Geneva Open 2015
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www.genevaopen.ch
01<br />
GENEVA OPEN<br />
<strong>2015</strong><br />
SOMMAIRE<br />
BIENVENUE<br />
3 Le plan du TC Genève pendant le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong><br />
5 Messages de bienvenue<br />
9 Ion Tiriac à l’interview<br />
11 Messages des organisateurs<br />
12 Présentation du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> <strong>2015</strong><br />
15 Rogaška a réalisé les trophées du tournoi<br />
IMPRESSUM<br />
Éditeurs<br />
PIM Sportsguide SA<br />
et <strong>Geneva</strong> Trophy Promotion Sàrl<br />
Conception & Réalisation<br />
PIM Sportsguide SA<br />
Route de Lausanne 341 – 1293 Bellevue<br />
Tél. +41 (0)22 774 32 21<br />
info@pim-sa.ch – www.pim-sa.ch<br />
Coordination<br />
Perroud Management Sàrl (Marion Duvillard)<br />
Rédaction<br />
Laurent Ducret<br />
Photographie<br />
freshfocus, Jean-Pierre Gantner, Alain<br />
Gassmann – www.LPS.ch, gettyimages Sport,<br />
Eric Lafargue – www.LPS.ch, Bernard Rohner<br />
Contribution rédactionnelle<br />
Mathieu Aeschmann, Arnaud Cerutti, Gilles<br />
Mauron, Isabelle Musy<br />
Publicité<br />
PIM Sportsguide SA (Guillaume Testud)<br />
Impression<br />
Moléson Impressions<br />
1217 Meyrin<br />
JOUEURS<br />
16 Stan Wawrinka<br />
26 Marin Cilic<br />
32 Radek Stepanek et Vasek Pospisil<br />
37 Janko Tipsarevic<br />
39 Quatre vainqueurs de Gstaad présents à Genève<br />
HISTOIRE<br />
43 Retour sur les éditions 1980 à 1991<br />
58 Les souvenirs des deux vainqueurs suisses<br />
62 Le Tennis Club de Genève<br />
DIVERS<br />
67 La collection <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong><br />
69 Visilab soutient le tennis<br />
71 La Kids Tennis High School<br />
72 Faites signer les joueurs
LAC<br />
LÉMAN<br />
HÔTEL-RESTAURANT<br />
PARC DES EAUX-VIVES<br />
CHÂTEAU VIP<br />
ENTRÉE<br />
PRINCIPALE<br />
Billetterie / Accréditations<br />
Player’s<br />
Transportation<br />
ACCUEIL<br />
COURT N°2<br />
ENTRÉE<br />
VIP<br />
BOUTIQUE<br />
OFFICIELLE<br />
Entrée<br />
Spectateurs<br />
Terrasse<br />
Restaurant Joueurs<br />
WC<br />
TRIBUNE<br />
OUEST<br />
TRIBUNE<br />
OFFICIELLE<br />
Entrée<br />
Joueurs<br />
LOGES<br />
CENTRAL<br />
TRIBUNE<br />
EST<br />
ROUTE DE FRONTENEX<br />
TRIBUNE<br />
SUD
PARC DES EAUX-VIVES<br />
03<br />
PLAN<br />
ENTRAÎNEMENT<br />
ENTRAÎNEMENT<br />
COURT N°1<br />
Tour<br />
TV<br />
ENTRAÎNEMENT<br />
ENTRAÎNEMENT<br />
Entrée<br />
Spectateurs<br />
ENTRAÎNEMENT<br />
ZONE<br />
JOUEURS<br />
Accès<br />
tout public<br />
Bar<br />
Cafés<br />
Bières<br />
Sandwichs<br />
Accès Joueurs<br />
VILLAGE<br />
EXPOSANTS<br />
RESTAURATION<br />
Restaurant<br />
Public<br />
COURT N°3<br />
S<br />
tands<br />
Bureaux<br />
Organisation<br />
VILLAGE<br />
OFFICIEL<br />
Presse<br />
Entrée<br />
Animation<br />
COURT N°4<br />
Accès<br />
Tribunes<br />
WC<br />
Bénévoles
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d’un langage novateur en matière de design, la nouvelle<br />
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la condition qui survient en premier). Uniquement chez les concessionnaires participants.
05<br />
LES<br />
MESSAGES<br />
LE RENDEZ-VOUS<br />
À NE PAS MANQUER<br />
Il y a quelques mois, Genève avait le privilège d’accueillir<br />
l’équipe helvétique de Coupe Davis avec Roger Federer et<br />
Stan Wawrinka pour un quart de finale, puis une demi-finale<br />
qui resteront longtemps gravés dans la mémoire des 18’000<br />
spectateurs présents à Palexpo. Ces victoires ont permis à<br />
l’équipe de Suisse d’accéder à la finale de la Coupe Davis contre<br />
la France avec, pour épilogue mémorable, la première victoire<br />
d’une équipe suisse dans cette compétition.<br />
Aujourd’hui, Genève accueille à nouveau Stan Wawrinka dans<br />
le cadre du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> ATP 250. Soutenu par le Canton de<br />
Genève et la Ville de Genève, ce nouveau tournoi est l’un des trois<br />
tournois de tennis du calendrier ATP World Tour en Suisse, avec<br />
les Swiss Indoors de Bâle et le Suisse <strong>Open</strong> de Gstaad.<br />
Outre des stars comme Stan Wawrinka et Marin Cilic, vainqueurs<br />
respectivement de l’<strong>Open</strong> d’Australie 2014 et de l’US <strong>Open</strong><br />
2014, ou Pablo Andujar, récent finaliste du tournoi ATP 500 de<br />
Barcelone, la relève est également présente. Et c’est important<br />
pour nous, représentant(e) de la collectivité publique, que les<br />
jeunes puissent bénéficier de l’effet d’entraînement d’un tel<br />
tournoi à Genève.<br />
Le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> a choisi un emplacement de rêve: le Tennis<br />
Club de Genève Eaux-Vives, fondé en 1896, qui allie modernité<br />
et tradition centenaire. Les organisateurs ont voulu faire de ce<br />
tournoi un rendez-vous fédérateur avec des prix attractifs. Nous<br />
espérons vivement que le soutien populaire sera au rendez-vous<br />
de cet événement.<br />
Le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>, c’est bien plus qu’un tournoi de tennis. C’est<br />
aussi un lieu convivial avec un village de stands et d’animations,<br />
un restaurant, un bar et une zone VIP. Tout est fait pour s’y<br />
rencontrer et partager de bons moments en regardant du tennis<br />
de très haut niveau.<br />
Au nom des autorités genevoises, nous remercions les<br />
organisateurs d’avoir choisi Genève pour implanter ce nouveau<br />
tournoi ATP 250. Nos remerciements vont également à tous les<br />
bénévoles et partenaires qui contribuent au bon déroulement de<br />
la manifestation.<br />
Place au tennis, place au spectacle !<br />
ANNE<br />
EMERY-TORRACINTA<br />
Conseillère d’État chargée du<br />
Département de l’instruction<br />
publique, de la culture et du sport<br />
SAMI<br />
KANAAN<br />
Conseiller administratif<br />
de la Ville de Genève<br />
chargé du Département<br />
de la culture et du sport
LITTLECUP <strong>2015</strong> :<br />
QUAND INNOVATION<br />
ET COMPéTITION SE<br />
RENCONTRENT à GENèVE<br />
Fondée en 1961, la LITTLECUP – ou Championnat international des catamarans Class C – est le<br />
laboratoire pour les bateaux du futur, véritable plateforme de compétition de haut niveau où les<br />
techniques et les matériaux les plus novateurs sont testés, comparés et validés. Evénement vélique<br />
incontournable, « la petite coupe » est organisée cette année par la Fondation Hydros et accueillera –<br />
pour sa 27ème édition – de grands noms de la voile internationale, à même de maîtriser ces véritables<br />
bijoux de technologie. Un événement unique sur le lac Léman.<br />
En tant que partenaire officiel de la LITTLECUP <strong>2015</strong> et de son organisateur la Fondation Hydros,<br />
Lombard Odier donne rendez-vous à tous les passionnés de voile, de compétition et d’innovation<br />
à la Société Nautique de Genève, du 12 au 20 septembre <strong>2015</strong>,<br />
pour découvrir, suivre et vivre cette aventure exceptionnelle.<br />
www.lombardodier.com<br />
www.hydros.ch<br />
www.littlecup.org
07<br />
LES<br />
MESSAGES<br />
IL A FALLU RELEVER<br />
UN DÉFI DE TAILLE<br />
Plus d’un quart de siècle après avoir eu le bonheur de<br />
participer au Barclay <strong>Open</strong>, sur ces mêmes courts du<br />
TC Genève dans le cadre idyllique du Parc des Eaux-<br />
Vives, le destin me conduit aujourd’hui à assumer la<br />
présidence du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>.<br />
Le défi à relever par les équipes opérationnelles du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong><br />
était de taille: organiser un tournoi ATP 250 en moins de six mois.<br />
J’ai la naïveté de croire que nous y sommes parvenus. Il est<br />
vrai que nous ne partions pas de nulle part le jour où Ion Tiriac,<br />
Rainer Schüttler et Gerard Tsobanian ont émis l’idée de redonner<br />
à Genève la place qui était autrefois la sienne dans le calendrier<br />
de l’ATP.<br />
Nous avons pu compter, en effet, sur le soutien indéfectible de<br />
la Ville de Genève, du Canton de Genève et du TC Genève, sans<br />
lesquels rien n’aurait été possible. Nous avons pu aussi nous<br />
appuyer sur l’équipe de Daniel Perroud, qui a œuvré au Challenger<br />
de Genève à la Queue d’Arve, ainsi que sur le savoir faire des<br />
collaborateurs du tournoi Masters 1000 et WTA de Madrid qui est<br />
considéré comme l’un des plus réussis du circuit.<br />
Aujourd’hui, nous sommes heureux de présenter au public genevois<br />
un plateau de choix, emmené par deux des quatre derniers<br />
vainqueurs d’un tournoi du Grand Chelem: Stan Wawrinka, titré<br />
à Melbourne en 2014, et Marin Cilic, lauréat de l’US <strong>Open</strong> 2014.<br />
La présence de Stan Wawrinka, qui s’est engagé pour les trois<br />
premières éditions du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>, représente pour nous un<br />
cadeau extraordinaire. Depuis deux ans, Stan Wawrinka s’est<br />
affirmé comme l’un des tout meilleurs joueurs au monde, un<br />
joueur capable de s’opposer à la main mise du «Big Four» sur<br />
le circuit. Stan n’a pas hésité très longtemps avant de s’engager<br />
avec notre tournoi. Il mesure parfaitement l’importance de la<br />
tenue d’un tel événement en Suisse romande afin d’entretenir la<br />
passion de toute une région pour le tennis. Une passion qui s’est<br />
manifestée l’an dernier lors des deux rencontres de Coupe Davis<br />
disputées à Genève. Une passion qu’il suscitera à nouveau cette<br />
semaine sur les courts.<br />
THIERRY<br />
GRIN<br />
Directeur du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>
09<br />
ENTRETIEN<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
SANS LUI,<br />
LE GENEVA OPEN<br />
N’EXISTERAIT PAS<br />
©Keystone<br />
ION TIRIAC:<br />
«OFFRIR DU BEAU TENNIS»<br />
Ion Tiriac ne s’avance pas en terre inconnue cette semaine.<br />
La Suisse et Genève sont des endroits qu’il a appris à aimer<br />
au fil de sa vie. Une vie qui le conduit aujourd’hui à créer<br />
un nouveau tournoi dont il veut croire qu’il s’inscrira dans<br />
la durée.<br />
«J’ai bien sûr joué à Gstaad au cours de ma carrière. A Bâle aussi,<br />
mais le contexte de l’indoor me plaisait moins, explique-t-il. J’ai<br />
découvert Genève avec Guillermo Vilas au début des années<br />
quatre-vingt. Je me souviens avoir été subjugué par la beauté du<br />
Parc des Eaux-Vives. Organiser un tournoi dans un cadre aussi<br />
beau est une chance.» L’organiser en Suisse également. «La<br />
Suisse est un pays hospitalier, riche et sportif, poursuit-il. C’est le<br />
pays aussi de Dimitri Sturdza. Je le considère comme mon frère.<br />
Nous avons vécu tellement de choses ensemble.»<br />
LES ATOUTS ÉCONOMIQUES DE GENÈVE<br />
A Genève, Ion Tiriac veut croire que toutes les conditions sont<br />
réunies pour que le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> rencontre le succès espéré.<br />
«Certes, il ne faut jamais être sûr de rien. Mais Genève est une<br />
ville qui compte sur le plan économique, explique-t-il. Et la Suisse<br />
s’est ouverte depuis des années au tennis grâce aux succès<br />
extraordinaires de Roger Federer et de Stan Wawrinka. Je suis<br />
convaincu que leur carrière est encore loin d’être terminée. Et le<br />
jour où ils arrêteront, ils laisseront un héritage fabuleux.»<br />
©Jean-Pierre Gantner<br />
En espérant peut-être accueillir un jour Roger Federer sur les<br />
courts du TC Genève, Ion Tiriac se réjouit de voir à l’œuvre Stan<br />
Wawrinka. «Stan est un joueur que j’apprécie énormément, dit-il.<br />
J’aime beaucoup sa personnalité. J’attends avec intérêt de voir<br />
ce qu’il va faire cette semaine. A mes yeux, sa victoire l’an dernier<br />
à Melbourne n’avait rien d’une surprise. La surprise, c’est qu’il<br />
n’a pas gagné davantage de grands tournois. Stan est un joueur<br />
qui est à l’aise sur toutes les surfaces. Un joueur extrêmement<br />
dangereux !»<br />
Tout est donc réuni à ses yeux pour que cette première édition<br />
du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> soit une réussite. «J’espère seulement, glisset-il,<br />
que nous offrirons du beau tennis au public genevois, qui<br />
s’est pleinement mobilisé l’an dernier pour la Coupe Davis, ainsi<br />
qu’aux téléspectateurs du monde entier. Chacun va comprendre<br />
que le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> a une autre saveur que Gstaad et Bâle.»<br />
