture d’écran d’une caméra 4K & 4G, installée par SecuriTec

écran, on peut piloter les luminaires, l’arrosage

automatique, les volets des fenêtres, le portail

d’entrée, la porte du garage, la ventilation, le

chauffage, les caméras de vidéosurveillance.

Toutes ces technologies reliées au système

d’alarme forment une convergence des

technologies, appelée domotique.

“Rendez-vous

en octobre

à la Home &

Living Expo

de Luxexpo

The Box ”

Un nouveau QG

Fort de son succès, SecuriTec est en train

de se faire construire un nouveau quartier

général de plus de 4.000 m 2 qui devrait être

opérationnel entre le printemps et l’été

2019. Le gros œuvre est déjà achevé, les

fenêtres sont en cours d’installation et le

bâtiment sera bien sûr équipé des dernières

technologies de sécurité. Il prend lieu sur

la zone industrielle de Bissen, la même

qui accueille déjà LuxConnect, le centre

de tri ultramoderne de Post, le centre

d’innovation mondial Goodyear et peut-être

aussi prochainement le centre de données

Google.

Le siège sera à Bissen mais l’entreprise

gardera néanmoins son implantation

actuelle à Livange ainsi qu’une partie de

ses équipes «ce qui arrange une partie de

nos collaborateurs frontaliers», plaisante le

directeur.

Conception, installation, dépannage

Depuis sa création en 2010, la méthodologie

de SecuriTec n’a pas changé, les équipes

techniques se rendent chez les clients, tant

privé qu’en entreprises, et étudient les

besoins et les possibilités pour établir un

devis qu’ils communiquent gratuitement.

Qui dit plus de possibilités technologiques,

dit aussi plus de responsabilités et puisqu’«il

serait inutile de vendre une installation que

l’on devrait démonter quelques mois plus

tard», SecuriTec conseille toujours ses

clients en conformité avec les législations.

Ne pas filmer la voie publique, ni son voisin,

ni même ses employés au travail; le conseil

est garant de l’efficacité des installations et

du respect de la vie privée.

Les services ne s’arrêtent pas à la seule

étape de la pose mais «nous accompagnons

les installations tout au long de leur cycle


de vie, en réalisant leur maintenance et

notre service de dépannage est disponible

24h sur 24». Le long terme est ainsi

intrinsèquement lié à l’efficacité d’un

système de sécurité.

Équipements

Un cambriolage s’accompagne souvent pour

les victimes d’un sentiment d’insécurité

chez soi. Afin de retrouver le chemin de

la résilience et par la même, de la sérénité,

il n’y a que deux possibilités: déménager

ou s’équiper d’un système de sécurité

(plus) performant. «Les technologies d’il

y a quinze ans n’ont pas forcément besoin

d’être toutes changées mais doivent être

intégrées à un système plus moderne»,

assure Gilbert Reyland.

Dès 2019, la loi obligera tous les logements

du pays à s’équiper d’un détecteur de

fumée. Mais bien évidemment, une maison

de 300 m 2 nécessite une demi-douzaine

de détecteurs pour prévenir efficacement

les risques d’incendies. Les détecteurs de

SecuriTec, dont les batteries intégrées

affichent une autonomie de douze ans,

sont interconnectés et peuvent s’intégrer

au système d’alarme de la maison. Ainsi

convergent les systèmes d’anti-intrusion et

de détection de fumée.

Qu’il s’agisse du contrôle d’accès, de

lecteurs biométriques pour l’ouverture des

portes, de la gestion horaire, des armoires

à clés avec gestion électronique, des murs

d’images, de la détection périmétrique

extérieure, des vidéo-parlophones et

systèmes de vidéosurveillance, tous les

produits sont de qualité.

Travaillant avec Risco pour ses systèmes de

sécurité intégrés avec écran-clavier LCD,

SecuriTec élargit sa gamme avec les produits

Satel pour ses systèmes d’alarme d’ intrusion,

les deux s’intégrant à la technologie KNX.

Rien ne peut échapper aux détecteurs de

mouvements avec caméra intégrée, de bris

de verre acoustique, de fumée optique, CO

ou gaz ou caméra IP. SecuriTec propose

aussi des vidéo-parlophones TCS, des

systèmes de vidéosurveillance AXIS, des

contrôles d’accès aux portes d’un bâtiment

ou d’un site depuis un poste informatique.

Nedap dont le système de gestion en

ligne permet de compléter la gamme de

serrures électroniques programmables

sans batterie, ni fil de la marque iLOQ.

Le catalogue propose aussi des solutions

de gestion d’accès aux parkings publics et

privés avec des barrières levantes et des

bornes escamotables; mais aussi une gamme

complète de coffres-forts Hartmann

Tresore sur-mesure, répondant aux critères

anti-feu, avec lecteur d’empreintes et

encastrés; et enfin des boitiers certifiés

par la Banque centrale européenne qui

vérifient tous les points de contrôle d’un

billet. Disponibles à partir de 120 euros, ces

compteurs de billets à destination des petits

commerces jusqu’aux grands magasins

répondent à l’augmentation de la présence

de faux billets sur le marché.

«Ce sont les solutions de sécurité

professionnelles les plus avancées du

marché à destination d’une résidence, de

l’industrie, d’un commerce, d’une banque

ou d’un bâtiment public», conclut Gilbert

Reyland. n

SecuriTec

19, rue Geespelt

L-3378 Livange

Tél.: 26 300 221

Fax: 26 300 224

www.securitec.lu

Gilbert Reyland


42 LG

SEPTEMBRE 2018

ICT

Le digital

au service des clients

De Vinci Park à Indigo. Ce changement de nom en 2014 n’est

pas qu’accessoire. En effet, l’entreprise spécialiste des services

de stationnement a également pris le virage du numérique

avec un renforcement de son offre digitale. Indigo mise avant

tout sur le service personnalisé et propose aujourd’hui une

multitude de solutions qui sont toutes destinées à faciliter la

vie au quotidien de ses usagers, notamment avec la mise en

place de la centralisation ou encore de l’application OPnGO.

«Place au futur» avec Gérard Jeitz, directeur chez Indigo,

et Jonathan Da Silva, HR & Communication Manager, qui

reviennent sur ces innovations.

En parlant d’expérience client, vous

avez signé un partenariat avec OPnGO.

Comment fonctionne ce service?

GJ: Cela rejoint ce qui a été dit

précédemment. OPnGO est une application

qui informe les usagers en temps réel sur

le stationnement en voirie ou en ouvrage.

Ainsi, nous permettons aux automobilistes de

trouver la meilleure offre de stationnement

au meilleur prix. L’idée principale étant de

faciliter les démarches pour rechercher des

places de parkings. Les villes de Dudelange et

Hespérange ont déjà adopté cette application

qui est gratuite pour les usagers. OPnGO

offre plusieurs possibilités aux utilisateurs

comme celle de payer directement avec leur

smartphone ou encore de prolonger la durée

de stationnement en un clic et à distance.

Tout est centralisé sur le smartphone: de

la géolocalisation à la réservation d’un

stationnement en passant par le paiement

mobile. OPnGO permet donc davantage de

flexibilité et de possibilités pour ses usagers.

Les secteurs des parkings et du stationnement

en général sont des domaines

plutôt traditionnels. Comment arrive-t-on

à prendre le virage du digital et

à anticiper les marchés, mais aussi les

besoins futurs des usagers?

GJ: Nous sommes sans cesse au contact

des clients dans une relation B to B. Nous

restons beaucoup à l’écoute des personnes

et elles peuvent nous donner des idées de

développement. C’est aussi une question

de culture. Certains pays sont plus enclins

à adopter le digital que d’autres. Par

exemple, en Allemagne, notre secteur est

encore relativement classique. Chez nous,

au Luxembourg, nous sommes plus axés

vers les nouvelles technologies, avec le

digicash ou les applications mobiles. Il y

a tout un écosystème qui se forme autour

des nouvelles technologies dans tous les

domaines et nous sommes convaincus que

le futur du stationnement sera intimement

lié à la transformation digitale.

JDS: Il faut savoir que nous ne sommes pas

propriétaires des parkings, mais prestataires

de services. Nous ne pouvons pas imposer

des directives. Tout dépend de la politique

des villes concernant la mobilité et quels

besoins elles recherchent… Indigo se doit

de respecter les décisions de chacune des

collectivités. Malgré tout, cela aurait été

une erreur de notre part si nous n’avions

pas pris le virage du digital. Aujourd’hui

tout le monde effectue la majorité de ses

tâches sur smartphone et nous avons pris

le pas sur cette tendance-ci. Même pour les

horodateurs des plus classiques.... Toutes

ces technologies vont obligatoirement

évoluer avec le temps.

C’est le cas par exemple avec le CLTO

qui permet de centraliser tous les

parkings pour faciliter l’accès aux

informations pour les usagers?

GJ: Tout à fait. Ce centre spécialisé a pour

objectif de superviser tous les parkings,

24h/24 et 7j/7. Ainsi, le client peut à tout

moment entrer en contact avec le personnel

ou un téléopérateur en cas de problèmes ou

de questions sur le parking. Ce téléopérateur

peut agir et intervenir directement à

distance pour effectuer certaines tâches

comme le lever de barrières. En résumé, on

s’occupe de l’usager directement à chaque

retentissement de l’alarme et à chaque appel

par interphone. Pour le client, comme pour

nous, c’est un gain de temps et cela améliore

également notre panel d’offres.

Votre offre, justement, est sans cesse

tournée vers le client…

JDS: Nous accordons effectivement

beaucoup d’importance à l’expérience client.

Autrefois les parkings étaient des lieux

froids, aujourd’hui nous essayons d’en faire

des lieux de vie. La digitalisation et les

nouvelles applications vont clairement dans

ce sens afin d’améliorer la qualité de nos

services, mais aussi de les personnaliser en

fonction des besoins de nos usagers.

JDS: C’est quelque chose que nous tenons

à développer et qui est justement en plein

cours de développement. Tout se fait de

manière automatique grâce à l’accès mains

libres et grâce à la reconnaissance des

plaques d’immatriculation en entrée et en

sortie de parking. Il existe un autre avantage

qui touche à la mobilité en général. OPnGO

s’adresse aux collectivités qui travaillent

en ce sens pour régler les problèmes de

fluidité du trafic. Cette application permet

en effet d’optimiser les déplacements et

limite donc la circulation dite inutile des

automobilistes qui recherchent une place

de parking pendant de longues minutes.

Les problèmes de congestion des villes et

surtout des centres villes se trouveront donc

atténués grâce à OPnGO. Tout le monde

est gagnant, tant du côté de l’automobiliste

que du côté des collectivités. Et c’est aussi

cela, le futur de la mobilité et d’Indigo. n

Indigo Park Luxembourg S.A.

83, rue de Strasbourg

L-2561 Luxembourg

info.lu@parkindigo.com

www.parkindigo.lu


Gérard Jeitz et Jonathan Da Silva


17&18 Oct. 2018

Nouveautés CK

produits & solutions

Au CK | Business Center

à Leudelange

2, rue Léon Laval

Z.A. Am Bann

L-3372 Leudelange

Tél. +352 26 380 1

Fax +352 26 380 380

event@ck-group.lu

ck-group.lu

Charles Kieffer Group


Indigo Park Luxembourg S.A

83, rue de Strasbourg

L-2561 LUXEMBOURG

48 13 36-1

info.lu@group-indigo.com


46 LG

SEPTEMBRE 2018

Aberdeen Standard

Investments: why we

chose Luxembourg

Aberdeen Standard Investments (formerly Aberdeen Asset

Management) was established in Luxembourg in 1988, and

since then has continued to expand. The firm recently merged

with standard life and is now one of the largest investment

firms in the financial centre by assets under management.

We sat down with Steen Foldberg, Head of Luxembourg and

Managing Director, to find out how the business is developing.

What is the role of Aberdeen Standard

Investments within the financial centre?

Aberdeen Standard Investments is one

of the largest players in Luxembourg,

operating more than 150 funds. Standard

Life started operating an outsourced model

back in year 2000. We service a wide range

of worldwide banks and distributors as well

as local Luxembourg financial institutions

and family offices. In addition, we have

many local investors investing into our

investment solutions.

What are the benefits of being located in

Luxembourg?

There are many benefits of being in

Luxembourg, both from an investor and

corporate perspective as well as for the

employees. It is not a coincidence that

Luxembourg has evolved to become one

of the largest financial centres in the

world and the 2nd largest jurisdiction

for funds after the US. This is because

Luxembourg has been at the forefront of

developing a local legal framework built on

European laws and adapted to serve clients

worldwide. The multi-lingual workforce

means that clients and partners are often

served by people who speak their language

and on top understand their different local

legal frameworks and cultures. This centre

of excellence has helped create a financial

centre ecosystem of experts in all financial

aspects. On top of that you have the central

geographical location, the high standard

of living and not least the beauty of the

country itself which makes it an attractive

place to live.

What are your main activities and how

have they developed?

Our company, Aberdeen Standard

Investments, focuses on asset management.

We provide investment solutions to our

investors either directly or through partners

like banks, insurance companies or family

offices. We grow our business by listening

to our clients and by adding our expertise to

develop and manage investment solutions to

help clients achieve their long-term goals.

We have teams in 50 offices worldwide that

service and sell our solutions.

“Our organisation

in Luxembourg

is set up as a hub

fully equipped

to service our

investors, clients

and colleagues”

Where lies the expertise of the

Luxembourg team and how do these

complement the group?

Our organisation in Luxembourg is set up as

a hub fully equipped to service our investors,

clients and colleagues. Our key delivery is

to provide the international network with

investment solutions and to work with the

Copyright: Mike Zenari

group to oversee, monitor and execute the

overall strategy of the group and ensure that

we stay in line with Luxembourg legislation.

Can you elaborate on the interaction of

the Luxembourg office and the teams

based in other countries?

We get around 30 to 50 requests on a daily

basis that we need to deal with. This can be

around launching funds in a new jurisdiction,

tax matters or any other aspects. In addition,

we work closely with our fund managers

on everything from risk management,

compliance to investment execution and of

course with the group’s central functions.

Can you explain the impact of the

merger with standard life and how that

is developing your business?

When you merge two large players in an

industry it is very important to quickly realise

the benefits of scale and still keep what is

unique about both organisations. In this case,


the solutions and client base is extremely

complimentary and the group has quickly

emerged as a single organisation creating the

2nd largest investment company in Europe.

As we streamline the operation, and

in Luxembourg also insource many

operational activities, we are ready to use

the power of the machine to offer additional

investment solutions to our clients and use

the international network to cross-sell the

combined offering. In effect, it also means

that our assets under management in

Luxembourg will almost double when we

have completed the integration. The world

does not stand still and we are working on

many new investment solutions, also in the

ETF area, for example introducing a fund

using artificial intelligence.

How do you manage the uncertainty of

Brexit?

Brexit is like the weather: everyone talks

about it, but no one really knows how it will

eventually develop. That said, I am confident

that common sense will prevail and that we

will get a good working arrangement with

the UK. For Luxembourg and for Europe,

an overly hard Brexit in our industry, will

have profound negative impact for the capital

markets and investors or pension savers.

How does the Luxembourg’s asset management

ecosystem support your business?

It’s great to have such a wide range of

experts sitting within what is very often

only a few hundred meters. I do not believe

any country in the world can replicate

what we got in terms of expertise here in

Luxembourg when it comes to life cycle

fund management, structuring solutions

and cross border distribution. As such, we

rely heavily on our partners and they are

part of our value proposition.

How do you see your activities evolving?

Right now, I’m just focused on delivering

the integration and make the merger Brexit-

Steen Foldberg

proof. Thereafter, our client demands and

the strength of our brand will give us great

prospects for the foreseeable future.

What do you appreciate most about

living and working in Luxembourg?

I have lived and worked here for nearly

28 years. I guess that says a lot. But what I

really enjoy is the Luxembourg culture, the

people and not least the international and

safe environment we enjoy. n

Communiqué par

Luxembourg for Finance,

LEO mag, juin 2018


48

LG

SEPTEMBRE 2018

BRÈVES ÉCONOMIQUES

PAR RAOUF HATIRA

Le secteur de l’assurance en repli

Après un début d’année prometteur,

l’activité du marché de l’assurance a

ralenti de manière importante au cours

du deuxième trimestre de 2018. Les

primes d’assurances diminuent de

16,86% par rapport à la même période de

l’exercice précédent. Sur les six premiers

mois de l’exercice 2018, l’encaissement

global enregistre un recul de 4,98% avec

des primes en diminution de 10,01% en

assurance vie.

Source: Commissariat aux assurances

Baisse significative

du taux de chômage

Le nombre de demandeurs d’emploi

résidents disponibles inscrits à l’ADEM

s’établit à 15.262 au 31 juillet 2018.

Sur un an, cela constitue une baisse

de 942 personnes, soit 5.8%. Le taux

de chômage, corrigé des variations

saisonnières, calculé par le STATEC,

s’établit à 5.5%. La baisse profite tout

particulièrement aux demandeurs

d’emploi âgés de moins de 30 ans

(-11.4%) et aux demandeurs d’emploi

peu qualifiés (-7.7%). Source: ADEM

Un nouveau Cluster

responsable et solidaire

A l’initiative d’Ecotrel, huit entreprises et

associations luxembourgeoises se sont

regroupées au sein d’un cluster pour

offrir une réponse globale aux utilisateurs

professionnels et particuliers d’appareils

informatiques et de télécommunication.

Il s’agit d’offrir des solutions de réemploi

et de recyclage des équipements en fin

de vie et ainsi avoir la garantie de détruire

toutes les données à caractère personnel

conformément à la réglementation sur le

RGPD.

Source: Ecotrel

Goodyear au Salon de Hanovre

Présent au Salon phare de l’industrie

des véhicules utilitaires à Hanovre qui

se déroule cette année du 20 au 27

septembre, Goodyear va présenter une

toute nouvelle gamme de pneus pour

camions économes en carburant et à

faible émission de CO 2

. Selon l’industriel,

cette gamme de pneus nouvelle

génération aidera les constructeurs à

respecter la législation européenne de

plus en plus exigeante et à réduire le coût

total de gestion des flottes long-courriers.


Source: Goodyear

Nouveau plan social dans le secteur bancaire

Après la banque d’Etat portugaise Caixa Geral Depositos,

c’est au tour de la banque italienne Credem International

Luxembourg d’entamer un plan social après 45 ans de

présence dans le pays. L’ensemble du personnel est impacté

par cette décision. Le syndicat ALEBA déplore le refus de la

maison mère basée en Italie de négocier. L’Office National de

Conciliation est saisi et des actions de protestation en interne

ont commencé.

Source: ALEBA

SES acteur européen de la 5G

Le Luxembourg renforce sa position dans le domaine

spatial européen. Grâce à la qualité de son expertise et à

son infrastructure satellitaire, SES a finalisé sa candidature

pour le programme de financement phare de la Commission

européenne pour la recherche et l’innovation, Horizon 2020.

Ce programme, qui permettra de mettre la 5G à la portée

de tous les citoyens européens, est doté d’un budget de 20

millions d’euros.

Source: Luxinnovation

L’assureur OneLife passe sous pavillon français

La compagnie d’assurance-vie luxembourgeoise OneLife

a annoncé dans un communiqué son rachat par APICIL,

quatrième acteur français dans la protection sociale. Un accord

a été trouvé afin de vendre 100% des parts de OneLife à APICIL.

Avec plus de 25 ans d’expérience, 145 collaborateurs installés

à Capellen et plus de 31.000 assurés, OneLife gérait un actif de

506 millions d’euros. Source: OneLife

Les OPC à actions en baisse

Les tensions commerciales entre les États-Unis et plusieurs

autres pays ont dominé les marchés financiers, entraînant

à la baisse les cours de presque toutes les catégories des

organismes de placement collectif à actions (OPC). L’industrie

des OPC luxembourgeois a donc enregistré au mois de juin une

variation négative, liée à la conjoncture, se chiffrant à un peu

moins de 34 milliards d’euros.

