Désolé j'ai ciné #7

djcmagazine

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Lars a

A cause (ou grâce, c’est selon) du succès du film «The Notebook», Ryan Gosling a

longtemps été catalogué comme belle gueule sans intérêt par les cinéphiles machos qui

refusent d’analyser l’intérêt du genre de la rom com. Après ses débuts chez Disney, il a

pourtant joué toutes sortes de rôles, mais c’est bien celui-ci qui lui colle la peau pendant

des années, à l’image de son t-shirt trempé collé à sa peau sur la jaquette DVD.

C’est pourtant un rôle dans une rom-com pas comme les autres qui lui vaudra sa première

nomination aux Oscars, quelques années avant que Derek Cianfrance et Nicolas Winding

Refn ne le fasse vraiment décoller. Nous sommes en 2007, Ryan joue l’anti sex-symbol :

pull moche, coiffure catastrophique et une moustache à en gâcher un cuni. Lars est un type

solitaire et dépressif qui un jour décide d’acheter une sex doll. Seulement il ne s’en sert pas

pour baiser mais pour faire comme s’il avait une femme. Une vraie femme. Il la nomme

Bianca, la place dans un fauteuil roulant et c’est parti pour la présenter à ses proches,

notamment son grand frère Gus et sa femme Karin. Voilàààààà.

Au niveau de la structure, de la mise en scène, «Lars and the Real Girl» est tout ce qu’il y

a de plus classique; on est sur du «Save The Cat» (méthode scénaristique de Blake Snyder)

minuté et minutieux. Pour ce qui est du contenu en revanche, il faut admettre que ça

relève plutôt de l’OVNI. On rigole, parce que sans déconner comment réagir autrement

au premier abord (mention spéciale au médecin généraliste qui ausculte la sex doll), puis

on finit par être touché. C’est qu’au fur et à mesure du film, toute la communauté va se

prendre au jeu et accompagner Lars dans sa désillusion. Pour son bien ! Malgré la terne

mélancolie qui flotte à l’écran, c’est une œuvre qui fait sourire, qui donne de l’espoir. Tout

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