1<br />
<br />
1. Ion Tiriac (à droite) et Guillermo Vilas ensemble à Genève voici une trentaine d’années.
11<br />
1<br />
MESSAGES DES<br />
ORGANISATEURS<br />
RAINER SCHÜTTLER<br />
ET GÉRARD TSOBANIAN<br />
Nous sommes heureux de débuter<br />
une très belle aventure avec cette<br />
première édition du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>.<br />
Nous sommes convaincus qu’elle<br />
sera belle. Nous l’abordons avec un<br />
atout qui est, à nos yeux, déterminant:<br />
la confiance témoignée par les<br />
sponsors, les autorités politiques de la<br />
Ville et du Canton de Genève et le TC<br />
Genève, qui ont tous accueilli l’idée d’un tournoi ATP 250 à Genève avec un<br />
immense enthousiasme. Nous tenons ainsi à remercier le maire de Genève<br />
Sami Kanaan pour son indéfectible soutien. Nous vouslons également<br />
exprimer notre gratitude à Marc Rosset qui nous a permis d’entamer une<br />
collaboration que nous espérons fructueuse avec Swiss Tennis et l’ARGT.<br />
Forts à la fois de l’expérience acquise depuis plus de dix ans à la tête du<br />
Masters 1000 de Madrid et de l’expérience incomparable de Ion Tiriac,<br />
notre ambition est d’inscrire le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> dans la durée. Genève est une<br />
ville dont le cœur bat aussi pour le tennis. Elle va le prouver cette semaine.<br />
1. RAINER SCHÜTTLER, copropriétaire du tournoi<br />
2. GÉRARD TSOBANIAN, directeur de l’organisation<br />
MARC ROSSET<br />
Vingt-six ans après ma<br />
victoire au Barclay <strong>Open</strong>,<br />
je suis heureux d’être de la<br />
partie pour cette première<br />
édition du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>.<br />
Je n’oublierai jamais que<br />
c’est là, au Parc des Eaux-<br />
Vives, que tout a vraiment<br />
commencé pour moi.<br />
Genève a une tradition: celle<br />
de permettre l’éclosion des<br />
talents. Le public du Drizia-Miremont et du Parc des Eaux-Vives a ainsi pu<br />
accompagner les premiers pas de joueurs appelés à un fabuleux destin:<br />
Stefan Edberg, Boris Becker, Goran Ivanisevic, Sergi Bruguera, Andreï<br />
Medvedev et, bien sûr, Roger Federer et Stan Wawrinka.<br />
ILS TIENNENT<br />
À VOUS DIRE<br />
DANIEL PERROUD<br />
Après trois ans à la tête du Challenger<br />
de la Queue d’Arve, l’opportunité de<br />
changer de braquet m’a été offerte.<br />
Une opportunité que je ne pouvais<br />
pas laisser passer pour deux raisons<br />
essentielles. Je peux, d’une part,<br />
toujours compter sur l’équipe qui<br />
était à mes côtés lors du Challenger.<br />
Une équipe qui a été récompensée<br />
par l’ATP qui a désigné le tournoi<br />
de Genève tout simplement meilleur Challenger du calendrier pour<br />
l’année 2013. D’autre part, j’ai l’honheur de collaborer avec Ion Tiriac,<br />
Rainer Schüttler et Gérard Tsobanian qui sont trois personnalités de<br />
premier plan dans le monde du tennis.<br />
La réussite du Masters 1000 de Madrid est une promesse pour le<br />
<strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>. Même s’il serait absurde de comparer un Masters<br />
1000 comme Madrid avec un tournoi ATP 250 comme le nôtre, j’ai<br />
la candeur de croire que nous possédons certains atouts pour réussir<br />
dans cette belle entreprise. Nous ne pourrons jamais organiser le plus<br />
grand tournoi de l’année. Mais pourquoi pas le plus beau !<br />
DANIEL PERROUD, organisateur local<br />
J’espère vivement que le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> saura perpétuer cette tradition.<br />
Même si je serai le premier supporter de Stan Wawrinka, il me tarde de<br />
découvrir cette semaine un talent qui tiendra demain le premier rôle sur<br />
le Circuit.<br />
MARC ROSSET, directeur sportif
12<br />
LE GENEVA<br />
OPEN <strong>2015</strong><br />
UNE DOUBLE<br />
AMBITION<br />
Bien sûr, mathématiquement, le jeu n’en vaut certainement<br />
pas la chandelle. Ce n’est plus dans un tournoi<br />
ATP 250 que les meilleurs joueurs du monde cueillent<br />
aujourd’hui les points pour se bâtir un classement. Non,<br />
Stan Wawrinka ne jouera pas cette semaine sur les courts du TC<br />
Genève dans le but de gagner sa place pour le prochain Masters.<br />
Sa présence répond notamment à un autre désir: celui de combler<br />
un vide à un palmarès qui est, de très loin, le plus beau du tennis<br />
suisse derrière, bien sûr, Roger Federer.<br />
Comme son coéquipier en Coupe Davis, mais comme aussi Marc<br />
Rosset, Jakob Hlasek, Claudio Mezzadri et Heinz Günthardt, Stan<br />
Wawrinka veut connaître le bonheur incomparable de gagner un<br />
titre en Suisse. Finaliste à Gstaad en 2005 et demi-finaliste à<br />
Bâle en 2006 et 2011, le Vaudois a applaudi des deux mains à<br />
la renaissance d’un grand tournoi ATP en terre romande. Il s’est<br />
engagé pour les trois premières éditions du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> avec<br />
une double ambition: gagner, bien sûr, et promouvoir le tennis<br />
dans l’arc lémanique, là où est sa vie.<br />
La réussite extraordinaire qui a été celle de Stan Wawrinka ces<br />
derniers mois a sans doute pesé dans la décision de Ion Tiriac<br />
et Rainer Schüttler de redonner à Genève la place qui doit être<br />
la sienne dans le calendrier de l’ATP. Les deux promoteurs du<br />
<strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> ont compris qu’ils pouvaient s’appuyer sur un véritable<br />
ambassadeur pour faire renaître un tournoi ATP dans l’écrin<br />
majestueux du Parc des Eaux-Vives.<br />
L’ÉQUIPE DU TOURNOI CHALLENGER<br />
Ion Tiriac et Rainer Schüttler ont, par ailleurs, décidé de s’appuyer<br />
sur l’équipe qui a organisé les trois dernières éditions du<br />
tournoi Challenger de la Queue d’Arve. Un team emmené par<br />
Daniel Perroud qui a été, il faut le rappeler, honorée par l’ATP en<br />
2013 avec la désignation du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> comme le meilleur<br />
LA COUPE DAVIS AU PARC DES EAUX-VIVES<br />
Le mercredi 20 mai ne sera pas un jour comme les autres au Parc des Eaux-Vives. Grâce au soutien de la<br />
société Firstcaution, la Coupe Davis sera exposée dans le village du tournoi. Ambassadeur de Firstcaution<br />
depuis l’an dernier, Severin Lüthi sera présent au Parc des Eaux-Vives pour conférer à cette journée un<br />
caractère officiel.<br />
Le public pourra se faire photographier aux côtés de la Coupe Davis et du capitaine de l’équipe de Suisse entre<br />
14h00 et 15h00. Le Saladier d’Argent sera acheminé le matin même depuis le Centre National de Bienne où<br />
Swiss Tennis a son siège.<br />
La Coupe Davis est l’un des trophées les plus mythiques de l’histoire du sport. Finaliste en 1992 à Fort Worth<br />
face aux États-Unis, la Suisse a décroché le Graal l’an dernier à la faveur de ses victoires face à la Serbie, au<br />
Kazakhstan, à l’Italie et, bien sûr, à la France. La victoire à Lille, obtenue par Roger Federer, Stan Wawrinka,<br />
Marco Chiudinelli, Michael Lammer et Severin Lüthi, s’inscrit comme l’un des plus grands exploits de l’histoire<br />
du sport suisse. Le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> est heureux de le célébrer à l’occasion de cette journée du mercredi 20 mai.
1<br />
<br />
1. Le central du TC Genève, version années<br />
quatre-vingts.<br />
2. Stan Wawrinka à l’entraînement aux Eaux-<br />
Vives face à deux espoirs du club, voici un<br />
mois à peine.<br />
13<br />
LE GENEVA<br />
OPEN <strong>2015</strong><br />
Challenger de l’année. Avec le savoir-faire de cette équipe et<br />
le concours précieux de la Ville de Genève, Ion Tiriac et Rainer<br />
Schüttler ont relevé un premier défi: créer un tournoi ATP en<br />
moins de six mois.<br />
LE KIDS DAY, UNE JOURNÉE<br />
À NE PAS MANQUER<br />
Comme le Challenger de la Queue d’Arve, le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong><br />
ATP 250 aura son Kids Day. Il se déroulera le mercredi 20 mai,<br />
de 14h00 à 16h00, sous la direction de Christiane Jolissaint<br />
et de Cyril Tiné. La vice-présidente et le préparateur physique<br />
de l’Association Régionale Genève Tennis (ARGT) pourront<br />
compter sur le concours de moniteurs de Jeunesse+Sport, du<br />
capitaine de l’équipe de Suisse Severin Lüthi, de Marc Rosset<br />
et, bien sûr, de plusieurs joueurs du tournoi. Responsable<br />
de la formation Kids Tennis au sein de Swiss Tennis, Alexis<br />
Bernhard sera également de la partie.<br />
Christiane Jolissaint ne pourra malheureusement pas<br />
accueillir plus de cinquante enfants pour ce Kids Day promis<br />
à rencontrer un beau succès. Les enfants qui auront eu la<br />
chance de participer à cette journée rejoindront peut-être<br />
ultérieurement les cadres de l’ARGT dont les plus beaux<br />
fleurons sont aujourd’hui Johan Nikles et Anaïs Gabriel, tous<br />
deux membres de la génération 1997.<br />
Le second sera de le pérenniser. La première expérience d’un<br />
tournoi ATP à Genève avait été riche de douze éditions, entre<br />
1980 et 1991. Presque un quart de siècle plus tard, le tennis<br />
demeure toujours aussi populaire auprès du public. En Suisse,<br />
il est même devenu une véritable religion grâce aux... vingt-trois<br />
titres du Grand Chelem remportés en simple par Martina Hingis,<br />
Roger Federer et Stan Wawrinka.<br />
Cette première édition du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> 250 s’annonce vraiment<br />
somptueuse. L’opposition proposée à Stan Wawrinka sera, en<br />
effet, conséquente avec la présence de Marin Cilic. Le <strong>Geneva</strong><br />
<strong>Open</strong> a, ainsi, la chance de présenter sur son affiche deux des<br />
quatre derniers vainqueurs d’un tournoi du Grand Chelem, les<br />
deux autres étant bien sûr Novak Djokovic et Rafael Nadal. Un<br />
troisième homme peut également nourrir les plus grandes<br />
ambitions sur la terre battue du Parc des Eaux-Vives: Santiago<br />
Giraldo. Finaliste l’an dernier du<br />
tournoi ATP 500 de Barcelone,<br />
le Colombien trace sa route à<br />
27 ans sans faire trop de bruit.<br />
Mais de l’avis unanime, il est un<br />
sacré joueur que Genève aura la<br />
chance de découvrir.<br />
LAURENT DUCRET
THE PLACE TO BE
15<br />
SWISS ROGAŠKA GENEVA<br />
OPEN CRYSTAL TEAM<br />
NOBLESSE<br />
ET TRADITION<br />
La gamme de Rogaška Crystal, dont l’origine remonte<br />
L<br />
à 1665, a toujours su allier tradition et qualité. Cette<br />
tradition exige des verriers le recours à des produits<br />
naturels pour créer un verre transparent, lumineux,<br />
d’une pureté et d’une beauté incomparables. Pour<br />
parvenir à une création qui unit les lois de la nature et les particularités<br />
du verre, Rogaska Crystal s’appuie bien sûr également<br />
sur une technologie moderne et sur un design contemporain.<br />
d’une certaine noblesse d’esprit, de tradition, de culture et d’art.<br />
Et pourquoi pas pendant encore 350 ans !<br />
Rogaška est fier d’avoir créé les trophées du premier <strong>Geneva</strong><br />
<strong>Open</strong>. Les trophées ont été réalisés à partir d’un seul morceau de<br />
cristal par les meilleurs artisans de Rogaška qui se sont nourris<br />
de leur riche expérience pour rendre hommage à la fois aux meilleurs<br />
joueurs du tournoi et à Genève.<br />
Aujourd’hui, les verriers sont toujours aussi fascinés par le travail<br />
réalisé par leurs aînés. Cette marque de respect rappelle que le<br />
facteur humain demeure primordial dans cet art. Derrière chaque<br />
verre, chaque coupe, il y a le travail du verrier, du souffleur de verre.<br />
Rogaška a acquis sa notoriété par la qualité de son cristal, la<br />
compétence de ses verriers et la délicatesse de son design. Ses<br />
produits s’adressent à tous ceux qui apprécient les formes et la<br />
noblesse du cristal et qui savent détecter les reflets de lumière<br />
offerts par le cristal. Chez Rogaška, on n’ignore pas le pouvoir<br />
de la beauté mystérieuse d’un cristal. C’est pourquoi Rogaška<br />
n’arrête pas d’innover pour satisfaire une clientèle à la recherche
16<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
STAN<br />
WAWRINKA<br />
UNE AMBITIEUSE<br />
TÊTE D’AFFICHE<br />
©freshfocus
17<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
UNE MUE EN QUATRE ÉTAPES<br />
Finaliste à Gstaad en 2005, demi-finaliste à Bâle en 2006 puis<br />
en 2011, le N°9 ATP ne cache pas avoir à cœur de triompher<br />
enfin «à domicile». Le faire l’année de ses 30 ans, qui plus est<br />
pour ouvrir le palmarès de ce tournoi sous sa nouvelle formule,<br />
renforcerait la belle histoire… La sienne, personnelle, s’est<br />
installée sur le Toit du jeu au fil des trente derniers mois. On<br />
connaissait jusque-là le Stan batailleur, talentueux, mais bloqué à<br />
la porte du Top 8 mondial et trop souvent freiné avant la deuxième<br />
Poing rageur, bouche<br />
grande<br />
ouverte; placée sur<br />
fond bleu,<br />
l’attitude conquérante et<br />
reconnue<br />
loin à la ronde de Stan Wawrinka a été retenue pour<br />
occuper à elle seule l’affiche de promotion du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong><br />
<strong>2015</strong>. L’aura et le palmarès du Vaudois suffisent à donner de<br />
la puissance au document et à attirer l’œil du spectateur. En<br />
deux ans, le droitier de Saint-Barthélemy a troqué son costume<br />
de joueur de très bon niveau contre celui d’indiscutable star<br />
du circuit mondial. Au point, justement, d’être propulsé comme<br />
ambassadeur de choc et de charme du premier tournoi ATP 250<br />
organisé au Parc des Eaux-Vives.<br />
Pour Stan qui aime tant la Suisse, manquer ce rendez-vous aurait<br />
été une hérésie. Le voici donc figure de proue de l’événement<br />
et au bénéfice d’un contrat de trois ans avec les organisateurs<br />
locaux. «Je considère que jouer dans mon pays, devant mon<br />
public, est une vraie chance, que d’autres joueurs du circuit<br />
n’ont pas, admet-il. Alors, dès le moment où j’ai su que Genève<br />
accueillerait une épreuve de cette envergure, j’ai tout fait pour<br />
aménager mon calendrier afin de ne pas la manquer.»<br />
Sans doute que les fidèles du TC Genève lui seront reconnaissants<br />
d’avoir bousculé ses habitudes et finalement choisi de ne pas<br />
s’accorder une semaine de repos avant de filer à Roland-Garros.<br />
Stan se sait très attendu sur les bords du Léman, dans ce fabuleux<br />
écrin qui déroule son tapis rouge pour l’un des trois tournois<br />
ATP se jouant sur sol suisse. «Le décor est merveilleux, ce sera<br />
un plaisir de jouer là, dans un cadre aussi incroyable», souffle-t-il.<br />
Lui qui, depuis plus de dix ans maintenant, court après un titre<br />
sur ses terres se verrait ainsi bien le décrocher à Genève où il<br />
a – par le passé – remporté à deux reprises le Challenger sur<br />
les courts du TC Drizia-Miremont. «Le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> peut m’offrir<br />
l’opportunité de gagner des matches, de reprendre confiance et<br />
même, pourquoi pas, d’aller au bout», confiait-il d’ailleurs dans<br />
un grand sourire à la fin du mois d’avril. Ceci peu après avoir<br />
connu une désillusion à Monte-Carlo, la troisième de rang cette<br />
année si l’on prend en compte ses sorties prématurées à Indian<br />
Wells et à Miami.<br />
STAN<br />
WAWRINKA<br />
<br />
Né le 28 mars 1985 à Lausanne<br />
Professionnel depuis 2002<br />
Taille 183 cm<br />
Poids 78 kg<br />
Célibataire, 1 fille (Alexia, 5 ans)<br />
Réside à St-Barthélemy<br />
Droitier, revers à une main<br />
<br />
CLASSEMENT ATP 9 (10 mai <strong>2015</strong>)<br />
MEILLEUR CLASSEMENT ATP 3 (27 janvier 2014)<br />
TITRES ATP 9 titres en simple (Umag 2006, Casablanca 2010,<br />
Chennai 2011, Oeiras 2013, Chennai, Australian <strong>Open</strong> & Monte<br />
Carlo 2014, Chennai & Rotterdam <strong>2015</strong>), 2 en double (JO 2008<br />
avec Roger Federer, Chennai 2013 avec Benoît Paire); 9 autres<br />
finales en simple<br />
semaine en Grand Chelem. On a, depuis, découvert le «Stanimal»<br />
conquérant, agressif, serein et impérial, qui s’est notamment<br />
permis le luxe de grimper sur le podium de la hiérarchie mondiale<br />
au premier semestre 2014. Pas un mince exploit pour ce bosseur<br />
qui, auparavant, avait si longtemps dû rester calé dans l’ombre<br />
d’un certain Roger Federer. Il s’en est désormais extirpé au prix<br />
de performances plus solides les unes que les autres. Reste que,<br />
en plus de ne pas être tombée du ciel, la mue de Wawrinka ne<br />
s’est assurément pas faite du jour au lendemain. Patience et<br />
longueur de temps valent mieux que force ni que rage.<br />
Après avoir bâti sa «première carrière» par étapes, le N°2 suisse<br />
en a donc fait de même avec les derniers mètres qui le séparaient<br />
du top niveau. Quatre moments clés lui ont permis de définitivement<br />
exploser et de se transformer en l’un des joueurs les plus<br />
appréciés à travers le monde. Primo un huitième de finale de<br />
«malades» (perdu…) contre Novak Djokovic à l’<strong>Open</strong> d’Australie