Source: CSSF

© SIP / Jean-Christophe Verhaegen

Indexations des salaires depuis

le mois d’août

Se basant sur une information émanant

du Statec, relayée par le ministre de

l’Economie, la Chambre des Métiers

a informé tout le secteur qu’à partir

1 er août 2018 les salaires seraient

indexés. En effet, dans sa newsletter

du 31 juillet 2018, le Statec a annoncé

que le taux d’inflation de 1,5% du mois

de juillet était le déclencheur de cette

nouvelle indexation. Ainsi, on constate

une majoration de 2,5% des salaires,

traitements et pensions.

Source: Chambre des Métiers

BMW rappelle

des voitures au Luxembourg

Le constructeur allemand de voitures

haut de gamme BMW a annoncé en

milieu de semaine le rappel de 323.700

véhicules en Europe, en raison d’un

risque d’incendie du moteur. BMW

group Belux a indiqué que 1.977

voitures arborant la marque à l’hélice au

Luxembourg sont concernées, tout en

précisant qu’il ne s’agit pas d’un rappel

mais bien d’une action technique afin

d’écarter tout danger.


Source: BMW group Belux

Post Luxembourg consolide

son activité logistique

Sur invitation des dirigeants de Post

group, le ministre de l’Economie Etienne

Schneider a visité les halls de l’activité

logistique de POST Luxembourg au

Findel. Pas moins de 6.000 m 2 sont

dédiés à la distribution des colis en

provenance d’Asie. Le volume des

activités est en croissance constante et

atteint quelque 18.000 colis par jour.

Post group prévoit pour cette branche

un chiffre d’affaires autour de 10 millions

d’euros en 2018. Source: Post group

Trois entreprises

luxembourgeoises récompensées

Arthur Welter, CFL Logistics et

LuxairCARGO sont les premières

entreprises luxembourgeoises à

remporter le prix «Lean & Green Star».

Ce prix vient récompenser les efforts

consentis par les entreprises de la

logistique pour réduire leurs émissions

de CO 2

. La cérémonie d’attribution de

ce prix par le Cluster for Logistics s’est

déroulée à la Chambre de Commerce en

présence de François Bausch, ministre

du Développement durable et des

Infrastructures.

Source: Chambre de Commerce


GLOBAL DISTRIBUTION CONFERENCE

25-26 September 2018, Luxembourg

ALFI turns 30

Join us for ALFI’s 30th anniversary!

On Wednesday, 26 September, we

want to celebrate milestones in our

history with you. Let us also look

ahead: how will Luxembourg’s three

decades of fund expertise translate

into future success? ALFI puts

investor education in the limelight.

Highlights of the agenda

• UCITS, three decades of a global

success story

• Promising distribution markets: focus

on Latin America and South East Asia

• Tools to make distribution easier

• Does sustainability help you sell?

• Future product trends

• 2nd edition of Broadridge Distribution

Achievement Awards

Confirmed speakers include

Pierre Gramegna

Minister of Finance

Ann Doherty

J.P. Morgan

Stephen Bird

Citi

Sheila Nicoll

Schroders Investment

Management

Larry Hatheway

GAM Holding AG

Erich Gerth

Bluebay Asset

Management

Full agenda available at events.alfi.lu/global18


Romain Kribs


LG

SEPTEMBRE 2018

51

La mobilité –

une passion depuis 1875

Créée en 1875 par Nikolas Weber, l’affaire familiale comptait

alors une seule diligence qui desservait trois lignes vers la

capitale et ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale

qu’Emile Weber fait l’acquisition de son premier bus.

Aujourd’hui, l’entreprise qui est l’une des plus importantes

de la Grande Région, compte plus de 1.000 employés, dont

550 chauffeurs et près de 500 véhicules. Interview de Romain

Kribs, attaché à la direction auprès des Voyages Emile Weber.

a mis en service la première ligne RGTR

(n°305) entièrement électrique en février

dernier et fin juin, nous avons également

mis en service des autobus électriques sur la

ligne RGTR n°290. Ces projets s’inscrivent

dans le programme “empoweringMobility“

et permettent d’accumuler les expériences,

notamment afin d’augmenter l’autonomie

des véhicules.

Qu’est-ce que pour vous la mobilité?

Pour bon nombre de personnes, la mobilité

se limite à leurs propres trajets quotidiens,

ce qui est compréhensible. Par contre, pour

Voyages Emile Weber la mobilité est notre

métier depuis plus de 140 ans.

C’est un besoin sociétal qui engendre une

dynamique très intéressante soulignée

également par les chiffres du STATEC:

En 2000, le Grand-Duché comptait 984

autobus et autocars, en 2017, ce chiffre

s’élevait à 1.904!

Mais il n’y a pas que les bus au Luxembourg?

En effet, il n’existe pas un seul et unique

moyen de déplacement. La solution idéale

est représentée par l’usage de tous les

moyens disponibles et de la combinaison

de ceux-ci afin d’atteindre une mobilité

optimale et efficace. À Luxembourg-Ville

par exemple, nous amenons de plus en plus

les clients du réseau RGTR vers les pôles

d’échanges d’où ils prennent le train, le tram

ou le funiculaire, et nos véhicules des lignes à

longues distances FLIXBUS sont équipés de

manière à ce que les clients puissent prendre

leur vélo lors de leurs séjours.

Tout ceci nécessite sûrement une

organisation rigoureuse…

Absolument! Nous suivons les demandes

des autorités étatiques principalement via

le réseau d’autobus régional RGTR et

via le service pour personnes handicapées

ADAPTO et sommes également aux côtés

des communes pour qui nous assurons le

transport scolaire ou encore le transport à

la demande via notre service PROXIBUS.

Nous disposons, à cet effet, de nos propres

planificateurs qui élaborent les tracés et les

horaires.

“Nous posons

aujourd’hui

les jalons

pour la mobilité

de demain”

Dans quel sens cette tâche a-t-elle

évolué?

Il y a plusieurs éléments qui se sont ajoutés,

rendant la chose un peu plus complexe:

d’une part, nous tenons de plus en plus

compte de la congestion du trafic lors de

la planification: il serait absurde d’envoyer

des bus droit dans les embouteillages. Ainsi,

nous essayons d’anticiper ces problèmes et

proposons des itinéraires qui certes sont un

peu plus longs, mais permettent au client

d’arriver plus vite à destination.

En outre, dans une démarche de

développement durable, nous mettons de

plus en plus de véhicules électriques en

service. En plus des pauses des chauffeurs, il

faut alors tenir compte de celles des bus pour

le chargement des batteries. Notre groupe

Selon vous, à quoi ressemblera l’avenir

de la mobilité?

Pour reprendre le slogan «The Future is

Now» du projet UREVO (premiers autobus

plug-in hybrides à double articulation au

monde, présentés en mars 2015), nous

posons aujourd’hui les jalons pour la

mobilité de demain qui se caractérisera par

trois grandes tendances: l’électrification

des véhicules, la digitalisation des services,

et l’usage accru de services à la demande.

Un bel exemple pour cela est notre service

WEBTAXI, pour lequel nous mettons en

service de plus en plus de taxis électriques

et dont nous nous efforçons d’améliorer

l’expérience client, notamment par des

mises à jour de l’application mobile. Un

autre exemple est KUSSBUS, service de

navettes pour frontaliers, pour qui nous

roulons depuis fin 2017.

Notre approche n’est pas d’offrir une

navette juste pour offrir une navette. Nous

nous efforçons d’identifier les besoins

spécifiques de nos clients et d’y répondre

par une solution adaptée et sur-mesure. n

Voyages Emile Weber

Z.A. Reckschleed

L-5411 Canach

www.emile-weber.lu


52 LG

SEPTEMBRE 2018

MOBILITÉ

Semaine européenne

de la mobilité 2018

En date du 10 septembre 2018, le Verkéiersverbond,

coordinateur national de la semaine européenne de la

mobilité, a invité les représentants de la presse à assister à une

conférence sur le programme de cette année. François Bausch,

ministre du Développement durable et des Infrastructures, a

développé l’historique de cette campagne de sensibilisation

internationale, initiée par la Commission européenne. Issue

de la «Journée sans ma voiture», la semaine européenne de

la mobilité ne vise pas à dénigrer la voiture comme moyen de

transport. Toutefois et principalement, l’usage du transport

motorisé individuel devrait être repensé et adapté aux

exigences environnementales et sociétales actuelles.

d’une ou de plusieurs routes principales de la

commune, de préférence pendant la journée

du 22 septembre. Ces communes sont

Bissen, Colmar-Berg, Ettelbruck, Contern,

Differdange et Hesperange».

Un programme varié

La créativité des communes ne connaît

pas de limites. Sept communes au total

organisent une journée sans voiture en 2018.

Le programme national, que vous retrouvez

sur mobiliteitswoch.lu, reflète l’initiative et

la créativité des communes: des journées de

la mobilité, des randonnées cyclables, des

présentations de voitures et vélos électriques,

la distribution de croissants et cafés aux

utilisateurs des transports publics et des

présentations de concepts de mobilité font

partie du programme des communes. Une

semaine très diversifiée et ludique attend les

habitants des communes participantes!

Gilles Dostert, François Bausch, Emile Eicher

«Mix and Move!»

Voilà l’appel à l’action de la semaine européenne

de la mobilité en 2018. Le thème de cette année

se concentre sur l’idée de la multimobilité: l’art

de combiner différents modes de transport.

Au ministre Bausch d’élaborer: «Prenons la

semaine de la mobilité comme une occasion

de réfléchir à nos habitudes d’aller d’un

point A à un point B! Instinctivement, et par

habitude, beaucoup d’entre nous optent pour

un mode unique pour se déplacer. Cependant,

la diversité a aussi une place dans les transports.

Accepter la multimobilité signifie repenser

notre manière d’être mobiles et être prêts à

essayer d’autres moyens de transport. Quand

nous introduisons d’autres modes de transport

dans notre mobilité, nous nous rendons

compte que nous sommes plus en forme, plus

joyeux et que nous épargnons de l’argent dans

la foulée».

Gilles Dostert, directeur général du

Verkéiersverbond, a quant à lui présenté le

programme de la semaine européenne de la

mobilité. En premier lieu, il tenait à remercier

les coordinateurs locaux pour le bon travail

au niveau des communes. Ceux-ci sont en

contact direct avec le coordinateur national au

sein du Verkéiersverbond et s’occupent de la

coordination au sein de leurs communes.

Gilles Dostert a ajouté: «Cette collaboration

porte ses fruits. 25 communes se sont inscrites

à ce jour et nous sommes fiers d’annoncer

que le Luxembourg a six communes qui

remplissent les critères pour participer à

la remise des prix au niveau européen. Un

nouveau record! Les critères de ce concours

sont d’avoir proposé une semaine d’animation

et d’information pour les habitants de la

commune, l’inauguration d’une ou de

plusieurs mesures permanentes et la fermeture

©Verkéiersverbond

Depuis 2015, les «Mobility Actions»

permettent aux entreprises et aux écoles qui

organisent des actions promouvant l’idée de

la mobilité urbaine durable tout au long de

l’année de recevoir une visibilité au niveau

européen. Gilles Dostert a mis en évidence les

quatre actions enregistrées au Grand-Duché,

dont l’évènement «Bike to work» organisé

par la Lëtzebuerger Vëlos-Initiativ, les

bicyclettes électroniques mises à disposition

aux employées de Allen & Overy SCS, le

site covoit.lu, et l’action «Do mobility. Be

mobility.» du Centre National d’Information

pour Jeunes.

A côté de ces Mobility Actions et des

projets communaux, l’action «E Kaddo fir

de Vëlo» sera reconduite le 17 septembre

à Luxembourg-Ville et l’événement

«Multimodalité pour tous» qui met en avant

les personnes à mobilité réduite aura lieu dans

la Gare de Luxembourg le 19 septembre de

11h à 14h.

Émile Eicher, président du Syvicol, a clôturé

la conférence de presse en lançant un appel

aux communes: «Nous sommes ravis de

la dynamique qui est manifeste dans les

communes et nous encourageons toutes

les municipalités à profiter de ces derniers

jours pour inscrire leur commune sur

mobiliteitswoch.lu avant le 22 septembre.

Il est de la responsabilité des communes de

penser leur apport à une mobilité durable et

intelligente».

Retrouvez tout le programme sur le site dédié

de la semaine européenne de la mobilité www.

mobiliteitswoch.lu. n

Communiqué par le Verkéiersverbond


54 LG

SEPTEMBRE 2018

MOBILITÉ

Le Luxembourg se mobilise

pour la mobilité!

Du 16 au 22 septembre, le ministère du Développement

durable et des Infrastructures, le Verkéiereverbond et

le Syndicat des Villes et Communes Luxembourgeoises

(SYVICOL) organiseront en collaboration avec les communes

la semaine de la mobilité au niveau luxembourgeois.

25 communes luxembourgeoises participeront

à la semaine européenne de la mobilité

et proposeront diverses activités dans ce

cadre.

Neuf d’entre elles – Bissen, Colmar-Berg,

Ettelbruck, Lorentzweiler, Differdange,

Hesperange, Bettembourg, Contern et

Erpeldange-sur-Sûre – proposeront même

une journée sans voiture dans le but de sensibiliser

leurs habitants à l’utilisation des transports

en commun. Ces journées se tiendront

les 16, 22 et 23 septembre en fonction de la

commune.

Au programme de cette semaine,

Luxembourg-Ville prévoit trois événements.

Les deux premiers se tiendront le 17

septembre: tout d’abord, des sacoches seront

offertes aux cyclistes par le Lëtzebuerger

Vëlos-Initiativ dans le cadre du projet

«E kaddo fir de vëlo». De plus, la cinquième

édition du «Tour du Duerf» démarrera

à 9 heures. Le 19 septembre, la gare

de Luxembourg accueillera des stands

d’information dans le cadre du projet

«multimodalité pour tous» et une mise en

pratique aura lieu par la suite dans la ville

grâce à un parcours multimodal réalisé avec

des personnes en situation de handicap.

Contern, Differdange, Bettembourg,

Bissen organisent également différents

événements présentant des nouveautés

dans le domaine des transports en commun

et promouvant une mobilité douce grâce

à des activités portant sur le vélo et la

multimobilité. n

PH 1250 4WDi

Une tondeuse automotrice

pour 365 jours !

• Moteur Lombardini 3 cylindres, 25 ch • Vidange hydr. en hauteur 2100 mm

• Transmission hydrostatique 0 - 12 km/h • Bac de ramassage 730 l (1000l non compressé)

• Traction 4 roues motrices permanentes • Poste de conduite avec siège confort

• Blocage de diiérentiel

• Pneus av: 21x11.00-10 AS - ar: 16x6.50-8

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sorte de détritus

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14, Nidderpallenerstrooss

L-8551 Noerdange

+352 236 37 200 www.wowey.eu info@wowey.eu /Agri-Distribution


Agence de voyages

121, route de Luxembourg

L-6562 Echternach

Tél.: 72 97 22-1

Fax: 72 81 58

www.bollig.lu

voyages@bollig.lu

Exploitation d’autocars et autobus

17, Alferweiher

L-6412 Echternach

Tél.: 72 86 38-1

Fax: 72 99 83

www.bollig.lu

info@bollig.lu

www.bollig.lu


56 LG

SEPTEMBRE 2018

MOBILITÉ

De l’analyse au

perfectionnement

Avec une présence de plus en plus étendue sur le marché

luxembourgeois, l’E-Bus Competence Center de Volvo Bus

à Luxembourg connaît une forte croissance. Entre nouveaux

clients, projets innovants, collaborateurs supplémentaires

et agrandissement des locaux, l’entité luxembourgeoise se

spécialise dans l’électromobilité et plus précisément dans la

gestion et la maintenance de ses véhicules. Explications avec

Laurent Bravetti, directeur.

Quels sont vos derniers projets en date

au Luxembourg?

En juillet dernier, nous avons introduit sur

le réseau AVL de la Ville de Luxembourg

les deux premiers bus 100% électriques

sur les lignes 9 et 14 via l’intermédiaire

de Sales-Lentz. Les premiers essais ont

montré leur grande performance et fiabilité

et ont donc été une réussite pour Volvo et

Sales-Lentz. Cela a permis de démontrer

que les bus Volvo 7900 Electric sont

parfaitement adaptés aux réseaux urbains

du Luxembourg.

Un de nos collaborateurs, dont la tâche

est entièrement dédiée à la gestion des

données générées par les bus, a analysé leur

comportement avec précision. Cette étude

a par exemple montré que même en période

de canicule, la climatisation de ces bus n’a

généré qu’une surconsommation de l’ordre

de 10% de la consommation électrique

totale. Ces bus sont donc économes et

stables, malgré des conditions climatiques

parfois extrêmes et des adaptations à

appliquer pour garantir le confort des

usagers.

Nous avons également inauguré, le

17 septembre dernier, deux nouvelles

stations de chargement pour le ministère

du Développement durable et des

Infrastructures (MDDI) sous la forme de

deux pôles «OppCharge» au P+R Sud à

Luxembourg. Nous comptons donc au

total neuf stations de recharges publiques

au Luxembourg. Petit à petit, un maillage

d’infrastructures est en train de se construire

et va permettre d’accompagner les décisions

politiques du MDDI visant à tendre vers

davantage d’électromobilité. Mais notre

entité luxembourgeoise a également œuvré

au-delà de ses frontières avec le pilotage

du déploiement de 90 bus et de 13 stations

de chargement à Namur et Charleroi, en

Belgique.

“Début 2019,

nous livrerons

quatre bus Volvo

18 mètres hybrides

aux CFL”

Parlez-nous de l’évolution de votre

positionnement au Luxembourg et dans

le monde…

Grâce à notre expérience luxembourgeoise,

différentes communes et opérateurs à

travers le monde (Shangaï, Transdev

Grand-Est, Kiel en Allemagne, la ville

frontalière de Longwy,…) prennent

régulièrement contact avec nous pour

venir observer nos pratiques à travers des

démonstrations de nos véhicules. En effet,

l’entièreté de notre gamme (bus hybrides

12 et 18 mètres, bus électriques-hybrides et

électriques) est en fonction au Luxembourg

et particulièrement dans la capitale; lors

d’une démonstration, il nous suffit de nous

installer devant l’avenue de la Liberté pour

les voir tous en service.

Nous avons par ailleurs gagné un appel

d’offres lancé par les CFL pour quatre bus

Volvo 18 mètres hybrides qui seront livrés

en début d’année prochaine. Aujourd’hui,

nous sommes donc en collaboration avec

la presque entièreté des opérateurs publics

luxembourgeois. Pour l’avenir de notre

positionnement au Luxembourg, nous

sommes aujourd’hui dans l’attente de

l’impact de l’arrivée du tram dans la Ville

de Luxembourg et de la nouvelle stratégie

RGTR du MDDI.

L’E-Bus Competence Center connaît

actuellement de nombreux changements.

Quelles sont les prochaines évolutions

attendues?

Le 4 octobre prochain, nous inaugurerons la

nouvelle aile en cours de construction dans

notre bâtiment actuel qui sera entièrement


dédiée aux bus, à leur gestion et à leur

maintenance. Nous avons développé une

véritable connaissance dans ces domaines

et attirons à ce titre des talents à travers

l’Europe souhaitant développer leurs

compétences en la matière.