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19<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
©freshfocus<br />
2013, qui l’a aidé à prendre conscience qu’il pouvait regarder<br />
ce genre de joueurs dans le blanc des yeux durant cinq sets et<br />
presque autant d’heures de jeu. Deuzio une demi-finale de l’US<br />
<strong>Open</strong> également perdue contre ce même adversaire huit mois<br />
plus tard, mais qui lui a confirmé que le chemin emprunté était le<br />
bon. Tertio, une première participation au Masters où il se permit<br />
le luxe d’accéder aux demi-finales. Puis, enfin, le monument, à<br />
savoir son sacre inattendu à Melbourne en janvier 2014 après<br />
s’être offert le scalp du Serbe, celui de Tomas Berdych et la tête<br />
d’un Rafael Nadal qu’il n’avait jusqu’ici jamais battu ! Cerise<br />
sur le gâteau, sa quête de son premier tournoi «majeur», Stan<br />
l’a menée en pratiquant un tennis de folie et en affichant une<br />
attitude de patron qu’on ne lui connaissait pas.<br />
L’APOTHÉOSE DE LILLE<br />
Depuis lors, les fans, les sponsors et les tournois s’arrachent<br />
Stanislas, devenu simplement «Stan» pour une question de<br />
prononciation. Son exercice 2014, fait de hauts très hauts<br />
(Australie, Monte-Carlo, Wimbledon…) mais aussi de quelques<br />
bas (Roland-Garros, Tokyo, Shanghai, Bâle…), lui a conféré une<br />
dimension impressionnante, et pas seulement en Suisse ! Il faut<br />
1<br />
3<br />
dire qu’en s’achevant en apothéose par la quête de la Coupe<br />
Davis – cette compétition qui le titillait depuis son adolescence<br />
et qu’il s’était juré de remporter un jour –, sa saison a atteint<br />
des hauteurs vertigineuses. «J’ai fait tellement de sacrifices pour<br />
gagner cette épreuve que ce moment restera à jamais gravé<br />
en moi, lâchait-il au soir du sacre lillois du Securitas Davis Cup<br />
Swiss Team. Mon année a dépassé toutes mes attentes !» En<br />
France, parfaitement drillé par le staff helvétique et par le capitaine<br />
Severin Lüthi, Wawrinka était une fois de plus parvenu à<br />
endosser son costume taille patron pour porter haut le drapeau<br />
rouge à croix blanche.<br />
Imperturbable tout au long de la semaine précédant l’événement,<br />
malgré les rumeurs post-Masters qui faisaient état d’une<br />
sévère brouille avec Roger Federer à l’issue de leur demi-finale<br />
<br />
1. Le jour de gloire à Lille.<br />
2. Roger Federer et Stan Wawrinka: la même détermination.<br />
3. Le sourire complice des deux héros.<br />
2
21<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
londonienne, le Vaudois a sorti l’artillerie lourde pour entamer<br />
son week-end par une démonstration contre le malheureux<br />
Jo-Wilfried Tsonga. Impitoyable ! Le lendemain, il enchaînait sur<br />
un rythme effréné au début du double disputé avec «Rodgeur»<br />
pour rapidement dégoûter la paire Julien Benneteau-Richard<br />
Gasquet. «Son niveau de jeu a été phénoménal, releva après coup<br />
son partenaire bâlois. Sur les deux matches qu’il a disputés, Stan<br />
a évolué de manière incroyable. Il a clairement été le ‘MVP’ de<br />
cette finale, l’homme qui nous a fait gagner...»<br />
DEUX LIGNES DE PLUS<br />
Gagner, encore et toujours, c’est ce qu’aspire à faire le Vaudois<br />
depuis qu’il a entamé voici deux ans sa fructueuse collaboration<br />
avec son entraîneur suédois Magnus Norman, le personnage qui<br />
a su lui insuffler la confiance nécessaire pour avoir foi en ses<br />
capacités et afin de franchir le fameux cap qui le séparait encore<br />
du très, très haut niveau. En dépit des quelques errements que<br />
le joueur vaudois a connus sur quelques tournois, comme cela<br />
a notamment été le cas l’automne dernier ou au début du printemps,<br />
la collaboration tourne à plein régime. Son service s’est<br />
amélioré, son coup droit aussi. Même au filet, et bien qu’il ne<br />
soit pas pour autant Stefan<br />
Edberg, il dispose d’un toucher<br />
de balle plus solide. Demifinaliste<br />
de l’<strong>Open</strong> d’Australie<br />
en début d’année, «Stan the<br />
man» a bien entendu profité<br />
de ses progrès pour ajouter<br />
encore deux lignes à sa carte<br />
de visite en <strong>2015</strong>: le tournoi<br />
de Chennai dès sa première<br />
apparition de la saison, puis<br />
celui de Rotterdam à son<br />
retour des antipodes. Le voici qui compte désormais neuf titres à<br />
son palmarès. En attendant le dixième, cueilli cette semaine sur<br />
les bords du Léman ?<br />
Le retour sur la terre battue, cette surface sur laquelle il a fourbi<br />
ses armes durant son adolescence et qui l’a porté au sommet<br />
de la Coupe Davis à Lille, a le don de lui donner encore plus<br />
d’ambition pour parvenir à ses fins. Tant pour l’épreuve genevoise<br />
que pour Roland-Garros qui suivra immédiatement, il semble
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LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
4<br />
avoir l’appétit grand ouvert. Au Parc des Eaux-Vives, le décor<br />
helvétique, qu’il peine parfois à dompter, doit cette fois-ci l’aider<br />
à se surpasser. «Je prends le contexte que m’offrira le <strong>Geneva</strong><br />
<strong>Open</strong> comme une motivation et une bonne pression, observe-t-il.<br />
J’ai toujours envie de bien faire devant mes fans, et cette édition<br />
<strong>2015</strong> m’offre une possibilité d’enfin gagner un trophée dans mon<br />
pays. J’avoue espérer parvenir à la saisir !»<br />
LE TRAVAIL ET LE RÉVEIL<br />
Stan Wawrinka, qui affirme ne plus se poser de barrières, ne<br />
plus se fixer la moindre limite maintenant qu’il est entré dans<br />
la dernière ligne droite de sa carrière, ne s’alarme pas d’une<br />
actualité difficile, tant sur le plan personnel que privé. Il a appris<br />
au fil des ans à gérer les événements et les potentiels vents<br />
contraires. «Je ne suis pas du genre à paniquer ni à tout remettre<br />
en question», jure-t-il. A son retour de Monte-Carlo, où il a perdu<br />
dès les huitièmes de finale la couronne glanée avec maestria en<br />
2014, le Vaudois a promis qu’il allait immédiatement se remettre<br />
au travail. Ce qu’il a fait pour retrouver son tennis, sa confiance et<br />
garder les pieds au sein d’un Top 10 mondial qu’il n’a plus quitté<br />
depuis deux ans. «Je vais continuer à bosser encore et toujours,<br />
<br />
4. Stan Wawrinka dans le couloir de<br />
Melbourne Park avec la Coupe du vainqueur.<br />
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LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
comme je le fais depuis que j’ai<br />
commencé ma collaboration<br />
avec Magnus (ndlr. Norman),<br />
précise-t-il. Mon réveil passe<br />
par là. Je ne veux pas dévier de<br />
ma ligne de conduite…»<br />
5<br />
Celle-ci, tracée droit vers les<br />
sommets depuis avril 2013,<br />
est censée le maintenir encore<br />
quelques mois, pour ne pas dire<br />
quelques années, dans la caste<br />
des meilleurs joueurs de la planète. C’est cette ambition qui le<br />
nourrit au quotidien et qui le pousse, chaque jour, à remettre<br />
l’ouvrage sur le métier. «Je ne me dis pas que je dois absolument<br />
regagner un tournoi du Grand Chelem, un Masters 1000 ou un<br />
ATP 500, mais je vais tout essayer pour le faire», glisse-t-il.<br />
Pour le public genevois et pour son propre mental, triompher<br />
dans une épreuve estampillée ATP 250 comme l’est le <strong>Geneva</strong><br />
<strong>Open</strong> serait déjà une formidable nouvelle afin de lancer le reste<br />
d’une saison <strong>2015</strong> qui, pour un «Stanimal» rêvant d’une troisième<br />
participation de suite au Masters de Londres, ne manquera<br />
pas de challenges. «Je sais que j’ai les armes pour agrandir<br />
mon palmarès, mais je suis conscient que ce sera très difficile»,<br />
conclut-il, bien désireux de ne pas avoir à attendre au-delà du<br />
23 mai pour s’adjuger une dixième couronne, une grande<br />
première helvétique et genevoise.<br />
ARNAUD CERUTTI<br />
Tribune de Genève<br />
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LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
MARIN<br />
CILIC<br />
À LA RECHERCHE<br />
DU TEMPS PERDU<br />
©freshfocus<br />
1<br />
Marin Cilic n’a pas eu d’autre choix que de faire de<br />
la patience une vertu, et ce depuis ses débuts chez<br />
les professionnels en 2005. Sacré à l’US <strong>Open</strong> en<br />
septembre dernier, soit près de cinq ans et demi après<br />
avoir intégré pour la première fois le Top 15 du classement ATP, le<br />
Croate de 26 ans a dû à nouveau s’armer de patience en ce début<br />
de saison <strong>2015</strong>. Le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> peut lui permettre de refaire<br />
le plein de confiance avant d’aborder, pour la première fois, un<br />
tournoi majeur dans la peau d’un champion de Grand Chelem, sur<br />
la terre battue de Roland-Garros.<br />
Absent à l’<strong>Open</strong> d’Australie en janvier, le géant de 1m98 n’a joué<br />
que cinq matches durant les quatre premiers mois de l’année. La<br />
faute à une blessure tenace à l’épaule droite qui l’avait<br />
déjà empêché de défendre réellement ses chances<br />
en novembre dernier à Londres, où il disputait pour la<br />
première fois le Masters ATP. Il avait traîné son<br />
spleen dans l’O2 Arena londonienne, n’inscrivant<br />
que six jeux dans ses deux premiers<br />
matches – face à Novak Djokovic et à Tomas Berdych – avant de<br />
se ressaisir quelque peu face à l’autre tête d’affiche de ce <strong>Geneva</strong><br />
<strong>Open</strong> <strong>2015</strong>, Stan Wawrinka (défaite en trois sets).<br />
STOPPÉ DANS SON ÉLAN<br />
Marin Cilic a pourtant su surfer sur la vague de son improbable<br />
succès new-yorkais, à l’image d’un Stan Wawrinka qui a largement<br />
confirmé son tout autant inattendu triomphe de l’<strong>Open</strong> d’Australie<br />
2014. Le Croate – qui préférait pratiquer le football et le handball<br />
durant sa prime enfance – s’est ainsi adjugé le 13 e titre ATP de sa<br />
carrière à Moscou en octobre dernier. Mais les douleurs, de plus en<br />
plus fortes, l’ont stoppé net dans son élan.<br />
Le protégé du champion de Wimbledon 2001 et ex-N°2 mondial<br />
Goran Ivanisevic avait dans un premier temps pensé faire son<br />
«comeback» à Melbourne en janvier. Mais ses médecins n’étaient
27<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
jusqu’en 8 e de finale de l’<strong>Open</strong> d’Australie 2008 alors qu’il n’avait<br />
auparavant pas gagné le moindre match dans un tableau final de<br />
Grand Chelem chez les «grands». Grâce à un service de feu et à<br />
un immense coup droit, il était notamment venu à bout de l’ancien<br />
finaliste du tournoi Fernando Gonzalez, qui pointait alors à la<br />
7 e place du classement ATP.<br />
pas du même avis. Et ce n’est finalement que le 14 mars qu’il<br />
pouvait effectuer son retour, à l’occasion du Masters 1000 d’Indian<br />
Wells, alors qu’il était resté au total neuf semaines sans pouvoir<br />
toucher une raquette. Sorti d’entrée en Californie, il renonçait<br />
ensuite à s’aligner à Miami, mais s’offrait un premier succès<br />
encourageant en avril à Monte-Carlo en battant Jo-Wilfried Tsonga<br />
en 8 e de finale avant d’échouer logiquement face à Novak Djokovic.<br />
RÉVÉLÉ EN 2008<br />
Marin Cilic est donc à nouveau à la recherche du temps perdu, lui<br />
qui avait déjà été privé de compétition à la suite d’une paralysie<br />
faciale à l’automne 2008 – il fut contraint de rester à l’intérieur<br />
pendant deux semaines ! –, et surtout après un contrôle antidopage<br />
positif durant quatre mois en 2013 (sa sanction initiale<br />
de neuf mois avait été réduite par le Tribunal arbitral du sport de<br />
Lausanne). Ce temps, si précieux, lui avait permis de poursuivre<br />
tranquillement sa progression alors qu’il s’était révélé au grand<br />
public dès le mois de janvier 2008.<br />
A tout juste 19 ans et 4 mois, le natif de Medjugorje – un village<br />
de Bosnie-Herzégovine qui avait été miraculeusement épargné<br />
lors de la guerre en ex-Yougoslavie – s’était frayé un chemin<br />
©freshfocus<br />
1<br />
Ses exploits australiens de 2008, qui faisaient écho à un titre<br />
conquis chez les juniors avant même son 17 e anniversaire à<br />
Roland-Garros en 2005 – soit deux ans après le sacre de... Stan<br />
Wawrinka à la Porte d’Auteuil chez les juniors – ont forcément<br />
fait naître les espoirs les plus fous en Croatie. Un pays qui avait<br />
remporté la Coupe Davis en 2005 justement, mais qui voyait<br />
alors son fer de lance Ivan Ljubicic chuter inexorablement au<br />
classement ATP après avoir atteint le 3 e rang en octobre 2006. Un<br />
pays qui, une année plus tard, allait voir son autre star Mario Ancic<br />
(ex-N°7 mondial) être contraint d’interrompre une deuxième fois sa<br />
carrière à la suite d’une mononucléose.<br />
Le talentueux Marin Cilic, qui s’était mis au tennis à l’âge de sept<br />
ans, à l’occasion de la visite d’une cousine venue d’Allemagne,<br />
n’allait pas tarder à répondre aux attentes placées en lui. Sa<br />
<br />
1. Trois images du triomphe de Marin Cilic à<br />
l’US <strong>Open</strong> en septembre dernier.<br />
2. Goran Ivanisevic laisse éclater sa joie, son<br />
protégé vient de remporter son premier<br />
titre du Grand Chelem.<br />
Page 31:<br />
3. 2008, l’année de débuts fracassants avec,<br />
à 19 ans, un 8 e de finale à l’Australian<br />
<strong>Open</strong> et un premier titre ATP à New Haven.<br />
2<br />
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LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
expliqué après son sacre new-yorkais, lui qui avait manqué l’édition<br />
2013 de l’US <strong>Open</strong> en raison de sa suspension. «J’étais alors<br />
plus exigeant avec moi-même sur un court de tennis. Et j’ai aussi<br />
réappris à prendre du plaisir sur le court, alors que cela n’était plus<br />
vraiment le cas dans les années qui avaient suivi mon excellente<br />
saison 2010. Je ne m’amusais plus vraiment lorsque je chutais au<br />
classement. Je m’attendais à obtenir des résultats, en espérant<br />
que le plaisir revienne. Mais cela ne fonctionne pas comme cela»,<br />
avait-il précisé.<br />
progression était même des plus linéaires, et il faisait tout naturellement<br />
son entrée dans le cercle fermé des dix meilleurs joueurs<br />
mondiaux le 1 er février 2010 après avoir figuré pour la première<br />
fois dans le dernier carré d’un tournoi estampillé Grand Chelem à<br />
Melbourne. Il se hissait même jusqu’au 9 e rang quelques semaines<br />
plus tard. Sa progression s’arrêtait cependant là. Classé au-delà<br />
de la 30 e place en juillet 2011, il parvenait certes à remonter au<br />
11 e rang au printemps 2013. Mais il était freiné par sa suspension<br />
alors qu’il avait commencé l’année en beauté en s’adjugeant le<br />
neuvième titre de sa carrière, chez lui à Zagreb, et reculait à la<br />
47 e place en octobre 2013.<br />
LE PLAISIR DE JOUER<br />
Cette pause forcée lui a pourtant finalement fait le plus grand<br />
bien. «Je suis devenu bien plus fort sur le plan mental», avait-il<br />
©freshfocus<br />
«Tout a changé quand j’ai de nouveau cherché à prendre du plaisir<br />
sur le court et à profiter de chaque moment. Cela m’a permis d’être<br />
beaucoup plus relâché, ce qui a été primordial pour mon tennis»,<br />
avait encore souligné Marin Cilic, qui avait également avoué que le<br />
sacre de Stan Wawrinka à Melbourne l’avait inspiré. «Stan a ouvert<br />
une brèche pour les seconds couteaux. La plupart des joueurs<br />
croient désormais également en leurs chances dans les tournois<br />
du Grand Chelem», avait-il dit après sa qualification pour la finale<br />
à New York.<br />
L’INFLUENCE DE GORAN IVANISEVIC<br />
A l’image de... Stan Wawrinka, qui a pris une nouvelle dimension<br />
sous la férule d’un autre ancien N°2 mondial (Magnus Norman),<br />
l’avènement de Marin Cilic est étroitement lié à la relation le liant<br />
à son mentor. Le Croate peut d’ailleurs se demander pourquoi il<br />
n’a pas collaboré plus tôt avec son compatriote Goran Ivanisevic.<br />
Les deux hommes se connaissent pourtant depuis longtemps. «On<br />
m’avait fait rencontrer Marin quand il avait 13 ans et demi, afin<br />
que je voie quel était son niveau de jeu. Je me suis ensuite souvent<br />
entraîné avec lui et lui ai donné de nombreux conseils», avait ainsi<br />
précisé Goran Ivanisevic dans un entretien accordé au site de l’ATP<br />
Tour il y a six ans.<br />
«C’était un immense honneur de pouvoir m’entraîner avec Goran,<br />
qui était un joueur de très haut niveau et un héros national depuis<br />
son sacre à Wimbledon», se souvient Marin Cilic. «Il m’avait aidé<br />
à comprendre que je devais travailler dur. Le tennis est devenu
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GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
la priorité dans ma vie, six mois après notre rencontre», poursuit<br />
l’actuel N°1 croate, qui allait d’ailleurs décider de quitter sa famille<br />
pour rejoindre Zagreb où les conditions d’entraînement étaient bien<br />
meilleures.<br />
Marin Cilic allait prendre une autre décision majeure à peine deux<br />
ans plus tard, toujours sur conseil de Goran Ivanisevic. Il décidait de<br />
placer son avenir entre les mains de Bob Brett, ancien entraîneur<br />
de Goran Ivanisevic justement ou encore de Boris Becker, et de<br />
poursuivre son apprentissage tennistique entre Zagreb et l’académie<br />
du coach australien située à San Remo. «Je n’étais pas fort<br />
sur le plan physique lorsque nous nous sommes rencontrés, se<br />
rappelle Marin Cilic. Mais je possédais déjà une belle frappe de<br />
balle et, surtout, j’avais du potentiel».<br />
Ce n’est finalement que neuf ans plus tard que Marin Cilic demandait<br />
à Goran Ivanisevic de devenir son coach. «Le jeu de Marin<br />
n’avait pas évolué depuis deux ans. Il n’allait nulle part. Il jouait<br />
bien, mais pas suffisamment pour battre les meilleurs. Il devait se<br />
montrer plus agressif. Il devait également améliorer son service, qui<br />
n’était pas très fiable pour un joueur de sa taille», avait souligné en<br />
février 2014 Goran Ivanisevic, qui a notamment permis à son élève<br />
3<br />
MARIN<br />
CILIC<br />
<br />
Né le 28 septembre 1988 à Medjugorje en Bosnie-Herzégovine<br />
Professionnel depuis 2005<br />
Taille 1m98<br />
Poids 82 kg<br />
Réside à Monte-Carlo, Monaco<br />
Droitier, revers à deux mains<br />
<br />
CLASSEMENT ATP 10 (10 mai <strong>2015</strong>)<br />
MEILLEUR CLASSEMENT ATP 8 (13 octobre 2014)<br />
TITRES ATP 13 titres en simple (New Haven 2008, Chennai &<br />
Zagreb 2009, Chennai & Zagreb 2010, Saint-Pétersbourg 2011,<br />
Queen’s & Umag 2012, Zagreb 2013, Zagreb, Delray Beach, US<br />
<strong>Open</strong> & Moscou 2014); 9 autres finales en simple<br />
d’améliorer grandement son service grâce à un geste simplifié et à<br />
un plus grand relâchement.<br />
Et c’est en appliquant à la lettre les consignes de son coach que<br />
Marin Cilic a effacé les trois derniers obstacles de son parcours<br />
new-yorkais l’an dernier (Tomas Berdych, Roger Federer et Kei<br />
Nishikori), signant même le match parfait face au Bâlois en demifinale.<br />
En exploitant enfin pleinement son potentiel, au-delà même<br />
de ses plus folles espérances. «Cela me semble totalement irréel<br />
d’être appelé vainqueur de Grand Chelem», avait-il d’ailleurs avoué<br />
après son sacre de Flushing Meadows.<br />
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32<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
1<br />
RADEK<br />
STEPANEK<br />
& VASEK<br />
POSPISIL<br />
<br />
1. Radek Stepanek et un trophée<br />
qu’il adore, le fameux saladier<br />
d’argent de la Coupe Davis.<br />
CHAMPIONS DE DOUBLE<br />
AUX DOS FRAGILES<br />
©freshfocus<br />
Avec Stan Wawrinka et Marin Cilic, le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> a<br />
le bonheur de présenter deux Champions de Grand<br />
Chelem sur son affiche. Mais il a la chance aussi<br />
de pouvoir compter sur la présence de deux autres<br />
vainqueurs de Grand Chelem. Deux champions de double avec<br />
Radek Stepanek, titré à Melbourne en 2012 aux côtés de l’éternel<br />
Leander Paes, et Vasek Pospisil qui s’est imposé l’an dernier à<br />
Wimbledon en compagnie de Jack Sock.<br />
LE TOMBEUR DE CES DAMES<br />
On ne présente plus Radek Stepanek, le «tombeur» de ces dames.<br />
Ex-mari de Nicole Vaidiseva et ancien compagnon de Martina<br />
Hingis et de Petra Kvitova, ce Tchèque de 36 ans témoigne d’un<br />
charme indéniable auprès de la gent féminine même s’il n’a pas<br />
la gueule d’ange d’un Brad Pitt. Peut-être que ces dames ont<br />
été conquises par son style de jeu presque atypique. Il joue à<br />
plat, il attaque et il sort parfois de son sac à malice des coups<br />
qui désarçonnent ses adversaires, même les plus grands. Ainsi,<br />
en 2008 au Foro Italico de Rome, il avait battu 7-6 7-6 Roger<br />
Federer, alors N°1 mondial. En 2007 à Flushing Meadows et l’an<br />
dernier à Wimbledon, c’est Novak Djokovic qu’il a tourmenté lors<br />
de deux rencontres perdues d’extrême justesse.<br />
«Mon jeu s’adapte à toutes les surfaces, dit-il, je pratique un<br />
autre tennis que la majorité des joueurs. Je ne me contente pas<br />
de courir derrière ma ligne pour renvoyer la balle. Je fais des<br />
choses que les autres ne font pas. Je varie: je fais service-volée,<br />
je peux jouer du fond, je peux prendre la balle très tôt, je peux<br />
jouer en slice, je peux lâcher une amortie à tout moment. Je sens<br />
le jeu. Je sens aussi le jeu de mon adversaire.» Ce discours colle<br />
parfaitement au personnage. Radek Stepanek n’a pas peur de<br />
détonner dans un milieu parfois un peu trop conventionnel.<br />
DOUBLE VAINQUEUR DE LA COUPE DAVIS<br />
S’il n’est sans doute pas le joueur le plus populaire du vestiaire<br />
en raison de cette faculté à faire «déjouer», ou pour parler<br />
plus crûment à faire «disjoncter» l’adversaire, Radek Stepanek<br />
est devenu une icône dans son pays. C’est lui, en effet, qui a<br />
offert le point de la victoire à ses couleurs dans les simples<br />
décisifs des finales de Coupe Davis 2012 et 2013. En 2012 à<br />
Prague, il bat Nicolas Almagro 6-4 7-6 3-6 6-3 pour vaincre<br />
l’Espagne. Douze mois plus tard, il s’impose cette fois à Belgrade<br />
6-3 6-1 6-1 devant Dusan Lajovic pour damer le pion à la Serbie.<br />
Un tel exploit n’avait jamais été accompli dans l’histoire du<br />
Groupe Mondial. «Il n’y a pas de mots pour décrire ce que<br />
je ressens, avouait-il au soir de sa victoire contre Lajovic.<br />
Nous avons attendu 32 ans pour remporter à nouveau la Coupe<br />
Davis l’an dernier. Et maintenant, nous sommes l’un des cinq<br />
pays à avoir pu la gagner deux fois de suite. Nous avons écrit<br />
l’histoire.»
33<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
©freshfocus<br />
Cette page d’histoire a été écrite par un homme qui<br />
a attendu d’avoir 23 ans pour s’imposer comme un<br />
véritable joueur de simple. 548 e mondial en 2001<br />
alors qu’il occupait à cette même date le 37 e rang<br />
du classement ATP de double, Radek Stepanek<br />
réussissait en 2002 à se hisser dans le Top 100 à la faveur notamment<br />
d’une belle semaine à Gstaad. Demi-finaliste contre Alex Coretja, le<br />
Tchèque avait éliminé Roger Federer en huitième de finale pour cueillir<br />
la première de ses deux victoires contre le meilleur joueur de tous les<br />
temps. «Rien n’aurait été possible sans le concours de Petr Korda», lâche<br />
Radek Stepanek. Le Champion d’Australie 1998 l’a, en effet, pris sous<br />
son aile lors de cette année 2002 pour le conduire vers les sommets.<br />
Le premier sommet est cette finale de Paris-Bercy en 2004, perdue<br />
devant Marat Safin, le maître des lieux de l’époque. En 2006, il jouera<br />
une nouvelle finale de Masters 1000, cette fois sur la terre battue<br />
de Hambourg contre Tommy Robredo. Son palmarès s’orne de cinq<br />
titres en simple, dont le plus beau est son succès au tournoi ATP<br />
500 de Washington en 2011 où il avait battu en finale Gaël Monfils.<br />
Riche de plus de 10 millions de dollars amassés sur les courts<br />
depuis près de quinze ans, Radek Stepanek aurait pu tirer sa<br />
révérence l’automne dernier. Blessé au dos, le Tchèque avait tout<br />
de même tenu à jouer le double de la demi-finale de Coupe Davis<br />
contre la France à Roland-Garros. Un double perdu aux côtés de<br />
Tomas Berdych face à la paire Gasquet-Monfils. Les Tchèques<br />
s’étaient inclinés en quatre sets avec un Stepanek qui ne pouvait<br />
presque plus bouger lors d’une fin de match pathétique.<br />
SIX MOIS ÉLOIGNÉ DES COURTS<br />
Radek Stepanek est resté éloigné des courts pendant plus de six<br />
mois pour soigner son dos. Il a fait son retour à la mi-avril dans un<br />
Challenger en Floride où il est battu au premier tour par l’Américain<br />
Jared Donaldson, 179 e mondial. Il y a trois semaines à Munich,<br />
son parcours est bien plus conforme à ses attentes. Il gagne trois<br />
matches dans le tableau des qualifications avant de passer un tour<br />
dans le grand tableau.<br />
Radek Stepanek arrive donc à Genève dans la peau<br />
d’un joueur «neuf». Avant d’attaquer son quatorzième<br />
Roland-Garros, le Tchèque entend réussir un grand<br />
coup à Genève. Pour signifier qu’il est de retour aux<br />
affaires. Pour démontrer que son style de jeu d’un<br />
autre temps peut encore payer aujourd’hui. Pour<br />
faire, enfin, souffler un vent de fraîcheur sur le<br />
court. Pour le plus grand bonheur, espère-t-il<br />
sans doute, de ces dames…<br />
UN SALADIER POUR LE CANADA ?<br />
Radek Stepanek et Vasek Pospisil ne<br />
partagent pas seulement les mêmes<br />
origines, leurs prédispositions pour<br />
le double et...<br />
un dos fragile. Comme son aîné,<br />
le Canadien est<br />
capable de gagner un simple<br />
décisif en Coupe<br />
Davis. Il l’a fait en mars dernier<br />
au Japon. Victorieux<br />
7-5 6-3 6-4 de Go Soeda, il a<br />
peut-être ouvert une voie royale à ses couleurs. Avec Milos Raonic<br />
et le spécialiste de double Daniel Nestor, le Canada peut nourrir<br />
les plus grandes ambitions cette année. Il affrontera la Belgique<br />
à Ostende dans un quart de finale largement à sa portée. Et en<br />
demi-finale, le cas échéant, les Canadiens auront l’avantage du<br />
terrain contre le vainqueur de la rencontre Argentine-Serbie.<br />
Même si la terre battue n’est pas sa meilleure surface, Vasek<br />
Pospisil peut très bien brouiller les cartes au Parc des Eaux-Vives.<br />
Entraîné par un coach – le Français Frédéric Fontang – qui a<br />
grandi sur la terre, il aura à cœur de briller devant le public suisse<br />
RADEK<br />
STEPANEK<br />
<br />
Né le 27 novembre 1978 à Karvina en République Tchèque<br />
Professionnel depuis 1996<br />
Taille 1m85<br />
Poids 76 kg<br />
Réside à Monte-Carlo, Monaco<br />
Droitier, revers à deux mains<br />
<br />
CLASSEMENT ATP 115 (10 mai <strong>2015</strong>)<br />
MEILLEUR CLASSEMENT ATP 8 (10 juillet 2006)<br />
TITRES ATP 5 titres en simple (Rotterdam 2006, Los Angeles<br />
2007, Brisbane & San José 2009, Washington 2011), 17 en<br />
double (dont Australian <strong>Open</strong> 2012 et US <strong>Open</strong> 2013); 7 autres<br />
finales en simple
2. Vasek Pospisil peut espérer<br />
suivre les traces de Stan<br />
Wawrinka et remporter cette<br />
année la Coupe Davis.<br />
35<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
l’Américain ont éliminé les têtes de série N°8 (Bopanna-Qureshi),<br />
N°2 (Peya-Soares) et N°5 (Paes-Stepanek) avant de s’imposer en<br />
finale contre les N°1, les jumeaux Bob et Mike Bryan.<br />
©freshfocus<br />
comme il l’avait fait il y a deux ans à Bâle. Il s’est, en effet, hissé en<br />
demi-finale des Swiss Indoors 2013, une demi-finale perdue 7-5<br />
au troisième set contre Roger Federer.<br />
2<br />
«Nos jeux se marient parfaitement, assure Vasek Pospisil. Et à<br />
Wimbledon, nous avons su nous épauler dans les moments difficiles.<br />
Quand l’un avait un coup de moins bien, l’autre redoublait<br />
d’efforts.» Cette année, Jack Sock a longtemps été blessé. Mais<br />
une fois l’Américain de retour sur le Circuit, les deux hommes ont<br />
poursuivi sur leur lancée de Wimbledon: titre à Indian Wells et finale<br />
à Miami. A Genève, en l’absence de Jack Sock, Vasek Pospisil se<br />
retrouve «orphelin». Nul doute qu’il n’aura aucune difficulté à trouver<br />
un partenaire de valeur s’il entend également disputer le double.<br />
LAURENT DUCRET<br />
A bientôt 25 ans – il les fêtera le 23 juin –, Vasek Pospisil est un<br />
joueur qui a pris son temps pour s’affirmer sur le Circuit. Il ne le<br />
fréquente vraiment que depuis 2013, l’année de la «révélation»<br />
avec les Swiss Indoors bien sûr, mais surtout une demi-finale chez<br />
lui au Masters 1000 de Montréal, perdue 6-4 1-6 7-6 (7/4) devant<br />
Milos Raonic. Au cours de cette semaine «magique», il avait notamment<br />
éliminé John Isner, Tomas Berdych et... Radek Stepanek.<br />
L’INCROYABLE EXPLOIT DE WIMBLEDON<br />
Avant de rejoindre le Centre national de Montréal en septembre<br />
2010, Vasek s’était entraîné durant trois ans à Prostejov, en<br />
République tchèque. On voit bien dans son jeu l’influence de cette<br />
école tchèque qui vous pousse le plus souvent à jouer un tennis d’attaque.<br />
Un tennis d’attaque qui vous permet de briller également en<br />
double. L’an dernier, Vasek Pospisil et Jack Sock ont réussi un exploit<br />
sans doute unique: gagner Wimbledon sans avoir joué ensemble<br />
une seule fois auparavant ! Sur le gazon londonien, le Canadien et<br />
VASEK<br />
POSPISIL<br />
<br />
Né le 23 juin 1990 à Vernon au Canada<br />
Professionnel depuis 2007<br />
Taille 1m93<br />
Poids 84 kg<br />
Réside à Freeport, Bahamas<br />
Droitier, revers à deux mains<br />
<br />
CLASSEMENT ATP 61 (10 mai <strong>2015</strong>)<br />
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37<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
JANKO<br />
TIPSAREVIC<br />
Son cauchemar a débuté en janvier 2013 à l’<strong>Open</strong> d’Australie.<br />
Une vive douleur au pied gauche le contraint à<br />
abandonner son huitième de finale face à Nicolas<br />
Almagro. L’IRM à laquelle il se soumet ne révèle aucune<br />
lésion, mais une simple inflammation. Après Melbourne, il peut<br />
ainsi revenir sur les courts. A condition, bien sûr, de recourir à<br />
une batterie d’anti-inflammatoires pour combattre la douleur.<br />
Toutefois, au printemps dernier, l’opération est devenue<br />
inévitable. Une opération au cours de laquelle les chirurgiens<br />
découvrent une tumeur bénigne. Ce n’était pas qu’une simple<br />
inflammation. Contraint de marcher avec des béquilles pendant<br />
près de trois mois, Janko Tipsarevic découvre à 30 ans le chemin<br />
de croix que doit suivre un tennisman blessé. Il entame à peine<br />
sa rééducation lorsque la douleur revient. Les docteurs n’ont pas<br />
d’autre alternative que d’enlever 80 % des tissus du ligament de<br />
l’aponévrose plantaire qui relie les orteils au talon. Quand il sort<br />
du bloc opératoire, les médecins l’avertissent sans détour: si la<br />
tumeur revient une troisième fois, sa carrière sera terminée !<br />
«Pour la première fois de ma vie, j’ai eu vraiment peur, avoue<br />
Janko Tipsarevic. C’est le fait de ne plus être complètement<br />
maître de son destin qui m’effrayait. Si je l’avais été, j’aurais fait<br />
ce qu’il fallait pour revenir. Mais là...»<br />
Malgré la naissance de sa fille et le soutien indéfectible de son<br />
épouse Biljana – «Je lui dois tout», lâche-t-il –, Janko n’est<br />
pas loin de succomber aux affres de la dépression. «J’étais<br />
malheureux alors que j’avais toutes les raisons d’être, dans ma<br />
vie privée, un homme comblé. Ma femme est une épouse formidable,<br />
et les premiers mois de notre petite fille se déroulaient<br />
merveilleusement.»<br />
La finale de la Coupe Davis 2013 fut un moment dur à vivre pour<br />
Janko. Victorieux de cette Coupe Davis trois ans plus tôt, il eut<br />
le sentiment d’avoir lâché ses coéquipiers lors de cette défaite<br />
concédée à Belgrade devant la République Tchèque. Rempli de<br />
remords, il devait finir la nuit en observation à l’hôpital...<br />
PLUS DE TEMPS<br />
À PERDRE<br />
LUNETTES DE SOLEIL ET TATOUAGES<br />
Janko Tipsarevic s’est révélé au grand public près de six ans<br />
avant cet horrible dimanche du 17 novembre 2013. En janvier<br />
2008 à Melbourne, il livre une bataille homérique en seizième<br />
de finale contre Roger Federer. Battu 10-8 au cinquième set, le<br />
Serbe, alors 49 e mondial, frappe les observateurs à la fois par sa<br />
vivacité sur le court et par son look atypique: lunettes de soleil et<br />
un corps bardé de tatouages.<br />
Il lui faut trois ans pour se hisser dans le Top 10, en 2011, à la<br />
faveur de ses deux titres à Kuala Lumpur et Moscou ainsi que de<br />
ses trois finales à Delray Beach, Eastbourne et Saint-Pétersbourg.<br />
Comme bien d’autres joueurs, il s’est affirmé un peu sur le tard<br />
au plus haut niveau. «Quand vous approchez de la trentaine, vous<br />
prenez conscience que le temps vous est compté, dit le finaliste<br />
de Gstaad 2012. Il y a une sorte de situation d’urgence à laquelle<br />
vous devez faire face si vous ne voulez pas nourrir des regrets le<br />
jour où votre carrière s’arrêtera».<br />
Cette situation d’urgence, Janko Tipsarevic la ressent de manière<br />
encore plus intense depuis janvier 2013. Après son opération, il<br />
n’a ainsi pas hésité à passer des heures à taper dans la balle,<br />
assis sur une chaise. «Je voulais juste me sentir toujours en<br />
vie», glisse-t-il. Malgré la naissance de sa fille, Janko n’hésite<br />
pas à quitter Belgrade pour suivre sa rééducation en Allemagne.