Cette évolution de notre espace de travail va

de pair avec l’agrandissement de notre équipe

ainsi qu’avec l’amélioration de nos véhicules

et du service offert au client. Nous sommes

en effet en train de recruter deux personnes;

Fabian Motte rejoindra notre équipe afin de

commercialiser deux nouveaux cars, les 9700

et 9900 présentés en mai dernier à Göteborg.

Leur design est assez révolutionnaire et

leurs fonctionnalités en font un autocar aux

prestations haut de gamme. Nous croyons

tout particulièrement en leurs chances de

succès sur le marché luxembourgeois car ils

rivalisent en termes de qualité et de coût avec

les leaders du marché.

Nous avons par ailleurs gagné une

AFR-PPP avec le Fonds National de

la Recherche (FNR) nous permettant

d’accueillir pendant deux ans un chercheur

supplémentaire dans le cadre de nos travaux

en analyse et gestion des données générées

par nos bus en temps réel. Il était en effet

de plus en plus difficile de percevoir des

modifications de comportements des bus

à l’œil nu; par exemple, si une variation

de performance est enregistrée sur un

véhicule, il faut que nous puissions croiser

différents paramètres, comme le poids, la

vitesse moyenne et la charge de la batterie

afin de pouvoir comprendre la raison de

cette variation. Les développements qui

seront faits dans le cadre de cette AFR nous

permettront d’être proactifs par rapport

aux demandes d’évolution de la part de nos

clients afin de leur offrir un service plus

large et efficace. Ces travaux permettront

également de remonter des informations

Laurent Bravetti et Jérôme Adam, responsable Bus

primordiales à nos ingénieurs en Suède afin

qu’ils améliorent le développement des bus

et les performances globales des flottes dans

l’Europe entière. n

E-Bus Competence Center

251, Route de Luxembourg

L-3378 Livange

Tél.: 36 90 51


58 LG

SEPTEMBRE 2018

MOBILITÉ

Le Truckopolis 2.0

Créée en 2002 et idéalement implantée le long de l’autoroute

A4 à Leudelange, Stoll Truks commercialise les marques

«Renault Trucks» et «Fiat Professionnal». La société qui loue

et vend tout type de véhicules utilitaires et industriels, affiche

quelques 80 salariés et un chiffre d’affaires de 45 millions

d’euros. Interview de son directeur général, Denis Garijo.

Quelles sont vos activités?

Nous vendons et louons tous les types de

véhicules utilitaires, que ce soit des petits

ou grands volumes, de la camionnette au

tracteur routier en passant par les poids

lourds porteurs ou de chantier, pour le

transport de marchandises, de personnes

ou frigorifique. Nous réalisons aussi un

important travail d’atelier, de réparations

mécaniques, de carrosserie, ainsi que

les contrôles réglementaires (contrôle

technique, tachygraphes, hayons etc.).

Nous sommes également réparateur agréé

Iveco Bus et sommes en charge des bus de

la Ville de Luxembourg et de nombreux

autocaristes référents du secteur. Ces

réparations et entretiens, notamment pour les

bus électriques, nécessitent des compétences

pointues et des personnes d’expérience.

Qui sont vos clients?

Pour la grande majorité d’entre eux, des

professionnels du secteur de la construction,

des services, du transport international et

de la distribution (alimentaire ou autres),

mais nous avons aussi de plus en plus de

particuliers qui viennent à nous pour notre

activité de location.

A ce sujet, nous avons développé une plateforme

digitale qui simplifie les locations courtes

durées. Via stoll-location.lu, les professionnels

et les particuliers peuvent consulter et

réserver leur location parmi un vaste choix de

quelques 200 véhicules utilitaires et industriels,

répartis sur près de 30 catégories, de la petite

camionnette au camion porteur en passant par

les fourgons frigorifiques.

Quelle est la plus-value de Stoll Truks?

Elle est sans conteste, la proximité avec

nos clients que nous tissons via des

services qui leurs sont spécifiquement

adaptés. Et c’est là, toute la différence

avec la concurrence.

Nous sommes historiquement, le premier

Centre ‘‘Truckopolis’’ luxembourgeois,

et donc, un point unique hébergeant tous

les services utiles. À la fois l’ensemble des

contrôles réglementaires, mais aussi les

services de maintenance et de réparation

mécanique et de carrosserie, d’électronique

embarquée ou de pneumatiques.

“Nous sommes

historiquement,

le premier Centre

‘‘Truckopolis’’

luxembourgeois”

Après le lancement de notre plateforme

web 100% location, la seconde phase de

digitalisation de nos activités concernera

notre service après-vente, afin que nos

clients puissent prendre eux-mêmes les

rendez-vous aux créneaux qui leurs sont les

plus avantageux. Dans la mesure du possible,

nous essayons toujours de rassembler les

tâches à réaliser sur les véhicules en un seul

rendez-vous. Nos horaires sont étendus

jusqu’à 21h et nous sommes ouverts les

samedis.

Les métiers de l’utilitaire et du poids

lourd sont-ils intrinsèques à un jeu

contre la montre?

Notre mission est de rétablir au plus vite la

mobilité, un camion immobilisé pour une

maintenance, une réparation ou un contrôle

règlementaire est de facto, une perte de

productivité pour nos clients. Cela requiert

de grandes ressources en termes de pièces

détachées en stock et de main d’œuvre et

nous pouvons toujours piocher dans notre

parc de location le cas échéant. Cette

obsession du travail bien fait en un temps

court nous oblige à tout faire depuis notre

Q.G., des pneumatiques à l’électronique,

de la mécanique à la carrosserie, des

contrôles réglementaires aux entretiens, le

tout grâce à une organisation par équipes

très spécialisées. n

Stoll Trucks en chiffres

Stoll Trucks

2, rue de la Poudrerie

L-3364 Leudelange

trucks@stoll.lu

www.trucks.lu

80 employés

45 millions d’euros

de chiffre d’affaires

+ de 500 véhicules

en location

(court, moyen et long terme)

1,5 hectare dédié


LG

SEPTEMBRE 2018

59

Denis Garijo


60 LG

SEPTEMBRE 2018

MOBILITÉ

Un service

d’une autre époque

Créé il y a tout juste cinq ans, «Au bon marché» est un concept de buvette mobile ayant

su allier convivialité, ambiance rétro et produits locaux haut de gamme. Georges Carbon,

patron de l’entreprise Carbon G. et créateur de ce concept innovant, en parcourt avec nous

les différentes facettes. Explications.

L’essence du concept

Né dans une famille amatrice de véhicules

anciens, Georges Carbon est très vite

devenu un grand passionné de ce domaine.

Epicurien et bon vivant, il achète en 2009

un Citroën HY et avec un ami vigneron de

la maison Alice Hartmann, ils ont la folle

idée de créer un concept de buvette mobile

proposant des produits luxembourgeois de

qualité.

C’est ainsi qu’il y a cinq ans, Georges Carbon

a restauré ses véhicules et les a équipés d’un

bar à la mode des années 50. «Attiré par

la France et nostalgique des ambiances

des foires et marchés français, j’ai décidé

d’appeler le concept “Au bon marché”»,

nous explique le directeur.

Des véhicules d’époque

Le Citroën HY est sorti en 1948 et a été

fabriqué jusqu’en 1982; ceux de la société

sont de 1958 et 1959. Si les véhicules

semblent aujourd’hui atypiques, il fut un

temps où tous les artisans et forains en

possédaient. «Avec leur tôle ondulée, on

appelait ce camion un panier à salade et son

capot faisait penser à un nez de cochon»,

nous raconte Georges Carbon. Ce petit

camion est un véritable ambassadeur

de sympathie et les produits qui y sont

proposés renforcent l’image locale, durable

et conviviale du concept.

Aujourd’hui les camions sont équipés de

frigos, d’un bar avec deux tireuses à bière

pour y installer des fûts différents ainsi que de

luminaires. Ils sont régulièrement entretenus

dans les ateliers de la société Carbon G.

La qualité du service

L’un ou l’autre drink truck peut être loué

par des particuliers ou entreprises de tous

domaines pour différents événements

(mariage, anniversaire, départ à la retraite,

inauguration,…); leur clientèle est donc

assez variée. L’aspect pratique pour le client

est qu’il ne doit rien préparer et ne doit

même pas se déplacer: le camion vient à

lui avec tout le matériel nécessaire, même à

l’étranger!

“Nous sommes

les premiers,

et jusqu’ici

les seuls,

à proposer

un tel concept”

«Récemment, nous avons animé

l’inauguration d’un pont dans le nord du pays.

Celle-ci s’est déroulée sur le pont même, à

un endroit où aucun confort ne peut a priori

être trouvé. Notre concept trouve alors tout

son sens puisque nous prenons en charge la

décoration ainsi que le matériel pour faire de

l’événement un succès», se souvient Georges

Carbon. Les serveurs, habillés d’époque,

s’occupent en effet du catering grâce aux bus

anciens ainsi que de l’installation de parasols

et de mange-debout. Le service est à la fois

convivial, haut de gamme et responsable visà-vis

de l’environnement.

Des produits locaux

«Au bon marché» est synonyme de produits

luxembourgeois. «Nous possédons à l’heure

actuelle deux camionnettes: la première, de

couleur verte, propose les vins et crémants

de la maison Alice Hartmann; la seconde,

jaune, offre quant à elle une bière de la

Brasserie luxembourgeoise Simon», explique

le directeur. Si le crémant a la particularité

d’être mis quelques mois en vieux fûts en

chêne avant d’aller dans des cuves en inox

afin d’obtenir une note boisée très spécifique,

la bière a quant à elle le temps de maturer

pendant plusieurs semaines afin d’atteindre

le niveau de qualité exigé.

Également fournisseurs de la Cour, ces deux

partenaires proposent des produits locaux,

de qualité et créés selon une longue tradition

que l’entreprise partage: «Mon arrièrearrière-grand-père

a été un des premiers

maîtres brasseurs de la Brasserie Simon»,

nous précise-t-il.

En fonction des occasions, «Au bon

marché» propose également des boissons

non-alcoolisées et des petits-déjeuners

comprenant du café luxembourgeois «Roude

Léiw» et les croissants d’un boulanger local.

«Nous tenons à ce que nos produits viennent

de la région, dans un esprit de durabilité»,

conclut Georges Carbon. n

Carbon G.

Rue de la Cimenterie

L-1337 Luxembourg

Tél.: 2600 2000

Fax: 27 48 99 08


Georges Carbon


62 LG

SEPTEMBRE 2018

MOBILITÉ

Source illustration: http://www.cfl.lu/espaces/voyageurs/fr/Documents/Actualites/RAIL%20TRAIL%20Info.pdf

Les CFL soutiennent

le RAIL & TRAIL

Les CFL ont conclu un partenariat avec l’’office régional

du tourisme Éislek dans le cadre de la première édition

du RAIL & TRAIL, une randonnée pédestre sur le sentier

Escapardenne proposant deux circuits en fonction du niveau

choisi. Cet événement se tiendra le 23 septembre prochain.

Les transports en commun seront gratuits

pour tous les participants, sur présentation

du bracelet attestant d’une inscription à

l’événement d’une valeur de cinq euros.

Une navette gratuite sera également mise

en place de 14h à 18h30 afin de relier la

gare d’Ettelbruck et Erpelange-sur-Sûre et

permettre aux participants de rejoindre le

départ de leur randonnée.

Le premier parcours aura pour départ la gare

de Michelau et rejoindra Erpeldange-sur-

Sûre pour une randonnée de 11,5 km estimée

à trois heures de marche. Les participants

pourront découvrir les pentes ardues du village

de Michelau et auront même la possibilité

d’apercevoir le château de Bourscheid.

Un ravitaillement gratuit est prévu pour les

marcheurs à hauteur de Fridhaff, après une

balade dans les sentiers forestiers des environs.

Les plus courageux pourront poursuivre leur

route jusqu’à Ettelbruck et rallonger ainsi leur

trajet de 3,8 km.

Le deuxième parcours est un peu moins

difficile et est prévu pour les familles et

les enfants. Au départ du Patton Square

à Ettelbruck, un parcours de 3,8 km

estimé à une heure de marche conduit

les randonneurs jusqu’à Erpeldange-sur-

Sûre. Deux randonnées gratuites sont ainsi

prévues pour les familles avec enfants à 10

heures et à 14 heures.

Plus d’informations sur www.visit-eislek.lu n

CONSULTATIONS

• Rédaction de contrats commerciaux / de distribution /

de franchise

• Elaboration et validation de conditions générales

(vente/achat)

DROIT IMMOBILIER / CONSTRUCTION

• Examen des contrats d’entreprise / sous traitance

• Examen des garanties décennales / vices cachés /

couverture d’assurances

• Gestion des contentieux

• Expulsion locataires

DROIT DU TRAVAIL

• Licenciement / procédure de reclassement /

transaction

• Rédaction charte informatique / clauses contrat

de travail / Harrasment policy

RESPONSABILITÉ CIVILE

• Dommages corporels (d’origine médicale, accident

de la circulation)/(im)matériels

• Trouble de voisinage

RECOUVREMENT DE CRÉANCES / CONTENTIEUX EN

MATIÈRE DE MARCHÉ PUBLIC / PERMIS DE CONDUIRE

• Défense pénale des automobilistes (suspension

de permis / délit de fuite... )

MICHEL

SCHWARTZ

CABINET D’AVOCATS

70,72 Muehlenweg, L-2155 Luxembourg

Tél.: (+352) 26 64 80 21- Fax: (+352) 26 64 80 64

secretariat@schwartz-legal.lu - www.schwartz-legal.lu


BON À SAVOIR:

Mär këmmeren eis ëm Äert Ofwasser!

Les bons gestes à adopter

pour préserver

l’environnement et nos

canalisations

Préservatifs

Lingettes

Médicaments Rouleaux en carton Protections

hygiéniques


Les lingettes humides, même certifi ées

biodégradables, ne se décomposent pas

avant leur arrivée à la station d’épuration

et bouchent souvent les canalisations.

Lorsqu’elles parviennent à la station de

traitement des eaux, elles se coincent dans

les grilles, endommagent les pompes et

engendrent d’importants coûts de réparation

qui se répercutent sur les

usagers du réseau.

COMMENT S’EN DÉBARRASSER?

Les déchets flottants tels que protections

hygiéniques et contraceptives, coton-tiges

et petits emballages plastiques ne se décomposent

pas! Ils risquent non seulement

de boucher les canalisations de votre domicile,

mais peuvent également obstruer, voire

endommager les pompes à tout endroit du

réseau de canalisation et perturbent dérablement le fonctionnement

conside

la station d’épuration.

COMMENT S’EN DÉBARRASSER?

Les déchets chimiques tels que médicaments

ou liquides toxiques sont très nocifs pour la

station d’épuration car ils détruisent les bactéries

épuratrices entraînant une dégradation

de la qualité du traitement de l’eau. De plus,

la station d’épuration n’est pas conçue pour

dépolluer de telles substances => donc ces

substances nocives traverseront la filière de

traitement et se retrouveront telles quelles

dans le milieu naturel!

COMMENT S’EN DÉBARRASSER?

Les graisses de friture sont liquides

lorsqu’elles sont chaudes, mais versées

dans les égouts où les eaux sont

froides, certaines matières grasses se

solidifi ent et risquent de former des

bouchons.

Les huiles liquides risquent de coller à

la paroi des canalisations.

COMMENT S’EN DÉBARRASSER?

Coton-tiges

Ne pas confondre

toilette et poubelle

Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement

du bassin de la Chiers

6, rue du Stade L-4711 Pétange / B.P. 13 L-4701 Pétange

www.siach.lu

Le débouchage répétitif des canalisations

et des pompes entraîne des dépenses im-

!

portantes pour le budget du service public

d’assainissement et donc pour chacun

d’entre nous!

Ne pas confondre

toilette et poubelle

GUT ZU WISSEN:

Mär këmmeren eis ëm Äert Ofwasser!

Unsere Umwelt und

Abwasserkanäle schützen

dank einfacher und richtiger

Angewohnheiten

Kondome Medikamente Toilettenpapierrolle Hygieneartikel


Feuchttücher

Feuchttücher, obwohl als «biologisch abbaubar»

bezeichnet, zersetzen sich nicht

auf ihrem kurzem Weg zur Kläranlage.

Oft kommt es schon zu Verstopfungen

in den Abfl üssen. Gelangen diese reißfesten

Tücher dennoch in die Kläranlage,

riskieren sie dort die Pumpen zu verstopfen

und zu be schädigen. Dies führt zu hohen Reparaturkosten

die wiederum an den Nutzer

des Abwassernetzwerkes weitergegeben

werden.

WIE ENTSORGEN?

Hygieneartikel wie Kondome, Damenbinden,

Slip einlagen, Tampons aber auch

Watte- und Ohrstäbchen sowie kleine

Verpackungen zersetzen sich nicht! Solche

Artikel können nicht nur die Rohre ihrer Wohnung

verstopfen, sondern können zu Verstopfungen

im gesammten Kanalisations netz

führen, sämtliche Pumpwerke be schädigen

und den Betrieb der Kläranlage erheblich

beeinträchtigen.

WIE ENTSORGEN?

Chemikalien wie Medikamente oder flüssige

toxische Stoffe wie Altöl, Lacke usw. sind

extrem schädlich für die Kläranlage, da sie

die Mikro organismen zerstören, die eigentlich

für den Abbau der Schadstoffe zuständig

sind. Die Qualität der Wasserbehandlung

wird dadurch beeinträchtigt. Ausserdem sind

Kläranlagen nicht ausgestattet um solche

chemischen Stoffe abzubauen => sämtliche

Schadstoffe gelangen dann unbehandelt in

die Natur!

WIE ENTSORGEN?

Frittierfette sind fl üssig wenn sie warm sind.

Gelangen sie jedoch im Abfl uss in Verbindung

mit kaltem Abwasser, härten sämtliche

Fette wieder aus und bilden feste Schichten,

die aus Pumpwerken manuell mit hohem

Aufwand entfernt werden müssen.

Flüssigbleibende Speiseöle riskieren die

Kanali sation zu verkleben.

WIE ENTSORGEN?

Ohrstäbchen

Die Toilette ist

kein Mülleimer

Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement

du bassin de la Chiers

6, rue du Stade L-4711 Pétange / B.P. 13 L-4701 Pétange

www.siach.lu

Wiederholte Beseitigungen von Verstopfungen

!

führen zu erheblichen Ausgaben im öffent-

lichen Haushalt und somit für jeden einzelnen

Gebührenzahler!

Toilette nicht mit

Mülleimer verwechseln


64 LG

SEPTEMBRE 2018

MOBILITÉ

Un secteur-clé de

la diversification

économique

PAR JOSÉ LUÍS CORREIA

Fondé en 2009, le Cluster for Logistics (C4L) a comme objectif

de favoriser le développement de la logistique. Considéré

par le gouvernement comme décisif dans la diversification

économique, ce secteur emploie 20.000 personnes et génère

un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros par an. Entretien

avec Malik Zeniti, manager du C4L depuis 2015.

Qu’est-ce que la logistique et pourquoi

ce Cluster a-t-il été créé?

La logistique est la science de planifier et

d’optimiser le transport de produits par

route, rail, voie navigable ou fret aérien.

Cela inclut le traitement des marchandises

avec des services à valeur ajoutée, comme

l’emballage, l’étiquetage et un stockage

adéquat. Et cela comprend aussi le transfert

de données, domaine qui intéresse beaucoup

le Luxembourg.

Le Cluster est une idée de l’ancien ministre

de l’Economie, Jeannot Krecké, et de

Pierre Gramegna, qui était alors président

de la Chambre de Commerce (aujourd’hui

ministre des Finances). Le Cluster a été fondé

en 2009, en pleine récession, et la logistique

a été choisie par le gouvernement comme

secteur-clé pour diversifier l’économie.

La mission du C4L est de favoriser le

développement du secteur, d’identifier de

nouvelles solutions, et d’être l’intermédiaire

entre les entreprises et les pouvoirs publics.

Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi

de miser sur ce secteur?

Le Luxembourg compte, grâce à son

histoire industrielle, des entreprises très

performantes en logistique. De bonnes

infrastructures, un pays fiable, sans trop de

conflits sociaux et de grèves, et des ressources

humaines multilingues sont des atouts nonnégligeables

qui profitent à ce secteur.

De plus, la situation géographique centrale du

Grand-Duché en Europe le place au centre

d’un rayon où se situent les 100 plus grandes

entreprises du continent. Le pays est proche

des principaux ports européens, comme

Anvers et Rotterdam. Et il se trouve sur l’axe

nord-sud (Mer du Nord-Méditerranée) et estouest

(Europe-Asie) du fret routier et rail.

Profiter de ces atouts pour développer le

secteur de la logistique était une évidence.

“Le Luxembourg

est aujourd’hui

le numéro

deux mondial

en performance

logistique”

Quelles sont les priorités du Cluster?

Il y avait deux projets phares. Le premier

fut le Hub Sud de Bettembourg, qui a

représenté un investissement colossal de 250

millions d’euros. À présent nous recevons

300.000 containers, trois fois plus que

précédemment. Notre priorité aujourd’hui

est de faire basculer ces containers d’un

camion vers un train, car le rail produit

moins d’émissions de dioxyde de carbone

(CO2) que le fret routier. Au Luxembourg,

la route représente encore 84% du transport

(58,8 millions de tonnes/an), alors que le rail

représente 7%, le maritime 6%, le fluvial

2% et le fret aérien 1%.

Deuxièmement, nous voulions créer des

compétences autour de ce secteur. Aujourd’hui,

il existe un Diplôme de Technicien en

Logistique dans deux lycées. D’autre part,

l’Université du Luxembourg et le MIT

(Massachusetts Institute for Technology) ont

créé conjointement le Centre for Logistics,

qui propose un Master dans le domaine. Les

quinze premiers étudiants ont présenté leurs

mémoires en juin.

Le C4L veut aussi que le secteur soit créateur

d’emplois. Il faut adapter les compétences des

chômeurs, car nous avons surtout besoin de

personnel très compétent, des informaticiens

et des ingénieurs. Si 20.000 personnes

travaillent actuellement au Luxembourg

dans la logistique, 13.000 sont des emplois

directs, c’est-à-dire 1 employé sur 20.

En moins d’une décennie, quel est le

bilan du C4L?

Assez positif, le secteur génère un chiffre

d’affaires annuel de 3,8 milliards d’euros

et nous sommes désormais sur la carte


globale de la logistique. Le Luxembourg est

le numéro deux mondial en performance

logistique (parmi 160 pays), selon le Logistics

Performance Index (LPI) de la Banque

Mondiale (chiffres de 2016). Dans toutes

les catégories, le Grand-Duché est dans le

top 10: nous sommes premiers en transport

international, quatrièmes en infrastructures,

neuvièmes dans les douanes et dixièmes en

compétence logistique.

Le Luxembourg a surtout investi dans

des niches…

Nous avons créé des services à valeur

ajoutée dans lesquels nos concurrents ne

sont pas aussi performants. Par exemple, le

Freeport qui stocke des objets d’art et de

luxe. Le centre pharmaceutique du Findel,

un entrepôt à température dirigée, a été

le premier en Europe à recevoir le label

«Good Distribution Practice». Alors que

des aéroports comme Paris et Francfort

sont toujours bouchés et où un produit met

douze heures à sortir du pays, au Grand-

Duché nous pouvons le faire en deux heures.

Le Findel a augmenté sa capacité de huit à

douze places pour les avions cargo, ce qui lui

permettra de rester un aéroport fluide.

Le fret est une activité polluante.

Comment faire face au défi écologique?

Le gouvernement nous a demandé de

favoriser une logistique durable. En 2014,

nous avons lancé le programme «Lean &

Green» pour encourager les entreprises à

diminuer de 20% leur émissions de CO2.

Dans ce cadre, il y a des entreprises qui

ont fait suivre à leurs chauffeurs des cours

d’écoconduite, ce qui permet de dépenser

moins de carburant.

CFL Logistique, Arthur Welter et Luxair

Cargo viennent de décrocher leur première

étoile dans ce programme car elles ont

Malik Zeniti

atteint l’objectif des 20%. La quatrième

édition du programme débute en septembre

et le ministère du Développement durable

apporte un soutien financier aux entreprises

qui veulent y participer.

Quelles activités vont se développer le

plus dans ce secteur?

Ce sera surtout le traitement d’informations

digitales. Ce n’est pas un hasard si le

gouvernement a fait des efforts pour que

le centre de données de Google s’installe à

Bissen.

Le transport par rail devrait aussi augmenter.

Les produits prennent cinq semaines à venir

de Chine en train. Grâce à la Nouvelle Route

de la Soie, qui reliera la Chine à l’Europe

par rail, le temps de transport va être divisé

par deux. Le Hub Sud est un investissement

décisif pour que le Luxembourg profite aussi

de cette nouvelle route du fret ferroviaire. n


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68 LG

SEPTEMBRE 2018

CONSTRUCTION

Une administration

aux 175 ans

PAR JULIEN BRUN

L’Administration des ponts et chaussées est au service des

citoyens depuis presque deux siècles, et ce, dans des domaines

aussi variés que les routes, les autoroutes, les pistes cyclables,

le tarmac de l’aéroport, les voies fluviales, les ponts et tunnels.

«Tant qu’il y aura besoin de se déplacer d’un point A à un

point B, il y aura toujours une nécessité d’infrastructures de

transport entre les deux»; interview de son directeur, Roland

Fox qui nous parle d’avenir.

Historique

À l’horizon de son indépendance, le

Luxembourg de 1839 ne compte que

200 km de voies carrossables, pour la

plupart dans un état désastreux et même

les quelques rares chaussées existantes

deviennent vite infranchissables à la

moindre averse. Le 6 avril 1843, quatre

ans donc après son indépendance, le

Luxembourg vote la loi qui donne naissance

à l’Administration des Travaux publics qui

devient par là même, une structure unique

en Europe. La petitesse du pays due au

troisième démembrement de son territoire

et ses caisses vides obligent le Luxembourg

à regrouper sous un même toit les branches

des Ponts & Chaussées, des Bâtiments

publics, des Travaux hydrauliques, du

Service des mines, etc. En 1860, de grandes

artères forment un réseau en toile d’araignée

qui se raccorde aux gares de chemin de fer.

Adhérant à l’union douanière allemande

«Zollverein» en 1842, le Luxembourg doit

aussi assurer la jonction avec l’Allemagne

pour le bien de son activité sidérurgique.

Au XX e siècle, l’avènement de l’automobile

nécessite une qualité des voiries, un

soubassement des chaussées, un pavage des

traversées de village et un asphaltage des

routes les plus fréquentées. Une évolution

interrompue sous l’occupation nazie, puis

le temps de la reconstruction sur les ruines

de la libération. L’Administration des ponts

& chaussées est née en 1945 et remonter

son histoire, c’est se promener à travers

celle du pays.

“Les projections

à très long terme

sont sujettes

aux incertitudes”

Le Luxembourg mise sur une multimodalité

et une intermodalité afin de

répondre à la saturation des réseaux

mais cela sera-t-il suffisant?

Seul l’avenir nous le dira. Il y a 50 ans,

nos prédécesseurs ont conçu un réseau

autoroutier qui est devenu la colonne

vertébrale de la mobilité du pays. Et

si toutes les régions sont aujourd’hui

relativement bien desservies, nous pouvons

dire que leurs projections étaient pour le

moins modestes. Néanmoins, comment

auraient-ils pu anticiper la croissance

démographique que le pays a connue

depuis?

La situation dans laquelle nous nous

trouvons actuellement est semblable dans

la mesure où nous ne pouvons pas prévoir

avec certitude, les croissances qualitatives

et quantitatives, et donc les besoins en

mobilité que connaitra le pays dans 30 ans.

Une chose est certaine, c’est que si le

Luxembourg continue à ce rythme,

les besoins en termes de mobilité vont

également continuer de croître. Anticiper

les évolutions sociales est un exercice

délicat car aurons-nous autant besoin

de nous déplacer avec une croissance

qualitative qui pourra avoir recours à du

télétravail par exemple? Et qu’en sera-t-il

des évolutions urbanistiques, de l’impact

du tram, des voitures autonomes, du

transport de marchandises et des autres

moyens alternatifs?

Êtes-vous intégrés à la réflexion

des projets et à quoi ressemblera le

Luxembourg à un million d’habitants?

Oui, nous sommes par exemple impliqués

dans le processus de développement des

friches sidérurgiques à Schifflange pour

lesquelles on nous demande régulièrement

nos avis. La Sarre voisine est un territoire

qui n’est pas beaucoup plus grand que

le notre et qui compte plus d’un million

d’habitants, c’est donc possible.

Les projections à très long terme sont

sujettes aux incertitudes.


On sait que l’urbanisme est intrinsèquement

lié à la qualité de vie des citoyens;

est-ce que le pays se dirige vers un modèle

où les villes seront débarrassées des

véhicules, puis rendues aux piétons?

L’arrivée du tram est liée à une

réorganisation du réseau routier et sur

certains axes, le trafic individuel sera en

baisse. Nous savons que les axes saturés qui

traversent certaines localités devront être

revus et plusieurs contournements sont

déjà à l’étude pour des localités comme

Strassen, Hesperange, Bascharage ou encore

Alzingen. L’élargissement de l’A3 devrait par

exemple permettre de libérer Bettembourg

et Dudelange du trafic. Je pense aussi tout

particulièrement au réaménagement de la

N7 entre Walferdange et Mersch qui connait

une forte circulation de camions. Des projets

de réaménagement de l’espace routier

sont en cours de réflexion et permettront,

si certaines conditions sont remplies,

l’installation de zones partagées entre les

cyclistes, les piétons et les automobilistes à

20 ou 30 km/h.

La qualité de vie dans nos villes passera

aussi par notre capacité à décharger les

artères trop petites tout en favorisant les

transports en commun.

Est-ce qu’une piste cyclable qui relierait

Luxembourg-Ville à Esch-sur-Alzette

deviendra réalité?

Certainement mais elle est encore à l’étude

car ce n’est pas un projet qui peut se faire en

deux ans seulement. La volonté est là mais

c’est une grosse infrastructure qui implique

une coordination entre différents modes

complémentaires que sont les transports

publics, le trafic individuel et la mobilité

active. n

Roland Fox


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SEPTEMBRE 2018

CONSTRUCTION

40 années d’innovation

Patric Michelis

L’histoire de Raymond Michelis

débute dans les années

60 avec la création d’une

entreprise de construction.

En 1964, il a commencé à

produire des blocs de béton,

d’abord pour ses propres

besoins, puis pour d’autres

entreprises.


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SEPTEMBRE 2018

71

C’est en 1975 qu’a été créée l’actuelle

société Famaplast qui fabrique des tubes

en polyéthylène.

Avant cette date, les câbles étaient mis

en terre sans aucune protection. Depuis,

les tubes en polyéthylène fabriqués par

Famaplast protègent les câbles et facilitent

leur éventuel remplacement.

Parce que l’environnement a toujours

été au cœur des préoccupations de la

société Famaplast, son directeur Patric

Michelis, a eu l’idée de produire ses tubes

en polyéthylène à partir de matériaux

recyclés.

C’est ainsi qu’il fonda en 1980 Granulux,

qui s’occupe de la transformation de

produits polyéthylène usagés (flacons,

bouteilles, etc...). Les gaines en matière

recyclées sont aussi performantes que des

gaines fabriquées à partir de matériau de

premier choix.

À ce jour, Famaplast est une des rares

entreprises en Europe à produire ses

tubes à partir de matériaux recyclés et être

conforme aux normes européennes.

Plyvaflex est une nouvelle gaine protégée

par un brevet luxembourgeois qui

s’exporte au-delà de nos frontières.

En 2016, après deux années de recherche

et de développement, Famaplast a créé

une nouvelle gaine nommée Plyfaflex,

un tube muni d’un dispositif qui le rend

détectable.

«Nos principaux clients français nous

ont appelés afin de mettre en place un

système efficace, et ce, économiquement

pertinent permettant de localiser les

conduites enterrées, et ce, pour se mettre

en conformité avec une nouvelle norme

française», nous explique Partric Michelis.

«Le concept que nous avons développé

a été breveté. Il s’agit de doter dès la

fabrication les tubes et conduites d’un fil

traceur. Le fil est raccordé à une borne lors

de la pose et les bornes sont connectées à un

émetteur générateur et avec un récepteur

générateur qui permet de localiser la

conduite en tout point. Ce suivi permanent

renvoie les informations demandées et

permet d’afficher un plan en situation

réelle. Non seulement le système est fiable,

la durée de vie du fil traceur étant au moins

équivalente à celle de la canalisation et son

faible surcoût étant largement compensé

par les économies réalisées en évitant

les nombreux incidents voir accidents

des années après la pose d’une conduite

lorsqu’interviennent des travaux».

Si, pour l’instant, le procédé Famaplast

a surtout connu le succès à l’étranger,

il pourrait aussi intéresser le marché

luxembourgeois où chaque semaine cinq

interventions se font sur des tubes ou

canalisations qui ont été abimées par

accident en creusant.


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SEPTEMBRE 2018

CONSTRUCTION

Avantages du dispositif développé par

Famaplast:

- Localisable en classe A

- Offre une bonne précision dans le

positionnement des réseaux en plan et en

profondeur.

- Réseaux détectés et localisés à toutes

profondeurs

- Réduction des coûts de recherche des

réseaux et d’ouverture de tranchées en

exploitation.

- Permet d’éviter les arrêts de

chantiers et dispense d’investigations

complémentaires coûteuses.

- Durée de vie équivalente à celle des

réseaux.

- Garantit une sécurité pour les réseaux

et les exploitants des réseaux.

- Fonctionne avec tous les appareils de

détection de signaux électromagnétiques

du commerce.

- Facilité de mise en œuvre grâce à sa

fixation sur les couronnes.

- Un faible surcoût par rapport au coût

du mètre linéaire de réseau posé.

- Offre la possibilité d’un géoréférencement

avec une interface GPS.

Qualité, respect de l’environnement

et remise en question constante sont

les qualités qui ont permis à la société

Famaplast de devenir un des leaders

européens de la fabrication des tubes

annelés en polyéthylène.

Tous diamètres, toutes longueurs et

toutes couleurs, les gaines de protection

Famaplast peuvent désormais rester

détectables à vie. Elles préservent les

câbles en respectant la terre et une fois

en place, on peut remplacer ou introduire

de nouveaux câbles sans rouvrir une

tranchée. n

famaplast

47a, rue de Sanem

L-4485 Soleuvre

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Fax: 59 29 28

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74 LG

SEPTEMBRE 2018

CONSTRUCTION

Une volonté de durabilité

dans la construction

Présente au Luxembourg depuis 2004, la société L-Travaux

– filiale indépendante du groupe allemand Lehnen –

est spécialisée dans le domaine du génie civil. Soucieuse

de réduire au maximum son impact sur l’environnement,

l’entreprise de construction recycle les résidus générés sur

un chantier pour les réutiliser en tant que matière première.

Andreas Hocke, directeur technique, revient avec nous sur

l’historique de la société et ses points forts.

Présentez-nous votre entreprise en

quelques mots…

Notre entreprise fait partie du groupe

Lehnen, qui était au départ uniquement

implanté en Allemagne. En 2004, une entité

indépendante a été créée au Luxembourg

sous le nom de L-Travaux. Notre société

est ainsi totalement autonome et travaille

avec son propre matériel, mais nous

avons l’avantage de pouvoir emprunter

des machines plus performantes à notre

maison-mère en cas de besoin. Nous avons

également une indépendance totale au

niveau décisionnel et gérons nous-même

nos projets.

L-Travaux est spécialisée dans le

domaine du génie civil et réalise des

travaux de canalisation, d’infrastructure,

d’aménagements extérieur,… Nous

formons régulièrement notre équipe de plus

de 50 employés aux nouvelles techniques de

construction et les ouvriers et machinistes

sont également formés aux règles de

sécurité à respecter sur les chantiers. Quant

à nos ingénieurs civils et conducteurs de

travaux, ils sont pour la plupart diplômés

d’universités allemandes et reçoivent un

complément de formation à la construction

durable et à nos pratiques de recyclages au

sein de la maison-mère en Allemagne.

Nous sommes très flexibles et réalisons des

chantiers de toutes tailles, du petit projet d’un

particulier au grand projet communal. Grâce

à notre possibilité d’emprunter du matériel à

la maison mère, nous n’avons pas besoin de

réaliser de gros investissements et pouvons

utiliser ponctuellement les ressources du

groupe Lehnen lors de la réalisation de plus

grands projets. Nous avons par exemple

réalisé en huit mois les alentours de la

nouvelle maison relais de Niederanven ainsi

que son parking écologique pour un budget

total de 2,5 millions d’euros.

“Nous réalisons

des chantiers

de toutes tailles,

du petit projet

d’un particulier

au grand projet

communal”

Quelle place tient l’écologie dans l’exécution

de vos projets?

de nouveaux projets. Pour ce faire, nous

avons un concasseur en interne, mais nous

faisons également appel à des entreprises

sous-traitantes implantées au Luxembourg.

L’Allemagne est plus avancée sur les

questions écologiques, par exemple

pour le recyclage de la terre, et impose

des normes plus strictes à ce niveau aux

entreprises. Comme nous sommes liés au

groupe allemand, il n’est pas étonnant que

nous placions l’écologie au centre de nos

démarches. Ainsi, nous recyclons également

différents revêtements de sol, dont la terre,

en y ajoutant d’autres éléments comme

du ciment ou de la chaux pour renforcer

la matière première et la réutiliser dans la

construction d’un soubassement ou d’une

rue, par exemple. Les avantages de cette

pratique sont nombreux: en réutilisant les

résidus, la démarche est plus économique,

de plus, nous limitons les trajets liés aux

transports des déchets et réduisons ainsi

notre impact sur l’environnement.

Nous avons par exemple réalisé un parking

écologique situé à l’hôpital de Niederkorn.

Dans ce cadre, nous avons réutilisé la terre

récupérée sur place (sous le contrôle d’un

laboratoire expérimenté) pour créer un

soubassement écologique en y ajoutant un

mélange de ciment et de chaux. Ainsi, il

n’était pas nécessaire de transporter la terre

à la décharge ni d’acheter de la matière

première neuve pour la construction. Nous

proposons toujours à nos clients ce type

d’approche pour l’exécution des chantiers,

qui sont généralement partants pour cette

expérience. n

Qui sont vos clients?

Nous travaillons essentiellement pour les

communes luxembourgeoises et le secteur

public en général, mais également pour le

secteur privé et les particuliers de façon

plus ponctuelle. Nos clients sont tous au

Luxembourg et nous nous déplaçons dans

toutes les régions du pays.

Nous pensons qu’il est important, surtout

dans notre secteur, de recycler tous les

matériaux que nous utilisons mais également

ceux que nous récupérons sur les chantiers

comme l’asphalte, les bordures, les pavés ou

encore les déchets que nous créons lorsque

nous décapons les soubassements de rue.

Nous concassons donc ces résidus et les

recyclons pour pouvoir les réutiliser dans

L-Travaux Sàrl

40a, rue Andethana

L-6970 Oberanven

www.lehnen-gruppe.de


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Andreas Hocke


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SEPTEMBRE 2018

CONSTRUCTION

Modulair,

la climatisation Hi-Tech

La domotique évolue sans cesse et de nombreuses innovations

ont déjà été appliquées dans les bâtiments. Pour la climatisation,

on retrouve une toute nouvelle innovation baptisée Modulair.