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39<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
1<br />
JANKO<br />
TIPSAREVIC<br />
<br />
Né le 22 juin 1984 à Belgrade en Serbie<br />
Professionnel depuis 2002<br />
Taille 180 cm<br />
Poids 80 kg<br />
Réside à Belgrade<br />
Droitier, revers à deux mains<br />
<br />
CLASSEMENT ATP 528 (10 mai <strong>2015</strong>)<br />
MEILLEUR CLASSEMENT ATP 8 (2 avril 2012)<br />
<br />
1. En mars à Miami, Janko Tipsarevic a<br />
effectué son retour sur le circuit en<br />
s’alignant en double aux côtés de son<br />
illustre compatriote Novak Djokovic.<br />
TITRES ATP 4 en simple (Moscou, Kuala Lumpur 2011,<br />
Stuttgart 2012, Chennai 2013) 1 en double; 7 autres finales<br />
en simple<br />
En Floride, Janko Tipsarevic a également reçu le soutien de Juan-<br />
Martin Del Porto, qui lutte depuis des mois contre une blessure<br />
au poignet gauche. «Juan-Martin m’a avoué que le plus dur dans<br />
sa situation était de s’entraîner des heures et des jours pour rien,<br />
poursuit Janko. Je le rejoins pleinement sur ce point. Garder une<br />
attitude positive, alors que vous ne voyez rien venir, n’est vraiment<br />
pas facile à vivre.»<br />
Janko Tipsarevic a rejoué son premier simple sur le Circuit,<br />
après une absence de... dix-sept mois, à Houston où il a battu au<br />
premier tour le qualifié brésilien Guilherme Clezar (6-4 3-6 7-6)<br />
après un petit marathon de 2h38’. A la faveur de son classement<br />
protégé et des wild cards qu’il obtiendra, comme celle délivrée<br />
par le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>, le Serbe espère jouer une année <strong>2015</strong><br />
«complète». «Je suis conscient que j’aurai bientôt 31 ans (ndlr. le<br />
22 juin), dit-il. Encore une fois, mon temps est compté. Mais je<br />
nourris l’ambition de retrouver ma place dans le Top 10.» Genève<br />
peut être la première grande étape sur ce long chemin du retour.<br />
LAURENT DUCRET<br />
«Quand vous aimez quelqu’un, vous devez partager les moments<br />
heureux et difficiles de l’existence, souligne sa femme Biljana.<br />
Je suis très fier de Janko. Il a tant d’amour envers son sport. Il a<br />
encore tant à donner au tennis. Les épreuves qu’il a traversées le<br />
rendront plus fort. J’en suis persuadée !»<br />
RETOUR EN DOUBLE AVEC DJOKOVIC<br />
A force de courage et de travail, Janko Tipsarevic a retrouvé le<br />
chemin des courts en mars dernier lors du Masters 1000 de<br />
Miami. Pour ce retour, il entendait s’aligner en double afin de<br />
ne pas brûler les étapes. A condition toutefois de trouver un<br />
partenaire. Un problème résolu après une discussion avec Novak<br />
Djokovic. «Je ne lui ai pas demandé de jouer le double avec moi,<br />
explique Tipsarevic. Je lui ai dit que je ne le ferai pas, parce qu’il<br />
était très fatigué. Il m’a répondu que nous allions jouer ensemble<br />
pour une seule raison: j’en avais besoin ! Il n’y a pas beaucoup<br />
de N°1 qui gagnent Indian Wells et s’alignent en double quelques<br />
jours plus tard à Miami…»<br />
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GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
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DE GSTAAD...<br />
1<br />
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Il n’est pas aisé de vivre dans l’ombre de Rafael Nadal et de<br />
David Ferrer. Le Majorquin et le Valencien portent depuis des<br />
années très haut les couleurs du tennis espagnol. Or, derrière<br />
ces deux champions, un bataillon de soldats guerroie dans un<br />
anonymat sans doute injuste.<br />
Pablo Andujar est l’un des membres méconnus de la formidable<br />
armada ibère dont la terre battue est le royaume. A 29 ans, le<br />
Valencien a gagné deux titres à Casablanca, en 2011 et 2012,<br />
avant de rafler la mise l’an dernier à Gstaad. Victorieux de Juan<br />
Monaco 6-3 7-5 en finale, il ne devait lâcher qu’un set – en<br />
demi-finale contre Fernando Verdasco – lors de sa semaine dans<br />
l’Oberland bernois.<br />
Cette année, il a commencé par ne gagner que... deux matches<br />
lors de ses neuf premiers tournois avant de vivre sans doute<br />
la plus belle semaine de sa carrière, lors du tournoi ATP 500<br />
de Barcelone. Victorieux notamment de Feliciano Lopez, Fabio<br />
Fognini et David Ferrer, Andujar s’est hissé contre toute attente<br />
en finale où il s’est incliné 6-4 6-4 devant Kei Nishikori. Le<br />
Japonais lui a rendu hommage en indiquant que sa grande force<br />
était de faire déjouer l’adversaire.<br />
<br />
1. Pablo Andujar<br />
2. Mikhaïl Youzhny
LA LISTE DES JOUEURS<br />
Vous trouverez ci-après «l’Entry List» du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>.<br />
Parmi les joueurs inscrits, les 19 les mieux classés le 6 avril<br />
dernier ont été admis directement au tournoi. A leurs côtés<br />
figureront les trois invités («wild cards») des organisateurs<br />
– deux sont déjà connus, il s’agit de Marian Cilic (ATP 10)<br />
et de Janko Tipsarevic (ATP 39*) –, quatre joueurs issus du<br />
tournoi de qualification et, enfin, deux «special exempt»,<br />
soit deux joueurs qui, retenus sur un autre tournoi, n’ont pu<br />
prendre part au tournoi de qualification.<br />
<br />
Stanislas Wawrinka Suisse 9<br />
Santiago Giraldo Colombie 32<br />
Benjamin Becker Allemagne 44<br />
Marcel Granollers Espagne 50<br />
Joao Sousa Portugal 57<br />
Radek Stepanek Rép. Tchèque 57*<br />
Andreas Haider-Maurer Autriche 58<br />
Vasek Pospisil Canada 59<br />
Marcos Baghdatis Chypre 60<br />
Mikhail Youzhny Russie 61<br />
Yes-Hsun Lu Taïwan 63<br />
Pablo Andujar Espagne 64<br />
Carlos Berlocq Argentine 65<br />
Denis Istomin Ouzbékistan 66<br />
Albert Ramos-Vinolas Espagne 67<br />
Joao Souza Brésil 69<br />
Jarkko Nieminen Finlande 70<br />
Federico Delbonis Argentine 72<br />
Steve Darcis Belgique 73<br />
<br />
LES PREMIERS REMPLAÇANTS:<br />
1. Thomaz Bellucci Brésil 74<br />
2. Jan-Lennard Struff Allemagne 75<br />
3. Jürgen Melzer Autriche 77<br />
4. Marinko Matosevic Australie 78<br />
5. Teymuraz Gabashvili Russie 79<br />
* = classement protégé<br />
43<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
L’UN DES PLUS BEAUX REVERS<br />
Prédécesseur d’Andujar au palmarès de Gstaad, Mikhaïl Youzhny<br />
jette à 32 ans ses derniers feux. Héros de la victoire de la Russie<br />
lors de la Coupe Davis 2002 contre la France – il avait gagné le<br />
simple décisif de la finale à Paris-Bercy face à Paul-Henri Mathieu<br />
après avoir été mené deux manches à rien –, le Moscovite suscite<br />
et suscitera toujours l’admiration des puristes par son revers à<br />
une main. Un revers presque suranné, mais dont on ne se lassera<br />
jamais.<br />
Demi-finaliste de l’US <strong>Open</strong> en 2006 et en 2010 – ses deux<br />
victimes en quart de finale se nomment Rafael Nadal et Stan<br />
Wawrinka ! –, Mikhaïl Youzhny restera aussi célèbre pour son<br />
coup de sang à Miami en 2008 dans une rencontre face à Nicolas<br />
Almagro. Furieux d’avoir raté une balle de break dans une partie<br />
qu’il finira pourtant par gagner, il se frappe le front à trois reprises<br />
pour s’ouvrir le crâne. L’âme des tennismen russes est décidément<br />
une âme bien tourmentée.<br />
LE RÊVE DE RIO 2016<br />
Titré à Gstaad en 2009, alors qu’il était issu des qualifications, et<br />
en 2012, Thomaz Bellucci caresse à 27 ans un grand rêve: celui<br />
d’obtenir une médaille aux prochains Jeux de Rio de Janeiro. «Ce<br />
tournoi olympique sera le tournoi le plus important de ma vie»,<br />
lance-t-il. Ce supporter de Palmeiras doit mesurer la difficulté de<br />
la tâche qui l’attend. Le tournoi olympique se disputera sur dur et<br />
non pas sur terre battue, sa surface de prédilection. Par ailleurs,<br />
le double vainqueur de Gstaad n’a guère brillé jusqu’à présent<br />
dans les grands tournois. Son meilleur résultat en Grand Chelem<br />
est un huitième de finale à Roland-Garros en 2010 avec, à la clef,<br />
une défaite 6-2 7-5 6-4 face à Rafael Nadal.<br />
3<br />
<br />
3. Thomaz Bellucci<br />
©freshfocus
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45<br />
LES JOUEURS DU<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
Avec Bellucci, le public du Parc des Eaux-Vives découvrira un gaucher<br />
dont la grande force réside dans la puissance de son coup droit. A<br />
Gstaad, il parvient à «gicler» parfaitement sa balle. Il avait ainsi<br />
désarmé Stan Wawrinka en 2009 et Janko Tipsarevic en 2012, alors<br />
que le Serbe était N°8 mondial.<br />
UN GRAND JOUEUR DE DOUBLE<br />
Quatrième champion de Gstaad inscrit au <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> – il s’est<br />
imposé en 2011 dans l’Oberland –, Marcel Granollers cultive une<br />
particularité: le natif de Barcelone est un supporter de l’Espanyol et non<br />
du Barça... Sur le court, il se singularise également par ses aptitudes<br />
en double. Avec Marc López, il a remporté à la surprise générale le<br />
Masters en 2012 à Londres. Voir deux joueurs cueillir le titre le plus<br />
convoité de la spécialité en indoor sans suivre automatiquement leur<br />
service au filet fut une expérience bien insolite à vivre pour le public<br />
londonien.<br />
4<br />
19 e mondial en simple à l’été 2012, Marcel Granollers a remporté<br />
quatre titres en simple, dont l’ATP 500 de Valence en 2011. Mais<br />
comme Bellucci, il n’a jamais pu dépasser le stade des huitièmes de<br />
finales dans un tournoi du Grand Chelem. A 29 ans, il rencontre des<br />
temps difficiles. Demi-finaliste en indoor à Zagreb pour son meilleur<br />
résultat de l’année, il s’apprête à défendre les 180 points qui avaient<br />
récompensé l’an dernier son huitième de finale, perdu face à Milos<br />
Raonic, à Roland-Garros.<br />
©freshfocus<br />
<br />
4. Marcel Granollers<br />
Aucun joueur n’a, à ce jour, réussi le doublé Gstaad-Genève, un doublé<br />
qui n’aurait été possible, faut-il le rappeler, qu’entre 1980 et 1991.<br />
Pablo Andujar, Mikhaïl Youzhny, Thomaz Bellucci et Marcel Granollers<br />
ont l’occasion cette année de signer une «première». Un défi certes<br />
difficile à relever pour ces quatre hommes, mais pas impossible.<br />
LAURENT DUCRET
46<br />
RETOUR SUR LES<br />
ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
UNE BELLE<br />
HISTOIRE<br />
©Alain Gassmann - www.LPS.ch<br />
1<br />
2<br />
©Jean-Pierre Gantner<br />
Le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> renoue cette année avec une belle<br />
histoire: celle qui a conduit les meilleurs joueurs du<br />
monde à fouler la terre battue du TC de Genève entre<br />
1980 et 1991. Trois numéros 1 mondiaux figurent ainsi<br />
au palmarès du Martini <strong>Open</strong>, puis du Barclay <strong>Open</strong> qui se tenait<br />
alors en septembre, dans la douceur de l’été indien: Björn Borg<br />
(titré en 1981), Mats Wilander (1982) et Thomas Muster (1991).<br />
LAURENT DUCRET<br />
Revivre le film de ces douze éditions procure une belle bouffée de<br />
nostalgie. D’espoir aussi dans la mesure où l’on espère grandement<br />
connaître ces mêmes moments d’enchantement, cette fois<br />
au printemps. Une belle saison aussi.<br />
1980: BALAZS TAROCZY<br />
Les trois coups du Martini <strong>Open</strong> sont donnés le lundi 19<br />
septembre, en pleine guerre Irak-Iran. En Suisse, c’est le mouvement<br />
«Lausanne bouge» qui fait la une. Sur la terre du Parc des<br />
Eaux-Vives, Heinz Günthardt, tête de série N°4 et vainqueur au<br />
début de l’été du tournoi de Gstaad, est tout près de passer à<br />
la trappe en ce lundi orageux. Le Zurichois sauve deux balles<br />
de match face au Colombien Alejandro Cortes (ATP 190). Il s’inclinera<br />
en quart de finale, à l’issue d’un duel fratricide face à<br />
Roland-Stadler.
47<br />
RETOUR SUR LES<br />
ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
Comme Heinz Günthardt, les deux premières têtes de série<br />
chutent le vendredi en quart de finale, Harold Salomon devant<br />
l’Allemand Wolfgang Popp et le regretté Vitas Gerulaitis face à<br />
Adriano Panatta, lors d’un choc qui ravit la gent féminine. Adriano<br />
Panatta ne lève toutefois pas deux jours plus tard la coupe du<br />
vainqueur. Le lauréat de Roland-Garros 1976 s’incline 6-3 6-2<br />
en finale devant Balazs Taroczy, la tête de série N°3. Le Hongrois<br />
ouvre avec un réel brio le palmarès du tournoi de Genève.<br />
1981: BJÖRN BORG<br />
Il débarque à Genève le dimanche 20 septembre à bord d’un jet<br />
privé en provenance de Malaga. Trop tard malheureusement pour<br />
assister aux Charmilles à la victoire 1-0, grâce à une réussite de<br />
Pierre Pleimelding, du Servette FC devant son dauphin le FC Bâle<br />
lors du choc au sommet de la LNA. Autre temps...<br />
Une semaine plus tard, le Suédois cueille devant plus de 5’000<br />
spectateurs le 64 e et dernier titre de sa carrière en battant le<br />
Tchécoslovaque Tomas Smid 6-4 6-3 en finale. Björn Borg se<br />
montre vraiment impérial lors de cette semaine entamée le mardi<br />
©Jean-Pierre Gantner<br />
3<br />
avec une victoire 6-1 6-1 sur un espoir de 17 ans nommé Mats<br />
Wilander. Heinz Günthardt en quart de finale et Manuel Orantes<br />
en demi-finale sont deux de ses autres victimes.<br />
Même son passage obligé lors de la soirée des joueurs au<br />
Griffin’s Club de Bernard Grobet, qui sera «fatale», dit-on, au beau<br />
Victor Pecci, ne le fait pas dévier de son objectif: gagner à Genève<br />
pour démontrer qu’il est toujours le maître de la terre battue et<br />
pour signifier que son échec deux semaines plus tôt devant John<br />
McEnroe en finale de l’US <strong>Open</strong> ne remet pas en question sa<br />
«faim» de victoires. Or, quelques mois plus tard, le Suédois va<br />
tirer sa révérence alors qu’il n’a pas encore 26 ans...<br />
©Bernard Rohner<br />
<br />
1. Balazs Taroczy: il savait régaler les puristes.<br />
2. Du grand tennis, un stade plein et du soleil: la magie du Parc des Eaux-Vives.<br />
3. Björn Borg: il a cueilli à Genève son dernier titre.
photographe Iris Velghe<br />
Cuvée Rosé.<br />
The Ultimate.
49<br />
RETOUR SUR LES<br />
ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
<br />
4. Mats Wilander: deux titres et une finale au Parc des Eaux-Vives.<br />
1982: MATS WILANDER<br />
Le junior qui n’a marqué que deux jeux l’année précédente face<br />
à Björn Borg revient au Parc des Eaux-Vives dans la peau du<br />
champion de... Roland-Garros ! Mats Wilander n’est toutefois pas<br />
la seule «star» du sport mondial présente à Genève en cette fin<br />
septembre. Le mardi 21, Diego Maradona est l’un des buteurs du<br />
FC Barcelone qui s’impose 4-1 aux Charmilles devant le Servette<br />
FC en match de gala.<br />
Même s’il est beaucoup moins fantasque que l’Argentin, Mats<br />
Wilander tient parfaitement son rang. Le Suédois bat 7-5 4-6 6-4<br />
Tomas Smid dans une finale repoussée au lundi à midi en raison<br />
de la pluie tombée le dimanche. Le tournoi avait connu une autre<br />
©Bernard Rohner<br />
4<br />
contrariété avec le forfait de Vitas Gerulaitis pour sa demi-finale<br />
contre Smid. Tête de série N°1 du tableau, l’Américain souffrait<br />
d’une élongation.<br />
Les Français sont pour la première fois à l’honneur dans ce<br />
tournoi. Guy Forget, alors âgé de 17 ans, sort des qualifications et<br />
bat le Brésilien Marcos Hocevar au premier tour. Quant à Thierry<br />
Tulasne, qui a fêté ses 19 ans au début juillet, il s’impose 6-4<br />
6-1 devant Heinz Günthardt avant de s’incliner 6-4 6-1 en quart<br />
de finale contre Wilander.<br />
1983: MATS WILANDER<br />
Détenteur du titre, mais sans la couronne de Roland-Garros qu’il<br />
a cédée à Yannick Noah, Mats Wilander partage la tête d’affiche<br />
du Martini <strong>Open</strong> 1983 avec Guillermo Vilas. A 31 ans, l’Argentin<br />
débarque à Genève, accompagné de son mentor Ion Tiriac, avec la<br />
rage au ventre. Il est, en effet, sous la menace d’une suspension<br />
d’une année pour avoir touché un dessous de table au printemps<br />
lors du tournoi de Rotterdam.<br />
«Je suis innocent», clame l’Argentin lors d’une conférence de<br />
presse qui se tient dans la boutique Ellesse de Delacroixriche.
50<br />
RETOUR SUR LES<br />
ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
©Bernard Rohner<br />
5<br />
<br />
5. Aaron Krickstein: un coup droit dévastateur.<br />
6. Tomas Smid, digne représentant de l’école<br />
tchécoslovaque.<br />
©Eric Lafargue - www.LPS.ch<br />
6<br />
Sur le court, Guillermo Vilas gagne ses trois premiers matches<br />
avant de céder en demi-finale devant Henrik Sundström, lequel<br />
s’inclinera le lendemain 3-6 6-1 6-3 face à Mats Wilander dans<br />
une finale 100% suédoise. Avec Wilander, Sundström, Anders<br />
Jarryd (demi-finaliste) et un prodige de 15 ans nommé Kent<br />
Carlsson qui a poussé Heinz Günthardt à la limite des trois sets<br />
au premier tour, les héritiers de Björn Borg sont bien les maîtres<br />
de la terre battue du Parc des Eaux-Vives en cette année 1983.<br />
1984: AARON KRICKSTEIN<br />
Cinq des quinze meilleurs mondiaux sont en lice dans ce Martini<br />
<strong>Open</strong> 1984 qui débute le lundi 17 septembre, au lendemain du<br />
terrible incendie qui a ravagé le Victoria Hall: le double tenant du<br />
titre Mats Wilander (ATP 4), Henrik Sundström (ATP 9), Juan Aguilera<br />
(ATP 12), Aaron Krickstein (ATP 13) et Tomas Smid (ATP 15). Enrichi<br />
de la présence d’Ilie Nastase qui a obtenu une wild-card, le tableau<br />
ne souffre pas vraiment de l’absence de Heinz Günthardt, annoncé<br />
blessé à l’aine mais qui dispute le 16 septembre un double mixte à<br />
Dallas aux côtés de la belle Andrea Temesvári. Le Zurichois écopera<br />
d’une amende de 12’500 dollars avant d’être blanchi.<br />
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RETOUR SUR LES<br />
ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
6<br />
Perturbée par la pluie,<br />
cette édition sacre<br />
Aaron Krickstein.<br />
«Bourreau» de Wilander<br />
en demi-finale, le<br />
prodige américain de 17<br />
ans s’impose à l’ultime<br />
stade de la compétition<br />
contre Sundström.<br />
Une finale entamée le<br />
dimanche et conclue<br />
victorieusement le lundi<br />
par un joueur qui restera dans l’histoire du jeu comme celui qui<br />
a perdu un match de légende long de 4h42’ à Flushing Meadows<br />
en 1991 devant Jimmy Connors, le jour où «Jimbo» fêtait ses...<br />
39 ans.<br />
1985: TOMAS SMID<br />
Finaliste malheureux en 1981 et 1982, Tomas Smid connaît son<br />
jour de chance en ce dimanche 22 septembre: le Tchécoslovaque<br />
affronte en finale un Mats Wilander qui a décidé de jouer<br />
l’attaque à outrance. Une tactique presque suicidaire pour le<br />
Suédois qui s’incline 6-4 6-4.<br />
Même si l’actualité sportive du moment retient surtout l’horrible<br />
foul de Gabet Chapuisat sur Lucien Favre et le décès à 47 ans<br />
de Philippe Pottier, l’un des plus grands footballeurs romands<br />
de l’histoire, cette édition 1984 du Martini <strong>Open</strong> rencontre un<br />
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ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
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7<br />
succès populaire indéniable. Le public se presse pour découvrir<br />
les tennismen venus d’URSS, emmenés par Andreï Chesnokov,<br />
les premiers pas d’un junior vaudois de 16 ans nommé Thierry<br />
Grin et les prouesses d’un Henri Leconte qui livre une demifinale<br />
de gala contre Mats Wilander. Malheureusement pour lui,<br />
le Suédois ne lui donne pas les mêmes offrandes que celles qu’il<br />
va délivrer le lendemain en finale.<br />
La seule fausse note de la semaine est le revers de Heinz<br />
Günthardt en huitième de finale contre le N°210 mondial, le<br />
Mexicain Leo Lavalle. Entre le Zurichois et Genève, on ne peut<br />
pas vraiment parler d’un amour fou…<br />
<br />
7. Henri Leconte ou la foudre du gaucher.<br />
1986: HENRI LECONTE<br />
Cette édition 1986 est la dernière dirigée par Eric Drossart.<br />
L’ancien joueur belge, qui œuvre au sein de la société IMG, doit<br />
déplorer deux forfaits d’importance. Mats Wilander et Joakim<br />
Nyström décident, en effet, de faire l’impasse sur un tournoi qui<br />
se joue au lendemain de l’US <strong>Open</strong>.<br />
Malgré une dotation passée de 100’000 à 200’000 dollars, le<br />
plateau souffre de la comparaison avec les éditions précédentes.<br />
Mais fort heureusement, Henri Leconte (ATP 8) et Thierry Tulasne<br />
(ATP 12) tiennent leur rang. Têtes de série N°1 et 2, les deux<br />
Français se hissent en finale. Leconte la remporte 7-5 6-3 pour<br />
fêter sa première victoire face à son compatriote. A 23 ans, il<br />
cueille au Parc des Eaux-Vives le cinquième des neuf titres qu’il<br />
a gagnés au cours de sa carrière.<br />
En l’absence de Heinz Günthardt et de Jakob Hlasek, les Suisses<br />
ne tiennent qu’un rôle mineur avec une seule victoire à mettre à<br />
l’actif de Roland Stadler. Mais la donne va bientôt changer. Bien<br />
plus tôt que l’on ne le pense alors…
54<br />
RETOUR SUR LES<br />
ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
©Eric Lafargue - www.LPS.ch<br />
©Eric Lafargue - www.LPS.ch<br />
9<br />
©Eric Lafargue - www.LPS.ch<br />
8<br />
<br />
8. Claudio Mezzadri a signé en 1987 la première<br />
victoire suisse du tournoi genevois.<br />
9. On oublie parfois que Marian Vajda, le<br />
coach de Novak Djokovic, a été lui-même<br />
un remarquable joueur.<br />
10. Pour Marc Rosset, c’est aux Eaux-Vives<br />
que tout a commencé…<br />
11. Le regretté Horst Skoff, un joueur que l’on<br />
aimait détester !<br />
1987: CLAUDIO MEZZADRI<br />
Un nouveau directeur (Daniel Eigenherr), un nouveau sponsor<br />
(Barclay) et des places vendues entre 30 et 40% moins chères<br />
que l’année précédente: le tournoi de Genève fait peau neuve et,<br />
surtout, s’offre son premier vainqueur suisse: Claudio Mezzadri<br />
(ATP 61) !<br />
Le Tessinois déjoue tous les pronostics. En huitième de finale, il<br />
s’impose 3-6 6-2 6-3 devant la tête de série N°2 Joakim Nyström.<br />
En finale, il bat 6-4 7-5 Tomas Smid qui avait écarté la tête de<br />
série N°1 Andres Gomez. La veille, Mezzadri avait survécu à une<br />
rencontre de folie contre le Suédois Ulf Stenlund, remporté 6-2<br />
5-7 7-6 après 3h40’ de jeu et, surtout, après avoir écarté trois<br />
balles de match consécutives à 5:6 au tie-break du troisième set.<br />
Le parcours de Mezzadri, qui a su faire oublier l’élimination<br />
prématurée du tenant du titre Henri Leconte en huitième de finale<br />
devant l’Argentin Horacio de la Pena, est l’une des raisons qui<br />
expliquent le succès populaire de cette édition 1987: 21’000<br />
spectateurs sont présents au Parc des Eaux-Vives sur l’ensemble<br />
de la semaine. Le record d’affluence date de 1981 avec 24’000<br />
spectateurs. Mais 1981, c’était l’année Björn Borg.<br />
1988: MARIAN VAJDA<br />
Il devait être la «star» de l’édition 1988 du Barclay <strong>Open</strong>. Le<br />
joueur le plus charismatique du Circuit avait officialisé au cœur<br />
de l’été sa venue à Genève. Mais le vendredi 16 septembre à<br />
16h47’, soit à moins de deux heures du tirage au sort, les organisateurs<br />
reçoivent un télex annonçant le forfait de dernière minute<br />
de Yannick Noah !