Cette technologie s’intègre au module de façade, elle permet

de réguler de façon intelligente la température d’une pièce

tout en s’inscrivant dans une démarche eco-friendly. Rendezvous

avec Mathieu Canale, responsable de TheLuxLab,

locataire du premier bâtiment équipé de ce système innovant,

qui revient sur son fonctionnement et sur les principaux

aspects de Modulair, une solution Hi-Tech conçue pour la

climatisation des ouvrages avant-gardistes.

Les principales caractéristiques du

système Modulair

Une unité Modulair est plutôt petite avec

une hauteur de 45 centimètres environ.

L’ensemble du système est composé de

plusieurs de ces unités et celles-ci sont

installées directement à l’intérieur de la

façade les rendant quasiment invisibles.

«Elles distribuent l’air frais, réchauffent

et refroidissent une pièce. Il y a toujours

un apport d’air neuf et naturel. Celui-ci

optimise et redistribue l’énergie disponible

dans la pièce», explique Mathieu Canale.

Toutes les unités sont équipées d’organes

de régulation zonale comme les vannes

motorisées, les détecteurs de température

ou de condensat. Elles sont toutes

connectées sur le bus de communication

avec le BMS. Une plateforme digitale

centralise et enregistre l’ensemble des

paramètres afin de régler intelligemment

l’arrivée du flux d’air froid ou d’air chaud.

«Un système de pilotage à distance

peut régler les températures. Une unité

Modulair est indépendante et chacune

d’elles gère l’apport en air frais nécessaire

sur une zone dans un espace donné»,

résume le responsable.

plafond, «en d’autres termes, nous n’avons

pas de faux plafond», poursuit-il. Tout

comme la totalité de la surface plancher qui

est libre d’occupation car «cela permet de

ne pas s’encombrer d’un système ventiloconvecteur

des plus classiques».

“Le système Modulair

nous permet

de gagner environ

20 à 40 centimètres

par niveau”

La redistribution d’air est également

effectuée de façon optimale et harmonieuse.

«Si vous faites bien attention, vous

n’entendrez aucun bourdonnement, le

système Modulair a un niveau de bruit

quasiment nul, largement en-dessous de la

norme NR 35 et cela participe au confort

global du bâtiment. En plus, la vitesse d’air

dans l’espace d’occupation reste très faible

ce qui correspond à un confort de classe A»,

étaye Mathieu Canale.

à la pointe de la technologie puisque le

système Modulair est à la fois capable de

détecter tous les problèmes techniques, mais

aussi d’alerter les techniciens afin de leur

indiquer la source des dysfonctionnements.

… aux avantages en matière d’énergie et

de développement durable

Cette solution Hi-Tech utilise le night

cooling de manière étendue et optimale.

L’air frais de l’extérieur permet de refroidir

la pièce. L’énergie, comme la chaleur ou

le froid, qui provient d’une autre source

telle qu’une pompe à chaleur est donc

économisée. «Par ailleurs la température

élevée de l’eau dans le circuit de

refroidissement permet l’utilisation du free

chilling. Le Modulair dispose d’une faible

quantité d’eau dans son circuit, il offre

ainsi une alternative thermique plus rapide

qu’un plafond rayonnant modulaire»,

décrit Mathieu Canale. Le système est

même équipé d’un détecteur de présence

qui participe aussi à la réduction des pertes

d’énergie.

Sans moteur électrique, ni liquide

réfrigérant, le Modulair répond à toutes les

exigences écologiques puisqu’il est entre

autres muni d’un système eau-air. «Il utilise

l’énergie solaire accumulée contre le vitrage

afin d’optimiser l’échange d’air», continuet-il.

Enfin, les façades intégrées du système

Modulair répondent parfaitement aux

exigences de la norme AAA grâce à leurs

caractéristiques énergétiques puisqu’elles

ont entièrement été conçues via des

matériaux recyclables.

«Le système Modulair est pour l’instant le

premier du nom en test chez nous. Nous

possédons la configuration la plus aboutie et

il va commencer à être commercialisé très

prochainement. Le système ne change pas, il

s’adapte à tous les bâtiments, seule l’esthétique

change finalement», a-t-il conclu. n

Des atouts techniques…

«On gagne beaucoup d’espace, c’est

effectivement l’un des principaux atouts

de cette technologie. Le système Modulair

nous permet d’atteindre environ 20 à 40

centimètres d’espace libre par niveau»,

indique Mathieu Canale. Toutes les

conduites sont centralisées autour du

Ce système est également intelligent car

il offre une grande flexibilité. «En effet,

l’usager peut programmer ses heures

d’absence, de présence… Tout s’enregistre et

le Modulair arrive à gérer automatiquement

les changements de température en fonction

des données et des informations enregistrées

au préalable», détaille le responsable de

TheLuxLab. Il dispose aussi d’une sécurité

TheLuxLab S.A.

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SEPTEMBRE 2018

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Mathieu Canale


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SEPTEMBRE 2018

CONSTRUCTION

Un nouvel espace

de vente pour allier

tradition et innovation

Forte de ses 119 années d’expérience sur le marché

luxembourgeois, l’entreprise Baucenter Decker-Ries a décidé

de faire un pas de plus vers la modernité en développant

son showroom. Avec plus de 5.000 m 2 de salles d’exposition,

l’entreprise donne à voir à sa clientèle toute l’étendue de

son savoir-faire. Laurent Decker, directeur du Baucenter

Decker-Ries, revient avec nous sur les atouts de la société

centenaire.

Décrivez-nous l’entreprise et ses

différents départements.

Fondée en 1899, l’entreprise Decker-

Ries propose aujourd’hui la gamme de

produits la plus complète du milieu de la

construction et de l’habitat en garantissant

un conseil et un service hors pair. Les

activités de Decker-Ries sont diversifiées

et réparties en quatre départements:

matériaux de construction, carrelages &

sanitaires, menuiserie et cuisines.

Dans le département historique du

commerce de matériaux de construction,

nos articles s’étendent des matériaux de

gros-œuvre et de génie civil jusqu’aux

produits spécialisés de façade, d’isolation et

de toiture, sans oublier un choix très large

en produits d’alentours. Dans ce cadre, nous

sommes un partenaire privilégié pour les

communes et entreprises de construction,

mais également pour les clients particuliers.

Nous les fournissons en produits variés,

garantissant un conseil technique et une

grande réactivité. Ainsi, une flotte de

camions-grues, camionnettes, élévateurs,

pelles et autres voitures utilitaires assurent

un transport et une livraison rapide

jusqu’au chantier ou jusqu’au domicile de

nos clients.

En ce qui concerne nos départements

carrelages & sanitaires, menuiserie et

cuisines, notre gamme étendue et complète

de services vise avant tout à mettre

au service des clients un maximum de

compétences afin qu’ils puissent s’adresser

à un interlocuteur unique pour toutes leurs

demandes. En effet, le spectre des services

de Decker-Ries est tellement large que le

client ne doit pas multiplier les acteurs de

construction et corps de métier lorsqu’il

réalise des travaux. Ainsi, il peut laisser

libre cours à son imagination et demander

conseil à nos spécialistes au sein de nos

salles d’exposition, qui sont parmi les plus

grandes du pays.

Vous avez récemment rénové vos salles

d’exposition. Qu’ont-t-elles de particulier?

Nos salles d’expositions intérieures s’étendent

sur trois étages et plus de 5.000 m 2 et

constituent le noyau de nos activités. Nous

faisons découvrir le raffinement de nos

espaces et la qualité de nos services dans

l’ambiance unique du «House of Bath» avec

de nombreuses mises en situation de salles de

bains et dans l’univers interactif des portes

avec plus de 100 différents éléments exposés

ou encore dans notre showroom exclusif de

cuisines de dernière génération. Tous ces

espaces sont reliés par un nouvel ascenseur

pour permettre un passage et une circulation

optimale entre les différentes expositions.

Dans ce contexte, l’entreprise Decker-

Ries offre aujourd’hui un aménagement

intérieur complet de A à Z, en combinant

les différents services, des carrelages et

sanitaire aux menuiseries avec des portes

intérieures et extérieures, des fenêtres

en bois, PVC ou aluminium, des bannes

solaires, un vaste choix de parquets, des

meubles sur-mesure ou encore des plafonds

tendus et des cuisines équipées. Notre

savoir-faire s’illustre également à travers

l’exécution de nos travaux par une main

d’œuvre qualifiée et expérimentée.

“Notre programme

d’alentours est

exhaustif et permet

d’assouvir toute

soif de création”

Qu’en est-il de votre exposition extérieure?

Notre exposition extérieure, fraîchement

rénovée et élargie sur plus de 800 m 2 , est

une véritable source d’inspiration qui

permet à nos clients de créer des espaces

verts, des entrées de maison, des rampes

de garages et des terrasses où ils peuvent

retrouver le calme indispensable pour se

détendre quotidiennement à l’air libre. Avec

un large éventail de dallages, pavés, pierres

naturelles et tous les matériaux de pose,

l’espace d’exposition extérieur propose

aussi une large gamme d’accessoires comme


LG

SEPTEMBRE 2018

79

des escaliers, des palissades, des graviers,

des galets multicolores, des éléments

décoratifs, des bacs à fleur, des stores, du

bois de terrasse et des éclairages extérieurs.

Notre programme d’alentours est exhaustif

et permet d’assouvir toute soif de création.

Laurent Decker

Quels produits innovants sont exposés

dans vos différents espaces?

L’innovation est au centre de nos

expositions et nous sommes constamment

à la recherche de nouveaux produits

qualitatifs à la pointe de la technologie

et de la tendance esthétique. Ainsi, nos

conseillers visitent régulièrement des foires

spécialisées et des usines de fabrication

et participent à des formations internes

et externes afin de leur transmettre

une véritable volonté d’innovation et

de développer leurs connaissances des

évolutions technologiques.

En outre, depuis des générations,

notre entreprise ne travaille qu’avec

des fournisseurs renommés auxquels

nous faisons entièrement confiance.

Ces partenaires sont généralement des

entreprises spécialisées et reconnues

mondialement qui nous assurent une

qualité et une réactivité incomparables.

Les carrelages de très grand format, les

portes d’entrée de haute sécurité, les

plafonds illuminés, les hottes de cuisine

«invisibles», les bois de terrasse écologiques

en bambou ne sont que quelques éléments

de notre showroom exclusif en constante

mutation.

Quels sont vos projets pour le futur?

Forte d’un historique centenaire, de

l’expérience et de la passion de ses

employés qui s’y investissent chaque jour

et de la confiance de ses clients, l’entreprise

Decker-Ries continuera à diversifier et

développer ses différentes activités en

misant sur la qualité du service, une gamme

de vente impressionnante en construction

et habitat et une véritable culture

d’entreprise novatrice, en tant que société

construite sur des bases solides et durables

mais résolument tournée vers l’avenir. n

Baucenter Decker-Ries

90 Rue de Belval

L-4024 Esch-sur-Alzette

Tél.: 55 52 52

Fax: 57 02 97

info@decker-ries.lu

www.decker-ries.lu


ESCH-SUR-ALZETTE

Fondée en 1899, l’entreprise DECKER-RIES est aujourd’hui le plus grand centre intégré de la construction de la Grande-Région sur une surface

de plus de 20.000 m 2 . Dans ses vastes salles d’exposition, bureaux, magasins, dépôts et ateliers, la maison Decker-Ries propose la gamme de

vente la plus complète de la construction et de l’habitat en vous garantissant un conseil et un service hors pair.

Gros Œuvre I Façades I Isolations I Toiture I Alentours I Carrelages I Sanitaire I Portes I Parquets I Fenêtres I Aménagement

Départements de Pose Carrelages et Pose Menuiserie I Salles de Bains clé en mains I Cuisines I Aménagement intérieur complet

MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION CARRELAGES & SANITAIRE MENUISERIE

ALENTOURS RÉNOVATION

CUISINES

Baucenter Decker-Ries - Rue de Belval (Gare Belval-Université) - L-4024 Esch-sur-Alzette - Tél : 55 52 52 - Fax : 57 02 97 - info@decker-ries.lu - www.decker-ries.lu

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82 LG

SEPTEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Les gardiens de l’eau

Créé en 1995, le Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement

du Bassin de la Chiers regroupe les communes

de Differdange, Käerjeng, Pétange et Sanem. Le S.I.A.CH.

entretient et exploite la station d’épuration de Pétange

qui connait actuellement une cure d’agrandissement pour

répondre aux enjeux démographiques et économiques des

25 prochaines années. Coût des travaux: 58 millions d’euros

sur cinq ans. Interviews de Raymond Erpelding et de Roland

Breyer, respectivement ingénieur-directeur et président.

Où en sont les travaux d’agrandissement

de la station d’épuration?

RE: La station d’épuration a plus de 20 ans et

cela fait plusieurs années que nous préparons

sa modernisation en vue de la croissance

démographique et économique des quatre

communes. C’est un exercice hasardeux de

prévoir leurs évolutions respectives sur 25

années et nous avons réalisé pour cela, un

long travail d’analyse à l’aide des chiffres

historiques du STATEC (100.000 nouveaux

habitants tous les sept ans pour l’ensemble

du pays) mais aussi via le pacte logement et

l’étude minutieuse des PAG actuellement en

élaboration. Les quatre communes du bassin

de la Chiers comptent actuellement 55.000

habitants et nos travaux de modernisation

devraient répondre aux 80.000 habitants

prévus dans le futur.

RB: Rien que pour les travaux à la station

d’épuration, il faut compter quatre années

plus une année supplémentaire pour les

réglages et mises au point techniques finales.

Ce sera un chantier extrêmement complexe

dans la mesure où l’extension est réalisée au

cœur de la station et doit permettre pendant

toute sa durée une exploitation conforme.

Nous sommes confiants à ce que la mise en

soumission puisse se faire dans les prochaines

semaines et que les travaux puissent enfin

commencer au début de l’année 2019.

Quels sont les profils que comptent vos

équipes?

RE: Nous sommes actuellement 24 dont

une vingtaine aux services techniques. Nous

comptons des ingénieurs, techniciens, artisans

et même des mains-d’œuvre, qui au vu de

la technicité toujours plus complexe des

installations, se doivent d’être qualifiés via des

formations spécifiques.

L’entreprise formatrice que nous sommes

est actuellement à la recherche de profils

rares sur le marché luxembourgeois, et plus

précisément des mécatroniciens qui disposent

de compétences en mécanique, électronique,

électrique et informatique.

Parlez-nous du cheminement de l’eau et

de son assainissement…

RE: Tandis que l’évacuation des eaux usées

se fait par système séparatif dans les nouveaux

quartiers (des tuyaux séparés pour les eaux

usées et pour les eaux de pluie), l’évacuation

dans les anciens quartiers est effectuée à

l’aide d’un système unitaire (les eaux usées

et les eaux pluviales sont évacuées dans

une même canalisation). Puisqu’il était

impossible d’acheminer l’ensemble

des eaux mixtes vers la station

d’épuration, des déversoirs

d’orage avaient été

construits dans le réseau

pour décharger, par

temps de pluie, une partie

des eaux dans le ruisseau.

Tous ces déversoirs sont

voués à être remplacés

par des bassins d’orage en

vue d’éviter au maximum

le déversement d’eaux

usées non-traitées dans

les ruisseaux.

Un programme d’assainissement d’une

vingtaine de projets différents (collecteurs,

canalisations de rétention, déversoirs et

bassins d’orage), dont les coûts varient de

400.000 à 8 millions d’euros est en train

d’être réalisé dans nos quatre communes.

Ce programme constitue un investissement

supplémentaire d’environ 25 millions

d’euros sur les cinq prochaines années.

Que retrouvez-vous dans les eaux usées?

RE: Presque tout et beaucoup de choses

qui ne devraient pas y être… Nous retenons

assez efficacement les déchets mécaniques,

c’est-à-dire les matériaux qui peuvent être

retenus par des grilles. Ensuite, un tiers des

matières organiques peut être enlevé grâce

à une simple décantation par laquelle les

boues stagnantes sont retirées à l’aide d’une

grande raclette.

Le plus difficile, ce sont les matières

en dissolution qui sont constituées des

autres deux tiers de la matière organique,

d’éléments nutritifs tels que l’azote (nitrates

et ammonium) et des phosphates que nous

éliminons via des procédés biochimiques

lors desquels elles sont consommées.

Nous trouvons cependant également


des micropolluants tels que les résidus

de médicaments, hormones et autres

substances potentiellement dangereuses.

“Il est bien plus

facile d’acheminer

l’eau vers les

habitations que

de les collecter

et traiter une fois

usées”

Un rendement épuratoire toujours

plus important, des processus toujours

plus complexes et des normes de rejets

toujours plus strictes: peut-on dire que

votre tâche est toujours plus ardue?

RE: Les normes de rejets sont en effet de plus

en plus restrictives, à l’image de la directive

européenne relative au traitement des

Simone Asselborn-Bintz, Roland Breyer, Raymond Erpelding, Josée-Anne Siebenaler-Thill et Tom Ulveling

eaux résiduaires: notre station d’épuration

dont la capacité est de 50.000 Equivalent-

Habitants doit actuellement répondre à une

norme de rejet du phosphore de 2 mg/litre,

mais avec un agrandissement à 115.000

EH, la norme sera alors de 1 mg/litre.

Puisque notre station est très grande par

rapport au ruisseau récepteur de la Chiers,

les normes de rejet pour l’azote sont très

proches de ce qui est techniquement

réalisable et sont bien plus sévères que

les exigences minimales de la directive

européenne.

À l’horizon 2027, nous serons obligés de

traiter certains micropolluants (résidus

pharmaceutiques, pesticides, fongicides,

traitements de façades, etc.); notre station

est donc loin d’avoir fini ses travaux.

RB: Considérer les stations d’épuration

comme la solution à la problématique de

la pollution des eaux ne serait vraiment

pas intelligent. Il serait au contraire plus

efficace de s’en préoccuper à la source et

d’inciter la population à ne pas évacuer de

déchets flottants, chimiques ou toxiques par

les canalisations.

C’est pourquoi nos quatre communes

réalisent régulièrement des campagnes

d’informations préventives. Nous venons

par exemple de distribuer des dépliants

dans les boîtes aux lettres pour entre autres

expliquer que les logos sur les emballages

de lingettes sont bien souvent mensongers;

jetées dans les toilettes, elles se retrouvent

en nombre considérable dans les réseaux

d’assainissement et provoquent des

blocages et pannes dans les canalisations

et stations de pompage. Nous sommes très

impliqués dans la sensibilisation des plus

jeunes et proposons aux enfants et lycéens

des ateliers de découvertes spécifiques.

Les citoyens peuvent s’étonner que le prix

de l’assainissement soit plus élevé que celui

de l’eau potable mais il est bien plus facile

d’acheminer l’eau vers les habitations que

de les collecter et traiter une fois usées. n

S.I.A.CH.

Syndicat Intercommunal pour

l’Assainissement du bassin de la Chiers

6, rue du Stade

L-4711 Pétange

siach@siach.lu

Follow us on Facebook: @siach.lu

www.siach.lu


84 LG

SEPTEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

La station de Bleesbruck

en conformité avec les paramètres

de rejet de l’Union européenne!

Le 5 octobre prochain aura lieu l’inauguration des deux

premières phases de la construction de la station d’épuration

modernisée de Bleesbruck dans le nord du pays. Le fait est

suffisamment rare pour être souligné: sous l’impulsion du

Syndicat Intercommunal de Dépollution des Eaux résiduaires

du Nord (SIDEN), la station a pu être mise en conformité

avec les normes européennes près d’un an en avance sur le

planning initial et dans les limites du budget! Explications

avec Aly Kaes et Roland Schaack, respectivement président et

ingénieur-directeur du SIDEN.