55<br />
©Bernard Rohner<br />
RETOUR SUR LES<br />
ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
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10 11<br />
Sans le Français, autour duquel avait été logiquement bâtie toute<br />
la promotion du tournoi, la semaine s’annonce morose. Toutefois,<br />
malgré la concurrence des Jeux de Séoul, le tournoi suscite un réel<br />
intérêt auprès du public. Les spectateurs applaudissent à la victoire<br />
surprise de Marian Vajda. Le futur coach de Novak Djokovic cueille<br />
le titre après s’être imposé contre les têtes de séries N°2 (Guillermo<br />
Perez-Roldan) et N°1 (Kent Carlsson).<br />
Par ailleurs, le public a pu découvrir au premier tour des qualifications<br />
un espoir de 16 ans qui n’est autre que Sergi Bruguera. Et bien sûr<br />
suivre les tous premiers pas de Marc Rosset dans ce tournoi. A 17<br />
ans, le junior du Drizia réussit à prendre un set à Tore Meinecke (1-6<br />
6-2 6-2), un Allemand qui allait bientôt s’établir à Genève par amour.<br />
1989: MARC ROSSET<br />
L’année d’un véritable jeu de massacre ! Sept têtes de série sur<br />
huit éliminées avant les quarts de finale d’un tournoi dominé par<br />
l’espoir du cru Marc Rosset.<br />
157 e mondial à la veille d’un Barclay <strong>Open</strong> qui réunit notamment<br />
Alberto Mancini (N°1), Sergi Bruguera (N°2) et Goran Ivanisevic<br />
(N°5), Marc Rosset gagne ses trois premiers matches – devant<br />
Guy Forget (6-2 6-2), l’Américain Lawson Duncan (6-2 6-3) et le<br />
Belge Xavier Daufresne (6-1 6-2) – sans concéder une seule fois<br />
son service. Le samedi, il bat l’Argentin Edouardo Bengochea 6-2<br />
3-6 6-2 et, le dimanche, il remporte la finale contre Guillermo<br />
Perez-Roldan (N°4), un autre Argentin, 6-4 7-5.<br />
Marc Rosset explique qu’il doit en partie ce titre aux heures d’entraînement<br />
partagées avec Thomas Muster. Blessé au printemps<br />
à Miami, l’Autrichien est venu à Genève reprendre tranquillement<br />
la compétition en disputant le double aux côtés de Wojtek Fibak.<br />
Le futur champion de Roland-Garros a pris sous sa coupe le<br />
junior du Drizia Miremont lors de cette semaine de septembre<br />
qui fera date: le tennis romand possède enfin son premier grand<br />
champion. Le deuxième espère bien imiter Marc Rosset cette<br />
semaine.<br />
1990: HORST SKOFF<br />
Décédé en juin 2008 à Hambourg d’un infarctus à l’âge de 39<br />
ans, Horst Skoff était l’un des joueurs les moins appréciés par<br />
ses pairs en raison de son attitude souvent détestable sur le<br />
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57<br />
RETOUR SUR LES<br />
ÉDITIONS 1980 À 1991<br />
Jakob Hlasek et Henri Leconte, les deux têtes d’affiche du tournoi<br />
avec Marc Rosset bien sûr, ne tiennent pas vraiment leur rang<br />
à Genève. Le Zurichois s’incline 6-4 6-2 en huitième de finale<br />
contre Horacio de la Peña, surtout connu alors pour être le gendre<br />
de Roy Emerson. Quant au Français, il est battu 6-4 6-3 en quart<br />
de finale par un inconnu, le Danois Michael Tauson (ATP 146), en<br />
raison d’un maudit torticolis.<br />
<br />
12. Thomas Muster, troisième N°1 mondial<br />
à s’imposer à Genève.<br />
12<br />
1991: THOMAS MUSTER<br />
Quatre ans avant de triompher à Roland-Garros, Thomas Muster<br />
est le dernier vainqueur du Barclay <strong>Open</strong>. L’Autrichien remporte<br />
au Parc des Eaux-Vives le dixième titre de sa carrière – qui en<br />
comptera tout de même 44 ! – en battant 6-2 6-4 son compatriote<br />
Horst Skoff en finale, un adversaire qu’il n’a jamais porté<br />
dans son cœur.<br />
©Eric Lafargue - www.LPS.ch<br />
court. Mais lors de cette édition<br />
1990 du Barclay <strong>Open</strong> disputée<br />
la semaine de l’inauguration du<br />
Centre Sportif de la Queue d’Arve<br />
et d’une victoire 2-0 de la Suisse<br />
d’Uli Stielike devant la Bulgarie<br />
aux Charmilles, l’Autrichien, alors<br />
23 e mondial, ne fait pas le détail.<br />
Le samedi, il s’impose 4-6 6-3 6-2 devant le tenant du titre Marc<br />
Rosset. Le dimanche, il remporte la finale en battant 7-6 7-6<br />
Sergi Bruguera. La semaine suivante, il sera le héros malheureux<br />
d’une demi-finale de Coupe Davis contre les États-Unis jouée au<br />
Stade du Prater à Vienne. Battu 7-6 6-0 6-1 par André Agassi le<br />
premier jour, il s’inclinera devant Michael Chang dans le simple<br />
décisif après avoir pourtant mené deux manches à rien.<br />
La victoire de Muster tient presque du miracle dans un tournoi<br />
qui est perturbé par le mauvais temps. Ainsi, en quart de finale, il<br />
revient de nulle part face à Sergi Bruguera qui menait 4-2 40-0<br />
au troisième set. Mais qui est incapable ensuite de marquer le<br />
moindre jeu...<br />
Sergi Bruguera se console (un peu) en enlevant le double aux<br />
côtés de Marc Rosset. Le Catalan et le Genevois battent 3-6<br />
6-3 6-3 les Suédois Per Henricsson et Ola Jonsson. Battu au<br />
premier tour du simple sur le score sans appel de 6-2 6-1 par<br />
le vainqueur de Roland-Garros juniors Andreï Medvedev, Marc<br />
Rosset écrit ainsi, avec son ami Sergi Bruguera, la dernière ligne<br />
de l’histoire du Barclay <strong>Open</strong>. Malgré l’optimisme de Daniel<br />
Auberson, directeur du tournoi depuis 1990, le Barclay <strong>Open</strong><br />
disparaît en 1992. 1992 qui est pourtant la première année<br />
magique du tennis suisse...<br />
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CLAUDIO MEZZADRI<br />
ET MARC ROSSET<br />
DEUX<br />
SUISSES<br />
POUR UN<br />
COUP FIN<br />
©Bernard Rohner<br />
Quand on vous dit <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong>, qu’est-ce qui vous vient en<br />
premier à l’esprit ?<br />
Claudio Mezzadri: La meilleure des sensations, celle de gagner un<br />
tournoi (ndlr. en 1987).<br />
Marc Rosset: Ma victoire de 1989.<br />
Quels souvenirs gardez-vous de cette victoire ?<br />
C.M: C’est le meilleur souvenir de ma carrière. Mon seul titre. Obtenu,<br />
en plus, en Suisse. Un sommet pour moi !<br />
M.R: J’ai vécu ce tournoi de tennis comme un joueur local. J’étais le<br />
gamin du canton. Je devais être 250 e joueur mondial. J’avais reçu<br />
une wild card. Je venais au club en scooter parce que je n’avais pas<br />
le permis et je rentrais dormir le soir à la maison chez mes parents.<br />
Marc, vous étiez le petit gars du coin qui venait créer la surprise ?<br />
M.R: Ben, c’était un peu ça, non ? Je reçois une wild card, je bats Guy<br />
Forget, puis Guillermo Pérez-Roldán en finale. Forcément, c’était une<br />
surprise pour moi.<br />
Vous souvenez vous de la balle de match, de l’atmosphère ?<br />
C.M: Je me souviens du premier au dernier point. J’avais eu une<br />
demi-finale très dure de 3h40. C’était déjà quelque chose d’exceptionnel<br />
pour moi. Et après, j’ai réussi à gagner la finale en jouant un<br />
tennis de très haut niveau. Mon meilleur résultat, la conquête de la<br />
confiance, tout ce dont on rêve.<br />
1<br />
M.R: Pas vraiment, parce que je n’avais que 18 ans. Je jouais des<br />
tournois Challenger et tout à coup je reçois une wild card parce que<br />
c’est un tournoi qui se joue à Genève. Je le gagne. Comme déjà dit,<br />
je vivais chez mes parents et je regardais la télévision en attendant<br />
de prendre mon scooter pour aller disputer mes matches. Quand je<br />
gagne le tournoi, je n’arrive pas à ouvrir la bouteille de champagne,<br />
parce que je n’avais jamais ouvert de champagne de ma vie. Je l’ai<br />
vraiment vécu comme un adolescent, avec une certaine insouciance.<br />
C’était comme un tournoi Challenger avec le public en plus. Je n’ai pas<br />
le souvenir d’avoir eu de la pression. Je vivais mon truc comme un mec<br />
de 18 ans. Rien à voir avec les autres tournois que j’ai gagnés par la<br />
suite où j’avais plus d’expérience et où j’étais davantage conscient de<br />
ce qui m’arrivait.
59<br />
CLAUDIO MEZZADRI<br />
ET MARC ROSSET<br />
réagit différemment. Moi, je n’aimais pas forcément avoir le regard de<br />
proches. C’est pour ça que mes parents ne sont jamais venus me voir<br />
sur les tournois.<br />
©Bernard Rohner<br />
Une victoire à domicile, ça représente quoi ?<br />
C.M: Une victoire, c’est toujours une victoire, mais à domicile, ça<br />
représente beaucoup plus, c’est normal. Quand tu joues chez toi, il<br />
y a le public, beaucoup de copains, la famille autour de toi. Tu passes<br />
une plus belle semaine que sur un tournoi à l’étranger. Ça augmente<br />
ta sensation de satisfaction. C’est un feeling que tu ressens pendant<br />
le tournoi. Tout est mieux. C’est ton pays, ton public. J’ai tous ces<br />
souvenirs encore très présents. De temps en temps, j’y pense et je ne<br />
vous cache pas qu’une larme coule. Mon père était là. C’est la seule<br />
personne qui m’a vraiment aidé dans ma carrière et, pour lui, c’était<br />
quelque chose d’incroyable. Les souvenirs se bousculent autour de<br />
cette victoire.<br />
M.R: J’étais content. Je me souviens surtout que le fait d’avoir gagné<br />
ce tournoi a été le début de tout. Je suis passé de 250 e joueur mondial<br />
à 45 e en l’espace d’un mois. Le Barclay <strong>Open</strong>, c’est le truc qui m’a<br />
permis de jouer Bâle, puis l’<strong>Open</strong> d’Australie l’année suivante. Ça a été<br />
un tremplin. Je suis passé d’un seul coup de la catégorie Challenger à<br />
la cour des grands.<br />
Est-ce que c’est plus difficile de jouer devant son public ou, au<br />
contraire, est-ce que ça stimule ?<br />
C.M: Tout dépend de la personnalité du joueur. Pour moi, c’était un<br />
avantage. Avoir du monde autour de moi qui me soutenait m’aidait à<br />
mieux jouer. Après, chacun a sa manière de gérer la pression, et les<br />
sportifs ne sont pas tous égaux face à cela. Si on prend l’exemple de<br />
Stan quand il joue la Coupe Davis en Suisse, il n’a certes pas peur,<br />
mais il veut tellement bien faire que, parfois, ses matches ne sont pas<br />
parfaits.<br />
M.R: C’est compliqué de jouer devant son public. C’est une pression<br />
supplémentaire. T’as envie de bien faire. Les gens qui te regardent te<br />
connaissent. Le contact est différent par rapport aux anonymes qui<br />
t’observent devant leur écran de télévision. Ceux-là, tu ne croises pas<br />
leur regard. A Genève, quand tu finis ton match, tu vois des gens que<br />
tu connais. En outre, le tournoi attend beaucoup de toi, et tu désires<br />
être digne de cette confiance. Ça rajoute de la pression. Il ne faut pas<br />
croire que Federer ne ressent pas la pression quand il joue à Bâle. Et<br />
c’est normal ! La question est évidemment de savoir ce que tu fais<br />
de cette pression. Soit elle te galvanise, soit elle te paralyse. Chacun<br />
2<br />
©Eric Lafargue - www.LPS.ch<br />
Avez-vous rêvé du retour d’un tournoi aux Eaux-Vives ?<br />
C.M: C’est quelque chose que j’espérais. Chaque fois que je viens à<br />
Genève, je passe par le club des Eaux-Vives, je regarde le court central<br />
et j’y imagine un tournoi. Là, ça devient réalité. C’est fabuleux. C’est<br />
une ville qui mérite un tournoi comme ça.<br />
M.R: Je fantasmais sur le retour d’un tournoi ATP à Genève. C’est pour<br />
ça que j’étais impliqué dans le Challenger. Mais je n’aurais pas forcément<br />
eu l’idée du Parc des Eaux-Vives et d’un tournoi sur terre battue.<br />
Quel regard portez-vous sur les 25 ans qui se sont écoulés depuis<br />
votre victoire ?<br />
C.M: J’ai arrêté la compétition en 1993. Pendant les années 80, l’évolution<br />
des cordages et des raquettes a rendu le tennis plus rapide et<br />
plus physique. Les surfaces aussi ont changé, elles se sont ralenties<br />
et uniformisées. Il n’y a plus de vrais spécialistes. Ce sont toujours les<br />
mêmes joueurs qui gagnent, et ça ce n’est pas bien car, avant, il y avait<br />
plus de stars.<br />
M.R: Ça reste le même sport, mais tout s’accélère. Il y a eu une évolution<br />
hallucinante du tennis ces 20 dernières années. Mais à part le<br />
ralentissement des courts à Wimbledon, je ne suis pas vraiment surpris<br />
de cette évolution. Le plus surprenant pour moi, c’est Federer. J’ai vécu<br />
les années Sampras et Agassi, j’ai vu l’éclosion de Roger lorsqu’il a<br />
perdu une finale contre moi. Si on m’avait dit alors que ce type-là allait<br />
gagner 17 titres du Grand Chelem et dominer le tennis comme il l’a<br />
fait, non, je ne l’aurais pas cru. Si on m’avait dit qu’un type comme<br />
Rafa existerait sur terre battue et serait en mesure de peut-être gagner<br />
dix fois Roland-Garros, je ne l’aurais pas cru non plus. Est-ce que ce<br />
sont des mutants ou est-ce le reste du peloton qui est moins bon ? Je<br />
ne connais pas la réponse.<br />
<br />
©Eric Lafargue - www.LPS.ch<br />
1. Claudio Mezzadri n’oubliera jamais le Barclay <strong>Open</strong> 1987.<br />
2. Marc Rosset n’a pas attendu d’avoir 20 ans pour armer ce coup droit qui fait si mal.
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CLAUDIO MEZZADRI<br />
ET MARC ROSSET<br />
Est-ce que l’affiche de cette année peut faire recette ?<br />
C.M: Absolument. Stan est Suisse, il a gagné un Grand Chelem. C’est<br />
un joueur exceptionnel qui peut, qui doit attirer le public. Les joueurs<br />
sont tous différents avec leur style et leur personnalité. Et ça, c’est bien.<br />
M.R: Depuis que le projet du <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> a été lancé, je suis épaté<br />
par l’enthousiasme des gens et des souvenirs qu’ils ont du Martini<br />
<strong>Open</strong> et du Barclay <strong>Open</strong>. Tout le monde semble se rappeler du tournoi<br />
dans notre ville. Il y a une vraie tradition de tennis à Genève et une<br />
réelle attente. Pour une première année, avoir Stan Wawrinka et Marin<br />
Cilic, c’est déjà un beau plateau. La première année est toujours difficile<br />
dans la mesure où le grand public est habitué à voir des Federer,<br />
Nadal ou Djokovic. Si tu ne les as pas, c’est plus compliqué. Mais le<br />
tournoi fait un super boulot pour avoir des têtes d’affiche, pour soigner<br />
l’accueil aussi, afin d’en faire non seulement un beau tournoi de tennis,<br />
mais aussi un évènement social à Genève.<br />
Est-ce que Ion Tiriac peut appliquer sa méthode madrilène à<br />
Genève ?<br />
C.M: Ion Tiriac est un grand manager, ainsi qu’un des meilleurs<br />
organisateurs et promoteurs de tennis. Mais pour appliquer la même<br />
méthode qu’à Madrid, il aurait sans doute besoin d’un tournoi de plus<br />
grande envergure. Ceci dit, c’est une garantie pour un tournoi si Ion<br />
Tiriac fait partie de l’organisation.<br />
M.R: C’est ce que le tournoi essaie de faire au niveau du catering,<br />
de l’accueil. Le but est d’en faire un évènement high class et de se<br />
démarquer de ce qui se fait dans les autres tournois.<br />
Le tournoi peut-il être amené à grandir ?<br />
C.M: Oui, absolument. Il faut voir comment se déroule cette édition et si,<br />
par la suite, les organisateurs peuvent le faire évoluer. Pour agrandir, il<br />
faut investir au niveau de la structure. Et alors tout devient exponentiel.<br />
M.R: C’est une question de calendrier ATP. Or, je ne suis pas sûr que<br />
l’ATP permette d’avoir un ATP 500 entre deux Masters 1000 et un<br />
Grand Chelem. Le «bémol» pour amener des grands joueurs, ce n’est<br />
pas le fait que ce soit juste avant Roland-Garros. C’est le fait qu’il y ait<br />
autant de tournois avant le rendez-vous parisien. Il faudra être suffisamment<br />
malin au niveau des wild cards...<br />
Pourquoi a-t-on autant de champions de tennis en Suisse ?<br />
C.M: La petite Suisse a toujours eu de très grands joueurs. C’est<br />
un pays qui a permis l’accompagnement des talents. Alors que,<br />
souvent, dans les autres nations, les fédérations les brûlent ! En<br />
Suisse, il y a une atmosphère plus tranquille, la Fédération ne veut<br />
pas les contrôler au risque de les user. Quand un joueur perce, ce<br />
n’est pas dû aux seuls mérites de Swiss Tennis, mais parce qu’on a<br />
été capable de le laisser évoluer à son rythme et sa façon sans le<br />
brusquer. On est plus ouvert.<br />
M.R: Paradoxalement, on vit dans un pays riche, mais où le sport est<br />
compliqué. Et comme c’est un vrai chemin de croix pour percer, du<br />
coup, ceux qui réussissent deviennent très forts. Prenez l’exemple<br />
de Stan. Il n’a reçu aucune aide financière, il est parti en Espagne<br />
et, quelque part, ça lui a forgé le mental. Jakob Hlasek, c’était une<br />
démarche privée, moi je n’ai pas non plus réussi grâce à l’aide de la<br />
Fédération. Prendre le bus pour aller s’entraîner à Renens, être à huit<br />
sur le terrain avec des balles pourries, sur de la moquette pourrie…<br />
Forcément, ça rend la tâche plus difficile et ça en freine plus d’un,<br />
mais ceux qui passent à travers en ressortent très forts. Les Français,<br />
eux, sont à Roland-Garros, tout est payé, et chaque entraînement se<br />
fait avec des balles neuves. A part, Roger Federer qui a bénéficié<br />
d’une aide financière de Swiss Tennis mais qui, de toute façon, est<br />
un cas complètement à part, tous les autres, les Schnyder, Hingis,<br />
Bencic, etc. sont le fruit de démarches personnelles. Stan en a bavé<br />
mais, du coup, il a ce petit truc en plus que des joueurs d’autres<br />
pays, issus de programmes fédératifs plus luxueux. C’est la seule<br />
explication, parce que ce n’est pas la météo ni le chocolat !<br />
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Le prestige n’a pas d’âge, juste des convictions. Alors,<br />
quand à bientôt 120 ans, le Tennis Club de Genève<br />
(TCG) s’est vu proposer d’accueillir encore une fois<br />
l’élite mondiale, il n’a pas eu besoin de feuilleter son<br />
album souvenirs pour accepter. Cochet, Petra, Trabert, Rosewall,<br />
Laver, Panatta, Borg, Wilander, Leconte, Bruguera, la liste de ses<br />
invités est aussi longue que l’histoire du tennis. Elle esquisse les<br />
contours d’une épopée un peu folle. La quête exigeante d’une<br />
excellence au service du jeu. Entre avant-garde et tradition.<br />
Tout commence au printemps 1896 dans les jardins du consul de<br />
Grande-Bretagne. Premiers coups droits hésitants, premier cercle<br />
d’habitués, le TCG devient vite une attraction contagieuse. Si bien<br />
que deux ans plus tard, cette joyeuse troupe de pionniers prend<br />
ses quartiers dans le cadre luxuriant du parc des Eaux-Vives. Une<br />
bénédiction ? Pas pour tout le monde. Un groupe de dissidents<br />
juge l’ambiance «trop british» et part s’installer sur le plateau de<br />
Champel. En l’espace de trois saisons, le TC Genève a déjà pris<br />
les traits du géant bicéphale qu’il est encore aujourd’hui. Son<br />
«grand siècle» d’aventures peut débuter.<br />
COCHET ENFLAMME CHAMPEL<br />
En 1911, la terre battue des Eaux-Vives accueille sa première<br />
rencontre internationale. Et même si le Portugal, l’Égypte ou la<br />
Suède envoient leurs meilleurs ambassadeurs, la vedette s’appelle<br />
Georges Patry, un échassier du cru au service redoutable.<br />
Entre-deux-guerres, Jean Wuarin et Marcel Raisin prennent le<br />
relais. Champion suisse de simple en 1928, le premier s’adjuge<br />
aussi le double en compagnie du second qui est aussi le président<br />
du club. La preuve que, déjà, la politique du TCG se dessine au<br />
plus proche des exigences de l’élite.<br />
1<br />
Dans les plus grands stades du monde, Bill Tilden, Donald Budge,<br />
«les Mousquetaires» puis Fred Perry incarnent alors un circuit<br />
en plein essor. Cet élan irrésistible, le Tennis Club de Genève le<br />
nourrit grâce à ses installations et ses champions. Par exemple<br />
lorsque la foule se presse sur la galerie suspendue des Crêtsde-Champel<br />
pour admirer des champions de la trempe du
63<br />
TENNIS CLUB<br />
DE GENÈVE<br />
Brechbühl égalise, en 1960 sur ce même central des Eaux-Vives,<br />
à deux points partout lors d’un premier tour de Coupe Davis<br />
contre la Belgique. Quatre rencontres suivront, transformant le<br />
«Parc» en repère obligé de l’équipe suisse.<br />
«Magicien» Henri Cochet, 8 titres en Grand Chelem. Ou encore<br />
quand le Genevois Boris Maneff enchaîne un fabuleux triplé aux<br />
«Championnats internationaux» de Gstaad entre 1937 et 1939.<br />
ROSEWALL SUR LE CENTRAL<br />
Deux décennies plus tard, la Guerre n’est plus qu’un lointain<br />
souvenir, et le TCG s’offre une soirée inoubliable sur la route de<br />
la modernité. En plein mois d’août 1958, l’inauguration du central<br />
s’offre une exhibition de luxe avec Tony Trabert, Pancho Segura,<br />
Ken Rosewall et Lewis Hoad; le tout à la lumière artificielle et<br />
devant une foule conquise ! La même année, le TCG remporte<br />
son 15 e titre de champion suisse Interclubs grâce aux Brechbühl,<br />
Dupont, Blondel, Schönenberger ou autre Lemann.<br />
«C’était l’époque de la grande rivalité avec le BLTC de Grimm,<br />
Froesch et Schori, se souvient le directeur Jean-Pierre Hufschmid.<br />
Il faut bien se rendre compte de ce que représentaient alors les<br />
Interclubs. Simple et double se disputaient au meilleur des cinq<br />
manches avec un double tour au cœur du calendrier (samedidimanche).<br />
On était loin du super tie-break en vogue aujourd’hui.»<br />
Autre preuve du haut niveau de ces joutes nationales, Jean<br />
2<br />
LA MAGIE STURDZA-WERREN<br />
«Je me souviens de l’émotion ressentie durant le trajet à pieds<br />
vers le central, lors de mes simples contre la Grèce en 1967, se<br />
souvient Mathias Werren. Jouer la Coupe Davis à la maison, c’est<br />
quelque chose de très spécial. Tout le monde te tape sur l’épaule,<br />
te glisse un encouragement. Cette rencontre, on l’a perdue 3-2.<br />
Heinz Grimm ne m’avait pas aligné en double avec Dimitri Sturdza<br />
pour m’économiser pour les simples. Quarante ans plus tard, il a<br />
fini par m’avouer que c’était une erreur.»<br />
Et pour cause, le duo Sturdza-Werren composait une paire<br />
assez talentueuse pour battre, entre autres, les redoutables<br />
Fassbender-Meiler en Allemagne. «Sturdza avait la distinction et<br />
la rigueur de l’aristocrate, alors que Werren proposait un tennis<br />
relâché et instinctif, se souvient Jacques Ducret, ancien spécialiste<br />
de tennis pour Sportinformation. L’association de ces deux<br />
contraires était un vrai délice.»<br />
KENNEDY DOIT SE CHANGER<br />
Le TCG s’offre alors comme le prestigieux théâtre d’un tennis<br />
amateur en plein Âge d’or. L’excellence y rime encore avec<br />
élégance et nonchalance. Et sur le court comme en dehors, tout<br />
semble permis. Même refuser une partie à Edward Kennedy.<br />
Mathias Werren ouvre la boîte à souvenirs: «A cette époque, tout<br />
le monde jouait avec tout le monde sans faire de manières. Et<br />
Mario Vannini orchestrait le tout en formant des paires et en attribuant<br />
les terrains. Un jour, on reçoit un coup de fil de la mission<br />
américaine qui avait pris l’habitude de réserver des courts.<br />
3<br />
<br />
1. De 1980 à 1991, le central du<br />
TCG se transformait juste avant<br />
l’automne pour accueillir l’élite<br />
mondiale, tout juste rentrée de<br />
l’US <strong>Open</strong>.<br />
2. Au printemps 1913, la foule se<br />
presse déjà devant le club-house<br />
du TC Genève Eaux-Vives.<br />
3. C’est en 1898, soit deux ans<br />
après sa création, que le Tennis<br />
Club de Genève s’installe au Parc<br />
des Eaux-Vives.