La station de Bleesbruck a été la dernière

station d’épuration du pays à avoir

entamé ses travaux de modernisation.

Pourquoi?

AK: C’est une longue histoire. Notre dossier

était prêt depuis 2003, soit bien avant que

la Cour de Justice de l’Union européenne

(CJUE) ne prononce un arrêt contre le

Luxembourg pour non-respect des obligations

d’une directive européenne de 1991 sur le

traitement des eaux usées, notamment la

réduction de teneurs en phosphore et en azote

dans les rejets. Pour des raisons purement

Roland Schaack et Aly Kaes


LG

SEPTEMBRE 2018

85

procédurales et totalement indépendantes de

notre volonté, la loi de financement relative

à la construction d’une nouvelle station

d’épuration à Bleesbruck n’a été finalement

votée à la Chambre des Députés qu’en

décembre 2013 – soit dix ans plus tard! - pour

un budget global de 81 millions d’euros.

La condamnation de notre pays en matière

d’épuration des eaux usées visait au départ

six stations de traitement. En 2013, il n’en

restait plus que deux, celle de Bonnevoie

et la nôtre, pour lesquelles une pénalité

financière a été prononcée. Mais nous

avons réussi à limiter la facture si je puis

dire en finalisant les travaux de conformité

aux normes européennes bien en avance.

En janvier 2018, les valeurs de rejet de

la nouvelle station d’épuration étaient

déclarées conformes par notre service

analytique. Grâce à cette année d’avance –

la fin des travaux était prévue initialement

pour la fin de cette année -, nous avons

réduit la pénalité d’un million d’euros pour

le Trésor public!

Comment avez-vous réussi ce tour de

force?

RS: Nous avons établi un planning très

serré et mené plusieurs chantiers de front

quand c’était possible. Nous n’avons pas

non plus perdu de temps pour affiner les

dossiers de soumission nécessaires. Cinq

mois seulement après le vote à la Chambre

des Députés, les travaux de modernisation

avaient déjà débuté. Etant donné que le site,

très exigu, conférait une grande technicité

et complexité au projet et qu’il fallait en

plus maintenir les installations existantes

en service, nous avons prévu cinq phases

successives.

“Nous avons

pu obtenir la mise

en conformité

aux normes

européennes

plus tôt que

prévu!”

La première phase a consisté à dépolluer

les sols tout en débutant les travaux de

construction d’une station d’épuration

provisoire destinée à mettre hors service le

plus vite possible les anciens bassins. Nous

avons érigé cette station provisoire sur la

parcelle vierge allouée au projet de manière

à ne pas la déconstruire mais au contraire

à l’intégrer dans la nouvelle station par la

suite. Après la mise en service de la station

provisoire une année après le début des

travaux, nous avons démoli l’ancienne et

creusé des bassins pour un volume total de

18.000 m 3 – contre 3.000 auparavant (phase 2).

La phase 3 a été consacrée à la construction

du bâtiment administratif à côté des bassins

et sera suivie par la filière du traitement des

boues (phase 4) et l’érection des bâtiments

techniques et des hangars sur une dalle en

béton au-dessus des bassins. Dans la même

période nous avons transformé l’ancien

bâtiment administratif en un laboratoire plus

grand et plus adapté à nos missions d’analyse

de la qualité des eaux. Le nouveau bâtiment

administratif est en service depuis mars 2018

et les phases 4 et 5 seront définitivement

achevées dans le courant de l’année 2021.

En parallèle, nous procéderons également

au remplacement progressif des 93 petites

stations d’épuration mécaniques encore

en activité sur notre territoire. La mise en

conformité aux normes européennes sera

alors complète.

Pourquoi avoir choisi le mois d’octobre

2018 pour inaugurer la station

d’épuration alors que celle-ci est en

activité depuis plusieurs mois déjà?

RS: Nous avons dû attendre que

l’administration luxembourgeoise confirme

notre mise en conformité aux normes

européennes. A présent que nous avons

obtenu cette confirmation, nous avons

voulu l’acter par une cérémonie officielle en

présence de la ministre de l’Environnement,

Carole Dieschbourg. Une journée portes

ouvertes destinée au grand public sera

prévue le lendemain de la cérémonie.

La station d’épuration de Bleesbruck est

aussi impliquée dans un projet-pilote.

Pouvez-vous nous en dire plus?

AK: Il existe en effet au Luxembourg un

projet relatif au traitement des substances

médicamenteuses. Actuellement, les

stations d’épuration classiques rejettent

des eaux contenant des substances comme

les pesticides, les hormones et autres

substances chimiques. Quatre stations

de traitement ont été sélectionnées pour

ce projet-pilote, dont la nôtre. Le projet

sera vraisemblablement dans sa phase

opérationnelle en 2021, soit après la

finalisation du chantier de Bleesbruck.

Cela étant, je crois qu’il est important de

préciser que notre mission ne se limite pas

à de vastes mesures de mise en conformité

ou à des participations à des projets-pilotes.

Nous assurons également la maintenance

de près de 160 stations d’épuration pour

une population d’environ 84.000 habitants,

soit 220.000 Equivalents-Habitants – avec

la station d’épuration modernisée, notre

capacité de traitement à Bleesbruck est

passée de 100.000 à 130.000 Equivalents-

Habitants – et veillons à la qualité de l’eau

sur un territoire de 1.075 kilomètres carrés

rassemblant un total de 35 communes! n

SIDEN

Bleesbruck

L-9359 Bettendorf

info@siden.lu

www.siden.lu


86 LG

SEPTEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Louez votre chaufferie

avec LEA

Acteur majeur dans le développement des énergies

renouvelables pour les communes, le secteur tertiaire,

les collectivités et l’industrie, ENGIE Cofely réalise la

maintenance, l’exploitation et le suivi énergétique de

nombreuses installations au Luxembourg. Ce mois de

septembre est l’occasion de présenter un service unique au

Grand-Duché; LEA (Leasing Energy Access) propose en effet

de la location de chaufferies. Explications de Brice Cernier,

ingénieur énergétique chez Engie Cofely Services.

Problématique de rénovation

Une grande partie du parc immobilier

luxembourgeois aurait besoin d’une

rénovation énergétique puisqu’elle se

compose d’immeubles résidentiels qui ont

entre quinze et trente ans. Cependant, entre

le remplacement des fenêtres et l’isolation

générale des bâtiments, il n’est pas toujours

facile pour les copropriétés d’investir

plusieurs milliers d’euros dans de nouvelles

chaudières, pourtant indispensables à

l’efficience énergétique des bâtiments.

Partant de ce constat, les équipes d’ENGIE

Cofely ont cherché un moyen de préfinancer

les installations de chaufferies et la location

s’est rapidement imposée comme la

meilleure des solutions dans la mesure où

elle offre un service tout compris.

LEA

Contre un loyer mensuel comprenant

le prix de l’installation et le coût de

l’énergie et pouvant être réparti entre les

propriétaires ou les locataires, ENGIE

Cofely prend à sa charge l’installation,

l’exploitation et la maintenance des

équipements de chaufferie. L’entreprise de

services énergétiques offre des garanties

importantes comme le remplacement de

toutes les pièces sur une période de quinze

ans. Et cela via un partenariat privilégié

avec le spécialiste allemand des chaudières

et pompes à chaleur Weishaupt dont la

présence physique à Luxembourg assure

la rapidité d’un ravitaillement en pièces

d’origines.

LEA propose de remplacer vos vieilles

chaudières au mazout par des pompes

à chaleur dernière génération dont la

surveillance est réalisée à distance par un

relevé digital des données. Le moindre

disfonctionnement est décelé par les

équipes techniques, et ce, bien avant que les

habitants ne s’en aperçoivent. «La gestion

à distance est l’assurance de l’efficience

énergétique», assure Brice Cernier.

Les copropriétés peuvent ainsi bénéficier

de nouvelles installations sans devoir

investir et un interlocuteur unique leur est

accessible à un seul numéro d’appel pour

toute question relative à la facturation.

“LEA propose

aux copropriétés

une solution

tarifée et sans

surprise”

Garanties et modernisation

ENGIE Cofely est la première entreprise

luxembourgeoise à proposer ce genre de

service standardisé qui lui permettra, à

termes, de renforcer sa présence sur les

marchés de la vente d’énergie par le biais

du financement et de la rénovation de

chaufferies.

En s’attaquant aux installations vétustes

qui ne répondent pas aux normes actuelles

et dont les rendements sont médiocres,

l’entreprise veut participer plus encore à la

modernisation du parc technique du pays.

LEA pourrait aussi intéresser le marché de

la construction en neuf car les promoteurs

n’auraient plus besoin d’avancer le prix de

la chaufferie qui serait amorti par les futurs

propriétaires ou locataires.

LEA propose aux copropriétés une solution

tarifée et sans surprise. Le montant du

loyer mensuel varie en fonction de la taille

de l’immeuble, de sa classe énergétique

et du nombre d’appartements. Les

économies sont essentiellement réalisées

sur la consommation en énergie et plusieurs

communes du pays profitent déjà de ce

service.

Disruption technologique

Les nouvelles générations sont désormais

moins attachées à la propriété matérielle

que celles de leurs parents, de sorte qu’ils

préfèrent jouir des choses plutôt que de

les posséder. Cette philosophie délaisse

l’objectif de la propriété et lui préfère celui

de l’utilité et s’incarne dans toujours plus

de domaines, de la mobilité aux nouvelles

technologies, du dernier modèle de

voitures au smartphone à la mode. Qu’il

soit financier ou opérationnel, le leasing

trouve de plus en plus d’adeptes et s’attaque

logiquement à l’installation technique des

bâtiments. n

ENGIE Cofely Luxembourg

12 ZARE Ilot Ouest

L-4384 Ehlerange

mail@engie-cofely.lu

www.engie-cofely.lu


Brice Cernier


88 LG

SEPTEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Rien ne se perd,

tout se transforme!

Créée en 1902, CLOOS SA a accumulé plus de 100 ans

d’expérience dans l’extraction, le traitement et le recyclage

de résidus de la sidérurgie, et ce, à destination de différents

types de sociétés de construction au Luxembourg. L’activité

de l’entreprise s’est ensuite développée dans l’exploitation de

carrières naturelles et de décharges ainsi que dans le recyclage

de matériaux issus de la démolition de bâtiments. Explications

détaillées avec Tim Schlink, administrateur-délégué.

A ses débuts, les prestations de CLOOS

SA dépendaient de l’Arbed et étaient

principalement axées sur le traitement de

laitiers de hauts-fourneaux. «Aujourd’hui,

nous produisons toutes sortes de granulats

essentiels pour la production de béton et

d’asphalte, pour le secteur de la construction

et celui des travaux publics», précise Tim

Schlink.

A l’heure actuelle, CLOOS SA exploite des

sites à Bridel, Esch-sur-Alzette et Differdange

ainsi que des sites temporaires variant en

fonction des chantiers. L’entreprise exploite

également des carrières à Volmerange en

France ainsi que près de Trèves en Allemagne

afin d’alimenter le marché luxembourgeois.

Son positionnement étendu lui permet

d’être à proximité des différents chantiers.

Ainsi, les distances sont réduites et l’impact

sur l’environnement est moindre.

Une logique d’économie circulaire

Au moment de la création de CLOOS

SA, le laitier était considéré comme un

«déchet». La démarche de valorisation de

ces résidus s’inscrivait donc naturellement

dans une logique d’économie circulaire

puisque ces éléments destinés à être jetés

étaient transformés en un matériau de

haute qualité à nouveau exploitable dans le

domaine de la construction.

«Aujourd’hui, nous nous sommes diversifiés

en récupérant également les matériaux de

démolition comme le béton ou la brique des

chantiers de tout le pays. Nous valorisons

ces matériaux par un processus de triage, de

concassage et de criblage afin qu’ils soient

à nouveau réintroduits dans le circuit de la

construction», explique l’administrateurdélégué.

L’objectif est clair: valoriser les matériaux à

100% pour qu’il n’y ait plus de résidus ou

déchets à éliminer! De manière indirecte, la

société préserve par ailleurs les ressources

naturelles en n’allant pas y puiser pour la

production de matériaux de construction.

Dans un pays aux ressources limitées en

espace et en matière première, les matériaux

sont ici puisés dans les résidus et non dans

la nature. Enfin, son activité d’exploitation

des crassiers de laitier de haut fourneau

appartenant à ArcelorMittal permet de

libérer de l’espace dont le Luxembourg

a besoin pour développer de nouveaux

quartiers.

Diversifier son activité

Depuis environ 20 ans, les hauts fourneaux

ont disparu au Luxembourg. Le spécialiste

du recyclage s’est alors concentré sur le

travail des anciens stocks de leurs laitiers.

Il s’est ensuite tourné vers le traitement des

scories de fours électriques ayant remplacé

les hauts fourneaux.

«Nous nous sommes adaptés à l’évolution

économique du pays et nous sommes

diversifiés lorsque cette partie de nos

activités a diminué. C’est ainsi que nous

nous sommes dirigés vers l’exploitation de

pierres naturelles et avons collaboré avec de

nouvelles carrières pour continuer à fournir

nos clients. Nous nous sommes également

tournés vers le recyclage d’autres résidus de

l’aciérie», relate le chef d’entreprise.

La certification d’une qualité

CLOOS SA met régulièrement à jour

ses techniques de production et veille à

respecter les normes, toujours plus strictes

et restrictives, concernant la qualité du

produit fini. «Nous cherchons toujours

à nous améliorer, notamment en luttant

contre la poussière et le bruit, afin de

limiter au maximum notre impact sur

l’environnement», insiste Tim Schlink.

“Valoriser les

matériaux à 100%

pour économiser

au maximum

les ressources

naturelles”

Les produits finaux font d’abord l’objet d’un

contrôle interne puis externe par différents

bureaux d’étude et laboratoires agréés,

notamment celui de l’Administration des

ponts et chaussées qui garantit la qualité des

granulats de pierres naturelles, de laitiers

de hauts fourneaux et des scories de fours

électriques. Les produits de l’entreprise

sont en outre contrôlés selon le standard

System 2+ et répondent aux critères de

marquage CE.

Enfin, CLOOS SA est depuis septembre

2018 partenaire d’un projet de recherche

de l’Université du Luxembourg pour

améliorer les pratiques de recyclage sur

les chantiers de construction. Il s’agit

d’un projet de développement visant à

réintroduire les produits recyclés dans le

circuit de la construction dans une logique

d’upcycling. L’entreprise souhaite aussi par

ce biais proposer des normes plus strictes

en matière de recyclage afin que chaque

acteur économique emprunte la même voie

en faveur de l’environnement. n

CLOOS SA

33, route de Belval

L-4024 Esch-sur-Alzette

info@cloos.lu

www.cloos.lu


LG

SEPTEMBRE 2018

89

Tim Schlink

Source photos des sites: Cloos


90

LG

SEPTEMBRE 2018

BRÈVES COMMUNALES – CENTRE

PAR PIERRE BIRCK

COLMAR-BERG

La commune organise sa deuxième

édition du «Café des langues».

L’initiative permet aux personnes de

parler une langue étrangère qu’ils n’ont

pas forcément l’occasion de pratiquer

dans la vie quotidienne. Celle-ci se base

sur des échanges et les personnes les

plus aguerries peuvent transmettre

leurs connaissances aux nouveaux

apprenants. Les inscriptions se sont

déroulées jusqu’au 18 septembre

dernier et les apprentis linguistes se

sont d’ores-et-déjà donnés rendezvous

le 25 septembre au centre culturel.


Source: colmar-berg.lu

LORENTZWEILER

Quatre nouvelles Bornavies publiques

supplémentaires ont été installées

par l’Administration communale de

Lorentzweiler en plus de celles déjà

existantes sur le terrain de football,

à l’école fondamentale ainsi qu’à la

Mairie de Lorentzweiler. Les nouvelles

ont quant à elles été mises en place

à l’abri de bus de Hünsdorf, à la salle

de rencontre des sapeurs-pompiers

de Blaschette, au centre culturel

d’Helmdange, mais également à

Lorentzweiler, sur la place Ferd Dostert.


Source: lorentzweiler.lu

NOMMERN

La municipalité de Nommern a invité ses

concitoyens à débrancher l’ensemble

de leurs appareils électriques comme

les chargeurs, les réveils… qui se

trouvent en mode veille pendant les

vacances. Une initiative qui permet

à la fois d’économiser de l’énergie et

de l’argent, mais aussi de réaliser une

bonne action pour l’environnement.


Source: nommern.lu

SANDWEILER

Des travaux d’entretien ont eu lieu tout

au long du mois de septembre dans

l’une des usines de Contern de la société

DuPont de Nemours. La municipalité de

Sandweiler a décidé de prévenir ses

habitants que des nuisances sonores

pourraient être engendrées entre 7h et

22h.


Source: sandweiler.lu

STRASSEN

Dans le cadre de la formation continue, l’Administration

communale a lancé ses inscriptions en ligne jusqu’au 12

septembre dernier. Ces cours de perfectionnement concernent

en majorité les personnes qui souhaitent apprendre le

luxembourgeois, mais également l’anglais, le français et

l’italien. D’autres cours existent, comme ceux de cuisine, de

sport, de culture générale, d’histoire, d’art plastique ou encore

d’informatique avec des logiciels de PAO tels que Photoshop.

L’an dernier, près de 600 personnes s’étaient inscrites aux cours

de perfectionnement avec un taux d’obtention des certificats qui

s’est élevé à hauteur de 75%.


Source: strassen.lu

2018 © Administration communale de Walferdange

WALFERDANGE

La nouvelle maison relais située à Helmsange a ouvert ses portes

lors de cette rentrée. Les locaux ont été peints avec des couleurs

vives afin de faciliter l’orientation des enfants au sein du nouveau

complexe. Cette nouvelle construction permettra d’accueillir

plus de 220 écoliers contre 102 auparavant. La maison relais

répond aux critères d’immeubles à basse consommation

d’énergie et pourra être équipée de panneaux solaires. L’école

de Helmsange a également été agrandie avec la création de deux

salles de classe supplémentaires ainsi que d’un hall sportif. Le

coût total des travaux s’élève à 15,6 millions d’euros.


Source: walferdange.lu

CONTERN

Les 21 et 22 juillet derniers, la ville de Contern a accueilli son

désormais traditionnel Festival International de la BD. Pour sa

25 e édition, près de 8.000 passionnés se sont rendus au Grand-

Duché pour y rencontrer les 50 auteurs internationaux, entre

dédicaces, rencontres, animations pour enfants ou encore

une bourse des collectionneurs avec près de 100 marchands.

Contern est d’ores-et-déjà prête à accueillir la 26 e édition qui

aura lieu les 20 et 21 juillet prochain.


Source: bdcontern.lu

HESPERANGE

La mairie a annoncé l’ouverture de

la saison 2018/2019 du marché aux

produits frais qui aura lieu à partir

du mercredi 12 septembre devant la

mairie d’Hesperange.


Source: hesperange.lu

MERSCH

Les membres de l’administration

communale se sont donné rendezvous

le lundi 3 septembre dernier au

château de Mersch pour la séance

publique du conseil municipal afin

de discuter de plusieurs points

notamment à propos de l’urbanisme,

des règlements de circulation, ou

encore de la mise à jour du plan

pluriannuel de financement.


Source: Mersch.lu

STEINSEL

Le comité du Syndicat d’Initiative de

la commune de Steinsel a réuni une

assemblée extraordinaire à la galerie

«Am Duerf» pour décider de l’avenir

de la structure le 6 septembre dernier.


Source: steinsel.lu

LUXEMBOURG

Le 20 août dernier, la bourgmestre Lydie

Polfer a accueilli 32 jeunes originaires

d’autant de pays différents. Certains

d’entre eux sont hébergés dans des

foyers de Caritas pour demandeurs

ou déjà bénéficiaires de protection

internationale. Ce projet a été mené

par «Young Caritas Luxembourg».

Au programme: une visite de l’Hôtel

de Ville mais aussi une promenade

découverte à vélo au Grand-Duché.

Sans oublier les échanges sur plusieurs

sujets d’actualités avec la bourgmestre.


Source: vdl.lu

WEILER-LA-TOUR

Le FC Yellow – Boys de Weiler la Tour

inaugurera son nouveau vestiaire avec

la tribune et la buvette le 22 septembre

prochain. Le club profitera également

de cette journée pour présenter sa

nouvelle équipe et ses nouvelles

recrues dans la foulée.


Source: weiler-la-tour.lu


L’énergie exclusivement régénérative pour des clients

résidentiels et professionnels sur tout le Grand-duché.

sudstroum.lu


92 LG

SEPTEMBRE 2018

SOCIÉTÉ

L’onctuosité du Brie

et la douceur luxembourgeoise

Suite à la crise du lait de 2008, 48 producteurs luxembourgeois

ont décidé de créer leur propre marque sur le marché

local. L’objectif étant de rendre un pouvoir d’influence aux

producteurs agricoles et d’unir la décence de leurs revenus à la

confiance des consommateurs. Mett Roeder, producteur de lait

et président de D’fair Mëllech, nous présente trois nouveaux

produits qui ont été soumis à l’appréciation des consommateurs

à la foire agricole d’Ettelbruck et qui sont désormais en vente

dans presque tous les supermarchés du pays.

De sorte que ce crédo est toujours

chevillé au cœur des producteurs de

lait qui négocient raisonnablement

les prix et les marges avec les grandes

surfaces. Le brie est donc vendu 2,98

euros dont 10 centimes est directement

redistribué à la coopérative. «Ce n’est

plus aux producteurs et consommateurs

que revient l’obligation de se plier aux

conditions des grandes surfaces mais c’est

à elles de s’adapter à nos conditions. C’est

là l’unique moyen d’assurer l’équité»,

conclut l’agriculteur. n

Brie du pays

C’est la première fois qu’un brie

luxembourgeois est lancé sur le marché

et on sait combien la qualité des matières

premières est garante du goût. Voilà

pourquoi les vaches laitières à l’origine

du Brie sont élevées dans les prairies du

nord du pays, dans la ferme Lamberty à

Heinerscheid (commune de Clervaux).

Mett Roeder explique qu’«elles ne sont pas

nourries depuis les silos à cause de l’acide

butyrique qui donne un goût amer et

désagréable». Les vaches laitières broutent

l’herbe des champs dans lesquels la traite

est directement réalisée. Le lait est ensuite

affiné dans une fromagerie artisanale du

côté de Francorchamps en Belgique puis

distribué dans les supermarchés du Grand-

Duché. «Le fromage est une production

sensible qui nécessite des compétences

spécifiques, qui manquent encore à

Luxembourg», justifie le président.

L’ambition de faire un deuxième fromage

est déjà installée dans la tête de nombreux

cultivateurs de D’fair Mëllech mais ils

hésitent entre plusieurs possibilités. Pour

le trouver, ils ne manqueront pas comme

à chaque nouvelle idée, de prendre le

pouls des envies des consommateurs.

Car le contact direct des discussions, des

rencontres et des séances de dégustations

est la clé du succès de la coopérative.

Plus petit

Beaucoup de parents ont également émis le

souhait de disposer d’une brique de lait plus

petite à glisser dans les cartables de leurs

enfants pour la collation des récréations.

Les portions de 0,33cl sont aussi idéales

pour les célibataires et pour les nombreuses

maisons relais qui se fournissent chez D’fair

Mëllech. C’est pourquoi les deux autres

nouveautés pour cette rentrée sont:

un lait chocolaté UHT en 0,33 cl à

93 centimes d’euros. Ce produit bénéficie

de l’étiquette «transfair» qui assure l’équité

commerciale pour les producteurs locaux

de cacao, de sucre et de bananes (pour les

glaces). D’fair Mëllech dispose ainsi de

toute la traçabilité de ses matières premières

enfin, le lait demi-écrémé 1,5% UHT d’un

litre est également disponible en 0,33cl.

“‘Crémeux,

onctueux et doux’:

parole du rédacteur

de ces lignes

après dégustation”

La coopérative

D’fair Mëllech n’emploie aucun salarié, ce

sont les cultivateurs et leurs familles qui

tiennent les stands des foires agricoles, qui

négocient avec la grande distribution et

qui discutent avec les décideurs politiques.

La méthode D’fair Mëllech, est de vendre

les produits issus de la production locale

pour le marché local, et ce, de manière

équitable tant pour les producteurs que les

consommateurs. Le but étant de rétablir

un équilibre entre la production et la

consommation.

Produits D’fair Mëllech

Brie luxembourgeois

(150gr)

Lait chocolaté UHT

Fairtrade (1 litre)

Lait chocolaté frais

Fairtrade (0,5 litre)

Lait chocolaté (0,33 litre)

Lait frais écrémé

3,5% de matière grasse

et 1,5% de matière grasse

(1 litre)

Lait UHT

3.5% de matière grasse

et 1.5% de matière grasse

(1 litre)

Lait demi-écrémé

1,5% de matière grasse

Beurre (250 gr)

Crème fraîche (0,5 litre)

Glaces à 7 parfums

FAIRKOPERATIV LETZEBUERG

8, Duerfstrooss

L-9669 Mecher


LG

SEPTEMBRE 2018

93


94 LG

SEPTEMBRE 2018

SOCIÉTÉ

La casa de chicas

San Gabriel à Cusco

La réalité au Pérou est que les enfants orphelins séjournant

dans des établissements publics sont mis à la porte dès leur

majorité, sans ressources financières et surtout sans demeure

fixe. Bien que ces enfants aient suivi l’école primaire et le cycle

secondaire, ils n’ont plus la possibilité de suivre un cursus

universitaire, voir professionnel, faute de moyens financiers.

Ce problème concerne surtout les filles, qui sont des proies

faciles pour l’exploitation matérielle ou même sexuelle.

Beaucoup d’entre elles se retrouvent mères célibataires sans

emploi et domicile fixe au bout de très peu de temps.

L’engagement social d’une famille

d’artistes péruviens

Afin de venir en aide à ces jeunes filles,

une famille d’artistes péruviens prend en

charge la location d’un appartement et

l’alimentation d’un groupe de six jeunes

filles tout en finançant les inscriptions pour

les études supérieures.

L’insertion par l’éducation

Ces jeunes filles sont encadrées par une

éducatrice et doivent chacune participer

aux frais en effectuant de petits travaux

occasionnels. A la fin de leurs études,

toutes ces filles peuvent rester une année

supplémentaire à la casa de chicas San

Gabriel, le temps pour elles de trouver

un travail et surtout un logement leur

permettant d’avoir une vie normale.

“Une action

humanitaire

supportée

par l’ONG

Luxembourg-

Pérou”

Le relais a été pris par l’ONG Luxembourg-

Pérou

L’ONG qui œuvre depuis presque une

trentaine d’années à Luxembourg et au

Pérou a été fière d’annoncer prendre la

relève de la gestion de cette initiative et ainsi

de la tutelle de ce projet. Depuis lors, un

deuxième appartement a été loué et treize

filles ont ainsi pu être prises en charge.

Toute donation sera la bienvenue et peut être

adressée à: CCPL LU69 1111 0805 6151 0000.

Pour toute information complémentaire

veuillez écrire à boeverr@gmail.com. n


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96

LG

SEPTEMBRE 2018

BRÈVES COMMUNALES – SUD

PAR PIERRE BIRCK

BETTEMBOURG

La commune participe désormais

depuis une dizaine d’années à la

semaine européenne de la mobilité qui

se déroulera cette année du 16 au 22

septembre. Son objectif? Sensibiliser

ses citoyens à la mobilité durable mais

aussi améliorer leur santé ainsi que leur

qualité de vie. La grande journée de la

mobilité aura lieu le 18 septembre où

les plus grands participeront au marché

d’occasion de vélos et les plus petits à

un parcours de vélo pour enfant sur la

place de l’Eglise.


Source: bettembourg.lu

DIFFERDANGE

Le 16 septembre dernier, Differdange

a refait un bond dans le passé,

le temps d’une journée avec

l’événement «En dag wéi fréier» sur la

place du Marché. Les métiers d’antan

comme maréchal-ferrant ou fabricant

de paniers étaient à l’honneur lors de

cette journée, tout comme la mise

en valeur des produits artisanaux

ou des vieux jeux qui ne sont plus

si courants. Une course de caisse

à savon a également été organisée

dans la rue J-F Kennedy.


Source: differdange.lu

DUDELANGE

Les résultats définitifs du rapport

annuel du Pacte Climat de la ville de

Dudelange sont tombés. Au total, elle

récolte 280,8 points sur un total de

437. Soit un pourcentage de 64,2%.

Pour rappel, Dudelange s’était donné

pour objectif 75% de certification. Les

critères sont multiples et concernent

entre autres la mobilité, les systèmes

de communication, l’alimentation ou

encore la construction de bâtiments

durables.


Source: dudelange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

Le rapport social sur la ville d’Esch a été publié par l’Université

du Luxembourg, en collaboration avec l’Institut luxembourgeois

de recherche socio-économique. Celui-ci éclaire et donne des

informations sur plusieurs aspects des conditions de vie des

habitants, notamment à propos du logement, de l’égalité des

chances, du chômage ou encore de l’éducation. Le rapport est

disponible sur le site de la commune.


Source: esch.lu

FRISANGE

Les villes de Frisange et d’Hesperange, avec la collaboration de

myenergy, vont lancer l’action «Semaine myenergy at home»

du 26 au 30 novembre. Celle-ci vise à rénover et améliorer

l’efficacité énergétique des habitations, et par la même,

améliorer le confort de vie de ses habitants. A la demande de

l’habitant, un conseiller se déplacera à domicile pour toutes

questions concernant l’isolation ou l’utilisation de l’énergie

au sein du logement. Ce service est offert par la commune et

myenergy.


Source: frisange.lu

MONDERCANGE

L’Administration de la commune tient à informer ses citoyens

sur l’apparition de nouveaux piétons pas comme les autres

dans la ville du 20 août à la mi-octobre. En effet, près de 400

moutons de la bergerie Weber de Lieler traverseront la ville à

cette période de l’année.


Source: mondercange.lu

ROESER

L’Administration communale a sorti

son rapport de la séance publique

qui a eu lieu le 16 juillet dernier. Ils

abordent notamment les questions

concernant le plan de développement

de l’établissement scolaire, les

différents remplacements de fonction

au sein de la commune, les différentes

conventions ou encore la fixation de

l’impôt commercial mais aussi foncier.

Le rapport est disponible sur le site

internet de la commune.


Source: roeser.lu

SCHIFFLANGE

La circulation a été perturbée du 3 au

14 septembre dernier en raison des

travaux sur les joints de chaussées de

l’échangeur de Schifflange qui traverse

l’Alzette. La réorganisation de l’ouvrage

0A100 a engendré une circulation à sens

unique sur le CR169 entre Schifflange

et l’échangeur de Schifflange.


Source: schifflange.lu

SANEM

La commune a signé la Charte de la

Diversité Lëtzebuerg en juillet dernier.

Celle-ci s’engage ainsi à promouvoir

la diversité au moyen de différentes

actions afin de favoriser l’équité et la

cohésion sociale au Luxembourg. A ce

jour, la Charte de la Diversité compte

près de 170 signataires, qu’ils soient

du secteur privé, public ou associatif.


Source: sanem.lu

DIPPACH

La commission consultative d’intégration,

en association avec la

commune de Dippach, organisera

la fête annuelle «MultiCulti» au parc

communal de Schouweiler le dimanche

23 septembre prochain. De nombreux

produits artisanaux de différents pays

ont été présentés sur plusieurs stands,

avec une ambiance festive mais aussi

une ouverture sur la culture des pays

représentés lors de cet événement.


Source: dippach.lu

HABSCHT

Les localités de Greisch et de Roodt de

la municipalité de Habscht ont toutes

les deux aménagé de nouvelles aires

de jeux en août dernier. Les terrains de

jeux et les installations sont accessibles

aux enfants jusqu’à l’âge de douze ans

tous les jours de la semaine jusqu’à

21h.


Source: habscht.lu

PÉTANGE

Une enquête de commodo et incommodo a été ouverte

au public à propos de la réalisation d’une zone d’activité

économique régionale «AU GRAND-BIS» à Pétange, section

C de Rodange. Les plans pouvaient être consultés durant

la période du 23 août au 7 septembre 2018. Les bureaux du

bourgmestre étaient également ouverts jusqu’au 10 septembre

dernier pour les personnes qui voulaient présenter leurs

observations à la municipalité.


Source: petange.lu

LEUDELANGE

Une nouvelle ligne d’autobus RGTR

208 a été créée. Celle-ci desservira

Bettembourg, Abweiler et Leudelange à

partir du 17 septembre. Les informations

concernant les horaires de la nouvelle

ligne 208 sont disponibles sur le site de

la commune de Leudelange.


Source: leudelange.lu


“Keng aner Institutioun fërdert de sozialen

Zesummenhalt vun eiser Gesellschaft esou vill

wéi eis lokal Associatiounen a Veräiner.

Mat Orga50 hunn d’Gemengen endlech d’Méiglechkeet si

effizient ze ënnerstëtzen.

www.orga50.com


98 LG

SEPTEMBRE 2018

RECHERCHE & FORMATION

15 années d’évolution

L’Institut national pour le développement de la formation

professionnelle continue a été créé en 1992 avec les missions

de sensibilisation et de promotion. Il s’est pour cela doté du

portail lifelong-learning.lu qui fête cette année ses quinze ans.

Genèse du site internet dédié à la formation tout au long de la

vie avec Anne Oswald, responsable du département lifelonglearning.lu

au sein de l’INFPC.

Dans quel contexte a été créée la

plateforme?

Dans le cadre de la stratégie de Lisbonne

qui entendait à ce que l’Europe devienne

l’économie de la connaissance la plus

performante du monde à l’horizon 2010;

le gouvernement luxembourgeois a mis en

application un dispositif de cofinancement

de la formation en entreprise au 1 er janvier

2000. L’objectif de la loi ne visait pas

uniquement à cofinancer la formation mais

également à structurer et à professionnaliser

les pratiques de formation au sein des

entreprises. Il fallait, pour cela, créer une

plateforme d’information sur la formation,

un outil pratique qui démocratiserait la

formation tout au long de la vie et qui

sensibiliserait individus et entreprises à

Anne Oswald


LG

SEPTEMBRE 2018

99

la nécessité de se former. Le 14 janvier

2003, était mis en ligne le portail lifelonglearning.lu.

Quel était alors l’état d’esprit dans les

entreprises?

Disons que si aujourd’hui la formation

continue est reconnue par tous comme

une nécessité, cela n’a pas toujours été le

cas. Je me souviens qu’on me répondait

régulièrement: «Mais madame, nous n’avons

pas le temps pour cela».

La formation n’était pas au centre des

préoccupations des entreprises et n’était

pas toujours considérée comme un atout

stratégique. Nous savions donc que les

slogans ne dépasseraient pas cette idée

reçue et qu’il fallait concrétiser le concept

de formation tout au long de la vie.

Nous avons alors créé un outil pratique,

efficace et facile d’utilisation devenu

incontournable.

Quels ont été les grands changements

du site internet?

La première version mise en ligne en 2003

avait été développée en interne avant de

sauter un pas technologique en 2005 en

passant à une gestion automatisée des

contenus. En 2011, nous avons entrepris

une refonte majeure de la plateforme et nous

sommes passés d’une logique à trois espaces

(entreprises, particuliers, organismes de

formation) à une logique de navigation

par thème (aides, formations, diplômes,

orientation, contexte) qui a amélioré l’accès

aux informations selon les centres d’intérêt

des différents publics. En 2013, nous

avons revu l’ergonomie et le design pour

que l’ensemble des informations soient

disponibles depuis la page d’accueil et en

2017, nous avons mis en évidence notre

moteur de recherche.

Le développement de lifelong-learning.lu

répond à un processus d’amélioration

permanent mis en œuvre par une équipe

multidisciplinaire.

“Mieux s’informer

pour mieux se former”

Quelles sont les évolutions futures de

lifelong-learning.lu?

Actuellement disponible en français,

anglais, allemand et portugais, la

navigation du site le sera également en

luxembourgeois, dès la fin septembre. Nous

souhaitons également introduire un mode

de recherche permettant dans la mesure du

possible de lier les formations aux métiers

auxquels elles correspondent.

Dans la mesure où le portail constitue une

communauté d’organismes de formation,

nous proposerons à ces derniers très

prochainement des rencontres thématiques

sous forme d’afterwork à raison de deux

ou trois fois par an. Afin d’entretenir des

relations étroites et fédératrices, l’INFPC

souhaite animer la communauté des

organismes en instaurant ces moments

d’échanges et de networking.

Mieux s’informer pour mieux se former

n’est pas uniquement un slogan, c’est

un besoin intrinsèque à l’avènement des

nouveaux métiers de demain. De 151.000

visites annuelles en 2013 contre 400.000

en 2017, on peut dire que particuliers

et entreprises en sont dorénavant bien

conscients. n

Quels sont les domaines les plus

demandés?

Il y a une certaine constante dans les formations

les plus demandées au Luxembourg.

On retrouve bien évidemment en premier

lieu les formations en langues (18% des

consultations), puis celles en gestion d’entreprise

et ressources humaines (17%), en

informatique et télécommunications (16%),

en finance, assurance, droit (12%) et enfin en

développement personnel et professionnel (9%).

Et pour ce qui est de la qualité des

formations disponibles sur lifelonglearning.lu?

Les 245 organismes de formation membres de

lifelong-learning.lu sont tous agréés et ont, à

ce titre, une autorisation ministérielle. Sur la

plateforme, vous trouvez des organismes de

formation privés, institutionnels, sectoriels,

publics ou associatifs.

En outre, l’INFPC fait actuellement partie

de groupes de travail qui élaborent une

stratégie nationale dont le but sera in fine

d’amener plus de qualité dans les formations

proposées et dans laquelle le portail jouera

un rôle central.

lifelong-learning.lu

en chiffres

245 organismes de formation

membres de lifelong-learning.lu

9.800 formations proposées

par les organismes de formation

4.800 abonnés à Formanews

INFPC

Institut national pour le développement de la

formation professionnelle continue

12-14, avenue Émile Reuter

L-2420 Luxembourg

Tél.: 46 96 12-1

www.lifelong-learning.lu


100 LG

SEPTEMBRE 2018

RECHERCHE & FORMATION

La recherche au

service de la société

En tant qu’institut de recherche public sous la tutelle du

ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche,

la mission du Luxembourg Institute of Socio-Economic

Research (LISER) est de produire progrès scientifique,

innovation sociale et recommandations concrètes pour des

politiques en matières économiques et sociales plus adaptées

et plus performantes par rapport aux besoins changeants de la

société; une démarche nécessitant un dialogue continu avec

la société et ses différents acteurs. Professeur Aline Muller,

directeur général du LISER, revient avec nous sur la vocation,

la stratégie et l’avenir de l’institut.

Quel est le plan stratégique du LISER

pour produire une recherche de qualité?

Pour répondre aux défis sociétaux, le LISER

déploie sa force de recherche selon trois axes.