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4. Dans les années 1920, la galerie<br />
suspendue du TC Genève<br />
Champel attire les champions<br />
et un public de connaisseurs.<br />
4<br />
Quelques heures plus tard, je vois Vannini se ruer vers moi.<br />
- Mathias, viens voir: cet abruti porte un short jaune.<br />
- Oui, enfin un jaune très pâle… Mais tu sais qui c’est ?<br />
- Non.<br />
- Fais pas l’imbécile Mario, c’est Edward Kennedy.<br />
- Je m’en fous…<br />
Mario Vannini a foncé alors sur Kennedy en secouant son doigt<br />
sans même lui dire bonjour. J’ai dû intervenir, me présenter et<br />
lui expliquer notre code vestimentaire. Au final, Edward Kennedy<br />
a pu jouer; mais seulement après avoir acheté un short blanc.»<br />
BORG ET WILANDER TRIOMPHENT<br />
Au crépuscule de cette parenthèse enchantée, le TCG remporte un<br />
16 e titre national avec sa mythique équipe de gauchers: Werren,<br />
Farrell, Robadin, Eric Sturdza et les deux frères Hufschmid. Un<br />
dernier «exploit maison» avant le boom des années 1980: la<br />
menace de ses tenues bariolées, ses renforts argentins et, bien<br />
sûr, le rendez-vous du Martini/Barclay <strong>Open</strong>. Entre les gouttes et<br />
les marrons, Borg (1980), Wilander (1981-82) ou Leconte (1986)<br />
s’y imposent avec le brio des intouchables. Puis vient le temps<br />
des divines surprises. Lorsque Claudio Mezzadri (1987) puis Marc<br />
Rosset (1989) se découvrent la force de renverser des montagnes<br />
pour unir à jamais leur destin à la terre des Eaux-Vives.<br />
«C’est le souvenir de ces grands moments qui nous a poussés à<br />
accepter le retour du circuit ATP au parc des Eaux-Vives, insiste<br />
le président actuel Alain Tripod. En réalité, l’histoire du club est<br />
si intimement liée au tennis de haut niveau que ce défi relevait<br />
de l’évidence.» Surtout que le club n’a pas attendu les caméras<br />
de monde entier pour poursuivre sa mue. Depuis le dernier sacre<br />
de Thomas Muster, en 1991, le Tennis Club de Genève a en effet<br />
remporté un 17 e titre de champion LNA. Il a aussi rénové les<br />
vestiaires de ses deux sites, conquis quelques titres de champion<br />
suisse juniors, accueilli un des tournois internationaux seniors<br />
les mieux côtés d’Europe et créé une école de compétition pour<br />
ses meilleurs espoirs. Autant dire que ce fringuant centenaire ne<br />
cesse de se réinventer !<br />
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et tout ce qui concerne<br />
le tennis sur notre site<br />
www.tennis24.ch
GE<br />
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OPEN<br />
ATP WORLD TOUR<br />
LA SÉCURITÉ DU FIXE<br />
LA LIBERTÉ DU TEMPORAIRE<br />
PARTENAIRE PRINCIPAL<br />
GENEVA OPEN <strong>2015</strong><br />
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Credit Card : La carte client idéale pour des voyageurs réguliers ou pour<br />
les clients “entreprises”. Les avantages : chaque trajet est automatiquement<br />
référencé et apparaît sur une facture mensuelle détaillée.<br />
One Way Card : La carte à usage unique. Offrant tous les avantages<br />
d’une carte de fidélité, elle permet aux clients de faire une course à forfait.<br />
La carte forfait aller simple est idéale pour le personnel d’entreprises, lors de<br />
soirées professionnelles ou autres événements ponctuels.<br />
Gift Card : La carte cadeau, mise en vente dans les bureaux de poste.<br />
Carte rechargeable aussi souvent qu’on le souhaite à l’aide du portail web.<br />
Avec à tout moment la visibilité du solde existant.<br />
TAXIPHONE CENTRALE SA - 15 Rue des Rois 1204 Genève - Fax: +41 (0) 22 33 141 22<br />
Tél commande de taxi: +41 (0) 22 33 141 33 - Tél administration: +41 (0) 22 33 141 00
67<br />
LA COLLECTION<br />
GENEVA OPEN<br />
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FAITES<br />
VOS<br />
EMPLETTES !<br />
Tennis Club de Genève<br />
Seul tournoi ATP 250 en Suisse romande, et dont la tête<br />
d’affiche sera Stan Wawrinka, le <strong>Geneva</strong> <strong>Open</strong> développe<br />
ses produits de merchandising. Vous pouvez les<br />
trouver sur deux adresses internet,<br />
www.genevaopen.ch et www.many-ways.ch.<br />
Au Parc des Eaux-Vives, deux stands proposeront la même<br />
gamme d’articles, le premier sera situé dans la zone «grand<br />
public», le second dans la zone «gradins loges VIP».<br />
Cette gamme d’articles offre des sweaters, des linges de bains,<br />
des casquettes, des polos et des t-shirts, ainsi que des parapluies<br />
et des porte-clefs.
69<br />
PARTENAIRE<br />
DU TOURNOI<br />
VISILAB<br />
UN SOUTIEN INDÉFECTIBLE<br />
À LA CAUSE DU TENNIS<br />
Nous sommes entrés<br />
dans le tennis par la<br />
petite porte», avoue<br />
Daniel Mori. La discrétion<br />
n’interdit pas l’ambition.<br />
Aujourd’hui, Visilab, le numéro<br />
un suisse de l’optique, et son<br />
président Daniel Mori œuvrent<br />
pleinement à la promotion du<br />
tennis suisse.<br />
Sponsor du Swiss <strong>Open</strong> de Gstaad depuis 2009, Visilab, une<br />
société genevoise créée en 1988, soutient bien sûr le <strong>Geneva</strong><br />
<strong>Open</strong>. «Nous étions déjà là lors du Challenger à la Queue d’Arve,<br />
précise Daniel Mori. Le tennis bénéficie d’une très bonne image<br />
en Suisse. Notre pays a la chance de posséder des champions<br />
d’exception. C’est un sport qui compte beaucoup de pratiquants.<br />
Une entreprise comme la nôtre se doit d’encourager les jeunes à<br />
la pratique d’un sport en général, du tennis en particulier.»<br />
TROIS AMBASSADEURS<br />
Depuis 2013, Stan Wawrinka est l’un des trois ambassadeurs de<br />
Visilab, avec Bernhard Russi et Xenia Tchoumitcheva. La relation<br />
entre le Champion d’Australie 2014 et Visilab dépasse très<br />
largement le cadre d’un simple accord de sponsoring entre une<br />
entreprise et un sportif. «Nous avons beaucoup échangé avec<br />
Stan, glisse Daniel Mori. C’est lui qui a lancé l’idée de soutenir<br />
l’organisation de tournois Future en Suisse. Il n’oublie pas que<br />
ce sont ces tournois qui lui ont permis de fourbir ses armes sur<br />
le Circuit.»<br />
Aujourd’hui, Visilab est le sponsor principal de trois tournois<br />
Future qui se déroulent l’été en Suisse romande, à Collonge-<br />
Bellerive, Lausanne et Sion. «Ces trois tournois remplissent<br />
parfaitement leur rôle, poursuit Daniel Mori. Ils attirent de très<br />
nombreux joueurs suisses. L’an dernier, Johan Nikles a ainsi<br />
pu remporter au Future de Sion ses premiers points ATP en se<br />
hissant en demi-finale.»<br />
Ce printemps, Stan Wawrinka participera très largement à une<br />
campagne de Visilab destinée à récupérer d’anciennes lunettes<br />
pour les acheminer dans les pays en voie de développement.<br />
Depuis quelques années, Visilab est, ainsi, très présent à<br />
Madagascar, notamment auprès de la Clinique Saint-Damien à<br />
Ambanja. «Je suis très heureux que Stan Wawrinla s’engage pour<br />
une telle cause, lâche Daniel Mori. Nous partageons vraiment les<br />
mêmes valeurs.»
RESTAURATEUR OFFICIEL<br />
DU TENNIS CLUB DE GENÈVE<br />
www.eldora.ch
71<br />
SWISS<br />
TENNIS<br />
Ç<br />
a y est: la Kids Tennis High School a officiellement<br />
ouvert ses portes au début mai, le nouveau site internet<br />
Kids Tennis est en ligne et près de 200 clubs de Suisse<br />
ont déjà confirmé leur participation. Cette école pas<br />
comme les autres promet des points au lieu de notes,<br />
des équipes au lieu de classes et, surtout, beaucoup de plaisir et<br />
d’activités divertissantes.<br />
La Kids Tennis High School est un programme de formation<br />
moderne pour enseigner le tennis aux enfants de quatre à douze<br />
ans. A travers l’approche ludique de la High School, les enfants<br />
découvrent un sport captivant et varié. Profitant de l’engouement<br />
des enfants pour les contes et les histoires, la Kids Tennis High<br />
School développe toute une trame qui stimule le plaisir d’apprendre.<br />
Avec des équipes au lieu de classes, des challenges au<br />
lieu d’épreuves et des points au lieu de notes. Trente modules,<br />
répartis par dix sur les niveaux rouge, orange et vert, mènent au<br />
but convoité par tous: le diplôme de la Kids Tennis High School.<br />
Le programme Kids Tennis a été développé en commun par<br />
Jeunesse+Sport et Swiss Tennis.<br />
OFFRE POUR LES CLUBS<br />
ET CENTRES<br />
Dans le cadre de son service-conseil aux clubs/centres, les<br />
responsables de Kids Tennis sont volontiers disposés à se<br />
rendre dans les clubs/centres intéressés pour discuter du<br />
nouveau programme. Il suffit à cet effet de prendre contact<br />
avec Matthias Renfer (032 344 07 74 – matthias.renfer@<br />
swisstennis.ch).<br />
C’EST LA<br />
RENTRÉE<br />
À LA KIDS TENNIS<br />
HIGH SCHOOL !<br />
CHOISIR SON ÉQUIPE ET SE LANCER<br />
Il existe trois équipes à la Kids Tennis High School: les lions<br />
«forts et courageux», les perroquets «espiègles et rusés» et<br />
les dauphins «intelligents et appliqués». Lorsqu’il s’inscrit sur<br />
www.kidstennis.ch, chaque enfant se choisit une équipe qui sera<br />
la sienne tout au long de son parcours dans la Kids Tennis High<br />
School. A chaque module réussi, pour chaque tournoi disputé<br />
ou lorsqu’il a accompli certaines tâches avec succès, l’enfant<br />
marque des points pour son équipe. La motivation, l’application et<br />
les bons résultats sont ainsi récompensés. Une équipe gagnante<br />
est désignée au terme de chaque saison.<br />
NOUVEAU SITE INTERNET KIDS TENNIS<br />
Sur www.kidstennis.ch, les enfants peuvent s’inscrire avec leurs<br />
parents et choisir celle, parmi les trois équipes, à laquelle ils<br />
veulent appartenir. Sur ce même site s’annoncent également<br />
les clubs et les centres qui souhaitent participer au nouveau<br />
programme Kids Tennis. Leur nom apparaîtra alors dans la liste<br />
des clubs Kids Tennis qui est publiée sur le site, et ils recevront un<br />
login grâce auquel ils pourront consigner les progrès des juniors<br />
du club dans leur profil personnel. En plus, ils bénéficieront de<br />
conditions préférentielles sur le matériel Kids Tennis et trouveront<br />
une mine d’informations sur le site, par exemple des manuels<br />
contenant des conseils et astuces utiles pour les enseignants ou<br />
pour les organisateurs de tournois.
72<br />
FAITES<br />
SIGNER<br />
LES JOUEURS<br />
Acquérir et progresser<br />
7 e<br />
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T 022 752 16 01<br />
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Dès Fr. 150.– d’achat. Offre non cumulable avec d’autres avantages.<br />
Les anciennes lunettes feront l’objet d’un don en faveur d’associations humanitaires.<br />
Jusqu’au 28 juin <strong>2015</strong><br />
www.visilab.ch