Le premier vise à articuler nos expertises

disciplinaires avec notre capacité à exploiter

l’interdisciplinaire. L’interdisciplinaire naît

du croisement des perspectives pour faire

émerger par synergie de nouveaux savoirs, des

apports scientifiques et sociétaux toujours plus

innovants. Pour y parvenir, nous renforçons

en continu notre savoir-faire au sein de nos

départements de recherche (Conditions de

Vie, Mobilité et Développement Urbain

et Marché du Travail) tout en promouvant

et stimulant, tant sur le fond qu’au niveau

organisationnel, toutes les interactions inter et

transdisciplinaires.

Le deuxième axe repose sur le croisement

des données captées de manière objective

(via des capteurs géo-localisés ou portés par

l’homme) avec les données nous permettant

d’appréhender la perception des hommes

et femmes, tant par rapport à l’évolution

de leur environnement que par rapport à

leur évolution au sein de cet environnement

changeant. Les enquêtes que nous menons

auprès de nos concitoyens nous permettent

d’extraire ces perceptions et constituent

une clé irremplaçable pour comprendre

l’évolution de nos sociétés.

Le troisième axe vise à comprendre le

fonctionnement de la prise de décision des

acteurs dans cet échiquier. Nous touchons ici

aux sciences comportementales – sciences qui

visent à appréhender comment les personnes

prennent leurs décisions en fonction de leur

environnement objectif, de leurs perceptions

de et dans cet environnement et en fonction

d’autres facteurs moins explorés mais

néanmoins déterminants dans la prise de

décision comme par exemple le sentiment ou

l’envie d’appartenance à un groupe.

Au final, toute cette démarche requiert une

infrastructure technique importante pour

pouvoir travailler simultanément et en

synergie sur ces trois axes tout en exploitant

l’énorme flux de données objectives et

subjectives en résultant. C’est passionnant!

“Les chercheurs

sont notre ressource

la plus précieuse”

Tendons-nous vers une «data driven

society»?

Une «data driven economy» tend à utiliser de

façon optimale l’ensemble de l’information

produite par la société pour en extraire un

développement sociétal optimal. Pour tendre vers

ce développement sociétal, il faut que la société

ait la volonté et les moyens d’optimiser son

utilisation de l’ensemble de l’information

qu’elle produit et qui l’entoure.

De notre point de vue, il est primordial et

imprescriptible que l’ensemble de la recherche

visant à développer cette «data driven society»

se réalise dans le plus strict et rigoureux

respect de la vie privée des personnes. Les

investissements que nous avons consentis

pour être en totale conformité au Règlement

Général sur la Protection des Données

(RGPD) sont importants certes, mais ils sont

le garant de la légitimité et de l’avenir de notre

recherche.

Cela ne doit néanmoins pas occulter le fait

que la collecte de données au niveau de notre

société requiert infrastructures, investissements

et volonté. Il est absolument nécessaire

que tous les acteurs sociétaux et de la

recherche se donnent les moyens de créer

un cadre dans lequel notre «data driven

society», à laquelle nous aspirons, puisse

être techniquement et institutionnellement

réalisable à Luxembourg.

Quel rôle joue le LISER dans le transfert

de savoir?

Le LISER ne se positionne pas uniquement

en termes de transfert de connaissance vers la

société, mais s’ancre plus fondamentalement dans

une démarche de «co-création» de l’innovation

sociale et du progrès scientifique, et ce, en étroite

collaboration avec les acteurs sociétaux.

Pour ce faire, nous entreprenons toute une série

d’initiatives visant à élargir le spectre des acteurs

sociétaux avec lesquels nous interagissons (décideurs

politiques, secteur privé, société civile, …).

Notre cycle de cafés-débats en est un bel exemple.

Ces débats ouverts au grand public nous


permettent de décrypter les défis sociétaux avec

les acteurs vivant ces défis au quotidien. Ils sont

un berceau d’informations et d’initiatives très

riche pour nos chercheurs qui glanent là des informations

et collaborations précieuses à travers

un dialogue réel et concret portant sur le vécu et

le terrain.

Comment mettez-vous à jour les

compétences de vos collaborateurs?

Les chercheurs sont notre ressource la plus

précieuse. Leur passion, leur savoir-faire, leur

curiosité inlassable et leur intégrité sont nos

plus précieux actifs et atouts – voilà pourquoi

nous nous sommes engagés à continuellement

développer leurs carrières dans un secteur (de

la recherche) qui ne cesse d’évoluer et de plus

en plus vite. Au LISER, par la construction

d’une vision commune, nous fédérons

nos équipes dans le plus profond respect

de chacun, et de chacun des projets de vie

individuels qui nous compose.

En recherche, nous sommes des organisations

en apprentissage et en autoréflexion

continuels. Pour mieux servir notre société

et nos concitoyens, nous nous devons d’être

toujours meilleurs, à la pointe du progrès.

Cela passe par un investissement continu

dans l’amélioration de nos compétences tout

en assurant une allocation de nos ressources

humaines, infrastructurelles et financières

optimale – n’oublions pas que nous travaillons

en grande partie grâce aux deniers publics.

Au LISER nous avons créé le poste de «Talent

and performance Manager», occupé par

Ulrike Kohl. Il a pour vocation de nous aider

à devenir toujours plus performants pour la

société et pour le secteur de la recherche, tout

en optimisant l’évolution de carrière de chacun

de nos talents. Il guide la mise en œuvre de

notre ambitieux plan de développement des

compétences tout en assurant l’alignement avec

notre projet institutionnel au sein de la société.

Quels sont les prochains grands

développements de vos activités?

La compétition au sein du secteur de la

recherche devient toujours plus rude. Il faut

donc armer notre institut et chacun de nos

chercheurs. Comme je viens de le décrire, nous

avons établi un plan de renforcement de nos

LISER

Maison des Sciences Humaines

11, Porte des Sciences

L-4366 Esch-sur-Alzette/Belval

www.liser.lu

Aline Muller

ressources humaines significatif et audacieux.

Nous préparons notre institut à la révolution

des e-social sciences tout en investissant dans

un renforcement technique infrastructurel

pour traiter les flux colossaux d’informations

digitales. Au niveau organisationnel aussi,

nous nous sommes réorganisés pour mieux

répondre à notre mission.

A ce titre, l’évaluation commanditée par notre

ministère de tutelle constitue pour nous une

opportunité unique d’autoanalyse, mais aussi

de réflexion commune et d’échanges sur la

manière dont nous opérons et dont nous nous

développons. Nous sommes convaincus qu’à

travers ce processus, notre alignement avec

nos missions ne pourra que se renforcer, et

ce, pour le bien de notre performance et

de l’impact que nous sommes en devoir de

produire pour notre société. n


102 LG

SEPTEMBRE 2018

BRÈVES COMMUNALES – EST

PAR PIERRE BIRCK

BEAUFORT

En juin dernier, des pluies torrentielles se

sont abattues sur le Luxembourg. Elles

ont occasionné beaucoup de dégâts dont

ceux engendrés sur le tronçon du CR128

reliant Haller à Beaufort. Une demande

d’autorisation de reconstruction du

pont OA908 a été déposée auprès de

l’Administration de la gestion de l’eau par

l’Administration des ponts et chaussées

au mois d’août dernier afin d’entamer de

nouveaux travaux.


Source: beaufort.lu

CONSDORF

L’Administration communale et l’AEHDGD, l’Aide aux Enfants

Handicapés du Grand-Duché, organiseront une collecte de

vieux vêtements le 22 septembre prochain. D’autres grandes

collectes de vêtements et chaussures seront mises en place en

2019 à travers tout le pays.


Source: aehgd.lu

WALDBILLIG

L’UNICEF a organisé une campagne

de porte à porte dans la commune de

Waldbillig du 27 au 31 août dernier. La

municipalité a tenu à informer ses citoyens

que l’opération était réglementée.

L’objectif pour l’UNICEF n’était pas

de prendre de l’argent liquide mais

d’informer les personnes du territoire

de la commune de Waldbillig sur les

missions de l’association et d’également

de leur offrir une opportunité de s’inscrire

en tant que donateur.


Source: waldbillig.lu

BERDORF

L’administration communale de

Berdorf a changé ses horaires

d’ouverture durant le mois de

septembre en raison des vacances et

des arrêts maladies. Ces modifications

temporaires ont seulement eu lieu

les lundis, mardis et mercredis où

l’administration n’était ouverte que les

matins. Les horaires habituels seront

à nouveaux d’actualité dès le mois

d’octobre pour un retour à la normale.


Source: berdorf.lu

BETZDORF

Le collège échevinal de la commune

de Betzdorf s’attache à la qualité des

services de sa maison relais. Elle a donc

lancé de juillet jusqu’à la fin août une

enquête de satisfaction vis-à-vis des

parents des enfants qui fréquentent la

maison relais mais également vis-à-vis

des enfants de plus de sept ans qui sont

concernés. Cette enquête concerne la

qualité, le confort, la prise en charge ou

encore les activités, les jeux ou les repas

servis à la maison relais.


Source: betzdof.lu

BOUS

Des subsides pour les sportifs et les

élèves/étudiants méritants seront

donnés par la commune de Bous. Les

demandes sont autorisées jusqu’au

15 octobre 2018 et devront être

accompagnées par l’ensemble des

pièces justificatives. Côté sportif, elles

récompensent des performances

collectives ou individuelles de bon

niveau des athlètes locaux (champion,

finaliste ou encore une sélection pour

un championnat international).


Source: Bous.lu

BIWER

La commune de Biwer a officiellement annoncé l’ouverture de

la crèche «Bei de Biberen». Celle-ci aura lieu le 5 novembre.

Les inscriptions ont d’ores et déjà lieu depuis le 16 août. Cette

crèche accueillera les enfants âgés de trois mois à quatre ans.

Elle sera cependant fermée lors des vacances de Noël, du

23 décembre 2019 au 1 er janvier 2020.


Source: Biwer.lu

JUNGLINSTER

Les auteurs René Link et Francis Dahm ont rédigé un livre intitulé

«Die Geschichte des Gemeinderates von Junglinster» qui retrace

l’histoire de la mairie de Junglinster en 543 pages. L’ouvrage a

été édité par l’Administration communale et peut désormais être

acheté au secrétariat communal pour le prix de 55 euros.


Source: junglinster.lu

LENNINGEN

La rue de Lenningen à Canach (CR144) a été barrée du lundi

27 août au vendredi 7 septembre suite à des travaux routiers,

ce qui a engendré plusieurs répercussions sur les transports

publics et notamment beaucoup de déviations, d’arrêts de

remplacements ou encore d’arrêts non desservis pour les bus.

Source: lenningen.lu


MONDORF-LES-BAINS

La ville de Mondorf-les-Bains a inauguré sa nouvelle aire de jeux

à côté du «Chalet Am Brill» le mercredi 5 septembre dernier en

collaboration avec «Mondorf Domaine Thermal».


Source: mondorf-les-bains.lu

WALBREDIMUS

Le service «sms2citizen» existe depuis

2009 et la commune de Waldbredimus

a décidé de l’activer sur son territoire

au mois d’août dernier. Celui-ci permet

d’informer les citoyens à propos de

toutes les informations inhérentes à

la municipalité comme les actualités,

les problèmes de réseau d’eau ou de

gaz, les événements à venir ou encore

l’état du trafic local. Ce service est

entièrement gratuit et l’inscription

s’effectue sur www.sms2citizen.lu.


Source: waldbredimus.lu

ECHTERNACH

La ville a organisé la 29 e édition de

l’épreuve cyclosportive «Charly Gaul» le

dimanche 2 septembre dernier. Depuis

2008, le départ et l’arrivée sont effectués

à Echternach. Deux parcours ont été

proposés aux cyclistes: l’un de 153 km,

plus difficile. L’autre, moins long, de

89 km. Le départ a eu lieu à la place du

Marché pour ensuite passer par le nord

du pays et jusque dans la Petite Suisse

luxembourgeoise avant de revenir à la

place du Marché après environ trois

heures d’efforts en moyenne.


Source: echternach.lu

GREVENMACHER

Le Syndicat d’Initiative et de Tourisme

de la ville de Grevenmacher, avec le

vigneron Marc Weyer, ont organisé une

randonnée viticole gratuite «La vigne

en automne» le samedi 15 septembre

dernier au sein des vignobles de la ville,

le tout avec la traditionnelle dégustation

de vin et les commentaires explicatifs

d’un professionnel.


Source: grevenmacher.lu


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SEPTEMBRE 2018

PORTRAIT

Stéphane Pallage


LG

SEPTEMBRE 2018

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Retour aux origines d’un parcours

PAR MARTINA CAPPUCCIO

Originaire de Malmédy en Belgique, Stéphane Pallage a grandi non loin d’un Luxembourg

qu’il a quitté pendant 27 ans. De retour dans cette région, il s’est dit impressionné par les

changements qui ont façonné son nouveau visage. Empressé de voir évoluer la jeune Université

du Luxembourg dont il est depuis janvier dernier le recteur, il nous a laissé apercevoir, le

temps d’une rencontre, les coulisses de son parcours, de ses expériences passées et de ses

ambitions. Portrait.

Les prémices d’une passion

La soif de savoir et le goût du voyage

auront certainement marqué le parcours de

Stéphane Pallage, et ce, dès l’enfance. Petit,

il avait déjà beaucoup d’admiration pour le

métier de sa mère, professeur de biologie et

de chimie, «C’est un métier difficile mais

quand on a un bon professeur, on le sait

tout de suite, et cela peut changer des vies»,

nous dit-il.

A l’école secondaire, à une époque où

choisir une option ne signifiait pas renoncer

à d’autres matières, il s’était constitué un

horaire très dense privilégiant les sciences

et les mathématiques. Il passait alors son

peu de temps libre à jouer les pièces de

théâtre qu’il écrivait avec une petite troupe

d’étudiants constituée avec ses camarades

de classe. Cette activité le suivra dans sa

vie d’adulte où, expatrié en Amérique du

Nord, il trouvera dans l’écriture en langue

française un refuge culturel.

Plus tard, à 17 ans, il part vivre un mois en

Virginie dans le cadre d’un échange et en

revient d’autant plus fasciné par l’Amérique

du Nord et animé d’un besoin de voyage

et de découvertes, tant et si bien qu’il se

fixe pour objectif de faire carrière dans un

domaine qui lui permettrait, entre autres,

de voir le monde et de s’imprégner de lui.

Sur les bancs de l’école

Alors qu’il était sur le point d’entamer

des études d’ingénierie, Stéphane Pallage

décide contre toute attente de réaliser une

licence en administration des affaires à

l’Université de Liège, persuadé que cette

voie lui permettrait de voyager davantage.

Son directeur de mémoire, Albert Minguet,

joue un rôle crucial dans son parcours

universitaire en le poussant à rédiger un

article qui débouchera sur une publication

dans une revue scientifique et ensuite sur

une bourse lui permettant de poursuivre ses

études aux Etats-Unis.

“J’ai aimé

l’économie au point

de vouloir en faire

ma carrière”

Sans le savoir, Stéphane Pallage quitte

le pays pour une durée de 27 ans. Si son

intention première était de réaliser ses

master et doctorat en finance, il rencontre

à Pittsburgh les professeurs José-Victor

Rios-Rull et Finn Kydland qui bouleversent

sa vision: «Je désirais faire un doctorat en

finance, mais en travaillant avec ces deux

chercheurs, j’ai aimé l’économie au point

de vouloir en faire ma carrière».

Là où le fleuve se rétrécit

Malgré l’accent chantant si caractéristique

des Québécois, leur sens de l’accueil si

chaleureux tranchant avec la dureté des

hivers et l’identité culturelle forte et unique

imprégnant la région, le voyageur prend

conscience, au détour des rues parfaitement

quadrillées de Montréal et des immeubles

si hauts qu’on croirait qu’ils grattent le ciel,

d’être en Amérique du Nord. Pourtant,

la qualité de vie s’en dégageant rappelle

l’Europe et c’est ce savant mélange qui a

séduit le chercheur.

Au cours des 22 années qu’il a passées dans

la métropole québécoise, Stéphane Pallage

a gravi, sans trop y prétendre pourtant, les

échelons de l’administration de l’Ecole des

Sciences de la Gestion (ESG) de l’Université

du Québec jusqu’à en devenir le doyen.

Encadrant 15.000 étudiants inscrits à toutes

les disciplines relatives à la gestion au sens

large, son ambition était alors de construire

un plan de développement pour l’Ecole et

d’ensuite le matérialiser. Objectif pour le

moins similaire à celui qui lui a récemment

été confié à l’Université du Luxembourg…

Retour à l’envoyeur

Peu dépaysé par l’environnement industriel

du campus de Belval – lui rappelant dans une

certaine mesure ceux de Liège et Pittsburgh

– Stéphane Pallage a accédé au poste de

recteur de l’Université du Luxembourg en

janvier dernier.

«Quand je suis parti, l’Université, le

MUDAM, la Philharmonie et le quartier

des affaires du Kirchberg n’existaient pas!»,

se souvient-il, impressionné par ce rapide

développement. Et de rajouter: «Il y a 15

ans le gouvernement a décidé de créer

une Université. C’est une décision qui a

demandé beaucoup de courage politique,

de persévérance et d’investissements», ditil,

admiratif.


106 LG

SEPTEMBRE 2018

PORTRAIT

Aujourd’hui, le potentiel de cette jeune

structure ne demande qu’à être exploité

et son nouveau recteur se sent prêt à

relever le défi: «Je pense pouvoir apporter

beaucoup d’enthousiasme et une vision

d’avenir: celle d’une Université excellente à

tous les niveaux, reconnue partout dans le

monde, y compris au Luxembourg». Pour

ce faire, Stéphane Pallage est parti à la

rencontre des communautés universitaire,

économique, industrielle et politique

luxembourgeoises. A la rentrée, il entend

visiter les écoles secondaires du pays et des

régions frontalières afin de mieux cerner les

attentes des lycéens.

«L’avenir est radieux»

Le plan quadriennal dont s’est doté

l’Université comprend huit domaines

d’investissement prioritaires. Pour le

recteur, l’accent devra impérativement

être mis sur l’interdisciplinarité et la

transversalité, surtout en matière de

recherche. Parmi les défis en perspective,

Stéphane Pallage a à cœur de renforcer la

diversité parmi les membres du personnel

de l’Université. «J’estime que l’Université

est un reflet de la société et que l’on devrait

y retrouver un équilibre en termes de

représentativité. Nous allons nous doter

d’une politique du genre pour opérer un

changement à ce niveau», évoque-t-il.

“Quand on a

15 ans, on peut

aspirer à tout”

Par ailleurs, la digitalisation en marche à

tous les niveaux de la société n’épargne pas

l’enseignement et les sciences de l’éducation

et le recteur y voit une opportunité:

«Nous pouvons bénéficier des apports

de la technologie, surtout dans certaines

matières où les images et vidéos apportent

une véritable plus-value», souligne-t-il.

L’Université travaille d’ailleurs actuellement

sur un concept de programme hybride

comprenant à la fois des cours magistraux

dispensés par un professeur, des cours en

classe sans professeur ainsi que des cours en

ligne.

Selon le recteur, l’Université a trois

missions: l’enseignement supérieur, la

recherche et le service à la société. Dans le

cadre de cette dernière, l’Université a créé

un pré-incubateur: «L’Incubator s’adresse à

la communauté universitaire au sens large

et les entrepreneurs qui en sortent avec un

plan d’affaire sont d’excellents candidats

pour les autres incubateurs de la Place!»,

nous explique-t-il.

Enthousiaste à l’idée des défis qui

l’attendent, il conclut: «Notre Université

possède un caractère propre et une jeunesse

qui lui permet de rêver. L’avenir est radieux

car tout est encore possible! Quand on a 15

ans, on peut aspirer à tout…». n


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